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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-1"> ¤ Ecrivains espions, espions écrivains 2/5. Il n’y a pas que John le Carré : lumière sur les activités  de renseignement de quelques figures de la littérature ou de la pensée. Taupe anglaise douée mais peu écoutée, Aphra Behn (1640-1689) rencontre succès et reconnaissance comme écrivaine.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-2"> ¤ Dans son troisième livre, « Un sport et un passe-temps », paru en 1967, l’Américain ­ James Salter suit le périple passionné d’un jeune couple dans la France des années 1950. Et décrit leur étape érotique à l’Hôtel Saint-Louis, en Bourgogne.
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Un roman, un hôtel : le « festin amoureux » de James Salter à Autun


                      Dans son troisième livre, « Un sport et un passe-temps », paru en 1967, l’Américain ­ James Salter suit le périple passionné d’un jeune couple dans la France des années 1950. Et décrit leur étape érotique à l’Hôtel Saint-Louis, en Bourgogne.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 14h34
    |

                            Colombe Schneck








   


Philip, l’étudiant américain, et Anne-Marie, la Française, font l’amour à Dijon, à Nancy, à Saint-Julien-du-Sault (Yonne), à Chalon-sur-Saône et à Autun (Saône-et-Loire). En voiture, d’hôtel en hôtel, ils traversent la France, et un narrateur décrit de manière précise leurs gestes, leurs joies, leurs repas, leurs chambres d’hôtel. C’est un « festin amoureux ».
Un sport et un passe-temps (1967, L’Olivier, 1996) est le troisième roman de l’Américain ­James Salter (1925-2015), et le premier qui lui offre une reconnaissance internationale. Il raconte la province des années 1950, l’odeur des draps, le sourire de la réceptionniste, les petits boutons rouges dans le dos d’Anne-Marie, son haleine le matin, « il n’y a rien chez elle qu’il n’adore pas ».
L’odeur des draps
C’est un roman érotique d’une grande douceur. « Il essaie de trouver. “Plus haut”, elle murmure. Ses bras tremblent. Soudain, il sent la chair céder et puis, délicieusement, le muscle se refermer autour. Il essaie de ne presser contre rien, d’enfoncer droit. (…) Ensuite, il se retire. Il y a encore un futile serrement autour du gland, et puis cela aussi disparaît. Ils sont séparés.
“Ça t’a plu ?, demande-t-il.
– Beaucoup.” »
Le couple passe de ville en ville, de chambre en chambre, dessus-de-lit, table de chevet, rideaux, miettes, le narrateur veut tout retenir, car il sait que cela ne durera pas.
Ils s’arrêtent dans des petits hôtels qui ont disparu, ou été transformés par des chaînes d’établissements identiques. Ce n’est pas le cas de l’Hôtel Saint-Louis, que James Salter décrit ainsi : « La petite cour intérieure avec ses tables et ses chaises en métal. Les volets qui l’entourent sont ouverts, et il faut les pousser à travers un épais mur de lierre. Il y a du fer forgé enfoui dessous, des balcons oubliés. »
Le Saint-Louis existe depuis trois cent cinquante ans, Napoléon y a dormi quatre fois, précise le site de l’hôtel. Les chambres ont été rénovées, il y a moins de lierre dans la cour (on peut désormais ouvrir les volets), mais on peut toujours y sentir, comme Philip l’Américain, « la vraie France. Il est perdu dedans, dans l’odeur des draps ».



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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-3"> ¤ Dans les colonnes du magazine américain « Life », le 25 août 1952, paraît « A Man Becomes Invisible », une collaboration entre le photographe Gordon Parks et l’écrivain Ralph Ellison.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-4"> ¤ L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. En 1952, l’auteur d’« Invisible Man » et le photographe Gordon Parks explorent le quartier noir de New York pour interpréter visuellement le roman.
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L’« Homme invisible » de Ralph Ellison prend corps à Harlem


                      L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. En 1952, l’auteur d’« Invisible Man » et le photographe Gordon Parks explorent le quartier noir de New York pour interpréter visuellement le roman.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h00
    |

