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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La chaleur exceptionnelle et les incendies ont tué depuis juillet des centaines de personnes et provoqué de nombreux dégâts dans le monde.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Après avoir chuté à la clôture de Wall Street, mercredi soir, le titre du réseau social a perdu plus de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière, jeudi.
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Facebook s’effondre de nouveau à l’ouverture de la Bourse à New York

Après avoir chuté à la clôture de Wall Street, mercredi soir, le titre du réseau social a perdu plus de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière, jeudi.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 17h44
   





                        



   


Touché de plein fouet par des résultats et prévisions décevants, le titre du réseau social Facebook a plongé à l’ouverture de la Bourse de New York, jeudi 26 juillet, et emportait dans son sillage plus de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Après avoir perdu jusqu’à 19,6 % en tout début de séance, le titre de l’entreprise dévissait vers 13 h 50 (heure de Paris) de 18,34 % à 177,61 dollars. A ce niveau, cela correspond à une perte de 115 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Forte d’une envolée de 23,3 % depuis le début de l’année, l’action Facebook avait pourtant grimpé mercredi à un niveau inédit, atteignant 217,50 dollars. Mais le groupe, englué depuis plusieurs mois dans les polémiques, a pris les investisseurs et analystes financiers de court mercredi soir en annonçant ses résultats du deuxième trimestre.
Même si le nombre d’utilisateurs mensuels actifs de Facebook s’affichait au 30 juin en hausse de 11 % sur un an à 2,23 milliards, et que son chiffre d’affaires sur la période a progressé de 42 % à 13,2 milliards, les observateurs s’attendaient à mieux.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’exécution de treize personnes en moins de trois semaines laisse le Japon sans réponses face aux questions soulevées par l’attentat au gaz sarin de 1995.
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Exécution des six derniers membres de la secte Aum condamnés à mort au Japon

L’exécution de treize personnes en moins de trois semaines laisse le Japon sans réponses face aux questions soulevées par l’attentat au gaz sarin de 1995.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 16h59
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Soucieuses de clore l’un des épisodes les plus traumatisants de l’histoire récente du Japon, les autorités nippones ont exécuté en moins de trois semaines les treize membres de la secte Aum Shinrikyo, qui avaient été condamnés à mort. Sept avaient été pendus le 6 juillet, dont le fondateur, en 1984, du mouvement, Chizuo Matsumoto (alias Shoko Asahara). Les six autres ont subi le même sort jeudi 26 juillet.
Tous avaient été reconnus coupables de crimes multiples. Il y eut l’assassinat, en 1989, de l’avocat Tsutsumi Sakamoto, sa femme et leur bébé ; la mort, en 1994, par intoxication au gaz sarin produit dans un laboratoire de la secte, de huit personnes à Matsumoto, dans le département de Nagano (centre) ; il y eut, enfin et surtout, l’attentat du 20 mars 1995 dans le métro de Tokyo, encore au gaz sarin, qui fit 13 morts et intoxiqua plus de 6 200 personnes, dont beaucoup sont restées handicapées à vie.

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Comme à chaque fois au Japon, l’information sur les exécutions n’a filtré que tardivement. En conférence de presse, après leur confirmation, la ministre de la justice, Yoko Kamikawa, a parlé de l’attentat de 1995 comme d’une attaque terroriste ayant répandu la peur, même à l’étranger. « Beaucoup de vies précieuses ont été perdues, de nombreuses personnes souffrent d’un handicap, d’autres connaissent des difficultés. La peur, la souffrance et le chagrin que ressentent les victimes et les familles endeuillées sont inimaginables. La question de l’exécution a été soigneusement pesée avant d’être tranchée », a déclaré celle qui a, à ce jour, signé les ordres d’exécution de 17 condamnés à mort depuis son entrée en fonction en août 2017.
« Les exécutions ne sont pas une fin en soi pour les survivants et les familles des victimes », a réagi, également devant la presse, Shizue Takahashi, épouse d’un employé du métro mort dans l’attentat de 1995 et dirigeante d’un groupe de victimes. Mme Takahashi a promis de « continuer d’agir pour que ce crime ne soit pas oublié ».
Jusqu’à 10 000 fidèles
En tout, 189 membres d’Aum ont été jugés. La dernière procédure s’est terminée avec la confirmation en janvier de la condamnation à perpétuité d’un membre arrêté en 2012. Depuis, le gouvernement réfléchissait au calendrier des exécutions, avec, semble-t-il, la volonté de les appliquer avant la fin de l’ère Heisei – commencée en 1989 et qui coïncide avec le règne de l’empereur Akihito, devant abdiquer en 2019 –, dont l’attentat au gaz sarin reste l’événement le plus meurtrier.
Par ailleurs, les autorités redoutaient une réaction des anciens fidèles du culte toujours en liberté. Après sa dissolution, Aum, qui a compté jusqu’à 10 000 fidèles au Japon, a été divisé en deux mouvements, Aleph et Hikari no wa (« L’harmonie de la lumière »). Toujours sous surveillance des autorités, les deux structures réuniraient 1 650 membres. Les fidèles d’Aleph maintiendraient même leur fidélité au fondateur, Shoko Asahara, au point d’avoir organisé des pèlerinages à la prison où il attendait dans le couloir de la mort. Le mouvement aurait aussi des fidèles en Russie, malgré son interdiction en 2016.
Le mois de juillet aurait été retenu car les pendaisons ne devaient pas non plus interférer avec l’élection de septembre à la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD, au pouvoir). Le premier ministre Shinzo Abe est candidat et compte l’emporter pour conserver la tête du gouvernement. Il semble avoir voulu éviter les critiques de l’opposition, même s’il y avait peu de risque que la peine capitale fasse l’objet de débats. Les pendaisons du 6 juillet ont vite été « oubliées ».
Procès déroutants
Et ce, malgré les condamnations internationales, notamment de la France qui, par la voie de son ambassadeur, Laurent Pic, a dit partager « la douleur des victimes, de leur famille et du peuple japonais », tout en ajoutant : « Comme ses partenaires de l’Union européenne, [la France] n’en est pas moins opposée à la peine de mort et appelle à son abolition partout dans le monde. »
Outre les questions sur le maintien de la peine capitale, l’exécution des 13 membres du culte alimente un sentiment d’inachevé dans la réflexion autour de l’attentat le plus meurtrier commis au Japon depuis la guerre, à l’origine d’un énorme traumatisme dans l’archipel. Les procès des membres de la secte furent parfois déroutants. Après avoir, dans un premier temps, reporté la responsabilité des crimes sur ses fidèles, le gourou Asahara s’est enfermé dans un mutisme ponctué de déclarations incohérentes.
« Beaucoup de questions fondamentales sur les crimes d’Aum restent sans réponse. Pourquoi le groupe a-t-il manifesté une telle hostilité envers la société et a-t-il été jusqu’à commettre l’attaque au sarin dans le métro ? Y avait-il une possibilité d’empêcher ses crimes ? », s’interrogeait dans un éditorial le quotidien de centre gauche Asahi, au lendemain des exécutions du 6 juillet.
« Frénésie d’exécution sans précédent »
Le Mainichi, également de centre gauche, se posait les mêmes questions, et citait le romancier Haruki Murakami, qui a consacré un ouvrage d’entretiens, Underground (Belfond, 2013) à l’attentat au gaz sarin. Dans ce livre, M. Murakami dénonce l’attitude des autorités et des Japonais qui tendent à considérer le crime comme un acte « extrême et exceptionnel » commis par un groupe isolé, et à éviter de s’interroger sur une réalité plus sombre de la société japonaise qui a poussé des personnes éduquées, des scientifiques ou encore des médecins à suivre aveuglément le gourou Asahara.
L’organisation Amnesty International a d’ailleurs dénoncé une « frénésie d’exécution sans précédent », qui « ne laisse pas la société japonaise plus en sécurité » : « Les pendaisons ne parviennent pas à expliquer pourquoi les gens ont été attirés par un gourou charismatique avec des idées dangereuses », a réagi Hiroka Shoji, chercheur de l’organisation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Nids d’espions (5/6). « Le Monde » consacre une série d’articles à des métropoles où se joue le grand jeu de l’espionnage international. Aujourd’hui, les Emirats, où les négociations de contrats donnent lieu à bien des manœuvres.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Donald Trump et Jean-Claude Juncker ont annoncé une nouvelle négociation de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les légistes tentaient, jeudi, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l’incendie de lundi, à l’est d’Athènes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Après les incendies en Grèce, le difficile processus d’identification

