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Enquête

Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible

L’hépatite C, la grande oubliée (3). Pionnier dans la fabrication d’un antiviral dès 2015, le royaume n’a pas encore lancé son Plan national de lutte contre la maladie.

Par                                            Ghalia Kadiri (Casablanca, Maroc, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-07-25T17:37:39+02:00"

        Le 25.07.2018 à 17h37






    
Dans les laboratoires du fabricant marocain Pharma5.
Crédits : Pharma5


C’est l’un des grands paradoxes de santé publique au Maroc. Le royaume est l’un des rares pays à produire, depuis fin 2015, ses propres traitements contre l’hépatite C à base d’une nouvelle molécule « miracle » capable de guérir la plupart des malades, vendue soixante fois moins cher qu’aux Etats-Unis et trente fois moins cher qu’en France. Et pourtant, le traitement reste encore inaccessible à une grande partie des patients marocains atteints de la maladie infectieuse.
L’histoire était belle. Elle a débuté avec la commercialisation fin 2013 d’un antiviral à action directe révolutionnaire, le sofosbuvir du laboratoire américain Gilead, qui avait déclenché une vive polémique dans le monde en raison de son prix exorbitant. Ce dernier a néanmoins bouleversé la prise en charge de l’hépatite C puisqu’il la guérit en seulement douze semaines sans les effets secondaires observés traditionnellement et quelle que soit la souche du virus, alors que les traitements classiques duraient beaucoup plus longtemps avec un taux de guérison ne dépassant pas 60 %.

        Présentation de notre série
         

          L’hépatite C, la grande oubliée



Mais, pour garantir une situation de monopole, la firme américaine avait imposé des brevets dans plusieurs pays, faisant du sofosbuvir le seul produit disponible sur place et empêchant, par son prix prohibitif, de nombreux malades d’y avoir accès. Le Maroc, classé dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires, n’était pas considéré par Gilead comme un concurrent potentiel pour produire un générique et ne lui avait donc pas imposé pas de brevet. « Ça a été notre chance, car personne ne nous pensait capable de mettre un tel produit sur le marché », sourit Myriam Lahlou Filali, directrice générale du groupe pharmaceutique Pharma5. Ce laboratoire local, qui présente aujourd’hui un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros, a saisi l’occasion pour percer le secret de fabrication du sofosbuvir en toute légalité.
400 000 personnes infectées
En novembre 2015, le générique marocain du sofosbuvir est mis sur le marché à environ 1 160 euros la cure, contre plus de 40 000 euros en France. Le royaume est alors le seul pays africain, avec l’Egypte, à produire les génériques du sofosbuvir. Une vraie révolution thérapeutique dans un pays où 400 000 personnes sont infectées, soit 1,2 % de la population, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« 1 160 euros, ça reste une fortune relativement au PIB marocain »
Sauf que, pour les bénéficiaires du Régime d’assistance médicale (Ramed) pour les plus démunis, qui concerne 35 % des Marocains, le médicament n’est pas remboursé. « Le générique est peut-être beaucoup moins cher que dans les pays occidentaux, mais 1 160 euros, ça reste une fortune relativement au PIB marocain », déplore le docteur Taha Brahni, chargé de plaidoyer à Coalition Plus, qui rassemble une centaine d’associations de lutte contre le VIH et les hépatites.

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                Hépatites B et C : un fléau mondial en expansion



La gratuité du traitement pour les patients « ramedistes » est pourtant prévue dans le Plan stratégique national (PSN) pour le dépistage et le traitement des hépatites virales, élaboré en 2016. Un plan qui n’est toujours pas lancé en juillet 2018. Son initiateur, le ministre de la santé El-Houcine Louardi, a été limogé en octobre 2017, laissant le département sans tête pendant trois mois. « Le contexte politique au Maroc a en effet retardé le lancement du plan, reconnaît Ibtissam Khoudri, responsable du PSN au ministère de la santé, à Rabat. Mais nous sommes sur la bonne voie. Une fois que nous aurons les médicaments et les tests de dépistage, nous lancerons le PSN. Nous ne pouvons pas négliger tous ces patients qui attendent le traitement. Le nouveau ministre fait tout son possible pour que cela aboutisse. »
« Solidarité familiale »
En attendant, les médecins et les acteurs de la société civile sont désarmés face aux malades les plus démunis, « temporairement non soignés », selon le ministère de la santé. « Nous conseillons aux patients de faire appel à la solidarité familiale ou à vendre des biens s’il le faut afin de se procurer la cure », témoigne un médecin dans le secteur public. L’Association de lutte contre le sida au Maroc (ALCS), membre de Coalition Plus, qui fait un travail de plaidoyer pour une meilleure prise en charge des hépatites depuis l’arrivée des antiviraux, avait commencé des opérations de dépistage dès 2014 chez les personnes à risque. Notamment auprès des toxicomanes, particulièrement touchés par la maladie car ils s’échangent du matériel d’injection contaminé. « Nous avons trouvé un foyer d’infection à Nador [nord], où il y a beaucoup de consommateurs de drogues. Mais nous ne pouvons plus rien faire, ça déchire le cœur », regrette le docteur Brahni.

        Episode 1
         

          « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »



Déjà trop élevé pour la majorité des malades, le prix du générique vendu par Pharma5 n’a pas évolué et les laboratoires qui ont ensuite lancé leur propre générique se sont alignés sur ce tarif alors qu’en Inde et en Egypte, la cure de trois mois se vend désormais à quelques centaines d’euros. « A la veille du lancement, le ministère nous a demandé de constituer un stock nécessaire car un appel d’offres allait être lancé », explique Mme Lahlou Filali. Mais l’appel d’offres n’est tombé que fin 2017, avant d’être annulé quelques jours plus tard. « Nous avions acheté la matière première au prix fort afin de répondre rapidement aux besoins du pays. L’investissement, très lourd, ne nous a pas permis de baisser le prix », se défend la directrice de Pharma5, qui a finalement écoulé ses stocks dans le secteur privé au Maroc et en exportant en Russie et en Côte d’Ivoire.
« On ne sait pas combien ni qui et où sont les populations infectées. On navigue à vue »
Les raisons du report de l’appel d’offres sont restées inconnues. « Les responsables au ministère attendaient certainement que d’autres laboratoires créent leur générique. Soit par favoritisme, en particulier sous la pression des firmes étrangères qui souhaitent s’implanter. Soit pour créer de la concurrence et faire baisser le prix du médicament », révèle un fin connaisseur du dossier. Plusieurs scandales de corruption ont récemment éclaboussé le ministère de la santé, où différents directeurs, dont Omar Bouazza, à la tête du département du médicament et de la pharmacie, ont été remerciés par le nouveau ministre, Anas Doukkali, en poste depuis janvier. « Vu le prix du traitement, il y a beaucoup d’argent en jeu », poursuit la source.
Urgence
L’autre paradoxe, c’est le retard pris dans le travail de diagnostic, qui est encore le point faible de la lutte contre l’hépatite C au Maroc comme ailleurs sur le continent, où l’écrasante majorité des personnes infectées ignorent qu’elle le sont. Or, sans traitement pris à temps, les malades errent d’épisodes de fatigue en perte de poids, de douleurs musculaires en diarrhées, de maux de tête en troubles dépressifs, avant de développer une cirrhose ou un cancer du foie, et continuent à transmettre le virus sans le savoir. « Il n’y a aucune étude de séroprévalence de l’hépatite C au Maroc : on ne sait pas exactement combien, ni qui, ni où sont les populations infectées. On navigue à vue », souligne le Dr Brahni de Coalition Plus. Le ministère de la santé assure toutefois qu’une étude, cofinancée notamment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est « en cours de lancement ».

        Episode 2
         

          Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »



Aujourd’hui, le plus grand défi reste de trouver les fonds nécessaires pour lancer le Plan stratégique national, que Coalition Plus a estimé à 6,9 milliards de dirhams (625 millions d’euros). « Tant que le traitement était nocif et très cher, la maladie ne faisait pas partie des grands enjeux de santé publique, assure Hakima Himmich, fondatrice de l’ALCS et actuelle présidente de Coalition Plus. Depuis l’arrivée des antiviraux à action directe, le ministère est convaincu. A présent, il faut sortir l’argent. » Pour convaincre les responsables, Coalition Plus a récemment publié une enquête démontrant que le traitement de l’hépatite C est plus rentable à long terme puisqu’il épargne le coût faramineux des complications.
Parmi les options de financement, la possibilité d’un prêt à taux zéro octroyé par Unitaid a été examinée, mais « aucune initiative concrète n’existe à ce stade », explique son directeur exécutif, Lelio Marmora. Il devient pourtant urgent de traiter les milliers de malades en attente de guérison.
Cette série a été réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.

Sommaire de notre série Hépatite C, la grande oubliée
Le Monde Afrique propose une série de reportages, décryptages, portraits et entretiens pour raconter l’état d’avancement de la lutte contre l’hépatite C sur le continent.
Episode 3 Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible
Episode 2 Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »
Episode 1 « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »
Présentation de la série L’hépatite C, la grande oubliée




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Cette découverte scientifique laisse redouter une stigmatisation plus importante des milliers de survivants de l’épidémie qui a sévi en Afrique de l’Ouest en 2014.
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édition abonné


Un cas de résurgence du virus Ebola un an après l’infection initiale

Cette découverte scientifique laisse redouter une stigmatisation plus importante des milliers de survivants de l’épidémie qui a sévi en Afrique de l’Ouest en 2014.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h06
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Le virus de la fièvre Ebola peut continuer à tuer, alors même que la maladie a été déclarée vaincue. Un article de la revue scientifique The Lancet Infectious Diseases, publié mardi 24 juillet, fait état du cas d’une femme qui, un an après avoir survécu à la maladie, a infecté son mari et deux de ses enfants au Liberia, en novembre 2015.
« Ce n’est pas la première fois, mais ces cas de résurgence sont assez rares, et il faut, à chaque fois, les documenter pour pouvoir quantifier la probabilité et organiser les programmes de suivi », explique le docteur Lorenzo Subissi, microbiologiste et épidémiologiste, coauteur de l’article. Une dizaine de cas similaires ont été observés, dont deux au Liberia, au cours de l’année 2015.
De fait, après l’épisode de fièvre Ebola en Afrique de l’Ouest, durant les années 2014-2015, qui fit plus de 11 000 morts, pour la première fois la communauté médicale put travailler sur un grand nombre de survivants, 17 000, puisque le virus avait contaminé 28 000 personnes au total dans les trois pays touchés, Liberia, Sierra Leone et Guinée. « Lors des épidémies précédentes [les premières flambées de fièvre à virus Ebola sont apparues en 1976], nous disposions tout au plus de quelques dizaines, voire centaines, de personnes ayant survécu à la maladie, alors que, là, elles sont des milliers », avance Lorenzo Subissi.
« Réactivation » lors d’une grossesse
Dans le cas documenté par The Lancet Infectious Diseases, il s’agit d’une famille de six personnes : les parents et quatre fils âgés de 2 mois, 5 ans, 8 ans et 15 ans. Ce dernier a été diagnostiqué Ebola à Monrovia, le 19 novembre 2015. Aussitôt dirigé vers une unité de traitement Ebola, il est mort quatre jours plus tard.
Les investigations, menées systématiquement dans l’entourage des malades, ont permis de constater que le père et le fils de 8 ans, ainsi que le fils décédé, étaient aussi porteurs du virus, identique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Une tromperie consistant à « gonfler » les émissions de dioxyde de carbone permettrait aux constructeurs de satisfaire aux futurs objectifs de réduction sans risquer des sanctions.
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Pollution: la Commission européenne soupçonne les constructeurs automobiles de nouvelles manipulations

