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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ La date de sa discussion, qui doit être validée jeudi soir lors d’une conférence des présidents, devrait être mardi à 15 heures, à la place des questions au gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : la motion de censure des députés Les Républicains contre le gouvernement a été déposée

Le patron des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, avait annoncé mardi que son groupe allait déposer une telle motion.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 18h36
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 18h46
    |

            Manon Rescan








                        


Les députés Les Républicains ont déposé, jeudi 26 juillet à 18 heures, une motion de censure contre le gouvernement. Le patron des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, avait annoncé mardi que son groupe avait l’intention de déposer une telle motion à la suite de l’affaire Benalla, la justifiant par le fait que « le gouvernement a failli sur l’organisation de la protection du président de la République ».
La date de sa discussion, qui doit être validée jeudi soir lors d’une conférence des présidents, devrait être mardi à 15 heures, à la place des questions au gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La présidente LRM de la commission a précisé ne pas savoir si les travaux pourraient se poursuivre après le départ de son corapporteur.
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Affaire Benalla : le corapporteur LR suspend sa participation à la commission d’enquête de l’Assemblée

La présidente LRM de la commission a précisé ne pas savoir si les travaux pourraient se poursuivre après le départ de son corapporteur.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 18h53
   





                        



   


Guillaume Larrivé claque la porte. Le corapporteur de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla à l’Assemblée nationale s’est dit « contraint », jeudi 26 juillet, de suspendre sa participation à celle-ci, jugeant qu’elle n’était devenue « hélas qu’une parodie ». La veille, M. Larrivé avait regretté le refus de la présidente La République en marche (LRM), Yaël Braun-Pivet, d’accéder à ses demandes d’audition.
« Est-ce que l’Elysée souhaite torpiller les travaux de notre commission ? Je le crois, je le crains », a-t-il déclaré, avant d’accuser :
« Je pense qu’instruction a été donnée aux députés du groupe en marche de bâcler la préparation d’un vrai-faux rapport.
J’appelle une nouvelle fois la corapporteuse et les députés du groupe en marche à cesser de bloquer les travaux de la commission d’enquête dont les pouvoirs (…) expirent le 20 août. Il en va de la dignité de l’Assemblée nationale, qui ne saurait être aux ordres de l’Elysée. »

Le co-rapporteur LR @GLarrive "suspend sa participation" à la commission d'enquête, devenue selon lui "une parodie"… https://t.co/t3oc0e1Ejz— LCP (@LCP)


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La déclaration de M. Larrivé a été suivie de quelques applaudissements de la part des députés de l’opposition.
L’avenir de la commission incertain
« Choquée », Mme Braun-Pivet lui a ensuite répondu, répétant que « si la majorité n’avait pas souhaité cette commission d’enquête », celle-ci « n’aurait pas eu lieu ». Puis elle a réaffirmé fermement l’indépendance de sa commission, avant de clôturer la séance :
« Nous sommes un Parlement qui remplit ses missions de contrôle, nous ne recevons d’ordre de personne ! »

La co-rapporteure LREM @YaelBRAUNPIVET se dit "choquée" par les propos de @GLarrive et se défend d'être "aux ordres… https://t.co/Isr6vJt2MX— LCP (@LCP)


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Au sortir de la commission, Yaël Braun-Pivet a tenu à souligner le travail effectué :
« Cette commission a travaillé de façon très correcte, j’ai veillé à ce que toutes les oppositions puissent s’exprimer, que les députés non-membres de la commission des lois puissent s’exprimer. Pendant les auditions, nos oppositions ont pu s’exprimer. Elles ne voulaient pas poser de questions, mais en faire une tribune médiatique. Moi, je crois que l’on peut être fiers de nos travaux. »
La présidente de la commission a précisé ne pas savoir si les travaux de la commission pourraient se poursuivre après le départ du corapporteur.
« Une parodie »
De son côté, le député des Alpes-maritimes Eric Ciotti a abondé dans le sens de M. Larrivé, estimant lui aussi que la commission d’enquête est « une parodie », dont « l’objectif est d’étouffer la vérité » :
« Alors que le Sénat fait un travail très exhaustif, l’Assemblée nationale est contrainte par une volonté de l’Elysée. Les auditions ont été orientées. La commission est un échec total, parce qu’elle n’est pas libre, elle est bridée dans son fonctionnement. Elle n’a pas pu travailler parce que le groupe En marche n’a pas voulu qu’elle fonctionne. »
Avant la décision de M. Larrivé, le député de La France insoumise (LFI) Eric Coquerel avait critiqué une commission qui « tourne en rond » et incité la corapporteuse à démissionner, avant de suspendre sa participation et de quitter la salle.

Face à une commission qui "tourne en rond" et à "l'obstruction" de la part de la majorité, @ericcoquerel (LFI) inci… https://t.co/cxaChHgo2x— LCP (@LCP)


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Une ambiance déjà électrique mercredi
Mercredi, l’ambiance au sein de la commission d’enquête était déjà électrique. Les députés de l’opposition, toutes couleurs politiques confondues, s’en sont directement pris à Mme Braun-Pivet pour avoir mis aux voix la liste des prochaines auditions, décidée par son groupe et annoncée une heure avant, lors d’une conférence de presse surprise, sans consulter l’opposition.

        Lire :
         

          l’opposition dénonce de concert « la mascarade » de la commission d’enquête



A la sortie de la commission d’enquête, des députés d’opposition avaient dénoncé une « mascarade », s’applaudissant les uns les autres pour défendre « les droits du Parlement ». De son côté, Guillaume Larrivé avait déjà dénoncé : « Notre commission est entravée par la volonté d’un homme : Emmanuel Macron, et par ses relais à l’Assemblée nationale aux ordres de l’Elysée. » Avant de « donner vingt-quatre heures à la corapporteuse pour se ressaisir ».

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dans une circulaire envoyée mardi, Edouard Philippe propose de « tirer toutes les conséquences de la décentralisation » et combattre le sentiment, croissant parmi les Français, que l’Etat les abandonne.
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La réorganisation territoriale de l’Etat, un « enjeu majeur » pour le premier ministre

Dans une circulaire envoyée mardi, Edouard Philippe propose de « tirer toutes les conséquences de la décentralisation » et combattre le sentiment, croissant parmi les Français, que l’Etat les abandonne.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 16h46
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

C’est « un enjeu majeur pour le gouvernement », prévient Edouard Philippe. Dans une circulaire signée mardi 24 juillet et envoyée aux ministres et aux préfets, le premier ministre lance la réorganisation territoriale de l’Etat. L’« enjeu majeur » qu’évoque le chef du gouvernement, c’est de lutter avec le sentiment croissant parmi les Français que l’Etat les abandonne.
En outre, plus la dématérialisation des rapports entre citoyens et administration prend de l’ampleur, plus la fracture numérique risque de s’aggraver. A cela s’ajoute une certaine confusion dans l’organisation des services publics locaux qui peut désorienter notamment les plus fragiles.
Le document propose donc de « tirer toutes les conséquences de la décentralisation ». Car, souligne Matignon, le paradoxe est cuisant : cela fait trente ans que l’Etat ne cesse de transférer des compétences au niveau local et jamais les Français n’ont eu à ce point le sentiment que les services publics disparaissent.
Plus de marges de manœuvre aux décideurs locaux
Le premier ministre estime donc qu’il faut clarifier les missions des uns et des autres. Il souhaite renforcer les services de l’Etat sur les missions régaliennes : la sécurité, la gestion des crises, la lutte contre la fraude, les flux migratoires et l’environnement. En revanche, l’Etat pourrait se désengager d’autres compétences au profit des collectivités locales, lorsque celles-ci sont trop étroitement imbriquées : développement économique (sauf pour les restructurations), tourisme, logement, sport…
Dans d’autres domaines, comme le pilotage des contrats aidés ou la famille, où il existe des chevauchements, Edouard Philippe demandent aux ministres et aux préfets de lui faire des propositions.
Pour mener à bien cette transformation, le premier ministre souhaite donner plus de marges de manœuvres aux décideurs locaux. Il compte notamment sur l’assouplissement des instances de dialogue social...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Selon Benalla, c’est dès le 1er mai au soir que deux opérateurs en civil de la préfecture ont repéré sur Twitter des images de la manifestation durant laquelle il moleste deux manifestants.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : comment et quand les acteurs du dossier ont visionné la vidéo du 1er-Mai

Selon Benalla, c’est dès le 1er mai au soir que deux opérateurs en civil de la préfecture ont repéré sur Twitter des images de la manifestation durant laquelle il moleste deux manifestants.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 15h43
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 17h46
   





                        



   


Qui savait, et quand ? C’est une des questions principales de l’« affaire Benalla » pour permettre de reconstituer les manquements dans la chaîne hiérarchique.
La scène de la place de la Contrescarpe, à Paris, le 1er mai, dans laquelle on voit Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, brutaliser une jeune femme et molester un jeune homme, a été filmée par Taha Bouhafs, un militant de La France insoumise qui a été candidat aux législatives dans l’Isère, et par Nicolas Lescaut, également militant LFI et élu de l’UNEF. Leurs deux vidéos ont été postées sur Twitter le jour même — la première à 20 h 17.
Au terme d’une semaine d’auditions par les commissions d’enquête mises sur pied à l’Assemblée nationale et au Sénat, voici ce que l’on sait des connaissances des différents acteurs du dossier sur l’existence de cette vidéo.