Les légistes tentaient, jeudi, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l’incendie de lundi, à l’est d’Athènes.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 18h31
   





                        


Quatre jours après l’incendie le plus meurtrier de l’histoire récente de la Grèce, qui a fait 82 morts, les légistes tentaient, jeudi 26 juillet, de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées, à l’est d’Athènes. Selon la chaîne publique ERT, plus d’une trentaine de corps ont été identifiés.
Les autres sont toujours en cours d’examen par une équipe renforcée de légistes, qui espèrent terminer la procédure samedi, pour une bonne part grâce à l’ADN de proches supposés, a expliqué à l’agence de presse grecque ANA le chef du service médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis. Un des légistes a qualifié auprès de l’agence la catastrophe de « massive, avec beaucoup de corps calcinés, ce qui complique la procédure ». Les familles ne sont pas autorisées à voir les corps, un des médecins confiant que le corps médical lui-même « avait du mal à supporter ».
Outre un numéro officiel ouvert aux familles, un mur des disparus informel, ouvert par des développeurs privés sur Internet, et selon la presse « agréé » par la protection civile, affichait toujours jeudi la photo de 27 personnes portées disparues, sans qu’on puisse savoir si certaines figurent ou non parmi les corps retrouvés. Des hommes et femmes de tous âges, pour la plupart souriants sur des photos de famille, tous porteurs de noms grecs.

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          Après des incendies dévastateurs et meurtriers, la prise en charge des sinistrés s’organise en Grèce



Mesures d’urgence
Par ailleurs, le ministère des infrastructures a annoncé que sur 2 489 maisons auscultées par quelque 340 agents jusqu’à mercredi soir dans la zone côtière sinistrée de Mati, près de la moitié (48,93 %) ne sont plus habitables. Jeudi matin, les agents du ministère sillonnent les ruelles pour marquer les maisons « de différentes couleurs en fonction de leur état, celles qu’il faudra détruire, et celles qui peuvent être réparées » explique Sia, une des employées.
Sur des portails, des habitants ont apposé des messages signalant qu’ils « allaient bien ». Nombre de rescapés ont été pris en charge par des associations, qui fournissent hébergement dans les villes voisines, vêtements et nourriture. La situation a créé un vaste élan de solidarité. Le ministère de l’éducation a par ailleurs annoncé que trois établissements scolaires seraient rouverts vendredi dans la zone.

        Lire le reportage :
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



De son côté, le gouvernement a annoncé mercredi soir toute une série de mesures d’urgence pour les sinistrés, allant du versement d’indemnités pour la perte des proches et des maisons à l’exonération du paiement de l’électricité ou au rattrapage de points au concours universitaire. Les obsèques des victimes seront prises en charge. Un fonds spécial pour le réaménagement de la zone, ouvert aux dons, notamment étrangers, sera aussi créé, avec l’apport initial de 40 millions d’euros par l’Etat grec.
Les autorités critiquées par la presse d’opposition
Les partis d’opposition restent discrets pendant le deuil national, qui s’achève vendredi, et la presse progouvernementale préfère souligner la vague de solidarité qu’a suscitée la tragédie. En revanche, la presse d’opposition commence à s’en prendre aux autorités.
« Le gouvernement cherche à absoudre ses péchés en annonçant un paquet préélectoral », commente froidement le journal centriste d’opposition Ta Nea, regrettant qu’il n’y ait « pas encore eu de démission ». « Une tentative du gouvernement pour gérer politiquement son inaptitude », lance le quotidien libéral Kathimerini à propos des mesures annoncées. Et de dénoncer en bloc les divers services impliqués, en publiant les actes d’une réunion de coordination sur la prévention des feux qui s’était tenue en avril dans l’Attique, la région sinistrée.
« Municipalités, préfectures, pompiers et forestiers se sont disputés au lieu d’organiser la lutte contre le feu », écrit le journal, dénonçant après le drame de lundi « l’arbitraire et l’irresponsabilité du gouvernement, des autorités locales, de la préfecture » notamment. « Ce désastre horrible va être le prétexte d’une controverse politique », prédit déjà le journal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La construction du gigantesque barrage sur le Nil à la frontière entre l’Ethiopie et le Soudan fait polémique en Egypte, qui craint une baisse du niveau du fleuve.
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Compte rendu

Le directeur de projet du barrage de la Renaissance tué par balle en Ethiopie

La construction du gigantesque barrage sur le Nil à la frontière entre l’Ethiopie et le Soudan fait polémique en Egypte, qui craint une baisse du niveau du fleuve.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 26.07.2018 à 14h39

     •
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        Mis à jour le 26.07.2018 à 16h49






    
Simegnew Bekele, directeur de projet du barrage de la Renaissance, sur le chantier de l’ouvrage à la frontière entre le SOudan et l’Ethiopie, en mars 2015.
Crédits : ZACHARIAS ABUBEKER / AFP


Simegnew Bekele, le directeur de projet du barrage de la Renaissance, un important chantier énergétique en Ethiopie, a été tué par balle dans la tempe droite jeudi 26 juillet dans sa voiture dans le centre d’Addis-Abeba, a annoncé la police.

#Breaking: "Simegnew Bekele (Eng.), (pic) the manager of the Grand #Ethiopia|n Renaissance Dam (GERD), has been found dead in his car at Meskel Square, Addis Abeba." @TheReporterET says. Several people are gathering around Meskel Square this morning. This story is developing.... pic.twitter.com/kenu7Bzs2G— Addis Standard (@addisstandard) 26 juillet 2018


Une arme a plus tard été retrouvée près de son cadavre, a déclaré le chef de la police fédérale, Zeynu Jemal, en conférence de presse. Il a précisé que M. Simegnew s’était rendu à son bureau tôt jeudi matin et qu’une enquête était en cours.
Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent un 4x4 Toyota avec une fenêtre arrière brisée, entouré par des policiers sur la grande place Meskel, au centre de la capitale.
Simegnew Bekele était le visage de ce projet gigantesque en construction sur le Nil bleu, près de la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan et qui, avec 6 000 mégawatts de capacité – l’équivalent de six réacteurs nucléaires – sera à son inauguration le plus grand barrage d’Afrique.

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                Des Français pour évaluer l’impact du futur plus grand barrage d’Afrique



Il avait donné mercredi soir une interview à la BBC dans laquelle il expliquait que les travaux du barrage avançaient conformément aux attentes.
Fortes critiques
La construction du barrage suscite de fortes critiques en Égypte, dont les autorités craignent que cette installation de 4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) n’affecte le niveau de l’eau sur son territoire, situé en aval. Elle dépend à 90 % du fleuve pour son approvisionnement en eau.

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                L’Egypte et l’Ethiopie veulent éviter un « conflit » autour du Nil



En mai, le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie ont conclu un accord prévoyant un comité scientifique chargé d’étudier l’impact du barrage.
Le barrage de la Renaissance est l’un des mégaprojets actuellement menés par l’Éthiopie, qui travaille également au développement de chemins de fer et de parcs industriels afin de transformer son économie et de lutter contre la pauvreté. La construction de l’ouvrage a débuté en 2011, et deux de ses seize turbines doivent commencer à produire de l’électricité en 2018, avaient annoncé les autorités éthiopiennes plus tôt cette année.



Le Nil bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil, qui traverse le Soudan et l’Égypte avant de se jeter dans la Méditerranée.
M. Simegnew est le second responsable d’une compagnie très en vue retrouvé mort ces derniers mois. En mai, le directeur local du groupe nigérian Dangote Deep Kamra et deux de ses collaborateurs avaient été attaqués et tués à l’extérieur d’Addis-Abeba.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les salariés de la firme irlandaise se battent pour de meilleures conditions salariales et pour l’application du droit du travail du pays où ils sont employés.
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Ryanair : une forte mobilisation pour une grève sans précédent

Les salariés de la firme irlandaise se battent pour de meilleures conditions salariales et pour l’application du droit du travail du pays où ils sont employés.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 14h33
   





                        


Les syndicats du personnel de cabine de Ryanair se sont félicités jeudi 26 juillet du succès de leur grève dans quatre pays européens, d’une ampleur sans précédent pour la compagnie aérienne, et poursuivaient le mouvement en dépit de menaces de suppression d’emplois.
Le personnel de cabine employé par la compagnie à bas coût en Belgique, en Espagne et au Portugal mène une grève de deux jours, mercredi et jeudi, pour réclamer que lui soit appliqué le droit du travail national, et non celui de l’Irlande. En Italie, le débrayage s’est limité à mercredi mais il a eu un impact plus important qu’attendu.