Une tromperie consistant à « gonfler » les émissions de dioxyde de carbone permettrait aux constructeurs de satisfaire aux futurs objectifs de réduction sans risquer des sanctions.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h47
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les constructeurs automobiles sont décidément plein de ressources. Le scandale du « dieselgate » avait révélé en 2015 que Volkswagen, notamment, avait truqué ses moteurs afin de minorer les rejets d’oxyde d’azote, un gaz très toxique, lors des tests d’homologation. Cette fois, ils sont soupçonnés, au contraire, de « gonfler » les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs flottes afin de satisfaire aux futures normes.
L’alerte a été donnée par la Commission européenne. Dans un courrier daté du 18 juillet que Le Monde a pu consulter, les commissaires européens chargés respectivement du climat et de l’énergie (Miguel Canete) et de l’industrie (Elzbieta Bienkowska) révèlent que « des données collectées par les autorités des Etats membres » ont mis en évidence que des constructeurs avaient volontairement « gonflé » leurs niveaux d’émissions.

        Lire aussi :
         

                Nouvelles normes d’émissions de CO2 : Bruxelles cède au lobby automobile



A partir de 2021, voitures et utilitaires seront soumis à un nouveau test harmonisé au niveau mondial appelé « WLPT » (Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure), en lieu et place de l’actuel protocole dit « NEDC ». Principal changement, les réductions de CO2 des voitures seront désormais mesurées en pourcentage et non plus en valeur absolue (gramme par kilomètre) comme c’est le cas aujourd’hui.
L’Union européenne a imposé aux constructeurs un objectif de réduction des émissions de CO2 de 30 % d’ici à 2030, et de 15 % en 2025. Or ces objectifs seront calculés par rapport aux niveaux d’émissions déclarés par les fabricants en 2020 dans le cadre de l’actuel cycle NEDC. D’où l’intérêt de la tromperie.
Des émissions « gonflées » jusqu’à 13 %
Bruxelles assure avoir accumulé des « preuves ». Selon les données collectées par Bruxelles, les rejets de CO2 seraient gonflés en moyenne de 4,5 % et jusqu’à 13 %. Concrètement, lors des contrôles en laboratoire, les constructeurs auraient par exemple fait tester leurs voitures avec des batteries déchargées (nécessitant donc de consommer plus, et d’émettre davantage de CO2 pour qu’elle se recharge) ou en désactivant le système « start & stop ».
« Les objectifs de 2025 et 2030 seraient fragilisés par un point de départ gonflé », conclut la Commission, qui recommande de ne plus baser les calculs sur les valeurs déclarées par les constructeurs, mais sur les niveaux mesurés par des organismes indépendants dans le cadre du nouveau protocole WLTP.
« Après le dieselgate, les constructeurs automobiles avaient promis de changer et que les nouveaux tests étaient la solution. Maintenant, il est clair qu’ils sont en train de les utiliser pour saper les nouveaux standards de CO2, estime William Todts, directeur de l’ONG Transport & Environment. Ils veulent s’y conformer avec un minimum d’efforts pour pouvoir continuer à vendre des diesels et retarder la transition vers les voitures électriques. »
Les constructeurs seront sanctionnés s’ils ne respectent pas les objectifs de réduction fixés pour 2025 et 2030. Ils sont soupçonnés de s’être mis d’accord pour ne pas être pénalisés les uns par rapport aux autres, estime-t-on à Transport & Environment.
Interrogé par l’AFP, le constructeur allemand BMW a affirmé « faire tout son possible » pour parvenir à l’objectif ambitieux fixé par l’UE tout en assurant se conformer aux outils de mesures réglementaires. En France, PSA assure effectuer ces mesures « en toute transparence » sous le contrôle d’organismes indépendants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ La chaleur exceptionnelle et les incendies ont tué depuis juillet des centaines de personnes et provoqué de nombreux dégâts dans le monde.
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Grèce, Japon, Finlande… la canicule fait des ravages à travers le monde

La chaleur exceptionnelle et les incendies ont tué depuis juillet des centaines de personnes et provoqué de nombreux dégâts dans le monde.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h56
   





                        



   


Des dizaines d’incendies continuaient à ravager la Grèce, mercredi 25 juillet, ainsi que plusieurs pays d’Europe du Nord, tandis qu’une grande partie du continent suffoque sous la chaleur. De la Suède au Québec en passant par le Japon, la canicule affecte la moitié de l’hémisphère Nord. Selon les experts climatiques, ces vagues de chaleur exceptionnelles pourraient devenir de plus en plus courantes.
Incendies en Grèce
Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont ravagé lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 79 morts. Les pompiers poursuivaient mercredi les recherches de personnes bloquées dans des maisons ou des voitures carbonisées, aux environs des stations balnéaires de Mati et de Rafina, dévastées par des incendies meurtriers.
Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations.
Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées.

La Grèce en deuil après des incendies meurtriers, au moins 74 morts https://t.co/iDMje0kk6M #AFP https://t.co/T5OKsyOnXH— afpfr (@Agence France-Presse)


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Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger.

        Lire notre reportage :
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



L’Europe du Nord suffoque
D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs.
La Suède, qui par endroits n’a quasi pas enregistré de précipitations en près de trois mois et connaît le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi, a dû faire appel à la solidarité européenne pour lutter contre le feu. Plus de 25 000 hectares sont déjà partis en fumée ; ce qui représente plus de deux fois la superficie de Paris.

Incendies en #Suede, la situation le 24/7 à 15h. 26 feux actifs selon les secours, dont 4 ont un niveau critique. P… https://t.co/IBoQmsbmXV— OlivierSweden (@Olivier Truc)


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Le risque est jugé « extrême » par les autorités, en particulier dans la partie méridionale, où le thermomètre pourrait atteindre 35 oC dans les prochains jours, sans espoir de pluie. L’office des forêts suédois a d’ores et déjà estimé les préjudices à 87 millions d’euros.
En Finlande, la province septentrionale de la Laponie est particulièrement touchée, avec des feux de forêt et d’herbe persistants, qui viennent s’ajouter, à sa frontière orientale, à des incendies partis de Russie.

24/07 dans la presse, réalité climatique :
• Canicule au Japon : 80 morts, 35.000 personnes à l'hôpital 
— ObsDefClim1 (@Observatoire Défense et Climat)


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Dans le sud de la Norvège, plusieurs feux de forêts se sont déclarés ces dernières semaines, provoquant, le 15 juillet, la mort d’un pompier. Et comme en Suède, des éleveurs sont contraints d’abattre une partie de leur cheptel, faute d’herbe et de foin.
Canicule : au moins 80 morts au Japon
L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 oC – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées.

Le Bureau de Meteo Japon a convoqué une conférence de presse urgente (et c’est déjà extraordinaire venant d’eux) po… https://t.co/61GPp5WRfk— JaponMeneATout (@Jerome Ydarack)


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La majorité des décès concerne des personnes âgées, mais des enfants figurent au nombre des victimes, dont un garçon de 6 ans qui a succombé à un coup de chaleur à la suite d’activités extérieures et alors que la salle de classe n’était pas climatisée.
« Des mesures d’urgence sont nécessaires pour protéger les enfants », a déclaré mardi matin le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors d’une conférence de presse. Le gouvernement va subventionner l’installation de climatiseurs dans les écoles, les collèges et les lycées à partir de l’été 2019.
A la date du 1er avril 2017, moins de la moitié des salles de classes d’établissements scolaires publics disposaient d’une climatisation. L’extension de la durée des congés d’été figure également parmi les dispositions à l’étude, a déclaré M. Suga. Des températures inédites ont été atteintes dans tout le pays, notamment dans la ville de Kumagaya (préfecture de Saitama), au nord de Tokyo, qui a battu le record national lundi avec un thermomètre affichant 41,1 oC.

        Lire la tribune de Jean-François Heimburger, journaliste spécialiste du Japon :
         

          « Il est nécessaire d’améliorer la prise en compte des catastrophes naturelles au Japon »



Vague de chaleur meurtrière au Québec
Une vague de chaleur a frappé le Québec au début du mois de juillet, avec une température ressentie allant jusqu’à 45 oC et provoquant 70 morts, selon un bilan des autorités sanitaires communiqué le 10 juillet. Une chaleur d’une intensité comparable à celle qui, en 2010, avait entraîné la mort d’une centaine de personnes dans la région de Montréal.
Les victimes font partie de « populations très vulnérables, personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques ou mentales » et ne disposant pas de la climatisation, a précisé la docteure Drouin, directrice régionale de la santé publique de Montréal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Conséquences de la vague de chaleur : un pic de pollution à l’ozone ; des restrictions de la circulation dans la région ; et l’ouverture de salles où se rafraîchir à Paris.
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Canicule : coup de chaud sur l’Ile-de-France, dix-huit départements en vigilance orange

Conséquences de la vague de chaleur : un pic de pollution à l’ozone ; des restrictions de la circulation dans la région ; et l’ouverture de salles où se rafraîchir à Paris.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h56
   





                        



Ventilateurs et brumisateurs sont à nouveau de sortie. L’Ile-de-France va connaître un coup de chaud jusqu’à vendredi, avec pour conséquence un pic de pollution à l’ozone, des restrictions de la circulation dans la région et l’ouverture de salles où se rafraîchir à Paris.
Mercredi 25 juillet, Météo-France a placé dix-huit départements en vigilance orange jusqu’à au moins jeudi après-midi : Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, le Val-d’Oise, le Nord, le Somme, le Pas-de-Calais, l’Aisne, la Marne, la Côte-d’Or, la Saône-et-Loire, le Rhône, l’Ardèche, la Drôme. « Il s’agit d’un phénomène non remarquable mais nécessitant une vigilance particulière, notamment pour les personnes sensibles ou exposées », souligne Météo-France.