        Lire aussi :
         

                Les personnages-clés à connaître pour comprendre l’affaire Benalla



La vidéo était connue dès le 1er mai, selon M. Benalla
Dans un entretien au Monde, Alexandre Benalla assure que c’est dès le 1er mai au soir, une heure et demie après les faits, que deux opérateurs en civil, dans la salle de commandement à la préfecture de police, ont repéré sur Twitter des images de la manifestation de la place de la Contrescarpe.
L’intéressé dit en avoir pris connaissance, avec le major Mizerski et un sous-directeur de la préfecture, dans une pièce attenante à la salle de commandement.
« Je ne comprends pas l’ampleur que ça va prendre, et c’est là justement mon erreur », dit M. Benalla, qui sous-entend ainsi ne pas en avoir fait part à ses collaborateurs.
Le 2 mai, Alexandre Benalla dit recevoir « un coup de téléphone de Patrick Strzoda », le directeur de cabinet du président de la République : « “Alexandre, qu’est-ce que c’est que cette histoire de vidéo, est-ce que vous pouvez venir me voir ?” C’est là que je comprends que j’ai fait une faute. »
Au ministère de l’intérieur, à la préfecture et à l’Elysée, on assure l’avoir découverte le 2 mai au matin
Que ce soit Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, Michel Delpuech, le préfet de Paris, Alain Gibelin, directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris, ou encore Alexis Kohler et Patrick Strzoda, respectivement secrétaire général et directeur de cabinet de l’Elysée, tout le monde s’accorde pour dire que c’est le 2 mai au matin que la vidéo sur laquelle apparaît M. Benalla serait officiellement entrée dans le champ des radars.
Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur : (source : audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 24 juillet)
« Après la réunion d’état-major (ouverte à 8 h 30), je me suis rapproché du chef du cabinet du ministre de l’intérieur pour visionner une vidéo qu’il m’avait signalée plus tôt ce matin-là. J’ai pris connaissance de cette vidéo, et il m’a indiqué que l’auteur des violences était un collaborateur de la présidence de la République, M. Alexandre Benalla. A ce moment-là, le chef de cabinet m’informe qu’il a eu connaissance de cette vidéo par un chargé de mission de la présidence. Après avoir regardé cette vidéo, je me suis, en accord avec le chef de cabinet du ministre de l’intérieur, mis en relation avec le directeur de cabinet du président de la République, pour m’assurer qu’il avait bien eu, à son niveau, connaissance de cette information, ce qu’il m’a confirmé. C’est à ce moment-là, et alors que je m’apprêtais à appeler le préfet de police, pour partager avec lui cette information, que ce dernier m’a contacté. »
Michel Delpuech, préfet de Paris : (source : audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 23 juillet)
« Autour de 10 h 15, alors que j’avais regagné mon bureau, j’ai reçu un appel de Laurent Hottiaux, collaborateur de l’Elysée [conseiller intérieur et sécurité du président de la République]. Il vient aux nouvelles auprès de moi pour me parler de “l’affaire Benalla”, je ne comprends pas ce dont il parle, je n’ai à cette heure-là jamais entendu parler de “l’affaire Benalla”. Je lui dis que je vais me renseigner. »
« Dans le même temps, mon service communication a trouvé la vidéo, nous la visionnons sur grand écran dans le bureau de mon directeur de cabinet. Il est vers 10 h 15, 10 h 30. »
« Après cet appel de la présidence de la République qui m’apprend l’existence de la vidéo Benalla […], j’ai joint en premier lieu le cabinet du ministre de l’intérieur, qui me répond qu’il était déjà informé et déjà en liaison avec l’Elysée sur le sujet. […] Je rajoute que je me suis étonné tout de même de n’avoir pas été alerté par le cabinet du ministre de l’intérieur. »
Alain Gibelin, directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris (source : audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 24 juillet) :
« Le 2 mai, sur le coup de 9 h 30-10 heures, je reçois sur mon téléphone portable, un coup de téléphone du directeur de cabinet du préfet de police m’informant de l’existence sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant M. Benalla en train de concourir à une interpellation. Il me demande si j’ai des éléments de réponse à apporter. Immédiatement, je regarde sur mon ordinateur, j’ai vu sur YouTube la vidéo. »
Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée : (source : audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 24 juillet)
« J’ai appris le 2 mai au matin qu’un chargé de mission de l’Elysée aurait eu un comportement inapproprié et choquant. Je l’ai appris en prenant connaissance d’une vidéo montrée par le conseiller en charge des réseaux sociaux, et cette vidéo montrait une scène d’affrontements violents, poursuite assez confuse, et une autre scène qui était celle de l’intervention de ce chargé de mission qui semblait être M. Benalla. »
Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée : (source : audition devant la commission d’enquête du Sénat, le 26 juillet)
« J’ai été informé le 2 mai dans la matinée par le conseiller en charge des réseaux sociaux et par le directeur de cabinet de l’Elysée de la publication de la vidéo. Le directeur de cabinet m’indique qu’il a d’ores et déjà convoqué l’intéressé, qui a reconnu sa présence sur les lieux et sa participation à des interpellations. Je m’assure que la préfecture et le cabinet du ministère de l’intérieur sont bien informés. »
Eric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence de la République : (source : audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 25 juillet)
« Le 2 mai, Alexandre Benalla vient me voir en m’expliquant qu’il a participé à une interpellation au cours de la manifestation du 1er-Mai, en raison du fait que des manifestants jetaient des objets sur les forces de l’ordre et sur lui-même. Il m’a montré une bribe de son intervention sur son téléphone portable, je n’ai pas reconnu Vincent Crase et j’ai à peine reconnu et discerné Alexandre Benalla. C’est par la suite seulement, je ne sais plus si c’est le 2 ou le 3 mai, qu’il me dit que Vincent Crase était avec lui. »
Gérard Collomb est informé le 2 mai en début après-midi
Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, assure pour sa part n’avoir été mis au courant de l’existence de la vidéo et des actes commis par M. Benalla que le 2 mai en début d’après midi.
« Ce n’est qu‘en rentrant en début d’après-midi [le 2 mai] que, lors d’un de nos points de situation quotidiens, mon directeur de cabinet et mon chef de cabinet m’informent de l’existence d’une vidéo montrant des faits de violence sur la place de la Contrescarpe, de l’implication de M. Benalla dans ces faits et de la qualité de celui-ci », a déclaré M. Collomb (source : audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 23 juillet).
« Ils m’indiquent s’être entretenus avec le préfet de police et avoir porté cette information à la connaissance du cabinet du président de la République, ce qui est une démarche tout à fait appropriée ».
Stéphane Fratacci, son directeur de cabinet, a confirmé : « Le ministre est parti en déplacement sans que nous puissions faire avec lui un point d’actualité du jour, comme nous en avons l’habitude. Dès son retour, vers 15 heures, 15 h 30 au plus tard, nous avions prévu avec le chef de cabinet de faire un point avec lui pour lui présenter la vidéo. » (source : audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 24 juillet).
La « police des polices » assure avoir été alertée le 3 mai et n’avoir pas donné suite
Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) a déclaré, lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée, le 24 juillet, que « l’IGPN a[vait] reçu un signalement de violence policière le 3 mai à 2 h 13, par le biais de la plate-forme Internet, de la part d’un jeune pas témoin des faits, mais qui relayait des images trouvées sur Internet ».
« De notre côté, il n’y a pas de doutes que les protagonistes étaient des policiers. Les agents [qui analysent la vidéo] relèvent qu’il s’agit d’effectifs en civil, que les gestes techniques en opération sont assez mal réalisés, mais sans actions illégitimes », a-t-elle expliqué pour justifier qu’aucune suite n’ait été donnée à ce moment-là.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Malgré une faible augmentation au dernier trimestre, la tendance est plutôt à une baisse (modeste) du chômage depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Le chômage diminue légèrement depuis le début de la présidence d’Emmanuel Macron

EN UN GRAPHIQUE – Malgré une faible augmentation au dernier trimestre, la tendance est plutôt à une baisse (modeste) du chômage depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 15h17
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Le dernier bilan de Pôle emploi, publié le 25 juillet, n’est guère réjouissant pour le gouvernement : au deuxième trimestre 2018, le nombre de chômeurs a légèrement augmenté, après avoir connu une baisse substantielle en début d’année.
Entre mars et juin, il a crû de 0,2 % (+ 6 700 personnes, en comptant la France métropolitaine et les DOM-COM, hors Mayotte), et de 0,1 % (+ 4 600, pour la seule France métropolitaine), selon l’indicateur le plus souvent utilisé, qui compte les demandeurs d’emploi sans aucune activité et tenus de chercher un emploi (catégorie A).
Mais, au-delà de ces chiffres conjoncturels, la tendance est plutôt à la baisse du chômage depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, même si celle-ci reste modeste.
Le chômage est en recul de 1,1 % si l’on considère uniquement la catégorie A, mais de seulement 0,4 % en intégrant l’ensemble des chômeurs, y compris ceux qui travaillent partiellement.


