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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le programme « Paid Off », diffusé depuis le 10 juillet, promet aux étudiants de rembourser leurs dettes.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Une tromperie consistant à « gonfler » les émissions de dioxyde de carbone permettrait aux constructeurs de satisfaire aux futurs objectifs de réduction sans risquer des sanctions.
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Pollution: la Commission européenne soupçonne les constructeurs automobiles de nouvelles manipulations

Une tromperie consistant à « gonfler » les émissions de dioxyde de carbone permettrait aux constructeurs de satisfaire aux futurs objectifs de réduction sans risquer des sanctions.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h47
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les constructeurs automobiles sont décidément plein de ressources. Le scandale du « dieselgate » avait révélé en 2015 que Volkswagen, notamment, avait truqué ses moteurs afin de minorer les rejets d’oxyde d’azote, un gaz très toxique, lors des tests d’homologation. Cette fois, ils sont soupçonnés, au contraire, de « gonfler » les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de leurs flottes afin de satisfaire aux futures normes.
L’alerte a été donnée par la Commission européenne. Dans un courrier daté du 18 juillet que Le Monde a pu consulter, les commissaires européens chargés respectivement du climat et de l’énergie (Miguel Canete) et de l’industrie (Elzbieta Bienkowska) révèlent que « des données collectées par les autorités des Etats membres » ont mis en évidence que des constructeurs avaient volontairement « gonflé » leurs niveaux d’émissions.

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A partir de 2021, voitures et utilitaires seront soumis à un nouveau test harmonisé au niveau mondial appelé « WLPT » (Worldwide Harmonised Light Vehicle Test Procedure), en lieu et place de l’actuel protocole dit « NEDC ». Principal changement, les réductions de CO2 des voitures seront désormais mesurées en pourcentage et non plus en valeur absolue (gramme par kilomètre) comme c’est le cas aujourd’hui.
L’Union européenne a imposé aux constructeurs un objectif de réduction des émissions de CO2 de 30 % d’ici à 2030, et de 15 % en 2025. Or ces objectifs seront calculés par rapport aux niveaux d’émissions déclarés par les fabricants en 2020 dans le cadre de l’actuel cycle NEDC. D’où l’intérêt de la tromperie.
Des émissions « gonflées » jusqu’à 13 %
Bruxelles assure avoir accumulé des « preuves ». Selon les données collectées par Bruxelles, les rejets de CO2 seraient gonflés en moyenne de 4,5 % et jusqu’à 13 %. Concrètement, lors des contrôles en laboratoire, les constructeurs auraient par exemple fait tester leurs voitures avec des batteries déchargées (nécessitant donc de consommer plus, et d’émettre davantage de CO2 pour qu’elle se recharge) ou en désactivant le système « start & stop ».
« Les objectifs de 2025 et 2030 seraient fragilisés par un point de départ gonflé », conclut la Commission, qui recommande de ne plus baser les calculs sur les valeurs déclarées par les constructeurs, mais sur les niveaux mesurés par des organismes indépendants dans le cadre du nouveau protocole WLTP.
« Après le dieselgate, les constructeurs automobiles avaient promis de changer et que les nouveaux tests étaient la solution. Maintenant, il est clair qu’ils sont en train de les utiliser pour saper les nouveaux standards de CO2, estime William Todts, directeur de l’ONG Transport & Environment. Ils veulent s’y conformer avec un minimum d’efforts pour pouvoir continuer à vendre des diesels et retarder la transition vers les voitures électriques. »
Les constructeurs seront sanctionnés s’ils ne respectent pas les objectifs de réduction fixés pour 2025 et 2030. Ils sont soupçonnés de s’être mis d’accord pour ne pas être pénalisés les uns par rapport aux autres, estime-t-on à Transport & Environment.
Interrogé par l’AFP, le constructeur allemand BMW a affirmé « faire tout son possible » pour parvenir à l’objectif ambitieux fixé par l’UE tout en assurant se conformer aux outils de mesures réglementaires. En France, PSA assure effectuer ces mesures « en toute transparence » sous le contrôle d’organismes indépendants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les conclusions de la commission d’enquête sont rendues publiques mercredi. Le thème de la santé au travail figure à l’agenda social qu’Emmanuel Macron veut traiter à partir de la rentrée.
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Un « malus » pour lutter contre les maladies professionnelles

