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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Adopté par l’Assemblée nationale au début de juillet, le texte prévoit d’encadrer la diffusion de fausses nouvelles en période électorale.
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« Fausses informations » : le Sénat rejette sans en débattre le projet de loi en première lecture

Adopté par l’Assemblée nationale au début de juillet, le texte prévoit d’encadrer la diffusion de fausses nouvelles en période électorale.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 22h42
   





                        



   


Le Sénat, où l’opposition de droite est majoritaire, a rejeté, jeudi 26 juillet au soir, les deux textes controversés relatifs à la « manipulation de l’information », adoptant une motion de procédure qui le dispense d’examiner ce texte en séance. Le projet de loi, déposé en procédure accélérée par le gouvernement, devrait faire l’objet d’une commission mixte paritaire entre les deux chambres du Parlement.

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Ces deux propositions de loi – l’une ordinaire, l’autre organique pour légiférer sur l’élection présidentielle – visent à permettre à un candidat ou à un parti de saisir le juge des référés pour faire cesser la diffusion de « fausses informations » durant les trois mois précédant un scrutin national.
Suspendre la diffusion de « fausses informations »
Suivant l’avis des commissions de la culture et des lois de la Haute Assemblée, les sénateurs ont adopté une question préalable, qui entraîne le rejet automatique du projet de loi, à une large majorité (288 voix contre 31 pour la proposition de loi ordinaire et 287 voix contre 31 pour la proposition de loi organique).
Les deux propositions de loi – l’une organique touchant à l’organisation des pouvoirs publics et l’autre ordinaire – visent à introduire la possibilité d’engager une procédure en référé, sous quarante-huit heures, pour suspendre la diffusion d’une « fausse information » en période électorale.

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Au-delà d’un rôle accru du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), il est aussi prévu un devoir de coopération des plates-formes en ligne – comme Facebook, Google ou Twitter – impliquant un signalement et l’obligation de rendre publics les moyens alloués à la lutte contre les contenus illicites.
Censées s’appliquer dans une période de trois mois avant les élections à caractère national (présidentielle, législatives, sénatoriales, européennes), les dispositions de ces textes ont vocation à s’appliquer pour les élections européennes de mai 2019.

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          La confiance dans l’information ne se décrète pas






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ De nombreux députés, sénateurs, journalistes et associations avaient dénoncé un « outil de censure inédit » dans l’application de la directive européenne.
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Le Conseil constitutionnel valide la loi controversée sur le secret des affaires

De nombreux députés, sénateurs, journalistes et associations avaient dénoncé un « outil de censure inédit » dans l’application de la directive européenne.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 22h17
   





                        


La loi sur le secret des affaires, qui transpose dans le droit français une directive européenne sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales, a été validée jeudi 26 juillet par le Conseil constitutionnel.
Les Sages étaient saisis par plus de 120 députés et sénateurs de gauche (Parti socialiste, Parti communiste français, La France insoumise), auxquels s’étaient joints une cinquantaine d’associations, de syndicats et de sociétés de journalistes.

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Les requérants dénonçaient « une atteinte grave, excessive et injustifiée à la liberté d’expression et de communication ». Ils contestaient, entre autres, « une définition trop étendue du secret des affaires, notamment au regard de la protection des salariés ».
Après plusieurs semaines de vifs débats animés par la gauche, les médias et des associations, le Parlement avait définitivement adopté le 21 juin la proposition de loi La République en marche transposant une directive européenne par 248 voix pour et 95 contre, toutes de gauche.
« Un outil de censure inédit »
La loi a pour objectif de « protéger les entreprises contre le pillage d’innovations, lutter contre la concurrence déloyale », avait expliqué à l’Assemblée la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Les opposants doutent de leur côté que le texte soit utile aux petites et moyennes entreprises et craignent surtout qu’il ne soit détourné de son objet pour museler les journalistes et les lanceurs d’alerte.

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          Le texte adopté par le Parlement menace-t-il la liberté d’informer ?



Plus d’une centaine de rédactions, d’associations, de journalistes et de sociétés de journalistes avaient appelé Emmanuel Macron à modifier « un outil de censure inédit ».
Dans sa décision, le Conseil constitutionnel rappelle en préambule sa capacité limitée pour exercer son contrôle sur ce type de texte, l’article 88-1 de la Constitution posant la transposition des directives européennes dans le droit français comme « une exigence ».
Les Sages peuvent cependant vérifier que la directive n’entre pas en contradiction avec « une règle ou un principe inhérent à l’identité constitutionnelle de la France ».
« Droit d’alerte »
Le Conseil a donc estimé qu’il ne lui appartenait pas de se prononcer sur le grief suivant lequel la directive transposée dans la loi méconnaîtrait la liberté d’expression et de communication. Une liberté protégée tant par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne que par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

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Toutefois, après avoir souligné que la directive confère aux Etats membres une marge d’appréciation, les Sages ont passé en revue les principales critiques portées sur le texte, notamment celles sur la liberté d’expression et de communication, pour mieux les écarter.
Ils ont notamment fait valoir à ce sujet l’existence d’une « exception à la protection du secret des affaires bénéficiant aux personnes physiques exerçant le droit d’alerte », mais aussi « à toute personne révélant, dans le but de protéger l’intérêt général et de bonne foi, une activité illégale, une faute ou un comportement répréhensible ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ L’ONG Reporters sans frontières a publié un rapport sur le cyber-harcèlement des journalistes, parfois organisé par des Etats.
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Le harcèlement en ligne, « l’une des pires menaces contre la liberté de la presse », selon RSF

L’ONG Reporters sans frontières a publié un rapport sur le cyber-harcèlement des journalistes, parfois organisé par des Etats.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 10h57
   





                        



   


Comment faire taire les journalistes ? Selon Reporters sans frontières (RSF), le cyber-harcèlement est une nouvelle façon de s’y prendre, un phénomène de plus en plus courant et organisé. Un rapport publié jeudi 26 juillet par l’organisation non gouvernementale (ONG), qui dit avoir documenté des dizaines de cas dans trente-deux pays, dresse un état des lieux accablant et alerte sur ses conséquences. « Le harcèlement en ligne est un phénomène qui se propage à l’échelle mondiale et qui constitue aujourd’hui l’une des pires menaces contre la liberté de la presse », écrit ainsi Christophe Deloire, secrétaire général de l’ONG, dans un communiqué.
Principal danger : « La plupart des journalistes victimes de cyber-harcèlement interrogés par RSF sont pour beaucoup contraints à l’autocensure face à cette vague de violence dont ils n’avaient pas imaginé l’ampleur », peut-on lire dans le rapport. Le journaliste algérien Abdou Semmar témoigne par exemple avoir cessé de parler des homosexuels, et avoir réduit sa couverture des tabous de la société à la suite de menaces en ligne ciblant notamment sa sœur. « Les harceleurs envoient donc un message non seulement à leurs victimes, mais aussi à tous les journalistes », déplore Reporters sans frontières.

        Lire la tribune du collectif « Prenons la une » :
         

          Cyberharcèlement : « La presse doit mieux protéger les femmes journalistes »



Selon une étude du Conseil de l’Europe publiée l’an dernier et citée par RSF, 40 % des 940 journalistes interrogés auraient subi des formes de harcèlement ayant « affecté leur vie personnelle » au cours des trois années précédentes. Il s’agissait de cyber-harcèlement dans 53 % des cas. Les femmes et les journalistes d’investigation font partie des professionnels de l’information les plus fréquemment visés.
L’origine nébuleuse des campagnes de harcèlement
Les exemples ne manquent pas, du cyber-harcèlement de la journaliste française Nadia Daam, prise pour cible pour avoir critiqué les membres du forum 18-25 du site jeuxvideo.com, à celui de la journaliste d’investigation philippine Maria Ressa, qui a « été appelée “mocheté”, “chienne”, “serpent”, menacée de viol et de meurtre », rapporte-t-elle, après ses enquêtes sur le pouvoir.

