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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le bilan humain de ces feux, les plus meurtriers du siècle après ceux d’Australie en 2009, s’est alourdi à 82 morts, le 26 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont annoncé une nouvelle négociation de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Les légistes tentaient, jeudi, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l’incendie de lundi, à l’est d’Athènes.
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Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification

Les légistes tentaient, jeudi, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l’incendie de lundi, à l’est d’Athènes.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 18h31
   





                        


Quatre jours après l’incendie le plus meurtrier de l’histoire récente de la Grèce, qui a fait 82 morts, les légistes tentaient, jeudi 26 juillet, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées, à l’est d’Athènes. Selon la chaîne publique ERT, plus d’une trentaine de corps ont été identifiés.
Les autres sont toujours en cours d’examen par une équipe renforcée de légistes, qui espèrent terminer la procédure samedi, pour une bonne part grâce à l’ADN de proches supposés, a expliqué à l’agence de presse grecque ANA le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis. Un des légistes a qualifié auprès de l’agence la catastrophe de « massive, avec beaucoup de corps calcinés, ce qui complique la procédure ». Les familles ne sont pas autorisées à voir les corps, un des médecins confiant que le corps médical lui-même « avait du mal à supporter ».
Outre un numéro officiel ouvert aux familles, un mur des disparus informel, ouvert par des développeurs privés sur Internet, et selon la presse « agréé » par la protection civile, affichait toujours jeudi la photo de 27 personnes portées disparues, sans qu’on puisse savoir si certaines figurent ou non parmi les corps retrouvés. Des hommes et femmes de tous âges, pour la plupart souriants sur des photos de famille, tous porteurs de noms grecs.

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          Après des incendies dévastateurs et meurtriers, la prise en charge des sinistrés s’organise en Grèce



Mesures d’urgence
Par ailleurs, le ministère des infrastructures a annoncé que sur 2 489 maisons auscultées par quelque 340 agents jusqu’à mercredi soir dans la zone côtière sinistrée de Mati, près de la moitié (48,93 %) ne sont plus habitables. Jeudi matin, les agents du ministère sillonnent les ruelles pour marquer les maisons « de différentes couleurs en fonction de leur état, celles qu’il faudra détruire, et celles qui peuvent être réparées » explique Sia, une des employées.
Sur des portails, des habitants ont apposé des messages signalant qu’ils « allaient bien ». Nombre de rescapés ont été pris en charge par des associations, qui fournissent hébergement dans les villes voisines, vêtements et nourriture. La situation a créé un vaste élan de solidarité. Le ministère de l’éducation a par ailleurs annoncé que trois établissements scolaires seraient rouverts vendredi dans la zone.

        Lire le reportage :
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



De son côté, le gouvernement a annoncé mercredi soir toute une série de mesures d’urgence pour les sinistrés, allant du versement d’indemnités pour la perte des proches et des maisons à l’exonération du paiement de l’électricité ou au rattrapage de points au concours universitaire. Les obsèques des victimes seront prises en charge. Un fonds spécial pour le réaménagement de la zone, ouvert aux dons, notamment étrangers, sera aussi créé, avec l’apport initial de 40 millions d’euros par l’Etat grec.
Les autorités critiquées par la presse d’opposition
Les partis d’opposition restent discrets pendant le deuil national, qui s’achève vendredi, et la presse progouvernementale préfère souligner la vague de solidarité qu’a suscitée la tragédie. En revanche, la presse d’opposition commence à s’en prendre aux autorités.
« Le gouvernement cherche à absoudre ses péchés en annonçant un paquet préélectoral », commente froidement le journal centriste d’opposition Ta Nea, regrettant qu’il n’y ait « pas encore eu de démission ». « Une tentative du gouvernement pour gérer politiquement son inaptitude », lance le quotidien libéral Kathimerini à propos des mesures annoncées. Et de dénoncer en bloc les divers services impliqués, en publiant les actes d’une réunion de coordination sur la prévention des feux qui s’était tenue en avril dans l’Attique, la région sinistrée.
« Municipalités, préfectures, pompiers et forestiers se sont disputés au lieu d’organiser la lutte contre le feu », écrit le journal, dénonçant après le drame de lundi « l’arbitraire et l’irresponsabilité du gouvernement, des autorités locales, de la préfecture » notamment. « Ce désastre horrible va être le prétexte d’une controverse politique », prédit déjà le journal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Les salariés de la firme irlandaise se battent pour de meilleures conditions salariales et pour l’application du droit du travail du pays où ils sont employés.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Ryanair : une forte mobilisation pour une grève sans précédent

Les salariés de la firme irlandaise se battent pour de meilleures conditions salariales et pour l’application du droit du travail du pays où ils sont employés.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 14h33
   





                        


Les syndicats du personnel de cabine de Ryanair se sont félicités jeudi 26 juillet du succès de leur grève dans quatre pays européens, d’une ampleur sans précédent pour la compagnie aérienne, et poursuivaient le mouvement en dépit de menaces de suppression d’emplois.
Le personnel de cabine employé par la compagnie à bas coût en Belgique, en Espagne et au Portugal mène une grève de deux jours, mercredi et jeudi, pour réclamer que lui soit appliqué le droit du travail national, et non celui de l’Irlande. En Italie, le débrayage s’est limité à mercredi mais il a eu un impact plus important qu’attendu.

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                La compagnie à bas coûts Ryanair confrontée à deux grèves européennes



Au Portugal, dix-sept vols avaient déjà été annulés jeudi 9 heures du matin, selon Luciana Passo, présidente du Syndicat national du personnel de vol de l’aviation civile (SNPVAC). « Il y a une très forte adhésion à cette grève, s’est-elle félicitée. Rien qu’à Lisbonne, le taux d’adhésion mercredi a été de près de 80 %. Pour aujourd’hui, nous prévoyons une mobilisation similaire voire plus importante, d’après les données dont nous disposons. »
Une douzaine de liaisons avec l’Italie annulées
En Italie, le syndicat Uiltrasporti s’est vanté d’un « résultat extraordinaire » du mouvement, en demandant à Ryanair « de dialoguer pour éviter de nouvelles grèves ». « La très forte participation du personnel navigant basé en Italie a démontré le poids réel de notre syndicat parmi les travailleurs », affirme Uiltrasporti dans un communiqué diffusé mercredi soir.
La compagnie avait tenté de limiter l’impact de la grève en annulant préventivement six cents vols et en transférant les passagers des vols annulés sur d’autres vols ou en leur proposant un remboursement. Mais elle n’avait pas annoncé les mesures prises pour l’Italie.

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En Espagne, où les autorités avaient exigé de Ryanair qu’elle assure un service minimal, l’activité de la compagnie a été peu affectée mercredi, et la journée s’est déroulée sans incident notable, a annoncé le ministère des transports. Mais une douzaine de liaisons avec l’Italie ont été annulées, en « raison du fort suivi de la grève » dans ce pays, a ajouté le ministère.
Trois cents emplois en jeu
En Belgique, où Ryanair emploie quelque sept cents personnes, dix des onze vols prévus jeudi au départ de Bruxelles ont été annulés, selon la porte-parole de Brussels Airport, Nathalie Pierard. A l’aéroport de Charleroi, principale plate-forme belge du transporteur, 60 % des vols prévus ne sont pas partis, a annoncé Yves Lambot, secrétaire permanent de la Centrale nationale des employés.
Les syndicats ont défié les avertissements de Ryanair, qui avait annoncé mardi, en présentant des résultats trimestriels en baisse, que la poursuite des grèves l’obligerait à supprimer des vols et des emplois. Le lendemain, la compagnie mettait ses menaces à exécution en supprimant des vols au départ de Dublin pour l’hiver 2018, après une grève des pilotes basés en Irlande, prévenant que jusqu’à trois cents emplois, cent de pilotes et deux cents de personnel de cabine, étaient en jeu.