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}
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		white-space: normal !important;
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	{
		font-size: 10px!important;
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	{
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	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15325356620 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Une baisse de 1,1 % du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A depuis un an
Nombre de personnes inscrites à Pôle emploi par trimestre en France (sauf Mayotte), corrigé des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Source : Pôle emploi



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = {
		"Catégorie A":"- 1,1 %",
		"Catégories A-B-C":"+ 1,5 %",
		"Catégories A-B-C-D-E":"- 0,4 %",
	};

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15325356620",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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		type: "line",
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			fontFamily:'Helvetica,arial,sans-serif'
		}
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
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	},
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		text: ""
	},
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		series: {
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				formatter: function(){
					if(this.x=="2017-T4") return "-------- "+annotation_spe[this.series.name]+" --------";
					else return "";
				},
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#FB5100'
				},
				y: -3
			},
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				symbol:"circle",
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					lineWidthPlus : 0
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			}
		},
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		}],
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				useHTML: false,
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				x: "",
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		}]
	},{
		id:"1",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2015-T1","2015-T2","2015-T3","2015-T4","2016-T1","2016-T2","2016-T3","2016-T4","2017-T1","2017-T2","2017-T3","2017-T4","2018-T1","2018-T2"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#cccccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "rgba(0,0,0,.05)",
			from: 9,
			to: 14,
			label: {
				useHTML: false,
d'Emmanuel Macron",
				textAlign: "center",
				align: "center",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 15,
				style:{
					fontWeight:'bold',
					color:'#FB5100'
				}
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Catégorie A",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        3821300
      ],
      [
        "",
        3776000
      ],
      [
        "",
        3766700
      ],
      [
        "",
        3726600
      ],
      [
        "",
        3741200
      ],
      [
        "",
        3741700
      ],
      [
        "",
        3757600
      ],
      [
        "",
        3727500
      ],
      [
        "",
        3695400
      ],
      [
        "",
        3702100
      ]
    ],
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    }
  },
  {
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        5771800
      ],
      [
        "",
        5770300
      ],
      [
        "",
        5809100
      ],
      [
        "",
        5853300
      ],
      [
        "",
        5922400
      ],
      [
        "",
        5928500
      ],
      [
        "",
        5930400
      ],
      [
        "",
        5941200
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": true
    }
  },
  {
    "name": "Catégories A-B-C-D-E",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        6378600
      ],
      [
        "",
        6430700
      ],
      [
        "",
        6483800
      ],
      [
        "",
        6495000
      ],
      [
        "",
        6478200
      ],
      [
        "",
        6555900
      ],
      [
        "",
        6568100
      ],
      [
        "",
        6582300
      ],
      [
        "",
        6605600
      ],
      [
        "",
        6655600
      ],
      [
        "",
        6627100
      ],
      [
        "",
        6592100
      ],
      [
        "",
        6577500
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    "dataLabels": {
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    }
  }
],
	tooltip: {
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		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
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		},
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{point.key}',
\u25CF {series.name} : {point.y}',
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		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Il existe une autre façon de mesurer le chômage, en le rapportant à la population active, c’est-à-dire à l’ensemble des personnes disponibles pour travailler. Ce comptage de l’Insee, qui suit les recommandations du Bureau international du travail (BIT), est reconnu internationalement, contrairement à celui de Pôle emploi.
Dans ce cas, il apparaît également que le taux de chômage a légèrement baissé depuis l’arrivée au pouvoir de M. Macron, passant de 9,4 % à 9,2 % (pour la métropole et les DOM-COM, hors Mayotte) — ou de 9,1 % à 8,9 % pour la seule métropole.
Ce chiffre reste encore loin de l’objectif de 7 % que s’est fixé le président pour la fin de son mandat, en 2022.


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	{
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	.tooltiplarge {
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	}
	#container_15325371160 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Un taux de chômage en dents de scie depuis un an
Taux de chômage trimestriel en France au sens du BIT, corrigé des variations saisonnières. Les données du premier trimestre 2018 sont provisoires.

Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
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			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15325371160",
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	title: {
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	},
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		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2015-T1","2015-T2","2015-T3","2015-T4","2016-T1","2016-T2","2016-T3","2016-T4","2017-T1","2017-T2","2017-T3","2017-T4","2018-T1 (p)"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#cccccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "rgba(0,0,0,.05)",
			from: 9,
			to: 13,
			label: {
				useHTML: false,
d'Emmanuel Macron",
				textAlign: "center",
				align: "center",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 15
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

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    "name": "France métropolitaine",
    "color": "#0386c3",
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      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        10.1
      ],
      [
        "",
        10.1
      ],
      [
        "",
        9.9
      ],
      [
        "",
        9.9
      ],
      [
        "",
        9.7
      ],
      [
        "",
        9.7
      ],
      [
        "",
        9.7
      ],
      [
        "",
        9.3
      ],
      [
        "",
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      [
        "",
        9.4
      ],
      [
        "",
        8.6
      ],
      [
        "",
        8.9
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    "data": [
      [
        "",
        10.3
      ],
      [
        "",
        10.5
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        10.2
      ],
      [
        "",
        10.2
      ],
      [
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      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        10
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      ],
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  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: true,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Chloé Morin, directrice de projets internationaux chez Ipsos, relève, dans une tribune au « Monde », à l’occasion d’une étude effectuée pour l’ONG Human Rights Watch, que les pays les plus démocratiques sont les plus sujets à une dérive populiste.
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« Plus les libertés fondamentales semblent acquises, moins les citoyens s’y sentent attachés »

Chloé Morin, directrice de projets internationaux chez Ipsos, relève, dans une tribune au « Monde », à l’occasion d’une étude effectuée pour l’ONG Human Rights Watch, que les pays les plus démocratiques sont les plus sujets à une dérive populiste.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 14h05
    |

Chloé Morin (directrice de projets internationaux chez Ipsos)







                        



                                


                            
Tribune. A la fin du XXe siècle, de nombreux théoriciens pensaient qu’une fois affirmés dans un pays, les principes démocratiques — dont la garantie des droits humains ou l’existence de contre-pouvoirs et d’institutions représentatives — s’enracineraient, et qu’aucun retour en arrière ne serait ni possible ni jugé souhaitable par des citoyens nouvellement « libérés ».
La thèse selon laquelle la consolidation démocratique serait un processus inéluctable est fortement remise en cause
L’affirmation de l’universalité des droits humains était considérée comme si évidente et si désirable que nul n’avait songé que l’opinion publique — à travers son adhésion à ce que nous appelons aujourd’hui les mouvements populistes, ou bien à travers un retrait sur la sphère individuelle et une indifférence croissante pour la vie de la cité (phénomène qui faisait déjà partie des craintes exprimées par Tocqueville) — puisse un jour s’ériger en obstacle à cette affirmation. Une fois les institutions nécessaires à l’expression de la volonté populaire mises en place, les droits et libertés de chacun garantis, nul n’avait songé à se demander si le système démocratique pourrait nourrir en son sein les germes de sa destruction.
Pourtant, avec la montée des populismes dans de nombreux pays occidentaux, la thèse selon laquelle la consolidation démocratique serait un processus inéluctable est fortement remise en cause. Plutôt qu’à une « fin de l’Histoire », nous assistons, sans toujours en comprendre les causes profondes, à un recul de l’adhésion aux principes démocratiques dans de nombreux pays.
Paradoxe inquiétant
Ipsos a récemment réalisé pour l’ONG Human Rights Watch une vaste étude auprès des citoyens d’une trentaine de pays, afin de comprendre leur perception des droits humains et de leur importance. Cette étude met en évidence un paradoxe inquiétant : plus les droits humains et libertés fondamentales semblent acquis — et il convient ici de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Malgré une semaine mouvementée, rythmée par l’affaire Benalla, les débats ont repris à l’Assemblée.
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Les débats sur le projet de loi asile-immigration ont repris dans le calme

Malgré une semaine mouvementée, rythmée par l’affaire Benalla, les débats ont repris à l’Assemblée.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 12h38
   





