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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Selon la « police des polices », Laurent Simonin, chef d’état-major adjoint de la direction de l’ordre public et de la circulation, a « donné rendez-vous » à M. Benalla le 1er mai « sans solliciter d’autres garanties ».
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Affaire Benalla : le rapport de l’IGPN souligne la responsabilité d’un haut gradé

Selon la « police des polices », Laurent Simonin, chef d’état-major adjoint de la direction de l’ordre public et de la circulation, a « donné rendez-vous » à M. Benalla le 1er mai « sans solliciter d’autres garanties ».



Le Monde
 |    27.07.2018 à 18h02
   





                        



   


Le rapport de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), commandé par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à la suite de la révélation d’une vidéo montrant l’ex-conseiller de l’Elysée Alexandre Benalla frappant des manifestants le 1er mai à Paris, livre ses premiers enseignements, vendredi 26 juillet. Selon ce rapport, l’un des hauts gradés de la préfecture de police n’avait « pas évoqué » avec sa hiérarchie la présence de M. Benalla comme observateur aux côtés des policiers le 1er mai.
« Il apparaît certain » que le chef d’état-major adjoint de la direction de l’ordre public et de la circulation, Laurent Simonin, « n’a pas évoqué avec son directeur la présence de M. Benalla sur le dispositif », estime l’IGPN.

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Benalla proche des policiers
« Sans solliciter d’autres garanties, convaincu de la véracité des dires de son interlocuteur [M. Benalla] et sans évoquer plus avant sa présence en tant qu’observateur sur le service d’ordre avec ses supérieurs hiérarchiques », M. Simonin « lui a donné rendez-vous le 1er mai, en début d’après-midi, à la préfecture de police », a relevé le rapport de la « police des polices », qui évoque la proximité entre M.  Benalla et des policiers chargés de l’ordre public dans la capitale.
Laurent Simonin et deux autres hauts gradés de la préfecture de police de Paris ont été mis en examen, soupçonnés d’avoir transmis à M. Benalla des images de vidéosurveillance de l’incident du 1er mai.

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L’IGPN met également en avant « le positionnement hiérarchique insuffisant du fonctionnaire référent », en l’occurrence le major Philippe Mizerski, le policier chargé d’encadrer M. Benalla ce jour-là. Dans plusieurs vidéos, celui-ci semble embarrassé par l’attitude d’Alexandre Benalla qui, en tant que collaborateur de l’Elysée, était considéré comme un « personnage de première importance » lors de la manifestation. 

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Enfin, l’IGPN recommande de fixer des règles pour l’accueil d’observateurs, estimant que les événements survenus le 1er mai « illustre[nt] la nécessité de formaliser dans une note cadre les grands principes qui doivent présider à l’accueil d’observateurs ». L’IGPN propose ainsi d’élaborer une « convention-type adaptable » et une « charte générale de l’observateur », deux propositions auxquelles Gérard Collomb, s’est dit favorable ; le ministère de l’intérieur a également fait savoir que les futurs observateurs immergés dans les services de police et de gendarmerie devront porter un « signe distinctif ».
Le 1er mai, M. Benalla portait notamment un brassard « police ». Outre les enquêtes judiciaire et administrative, deux enquêtes parlementaires ont été ouvertes pour faire la lumière sur l’affaire Benalla.


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.En quelques jours, l’affaire est devenue une affaire d’Etat.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés ?A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement.Dans cette affaire, la question des images de vidéosurveillance est centrale alors que trois policiers ont été sanctionnés pour les avoir transmises à M. Benalla et que l’Elysée est accusée de les avoir instrumentalisées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ En plein chassé-croisé estival, l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux a totalement interrompu le trafic pendant plusieurs heures vendredi.
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Trafic très fortement perturbé à la gare Montparnasse

En plein chassé-croisé estival, l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux a totalement interrompu le trafic pendant plusieurs heures vendredi.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 12h58
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h10
   





                        



Le trafic a été totalement interrompu pendant plusieurs heures, au départ et à l’arrivée de la gare Montparnasse, à Paris, vendredi 27 juillet en fin de matinée. Un incident qui survient en pleines vacances d’été et à la veille d’un week-end de chassé-croisé, et causé par l’incendie d’un poste électrique à Issy-les-Moulineaux. La SNCF a annoncé de très fortes perturbations jusqu’en fin de journée.
Selon des pompiers cités par Franceinfo, l’incendie, qui s’était déclaré vers 11 h 30, a été maîtrisé entre 13 heures et 13 h 30 par une cinquantaine de pompiers et une vingtaine de véhicules déployés. Deux mille cinq cents personnes ont été évacuées par précaution du quartier, qui est plutôt un quartier d’affaires.
« Des coupures liées à l’incendie sont en cours à la gare Montparnasse, à Vanves et Issy-les-Moulineaux », avait plus tôt précisé le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE. Selon la préfecture des Hauts-de-Seine, 16 000 foyers sont privés d’électricité dans le département, vendredi après-midi, notamment à Châtillon, Clamart, Vanves, Malakoff et Issy-les-Moulineaux.

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« Les personnes qui peuvent reporter leur voyage, faites-le », leur a enjoint Alain Krakovitch, directeur de SNCF Transilien, lors d’une conférence de presse en début d’après-midi. « Il y aura des trains annulés », a-t-il ajouté, expliquant que « la gare d’Austerlitz pourra accueillir et faire partir des TGV » censés initialement passer par la gare Montparnasse.

@rte_france Les TGV en provenance et à destination du Sud-Ouest seront reçus à Paris Austerlitz et les TGV Bretagne… https://t.co/K03CuJWAKN— SNCF (@SNCF)


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La SNCF a confirmé le départ et l’arrivée des TGV du sud-ouest de la France à Austerlitz, dans un communiqué vendredi après-midi. « Des navettes sont mises à disposition des voyageurs afin de renforcer la desserte de cette gare », explique la SNCF.
« Ils auraient dû nous prévenir »
Des Intercités partaient, vendredi midi, du hall 3 de la gare Montparnasse, situé à Vaugirard. La SNCF avait plus tôt mis en place un plan d’alimentation électrique alternative de la gare, permettant de faire partir ou arriver une partie des trains en milieu d’après-midi.
« C’est juste incroyable, on ne sait absolument pas ce qu’il se passe », s’agace sur place Pascaline, agitant un éventail pour se prémunir de la chaleur écrasante et tenter de se calmer. Son train de 15 h 22 en direction de La Rochelle n’est toujours pas indiqué et elle commence à contacter des amis pour pouvoir rester encore une nuit à Paris.
Les agents de la SNCF essaient tant bien que mal de faire en sorte que les voyageurs gardent leur calme. Pour les aider, ils distribuent des bouteilles d’eau fraîches, qui se réchauffent vite. Malheureusement pour les agents, la voix saturée des haut-parleurs et le bruit des travaux réalisés au sein de la gare n’incitent pas au calme, selon le journaliste du Monde sur place, Hugo Wintrebert.

   


Nadine devrait déjà être arrivée à Nantes. Elle a bien vu en fin de matinée sur internet qu’aucun train ne partait de la gare Montparnasse mais est quand même venue. « La SNCF a nos coordonnées, ils auraient dû nous prévenir », fait-elle remarquer, sans s’agiter. « Il fait trop chaud pour s’énerver. » Cette Toulousaine n’en veut pas à la SNCF, qui n’est pas responsable de l’incendie.
Regard dans le vide, découragée, Catherine commence à se rendre compte qu’elle n’arrivera pas au Mans aujourd’hui. Elle s’agace du manque de fiabilité de la SNCF. « C’est agaçant, ça commence à faire beaucoup. J’ai déjà été victime de la grève cette année. Et l’année dernière déjà à cette époque, il y avait eu des problèmes », vitupère-t-elle. « Je plains les parents avec des jeunes enfants. »
Fumée noire
D’impressionnantes volutes de fumée noire étaient visibles dès vendredi midi, depuis un poste situé non loin des voies ferrées, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

Ça brule en bas de la tour @AccorHotels_FR dans les installations EDF https://t.co/dgjHUjaUsq— Tomiiks (@Tomiiks)


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En deux ans, la gare Montparnasse avait déjà connu trois incidents majeurs : deux pannes d’aiguillage en mai 2016, ayant touché des dizaines de trains durant un week-end ; une panne de signalisation retentissante sur un poste d’aiguillage, qui entraîna des perturbations pendant trois jours en plein chassé-croisé estival en 2017 (entre juillet et août) et une panne informatique en décembre 2017.