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Les grèves se multiplient au sein du personnel de Ryanair, alors qu’elles avaient été quasi inexistantes depuis la création de la compagnie, au milieu des années 1980. Ryanair a longtemps refusé de reconnaître les syndicats, mais elle a pris un virage à 180 degrés en fin d’année dernière en engageant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays. La compagnie à bas coût est parvenue à signer des accords avec des syndicats, mais les discussions restent difficiles dans plusieurs pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ La juridiction autorise les tribunaux à rejeter au cas par cas la remise de personnes recherchées, en cas de risque de procès non équitable à la suite des réformes contestées du système judiciaire par le gouvernement ultraconservateur polonais.
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La Cour de justice européenne ouvre une brèche contre la Pologne

La juridiction autorise les tribunaux à rejeter au cas par cas la remise de personnes recherchées, en cas de risque de procès non équitable à la suite des réformes contestées du système judiciaire par le gouvernement ultraconservateur polonais.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 18h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


La Cour de justice de Luxembourg (CJUE), plus haute juridiction de l’Union européenne (UE), a rendu un arrêt important, mercredi 25 juillet, qui pourrait fragiliser la position de la Pologne à Bruxelles. Le gouvernement conservateur du PiS (Droit et justice) a mis sur les rails une réforme en profondeur de la justice, malgré les avertissements de la Commission européenne, qui pointe un « risque grave de violation de l’Etat de droit » et a enclenché une procédure rarissime (l’article 7 du traité de l’UE) pour convaincre Varsovie d’y renoncer – pour l’instant, en vain.
Interrogée par la Haute Cour irlandaise, dans le cadre d’un renvoi préjudiciel, la Cour de justice de l’UE avait à se prononcer sur le cas d’un ressortissant polonais arrêté en Irlande, faisant l’objet de trois mandats d’arrêt européens émis par des juges polonais pour trafic de stupéfiants. Son avocat a mis en avant un refus de remise aux autorités polonaises, au motif que la réforme de la justice dans le pays, engagée depuis 2016, l’exposait sur place à un procès non équitable.
La Cour de Luxembourg se garde bien de se prononcer sur la réforme judiciaire polonaise à proprement parler : a-t-elle mis les juges sous la coupe du politique ? Fragilise-t-elle les droits des justiciables ? Ce sera aux tribunaux irlandais de répondre à ces questions extrêmement délicates, explique en substance l’arrêt de mercredi.
« Eléments objectifs »
Cependant, la plus haute cour de l’UE reconnaît, de manière générale, que l’autorité judiciaire d’un pays membre « doit s’abstenir de donner suite » à l’exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par un autre pays membre « si elle estime que la personne concernée risquerait de subir une violation de son droit fondamental à un tribunal indépendant et, partant, du contenu essentiel de son droit fondamental à un procès équitable, en raison de défaillances susceptibles d’affecter l’indépendance du pouvoir judiciaire dans l’Etat membre d’émission ».
Pas question cependant, pour les juges du Luxembourg, que les mandats d’arrêt européens soient rejetés à la légère
Pas question cependant, pour les juges du Luxembourg, que les mandats d’arrêt européens soient rejetés à la légère. « Le refus d’exécution d’un mandat d’arrêt européen est une exception au principe de reconnaissance mutuelle qui sous-tend le mécanisme du mandat d’arrêt européen », explique l’arrêt. L’exception doit faire l’objet d’une « interprétation stricte », en deux temps.
Les juges irlandais vont d’abord devoir « évaluer, sur le fondement d’éléments objectifs, fiables, précis et dûment actualisés, l’existence d’un risque réel de violation » du droit à un procès équitable en Pologne. Ils pourront cependant s’appuyer sur la proposition de déclenchement de l’article 7 formulée par la Commission en décembre 2017, précise l’arrêt, car elle contient « des éléments particulièrement pertinents ». 

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                Dernier acte de la prise en main du pouvoir judiciaire en Pologne



L’autorité judiciaire d’exécution du mandat d’arrêt européen devra, dans un deuxième temps, « apprécier, de manière concrète et précise », si dans le cas précis de la personne recherchée, cette dernière court effectivement le risque d’un procès non équitable. La balle est donc dans le camp de la justice irlandaise, dont la décision pourrait faire grand bruit.
La justice européenne parviendra-t-elle à ses fins là où la Commission de Bruxelles est à la peine ? L’institution communautaire a échoué à convaincre le gouvernement du PiS de renoncer à sa réforme de la justice, ou de l’amender sérieusement, malgré le déclenchement de l’article 7. Il faut dire que les Etats membres ont jusqu’à présent traîné des pieds pour avancer dans cette procédure pouvant aller jusqu’à la levée des droits de vote d’un pays au Conseil européen.
« Défense absurde »
Mercredi, les autorités polonaises ont préféré insister sur les subtilités de l’arrêt. « La sentence de la Cour [de Luxembourg] est proche de la position du gouvernement polonais, a affirmé le ministre de la justice Zbigniew Ziobro. Dans aucun point de son arrêt, la Cour n’a constaté une atteinte à l’Etat de droit en Pologne. Contrairement à ce qu’a voulu le tribunal irlandais, la CJUE n’a pas donné son accord à un refus automatique d’extradition du suspect. »
Le ministre a aussi estimé que le tribunal irlandais avait « adopté sans esprit critique la ligne de défense de l’accusé, qui a le droit de se défendre de toutes les manières, même les plus absurdes ». Cette décision survient alors que le Sénat polonais a définitivement adopté, dans la nuit de mardi à mercredi, la cinquième réforme de la Cour suprême votée depuis l’arrivée des ultraconservateurs du PiS au pouvoir. Elle est considérée par une quasi-unanimité de juristes comme la dernière étape de la mise sous tutelle du système judiciaire polonais. Le but principal du texte est en effet d’accélérer l’élection d’un nouveau président de la Cour suprême en remplacement de Malgorzata Gersdorf, qui refuse de partir à la retraite comme souhaité par le gouvernement.

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                En Pologne, le Sénat adopte une réforme controversée de la justice






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ L’emblématique administrateur, qui aura spectaculairement redressé un constructeur automobile au bord de la faillite, est décédé à 66 ans.
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Mort du patron de Fiat Sergio Marchionne

L’emblématique administrateur, qui aura spectaculairement redressé un constructeur automobile au bord de la faillite, est décédé à 66 ans.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 07h52
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 08h52
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis plusieurs jours, l’issue ne faisait plus aucun doute. Victime de complications alors qu’il se remettait d’une opération à l’épaule, fin juin, l’ancien administrateur délégué du groupe Fiat-Chrysler (FCA) et président de Ferrari, Sergio Marchionne, 66 ans, est mort mercredi 25 juillet à l’hôpital universitaire de Zurich.
Samedi, l’annonce de son départ précipité de la tête des diverses branches du groupe Agnelli, après quatorze années de direction opérationnelle où il aura spectaculairement redressé un groupe au bord de la faillite, avait été suivie de nouvelles de plus en plus alarmantes sur son état de santé, qualifié d’« irréversible » depuis plusieurs jours par les médecins.
Dans un communiqué publié mercredi matin, John Elkann, le président d’Exor – la holding patrimoniale de la famille Agnelli, actionnaire de référence de l’empire industriel –, a salué sa mémoire : « Malheureusement, ce que nous craignions s’est produit. Sergio, l’hôte et l’ami, s’en est allé ».
Sa dernière apparition publique aura donc été le 27 juin, quelques heures avant d’être hospitalisé : il était venu offrir une Jeep à une équipe de carabiniers de Rimini et s’était livré, pour ce qui devait être son dernier discours public, à un éloge de son père, carabinier dans les Abruzzes, parsemé de souvenirs d’enfance.
Redressement spectaculaire
A la tête de la plus emblématique des entreprises industrielles italiennes, Sergio Marchionne était bien un enfant du pays. Mais ce n’est pas en Italie qu’il s’est formé. A 14 ans, la famille Marchionne est partie au Canada, et ce changement d’univers aura une influence décisive sur le parcours du jeune Sergio. Après avoir étudié la philosophie, le droit et le management, il commence une carrière de dirigeant d’entreprise qui le conduit à rentrer en Europe en 2002, pour prendre la tête du groupe suisse de certification SGS, qu’il redresse en deux ans. C’est à ce moment-là que les Agnelli, actionnaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le président des Etats-Unis et le patron de la Commission européenne se sont, en outre, engagés en faveur de davantage de libre-échange.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/07/2018
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Trump et Juncker signent un armistice commercial, à la surprise générale

