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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.
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Fnac Darty condamné à 20 millions d’euros d’amende

Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h19
   





                        


L’Autorité de la concurrence a annoncé vendredi 27 juillet qu’elle infligeait à Fnac Darty une amende de 20 millions d’euros pour ne pas avoir vendu dans le temps imparti trois des six magasins que le groupe était tenu de céder pour voir validé le rapprochement des deux enseignes.
Elle a ordonné par ailleurs à Fnac Darty de céder deux autres établissements, les magasins Darty Montmartre et Darty Passy, « en substitution » de ceux qui n’ont pas été vendus à « un repreneur agréé » avant le 1er août 2017, date fixée par l’Autorité lors de son examen de l’opération, en 2016, précise un communiqué.

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« Dans un environnement très concurrentiel pour le commerce physique, le groupe a fait ses meilleurs efforts pour exécuter les décisions demandées par l’Autorité », dit un communiqué du groupe, réagissant à la décision de la haute autorité de la concurrence. Fnac Darty a par ailleurs dit examiner « toutes les voies de recours à sa disposition pour contester le montant disproportionné de la sanction ». 
C’est la première fois que l’Autorité de la concurrence sanctionne une entreprise pour non-respect des engagements structurels conditionnant une opération de concentration. « Lorsqu’une entreprise prend des engagements devant l’Autorité de la concurrence, [...] elle doit comprendre qu’elle a une obligation de résultat. » Le non-respect des engagements « a empêché les consommateurs de bénéficier rapidement d’une nouvelle offre de produits électroniques à Paris », a argué la présidente de l’Autorité, Isabelle de Silva.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Un incendie s’est déclaré dans un poste électrique à Issy-les-Moulineaux, vendredi 27 juillet, interrompant le trafic en gare Montparnasse.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ En perdant 114 milliards de dollars de capitalisation en vingt-quatre heures, Facebook a perdu l’équivalent de la valeur totale des actions de Sanofi.
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Facebook : une perte de capitalisation astronomique

En perdant 114 milliards de dollars de capitalisation en vingt-quatre heures, Facebook a perdu l’équivalent de la valeur totale des actions de Sanofi.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 16h02
    |

            Jérémie Baruch








                        


Jeudi 26 juillet, Facebook a vécu une journée noire à la bourse de New York. En une seule séance, l’action du géant des réseaux sociaux a perdu 114 milliards de dollars (98 milliards d’euros), soit près de 20 % de sa capitalisation boursière.
Pour appréhender à quel point le coup est dur pour Facebook, il suffit de comparer la perte aux capitalisations boursières d’autres sociétés. A titre d’exemple, la perte pour Facebook est plus importante que la valeur totale des actions de Sanofi. La multinationale française, spécialisée dans l’industrie pharmaceutique et les biotechnologies, est pourtant la quatrième société du CAC 40 en termes de capitalisation.

   


La chute des actions du groupe Facebook est sanctionnée par les marchés pour avoir annoncé des signes de ralentissement de la croissance du nombre de ses utilisateurs et de son chiffre d’affaires. La crise de confiance que traverse le réseau social à la suite du scandale de « Cambridge Analytica ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ En plein chassé-croisé estival, l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux a totalement interrompu le trafic pendant plusieurs heures vendredi.
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Trafic très fortement perturbé à la gare Montparnasse

En plein chassé-croisé estival, l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux a totalement interrompu le trafic pendant plusieurs heures vendredi.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h10
   





                        



Le trafic a été totalement interrompu pendant plusieurs heures, au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse, à Paris, vendredi 27 juillet en fin de matinée. Un incident qui survient en pleines vacances d’été et à la veille d’un week-end de chassé-croisé, et causé par l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux. La SNCF a annoncé de très fortes perturbations jusqu’en fin de journée.
Selon des pompiers cités par Franceinfo, l’incendie, qui s’était déclaré vers 11 h 30, a été maîtrisé entre 13 heures et 13 h 30 par une cinquantaine de pompiers et une vingtaine de véhicules déployés. Deux mille cinq cents personnes ont été évacuées par précaution du quartier, qui est plutôt un quartier d’affaires.
« Des coupures liées à l’incendie sont en cours à la gare Montparnasse, à Vanves et Issy-les-Moulineaux », avait plus tôt précisé le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE. Selon la préfecture des Hauts-de-Seine, 16 000 foyers sont privés d’électricité dans le département, vendredi après-midi, notamment à Châtillon, Clamart, Vanves, Malakoff et Issy-les-Moulineaux.

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« Les personnes qui peuvent reporter leur voyage, faites-le », leur a enjoint Alain Krakovitch, directeur de SNCF Transilien, lors d’une conférence de presse en début d’après-midi. « Il y aura des trains annulés », a-t-il ajouté, expliquant que « la gare d’Austerlitz pourra accueillir et faire partir des TGV » censés initialement passer par la gare Montparnasse.

@rte_france Les TGV en provenance et à destination du Sud-Ouest seront reçus à Paris Austerlitz et les TGV Bretagne… https://t.co/K03CuJWAKN— SNCF (@SNCF)


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La SNCF a confirmé le départ et l’arrivée des TGV du sud-ouest de la France à Austerlitz, dans un communiqué vendredi après-midi. « Des navettes sont mises à disposition des voyageurs afin de renforcer la desserte de cette gare », explique la SNCF.
« Ils auraient dû nous prévenir »
Des Intercités partaient, vendredi midi, du hall 3 de la gare Montparnasse, situé à Vaugirard. La SNCF avait plus tôt mis en place un plan d’alimentation électrique alternative de la gare, permettant de faire partir ou arriver une partie des trains en milieu d’après-midi.
« C’est juste incroyable, on ne sait absolument pas ce qu’il se passe », s’agace sur place Pascaline, agitant un éventail pour se prémunir de la chaleur écrasante et tenter de se calmer. Son train de 15 h 22 en direction de La Rochelle n’est toujours pas indiqué et elle commence à contacter des amis pour pouvoir rester encore une nuit à Paris.
Les agents de la SNCF essaient tant bien que mal de faire en sorte que les voyageurs gardent leur calme. Pour les aider, ils distribuent des bouteilles d’eau fraîches, qui se réchauffent vite. Malheureusement pour les agents, la voix saturée des haut-parleurs et le bruit des travaux réalisés au sein de la gare n’incitent pas au calme, selon le journaliste du Monde sur place, Hugo Wintrebert.