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          SNCF : fréquentation record et pannes en série en 2017




Lourdes pertes à la SNCF au premier semestre en raison des grèves
La SNCF a subi une perte nette de 762 millions d’euros au premier semestre, a-t-elle annoncé vendredi 27 juillet. Le chiffre d’affaires semestriel est en baisse de 3,3 % à 16,1 milliards d’euros, mais « sans les jours de grève, l’activité serait en croissance d’environ 4 % », a précisé le groupe ferroviaire dans un communiqué en référence au mouvement social contre la réforme féroviaire au printemps.
« Les chiffres annoncés étaient prévisibles », a estimé la ministre des transports Elisabeth Borne en marge d’une visite à Calais. « Nous savions que le conflit allait être pénalisant pour l’entreprise mais aussi (pour) notre clientèle et les voyageurs. »
« La SNCF doit reprendre la voie du développement et repartir sur de bonnes bases dans la sérénité », a-t-elle ajouté.
L’impact négatif de la grève est estimé par le groupe à 790 millions d’euros. Il avait été révélé la semaine dernière. Le coût de la grève a pu être « en partie compensé par les gains de productivité » évalués par la SNCF à 330 millions d’euros. Au premier semestre 2017, la SNCF avait affiché un bénéfice net de 119 millions d’euros. « L’année [avait] commencé de manière très dynamique », selon la SNCF. En particulier, le trafic TGV a augmenté de 9,6 % au premier trimestre.
La réforme ferroviaire a par ailleurs eu un impact comptable sur les résultats des différentes branches du groupe SNCF, ce qui l’a conduit à revoir ses perspectives financières pour la période 2018-2028. SNCF Mobilités, qui regroupe les activités de transport de voyageurs et de logistique du groupe, affiche ainsi un bénéfice net de 3,2 milliards d’euros





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le Slovène en profite pour prendre la troisième place à Chris Froome. Geraint Thomas est presque assuré de remporter le Tour avant même le contre-la-montre de samedi.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.
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A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses

Le président français a animé vendredi sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 18h07
    |

            Jean-Baptiste Chastand (Lisbonne, Envoyé spécial)








                        



   


Pas une question sur l’affaire Benalla. C’est devant une salle remplie seulement aux deux tiers et composée d’un public poli qu’Emmanuel Macron a déroulé, vendredi 27 juillet à Lisbonne, son ambition pour le futur de l’Union européenne. Le président français, au côté du premier ministre socialiste portugais Antonio Costa, a pris plaisir à revenir à ses fondamentaux pro-européens en animant sa première « consultation citoyenne sur l’Europe » en dehors de la France.
Lancée lors de son discours à la Sorbonne, en septembre 2017, l’idée d’organiser des débats dans toute l’Europe est censée être appliquée par chaque capitale européenne d’ici octobre. Seule la Hongrie a refusé, les autres pays jouant le jeu avec plus ou moins d’entrain.
Les Portugais, profondément francophiles et pro-européens, avaient bien fait les choses. M. Macron n’a jamais été mis en difficulté, de quoi changer après dix jours de polémiques en France sur les violences reprochées à son chef de cabinet adjoint. L’auditorium de la Fondation Gulbenkian était surtout rempli d’un public composé d’expatriés français et de Portugais souvent bien apprêtés.
« Il y a beaucoup de monde des ministères et pas beaucoup de citoyens lambda », témoignait une haute fonctionnaire portugaise travaillant sur les affaires européennes et venue assister à l’événement. En pleines vacances scolaires, un midi de jour de semaine, pouvait-il en être autrement ?
« L’Europe sensuelle »
Sur l’immigration, les institutions européennes ou le couple franco-allemand, aucune question n’a jamais vraiment surpris les deux responsables politiques, qui ont fustigé devant un public conquis la montée des « extrêmes » et des « nationalistes » en Europe centrale.

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« L’Europe doit être un objet plus chaud, plus sensible, plus sensuel, au sens premier du terme, a notamment plaidé le président français. On a créé une Europe un peu bureaucratique. On ne peut pas simplement dire que l’Europe ce sont des règles, des objets froids qui s’imposent depuis un extérieur lointain. »
Antonio Costa, lui, a longuement plaidé pour un budget de la zone euro, alors que le Portugal se remet à peine de la crise financière de 2008 qui l’a conduit sous la tutelle de la « troika » (Commission, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international). « Il faut un budget de la zone euro qui permette d’investir », a-t-il expliqué, obtenant l’assentiment du Français. « Je n’ai rien à redire, je partage tout », a appuyé M. Macron, qui a arraché un accord de principe sur le sujet en Allemagne, mais sans qu’aucun montant d’un tel budget soit jusqu’ici avancé.
Si le président français a surtout paraphrasé son discours de la Sorbonne, il s’est fait un peu plus précis sur sa vision de l’Europe « à dix ou quinze ans ». Il a notamment évoqué une Europe en trois « cercles ». Le plus large consisterait en une « union de valeurs, de principes démocratiques et de libertés économiques », « quelque chose entre l’Union européenne et le Conseil de l’Europe actuels ».
Cet ensemble serait « moins intégré, mais très exigeant sur les valeurs », a promis M. Macron en assurant que la Russie et la Turquie auraient vocation à en faire partie « soit en son sein, soit avec des accords d’association étroits ». Ce qui suppose que ces deux pays adoptent des standards démocratiques européens dont ils sont pour l’instant très éloignés.
« Le cœur du réacteur »
Le second cercle, plus resserré, consisterait en un « marché unique fort », « quelque part entre l’UE et la zone euro actuelles ». Celui-ci pourrait notamment s’occuper de sujets « militaires, commerciaux ou numériques » et garantirait « une vraie liberté de circulation en son sein ».
Le troisième cercle, dont on aura compris que la France a vocation à faire partie, serait « le cœur du réacteur », « avec un marché du travail beaucoup plus intégré », une « convergence sociale » voire une assurance chômage commune. Le « cœur d’une Europe des peuples plus intégrée, qui est allée au bout de la logique de la zone euro », a résumé M. Macron. Sans être aussi précis, Antonio Costa n’a pas caché son avis favorable à une Europe à plusieurs vitesses qui aurait vocation à contourner les pays plus eurosceptiques.
Largement applaudis par le public europhile de la fondation Gulbenkian, les deux responsables doivent encore toutefois prouver qu’ils sont capables de convaincre le commun des Européens.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le numéro deux du gouvernement britannique défend le principe d’une « super-association » avec l’Union européenne.
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édition abonné


David Lidington : « L’échec des négociations sur le Brexit n’est dans l’intérêt de personne »

Le numéro deux du gouvernement britannique défend le principe d’une « super-association » avec l’Union européenne.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h02
    |

            Philippe Ricard








                        



                                


                            

David Lidington est numéro deux du gouvernement de Theresa May, en charge de la coordination des différents ministères. Cet ancien ministre des affaires européennes a fait campagne en juin 2016 pour le maintien dans l’Union européenne et plaide depuis le référendum pour une sortie en douceur. Après la démission du ministre des affaires étrangères Boris Johnson, chef de file des « hard brexiters », il avertit les Européens qu’il est grand temps de relancer les tractations, afin d’éviter un divorce brutal en mars 2019.
Craignez-vous un échec des négociations du Brexit ?
Ce n’est dans l’intérêt de personne. Nous faisons évidemment des plans d’urgence pour nous préparer à toutes les options. En cas d’échec des négociations, le Royaume-Uni ne serait pas le seul touché. A court terme, cela créerait une série de perturbations économiques sur les deux rives de la Manche, pas seulement à Douvres, mais aussi à Calais. L’Irlande connaîtrait aussi de sérieuses difficultés. En outre, un non-accord mènerait à une longue période d’acrimonie et de rancune entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept, qui rendrait difficile toute relance en profondeur de notre coopération.
N’avez-vous pas le sentiment que les « hard brexiters » souhaitent un tel échec ?
Le nombre de gens qui cherchent activement un clash l’année prochaine est très réduit. La plupart des responsables politiques britanniques savent qu’il s’agit d’un équilibre à trouver entre souveraineté et accès commercial. Les démocraties européennes font face à d’énormes défis stratégiques. Nos modèles économiques sont ébranlés par l’économie numérique. On doit se demander qui se réjouirait d’un éventuel échec. Ce serait M. Poutine. On voit bien que la Russie est plus agressive…
M. Trump pourrait se réjouir aussi, lui qui vient de soutenir les partisans d’une rupture brutale avec l’UE…
Un de nos objectifs est de convaincre les Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Fnac Darty condamné à 20 millions d’euros d’amende

Trois magasins n’avaient pas été cédés dans les délais impartis par l’Autorité de la concurrence.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h59
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h19
   





                        


L’Autorité de la concurrence a annoncé vendredi 27 juillet qu’elle infligeait à Fnac Darty une amende de 20 millions d’euros pour ne pas avoir vendu dans le temps imparti trois des six magasins que le groupe était tenu de céder pour voir validé le rapprochement des deux enseignes.
Elle a ordonné par ailleurs à Fnac Darty de céder deux autres établissements, les magasins Darty Montmartre et Darty Passy, « en substitution » de ceux qui n’ont pas été vendus à « un repreneur agréé » avant le 1er août 2017, date fixée par l’Autorité lors de son examen de l’opération, en 2016, précise un communiqué.