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Les véhicules les plus polluants sont interdits mercredi à Paris et en proche banlieue. Cette mesure concerne les véhicules non classés (pour la plupart dont l’immatriculation est antérieure à 1997) et les véhicules de classe 4 et 5, selon la classification des vignettes Crit’Air, obligatoires à Paris.
Un forfait antipollution de 3,80 euros pour la journée permettra d’emprunter les transports en commun franciliens mercredi et jeudi. La région Ile-de-France prendra aussi en charge les coûts pour le covoiturage sur les trajets de courte distance.
« Mercredi après-midi, les températures resteront orientées à la hausse avec 34 à 37 °C attendus », selon le bulletin de Météo-France, qui prévoit que « les nuits seront elles aussi de plus en plus chaudes ». Les températures devraient connaître une « baisse sensible » durant le week-end, avant de repartir à la hausse la semaine prochaine.
Episode de pollution à l’ozone
Les effets de ces fortes chaleurs se font déjà sentir en Ile-de-France, avec un épisode de pollution à l’ozone. Ce gaz corrosif, qui favorise l’asthme et peut aggraver des troubles cardio-vasculaires ou respiratoires, se forme sous l’action d’un fort ensoleillement et de températures élevées par la combinaison de deux polluants : les composés organiques volatils, émis par des sources naturelles mais également par l’industrie, et les oxydes d’azote (NO2), principalement émis par le trafic routier.
L’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airparif prévoit mercredi, pour la troisième journée d’affilée, un dépassement du seuil d’information de 180 g/m3. « On ne voit pas d’amélioration jeudi », faute de vent, prévient Patrick Garnoussi, prévisionniste à Airparif.
Des îlots de fraîcheur
Pour lutter contre la pollution, la circulation en Ile-de-France a été réduite mardi de 20 km/h, et les poids lourds de plus de 3,5 tonnes devront contourner l’agglomération parisienne. La préfecture a aussi demandé de réduire le fonctionnement des installations fixes des industries dont les émissions de composés organiques volatils contribuent à l’épisode.
Le préfet de Paris a déclenché le niveau 3 du plan de gestion de la canicule à Paris, qui correspond à une « alerte canicule ». Un numéro de téléphone (39 75) a été activé pour les personnes les plus fragiles.
Des salles où se rafraîchir sont ouvertes entre 14 heures et 18 heures, dans des mairies d’arrondissement ou des centres d’action sociale de la ville de Paris. L’application Extrema Paris, disponible sur smartphone, permet de repérer des îlots de fraîcheur, comme les parcs, les églises ou les lieux équipés de brumisateurs, ouverts le jour ou la nuit. D’autres salles sont ouvertes, par exemple dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

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Par ailleurs, le distributeur Veolia Eau d’Ile-de-France refait campagne pour lutter contre l’ouverture intempestive de bouches à incendie en région parisienne, un phénomène apparu en 2015 qui complique le travail des pompiers et entraîne d’importantes pertes d’eau.

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Le thermomètre va aussi grimper ailleurs, notamment dans le Nord, où la température dépassait déjà les 20 °C mercredi à 5 h 45. A Lille, la mairie doit installer jeudi des brumisateurs sur deux places principales et deux parcs resteront ouverts dès mercredi soir jusqu’à 23 heures.
La préfecture du Nord a par ailleurs placé le département en « vigilance sécheresse » – niveau 1 sur une échelle de 4 – et appelle à éviter « tout gaspillage », sans imposer pour l’heure de restrictions. L’usage de l’eau est en revanche restreint dans des départements de l’Ouest en raison de la sécheresse, particulièrement en Vendée.
Pour les autres départements en vigilance jaune canicule (la moitié est de la France), « le pic de chaleur est attendu également pour vendredi », selon Météo France.
« Un moment de solidarité collective »
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a rappelé mercredi sur RTL qu’« énormément de procédures » avaient été mises en place depuis une quinzaine d’années, et l’été meurtrier de 2003, pour faire face à ces épisodes caniculaires.
« Aujourd’hui nous établissons chaque semaine un décompte des personnels dans les services d’urgence. Nous adaptons évidemment les effectifs aux besoins, a déclaré la ministre, qui doit se rendre mercredi au SAMU de Paris. C’est aussi un moment de solidarité collective, c’est aussi le moment d’aller voir ses voisins. C’est le moment de faire attention à chacun d’entre nous et aux plus vulnérables. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les pailles en plastique sont parmi les déchets les plus retrouvés dans les océans.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Un flot de cinq milliards de mètres cubes d’eau a été libéré lundi soir, submergeant au moins sept villages dans le sud-est du pays. Plusieurs morts sont à déplorer.
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La rupture d’un barrage au Laos, chronique d’un drame annoncé

Un flot de cinq milliards de mètres cubes d’eau a été libéré lundi soir, submergeant au moins sept villages dans le sud-est du pays. Plusieurs morts sont à déplorer.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 14h24
    |

            Harold Thibault et 
Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

Combien de personnes ont disparu dans la province d’Attapeu, dans le sud-est du Laos ? Les autorités laotiennes étaient incapables de le dire après que la rupture du barrage Xe-Pian Xe Nanmoy a libéré, lundi 23 juillet vers 20 heures, un flot de cinq milliards de mètres cubes d’eau qui a submergé au moins sept villages, emporté les maisons et contraint des habitants à se réfugier sur le toit des bâtiments restés debout, ou dans les arbres.
« Des centaines de personnes » manquent à l’appel, se contentait d’évaluer l’agence de presse officielle KPL, mardi 24 juillet. Dans cette région reculée d’un pays montagneux, et où le pouvoir se démarque par son opacité, le bilan est incertain.
Dans la matinée de mercredi, le consulat de Thaïlande au Laos faisait état de dix-neuf corps retrouvés. « Il y a 131 disparus », a finalement déclaré, mercredi dans la journée, le premier ministre Thongloun Sisoulith, alors que l’agence de presse officielle évoquait jusqu’ici « des centaines de disparus ».
Des images de la chaîne ABC Laos News montrent des villages dont ne dépassent plus de l’eau boueuse que les arbres et les toits. Dans une vidéo, une femme traumatisée monte avec son bébé dans une barque en bois et explique que sa mère est toujours réfugiée sur un arbre. Au moins 6 600 personnes sont sans logement.
La retenue est située sur un affluent du Mékong dans une région à l’extrême-sud, non loin des frontières du Vietnam et du Cambodge. Le projet de cette retenue d’eau, dont 90 % de la production était censé bénéficier à la Thaïlande une fois les travaux finis, est le fruit d’une collaboration entre l’Etat laotien, une entreprise thaïlandaise et deux groupes sud-coréens, dont une branche de SK, l’un des principaux conglomérats de Corée du Sud.
Le projet de 410 mégawatts devait entrer en opération en 2019. Il consiste en deux barrages principaux et cinq retenues auxiliaires qui devaient permettre de détourner trois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Lundi, la rupture d’un barrage, situé sur un affluent du Mékong dans le sud-est du pays, a provoqué l’inondation de plusieurs villages.
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Barrage effondré au Laos : 131 personnes disparues, selon un premier bilan

Lundi, la rupture d’un barrage, situé sur un affluent du Mékong dans le sud-est du pays, a provoqué l’inondation de plusieurs villages.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 05h57
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 14h32
   





                        



C’est un premier bilan, qui risque de s’alourdir. Un total de 131 personnes sont portées disparues au Laos, après l’effondrement d’un barrage qui a submergé des villages entiers, a déclaré mercredi 25 juillet le premier ministre laotien, Thongloun Sisoulith. L’agence de presse officielle évoquait jusqu’ici « des centaines de disparus ».
Avec la rupture lundi soir du barrage, situé sur un affluent du Mékong dans le sud-est du Laos, cinq milliards de mètres cubes d’eau – l’équivalent de plus de deux millions de piscines olympiques – ont été libérés.

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Des dégâts détectés la veille
Mercredi, le groupe sud-coréen partenaire d’un projet hydroélectrique en construction au Laos a par ailleurs expliqué avoir découvert que la partie supérieure d’un barrage auxiliaire avait été emportée par les eaux 24 heures avant son effondrement.
SK Engineering & Construction, un constructeur sud-coréen qui est l’un des partenaires du projet, a déclaré s’être rendu compte des dégâts subis par la partie supérieure du barrage auxiliaire vers 21 heures dimanche. « Nous avons immédiatement alerté les autorités et commencé à évacuer les villageois en aval », a dit l’entreprise dans un communiqué.

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Les travaux de réparation entrepris ont été entravés par les pluies abondantes qui ont endommagé les routes. Lundi matin, les opérateurs ont évacué de l’eau du barrage de Xe-Namnoy, l’un des deux principaux ouvrages du projet, afin de tenter de réduire la pression sur la structure auxiliaire. Vers midi, le gouvernement a été prévenu de l’aggravation des dégâts, ce qui l’a conduit à émettre un ordre d’évacuation officiel à l’intention des habitants situés en aval. La structure s’est effondrée quelques heures plus tard, ajoute SK Engineering.
Mardi matin, sept des 12 villages situé en aval avaient été inondés, ajoute SK. Des photos prises du ciel montrent une gigantesque zone comprenant des maisons comme la jungle, noyée sous les eaux brunâtres. Dans une vidéo, on peut voir des familles perchées sur les toits en train d’attendre les secours. Un temple bouddhiste proche est partiellement submergé.
Equipe de crise
Le groupe sud-coréen a annoncé l’envoi sur les lieux d’une équipe de crise, constituée d’hélicoptères, de bateaux et de secouristes. « Actuellement, SK E & C travaille activement au sauvetage des personnes et à l’aide aux réparations avec le gouvernement laotien », selon le communiqué.
Des dizaines de barrages, financés majoritairement par la Chine, sont actuellement en construction dans le pays communiste pauvre et enclavé, notamment sur le Mékong. Traversé par un vaste réseau de rivières, le Laos tire de l’exportation de l’énergie hydroélectrique une source de revenus importante, exportant la majeure partie de l’électricité vers les pays voisins comme la Thaïlande.
L’ouvrage à 1,2 milliard de dollars situé près de la frontière avec le Cambodge est en cours de construction depuis 2013. Le projet comprend une série de barrages sur les rivières Houay Makchanh, Xe-Namnoy et Xe-Pian.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans la ville balnéaire la plus touchée par les incendies autour d’Athènes, l’heure est au deuil. Le bilan des feux s’est alourdi à au moins 79 morts.
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Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »

Dans la ville balnéaire la plus touchée par les incendies autour d’Athènes, l’heure est au deuil. Le bilan des feux s’est alourdi à au moins 79 morts.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 01h34
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 13h13
    |

                            Marina Rafenberg (Mati, Rafina (Grèce), envoyée spéciale)