   


Nadine devrait déjà être arrivée à Nantes. Elle a bien vu en fin de matinée sur internet qu’aucun train ne partait de la gare Montparnasse mais est quand même venue. « La SNCF a nos coordonnées, ils auraient dû nous prévenir », fait-elle remarquer, sans s’agiter. « Il fait trop chaud pour s’énerver. » Cette Toulousaine n’en veut pas à la SNCF, qui n’est pas responsable de l’incendie.
Regard dans le vide, découragée, Catherine commence à se rendre compte qu’elle n’arrivera pas au Mans aujourd’hui. Elle s’agace du manque de fiabilité de la SNCF. « C’est agaçant, ça commence à faire beaucoup. J’ai déjà été victime de la grève cette année. Et l’année dernière déjà à cette époque, il y avait eu des problèmes », vitupère-t-elle. « Je plains les parents avec des jeunes enfants. »
Fumée noire
D’impressionnantes volutes de fumée noire étaient visibles dès vendredi midi, depuis un poste situé non loin des voies ferrées, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Ça brule en bas de la tour @AccorHotels_FR dans les installations EDF https://t.co/dgjHUjaUsq— Tomiiks (@Tomiiks)


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En deux ans, la gare Montparnasse avait déjà connu trois incidents majeurs : deux pannes d’aiguillage en mai 2016, ayant touché des dizaines de trains durant un week-end ; une panne de signalisation retentissante sur un poste d’aiguillage, qui entraîna des perturbations pendant trois jours en plein chassé-croisé estival en 2017 (entre juillet et août) et une panne informatique en décembre 2017.

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Lourdes pertes à la SNCF au premier semestre en raison des grèves
La SNCF a subi une perte nette de 762 millions d’euros au premier semestre, a-t-elle annoncé vendredi 27 juillet. Le chiffre d’affaires semestriel est en baisse de 3,3 % à 16,1 milliards d’euros, mais « sans les jours de grève, l’activité serait en croissance d’environ 4 % », a précisé le groupe ferroviaire dans un communiqué en référence au mouvement social contre la réforme féroviaire au printemps.
« Les chiffres annoncés étaient prévisibles », a estimé la ministre des transports Elisabeth Borne en marge d’une visite à Calais. « Nous savions que le conflit allait être pénalisant pour l’entreprise mais aussi (pour) notre clientèle et les voyageurs. »
« La SNCF doit reprendre la voie du développement et repartir sur de bonnes bases dans la sérénité », a-t-elle ajouté.
L’impact négatif de la grève est estimé par le groupe à 790 millions d’euros. Il avait été révélé la semaine dernière. Le coût de la grève a pu être « en partie compensé par les gains de productivité » évalués par la SNCF à 330 millions d’euros. Au premier semestre 2017, la SNCF avait affiché un bénéfice net de 119 millions d’euros. « L’année [avait] commencé de manière très dynamique », selon la SNCF. En particulier, le trafic TGV a augmenté de 9,6 % au premier trimestre.
La réforme ferroviaire a par ailleurs eu un impact comptable sur les résultats des différentes branches du groupe SNCF, ce qui l’a conduit à revoir ses perspectives financières pour la période 2018-2028. SNCF Mobilités, qui regroupe les activités de transport de voyageurs et de logistique du groupe, affiche ainsi un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs personnalités de droite disent avoir subi une discrimination de la part de Twitter. Le réseau social évoque un problème technique, et jure ne pas cibler les comptes conservateurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Donald Trump accuse Twitter de défavoriser les conservateurs

Plusieurs personnalités de droite disent avoir subi une discrimination de la part de Twitter. Le réseau social évoque un problème technique, et jure ne pas cibler les comptes conservateurs.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h52
   





                        



   


Les comptes Twitter conservateurs seraient, à en croire le président des Etats-Unis, discriminés par le réseau social. Jeudi 26 juillet, Donald Trump a en effet accusé Twitter de « shadow banning », qu’on pourrait traduire par « bannissement fantôme ».
Comme l’ont constaté plusieurs personnalités de la droite américaine, certains de leurs comptes n’apparaissaient plus dans un espace très précis de Twitter : les suggestions automatiques s’affichant au moment d’entrer une recherche. La présidente du Parti républicain, Ronna McDaniel, s’en est par exemple émue dans un tweet : « Voilà à quoi cela ressemble, quand une entreprise responsable d’un réseau social fait taire les voix conservatrices. »

This is what it looks like when a social media company suppresses conservative voices. https://t.co/NW3xMrSd3C https://t.co/XovW5IyCAg— GOPChairwoman (@Ronna McDaniel)


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La politicienne assortit son message d’un lien vers un article du site d’information Vice, qui a pu constater plusieurs cas similaires.
« Twitter fait du “shadow banning” de personnalités républicaines », a tweeté dans la foulée Donald Trump. « Ce n’est pas bien. Nous allons nous pencher sur cette pratique discriminatoire et illégale ! Il y a eu de nombreuses plaintes. »
Twitter reconnaît « un problème »
En réaction, Twitter a reconnu dans un billet de blog « un problème » dans les suggestions automatiques, qui a concerné « des centaines de milliers de comptes ». Un souci technique, depuis résolu, qui n’était « pas limité à une affiliation politique en général », assure Twitter, qui souligne que « des politiciens démocrates » ont aussi été affectés.
Toutefois, l’entreprise reste floue sur un point : les comptes républicains ont-ils été plus affectés que les démocrates ? C’est ce que laisse entendre une partie du communiqué de Twitter, qui explique que l’activité entourant les comptes républicains pourraient leur nuire dans les suggestions automatiques. En clair, pour déterminer qui apparaît dans cet espace, l’algorithme prend en compte plusieurs facteurs, parmi lesquels « comment les autres comptes interagissent avec » celui concerné. Or, explique Twitter, des comptes républicains feraient l’objet « de comportement coordonné » de la part de « communautés », qui chercheraient ainsi à « booster » la visibilité de ces comptes sur Twitter. Résultat : cela nuirait à leur classement dans les suggestions automatiques.
Twitter se défend toutefois de toute forme de « shadow banning », un terme utilisé abusivement par le président américain. Cette expression désigne en effet le fait, pour un réseau social, de rendre invisibles aux autres les messages d’un de ses utilisateurs, sans que celui-ci ne s’en rende compte. Ce n’est pas ce qui s’est passé sur Twitter : non seulement les comptes et leurs tweets étaient toujours visibles de tous, mais ils apparaissaient aussi normalement dans les résultats de recherche – seule la zone de suggestion automatique, au moment où l’internaute tape sa recherche, était concernée.
La droite dure se dit persécutée par les réseaux sociaux
Cette mobilisation de républicains, et l’implication du président des Etats-Unis lui-même, s’inscrit dans un contexte de fronde de personnalités de la droite dure américaine contre les réseaux sociaux. Celles-ci sont persuadées d’être persécutées par ces grandes entreprises du numérique, dont la majorité des employés affichent une sensibilité démocrate. Facebook est la principale concernée, et son dirigeant, Mark Zuckerberg, interrogé par le Congrès américain en avril, avait dû répondre à plusieurs questions sur le biais présumé de sa plate-forme.