                        


Les débats sur le projet de loi asile-immigration ont repris jeudi 26 juillet au matin dans le calme à l’Assemblée, les députés donnant notamment leur aval en nouvelle lecture à une réduction du délai pour déposer les demandes d’asile, une des mesures-clés du texte controversé.
Après une soirée dans une ambiance orageuse la veille, émaillée de plusieurs rappels au règlement liés à l’affaire Benalla, face à un ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, fragilisé, les débats ont repris dans un hémicycle clairsemé.
Les députés ont voté sans changement la réduction de cent vingt à quatre-vingt-dix jours du délai pour déposer une demande d’asile après l’entrée en France. Cette mesure, qui doit concourir à réduire à six mois (contre onze environ) le délai d’instruction de la demande d’asile, recours compris, a été à nouveau critiquée par la gauche.
Le texte pourrait être adopté le 1er août
Nadia Essayan (MoDem) est aussi intervenue pour dire que le délai de cent vingt jours était « quand même plus raisonnable ». Rare fausse note, la communiste Elsa Faucillon a déploré « un examen extrêmement pauvre en termes de mobilisation », « mais aussi en termes de débat », reprochant au ministre ses courtes réponses. M. Collomb a mis en avant son « long exposé liminaire » la veille, où « l’ensemble des arguments étaient traités ».

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Au même moment, le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, était entendu devant la commission d’enquête du Sénat, où Marine Le Pen (RN) avait notamment fait le déplacement. Le gouvernement espère voir le texte définitivement adopté le 1er août, dernier jour de session extraordinaire, après une dernière navette avec le Sénat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Le secrétaire général de l’Elysée était auditionné jeudi 26 juillet au Sénat sur l’affaire Benalla.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La version de la loi évolution du logement, de l’aménagement  et du numérique (ELAN), adoptée mercredi, a été largement amendée.
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Logement : les sénateurs s’attaquent aux lois littoral et SRU

La version de la loi évolution du logement, de l’aménagement  et du numérique (ELAN), adoptée mercredi, a été largement amendée.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 11h44
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Au terme de 64 heures de débat étalées sur huit jours et quelques nuits et après l’examen de 1 156 amendements dont 188 ont été votés, les sénateurs ont, mercredi 25 juillet, adopté la loi évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (loi ELAN) avec un jour de retard, le calendrier ayant été bousculé par les auditions dans l’affaire Benalla. Les débats avaient démarré mardi 17 juillet et les sénateurs ont bousculé sur nombre de points sensibles et contre l’avis du gouvernement le texte issu de la première lecture de l’Assemblée.
Ainsi, sur la loi littoral, ils ont élargi la brèche déjà ouverte par les députés. Outre l’urbanisation, sous certaines conditions, des « dents creuses » (espaces non construits entre deux zones d’habitation), les sénateurs, à l’initiative des élus de Bretagne, ont décidé d’autoriser, dans les zones non urbanisées, des installations nécessaires aux activités agricoles, forestières, aux cultures marines liées à leur « valorisation locale ». Or, c’est là tout l’enjeu du débat. « En ajoutant les termes “valorisation locale”, on sait très bien que l’on risque de voir des projets de restaurants qui s’inventeront une activité ostréicole ou agricole pour justifier leur création », a déclaré le sénateur de Loire-Atlantique Ronan Dantec (EELV). Un point de vue partagé par le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, qui se promet d’y revenir : « Cet ajout constitue une porte très largement ouverte à l’installation de toute une série d’établissements et cela revient à franchir une ligne rouge. »

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                « Avec la loi ELAN, l’architecture est réduite à portion congrue »



Vente des logements sociaux
Les sénateurs ont aussi tenu tête au gouvernement sur les normes handicapées, portant à 30 % la part de logements accessibles dans les programmes neufs, contre 10 % dans la version adoptée en première lecture par les députés et souhaitée par le gouvernement : « Un équilibre a été trouvé entre le tout accessible et les 10 % voulus par le gouvernement », a plaidé la rapporteuse, Dominique Estrosi-Sassone (Les Républicains, Alpes-Maritimes), spécialiste du logement.
La réorganisation des organismes HLM a aussi fait débat : pour les obliger à se regrouper, le gouvernement fixait une taille minimale de 15 000 logements, ramenée à 10 000 par les sénateurs. Sur la vente des logements sociaux que le ministère veut encourager, deux innovations ont été apportées par le Sénat, soucieux de redonner du pouvoir aux élus locaux : que les logements ne soient vendus qu’après l’avis conforme des maires concernés et que la moitié du produit des ventes soit réinvestie dans la commune, afin d’éviter la trop forte saignée de territoires déjà fragilisés.
La chambre haute a défié le gouvernement en « détricotant », selon les élus de gauche, ou « ajustant », selon ceux de droite, la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU) qui exige 25 % de logements sociaux dans les communes urbaines. Les sénateurs ont d’abord inclus de nouvelles catégories d’habitat dans la comptabilisation de ce que l’on considère comme logement social, comme ceux en accession sociale à la propriété, puis ont repoussé l’échéance de 2025 à 2031 « pour donner une bouffée d’oxygène aux maires », a soutenu Mme Estrosi-Sassone, voire jusqu’en 2040 pour les communes récemment entrées dans le champ d’application de la loi SRU. Ils ont surtout, au grand dam des élus socialistes et communistes, permis de mutualiser à l’échelon intercommunal les objectifs de construction de logements sociaux assignés aux communes déficitaires, une mesure qui ruine l’esprit même de la loi SRU dont l’objectif de mixité sociale est précisément de répartir l’offre HLM. Le ministre s’est là encore promis de revenir sur ces points.
Un camouflet a été infligé par les sénateurs au gouvernement en lui retirant l’habilitation à légiférer par ordonnance pour réformer la copropriété. Enfin, l’action de groupe dans le domaine locatif, pouvant être menée par des associations de locataires, a été rétablie à l’initiative de Martial Bourquin (PS, Doubs).
Seul moment d’unanimité : le vote, sur proposition d’Agnès Canayer (LR, Seine-Maritime), en faveur de la création d’un bail de location intergénérationnel permettant à un jeune de moins de 30 ans de bénéficier d’un loyer réduit en contrepartie de services rendus à son hôte de 60 ans ou plus, et dont un décret fixera le détail.
La loi ELAN ainsi amendée doit faire l’objet d’un examen en commission mixte paritaire avant son vote définitif par l’Assemblée : elle pourrait se tenir d’ici à fin juillet, selon le vœu du gouvernement, et a peu de chances d’aboutir, obligeant à une seconde lecture.

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                Logement et handicap : « Il faut accélérer, mais la loi ne va pas nous y aider »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler était entendu par la commission d’enquête  parlementaire du Sénat, dans la matinée jeudi 26 juillet.
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Pour le secrétaire général de l’Elysée, la sanction à l’encontre de Benalla « peut apparaître insuffisante »

Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler était entendu par la commission d’enquête  parlementaire du Sénat, dans la matinée jeudi 26 juillet.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 11h24
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            
On ne connaît principalement de lui que son allure roide et sa voix neutre annonçant à deux reprises la composition du gouvernement sur les marches de l’Elysée le 15 mai et le 19 juin 2017. Une « notoriété furtive », selon sa propre formule, rompue jeudi 26 juillet lorsque le secrétaire général de l’Elysée a été entendu par la commission d’enquête parlementaire du Sénat. Dans son propos liminaire, le président de la commission Philippe Bas a souligné que cette commission « n’est pas un tribunal, l’objectif de nos travaux n’est pas de prononcer des condamnations et des sanctions ». En écho, le co-rapporteur Jean-Pierre Sueur (PS) a indiqué qu’il n’avait jamais eu l’intention de convoquer le président de la République devant la commission, au nom du respect de la séparation des pouvoirs.