Le président des Etats-Unis et le patron de la Commission européenne se sont, en outre, engagés en faveur de davantage de libre-échange.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 03h35
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 10h24
    |

            Arnaud Leparmentier (Washington, envoyé spécial)








                        



   


La conférence fut convoquée à la dernière minute dans la roseraie de la Maison Blanche… pour annoncer un armistice commercial entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a certes fait comme si l’affaire était jouée d’avance : « j’avais l’intention de parvenir à un accord aujourd’hui. Et nous avons un accord aujourd’hui », a-t-il déclaré ce mercredi 25 juillet. En réalité nul ne tablait réellement sur un compromis, lequel a fait dire à Donald Trump qu’« aujourd’hui est un très grand jour pour le commerce libre et équitable ». « Super d’être à nouveau sur la bonne voie avec l’UE », s’est réjoui le locataire de la Maison Blanche sur Twitter.

Great to be back on track with the European Union. This was a big day for free and fair trade!— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Dans le détail, les Américains et les Européens se sont engagés à mettre en place un groupe de travail en faveur de plus de libre-échange transatlantique. « Nous nous sommes mis d’accord pour travailler vers l’objectif d’avoir zéro droit de douane, zéro barrière non tarifaire et zéro subvention sur les biens industriels hors automobile », a expliqué M. Trump en lisant le communiqué commun européo-américain.
En attendant, la menace de taxer jusqu’à 25 % les importations aux Etats-Unis d’automobiles européennes est suspendue tandis que les deux parties travailleront à mettre fin à la guerre de l’acier et de l’aluminium même si les droits imposés par Washington et les représailles décidées par Bruxelles ne sont pas suspendus. Les Européens s’engagent de leur côté à acheter plus de gaz naturel et de soja américains. Les deux ensembles économiques vont œuvrer aussi à une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Trump l’a joué à la « nord-coréenne »
Quels sont les enseignements à tirer de l’affaire ? D’abord, les Européens ont obtenu l’essentiel : la menace immédiate de droits de douane sur l’automobile est repoussée. « Nous nous sommes entendus pour qu’aucun droit additionnel ne soit décidé tant que nous négocions », a assuré après la réunion M. Juncker. Le communiqué ne détermine aucun délai à la négociation, ce qui satisfait les Européens.
Les ultimatums successifs lancés par les Américains sur l’acier et l’aluminium ont mis ces derniers dans une seringue et ont conduit, in fine, à l’imposition des droits. L’automobile est exclue de l’objectif zéro droit de douane, ce qui fait que l’Europe ne capitule pas par avance sur le sujet.
Pourquoi Donald Trump a-t-il bougé ? L’explication, toujours plus facile ex post, semble largement interne.
La grogne monte chez les constructeurs automobiles américains mais aussi chez les industriels les plus protectionnistes et anciens chouchous du locataire de la Maison Blanche, tels le fabricant de motocycles Harley Davidson ou celui de lave-linge Whirlpool qui ont annoncé cette semaine de mauvais résultats en raison de la guerre commerciale. Les républicains sont aussi de plus en plus remontés, à l’approche des élections de mi-mandat, surtout dans les terres agricoles du Midwest, frappées par les représailles chinoises et mexicaines qui taxent le soja et le porc. En conséquence, Donald Trump a dû annoncer, mardi, 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) d’aides aux agriculteurs, qui n’ont pas convaincu, les élus estimant que la meilleure manière de corriger les effets des guerres commerciales n’est pas de renflouer ses victimes mais d’arrêter ces guerres.
S’y ajoutent les jeux d’influence sans cesse mouvants à la Maison Blanche : le très protectionniste conseiller commercial Peter Navarro était absent lundi et c’est le conseiller économique, Larry Kudlow, ancien des équipes Reagan et libre-échangiste, qui semble avoir eu l’oreille du président. L’ancien commentateur de télévision avait préparé mardi soir un projet de communiqué avec les équipes de M. Juncker. Résultat : Donald Trump, plutôt que de la jouer « à l’iranienne » l’a joué à la « nord-coréenne », et il a effectué un retournement spectaculaire.
Les Européens lui ont donné quelques gages symboliques : l’objectif « zéro droit de douane » était un défi lancé depuis longtemps par M. Trump à l’UE. L’achat de soja, dont le cours baisse et qui n’est pas soumis à droits à l’importation en Europe, pourra offrir un débouché aux « farmers » frappés par les contre-sanctions chinoises – « je vous remercie pour cela, Jean-Claude », a déclaré M. Trump ; l’acquisition de gaz naturel liquéfié, qui plaira aux amis pétroliers du locataire de la Maison Blanche et va dans le sens d’une moindre imbrication géostratégique entre l’UE – en particulier l’Allemagne, via le pipeline à travers la baltique Northstream – et la Russie.
Unité sur le dos des Chinois
Dans la négociation, les Américains se sont contredits entre eux devant M. Trump et la délégation européenne étonnée. Les plus durs – le représentant au commerce Robert Lighthizer, voire le secrétaire au Trésor Steve Mnuchin – auraient voulu inclure les produits agricoles dans l’objectif zéro droit de douane. M. Juncker a fait savoir qu’il n’avait pas de mandat des Vingt-Huit et il a laissé entendre que, dans ce cas, les Européens exigeraient la fin du « Buy American Act », vache sacrée aux Etats-Unis, qui protège les entreprises du pays dans l’attribution des marchés publics.
Enfin, l’unité s’est refaite sur le dos des Chinois. La réforme de l’OMC implique, selon les mots du communiqué lu par Donald Trump, de « traiter le problème des pratiques commerciales inéquitables, notamment le vol de propriété intellectuelle, le transfert forcé de technologie, les subventions industrielles, les distorsions créées par les entreprises possédées par l’Etat et les surcapacités ». Ainsi, Washington et Bruxelles font-ils désormais bloc, à en croire M. Trump : « Les Etats-Unis et l’UE comptent ensemble plus de 850 millions de citoyens et représentent la moitié du PIB [produit intérieur brut] mondial. En d’autres termes, ensemble, nous formons plus de 50 % du commerce. Si nous faisons équipe, nous pouvons rendre notre planète meilleure, plus sûre et plus prospère. » Un mouvement qui a satisfait M. Juncker, lequel avait offert à M. Trump une photo du cimetière militaire du Luxembourg où est enterré le général George Patton, libérateur de l’Europe en 1944-1945: « Cher Donald, rappelons-nous notre histoire commune », a écrit M. Juncker.
Subsistent deux interrogations. D’abord la réaction au sein de l’UE à cette négociation avec l’Amérique de Trump à moins d’un an des élections européennes.
M. Juncker estime qu’il ne s’agit pas d’une relance du traité de libre-échange transatlantique, vivement contesté par les opinions publiques, notamment française et allemande. Il estime qu’il n’a pas besoin de mandat de négociation et que celui-ci sera demandé, si nécessaire, aux Etats membres de l’UE, une fois que le groupe de travail, présidé par la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, et le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, sera parvenu à la fin de ses travaux – « d’ici à quelques mois », espère M. Juncker.
Deuxième interrogation, Donald Trump fera-t-il avec l’UE ce qu’il a fait au printemps avec la Chine : annoncer un armistice dans la guerre commerciale et repartir de plus belle à l’attaque après avoir été critiqué par son opinion publique et ses propres conseillers ? Mais pour l’instant, les Européens n’ont guère de meilleure option que de lui faire confiance. Ils espèrent en avoir fini des négociations par invectives et tweets interposés. La réponse viendra rapidement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Le bilan humain de ces feux, les plus meurtriers du siècle après ceux d’Australie en 2009, s’est alourdi à 80 morts.
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Après des incendies dévastateurs et meurtriers, la prise en charge des sinistrés s’organise en Grèce