            Samuel Blumenfeld







Le premier est l’un des plus célèbres photojournalistes du magazine américain Life ; le second, l’auteur d’Invisible Man, paru en français sous le titre Homme invisible, pour qui chantes-tu ? (Grasset). Un roman dont l’ambition – raconter une partie de la mémoire noire des Etats-Unis, du Sud profond à Harlem – avait fait sensation lors de sa publication, en 1952, bouleversant le paysage de la littérature américaine.
Gordon Parks et Ralph Ellison étaient amis et ont collaboré sur deux projets autour de Harlem, ce quartier de New York considéré comme l’épicentre de la vie noire en Amérique. Finalisé en 1948, et intitulé « Harlem Is Nowhere » (« Harlem n’est nulle part »), le premier projet est resté dans les tiroirs. Commandé par The Magazine of the Year, le reportage a fait les frais de la faillite du journal, survenue à quelques semaines de la publication prévue. Ralph Ellison a réussi à faire éditer son texte en 1964, mais les photos de Parks sont restées dans un tiroir.
Des photos tour à tour stylisées et surréelles, où s’exprime avant tout le point de vue d’un photographe sur le livre de son ami.
Le second volet de la collaboration Parks-Ellison, « A Man Becomes Invisible » (« un homme devient invisible »), lui, a bien été publié dans les colonnes de Life, le 25 août 1952. Il s’agissait davantage, de la part de Parks, d’une réinterprétation du roman de Ralph Ellison, alors tout juste paru en librairie, avec des photos tour à tour stylisées et surréelles, où s’exprime avant tout le point de vue d’un photographe sur le livre de son ami.
Ellison avait en partie écrit Invisible Man en 1950, alors qu’il habitait chez Gordon Parks. Cette proximité explique en partie la singularité de ce travail photographique. Les deux hommes n’avaient pas besoin de se parler et, selon les témoignages, échangeaient assez peu pendant leur collaboration, tant ils se faisaient confiance et étaient soucieux de respecter la liberté de l’autre.

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                A Deauville, sur les traces de Françoise Sagan



Ce n’était pas la première fois qu’un photographe et un écrivain collaboraient étroitement pour montrer et décrire la ségrégation aux Etats-Unis. C’était presque devenu un sous-genre littéraire dont le modèle serait 12 Million Black Voices (« 12 millions de voix noires »), l’ouvrage de Richard Wright, auteur de Black Boy, et du photographe Edwin Rosskam, publié en 1941.
L’installation dans les ghettos
Parks et Ellison sont étrangers à Harlem. Originaires respectivement du Kansas et de l’Oklahoma, leurs racines sont éloignées de ce borough désigné par Parks comme un ghetto ombragé. Leur position d’outsider (au sens anglais de « celui qui est en dehors »), mais aussi d’insider – car, de Harlem, les deux hommes ont fini par connaître chaque recoin –, explique leur regard unique. Nous ne sommes plus à l’époque de la « Harlem Renaissance », cette période de l’entre-deux-guerres où le quartier était devenu un lieu de renouveau pour la culture afro-américaine.
Bande-annonce (en anglais) de l’Art Institute of Chicago pour son exposition « Invisible Man: Gordon Parks and Ralph Ellison in Harlem » 

Aucune trace de Claude Brown, de Duke Ellington ou de Langston Hughes dans le travail de Parks. Harlem devient, dans ses photographies, le lieu symbolique où s’exprime la misère de l’homme noir aux Etats-Unis, étranger dans le pays qui est le sien. Parks saisit aussi un moment historique, la migration de la population noire américaine, son installation dans les villes et, plus particulièrement, dans ces périphéries appelées ghettos. Dans le roman de Ralph Ellison, le personnage principal se trouve en permanence face à une version tronquée de ce qu’il est, il devient invisible car personne ne le voit. Dans les photos de Parks, l’invisible est devenu visible.
L’exposition « Invisible Man: Gordon Parks and Ralph Ellison in Harlem » a été présentée à l’Art Institute of Chicago en 2016, et le catalogue publié par Steidl et The Gordon Parks Foundation. Une tournée d’exposition sera annoncée en 2020.

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                Dapper Dan, le tailleur de Harlem






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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-5"> ¤ « La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.
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Article sélectionné dans La Matinale du 21/07/2018
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Leumonde.fr, par Antoine Marchalot (épisode 111)

« La Matinale du Monde » publie tous les dimanches le strip « Leumonde.fr » d’Antoine Marchalot.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 07h02
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-6"> ¤ Plus de 130 000 personnes sont attendues à cette grand-messe annuelle de la culture pop américaine à San Diego, où sont annoncées de nombreuses nouveautés.
<filname="PROF-0,2-3260,1-0,0-6"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-7"> ¤ [Une planche de BD de la rentrée 1/5]. Dans « Spirou ou l’espoir malgré tout », qui paraît le 5 octobre, le petit groom voit la Belgique tomber aux mains des Allemands, en 1940.
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Emile Bravo fait traverser la guerre à Spirou et Fantasio

[Une planche de BD de la rentrée 1/5]. Dans « Spirou ou l’espoir malgré tout », qui paraît le 5 octobre, le petit groom voit la Belgique tomber aux mains des Allemands, en 1940.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 09h16
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            


Héros iconique de la bande dessinée, Spirou présente la caractéristique de ne pas appartenir à un auteur mais à une maison d’édition, Dupuis. Celle-ci peut ainsi, à loisir, confier les aventures du jeune groom à des scénaristes et des dessinateurs différents, soit pour les besoins de la série mère (55 tomes à ce jour), soit pour des cartes blanches permettant d’exprimer un point de vue personnel sur le personnage et son acolyte, Fantasio.
Ce gage de liberté a engendré quelques réussites dont la plus notable reste, sans conteste, le Journal d’un ingénu, d’Emile Bravo. Dans cet album, paru en 2008, le dessinateur transporte l’employé du Moustic Hôtel en 1939 à Bruxelles, à la veille de la seconde guerre mondiale. ­Spirou, l’innocence incarnée, va alors faire l’apprentissage de l’âge adulte en tentant de comprendre les événements qui agitent le monde.