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« Dans un environnement très concurrentiel pour le commerce physique, le groupe a fait ses meilleurs efforts pour exécuter les décisions demandées par l’Autorité », dit un communiqué du groupe, réagissant à la décision de la haute autorité de la concurrence. Fnac Darty a par ailleurs dit examiner « toutes les voies de recours à sa disposition pour contester le montant disproportionné de la sanction ». 
C’est la première fois que l’Autorité de la concurrence sanctionne une entreprise pour non-respect des engagements structurels conditionnant une opération de concentration. « Lorsqu’une entreprise prend des engagements devant l’Autorité de la concurrence, [...] elle doit comprendre qu’elle a une obligation de résultat. » Le non-respect des engagements « a empêché les consommateurs de bénéficier rapidement d’une nouvelle offre de produits électroniques à Paris », a argué la présidente de l’Autorité, Isabelle de Silva.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Delon en six films cultes (5/6). En 1970, un cinéaste au sommet de son art retrouve la star. Peu de mots entre eux tant la relation est fusionnelle.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.
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Incendies en Grèce : Alexis Tsipras assume « la responsabilité politique de la tragédie »

Le premier ministre a tenté, vendredi, de faire retomber la polémique autour de la prise en charge du sinistre par les autorités. Le bilan s’est alourdi à 87 morts.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h51
   





                        



   


La polémique enflait vendredi 27 juillet en Grèce après les incendies qui ont ravagé lundi la région d’Athènes, dont le bilan s’est alourdi à 87 morts. Le gouvernement a tenté en effet de se dédouaner en désignant une piste criminelle et mettant en cause des décennies d’urbanisme anarchique.
Invisible depuis trois jours, le premier ministre, Alexis Tsipras, a finalement convoqué un conseil des ministres en fin d’après-midi, vendredi. A sa sortie, il a notamment déclaré assumer « la responsabilité politique de la tragédie ». « Je crois que cela va de soi pour le premier ministre et le gouvernement du pays », a-t-il ajouté, dans une intervention retransmise à la télévision.
« Nous n’allons pas essayer d’échapper à nos responsabilités », a-t-il souligné. Il a expliqué que « les tragédies servaient souvent à faire apparaître les problèmes absents en temps normal du discours public ».
Rappelant que beaucoup de localités en Grèce « avaient été construites illégalement sur des cours d’eau ou sur des côtes », il a souligné qu’« aujourd’hui nous prenons conscience d’une manière douloureuse que nous gouvernons un pays dominé par des irrégularités ».
Jeudi soir, le gouvernement avait tenté une première explication officielle, indiquant avoir saisi la justice d’un « élément sérieux » pouvant indiquer une origine criminelle du sinistre.
Bilan provisoire de 87 morts
Dans des déclarations aux médias, le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis, a révisé à la hausse, à 86 morts, le nombre des victimes, contre 82 officiellement recensés jusque-là. Un blessé grave est, en outre, mort à l’hôpital.

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                Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification



Sur le terrain à Mati, la localité la plus touchée par les feux, où 49 % des maisons ont été déclarées inhabitables, les sauveteurs qui continuent de ratisser les décombres au milieu des pins calcinés n’excluaient pas de nouvelles découvertes macabres. « C’est un travail de longue haleine, il faut attendre que les cendres retombent et parfois repasser quatre, cinq fois au même endroit avant de trouver quelque chose », relevait la secouriste Stavroula Stergiadou.
L’identification des victimes doit aussi durer encore quelques jours, « de 75 à 80 % des corps étant carbonisés », a indiqué Grigoris Léon, président de la société grecque de médecine légale.
Reconstruire autrement
Avant la prise de parole d’Alexis Tsipras, vendredi après-midi, le gouvernement a tenté de reprendre la main alors que les critiques montent sur la gestion de cette crise, l’opposition sortant de sa réserve, à l’issue de trois jours de deuil national.
Se succédant sur les lieux, les responsables gouvernementaux ont mis en cause les décennies de violation des règles de construction et d’aménagement, ayant conduit à la construction dans la zone de quelque 4 000 maisons mal desservies au milieu des pins.
« Toute la zone doit être redessinée (...) il faut ouvrir des routes, rouvrir l’accès à la mer », a plaidé le ministre de l’intérieur, Panos Skourletis, relevant que les autorités devront « entrer en conflit avec des intérêts organisés ». « Toute la Grèce est construite sur ce modèle », a-t-il insisté. Ces mea culpa sont récurrents dans le pays après chaque catastrophe, sans jusque-là de réel coup d’arrêt mis à l’indiscipline citoyenne et à la complaisance officielle dont elle bénéficie.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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La progression foudroyante du feu, qui a ravagé la zone en « à peine une heure et demie », a privé les autorités de toute marge pour agir à temps et évacuer les habitants, avait aussi fait valoir le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.
« Gouvernement dangereux »
Le principal parti d’opposition, la Nouvelle Démocratie (droite), a dénoncé une « comédie de rejet de toute responsabilité », jugeant que beaucoup de questions restaient sans réponse, notamment sur le nombre de pompiers engagés et l’absence d’un « ordre immédiat d’évacuation ».
« Ce gouvernement est dangereux et doit partir », a réagi une des dirigeantes de l’opposition centriste, Fofi Gennimatas. Un autre, Stavros Théodorakis, s’est indigné que pas un seul responsable n’ait démissionné.
Beaucoup de victimes sont mortes en tentant de rallier la mer, à l’accès parfois barré par des falaises, par des rues « larges d’à peine 3 ou 4 mètres », a précisé le maire. « Nous sommes tous responsables, gouvernement, services et citoyens », a-t-il ajouté, précisant que sa propre maison familiale, qui a brûlé, avait été construite illégalement.
« La question désormais est de savoir ce qui peut être fait » pour éviter une nouvelle tragédie, soulignait l’éditorial du quotidien libéral Kathimerini.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Ricardo Ezzati, cardinal et archevêque de Santiago, est soupçonné d’avoir couvert des actes de pédophilie commis par des prêtres de son diocèse.
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Un cardinal chilien accusé d’avoir dissimulé un scandale de pédophilie

Ricardo Ezzati, cardinal et archevêque de Santiago, est soupçonné d’avoir couvert des actes de pédophilie commis par des prêtres de son diocèse.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 18h01
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



   


L’Eglise catholique est de nouveau dans la tourmente au Chili où, pour la première fois, un cardinal a été mis en accusation, le 25 juillet, pour avoir couvert des prêtres pédophiles.
Cité à témoigner devant la justice, le 21 août, Ricardo Ezzati, cardinal et archevêque de Santiago, a célébré, le 26 juillet, une messe dans la cathédrale de Santiago, au cours de laquelle de nombreux fidèles ont brandi des pancartes pour protester contre les abus sexuels commis par des prêtres de différentes congrégations.
Mgr Ezzati est soupçonné d’avoir couvert Oscar Muñoz, 56 ans, un curé accusé d’avoir abusé au moins sept mineurs entre 2002 et 2018, dans les villes de Santiago et Rancagua, au sud de la capitale. M. Muñoz a été placé en détention provisoire, le 12 juillet, pour six mois, en attendant que l’enquête judiciaire progresse. Il occupait des postes à responsabilités au sein de l’archevêché de Santiago, où il était notamment chargé de recevoir les déclarations de victimes d’abus sexuels commis par des prêtres.
« Secrets de Polichinelle »
Mgr Ezzati est également soupçonné d’avoir couvert Fernando Karadima, un prêtre octogénaire, ayant abusé de nombreux enfants et adultes. Ancien formateur charismatique de prêtres, Karadima a été reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes pédophiles dans les années 1980 et 1990. Il a été contraint de se retirer pour une vie de pénitence.
Au Chili, pour la première fois, la justice a dévoilé, le 23 juillet, des chiffres accablants. Au total, 158 personnes – évêques, prêtres mais aussi laïcs liés à l’Eglise – sont ou ont été visées par des enquêtes pour abus sexuels sur des mineurs et des adultes depuis les années 1960. Si la plupart des ces dossiers ont été classés au fil du temps après une condamnation, un classement sans suite ou un non-lieu, 36 enquêtes sont toujours en cours, a indiqué le procureur général Luis Torres, lors d’une conférence de presse à Santiago.
Depuis 1960, le parquet général a recensé 266 victimes, dont 178 étaient mineures. « Dans leur grande majorité, les faits dénoncés correspondent à des agressions sexuelles commises par des curés de paroisses ou des personnes liés à des établissements scolaires », a précisé le procureur Torres.

