<FILE-date="2018/07/25/18">

<article-nb="2018/07/25/18-1">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Nombreux sont ceux à être convoqués par les deux chambres.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/07/25/18-2">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, a déclaré devant la commission d’enquête du Sénat que la retenue de salaire se ferait sur les reliquats de congés lors du solde de tout compte avant licenciement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Suspendu quinze jours, Alexandre Benalla a malgré tout été intégralement payé en mai

Le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, a déclaré devant la commission d’enquête du Sénat que la retenue de salaire se ferait sur les reliquats de congés lors du solde de tout compte avant licenciement.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h29
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 18h03
   





                        


Mis à pied, mais payé. Alexandre Benalla, l’ex-chargé de mission de l’Elysée, accusé de violences sur des manifestants lors d’une manifestation place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai, a certes été suspendu quinze jours en mai pour ces faits, mais il a malgré tout été intégralement rémunéré, contrairement aux déclarations faites précédemment par l’Elysée.
C’est ce qu’a déclaré le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, lors de son audition, mercredi 25 juillet, par la commission d’enquête instituée sur l’« affaire Benalla » par la commission des lois du Sénat.
« Retenue sur les droits à congés »
« M. Benalla a touché pour le mois de mai son salaire intégral », a déclaré M. Strzoda devant la commission d’enquête, ajoutant que « les quinze jours de suspension feront l’objet d’une retenue sur les droits à congés qu’il avait en reliquat au titre de l’année 2017 ». Il a précisé que cela aurait lieu lors du solde de tout compte avant licenciement.

"La retenue sur salaire infligée à Monsieur #Benalla a été faite sur ses droits à congé de 2017. Il a été intégrale… https://t.co/bH0Y52z3Cr— FCornutGentille (@Fr Cornut-Gentille)


require(["twitter/widgets"]);

Un peu plus tard, M. Strzoda a redit : 
« Il y a retenue sur salaire puisqu’il a droit à des congés que nous devons lui payer. Ils ne seront pas payés et ce sera l’équivalent de quinze jours de travail. »
Pourquoi cette retenue n’a-t-elle pas encore eu lieu ?
« C’est une mesure de gestion dans la mesure où le décret de 1986 précise que la suspension, c’est avec le maintien du traitement. Et donc, si on veut vraiment qu’il y ait une sanction financière, en terme de gestion on a ce recours [de ne pas lui payer une partie de ses congés dus]. »
Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Elysée, avait assuré, dans une déclaration officielle faite jeudi 19 juillet, que M. Benalla avait été « mis à pied pendant quinze jours », du 4 au 22 mai, « avec suspension de salaire ».
La présidence de la République avait ensuite annoncé, vendredi 20 juillet, avoir engagé « la procédure de licenciement » de M. Benalla.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».


Avant les déclarations de M. Strzoda au Sénat tout à l’heure, Philippe Vigier, député UDI, et Eric Woerth, président de la commission des finances, ont écrit à M. Strzoda pour lui demander plusieurs documents au nom des « pouvoirs de la commission d’enquête » : le contrat de travail de M. Benalla, la sanction prononcée à son égard en mai 2018 et sa lettre de licenciement. La lettre a été remise ce matin à l’Elysée, ils attendent la réponse.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-3">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ « Le Monde » publie des extraits de ce discours pour en relever les zones d’ombre, les imprécisions et les nombreuses questions auxquelles le président ne répond pas.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les questions que pose le discours d’Emmanuel Macron sur l’affaire Benalla

« Le Monde » publie des extraits de ce discours pour en relever les zones d’ombre, les imprécisions et les nombreuses questions auxquelles le président ne répond pas.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 15h00
    |

                            Service politique et 
                            Les Décodeurs








                        



                                


                            

Près d’une semaine après les révélations du Monde, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, est sorti de son silence, mardi 24 juillet, devant des députés de la majorité présidentielle, pour réagir à l’affaire Benalla, du nom de son collaborateur mis en examen pour des faits de violence. Dans son discours, le président de la République a défendu la position de l’Elysée, dénoncé les contrevérités et « un pouvoir médiatique qui veut devenir un pouvoir judiciaire ».
« Ce qui s’est passé le 1er mai est grave, sérieux. Et ça a été pour moi une déception, une trahison », a dit le président au sujet des images montrant son subordonné violentant deux manifestants. Emmanuel Macron a également dit endosser la responsabilité de cette affaire pour tenter de mettre fin à la crise politique :
S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C’est moi qui ai confirmé la sanction. Ça n’est pas la république des fusibles, la république de la haine. On ne peut pas être chef par beau temps. S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français. »
Mais, à travers cette intervention, devant un public de fidèles, sans contradiction possible, M. Macron choisit d’éviter la plupart des questions soulevées depuis le déclenchement de cette affaire, et elles restent très nombreuses, pour comprendre les dysfonctionnements d’institutions aussi importantes que l’Elysée, le ministère de l’intérieur ou la préfecture de police. Il choisit, ensuite, de s’en prendre au travail des médias, qu’il accuse de chercher à se transformer en « pouvoir judiciaire » et de ne plus chercher la vérité — des accusations graves pour un président de la République. Il remet en cause, enfin, le rôle des parlementaires, ou d’une partie d’entre eux, qui souhaitent faire la lumière sur cette affaire...




                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-4">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A – sans aucune activité et tenus de chercher un emploi – a crû de 4 600 de mars à juin.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Le nombre de chômeurs a augmenté de 0,1 % au second trimestre 2018

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A – sans aucune activité et tenus de chercher un emploi – a crû de 4 600 de mars à juin.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 12h34
    |

            Sarah Belouezzane








                        


Il est des nouvelles dont un président de la République se passerait bien. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi en fait partie. Dans une séquence politique compliquée provoquée par l’affaire Alexandre Benalla, Emmanuel Macron doit, mercredi 25 juillet, faire face à une augmentation du chômage au second trimestre 2018.
Selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Darés, le service de statistiques du ministère du travail), le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A — sans aucune activité et tenus de chercher un emploi —, la plus significative, selon les économistes, a crû de 4 600 de mars à juin. Soit une hausse de 0,1 %.

        Lire aussi :
         

                Le taux de chômage remonte de 0,2 point au premier trimestre selon les chiffres de l’Insee



Le nombre de chômeurs sans aucune activité s’établit donc aujourd’hui à 3 440 000 personnes dans l’Hexagone, hors outre-mer, et à 3 702 000, une fois ces territoires intégrés dans le calcul.
+ 7,2 % de chômeurs de longue durée en un an
Considérés sur une période d’un an, les chiffres sont certes meilleurs : le nombre de chômeurs recule en effet de 1,3 % sur douze mois. Mais ils demeurent toutefois préoccupants une fois toutes les catégories prises en compte.
Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée, au chômage depuis au moins un an, s’est, par exemple, établi à 2 611 000 au second trimestre, en progression de 1,6 %. Sur un an, la hausse est encore plus inquiétante puisqu’elle atteint 7,2 %. L’activité réduite semble croître, elle aussi. Les demandeurs d’emploi des catégories B et C sont, eux aussi, plus nombreux au second trimestre : 2 400 personnes sont venues grossir leurs rangs.

        Lire notre compte-rendu de tchat :
         

          La publication trimestrielle des chiffres du chômage « semble plus pertinente »



A cela il faut ajouter un grand nombre de sorties pour défaut d’actualisation, à son plus haut niveau depuis janvier 2010. Incapables de s’actualiser dans le système de Pôle emploi pour une raison ou pour une autre, des chômeurs sont radiés de ses listes, et ne sont donc plus comptabilisés parmi les demandeurs d’emploi. Qu’ils aient trouvé à s’employer ou non.
Mitigés, ces chiffres entrent en contradiction avec la bonne santé économique du pays. Certes, la France devrait en 2018, selon l’Insee, créer moins d’emplois qu’en 2017 (+ 81 000 au premier semestre de cette année contre 191 000 à la même époque l’année précédente). Mais la croissance, elle, devrait demeurer solide avec une hausse de 1,7 % du PIB. Le gouvernement table même sur 2 %.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-5">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les membres de l’exécutif informés des agissements de M. Benalla auraient dû les dénoncer. Cependant, comme le relève le juriste Benjamin Fiorini dans une tribune au « Monde », le non-respect de cette obligation n’est assorti d’aucune sanction.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’affaire Benalla révèle « les failles de l’article 40 du Code de procédure pénale »

Les membres de l’exécutif informés des agissements de M. Benalla auraient dû les dénoncer. Cependant, comme le relève le juriste Benjamin Fiorini dans une tribune au « Monde », le non-respect de cette obligation n’est assorti d’aucune sanction.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 14h21
    |

Benjamin Fiorini (Docteur en droit pénal et sciences criminelles, université Lyon-III–Jean-Moulin)







                        



                                


                            
Tribune. Dans la République exemplaire promise par Emmanuel Macron, il semblait difficilement imaginable qu’un collaborateur de l’Elysée se voie reprocher des faits de « violences en réunion », d’« immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique » et de « port sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique ».
C’est pourtant dans cette situation pour le moins contre-exemplaire que se trouve Alexandre Benalla à la suite des révélations du journal Le Monde, une information judiciaire ayant été ouverte à son encontre à la suite du comportement qui a été le sien en marge des manifestations du 1er mai.

Au-delà du problème politique posé par la sanction quelque peu légère que s’est vu infliger M. Benalla — quinze jours de mise à pied, alors que le délit de violences en réunion est puni par l’article 222-13 du Code pénal de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende — se pose une question d’ordre juridique : celle des sanctions auxquelles s’exposent les membres de l’exécutif ayant eu connaissance de l’attitude de M. Benalla sans la dénoncer au procureur de la République.
Des critiques justifiées juridiquement
En effet, depuis que l’affaire a été révélée, plusieurs voix se sont élevées pour s’étonner que la présidence de la République, pourtant informée des faits si l’on en croit le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, ne les ait pas dénoncés à la justice comme l’exige pourtant l’article 40 du Code de procédure pénale.
Le non-respect de l’obligation de dénonciation prévue à l’article 40 n’est assorti d’aucune sanction !
Ces critiques sont tout à fait justifiées d’un point de vue juridique, puisque cet article prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai...




                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-6">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le gouvernement prépare une réforme pour leur faciliter l’accès au scrutin européen de 2019 dans les prisons.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La mise en place d’un bureau de vote pour les détenus à l’étude

Le gouvernement prépare une réforme pour leur faciliter l’accès au scrutin européen de 2019 dans les prisons.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h23
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
L’Etat semble enfin décidé à permettre aux personnes détenues de pouvoir exercer leur droit de vote. Selon nos informations, le ministère de la justice travaille en coordination avec celui de l’intérieur à l’élaboration d’une réforme législative afin de créer, d’ici les élections européennes de mai 2019, un bureau de vote ad hoc unique dans lequel seraient inscrits l’ensemble des détenus le souhaitant. Il s’agirait d’un bureau virtuel, localisé près de la chancellerie, qui fonctionnerait exclusivement par vote par correspondance. Pour des raisons de délais, cette réforme pourrait être débattue cet automne sous la forme d’une proposition de loi portée par un parlementaire plutôt qu’un projet de loi gouvernemental.
Depuis la réforme du code pénal de 1994, les détenus ont le droit de vote en France, à l’exception bien évidemment des mineurs, des étrangers et de ceux qui sont déchus de leurs droits civiques par une décision de justice. Sur les quelque 70 000 personnes en prison, cela fait près de 55 000 électeurs. Mais, élection après élection, le constat est le même. « Le taux de participation des détenus demeure très faible sans que le mécanisme de procuration destiné à leur permettre de voter parvienne à y remédier », déplorait encore le Conseil constitutionnel le 20 juillet 2017 dans ses « observations » sur l’élection présidentielle qui venait de se dérouler. Selon le ministère de la justice, 853 détenus ont voté par procuration aux deux tours des 23 avril et 7 mai 2017 et quelque 200 avaient obtenu une permission de sortir pour se rendre à leur bureau de vote. Cela représente un taux de participation de 2 %.
En 2008 déjà, la Commission nationale consultative des droits de l’homme réaffirmait dans un avis « la nécessité de garantir l’effectivité et l’accessibilité du droit de vote aux personnes détenues, qui constitue une étape importante de la resocialisation ». Un rapport sénatorial est revenu à la charge en 2012, en vain....




                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-7">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les constitutionnalistes sont divisés sur la question. Dominique Rousseau estime que c’est possible, Denys de Béchillon assure que c’est « inconstitutionnel ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : Emmanuel Macron peut-il se rendre devant la commission d’enquête ?

Les constitutionnalistes sont divisés sur la question. Dominique Rousseau estime que c’est possible, Denys de Béchillon assure que c’est « inconstitutionnel ».



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 14h59
    |

                            Astrid de Villaines








                        



Comme souvent avec la fonction présidentielle, le débat divise les constitutionnalistes. Emmanuel Macron peut-il se rendre devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, comme le réclament le patron de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et celui de Génération.s, Benoît Hamon, après les révélations du Monde sur l’affaire Benalla ? La question qui touche à la séparation des pouvoirs ne fait pas l’unanimité chez les professeurs de droit public qui proposent des lectures différentes de la Constitution.