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Ces sites ont resserré la vis ces derniers mois sur la modération de certains types de contenus, notamment après l’élection présidentielle américaine de 2016, noyée sous les fausses informations. Mais aussi après le rassemblement néonazi de Charlottesville en août 2017, où une femme avait été tuée par un véhicule ayant foncé dans une foule de contre-manifestants. Plusieurs publications et comptes d’extrême droite avaient alors été bloqués sur différentes plates-formes. Depuis, la Silicon Valley a continué à durcir le ton pour les comptes diffusant des contenus haineux, des fausses informations ou des théories du complot, en les bloquant ou en limitant leur visibilité.
Alex Jones sanctionné
Jeudi encore, Alex Jones, à la tête du site Infowars, très populaire parmi l’extrême droite américaine, a été sanctionné par Facebook : il ne pourra pas utiliser son compte pendant trente jours, rapporte le site spécialisé Cnet, citant un porte-parole de l’entreprise. Le réseau social a aussi retiré quatre vidéos qui n’étaient pas conformes à son règlement, soulignant qu’il n’autorisait pas les contenus encourageant à attaquer quelqu’un en raison de sa religion ou de son genre. La veille, il avait aussi subi les sanctions de YouTube, qui a supprimé certaines de ses vidéos, et l’a interdit de diffuser descontenus en direct pendant quatre-vingt-dix jours. Ce ne sont pas les premières sanctions auxquelles Alex Jones est confronté – il accuse régulièrement ces réseaux sociaux de censure.
Cette chaîne illustre bien la complexité du problème auquel sont confrontées les grandes entreprises du numérique : elles ne veulent pas laisser proliférer les fausses informations, théories du complot et appels à la haine sur leurs plates-formes et en même temps veulent éviter de passer pour des censeures ne respectant pas la liberté d’expression. Le cas très médiatique d’Alex Jones et Infowars est particulièrement difficile à gérer, étant donné qu’il mélange des contenus d’opinion et des contenus problématiques comme des théoriques du complot, par exemple lorsqu’il avait affirmé que la fusillade de l’école Sandy Hook, en 2012, n’avait jamais eu lieu.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Editorial. Si le projet de loi sur la fraude fiscale en discussion à l’Assemblée devrait toujours permettre à un contrevennant d’éviter un procès, il a le mérite de trouver un équilibre entre exigence de transparence et nécessité d’efficacité.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Infractions fiscales : une réforme équilibrée

Editorial. Si le projet de loi sur la fraude fiscale en discussion à l’Assemblée devrait toujours permettre à un contrevennant d’éviter un procès, il a le mérite de trouver un équilibre entre exigence de transparence et nécessité d’efficacité.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h34
   





                        


Editorial du « Monde ». Certains verrous sont plus difficiles à faire sauter que d’autres, surtout quand ils sont anciens. Voilà près d’un siècle, depuis la loi de 1920 sur la pénalisation de la fraude fiscale, que l’administration des finances gardait jalousement le monopole du déclenchement des poursuites pénales contre les fraudeurs.
Au fil du temps, les oppositions à ce système se sont multipliées, dénonçant son opacité et le suspectant de ne pas suffisamment garantir l’équité entre les contribuables. Leur but : faire sauter le « verrou de Bercy ». La réforme en cours de discussion au parlement montre que le vieux mécanisme sait encore opposer une certaine résistance aux tentatives d’effraction.
L’adoption, le 25 juillet, par la commission des finances de l’Assemblée nationale d’un amendement au projet de loi sur la fraude fiscale met de l’huile dans les rouages pour dégripper le verrou de Bercy, sans toutefois le faire sauter totalement. La réforme a le mérite de trouver un équilibre entre exigence de transparence et nécessité d’efficacité.

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Jusqu’à présent, seule l’administration fiscale pouvait transmettre un dossier au parquet, sur avis conforme de la commission des infractions fiscales (CIF). Cette prérogative était justifiée par la volonté d’optimiser le recouvrement des infractions. En clair, une bonne négociation vaut mieux qu’une procédure judiciaire longue et aléatoire.
La règle du « non bis in idem », qui implique qu’un contribuable ne peut-être sanctionné deux fois, par l’administration et par la justice, prive de fait cette dernière d’intervenir dans l’immense majorité des affaires. Sur les 15 000 dossiers se traduisant par de lourdes pénalités, seul un millier est ainsi transmis à la CIF, avant que le parquet ne soit saisi dans 95 % de ces cas.
Une attente légitime
Mais la multiplication des scandales d’évasion fiscale et de fraude au sortir de la crise financière n’a fait que souligner l’incohérence qui pouvait parfois exister entre la gravité du délit et le régime dérogatoire autorisé par le verrou de Bercy. De ce point de vue, l’affaire Cahuzac a été emblématique. La justice n’avait pu lancer des poursuites contre l’ex-ministre du budget que par un moyen détourné : pour blanchiment de fraude fiscale et non simple fraude fiscale.
La réforme répond à cette attente légitime en obligeant désormais à transmettre les dossiers les plus graves à la justice (au-delà de 100 000 euros, notamment), selon des critères définis par la loi. Par ailleurs, le juge pourra lui-même se saisir, s’il découvre un cas de fraude connexe en enquêtant sur une première affaire. Enfin, c’est désormais le parquet qui examinera l’opportunité des poursuites, mettant ainsi fin à cette situation où l’administration se substituait à lui.
En théorie, la réforme devrait permettre un doublement du nombre de dossiers qui sont adressés à la justice. Certains estiment que les avancées sont trop timides, pointant notamment le fait que le contrevenant pourra toujours plaider coupable et éviter ainsi un procès grâce à un règlement financier à l’amiable.
L’argument est recevable, mais, en même temps, il aurait été inconséquent de basculer dans une juridicisation à tous crins. Permettre au parquet d’engager mécaniquement des poursuites sans plainte préalable de l’administration aurait exposé au risque de saisir le juge pénal d’un nombre excessif de petites affaires, alors que les tribunaux sont déjà surchargés. Le pragmatisme l’a emporté. Le verrou est mort, vive le verrou.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’opérateur de télécoms a réalisé plus de 70 % des déploiements de la fibre en France et comptait, fin juin, 10,3  millions de lignes raccordables.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Orange affiche une forte croissance dans la fibre