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                La compagnie à bas coûts Ryanair confrontée à deux grèves européennes



Au Portugal, dix-sept vols avaient déjà été annulés jeudi 9 heures du matin, selon Luciana Passo, présidente du Syndicat national du personnel de vol de l’aviation civile (SNPVAC). « Il y a une très forte adhésion à cette grève, s’est-elle félicitée. Rien qu’à Lisbonne, le taux d’adhésion mercredi a été de près de 80 %. Pour aujourd’hui, nous prévoyons une mobilisation similaire voire plus importante, d’après les données dont nous disposons. »
Une douzaine de liaisons avec l’Italie annulées
En Italie, le syndicat Uiltrasporti s’est vanté d’un « résultat extraordinaire » du mouvement, en demandant à Ryanair « de dialoguer pour éviter de nouvelles grèves ». « La très forte participation du personnel navigant basé en Italie a démontré le poids réel de notre syndicat parmi les travailleurs », affirme Uiltrasporti dans un communiqué diffusé mercredi soir.
La compagnie avait tenté de limiter l’impact de la grève en annulant préventivement six cents vols et en transférant les passagers des vols annulés sur d’autres vols ou en leur proposant un remboursement. Mais elle n’avait pas annoncé les mesures prises pour l’Italie.

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                Face aux grèves de pilotes, Ryanair annonce une réduction de sa flotte à Dublin



En Espagne, où les autorités avaient exigé de Ryanair qu’elle assure un service minimal, l’activité de la compagnie a été peu affectée mercredi, et la journée s’est déroulée sans incident notable, a annoncé le ministère des transports. Mais une douzaine de liaisons avec l’Italie ont été annulées, en « raison du fort suivi de la grève » dans ce pays, a ajouté le ministère.
Trois cents emplois en jeu
En Belgique, où Ryanair emploie quelque sept cents personnes, dix des onze vols prévus jeudi au départ de Bruxelles ont été annulés, selon la porte-parole de Brussels Airport, Nathalie Pierard. A l’aéroport de Charleroi, principale plate-forme belge du transporteur, 60 % des vols prévus ne sont pas partis, a annoncé Yves Lambot, secrétaire permanent de la Centrale nationale des employés.
Les syndicats ont défié les avertissements de Ryanair, qui avait annoncé mardi, en présentant des résultats trimestriels en baisse, que la poursuite des grèves l’obligerait à supprimer des vols et des emplois. Le lendemain, la compagnie mettait ses menaces à exécution en supprimant des vols au départ de Dublin pour l’hiver 2018, après une grève des pilotes basés en Irlande, prévenant que jusqu’à trois cents emplois, cent de pilotes et deux cents de personnel de cabine, étaient en jeu.

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                Grève à Ryanair : 600 vols annulés en Europe, 100 000 passagers affectés



Les grèves se multiplient au sein du personnel de Ryanair, alors qu’elles avaient été quasi inexistantes depuis la création de la compagnie, au milieu des années 1980. Ryanair a longtemps refusé de reconnaître les syndicats, mais elle a pris un virage à 180 degrés en fin d’année dernière en engageant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays. La compagnie à bas coût est parvenue à signer des accords avec des syndicats, mais les discussions restent difficiles dans plusieurs pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Tsinghua Unigroup serait en négociations afin de racheter le français Linxens pour 2,2 milliards d’euros.
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édition abonné


La Chine à l’assaut de l’électronique européenne

Tsinghua Unigroup serait en négociations afin de racheter le français Linxens pour 2,2 milliards d’euros.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 13h21
    |

            Sandrine Cassini et 
Marie de Vergès








                        



                                


                            

La Chine se prépare-t-elle à prendre d’assaut l’électronique européenne ? Une première opération sonne comme un avertissement sur les intentions de l’empire du Milieu. Tsinghua Unigroup serait en passe de racheter au fonds CVC Capital Partners le discret Linxens, une société française spécialisée dans les microconnecteurs pour les cartes SIM et bancaires, et les antennes RFID, ont rapporté Reuters et Bloomberg, mercredi 25 juillet.
Avec 3 000 salariés et 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017, Linxens est un Petit Poucet de l’industrie des semi-conducteurs. Montant de l’opération : 2,2 milliards d’euros. Le rachat, qui pourrait aboutir ces prochaines semaines, nécessite encore l’approbation des autorités réglementaires françaises et européennes.
Pour Tsinghua, aux ambitions débordantes dans l’industrie, cette acquisition mineure pourrait-elle en annoncer d’autres ? En quelques années, le groupe chinois est devenu le porte-drapeau des ambitions de Pékin en matière de semi-conducteurs. Au cours de la prochaine décennie, le pays entend s’imposer comme un géant mondial du secteur. Un objectif érigé en priorité nationale, alors que la Chine importe la quasi-totalité de ces composants électroniques équipant les smartphones et ordinateurs fabriqués sur son sol. Depuis 2012, le géant asiatique dépense même plus pour ses importations de semi-conducteurs que de pétrole.
« Cette dépendance se traduit par un manque de valeur ajoutée. C’est pourquoi ils investissent à la fois dans les mémoires flashs et DRAM. Pour l’instant, sans grand résultat. Mais dans les écrans LCD, ils sont désormais bien présents. Et on dit même que sur l’OLED [une nouvelle technologie d’écran], un fabricant chinois pourrait travailler pour Apple », souligne Benoit Flamant, gérant de fonds high tech chez Finaltis.
Le développement de cette industrie-clé est l’un des piliers du plan « Made in China 2025 », qui vise à soutenir la montée en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Emmerson Mnangagwa, candidat à la présidentielle du 30 juillet, élude la question des responsabilités de l’Etat dans les massacres perpétrés par la 5e brigade entre 1983 et 1987 quand il était ministre de la sécurité.
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Reportage

Au Zimbabwe, les plaies ouvertes de la tuerie de la Gukurahundi

Emmerson Mnangagwa, candidat à la présidentielle du 30 juillet, élude la question des responsabilités de l’Etat dans les massacres perpétrés par la 5e brigade entre 1983 et 1987 quand il était ministre de la sécurité.

Jean-Philippe Rémy (Bulawayo, Lupane, St Pauls Mission (Zimbabwe), envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-07-26T11:31:06+02:00"

        Le 26.07.2018 à 11h31

     •
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        Mis à jour le 26.07.2018 à 11h51






                        

Crédits : ZINYANGE AUNTONY / AFP


                    

Avec ses vêtements aux couleurs mangées par le soleil, Innocentia Tshuma pourrait être une figure de paysanne modeste comme il s’en trouve partout dans les campagnes du Zimbabwe. Elle avait 25 ans, en 1980, lorsque la nation est devenue indépendante, au terme d’une longue guerre contre le pouvoir blanc rhodésien. Elle n’en avait que trois de plus lorsqu’a débuté, dans le Matabeleland, cette partie ouest du pays, une orgie de violence déclenchée cette fois par les autorités issues des mouvements de libération. En tout, environ 20 000 personnes ont été tuées de 1983 à 1987, sous l’impulsion d’un homme : Robert Mugabe.