Le bilan humain de ces feux, les plus meurtriers du siècle après ceux d’Australie en 2009, s’est alourdi à 80 morts.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 20h56
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 21h25
   





                        



   


Ce sont les feux les plus meurtriers du siècle, après ceux d’Australie en 2009. Sur la côte orientale d’Athènes, en Grèce, les secours s’organisent. Les pompiers poursuivaient, mercredi 25 juillet, les opérations de recherches alors que onze personnes restaient dans un état critique, sous assistance respiratoire. Dans la journée, le nombre de morts s’est alourdi à 80, avec le décès à l’hôpital d’un octogénaire.
Les pompiers continuent de ratisser le secteur, à la recherche d’éventuelles nouvelles victimes. Mais « ce n’est pas toujours possible d’entrer dans les maisons, a expliqué une des agentes de la protection civile, car certaines menacent de s’effondrer. »

        Lire le reportage :
         

          A Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



Vu l’état des corps, dont l’identification sera longue, il est possible que « des disparus figurent parmi les 79 victimes découvertes », a précisé la porte-parole des pompiers, Stavroula Maliri. Dans l’attente, autorités et volontaires tentent de venir en aide aux sinistrés, qu’ils aient perdu des proches, leur maison ou leur emploi, parfois tout. Dans l’inventaire des dégâts, qui ne fait que commencer, on a déjà recensé plus de 300 maisons et magasins détruits ou sérieusement endommagés.
« Beaucoup de rescapés souffrent de stress post-traumatique », a expliqué un responsable du ministère de la santé, Theophilos Rozenberg. Le ministère a ouvert des cellules psychologiques mais aussi des équipes sanitaires, alors que l’alimentation en eau et en électricité reste coupée. Au gymnase de Rafina, transformé en centre de secours, l’élan de solidarité suscité par les événements fait affluer dès mardi nourriture, médicaments et vêtements, tandis que nombre d’entreprises et associations ont ouvert des comptes.
Mesures annoncées
Mais, passé le premier choc, la gestion de la catastrophe fait polémique. Le gouvernement, qui a déclaré un deuil de trois jours, a très vite assuré que toutes les familles seraient indemnisées, qu’il prendrait en charge les obsèques, et exonérerait les rescapés de la taxe foncière et du paiement de l’électricité pour 2018.
Mercredi soir, le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos a fait savoir que les exonérations seraient de 10 000 euros pour la perte d’un proche parent, 5 000 euros pour une maison détruite. Il a également annoncé la prise en charge des orphelins et des dispositions ponctuelles allant jusqu’au rattrapage de points au concours universitaire pour les victimes. Un compte spécial sera par ailleurs ouvert aux dons, notamment étrangers, et abondé dans un premier temps à hauteur de 40 millions d’euros par l’Etat grec pour le réaménagement de la zone et autres actions de soutien.
« L’échec du gouvernement »
Le grand quotidien d’opposition Ta Nea n’en critique pas moins « l’incapacité (…) et l’échec du gouvernement à protéger ses citoyens à quelques kilomètres d’Athènes » et appelle à désigner les fautifs. De leur côté, les experts mettent en cause le manque de prévention et de sensibilisation des populations au risque, une des plaies chroniques du pays.
Le premier ministre, Alexis Tsipras, a très vite souligné à quel point le phénomène avait été « extrême », et M. Tzanakopoulos a mis l’accent sur la simultanéité lundi de « 15 départs de feu sur trois fronts différents » dans l’Attique. « On n’a pas eu le temps » de mettre en marche le plan d’évacuation, à cause de la vitesse du vent, a plaidé pour sa part un haut responsable de la protection civile auprès du quotidien Kathimerini.
Le commissaire européen Christos Stylianides, responsable de l’aide humanitaire, accouru mardi soir, a aussi mis en garde contre les retombées du changement climatique en Europe, relevant que la vague de feux sur le continent touche jusqu’à la Suède. Mercredi, l’Attique connaissait une accalmie des feux, avec comme seul front encore actif depuis lundi un incendie au-dessus de Kinetta, à 50 km à l’ouest d’Athènes.

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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le texte prolonge la possibilité de licenciement des fonctionnaires et encadre fortement le droit de manifestation.
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Turquie : le Parlement adopte une loi « antiterroriste » remplaçant l’état d’urgence

Le texte prolonge la possibilité de licenciement des fonctionnaires et encadre fortement le droit de manifestation.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h57
   





                        



   


Le Parlement turc a adopté mercredi 25 juillet une nouvelle loi « antiterroriste » controversée qui reprend plusieurs mesures de l’état d’urgence mis en place après le putsch manqué de juillet 2016 et levé la semaine dernière, rapporte l’agence de presse étatique Anatolie.
Le Parti de la justice et du développement (AKP), parti majoritaire qui a présenté ce texte au Parlement, a défendu son projet comme nécessaire pour éviter un « ralentissement » dans la lutte contre les « groupes terroristes » après la levée de l’état d’urgence.
Mais ses détracteurs accusent le gouvernement de vouloir pérenniser l’état d’urgence avec cette loi qui renforce considérablement les pouvoirs des autorités.

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          L’état d’urgence prend fin en Turquie



Le texte contient plusieurs mesures qui semblent en effet inspirées de l’état d’urgence, comme la possibilité pour les autorités de continuer de limoger les fonctionnaires liés à des « groupes terroristes » pendant encore trois ans.
En outre, les administrateurs publics nommés pendant l’état d’urgence à la tête d’entreprises soupçonnées de liens avec une « organisation terroriste » pourront rester en place pendant encore trois ans.
Encadrement du droit de manifester
Autres mesures : les manifestations et les rassemblements seront, sauf autorisation spéciale, interdits après le coucher du soleil. Les autorités locales pourront restreindre l’accès à certaines zones et la garde à vue pourra dans certains cas durer jusqu’à douze jours.
L’adoption de cette loi survient une semaine après la levée de l’état d’urgence qui avait été instauré quelques jours après la tentative de coup d’Etat du 15 au 16 juillet 2016.
Ankara impute la tentative de putsch au prédicateur Fethullah Gülen, qui réside depuis une vingtaine d’années aux Etats-Unis et dément toute implication.
Dans le cadre de cet état d’urgence, les autorités turques ont mené pendant deux ans une traque implacable des putschistes et de leurs sympathisants présumés, mais ont aussi visé des opposants prokurdes accusés de « terrorisme », des médias critiques et des associations.
Depuis le coup de force, près de 80 000 personnes soupçonnées de liens avec le putsch ou avec le « terrorisme » ont été incarcérées, et plus de 150 000 fonctionnaires ont été limogés ou suspendus.
Peu avant le vote des députés mercredi, le ministère de l’intérieur avait levé la révocation des passeports de plus de 155 000 personnes qui avaient été privées de leur document de voyage sous l’état d’urgence au motif qu’elles étaient mariées à un « suspect ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Nids d’espions (4/6). « Le Monde » consacre une série d’articles à des métropoles où se joue le grand jeu de l’espionnage international. Aujourd’hui, la capitale belge.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Une jeune militante suédoise a refusé de s’asseoir dans l’avion et a empêché le décollage pour protester contre le renvoi d’un demandeur d’asile en Afghanistan, lundi 23 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ La perspective de quitter l’UE a dopé les demandes de naturalisation de Britanniques expatriés en France. La démarche reste délicate pour des raisons administratives et culturelles.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« Depuis le Brexit, mon cœur bat davantage pour la France que pour l’Angleterre »