Les conclusions de la commission d’enquête sont rendues publiques mercredi. Le thème de la santé au travail figure à l’agenda social qu’Emmanuel Macron veut traiter à partir de la rentrée.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 13h00
    |

            Bertrand Bissuel








                        


Pour réduire les maladies causées par le travail, il faut frapper au portefeuille des chefs d’entreprise en leur appliquant un « malus » s’ils restent passifs face au problème. C’est l’une des préconisations les plus marquantes de la commission d’enquête pilotée par le député (LRM) Julien Borowczyk et son collègue communiste Pierre Dharréville – le premier en tant que président, le second rapporteur. Rendues publiques mercredi 25 juillet, leurs conclusions sont centrées sur les « pathologies professionnelles dans l’industrie » et sur les « moyens à déployer pour leur élimination ». De ce « panorama » ressort la conviction que « le nombre de victimes » peut être diminué, à condition de provoquer « une prise de conscience massive » et de faire émerger « une culture de la prévention ».
Les maladies professionnelles s’avèrent tenaces dans le secteur industriel. Premier point à avoir en tête : les ouvriers sont davantage concernés « que les autres salariés » par des « contraintes physiques intenses » (activité en position debout, manutention manuelle de charges, gestes répétitifs…). Les statistiques de l’Assurance-maladie montrent également que, parmi les cancers ayant pu être associés à un domaine d’activité, près d’un quart « sont rattachables » à la métallurgie, sur la période 2011-2015. Une « spécificité » liée au fait que la part des « travailleurs de l’industrie » en contact avec « au moins un produit chimique cancérogène » est plus élevée que la moyenne : 18 % pour les premiers contre 10 % pour l’ensemble des salariés, en 2010 – le pourcentage atteignant un peu plus de 31 % dans la mécanique et le travail des métaux.

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                Faire reconnaître une maladie professionnelle : un parcours du combattant



Même chose, s’agissant de l’exposition « longue ou importante à au moins un risque chimique » : la moitié des ouvriers qualifiés des secteurs du métal, du bois et de l’ameublement sont dans cette situation (contre 8 %, si on raisonne sur tous les salariés). Enfin, d’autres problématiques émergent, avec la diffusion « d’agents nouveaux » comme les nanomatériaux ou les perturbateurs endocriniens.
Des maladies sous-évaluées
Dès la fin du XIXe siècle, des lois ont été adoptées pour combattre le phénomène. Elles ont débouché sur la mise en place d’un système d’indemnisation dont l’objectif est double : réparer les préjudices et inciter les employeurs à agir avant que le mal soit fait. Ainsi, le travailleur peut être dédommagé sans avoir à prouver le lien entre son problème de santé et l’activité qu’il occupe, dès l’instant où la maladie « entre dans les critères définis par des tableaux ». Un dispositif complémentaire a été créé afin d’assurer la prise en charge des affections non inscrites dans ces tableaux.
Mais cet édifice demeure imparfait, les maladies professionnelles étant sous-évaluées. De très nombreux facteurs jouent : « pressions » de la hiérarchie sur les salariés « pour qu’ils ne procèdent pas aux déclarations », méconnaissance des droits, procédures longues et complexes, non-respect des obligations de prévention dans certaines sociétés, etc. S’y ajoutent les faiblesses du monde la santé, pris dans la globalité : les médecins généralistes sont très peu formés à ces sujets, tandis que la médecine du travail, elle, est en crise, avec un « manque d’effectifs » criant.
M. Dharréville formule quarante-trois recommandations très concrètes qui visent à renouveler la politique de prévention des risques professionnels dans l’industrie. Leur but est d’améliorer « la traçabilité des expositions », par le biais – entre autres – d’un « dossier médical personnel de santé au travail » qui suivrait le salarié tout au long de sa carrière. Les entreprises qui recourent à des sous-traitants et à des intérimaires auraient des devoirs accrus à l’égard de cette main-d’œuvre ponctuelle. Et sitôt qu’une maladie professionnelle serait reconnue, le patron aurait l’obligation de prendre des mesures sur « le poste de travail en cause ». Autant de propositions susceptibles de retenir l’attention de l’exécutif, le thème de la santé au travail figurant dans l’agenda social qu’Emmanuel Macron veut traiter à partir de la rentrée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A – sans aucune activité et tenus de chercher un emploi – a crû de 4 600 de mars à juin.
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Le nombre de chômeurs a augmenté de 0,1 % au second trimestre 2018