Devant les sénateurs, le secrétaire général a d’abord confirmé les propos du directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, sur le déroulé des événements du 1er mai et la date à laquelle il avait été informé des actes reprochés à Alexandre Benalla. « Il ne fait aucun doute et il n’y a eu aucun doute sur le fait que ces actes étaient inappropriés, choquants, et constituaient une faute. Il était évident pour tout le monde que le comportement d’Alexandre Benalla devait être sanctionné et que cette sanction devait intervenir rapidement. Elle a été appréciée à la lumière des faits et des éléments dont nous disposions à l’époque », a déclaré Alexis Kohler.
« La sanction a été très rapide, mais son exécution est très lente ! », a répliqué Philippe Bas, en rappelant que la retenue sur salaire décidée à l’encontre d’Alexandre Benalla n’avait pas été effectuée en mai mais serait appliquée sur le solde de ses congés payés.
« Que des retours positifs »
Sous l’insistance du président Philippe Bas, qui évoquait « la gravité du trouble apporté au fonctionnement de l’Etat par l’intrusion d’un collaborateur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Toujours sous le feu des critiques, le chef de l’Etat entend tirer les enseignements de l’affaire.
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Emmanuel Macron espère tourner la page Benalla

Toujours sous le feu des critiques, le chef de l’Etat entend tirer les enseignements de l’affaire.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 15h41
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Une semaine après les révélations du Monde sur l’affaire Benalla, Emmanuel Macron est passé à l’offensive. En sortant de son mutisme, mardi soir devant les députés de la majorité, puis le lendemain en répondant aux questions de la presse qui le suivait dans un déplacement dans les Hautes-Pyrénées, le chef de l’Etat espère faire retomber la pression politico-médiatique.
« Ça doit faire une heure que je suis là, personne ne m’en a parlé (à part vous) ! » a-t-il crânement lancé au sujet de l’affaire devant les journalistes de BFM-TV et CNews, qui le suivaient à Bagnères-de-Bigorre, où il a dîné dans la soirée avec des élus. « A mon avis, la chaleur et la fatigue, c’est à Paris que ça monte la tête ! Arrêtez de vous exciter comme ça », a-t-il poursuivi. « Je ne vais pas chercher des fusibles parce que vous avez envie de voir du sang et des larmes dans le tournant de l’été », a-t-il conclu, réaffirmant, être « le seul responsable », comme il l’avait fait la veille devant les élus de la majorité.
Mardi soir, le président avait également expliqué à ses troupes, réunies pour la fin de la session parlementaire, que le Parlement devait cesser de se prendre pour « un tribunal populaire », alors que ses plus proches collaborateurs, dont son directeur de cabinet, Patrick Strzoda, et le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, sont auditionnés par les commissions d’enquêtes parlementaires dediées à l’affaire Benalla. Ragaillardis par la verve présidentielle, les députés de La République en marche (LRM) l’ont bien entendu. Mercredi, la présidente de la commission des lois de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a ainsi jugé « inutile d’auditionner d’autres membres du cabinet du président de la République et du ministre de l’intérieur », suscitant l’ire de l’opposition.
Emmanuel Macron a profité de son intervention mardi soir pour appeler ses troupes à serrer les rangs, alors que ses ministres sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Jean Garrigues, professeur d’histoire contemporaine, et Olivier Rouquan, politologue, détaillent les caractéristiques constitutives d’une affaire d’Etat.
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Affaire Benalla : « C’est la notion de dissimulation qui crée l’affaire d’Etat »

Jean Garrigues, professeur d’histoire contemporaine, et Olivier Rouquan, politologue, détaillent les caractéristiques constitutives d’une affaire d’Etat.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 12h02
    |

            Charlotte Chabas








                        



Depuis une semaine, l’actualité politique du pays est largement bouleversée par la révélation des actes de violence commis le 1er mai, place de la Contrescarpe, à Paris, par Alexandre Benalla, alors qu’il était chargé de mission employé par le cabinet de l’Elysée, et le manque de réaction de la part de l’Etat. A l’unisson pour une fois, l’opposition, de droite et de gauche, a promptement dénoncé « une affaire d’Etat ». De son côté, l’entourage du président s’est évertué à démentir pied à pied cette accusation, estimant, à l’image du premier ministre, qu’« une dérive individuelle de la part de ce chargé de mission ne fait pas une affaire d’Etat ».
Derrière cette passe d’armes, le terme d’« affaire d’Etat », qui n’est pas défini juridiquement, pose question. Depuis le début de la Ve République, qui donne des pouvoirs très forts au président de la République, les mandats exécutifs ont souvent été entachés d’une affaire d’Etat : Ben Barka pour Charles de Gaulle (1965), Markovic pour Georges Pompidou (1968), les diamants de Bokassa pour Valéry Giscard d’Estaing (1979), le Rainbow Warrior pour François Mitterrand (1985), les emplois fictifs de la Mairie de Paris pour Jacques Chirac (1999), Karachi pour Nicolas Sarkozy (20202), ou encore Cahuzac pour François Hollande (2012)…
Si la teneur des faits qui font que l’on parle d’une affaire d’Etat est variable — scandale diplomatique, corruption, népotisme ou autres violences —, il existe des ressorts communs qui permettent d’en distinguer les caractéristiques constitutives, selon Jean Garrigues et Olivier Rouquan, respectivement professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Orléans, et politiste et chercheur associé au Centre d’études et de recherches de sciences administratives et politiques (université Paris-II Panthéon-Assas).
Implication du plus haut sommet de l’Etat
En 1999, Lionel Jospin, alors premier ministre, se retrouve en première ligne après l’incendie de la paillote Chez Francis, dans le golfe d’Ajaccio, et la mise en cause dans cette affaire de trois gendarmes du groupe des pelotons de sécurité (GPS). Sa ligne de défense est claire : « C’est une affaire de l’Etat, ce n’est pas une affaire d’Etat. » Une distinction qu’il justifie par l’absence d’intervention au niveau de l’exécutif, c’est-à-dire « qu’il s’agisse du premier ministre, du ministre de la défense, de l’intérieur, du garde des sceaux », explique M. Rouquan.
Une différenciation qu’opère aussi M. Garrigues : « Une affaire d’Etat, c’est une affaire qui remet en question le pouvoir exécutif, et implique le sommet de l’Etat, pas forcément dans sa responsabilité mais dans son périmètre. » Dans l’affaire Benalla, « il s’agit de l’entourage très proche de Macron, ça pose question sur les choix de recrutement de l’exécutif et les privilèges accordés de manière imprudente », résume Jean Garrigues.

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                Les personnages-clés à connaître pour comprendre l’affaire Benalla



Une « idée qu’on veut protéger le pouvoir »
Derrière les faits révélés, souvent par voie de presse de manière « assez spectaculaire », selon Olivier Rouquan, c’est « la notion de dissimulation qui crée l’affaire d’Etat ». Le politiste opère en effet « une distinction en trois types » :
« Une affaire d’Etat peut être liée à la raison d’Etat, c’est-à-dire quand l’Etat de droit n’est pas respecté au nom de l’intérêt supérieur de l’Etat. Elle peut aussi exister lorsqu’il y a des intérêts privés qui outrepassent les intérêts de la nation. Enfin, c’est lorsqu’il y a l’idée qu’on veut protéger le pouvoir. C’est ce dernier cas qui est pertinent dans le cas de l’affaire Benalla ».
Ce constat est partagé par M. Garrigues, qui estime qu’« on est très loin d’une affaire des Irlandais de Vincennes [1982] ou des écoutes de l’Elysée [1983-1986], sous François Mitterrand, qui étaient des opérations en contravention totale avec la loi ». Mais derrière les faits qui, « d’un point de vue historique paraissent d’une gravité relative », il y a ce que l’historien appelle « le deuxième étage de la fusée », « comment l’affaire a été couverte, et la manière dont personne n’a prévenu le procureur ».
Dans le cas de l’affaire Benalla, « à ce jour, ce qui fait l’affaire d’Etat, c’est la gestion de l’affaire plus que son fond », résume M. Rouquan, qui note toutefois qu’on « ne sait pas encore tout : si lors des enquêtes, on découvre une filière de sécurité qui s’affranchit des règles de manière systémique, cela pourra créer une affaire plus vaste ».

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                L’affaire Benalla révèle « les failles de l’article 40 du Code de procédure pénale »



Elle bouleverse l’ordre des institutions
Une affaire d’Etat provoque généralement un débat de société d’une ampleur qui conduit à « bousculer le fonctionnement des institutions », souligne l’historien Jean Garrigues. Une affaire d’Etat peut ainsi le devenir « à l’aune de la réaction politique qu’elle engendre, notamment par le contre-pouvoir parlementaire », note le politologue Olivier Rouquan. « C’est l’aspect positif des affaires d’Etat, elles permettent généralement au pouvoir législatif de se faire davantage entendre », abonde M. Garrigues.
En ce sens, l’affaire Benalla a bousculé l’agenda parlementaire, provoquant la constitution de commissions d’enquête et le report de la réforme constitutionnelle, au mieux à la rentrée de septembre.
Un révélateur d’une manière d’exercer le pouvoir
Ce qui peut transformer une polémique en affaire d’Etat tient aussi au contexte dans lequel les faits sont révélés. Dans le cas présent, « il y a un pouvoir qui se voulait exemplaire et qui montre un comportement amateur et informel », juge le politologue. Or, selon lui, Emmanuel Macron « a fondé sa légitimité sur le fait de régénérer moralement l’exercice du pouvoir ».
L’ampleur prise par les faits se justifie selon M. Rouquan comme « un retour de bâton lié à une déception populaire. » Les premiers sondages réalisés, notamment par BFM-TV, montrent un « choc » dans l’opinion publique, notamment parmi les électeurs de M. Macron au premier tour de l’élection présidentielle en 2017.
« Le sentiment de défiance risque de grandir encore, c’est un fossé qui se creuse encore un peu plus entre les Français et l’exécutif », craint de son côté l’historien.