                        



Mati, à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Athènes, ressemblait à une ville fantôme, mardi 24 juillet, dans l’après-midi. Rares sont les habitations qui ont résisté aux terribles feux de la nuit de lundi à mardi, l’odeur de brûlé embaumait encore l’air, les Canadair survolaient toujours les environs, les carcasses des véhicules étaient omniprésentes, et les rescapés venaient vérifier l’étendue des dégâts. « Mati n’existe plus », a déclaré à la télévision grecque le maire de Rafina, le chef-lieu voisin, Evangelos Bournous. Plus de 1 000 demeures et 300 véhicules ont été ravagés par les flammes. Soixante-dix-neuf personnes ont péri à Mati et à Rafina, et au moins 187 personnes, dont 23 enfants, ont été blessées, selon le dernier bilan officiel, mercredi en milieu de matinée.
Le bilan excède désormais celui des incendies qui ravagèrent le sud de la péninsule du Péloponnèse en août 2007 et qui tuèrent environ 70 personnes.
En début d’après-midi mardi, après une nuit blanche, Katerina Pantelidis est revenue sur les lieux avec son frère Giorgos, le visage couvert de cendres et en pleurs. « A dix minutes près, je n’aurais pas été en vie… Quand nous sommes sortis de la maison avec mon père et ma mère, les flammes arrivaient à toute vitesse, emportées par le vent. Nous avons couru jusqu’à la marina pour nous mettre à l’abri. Je suis tombée, je me suis foulé la cheville, j’ai cru vraiment que j’allais mourir, raconte-t-elle confuse, les yeux embués. J’entends encore les cris de partout, je revois les visages d’enfants brûlés, les animaux calcinés, ce sont des images d’horreur ! »

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Giorgos Pantelidis était à Rafina quand le feu s’est propagé : « J’ai attendu avec angoisse pendant des heures avant de les voir sains et saufs, je n’avais pas de nouvelles, ils avaient laissé leurs téléphones portables à la maison. » Pendant huit heures, la famille Pantelidis a attendu les secours dans le petit port de plaisance, avec près de 300 personnes. « Finalement, c’est un pêcheur qui nous a ramenés vers le port de Rafina. Il nous a sauvé la vie ! », confie Katerina Pantelidis.

   


« Nous avons tout perdu »
Au club nautique, Michalis Schinas a mobilisé tous les propriétaires de bateau pour qu’ils aident les gardes-côtes et qu’ils ramènent autant que possible des personnes vers Rafina. « A ce moment-là, nous devions aider. Maintenant, après les événements, nous sommes sous le choc. Nous avons vu des enfants se noyer, des dizaines de blessés et des grands brûlés. De nombreuses personnes âgées sont aussi portées disparues et nous craignons de retrouver leurs corps en mer les prochains jours… », dit-il. Une base de données pour retrouver les disparus a été mise en place, et sur les réseaux sociaux, les photos des personnes recherchées sont relayées activement.

   


Le toit de la maison des Pantelidis s’est effondré et sur l’entrée de la bâtisse, un signe jaune vient d’être griffonné. Un ingénieur civil est passé mardi, comme l’a prévu le gouvernement dans toute la région, et a décrété qu’elle devait être démolie car elle est devenue trop dangereuse pour y habiter. « Le gouvernement promet de nous aider mais comment ? Nous avons tout perdu. Nous sommes désormais à l’hôtel et nous ne savons pas pour combien de temps… », s’exaspère Giorgos Pantelidis.
L’adjoint au maire de Rafina, Panagiotis Kalfantis, assure que « 150 personnes restent sans logement principal, de nombreuses maisons n’ont plus ni l’électricité ni l’eau, et cela prendra des semaines avant un retour à la normale ». A quelques mètres de la bâtisse des Pantelidis, Giannis Kalogiros a, malgré les recommandations des pompiers, bravé les flammes pour sauver son fils de 7 ans, bloqué, avec sa belle-sœur et son bébé, dans une chambre d’hôtel : « J’ai agi bêtement, j’aurais pu mourir. Mais je me suis dit que ma vie n’avait pas beaucoup de sens sans mon fils et j’ai pris ce risque. »
Tasos Filipou, propriétaire de l’Hôtel Miami, estime avoir eu « de la chance » : « Tout autour de nous, les maisons brûlaient, plusieurs personnes sont mortes, mais notre hôtel a été épargné… Les touristes sont tous partis dans d’autres hôtels, dans des localités voisines épargnées par les feux. Pour moi, la saison est finie ! »
Solidarité
La solidarité s’organise un peu partout dans la région sinistrée. Les supermarchés ont offert de l’eau et de la nourriture aux survivants, des volontaires affluent de toute la région pour distribuer des vivres et des médicaments, des médecins se mobilisent bénévolement, des associations de protection des animaux recueillent les bêtes égarées.
Nikos Nikolakopoulos a parcouru une quarantaine de kilomètres pour apporter nourriture et eau aux personnes qui ont perdu leurs maisons et sont temporairement hébergées dans le stade de la ville de Rafina ou dans les hôtels aux alentours. « Mon meilleur ami habite à Mati, il a failli perdre la vie, sa voiture a été complètement brûlée, sa maison partiellement démolie mais le plus important c’est que toute sa famille aille bien. Tellement de personnes sont mortes, c’est une tragédie et c’est bien normal d’aider ! », commente le trentenaire.
Despina Perimeni, de la Croix-Rouge, parle d’un « véritable élan de solidarité ». « Tout le monde est traumatisé. Nous avons mis en place des premiers secours pour les blessés, mais aussi une cellule psychologique. Les lendemains d’une telle catastrophe vont être difficiles », constate-t-elle.
Mardi, le premier ministre, Alexis Tsipras, a déclaré trois jours de deuil national : « Nous ne devons pas nous laisser dépasser par notre peine. Nous devons dans les prochaines heures lutter, être unis et solidaires avec les citoyens touchés par cette tragédie. »
Vers 18 heures, mardi, Konstantinos Kalamaras, pompier, prenait sa première pause pour manger un sandwich, après plus de vingt-quatre heures de service. « La nuit de lundi à mardi a été très dure, nous avons tout donné pour sauver le plus de vies possible. Mais c’était l’apocalypse !, soupire-t-il, éreinté, dégoulinant de sueur. La vue de squelettes d’enfants morts carbonisés dans les bras de leur mère me marquera à jamais. J’ai vécu la pire nuit de ma vie et j’espère ne jamais en revivre de telles. »
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les températures pourraient atteindre 33 degrés en région parisienne et 35 degrés dans le nord du pays.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
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Vague de chaleur : neuf départements en vigilance orange en Ile-de-France et dans le Nord

Les températures pourraient atteindre 33 degrés en région parisienne et 35 degrés dans le nord du pays.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 22h55
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 08h30
   





                        


Météo-France a placé, mardi 24 juillet, neuf départements en vigilance orange, en région parisienne et dans le Nord, pour un épisode de canicule qui doit durer au moins jusqu’à jeudi soir, avec des températures pouvant atteindre « 33 degrés en région parisienne ».
Sont concernés par le bulletin de l’organisme météorologique les départements suivants : Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, le Val-d’Oise et le Nord.
Interdiction des véhicules polluants à Paris
Mercredi, les véhicules les plus polluants seront interdits à Paris et en proche banlieue. Cette mesure concerne les véhicules non classés — pour la plupart dont l’immatriculation est antérieure à 1997 — et les véhicules de classe 4 et 5, selon la classification des vignettes Crit’Air, obligatoires dans la capitale.

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Le distributeur Veolia Eau d’Ile-de-France refait campagne pour lutter contre l’ouverture intempestive de bouches à incendie en région parisienne, un phénomène apparu en 2015 qui complique le travail des pompiers et entraîne d’importantes pertes d’eau.

Le thermomètre va aussi grimper dans d’autres régions, sans atteindre forcément des niveaux caniculaires. « Les 35 °C pourront être atteints dans le Nord, l’Est, en journée mais il faut aussi voir les températures nocturnes », pour parler d’un épisode de canicule, rappelle le prévisionniste de Météo-France.
« Sur les autres départements en vigilance jaune canicule, le pic de chaleur est attendu également pour vendredi, mais soit la durée de l’épisode, soit les températures maximales prévues ne justifient pas leur placement en vigilance orange », explique Météo-France dans son bulletin.

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Des restrictions d’usage de l’eau ont toutefois été prises dans plusieurs départements de l’ouest de la France en raison de la sécheresse, particulièrement en Vendée.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Cet épisode d’Ebola, déclaré le 8 mai dans le nord-ouest du pays, aura tué 33 personnes, pour 54 cas au total.
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Fin de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo

Cet épisode d’Ebola, déclaré le 8 mai dans le nord-ouest du pays, aura tué 33 personnes, pour 54 cas au total.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 20h54
   





                        



   


Kinshasa a annoncé, mardi 23 juillet, la fin de la neuvième épidémie de la maladie à virus Ebola sur le sol congolais, a annoncé le ministre de la santé, Oly Ilunga, à la veille d’une cérémonie prévue avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cet épisode d’Ebola, déclaré le 8 mai dans le nord-ouest du pays, aura tué 33 personnes, pour 54 cas au total.
L’OMS a félicité « le pays et toutes celles et ceux impliqués dans la fin de l’épidémie ». Son directeur, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sera présent mercredi à Kinshasa pour marquer la fin de l’épidémie avec les autorités de la République démocratique du Congo.
Le bilan final apparaît comme un moindre mal, puisque les autorités congolaises s’étaient préparées avec leurs partenaires « au pire des scénarios » face à une crise « sans précédent » avec cette épidémie qui a touché l’Equateur, à la frontière du Congo-Brazzaville.

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L’inquiétude a été à son comble lorsque la maladie, partie de zones isolées dans la forêt équatoriale, a gagné dès le 16 mai un grand centre urbain, la capitale provinciale Mbandaka et ses 1,2 million d’habitants, reliée directement à Kinshasa et ses quelque 10 millions d’habitants par le fleuve Congo. L’OMS explique :
« A la différence des précédentes épidémies, celle-ci a touché quatre endroits différents, y compris un centre urbain en connexion fluviale avec la capitale et les pays voisins, tout comme des villages isolés dans la forêt équatoriale. Au début la préoccupation était forte que la maladie puisse se répandre dans d’autres endroits de la RDC, et aux pays voisins »
L’OMS avait été critiquée pour avoir tardé à réagir lors de la pire épidémie d’Ebola, qui fit plus de 11 000 morts en 2013-2014, en Afrique de l’Ouest. Deux semaines après l’annonce du déclenchement de la nouvelle épidémie, l’OMS et les autorités congolaises ont lancé une vaccination ciblée qui a visé le personnel soignant, les contacts des malades et les contacts des contacts, soit 3 300 personnes au total.
Vaccin expérimental
Utilisé pour la première fois, le vaccin contre Ebola, encore expérimental, a été un « outil fantastique », mais il n’a joué qu’un « petit rôle » dans la lutte contre l’épidémie en RDC, a déclaré Michael Ryan, sous-directeur général à l’OMS. De l’avis des autorités congolaises et de l’OMS, l’efficacité de la riposte tient notamment à une réponse humanitaire rapide et agressive, avec un « déploiement extrêmement rapide des équipes nationales et des intervenants internationaux sur le terrain », selon M. Ryan.