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Qui est à l’origine de ces campagnes de harcèlement ? RSF le reconnaît :
« Les liens entre les donneurs d’ordre et les trolls qui mettent en œuvre la cyberviolence contre les journalistes sont souvent difficiles à démontrer, et la recherche sur ces questions doit encore être développée. »
Elles peuvent être lancées « par des communautés d’individus », comme dans le cas de Nadia Daam, « des groupes politiques », voire des entreprises — l’ONG cite l’exemple de deux sociétés brésiliennes, JBS et 4Buzz, qui ont financé la mise en avant d’un faux reportage diffamant, apparaissait dans les résultats des moteurs de recherche chaque fois que le nom du journaliste Leonardo Sakamoto était écrit.

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« Harceler n’a jamais été aussi peu coûteux »
Mais RSF souligne que des Etats sont aussi à l’origine de ces campagnes de cyber-harcèlement. Russie, Chine, Inde, Turquie, Vietnam, Iran ou encore Algérie sont notamment accusés.
En Inde par exemple, la journaliste Rana Ayyub est apparue sur une liste de journalistes à cibler établie par l’équipe de campagne de Narendra Modi, aujourd’hui premier ministre. Depuis, les attaques sont incessantes, menées par les soutiens du régime très actifs en ligne, surnommés « yoddhas » par Narendra Modi. « On m’a traitée de prostituée. Mon visage a été apposé à la photo d’un corps nu et la photo de ma mère a été prise sur mon compte Instagram et “photoshopée” de toutes les manières possibles », a-t-elle confié à RSF. Idem en Equateur, où l’ancien président Rafael Correa avait cité en 2016 le nom de cinq journalistes du pays ayant participé à l’enquête internationale sur les « Panama Papers ».
Des opérations qui font parfois partie de dispositifs plus larges visant à nuire à la presse, consistant à noyer le contenu journalistique sur les réseaux sociaux « sous un flot de fausses nouvelles et de contenus en faveur du régime », explique l’ONG. Pour mettre en place ces opérations d’ampleur, les commanditaires font appel à « des activistes ou à des sous-traitants précaires, rémunérés pour rendre des histoires virales ou pour lancer des campagnes avec l’objectif de discréditer ou d’attaquer les journalistes et de diffuser leur propagande ».
Ils commandent aussi les services d’entreprises permettant d’acheter à peu de frais des abonnés, des « j’aime » ou des partages en masse, permettant d’amplifier artificiellement la visibilité des campagnes. « Harceler un journaliste de manière massive n’a jamais été aussi simple — et aussi peu coûteux », dénonce RSF, fustigeant les entreprises comme Devumi qui vendent des « vues » et autres « likes ». L’usage de bots, des programmes automatisés, est aussi répandu, tout comme la « sponsorisation » de publications, qui consiste à payer pour que celles-ci gagnent en visibilité sur un réseau social par exemple.
Donald Trump « encourage »
Au passage, l’ONG égratigne aussi le président états-unien. Sans l’accuser d’être à l’origine de telles campagnes, elle lui reproche le climat qu’il instaure en n’ayant « de cesse de haranguer les journalistes, les taxant de “fake news” à chaque nouvelle publiée n’allant pas dans son sens ». Un comportement qui « encourage », selon RSF, les incivilités en ligne.
Comment lutter contre ce phénomène ? L’organisation émet vingt-cinq recommandations, destinées aux Etats, aux organisations internationales, aux plates-formes, aux médias, mais aussi aux annonceurs. Aux premiers, elle demande notamment de « renforcer le cadre légal permettant la répression du harcèlement des journalistes en ligne, et l’appliquer strictement » et de ne pas, eux-mêmes, lancer ce type de campagne. Elle leur recommande aussi, point délicat, de « renforcer la responsabilité des plates-formes en ligne (…), sans pour autant leur conférer un pouvoir de contrôle des contenus ou de censure ».

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Ces dernières devraient, selon Reporters sans frontières, faire preuve de davantage de transparence sur leurs règles de modération, et faire attention « à ce que ces règles ne soient pas détournées de leur finalité pour faire taire des journalistes » — lors de campagnes de harcèlement, les comptes de journalistes sont souvent « signalés » par de nombreux internautes mal intentionnés pour demander leur fermeture aux plates-formes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Un rapport préfigure la profonde réforme à venir de la loi Bichet, qui régit la distribution de la presse en France.
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Les marchands de presse pourront davantage sélectionner les magazines distribués

Un rapport préfigure la profonde réforme à venir de la loi Bichet, qui régit la distribution de la presse en France.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 08h36
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


La ministre de la culture Françoise Nyssen a promis une réforme « profonde » de la distribution de la presse en France, pour sauver ce secteur en crise. C’est bien la voie préconisée dans le rapport publié mardi 24 juillet par Marc Schwartz, auquel la ministre de la culture avait confié une mission de concertation. Pour changer la loi Bichet, née après la Libération, l’ex-médiateur du livre a écrit un avant-projet de loi qui doit faire l’objet d’une consultation publique d’ici septembre, et d’un projet de loi ou d’une proposition de loi à l’automne.

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Le premier principe du texte vise à donner plus de liberté de choix aux kiosquiers et marchands de presse, avec l’espoir que cela réduise l’embouteillage de milliers de titres de presse dans les points de ventes. Si les vendeurs de journaux ne sont plus obligés de distribuer tous les magazines qui en font la demande, ils exposeront mieux les titres, et ces derniers se vendront mieux, croit le rapport. Les spécificités locales pourraient être mieux respectées : on vendrait davantage un magazine de surf au bord de la mer qu’à la montagne, par exemple.
L’obligation de distribution est maintenue
Ce changement rompt avec un élément important du système de la distribution de la presse en France, pensé pour assurer le pluralisme. Mais ce principe sera réaffirmé, assure le gouvernement, qui insiste sur un point : pour la presse d’information générale, l’ancien principe d’obligation de distribution resterait en vigueur. Sur ce point, Le Monde, Le Figaro, Le Point ou Le 1 ne seraient pas concernés, par exemple.
Deuxième garde-fou : l’avant-projet de loi propose de définir un « droit à la distribution » et un « droit effectif d’accès au réseau de distribution ». Les titres auraient ainsi le droit d’obtenir auprès des messageries un contrat de distribution dans un certain nombre de points de vente et dans des conditions similaires à celles obtenues par des titres comparables.
L’équité des négociations de distribution serait désormais assurée par l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, qui régit également La Poste. Les deux instances actuelles – le CSMP (Conseil supérieur des messageries de presse) et l’ARDP (Autorité de régulation de la distribution de la presse) – disparaîtraient.
Abandon du statut coopératif obligatoire des messageries
Point symbolique, et sensible : le « droit à être distribué » s’accompagnerait de l’abandon du statut coopératif obligatoire des messageries de distribution de la presse et du principe « un éditeur, une voix ». Ce statut coopératif a créé un droit à la distribution qui a généré des effets pervers, notamment l’inflation de titres dans les kiosques, estime le rapport.
Cette réforme est-elle un cadeau fait aux « gros » éditeurs au détriment des petits, qui ne pourront plus choisir librement les kiosques dans lesquels ils sont présents ? Au ministère, on se défend d’avoir une telle volonté, rappelant que les éditeurs de taille modeste se sont aussi plaints du système actuel. Ces derniers ont notamment été mis à contribution dans le plan de sauvetage de la messagerie Presstalis : les éditeurs vont devoir verser à Presstalis 2,25 % de leurs recettes durant cinq ans, après avoir subi une retenue de 25 % de leurs recettes en décembre et janvier.
Parallèlement, le gouvernement souhaite, comme le rapport de Marc Schwartz, assouplir les conditions d’ouverture des points de vente de presse, afin que le nombre cesse de reculer, voire augmente. Davantage de journaux devraient donc en principe être vendus dans d’autres commerces, comme les boulangeries.
Autre point important, le rapport souhaite étendre les nouveaux principes aux acteurs numériques. Les kiosques numériques comme SFR Presse ou le kiosque d’Orange pourraient être affectés : ils devraient respecter le « droit à être distribué » des magazines, et accepter de distribuer tout titre d’information politique et générale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Ancien responsable du service Economie du journal, Michel Boyer est décédé le 5 juillet à Paris. Il avait 83 ans.
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édition abonné