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                Pédophilie : un prêtre et un ex-évêque d’Orléans renvoyés devant le tribunal



Ces données incluent des auteurs présumés qui faisaient partie du clergé au moment des faits, dont des évêques, des prêtres ou des diacres, mais aussi des moines. En outre sont visés une dizaine de « laïcs qui exerçaient une fonction dans la communauté de l’Eglise », tels que des coordinateurs dans des établissements scolaires religieux.
Pour les associations de défense des victimes, il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg. « Le travail qu’est en train de réaliser le parquet est sans aucun doute quelque chose de très positif et il commence à mettre en lumière des cas qui étaient des secrets de Polichinelle », a déclaré à l’AFP Juan Carlos Claret, porte-parole de l’Association des laïcs d’Osorno (sud).
« Nous n’avons pas su écouter »
Dans le cadre de l’énorme scandale de pédophilie qui ébranle le clergé chilien, l’ensemble de la hiérarchie ecclésiale du pays – soit 34 évêques – avait présenté le 18 mai sa démission au pape, une démarche inédite. Le souverain pontife a jusqu’à présent accepté la démission de cinq évêques, dont celle du très controversé monseigneur Juan Barros, soupçonné d’avoir caché les actes de pédophilie, dans les années 1980 et 1990, de Fernando Karadima, mais qui nie toute responsabilité. Au cours des derniers mois, le pape a reçu plusieurs victimes de M. Karadima au Vatican.
Devenu le symbole de la crise de l’Eglise chilienne, Mgr Barros a démissionné début juin, après une marche arrière spectaculaire du pape par rapport à son voyage au Chili, en janvier, quand le souverain pontife l’avait défendu avec force, dénonçant des « calomnies » à son encontre. L’opinion publique avait été scandalisée par l’omniprésence de Mgr Barros dans les messes célébrées par François.

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                L’Australie lance l’indemnisation des victimes de pédophilie



Le souverain pontife avait lui-même nommé cet évêque dans le diocèse d’Osorno en janvier 2015, malgré les réserves formulées à l’époque par des experts de la commission vaticane de protection des mineurs.
Par la suite, le pape avait reconnu de « graves erreurs » de jugement, à la lecture, en avril, des conclusions de 2 300 pages d’enquête, dont 64 témoignages recueillis au Chili et aux Etats-Unis. Il avait parlé d’un « manque d’informations véridiques et équilibrées ». « Honteusement, je dois dire que nous n’avons pas su écouter et réagir à temps » aux scandales d’abus sexuels au sein de l’Eglise chilienne, avait-il reconnu, le 31 mai, dans une lettre de mea culpa adressée aux Chiliens.
Un autre scandale a éclaté le 24 juillet. Au cours d’une émission de la chaîne de télévision chilienne TVN, 23 anciennes religieuses ont dénoncé avoir été victimes, « pendant des années », d’abus de la part de prêtres au sein de la congrégation des « sœurs du bon samaritain » dans la région de Maule, au sud de Santiago. Elles affirment avoir été expulsées de leur couvent. Elles ont précisé avoir parlé en janvier devant l’archevêque de Malte, Charles Scicluna, envoyé par le pape pour écouter les victimes d’abus au sein de l’Eglise chilienne, mais affirment n’avoir pas reçu, jusqu’à présent, de réponse officielle du Vatican.

        Lire l’analyse de l’historienne Valérie Theis :
         

          La realpolitique papale ne date pas d’hier






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les accès à l’esplanade ont été fermés quelques heures, vendredi, en raison de heurts entre la police israélienne et des fidèles palestiniens après la prière.
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Jérusalem : la police israélienne ferme les accès à l’esplanade des Mosquées après des heurts

Les accès à l’esplanade ont été fermés quelques heures, vendredi, en raison de heurts entre la police israélienne et des fidèles palestiniens après la prière.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 17h30
   





                        



   


La police israélienne a fermé les accès à l’esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem, vendredi 26 juillet, à la suite de heurts entre fidèles palestiniens et forces de l’ordre israéliennes après la prière. Le waqf, autorité religieuse musulmane chargée du site, a confirmé que les accès à l’esplanade, sur laquelle se trouve notamment la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, avaient été fermés.
Ils ont été rouverts peu après 17 heures, selon un journaliste de l’AFP présent sur place.
La police israélienne a dit que des heurts avaient éclaté après la prière du vendredi quand, selon elle, « des émeutiers ont commencé à lancer des feux d’artifice vers la police ». Ele dit avoir évacué le site et procédé à des arrestations, mais selon elle, certains suspects auraient fui pour se réfugier dans la mosquée.
Des images vidéo publiées par le waqf montrent des policiers lançant des grenades lacrymogènes pour disperser des Palestiniens.

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                A Jérusalem, quatorze blessés à l’esplanade des Mosquées



L’esplanade des Mosquées, ou mont du Temple pour les juifs, est un point de friction fréquent entre Palestiniens et forces de l’ordre israéliennes. Elle est située à Jérusalem-Est, dans la partie palestinienne de la ville sainte, occupée et annexée par Israël. Une annexion jamais reconnue par les Nations unies (ONU). En juillet 2017, la décision israélienne d’installer des détecteurs de métaux pour en contrôler les accès avait provoqué plusieurs semaines d’émeutes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Dans la nuit du 27 au 28  juillet, la plus longue éclipse du siècle sera visible en France. L’occasion de se rappeler que, sans la Lune, les hommes n’auraient sûrement jamais pu se développer sur Terre.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le climatologue Jean Jouzel prévient : les événements extrêmes en Grèce ou en Suède sont un avant-goût de ce qui attend l’Europe.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/07/2018
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Réchauffement climatique : « Nous sommes tous vulnérables »

Dans un entretien au « Monde », le climatologue Jean Jouzel prévient : les événements extrêmes en Grèce ou en Suède sont un avant-goût de ce qui attend l’Europe.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 11h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

En Grèce, les incendies ont coûté la vie à plus de quatre-vingts personnes autour d’Athènes. Au Japon, la canicule a déjà fait autant de victimes. En Californie, les flammes menacent le parc national de Yosemite. Même la Suède n’échappe pas à cette vague de chaleur où 20 000 hectares de forêt sont partis en fumée.
Dans un entretien au Monde, le climatologue Jean Jouzel estime que ces événements extrêmes ne sont qu’un avant-goût de ce qui attend l’Europe si la lutte contre le changement climatique ne passe pas à la vitesse supérieure.
Un an après le Portugal, c’est la Grèce qui est en proie à des incendies meurtriers. Notre maison brûle, pour reprendre la célèbre formule de Jacques Chirac au Sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002…
Pour nous, Français, Européens, le changement climatique, c’est loin. Ce sont les autres, ça ne nous concerne pas. Là, avec ces événements climatiques extrêmes, ça nous saute aux yeux. A travers ces désastres, les gens perçoivent qu’ils ne sont pas à l’abri, que nous sommes tous vulnérables. Nous ne sommes pas dans une tour d’ivoire.
Mais ce qui se passe aujourd’hui, nous l’avions prévu il y a trente ou quarante ans déjà : une intensification des événements extrêmes et de leur fréquence avec le réchauffement. Année après année, été après été, ils se répètent. Et ce n’est qu’un début. Dans trente ou cinquante ans, ce qui est exceptionnel aujourd’hui sera la norme en Europe, avec des événements encore plus ravageurs et nombreux. Même si ce sont des régions d’Afrique et de l’Asie qui restent les plus vulnérables.
Pouvez-vous nous préciser ce scénario ?
Même en respectant l’accord de Paris, nous serons sur une hausse de 3 °C à 3,5 °C à la fin du siècle. Cela signifie que le risque d’être exposé à des événements extrêmes liés au réchauffement va être multiplié par cinquante.
Aujourd’hui, seuls 5 % des Européens, majoritairement dans les régions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ A Wuxi, en Chine, la France domine en finale les grandes favorites russes (45-35).
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Escrime : les Françaises championnes du monde au sabre par équipes

A Wuxi, en Chine, la France domine en finale les grandes favorites russes (45-35).