Dans le Zimbabwe tout neuf qu’il dirigeait, rien n’allait très bien. Son groupe de combattants engagés dans la lutte pour l’indépendance sous l’autorité de son parti, la ZANU-PF, avait des rivaux : ceux d’une autre formation ayant aussi lutté contre le pouvoir blanc rhodésien, la ZAPU de Joshua Nkomo. Les premiers soutenus par la Chine, les autres par l’Union soviétique. Depuis l’indépendance, la tension montait entre les frères ennemis. Des combats avaient éclaté dans un township de Bulawayo, la grande ville du Matabeleland, où les ex-rebelles étaient cantonnés, et fait des centaines de morts. Alors, Robert Mugabe, le « professeur de violence », comme il aimait s’appeler lui-même, était allé à Pyongyang, en Corée du Nord, signer un accord de défense. Des intructeurs nord-coréens étaient venus au Zimbabwe aider à la création d’une unité, la 5e brigade, spécialement formée pour écraser ceux qu’on appelait alors les « dissidents » : non seulement les combattants de la Zipra, l’aile militaire de la ZAPU, mais tous leurs sympathisants, réels ou supposés.
« Grand nettoyage »
Lors de sa création, cette 5e brigade est commandée par le colonel Perence Shiri, un nom qu’on retrouvera. Elle a son propre uniforme, ses armes, ses moyens de communication. Ses hommes portent un emblématique béret rouge. Son...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les régions anglophones du Cameroun sont en proie à un conflit entre séparatistes et forces de sécurité, et l’Extrême-Nord, où sévit Boko Haram, reste très instable.
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Compte rendu

L’ONU exprime sa « profonde inquiétude » sur la situation des droits humains au Cameroun

Les régions anglophones du Cameroun sont en proie à un conflit entre séparatistes et forces de sécurité, et l’Extrême-Nord, où sévit Boko Haram, reste très instable.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-26T11:17:43+02:00"

        Le 26.07.2018 à 11h17






    
Des membres des forces spéciales camerounaises montent la garde à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest anglophone, le 17 novembre 2017.
Crédits : STRINGER / AFP


Les Nations unies se disent très préoccupées par les rapports sur des violations des droits de l’homme dans les deux régions anglophones et dans l’Extrême-Nord du pays, selon un communiqué de l’ONU publié mercredi 25 juillet.
« Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Zeid Raad Al-Hussein, a exprimé mercredi sa profonde inquiétude suite aux informations persistantes faisant état de violations des droits de l’homme et abus commis dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun », en proie à un conflit opposant séparatistes anglophones et gouvernement central, « ainsi que dans l’Extrême-Nord » où sévit le groupe djihadiste nigérian Boko Haram, indique le communiqué.

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Dans les zones anglophones, les violences fondées sur une « discrimination structurelle » sont croissantes depuis 2016, rappelle l’ONU.
« Les rapports font état d’enlèvements, d’assassinats ciblés contre la police et les autorités locales, de destructions d’écoles par des éléments armés » et « révèlent aussi que les forces gouvernementales seraient responsables de tueries, d’usage excessif de la force, d’incendie de maisons, de détentions arbitraires et de torture », selon le texte.
« Lourde répression »
M. Zeid, qui dit regretter que le gouvernement camerounais n’ait pas donné accès à l’ONU aux régions anglophones, a demandé à Yaoundé de lancer « des enquêtes indépendantes sur les violations des droits de l’homme commises par les forces de sécurité de l’Etat ainsi que les abus perpétrés par les éléments armés ».
L’ONU condamne « les attaques par des éléments armés » souvent identifiés comme des sécessionnistes anglophones par Yaoundé et notamment l’attaque du convoi du ministre de la défense le 13 juillet.

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« Mais la lourde répression que le gouvernement semble avoir employée depuis octobre de l’année dernière ne fera qu’aggraver la situation pour les femmes, les enfants et les hommes pris au milieu des violences », estime le haut-commissaire onusien.
Le conflit en zone anglophone a créé 21 000 réfugiés dans les pays voisins et 160 000 déplacés internes, selon l’organisation internationale qui ajoute que ce chiffre est certainement sous-estimé car « beaucoup » de personnes seraient cachées en forêt.

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M. Zeid se dit enfin « consterné » par une vidéo montrant de présumés membres de l’armée exécutant sommairement deux femmes et deux enfants accusés d’être des djihadistes de Boko Haram. Le représentant onusien craint que ces meurtres « ne soient pas des cas isolés » dans l’Extrême-Nord.
L’armée camerounaise est régulièrement accusée par des ONG de perpétrer des exactions contre des personnes soupçonnées d’appartenir au groupe Boko Haram, ce qu’elle a toujours démenti.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La juridiction autorise les tribunaux à rejeter au cas par cas la remise de personnes recherchées, en cas de risque de procès non équitable à la suite des réformes contestées du système judiciaire par le gouvernement ultraconservateur polonais.
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La Cour de justice européenne ouvre une brèche contre la Pologne

La juridiction autorise les tribunaux à rejeter au cas par cas la remise de personnes recherchées, en cas de risque de procès non équitable à la suite des réformes contestées du système judiciaire par le gouvernement ultraconservateur polonais.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 18h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
                                Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


La Cour de justice de Luxembourg (CJUE), plus haute juridiction de l’Union européenne (UE), a rendu un arrêt important, mercredi 25 juillet, qui pourrait fragiliser la position de la Pologne à Bruxelles. Le gouvernement conservateur du PiS (Droit et justice) a mis sur les rails une réforme en profondeur de la justice, malgré les avertissements de la Commission européenne, qui pointe un « risque grave de violation de l’Etat de droit » et a enclenché une procédure rarissime (l’article 7 du traité de l’UE) pour convaincre Varsovie d’y renoncer – pour l’instant, en vain.
Interrogée par la Haute Cour irlandaise, dans le cadre d’un renvoi préjudiciel, la Cour de justice de l’UE avait à se prononcer sur le cas d’un ressortissant polonais arrêté en Irlande, faisant l’objet de trois mandats d’arrêt européens émis par des juges polonais pour trafic de stupéfiants. Son avocat a mis en avant un refus de remise aux autorités polonaises, au motif que la réforme de la justice dans le pays, engagée depuis 2016, l’exposait sur place à un procès non équitable.
La Cour de Luxembourg se garde bien de se prononcer sur la réforme judiciaire polonaise à proprement parler : a-t-elle mis les juges sous la coupe du politique ? Fragilise-t-elle les droits des justiciables ? Ce sera aux tribunaux irlandais de répondre à ces questions extrêmement délicates, explique en substance l’arrêt de mercredi.
« Eléments objectifs »
Cependant, la plus haute cour de l’UE reconnaît, de manière générale, que l’autorité judiciaire d’un pays membre « doit s’abstenir de donner suite » à l’exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par un autre pays membre « si elle estime que la personne concernée risquerait de subir une violation de son droit fondamental à un tribunal indépendant et, partant, du contenu essentiel de son droit fondamental à un procès équitable, en raison de défaillances susceptibles d’affecter l’indépendance du pouvoir judiciaire dans l’Etat membre d’émission ».
Pas question cependant, pour les juges du Luxembourg, que les mandats d’arrêt européens soient rejetés à la légère
Pas question cependant, pour les juges du Luxembourg, que les mandats d’arrêt européens soient rejetés à la légère. « Le refus d’exécution d’un mandat d’arrêt européen est une exception au principe de reconnaissance mutuelle qui sous-tend le mécanisme du mandat d’arrêt européen », explique l’arrêt. L’exception doit faire l’objet d’une « interprétation stricte », en deux temps.
Les juges irlandais vont d’abord devoir « évaluer, sur le fondement d’éléments objectifs, fiables, précis et dûment actualisés, l’existence d’un risque réel de violation » du droit à un procès équitable en Pologne. Ils pourront cependant s’appuyer sur la proposition de déclenchement de l’article 7 formulée par la Commission en décembre 2017, précise l’arrêt, car elle contient « des éléments particulièrement pertinents ». 