La mort de Michel Boyer, ancien journaliste au « Monde »

Ancien responsable du service Economie du journal, Michel Boyer est décédé le 5 juillet à Paris. Il avait 83 ans.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h46
    |

Philippe Lemaître (ancien correspondant du "Monde" à Bruxelles)







                        


                                                        
Michel Boyer, qui est mort à Paris le 5 juillet, avait passé près de 25 ans au Monde, principalement au service économique du journal. Après des études d’économie et de sciences politiques faites à Paris, où il était né le 7 juin 1935, et un service militaire effectué en Algérie, Michel Boyer avait commencé sa carrière de journaliste à l’Agence France Presse.
En 1970, il avait été engagé au Monde par Gilbert Mathieu, le charismatique chef du service Economie de l’époque. Les deux hommes, bien que très différents, s’entendaient bien. En ce temps-là, le journal tirait autour de 600 000 exemplaires et Gilbert Mathieu, l’enthousiate, le voyait volontiers grimper à des sommets et dépasser le million de copies. Il n’en appréciait pas moins cette nouvelle recrue plaidant pour la retenue, un journal toujours plus rigoureux, ramassé, voire austère, à tous égards irréprochable.
Il y avait en effet un côté puritain, très scrupuleux dans la démarche professionnelle de Michel Boyer et qui la marqua de bout en bout : la recherche de la précision, du détail juste, le refus de la facilité et de l’approximation.
Cette manière de faire, il l’appliqua plusieurs années à l’exploration des économies étrangères, surtout européennes et moyen-orientales. Michel Boyer voyagea alors beaucoup pour le journal, préparant attentivement ses déplacements avec le souci, digne d’éloge, d’associer les correspondants sur place à son travail.
Perfectionnisme et empathie
Cette connaissance fine de nombreuses économies étrangères lui fut d’une grande aide lorsqu’il succéda à Paul Fabra à la tête du supplément économique paraissant chaque lundi, « Le Monde de l’économie ». Succession difficile vu la notoriété acquise par cette publication hebdomadaire. Mais succession réussie et Michel, qui n’était en rien un idéologue, réussit à donner un ton particulier, qui lui était propre, à la publication. Cela notamment grâce à des relations solides avec ceux qui étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Le réseau social a démenti dimanche avoir cherché à bloquer la diffusion de contenus du site parodique sur l’affaire Benalla, invoquant des « problèmes techniques ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/07/2018
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Bloqué sur Facebook, le site parodique Nordpresse.be crie à la « censure »

Le réseau social a démenti dimanche avoir cherché à bloquer la diffusion de contenus du site parodique sur l’affaire Benalla, invoquant des « problèmes techniques ».



Le Monde
 |    22.07.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 07h44
    |

            Adrien Sénécat








                        


« Attention, ceci n’est pas une blague. Facebook est en train de censurer tout le contenu humoristique sur l’affaire Benalla. » L’administrateur du site parodique belge Nordpresse.be ne décolèrait pas, dimanche 22 juillet, et le faisait savoir, après avoir reçu des signalements d’internautes l’informant que leurs partages de certains articles ont été retirés du réseau social. Il a ainsi relayé plusieurs de ces témoignages, captures d’écran à l’appui.

Attention, ceci n'est pas une blague. Facebook est en train de censurer tout le contenu humoristique sur l'affaire… https://t.co/1EnvWeNp6p— Nordpresse (@Nordpresse)


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Le Monde a par ailleurs pu constater qu’un message d’erreur s’affiche lorsque l’on tente de partager un article de Nordpresse.be sur le réseau social dimanche : « Téléchargement impossible ». Il reste possible de publier un message, affichant simplement l’adresse Web du lien (URL) sans image ni titre. Cela vaut pour les différents canulars du site en lien avec l’affaire Benalla, mais aussi, selon nos essais, pour l’ensemble de ses publications sur tous types de sujets.
Sur Facebook, le site a d’ailleurs précisé que « au-delà de l’affaire Benalla, ce sont quasiment tous les liens renvoyant vers notre site qui ont été dégagés de Facebook ».

   


Plusieurs observateurs ont mis en cause le réseau social, l’accusant de procéder à une forme de censure politique. L’avocate et chroniqueuse Raquel Garrido, ancienne porte-parole de La France insoumise, a fustigé sur Twitter une « censure (…) absolument intolérable », réclamant des explications de « Facebook » ainsi que de « l’Elysée ».
La journaliste Aude Lancelin, qui travaille notamment pour Le Média, a elle aussi adressé son soutien au site satirique, « dont les contenus sur l’affaire Macron-Benalla ont été placés en indésirables. Comment nomme-t-on un régime qui met l’humour hors la loi ? », écrit-elle.
Facebook dément
Facebook a démenti dimanche avoir cherché à bloquer la diffusion de contenus du site parodique, invoquant des « problèmes techniques » pour expliquer des difficultés d’internautes à partager ces contenus. « Les contenus » de Nordpresse « sont autorisés sur Facebook », a fait savoir le réseau social dans un communiqué diffusé dimanche en fin d’après-midi.
En revanche, « nous avons identifié un problème technique empêchant l’affichage d’un aperçu » lorsque les internautes cherchaient à partager un lien sur le site de Nordpresse, a ajouté le réseau social. Ce problème « est en train d’être réparé, et nous nous excusons pour la gêne occasionnée ».
Les messages des internautes qui ont partagé des articles du site retirés par la suite indiquaient simplement que ces publications étaient « indésirables » au sens du réseau social, sans autre précision.

Pendant la nuit, Facebook fait le ménage. https://t.co/yUyt8YVRMX— KatellFavennec (@Katell Favennec)


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Il n’est donc pas possible de savoir en l’état les raisons qui ont amené Facebook à bloquer le partage des articles de Nordpresse.be. Ce manque de transparence dans la mise en œuvre de telles décisions éditoriales de la part de l’entreprise est régulièrement critiqué en France comme ailleurs dans le monde.
Concernant les accusations de « censure politique » à l’encontre du réseau social, il faut néanmoins préciser qu’elles se heurtent au fait qu’aucun autre site, qu’il soit satirique ou non, n’a vu, à notre connaissance, ses publications partiellement ou totalement bloquées de la sorte par la plateforme dans le contexte de l’affaire Benalla.
Une chose est sûre : si l’on se fie aux règlements de Facebook, le contenu de Nordpresse.be n’a pas pu être supprimé parce qu’il s’agissait de « fausses informations », comme l’ont supposé certains observateurs sur les réseaux sociaux comme Sophia Chikirou, ancienne présidente du Média.