        Lire aussi :
         

                Affaire Benalla : les ratés de la communication de l’Elysée



Pour Dominique Rousseau, interrogé mardi 24 juillet dans nos colonnes, « la commission d’enquête parlementaire peut demander à entendre le président de la République ». Le professeur de droit public à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne s’appuie sur l’article 67 de la Constitution, qui stipule que « le président (…) ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite ». Selon M. Rousseau, la commission d’enquête n’étant « ni une juridiction ni une autorité administrative », rien ne s’oppose à ce que le chef de l’Etat soit auditionné, s’il le souhaite. Car contrairement à toute personne convoquée par la commission d’enquête qui risque deux ans d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende en cas de refus, le chef de l’Etat bénéficie de l’immunité pénale pendant son mandat.
« Protection de la fonction »
Denys de Béchillon fait une analyse strictement inverse. « Le président de la République ne peut en aucun cas aller devant une commission d’enquête, il n’y a pas de débat », répond au contraire le professeur de droit public à l’université de Pau. Selon lui, ce n’est pas l’article 67 de la Constitution qu’il faut lire, mais les articles 24 et 51-2. Ce dernier stipule que « des commissions d’enquête peuvent être créées au sein de chaque assemblée (…) pour l’exercice des missions de contrôle et d’évaluation définies au premier alinéa de l’article 24 ». L’article 24 est clair : « Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du gouvernement. » « Les commissions d’enquête sont là pour contrôler le gouvernement, pas le président de la République », résume M. de Béchillon. Et d’ajouter : « L’essence même de la Ve République est la séparation des pouvoirs et la protection de la fonction du président de la République : par l’immunité pénale et par son absence de responsabilité politique. »

        Lire aussi :
         

                Les personnages-clés à connaître pour comprendre l’affaire Benalla



Pour M. Rousseau, la séparation des pouvoirs ne serait pas mise à mal par une éventuelle audition du chef de l’Etat : « Il y aurait atteinte à la séparation des pouvoirs si la commission lui demandait des comptes sur sa politique (…) mais là, les questions porteront sur ses décisions en tant que chef de l’administration de l’Elysée. » « Si on pouvait convoquer le président à heure fixe, lui faire prêter serment et lui demander des comptes, on aboutirait forcément à juger sa politique », craint au contraire M. de Béchillon.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-8">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Lors d’un discours devant les ministres et les députés, mardi soir, le président de la République a assumé l’embauche d’Alexandre Benalla et a ressoudé ses troupes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Affaire Benalla : Emmanuel Macron assume et lance la contre-offensive

Lors d’un discours devant les ministres et les députés, mardi soir, le président de la République a assumé l’embauche d’Alexandre Benalla et a ressoudé ses troupes.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 14h28
    |

            Pascale Robert-Diard, 
                                Astrid de Villaines, 
Virginie Malingre et 
Manon Rescan








                        



                                


                            

Après plusieurs jours de feu, les troupes sont épuisées. Elles se sentent emportées dans un combat qui n’est pas le leur. Elles ont peur et la peur les met en colère. Elles en veulent aux sergents, aux adjudants et aux lieutenants qui, dans la tourmente, ne les ont pas protégées. Surtout, elles ne comprennent plus le général en chef, lui reprochent son silence. Ces sentiments mêlés les accompagnent lorsqu’elles rejoignent, en cette lourde fin de journée d’été, la réception à laquelle on les a conviées. Soudain, il leur parle. Leur dit les mots qu’elles attendaient. Applaudissements, immense soulagement.
L’art de la guerre politique s’est enrichi d’une spectaculaire séquence, mardi 24 juillet. Il était 20 h 30 lorsqu’une députée de La République en marche (LRM), Anne-Christine Lang, publie sur Twitter la photo d’Emmanuel Macron, tout sourire, face aux élus de sa majorité réunis dans les jardins de la Maison de l’Amérique latine. Entré par une porte dérobée, le président est l’invité-surprise de ce pot organisé pour marquer la fin de la session parlementaire. La presse a été soigneusement tenue à l’écart. Emmanuel Macron n’en a pas besoin pour faire résonner ses propos à l’extérieur. Il a bien mieux, là, sous la main.
Les comptes Twitter des parlementaires et des cadres de LRM relaient en rafales les premiers mots publics du président sur l’affaire Benalla. « Alexandre Benalla n’a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandre Benalla n’a jamais occupé un appartement de 300 m2 à l’Alma, Alexandre Benalla n’a jamais gagné 10 000 euros, Alexandre Benalla lui non plus n’a jamais été mon amant. » 
A la « République des fusibles, la République de la haine, celle où l’on fait trinquer un fonctionnaire ici, un collaborateur là », il oppose sa seule et unique responsabilité : « Celui qui a fait confiance à Alexandre Benalla, c’est moi, le président de la République. Celui qui a été au courant et a validé l’ordre,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-9">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat auditionnent, mercredi, plusieurs personnalités, dont des responsables de la gendarmerie et de la police.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : les auditions attendues aujourd’hui

Les commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat auditionnent, mercredi, plusieurs personnalités, dont des responsables de la gendarmerie et de la police.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 12h00
   





                        



   


Au lendemain des auditions du directeur de cabinet de l’Elysée, Patrick Strzoda, et de son homologue au ministère de l’intérieur, Stéphane Fratacci, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée à l’affaire Benalla doit entendre, mercredi 25 juillet, le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence de la République, ainsi que le colonel Lionel Lavergne, chef du groupe de sécurité de la présidence de la République.
Cette commission a pour objectif de « faire la lumière sur les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er mai ». Ce jour-là, Alexandre Benalla, qui était chargé de la sécurité du chef de l’Etat, mais pas policier, a commis des violences sur des manifestants, place de la Contrescarpe à Paris.
Le général Eric Bio-Farina a été interrogé par la commission d’enquête pendant deux heures mercredi matin. Ancien chef d’escadron, il occupait déjà des fonctions similaires sous François Hollande. Le colonel Lionel Lavergne, qui a auparavant officié dans la gendarmerie, est entendu en ce moment. Les deux militaires ont demandé à être auditionnés à huis clos mais la commission en a décidé autrement et les deux auditions seront retransmises en direct.
La commission des lois du Sénat, quant à elle, auditionnera ce mercredi 25 juillet :
– le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, à 8 h 30 ;
– Eric Morvan, directeur général de la police nationale, à 9 h 30 ;
– Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice, chef de l’inspection générale de la police nationale, à 10 h 30 ;
– Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, à 11 h 30 ;
– Patrick Strzoda, le directeur du cabinet du président de la République, à 14 h 30 ;
– Frédéric Auréal, le chef du service de la protection, à 16 heures ;
– Jacques Toubon, le défenseur des droits, à 17 h 30.
Le Monde ne suivra pas en direct l’ensemble de ces auditions, mais en rendra compte au fil de la journée. L’intégralité des auditions est diffusée en direct sur LCP, vous pouvez les suivre ci dessous :




Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-10">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Emmanuel Macron s’est exprimé pour la première fois sur l’affaire Benalla, mardi 24 juillet, à la Maison de l’Amérique latine, à Paris.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/07/25/18-11">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Quarante ans après les débuts de la fécondation in vitro, le nombre d’enfants nés grâce aux diverses techniques d’assistance médicale à la procréation a explosé.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

PMA : pourquoi est-elle plus utilisée dans certains pays que dans d’autres ?

Quarante ans après les débuts de la fécondation in vitro, le nombre d’enfants nés grâce aux diverses techniques d’assistance médicale à la procréation a explosé.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h14
    |

                            Léa Sanchez








                        


Le 25 juillet 1978, il y a quarante ans, une enfant du nom de Louise Joy Brown voyait le jour à l’hôpital d’Oldham, au Royaume-Uni. Son nom s’est depuis étalé sur les couvertures des journaux comme celui du premier « bébé-éprouvette » au monde, conçu par fécondation in vitro (FIV). Cette technique consiste à mettre en contact spermatozoïdes et ovule en laboratoire, puis à transférer les embryons dans l’utérus de la patiente.
Depuis, plus de 8 millions de bébés auraient été conçus de cette façon dans le monde. La FIV, tout comme d’autres techniques de procréation médicalement assistée (PMA), est de plus en plus utilisée par les couples ne parvenant pas à procréer, mais avec de fortes variations selon les Etats. En Europe, l’Espagne est souvent désignée comme le plus actif en la matière. C’est là que s’initient en effet le plus grand nombre de « cycles » d’assistance médicale à la procréation : près de 119 000 en 2015, contre 94 000 pour la France, qui compte 20 millions d’habitants de plus que son voisin ibérique.


	#container_15319836924{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15319836924{
		height:500px;
	}
	#container_15319836924 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15319836924 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15319836924.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15319836924.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15319836924 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



L'Espagne, un pays à la tête de la PMA en Europe
Evolution du nombre de cycles de traitement (les données indiquées pour 2015 sont des résultats préliminaires).

Source : ESHRE



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15319836924",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: 1,
		endOnTick:true,
		reversed:"",
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: 2,
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Belgique",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        24459
      ],
      [
        "",
        28751
      ],
      [
        "",
        27674
      ],
      [
        "",
        28521
      ],
      [
        "",
        29130
      ],
      [
        "",
        29709
      ],
      [
        "",
        35407
      ],
      [
        "",
        28845
      ],
      [
        "",
        30300
      ]
    ],
    "type": "line",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "France",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        67572
      ],
      [
        "",
        68446
      ],
      [
        "",
        74475
      ],
      [
        "",
        79427
      ],
      [
        "",
        85253
      ],
      [
        "",
        85487
      ],
      [
        "",
        84214
      ],
      [
        "",
        90434
      ],
      [
        "",
        93918
      ]
    ],
    "type": "line",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Espagne",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        54620
      ],
      [
        "",
        38245
      ],
      [
        "",
        54266
      ],
      [
        "",
        58735
      ],
      [
        "",
        68756
      ],
      [
        "",
        67869
      ],
      [
        "",
        78152
      ],
      [
        "",
        109275
      ],
      [
        "",
        119875
      ]
    ],
    "type": "line",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name} : {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Ces données sont récoltées par l’ESHRE, la société européenne de reproduction humaine et d’embryologie. Elle publie chaque année dans la revue Human Reproduction un rapport sur la PMA et calcule notamment le pourcentage que représentent les enfants qui en sont issus dans les naissances annuelles. En Espagne, il représente 6,4 % des enfants qui ont vu le jour en 2014. C’est un peu moins qu’en Belgique, où 4,6 % des nouveau-nés sont concernés. Au contraire, en Irlande ou encore en Roumanie, les enfants conçus grâce à la PMA ne dépassent pas 1 % des naissances annuelles.

 .tooltipdecodeurs{border-radius:4px; padding: 8px; position: absolute; z-index:9999; max-width: 350px; -webkit-box-shadow: none!important; box-shadow: none!important; border: 2px solid #ccd0d3!important; background: #fff!important; color: #222; } .dcdr_graticule {fill: none;stroke-width: .5px;} .dcdr_pays{cursor:pointer;} .dcdr_general{padding:16px;} #dcdr_container15313221550{padding:5px 0px 0px 0px;width:100%;background-color:#f5f6f8;} #dcdr_container15313221550 #legend_fond{fill:#ffffff;fill-opacity:0;} .tooltipdecodeurs img {padding: 1px;border: 1px solid #A2A9AE;background-color: #FFF;height: 1.5rem;margin-right: .7rem;margin-bottom: -.2rem;}.dcdr_general .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.7rem;font-weight: bold;}.ui-tooltip-content .tt6 {font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;font-size: 1.3rem;font-weight: bold;}#dcdr_source15313221550{font-size:12px;text-align:right;}#dcdr_notes15313221550{font-size:12px;color:#8b9299;text-align:justify;line-height:110%;padding-top:16px;}


Quel pourcentage des naissances représentent les enfants issus de la procréation médicalement assistée ? 




Source : ESHRE (European Society of Human Reproduction and Embryology)
Inclut différentes méthodes de procréation médicalement assistée (FIV, ICSI, transfert d'embryons congelés). Données a minima pour les soins transfrontaliers : les informations sont enregistrées dans le pays où le traitement a eu lieu mais il n’est pas certain que toutes les cliniques assurent un suivi des naissances.



require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip", "d3/3.5.6", "d3-topojson/v1", "d3-geo-projection/v0"], function($, jqueryUICore, tooltip, d3, topojson) {

var margin = {top: 0,left: 0,bottom: 0,right: 0};
var width = ($("#dcdr_map15313221550").width()/10)*9.8,
width = width - margin.left - margin.right,
mapRatio = 0.85,
height = width * mapRatio;
var projection = d3.geo.transverseMercator().rotate([-10, 0]).center([-1, 52]).translate([width / 2, height / 2]).scale(width*1.32).precision(.1);
var path = d3.geo.path().projection(projection);
var graticule = d3.geo.graticule();

var svg = d3.select("#dcdr_map15313221550").append("svg").attr("id", "mapSVG15313221550").attr("width", width).attr("height", height);

var svggraticule = svg.append("g").attr("id", "graticule15313221550");
var svgcarte = svg.append("g").attr("id", "carte15313221550");
var svglegende = svg.append("g").attr("id", "legende15313221550");

d3.json("//s1.lemde.fr/assets-redaction/grumpymap/json/europe.json", function(error, maps) {
if (error) throw error;
var data = [["Country","ART infants per national births (%)","Année de recueil des données"],["Albanie",0.2,2013],["Autriche",5.7,2014],["Biélorussie",0.9,2014],["Belgique",4.6,2014],["Bulgarie",1.8,2014],["République tchèque",5.7,2014],["Danemark",6.4,2014],["Estonie",4,2014],["Finlande",3.1,2014],["France",2.3,2014],["Allemagne",2.1,2014],["Grèce",5.9,2014],["Islande",3.7,2014],["Irlande",0.7,2014],["Italie",2.2,2014],["Kazakhstan",0.4,2013],["Lettonie",0.3,2013],["Lituanie",0.4,2014],["Malte",0.9,2014],["Moldavie",0.9,2013],["Monténégro",1.6,2014],["Pologne",1.4,2014],["Portugal",2.6,2014],["Roumanie",0.6,2014],["Russie",1.3,2014],["Serbie",0.2,2014],["Slovénie",5.4,2014],["Espagne",6.4,2014],["Suède",3.8,2014],["Suisse",2,2014],["Pays-Bas",1.7,2014],["Ukraine",1,2013],["Royaume-Uni",2.1,2014]];

var m = d3.map(data, function(d, i) {return d[0];});
var a = [0.2,1.8,4,6.4];
var dcdr_noms = [["Albanie","al"],["Autriche","at"],["Biélorussie","by"],["Belgique","be"],["Bulgarie","bg"],["République tchèque","cz"],["Danemark","dk"],["Estonie","ee"],["Finlande","fi"],["France","fr"],["Allemagne","de"],["Grèce","gr"],["Islande","is"],["Irlande","ie"],["Italie","it"],["Kazakhstan","kz"],["Lettonie","lv"],["Lituanie","lt"],["Malte","mt"],["Moldavie","md"],["Monténégro","me"],["Pologne","pl"],["Portugal","pt"],["Roumanie","ro"],["Russie","ru"],["Serbie","rs"],["Slovénie","si"],["Espagne","es"],["Suède","se"],["Suisse","ch"],["Pays-Bas","nl"],["Ukraine","ua"],["Royaume-Uni","gb"]]
var m2 = d3.map(dcdr_noms, function(d, i) {return d[0];})
var url = "//www.lemonde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
var color=["#ffeda0","#feb24c","#f03b20"]
var quantize = d3.scale.threshold()
.domain([1.8,4])
.range(d3.range(3).map(function(i) {return color[i]}));
svgcarte.selectAll("path")
.data(topojson.feature(maps, maps.objects.europe).features)
.enter().append("path")
.attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
.attr("d", path)
.attr("class", function(d,i){
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return "dcdr_pays"}
})
.attr("stroke","#000")
.attr("stroke-width",0.4)
.attr("fill", function(d, i) {
if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
} else {
return "#cccccc"}});
var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
legend.data(color)
.enter().append("rect")
.attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
return i*14
})
.attr("width", 15)
.attr("height", 13)
.attr("fill", function(d,i){
return color[i]
})
.attr("shape-rendering", "crispEdges")
.attr("stroke", "none");
var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");
legend_txt.data(color)
.enter().append("text")
.attr("x", 18)
.attr("y", function(d,i){
return i*14 + 11
})
.style("font-size", "10px")
.style("font-family", "Arial")
.attr("fill", "#333333")
.text(function(d,i){
var virgule = Math.pow(10,2);
var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
return t0 + " - " + t1 + " " + "%"});
var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");
legend_titre.append("text")
.attr("x", 0)
.attr("y", -5)
.style("font-size", "11px")
.attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
.text("Pourcentages");
var rect = document.getElementById("legende15313221550").getBBox();
legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
.attr("y", rect.y - 5)
.attr("width", rect.width + 10 * 2)
.attr("height", rect.height + 5 * 2);

var w = $("#dcdr_map15313221550").width();
var h = $("#dcdr_map15313221550").height();
var x = w * 4 / 100, y = h * 55 / 100; 
svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

var isNumber = [1,2], data_modif_title = ["Country","ART infants per national births (%)","Année de recueil des données"];
function p(col) {
var m = data_modif_title.indexOf(col);
return m;}