L’opérateur de télécoms a réalisé plus de 70 % des déploiements de la fibre en France et comptait, fin juin, 10,3  millions de lignes raccordables.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h33
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Des investissements toujours plus élevés, un affrontement sur les prix particulièrement intense : la guerre dans les télécommunications se durcit depuis le début de l’année. Dans cette équation compliquée, Orange tire son épingle du jeu. L’opérateur historique, qui publiait ses résultats semestriels, jeudi 26 juillet, a progressé en France, avec un chiffre d’affaires en hausse de 1,4 % sur le territoire national, à 8,59 milliards d’euros, poursuivant une tendance amorcée fin 2017.

Dans le mobile, il a conquis 4 % de clients supplémentaires au deuxième trimestre, pour atteindre 19 millions d’abonnés. « Orange est d’abord porté par la qualité de son réseau 4G, puis par ses offres convergentes fixe mobile », commente Stéphane Beyazian, analyste chez Raymond James. Mais c’est surtout la fibre, et ses débits Internet supérieurs à 100 mégabits par seconde, qui lui permet de remonter ses prix. Fin juin, l’opérateur comptait 2,25 millions de clients, soit une croissance de 33 % sur un an. « Si les volumes se font sur le mobile, la valeur se fait sur le fixe. Au bout d’un an (à échéance de l’offre promotionnelle), l’opérateur gagne entre 5 et 8 euros de plus sur les forfaits, en fonction des services », commente le même analyste.
Face à SFR, Bouygues Telecom et Iliad (dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire à titre individuel du Monde), Orange a pris une sacrée longueur d’avance. Il réalise plus de 70 % des déploiements en France et comptait fin juin 10,3 millions de lignes raccordables. SFR totalisait 1,2 million de prises, et Free 324 000, selon les chiffres du régulateur des télécoms, l’Arcep, disponibles fin mars.
Succès dans les grandes villes
Il faut dire que financièrement l’opérateur historique dispose de moyens beaucoup plus importants que ceux de ses concurrents pour investir : en France, il a généré en 2017 un ebitda (équivalent du résultat brut opérationnel) de presque 7 milliards d’euros, contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Critiqué pour la souplesse de son règlement, qui autorise les applications douteuses, le Play Store d’Android se pare de nouvelles mesures.
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Cryptomonnaies, applis pour enfants, armes… Google durcit les règles de son Play Store

Critiqué pour la souplesse de son règlement, qui autorise les applications douteuses, le Play Store d’Android se pare de nouvelles mesures.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 11h17
   





                        



   


Google poursuit le grand ménage commencé il y a quelques mois sur le Play Store d’Android, son système d’exploitation mobile. Après avoir chassé les applications enregistrées sous une fausse identité, la firme de Mountain View s’est attaquée à plusieurs dossiers problématiques, comme l’indique une mise à jour de son règlement.
D’abord, les programmes en apparence destinés aux enfants mais présentant des contenus violents ou sensibles sont désormais prohibés. Une nouvelle règle similaire à celle instaurée sur YouTube, entreprise détenue par Google, en novembre.
Ensuite, les applications de minage de cryptomonnaies, comme le bitcoin, sont elles aussi bannies du catalogue d’Android. Plus précisément, ce sont les dispositifs utilisant certains composants de votre smartphone, la batterie par exemple, qui sont ciblés. Les applications permettant du minage à distance sont encore acceptées.
Les armes bannies du catalogue
Les applications de vente d’armes ou donnant des conseils sur leur fabrication vont également disparaître. Même chose pour les contenus exclusivement destinés à vous faire cliquer sur des liens publicitaires, et ceux pour lesquels le développeur induit volontairement en erreur l’utilisateur, par exemple en faisant croire que son application serait sponsorisée par une célébrité.
Enfin, Google a décidé d’éliminer les clones d’applications, ainsi que celles « créées par un outil automatisé ou un assistant ».
Ce durcissement des règles survient alors que le Play Store est souvent critiqué pour la souplesse de sa réglementation, laissant notamment la porte ouverte à de nombreux logiciels malveillants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’activité avait nettement ralenti à 0,2 % en début d’année. Entre mars et juin, l’accélération espérée ne s’est pas produite avec + 0,2 % au deuxième trimestre.
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Economie française : la croissance manque toujours de ressort

L’activité avait nettement ralenti à 0,2 % en début d’année. Entre mars et juin, l’accélération espérée ne s’est pas produite avec + 0,2 % au deuxième trimestre.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 11h30
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

L’économie française va-t-elle sortir de sa torpeur ? D’après les estimations de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), rendues publiques vendredi 27 juillet, elle peine en tout cas à retrouver un plan de vol. Après une année 2017 achevée sur un rythme élevé (+ 0,7 % aux troisième et quatrième trimestres), l’activité avait nettement ralenti à 0,2 % en début d’année. Entre mars et juin, l’accélération espérée ne s’est pas produite et le produit intérieur brut (PIB) a crû au même rythme (+ 0,2 %) au deuxième trimestre qu’au premier. C’est un dixième de point de moins que ce qui était anticipé par les prévisionnistes. Une mollesse qui risque d’obliger le gouvernement à revoir ses calculs.
Malgré les résultats décevants du premier semestre, il mise en effet toujours sur une croissance de 2 % cette année. Une dynamique censée permettre au déficit public d’avoisiner les 2,3 %. Mais, même si le trou d’air est « désormais derrière nous », comme l’affirmait, peut-être un peu hâtivement, le 18 juillet, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, devant la commission des finances de l’Assemblée, l’horizon est loin d’être dégagé. L’Insee, dans sa dernière note de conjoncture, estimait la progression annuelle de l’activité à 1,7 %. Beaucoup moins que les 2,3 % enregistrés en 2017.