L’humour et l’aventure
Il aura fallu dix ans à Emile Bravo pour donner une suite à cet ouvrage aux multiples récompenses, encensé par la critique et le public (100 000 exemplaires vendus). Attendu en librairie le 5 octobre, Spirou ou l’espoir malgré tout s’ouvre en janvier 1940 ; Bruxelles est bien morose, et à raison : en mai, les nazis s’enfoncent dans le territoire belge. Spirou et le désinvolte Fantasio (engagé, lui, dans les forces armées du royaume), vont se trouver emportés dans la tourmente de l’Histoire, au fil d’un récit qui n’oublie pas de combiner ces deux ingrédients fondamentaux de la bande dessinée franco-belge que sont l’humour et l’aventure.
Le projet d’Emile Bravo est audacieux : son récit – 330 pages réparties en quatre tomes dont la parution s’étagera jusqu’en 2020 – entend couvrir toute la guerre, jusqu’à l’armistice, sans occulter la Shoah, un thème auquel la littérature de jeunesse a toujours eu du mal à se confronter. « Il n’est pas interdit de raconter des histoires fortes à des enfants », confie l’illustrateur, fils d’un républicain...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-8"> ¤ Album très attendu de la rentrée, Spirou ou l’espoir, d’Emile Bravo, est proposé à nos lecteurs dans son intégralité cet été, en trois épisodes, chaque jeudi.
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 Spirou ou l’espoir


Emile Bravo
Il aura fallu dix ans à Emile Bravo pour donner une suite à Spirou, le journal d’un ingénu (Dupuis, 2008), album aux multiples récompenses, encensé par la critique et le public (100 000 exemplaires vendus). Attendu en librairie le 5 octobre, Spirou ou l’espoir s’ouvre en janvier 1940 ; Bruxelles fait face aux restrictions alors que les Nazis s’enfoncent dans le territoire belge. Spirou et le désinvolte Fantasio, engagé dans les forces armées du royaume, vont se trouver emportés dans la tourmente de l’Histoire, au fil d’un récit qui n’oublie pas de combiner ces deux ingrédients fondamentaux de la bande dessinée franco-belge que sont l’humour et l’aventure. Lisez cet été sur le Monde.fr l’intégralité de cet album très attendu de la rentrée.
  

 
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1er partie



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3e partie


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-9"> ¤ Romans, récits, enfance, philosophie, manga, thriller… Les brèves critiques des pages « L’été des livres » du 20 juillet 2018.
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Livres de l’été en bref

Romans, récits, enfance, philosophie, manga, thriller… Les brèves critiques des pages « L’été des livres » du 20 juillet 2018.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 09h20
    |

            Pauline Croquet, 
Frédéric Potet, 
                                Marine Desquand, 
Sylvia Zappi, 
                                Florence Bouchy (Collaboratrice du « Monde des livres »), 
                            Roger-Pol Droit, 
                            Florence Noiville et 
Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            Roman. Un aède à Manhattan
New York Odyssée (Why We Came to the City), de Kristopher Jansma, traduit de l’anglais par Sophie Troff, Livre de poche, 608 p., 8,90 €.
Faune branchée et jacuzzi sur le toit, avec vue sur Manhattan. L’ambiance dans laquelle baigne le premier chapitre de New York Odyssée, et la fête durant laquelle nous sont présentés les personnages (profil : 20 ans et des poussières, amis depuis la fac) pourraient donner au lecteur l’impression d’être chez un épigone de Jay ­McInerney.
Mais le titre ne ment pas : l’inspiration de ce magnifique roman de Kristopher Jansma est à chercher du côté d’Homère et de la poésie épique. Rien de plus contemporain, cependant, que l’histoire de Sara, George, Irene, Jacob et William, ces jeunes gens persuadés que le plus dur à affronter pour eux, dans les prochaines années, sera la crise économique de 2008, qui se met entre eux et leurs ambitions. Mais Irene se découvre un cancer des os.
Le combat qu’elle mène contre les cellules malignes, accompagnée par les siens, est sa guerre de Troie – on comprend vite qu’elle la perdra. A cette Iliade succède l’Odyssée de ses amis, traversée du deuil et du chagrin, expérimentée par chacun à sa manière.
Les analogies subtiles, les allusions pertinentes au modèle antique font l’originalité de ce roman où se télescopent constamment l’ironie new-yorkaise des personnages et la poésie stupéfiante de certains passages, le réalisme cru et la justesse des images. Kristopher Jansma parvient à glisser tant de douceur dans la tristesse de son roman du deuil que celle-ci finit par avoir quelque chose d’apaisant. R. L.
Enfance. Ce matin, un lapin…
Le Quotidien extraordinaire, d’Aki, Gallimard Jeunesse, 44 p., 12,90 €. Dès 5 ans.
Un jeune lapin, portant chapeau et bottes de jardinier, entreprend d’arracher une carotte plantée au milieu d’un carré...