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L’autorité judiciaire d’exécution du mandat d’arrêt européen devra, dans un deuxième temps, « apprécier, de manière concrète et précise », si dans le cas précis de la personne recherchée, cette dernière court effectivement le risque d’un procès non équitable. La balle est donc dans le camp de la justice irlandaise, dont la décision pourrait faire grand bruit.
La justice européenne parviendra-t-elle à ses fins là où la Commission de Bruxelles est à la peine ? L’institution communautaire a échoué à convaincre le gouvernement du PiS de renoncer à sa réforme de la justice, ou de l’amender sérieusement, malgré le déclenchement de l’article 7. Il faut dire que les Etats membres ont jusqu’à présent traîné des pieds pour avancer dans cette procédure pouvant aller jusqu’à la levée des droits de vote d’un pays au Conseil européen.
« Défense absurde »
Mercredi, les autorités polonaises ont préféré insister sur les subtilités de l’arrêt. « La sentence de la Cour [de Luxembourg] est proche de la position du gouvernement polonais, a affirmé le ministre de la justice Zbigniew Ziobro. Dans aucun point de son arrêt, la Cour n’a constaté une atteinte à l’Etat de droit en Pologne. Contrairement à ce qu’a voulu le tribunal irlandais, la CJUE n’a pas donné son accord à un refus automatique d’extradition du suspect. »
Le ministre a aussi estimé que le tribunal irlandais avait « adopté sans esprit critique la ligne de défense de l’accusé, qui a le droit de se défendre de toutes les manières, même les plus absurdes ». Cette décision survient alors que le Sénat polonais a définitivement adopté, dans la nuit de mardi à mercredi, la cinquième réforme de la Cour suprême votée depuis l’arrivée des ultraconservateurs du PiS au pouvoir. Elle est considérée par une quasi-unanimité de juristes comme la dernière étape de la mise sous tutelle du système judiciaire polonais. Le but principal du texte est en effet d’accélérer l’élection d’un nouveau président de la Cour suprême en remplacement de Malgorzata Gersdorf, qui refuse de partir à la retraite comme souhaité par le gouvernement.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le Mouvement du Pakistan pour la justice d’Imran Khan est en tête du scrutin, mais ses opposants dénoncent des fraudes et l’immixtion de l’armée.
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Pakistan : l’ancien champion de cricket Imran Khan revendique la victoire

Le Mouvement du Pakistan pour la justice d’Imran Khan est en tête du scrutin, mais ses opposants dénoncent des fraudes et l’immixtion de l’armée.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 15h16
    |

            Louis Imbert (Lahore (Pakistan), envoyé spécial)








                        


Ce n’est pas le « tsunami » dont Imran Khan rêvait. L’ex-joueur de cricket n’a toutefois pas attendu les résultats définitifs des élections générales pakistanaises. Il a revendiqué, jeudi 26 juillet, la victoire de son parti. « Nous avons réussi. On nous a donné un mandat », a-t-il déclaré lors d’une intervention télévisée en direct dans son quartier général de Bani Gala, à quelques kilomètres d’Islamabad.
Le décompte des votes, qui le plaçait en tête, a pris un retard inhabituel dans la nuit : ses rivaux dénoncent des fraudes. Avec à peine 47 % des voix recensées, le Mouvement du Pakistan pour la justice (PTI) de M. Khan emporterait 114 sièges sur un total de 270 ouverts au vote au Parlement, selon des estimations de la presse : une majorité forte, mais encore trop courte pour qu’il puisse former seul un gouvernement.
Les accusations de ses principaux rivaux annoncent cependant une période de tourmente. La Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) et le Parti du peuple (PPP) de Bilawal Bhutto affirment que nombre de leurs agents électoraux ont été renvoyés des bureaux de vote par des soldats qui les gardaient, avant l’envoi des résultats à la commission électorale. « Ce sont des fraudes si flagrantes que tout le monde s’est mis à pleurer. Ce qu’ils ont fait aujourd’hui a ramené le Pakistan trente ans en arrière », a déclaré dans la nuit Shahbaz Sharif, qui dirige le PML-N en l’absence de son frère. L’ex-premier ministre Nawaz Sharif a en effet été emprisonné au début de juillet dans une affaire de corruption. Le parti a rejeté les résultats du scrutin avant même leur annonce officielle.
Tout au long de la campagne, les principaux rivaux du PTI avaient dénoncé des interférences, en leur défaveur, de la part de l’armée et du gouvernement temporaire, qui gérait les affaires courantes avant le vote. Des intimidations de candidats, la présence d’un nombre exceptionnel de soldats dans les bureaux de vote (plus de 370 000 hommes), des milliers d’enquêtes de police ouvertes contre des partisans du PML-N… Un porte-parole de l’armée a qualifié jeudi ces accusations de « propagande malveillante ». Quant à M. Khan, il se défend de longue date d’être le favori des militaires. S’il a pu faire trembler le PML-N depuis des mois, il le doit d’abord à sa propre métamorphose.
« Corruption » des vieilles familles
C’est son côté Donald Trump : M. Khan, le sanguin au tempérament de rock-star, fréquente les plus riches, tout en portant un discours antiélite crédible. Il a su tirer parti du dégoût des classes moyennes urbaines pour la « corruption » des vieilles familles politiciennes : la « mafia » des Sharif, celle des Bhutto. Lui n’a jamais été au gouvernement, ni directement inquiété par une affaire. Mais il a fini par devenir un réaliste. Pour s’imposer dans ce scrutin, il a su séduire de grands barons locaux à la réputation douteuse mais constituant un réservoir de votes, notamment dans le fief PML-N du Pendjab.

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« Vous participez à des élections pour gagner. Pas pour être un gentil garçon », s’était-il justifié à la mi-juillet dans le quotidien Dawn. Nombre de ses militants historiques en restent désemparés. « C’est contre ces accapareurs de terres, contre ces islamistes incendiaires que nous nous étions dressés avec lui, pendant des années ! Et maintenant “ils” [l’armée] le soutiennent… C’est vraiment embarrassant… », soupire Amnah Mustafa, enseignante en sciences politiques à la Lahore School of Economics, passionnément engagée dans le PTI pendant dix ans. Aux militants jeunes et éduqués qui désertaient les meetings, les cadres du parti n’ont cessé de répéter qu’« Imran » menait cette année sa dernière campagne. Il a 65 ans. C’était aujourd’hui ou jamais.
Le peuple pakistanais n’a jamais manqué d’amour pour M. Khan, qui était adulé avant d’entrer en politique, en 1996. Il avait mené l’équipe nationale de cricket en tant que capitaine dans l’une de ses plus belles équipées en Coupe du monde, en 1992. Il était pourchassé par les paparazzis, il avait du succès auprès des femmes… Mais sans véritable appareil de parti, il n’a connu que l’échec.
Depuis octobre 2011, cependant, il montait : les rassemblements de masse qu’il organisait alors à Lahore, à Karachi, l’ont fait prendre au sérieux. En 2013, il refuse sa défaite aux élections générales, et dénonce des fraudes avec ses partisans, dans la rue. C’est là qu’il est le plus à l’aise. Au Parlement, il ne siège quasiment pas. Il est en campagne permanente depuis cinq ans. Les affaires judiciaires de M. Sharif lui ont donné l’occasion de multiplier les sit-in.
M. Khan se revendique nationaliste absolu, et musulman « born again ». Il a tout vu de l’Occident, seules comptent la foi et sa terre natale. Il a épousé sa conseillère spirituelle en février 2018 et a puisé, durant la campagne, dans les thèmes des mouvements de l’extrême droite islamiste. Sur les réseaux sociaux, ses partisans ont flirté avec les accusations de blasphème, qui au Pakistan sont des incitations au meurtre.
Imran Khan, « un franc-tireur »
Quant à l’armée, échaudée par l’ex-premier ministre Nawaz Sharif, qui l’a trop défiée, elle a paru s’interroger sur M. Khan. « Il est le moindre mal avec lequel l’armée puisse vivre. Mais elle s’en préoccupe : c’est un franc-tireur, qui se contredit lui-même à chaque détour de phrase… », estime Amir Mateen, animateur d’un talk-show sur une chaîne favorable à M. Khan.
Elu, serait-il contrôlable ? M. Khan a été successivement favorable et hostile au dialogue avec l’Inde, tendre et sévère avec les talibans. Depuis trois ans, il mesure ses dénonciations de l’Occident. Mais un coup de sang est vite arrivé : en 2012, il avait osé suggérer que l’armée abatte les drones américains qui frappaient des militants islamistes dans les régions tribales, à la frontière afghane.