$(function() {
$("#dcdr_map15313221550").tooltip({items: ".dcdr_pays",
tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
track: true,
content: function() {function essai(contents){if (contents == "COULEUR"){
var color = $(element[0]).attr("fill");
return color;
}
= 0){var virgule = Math.pow(10, 2);
var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
return t0.toLocaleString();}else{return allvalues[p(contents)];
}}
var element = $(this);
var allvalues = m.get(element.attr("name"));
var drapeau = m2.get(element.attr("name"))[1];
var titre = "{{Country}}";
var content = "{{ART infants per national births (%)}} % des enfants nés en {{Country}} en {{Année de recueil des données}} sont issus de l'assistance médicale à la procréation.";
var notes = "";
var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g)
titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});
content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});
notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});

var str = ""
if (titre != "") {
" + titre + ""
}
if (content != "") {
" + content + ""
}
if (notes != "") {
" + notes + ""}
return str;
}
});
});

})

$("#dcdr_container15313221550 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});

});


Pourquoi de telles différences ? « Les situations entre les pays sont très variables, il est difficile de faire des comparaisons entre eux », relève Françoise Merlet, du pôle assistance médicale à la procréation à l’agence de biomédecine. Les professionnels de l’infertilité signalent toutefois plusieurs facteurs :
Les conditions de remboursement
« En France, la prise en charge par la solidarité nationale permet aux couples, quelles que soient leurs ressources, de recourir à l’assistance médicale à la procréation », soutient Françoise Merlet. Un couple peut ainsi effectuer quatre tentatives de fécondation in vitro, à condition que la femme ait moins de 43 ans.
Or le remboursement par l’Etat influe sur le nombre de demandes, comme l’indique la professeure Christine Wyns, cheffe du service de gynécologie-andrologie des cliniques universitaires Saint-Luc, à Bruxelles. En Belgique, l’amélioration de la prise en charge des frais liés à la procréation médicalement assistée, en 2003, a entraîné une hausse du nombre de fécondations in vitro. « Mais dans certains pays, il n’existe pas ou peu de couverture des frais », rappelle-t-elle, ce qui peut priver certains couples de traitement. Par exemple, en Roumanie, où le taux d’enfants nés grâce à l’assistance médicale à la procréation est bien plus faible, le programme national de remboursement ne concerne qu’une seule tentative.
La législation 
Les pays les plus actifs dans la PMA font souvent partie de ceux qui autorisent les couples de femmes homosexuelles, ou les femmes seules, à en bénéficier. L’Espagne attire ainsi de nombreux patients et se classe parmi les premiers en Europe dans le traitement de personnes étrangères. « Elles ne peuvent pas recourir à la procréation médicalement assistée dans leur pays, en raison du cadre législatif », explique Irene Cuevas, de la société espagnole de fertilité.

        Lire le témoignage de la députée LRM Laurence Vanceunebrock-Mialon :
         

          « Ayant vécu la PMA, je sais le parcours du combattant que cela représente pour les lesbiennes »



En effet, de nombreux Etats restreignent l’accès à la PMA en fonction de l’orientation sexuelle, de la situation maritale ou de l’âge des patients. Une femme ne peut, par exemple, bénéficier d’une FIV en France que si elle est en couple hétérosexuel. Le 15 juillet, le député La République en marche Guillaume Chiche avait d’ailleurs annoncé son intention de déposer une proposition de loi pour modifier ce cadre législatif (avant de faire volte-face). Son idée était de permettre à toutes les femmes de recourir à la PMA, comme l’avait promis Emmanuel Macron durant sa campagne pour l’élection présidentielle.

        Comprendre la PMA
         

          en 8 questions



La facilité d’accès aux traitements
L’accès aux traitements influe également sur le nombre de tentatives. En France, hors traitements nécessitant un don notamment d’ovules, « il n’y a pas de liste d’attente », insiste Françoise Merlet, de l’agence de biomédecine. En Espagne aussi, les patients accèdent facilement aux différents traitements : comptez 41 établissements publics et 197 cliniques privées la pratiquant en 2015.
Au contraire, il y a deux ans, la Roumanie comptait 22 centres déclarés, dont 13 permettant le remboursement du traitement. Un rapport de l’ESHRE note d’ailleurs que patients et professionnels du monde médical y plaident « pour un meilleur accès au traitement de l’infertilité et une stratégie nationale sur la fertilité ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-12">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Depuis les révélations du « Monde », le 18 juillet, l’exécutif s’affaire à circonscrire la pire crise qu’ait eu à affronter Emmanuel Macron depuis son élection.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Affaire Benalla : les ratés de la communication de l’Elysée

Depuis les révélations du « Monde », le 18 juillet, l’exécutif s’affaire à circonscrire la pire crise qu’ait eu à affronter Emmanuel Macron depuis son élection.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 12h34
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Tout doucement, après quatre jours de silence, les réseaux sociaux du président sont sortis de leur latence. Mardi 24 juillet, à 9 h 02, le chef de l’Etat est réapparu sur Twitter avec ce message de solidarité pour les « victimes » des « terribles incendies » grecs. Sur Instagram, Soazig de La Moissonnière a posté une photo. #Behindthescene (« en coulisses ») précise la photographe officielle de l’Elysée. On y voit Emmanuel Macron, en chemise, un crayon à la bouche, des feuilles dans la main, l’air détendu, dans le salon doré qui lui tient lieu de bureau officiel.

Deux cartes postales qui montrent un président au travail, loin des rebondissements à répétition de l’affaire Benalla. Deux signes précurseurs du réveil de la communication de l’Elysée avant la prise de parole du président le soir même. Mardi, M. Macron a repris la main après une semaine où la présidence a subi l’actualité.
Dans un premier temps, le « déni »
Depuis les révélations du Monde, mercredi 18 juillet, pas un jour ne se passe sans que de nouvelles informations, avérées ou pas, enflamment les réseaux sociaux. De quoi entretenir le doute, malgré les démentis à répétition, qui sont désormais aussi inaudibles que nombreux. « La communication de crise devient très difficile, voire impossible, quand on court après les événements », commente Gaspard Gantzer, ancien conseiller communication de François Hollande à l’Elysée.
Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Elysée, est envoyé au front, jeudi 19 juillet, à 9 heures. Devant les caméras, à l’Elysée, il affirme qu’Alexandre Benalla avait été autorisé à accompagner les forces de l’ordre ce 1er mai. Il revient ensuite sur sa mise à pieds et affirme qu’il a « été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président ». Très vite, la déclaration de Bruno Roger-Petit est remise en cause. A l’Assemblée, quelques minutes après sa...




                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-13">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Plusieurs élus de la majorité ont salué la prise de parole du président de la République, qui dit être « le seul responsable » de l’affaire Benalla. Les oppositions, elles, le somment de s’expliquer devant les Français.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                

Le discours de Macron salué par la majorité ; l’opposition veut des explications devant les Français

Plusieurs élus de la majorité ont salué la prise de parole du président de la République, qui dit être « le seul responsable » de l’affaire Benalla. Les oppositions, elles, le somment de s’expliquer devant les Français.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h18
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h27
   





                        



Un discours « bienvenu » et « courageux » par un président de la République qui « assume » pour les députés de La République en marche (LRM) ; un « j’assume » loin de convaincre les oppositions, qui exhortent le chef de l’Etat à s’exprimer devant les Français.
Les réactions ne se sont pas fait attendre après qu’Emmanuel Macron a choisi un cadre et un moment inattendus — un pot de fin de session parlementaire de la majorité LRM-MoDem à la Maison de l’Amérique latine de Paris — pour enfin s’exprimer sur l’affaire Benalla.

        Lire aussi :
         

                Macron sort de son silence et dit être « le seul responsable » de l’affaire Benalla



« Il s’est comporté en capitaine du navire » salue la majorité
« Digne et responsable », « courageux », plusieurs élus reprenaient les mêmes termes pour saluer, souvent photos à l’appui sur Twitter, l’intervention d’Emmanuel Macron. « C’était un discours attendu par les membres de la majorité », selon Laurianne Rossi, questrice de l’Assemblée. « Depuis quatre cinq jours, les oppositions martèlent qu’il est muré dans le silence », il a choisi son moment en « maître des horloges », selon la députée.
« C’était bienvenu », a commenté Olivier Véran, vantant un discours « fort ». Un autre député évoque « une surprise espérée » après plusieurs journées plus que compliquées.

        Lire notre récit:
         

          Affaire Benalla : les ratés de la communication de l’Elysée



« Il s’est comporté en capitaine de navire », a estimé un autre participant, un ex-socialiste, étonné d’avoir vu un président « pas du tout nerveux ni même fatigué », quand « tous les autres » membres du gouvernement apparaissaient « très marqués », citant notamment le premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.
« Contre l’émotion de l’instant, contre la tentation de se défausser sur d’autres ou cet appel à “faire tomber des têtes”, le président prend toutes ses responsabilités et réfute “la République des fusibles” », a écrit sur Twitter Aurore Bergé, une des porte-parole du groupe LRM.

Contre l'émotion de l'instant, contre la tentation de se défausser sur d'autres ou cet appel à "faire tomber des tê… https://t.co/W62YYGpxx3— auroreberge (@Aurore Bergé)


require(["twitter/widgets"]);

« La France a un président. La France a une majorité. Responsables. Déterminés », a abondé Sacha Houlié.

« Ça n’est pas là République des fusibles, la République de haine. On ne peut pas être chef par beau temps. S’ils v… https://t.co/VhBSmOwDL4— Sach_He (@Sacha Houlié)


require(["twitter/widgets"]);

« Les oppositions avaient désigné des fusibles, elles les voyaient déjà sacrifiés. Parce qu’elles ont été formatées dans une République de lâcheté. Mais Emmanuel Macron n’est pas fait de ce bois-là. Il assume et ne se défausse pas », selon le porte-parole de LRM et député Gabriel Attal.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Benalla : la mécanique d’une affaire d’Etat



Même satisfecit affiché par certains membres du gouvernement, avec plusieurs expressions proches. «@EmmanuelMacron assume ses responsabilités, en tant qu’homme et en tant que président. Il refuse la République des fusibles », a tweeté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

Devant les députés @LaREM_AN qui se réunissaient ce soir, @EmmanuelMacron assume ses responsabilités, en tant qu’ho… https://t.co/ARToTJPuKF— BGriveaux (@Benjamin Griveaux)


require(["twitter/widgets"]);

Pour le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner, le président « a assumé sa responsabilité envers les Français. Avec honneur, pour que seule la vérité gagne ». Il « nous a montré ce soir la voie de l’honneur et du courage ! Bref, “un chef, c’est fait pour cheffer” J. Chirac », a commenté le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne, ex-Les Républicains.
« Il préfère s’expliquer dans l’entre-soi de sa petite caste »
Loin d’être convaincues, les oppositions continuent de leur côté de sommer le président de donner des explications aux Français.
Le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher, pointe « un peu d’amateurisme et de panique » dans la gestion de l’affaire Benalla par l’Elysée, demandant à Emmanuel Macron de « s’exprimer devant les Français ». « J’aurais préféré qu’il s’adresse à la France et aux Français. Ce n’est pas devant les députés LRM, dans l’entre-soi, que le président de la République doit parler, mais devant les Français dont il tire sa légitimité », déclare-t-il dans un entretien au Figaro.
Même son de cloche pour le député (LR) Eric Ciotti, qui regrette que « Macron (...) préfère s’expliquer dans l’entre-soi de sa petite caste plutôt que de donner les explications qu’attendent les Français ».

#Macron confirme ce que nous disons depuis le début et admet qu’il est responsable dans le scandale d’État de l’aff… https://t.co/qGsatzN83B— ECiotti (@Eric Ciotti)


require(["twitter/widgets"]);

Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a dénoncé sur France 2 un « bras d’honneur vis-à-vis de l’opposition, (...) de la presse, bras d’honneur aussi vis-à-vis des Français » : « la primeur réservée seulement aux siens, c’est très, très gênant ». Dans la Ve République, « le président de la République donne l’impulsion, mais il n’accapare pas tous les pouvoirs ! », s’est aussi exclamé sur Europe 1 Philippe Bas, président (LR) de la commission des lois du Sénat, dénonçant « l’idée de minimiser les contre-pouvoirs » d’Emmanuel Macron.
La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a quant à elle estimé que la phrase du président « qu’ils viennent me chercher » — dont on ignore à qui exactement s’adresse le « ils » — n’est « pas très fairplay quand la Constitution le protège précisément de toute obligation de rendre des comptes ». 

« Qu’ils viennent me chercher » (#Macron)... : pas très fair play quand la Constitution (ce que nous ne contestons… https://t.co/N3nElKKw61— MLP_officiel (@Marine Le Pen)


require(["twitter/widgets"]);

Même sentiment de « provocation » pour le député insoumis Ugo Bernalicis : « Macron dit qu’il est responsable, alors qu’aux yeux de la Constitution il est dit irresponsable, il ne peut être inquiété. » 

.@UgoBernalicis (LFI) : "C'est une provocation, Emmanuel Macron dit qu'il est responsable, alors qu'aux yeux de la… https://t.co/i7CXFyy9IM— franceinter (@France Inter)


require(["twitter/widgets"]);



Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-14">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le président de la République s’est exprimé mardi soir, lors d’une soirée organisée à la Maison de l’Amérique latine, à Paris, pour clore la session parlementaire.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
Découvrir l’application


                        

Macron sort de son silence et dit être « le seul responsable » de l’affaire Benalla

Le président de la République s’est exprimé mardi soir, lors d’une soirée organisée à la Maison de l’Amérique latine, à Paris, pour clore la session parlementaire.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 21h39
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h30
    |

                            Astrid de Villaines et 
Manon Rescan








                        



Près d’une semaine après les révélations du Monde, le président de la République sort de son silence. Mardi 24 juillet, Emmanuel Macron s’est exprimé pour la première fois publiquement sur l’affaire Benalla, du nom d’un proche collaborateur de la présidence filmé en train de frapper des manifestants en marge du défilé du 1er Mai, cette année à Paris.
Devant une partie de la majorité parlementaire et des ministres de La République en marche (LRM), invités à la soirée organisée par le parti à l’occasion de la fin de la session parlementaire à la Maison de l’Amérique latine, dans le 7e arrondissement de la capitale, Emmanuel Macron a qualifié cette affaire de « déception » et de « trahison », selon des propos rapportés par des députés présents, et dont BFM-TV fourni une retranscription presque intégrale :
« Ce qui s’est passé le 1er mai est grave, sérieux. Et ça a été pour moi une déception, une trahison. Personne, personne auprès de moi ou dans mon cabinet n’a jamais été protégé ou soustrait aux règles, aux lois de la République, au droit de tous les citoyens.
S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C’est moi qui ai confirmé la sanction. Ça n’est pas la république des fusibles, la république de la haine. On ne peut pas être chef par beau temps. S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français. »