                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-10">
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-10"> ¤ Pierre Adrian et Philibert Humm, jeunes écrivains, racontent six mois de vagabondage sur les routes, miroir du célèbre « Tour de France par deux enfants » de 1877.
<filname="PROF-0,2-3260,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Le nouveau « Tour de France »

Pierre Adrian et Philibert Humm, jeunes écrivains, racontent six mois de vagabondage sur les routes, miroir du célèbre « Tour de France par deux enfants » de 1877.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 09h18
    |

                            Xavier Houssin (Collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
Le Tour de France par deux enfants d’aujourd’hui, de Pierre Adrian et Philibert Humm, Equateurs, 362 p., 20 €.

Allez, pour un peu, ils pourraient chanter le fameux duo de Ciboulette, l’opérette de Reynaldo Hahn (1923). « Nous avons fait un beau voyage/Nous arrêtant à tous les pas. » De la Lorraine à la Provence, de l’Aquitaine à la Bretagne, jusqu’aux Flandres et à Paris, Pierre Adrian et Philibert Humm, les auteurs du Tour de France par deux enfants d’aujourd’hui, ont exploré tout le pays en prenant le chemin des écoliers.
Ou plutôt ils ont suivi pas à pas, ou presque, celui qu’avaient emprunté ­André et Julien Volden, les petits protagonistes du Tour de France par deux enfants, publié en 1877 chez Belin et toujours disponible chez le même éditeur. Avec plus de 9 millions d’exemplaires vendus, ce livre de lecture destiné aux élèves du cours moyen est resté jusque dans les années 1950 un parfait manuel de géographie, d’histoire, de leçons de choses et de morale. Un best-seller scolaire rédigé, sous le pseudonyme de G. Bruno, par Augustine Fouillée (1833-1923).
Après la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Lorraine, André et Julien, 14 et 7 ans, tout juste orphelins, fuient Phalsbourg sous domination prussienne pour rejoindre leur oncle à ­Marseille. Leur odyssée, de coups du sort en rebondissements, va les entraîner bien plus loin qu’ils n’imaginaient. Le texte exalte le devoir et la patrie. Au-delà, il enseigne aussi que l’apprentissage des connaissances et des vertus est indissociable de la rencontre avec les autres.
Continuer à jouer
Pierre Adrian et Philibert Humm ont 27 ans chacun. Le premier est déjà l’auteur de deux récits (La Piste Pasolini et Des âmes simples, Equateurs, 2015 et 2017), le second, journaliste littéraire, a été le préfacier de la réédition de Fausse route, de Pierre Mérindol (Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-11"> ¤ La romancière a répondu au questionnaire élaboré par « Le Monde des livres ». Portrait en lectrice.
<filname="PROF-0,2-3260,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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Keskèli, Delphine de Vigan ?

La romancière a répondu au questionnaire élaboré par « Le Monde des livres ». Portrait en lectrice.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 07h00
    |

            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            

Un premier souvenir de lecture ?
Le Dernier des Mohicans, de James Fenimore Cooper (1826). Je l’ai terminé dans le train et je me suis mise à pleurer. Je savais que ces héros n’existaient pas et je me souviens que cela me paraissait incroyable d’être à ce point émue par des êtres imaginaires. J’avais 10 ou 11 ans, et je découvrais le pouvoir de la fiction.
Le chef-d’œuvre inconnu que vous portez aux nues ?
Notre cœur, de Guy de Maupassant (1890). C’est son dernier roman, et il est souvent considéré comme un livre mineur (ce qui suffit en général pour m’attirer). C’est un texte que j’aime énormément, à la fois puissant et difficile à saisir.
Le chef-d’œuvre officiel qui vous tombe des mains ?
Ulysse, de James Joyce (1922). Je n’ai jamais réussi à dépasser les cent premières pages.
L’écrivain avec lequel vous aimeriez passer une soirée ?
En ce moment, j’aimerais bien dîner avec Richard Powers pour avoir quelques tuyaux sur sa manière de travailler, de mêler aussi finement la science et le romanesque (je pense à La Chambre aux échos ou à Générosité (Cherche-Midi, 2008 et 2011).
Celui que vous aimez lire mais que vous ne voudriez pas rencontrer ?
Stephen King. En fait, j’adorerais le rencontrer mais j’aurais très peur. Et à vrai dire, quand j’en ai eu l’occasion, je me suis lamentablement défilée. C’est toujours la même histoire : peur d’être déçue ou d’être décevante…
Un livre récent que vous avez envie de lire ?
Défense de nourrir les vieux, d’Adam Biles (Grasset, 2018). L’histoire d’une révolte dans une maison de retraite. Il paraît que c’est drôle et très grinçant.
Le livre qui vous a fait rater votre station ?
Les Intéressants, de Meg Wolitzer (Rue Fromentin, 2015). C’est l’histoire d’une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-12"> ¤ Solenn de Royer, chef du service Politique du « Monde », dresse la liste des livres qui l’inspirent dans son travail.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/07/2018
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« Mes incontournables » : 7 livres pour comprendre la politique française, par Solenn de Royer