Le Monde
 |    27.07.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 14h54
   





                        



   


Elles s’appellent Manon Brunet, Cécilia Berder et Caroline Quéroli et sont championnes du monde. Les trois sabreuses françaises ont remporté, vendredi 27 juillet, la médaille d’or par équipes aux championnats du monde de Wuxi, en Chine, en finale face à la redoutable équipe russe (45-35).
Emmenées par la gagnante de l’épreuve individuelle, Sofia Pozdniakova (21 ans), et la championne olympique en titre, Yana Egorian, les Russes étaient les grandes favorites de l’épreuve. La victoire n’en est donc que plus belle. Les Françaises ont mené pendant tout le match, maintenant un écart constant de 10 points.
Manon Brunet, 22 ans, prend sa revanche sur les Russes. Lors des Jeux de Rio, la Lyonnaise s’était inclinée en demi-finale contre Sofia Velikaya (pour une touche) avant de perdre la finale pour la médaille de bronze face à Olga Kharlan.
La Morlaisienne du Cercle d’escrime orléanais Cécilia Berder, 28 ans, est déjà une référence du sabre avec son titre de vice-championne du monde en 2015.
Agée de 20 ans, la Parisienne Caroline Quéroli est la petite dernière de la bande et sort de deux titres de championne du monde chez les juniors.
C’est la quatrième médaille de ces championnats du monde qui revient à la France, après le titre de Yannick Borel (épée), l’argent d’Ysaora Thibus (fleuret) et le bronze des fleurettistes dames — Ysaora Thibus, Pauline Ranvier, Anita Blaze et Astrid Guyart.

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Accord commercial entre Washington et Bruxelles : Trump exulte, Macron temporise

Au lendemain de la rencontre entre Trump et Juncker, les réactions sont contrastées en Europe. La France attend de l’administration américaine des gestes concrets.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 03h50
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 09h24
   





                        



   


Donald Trump a crié victoire jeudi 26 juillet devant les agriculteurs américains au lendemain de sa trêve dans les hostilités commerciales avec l’Europe, qui a pourtant suscité le scepticisme de Paris sur la concrétisation en actes des déclarations de bonnes intentions.
« Nous venons d’ouvrir l’Europe pour vous, agriculteurs ! », a lancé le président républicain au cours de sa visite d’une ferme dans l’Iowa.
Washington et Bruxelles ont désamorcé mercredi la crise née des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis, annonçant leur volonté de supprimer la quasi-totalité des tarifs douaniers, ainsi qu’une série de décisions dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et de l’énergie.
Si ces mesures doivent encore être formalisées, le secrétaire au commerce, Wilbur Ross, y a vu « une justification réelle de la politique commerciale du président » états-unien contre les partenaires du pays.
« Nous avons eu une longue session de négociation hier [mercredi]. Nous avons défini les contours d’un accord et, désormais, nous allons les transformer en un véritable accord », a assuré le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, sur CNBC, au lendemain d’une réunion du président des Etats-Unis et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.
La France dubitative
« Le contexte ne permet pas » une telle négociation, a rétorqué le président français, Emmanuel Macron, depuis Madrid, soulignant qu’il attendait « des signaux de désescalade sur l’acier et l’aluminium, auxquels des taxes illégales ont été appliquées par les Etats-Unis », comme « préalable à toute avancée concrète ».
« Une bonne discussion commerciale (…) ne peut se faire que sur des bases équilibrées, réciproques, et en aucun cas sous la menace », a ajouté le dirigeant français.
Alors que l’Union européenne est, depuis le 1er juin, sous le coup de taxes douanières punitives américaines de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, Steven Mnuchin a reconnu que « le premier dossier » à régler était précisément celui concernant les taxes sur l’acier et l’aluminium et les représailles européennes qui ont suivi.
Interrogé sur le calendrier des négociations avec l’Union européenne, Wilbur Ross a de son côté déclaré qu’il était « difficile de se prononcer ». « Les discussions sur le commerce durent en général des mois », voire des années, a-t-il observé devant des journalistes. « Nous allons nous efforcer de les accélérer », a-t-il ajouté.
Réactions contrastées en Europe
L’Allemagne, dont les excédents commerciaux record et l’industrie automobile sont dans le collimateur de la politique protectionniste du président états-unien, a jugé « constructif » le résultat de la rencontre Trump-Juncker.
En revanche, le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, a affirmé qu’« une bonne discussion commerciale ne peut se faire que sur des bases claires ». « Nous ne voulons pas entrer sur la négociation d’un grand accord dont nous avons vu les limites avec le TTIP », traité dont les discussions entre Bruxelles et l’administration de Barack Obama avaient échoué il y a deux ans, a prévenu le ministre français.

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Alors que Donald Trump a annoncé que l’Union européenne allait importer « beaucoup de soja » des Etats-Unis, dont 94 % de la production est génétiquement modifiée, Bruno Le Maire exige aussi que l’agriculture « reste en dehors du champ des discussions ».
« Nous avons des normes sanitaires, alimentaires et environnementales élevées et des règles de production auxquelles nous sommes attachés parce qu’elles garantissent la protection et la sécurité de nos consommateurs », a-t-il insisté.



                            


                        

                        


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Bénéfice record pour Amazon au deuxième trimestre

L’entreprise emblématique du commerce en ligne a réalisé le plus important résultat net de son histoire, dépassant pour la première fois 2 milliards de dollars.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 12h31
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Pendant des années, Amazon s’est surtout distingué par la croissance effrénée de son chiffre d’affaires. Mais l’entreprise emblématique du commerce en ligne est en train d’entrer dans une nouvelle ère, celle des profits. Au deuxième trimestre, elle a réalisé le plus important bénéfice net de son histoire, dépassant pour la première fois 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros). Une performance saluée par les investisseurs de Wall Street : dans les échanges d’après-Bourse, l’action gagnait, jeudi 26 juin, plus de 3 % pour atteindre son plus haut niveau historique.
Cette progression ne sera cependant pas suffisante pour permettre à Amazon de ravir, dès vendredi, la place de première capitalisation boursière mondiale à Apple. Le groupe de Seattle est valorisé à 861 milliards de dollars, contre 946 milliards pour le concepteur de l’iPhone. Mais de nombreux analystes estiment que le passage de témoin devrait rapidement avoir lieu. Depuis le début de l’année, le titre d’Amazon a grimpé de plus de 50 %, contre seulement 13 % pour celui d’Apple.

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          Amazon, Apple et Google se maintiennent sur le toit du monde des affaires



Entre avril et juin, la société dirigée par Jeff Bezos, devenu la première fortune mondiale, a dégagé 2,5 milliards de dollars de profits. C’est deux fois plus que le consensus des analystes financiers. Et douze fois plus qu’en 2017 ! Sa marge opérationnelle, qui est passée de 0,8 % à 5,6 %, est au plus haut depuis dix ans. Pour le trimestre en cours, Amazon prévoit une progression similaire, déjouant, là aussi, toutes les prévisions. « La trajectoire de rentabilité semble s’accélérer plus rapidement que prévu », souligne Daniel Ives, analyste chez GBH Insights.
Si les profits ont ravi Wall Street, la progression du chiffre d’affaires a en revanche déçu. Sur la période, les recettes de l’entreprise ont certes augmenté de 39 %, à 52,9 milliards de dollars. Mais les marchés espéraient encore mieux. Surtout, Amazon avait pris l’habitude de battre le consensus dans ce domaine. En outre, ses estimations pour le troisième trimestre sont inférieures aux attentes. « Les investisseurs vont devoir digérer » ces résultats atypiques, prédit ainsi M. Ives.
« Efficacité opérationnelle »
Le bond des profits de l’e-commerçant vient en grande partie d’Amazon Web Services, sa filiale spécialisée dans le cloud computing, l’informatique dématérialisé. Leader de ce marché en forte croissance, elle affiche de confortables marges. A elle seule, elle représente 55 % du bénéfice opérationnel de la société. Malgré la concurrence de Microsoft et de Google, la croissance de son chiffre d’affaires reste élevée : + 49 % sur le trimestre, à 6,1 milliards de dollars.