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Une « parole politique forte »
Dès lors, comment prend fin une affaire d’Etat ? « Soit dans le brouhaha, soit dans une parole politique forte », estime Jean Garrigues.
Dans le premier cas, il s’agit de laisser l’affaire s’éteindre, en s’appuyant notamment sur la lenteur du temps judiciaire — il aura ainsi fallu neuf ans d’instruction dans l’affaire des écoutes de l’Elysée dans les années 1980, par exemple —, ou en trouvant des contre-feux pour « changer de sujet », avance Olivier Rouquan. Pour l’affaire Benalla, « la stratégie d’extinction ne serait pas une bonne solution, car elle renforcerait l’idée d’opacité et d’autoritarisme », estime Jean Garrigues.
Dans le second cas, il s’agit « d’une clarification devant les Français par l’exécutif mis en cause », note l’historien, qui estime qu’il serait « plus stratégique pour le président de se livrer à un mea culpa à l’américaine ». « Même un président très régalien comme François Mitterrand acceptait la prise de parole au plus fort de la crise, pour s’adresser aux Français, les yeux dans les yeux », rappelle le politiste.

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Le président de la République n’a pas choisi cette option. Pour l’heure, il s’est exprimé, mardi 24 juillet, devant des députés de la majorité, avant de faire quelques déclarations devant la presse, lors d’un déplacement dans les Pyrénées, le lendemain.
« Il y a un vrai problème de gestion d’opinion, qui laisse le doute s’installer sur la personne qui incarne le pouvoir », résume Olivier Rouquan.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Editorial. Si le président de la République a reconnu la gravité des faits reprochés à Benalla, il a assumé son exercice très vertical du pouvoir et sa méfiance vis-à-vis de tous les contre-pouvoirs.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : l’habile tour de passe-passe de Macron

Editorial. Si le président de la République a reconnu la gravité des faits reprochés à Benalla, il a assumé son exercice très vertical du pouvoir et sa méfiance vis-à-vis de tous les contre-pouvoirs.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 13h25
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Emmanuel Macron assume. En s’exprimant pour la première fois, mardi 24 juillet, sur les faits de violence du 1er-Mai pour lesquels son collaborateur Alexandre Benalla a été mis en examen, il a proclamé, devant des députés de sa majorité : « Le seul responsable de cette affaire, c’est moi et moi seul. » « S’ils veulent un responsable, a-t-il poursuivi, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher. » Le chef de l’Etat s’est abstenu d’identifier ces « ils ». Les médias ? Les juges ? Les parlementaires ? Les Français ?
Le président assume donc sa responsabilité personnelle et il récuse la « République des fusibles ». Cette responsabilité tient essentiellement à la confiance qu’il a naguère prodiguée à M. Benalla. Il a marqué sa « déception » et dénoncé sa « trahison ».
Mais, en même temps, applaudi par ses fidèles, il a fait l’éloge de son collaborateur, saluant son « courage », son « talent », son « engagement » (à quatre reprises) et même sa « dignité ». Alors que des enquêtes, judiciaires, parlementaires, sont toujours en cours, il a plaidé responsable, mais pas coupable, des fautes et des erreurs qui ont émaillé cette affaire. Une posture que M. Macron peut afficher d’autant plus facilement qu’il est protégé par la Constitution.

Plus jupitérien que jamais, M. Macron a assumé son exercice très vertical du pouvoir et sa méfiance vis-à-vis de tous les contre-pouvoirs. Il voit dans cette affaire « un spectacle où la tentation pour presque tous les pouvoirs est de sortir de son lit ». Ses accusations sont graves.
« L’autel de l’émotion populaire »
La presse ? Elle « ne cherche plus la vérité » et « veut devenir un pouvoir judiciaire qui a décidé qu’il n’y avait plus de présomption d’innocence ». La justice ? Il se dit attaché à ce qu’elle fasse son travail. Mais il relève un « problème de fonctionnement », avec des auditions et des recherches qui sortent « à la seconde même dans la presse ». Le pouvoir législatif ? Il est tenté, énonce-t-il en visant plus particulièrement la « coalition baroque » des oppositions, « de se substituer à la justice et de devenir un tribunal populaire ».

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M. Macron s’est ainsi livré à un habile tour de passe-passe. Tout en se défendant de sacrifier des collaborateurs sur « l’autel de l’émotion populaire », il a reconnu la gravité des faits reprochés à M. Benalla et entend corriger les dysfonctionnements observés. Mais, en même temps, il a cherché à faire disparaître la crise que l’affaire a générée. Paradoxalement, en tentant de faire baisser la pression, il a admis en creux l’importance de la crise que traverse l’exécutif.
En malmenant les contre-pouvoirs, en laissant planer des zones d’ombre, des imprécisions, des omissions, voire des contradictions, le président de la République fait un pari osé. Le résultat de sa contre-attaque pourrait aboutir à l’inverse de l’objectif recherché et mettre de l’huile sur le feu en galvanisant ses oppositions. M. Macron espère sans doute que l’été apaisera la fièvre et que le Parlement reprendra à la rentrée le chemin de la réforme constitutionnelle. Mais il n’est pas sûr qu’il ait rempli son rôle de gardien des institutions.

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Entretien exclusif : Alexandre Benalla livre ses vérités

Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée a accepté de répondre longuement à nos questions.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 09h26
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 17h52
    |

            Gérard Davet, 
                                François Krug et 
Fabrice Lhomme








                        



                                


                            

Pour la première fois depuis le déclenchement de l’affaire qui porte son nom, Alexandre Benalla parle. Barbe rasée pour ne pas être importuné, l’ancien chargé de mission de l’Elysée, accusé d’avoir molesté deux manifestants en marge des manifestations du 1er Mai, a accepté de répondre longuement aux questions du Monde.
L’entretien, que nous n’avons pas fait relire, s’est déroulé à Paris, mercredi 25 juillet, au domicile de Marc Francelet, un ancien journaliste reconverti dans les affaires, qui se présente aujourd’hui comme « communicant ». Lors de la séance photo, réalisée en fin de journée, est apparue Michèle Marchand, figure de la presse people et très proche du couple Macron. Preuve que dans la tempête, M. Benalla n’est pas un homme seul.
Estimez-vous avoir « trahi et déçu » Emmanuel Macron ? Ce sont ses mots…
Ce sont des déclarations que je comprends. Parce que s’il y a un problème autour du président de la République, il ne doit pas être provoqué par un collaborateur. C’est quelqu’un qui avait — et qui a toujours, je pense — confiance en moi, dans mon action au quotidien. Mais au vu de ce que cette histoire a déclenché, je ne vois pas quels autres termes il aurait pu employer pour qualifier la situation. Donc, forcément qu’il y a de la déception, forcément qu’il doit y avoir un sentiment de trahison…

Avez-vous le sentiment de l’avoir trahi ?
Moi, je n’ai pas le sentiment d’avoir trahi le président de la République, j’ai le sentiment d’avoir fait une grosse bêtise. Et d’avoir commis une faute. Mais cette faute, elle est plus d’un point de vue politique : je n’aurais jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu’observateur, puis j’aurais, peut-être, dû rester en retrait.
Reprenons du début. Comment apparaissez-vous dans l’entourage de M. Macron ?
Au départ, à l’été 2016, un copain m’appelle et me dit : « Alexandre, Emmanuel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Après trois ans d’enquête, un réseau de travail agricole dissimulé a été mis au jour dans l’Ain. Des Polonais envoyés par une mystérieuse agence d’intérim étaient payés 5 euros de l’heure pour travailler dans les champs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/07/2018
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La fraude aux travailleurs illégaux gagne les champs

Après trois ans d’enquête, un réseau de travail agricole dissimulé a été mis au jour dans l’Ain. Des Polonais envoyés par une mystérieuse agence d’intérim étaient payés 5 euros de l’heure pour travailler dans les champs.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 11h13
    |

            Yann Bouchez (Bourg-en-Bresse, envoyé spécial)








                        



                                


                            