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A – sans aucune activité et tenus de chercher un emploi – a crû de 4 600 de mars à juin.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 12h34
    |

            Sarah Belouezzane








                        


Il est des nouvelles dont un président de la République se passerait bien. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi en fait partie. Dans une séquence politique compliquée provoquée par l’affaire Alexandre Benalla, Emmanuel Macron doit, mercredi 25 juillet, faire face à une augmentation du chômage au second trimestre 2018.
Selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Darés, le service de statistiques du ministère du travail), le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A — sans aucune activité et tenus de chercher un emploi —, la plus significative, selon les économistes, a crû de 4 600 de mars à juin. Soit une hausse de 0,1 %.

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                Le taux de chômage remonte de 0,2 point au premier trimestre selon les chiffres de l’Insee



Le nombre de chômeurs sans aucune activité s’établit donc aujourd’hui à 3 440 000 personnes dans l’Hexagone, hors outre-mer, et à 3 702 000, une fois ces territoires intégrés dans le calcul.
+ 7,2 % de chômeurs de longue durée en un an
Considérés sur une période d’un an, les chiffres sont certes meilleurs : le nombre de chômeurs recule en effet de 1,3 % sur douze mois. Mais ils demeurent toutefois préoccupants une fois toutes les catégories prises en compte.
Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée, au chômage depuis au moins un an, s’est, par exemple, établi à 2 611 000 au second trimestre, en progression de 1,6 %. Sur un an, la hausse est encore plus inquiétante puisqu’elle atteint 7,2 %. L’activité réduite semble croître, elle aussi. Les demandeurs d’emploi des catégories B et C sont, eux aussi, plus nombreux au second trimestre : 2 400 personnes sont venues grossir leurs rangs.

        Lire notre compte-rendu de tchat :
         

          La publication trimestrielle des chiffres du chômage « semble plus pertinente »



A cela il faut ajouter un grand nombre de sorties pour défaut d’actualisation, à son plus haut niveau depuis janvier 2010. Incapables de s’actualiser dans le système de Pôle emploi pour une raison ou pour une autre, des chômeurs sont radiés de ses listes, et ne sont donc plus comptabilisés parmi les demandeurs d’emploi. Qu’ils aient trouvé à s’employer ou non.
Mitigés, ces chiffres entrent en contradiction avec la bonne santé économique du pays. Certes, la France devrait en 2018, selon l’Insee, créer moins d’emplois qu’en 2017 (+ 81 000 au premier semestre de cette année contre 191 000 à la même époque l’année précédente). Mais la croissance, elle, devrait demeurer solide avec une hausse de 1,7 % du PIB. Le gouvernement table même sur 2 %.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le groupe FCA a annoncé, mercredi, la mort de l’ancien administrateur délégué du groupe Fiat et président de Ferrari. Hospitalisé depuis une opération à l’épaule à la fin de juin, il avait souffert de complications.
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L’emblématique patron de Fiat Sergio Marchionne est mort à 66 ans

Le groupe FCA a annoncé, mercredi, la mort de l’ancien administrateur délégué du groupe Fiat et président de Ferrari. Hospitalisé depuis une opération à l’épaule à la fin de juin, il avait souffert de complications.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 15h48
   





                        



   


L’Italo-Canadien Sergio Marchionne, qui a été le patron du grand groupe automobile Fiat Chrysler (FCA) pendant quatorze ans, est mort mercredi 25 juillet. Il y a quelques jours encore, il était l’administrateur délégué du groupe automobile italien Fiat et le président de Ferrari.
M. Marchionne, 66 ans, était hospitalisé à Zurich, en Suisse, depuis une opération à la fin de juin, officiellement à une épaule. Mais il a souffert de « complications inattendues » la semaine dernière et FCA avait annoncé samedi qu’il ne reviendrait pas à la tête du plus important employeur privé d’Italie.