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          comment l’empire Amazon pulvérise la concurrence



Amazon tire également profit de son ouverture à des vendeurs extérieurs, qui peuvent commercialiser leurs produits sur son site en échange d’une commission. L’entreprise leur propose aussi des services payants, leur permettant notamment de garder leurs stocks dans ses entrepôts ou d’avoir accès au programme Prime (livraison gratuite). Cette « place de marché », qui représente désormais plus de la moitié des achats, permet en effet de dégager des marges plus élevées.
Autre facteur positif : l’activité publicitaire. Son chiffre d’affaires a plus que doublé au deuxième trimestre, à 2,2 milliards de dollars. « La publicité commence à avoir un impact sur nos profits », se félicite Brian Olsavsky, le directeur financier d’Amazon. Le responsable met aussi en avant les investissements réalisés en 2017 dans les entrepôts et les centres de données, qui se sont traduits par « une importante efficacité opérationnelle ». En outre, la société a ralenti le rythme des embauches et limité la hausse de ses dépenses.
Fort de ses profits, Amazon va pouvoir continuer à investir pour étendre son empire. L’e-marchand a vocation à devenir l’« everything store », la boutique qui vend tout. L’an passé, il a racheté la chaîne américaine de supermarchés Whole Foods pour conquérir le marché de l’alimentaire. Et en juin, il a mis la main sur PillPack, un site Internet de vente de médicaments aux Etats-Unis.

        Notre reportage dans les entrepôts d’Amazon,
         

          avec les ouvriers de la logistique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour d’Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 26.07.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 16h28
                 |

            Denis Cosnard

















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Avocat de formation, celui qui fut ministre de l’économie (2012-2014) sous la présidence de François Hollande s’est reconverti dans le monde de l’entreprise en créant deux sociétés pour relancer le miel et les amandes, des productions « made in France » mal en point.
Serge Lama, son extraction modeste, sa tête de révolutionnaire de 1793, ses difficiles premiers pas d’artiste dans les années 1950, n’est pas seulement l’homme des Petites Femmes de Pigalle. Il est l’homme d’un grand amour de jeunesse qu’il n’a jamais pu quitter, et l’auteur de cette chanson poignante : D’aventures en aventures.
Cette année-là, 1964, Mireille vient de lui donner sa première grande chance au Petit Conservatoire de la chanson. Engagé pour le jour anniversaire de ses 21 ans dans un célèbre cabaret de la rive gauche aujourd’hui disparu, L’Ecluse, le voici en première partie de Barbara, accompagnée au piano par la belle Liliane Benelli, dont il devient fou amoureux. Il s’envole alors, porté par l’amour et son talent. Il assure le lever de rideau de Marcel Amont, puis la première partie de Georges Brassens et de Barbara à Bobino, avec Liliane, sa fiancée, assise au piano.
Amant éternel
Le 12 août 1965, en tournée dans le sud de la France, Serge et Liliane sont côte à côte dans la 404 blanche conduite par Jean-Claude, le frère d’Enrico Macias, non loin d’Aix-en-Provence. La voiture s’encastre dans un arbre. Liliane est tuée sur le coup. Serge échappe de si peu à la mort qu’il doit subir dix opérations chirurgicales en un an. Marcel Amont, accouru à l’hôpital, supplie les médecins de ne pas trachéotomiser Serge afin qu’il garde sa grande voix de chanteur, éraillée, belle et grave.
Quelques mois plus tard, un 7 décembre, ses amis Georges Brassens, Marcel Amont, Régine, Pierre Perret, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout et Sacha Distel donnent à l’Olympia une soirée de soutien à Serge le grand blessé, auquel ils reversent la recette pour l’aider à vivre pendant qu’il ne peut plus chanter. Barbara écrit Une petite cantate dédiée à Liliane.
Rétabli, Serge Lama signe en 1968 D’aventures en aventures, un texte qui chante l’amour immarcescible pour cette Liliane qu’il aura aimée encore cinquante ans : « Bien sûr j’ai d’autres certitudes/J’ai d’autres habitudes/Et d’autres que toi sont venues (…)  Mais d’aventures en aventures/De trains en trains, de ports en ports/Jamais encore je te le jure/Je n’ai pu oublier ton corps ». Une chanson puissante, dans la peine comme dans la joie perdue qu’elle exprime par la voix tremblante de l’amant éternel de Liliane, la belle tragiquement disparue sous ses yeux.
« De trains en trains, de ports en ports/Je n’ai pu fermer ma blessure/Parce que je t’aime/Je t’aime encore ». Cette chanson figure en tête de ma playlist intime. Une femme que j’ai aimée me l’a fait écouter, peut-être parce qu’elle voulait être aimée pour toujours. Moi aussi, j’aime partager avec elle les espérances de cette chanson, cette chanson de l’amour qui dure par-delà la vie et la mort. 


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2
Marianne James : « Ne me quitte pas », de Jacques Brel
Arnaud Montebourg : « D’aventures en aventures », de Serge Lama



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Denis Cosnard
    













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le texte vise notamment à réduire à six mois, contre onze aujourd’hui, l’instruction de la demande d’asile, au motif de faciliter à la fois l’expulsion des déboutés et l’accueil des acceptés.
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Le projet de loi sur l’asile et l’immigration adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée

Le texte vise notamment à réduire à six mois, contre onze aujourd’hui, l’instruction de la demande d’asile, au motif de faciliter à la fois l’expulsion des déboutés et l’accueil des acceptés.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 11h17
   





                        


Rappels au règlement et suspensions de séance avaient ponctué mercredi soir la seconde lecture du texte présenté par Gérard Collomb, perturbée par l’affaire Benalla. C’est dans une atmosphère apaisée que les débats sur le projet de loi asile-immigration ont repris jeudi jusqu’à l’adoption du texte par 48 voix pour, 17 voix contre et 12 abstentions dans la soirée. Un projet de loi qui doit faire l’objet d’une dernière navette avec le Sénat avant son adoption définitive par l’Assemblée le 1er août.
Comme en première lecture, la majorité LRM-Modem a voté pour, tout comme le groupe UDI-Agir alors que LR et la gauche ont voté contre ce projet de loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie ».
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, qui a reconnu avoir traversé « une période un peu complexe » avec les critiques subies dans l’affaire Benalla, a de nouveau défendu « une loi équilibrée » « Ce texte ne répond pas à la gravité de la situation du défi migratoire », a déploré pour sa part le député LR Eric Ciotti.

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                Assemblée nationale : l’examen de la loi asile et immigration perturbé par l’affaire Benalla



La gauche a voté contre « un texte de régression », selon la socialiste Marietta Karamanli, le communiste Stéphane Peu regrettant de son côté que la rétention des familles avec mineurs n’ait pas été définitivement interdite. Le texte vise notamment à réduire à six mois, contre onze aujourd’hui, l’instruction de la demande d’asile, au motif de faciliter à la fois l’expulsion des déboutés et l’accueil des acceptés.
Le délit d’aide à l’entrée irrégulière maintenu
Lors de la fin de cette nouvelle lecture jeudi soir, l’Assemblée a notamment adopté des amendements LRM-Modem pour transposer la décision du Conseil constitutionnel sur « le principe de fraternité », au nom duquel une aide désintéressée à des étrangers ne saurait être passible de poursuites.

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                Aide aux migrants : le Conseil constitutionnel consacre le « principe de fraternité »



Selon cet amendement qui va un peu plus loin que ce que la majorité avait voté en première lecture, l’acte d’aide au séjour ou à la circulation ne pourra être poursuivi « s’il n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et a consisté à fournir des conseils ou accompagnements juridiques, linguistiques ou sociaux, ou toute autre aide apportée dans un but exclusivement humanitaire ».
Le délit d’aide à l’entrée irrégulière, qui n’a pas été censuré par le Conseil constitutionnel, est, lui, en revanche bien maintenu, a rappelé le ministre de l’intérieur. Si la gauche a soutenu ces amendements, Les Républicains (LR) s’y sont vivement opposés.
Les députés ont également approuvé l’adaptation du droit du sol à Mayotte, soutenue par l’exécutif pour faire face à la très forte immigration clandestine en provenance des Comores. Comme en première lecture, certains députés LRM se sont abstenus. Si Matthieu Orphelin s’est réjoui du retour à trente jours (au lieu de quinze) du délai de recours pour un demandeur d’asile débouté, « d’autres points essentiels n’ont pas abouti », citant notamment « la révision du délai maximal de rétention ».