Solenn de Royer, chef du service Politique du « Monde », dresse la liste des livres qui l’inspirent dans son travail.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 10h08
    |

            Solenn de Royer








                        



                                


                            

« MES INCONTOURNABLES », PAR SOLENN DE ROYER

Babar, le souverain mythique
C’est lors d’un déjeuner, au printemps, que l’écrivain François Sureau m’a suggéré l’idée : Babar, l’éléphanteau créé en 1931 par Jean de Brunhoff (1899-1937), serait le mythe fondateur de la vie politique française.
Il vit dans un troupeau d’éléphants quand sa mère est tuée : « La politique de Babar naît ici, dans le désir, nourri d’un indépassable chagrin, de faire advenir une organisation du monde qui en assure le bonheur » et limite le chaos, explique Sureau.
Babar fuit chez les hommes. Il fait la connaissance d’une vieille dame qui lui apprend les bonnes manières. Voilà le petit « campagnard » dégrossi par une « mondaine de la ville », selon un schéma propre à la littérature du XIXe siècle. Quand Babar apprend la mort du roi des éléphants, il retourne dans la jungle, où il propose de ramener la paix. « Babar, résume Sureau, est le rêve politique français, tout à la fois monarchiste, socialiste, laïc et moraliste. » Réjouissant !

« Histoire de Babar le petit éléphant », de Jean de Brunhoff, Hachette, « Albums Babar », 48 p., 6,50 €.
Max Weber et l’action politique
Préfacé par Raymond Aron, le livre sent la poussière et le renfermé. Le papier est jauni, l’écriture minuscule. Ce vieux poche griffonné de la collection « 10/18 » date de 1963. Je me suis souvent promis de racheter une édition plus récente. En vain.
Le Savant et le Politique, de Max Weber (1864-1920), m’a abondamment servi à Sciences Po pour un mémoire portant sur les discours autour de la torture pendant la guerre d’Algérie, et donc sur l’articulation entre morale et raison d’Etat. Il ne m’a jamais quittée depuis.
Avec Le Prince, de Machiavel, Le Savant et le Politique reste l’un des plus grands classiques de la sociologie et de la théorie politique. Recueil de...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 18/07/2018
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Dan Franck, du monde des faux-monnayeurs à celui de la télévision

Le romancier et scénariste joue pour la première fois du « je » dans « Scénario », son nouveau livre. Entrevue avec un auteur en veine de confidences.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 12h48
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            Raphaëlle Leyris








                        



                                


                            

Chaque fois que Dan Franck ne sait quoi penser d’une situation, il se demande de quelle façon il l’écrirait. Alors, il comprend si ce qu’il vit est important ou anecdotique, amusant ou pathétique. Quand il ne s’interroge pas sur la manière dont il retranscrirait une scène, eh bien… Dan Franck écrit. Tout le temps. Des romans, des récits, des livres sur l’art, des scénarios… « Bon qu’à ça », disait Samuel Beckett.
Lui développe, diction enveloppante qu’interrompt parfois un rire descendant dans les (très) graves : « Il n’y a que comme ça, quand je suis content de moi pour une phrase, que je m’aime. L’écriture, c’est quand même un mélange de narcissisme et de doute extraordinaire. »
Exemple de cette inquiétude : deux minutes après avoir proféré cette sentence, il nous demande ce qu’on pense d’un projet de livre, avant de s’assurer qu’on a vraiment aimé Scénario (Grasset, 416 p., 22 €).
« Se relire est une horreur »
Ce nouveau roman est celui dans lequel Dan Franck évoque le plus précisément son rapport à l’écriture et, partant, sa vie. S’il a été rendu célèbre par un texte d’inspiration autobiographique, La Séparation (Seuil, prix Renaudot 1991), celui-ci n’était pas écrit à la première personne.
Scénario entremêle le récit romancé de sa participation frustrante à la série Fausse Monnaie (dans la réalité Marseille, avec Gérard Depardieu) à celle de ses souvenirs d’auteur : le premier manuscrit qu’il a tenté de faire publier, sa collaboration avec Jean Vautrin (1933-2015) pour l’écriture des huit volumes des Aventures de Boro, reporter-photographe (Fayard, 1987-2009)… A quoi s’ajoute une autre ligne narrative, racontant, à l’époque de la série, l’accueil chez eux par Dan Franck, sa femme et leur fille, d’une femme rwandaise se comportant moins en réfugiée modèle conforme à leurs rêves de « bobos » qu’en « pique-assiette » – un fiasco...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-14"> ¤ Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.
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Le recours de victimes des attentats du 13 novembre 2015 contre les « défaillances » de l’Etat rejeté

Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h07
   





                        


Le recours déposé par une trentaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015 concernant les « défaillances » de l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan, a été rejeté mercredi 18 juillet par le tribunal administratif de Paris.