« Environnement international moins porteur »
Cause de cette inflexion : l’anémie de la consommation des ménages. Après avoir augmenté de 0,2 % au premier trimestre, elle bascule même dans le rouge au deuxième, reculant de 0,1 %. Une évolution probablement due à la contraction du pouvoir d’achat. « En janvier, cette dernière était liée à la hausse de la fiscalité, rappelle Stéphane Colliac, d’Euler Hermes. Mais, au deuxième trimestre, elle s’explique davantage par l’inflation, qui a atteint son niveau le plus élevé depuis 2012 du fait de la hausse du prix du pétrole. »

Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Les résultats affichés par les grands groupes du secteur au premier semestre de l’année surpassent les prévisions.
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LVMH, Kering, Hermès… Les profits des géants du luxe s’envolent

Les résultats affichés par les grands groupes du secteur au premier semestre de l’année surpassent les prévisions.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h52
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

L’avenir du secteur du luxe paraît de nouveau radieux. Deux jours après LVMH, qui a vu son résultat net s’envoler de 41 % sur les six premiers mois de l’année, franchissant du même coup la barre des 3 milliards d’euros, Kering a dévoilé, jeudi 26 juillet, des résultats record. Le groupe propriétaire de la marque Gucci a, lui, enregistré un bond de 55 % de son bénéfice net sur la même période, atteignant 1,26 milliard d’euros.
Les deux spécialistes français du luxe bénéficient de vents favorables depuis l’an dernier. Après avoir souffert de mesures anticorruption en Chine et des menaces terroristes qui pesaient sur l’activité touristique en Europe, les marchés du sac à main, des parfums et du prêt-à-porter de luxe ont retrouvé leur tonus d’antan.
« Après une stagnation des ventes au cours de 2016, le marché a connu une croissance plus saine en 2017 », affirmait le cabinet Bain & Company lors de la publication de son étude annuelle, le 7 juin. Depuis le début de 2018, il a « le vent en poupe », jugent désormais ces experts des prévisions de ventes. « L’année 2018 est sur une excellente lancée », ajoute le cabinet, qui mise sur une croissance de 6 % à 8 % à taux de change constant sur l’ensemble de l’année.

A l’évidence, les leaders du secteur dépassent ces prévisions. La croissance du chiffre d’affaires de LVMH s’est établie à 10 % sur les six premiers mois de 2018, à 21,75 milliards d’euros. L’activité de Kering fait mieux encore. Elle a progressé de 34 %, à 6,4 milliards d’euros. Hermès affiche, elle aussi, une santé resplendissante. La maison parisienne de luxe a généré 2,85 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre. Elle enregistre une progression d’activité de 11 % à taux de change constant par rapport à l’exercice précédent.
Regain d’appétit des consommateurs asiatiques
Les groupes français de luxe ont profité du regain d’appétit des consommateurs asiatiques. Dans cette région...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Analyse. Pour le correspondant du « Monde » à Mexico, le temps presse pour le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador, de mettre en application son ambitieux programme réformateur car les Mexicains attendent des changements tangibles.
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AMLO ou la « quatrième transformation du Mexique »

Analyse. Pour le correspondant du « Monde » à Mexico, le temps presse pour le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador, de mettre en application son ambitieux programme réformateur car les Mexicains attendent des changements tangibles.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h30
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            
Analyse. Début juillet, Andres Manuel Lopez Obrador a provoqué un tsunami électoral au Mexique. L’ancien maire de Mexico (2000-2005), que l’on surnomme par ses initiales, « AMLO », a remporté la présidentielle avec 53 % des suffrages. Son Mouvement de régénération nationale (Morena) a aussi décroché une majorité absolue au Congrès. Cette victoire écrasante marque un virage à gauche inédit depuis trois décennies.
Ce sexagénaire à la fibre sociale représente une « gauche nationaliste » qui prône un état interventionniste, redistributeur des richesses
Le président élu ne prendra ses fonctions que le 1er décembre. Mais AMLO a déjà annoncé son ambitieux programme réformateur. Il promet la « quatrième transformation du Mexique », après l’indépendance de 1810, la réforme (instaurant la laïcité) de 1857 à 1861 et la révolution de 1910.
Ce sexagénaire à la fibre sociale représente une « gauche nationaliste » qui prône un Etat interventionniste, redistributeur des richesses. Son projet prévoit de combattre les inégalités criantes provoquées par les politiques néolibérales instaurées depuis trente ans par le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre, au pouvoir) et le Parti action nationale (PAN, droite).
Sa priorité est la lutte contre la corruption qui permettrait de récupérer 500 milliards de pesos (22,8 milliards d’euros) par an. Le tout associé à un programme d’austérité, incluant une réduction drastique des salaires des hauts fonctionnaires, dont le sien, pour collecter entre 200 et 300 milliards de pesos. Ces sommes seraient allouées au développement du marché intérieur, à la hausse de salaire minimum (88 pesos par jour actuellement, soit 4 euros), à des programmes sociaux et à la gratuité de la santé et de l’éducation. Des projets qui assureraient, sans hausse des impôts ni de la dette publique, une croissance de 4 % à 6 %, contre 2 % en moyenne ces six dernières années,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’entreprise emblématique du commerce en ligne a réalisé le plus important résultat net de son histoire, dépassant pour la première fois 2 milliards de dollars.
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Bénéfice record pour Amazon au deuxième trimestre

L’entreprise emblématique du commerce en ligne a réalisé le plus important résultat net de son histoire, dépassant pour la première fois 2 milliards de dollars.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h31
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Pendant des années, Amazon s’est surtout distingué par la croissance effrénée de son chiffre d’affaires. Mais l’entreprise emblématique du commerce en ligne est en train d’entrer dans une nouvelle ère, celle des profits. Au deuxième trimestre, elle a réalisé le plus important bénéfice net de son histoire, dépassant pour la première fois 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros). Une performance saluée par les investisseurs de Wall Street : dans les échanges d’après-Bourse, l’action gagnait, jeudi 26 juin, plus de 3 % pour atteindre son plus haut niveau historique.
Cette progression ne sera cependant pas suffisante pour permettre à Amazon de ravir, dès vendredi, la place de première capitalisation boursière mondiale à Apple. Le groupe de Seattle est valorisé à 861 milliards de dollars, contre 946 milliards pour le concepteur de l’iPhone. Mais de nombreux analystes estiment que le passage de témoin devrait rapidement avoir lieu. Depuis le début de l’année, le titre d’Amazon a grimpé de plus de 50 %, contre seulement 13 % pour celui d’Apple.