   


Un site « satirique » aux pratiques parfois douteuses
Par ailleurs, le site Nordpresse.be est connu pour se jouer des limites entre satire et tromperie. Ainsi, il s’était targué d’avoir piégé la rédaction du Parisien en pleine campagne présidentielle pour lui faire diffuser une fausse information. Il s’agissait en réalité d’un canular pour le moins douteux, qui avait écorné l’image du journal auprès de certains lecteurs du site parodique – quand bien même l’information visée, à savoir le soutien de Manuel Valls à Emmanuel Macron, était avérée.
Une bonne partie du contenu de Nordpresse.be relève par ailleurs plus de gros titres de tabloïds que de l’humour. « Très souvent, Nordpresse.be n’est pas dans la satire, mais dans la “fake news trash” », constatait, en octobre 2017, Sébastien Liebus, l’un des auteurs du Gorafi. Parfois comparées, les démarches des deux sites sont en réalité fondamentalement différentes à son sens.
D’autant que Nordpresse.be utilise parfois d’autres ficelles qui brouillent encore plus la ligne entre satire assumée et tromperie. Il utilise régulièrement des adresses qui ressemblent à celles de vrais sites d’informations comme LeCanardEnchaine.net ou FranceInfoTele.com, pour partager ses canulars. En faisant cela, les internautes qui ne cliquent pas sur la publication peuvent croire qu’ils sont face à l’information d’un site « sérieux ».

   


Résultat : il n’est pas rare de voir des internautes piégés par des articles du site et les relayer au premier degré. Le 16 juillet, Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement national (ex-FN), prenait au sérieux un canular évoquant douze morts à Paris après la finale de la Coupe du monde de football.
Qu’on les apprécie ou non, les canulars de Nordpresse.be n’ont en tout cas pas disparu bien longtemps de Facebook. L’administrateur du site a déjà annoncé son retour sous un nouveau nom, NordInfo.be.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Après l’annonce de son retrait des commandes de Fiat Chrysler et de Ferrari, le patron emblématique du groupe fait la « une » de tous les journaux italiens ce week-end.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ « Mensonge », « affaire d’Etat », « tempête sur l’Elysée »… l’affaire Benalla s’affiche à la « une » des principaux quotidiens nationaux et régionaux, samedi.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Immense succès entre 1996 et 2003, la série veut se dépoussiérer avec un casting plus représentatif de la société américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/07/2018
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La série « Buffy contre les vampires » relancée avec une Buffy noire

Immense succès entre 1996 et 2003, la série veut se dépoussiérer avec un casting plus représentatif de la société américaine.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 03h39
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h32
   





                        



   


La rumeur enflait depuis plusieurs semaines, c’est désormais confirmé. La série à succès Buffy contre les vampires fera son retour sur petit écran, et le rôle phare sera confié à une actrice noire. C’est le bras télévisé du studio américain 20th Century Fox qui prépare cette nouvelle version de la série culte, diffusée entre 1996 et 2003.
Au-delà du personnage principal, Fox 21 TV Studios souhaite proposer une distribution beaucoup plus variée que la série originelle, dont tous les acteurs principaux étaient blancs, selon le site spécialisé Deadline.
Lutte contre les vampires
Adolescente américaine sans histoire, Buffy Summers, interprétée originellement par Sarah Michelle Gellar, est désignée comme l’élue pour lutter, avec l’aide de ses amis, contre les vampires qui constituent une menace permanente.
Monica Owusu-Breen (qui a notamment travaillé sur Charmed, Alias ou Lost) a été désignée comme auteure, showrunner et productrice exécutive de cette nouvelle série, produite par le même studio que la première.
L’auteure sera assistée du créateur de la série originelle et scénariste à succès (Justice League ou Avengers : L’ère d’Ultron) Joss Whedon, qui sera producteur exécutif. Le projet n’a pas encore de diffuseur et sera présenté cet été à des chaînes et des plateformes de diffusion, selon Deadline.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ France Télévisions devra faire un effort de « près de 400 millions d’euros » d’ici à quatre ans. Les chaînes France 4 et France Ô seront supprimées.
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L’exécutif met l’audiovisuel public au régime sec

France Télévisions devra faire un effort de « près de 400 millions d’euros » d’ici à quatre ans. Les chaînes France 4 et France Ô seront supprimées.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h50
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Amère potion pour l’audiovisuel public. Le gouvernement a détaillé, jeudi 19 juillet, l’effort budgétaire que devront réaliser France Télévisions, Radio France, Arte, l’INA, France 24, RFI et France Médias Monde d’ici à 2022. Dans le détail, Matignon réduira la dotation budgétaire de 190 millions d’euros entre 2018 et 2022, et impose aux entreprises publiques de l’audiovisuel d’investir 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique. Dans le même temps, elles devront continuer d’assumer la progression mécanique des coûts, notamment des salaires, estimée à 160 millions d’euros sur quatre ans par le ministère de la culture.
Si la facture finale imposée par l’exécutif apparaît comme moins douloureuse que prévu – la direction du budget voulait amputer le budget de France Télévisions de 800 millions d’euros, selon nos informations –, elle n’en est pas moins élevée. Au ministère de la culture, on précise que ce sont les efforts de Françoise Nyssen qui ont permis de parvenir à ce moindre mal. Surtout, France Télévisions, qui taille déjà dans ses coûts à hauteur de 50 millions d’euros cette année, et a supprimé 10 % de ses effectifs depuis 2012, a visiblement su convaincre qu’il n’avait plus beaucoup de « gras ».

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                Audiovisuel public : le récit d’une réforme délicate



Reste que le paquebot de la télévision publique devra encore consentir un effort important en économisant 160 millions d’euros d’ici à 2022 tout en investissant dans le numérique. Au total, il lui faudra trouver « presque 400 millions d’euros, soit 15 % de nos ressources. C’est une trajectoire réaliste, mais qui sera difficile », a acté Delphine Ernotte, la présidente de la télévision publique, dans un entretien accordé aux Echos. De fait, Matignon lui impose en outre un triplement de ses programmes régionaux à six heures par jour dans 24 régions, contre deux aujourd’hui. « On nous a dit que l’on travaillerait avec France Bleu. Mais ce qu’on nous a présenté pour l’instant, c’est de la radio filmée », souffle Pierre Mouchel, de la CGT.
Cure d’amaigrissement
L’exécutif a par ailleurs confirmé la suppression de France 4, dont le canal devra être libéré « au plus tard en 2020 », et de la chaîne des outre-mers, France Ô, à « l’audience trop confidentielle », explique Matignon dans un communiqué. A la place, France Télévisions proposera des programmes pour les enfants sur ses chaînes et sur les tablettes, tandis que des programmes destinés à l’outre-mer seront réintégrés dans les chaînes nationales. Pour amortir le choc, Delphine Ernotte a fait un déplacement, jeudi, chez les équipes de France Ô.
D’autres sources d’économie devront encore être trouvées. Les programmes de flux, à diffusion unique, qui coûtent 500 millions d’euros par an à France Télévisions, pourraient faire l’objet d’une cure d’amaigrissement. « Cela a été le cas en 2017 », explique Pierre Mouchel, qui craint surtout un nouveau plan de départs volontaires. En attendant, le non-remplacement des départs devrait s’accélérer, tandis que la direction continue de réorganiser l’entreprise en créant, par exemple, une direction des programmes transverse à toutes les chaînes.
Si le gouvernement a demandé le maintien des investissements dans la création, évalués à 560 millions d’euros par an pour France Télévisions et Arte, il n’a pas non plus rassuré. « Ce n’est pas en supprimant deux chaînes que l’on préserve la création. Ils font cette promesse à chaque fois, mais ne la tiennent jamais », dénonce Pascal Rogard, directeur général de la SACD, influente société d’auteurs, qui dénonce « une réforme comptable, habillée de modernité ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques, l’audiovisuel public devra faire des économies de 190 millions d’euros à l’horizon 2022.
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La chaîne France Ô supprimée d’ici à 2020

Dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques, l’audiovisuel public devra faire des économies de 190 millions d’euros à l’horizon 2022.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 06h36
   





                        



   


France Ô sera supprimée d’ici à 2020, a annoncé jeudi 19 juillet le gouvernement, chiffrant également à 190 millions d’euros les économies imposées à l’audiovisuel public d’ici à 2022.
Cette suppression de la chaîne de la TNT, qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, se fera au profit d’un renforcement des médias publics ultramarins (le réseau Outre-mer 1ère) et d’un « portail numérique enrichi », explique un communiqué du premier ministre, Edouard Philippe.
Le gouvernement assure par ailleurs qu’elle s’accompagnera d’« une amélioration très significative de la visibilité des outre-mer dans les programmes à forte audience des chaînes de France Télévisions ». 