Bénévole d’Amnesty relaxée pour aide à l’entrée d’étrangers : le parquet fait appel de la relaxe
Le parquet de Nice a fait appel du jugement de relaxe prononcé le 13 juillet au bénéfice de Martine Landry, une bénévole d’Amnesty International poursuivie pour aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière. La justice reproche à Martine Landry, responsable d’Amnesty à Nice, d’avoir, le 28 juillet 2017, convoyé à pied, depuis le poste frontière italien de Vintimille jusqu’à celui de Menton côté français, deux mineurs guinéens en situation irrégulière. Des faits susceptibles d’être qualifiés d’aide à l’entrée pouvant valoir jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
L’intéressée conteste les faits, indiquant avoir attendu les deux mineurs côté français. Dans son jugement, le tribunal avait indiqué que « la preuve de la matérialité du franchissement de la frontière » par la prévenue n’avait « pas été rapportée ». « Elle n’a à aucun moment cherché à se soustraire à la loi, s’inscrivant au contraire dans le respect du droit », avait également souligné la présidente du tribunal, évoquant « une action fraternelle dans un but humanitaire », avant de la relaxer.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La Mostra affirme encore une fois son statut de tête de pont du cinéma d’auteur hollywoodien en Europe.
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Festival de Venise : Netflix en majesté sur le Lido

La Mostra affirme encore une fois son statut de tête de pont du cinéma d’auteur hollywoodien en Europe.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 08h32
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


Les spectateurs français savent déjà qu’ils n’auront pas besoin de sortir de chez eux pour voir deux des films les plus attendus de la prochaine Mostra de Venise. Seulement de s’abonner à Netflix. Roma, d’Alfonso Cuaron (non retenu à Cannes parce que diffusé par la plate-forme américaine) et The Ballad of Buster Scruggs, le western de Joel et Ethan Coen forment, avec 22 juillet de Paul Greengrass (sur le massacre commis par Anders Brevink à Utoya et Oslo) le contingent de films Netflix qui concourront pour le Lion d’or de la 75e édition du plus ancien festival de cinéma au monde, qui aura lieu du 29 août au 8 septembre. Affranchi des contraintes qui pèsent sur la programmation cannoise, le directeur de la Mostra, Alberto Barbera, a largement puisé dans l’offre que lui proposait la plate-forme de streaming.
Le film des frères Coen est issu de la commande que Netflix leur avait passée d’une série anthologique située dans le Far West. Il a gardé sa structure de film à sketches. Joel et Ethan ont déclaré à Variety avoir « voulu embaucher les meilleurs réalisateurs en activité (pour tourner leur scénario). Heureusement, ils étaient disponibles ».
La tête de pont du cinéma d’auteur hollywoodien en Europe
Favorisé par le calendrier, qui place la manifestation au début de la saison des Oscars, Venise affirme encore une fois son statut de tête de pont du cinéma d’auteur hollywoodien en Europe. Damien Chazelle qui y avait présenté La La Land en 2016, avant de remporter 6 statuettes en février 2017, ouvrira les festivités avec First Man, dont le protagoniste est Neil Armstrong (Ryan Gosling). Les autres candidats américains au Lion d’or sont Rick Alverson, cinéaste indépendant remarqué pour le très dérangeant Entertainment, qui présente The Mountain, avec Jeff Goldblum ; l’acteur Brady Corbet, passé depuis quelques années derrière la caméra : il dirige Natalie Portman dans Vox Lux ; et le plasticien et cinéaste Julien Schnabel qui a confié le rôle de Vincent Van Gogh à Willem Dafoe dans At Eternity’s Gate. A noter qu’un seul film réalisé par une femme a été retenu en compétition, The Nightingale, de l’Australienne Jennifer Kent (Mister Babadook).

        Lire aussi l’analyse de l’édition 2017 de la Mostra !
         

          Un palmarès sans tonalité à la Mostra de Venise



La France, même, contribue à cette ambiance états-unienne puisqu’on découvrira le western de Jacques Audiard The Sisters Brothers, avec Joaquin Phoenix, John C. Reilly, Jake Gyllenhaal et Riz Ahmed. Les deux autres longs-métrages français en compétition sont Doubles vies, d’Olivier Assayas, avec Guillaume Canet et Juliette Binoche, et Frères ennemis, de David Oelhoffen, avec Reda Kateb et Matthias Schoenaerts.

   


Roma marque le retour d’Alfonso Cuaron au Mexique, où il n’avait pas tourné depuis Y Tu Mama Tambien, en 2001. Le pays sera également représenté par Carlos Reygadas, dont on découvrira Nuestro Tiempo. Ce titre faisait partie des films que l’on attendait à Cannes, tout comme Sunset, le second long-métrage du Hongrois Laszlo Nemes (Le Fils de Saul). Parmi les cinéastes présents sur le Lido après avoir longtemps fréquenté la Croisette, on trouve aussi Yorgos Lanthimos qui a dirigé The Favourite, drame en costumes et en anglais (dont le personnage central est la reine Anne d’Angleterre), avec Olivia Colman, Emma Stone et Rachel Weisz. Toujours en costumes mais situé au siècle suivant, Peterloo, de Mike Leigh évoquera un épisode sanglant de la lutte pour la démocratie en Angleterre.
Une œuvre inachevée d’Orson Wells
Les Italiens seront représentés par Luca Guadagnino, qui présentera son remake de Suspiria avec Dakota Johnson et Tilda Swinton, le documentariste Roberto Minervini (What You Gonna Do When the World’s On Fire ?) et Mario Martone (Capri Revolution).

Hors compétition, on trouvera pêle-mêle un nouveau remake de l’une des histoires préférées de Hollywood, A Star Is Born avec Bradley Cooper (également réalisateur) et Lady Gaga dans les souliers de Fredric March et Janet Gaynor ; Les Estivants, de Valeria Bruni Tedeschi ; Un peuple et son roi, le film révolutionnaire (1789-1793) de Pierre Schoeller ; et Dragged Acros Concrete, dans lequel S. Craig Zahler déroule les conséquences d’une bavure policière commise par Mel Gibson et Vince Vaughn.
Hors compétition aussi, le film d’un revenant, Orson Welles. Enfin terminé, le montage de The Other Side of the Wind, l’œuvre inachevée de l’auteur de Citizen Kane, mort en 1985, sera présentée à Venise par Netflix, qui a financé l’opération par amour du cinéma, sans doute. Mais pas au point d’en organiser la sortie en salle en France.

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Economie française : la croissance manque toujours de ressort

L’activité avait nettement ralenti à 0,2 % en début d’année. Entre mars et juin, l’accélération espérée ne s’est pas produite avec + 0,2 % au deuxième trimestre.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 11h30
    |

            Elise Barthet








                        



                                


                            

L’économie française va-t-elle sortir de sa torpeur ? D’après les estimations de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), rendues publiques vendredi 27 juillet, elle peine en tout cas à retrouver un plan de vol. Après une année 2017 achevée sur un rythme élevé (+ 0,7 % aux troisième et quatrième trimestres), l’activité avait nettement ralenti à 0,2 % en début d’année. Entre mars et juin, l’accélération espérée ne s’est pas produite et le produit intérieur brut (PIB) a crû au même rythme (+ 0,2 %) au deuxième trimestre qu’au premier. C’est un dixième de point de moins que ce qui était anticipé par les prévisionnistes. Une mollesse qui risque d’obliger le gouvernement à revoir ses calculs.
Malgré les résultats décevants du premier semestre, il mise en effet toujours sur une croissance de 2 % cette année. Une dynamique censée permettre au déficit public d’avoisiner les 2,3 %. Mais, même si le trou d’air est « désormais derrière nous », comme l’affirmait, peut-être un peu hâtivement, le 18 juillet, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, devant la commission des finances de l’Assemblée, l’horizon est loin d’être dégagé. L’Insee, dans sa dernière note de conjoncture, estimait la progression annuelle de l’activité à 1,7 %. Beaucoup moins que les 2,3 % enregistrés en 2017.

« Environnement international moins porteur »
Cause de cette inflexion : l’anémie de la consommation des ménages. Après avoir augmenté de 0,2 % au premier trimestre, elle bascule même dans le rouge au deuxième, reculant de 0,1 %. Une évolution probablement due à la contraction du pouvoir d’achat. « En janvier, cette dernière était liée à la hausse de la fiscalité, rappelle Stéphane Colliac, d’Euler Hermes. Mais, au deuxième trimestre, elle s’explique davantage par l’inflation, qui a atteint son niveau le plus élevé depuis 2012 du fait de la hausse du prix du pétrole. »

Les...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 26/07/2018
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Au Pakistan, la revanche du « capitaine » de cricket Imran Khan

L’ex-star du cricket, un sanguin au tempérament de rock star, a proclamé sa victoire aux élections générales. Ses adversaires dénoncent des fraudes.