La perspective de quitter l’UE a dopé les demandes de naturalisation de Britanniques expatriés en France. La démarche reste délicate pour des raisons administratives et culturelles.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 12h10
    |

                            Pablo Menguy








                        



   


« Le jour des résultats du vote, je me suis levée tôt. J’ai regardé les résultats, j’ai pleuré. » Catherine Bennett, 27 ans, vit en France depuis cinq ans. Après l’annonce du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, en juin 2016, cette journaliste de la chaîne télévisée France 24 a pris la décision de demander la nationalité française. La première raison : rester une citoyenne européenne. « J’ai grandi avec la chance de pouvoir circuler librement dans l’Union européenne. Je m’y suis habituée et je ne veux pas revenir en arrière. Je me sens encore plus européenne que française », explique la jeune femme.
Nombreux formulaires
Catherine Bennett est loin d’être la seule dans ce cas. Depuis l’annonce du Brexit, le nombre de dossiers de naturalisation a explosé. Selon le ministère de l’intérieur, 3 173 demandes ont été déposées en 2017. Ils n’étaient que 386 Britanniques à avoir fait la démarche en 2015. Déposer une demande ne garantit cependant pas aux citoyens britanniques d’obtenir la double nationalité : en 2017, seul un dossier sur deux était accepté. Il faut dire que les démarches restent longues et complexes. Les candidats doivent remplir de nombreux formulaires, traduire eux-mêmes en français les certificats anglais, passer un test linguistique, ou encore effectuer un entretien en face-à-face avec un fonctionnaire.
Nicky Gentil, 54 ans, vit à Paris depuis 1988. Cette auteure, également musicienne, qui a écrit un premier livre en français et s’apprête à en publier un deuxième, va être interrogée en même temps que son époux, chacun dans une pièce différente. « Mon mari est français, ils veulent s’assurer que ce n’est pas un mariage blanc », explique-t-elle.
Si un titre de séjour européen lui était jusqu’alors suffisant, Nicky Gentil a pris la décision, l’année dernière, de demander la nationalité française. Sa carte de séjour ne sera en effet plus valable en mars 2019, date effective de sortie du Royaume-Uni de l’UE. « Dans un premier temps, juste après le vote, je n’ai rien fait car je pensais qu’ils allaient se rendre compte de leur bêtise et revenir en arrière. Mais pas du tout. »

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Pour Nicky Gentil, le sentiment de ne pas être aidée par les institutions officielles est prégnant : « J’ai l’impression d’être abandonnée par les autorités françaises et anglaises. Ils ne nous aident pas pour les procédures. Tout le monde s’en fout. »
Pour beaucoup, la meilleure solution reste l’entraide, notamment via les réseaux sociaux. Sur des groupes Facebook spécialisés, les internautes échangent et se conseillent. « Grâce aux retours que j’ai eus sur Facebook, je me suis constitué une liste de dix-sept pages de questions que l’on pourrait me poser à l’entretien », explique Catherine Bennett.
Ce sont davantage les lenteurs de la bureaucratie française qui exaspèrent Amy O’Brien, originaire du nord de l’Angleterre : « Au Canada ou aux Etats-Unis, on peut tout faire en ligne, c’est beaucoup plus simple ! L’administration française est en retard de ce côté-là. » 
Identité questionnée
Au-delà des soucis de procédures, se pose surtout la question de l’identité pour ces expatriés, désormais en décalage avec la majorité de leurs compatriotes depuis le référendum sur le Brexit voici deux ans. Doit-on rester anglais uniquement « dans le cœur » ? « Je me suis beaucoup disputée avec des membres de ma famille qui ont voté pour le Brexit. Mais ma mère, elle, a vite compris mon choix quand je lui ai dit que je voulais obtenir la nationalité française », confie Amy O’Brien.
Pour cette informaticienne de 29 ans, la montée du courant conservateur depuis le vote du Brexit a fait office de déclic. « Les xénophobes et la droite dure se cachent moins pour dire ce qu’ils pensent. Ils sont décomplexés », maugrée-t-elle. « J’adore la France, je me sens bien ici et je compte y rester encore longtemps. Même si le chocolat anglais et l’ambiance des pubs me manquent », ajoute-t-elle en souriant.
« Quand je vais en Angleterre et que je reviens en France, dans l’avion en apercevant l’aéroport Charles-de-Gaulle, je me sens “at home”. C’est un bon indicateur pour savoir si je me sens plus anglaise ou plus française, analyse Nicky Gentil. Lorsque je suis en Angleterre, je me sens française, quand je suis à Paris, je me sens davantage british. Mon humour noir anglais ressort, je ne peux pas nier mes racines. »

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A Catherine Bennett, c’est la « politesse anglaise » qui manque le plus. Mais pas question pour elle de faire machine arrière. Sa vie est en France, maintenant. « Je n’ai plus confiance dans mon pays natal qui a pris une décision aussi ridicule. Je ne veux plus en faire partie. Je n’ai jamais été très patriote mais alors là… Ça me rend folle », s’exaspère la journaliste.
Tous les ponts ne sont cependant pas coupés. Si la finale du Mondial de football avait opposé la France à l’Angleterre, Catherine Bennett aurait supporté… l’Angleterre. Et de se justifier : « Notre pays implose. Par conséquent, cela aurait été bien de gagner la Coupe du monde. Au moins ça ! On a besoin de bonnes nouvelles. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Après le retrait par la justice espagnole du mandat d’arrêt européen contre lui, Carles Puigdemont a annoncé qu’il quittera l’Allemagne pour mener son activité politique depuis la Belgique.
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L’ex-président catalan Carles Puigdemont de retour en Belgique ce week-end

Après le retrait par la justice espagnole du mandat d’arrêt européen contre lui, Carles Puigdemont a annoncé qu’il quittera l’Allemagne pour mener son activité politique depuis la Belgique.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 12h01
   





                        



   


Il peut désormais circuler librement. Après le retrait par la justice espagnole du mandat d’arrêt européen contre lui, l’ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont, en Allemagne depuis quatre mois, a annoncé mercredi 25 juillet qu’il rentrerait « ce week-end » en Belgique, depuis laquelle il a décidé de mener son activité politique.
Carles Puigdemont avait quitté l’Espagne pour la Belgique après une proclamation d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre, point d’orgue d’une grave crise politique entre cette région et l’Etat espagnol. Il avait été arrêté en Allemagne, à son retour d’un déplacement en Finlande, sur la base d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne après la tentative de sécession de cette région.
« Je n’attendrai pas vingt ans pour [revenir] en Catalogne »
La justice allemande avait accepté le 12 juillet que M. Puigdemont soit extradé vers l’Espagne pour malversation, mais pas pour rébellion, chef d’accusation beaucoup plus grave. L’Espagne, qui n’entend pas le juger uniquement pour malversation, avait en conséquence retiré le mandat d’arrêt européen contre l’ex-président catalan et cinq autres dirigeants séparatistes en exil.