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Le premier ministre a justifié son choix dans son communiqué :
« La représentation des territoires et des habitants ultramarins doit trouver sa juste place au sein de l’audiovisuel public, non pas à la périphérie – comme c’est le cas aujourd’hui à travers la chaîne France Ô dont l’audience reste encore trop confidentielle, mais par une intégration au sein de la programmation de l’ensemble des autres chaînes de France Télévisions. »
« Cette juste représentation doit passer par des engagements de programmation chiffrés et mesurables, qui seront présentés par France Télévisions et intégrés dans son cahier des charges et dans sa feuille de route stratégique dès 2018 », poursuit le texte, qui reprend les recommandations d’un rapport d’étape remis la veille aux patrons du secteur. En outre, le budget de France Télévisions consacré à la coproduction de programmes ultramarins (10 millions d’euros) sera préservé.
Gabriel Serville, député divers gauche de Guyane, a réagi à cette annonce en dénonçant le « mépris » du gouvernement :

Disparition annoncée de @FranceOtv, jusqu'où ira les mépris de ce @gouvernementFR pour les #Outremer ?— GabrielServille (@Gabriel Serville)


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« Il faut sortir de la logique du chiffre », a-t-il ajouté, déplorant la fin « d’un lien essentiel avec [les] régions d’origine » pour les ultramarins et d’une « extraordinaire fenêtre sur nos territoires pour les Hexagonaux ».
Vaste plan de réduction des dépenses publiques
Le gouvernement a par ailleurs fixé à 190 millions d’euros le montant total des économies que l’audiovisuel public devra réaliser dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques à l’horizon 2022.
Ces économies se répartiront à hauteur de 160 millions pour France Télévisions et 20 millions pour Radio France. Les 10 millions restants seront à la charge des autres groupes du service public audiovisuel, à savoir Arte, l’Institut national de l’audiovisuel (INA), TV5 Monde et enfin France Médias Monde (maison mère de France 24 et RFI).

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                Emmanuel Macron tire à boulets rouges sur l’audiovisuel public



Pour 2019, l’effort à réaliser sera de 35 millions, dont 25 millions d’euros à la charge de France Télévisions, a précisé le ministère de la culture.
Parallèlement, l’audiovisuel public devra investir 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique d’ici à 2022 grâce à des redéploiements, a confirmé le gouvernement, comme l’avait annoncé au début de juin la ministre de la culture, Françoise Nyssen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Condamné en appel à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère », Merzoug Touati réclame un réexamen de son cas.
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Compte rendu

Nouvelle grève de la faim pour le blogueur algérien Merzoug Touati, emprisonné depuis 2017

Condamné en appel à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère », Merzoug Touati réclame un réexamen de son cas.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-19T10:33:17+02:00"

        Le 19.07.2018 à 10h33

     •
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        Mis à jour le 19.07.2018 à 10h33






    
Le blogueur algérien Merzoug Touati.
Crédits : RSF


Le blogueur algérien Merzoug Touati, condamné à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère » pour un entretien avec un diplomate israélien, a débuté une nouvelle grève de la faim, a annoncé, mercredi 18 juillet, Reporters sans frontières (RSF), réclamant un « réexamen » de son cas. Depuis le 8 juillet, « Merzoug Touati a cessé de s’alimenter (…) pour protester contre sa condamnation qu’il juge injuste », indique l’ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué. Il « réclame l’annulation de sa peine, sa libération ainsi que l’abandon des poursuites judiciaires », poursuit RSF qui continue de dénoncer « la disproportion » de cette peine.

        Lire aussi :
         

                En Algérie, dix ans de prison pour avoir publié un entretien avec un diplomate israélien



Merzoug Touati, 30 ans, avait été condamné en mai en première instance à dix ans de prison pour avoir entretenu « avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie ou à ses intérêts économiques essentiels », crime passible de vingt ans de prison.
« Au péril de sa vie »
Sa peine a été réduite à sept ans en appel le 21 juin. Il lui est reproché d’avoir publié sur son blog un entretien vidéo avec un porte-parole du ministère des affaires étrangères d’Israël, Etat que ne reconnaît pas l’Algérie.
Lors de ses deux procès, la cour avait écarté le chef d’incitation à « s’armer contre l’autorité de l’Etat » – passible de la peine de mort – et deux autres crimes et délits d’atteinte à la sûreté de l’Etat, dont était accusé le blogueur pour avoir posté un appel à manifester sur Facebook. Depuis son arrestation et incarcération en janvier 2017, Merzoug Touati a mené plusieurs grèves de la faim.
« Merzoug Touati proteste aujourd’hui au péril de sa vie », souligne RSF, qui « rappelle que les autorités algériennes sont responsables de la vie de Merzoug Touati et demande à la justice de réexaminer au plus vite le cas de ce blogueur injustement puni pour avoir exercé son droit à informer. »
L’Algérie figure à la 136e sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse 2018 établi par RSF, qui estime que « la liberté de l’information (…) demeure fortement menacée » dans le pays.


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ La station du groupe Lagardère enregistre l’audience la plus faible de son histoire tandis que RTL creuse l’écart avec France Inter.
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Audiences radio : Europe 1 et France Info plongent, RTL conforte sa place de leader

La station du groupe Lagardère enregistre l’audience la plus faible de son histoire tandis que RTL creuse l’écart avec France Inter.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 12h16
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


Après une année de campagne présidentielle riche en rebondissements, les stations radio affichent, en général, de légères baisses en 2018, selon les audiences publiées par Médiamétrie jeudi 19 juillet comptant pour la vague allant d’avril à juin. A 11,8 % d’audiences cumulées, RTL conforte sa place de leader malgré une légère baisse de 0,3 point par rapport à la même période de l’année dernière.
Le président de RTL, Christopher Baldelli, se montre visiblement satisfait d’avoir notamment creusé l’écart avec France Inter. La généraliste du service public perd 0,6 point à 10,7 %. Pour les premiers pas de Sibyle Veil à la Maison Ronde, les résultats des stations du service public sont en légère baisse, en dehors de France Culture.
Malgré l’écart qui se creuse avec RTL, France Inter reste leader sur les principaux carrefours d’actualité, le matin, à la mi-journée et le soir entre 18 et 20 heures. Avec 6 millions d’auditeurs, la matinale de France Inter reste la plus écoutée de France. « Ce n’est pas une très bonne vague pour nous, nous souffrons du syndrome des salles de cinéma : quand il fait beau, notre public, plutôt CSP +, sort, part plus en week-end, et allume moins la radio », explique Laurence Bloch, directrice de la station.
Très bons résultats pour France Culture
Avec ses 8 % d’audience cumulée, France Info, si elle conforte sa place de quatrième radio française, accuse tout de même une sévère chute par rapport à l’année dernière (-0,9 point). « Si on élargit la focale et qu’on compare ces résultats avec les années 2015 et 2016, respectivement à 7,4 % et 7,5 %, on observe que la station repose désormais sur une base robuste et solide », explique son Vincent Giret, son directeur.
En comparaison, avec une hausse de 0,2 point, France Culture enregistre de très bons résultats à 2,4 % d’audience cumulée. « On frôle des seuils historiques pour la station. C’est une validation de la proposition éditoriale générale, puisque toute la grille va bien », explique Sandrine Treiner, directrice de la station qui, en un an, a réussi à doubler son audience sur Internet et revendique 23,3 millions de podcasts téléchargés en moyenne tous les mois.
Disposant d’un maillage territorial fort de 44 antennes, France Bleu (6,4 % d’audiences cumulées), le réseau local du service public, reste stable par rapport à l’année dernière et conforte sa sixième position. il confirme également les bons résultats des nouveaux rendez-vous de sa matinale.
RMC en progression
Sur un an, RMC est la seule généraliste en progression, +0,1 point à 7,8 %. « Nous sommes également les premiers sur les moins de 50 ans. C’est un signe de la robustesse de notre label », se félicite Cécilia Ragueneau, directrice générale de la station du groupe NextRadioTV. Sur les supports numériques, en juin, la station a également vu ses audiences doubler sur Internet grâce à plus de 24 millions d’écoutes actives en France, confortant ainsi sa position de première radio sur le numérique.
Les résultats de RMC lui permettent de damer le pion à Europe 1, dans un duel entre stations généralistes commerciales. La descente aux enfers d’Europe 1 se poursuit donc : la station du groupe Lagardère a vu son audience chuter à un nouveau plus bas historique sur la période avril-juin, à 6,5 % (contre 7,1 % un an plus tôt).
Alors qu’une nouvelle direction a pris les rênes de la station, certains ajustements de la grille sont prévus à la rentrée : l’animateur Nikos Aliagas va remplacer Patrick Cohen, arrivé l’année dernière, à la tête de la matinale entre 7 heures et 9 heures, entouré d’Axel de Tarlé, Vincent Hervouët et Nicolas Canteloup.