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Tout au long de l’épidémie, l’OMS et les ONG ont pris soin de rappeler que la RDC assurait le « leadership » de la réponse, pour ne pas froisser la susceptibilité de Kinshasa. En avril, juste avant l’épidémie, les autorités congolaises avaient en effet boycotté une conférence humanitaire au bénéfice de la RDC, accusant les Nations unies et les ONG d’exagérer la crise humanitaire dans le pays.
« Cette réponse efficace à la maladie Ebola devrait convaincre le gouvernement congolais et ses partenaires qu’il est possible de contrer d’autres épidémies », a déclaré le directeur général de l’OMS. Comme dans de nombreux pays africains, le paludisme tue chaque année en RDC des milliers de personnes. Le pays est aussi confronté à une épidémie de choléra qui a touché Kinshasa en début d’année. Vingt-six cas de polio ont également été enregistrés ces derniers mois en RDC, des « dérivés » indésirables du vaccin administré à des millions d’enfants.
Cette épidémie de fièvre Ebola est la neuvième sur le sol congolais depuis que le virus y a été identifié en 1976. L’une des plus violentes avait eu lieu en 2007, où la fièvre hémorragique avait particulièrement sévi au Kasaï occidental (centre) entre avril et octobre, faisant 187 morts sur 264 cas répertoriés.
L’épidémie congolaise est la deuxième flambée d’Ebola depuis la terrible épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre décembre 2013 et 2014, causant plus de 11 300 morts sur quelque 29 000 cas recensés, à plus de 99 % en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La capitale grecque est actuellement encerclée par de nombreux incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet, faisant au moins 60 morts et plus de 150 blessés.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les incendies qui ravagent depuis lundi les alentours de la capitale grecque ont fait au moins 79 morts et plus de 180 blessés, dont 23 enfants.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Au moins 207 défenseurs des droits à la terre et de l’environnement ont été tués en 2017 dans vingt-deux pays différents, selon l’ONG britannique Global Witness.
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2017, année la plus meurtrière pour les défenseurs de l’environnement

Au moins 207 défenseurs des droits à la terre et de l’environnement ont été tués en 2017 dans vingt-deux pays différents, selon l’ONG britannique Global Witness.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 08h10
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 08h16
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Les noms des victimes et les statistiques se succèdent au fil des pages. Des témoignages, glaçants, viennent compléter le macabre tableau. En 2017, au moins 207 défenseurs des droits à la terre et de l’environnement ont été tués, dans vingt-deux pays différents, soit presque quatre par semaine. Ce qui fait de cette année, selon l’ONG britannique Global Witness, qui publie son rapport mardi 24 juillet, « la pire année enregistrée jusqu’ici ».
Les victimes sont des chefs coutumiers, des activistes… assassinés « alors qu’ils tentaient de protéger leurs domiciles et leurs communautés contre l’extraction minière, l’agrobusiness et d’autres industries destructrices », explique Global Witness.
Dans le domaine de ces meurtres la plupart du temps impunis – d’autant que, d’après l’ONG, les forces gouvernementales y sont associées pour plus d’un quart d’entre eux, quand près de la moitié seraient, eux, « commis par des acteurs non étatiques comme des gangs criminels » –, les statistiques sont choses difficiles à établir. Et la collecte d’informations souvent complexe. Il est donc probable que le chiffre réel soit bien plus élevé.
Néanmoins les experts de Global Witness sont en capacité de livrer la cartographie d’une planète où défendre l’environnement et le droit à la terre risque de coûter la vie. « Le Brésil a enregistré la pire année documentée dans le monde entier, avec 57 meurtres commis en 2017 », lit-on dans le rapport. Quarante-huit militants ont été tués aux Philippines, « chiffre le plus élevé jamais enregistré dans les pays asiatiques ». Avec le Brésil, le Mexique, le Pérou et le Nicaragua – « lieu le plus dangereux avec quatre assassinats par habitant » –, l’Amérique latine concentre 60 % de ces meurtres.
« On assassine des militants locaux parce que les gouvernements et les entreprises accordent plus de poids au profit rapide qu’aux vies humaines. Les rayons de nos supermarchés sont remplis de produits issus de ce carnage. Or les communautés courageuses qui résistent aux fonctionnaires corrompus, aux industries destructrices et à la dévastation environnementale sont brutalement réduites au silence », dénonce Ben Leather, responsable de campagne chez Global Witness.
Selon l’ONG, pour la première fois, c’est l’agrobusiness qui a été le secteur le plus meurtrier, avec « au moins 46 meurtres ». Ceux liés à l’extraction minière ont augmenté de 33 à 40, comparés à 2016 et 23 meurtres sont imputables au secteur de l’abattage.
En titrant son rapport « At What Cost » (« Le Prix à payer » en français), Global Witness veut démontrer que cette violence meurtrière est directement liée aux produits que nous consommons. Les secteurs incriminés, agrobusiness, extraction minière, abattage de forêts, braconnage produisent les ingrédients qui « entrent dans la fabrication de produits vendus en supermarché comme l’huile de palme pour les shampoings, le soja pour nourrir les bovins ou le bois pour les meubles », détaillent les auteurs du rapport.
« Attaques et menaces »
Et de citer l’exemple d’Hernan Bedoya, en Colombie, abattu de quatorze balles par un groupe paramilitaire parce qu’il protestait contre l’extraction de l’huile de palme et les plantations de bananiers sur des terres volées à sa communauté. Ou encore le massacre de huit villageois, aux Philippines, qui s’étaient opposés à une plantation de café sur leurs terres.
Amérique latine, Asie, Afrique… peu de continents échappent à cette violence meurtrière. Mais Global Witness dénonce aussi toutes les menaces qui visent à entraver la lutte des défenseurs de l’environnement : harcèlement judiciaire, arrestations, menaces contre les familles, violences sexuelles, surveillance illégale, menaces de mort, enlèvements…

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Il s’agit bien, sans recourir nécessairement à l’assassinat, de décourager les militants et les représentants des communautés indigènes. « La grande majorité des défenseurs des droits humains au Honduras n’est pas capable d’agir dans un environnement sûr. Dans la plupart des régions du pays, ils sont victimes d’attaques et de menaces, ils subissent la criminalisation de leurs activités et l’impossibilité de recourir à la justice », dénonce par exemple Michel Forest, expert de la défense des droits humains aux Nations unies.
Pour autant, souligne Global Witness, ces militants ne fléchissent pas. « Cette communauté mondiale gagne en force et en visibilité. » Alors, l’ONG se tourne vers les consommateurs du monde entier pour mener ces combats « jusqu’aux portes du pouvoir et dans les salles des conseils d’administration des grandes entreprises ». Les gouvernements et les investisseurs doivent soutenir et protéger ces défenseurs, en renforçant les législations, en les faisant appliquer, en favorisant l’accès à la justice de ces communautés, en luttant contre la corruption et en garantissant que « le commerce se déroule de façon responsable », insistent les auteurs du rapport.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La population du pays, 29 millions d’habitants, a augmenté de 40 % au cours de la dernière décennie. A ce rythme, elle aura doublé dans un quart de siècle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/07/2018
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Le Mozambique peine à contenir l’explosion démographique

La population du pays, 29 millions d’habitants, a augmenté de 40 % au cours de la dernière décennie. A ce rythme, elle aura doublé dans un quart de siècle.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 05h28
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 11h19
    |

Laurence Caramel (Nacala, Mozambique, envoyée spéciale)







                        



                                


                            

Moamisse Nawehe ne connaît pas son âge. « Quarante ans peut-être », suggère-t-elle. Mais elle sait qu’elle a eu onze enfants. Deux filles, neuf garçons. Quatre sont morts. L’aîné ressemble à ce grand costaud tout en muscles qu’elle désigne parmi la troupe de garçons à portée de son regard, pour trouver une réponse qui se défile dans sa mémoire.
« Il doit avoir comme lui dans les 25 ans. Je ne sais plus », s’excuse la maman au corps sec enveloppé dans un pagne coloré où se tient blotti son dernier bébé, presque 2 mois, comme c’est écrit sur le petit carton jaune donné par l’infirmière. Ce mercredi de juillet, la clinique mobile de l’hôpital de Nacala a fait étape à Massininca. Elle est arrivée à 7 heures ce matin et repartira quand il n’y aura plus personne à soigner.
Vingt-cinq kilomètres seulement séparent la grande ville portuaire du nord du Mozambique de ce village noyé au milieu des manguiers en fleurs et des cocotiers. Mais à des lieues à la ronde, il n’y a ici ni services de santé ni maternité. La population du Mozambique, 29 millions d’habitants, selon les résultats encore provisoires du recensement de 2017, a augmenté de 40 % au cours des dix dernières années et le taux de fécondité, de 5,4 enfants par femme, aurait même légèrement augmenté.
Informer sur toutes les méthodes de contraception
L’ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1975 fait partie des rares pays d’Afrique, avec l’Angola et le Congo-Kinshasa, où la transition démographique n’a pas encore gagné les campagnes. C’est pourtant là que vivent la grande majorité des Mozambicains. A ce rythme, la population aura doublé dans les vingt-cinq prochaines années, soit en trois fois moins de temps qu’il n’était nécessaire au début du XXe siècle.

Sur la place du village règne l’agitation des jours de marché. Quelques marchandes profitent de l’affluence pour vendre des tomates, des arachides et des beignets à l’écart...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La santé d’un Américain atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup était au centre des débats lundi, lors du procès qu’il intente à la multinationale.
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Procès du glyphosate : pour le plaignant, Monsanto aurait dû prévenir de possibles risques

La santé d’un Américain atteint d’un cancer qu’il attribue à l’herbicide Roundup était au centre des débats lundi, lors du procès qu’il intente à la multinationale.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 04h48
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 07h19
   





                        



   


S’il avait été informé d’éventuels risques sanitaires autour du RoundUp ou du RangerPro, les herbicides de Monsanto contenant du glyphosate, Dewayne Johnson, atteint d’un cancer en phase terminale, ne les aurait « jamais » utilisés, a-t-il dit devant un tribunal américain lundi 23 juillet.
Appelé à témoigner pendant plusieurs heures dans ce procès qu’il intente au géant agrochimique, cet Américain de 46 ans a expliqué devant un tribunal de San Francisco comment il a vaporisé pendant deux ans du RoundUp mais surtout du RangerPro, sa version professionnelle, plus puissante et à diluer dans de l’eau avant épandage.