        Lire aussi :
         

                Bataclan : victimes et familles réclament des comptes à l’Etat



« Les éléments produits par les requérants ne permettent pas d’établir (...) que l’Etat aurait engagé sa responsabilité du fait d’un défaut de surveillance » des auteurs des attaques, estime le tribunal dans un communiqué de presse.
Par ailleurs, « aucune faute ne peut être imputée aux services de police pour n’avoir pas mis en œuvre un dispositif de sécurité particulier autour de la salle de spectacle du Bataclan après le mois d’août 2015 », poursuit le texte.
L’enquête ouverte après des menaces d’attentat contre la salle de spectacle en 2009 avait abouti à un non-lieu, « la réalité d’un tel projet [n’ayant] pu être établie », rappellent les juges.
Enfin, « aucun élément ne permet d’engager la responsabilité de l’Etat à raison d’un défaut de coopération des services de renseignement français avec les services des autres Etats membres de l’Union européenne en matière de terrorisme », a estimé le tribunal.
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité »
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité », avait affirmé lors de l’audience du 4 juillet Me Samia Maktouf, avocate de victimes et familles des victimes des attentats à Paris et Saint-Denis qui ont fait au total 130 morts et des centaines de blessés.

        Lire aussi :
         

                La parole des victimes contre le terrorisme



Me Maktouf, à l’origine du recours, avait énuméré les « dysfonctionnements liés au défaut de surveillance et de vigilance des services de sécurité de l’Etat français », et la circulation des djihadistes au sein de l’espace Schengen.

        Lire aussi :
         

                L’Etat condamné pour avoir arrêté de surveiller Mohamed Merah



L’avocate avait également reproché la non-intervention des soldats de l’opération Sentinelle, qui ont reçu « instruction de ne pas pénétrer dans une salle où une scène de guerre se déroulait ».

        Lire nos explications:
         

          13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan



Depuis trois ans, certaines victimes et familles de victimes s’indignent que des militaires de Sentinelle, une force créée après les attentats de janvier 2015, présents près de la salle où 90 personnes ont été tuées, n’aient pas eu le droit d’intervenir. Une plainte au pénal a d’ailleurs été déposée le 8 juin pour « non-assistance à personne en péril ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-15"> ¤ Ecrivains espions, espions écrivains 1/5. Leibniz (1646-1716) a été l’agent secret de Mayence à la cour de Louis XIV, tentant d’influer sur sa politique et pratiquant l’espionnage industriel.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-16"> ¤ Les éditions Taschen publient « Inside North Korea », un ouvrage sur les constructions de la capitale nord-coréenne, démesurées, selon la volonté des dirigeants.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-17"> ¤ Après avoir été sélectionnée pour une résidence à Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser a sillonné la ville et immortalisé des lieux et des personnages similaires à ceux que l’auteure croisait pendant ses vacances normandes.
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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-18"> ¤ L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. Des planches au casino de Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser s’est lancée à la poursuite du fantôme de l’auteure de « Bonjour tristesse ».
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A Deauville, sur les traces de Françoise Sagan


                      L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. Des planches au casino de Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser s’est lancée à la poursuite du fantôme de l’auteure de « Bonjour tristesse ».



Le Monde
 |    17.07.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h12
    |

                            Clément Ghys







Au petit matin du 8 août 1958, Françoise Sagan sort du casino de Deauville, où elle vient de gagner 80 000 francs. Au volant de sa voiture de sport, la romancière de 23 ans prend la direction du manoir du Breuil, à moins d’une vingtaine de kilomètres, près de Honfleur, qu’elle loue depuis le 8 juillet. Et qu’elle rejoint à 8 heures du matin. Elle se retrouve face au propriétaire de la maison. Sa location arrive à son terme ce matin-là, et il faut faire l’état des lieux.
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        Après avoir été sélectionnée pour une résidence à Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser a sillonné la ville et immortalisé des lieux et des personnages similaires à ceux que l’auteure croisait pendant ses vacances normandes."
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Après avoir été sélectionnée pour une résidence à Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser a sillonné la ville et immortalisé des lieux et des personnages similaires à ceux que l’auteure croisait pendant ses vacances normandes.            