“Alexandre Benalla n’a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandre Benalla n’a jamais occupé un 300 m2 à l'Alma,… https://t.co/WluV43ozwc— afpfr (@Agence France-Presse)


require(["twitter/widgets"]);


En passant, Macron critique les média : "Nous avons une presse, qui ne cherche plus la vérité" #AFP https://t.co/MSfGjpw6sf— afpfr (@Agence France-Presse)


require(["twitter/widgets"]);

« Personne ne répondait au téléphone »
« Nous avons ce moment convivial, comme nous l’avons eu l’année dernière, afin cette fois de préparer l’an 2 du quinquennat » a déclaré Richard Ferrand, le président du groupe LRM à l’Assemblée nationale, à l’initiative de la soirée, devant la presse. Pour l’occasion, la quasi-totalité du gouvernement est venue pour manifester son soutien « au travail effectué cette année », selon plusieurs d’entre eux.
Devant les caméras, les ministres tentent d’afficher leur plus beau sourire. Comme Benjamin Griveaux, dans le viseur des députés pour ne s’être exprimé que lundi : « La France est championne du monde, les députés ont bien travaillé, nous avons des raisons de nous réjouir », assure le porte-parole du gouvernement.
Mais malgré les sourires, les députés peinent à cacher leur fatigue et leur rancune envers un exécutif qui a tardé à réagir. « On n’a rien eu pendant quarante-huit heures, personne ne répondait au téléphone à l’Elysée », se plaint un pilier du groupe LRM. « Les ministres auraient pu venir plus tôt. On était seuls », soupire une députée qui se félicite tout de même que le groupe « ait tenu le coup ».
Le discours du président de la République semble les avoir revigorés. « C’était bien qu’il vienne. Nous sommes tous réunis. La crise a montré que la majorité est soudée », s’est félicité Hervé Berville, porte-parole du groupe.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-15">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Patrick Strzoda était auditionné mardi par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Benalla.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : ce qu’il faut retenir de l’audition du directeur de cabinet d’Emmanuel Macron

Patrick Strzoda était auditionné mardi par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Benalla.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 19h34
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 12h16
   





                        



C’est au tour du directeur de cabinet du président de la République. Après le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, le préfet de police de Paris Michel Delpuech et le directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, Patrick Strzoda a été auditionné sur l’affaire Benalla devant la commission d’enquête de l’Assemblée, mardi 24 juillet.
M. Strzoda a dénoncé dans son propos liminaire le comportement « fautif » et « inacceptable » de l’adjoint du chef de cabinet de l’Elysée identitifé par Le Monde en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris. Ayant convoqué M. Benalla le 2 mai, il l’a « informé que sa participation à une opération de maintien de l’ordre ne faisait pas partie de sa mission d’observation » et qu’il ferait l’objet d’une sanction, dont a été informé le président de la République via le secrétaire général de l’Elysée.

        Voir :
         

          Les personnages-clés à connaître pour comprendre l’affaire Benalla



« J’ai donné mon feu vert »
Sur le fait de savoir si M. Benalla était dûment autorisé à se trouver sur les lieux de la manifestation, le préfet a indiqué lui avoir donné son « feu vert », M. Benalla lui ayant dit avoir été invité à se rendre à la manifestation par le chef d’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation, Laurent Simonin. M. Simonin a depuis été mis en examen dans cette affaire.
« Je ne me suis pas opposé à ce qu’il participe en qualité d’observateur à cette journée du 1er-Mai, et je lui ai bien rappelé qu’il était hors de question de participer activement à des opérations sur le terrain », a-t-il dit, en précisant par la suite que c’était « la première fois » que M. Benalla lui demandait son accord pour aller sur une manifestation.
M. Strzoda a précisé que le rôle de M. Benalla avant d’être sanctionné était de coordonner « des services qui concourent aux déplacements officiels du président de la République », et qu’il n’avait jamais été question qu’il prenne la « direction d’un service amené à regrouper les services de sécurité de l’Elysée », comme l’ont avancé certains médias.

        Lire sa version des faits :
         

          Le 1er mai, Benalla a voulu aider les policiers, selon ses avocats



« C’est ma responsabilité et je l’assume »
La sanction, « je l’ai prise seul, en mon âme et conscience. Je n’ai jamais parlé de ce sujet avec le chef de l’Etat, qui était à 10 000 km », a dit M. Strzoda lors de son audition. Et d’ajouter :
« J’ai été recruté sur cette fonction pour m’occuper de la gestion interne de la présidence. C’est vraiment ma responsabilité et je l’assume. »
Selon la version qu’il en a donnée, Patrick Strzoda a cependant soumis sa proposition d’une sanction de quinze jours au secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, qui en a lui-même parlé avec Emmanuel Macron, alors en Australie.
« Dès que le président en a été informé, j’ai mis en œuvre cette mesure », a-t-il dit devant les députés.
Alexandre Benalla, ex-chargé de mission au cabinet du président, a reçu une mise à pied de quinze jours, avec suspension de traitement, suivie d’une rétrogradation pour avoir participé aux opérations des forces de l’ordre en marge des manifestations du 1er-Mai.
A la question « la sanction était-elle adaptée ? », il répond : « Je comprends qu’on puisse considérer qu’elle n’était pas adaptée. En ce qui me concerne, j’assume ma décision. » 
« Pas assez d’éléments pour saisir la justice »
M. Strzoda a également dit ne pas avoir saisi la justice à propos des actes commis par Alexandre Benalla le 1er mai parce qu’il n’avait « pas assez d’éléments » pour le faire.
« J’ai considéré qu’à mon niveau je n’avais pas assez d’éléments pour justifier un recours à l’article 40 », a-t-il déclaré, soulignant qu’aucune plainte n’avait été déposée et que les « autorités d’emploi » de M. Benalla ne l’avaient « jamais évoqué ou suggéré ».
De plus, « cette scène a été signalée sur la plateforme de l’IGPN (inspection générale de la police nationale), elle a été analysée par des spécialistes et aucune information de cette analyse ne m’a été adressée allant dans le sens d’un article 40 », a-t-il poursuivi.
« Donc le 2 mai, avec le souci de prendre une sanction immédiate, et sur la base des informations dont je disposais, j’ai pris cette sanction de suspension et de rétrogradation, avec une lettre d’avertissement valant notification de licenciement en cas de nouveau comportement fautif », a-t-il ajouté.
« M. Benalla n’était pas à l’Elysée du 3 mai au 22 mai »
M. Strzoda a également démenti que M. Benalla ait pu participer à des réunions après sa mise à pied :
« Je suis formel, M. Benalla n’était pas à l’Elysée du 3 mai au 22 mai. »
Lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, lundi, le directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, avait reconnu que M. Benalla était présent à des réunions avec ses services entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle la suspension de l’adjoint du chef de cabinet évoquée par l’Elysée était en vigueur. « L’information de cette sanction ne nous a jamais été transmise », avait-il déclaré. Il est depuis revenu sur ces déclarations.

        Lire le portrait :
         

          Patrick Strzoda, un haut fonctionnaire expérimenté embarqué dans une affaire d’Etat





    var etape_navigation = 11;



.clearfix:after {
    clear: both;
    content: ' ';
    display: block;
    font-size: 0;
    line-height: 0;
    visibility: hidden;
    width: 0;
    height: 0;
}
[class*="_capital"] {
    font-family: Fette,"Arial Narrow",sans-serif;
    text-transform: uppercase;
    font-weight: normal;
}
.tt5, .tt5_capital {
    font-size: 2rem;
    line-height: 120%;
    padding: 0 0 .3rem;
}
#container_portraits_affaire_benalla{
 
}
.module_decodeur{
   width: 100%;
    color: #16212c;
    font-family: Helvetica,arial,sans-serif;
    border-width:9px 1px 1px 1px;
    border-style: solid;
    border-color: #CACED0;
    padding:30px;
    box-sizing: border-box;
}
.module_decodeur.module_decodeur_orange{
    border-color: #FB5100 #CACED0 #CACED0 #CACED0;
}

.module_decodeur_header{
  border-bottom: 1px solid #E9EDF0;
  padding:0 0 23.5px 0;
  margin:0 0 15.5px 0;
      display: flex;
    align-items: center;
    justify-content: space-between;
}
.module_decodeur_header h2{
    font-size: 1.1em;
    margin:0;
    font-weight: bold;
    height:26px;
}
.module_decodeur_header h2 span{
  display: inline;
  font-weight: normal;
  background:#FB5100;
  padding:6px 11px;
  font-family: Fette,"Arial Narrow",sans-serif;
    text-transform: uppercase;
    font-weight: normal;
    color:white;
    margin:0 6px 0 0;
    font-size: 1.1em;
}
.module_decodeur_logo{
  float:right;
  margin:3px 0;
}
.module_decodeur_logo a, .module_decodeur_logo img{
  border:none!important;
  text-decoration: :none!important;
}


.module_decodeur_track{
  float:left;
  width:100%;
  padding:16px 0;
  display: flex;
  align-items: center;
  justify-content: center;
}
.module_decodeur_track_elem{
  padding:10px 6px;
  margin:0 3px;
  cursor: pointer;
}
.module_decodeur_track_dot{
  width:7px;
  height:7px;
  border-radius: 100%;
  background:#D2D6DB;  
}
.module_decodeur_track_elem:first-child .module_decodeur_track_dot{
    border: 2px solid #D2D6DB;
    width: 10px;
    height: 10px;
    background: white;
}
.module_decodeur_track_elem:first-child .module_decodeur_track_dot.active, .module_decodeur_track_elem:first-child:hover .module_decodeur_track_dot{
    border: 2px solid #FB5100;
}
.module_decodeur_track_dot.active,.module_decodeur_track_elem:hover .module_decodeur_track_dot{
  background:#FB5100;
}


.entourages img{
    border:0;
}




/* COMPACT */

.entourage_resume{
    margin-bottom: 40px;
}
.entourage_legende {
    border-top: 2px solid #E9EDF0;
    border-bottom: 2px solid #E9EDF0;
    padding:8px 6px;
    font-family: Helvetica;
    font-size: 13px;
    margin:10px 0 20px;
}

.entourage_legende .icones{
    padding-top :5px;
    display: flex;
    -webkit-display: flex;
   -moz-display: flex;
   -ms-display: flex;
   align-items:center;
   -webkit-align-items:center;
   -moz-align-items:center;
   -ms-align-items:center;
   flex-flow: row wrap;
}

.entourage_legende p{
    margin:0;
    line-height:14px;
}

.entourage_legende .icones div{
    width:50%;
}


.entourage_legende img{
    width:14px;
    height:14px;
    margin-left:5px;
    margin-right:10px;
    vertical-align: inherit!important;
}

.entourage_legende img.pastille_gd_ecole{
   position: relative;
    top: 3px;
}

.entourage_legende .elu{
    margin-left:7px;
    margin-right:8px!important;
}

.entourage_legende .bercy{
    margin-left:5px;
    display: inline;
    position: relative;
    top:2px;
}

.entourage_legende .dsk{
    margin-left:5px;
    display: inline;
    position: relative;
    top:3px;
}

@media (max-device-width: 480px) {
    .entourage_legende .icones div{
        width:100%;
    }
}


/* FICHES */

.entourage_top {
    border-bottom: 1px solid #E3E3E3;
    padding:0 0px 24px 0px;
}

.entourage_item {
    width: 100%;
    background: #FFFFFF;
    border-radius: 3px;
    padding:0px 0px 0;
    margin: 20px auto 0px auto;
    display: none;
        font-size: .8em;
    line-height: 1.5em;
  }


.entourage_item .portrait{
    width:100px;
    float:left;
}
.entourage_item .portrait img{
    border-radius:6px;
    width:100%;
    margin-top:6px;
}



.entourage_item .detail{
    width:calc(100% - 115px);
    float:left;
    margin-left:15px;
}


.entourage_item .nom {
    font-family: Helvetica;
    font-weight: bold;
    font-size: 1.1em;
    color: #16212C;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 1.3em;
    margin: 5px 0 5px 0;
}

.entourage_item .descriptif{
    opacity: 0.5;
    font-family: Helvetica;
        font-size: 1.2em;
    color: #16212C;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 20px;
    margin:0;
}
.entourage_item .slugs{
    margin: 0 0 12px 0;
    font-weight: bold;
}
.entourage_item .slugs span{
    border-radius: 2px;
    margin-right: 3px;
    font-family: Helvetica;
    font-weight: bold;
    font-size: 13px;
    color: #FFFFFF;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 24px;
    padding:4px 8px;
    text-align: center;
    margin-top: 3px;
    display: inline-block;
}
.slug_misenexamen{
    background: #FB5100;
}

.slug_contrescarpe{
    background: #333;
}



.entourage_middle{
    padding:24px 0px 4px;
    border-bottom: 1px solid #E3E3E3;
}

.entourage_middle h2{
    font-family: Helvetica;
    font-weight: bold;
    font-size: 16px;
    color: #16212C;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 19px;
}

.entourage_middle p, .entourage_middle h2{
    margin:0 0 20px 0;
}


/* EXERGUE */

.exergue_misenexamen{
    border-bottom: 4px solid #FB5100;
}

.calltoclick{
    text-align: center;
    font-weight: bold;
    margin-top:30px!important;
}

/*  NAVIGATION  */

.module_decodeur_navigation{
  float:left;
  width:100%;
  padding:22px 0 0px;
}
.module_decodeur_navigation_precedent, .module_decodeur_navigation_suivant{
    color: #131E2B;
    text-transform:uppercase;
    font-size:1.1em;
    font-weight:bold;
    letter-spacing: 1px;
    cursor: pointer;
    opacity:1;
}
.module_decodeur_navigation_precedent:not(.inactive):hover span, .module_decodeur_navigation_suivant:not(.inactive):hover span{
    border-bottom:2px solid #FB5100;
    color: #131E2B;
}
.module_decodeur_navigation_precedent:not(.inactive):hover, .module_decodeur_navigation_suivant:not(.inactive):hover {
    color: #FB5100;
}
.module_decodeur_navigation_precedent{
    float:left;
}
.module_decodeur_navigation_suivant{
    float:right;
}
.module_decodeur_navigation_precedent span, .module_decodeur_navigation_suivant span{
    border-bottom:2px solid #131E2B;
    margin:0 6px;
    font-size:.7em;
    padding-bottom: 3px;
}
.module_decodeur_navigation_precedent.inactive, .module_decodeur_navigation_suivant.inactive{
    opacity:.3;
    cursor:default;
    pointer-events: none;
}


/* Tooltip */

.ui-tooltip p:before {
    color: #a2a9ae;
    content: '› ';
    font-family: arial;
    display: inline-block;
    font-size: inherit;
    left: 0;
    position: relative;
    width: 9px;
    font-weight: 400;
}


.tooltipdecodeurs .titre_tt {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-weight: bold;
    font-size: 1.5rem;
    letter-spacing: .07rem;
    margin: .5rem 0;
}


.tooltipdecodeurs div {
    display: block!important;
}

.tooltipdecodeurs {
    border-radius: 0;
    padding: 10px;
    position: absolute;
    z-index: 9999;
    max-width: 200px;
    -webkit-box-shadow: none!important;
    box-shadow: none!important;
    border: 1px solid #ccd0d3!important;
    border-top: 4px solid #2E3942!important;
    background: #fff!important;
    color: #222;
    text-align: center;
}