De leur propre aveu, les enquêteurs ne s’attendaient pas à « ramasser » autant d’argent. Des liasses de billets rouges, bleus, orange ou verts, cachés dans des endroits insolites, dont une boîte à chaussures. Dans une penderie, plus de 100 000 euros.
Ce 18 juin, les perquisitions réalisées dans trois exploitations maraîchères au nord-est de Lyon, à cheval sur les départements de l’Ain et du Rhône, se révèlent fructueuses. Environ 350 000 euros sont saisis.
Les entreprises agricoles visées, en bordure de l’autoroute A46, d’où l’on distingue les champs et les serres à l’enfilade, n’ont pas été choisies au hasard. Voilà près de trois ans que les gendarmes de l’Ain, aidés par d’autres services d’enquête, les avaient dans le collimateur, après qu’un « renseignement » leur eut été fourni.
Dans leur viseur, des soupçons de travail dissimulé, étayés au fil des investigations. Cette opération, qui a mobilisé 90 gendarmes, mais aussi, entre autres, des fonctionnaires de la Mutualité sociale agricole, de l’Office central de lutte contre le travail illégal ou du groupe d’intervention régional de Lyon, ne s’est d’ailleurs pas limitée aux seuls maraîchers.
Le même jour, plus au sud, dans la banlieue de Valence, les locaux d’une agence d’intérim franco-polonaise promettant un « service de qualité au prix du discount » sont également visités. A la clé, 25 000 euros en cash saisis. Mais aussi des centaines de documents, dont des fiches de paie et des livres de comptes. Après avoir été analysés, ils viendront épaissir un dossier déjà bien fourni qui illustre la tentation, pour certains patrons peu scrupuleux en demande de main-d’œuvre, de recourir aux travailleurs étrangers sous-payés, hors du champ de la loi. En France, la fraude au détachement et les activités dissimulées figurent parmi les cas les plus fréquents de travail illégal.
« Tout était suspect »
Dans le cadre des perquisitions, dix personnes, dont les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Rappels au règlement et suspensions de séance ont ponctué la seconde lecture du texte, présenté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, mercredi soir.
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Assemblée nationale : l’examen de la loi asile et immigration perturbé par l’affaire Benalla

Rappels au règlement et suspensions de séance ont ponctué la seconde lecture du texte, présenté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, mercredi soir.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 22h37
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 09h26
   





                        


Pendant près de trente minutes, Gérard Collomb a dû hausser la voix pour couvrir les députés d’opposition, lors de sa prise de parole introductive aux débats sur la loi portant sur l’asile et l’immigration, en seconde lecture à l’Assemblée nationale mercredi 25 juillet au soir.
« Nous déplorons, avec beaucoup de force et de colère, la façon dont vous avez muselé la commission d’enquête que les oppositions avaient obtenue », a lancé le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti lors d’un rappel au règlement, tout en assurant ne pas vouloir « bloquer » les débats parlementaires.
« On nous demande de reprendre, tranquillement, comme si de rien n’était, l’examen d’un texte qui lui-même n’a pas été facile, lorsqu’il est passé ici en première lecture », avait déploré avant lui Jean-Luc Mélenchon. « Vous avez commencé en disant “je ne connais pas M. Benalla”. C’est absolument impossible. Vous êtes donc un menteur », a-t-il poursuivi en référence à l’audition du ministre de l’intérieur devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.
Après une suspension de séance, le député La France insoumise Eric Coquerel a défendu à la tribune une motion de rejet préalable, elle aussi uniquement consacrée à l’affaire Benalla.

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                Affaire Benalla : l’opposition dénonce de concert « la mascarade » de la commission d’enquête



Le projet de loi vise notamment à réduire à six mois, contre onze aujourd’hui, l’instruction de la demande d’asile, pour faciliter à la fois l’expulsion des déboutés et l’accueil des acceptés.
Environ 420 amendements seront examinés à un rythme qui dépendra aussi de celui de la commission des lois travaillant comme commission d’enquête, puisque la séance s’interrompra pendant les travaux de cette dernière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Alors que le chef de l’Etat se rend jeudi à Madrid, les journaux espagnols, allemands, britanniques et belges décrivent le scandale comme une « crise » grave pour lui.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/07/2018
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Pour la presse européenne, l’affaire Benalla écorne l’image d’Emmanuel Macron

Alors que le chef de l’Etat se rend jeudi à Madrid, les journaux espagnols, allemands, britanniques et belges décrivent le scandale comme une « crise » grave pour lui.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 19h26
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 09h57
    |

                            Intérim (à Bruxelles), 
                            Sarah Calamand, 
Thomas Wieder (Berlin, correspondant) et 
Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


Emmanuel Macron est attendu à Madrid jeudi 26 juillet pour une visite de travail avec le nouveau président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez. S’il lui donne l’occasion de s’éloigner de Paris, le voyage devrait se dérouler dans l’ombre de l’affaire Benalla, qui ne passe pas inaperçue au-delà des Pyrénées ou dans d’autres pays européens.
Depuis une semaine, les journaux espagnols, allemands, britanniques ou belges suivent les révélations de près, sans en faire pour autant leurs gros titres. Ils s’accordent cependant sur la gravité de l’affaire. The Guardian au Royaume-Uni et Die Welt, le quotidien conservateur allemand, parlent ainsi « du plus gros scandale depuis le début du mandat » de M. Macron.

        Comprendre pourquoi
         

          l’affaire Benalla devient une affaire d’Etat



Dans un pays très « macronphile » comme l’Espagne, l’affaire Benalla risque d’entacher la venue du président français alors même que Pedro Sanchez espérait réaffirmer sa carrure internationale en posant au côté de son invité. C’est la « pire crise de son gouvernement », selon El Pais.
Pour le quotidien de droite El Mundo, ce scandale « révèle au moins un dysfonctionnement : un président tout-puissant a cru avoir le droit de concéder d’extraordinaires prérogatives à son garde du corps de confiance, et peut-être, c’est à voir, a permis que fonctionne une police présidentielle loin des contrôles légaux ». D’après le journal, M. Macron se trouve dans son « pire moment de popularité » : « le nom d’Alexandre Benalla pèsera pour toujours sur son mandat ».
Pour sa part, le journal conservateur et monarchique ABC estime que « le scandale du “gorille” d’Emmanuel Macron s’est transformé en un champ de mines politique qui menace tous les projets de réformes du président, transformé dans un rosaire de casseroles qui peuvent le poursuivre indéfiniment ».
La presse allemande relativise
En Allemagne, l’affaire Benalla a été largement relatée dans les médias depuis le 19 juillet, au lendemain des premières révélations du Monde. Si les articles se contentent de relater les faits, l’un d’eux, paru dans le Spiegel le 21 juillet, se distingue : « Benalla porte une barbe et a des origines nord-africaines. Pour cela, certains de ceux qui le critiquent estiment qu’il ressemble davantage à un terroriste qu’à un policier. »
Quelques articles vont toutefois plus loin sur le plan de l’analyse, et estiment que cette affaire est révélatrice du rapport au pouvoir du président français. C’est le cas dans le Tagesspiegel, dans un article intitulé « La dangereuse arrogance de Macron ». « Le chef de l’Etat se retranche dans le silence. Avec cette attitude, il renforce ses contempteurs qui lui reprochent de se comporter en hyper-président sans égard pour le Parlement et les médias », écrit ainsi le quotidien berlinois.

        Lire notre analyse sur
         

          les failles de la chaîne de commandement



« Avant son élection, Macron a publié un livre intitulé Révolution, rappelle le Süddeutsche Zeitung, quotidien munichois de centre gauche. La politique manque trop souvent de transparence, estimait alors le candidat, qui promettait de gouverner de façon désintéressée et honnête. Un tel candidat, pouvait-on imaginer, allait être un président capable de supporter la critique. On a plutôt l’impression du contraire. Macron se tait. »
Malgré ces critiques, la presse allemande qui, depuis le début du quinquennat, s’est montrée globalement très élogieuse à l’égard de M. Macron, refuse de basculer d’un extrême à l’autre, et, même si l’image du président français est sérieusement écornée, la condamnation n’est pas totale. « Si l’on met tous les détails bout à bout, l’affaire apparaît moins grave que d’autres scandales qui ont entaché la Ve République – par exemple celui du Rainbow Warrior, ce bateau de Greenpeace coulé par les services secrets français en 1985 », relativise ainsi le Tagesspiegel.