MARGUERITE BORNHAUSER
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Sagan, fatiguée, cherche un lit où achever sa nuit blanche, et demande si, par hasard, la bâtisse n’est pas à vendre. La réponse est affirmative. Le prix est de 80 000 francs, somme que Sagan sort de sa poche, achetant ainsi la demeure. Elle en sera propriétaire jusque dans les années 1990, devra s’en séparer à cause de ses ennuis avec le fisc, mais continuera à y séjourner, grâce à la générosité d’amis, jusqu’à sa mort, en 2004.
Mondaine désabusée
L’anecdote de l’achat, racontée dans l’ouvrage autobiographique Avec mon meilleur souvenir (paru en 1984), fait partie de la petite légende autour de Françoise Sagan. Au même titre que la parution sensationnelle de son premier livre, Bonjour tristesse, en 1954, ou que les Ferrari lancées à toute allure entre Paris et Saint-Tropez, les nuits folles chez Régine et Castel, ou les traits d’esprit que cette mondaine désabusée lançait à ses semblables.
Dans cette suite d’anecdotes, qui occultent parfois l’originalité de l’œuvre littéraire, il y a beaucoup de vrai, et un peu de faux, Sagan s’étant beaucoup divertie à jouer avec la réalité. Quid de l’achat du manoir du Breuil, et de ce chiffre 8 qui revient dans les dates, les heures et le prix de vente ? « Personne ne sait si c’est vrai, mais peu importe, souligne la photographe Marguerite Bornhauser. C’est ce qui fait littérature. » Et ce qui a permis à l’artiste de réaliser cette série d’images en Normandie, sujet d’un ouvrage à paraître, à l’automne, aux éditions Poursuite.
En 2015, Marguerite Bornhauser, née en 1989, est diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, et se voit sélectionnée pour une résidence à Deauville, dans le cadre du festival local Planche(s) Contact. Celle qui a auparavant été diplômée de lettres veut retrouver un lien avec la littérature, et cherche un sujet autour de ces stations balnéaires fréquentées par Proust, Duras et, donc, Sagan.
« Regardez la porte du casino, c’est la même qu’à l’époque, quand Sagan venait s’amuser des nuits entière. » Marguerite Bornhauser
Une fois l’anecdote du manoir du Breuil choisie comme thème d’une série d’images baptisée « 8 », Marguerite Bornhauser photographie, à travers Deauville, « tous les chiffres 8 possibles sur les panneaux d’affichage, les devantures de magasins… Au début, c’était étrange, mais je me suis amusée à en dénicher d’autres, cachés un peu partout. » Puis, très vite, se baladant dans la ville normande, elle en saisit l’ambiance particulière.
Elle va au casino, à la plage, dans des bars, sur les champs de courses de chevaux, immortalisant des anonymes en maillots de bain ou couverts de bijoux. Autant de lieux et de personnages similaires à ceux que Sagan croisait pendant ses vacances normandes, ce qui a plu à Marguerite Bornhauser. « Regardez la porte du casino, c’est la même qu’à l’époque, quand Sagan venait s’amuser des nuits entières. » Vivant sa vie avec ce sens fou du romanesque, dont les empreintes marquent les clichés de la photographe.



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<filname="SURF-0,2-3260,1-0,0-19"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour de Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
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            Pascale Krémer

















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L’écrivain et scénariste Daniel Pennac, auteur, notamment, des six romans de la saga Malaussène, distingué, en 1990, par le Prix du livre Inter et, en 2007, par le prix Renaudot, a publié Mon frère (Gallimard) en avril. Un hommage à son frère aîné disparu.
« Ce n’est pas la chanson la plus emblématique de toutes les chansons d’amour mais c’est la première qui me vient à l’esprit. Allez savoir pourquoi… « T’es plus jolie que jamais/Sauf le cœur/Ton cœur n’a plus la chaleur/Que j’aimais… » Cette chanson de Boby Lapointe, c’est une rengaine dont la mélodie n’est pas très savante. Une pure drôlerie rythmique qui vous habite toute votre vie dès lors que vous l’avez entendue une première fois. Comment ces ritournelles s’installent en nous ? On n’en sait rien. Ce sont nos chants d’oiseaux à nous.
Dans le fond, pourtant, la chanson n’est pas très drôle. Elle fait l’éloge de l’amour camarade, anarcho-indépendant, non vénal, réellement libre. « La nuit que je t’ai connue/T’étais nue/Tu jouais les affranchies/Sans chichis. » Boby Lapointe déplore que la jeune personne ne soit plus libre de son corps, de ses choix. Il s’est introduit de la vénalité dans le sentiment et dans la sensation. Vénal, lui, il ne l’était pas. Il vivait comme un moineau sur sa branche. c’était un mathématicien de génie, il aurait pu thésauriser là-dessus, faire carrière, mais non, il est resté lui, poète déglingué.
Un type extraordinaire
Cette chanson est singulière dans l’œuvre de Boby Lapointe parce qu’elle ne joue pas sur les mots. C’est presque une chanson ordinaire chez un type extraordinaire. Cela la rend atypique, touchante. Elle le dévoile. Attentif, affectueux, observateur de l’autre. On est loin de la déglingue lexicale dans laquelle se réfugiait sa sensibilité désespérée.
Du point de vue de la représentation de l’amour, Ça va, ça vient ne recouvre pas mes propres représentations. J’ai été très tôt un amoureux intense et monogame. Mais cette chanson fait écho à mon affection pour Boby Lapointe. Je ne l’ai pas connu, c’est l’un des regrets de ma vie. Ma fille Alice a découvert la poésie grâce à La Maman des poissons que je lui chantais en l’amenant à l’école, perchée sur mes épaules.
Elle a 35 ans aujourd’hui. Récemment encore, on a chanté tous les deux Ça va ça vient, elle était au piano. Pendant son enfance, les chansons de Boby Lapointe étaient nos rengaines familiales, en voiture, sur le chemin de la plage… A l’époque, Alice les considérait comme un supplice. Elle nous demandait si on pouvait changer de répertoire. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara
Agnès B : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré
Christophe Michalak : « With or Without You », de U2