/* SVG */
   .cls-1 {
        isolation: isolate;
      }

      .cls-2, .cls-5 {
        fill: #2e3942;
      }

      .cls-10, .cls-3, .cls-4, .cls-7, .cls-8, .cls-9 {
        fill: none;
      }

      .cls-3, .cls-5, .cls-7, .cls-8 {
        stroke: #2e3942;
      }

      .cls-3, .cls-4, .cls-7, .cls-9 {
        stroke-linecap: square;
      }

      .cls-3, .cls-4 {
        stroke-dasharray: 1 3;
      }

      .cls-4 {
        stroke: #333d46;
      }

      .cls-5 {
        stroke-width: 2px;
      }

      .cls-6 {
        fill: #fff;
      }

      .cls-9 {
        stroke: #fb5100;
        stroke-width: 3px;
      }

      .cls-10 {
        stroke: #5d6060;
        stroke-miterlimit: 10;
        stroke-width: 0.25px;
      }
  


#gallerie_portraits_affaire_benalla #personnes g[id]{
    cursor: pointer;
}
#gallerie_portraits_affaire_benalla #personnes g[id]{
    transition:opacity .3s;
}
.opak{
    opacity: .5;
}


/* mobile */

@media screen and (max-width: 520px) {
   
   .entourage_middle{
        padding: 44px 10px;
   }
   
   .module_decodeur_track_elem{
          padding: 10px 5px;
    margin: 0 1px;
   }

}









      
Qui est qui ? L'affaire Benalla






    




            
Voici une galerie des principales personnalités citées dans « l'affaire Benalla ». Parmi elles, cinq personnes, dont Alexandre Benalla, ont été mises en examen dimanche 22 juillet.
Cliquez sur un nom pour accéder à la fiche :
            
































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































Explorez  la version complète de l'infographie

    













Alexandre Benalla
Adjoint au chef de cabinet du président de la République, chargé de la sécurité
                



→ Présent sur la place de la Contrescarpe
→ Mis en examen
Ce collaborateur d'Emmanuel Macron était responsable de la sécurité du président au moment des faits. Invité à observer à l'intervention des forces de l'ordre lors des manifestations du 1er-Mai à Paris, il a été filmé place de la Contrescarpe, en train de violenter une jeune femme et de molester un homme, déjà à terre, entouré par des CRS. Il est soupçonné d'avoir largement outrepassé son rôle d'observateur en portant un casque et un brassard de police, ainsi qu'une radio.
Ces actions ont d'abord valu à Alexandre Benalla une mise à pied de quinze jours et une rétrogradation. Mais à la suite de la révélation de son identité par Le Monde, le 18 juillet, il a été placé en garde à vue et mis en examen pour « violences en réunion » et « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique ». L'Elysée a également annoncé son licenciement.
M. Benalla a fait savoir par ses avocats qu'il avait voulu « prêter main-forte » aux policiers pour maîtriser « deux individus particulièrement virulents » et pallier « l'apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place ». Il assure que son « action vigoureuse mais menée sans violence n'a causé aucune blessure ».          




      







Vincent Crase
Salarié de la République en marche



→ Présent sur la place de la Contrescarpe
→ Mis en examen
Ce gendarme réserviste s'occupe de la sécurité au sein du parti présidentiel La République en marche (LRM). Son patron Christophe Castaner le décrit comme un "agent d'accueil". Il a également été mobilisé « très ponctuellement » par le commandement militaire de l'Elysée pour des missions de sécurité.
Il est un proche d'Alexandre Benalla : il a d'abord été son supérieur lors d'une formation, avant de devenir son collaborateur durant la campagne présidentielle. Ils ont même créé ensemble une éphémère Fédération française de la sécurité privée.
Le 1er-Mai, sur la place de la Contrescarpe, il était au côté de M. Benalla, en tant qu'observateur. Il a toutefois participé lui aussi à l'intervention musclée contre les manifestants, et portait une arme à sa ceinture, alors que la préfecture de police ne lui en avait pas donné l'autorisation.
L'Elysée a annoncé avoir mis fin à toute collaboration avec lui, mais il reste salarié de LRM. Il a été mis en examen pour « violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public », « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique » et « port prohibé » d'une arme à feu. Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire. 
















Michel Delpuech
Préfet de police de Paris
                



C'est sous son autorité que la préfecture de police de Paris assure le maintien de l'ordre lors des manifestations comme celles du 1er-Mai.
Auditionné à l'Assemblée nationale le 23 juillet, le haut fonctionnaire a assuré ne pas avoir été mis au courant de la venue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase sur le terrain le 1er-Mai. Selon lui, c'est son subordonné Laurent Simonin qui a accordé l'autorisation, sans le prévenir — bien qu'il concède par ailleurs qu'il n'y aurait eu aucune raison de la refuser à ses yeux.
Par ailleurs, M. Delpuech n'a pas pu expliquer comment M. Benalla avait pu être équipé d'un brassard de police et d'une radio le 1er-Mai. Il a en revanche assumé « personnellement » la décision de délivrer un port d'armes à l'intéressé le 13 octobre 2017.           










Alain Gibelin
Directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris
                



Ce haut fonctionnaire est notamment chargé des opérations de maintien de l'ordre lors de grandes manifestations.
Auditionné par les députés lundi 23 juillet, il a affirmé que M. Benalla « ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police » pour se rendre à la manifestation place de la Contrescarpe. Selon lui, c'est Laurent Simonin, contrôleur général à la direction de l'ordre public et de la circulation, qui a accepté qu'Alexandre Benalla soit présent en tant qu'observateur, en dehors de la procédure habituelle.         











Laurent Simonin
Contrôleur général à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris
                



→ Mis en examen
Ce chef d'Etat major adjoint est l'un des trois membres de la préfecture de police de Paris suspendus puis mis en examen dans l'affaire pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ». Il a été mis en cause par sa hiérarchie à la préfecture de police lors des auditions à l'Assemblée nationale.
Il lui est d'abord reproché d'avoir autorisé la présence de M. Benalla comme observateur le 1er-Mai, sans en référer à sa hiérarchie et hors du cadre réglementaire. Soupçonné de lui avoir fourni son propre casque pour la manifestation, il est également poursuivi pour « complicité de port illégal d'insigne ». Enfin, c'est lui qui aurait contacté M. Benalla pour lui proposer de lui communiquer les images de vidéosurveillance extraites par le commissaire Maxence Creusat, le soir du 18 juillet, après la publication des premières révélations du Monde. Laurent Simonin ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.         










Maxence Creusat
Commissaire à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC)



→ Présent sur la place de la Contrescarpe
→ Mis en examen
Ce jeune commissaire était chargé du maintien de l'ordre place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, où Alexandre Benalla a violenté les deux manifestants le 1er-Mai. Au moment des violences commises, Maxence Creusat se tenait à quelques mètres du collaborateur de l'Elysée, mais il n'aurait rien vu, occupé avec les CRS qu'il commandait.
Selon l'audition d'Alain Gibelin, c'est lui qui s'est rendu auprès des services de vidéosurveillance de la préfecture, le soir du 18 juillet, pour vérifier la présence d'une vidéo des événements du 1er-Mai, qui a par la suite été transmise illégalement à Alexandre Benalla.
Il est venu se dénoncer le lendemain auprès d'Alain Gibelin, « le visage défait », en lui expliquant qu'il avait fait « une grosse connerie ».
Il a été suspendu dans la foulée, et mis en examen avec deux autres policiers pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
Selon un message publié par son avocat, Thibault de Montbrial, sur Twitter, M. Creusat « n'entend esquiver aucune question, et notamment celle, essentielle pour comprendre ce dossier, de la proximité manifeste aux yeux du jeune commissaire qu'il est, entre la plus haute hiérarchie policière et M. Benalla ». 











Jean-Yves Hunault
Commandant chargé de la liaison entre la préfecture de police et l’Elysée



→ Mis en examen
Il fait partie des trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus dès le jeudi 19 juillet, suspectés d'avoir transmis des extraits de vidéosurveillance à M. Benalla après la publication de l'enquête du Monde le 18 juillet. Tous trois ont été mis en examen dimanche 22 juillet pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
M. Hunault ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire pour l'heure.          











Philippe Mizerski
Major à la direction de l’ordre public et de la circulation (DPOC)



→ Présent sur la place de la Contrescarpe
C'est lui qui devait encadrer Alexandre Benalla tout au long de son « observation » le 1er-Mai. Les vidéos montrent qu'il ne s'est jamais interposé quand MM. Benalla et Crase s'en sont pris physiquement à deux manifestants, place de la Contrescarpe.
Interpellé à plusieurs reprises sur ce point lors de son audition par les députés lundi 23 juillet, le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, a refusé de commenter le rôle de ce fonctionnaire le 1er-Mai : « Je n'avais jamais entendu parler de M. Mizerski », a assuré le ministre.
M. Mizerski ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.           
















Emmanuel Macron
Président de la République
                



Le président était en déplacement en Australie au moment des faits. Son directeur de cabinet Patrick Strzoda a néanmoins expliqué au Monde l'en avoir informé, le 2 mai. Le chef de l'Etat lui aurait alors répondu : « Si les faits sont avérés, il faut prendre des sanctions » contre Alexandre Benalla, qui figure alors parmi son premier cercle de fidèles.
Mais il est aujourd'hui mis en cause par tous ceux qui estiment que les sanctions à l'encontre du conseiller n'ont pas été à la mesure des faits.
Emmanuel Macron ne s'est pour l'heure pas exprimé depuis le début de l'affaire. Il a néanmoins fait savoir par l'intermédiaire de son entourage dimanche 22 juillet qu'il condamnait le « comportement choquant et inacceptable » de M. Benalla. L'opposition réclame son audition devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.        










Alexis Kohler
Secrétaire général de l'Elysée
                



Il s'agit du collaborateur le plus proche d'Emmanuel Macron à l'Elysée. C'est lui qui aurait informé le premier le président, alors en déplacement en Australie, de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla. Lui aussi qui a validé sa mise à pied pour quinze jours. Lui encore qui a été chargé par Emmanuel Macron, le 22 juillet, de proposer une réorganisation du cabinet « pour éviter qu'un tel dysfonctionnement se reproduise ».
Il doit s'exprimer publiquement pour la première fois le jeudi 26 juillet, lors de son audition devant le Sénat.            










Patrick Strzoda
Directeur de cabinet d'Emmanuel Macron
                



Ses fonctions lui donnent autorité sur Alexandre Benalla. C'est ainsi lui qui lui accorde, le 29 avril, l'autorisation de participer « en tant qu'observateur » à une intervention le 1er mai auprès de la préfecture de police.
Interrogé par Le Monde au début de l'affaire, il a déclaré avoir été informé dès le 2 mai de l'existence des images des violences impliquant son subordonné place de la Contrescarpe à Paris. Il affirme avoir rapidement prévenu Emmanuel Macron et convoqué M. Benalla.
Il est également l'auteur du courrier daté du 3 mai annonçant au conseiller sa sanction : une mise à pied du 4 au 19 mai, avec suspension de salaire et un changement d'affectation.
M. Strzoda a été auditionné par les députés mardi 24 juillet pour détailler sa version des faits. Il a expliqué ne pas avoir saisi la justice parce qu’il n’avait « pas assez d’éléments » pour le faire. Il a ajouté avoir pris la décision de mettre à pied M. Benalla pendant deux semaines « seul, en [s]on âme et conscience ».           











François-Xavier Lauch
Chef de cabinet d'Emmanuel Macron
                



Il était le supérieur hiérarchique direct d'Alexandre Benalla à l'Elysée.
Il ne s'est pas exprimé sur l'affaire pour l'heure.     










Laurent Hottiaux
Conseiller « intérieur et justice » d'Emmanuel Macron
                



Il est le conseiller intérieur et sécurité du président de la République à l'Elysée. Son nom n'avait pas été évoqué dans cette affaire avant l'audition de Michel Delpuech, le préfet de Paris, à l'Assemblée nationale, lundi 23 juillet. Devant les députés, le préfet a affirmé que c'est par un appel de M. Hottiaux le 2 mai, vers 10 h 15, qu'il a pris connaissance de « l'existence de l'affaire Benalla ».
Laurent Hottiaux ne s'est pas exprimé publiquement sur la question pour l'heure.            










Vincent Caure
Conseiller « réseaux sociaux » d'Emmanuel Macron
                



Ce collaborateur d'Emmanuel Macron aurait été le premier à repérer la vidéo d'Alexandre Benalla sur les réseaux sociaux, le 2 mai. C'est lui qui en a informé Gérard Collomb, par le biais de son directeur de cabinet, Jean-Marie Girier.
Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire.           




    











Christophe Castaner
Délégué général de la République en marche
                



En tant que patron du parti présidentiel, il est le supérieur hiérarchique de Vincent Crase. Après la révélation de l'affaire, il a déclaré : « Je me suis entretenu avec lui, il ne comprend pas son geste. Il a présenté ses excuses mais ça ne suffit pas. » M. Castaner a expliqué ne pas avoir les éléments pour le licencier : « Ma condamnation morale ne suffit pas », a-t-il admis, ajoutant qu'en cas de condamnation judiciaire, la donne pourrait changer.     















Gérard Collomb
Ministre de l'intérieur
                



Numéro deux du gouvernement d'Edouard Philippe, il est responsable de la sécurité du territoire, et donc de la police.
Il a expliqué, au cours de son audition à l'Assemblée nationale, avoir été informé des violences d'Alexandre Benalla par l'Elysée, le 2 mai. Il a également affirmé qu'il ne connaissait pas personnellement M. Benalla et qu'il pensait que ce dernier « faisait partie des services de police ».
Il a saisi l'IGPN, la « police des polices », le 19 juillet, au lendemain des révélations du Monde. Selon lui, « de nouveaux éléments et de nouvelles images où M. Benalla est doté d'une radio et porte un brassard siglé police justifia[ie]nt la saisine de l'IGPN ».            











Stéphane Fratacci
Directeur de cabinet de Gérard Collomb
                



Il est le bras droit de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur. Selon l'audition de M. Collomb, il a été mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla le 2 mai par le chef du cabinet, Jean-Marie Girier, avant d'en informer le ministre de l'intérieur. Ce dernier a également affirmé que c'est M. Fratacci qui lui avait indiqué que l'Elysée allait sanctionner le chargé de mission. « J'ai considéré que les faits signalés étaient pris en compte au niveau adapté », a expliqué M. Collomb, renvoyant les critiques vers son directeur de cabinet et, surtout, l'Elysée.
C'est également à son directeur de cabinet que Gérard Collomb a demandé de saisir l'inspection générale de la police nationale (IGPN) le 19 juillet.
Stéphane Fratacci, qui ne s'est pas exprimé publiquement sur ce dossier pour l'heure, doit être auditionné jeudi 24 juillet à 21 heures par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.      