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Les militaires fréquentent cependant de longue date le personnage. Il était revenu au cricket en 1987 à la demande du président putschiste Mohammad Zia Ul-Haq. Il a côtoyé le général Pervez Musharraf, avant de s’en écarter en fin de règne, en 2007. Il a surtout été proche de Hamid Gul, l’ancien chef des services secrets militaires pakistanais (Inter Services Intelligence), et grand soutien du « djihad » antisoviétique en Afghanistan, durant les années 1980. En 2013, le Tehrik-e taliban Pakistan, les talibans pakistanais, avait tenté sans succès de se faire représenter par « Taliban Khan » dans des pourparlers avec le gouvernement.
Selon les résultats préliminaires, M. Khan talonne le PML-N dans son fief du Pendjab, « verrou » de cette élection. Il a embrassé la cause du sud déshérité de la province. Il entend la réorganiser en cent jours. Il a promis la naissance d’un « Etat-providence islamique », dix millions d’emplois et cinq millions de logements neufs. Rares sont les analystes qui jugent ces annonces crédibles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le pays reçoit plus de 1 milliard de dollars d’aide internationale par an pour un bilan peu perceptible sur le terrain.
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Décryptage

L’aide financière au Mali à l’épreuve de la guerre et de la corruption

Le pays reçoit plus de 1 milliard de dollars d’aide internationale par an pour un bilan peu perceptible sur le terrain.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
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        Le 26.07.2018 à 10h14

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        Mis à jour le 26.07.2018 à 14h26






                        

Crédits : PASCAL GUYOT / AFP


                    

Le président Ibrahim Boubacar Keita, qui se présentera devant les électeurs maliens le 29 juillet pour briguer un second mandat face à vingt-trois autres candidats, a bénéficié d’un soutien de plus de 1 milliard de dollars (855 millions d’euros) par an en moyenne, selon les statistiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Même s’il a été atteint bien avant son arrivée au pouvoir en 2013, ce niveau d’aide marque un degré d’engagement historiquement élevé des donateurs internationaux. Cependant, l’efficacité de cette aide n’a rien d’évident.
Sollicité, le ministre de l’économie et des finances, Boubou Cissé, n’a pas jugé bon de clarifier l’utilisation de cette manne financière qui assure la moitié des dépenses d’investissement du budget de l’Etat, et davantage encore lorsqu’il s’agit de l’éducation ou de la santé.

Au lendemain de l’éphémère coup d’Etat de mars 2012 puis de l’intervention des troupes françaises pour repousser les groupes djihadistes en marche vers la capitale, Bamako, l’aide internationale visait à participer au rétablissement de la paix et à la stabilisation du pays. En particulier dans les régions du Nord, grandes délaissées des politiques publiques et foyer des rébellions touareg et de l’offensive djihadiste. Lors de la conférence de Paris pour la relance économique et le développement du Mali, en octobre 2015, 3,2 milliards de dollars furent promis, dont 20 % pour les régions du Nord, où vit 10 % de la population.
La situation est pourtant loin de s’être améliorée. Les attaques des groupes djihadistes ne se limitent plus au nord, autour de Kidal, Gao ou Tombouctou. Elles ont gagné la région de Mopti, dans le centre du pays. La situation humanitaire s’est aggravée : 4,3 millions de personnes – soit un quart de la population – ont besoin d’assistance, dont 1,5 million de façon « urgente », selon l’ONU. Les besoins, évalués à 263 millions de dollars, ne sont couverts...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ La défense du maire de Dakar a quitté le prétoire jusqu’à la fin de la procédure pour protester contre « un procès politique et le non-respect des droits » de leur client.
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Reportage

Au Sénégal, les avocats de Khalifa Sall se retirent du procès en appel

La défense du maire de Dakar a quitté le prétoire jusqu’à la fin de la procédure pour protester contre « un procès politique et le non-respect des droits » de leur client.

Par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-07-26T09:39:47+02:00"

        Le 26.07.2018 à 09h39






    
Des soutiens de l’ancien maire de Dakar manifestent pour sa mise en liberté, le 19 mai 2017 dans la capitale sénégalaise.
Crédits : SEYLLOU / AFP


Un rebondissement, encore un, dans un procès qui n’en manque pas. Mercredi 25 juillet, le collectif des avocats du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a quitté le tribunal déclarant par communiqué se retirer de l’intégralité du procès en appel afin de « marquer sa désapprobation absolue (…) et pour ne pas se rendre complice d’une défense de connivence avec les atteintes répétées aux droits de leur client ».
Pourvu en appel suite à sa condamnation le 30 mars à cinq ans de prison et à une amende de 5 millions de francs CFA (7 622 euros) pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », le maire de Dakar conteste une décision qualifiée d’« arbitraire ». L’argument s’appuie sur une décision de la cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) rendue le 29 juin, qui estime que les droits de Khalifa Sall et de ses quatre coaccusés n’ont pas été respectés lors du jugement rendu en première instance. La Cédéao a condamné l’Etat sénégalais à verser au maire et à ses coaccusés, en compensation d’une « détention illégale » de trois mois – sur un total de seize –, la somme de 35 millions de francs CFA.

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Une décision supranationale que le juge d’appel sénégalais Demba Kandji n’a pas souhaité intégrer immédiatement dans sa procédure d’appel, préférant la joindre aux exceptions versées au fond. Ce qui signifie qu’il ne statuera sur cette décision qu’à la fin de la procédure. « Il est nécessaire pour une poursuite des débats équitable que les questions posées par la Cédéao soient réglées en amont, avance Me Seydou Diagne, l’un des avocats de Khalifa Sall. Nous exigeons que le verdict du juge sur les nullités soit dit maintenant, car les faits sont trop graves pour poursuivre la procédure sans se prononcer. »
« Justice expéditive »
Justifiant leur départ, les 17 avocats du maire évoquent entre autres « le rythme inédit imposé au présent procès (…), les nombreuses manifestations de partialité qui transparaissent dans les décisions déjà rendues ». Concluant : « La cour d’appel (…) a achevé de démontrer que le présent procès ne sera plus jamais qu’une justice expéditive pour rendre inéligible notre client M. Khalifa Sall à l’élection présidentielle de février 2019. »

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« Nous sommes dans l’exégèse du procès politique, appuie Alain Jakubowicz, seul avocat français de l’équipe de défense du maire. Le parquet général a essayé de se montrer à la hauteur d’un Etat de droit, mais ce n’est pas le cas des magistrats du siège. » Il fait référence à l’intervention du procureur général Lansana Diabé Siby qui, mardi, a appelé le juge à se conformer à l’arrêt de la Cédéao en ne joignant pas les exceptions soulevées au jugement de fond. « Ce juge a été mis là par le pouvoir pour exécuter ses basses œuvres. Il ne consulte d’ailleurs jamais ses assesseurs, poursuit Me Jakubowicz, remonté. Dans n’importe quel Etat de droit ce procès-verbal serait nul. C’est digne d’une République bananière, ce que le Sénégal n’est pas. La justice de la Cédéao est traitée comme si elle ne servait à rien. Comme l’a dit le procureur, le Sénégal devrait savoir s’il souhaite ou non appartenir à une communauté d’Etats. »
Recours supranationaux
Du côté de l’Etat sénégalais, partie civile dans ce dossier, le boycottage de la procédure « ne va pas empêcher le bon déroulement du procès, affirme Me Baboucar Cissé. Nous avons abordé le fond par l’interrogatoire des inspecteurs du Trésor [les deux seuls prévenus dont les avocats sont restés]. Ils ont répondu à des questions sur la gestion de la caisse d’avance de la mairie » mise en cause dans l’affaire de détournement de fonds. Selon lui, pas d’iniquité dans ce procès en appel. « La cour de la Cédéao n’est pas comme dans le système fédéral américain, une Cour suprême qui coiffe les juridictions de cinquante Etats. Elle n’a aucune action directe. Ses décisions n’impactent en rien les procédures nationales en cours. Cela dit, l’Etat sénégalais va respecter sa décision et verser aux prévenus les 35 millions de réparations exigés. »

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En attendant la fin du procès en appel qui se terminera sans défense d’ici quelques semaines, les avocats du maire réfléchissent aux possibilités de recours supranationaux après le pourvoi en cassation. « Nous pourrons peut-être ressaisir la Cédéao pour sortir de cette situation ubuesque et je verrai comment faire pour saisir l’instance internationale de la Ligue des droits de l’homme », soutient M. Jakubowicz. A sept mois des élections, s’il épuise tous ses recours judiciaires, Khalifa Sall sera exclu d’une candidature à la présidentielle et restera en prison.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Juste avant l’audition de secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, devant le Sénat, la Maison Blanche a annoncé le report du sommet entre les présidents américain et russe.
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Trump-Poutine : vaste opération de déminage à tous les étages à Washington

Juste avant l’audition de secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, devant le Sénat, la Maison Blanche a annoncé le report du sommet entre les présidents américain et russe.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 08h25
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 08h31
   





                        


Donald Trump était apparu comme le meilleur avocat de Vladimir Poutine, lors de sa rencontre avec le président russe à Helsinksi mi-juillet. Pour tenter d’en finir avec la polémique incessante née de cette première rencontre bilatérale, la Maison Blanche a annoncé mercredi 25 juillet le report du prochain sommet entre les présidents américain et russe.