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                Premier procès du glyphosate aux Etats-Unis



Voix forte et volontaire, laissant même échapper quelques traits d’humour, ce père de deux enfants a longuement évoqué son cancer, un lymphome non-hodgkinien incurable diagnostiqué en 2014 qu’il attribue au glyphosate, substance chimique très controversée faisant l’objet d’études contradictoires sur sa dangerosité – en particulier son caractère possiblement cancérigène.
Pour Monsanto, il n’y a aucun danger et donc aucune raison d’avertir d’un risque quelconque. Selon la défense de M. Johnson, au contraire, la firme a sciemment caché les risques possibles liés à ses produits et empêché toute étude scientifique fiable.
« Si vous aviez lu un avertissement [sur l’étiquette] concernant des risques de cancer, auriez-vous utilisé » le RangerPro?, lui a demandé l’un de ses avocats, David Dickens, bidon de RangerPro à la main. « Je n’aurais jamais vaporisé du RangerPro dans des écoles ou où que ce soit », a répondu cet ancien responsable de la lutte contre les « nuisibles » (animaux ou végétaux) des écoles de la ville de Benicia.
Monsanto tient sa ligne de défense habituelle
M. Johnson était chargé de diluer du RangerPro dans de l’eau puis de vaporiser la solution (parfois 150 gallons – soit 560 litres – par jour) pour tuer les mauvaises herbes à l’aide d’un vaporisateur électrique et ce, y compris après avoir été diagnostiqué, a-t-il expliqué.
A deux reprises, M. Johnson a été largement aspergé de RangerPro et ses vêtements trempés de ce produit, suite à des dysfonctionnements des vaporisateurs, a-t-il continué, indiquant avoir fait des recherches sur Internet puis décidé d’appeler deux fois la « hotline » Monsanto après le diagnostic, affolé par « la situation incontrôlable sur [sa] peau » où se multipliaient des lésions très douloureuses.
« J’avais été exposé au RangerPro et je pensais que ça pouvait en être la cause », a encore dit Dewayne Johnson, affirmant que malgré deux appels et des promesses en ce sens, personne chez Monsanto ne l’a jamais rappelé. Même si Monsanto n’avait parlé que de risques éventuels de cancer, il aurait cessé de l’utiliser, a-t-il insisté.
Interrogé par son avocat sur les souffrances physiques et morales liées à son cancer, M. Johnson a affirmé que le procès l’avait sorti d’une forme de déni. « Je sais que je ne vais pas aller mieux », a-t-il dit, promettant néanmoins de « [s]e battre jusqu’à [s]on dernier souffle ».
Prudente devant ce témoignage poignant, la défense de Monsanto a procédé à un très court contre-interrogatoire, se concentrant pour l’essentiel sur sa ligne de défense habituelle. Qu’ont dit les médecins à M. Johnson ?, lui a ainsi demandé Sandra Edwards, l’un des conseils de la firme. « Ils ont tous dit la même chose : qu’il n’y avait pas de preuve scientifique sur ce qui cause » ce type de cancer, a répondu M. Johnson, ajoutant qu’il avait « une peau parfaite » avant d’être exposé au glyphosate.
Mon monde « s’est effondré »
Avant le diagnostic, « on n’avait pas de soucis, pas de stress, la vie était belle », avait témoigné peu avant son épouse Araceli, contrainte désormais de travailler quatorze heures par jour et d’avoir deux emplois pour « aider avec les factures ». Quand elle a appris la maladie, son monde « s’est effondré ». « Je ne voulais pas y croire », a-t-elle raconté à la barre, sourire inquiet et voix faible, contenant parfois ses larmes.
Contrairement à l’agence fédérale américaine de protection de l’environnement (EPA), la Californie, où se trouve San Francisco, a placé le glyphosate sur la liste des produits cancérigènes. Plébiscité par les cultivateurs pour son efficacité et son faible coût, le glyphosate est aussi classé « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais pas par les agences européennes, l’EFSA (sécurité des aliments) et l’ECHA (produits chimiques).
La défense de M. Johnson espère obtenir de cette procédure civile des millions de dollars de dommages et intérêts de la part de Monsanto, qui fait l’objet de milliers de procédures en justice aux Etats-Unis. Le procès devrait durer au moins jusqu’au mois d’août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Des feux ravagent les abords de la capitale grecque depuis lundi. Vingt-six personnes sont notamment mortes piégées dans la cour d’une taverne, à 30 m de la plage.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/07/2018
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En Grèce, plus de soixante-dix morts dans des incendies autour d’Athènes

Des feux ravagent les abords de la capitale grecque depuis lundi. Vingt-six personnes sont notamment mortes piégées dans la cour d’une taverne, à 30 m de la plage.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 02h05
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 16h50
    |

                            Intérim (Athènes, correspondance)








                        



« C’est un moment difficile pour l’Attique, c’est une nuit très dure pour la Grèce », a déclaré le premier ministre grec, Alexis Tsipras, dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 juillet, alors que les incendies faisaient rage sur plusieurs fronts en Grèce, notamment en Attique, vers Corinthe et en Crète. Rentré précipitamment d’un déplacement en Bosnie, Alexis Tsipras a découvert une « situation hors de contrôle » et une « image sans commune mesure ».
Mardi 24 juillet au matin, la Grèce ravagée par les incendies s’éveillait sous le choc : au moins 74 personnes ont péri et 170 ont été blessées, selon un nouveau bilan des pompiers à la mi-journée. La plupart des victimes ont été piégées dans leur maison ou leur voiture près de la ville balnéaire de Mati et de Rafina, à une quarantaine de kilomètres au nord-est d’Athènes. Mardi matin, 26 corps carbonisés étaient encore retrouvés dans la cour à côté d’une taverne à Mati, à 30 m de la plage. « Ils essayaient de fuir vers la mer, ils n’ont pas eu le temps de se réfugier sur la plage… Je n’oublierai jamais la vue de ces corps morts », a confié, ému, à la télévision grecque, le président de la Croix-Rouge, Nikos Oikonomopoulos, présent sur les lieux de l’incendie.

   


Voitures abandonnées
Les images tragiques s’accumulaient dans les médias grecs mardi : quatre corps avaient été repêchés par les autorités portuaires dans la mer. Trois femmes et un enfant se sont noyés. Beaucoup voulant s’enfuir par la mer ont dû faire face à des vagues immenses, et 700 personnes ont préféré rester sur les plages de l’Attique en attendant d’être conduites vers le port de Rafina, pour être mises en lieu sûr.
La police portuaire mobilisait mardi matin plusieurs bateaux pour les transférer ; une équipe médicale était également à bord d’un navire de la police portuaire pour assurer les premiers secours. Sur le réseau social Twitter, toute personne possédant une embarcation était appelée à prêter main-forte. Par solidarité, plusieurs habitants de la zone ont essayé d’évacuer avec des caïques (bateaux) les personnes bloquées. Des taxis se rendaient aussi volontairement près de Rafina pour évacuer gratuitement les familles vers Athènes.
Les voitures brûlées sur la route reliant Rafina et Athènes ont été abandonnées, les conducteurs s’enfuyant, paniqués, vers la mer. Vangelis Bournous, le maire de la ville balnéaire de Rafina, a assuré mardi matin que « plus de 1 000 maisons ont été détruites, et 300 véhicules brûlés. Beaucoup de nos concitoyens vont rester sans logement et il faudra aussi trouver une solution pour eux ».
« Garder le calme »
M. Oikonomopoulos craint un bilan très lourd : « Toutes les maisons et les véhicules n’ont pas été fouillés, les pompiers et les secours risquent de découvrir d’autres horreurs. » Vers Kineta, deuxième front important de feux, la situation était aussi critique, puisque l’autoroute entre Athènes et Corinthe avait été fermée lundi soir, et le train arrêté pendant plusieurs heures. En Crète, près de La Canée, un autre incendie ne menaçant pas d’habitations était en passe d’être maîtrisé mardi matin. Sur les réseaux sociaux, plusieurs proches de personnes se trouvant dans les zones concernées par les incendies publiaient des photos des leurs et demandaient des nouvelles avec le hashtag #pirkagia (« incendie »).
« Nous devons garder notre calme pour sauver le bien le plus important : la vie humaine », a rappelé le premier ministre grec, demandant aux habitants des zones concernées de ne pas prendre de risque pour sauver leurs biens matériels. « Quinze départs de feu simultanés sur trois fronts différents en Attique » ont été déclenchés lundi en soirée, selon le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos. Des vents violents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une mer déchaînée avec 9 Beaufort, et des températures caniculaires de 40 °C ont rendu la tâche encore plus compliquée pour les secours. Sept Canadair, dix hélicoptères et plus de 300 camions de pompiers étaient mobilisés depuis lundi soir.
« Détecter toute activité suspecte »
La Grèce a activé dès lundi soir le mécanisme européen de protection civile pour obtenir des renforts venant d’autres Etats membres : deux Canadair d’Espagne et 60 pompiers de Chypre devaient être envoyés mardi matin en Grèce. En raison du nombre important de départs de feux simultanés, Athènes a demandé aussi des drones aux Etats-Unis « pour observer et détecter toute activité suspecte ». Les feux d’origine criminelle, en vue de spéculation immobilière, sont assez fréquents en Grèce. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient fait 77 morts dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia. Le gouvernement conservateur avait alors été décrié pour son manque d’efficacité dans la gestion de cette situation d’urgence. Le leader de l’opposition, Kyriakos Mitsotakis (Nouvelle Démocratie, droite), s’est contenté de déclarer mardi que « l’heure était au deuil, à l’unité et à la solidarité ». 
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants."
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            data-slide-description="Un groupe de 26 personnes carbonisées a été découvert mardi matin dans la cour d’une villa de Mati, localité balnéaire sur la côte orientale de l’Attique – à 40 kilomètres au nord-est d’Athènes –, a annoncé un responsable de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Une maison en flammes à Mati, localité ravagée par les feux. La plupart des victimes ont été piégées « à leur domicile ou dans leurs voitures », a fait savoir le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos."
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            data-slide-description="Les 26 morts retrouvés mardi matin à Mati se sont ajoutés aux 24 déjà recensées depuis lundi soir, selon un décompte de l’Agence France-Presse."
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            data-slide-description="Des bateaux, dont des bâtiments militaires, ont été mobilisés pour évacuer les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer."
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            data-slide-description="Au vu de la situation, la présidence grecque de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie, en juillet 1974."
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            data-slide-description="« L’heure est à la lutte contre les flammes », avait déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, après avoir présidé une réunion de crise, évoquant une nuit de lundi à mardi « difficile »."
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            data-slide-description="M. Tsipras a chiffré à « plus de 600 » les pompiers déployés sur les trois fronts partis dans la journée, dont deux continuaient de progresser dans la nuit, autour de Mati et à quelque 55 km à l’ouest de la capitale, près de la localité de Kinetta, en bordure de l’autoroute conduisant au canal de Corinthe. Mais la nuit a interrompu les opérations aériennes, menées plus tôt par huit avions et neuf hélicoptères."
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            data-slide-description="Selon le secrétaire général à la protection civile, Yannis Kapakis, les feux ont été attisés dans la journée par des vents soufflant jusqu’à plus de 100 km/h, une « situation extrême »."
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            data-slide-description="Athènes a aussi activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires ; Chypre et l’Espagne ont déjà offert leur aide, selon M. Kapakis."
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            data-slide-description="Les zones sinistrées ont été recouvertes toute la journée d’épais nuages de fumée, couvrant aussi le ciel de la capitale, tandis que le trafic routier et l’alimentation en électricité étaient perturbés."
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            data-slide-description="Les incendies de forêt et de maquis sont récurrents en Grèce l’été, notamment dans les zones vertes entourant la capitale. En 2007, les derniers feux les plus dévastateurs avaient tué dans le Péloponnèse et sur l’île d’Evia 77 personnes, ravageant 250 000 hectares de forêts, de maquis et de cultures."
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Décompte macabre en Grèce : les violents incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet dans les environs d’Athènes avaient fait mardi matin 50 morts et plus de 150 blessés, dont 11 graves. Mercredi, le bilan a été porté à 79 tués et 187 blessés, dont 23 enfants.