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                La justice espagnole retire les mandats d’arrêt visant Puigdemont et cinq dirigeants catalans



M. Puigdemont devrait dorénavant pouvoir se déplacer comme il l’entend en Europe, sauf en Espagne, où le mandat d’arrêt reste en vigueur. En théorie, il devrait attendre vingt ans, le délai de prescription, pour retourner en Espagne sans risquer d’être arrêté. « Je ne sais pas si je devrai attendre vingt ans pour mettre les pieds en Espagne, ce que je sais, c’est que je n’attendrai pas vingt ans pour mettre les pieds en Catalogne », a-t-il lancé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Analyse. Pour la correspondante du « Monde » à Madrid, le rétablissement des ponts avec le gouvernement catalan voulu par le nouveau premier ministre espagnol est avant tout une opération de contention du séparatisme.
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Pedro Sanchez et la voie étroite du dégel en Catalogne

Analyse. Pour la correspondante du « Monde » à Madrid, le rétablissement des ponts avec le gouvernement catalan voulu par le nouveau premier ministre espagnol est avant tout une opération de contention du séparatisme.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h30
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Analyse. A peine porté à la présidence du gouvernement espagnol à la faveur d’une motion de défiance contre le conservateur Mariano Rajoy, le 1er juin, le socialiste Pedro Sanchez s’est employé à rétablir des ponts avec la Catalogne. Son souhait d’apaiser les tensions et de rétablir la « normalité » institutionnelle, après la tentative de sécession d’octobre 2017, s’est traduit dans ses discours mais aussi dans de premiers gestes.
A partir du 4 juillet, les autorités pénitentiaires ont notamment procédé au transfert des dirigeants indépendantistes accusés de « rébellion », actuellement en détention préventive dans des prisons de Catalogne. Le 9 juillet, M. Sanchez s’est entretenu longuement avec le président de la Généralité de Catalogne, l’indépendantiste radical Quim Torra. Le ton a été « cordial », ont insisté les deux hommes.

M. Sanchez s’est opposé à l’organisation d’un référendum d’indépendance de la Catalogne, que lui a demandé M. Torra, mais les deux hommes se sont accordés sur la réouverture d’espaces de dialogue « bilatéraux », une demande des indépendantistes qui refusent de voir leurs exigences diluées avec celles des autres régions d’Espagne.
La question du « droit à l’autodétermination »
Ainsi, après sept ans d’inactivité, la commission bilatérale Etat-Généralité doit se réunir à Barcelone la semaine prochaine. Le gouvernement espagnol entend répondre aux demandes du gouvernement catalan qui peuvent être satisfaites, en matière d’investissement ou de financement notamment. Il s’est déjà engagé à lever les recours devant le Tribunal constitutionnel qu’avait déposés le Parti populaire contre des lois sociales catalanes.
De son côté, la Généralité entend aborder la question du « droit à l’autodétermination », bien qu’elle n’ait aucune chance d’aboutir, ainsi que celle des prisonniers indépendantistes, sur laquelle elle demande que le parquet retire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le poids des instituts monétaires s’est accru pendant la crise. Certains populistes rêvent de les reprendre en main.
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L’indépendance des banques centrales irrite

Le poids des instituts monétaires s’est accru pendant la crise. Certains populistes rêvent de les reprendre en main.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 06h38
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Les populistes ont un point commun : ils n’apprécient guère la liberté dont jouissent les banques centrales, ces puissantes institutions menant leur barque sans rendre de comptes au pouvoir politique.
Mardi 24 juillet, celle de Turquie (TCMB) a renoncé à relever ses taux directeurs en dépit de l’inflation galopante – signe, selon les observateurs, qu’elle a cédé aux pressions du président Recep Tayyip Erdogan. Le 19 juillet, Donald Trump s’est déclaré « peu emballé » par le relèvement des taux directeurs entamé par la Réserve fédérale américaine (Fed), laissant craindre qu’à l’avenir, il multiplie les pressions sur celle-ci.

En Italie, certains économistes proches de la coalition actuellement au pouvoir sont convaincus que la Péninsule se porterait mieux si elle regagnait sa souveraineté monétaire – façon de critiquer, là aussi, l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), qui devait se réunir jeudi 26 juillet.
A première vue, ces signaux inquiétants ont quelque chose de paradoxal. Pendant la crise, les instituts monétaires – en particulier la BCE et la Fed – ont longtemps été seuls aux manettes pour relancer la croissance. Face à des gouvernements tétanisés, ils ont pris une place considérable dans nos économies. Mais depuis quelques mois, alors que la reprise mondiale se solidifie, ils réduisent peu à peu leurs interventions pour battre en retraite.
Pourquoi, alors, la tentation de les reprendre en main surgit-elle aujourd’hui ? « En vérité, celle-ci n’est pas nouvelle : elle se produit régulièrement dans l’histoire, et cela ne se termine jamais très bien », précise Charles Wyplosz, professeur d’économie à l’Institut des hautes études internationales et de développement, à Genève.
Dérives
Cela tient à la nature même du pouvoir des banques centrales : celui de piloter la création monétaire par différents outils, comme les taux directeurs, en fonction des besoins de l’économie. Lorsqu’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ La médiatrice européenne estime que Bruxelles n’a pas été à la hauteur lorsque l’ancien président de la Commission a annoncé qu’il rejoignait Goldman Sachs.
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Affaire Barroso : la réponse de la Commission européenne jugée trop faible

La médiatrice européenne estime que Bruxelles n’a pas été à la hauteur lorsque l’ancien président de la Commission a annoncé qu’il rejoignait Goldman Sachs.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h24
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

C’est un peu le dernier feuilleton d’une série qui manque de suspense. Après quatre mois d’enquête, la médiatrice européenne Emily O’Reilly a remis sa décision finale dans « l’affaire Barroso » : selon elle, la Commission européenne a bel et bien fait preuve de « mauvaise gestion. » L’exécutif de l’Union européenne (UE) aurait dû réagir plus fermement lorsque José Manuel Barroso, qui a occupé pendant dix ans les fonctions de président de l’institution européenne (de 2004 à 2014), a annoncé qu’il rejoignait la banque d’affaires Goldman Sachs.

Dès l’annonce de la reconversion professionnelle de M. Barroso en juillet 2016, un groupe d’employés des institutions de l’UE avait lancé une pétition réclamant des mesures « fortes et exemplaires » contre l’ancien président de la Commission. Ce texte avait récolté le soutien de plus de 150 000 citoyens. Mais la Commission européenne avait choisi d’agir avec prudence en confiant l’affaire à son comité d’éthique, un comité consultatif composé – comme le souligne la médiatrice – de 3 personnes, dont 2 sont des anciens conseillers de la Commission Barroso. A l’époque, ce comité consultatif avait conclu qu’il n’y avait pas « suffisamment de preuves pour établir une violation [par M. Barroso] de ses obligations légales ».
Peu de doutes sur l’existence de lobbying
Les règles de l’UE sont relativement évasives dans ce genre de cas : elles stipulent que les anciens commissaires doivent notifier leur intention de rejoindre un nouvel emploi dans les dix-huit mois suivant la fin de leur mandat (période de « latence ») et qu’ils sont tenus d’agir « avec intégrité et discrétion » tout au long de leur carrière. A la lecture de l’avis du comité d’éthique, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait choisi d’en rester là. Tout juste avait-t-il décidé d’étendre la période de latence de dix-huit mois à trois ans, pour les futurs présidents de Commission.

Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ La nouvelle loi, adoptée le 20 juillet, impose à 25 % les dons perçus par des organismes traitant des migrations.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
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La Hongrie taxe toute activité présentant les migrations sous un angle positif

La nouvelle loi, adoptée le 20 juillet, impose à 25 % les dons perçus par des organismes traitant des migrations.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 20h50
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


Bernhard Knoll n’en revient toujours pas. Il savait qu’une énième loi était en préparation en Hongrie, afin de limiter encore les marges de manœuvre, désormais faméliques, de la société civile. Mais il ne pensait pas que le dernier texte en date, voté par le Parlement vendredi 20 juillet, allait l’impacter personnellement. C’est en découvrant sa traduction en anglais, trois jours plus tard, qu’il a pris conscience de la gravité de la situation.
« J’organise depuis quatre ans des cours sur la politique européenne d’immigration à Budapest et désormais, les activités qui présentent les migrations sous un angle positif seront taxées à hauteur de 25 %, explique ce chargé de cours à l’université d’Europe centrale, un prestigieux campus anglophone privé, situé au cœur de la capitale hongroise. Il s’agit d’une atteinte inacceptable à ma liberté académique. A dessein, le texte est extrêmement vague, afin de pousser les personnes travaillant sur ce sujet à l’autocensure. Faute de savoir s’ils tombent sous le coup de la loi, les gens vont se dire : “Mieux vaut que je n’organise pas ce séminaire ou cette formation.” »

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                La Commission européenne met en cause la politique antimigrants de la Hongrie



Concrètement, s’il souhaite organiser de nouveau son cours l’année prochaine, Bernhard Knoll devra sans doute payer 25 % d’impôts sur les dons qu’il reçoit des ONG, des organisations internationales ou des fondations privées. Cela pourrait nuire grandement à la rentabilité de sa formation. Il devra également déclarer au gouvernement l’identité des donateurs auprès desquels il est allé solliciter une dotation.
« Pressions politiques »
L’amendement promulgué a été voulu par le premier ministre Viktor Orban. Il entrera en vigueur à la fin du mois d’août et prévoit, selon sa traduction mise en ligne le 24 juillet par l’ONG Helsinki Committee, de taxer les soutiens financiers accordés à des organisations promouvant l’immigration. Sont visées toutes les initiatives éducatives donc, mais aussi les campagnes médiatiques et les « activités de propagande ». Pour l’exécutif, il s’agit de « lutter contre l’immigration », et la totalité des fonds perçus doit être utilisée dans le seul but de renforcer la protection des frontières du pays, qui, partiellement, sont aussi celles de l’espace Schengen.
Mais la manière dont cette nouvelle loi a été adoptée lui offre la saveur particulièrement politique de la provocation. Car le vote des députés est survenu au lendemain de l’annonce par la Commission Juncker d’un recours devant la Cour de justice de l’Union européenne, au Luxembourg. Les initiatives éducatives désormais ciblées n’apparaissaient pas dans les précédentes versions de ce texte amendant la loi de finance. Elles semblent avoir été ajoutées au dernier moment, selon Bernhard Knoll.
Bruxelles entend contester la législation hongroise concernant l’application du droit d’asile, qui semble non conforme aux traités communautaires. La Commission a envoyé une lettre de mise en demeure au gouvernement de Viktor Orban, pour lui demander de modifier un autre paquet législatif, qu’il avait fait adopter le 20 juin et qui rendait passible d’un an de prison toute personne portant assistance à un migrant.
En s’en prenant maintenant aux libertés académiques et d’expression, Viktor Orban semble donc vouloir ouvrir une nouvelle tranchée dans la guerre idéologique qu’il mène au sein du Parti populaire européen, la grande formation majoritaire de droite à laquelle il appartient. Avec dans le viseur les élections européennes de mai 2019. Il espère que sa ligne, autoritaire, triomphera enfin de la vieille démocratie chrétienne qui domine politiquement l’UE, en association avec les sociaux-démocrates, depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il ne semble pas craindre l’exclusion.

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                La Hongrie « viole le droit européen et international » sur les réfugiés



Il teste aussi la réaction d’un nouvel « ennemi » potentiel au sein des organisations internationales et intergouvernementales, alors que l’ONU, l’OSCE et le Conseil de l’Europe critiquent régulièrement ses atteintes aux droits fondamentaux. Car les libertés académiques sont définies clairement dans la Recommandation de 1997 de l’Unesco comme étant la « liberté d’enseignement en dehors de toute contrainte doctrinale » et le « droit de ne pas être soumis à la censure institutionnelle ». Cet instrument juridique avait été adopté à la suite des préoccupations de la communauté internationale concernant la « vulnérabilité de la communauté universitaire à l’égard des pressions politiques indésirables qui pourraient porter atteinte aux libertés académiques ».
La Hongrie, qui a rejoint l’Unesco dès 1948, demeure par ailleurs membre de l’Espace européen de l’enseignement supérieur, mis en place en 1999 pour faire converger les systèmes universitaires des pays membres selon des valeurs fondamentales communes, dont la liberté académique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Dans la nuit du 20 au 21 juillet, de l’aide humanitaire, fournie par Paris, a été acheminée dans le pays par un avion militaire russe. Aucune capitale occidentale n’avait jusque-là collaboré avec Moscou, allié numéro un de Damas.
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En Syrie, une opération humanitaire franco-russe à la tonalité très politique

Dans la nuit du 20 au 21 juillet, de l’aide humanitaire, fournie par Paris, a été acheminée dans le pays par un avion militaire russe. Aucune capitale occidentale n’avait jusque-là collaboré avec Moscou, allié numéro un de Damas.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 11h58
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante), 
Hélène Sallon et 
Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

C’est la première manifestation concrète du rapprochement franco-russe sur le dossier syrien, vanté par Emmanuel Macron et Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Saint-Pétersbourg le 24 mai. Dans la nuit du 20 au 21 juillet, 50 tonnes d’aide humanitaire, fournie par Paris, ont été acheminées jusqu’en Syrie par un avion militaire russe. Aucune capitale occidentale n’avait jusqu’alors collaboré avec Moscou, allié numéro un de Damas, pour livrer de l’aide en Syrie. Pendant ce temps, les forces loyalistes enchaînent les victoires et s’approchent de l’écrasement définitif de la rébellion.
Le fret, composé de médicaments, tentes, couvertures et accessoires de cuisine, a été chargé dans un Antonov 124 sur l’aéroport de Châteauroux, et débarqué sur la base de Hmeimim, près de Lattaquié, le quartier général du contingent russe en Syrie. Il est destiné aux habitants de la Ghouta, la banlieue de Damas reconquise par le régime Assad au printemps, à l’issue de huit semaines de bombardements dévastateurs menés de concert avec l’aviation russe, qui ont tué 1 600 civils.
Cette opération assez peu orthodoxe, menée avec l’Etat responsable d’une grande partie des souffrances de la population que l’on prétend soulager, est justifiée, au ministère des affaires étrangères, par des considérations d’efficacité. Elle est présentée comme un test, une tentative de contourner les blocages du gouvernement syrien, fameux pour sa capacité à entraver le travail des Nations unies, le principal opérateur humanitaire dans le pays. En associant Moscou à sa démarche, le Quai d’Orsay escompte que son aide bénéficie d’un traitement préférentiel et parvienne rapidement à ses destinataires, notamment 500 blessés graves de la Ghouta.
Dans la communauté humanitaire et parmi l’opposition syrienne, cette initiative sème le trouble. « C’est un changement de cap ahurissant, lâche un responsable d’ONG, très impliqué dans le dossier syrien. Le matériel livré justifie-t-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le projet de loi sur la Cour suprême a conduit la Commission européenne à engager contre Varsovie une procédure d’infraction à l’indépendance de la justice.
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En Pologne, le Sénat adopte une réforme controversée de la justice

Le projet de loi sur la Cour suprême a conduit la Commission européenne à engager contre Varsovie une procédure d’infraction à l’indépendance de la justice.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 02h59
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 08h03
   





                        



   


Les sénateurs polonais ont voté dans la nuit de mardi 24 à mercredi 25 juillet un projet de loi controversé sur l’élection du nouveau président de la Cour suprême, sous les cris de manifestants qui tentaient de faire avorter in extremis l’adoption de cette réforme critiquée par l’Union européenne.
Soixante sénateurs ont voté pour, trente ont voté contre et un sénateur s’est abstenu. Après le vote les sénateurs de l’opposition ont scandé « tribunaux libres » et « Pologne libre ».
Adopté vendredi, après une procédure express à la chambre basse du Parlement (Diète), le projet de loi doit encore être promulgué par le chef d’Etat conservateur, Andrzej Duda, qui en profitera certainement pour obtenir des gains politiques, notamment l’aval du parti Droit et Jutice (PiS, au pouvoir) pour son référendum pour une nouvelle Constitution.
« Honte ! », « le Sénat est à nous », « Sénateur, ne signe pas ! L’histoire te balaiera ! » ont scandé environ un millier de manifestants réunis depuis la semaine dernière devant le Parlement. Leurs voix étaient audibles jusqu’à l’intérieur du Sénat. Une centaine des plus déterminés est restée jusqu’au moment du vote, qui a eu lieu à 1 h 40.