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Juste avant le début de l’audition sous haute tension du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, devant le Sénat, l’administration a fait deux annonces symboliques, dans une vaste opération de déminage : le report du prochain sommet initialement envisagé pour l’automne à « l’année prochaine » et une déclaration qui réitère le « refus » de Washington « de reconnaître » l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Une annonce saluée par le président ukrainien, Petro Porochenko, qualifiant la déclaration de M. Pompeo « d’historique ». Il s’agissait de dissiper l’impression laissée par la conférence de presse qui avait suivi le sommet américano-russe d’Helsinki, quand Donald Trump s’était montré incapable de critiquer Moscou, notamment sur la Crimée et le conflit en Ukraine.
Le motif invoqué pour le report du sommet est que l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis et sur des soupçons de collusion entre l’équipe du candidat Trump et le Kremlin, qualifiée de « chasse aux sorcières » par la Maison Blanche, doit auparavant être bouclée pour ne pas parasiter les échanges.

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« Les Américains méritent de savoir ce qui s’est passé »
Une double annonce qui n’a pas empêché des échanges très vifs lors de l’audition du chef de la diplomatie américaine par des sénateurs, républicains comme démocrates, ulcérés par l’attitude de Donald Trump. En toile de fond, le tête-à-tête de deux heures dans la capitale finlandaise avec Vladimir Poutine, en présence seulement des interprètes, objet de toutes les conjectures sur d’éventuelles promesses secrètes faites au président russe.
« Nous ne connaissons pas la vérité », « les Américains méritent de savoir ce qui s’est passé », a attaqué d’emblée le chef de file de l’opposition démocrate au sein de la commission des affaires étrangères, Bob Menendez, accusant le milliardaire républicain d’afficher sa « proximité avec nos adversaires ». L’élu a tenté de mettre en difficulté le secrétaire d’Etat sur le flou qui règne sur les échanges d’Helsinki.
« Sénateur, je vais uniquement vous dire aujourd’hui ce dont vous avez besoin pour remplir votre tâche, rien de plus », a sèchement répondu l’intéressé, visiblement agacé par le feu roulant des questions. « Je vais tenter de rester à l’écart du cirque politique », a-t-il lâché un peu plus tard, tout en assurant à plusieurs reprises avoir eu « un débriefing complet de la part du président Trump ». Sur le fond, Mike Pompeo a défendu un sommet utile entre deux superpuissances nucléaires, qui doivent tenter de s’entendre. Et il a tenté de dissiper les principales inquiétudes des parlementaires en affichant sa fermeté face à Moscou.
Trump « conscient des défis posés par la Russie »
Ces derniers reprochent au locataire de la Maison Blanche d’avoir dans un premier temps donné plus de poids aux dénégations du maître du Kremlin au sujet de l’ingérence russe qu’aux rapports du renseignement américain qui attestent d’une telle immixtion dans la vie démocratique américaine. « J’ai personnellement dit clairement aux Russes qu’il y aurait de graves conséquences pour l’ingérence dans nos processus démocratiques », a lancé le chef de la diplomatie américaine, promettant de travailler à de nouvelles sanctions avec le Congrès, très largement hostile à la Russie. « Nous avons fait clairement comprendre que la balle est dans le camp russe », a-t-il dit. Selon lui, le président Trump est « bien conscient des défis posés par la Russie ».
Souvent sur la défensive, haussant la voix contre les « soliloques politiques » de certains démocrates, Mike Pompeo n’a pas dissipé toutes les craintes au cours de trois heures d’audition, y compris dans son propre camp.
Sur les autres sujets chauds pour la diplomatie américaine, le ministre des affaires étrangères s’est voulu rassurant, promettant notamment que l’OTAN, bousculée par Donald Trump lors d’un sommet très tendu, resterait « un pilier indispensable de la sécurité nationale ». Quant à la Corée du Nord, alors que les négociations sur la dénucléarisation semblent patiner, il a réaffirmé son optimisme et vanté des « progrès », tout en reconnaissant que Pyongyang continue de « produire des matériaux fissiles » et refusant de dire en public si le régime développe toujours son programme nucléaire malgré ses engagements.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’emblématique administrateur, qui aura spectaculairement redressé un constructeur automobile au bord de la faillite, est décédé à 66 ans.
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Mort du patron de Fiat Sergio Marchionne

L’emblématique administrateur, qui aura spectaculairement redressé un constructeur automobile au bord de la faillite, est décédé à 66 ans.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 07h52
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 08h52
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis plusieurs jours, l’issue ne faisait plus aucun doute. Victime de complications alors qu’il se remettait d’une opération à l’épaule, fin juin, l’ancien administrateur délégué du groupe Fiat-Chrysler (FCA) et président de Ferrari, Sergio Marchionne, 66 ans, est mort mercredi 25 juillet à l’hôpital universitaire de Zurich.
Samedi, l’annonce de son départ précipité de la tête des diverses branches du groupe Agnelli, après quatorze années de direction opérationnelle où il aura spectaculairement redressé un groupe au bord de la faillite, avait été suivie de nouvelles de plus en plus alarmantes sur son état de santé, qualifié d’« irréversible » depuis plusieurs jours par les médecins.
Dans un communiqué publié mercredi matin, John Elkann, le président d’Exor – la holding patrimoniale de la famille Agnelli, actionnaire de référence de l’empire industriel –, a salué sa mémoire : « Malheureusement, ce que nous craignions s’est produit. Sergio, l’hôte et l’ami, s’en est allé ».
Sa dernière apparition publique aura donc été le 27 juin, quelques heures avant d’être hospitalisé : il était venu offrir une Jeep à une équipe de carabiniers de Rimini et s’était livré, pour ce qui devait être son dernier discours public, à un éloge de son père, carabinier dans les Abruzzes, parsemé de souvenirs d’enfance.
Redressement spectaculaire
A la tête de la plus emblématique des entreprises industrielles italiennes, Sergio Marchionne était bien un enfant du pays. Mais ce n’est pas en Italie qu’il s’est formé. A 14 ans, la famille Marchionne est partie au Canada, et ce changement d’univers aura une influence décisive sur le parcours du jeune Sergio. Après avoir étudié la philosophie, le droit et le management, il commence une carrière de dirigeant d’entreprise qui le conduit à rentrer en Europe en 2002, pour prendre la tête du groupe suisse de certification SGS, qu’il redresse en deux ans. C’est à ce moment-là que les Agnelli, actionnaires...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Avec une inflation projetée à 1 000 000 % pour cette année, l’économie du pays perd la tête. Mais le gouvernement rejette toujours la faute sur l’opposition et les Etats-Unis.
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Le Venezuela s’apprête à retirer cinq zéros de sa monnaie

Avec une inflation projetée à 1 000 000 % pour cette année, l’économie du pays perd la tête. Mais le gouvernement rejette toujours la faute sur l’opposition et les Etats-Unis.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 07h19
   





                        



   