        Comprendre comment
         

          Amazon, Apple et Google se maintiennent sur le toit du monde des affaires



Entre avril et juin, la société dirigée par Jeff Bezos, devenu la première fortune mondiale, a dégagé 2,5 milliards de dollars de profits. C’est deux fois plus que le consensus des analystes financiers. Et douze fois plus qu’en 2017 ! Sa marge opérationnelle, qui est passée de 0,8 % à 5,6 %, est au plus haut depuis dix ans. Pour le trimestre en cours, Amazon prévoit une progression similaire, déjouant, là aussi, toutes les prévisions. « La trajectoire de rentabilité semble s’accélérer plus rapidement que prévu », souligne Daniel Ives, analyste chez GBH Insights.
Si les profits ont ravi Wall Street, la progression du chiffre d’affaires a en revanche déçu. Sur la période, les recettes de l’entreprise ont certes augmenté de 39 %, à 52,9 milliards de dollars. Mais les marchés espéraient encore mieux. Surtout, Amazon avait pris l’habitude de battre le consensus dans ce domaine. En outre, ses estimations pour le troisième trimestre sont inférieures aux attentes. « Les investisseurs vont devoir digérer » ces résultats atypiques, prédit ainsi M. Ives.
« Efficacité opérationnelle »
Le bond des profits de l’e-commerçant vient en grande partie d’Amazon Web Services, sa filiale spécialisée dans le cloud computing, l’informatique dématérialisé. Leader de ce marché en forte croissance, elle affiche de confortables marges. A elle seule, elle représente 55 % du bénéfice opérationnel de la société. Malgré la concurrence de Microsoft et de Google, la croissance de son chiffre d’affaires reste élevée : + 49 % sur le trimestre, à 6,1 milliards de dollars.

        Comprendre
         

          comment l’empire Amazon pulvérise la concurrence



Amazon tire également profit de son ouverture à des vendeurs extérieurs, qui peuvent commercialiser leurs produits sur son site en échange d’une commission. L’entreprise leur propose aussi des services payants, leur permettant notamment de garder leurs stocks dans ses entrepôts ou d’avoir accès au programme Prime (livraison gratuite). Cette « place de marché », qui représente désormais plus de la moitié des achats, permet en effet de dégager des marges plus élevées.
Autre facteur positif : l’activité publicitaire. Son chiffre d’affaires a plus que doublé au deuxième trimestre, à 2,2 milliards de dollars. « La publicité commence à avoir un impact sur nos profits », se félicite Brian Olsavsky, le directeur financier d’Amazon. Le responsable met aussi en avant les investissements réalisés en 2017 dans les entrepôts et les centres de données, qui se sont traduits par « une importante efficacité opérationnelle ». En outre, la société a ralenti le rythme des embauches et limité la hausse de ses dépenses.
Fort de ses profits, Amazon va pouvoir continuer à investir pour étendre son empire. L’e-marchand a vocation à devenir l’« everything store », la boutique qui vend tout. L’an passé, il a racheté la chaîne américaine de supermarchés Whole Foods pour conquérir le marché de l’alimentaire. Et en juin, il a mis la main sur PillPack, un site Internet de vente de médicaments aux Etats-Unis.

        Notre reportage dans les entrepôts d’Amazon,
         

          avec les ouvriers de la logistique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le trou d’air se poursuit, avec un chiffre plus faible qu’attendu et qui rend plus difficile l’objectif gouvernemental d’atteindre 2 % cette année.
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La croissance stagne à 0,2 % au 2e trimestre

Le trou d’air se poursuit, avec un chiffre plus faible qu’attendu et qui rend plus difficile l’objectif gouvernemental d’atteindre 2 % cette année.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 08h47
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 09h32
   





                        


Le trou d’air de début d’année s’est poursuivi au deuxième trimestre pour la croissance, avec une hausse de seulement 0,2 % du produit intérieur brut (PIB) d’un trimestre sur l’autre, qui rend plus difficile l’objectif gouvernemental d’atteindre 2 % cette année, a annoncé vendredi 27 juillet l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa première estimation.
Ce chiffre, plus faible qu’attendu, est légèrement inférieur à la dernière prévision publiée le 19 juin par l’organisme public qui tablait alors sur une hausse du PIB à 0,3 % au deuxième trimestre, tout comme la Banque de France. Le deuxième trimestre a confirmé le coup de mou du début d’année, avec une croissance qui n’avait atteint également que 0,2 % au premier trimestre, contre 0,7 % pendant les trois derniers mois de 2017.
Cette décélération sur la première partie de l’année intervient après une année 2017 qui avait connu une croissance robuste de 2,2 % (2,3 % en données corrigées des jours ouvrés), supérieure aux attentes.

        Lire :
         

          Coup de frein sur la croissance française en 2018



1,7 % de croissance prévue par l’Insee
Selon l’Insee, l’« acquis de croissance » – c’est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l’activité stagnait d’ici à la fin de l’année – est d’ores et déjà de 1,3 %. L’organisme public prévoit 1,7 % de croissance pour l’ensemble de l’année, la Banque de France étant légèrement plus optimiste avec 1,8 %, s’attendant à une accélération marquée sur la deuxième partie de l’année.
La consommation a fléchi au cours du premier trimestre, pénalisée par la hausse du prix du pétrole qui rogne le pouvoir d’achat des ménages, leurs dépenses ayant fléchi de 0,1 %, contre une hausse de 0,2 % au premier trimestre. Le commerce extérieur a également eu un impact négatif de 0,3 point sur le PIB, avec une accélération des importations de 1,7 % au deuxième trimestre, contre un recul de 0,3 % au premier, qui n’a été que partiellement compensé par un rebond des exportations de 0,6 % après avoir cédé 0,4 % en début d’année. En revanche, les investissements des entreprises ont accéléré avec une hausse de 1,1 % contre 0,1 % sur les trois premiers mois de l’année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le président Nicolas Maduro a annoncé, mercredi, vouloir supprimer cinq zéros au bolivar, la monnaie nationale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/07/2018
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Un café à 2 millions de bolivars... le Venezuela sombre dans l’hyperinflation