Le Monde
 |    27.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
27.07.2018 à 07h32
    |

            Louis Imbert (Lahore, envoyé spécial)








                        



   


Voilà qu’il endosse son costume d’homme d’Etat. En proclamant sa victoire aux élections générales pakistanaises, jeudi 26 juillet, avant même l’annonce des résultats officiels, Imran Khan a tenu un discours calme, accommodant.
Les libéraux du pays, encore sous le choc, ont apprécié. M. Khan, le sanguin au tempérament de rock star, n’a pas sailli contre les « mafias » de ses adversaires, ceux qui l’ont froidement méprisé durant vingt ans. Les Sharif, les Bhutto, ces familles politiciennes « corrompues » que l’ex-star du cricket juge responsables de tous les maux du Pakistan. Il les a enfoncées la veille dans les urnes. Il tâchera de les faire poursuivre en justice, c’est entendu. Mais il promet de faire place à leurs griefs.
Ces griefs sont sérieux. Ses adversaires ont dénoncé des manipulations systématiques en leur défaveur, de la part de l’armée, durant la campagne puis dans la nuit du décompte des votes. Ils accusent à demi-mot cette dernière de faire replonger le pays dans l’autoritarisme, en s’abritant derrière M. Khan, et en profitant du dégoût des classes moyennes urbaines pour leur classe politique établie. L’armée a dénoncé une opération de « propagande malveillante ».
La Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) de l’ex-premier ministre Nawaz Sharif, emprisonné en juillet dans une affaire de corruption, a refusé dès avant l’aube, jeudi, le résultat des urnes. Mais que peut-elle espérer ? La Ligue est un parti de notables opportunistes, pas de militants de rues. Ses mises en garde sonnent creux, pour l’heure. Quant à M. Khan, il se défend de longue date d’être le favori des militaires. Et s’il a pu faire trembler le PML-N depuis des mois, il le doit d’abord à sa propre métamorphose.
Aujourd’hui ou jamais
C’est son côté « Donald Trump » : Imran Khan trouve le moyen de fréquenter les plus riches, tout en portant un discours anti-élites. Il a étudié à la prestigieuse université d’Oxford au Royaume-Uni, mais il est un « sportsman oxfordian » : un petit génie du cricket plus qu’un académique. Il n’a jamais tout à fait appartenu au « club » des élites.
Il n’a jamais été au gouvernement, ni directement inquiété par une affaire. Mais il a fini par devenir un réaliste. Pour s’imposer dans ce scrutin, il a su séduire de grands barons locaux à la réputation douteuse mais constituant un réservoir de votes, notamment dans le fief PML-N du Pendjab. « Vous participez à des élections pour gagner. Pas pour être un gentil garçon », s’était-il justifié à la mi-juillet dans le quotidien Dawn.
Nombre de ses militants historiques en restent désemparés. « C’est contre ces accapareurs de terres, contre ces islamistes incendiaires que nous nous étions dressés avec lui, pendant des années ! Et maintenant “ils” [l’armée] le soutiennent aussi… C’est vraiment embarrassant… », soupire Amnah Mustafa, enseignante en sciences politiques à la Lahore School of Economics, passionnément engagée pendant dix ans dans le Mouvement du Pakistan pour la justice (PTI), le parti de M. Khan.
Aux militants jeunes et éduqués qui désertaient les meetings, des mois avant le scrutin, les cadres du PTI n’ont cessé de répéter qu’« Imran » menait cette année sa dernière campagne. Il a 65 ans. C’était aujourd’hui ou jamais.
Adulé avant d’entrer en politique
Le peuple pakistanais n’a jamais manqué d’amour pour M. Khan, qui était adulé avant d’entrer en politique, en 1996. Le « Kaptaan » (le capitaine) avait mené l’équipe nationale de cricket dans l’une de ses plus belles envolées en Coupe du monde, sinon la plus belle, en 1992. Il était pourchassé par les paparazzis, il avait du succès auprès des femmes… Mais sans véritable appareil de parti, il n’a connu que l’échec.
Depuis octobre 2011, cependant, il montait : les rassemblements de masse qu’il organisait alors à Lahore, à Karachi, l’ont fait prendre au sérieux.
En 2013, il refuse sa défaite aux élections générales, et dénonce des fraudes avec ses partisans, dans la rue. C’est là qu’il est le plus à l’aise. Au Parlement, il ne siège quasiment pas. Il est en campagne permanente depuis cinq ans. Les affaires judiciaires de M. Sharif lui ont donné l’occasion de multiplier les sit-in.
Musulman « born again »
Jeudi matin, l’ex-femme de M. Khan, Jemima Goldsmith, a félicité sur Twitter « le père de [ses deux] fils » pour sa ténacité et son refus d’accepter la défaite. « Vingt-deux ans plus tard, après les humiliations, les obstacles, les sacrifices », il est presque au pouvoir.
Mme Goldsmith, fille du magnat Jimmy Goldsmith, avait rencontré Imran Khan dans les années 1990 à Londres – dont il a été un temps une coqueluche des boîtes de nuits. La conversion à l’islam de Mme Khan n’avait pas empêché des dénonciations vigoureuses de leur union au Pakistan, comme un « complot sioniste », dont Imran Khan aurait été la dupe. Le couple avait divorcé en 2004.
Aujourd’hui, M. Khan se dit revenu à la foi, après ses errances en Occident. Il a tout vu : seule compte la terre de son pays natal. Il se revendique nationaliste absolu, et musulman « born again ». Il a épousé sa conseillère spirituelle en février 2018 et s’est autorisé à puiser, durant la campagne, dans les thèmes des mouvements de l’extrême droite islamiste.
Sur les réseaux sociaux, ses partisans ont flirté avec les accusations de blasphème, qui au Pakistan sont des incitations au meurtre. Déjà, les libéraux craignent que les factions islamistes dont M. Khan pourrait chercher l’appui au Parlement aient les coudées plus franches, sous son mandat, pour s’en prendre aux minorités religieuses du pays.
Imran Khan, « un franc-tireur »
Quant à l’armée, échaudée par l’ancien premier ministre Nawaz Sharif, qui l’a trop défiée, elle a paru s’interroger sur M. Khan. « Il est le moindre mal avec lequel l’armée puisse vivre. Mais elle s’en préoccupe : c’est un franc-tireur, qui se contredit lui-même à chaque détour de phrase… », estime Amir Mateen, animateur d’un talk-show sur une chaîne favorable à Imran Khan.
Elu, sera-t-il contrôlable ? M. Khan a été successivement favorable et hostile au dialogue avec l’Inde, tendre et sévère avec les talibans. Depuis trois ans, il mesure ses dénonciations de l’Occident. Mais un coup de sang est vite arrivé : en 2012, il avait osé suggérer que l’armée abatte les drones américains qui frappaient des militants islamistes dans les régions tribales, à la frontière afghane.

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Les militaires fréquentent cependant de longue date le personnage. Il était revenu au cricket en 1987 à la demande du président putschiste Mohammad Zia Ul-Haq. Il a côtoyé le général Pervez Musharraf, avant de s’en écarter en fin de règne, en 2007. Il a surtout été proche de Hamid Gul, l’ancien chef des services secrets militaires pakistanais (Inter Services Intelligence), et grand soutien du « djihad » antisoviétique en Afghanistan, durant les années 1980. En 2013, le Tehrik-e taliban Pakistan, les talibans pakistanais, avait tenté sans succès de se faire représenter par « Taliban Khan » dans des pourparlers avec le gouvernement.
Selon les résultats préliminaires, M. Khan pourrait enlever au PML-N le gouvernement régional de son fief, le Pendjab, la région la plus peuplée du pays, celle dont l’essentiel des élites politiques et militaires sont issues. Il a embrassé la cause du sud déshérité de la province. Il entend la réorganiser en cent jours, sans préciser comment ni dans quel ordre.
« M. Khan est un héros du cinéma d’action pakistanais : il est le macho qui résout tous les problèmes, une arme à la main, en une demi-heure » dit Asma Faiz, professeure de sciences politiques à la Lahore university of management sciences. Il a promis la naissance d’un « Etat-providence islamique », dix millions d’emplois et cinq millions de logements neufs. Rares sont les analystes qui jugent ces annonces crédibles.



                            


                        

                        


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