VALERIE GACHE / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Alors que l’archipel nippon est connu pour être enclin aux aléas naturels, le journaliste et spécialiste du Japon Jean-François Heimburger déplore, dans une tribune au « Monde », la méconnaissance des ressortissants français des risques encourus.
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« Il est nécessaire d’améliorer la prise en compte des catastrophes naturelles au Japon »

Alors que l’archipel nippon est connu pour être enclin aux aléas naturels, le journaliste et spécialiste du Japon Jean-François Heimburger déplore, dans une tribune au « Monde », la méconnaissance des ressortissants français des risques encourus.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 14h38
    |

Jean-François Heimburger (Journaliste et chercheur spécialiste du Japon et des risques)







                        



                                


                            
Tribune - Une vague de chaleur intense et meurtrière touche en ce moment la majeure partie du Japon et devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin du mois. Au début de juillet, à la suite d’un typhon, des pluies diluviennes, provoquant inondations et mouvements de terrain, s’étaient abattues dans l’ouest du pays, avec pour conséquence un bilan de deux cent vingt-neuf morts et disparus. Quelques jours auparavant, un séisme s’était produit dans le nord du département d’Osaka faisant quatre morts. Ces événements ont de quoi témoigner de la fréquence et de la puissance élevées des aléas naturels dans l’archipel nippon.
La canicule, aussi intense qu’elle soit aujourd’hui, n’est pourtant pas un phénomène nouveau
Il est tentant de dire – comme certains l’ont fait – que le Japon est confronté à un phénomène météorologique inédit ou unique. La canicule par exemple, aussi intense qu’elle soit aujourd’hui, n’est pourtant pas un phénomène nouveau. En juillet et août 2015, le département de Tokyo en a fait l’expérience durant huit jours consécutifs : autrement dit, les températures maximales mesurées atteignaient ou dépassaient 35 °C.
Durant l’été très chaud de 2010, plus de mille sept cents personnes sont mortes à la suite d’un coup de chaleur – soit deux fois plus que la moyenne annuelle de ces dix dernières années. Les pluies diluviennes qui ont frappé l’ouest du Japon au début de juillet ont aussi été qualifiées d’« exceptionnelles ». Mais, tout comme l’ont aussi été celles du nord de l’île de Kyushu en juillet 2017, où la ville d’Asakura a connu un épisode de pluie, ayant causé une trentaine de morts, qui revient une fois tous les 8 000 ans.
Caractère « inédit »
Si l’intensité de ces phénomènes météorologiques est très importante, mettre en avant un caractère « inédit », alors que chaque événement pourrait être qualifié de la sorte, risque de masquer le fait que ces aléas sont connus et sont annuels. Par ailleurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Vous étiez déconnecté·e ? Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous.
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Vous rentrez de vacances ? Rattrapez l’actualité que vous avez manquée avec le « Récapator »

Vous étiez déconnecté·e ? Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 10h52
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Difficile de passer à côté du résultat de l’équipe de France en Coupe du monde cet été, mais avez-vous bien suivi le reste de l’actualité estivale pendant que vous étiez à la plage ?
Pour faire le tri, nous vous proposons le « Récapator », notre générateur de récapitulatif de l’actualité personnalisé selon la période pendant laquelle vous faisiez la sieste et selon les thèmes qui vous intéressent.


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#rattrapages .politique {
    border-left: 0 solid rgba(31, 13, 103, .8);
}

#touteslesboites .politique .option-input:checked {
    background: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#rattrapages .politique .titrecarte {
    background-color: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#touteslesboites .astronomie .option-input:checked,
#touteslesboites .sciences .option-input:checked {
    background: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie,
#rattrapages .sciences {
    border-left: 0 solid rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie .titrecarte,
#rattrapages .sciences .titrecarte {
    background-color: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .société {
    border-left: 0 solid rgba(255, 200, 50, 1);
}

#touteslesboites .société .option-input:checked {
    background: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .société .titrecarte {
    color: #000;
    background-color: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .planete,
#rattrapages .planète {
    border-left: 0 solid rgba(48, 147, 46, 1);
}

#touteslesboites .planète .option-input:checked,
#touteslesboites .planete .option-input:checked {
    background: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .planete .titrecarte,
#rattrapages .planète .titrecarte {
    background-color: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .economie {
    border-left: 0 solid rgba(254, 47, 47, 1);
}

#touteslesboites .economie .option-input:checked {
    background: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .economie .titrecarte {
    background-color: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .disparitions {
    border-left: 0 solid rgba(25, 25, 25, 1);
}

#touteslesboites .disparitions .option-input:checked {
    background: rgba(25, 25, 25, .9);
}


#rattrapages .disparitions .titrecarte {
    background-color: rgba(25, 25, 25, 1);
}

#rattrapages .international {
    border-left: 0 solid rgba(3, 134, 195, 1);
}

#touteslesboites .international .option-input:checked {
    background: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#rattrapages .international .titrecarte {
    background-color: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#recapator .dutexte {
    font-size: 1.3rem;
    margin: 0;
    padding: 0 0 1.5rem 0;
}



#recapator .grasdecodeurs {
    padding: 2rem 0 .5rem 0;

    align-self: center;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.5rem;
    font-weight: bold;
}

#recapator .titreoutil {
    background: #FB5100;
    font-family: Fette,"Arial Narrow",sans-serif;
    color: #FFFFFF;
    text-transform: uppercase;
    font-size: 2rem;
    font-weight: normal;
    opacity: 1;
    padding: 6px 11px;
    margin-right: 1.5rem;
    display: block;
    align-self: center;
}

#recapator .contenanttitre {
    border-bottom: 1px solid #E9EDF0;
    padding: 1.5rem .5rem;
    display: flex;
    align-content: flex-start;
    justify-content: space-between;
}

.contenanttitre .imgdec {
    pointer-events: none;
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select: none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
}

.contenanttitre .imgdec img {
    height: 3.2rem;
    border: 0;
}

#recapator .texte {
    margin: 1rem 0;
}

#recapator .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 10px;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

#dates sup {
    text-transform: lowercase;
}

#recapator .boites {
    padding: .5rem 0;
}

#recapator .boites label {
    cursor: pointer;
}

span.monecart {
    display: block;
    padding: .9rem 2rem;
}













/*LE RABE */

#slider label {
    position: absolute;
    color: #cacbcd;
    width: 20px;
    margin-top: -8px;
    margin-left: -10px;
    text-align: center;
}

#slider label.bleu {
    color: #FB5100;
}

#slider span.petittexte {
    margin-top: .5rem;
    font-size: 1.1rem;
    display: block;
    color: #cacbcd;
    line-height: 1rem;
    white-space: nowrap;
    font-weight: bold;
}


#recapator .gris:before {
    color: #CACED0;
    display: inline;
    font-size: inherit;
    width: 9px;
}













/* LES CHECKBOXES */

.option-input {
    -webkit-appearance: none;
    -moz-appearance: none;
    -ms-appearance: none;
    -o-appearance: none;
    appearance: none;
    width: 1.7rem;
    height: 1.7rem;
    border-radius: 0;
    color: #fff;
    cursor: pointer;
    display: inline-block;
    outline: none;
    position: relative;
    margin-right: 0.5rem;
    z-index: 1000;
    background-color: #e9edf0;
}

.option-input:checked+label {
    color: #383f4e;
}

.option-input+label {
    color: #cacbcd;
}



input:not([class^="btn"]):focus {
    box-shadow: 0 0 0px 0 rgba(0, 0, 0, 0)!important;
}

.option-input:checked::before {
    color: rgba(255, 255, 255, 1);
    position: absolute;
    top: 0.1rem;
    left: 0.1rem;
    content: "";
") no-repeat;
    display: inline-block;
    background-size: 70%;
    width: 2rem;
    height: 2rem;
    margin-right: 5px;
    font-size: 2.3rem;
    text-align: center;
    line-height: 1.5rem;
}

#recapator #boites.stick {
    background-color: white;
    position: fixed;
    top: 0px;
    z-index: 10000;
    border-bottom: 1px rgba(0, 0, 0, 0.1) solid;
}


/* le css sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {

    #slider label {
        margin-top: -6px;
        margin-left: -10px;

    }
}


              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Récapator


Qu'ai-je manqué pendant mes vacances ?
Déplacez les glissières pour sélectionner la période pendant laquelle vous étiez « déconnecté·e ». 

Filtrez par thème si, par exemple, vous ne voulez pas entendre parler de sport ou de disparitions.