        Lire aussi :
         

                L’aventure du groupe Lagardère dans les médias touche à sa fin






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Le Conseil suprême des médias aura notamment le pouvoir de suspension ou de blocage d’un site Internet sans que n’aient été précisés les motifs qui l’y autorisent.
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Compte rendu

De nouvelles lois pour réglementer les médias égyptiens jugées « dangereuses »

Le Conseil suprême des médias aura notamment le pouvoir de suspension ou de blocage d’un site Internet sans que n’aient été précisés les motifs qui l’y autorisent.

Par                                            Sarah Calamand




LE MONDE
              datetime="2018-07-18T19:35:21+02:00"

        Le 18.07.2018 à 19h35

     •
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          datetime="2018-07-25T10:04:54+02:00"

        Mis à jour le 25.07.2018 à 10h04






                        

Crédits : AP/Asmaa Waguih


                    
Trois jours après le vote, Omar Saïd essaie de rester calme, mais le contrôle exercé par le pouvoir égyptien sur la vie médiatique du pays inquiète au plus haut point ce journaliste d’un site en ligne du Caire. Le Parlement a adopté, lundi 16 juillet, trois lois de réglementation de la profession, après d’intenses débats sur les articles les plus controversés, accusés par leurs opposants d’entraver encore la liberté de la presse, le travail des journalistes, mais aussi de menacer la liberté d’expression des citoyens sur les réseaux sociaux. Pour M. Saïd :
« Ces nouvelles lois sont extrêmement dangereuses, à tel point qu’elles menacent la survie du journalisme en Egypte. Mais les autorités ne veulent pas seulement tuer le journalisme, elles veulent aussi étouffer les échanges entre les citoyens. »
Ces textes encadrent les trois organismes de supervision des médias en Egypte, créés en 2016, sous l’égide du président Abdel Fattah Al-Sissi : le Conseil suprême des médias, l’Autorité nationale de la presse et l’Autorité nationale des médias. Il s’agissait, à l’époque, de garantir, sur le papier, l’indépendance des médias vis-à-vis des investisseurs privés, et le pluralisme. En réalité, depuis, c’est le président de la République ou des membres du gouvernement qui désignent la direction et les membres de ces organismes.
Flou concernant le blocage de sites Internet
Deux ans plus tard, les trois nouveaux textes réforment ces organes de réglementation afin de définir leurs champs d’application respectifs pour éviter qu’ils ne se concurrencent. Au passage, cependant, ces propositions de loi – qui doivent encore être ratifiées par le président Al-Sissi pour entrer en vigueur – accordent des prérogatives supplémentaires à ces instances, et en particulier au Conseil suprême des médias.
Selon le Syndicat des journalistes, opposé à la loi, le Conseil suprême a désormais le pouvoir de suspension ou de blocage d’un site Internet. La loi ne précise cependant pas...



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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.
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Coupe du monde 2108 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record

La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 22h15
   





                        


Les publicités diffusées à la télévision par TF1 et BeIN Sports au cours de la Coupe du monde de football ont généré des recettes record de 128,3 millions d’euros brut, selon les estimations de Kantar (groupe WPP). En 2014, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut.
« On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé.
Le Mondial de Russie a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de la Coupe du Monde 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur, relève Kantar.
Même si on ne connaît pas le montant des recettes publicitaires nettes (après remises et négociations avec les annonceurs), la Coupe du monde ne devrait pas se révéler pour TF1 une opération financièrement rentable. Le groupe a déboursé 70 millions d’euros pour les droits de diffusion et a dû assumer d’importants coûts de diffusion.
Kantar a mesuré les recettes brutes des spots publicitaires diffusés du 14 juin au 15 juillet sur TF1 et BeIn Sports juste avant, pendant ou après les matchs. Cette estimation ne prend pas en compte la publicité sur Internet ni le parrainage ou le « billboard », c’est-à-dire les logos des partenaires de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Les journalistes du « Monde » et de « La Vie », accompagnés des meilleurs spécialistes, retracent dans ce hors-série l’histoire des grands bouleversements politiques et les étapes d’un débat d’idées qui accompagne, depuis des siècles, la réflexion sociétale et politique indissociable des idéaux de liberté et de justice.
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La révolution permanente, de l’âge de pierre à l’ère numérique

Les journalistes du « Monde » et de « La Vie », accompagnés des meilleurs spécialistes, retracent dans ce hors-série l’histoire des grands bouleversements politiques et les étapes d’un débat d’idées qui accompagne, depuis des siècles, la réflexion sociétale et politique indissociable des idéaux de liberté et de justice.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h41
    |

Chantal Cabé (Rédactrice en chef de "La Vie") et Michel Lefebvre ("Le Monde", responsable des hors-série)







                        



   