Jean-Marie Girier
Chef de cabinet de Gérard Collomb
                



Ce proche collaborateur de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur connaissait bien Alexandre Benalla. Il a même validé son embauche dans l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, en 2017.
Selon l'audition de M. Collomb, il est le premier membre du cabinet à être mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla, le 2 mai. Prévenu par Vincent Caure, chargé des réseaux sociaux à l'Elysée, il aurait ensuite transmis l'information au directeur de cabinet, Stéphane Fratacci.         











‹ Précédent
Suivant ›





  




require(["jquery","jquery-ui/tooltip","d3/3.5.6"], function($,tooltip,d3) {
 
    
    var nombre_etapes = $(".entourage_item").length;


    for(var i=0; i ')
    }

    $(".module_decodeur_track_elem").on("click",function(){
        etape_navigation = $(this).index();
        afficherCarte(etape_navigation);
    })

    var dec_device = "aec";
    try {
 -1) {
            dec_device = "noaec";
        }
    } catch (err) {
        dec_device = "aec";
    }

    $(".module_decodeur_track").tooltip({
        show: { effect: "slideDown", duration: 100 },
        hide: { effect: "slideUp", duration: 100 },
        items: ".module_decodeur_track_elem",
        track: true,
        tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs " + dec_device,
        position: {
            my: 'left-30 top+20',
            at: 'right+10 center'
        },
        content: function() {
          id = $(this).data("id");
Sommaire";
"+$(".entourage_item:eq("+id+") .nom").html()+""+$(".entourage_item:eq("+id+") .descriptif").html();
        },
        open: function(event, ui) {
            /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
            var elem = $(event.target);
            ui.tooltip.click(function() {
                elem.tooltip('close');
            });
        }

    });

    function afficherCarte(n){
        $(".entourage_item").hide()
        $(".entourage_item:eq("+n+")").show();
        /*$('html, body').scrollTop($(".entourage_item:eq("+n+")").offset().top);*/

        $(".module_decodeur_track_dot").removeClass("active");
        $(".module_decodeur_track_dot:eq("+n+")").addClass("active");

        if(etape_navigation==0){
          $(".module_decodeur_navigation_precedent").addClass("inactive")
        }
        else{
          $(".module_decodeur_navigation_precedent").removeClass("inactive")
        }
        if(etape_navigation==nombre_etapes-1){
          $(".module_decodeur_navigation_suivant").addClass("inactive")
        }
        else{
          $(".module_decodeur_navigation_suivant").removeClass("inactive")
        }
    }

    afficherCarte(etape_navigation);

    $(".module_decodeur_navigation_suivant").on("click",function(){
        etape_navigation++;
        afficherCarte(etape_navigation);
    })
    $(".module_decodeur_navigation_precedent").on("click",function(){
        etape_navigation--;
        afficherCarte(etape_navigation);
    })


    $(".entourages a, #entourages_footer a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation();
    });




    gallerie = d3.select("#gallerie_portraits_affaire_benalla");

 g[id]");
   
    personnes.on("mouseover",function(){
        personnes.classed("opak",true)
        d3.select(this).classed("opak",false)
    })
    .on("mouseleave",function(){
        personnes.classed("opak",false)
    })
    .on("click",function(){
        idelem = d3.select(this).attr("id");
        etape_navigation = $("#fiche_"+idelem).index();
        afficherCarte(etape_navigation);
    })
    

})



Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-16">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ « L’ambiguïté des fonctions de M. Benalla nous posent de graves problèmes », a affirmé un représentant syndical auditionné par la commission d’enquête du Sénat mardi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : au Sénat, les syndicats policiers dénoncent « la confusion des rôles »

« L’ambiguïté des fonctions de M. Benalla nous posent de graves problèmes », a affirmé un représentant syndical auditionné par la commission d’enquête du Sénat mardi.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 19h15
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 07h39
   





                        



Les syndicats policiers auditionnés mardi 24 juillet par la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla ont dénoncé « la confusion des rôles, l’ambiguïté des fonctions » de l’ex-collaborateur du chef de l’État Alexandre Benalla.
« Il venait très souvent sur les services d’ordre, pour des debriefings. Les cadres de la préfecture de police le connaissaient comme une autorité », a assuré David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). « Tout commissaire que vous êtes : c’est le conseiller du président de la République... », a-t-il ajouté.
Garde du corps ou conseiller du chef d’Emmanuel Macron ? « La confusion des rôles, des missions, l’ambiguïté des fonctions de M. Benalla, nous posent de graves problèmes, notamment sur la lisibilité des instructions qu’il pouvait donner à nos collègues », s’est ému Olivier Boisteaux, président du Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP) devant les sénateurs.

        Lire aussi :
         

                Lignes de fracture entre Beauvau et la préfecture de police sur le cas Benalla



Des civils au sein du GSPR « employés par M. Benalla »
Le secrétaire général d’Unité-SGP, Yves Lefebvre, va plus loin au sujet de cette intervention de M. Benalla au sein de service de maintient de l’ordre :
« Il semblerait (...) qu’au sein du GSPR (groupe de sécurité de la présidence de la République), nous avions un groupe de personnels, hors police et hors gendarmerie, donc hors du champ de la mission régalienne de sécurité, qui étaient des civils et des privés. »
« J’emploie le terme de barbouzes, car ces gens-là n’ont aucune habilitation, ce ne sont ni plus ni moins que des vigiles, qui étaient employés manifestement par M. Benalla, dans le cadre de la protection de la présidence de la République. »
Interrogé sur ses « sources », le secrétaire général d’Unité-SGP évoque des « renseignements obtenus auprès de nos réseaux de délégués, de représentants locaux, au sein du service de protection des hautes personnalités ». Et d’ajouter :
« M. Benalla faisait régner la terreur au sein du GSPR. Il allait jusqu’à l’insulte à l’égard des gradés et gardiens de la paix. »
« Est-ce qu’il y a une défiance de la présidence de la République à l’égard des gens qui sont chargés de la sécurité du président de la République ? » questionne aussi M. Boisteaux. « Il faut que ce soit des fonctionnaires de police ou des personnels de gendarmerie qui puissent exercer la mission régalienne qui consiste à protéger nos chefs », insiste M. Le Bars.
Des affirmations démenties
Face à ces informations, le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, a fait savoir que ces déclarations, « si elles étaient avérées », seraient « gravissimises » :
« On nous évoque la possibilité que des civils aient travaillé aux côtés, voire carrément dirigé la troupe d’élite chargée de la protection du [président de la République]. Si c’était avéré, ce serait une violation de l’Etat de droit. Nous allons enquêter là-dessus sans délai. »
Sollicité par Le Monde, Frederic Le Louette, président de l’association professionnelle nationale des militaires de la gendarmerie, dite GendXXI, a démenti ces déclarations. « Selon nos informations, seul le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) assurait la sécurité du président », indique ce sous-officier de la gendarmerie.
Auditionné par la commission des lois du Sénat à ce sujet, Gérard Collomb avait assuré, dans l’après-midi, qu’à sa « connaissance, il n’y a aucun vigile qui travaille au service du GSPR, qui est un service officiel ».

#CommissionEnquete @gerardcollomb  : "A ma connaissance, il n'y a aucun civil qui travaille au service du GSPR." https://t.co/w2CWtIgRof— publicsenat (@Public Sénat)


require(["twitter/widgets"]);

Lors de son audition, le ministre de l’intérieur a aussi annoncé qu’il recevrait les syndicats se disant troublés par le rôle de M. Benalla. « Je vais recevoir les syndicats la semaine prochaine car ils ont été totalement troublés par ces évènements. Je leur demanderai s’ils ont eu des problèmes avec M. Benalla et je leur demanderai pourquoi ils ne m’en ont pas parlé avant », a déclaré Gérard Collomb.
Relations « exécrables »
D’autres syndicats de police, à l’instar de Fabien Vanhemelryck, secrétaire général adjoint du syndicat de gardiens de la paix Alliance, ont évoqué les relations « exécrables » entre M. Benalla et les fonctionnaires de police sur le terrain.
« Il se comportait comme un cador. Il a été vu sur plusieurs opérations, plusieurs debriefings et plusieurs voyages présidentiels », a souligné le secrétaire général du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI), Jean-Marc Bailleul.
Au retour des Bleus, après leur victoire en finale de la Coupe du Monde, à Roissy lundi, M. Benalla aurait eu un comportement « autoritaire et déplacé » avec les gendarmes mais aussi les fonctionnaires de la police aux frontières, a abondé M. Le Bars, qui relève également sa présence sur les cérémonies de panthéonisation de Simone Veil, le 1er juillet.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-17">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ De l’Elysée au ministère de l’intérieur en passant par les différents services de la police, Les Décodeurs passent en revue les différents protagonistes de l’affaire.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Les personnages-clés à connaître pour comprendre l’affaire Benalla

De l’Elysée au ministère de l’intérieur en passant par les différents services de la police, Les Décodeurs passent en revue les différents protagonistes de l’affaire.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 12h43
    |

            Agathe Dahyot, 
Maxime Vaudano, 
Adrien Sénécat, 
Jérémie Baruch et 
                                Thibaut Faussabry








                        


Ce que l’on appelle désormais « l’affaire Benalla » ne se limite pas aux violences commises par un collaborateur d’Emmanuel Macron sur des manifestants le 1er mai. Depuis les premières révélations du Monde le 18 juillet, c’est en réalité le fonctionnement de pans entiers de l’Elysée et de la police qui sont mis en cause.
Comment un employé de l’Elysée a-t-il pu apparaître avec un brassard de police alors qu’il était censé se cantonner à un rôle de simple « observateur » ? Pourquoi a-t-il écopé d’une simple suspension de quinze jours lorsqu’il a été identifié sur des vidéos en train de brutaliser deux manifestants ? Dans quelles conditions a-t-il récupéré des images de vidéosurveillance de la scène auprès de fonctionnaires de la préfecture de police de Paris 18 juillet ?
Autant de questions qui traversent l’enquête judiciaire, mais aussi celle de la « police des polices » (IGPN) et les travaux des commissions d’enquête de l’Assemblée nationale et du Sénat.


.clearfix:after {
    clear: both;
    content: ' ';
    display: block;
    font-size: 0;
    line-height: 0;
    visibility: hidden;
    width: 0;
    height: 0;
}
[class*="_capital"] {
    font-family: Fette,"Arial Narrow",sans-serif;
    text-transform: uppercase;
    font-weight: normal;
}
.tt5, .tt5_capital {
    font-size: 2rem;
    line-height: 120%;
    padding: 0 0 .3rem;
}
.entourages {
    width: 100%;
    color: #16212c;
    font-family: Helvetica;
}

.entourages img{
    border:0;
}



/* COMPACT */

.entourage_resume{
    margin-bottom: 40px;
}
.entourage_legende {
    border-top: 2px solid #E9EDF0;
    border-bottom: 2px solid #E9EDF0;
    padding:8px 6px;
    font-family: Helvetica;
    font-size: 13px;
    margin:10px 0 20px;
}

.entourage_legende .icones{
    padding-top :5px;
    display: flex;
    -webkit-display: flex;
   -moz-display: flex;
   -ms-display: flex;
   align-items:center;
   -webkit-align-items:center;
   -moz-align-items:center;
   -ms-align-items:center;
   flex-flow: row wrap;
}

.entourage_legende p{
    margin:0;
    line-height:14px;
}

.entourage_legende .icones div{
    width:50%;
}


.entourage_legende img{
    width:14px;
    height:14px;
    margin-left:5px;
    margin-right:10px;
    vertical-align: inherit!important;
}

.entourage_legende img.pastille_gd_ecole{
   position: relative;
    top: 3px;
}

.entourage_legende .elu{
    margin-left:7px;
    margin-right:8px!important;
}

.entourage_legende .bercy{
    margin-left:5px;
    display: inline;
    position: relative;
    top:2px;
}

.entourage_legende .dsk{
    margin-left:5px;
    display: inline;
    position: relative;
    top:3px;
}

@media (max-device-width: 480px) {
    .entourage_legende .icones div{
        width:100%;
    }
}


.entourage_miniportrait{
    width:45%;
    float:left;
    font-size: 14px;
    margin:0 5% 5px 0;
    padding:7px 7px 7px 0;
    clear:left;
    position: relative;
    box-sizing:border-box;
}

.entourage_miniportrait:nth-child(even){
    clear:right;
}

.entourage_miniportrait:hover{
    background:rgba(233, 237, 240, 0.5);
    cursor: pointer;
}

.entourage_miniportrait a{
    display: block;
    width:100%;
    height:100%;
    text-decoration: none!important;
    border-bottom: none!important;
    color:inherit!important;
}

.entourage_miniportrait img{
    width:54px;
    float:left;
    margin-right: 8px;
    padding: 2px;
}

.entourage_miniportrait img.bercy{
    border:2px solid #4990E2;
    border-radius:10px;
}



.entourage_miniportrait img.pastille_gd_ecole{
    width: 18px;
    position: absolute;
    left: 38px;
    top: 48px;
    float:none;
}



.entourage_miniportrait img.pastille_dsk{
    width: 30px;
    position: absolute;
    left: 2px;
    top: 9px;
    float:none;
}




.entourages .elu{
    width: 10px;
    height:10px;
    background:#28beaa;
    border-radius: 90px;
    margin-right: 1px;
    display: inline-block;
}


.entourage_miniportrait p{
    margin:0!important;
}
.entourage_miniportrait p:not(.nom){
    color:rgba(22, 33, 44, 0.5);
}

.entourage_miniportrait .nom{
    font-weight: bold;
    opacity: 1;
    margin-top:4px;
    font-size: 15px;
}



/* TITRES */

.entourage_titre{
    margin: 32px 0 15px;
    font-size: 2rem;
    font-family: "The Serif Office",Georgia,serif;
    text-align: center;
    width:100%;
}
.app_abonnes .entourage_titre {
    font-family: "The Antiqua",Georgia,serif;
}

/* FICHES */

.entourage_top {
    border-bottom: 1px solid #E3E3E3;
    padding:0 70px 44px 70px;
}

.entourage_item {
    width: 100%;
    background: #FFFFFF;
    border-radius: 3px;
    border: 1px solid #E3E3E3;
    padding:38px 0px 0;
    margin: 40px auto 20px auto;
}




.entourage_item .portrait{
    width:100px;
    float:left;
}
.entourage_item .portrait img{
    border-radius:6px;
    width:100%;
    margin-top:6px;
}



.entourage_item .detail{
    width:calc(100% - 115px);
    float:left;
    margin-left:15px;
}


.entourage_item .nom {
    font-family: Helvetica;
    font-weight: bold;
    font-size: 18px;
    color: #16212C;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 24px;
    margin: 5px 0 5px 0;
}

.entourage_item .descriptif{
    opacity: 0.5;
    font-family: Helvetica;
    font-size: 15px;
    color: #16212C;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 20px;
    margin:0;
}
.entourage_item .slugs{
    margin: 6px 0 0 0;
}
.entourage_item .slugs span{
    border-radius: 2px;
    margin-right: 3px;
    font-family: Helvetica;
    font-weight: bold;
    font-size: 13px;
    color: #FFFFFF;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 24px;
    padding:4px 8px;
    text-align: center;
    margin-top: 3px;
    display: inline-block;
}
.slug_misenexamen{
    background: #FB5100;
}