Le président Nicolas Maduro a annoncé, mercredi, vouloir supprimer cinq zéros au bolivar, la monnaie nationale.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 09h06
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Un simple café au lait servi dans une boulangerie de Caracas, la capitale du Venezuela, se payait, jeudi 26 juillet, 2 millions de bolivars. Fin avril, la note s’élevait à « seulement » 190 000 bolivars.
S’il est hasardeux de convertir ces montants en euros ou en dollars dans un pays qui jongle entre trois taux de change différents, l’explosion de l’addition nous renseigne mieux sur l’envolée des prix. Celle-ci équivaut à un taux annuel d’inflation de… 1 227 638 %, selon ce Café con leche Index, inventé en 2016 par l’agence financière Bloomberg pour traquer la valse des étiquettes.
Artisanal, l’indice recoupe à peu près les estimations du Fonds monétaire international (FMI). Lundi, l’institution prédisait une inflation de 1 000 000 % en 2018 au Venezuela, symptôme le plus spectaculaire de la grave crise dans laquelle le pays s’enfonce chaque jour davantage. La situation y est désormais comparable aux épisodes d’hyperinflation vécus par l’Allemagne après la première guerre mondiale, ou par le Zimbabwe à la fin des années 2000, écrit dans un post de blog Alejandro Werner, le directeur du FMI pour l’Amérique latine.
Face à ce dérapage incontrôlable, le président vénézuélien Nicolas Maduro a proposé, mercredi, une solution aux airs de formule magique : la suppression de cinq zéros au bolivar. Le plan avait déjà été annoncé en mars. Il portait alors sur trois zéros, mais n’a jamais été appliqué depuis. Cette fois, la nouvelle monnaie, baptisée le « bolivar souverain », est censée entrer en circulation à compter du 20 août.
Un fléau ancien
La recette de M. Maduro a, dans le passé, été testée par son prédécesseur, Hugo Chavez. En 2008, celui-ci avait ôté trois zéros à la monnaie. Il s’agissait alors déjà de combattre une hausse de prix forçant à sortir chaque mois toujours plus de bolivars pour l’achat d’un même bien. De fait, l’inflation est un fléau ancien au Venezuela. Mais elle s’est dramatiquement accélérée depuis 2017, avec...




                        

                        


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Le Conseil constitutionnel valide la loi controversée sur le secret des affaires

De nombreux députés, sénateurs, journalistes et associations avaient dénoncé un « outil de censure inédit » dans l’application de la directive européenne.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 22h17
   





                        


La loi sur le secret des affaires, qui transpose dans le droit français une directive européenne sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales, a été validée jeudi 26 juillet par le Conseil constitutionnel.
Les Sages étaient saisis par plus de 120 députés et sénateurs de gauche (Parti socialiste, Parti communiste français, La France insoumise), auxquels s’étaient joints une cinquantaine d’associations, de syndicats et de sociétés de journalistes.

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                Des lanceurs d’alerte, associations et journalistes interpellent Macron sur la loi sur le secret des affaires



Les requérants dénonçaient « une atteinte grave, excessive et injustifiée à la liberté d’expression et de communication ». Ils contestaient, entre autres, « une définition trop étendue du secret des affaires, notamment au regard de la protection des salariés ».
Après plusieurs semaines de vifs débats animés par la gauche, les médias et des associations, le Parlement avait définitivement adopté le 21 juin la proposition de loi La République en marche transposant une directive européenne par 248 voix pour et 95 contre, toutes de gauche.
« Un outil de censure inédit »
La loi a pour objectif de « protéger les entreprises contre le pillage d’innovations, lutter contre la concurrence déloyale », avait expliqué à l’Assemblée la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Les opposants doutent de leur côté que le texte soit utile aux petites et moyennes entreprises et craignent surtout qu’il ne soit détourné de son objet pour museler les journalistes et les lanceurs d’alerte.

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          Le texte adopté par le Parlement menace-t-il la liberté d’informer ?



Plus d’une centaine de rédactions, d’associations, de journalistes et de sociétés de journalistes avaient appelé Emmanuel Macron à modifier « un outil de censure inédit ».
Dans sa décision, le Conseil constitutionnel rappelle en préambule sa capacité limitée pour exercer son contrôle sur ce type de texte, l’article 88-1 de la Constitution posant la transposition des directives européennes dans le droit français comme « une exigence ».
Les Sages peuvent cependant vérifier que la directive n’entre pas en contradiction avec « une règle ou un principe inhérent à l’identité constitutionnelle de la France ».
« Droit d’alerte »
Le Conseil a donc estimé qu’il ne lui appartenait pas de se prononcer sur le grief suivant lequel la directive transposée dans la loi méconnaîtrait la liberté d’expression et de communication. Une liberté protégée tant par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne que par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

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                « La loi sur le “secret des affaires” suscite une inquiétude importante et légitime »



Toutefois, après avoir souligné que la directive confère aux Etats membres une marge d’appréciation, les Sages ont passé en revue les principales critiques portées sur le texte, notamment celles sur la liberté d’expression et de communication, pour mieux les écarter.
Ils ont notamment fait valoir à ce sujet l’existence d’une « exception à la protection du secret des affaires bénéficiant aux personnes physiques exerçant le droit d’alerte », mais aussi « à toute personne révélant, dans le but de protéger l’intérêt général et de bonne foi, une activité illégale, une faute ou un comportement répréhensible ».



                            


                        

                        


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Facebook s’effondre à l’ouverture de la Bourse à New York

Après avoir chuté à la clôture de Wall Street, mercredi soir, le titre du réseau social a perdu plus de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière, jeudi.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 20h20
   





                        



   


Touché de plein fouet par des résultats et prévisions décevants, le titre du réseau social Facebook a plongé à l’ouverture de la Bourse de New York, jeudi 26 juillet, et emportait dans son sillage plus de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Après avoir perdu jusqu’à 19,6 % en tout début de séance, le titre de l’entreprise dévissait vers 13 h 50 (heure de Paris) de 18,34 % à 177,61 dollars. A ce niveau, cela correspond à une perte de 115 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Forte d’une envolée de 23,3 % depuis le début de l’année, l’action Facebook avait pourtant grimpé mercredi à un niveau inédit, atteignant 217,50 dollars. Mais le groupe, englué depuis plusieurs mois dans les polémiques, a pris les investisseurs et analystes financiers de court mercredi soir en annonçant ses résultats du deuxième trimestre.
Même si le nombre d’utilisateurs mensuels actifs de Facebook s’affichait au 30 juin en hausse de 11 % sur un an à 2,23 milliards, et que son chiffre d’affaires sur la période a progressé de 42 % à 13,2 milliards, les observateurs s’attendaient à mieux.