Explosion sociale ? Ou future libération forcée de l’économie ? Avec une inflation désormais projetée à 1 000 000 % d’ici à fin décembre par le Fonds monétaire international (FMI), tous les scénarios sont possibles au Venezuela où les conditions de vie se détériorent rapidement.
Pour faire face à cette hyperinflation, le président Nicolas Maduro a annoncé mercredi 25 juillet que le Venezuela allait bientôt supprimer cinq zéros de sa monnaie, le bolivar. « Le 20 août démarre (…) le plan de redressement économique avec la reconversion monétaire, cinq zéros en moins », a-t-il déclaré.
A l’heure actuelle, le salaire minimum d’un Vénézuélien (1,5 dollar au taux du marché noir, la référence de facto) lui permet à peine d’acheter un poulet d’un kilo. Les finances publiques, elles, sont exsangues. Le Venezuela tire 96 % de ses revenus du brut. Or sa production de pétrole s’est effondrée d’au moins la moitié en un an et demi faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers. Selon l’OPEP, la production de brut a chuté de 3,2 millions de barils par jour en 2008 à 1,5 million en juin.
Un tableau économique catastrophique
Le panorama économique lugubre du FMI, pour qui tous les voyants sont au rouge, avec une récession de 18 % attendue en 2018, n’étonne pas outre mesure ceux qui vivent ces problèmes au quotidien. On estime que 1,6 million de Vénézuéliens ont émigré depuis 2016 à cause de la débâcle économique qui a fait basculer 87 % de la population dans la pauvreté, selon une étude des principales universités du pays.
Le FMI anticipe une hausse des départs, affectant de plus en plus les pays voisins. La pénurie est généralisée au Venezuela, où les services publics, des soins à l’électricité, en passant par l’eau ou les transports, se sont fortement dégradés.
« La seule façon pour sortir de l’hyperinflation, c’est avec des réformes économiques profondes. C’est de cette manière qu’on y a mis un terme dans tous les autres cas », déclare Henkel Garcia, directeur du cabinet Econometrica, qui rappelle que ces phénomènes ne durent pas éternellement, en donnant l’exemple du Zimbabwe.

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Le FMI pointe par ailleurs du doigt la mise en circulation d’un nombre toujours plus grand de billets, ce qui alimente l’hyperinflation. Pour Henkel Garcia, il faut aussi sauver l’industrie vénézuélienne qui fonctionne actuellement à 30 % de sa capacité, mettre un terme au contrôle des changes et des prix, qui donne à l’Etat le monopole des devises. Pour redresser la situation, Econometrica estime qu’il faudrait injecter entre 20 et 30 milliards de dollars par an durant deux ou trois ans.
Le gouvernement inflexible
Pourtant, « l’exécutif n’a aucun intérêt à modifier la politique économique », juge un autre cabinet, Ecoanalitica, dans un récent rapport. Face à une telle situation, le président socialiste Maduro, dont la réélection en mai jusqu’en 2025 n’est pas reconnue par une grande partie de la communauté internationale, devra jouer les équilibristes pour éviter de perdre le contrôle.
Travailleurs de la santé, du secteur électrique, retraités, professeurs : les conflits sociaux se multiplient ces dernières semaines pour demander des hausses de salaire et une amélioration des conditions de travail. Ces initiatives sont pour l’heure isolées et l’opposition, dont nombre des dirigeants sont à l’étranger ou en prison, apparaît dépourvue de chef. « Il est probable que seule l’aggravation de la crise entraîne les pressions nécessaires pour déséquilibrer » la coalition actuellement au pouvoir, voire « la remplacer », prévient Ecoanalitica, qui prévoit des changements structurels en 2019.

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Récemment, des dirigeants du chavisme, le mouvement aux manettes, ont haussé le ton pour réclamer un virage économique. « Voilà dix-neuf ans que la révolution a eu lieu, nous sommes désormais responsables des bonnes et des mauvaises choses », a lâché Freddy Bernal, collaborateur influent du président.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Kaitlan Collins avait posé des questions qui ont déplu à l’équipe du président américain. Les journalistes accrédités à la Maison Blanche lui ont apporté leur soutien.
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La Maison Blanche refuse l’accès à une journaliste de CNN

Kaitlan Collins avait posé des questions qui ont déplu à l’équipe du président américain. Les journalistes accrédités à la Maison Blanche lui ont apporté leur soutien.



Le Monde
 |    26.07.2018 à 05h53
   





                        



   


La Maison Blanche faisait l’objet mercredi 25 juillet de vives critiques pour avoir interdit l’accès à une journaliste de CNN à la conférence de presse entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker, reprochant à cette reporter, citée par la chaîne, d’avoir posé des questions « inappropriées » au président américain.
Dans le Bureau ovale, Kaitlan Collins, journaliste de CNN, a posé quelques questions à Donald Trump, alors assis à côté du chef de l’exécutif européen, sans obtenir de réponse. Les questions concernaient Vladimir Poutine et Michael Cohen, l’ex-avocat du milliardaire républicain qui a enregistré M. Trump à son insu.
Des images publiées par CNN la montrent, dans la mêlée des journalistes, demandant à M. Trump à de nombreuses reprises quelle était sa réaction après la « trahison » de Michael Cohen.
Selon CNN, deux proches du président, dont Sarah Sanders, la porte-parole de l’exécutif, ont alors indiqué à Kaitlan Collins qu’elle n’était pas la bienvenue à la conférence de presse prévue un peu plus tard. « Ils ont dit que les questions que j’ai posées étaient inappropriées pour ce lieu de réunion », raconte Kaitlan Collins.
Soutien de Fox News
« Nous condamnons fermement la décision malencontreuse et inappropriée de la Maison Blanche aujourd’hui d’empêcher l’une de nos membres » de se rendre « à un évènement public de presse après qu’elle a posé des questions qu’ils n’ont pas apprécié », a réagi sur Twitter l’association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA).
Même Fox News, chaîne concurrente, a exprimé son inquiétude: « Nous sommes très solidaires avec CNN sur ce droit à l’accès complet pour nos journalistes, dans le cadre d’une presse libre et sans entrave », a écrit dans un communiqué, cité par plusieurs médias, le président de la chaîne conservatrice préférée de M. Trump.
Par la voix de Sarah Sanders, la Maison Blanche a tenté de calmer le jeu, insistant sur le fait qu’ils avaient indiqué à Kaitlan Collins que « tout autre journaliste de sa chaîne pouvait assister » à la conférence de presse. « Nous soutenons une presse libre et demandons que chacun soit respectueux de la présidence et des invités à la Maison Blanche », a souligné Sarah Sanders.
Donald Trump s’en prend très régulièrement à la presse, qualifiant jour après jour de nombreux médias, CNN en tête, de « Fake News ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le travail de titan des scientifiques se poursuit sur près de 20 000 restes humains récupérés après les attentats qui avaient fait 2 753 morts
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Une victime du 11-Septembre identifiée, dix-sept ans après

Le travail de titan des scientifiques se poursuit sur près de 20 000 restes humains récupérés après les attentats qui avaient fait 2 753 morts



Le Monde
 |    26.07.2018 à 04h44
 • Mis à jour le
26.07.2018 à 04h50
   





                        



   


Un jeune homme de 26 ans vient d’être formellement identifié comme l’une des victimes des attentats du 11 septembre 2001 à New York grâce un extrait d’ADN, dix-sept ans après son décès.
Patiemment, l’institut médico-légal de New York continue à travailler sur ceux des 19,915 restes humains récupérés après le 11-Septembre qui n’ont pas encore été associés à l’une des 2 753 personnes tuées ce jour-là.
L’unité spéciale qui opère toujours au sein de l’institut vient ainsi d’identifier Scott Michael Johnson, analyste financier au moment de l’attaque, au sein de la banque d’investissement Keefe, Bruyette and Woods. Il est devenu la 1 642ème personne identifiée formellement depuis que les travaux ont commencé.
L’institut a mis près de 1 500 noms sur des restes humains durant les deux premières années qui ont suivi les attentats, mais depuis, le rythme a sensiblement ralenti. Une seule personne a été identifiée en 2017, une découverte qui intervenait après plus de deux ans de recherches infructueuses.
« En 2001, nous avons pris l’engagement vis-à-vis des familles de faire le nécessaire pour identifier leurs proches, quel que soit le temps que cela prendrait », a déclaré la responsable de l’institut médico-légal, Barbara Sampson, citée dans le communiqué. « Cette identification est le résultat de l’investissement de notre équipe dans cette mission qui se poursuit », a-t-elle ajouté.
Le 11 septembre 2001, deux avions sont entrés en collision avec les tours jumelles du World Trade Center, qui se sont effondrées au bout de quelques dizaines de minutes. Les appareils avaient été détournés par deux équipes de pirates membres de l’organisation terroriste Al-Qaida.



                            


                        

                        