.slug_contrescarpe{
    background: #333;
}






.entourage_middle{
    padding:44px 70px;
    font-size: 15px;
    line-height: 21px;
    border-bottom: 1px solid #E3E3E3;
}

.entourage_middle h2{
    font-family: Helvetica;
    font-weight: bold;
    font-size: 16px;
    color: #16212C;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 19px;
}

.entourage_middle p, .entourage_middle h2{
    margin:0 0 20px 0;
}



/* BOTTOM */


.entourage_bottom{
    padding:44px 70px;
    font-size: 15px;
    line-height: 21px;
    background:#FAFBFC;
}

.entourage_bottom h2{
    font-family: Helvetica;
    font-weight: bold;
    font-size: 16px;
    letter-spacing: 0;
    line-height: 19px;
    color: #16212c;
    margin-top:25px;
}
.entourage_bottom h2.rouge{
    color: #FF2B23;
}

.entourage_bottom ul{
    margin-top: 25px;
}
.entourage_bottom ul, .entourage_bottom li{
    list-style:none;
}
.entourage_bottom li{
    position:relative;
}
.entourage_bottom li:before {
      content: 'A0';
  display: inline-block;
  margin-right: 5px;
  color:#16212c!important;
  font-weight: bold;
    position: absolute;
    left: -1.5em;
    top: 0;
  margin:0px 10px 0 0;
}
.entourage_bottom .affaires li:before {
  color:#FF2B23!important;
}



.exergue_misenexamen{
    border-bottom: 4px solid #FB5100;
}

/* Partage */

.entourage_partage{
    color:#747B83;
    padding:20px 0 20px 50px;
    font-size:12px;
    font-weight: bold;
    border-top: 1px solid #E3E3E3;
    cursor: pointer;
}
.entourage_partage:hover span.copy_trigger{
        border-bottom: 1px dotted #747b83;
}

.entourage_partage img{
    height:12px;
    float:left;
    margin: 4px 4px 0 0;
}

.copy_success{
    opacity: 0;
    color:#80B904;
    margin-left:4px;
    display: block;
}

.credits_images{
    font-family: Helvetica,arial,sans-serif;
    font-size:.8em;
        border: 1px solid #E3E3E3;
        padding:16px;
}



.entourage_separateur {
    width:100%;
    float:left;
    background:#E9EDF0;
    height:4px;
    margin:40px 0 40px;
}

#entourages_footer{
    position:fixed;
    height:auto;
    border:1px solid #E3E3E3;
    background:rgba(255,255,255,0.9);    
    font-size:15px;
    font-weight: bold;
    font-family: Helvetica;
    
}
#entourages_footer img{
    margin-right: 4px;
    border:0;
}
#entourages_footer a{
   width:100%;
   height:100%;
   display: block;
   padding:20px 70px;
   border-bottom: 0!important;
   text-decoration: none!important;
   color:#16212C!important;
   display: flex;
    -webkit-display: flex;
   -moz-display: flex;
   -ms-display: flex;
   align-items:center;
   -webkit-align-items:center;
   -moz-align-items:center;
   -ms-align-items:center;
   cursor: pointer;
}
#entourages_footer:hover {
    text-decoration:underline;
}



/* SVG */
   .cls-1 {
        isolation: isolate;
      }

      .cls-2, .cls-5 {
        fill: #2e3942;
      }

      .cls-10, .cls-3, .cls-4, .cls-7, .cls-8, .cls-9 {
        fill: none;
      }

      .cls-3, .cls-5, .cls-7, .cls-8 {
        stroke: #2e3942;
      }

      .cls-3, .cls-4, .cls-7, .cls-9 {
        stroke-linecap: square;
      }

      .cls-3, .cls-4 {
        stroke-dasharray: 1 3;
      }

      .cls-4 {
        stroke: #333d46;
      }

      .cls-5 {
        stroke-width: 2px;
      }

      .cls-6 {
        fill: #fff;
      }

      .cls-9 {
        stroke: #fb5100;
        stroke-width: 3px;
      }

      .cls-10 {
        stroke: #5d6060;
        stroke-miterlimit: 10;
        stroke-width: 0.25px;
      }

#gallerie_portraits_affaire_benalla #personnes g[id]{
    cursor: pointer;
}
#gallerie_portraits_affaire_benalla #personnes g[id]{
    transition:opacity .3s;
}
.opak{
    opacity: .5;
}

/* mobile */

@media screen and (max-width: 520px) {
   .entourage_miniportrait{
        width:100%;
        margin:0 0 5px 0;
   }

   .entourage_top{
        padding: 0 10px 44px;
   }
   .entourage_middle, .entourage_bottom{
        padding: 44px 10px;
   }
    .entourage_bottom ul{
        padding-left: 25px;
        padding-right: 10px;
    }
    .entourage_partage{
        padding:20px 10px;
    }

}



require(["jquery","d3/3.5.6"], function($,d3) {
 
    


 0 ? 25 : 0,
    entourages_footer_position = $("#entourages_footer").offset().top,
    first_elem = $(".entourage_item")[0],
    last_elem = $(".entourage_item")[$(".entourage_item").length-1],
    bottom_position = $(last_elem).offset().top + $(last_elem).outerHeight(),
    top_position = $(first_elem).offset().top;
    $("#entourages_footer").css({
        "width":$(".entourages").width()+10,
        "left":$(".entourages").offset().left-5,
        "bottom":footer_height
    });

    function checkScroll(e){
 top_position) { /* On a scrollé en dessous du header */
            $("#entourages_footer").show()
          } else { /* On est au-dessus du header */
            $("#entourages_footer").hide();
          }
    }
    $(window).on("scroll", function(e) {
          checkScroll($(this))
    });
 
    gallerie = d3.select("#gallerie_portraits_affaire_benalla")

 g[id]")
   
    personnes.on("mouseover",function(){
        personnes.classed("opak",true)
        d3.select(this).classed("opak",false)
    })
    .on("mouseleave",function(){
        personnes.classed("opak",false)
    })

    personnes.each(function(){
        personne = d3.select(this);
        idelem = personne.attr("id");
        rect = personne.select("rect")[0];
        personne
             .insert("a","rect")
             .attr("href", "#fiche_"+idelem)
             .append(function() { return rect[0]; });    
    })

    $(".entourages a, #entourages_footer a, #gallerie_portraits_affaire_benalla a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation();
    });

})




Pour mieux comprendre les rouages de cette affaire, Les Décodeurs retracent les profils des différents acteurs du dossier. Parmi eux, cinq personnes, dont Alexandre Benalla, ont été mises en examen dimanche 22 juillet.



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































        


Au ministère de l'intérieur









Gérard Collomb
Ministre de l'intérieur




Numéro deux du gouvernement d'Edouard Philippe, il est responsable de la sécurité du territoire, et donc de la police.
Il a expliqué, au cours de son audition à l'Assemblée nationale, avoir été informé des violences d'Alexandre Benalla par l'Elysée, le 2 mai. Il a également affirmé qu'il ne connaissait pas personnellement M. Benalla et qu'il pensait que ce dernier « faisait partie des services de police ».
Il a saisi l'IGPN, la « police des polices », le 19 juillet, au lendemain des révélations du Monde. Selon lui, « de nouveaux éléments et de nouvelles images où M. Benalla est doté d'une radio et porte un brassard siglé police justifia[ie]nt la saisine de l'IGPN ».            











Stéphane Fratacci
Directeur de cabinet de Gérard Collomb




Il est le bras droit de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur. Selon l'audition de M. Collomb, il a été mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla le 2 mai par le chef du cabinet, Jean-Marie Girier, avant d'en informer le ministre de l'intérieur. Ce dernier a également affirmé que c'est M. Fratacci qui lui avait indiqué que l'Elysée allait sanctionner le chargé de mission. « J'ai considéré que les faits signalés étaient pris en compte au niveau adapté », a expliqué M. Collomb, renvoyant les critiques vers son directeur de cabinet et, surtout, l'Elysée.
C'est également à son directeur de cabinet que Gérard Collomb a demandé de saisir l'inspection générale de la police nationale (IGPN) le 19 juillet.
Stéphane Fratacci, qui ne s'est pas exprimé publiquement sur ce dossier pour l'heure, doit être auditionné jeudi 24 juillet à 21 heures par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.      












Jean-Marie Girier
Chef de cabinet de Gérard Collomb




Ce proche collaborateur de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur connaissait bien Alexandre Benalla. Il a même validé son embauche dans l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, en 2017.
Selon l'audition de M. Collomb, il est le premier membre du cabinet à être mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla, le 2 mai. Prévenu par Vincent Caure, chargé des réseaux sociaux à l'Elysée, il aurait ensuite transmis l'information au directeur de cabinet, Stéphane Fratacci.         








        


A la préfecture de police de Paris











Michel Delpuech
Préfet de police de Paris




C'est sous son autorité que la préfecture de police de Paris assure le maintien de l'ordre lors des manifestations comme celles du 1er-Mai.
Auditionné à l'Assemblée nationale le 23 juillet, le haut fonctionnaire a assuré ne pas avoir été mis au courant de la venue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase sur le terrain le 1er mai. Selon lui, c'est son subordonné Laurent Simonin qui a accordé l'autorisation, sans le prévenir — bien qu'il concède par ailleurs qu'il n'y aurait eu aucune raison de la refuser à ses yeux.
Par ailleurs, M. Delpuech n'a pas pu expliquer comment M. Benalla avait pu être équipé d'un brassard de police et d'une radio le 1er Mai. Il a en revanche assumé « personnellement » la décision de délivrer un port d'armes à l'intéressé le 13 octobre 2017.           










Alain Gibelin
Directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris




Ce haut fonctionnaire est notamment chargé des opérations de maintien de l'ordre lors de grandes manifestations.
Auditionné par les députés lundi 23 juillet, il a affirmé que M. Benalla « ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police » pour se rendre à la manifestation place de la Contrescarpe. Selon lui, c'est Laurent Simonin, contrôleur général à la direction de l'ordre public et de la circulation, qui a accepté qu'Alexandre Benalla soit présent en tant qu'observateur, en dehors de la procédure habituelle.         











Laurent Simonin
Contrôleur général à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris
Mis en examen



Ce chef d'Etat major adjoint est l'un des trois membres de la préfecture de police de Paris suspendus puis mis en examen dans l'affaire pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ». Il a été mis en cause par sa hiérarchie à la préfecture de police lors des auditions à l'Assemblée nationale.
Il lui est d'abord reproché d'avoir autorisé la présence de M. Benalla comme observateur le 1er mai, sans en référer à sa hiérarchie et hors du cadre réglementaire. Soupçonné de lui avoir fourni son propre casque pour la manifestation, il est également poursuivi pour « complicité de port illégal d'insigne ». Enfin, c'est lui qui aurait contacté M. Benalla pour lui proposer de lui communiquer les images de vidéosurveillance extraites par le commissaire Maxence Creusat, le soir du 18 juillet, après la publication des premières révélations du Monde. Laurent Simonin ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.         










Maxence Creusat
Commissaire à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC)
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce jeune commissaire était chargé du maintien de l'ordre place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, où Alexandre Benalla a violenté les deux manifestants le 1er mai. Au moment des violences commises, Maxence Creusat se tenait à quelques mètres du collaborateur de l'Elysée, mais il n'aurait rien vu, occupé avec les CRS qu'il commandait.
Selon l'audition d'Alain Gibelin, c'est lui qui s'est rendu auprès des services de vidéosurveillance de la préfecture, le soir du 18 juillet, pour vérifier la présence d'une vidéo des événements du 1er mai, qui a par la suite été transmise illégalement à Alexandre Benalla.
Il est venu se dénoncer le lendemain auprès d'Alain Gibelin, « le visage défait », en lui expliquant qu'il avait fait « une grosse connerie ».
Il a été suspendu dans la foulée, et mis en examen avec deux autres policiers pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
Selon un message publié par son avocat, Thibault de Montbrial, sur Twitter, M. Creusat « n'entend esquiver aucune question, et notamment celle, essentielle pour comprendre ce dossier, de la proximité manifeste aux yeux du jeune commissaire qu'il est, entre la plus haute hiérarchie policière et M. Benalla ». 











Jean-Yves Hunault
Commandant chargé de la liaison entre la préfecture de police et l’Elysée
Mis en examen



Il fait partie des trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus dès le jeudi 19 juillet, suspectés d'avoir transmis des extraits de vidéosurveillance à M. Benalla après la publication de l'enquête du Monde le 18 juillet. Tous trois ont été mis en examen dimanche 22 juillet pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
M. Hunault ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire pour l'heure.          











Philippe Mizerski
Major à la direction de l’ordre public et de la circulation (DPOC)
Présent sur la place de la Contrescarpe



C'est lui qui devait encadrer Alexandre Benalla tout au long de son « observation » le 1er mai. Les vidéos montrent qu'il ne s'est jamais interposé quand MM. Benalla et Crase s'en sont pris physiquement à deux manifestants, place de la Contrescarpe.
Interpellé à plusieurs reprises sur ce point lors de son audition par les députés lundi 23 juillet, le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, a refusé de commenter le rôle de ce fonctionnaire le 1er mai : « Je n'avais jamais entendu parler de M. Mizerski », a assuré le ministre.
M. Mizerski ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.           













A l'Elysée










Emmanuel Macron
Président de la République




Le président était en déplacement en Australie au moment des faits. Son directeur de cabinet Patrick Strzoda a néanmoins expliqué au Monde l'en avoir informé, le 2 mai. Le chef de l'Etat lui aurait alors répondu : « Si les faits sont avérés, il faut prendre des sanctions » contre Alexandre Benalla, qui figure alors parmi son premier cercle de fidèles.
Mais il est aujourd'hui mis en cause par tous ceux qui estiment que les sanctions à l'encontre du conseiller n'ont pas été à la mesure des faits.
Emmanuel Macron est sorti de son silence le mardi 24 juillet, en affirmant être « le seul responsable » de l’affaire. Il a qualifié le comportement de M. Benalla de « déception » et de « trahison », tout en critiquant le travail de la presse, qui ne « cherche plus la vérité ».        










Alexis Kohler
Secrétaire général de l'Elysée




Il s'agit du collaborateur le plus proche d'Emmanuel Macron à l'Elysée. C'est lui qui aurait informé le premier le président, alors en déplacement en Australie, de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla. Lui aussi qui a validé sa mise à pied pour quinze jours. Lui encore qui a été chargé par Emmanuel Macron, le 22 juillet, de proposer une réorganisation du cabinet « pour éviter qu'un tel dysfonctionnement se reproduise ».
Il doit s'exprimer publiquement pour la première fois le jeudi 26 juillet, lors de son audition devant le Sénat.            