        Lire aussi :
         

                Dernier acte de la prise en main du pouvoir judiciaire en Pologne



Procédure d’infraction
« Cette loi n’a pour but que de changer les cadres » à la Cour suprême, a lancé tout juste avant le vote le sénateur libéral Aleksander Pociej (Plate-forme civique, PO, opposition). Plus tôt, il avait qualifié le projet de loi de « prise d’assaut » du plus haut tribunal au pays.
Les auteurs de ce projet de loi soulignent qu’il a pour but surtout d’accélérer l’élection d’un nouveau président de la Cour suprême en remplacement de Malgorzata Gersdorf, qui refuse de partir à la retraite comme veulent l’y obliger les conservateurs dans le cadre d’une réforme de la justice contestée par l’opposition et par Bruxelles.
Par une série de questions-réponses, les sénateurs de l’opposition avaient tenté de retarder le vote, à leurs yeux considéré comme celui de la dernière chance.
Les dispositions du projet de loi sur la Cour suprême ont conduit la Commission européenne à engager contre la Pologne une procédure d’infraction à l’indépendance de la justice, qui pourrait aboutir à des sanctions financières. Le gouvernement polonais est également visé par une procédure inédite déclenchée par l’exécutif européen pour l’ensemble de ses réformes judiciaires qui, selon Bruxelles, menacent de manière « systémique » l’Etat de droit en donnant le contrôle au gouvernement sur la justice.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Pologne et Etat de droit, dangereuse impasse






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le gouvernement a annoncé mardi le lancement d’une procédure qui pourrait conduire à l’annulation de l’attribution du sidérurgiste au géant mondial ArcelorMittal.
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Rome envisage d’annuler l’attribution d’Ilva à ArcelorMittal

Le gouvernement a annoncé mardi le lancement d’une procédure qui pourrait conduire à l’annulation de l’attribution du sidérurgiste au géant mondial ArcelorMittal.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 00h19
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 08h23
   





                        



   


Le gouvernement italien a annoncé mardi 24 juillet dans la soirée le lancement d’une procédure qui pourrait conduire à l’annulation de l’attribution du sidérurgiste Ilva au géant mondial ArcelorMittal, un coup de tonnerre susceptible de mettre en danger des milliers d’emplois.
Ilva compte 14 000 salariés, pour l’essentiel à Tarante, dans les Pouilles (Sud). ArcelorMittal devait en garder 10 000, et 2 500 devaient être repris par l’administration extraordinaire de l’ancienne Ilva pour des travaux de dépollution de ce site.

        Lire aussi :
         

                Ilva, le nouveau pari d’ArcelorMittal en Europe



La procédure a été lancée par le ministre du développement économique, Luigi Di Maio, en raison de problèmes relevés par l’ANAC, l’autorité nationale anticorruption, dans la procédure d’appel d’offres.
« A la suite des vérifications internes sur le dossier Ilva et de l’avis fourni par l’ANAC, [le ministère] estime que les conditions sont réunies pour lancer une procédure administrative pouvant conduire à l’éventuelle annulation » du décret d’adjudication de juin 2017, a expliqué M. Di Maio dans un communiqué. « C’est une mesure régie par la loi qui prendra trente jours. Un acte visant à vérifier les faits à la suite des importants manquements relevés. »
Le ministre, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), rencontrera mercredi « les dirigeants d’ ArcelorMittal pour poursuivre la discussion sur la mise à jour de leur proposition ». Plus tôt dans la journée, le ministre avait dit : « Nous sommes en train de confier la plus grande aciérie d’Europe, qui a eu un impact dévastateur sur la santé, » et pour cela « nous avons besoin d’un appel d’offres bien fait ».
Pertes de parts de marché
Le ministère avait saisi l’ANAC le 11 juillet, à la demande de Michele Emiliano, président (gauche) de la région des Pouilles. Le 19 juillet, le président de l’ANAC, Raffaele Cantone, avait relevé plusieurs points litigieux, comme le fait que le délai pour la mise aux normes environnementales ait été allongé de six ans en cours d’appel d’offres alors même qu’il ne restait plus que deux candidats. Une période plus longue dès le départ aurait pu permettre à d’autres groupes de rester dans la course.
Au début de juillet, M. Di Maio avait de plus jugé que les précédents engagements concernant Ilva pris par ArcelorMittal avec l’ancien gouvernement de centre gauche n’étaient pas suffisants, tant sur le plan environnemental qu’en matière d’emplois maintenus.

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ArcelorMittal avait annoncé mardi avoir accepté, sans les détailler, « toutes les demandes substantielles » du nouveau gouvernement.
Dans la journée, le secrétaire général de la FIM-CISL (Federazione Italiana Metalmeccanici-Confederazione Italiana Sindacati Lavoratoridu), Marco Bentivogli, avait appelé le gouvernement à prendre rapidement une décision : « Il est temps d’arrêter de rejeter la faute. S’il y a des vices [de forme] dans l’appel d’offres, il faut l’annuler. Et sinon il faut rouvrir immédiatement les négociations syndicales, arrêtées depuis deux mois. » Car, selon lui, l’incertitude ralentit les travaux de mise aux normes environnementales, ce qui « rend moins sûr le site pour les travailleurs et fait perdre des parts de marché et des ressources financières considérables » au sidérurgiste italien.
Une procédure qui n’en finit pas de s’enliser
A la tête d’un consortium composé également de la Caisse italienne des dépôts (CDP) et de la banque Intesa Sanpaolo, ArcelorMittal a obtenu au début du mois de mai l’accord européen pour le rachat d’Ilva, en contrepartie de la cession d’autres actifs en Italie, au Benelux et en Europe centrale et orientale.

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Mais la nouvelle coalition au pouvoir en Italie, formée par le M5S et la Ligue (extrême droite), a repoussé la prise de contrôle de la société, initialement prévue pour le 1er juillet.
ArcelorMittal, qui doit acquérir Ilva pour 1,8 milliard d’euros, s’est aussi engagé à investir 2,3 milliards d’euros pour améliorer la productivité et pour accélérer la dépollution du site de Tarente, accusé d’être l’un des plus polluants d’Europe.
En juin 2017, le précédent gouvernement de centre gauche avait privilégié l’offre ArcelorMittal à celle d’un consortium formé autour du groupe indien Jindal South West Steel. Ce dernier avait relevé in extremis son offre sur Ilva, passant de 1,2 milliard d’euros à 1,85 milliard, mais sans succès.
Lourdement endettée et au bord de l’asphyxie financière, Ilva a été placée sous tutelle par l’Etat italien au début de 2015 puis nationalisée. L’Etat a lancé au début de 2016 une procédure, qui n’en finit pas de s’enliser, pour trouver un repreneur.



                            


                        

                        