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Pascale Krémer
    













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Le livre jeunesse n’est pas complètement à la fête

Plusieurs manifestations mettent à l’honneur le livre pour enfants et adolescents, sur fond d’inquiétude des auteurs au sujet de la réforme de leur statut.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 11h55
    |

                            Marie Frumholtz








                        



   


« Rien à faire, ce sont les livres papier qu’elle préfère ! », s’exclame la maman de Marie. Ce mercredi 11 juillet, elle arpente tout sourire avec ses deux filles le Parc d’attractions littéraires de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), en ce jour d’inauguration de la quatrième édition du festival Partir en livre, destiné à donner accès à la lecture à des enfants issus de territoires éloignés de la culture. Ici, pas de liseuse électronique ou autre technologie dernier cri, mais des tas et des tas de livres papier. Encore faut-il choisir… Sur le stand intitulé « Les îles de lecture », les enfants ne peuvent emporter qu’un seul ouvrage parmi ceux donnés par les maisons d’édition. Et c’est seulement après de longues minutes de concertation avec sa maman que Marie finit par trancher.

        Lire le récit :
         

          Françoise Nyssen privée d’édition par le gouvernement



La ministre de la culture, Françoise Nyssen, est présente à cette inauguration. La veille, elle s’est vu retirer la régulation économique de l’édition littéraire et la tutelle du Centre national du livre (CNL), confiées désormais au premier ministre, par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. L’ancienne directrice des éditions Actes Sud devrait cependant continuer à mener les concertations avec les acteurs du livre sur la réforme de leur statut. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir les auteurs mobilisés sur le sujet comme Joann Sfar sur Twitter.

...quel pouvoir aura ce ministère ainsi fragilisé pour nous défendre? Et quelle cohérence attendre dans un moment o… https://t.co/J9Y0E5zdjC— joannsfar (@Sfar Joann)


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A La Courneuve, la ministre est également interpellée sur la question, au stand des jeux de rôles qu’elle traverse aux côtés du directeur du CNL, Vincent Monadé, et de Sylvie Vassallo, directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Karim Friha, auteur et illustrateur de bandes dessinées, n’hésite pas à faire part de l’inquiétude de sa profession. « Si un auteur ne peut pas vivre de sa création, il ne crée plus » assène-t-il. Françoise Nyssen l’assure du maintien des réunions de discussion déjà fixées.

        Lire la chronique :
         

          « Retirer à Françoise Nyssen le secteur de l’édition revient à la priver d’un pouvoir sur le domaine qu’elle maîtrise le mieux »



Malgré le succès de sa BD, La Flamme et l’Orage, Karim Friha ne pourrait se passer de ses activités dans le dessin animé pour vivre. « Il y a un équilibre à trouver dans la redistribution de la richesse créée entre auteur-libraire-éditeur. L’intérêt des trois est lié », affirme-t-il, après le départ de la ministre. « La viabilité du métier, c’est aussi la première question que me posent mes lecteurs âgés de 9 à 13 ans », ajoute-t-il.
« Une vraie concertation »
A Saint-Dié-des-Vosges, le 12 juillet, l’ambiance est tout aussi festive pour le Parc d’attractions littéraires dédié aux adolescents, le Livrodrome. A l’atelier radio, Yasmine, 11 ans, ne mène pas moins de sept interviews au fil de la journée. « Est-ce que vous vivez de votre métier ? » est la première question qu’elle pose aux écrivains qui passent à son micro. Beaucoup préfèrent répondre qu’ils exercent cette profession « par passion et non pour l’argent ». Mais, un peu en retrait des enfants et de son atelier de dessin, Marie Spénale, membre de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, confie : « La réforme du statut des auteurs n’est clairement pas prête. Nous ne savons rien de ce qui se trame et nos interlocuteurs au ministère et au CNL non plus visiblement. Leur désorganisation est assez inquiétante ».

   


Vincent Monadé, président du CNL, accuse le coup. « Le Centre national du livre reste évidemment aux côtés des auteurs et des éditeurs pour que la particularité de leur statut professionnel soit reconnu, insiste-t-il. Mais cela fait cinq ans que les auteurs réclament une vraie concertation et des réunions et ils les ont enfin obtenues. Ils ont enfin une ministre de la culture qui est issue du monde de l’édition, qui les comprend et qui est clairement de leur côté ».
Le Parc d’attractions littéraires, jusqu’au 17 juillet. Parc départemental Georges Valbon, 67, avenue Waldeck Rochet, La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
Le Livrodrome, festival littéraire itinérant, le 16 juillet à Gruissan, le 18 juillet à Bordeaux et le 20 juillet à Rouen.
Partir en livre, jusqu’au 22 juillet partout en France, programme complet sur www.partir-en-livre.fr



                            


                        

                        