        Lire comment,
         

          après des jours de silence, Macron organise la riposte



La presse britannique ironise
Un président à l’image dépréciée, c’est aussi ce qui ressort dans la presse britannique. Si l’affaire ne fait pas non plus les gros titres outre-Manche, les quelques analyses se concentrent sur le récit des faits et sur le président, alors que M. Macron est « arrivé au pouvoir en mai 2017 plaidant pour un nettoyage de la politique française et la “moralisation” de la vie publique », comme le rappelle le quotidien The Guardian.
Un scandale « qui n’arrange rien » à l’image du président, « rapidement passée de celle d’un souple libéro-centriste à celle d’un réactionnaire inflexible » à en croire le quotidien généraliste The Independent.
Pour la BBC, l’affaire Benalla est même révélatrice des faiblesses d’un président désormais « aux pieds d’argile » :
« Qu’un si petit événement devienne une affaire d’Etat suggère une de ces deux choses. Soit l’opposition et les médias manquent tellement d’éléments critiques sur le président qu’ils ont joyeusement poussé “l’affaire Benalla” dans ses retranchements, au risque d’exagérer. Soit l’événement en lui-même révèle une vérité plus sombre à propos de la présidence Macron, qui nous a jusqu’alors trop éblouis pour que nous puissions la remarquer. »
Et The Guardian de rappeler que, malgré la « probité exemplaire de son équipe à l’Elysée » vantée par M. Macron lors du sommet du G7 au Québec les 8 et 9 juin, sa présidence s’intègre dans l’histoire des présidents de la Ve République qui n’est, elle, pas un exemple. Enumérant les scandales – des diamants de Bokassa pour Valéry Giscard d’Estaing aux soupçons de financements libyens de la campagne de Nicolas Sarkozy, en passant par le « cabinet noir » de François Mitterrand –, le quotidien suggère que M. Macron « aurait dû savoir que sa croisade de nettoyage finirait par tomber sur un os ».
The Daily Telegraph, quotidien conservateur, suggère enfin un double coup pour le chef de l’Etat, dont la popularité « a atteint des records de baisse après la publication des images », au lieu du « bond » qu’elle aurait dû connaître après la victoire française à la Coupe du monde de football, le 15 juillet.

        Les questions
         

          que pose le discours d’Emmanuel Macron sur l’affaire Benalla



La presse belge temporise
S’ils ont un peu boudé leurs voisins français après la Coupe du monde de football, les Belges retrouvent peu à peu leur curiosité pour la politique hexagonale avec l’affaire Benalla. Les quotidiens suivent l’affaire de près, surtout depuis le début des auditions devant l’Assemblée nationale. Globalement, les éditorialistes se rejoignent sur deux points : ils critiquent, eux aussi, le mutisme observé par le chef de l’Etat jusqu’au 24 juillet, et applaudissent la soif de démocratie du peuple français.
« La France, l’Europe ont besoin d’un Macron éclairé, pas d’un Jupiter retranché », écrit ainsi le quotidien La Libre Belgique. « Dans l’affaire Benalla, ce sont la presse d’abord, la justice et le Parlement français ensuite, qui ont forcé l’exécutif à appliquer les lois et à respecter les prescrits éthiques et de responsabilité (…).  C’est la seule chose réjouissante à constater », soulignait, pour sa part, lundi, l’éditorialiste Béatrice Delvaux, du journal Le Soir. Elle explique au Monde que la presse francophone « suit l’affaire, mais pas de manière hystérique non plus ».
De manière générale, les francophones sont très attentifs à la politique française, ne serait-ce que parce qu’ils regardent énormément les chaînes de télévision de l’Hexagone et parce que la politique belge, avec tous ses niveaux de pouvoir, est parfois moins lisible.
Cet intérêt s’explique aussi, selon Mme Delvaux, par l’image « glamour politiquement et personnellement », que renvoie M. Macron. Ce qui n’est pas toujours le cas des décideurs belges.
Du côté de la presse belge en langue flamande, la couverture est plus limitée. « Mais si ça devient plus grave, on écrira », assure Lieve Dierckx, journaliste pour De Tijd.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La présidente de la commission d’enquête parlementaire fait face à tous les groupes de l’opposition qui réclament des auditions politiques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/07/2018
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Affaire Benalla : l’opposition dénonce de concert « la mascarade » de la commission d’enquête

La présidente de la commission d’enquête parlementaire fait face à tous les groupes de l’opposition qui réclament des auditions politiques.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 09h11
    |

                            Astrid de Villaines








                        



   


Deux salles, deux ambiances. Dans l’hémicycle, mercredi 25 juillet après-midi, les députés sont étonnamment calmes et studieux. Après une semaine de paralysie des débats sur fond d’affaire Banalla, ils terminent l’examen du texte « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », porté par la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Quelques passes d’armes habituelles, mais pas un mot – ou presque – sur le dossier qui empoisonne l’exécutif depuis le 18 juillet.

        Revivez
         

          la deuxième journée d’auditions



Deux étages plus bas, au même moment, au sous-sol de l’Assemblée nationale, se tient la commission d’enquête parlementaire. Là, l’ambiance est électrique. Les députés de l’opposition, toutes couleurs politiques confondues, s’en prennent directement à la présidente de la commission des lois et corapporteure, Yaël Braun-Pivet, la députée (La République en marche, LRM) des Yvelines.
Celle-ci met aux voix la liste des prochaines auditions, décidée par son groupe et annoncée une heure avant, lors d’une conférence de presse surprise, sans consulter l’opposition. Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation et Michel Delpuech, préfet de police de Paris, tous deux déjà entendus, et un responsable de la compagnie de CRS 15 – présente place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai – seront convoqués.
Il n’est plus question d’auditionner le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, le porte-parole de l’Elysée, Bruno-Roger-Petit, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, encore moins Alexandre Benalla, comme le réclame Guillaume Larrivé, le corapporteur Les Républicains (LR) avec qui la tension ne fait que monter. Même le MoDem, pourtant allié fidèle de la majorité, ne prend pas part au vote et plaide pour la présence de M. Kohler « par souci de symétrie avec le Sénat ».
« Les droits du Parlement »
A la sortie de la commission d’enquête, Philippe Gosselin (LR), Danièle Obono (La France insoumise, LFI) et Marine Le Pen (Rassemblement national, RN) sont côte à côte pour répondre à la presse. Ils dénoncent une « mascarade » et s’applaudissent les uns les autres pour défendre « les droits du Parlement ». « J’en viens moi, trotskiste, à défendre les institutions bourgeoises de la Ve République, mais on rêve, on rêve ! », soupire Mme Obono.
Devant la presse, Guillaume Larrivé prend des airs solennels : « Notre commission est entravée par la volonté d’un homme : Emmanuel Macron et par ses relais à l’Assemblée nationale aux ordres de l’Elysée », dénonce le député de l’Yonne qui « donne 24 heures à la corapporteure pour se ressaisir ».

Marine Le Pen et Danièle Obono acquiescent à ce que dit Gosselin. L'opposition fait bloc contre la majorité et la p… https://t.co/R1C2z0x7Tr— adevillaines (@Astrid de Villaines)


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Et de menacer de quitter la commission s’il n’était pas entendu. Une option qui, en coulisses, ne dérangerait pas LRM qui espère conclure ses travaux et remettre son rapport « début août », date de la fin de session parlementaire, quand M. Larrivé plaide pour septembre. En facade, Mme Braun-Pivet dénonce « l’approche polémique et politique de l’opposition, loin de tout souci de la vérité ».
« République bananière »
Dans la soirée, un autre texte est à l’ordre du jour : le projet de loi « asile et immigration », porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, en première ligne dans l’affaire Benalla. Depuis la tribune, M. Collomb assiste, impassible, aux quatre rappels au règlement de l’opposition – par André Chassaigne (PCF), Valérie Rabault (Nouvelle Gauche, PS), Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Eric Ciotti, pour LR. Tous accusent « la décision autoritaire », selon les mots de M. Chassaigne, de la présidente de la commission d’enquête.
L’intégralité de l’intervention du ministre à la tribune est couverte par les cris et les vociférations de l’opposition. « Menteur ! », « République bananière », entend-on à droite et à gauche. « Il n’y a pas d’affaire ! », répond la majorité qui a pris goût aux battements de pupitre d’habitude réservés à l’opposition.

Brouhaha continu en séance. Collomb commence son intervention mais inaudible à cause des "vous avez menti !" "Répub… https://t.co/VEPtnm260X— adevillaines (@Astrid de Villaines)


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Seuls les élus de LFI, fatigués comme l’ensemble du Palais-Bourbon, quitteront l’hémicycle après l’échec de leur motion de rejet préalable. « Un pacte a été rompu », commente alors M. Mélenchon, plus loquace avec la presse depuis que Le Monde a sorti l’affaire. « On a respecté l’accord qui voulait que le travail parlementaire continue tant que la commission d’enquête suit son cours, mais la présidente a tout défait », explique-t-il. Les députés LR, eux, iront ensuite sur le fond du texte, conscient que leur électorat, sensible à ces questions, pourrait se lasser d’une trop grande obstruction. Ils auront aussi tout loisir d’attaquer la majorité lors de leur dépôt d’une motion de censure qu’ils ont annoncée.

Perquisition au bureau de Benalla à l’Elysée, en sa présence
Une perquisition du bureau d’Alexandre Benalla au palais de l’Elysée, en présence de l’intéressé, a eu lieu mercredi 25 juillet, a fait savoir la présidence, confirmant une information de LCI.
Selon la chaîne, « la pièce avait été mise sous clé depuis sa garde à vue ». 
Débutée en milieu d’après-midi, cette perquisition a pris fin vers 20 heures.
Ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, a été mis en examen dimanche, notamment pour « violences en réunion », après avoir été filmé en train de frapper des manifestants le 1er-Mai à Paris.



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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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