Depuis toujours, l’humanité semble condamnée à avancer par ruptures et révolutions successives. Ces bouleversements soudains, mais finalement rares, de notre Histoire créent un avant et un après. En politique, comme dans d’autres domaines, la révolution marque un changement brutal dans la structure d’une société ou d’un État. Insatisfaits de leurs conditions de vie, des hommes et des femmes se sont rassemblés pour s’indigner et tenter de transformer le vieil ordre des choses.
De l’Egypte antique à la Chine populaire, toutes les révolutions du passé, incarnées par des figures comme Spartacus, Robespierre, Louise Michel, Lénine, Mao ou Fidel Castro, ont-elles tenu leurs promesses « révolutionnaires » ?
Beaucoup ont échoué, soit parce qu’elles n’ont fait qu’ébranler le pouvoir contesté et ont subi une répression foudroyante (les révoltes paysannes au Moyen Age, la Commune de Paris, le Printemps de Prague, etc.), soit parce qu’elles ont finalement enfanté des systèmes totalitaires et liberticides (en Russie et en Chine, notamment).
À l’aube du XIXe siècle, deux grandes révolutions de l’Histoire moderne ont en revanche réussi : l’une aux Etats-Unis, lors de la guerre d’Indépendance américaine de 1776 ; l’autre en France, avec l’instauration de la première République française en 1792. A l’inverse, au XXe siècle, après avoir nourri un élan révolutionnaire international, l’idéal communiste a partout échoué (en URSS comme ailleurs) à construire une société libre, égalitaire et juste. Toutefois, dans le sillage des guerres de décolonisation, des luttes féministes et des contestations étudiantes, de nouvelles formes de révolutions ont émergé.
Contrastes et contradictions
En ce début de XXIe siècle, nos vieilles démocraties occidentales sont-elles à l’abri de ruptures sociales et politiques comme celles de 1789, 1917 ou 1968 ? Les idéaux d’utilité générale et de bien public y paraissent usés. Les grandes utopies collectives ont été remplacées par la promesse de révolutions plus individuelles et intérieures.
Des microrévoltes aux enjeux locaux circonstanciés naissent bien, çà et là, portées par les effets de la mondialisation (financiarisation et menace écologique), mais elles ne visent plus la justice universelle. Ailleurs, des révolutions dites « arabes », après avoir enthousiasmé, ont très mal tourné (en Egypte, en Syrie, en Libye). Et en Afrique, en Asie, et même en Amérique latine, la phase des transitions démocratiques est loin d’être achevée. Là-bas, de brusques sursauts politiques sont possibles, aussi ouverts qu’imprévisibles.
C’est en tenant compte de ces contrastes et de ces contradictions de nos sociétés modernes que les journalistes du Monde et de La Vie, accompagnés des meilleurs spécialistes – Damien Agut (« Silence, tout va bien au royaume des pharaons »), Sophie Wahnich (« La Révolution française, un lent avènement du citoyen », Marc Ferro (« Le communisme a mis de côté les aspirations du peuple », etc. –, ont imaginé ce nouvel opus, sur « L’Histoire des révolutions ». Avec l’ambition de retracer non seulement l’histoire des grands bouleversements politiques, mais également les étapes d’un débat d’idées qui accompagne depuis des siècles la réflexion sociétale et politique, indissociable des idéaux de liberté et de justice.
Car, comme l’écrit l’historien Patrick Boucheron : « L’histoire ne se réduit pas à la chronique décourageante de la domination où l’on a le choix entre servir le pouvoir et s’y opposer sans espoir. »
« L’Histoire des révolutions », un hors-série « La Vie »- « Le Monde », en vente en kiosques, 188 pages, 12 euros, ou sur le site de la boutique du « Monde ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Sur l’ensemble du Mondial, « L’Equipe » a augmenté ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière.
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« L’Equipe », TF1 et la Française des jeux, autres vainqueurs de la Coupe du monde

Sur l’ensemble du Mondial, « L’Equipe » a augmenté ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h47
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Les exploits sportifs des Bleus font généralement les affaires du quotidien L’Equipe. L’édition 2018 de la Coupe du monde, remportée dimanche 15 juillet par l’équipe de France, ne déroge pas à la règle. Au cours de la journée, le quotidien créé en 1946 a dû procéder à une réimpression de son édition du 16 juillet titrée : « Un bonheur éternel ! » Au total, le tirage de ce numéro est estimé par la direction du journal à 1,6 millions d’exemplaires. Sur l’ensemble de la Coupe du monde, le quotidien a réussi à augmenter ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière. Il peut également compter sur des audiences tout aussi exceptionnelles sur Internet puisque son site Web a recruté près de 20 000 nouveaux abonnés depuis le début du mois de juin. Le site enregistre également plus de 2 milliards de pages et 50 millions de vidéos vues. La chaîne de télévision L’Equipe revendique 1,5 % de part d’audience sur l’ensemble de la Coupe du monde, 0,4 point de plus que pendant l’Euro 2016.
A deux autres occasions, le quotidien sportif s’est écoulé à plus d’un million ; chaque fois cela a été après une victoire des Bleus lors de compétitions de premier plan, la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000. Le lendemain de la victoire de 1998, le quotidien sportif avait également dépassé le million et demi d’exemplaires vendus. Dans le top 10 des numéros les plus diffusés, 9 numéros suivaient une victoire de l’équipe de France. Le dixième a été consacré au sacre européen de l’Olympique de Marseille, seule équipe française à avoir remporté la Ligue des champions, en 1993.
363 millions d’euros de mises
Malgré l’enjeu et le résultat, le record d’audience à la télévision, lui, n’a pas été battu. Dimanche soir, 19,3 millions de spectateurs ont suivi la finale de la Coupe du monde sur TF1, remportée par la France face à la Croatie. Néanmoins, Yassine Berhoun, directeur sport chez Eurodata TV Worldwide (un département de Médiamétrie), souligne : « Les premiers chiffres montrent à nouveau qu’à l’ère de la délinéarisation des contenus TV et de l’avènement des écrans mobiles, seuls les grands événements sportifs sont capables de rassembler de si larges audiences ».
Les audiences de dimanche soir représentent environ 3 millions de spectateurs de moins que le précédent record, enregistré lors de la finale de l’Euro 2016, qui a vu le Portugal s’imposer face à la France. Mardi 10 juillet, la qualification de l’équipe de France pour la finale, au terme du face-à-face avec la Belgique, avait été suivie par 19,1 millions de personnes. Sur BeIN Sports, plus de 1 200 000 personnes ont été recensées pendant la finale, sachant que ces chiffres ne prennent pas en compte les bars, les restaurants et les hôtels, ni les personnes qui suivent la rencontre sur mobile, ordinateur ou tablette. Dans le cadre de cette Coupe du monde, la chaîne qatarie a franchi le cap des 4 millions de foyers abonnés. Ils étaient 3,5 millions avant le début du mondial.

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Du côté des paris sportifs, la coupe s’annonce bien remplie. L’Arjel – l’Autorité de régulation des jeux n’a pas encore communiqué les chiffres définitifs – avait indiqué le 2 juillet que les 48 matches de phase de groupes FIFA, avaient généré un total de 363 millions d’euros de mises dont 159 millions d’euros engagés auprès de la Française des jeux et 204 millions d’euros sur les sites des 12 opérateurs actifs en paris sportifs agréés (Winamax, Unibet, etc.). Lors de la Coupe du monde 2014, les joueurs français avaient engagé 290 millions d’euros sur l’ensemble de la compétition.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Lundi, CNN a diffusé sur Facebook la première de Full Circle, une émission d’actualité quotidienne financée par le réseau social.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Du 13 au 15 juillet, des ateliers d’initiation au journalisme sous toutes ses formes ont été proposés aux enfants et aux adolescents, âgés de 5 à 18 ans.
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Les reporters en herbe du Festival de Couthures

Du 13 au 15 juillet, des ateliers d’initiation au journalisme sous toutes ses formes ont été proposés aux enfants et aux adolescents, âgés de 5 à 18 ans.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h50
    |

            Léa Iribarnegaray et 
Adrien Naselli








                        


« Pujadas, il écrit dans les journaux ? – Ben non ! Il est présentateur télé ! » Au fond de l’école de Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), on assiste à un échange entre Hector et Ettore, respectivement 15 et 12 ans. Ils participent à l’atelier Snapchat proposé dans le « off » du festival. Les ados préparent, tout excités, leur interview de la star du JT. « On peut lui demander s’il est de droite ou de gauche. Si on pose jamais la question, comment on peut savoir ! Et si ça se trouve, on aura un scoop ! », renchérit Barnabé, 14 ans. Encadrés par des bénévoles, on les sent comme des poissons dans l’eau avec leurs smartphones branchés sur Snapchat – leur réseau social préféré, qu’ils utilisent tous quotidiennement.

   


Si les conférences du Festival international de journalisme restent peu accessibles aux moins de 18 ans, ici, les rôles s’inversent. Ce sont les jeunes qui donnent des billes à leurs aînés. Gifs animés, mises en scène hypercréatives, ils customisent leurs « stories » à toute vitesse et bluffent les adultes. « Avec Snapchat, on entre dans un échange de savoirs très ouvert. Tout le monde assume une posture d’humilité », analyse la journaliste de l’AFP Sandra Laffont, cofondatrice de l’association Entre les lignes, qui sensibilise à l’éducation aux médias depuis 2010.