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                Le ralentissement de Facebook sévèrement sanctionné par les marchés






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Malgré une faible augmentation au dernier trimestre, la tendance est plutôt à une baisse (modeste) du chômage depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.
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Le chômage diminue légèrement depuis le début de la présidence d’Emmanuel Macron

EN UN GRAPHIQUE – Malgré une faible augmentation au dernier trimestre, la tendance est plutôt à une baisse (modeste) du chômage depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 15h17
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Le dernier bilan de Pôle emploi, publié le 25 juillet, n’est guère réjouissant pour le gouvernement : au deuxième trimestre 2018, le nombre de chômeurs a légèrement augmenté, après avoir connu une baisse substantielle en début d’année.
Entre mars et juin, il a crû de 0,2 % (+ 6 700 personnes, en comptant la France métropolitaine et les DOM-COM, hors Mayotte), et de 0,1 % (+ 4 600, pour la seule France métropolitaine), selon l’indicateur le plus souvent utilisé, qui compte les demandeurs d’emploi sans aucune activité et tenus de chercher un emploi (catégorie A).
Mais, au-delà de ces chiffres conjoncturels, la tendance est plutôt à la baisse du chômage depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, même si celle-ci reste modeste.
Le chômage est en recul de 1,1 % si l’on considère uniquement la catégorie A, mais de seulement 0,4 % en intégrant l’ensemble des chômeurs, y compris ceux qui travaillent partiellement.


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Une baisse de 1,1 % du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A depuis un an
Nombre de personnes inscrites à Pôle emploi par trimestre en France (sauf Mayotte), corrigé des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Source : Pôle emploi



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Il existe une autre façon de mesurer le chômage, en le rapportant à la population active, c’est-à-dire à l’ensemble des personnes disponibles pour travailler. Ce comptage de l’Insee, qui suit les recommandations du Bureau international du travail (BIT), est reconnu internationalement, contrairement à celui de Pôle emploi.
Dans ce cas, il apparaît également que le taux de chômage a légèrement baissé depuis l’arrivée au pouvoir de M. Macron, passant de 9,4 % à 9,2 % (pour la métropole et les DOM-COM, hors Mayotte) — ou de 9,1 % à 8,9 % pour la seule métropole.
Ce chiffre reste encore loin de l’objectif de 7 % que s’est fixé le président pour la fin de son mandat, en 2022.


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Un taux de chômage en dents de scie depuis un an
Taux de chômage trimestriel en France au sens du BIT, corrigé des variations saisonnières. Les données du premier trimestre 2018 sont provisoires.

Source : Insee



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Ryanair : une forte mobilisation pour une grève sans précédent

Les salariés de la firme irlandaise se battent pour de meilleures conditions salariales et pour l’application du droit du travail du pays où ils sont employés.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 14h33
   





                        


Les syndicats du personnel de cabine de Ryanair se sont félicités jeudi 26 juillet du succès de leur grève dans quatre pays européens, d’une ampleur sans précédent pour la compagnie aérienne, et poursuivaient le mouvement en dépit de menaces de suppression d’emplois.
Le personnel de cabine employé par la compagnie à bas coût en Belgique, en Espagne et au Portugal mène une grève de deux jours, mercredi et jeudi, pour réclamer que lui soit appliqué le droit du travail national, et non celui de l’Irlande. En Italie, le débrayage s’est limité à mercredi mais il a eu un impact plus important qu’attendu.

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Au Portugal, dix-sept vols avaient déjà été annulés jeudi 9 heures du matin, selon Luciana Passo, présidente du Syndicat national du personnel de vol de l’aviation civile (SNPVAC). « Il y a une très forte adhésion à cette grève, s’est-elle félicitée. Rien qu’à Lisbonne, le taux d’adhésion mercredi a été de près de 80 %. Pour aujourd’hui, nous prévoyons une mobilisation similaire voire plus importante, d’après les données dont nous disposons. »
Une douzaine de liaisons avec l’Italie annulées
En Italie, le syndicat Uiltrasporti s’est vanté d’un « résultat extraordinaire » du mouvement, en demandant à Ryanair « de dialoguer pour éviter de nouvelles grèves ». « La très forte participation du personnel navigant basé en Italie a démontré le poids réel de notre syndicat parmi les travailleurs », affirme Uiltrasporti dans un communiqué diffusé mercredi soir.
La compagnie avait tenté de limiter l’impact de la grève en annulant préventivement six cents vols et en transférant les passagers des vols annulés sur d’autres vols ou en leur proposant un remboursement. Mais elle n’avait pas annoncé les mesures prises pour l’Italie.

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En Espagne, où les autorités avaient exigé de Ryanair qu’elle assure un service minimal, l’activité de la compagnie a été peu affectée mercredi, et la journée s’est déroulée sans incident notable, a annoncé le ministère des transports. Mais une douzaine de liaisons avec l’Italie ont été annulées, en « raison du fort suivi de la grève » dans ce pays, a ajouté le ministère.
Trois cents emplois en jeu
En Belgique, où Ryanair emploie quelque sept cents personnes, dix des onze vols prévus jeudi au départ de Bruxelles ont été annulés, selon la porte-parole de Brussels Airport, Nathalie Pierard. A l’aéroport de Charleroi, principale plate-forme belge du transporteur, 60 % des vols prévus ne sont pas partis, a annoncé Yves Lambot, secrétaire permanent de la Centrale nationale des employés.
Les syndicats ont défié les avertissements de Ryanair, qui avait annoncé mardi, en présentant des résultats trimestriels en baisse, que la poursuite des grèves l’obligerait à supprimer des vols et des emplois. Le lendemain, la compagnie mettait ses menaces à exécution en supprimant des vols au départ de Dublin pour l’hiver 2018, après une grève des pilotes basés en Irlande, prévenant que jusqu’à trois cents emplois, cent de pilotes et deux cents de personnel de cabine, étaient en jeu.

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Les grèves se multiplient au sein du personnel de Ryanair, alors qu’elles avaient été quasi inexistantes depuis la création de la compagnie, au milieu des années 1980. Ryanair a longtemps refusé de reconnaître les syndicats, mais elle a pris un virage à 180 degrés en fin d’année dernière en engageant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays. La compagnie à bas coût est parvenue à signer des accords avec des syndicats, mais les discussions restent difficiles dans plusieurs pays.



                            


                        

                        