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/slider", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, slider, moment) {

    ! function(a) {
        function f(a, b) {
 1)) {
                a.preventDefault();
                var c = a.originalEvent.changedTouches[0],
                    d = document.createEvent("MouseEvents");
                d.initMouseEvent(b, !0, !0, window, 1, c.screenX, c.screenY, c.clientX, c.clientY, !1, !1, !1, !1, 0, null), a.target.dispatchEvent(d)
            }
        }
        if (a.support.touch = "ontouchend" in document, a.support.touch) {
            var e, b = a.ui.mouse.prototype,
                c = b._mouseInit,
                d = b._mouseDestroy;
            b._touchStart = function(a) {
                var b = this;
                !e && b._mouseCapture(a.originalEvent.changedTouches[0]) && (e = !0, b._touchMoved = !1, f(a, "mouseover"), f(a, "mousemove"), f(a, "mousedown"))
            }, b._touchMove = function(a) {
                e && (this._touchMoved = !0, f(a, "mousemove"))
            }, b._touchEnd = function(a) {
                e && (f(a, "mouseup"), f(a, "mouseout"), this._touchMoved || f(a, "click"), e = !1)
            }, b._mouseInit = function() {
                var b = this;
                b.element.bind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), c.call(b)
            }, b._mouseDestroy = function() {
                var b = this;
                b.element.unbind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), d.call(b)
            }
        }
    }($);



    /*
    La localisation de Moment.js
    */

    moment.locale('fr', {
        months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
        monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
        weekdays: "dimanche_lundi_mardi_mercredi_jeudi_vendredi_samedi".split("_"),
        weekdaysShort: "dim._lun._mar._mer._jeu._ven._sam.".split("_"),
        weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    })

    /*
        GSelper pour importer les données de Google Spreadsheet (MERSEA PIRHOO)
    */
    function Gselper(e) {
        var t = this,
            n = { autoLoad: !0, key: "", worksheet: "", onComplete: null, onFail: null },
            o = {},
            i = [];
 0 }, this.load = function(e, i) { if ("" == n.key || "string" != typeof n.key) return !1; if ("" == n.worksheet || "string" != typeof n.worksheet) return !1; var r = "https://spreadsheets.google.com/feeds/list/" + n.key + "/" + n.worksheet + "/public/values?alt=json&callback=?"; return $.getJSON(r, function() {}).done(function(n) { o = n, t.parse() && "function" == typeof e && e.call(t) }).fail(function() { "function" == typeof i && i.call(t) }), t }, this.parse = function() {
            return "object" != typeof o || "object" != typeof o.feed || "object" != typeof o.feed.entry || 0 == o.feed.entry.length ? !1 : (i = [], $.each(o.feed.entry, function(e, t) {
                var n = {};
                $.each(t, function(e, t) { "gsx$" === e.slice(0, 4) && (n[e.slice(4)] = t.$t) }), i.push(n)
            }), t)
        }, this.get = function(e) { return "undefined" == typeof e ? t.isLoaded() ? i : !1 : "number" == typeof e && e     };

    /*
        Pour modifier les données 2018 : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc/edit#gid=0
    */
    /*** PARAMETRES ***/
    var importDonneesGoogleSpreadsheet = true;

    if (importDonneesGoogleSpreadsheet) {
        function firstScrape() {
            var doc = new Gselper({
                key: "1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc",
                worksheet: "1",
                onComplete: function(data) {
                    rattrapator = [];

                    $.each(doc.get(), function(i, line) {
                        rattrapator.push(line)
                    });

                    rattrapator.sort(function(a, b) {
                        premier = moment(a.date, "DD/MM/YYYY")
                        second = moment(b.date, "DD/MM/YYYY")
                        return premier - second
                    })
                    rattrapator.reverse()
                    genererRecapator();
                },
                onFail: function(data) {
                    genererRecapator();

                }
            });
        }
        firstScrape();
    } else {
        genererRecapator()
    }

    var semaine = moment().weeks();
    if (semaine     else max = 35;

    var tablo = [max - 1, max],
        debut = 0,
        fin = tablo.length - 1;

    var themes = [],
        themeschoisis = [];

    var valeurs = [27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35],
        dico = {
            "26": {
                "debut": "25 juin",
                "fin": "1 juillet"
            },
            "27": {
                "debut": "2 juillet",
                "fin": "8 juillet"
            },
            "28": {
                "debut": "9 juillet",
                "fin": "15 juillet"
            },
            "29": {
                "debut": "16 juillet",
                "fin": "22 juillet"
            },
            "30": {
                "debut": "23 juillet",
                "fin": "29 juillet"
            },
            "31": {
                "debut": "30 juillet",
                "fin": "5 août"
            },
            "32": {
                "debut": "6 août",
                "fin": "12 août"
            },
            "33": {
                "debut": "13 août",
                "fin": "19 août"
            },
            "34": {
                "debut": "20 août",
                "fin": "26 août"
            },
            "35": {
                "debut": "27 août",
                "fin": "2 septembre"
            }
        };


    $("#slider").slider({
        min: 27,
        max: 35,
        range: true,
        step: 1,
        values: [max - 1, max + 1],
        slide: function(event, ui) {
            if (ui.values[1]                 tablo = [];
                for (var i = 0; i                     for (i = ui.values[0]; i                         tablo.push(i)
                    }
                    fin = Number(tablo.length - 1);
                    montrerCacher();
                }
            } else {
                return false
            }
        }
    }).each(function() {
        var opt = $(this).data().uiSlider.options;
        var vals = opt.max - opt.min;
        for (var i = 0; i " + dico[valeurs[i]].debut + "  "
            else madate = ""
●" + madate.replace("juillet", "juil.") + ""
            var el = $(contenu).css('left', (i / vals * 100) + '%');

            $("#slider").append(el);

        }
    });

    function genererRecapator() {
        var html = ""
"

        $.each(rattrapator, function(i, d) {
            /*
            On vérifie les themes
            */
            var categorie1 = String(d.cat1).toLowerCase()
            var categorie2 = String(d.cat2).toLowerCase()
            if (themes.indexOf(categorie1) == -1 && categorie1 != "") themes.push(categorie1)
            if (themes.indexOf(categorie2) == -1 && categorie2 != "") themes.push(categorie2)

            /*
            On génre le tableau
            */
            var classe = (d.cat1).toLowerCase() + ((d.cat2 != "") ? " " + (d.cat2).toLowerCase() : "")
"
" + moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("ddd Do MMM") + ""
             */
" + ((d.date) ? String(moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("dddd Do MMMM")).replace(/ /g, " ") : "") + "" + d.titre.replace(" %", " %") + "" + d["texte"].replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »")
En savoir plus"

"
        })
        $("#rattrapages").html(html)
        themes.sort()
        themeschoisis = themes
        $("#rattrapages a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

        $.each(themes, function(i, d) {
            var themecb = nomPropre(d);
 " + themecb.replace("Economie", "Économie") + ""
        });

"
        $("#boites").html(checkboxes)

        $('#slideToggle').click(function() {
            $('#touteslesboites').slideToggle('slow', function() {
                $("#slideToggle").toggleClass("rotation")
            });
        });

        $("#boites :checkbox").on("change", function(d) {
            byebye = this.value;
            if (this.checked) {
                themeschoisis.push(byebye)
            } else {
                themeschoisis.splice(themeschoisis.indexOf(byebye), 1)
            }
            montrerCacher();
        })
        montrerCacher();
    };



    function montrerCacher() {
        /*    On change le texte sous la glissière et la couleurs des labels  */
        var premier = tablo[debut],
            dernier = tablo[fin];
        mois1 = dico[premier].debut.split(" ")[1]
        mois2 = dico[dernier].fin.split(" ")[1]

        /*
        On cache ceux qui ne sont dans la fourchette
        */
        $("#rattrapages .semaine").hide()
        $("#slider label").removeClass("bleu")
        $.each(tablo, function(i, d) {
            $("#slider .l" + d).addClass("bleu")

            selecteur = $("#rattrapages .s" + d);
            selecteur.show()

            $.each(selecteur, function(j, k) {
                var myString = $(k).attr('class').split(" ")
                myString.splice(0, 2)
                if (themeschoisis.indexOf(myString[0]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[0]).hide()
                }
                if (themeschoisis.indexOf(myString[1]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[1]).hide()
                }
            })
        })
 1) ? "s" : "") + " correspond" + (($('#rattrapages div.semaine:not([style*="display: none"])').length > 1) ? "ent" : "") + " à vos dates (du "
        if (mois1 != mois2) {
            datehtml += dico[premier].debut + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        } else {
            datehtml += dico[premier].debut.split(" ")[0] + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        }
        datehtml += ")"
        $("#dates").html(datehtml)
    }

    function nomPropre(string) {
        return string.charAt(0).toUpperCase() + string.slice(1);
    }


});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-20">
<filnamedate="20180725"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180725"><AAMMJJHH="2018072518">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Le soutien public à l’éolien et au solaire ces dernières années se traduit par une augmentation continue de la fiscalité sur l’électricité. Une hausse qui devrait se poursuivre jusqu’en 2025.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/07/2018
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Pourquoi les énergies renouvelables gonflent la facture d’électricité

Le soutien public à l’éolien et au solaire ces dernières années se traduit par une augmentation continue de la fiscalité sur l’électricité. Une hausse qui devrait se poursuivre jusqu’en 2025.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 08h41
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
C’est au moins un sujet sur lequel Emmanuel Macron et Nicolas Hulot sont d’accord : la France est en retard sur le développement des énergies solaire et éolienne et doit se doter d’objectifs ambitieux dans le domaine. « D’ici à 2022, nous avons pour objectif de doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque », expliquait le programme de campagne du candidat Macron.
En 2017, seulement 4,5 % de l’électricité produite vient de parcs éoliens et moins de 2 % de panneaux solaires. C’est très inférieur à la majorité de nos voisins européens, et pour cause : en France, 75 % de la production provient des centrales nucléaires, une part qui doit être ramenée à 50 %, selon la loi de transition énergétique. Mais pour être en mesure d’assurer le développement des énergies renouvelables, les pouvoirs publics ont dû garantir un soutien public dont le coût pour les Français va continuer à augmenter.
Plus d’un tiers de la facture des clients – qu’il s’agisse d’EDF ou de l’un de ses concurrents – est consacré à la fiscalité, notamment à travers la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Celle-ci couvre en réalité plusieurs domaines, dont le surcoût de la production électrique en Corse et en outre-mer, et le soutien public aux énergies renouvelables. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que ces charges représenteront 7,78 milliards d’euros pour 2019, en hausse de 12 % par rapport au montant de 2017, et de 250 % depuis 2011.
Dans le détail, 68 % du total correspond au soutien aux énergies renouvelables, dont 33 % pour le solaire photovoltaïque (2,5 milliards d’euros) et 17 % pour l’éolien (1,3 milliard d’euros), selon des chiffres publiés le 16 juillet par la CRE.
Une nouvelle ampleur
« Il faut bien comprendre que cela a pour objectif de permettre à la France de se lancer dans le secteur », explique Nicolas Goldberg, consultant chez Colombus Consulting et coauteur d’une note de Terra Nova sur la...




                        

                        