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                A Couthures, un festival de journalisme sans tabou



Emprunter aux jeunes leur langage et leurs canaux de communication permet de les atteindre plus facilement, quand l’édition papier d’un journal ressemble à un dinosaure bien lointain. Même si, à Couthures, les formats plus traditionnels continuent de faire de la résistance : tous les jours, Le P’tit Monde est fabriqué par des journalistes en herbe, âgés de 5 à 12 ans, en six pages bien remplies. Pour deux « boutons », la monnaie locale du festival, ils vendent eux-mêmes leur journal du soir à la criée.

   


Premier direct
Dans l’ancienne corderie, six jeunes préparent leur premier direct avec Radio Parleur. La présentatrice du jour, Héloïse, dont le père est journaliste à Sud-Ouest, a 17 ans. « On essaie de mettre les filles en avant, car elles osent moins s’emparer du micro », explique Violette, cofondatrice de cette radio engagée. Il y a aussi des enfants couthurains autour du studio d’enregistrement : Enzo, 11 ans, est pétrifié quand vient le moment de s’essayer à l’interview : « En quoi consiste le journalisme, Violette ? », ose-t-il pour sa première question. Vaste sujet. Le temps d’un week-end, il ne s’agit pas de faire de ces enfants et adolescents des minijournalistes, ni même de promouvoir à tout prix la profession. On leur donne des armes pour résister au flux continu de l’information, pour démêler le vrai du faux et, éventuellement, on leur donne le goût de l’actualité. Toutes générations confondues, c’est aussi ça, Couthures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Tout au long du week-end du 14 juillet, ce village du Lot-et-Garonne a accueilli la 3e édition du Festival internationnal de journalisme organisé par le groupe Le Monde.
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A Couthures, un festival de journalisme sans tabou

Tout au long du week-end du 14 juillet, ce village du Lot-et-Garonne a accueilli la 3e édition du Festival internationnal de journalisme organisé par le groupe Le Monde.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 13h01
    |

            Léa Iribarnegaray et 
Adrien Naselli








                        


« Vous savez, mon grand-père était forgeron, raconte Jean-Michel Moreau, 65 ans. Si je ne me bats pas contre quelque chose de résistant, je m’ennuie. » Maire de Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) depuis 2008, ce pétillant retraité aime les défis. Celui-ci est de taille : installer le Festival international de journalisme, organisé par le Groupe Le Monde, dans les rues de son village de 390 habitants, et faire en sorte que les échanges soient aussi fluides que le débit du fleuve. « Ce qui m’inquiète, c’est bien sûr le vieillissement de la population, mais aussi que l’on dérive vers une trop grande quiétude. Si on ne veut pas disparaître, on doit faire venir de la vie, ici. »

   


La vie, pendant ce long week-end (13-14-15 juillet), grouille de l’église à l’école, de l’ancienne corderie à la place de la Cale, avec quelque 4 500 festivaliers pendant les trois jours. Sous un soleil de plomb, panama vissé sur la tête, on s’assoit dans la paille ou sur des chaises en plastique, on picore un bout d’atelier ou on savoure l’intégralité d’une conférence. Mais les locaux se mélangent-ils aux journalistes, majoritairement parisiens ? Fait-on réellement tomber les barrières entre ville et campagne ? Entre médias et citoyens ? A l’ouverture du festival, le journaliste du Monde Gilles van Kote annonce la couleur : « On veut qu’il y ait du débat. Nous sommes prêts à toutes les remises en question, sans tabou. »
Echanges mordants
De fait, les échanges se font parfois mordants dans cet immense forum à ciel ouvert. Le journaliste David Pujadas en a fait l’expérience vendredi 13, dans la chaleur étouffante de l’espace « Jardin », sous l’œil des poules du voisin. Un quinquagénaire, qui dit n’avoir pas voté depuis 2005, s’interpose : « Aidez-moi à me dire que votre journal télévisé n’est pas subjectif ! – L’objectivité n’existe pas, rétorque David Pujadas. Est-ce que cela signifie pour autant qu’il y a un parti pris ? »
Couthures, c’est avant tout un laboratoire vivant. Pour pousser le public à participer, un « Cercle samoan » trône dans le chœur de l’église. A l’inverse des chaises musicales, un siège est toujours disponible pour qui veut prendre la parole. Résultat, les quinze lève-tôt du vendredi ont presque tous donné leur avis sur les dérives et les bienfaits du numérique. « Avec les algorithmes, chacun s’enferme dans sa bulle », s’attriste un participant.

   


A l’extérieur, les séances de « speed dating » n’ont rien d’algorithmique : une simple inscription sur le mur du village suffit pour s’offrir un tête-à-tête de quinze minutes avec Jean-Michel Aphatie, ex-France info, ou Elisabeth Lévy, de Causeur. Autre expérience d’échange direct : au matin du dimanche 15, les festivaliers font des dégustations dès 10 heures, à l’atelier « Les mots du vin : un lexique pour les initiés ». « On n’est pas là pour dispenser un savoir, on veut que ce soit très interactif ! », lance la journaliste Ophélie Neiman, la « Miss GlouGlou » du Monde. Alors, ce vin est-il « tutti-frutti » ? « Adorable » ? « Potelé avec quelques bourrelets » ? Chacun défend son avis, et c’est tant mieux : « On est tous les incultes de quelqu’un », rassure Arnaud Daphy, consultant dans la filière viticole.
Questions loufoques
A toute heure, on lève le coude. « Rien n’est pire qu’un Belge qui a bu et qui va devoir faire des phrases ! », prévient l’acteur Benoît Poelvoorde, parrain de cette édition. Après avoir plongé dans la Garonne face à un paparazzi local, il discute médias sur scène avec Sonia Devillers, journaliste à France Inter. L’ambiance est à la fois sérieuse et potache. Au détour d’une rue, on croise la chroniqueuse Raquel Garrido et le député Alexis Corbière posant devant une affiche portant l’inscription : « Doit-on coucher avec un élu ? » Le graphiste bordelais Jérémie Bonne habille le village en direct avec ses questions loufoques : « Super Picsou géant est-il un journal de propagande du Medef ? » Ou encore : « Interviewer, est-ce tromper ? »

   


Pour le dîner, on s’installe tous à la même table, façon banquet géant : tomates et magrets du coin réconcilient les uns et les autres. Et, dès 23 heures, des « Rencontres au clair de lune » jouent sur l’intimité de la nuit. La journaliste et écrivaine Adeline Fleury commence par lire un texte érotique qui pourrait heurter les oreilles les plus chastes. Le cadre est exquis, sous les étoiles, face à la Garonne. Puis Pierre Haski, journaliste à L’Obs, fait son entrée : « Il ne s’agit pas d’une conférence de plus ni d’un cours magistral. On ne veut pas d’inhibition ni de frein au dialogue. » Mais les vieux réflexes reprennent le dessus, et les questions demeurent bien timides : le psychiatre Serge Tisseron s’accroche à son micro pour parler des robots.

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Des débats sur l’intelligence artificielle ? « Trop élitiste », selon Patrick, le gérant du P’tit Troquet, l’unique bistrot du village. Un verre à la main, il ironise sur ses nouveaux clients « parisiens » : « Les gens d’ici travaillent douze heures par jour dans les champs : quand ils sortent du boulot, ils ont autre chose à faire que de s’interroger sur nos sentiments pour les robots ! » Pourtant, depuis plusieurs semaines, plus de 120 bénévoles du village et des environs s’investissent corps et âme. Sans eux, pas de festival. Dimanche soir, pendant la première mi-temps de la finale de la Coupe du monde, l’orage se déchaîne. La préfecture débranche l’écran géant. Alors, on s’organise, on trouve des câbles, on termine le match chez l’habitant. Avec les Bleus, finalement, on est tous ensemble.



                            


                        

                        