Patrick Strzoda
Directeur de cabinet d'Emmanuel Macron




Ses fonctions lui donnent autorité sur Alexandre Benalla. C'est ainsi lui qui lui accorde, le 29 avril, l'autorisation de participer « en tant qu'observateur » à une intervention le 1er mai auprès de la préfecture de police.
Interrogé par Le Monde au début de l'affaire, il a déclaré avoir été informé dès le 2 mai de l'existence des images des violences impliquant son subordonné place de la Contrescarpe à Paris. Il affirme avoir rapidement prévenu Emmanuel Macron et convoqué M. Benalla.
Il est également l'auteur du courrier daté du 3 mai annonçant au conseiller sa sanction : une mise à pied du 4 au 19 mai, avec suspension de salaire et un changement d'affectation.
M. Strzoda a été auditionné par les députés mardi 24 juillet pour détailler sa version des faits. Il a expliqué ne pas avoir saisi la justice parce qu’il n’avait « pas assez d’éléments » pour le faire. Il a ajouté avoir pris la décision de mettre à pied M. Benalla pendant deux semaines « seul, en [s]on âme et conscience ».           











François-Xavier Lauch
Chef de cabinet d'Emmanuel Macron




Il était le supérieur hiérarchique direct d'Alexandre Benalla à l'Elysée.
Il ne s'est pas exprimé sur l'affaire pour l'heure.     










Laurent Hottiaux
Conseiller « intérieur et justice » d'Emmanuel Macron




Il est le conseiller intérieur et sécurité du président de la République à l'Elysée. Son nom n'avait pas été évoqué dans cette affaire avant l'audition de Michel Delpuech, le préfet de Paris, à l'Assemblée nationale, lundi 23 juillet. Devant les députés, le préfet a affirmé que c'est par un appel de M. Hottiaux le 2 mai, vers 10 h 15, qu'il a pris connaissance de « l'existence de l'affaire Benalla ».
Laurent Hottiaux ne s'est pas exprimé publiquement sur la question pour l'heure.            










Vincent Caure
Conseiller « réseaux sociaux » d'Emmanuel Macron




Ce collaborateur d'Emmanuel Macron aurait été le premier à repérer la vidéo d'Alexandre Benalla sur les réseaux sociaux, le 2 mai. C'est lui qui en a informé Gérard Collomb, par le biais de son directeur de cabinet, Jean-Marie Girier.
Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire.           











Alexandre Benalla
Adjoint au chef de cabinet du président de la République, chargé de la sécurité
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce collaborateur d'Emmanuel Macron était responsable de la sécurité du président au moment des faits. Invité à observer à l'intervention des forces de l'ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris, il a été filmé place de la Contrescarpe, en train de violenter une jeune femme et de molester un homme, déjà à terre, entouré par des CRS. Il est soupçonné d'avoir largement outrepassé son rôle d'observateur en portant un casque et un brassard de police, ainsi qu'une radio.
Ces actions ont d'abord valu à Alexandre Benalla une mise à pied de quinze jours et une rétrogradation. Mais à la suite de la révélation de son identité par Le Monde, le 18 juillet, il a été placé en garde à vue et mis en examen pour « violences en réunion » et « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique ». L'Elysée a également annoncé son licenciement.
M. Benalla a fait savoir par ses avocats qu'il avait voulu « prêter main-forte » aux policiers pour maîtriser « deux individus particulièrement virulents » et pallier « l'apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place ». Il assure que son « action vigoureuse mais menée sans violence n'a causé aucune blessure ».          











A la République en marche (LRM)










Christophe Castaner
Délégué général de la République en marche




En tant que patron du parti présidentiel, il est le supérieur hiérarchique de Vincent Crase. Après la révélation de l'affaire, il a déclaré : « Je me suis entretenu avec lui, il ne comprend pas son geste. Il a présenté ses excuses mais ça ne suffit pas. » M. Castaner a expliqué ne pas avoir les éléments pour le licencier : « Ma condamnation morale ne suffit pas », a-t-il admis, ajoutant qu'en cas de condamnation judiciaire, la donne pourrait changer.     










Vincent Crase
Salarié de la République en marche
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce gendarme réserviste s'occupe de la sécurité au sein du parti présidentiel La République en marche (LRM). Son patron Christophe Castaner le décrit comme un « agent d'accueil ». Il a également été mobilisé « très ponctuellement » par le commandement militaire de l'Elysée pour des missions de sécurité.
Il est un proche d'Alexandre Benalla : il a d'abord été son supérieur lors d'une formation, avant de devenir son collaborateur durant la campagne présidentielle. Ils ont même créé ensemble une éphémère Fédération française de la sécurité privée.
Le 1er mai, sur la place de la Contrescarpe, il était au côté de M. Benalla, en tant qu'observateur. Il a toutefois participé lui aussi à l'intervention musclée contre les manifestants, et portait une arme à sa ceinture, alors que la préfecture de police ne lui en avait pas donné l'autorisation.
L'Elysée a annoncé avoir mis fin à toute collaboration avec lui, mais il reste salarié de LRM. Il a été mis en examen pour « violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public », « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique » et « port prohibé » d'une arme à feu. Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire. 



        
Images : Jean-Claude Coutasse/French Politics et Laurence Geai pour Le Monde · AP · AFP · Reuters · BFMTV · Twitter · M6 · Bestimage · Taranis · Claude Truong-Ngoc.







 haut de page


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-18">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le secrétaire général d’Unité SGP Police FO a déploré, lors de son audition au Sénat le 24 juillet, la présence de « personnel privé » au sein du groupe de sécurité de la présidence de la République.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/07/25/18-19">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Bon nombre de journaux, à travers leurs éditoriaux, considèrent que le chef de l’Etat « doit assumer sa part d’erreurs. Seul, face aux Français », pour reprendre les termes du « Midi libre », par exemple.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : pour la presse, les auditions de la commission d’enquête « obligent » Macron « à sortir du silence »

Bon nombre de journaux, à travers leurs éditoriaux, considèrent que le chef de l’Etat « doit assumer sa part d’erreurs. Seul, face aux Français », pour reprendre les termes du « Midi libre », par exemple.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 18h19
    |

                            Nina Jackowski








                        



   


L’affaire Benalla n’en finit plus de faire la « une » des journaux depuis les révélations du Monde du 18 juillet, identifiant, vidéo à l’appui, un proche collaborateur du président de la République, Alexandre Benalla, molestant deux manifestants en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris.
A l’issue des auditions, lundi 23 juillet, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et du directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, une bonne partie de la presse française appelle le président de la République Emmanuel Macron à sortir de son silence.
Le président « jupitérien » se mure dans le silence face à la déflagration, souligne Arnaud Bodin dans L’Alsace :
« Il n’est pas là, il ne dit mot, mais on ne parle que de lui. »
La parole présidentielle est attendue, selon l’éditorialiste, qui souligne « l’embarras du Château » suite aux dernières auditions du ministre de l’intérieur et du préfet de police.
« Collomb et Delpuech obligent le chef de l’Etat à sortir du silence », renchérit Olivier Biscaye, dans le Midi libre.
« L’étau se resserre »
A l’Assemblée nationale, lundi, M. Collomb, a souligné la responsabilité du cabinet du président de la République. Pire, à une question de Marine Le Pen, M. Gibelin a affirmé que M. Benalla était présent à des réunions entre ses services et l’Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron était censé être suspendu.
Mardi matin, les proches de M. Macron ont démenti la version de M. Gibelin. Qui, quelques minutes plus tard, a affirmé s’être trompé dans les dates.
« L’étau se resserre autour de l’Elysée. Désormais, Emmanuel Macron doit assumer sa part d’erreurs. En passer par là pour mettre fin au supplice, c’est l’unique solution. Seul, face aux Français », avance Olivier Biscaye.
D’autant que le silence de M. Macron entretient les spéculations. Certains s’interrogent sur la présence d’un « embryon de police parallèle, incarnée par M. Benalla », souligne Jean Levallois dans La Presse de la Manche. Du simple cas déviant, le « shérif hyperactif » – comme le désigne l’éditorialiste – est devenu le déclencheur d’une crise politique sans précédent, mettant en lumière les failles du « système Macron ».
Le chef de l’Etat est toutefois sorti de son silence mardi en publiant quelques mots sur son compte Twitter ; mais pour exprimer sa solidarité envers la Grèce, en proie à des incendies meurtriers.

        Lire notre éditorial :
         

          Benalla : la mécanique d’une affaire d’Etat



« Ce n’est pas moi, c’est l’autre »
« Eberlué et désabusé », c’est ainsi que se qualifie Hervé Chabaud, dans L’Union et dans l’Ardennais, face à cette « insincérité flagrante » suite à l’audition de M. Collomb, qui affirme ne rien savoir du proche de M. Macron : « Je n’ai jamais évoqué le cas de M. Benalla avec le président. »
Les dénonciations en chaîne témoignent des failles de la stratégie de communication du gouvernement, où certains voient un changement d’époque en politique, comme Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées :
« Le temps n’est plus, où des dignitaires de la République étaient prêts à accepter de se sacrifier judiciairement et politiquement, par fidélité ou conviction, afin de protéger un président menacé. »
Qu’il se rassure, selon Jean-Louis Hervois dans La Charente libre, après « le jeu du “c’est pas moi, c’est l’autre” (…), Patrick Strzoda, chef de cabinet à l’Elysée, pourrait fournir le bon fusible avant que tous ne pètent les plombs. » M. Strzoda doit être auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, mardi à 16 h 30.
Le « Benellagate » porte un coup d’arrêt à la frénésie des réformes engagées par le gouvernement, soulignent aussi certains journaux. « Ce n’est plus Jupiter omnipotent, mais Jupiter empêtré », avance Jean-Francis Pécresse dans Les Echos, rappelant la suspension de la révision constitutionnelle, marquant la victoire symbolique de l’opposition.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-20">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le premier ministre et son gouvernement ont fait face, mardi, aux questions des deux chambres du Parlement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
Découvrir l’application


                        

Pour Edouard Philippe, le cas Benalla est une « dérive individuelle » plutôt qu’une « affaire d’Etat »

Le premier ministre et son gouvernement ont fait face, mardi, aux questions des deux chambres du Parlement.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 09h50
   





                        



   


La séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 24 juillet a été quasiment entièrement consacrée à l’affaire Benalla – du nom de ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron filmé en train de frapper des manifestants en marge du défilé du 1er-Mai cette année à Paris – révélée par Le Monde.

        Sur la journée d’auditions de lundi :
         

          L’opposition demande l’audition de Macron, le gouvernement dénonce un « tribunal politique »



Pendant une heure, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a défendu la gestion de la crise par l’Elysée, dans une ambiance électrique et face à un Hémicycle quasiment plein.
« Une dérive individuelle ne fait pas une affaire d’Etat »
L’offensive a été ouverte par Christian Jacob. Le président du groupe Les Républicains a interrogé le premier ministre sur le silence du gouvernement quant à l’affaire Benalla et sur les raisons de l’ascension fulgurante du jeune homme. Des interrogations auxquelles Edouard Philippe a répondu en mettant en avant la responsabilité individuelle de M. Benalla :
« Une dérive individuelle de la part de ce chargé de mission ne fait pas une affaire d’Etat. Les copinages malsains évoqués hier [par le préfet de police de Paris Michel Delpuech] ne font pas une affaire d’Etat. (…) Je prendrai moi-même les mesures qui s’imposent pour éviter que de tels dysfonctionnements puissent se reproduire. »
« Je conçois que l’on puisse peut-être poser des questions sur l’éventuelle proportionnalité de la décision qui a été prise [de mettre à pied M. Benalla 15 jours en mai]. Mais la célérité de la réponse n’est pas contestable », a-t-il encore répondu à Christian Jacob, qui avait annoncé dans la matinée du 24 juillet son intention de déposer dans les prochains jours une motion de censure contre le gouvernement.
« Rien n’a été masqué, rien n’a été omis »
Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche, s’est alarmée des nouvelles révélations quotidiennes charriées par l’affaire et des « passe-droits qui semblent avoir été accordés depuis l’Elysée ». 

        Lire :
         

          Les députés Les Républicains vont déposer une motion de censure contre le gouvernement



« Vous indiquez que dans les événements mentionnés, il y aurait pu avoir une volonté de masquer. C’est faux, entièrement faux, a contre-attaqué le premier ministre. D’abord parce que dès que ce comportement a été connu, une sanction a été prise, et a été effective. Toutes les réactions ont été prises lorsque les faits ont été connus. Vous pouvez contester la proportionnalité, mais rien n’a été masqué et rien n’a été omis. »
Le président du groupe MoDem, Marc Fesneau, a par la suite demandé à Edouard Philippe comment ce dernier comptait rétablir la confiance et la sérénité à l’égard du gouvernement. « Un comportement exemplaire, ce n’est pas un comportement infaillible. Une République exemplaire, ce n’est pas une République infaillible », a répondu le chef du gouvernement – avant de mettre en avant « l’exemplarité » du gouvernement. 
« Je considère que la sanction a été proportionnée, alors même qu’aucune plainte n’avait été déposée, alors même que cela s’était produit dans un contexte d’immense violence. Les procédures ont été immédiatement engagées, c’est ça être exemplaire. »
« Il n’existe aucune police parallèle »
Peu après, André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine, a accusé le premier ministre de refuser de prendre l’ampleur de la crise en compte, « qui ternit pourtant l’image de la France à l’étranger » et serait « l’expression des dérives d’un régime hyperprésidentialisé ». Des accusations réfutées par Edouard Philippe : « Je ne crois pas que notre pays aurait sombré depuis la semaine dernière dans une crise de régime, que son image internationale s’en trouverait ternie », a-t-il affirmé.
Les questions se sont poursuivies avec l’intervention de Laurence Trastour-Isnart, députée Les Républicains des Alpes-Maritimes : « Comment accepter que le président confie autant de privilèges à un jeune homme de 26 ans aux fonctions obscures ? (…) Comment justifier ce système monarchique où notre pays est confié à un cercle de conseillers tout-puissants ? On assiste aux dérives du pouvoir central qui veut supprimer tous les contre-pouvoirs pour accentuer les siens. » Concluant son intervention sur cette dernière question, Edouard Philippe a affirmé qu’il n’existait « aucune police parallèle ». « Les dysfonctionnements ont fait l’objet d’une demande du président au secrétaire général de l’Elysée, ces dysfonctionnements et l’organisation vont être corrigés », a déclaré le premier ministre.
« Trois enquêtes sont en cours »
Après les députés, Edouard Philippe et ses ministres ont répondu aux questions des sénateurs. Catherine Troendlé, vice-présidente LR du Sénat, a pointé le mutisme du président de la République dans cette affaire :
« Un chef doit assumer. Pouvez-vous nous dire où est passé le président de la République ? »
« Aux dernières nouvelles, le président de la République est à l’Elysée », a répondu dans un sourire le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avant de redire que M. Benalla avait été sanctionné et que le président de la République avait demandé à Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, de proposer une réorganisation afin d’empêcher tout nouveau « dysfonctionnement ». « Trois enquêtes sont en cours », a-t-il aussi rappelé, pour signifier qu’il n’y a, selon lui, pas de faute dans la gestion de cette affaire.


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit d’une ascension mystérieuse.Rapidement, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulé des cinq premiers jours.Benalla, Mizerski, Crase... quels sont les personnages-clés de l’affaire ?A l’Assemblée, une commission d’enquête a mené des auditions dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur nos suivis en direct du premier jour puis du deuxième jour.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés en assurant qu’il était le « seul responsable » de l’affaire.Les plaignants se sont également exprimés via leur avocat qui les présente comme « des badauds qui venaient assister à une manifestation ».Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I, estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        