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                « Fin d’une époque » en Italie avec le départ du patron de Fiat



« Humanité, responsabilité et ouverture morale »
« Malheureusement, ce que nous craignions est arrivé. Sergio Marchionne, l’homme et l’ami, est parti. Je pense que le meilleur moyen d’honorer sa mémoire est de construire sur l’héritage qu’il nous a laissé, cultiver les valeurs d’humanité, de responsabilité et d’ouverture morale dont il a toujours été le promoteur le plus convaincu », a déclaré le patron de la holding Exor, John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, la figure historique de Fiat.
« Ma famille et moi-même serons toujours reconnaissants de ce qu’il a fait, et nos pensées vont à Manuela [sa compagne] et à ses fils, Alessio et Tyler. Je renouvelle ma demande de respecter la vie privée de la famille de Sergio », a-t-il ajouté.
Le groupe FCA avait annoncé le 21 juillet que M. Marchionne serait « dans l’incapacité de reprendre ses activités professionnelles ». Plusieurs sources hospitalières décrivaient son état de santé comme « irréversible », sans plus de précisions.
Mike Manley, jusqu’ici PDG de Jeep, a été nommé à la tête du groupe Fiat-Chrysler, tandis que la présidence de Ferrari a été confiée à John Elkann.
Redressement de Fiat depuis 2004
Les députés italiens ont observé mercredi une minute de silence à sa mémoire, qui s’est terminée par des applaudissements. « Merci pour le travail, la fatigue, les résultats. C’est l’orgueil italien porté dans le monde », a écrit sur Twitter l’ancien président du conseil italien, Paolo Gentiloni. « Que la terre lui soit légère », a commenté son prédécesseur, Matteo Renzi.
« L’annonce de sa disparition nous peine et laisse un vide en tous ceux qui ont connu et apprécié ses qualités humaines, intellectuelles et professionnelles », a salué le président italien, Sergio Mattarella. « Marchionne a écrit une page importante de l’histoire de l’industrie italienne (…), en montrant au monde la capacité et la créativité de la réalité manufacturière de notre pays. » 
Le manageur italo-canadien aux éternels pulls ou polos noirs, qui avait pris les commandes de Fiat en 2004, prévoyait initialement de passer les rênes de FCA dans le courant de l’année 2019. En quatorze ans, il a profondément remodelé le groupe, d’abord en redressant Fiat, en l’alliant en 2014 à l’américain Chrysler, tout en détachant d’une part les activités gros engins-camions en 2011 pour créer CHN Industrial et d’autre part le joyau Ferrari en janvier 2016.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Depuis le scandale Cambridge Analytica, qui secoue Facebook, ce type d’applications, qui se connectent à ces grandes plates-formes, est scruté.
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Twitter bannit 143 000 applications tierces douteuses

Depuis le scandale Cambridge Analytica, qui secoue Facebook, ce type d’applications, qui se connectent à ces grandes plates-formes, est scruté.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h51
   





                        



   


Le réseau social Twitter a annoncé mardi 24 juillet qu’il avait révoqué l’accès de 143 000 applications tierces à sa plate-forme entre avril et juin. Ces applications sont des programmes qui se connectent à Twitter pour différentes raisons. Par exemple, si un utilisateur souhaite tweeter automatiquement ses photos Instagram, il faut que cette application puisse avoir l’autorisation d’accéder à Twitter. Un laissez-passer accordé par l’utilisateur, mais aussi par Twitter.
Or, au milieu des innombrables programmes demandant ainsi à accéder au réseau social se trouvent des applications aux objectifs moins clairs. Twitter est resté relativement évasif sur les raisons exactes pour lesquelles ces 143 000 applications avaient été révoquées, disant, dans un billet de blog, qu’elles violaient son règlement. « Nous ne tolérons pas que l’on puisse utiliser notre API [le système permettant à ces applications d’accéder à Twitter] pour produire du spam, manipuler les conversations ou nuire à la vie privée des utilisateurs de Twitter », peut-on lire dans ce message, qui n’apporte pas plus de détails sur ce que faisaient concrètement ces applications.
L’entreprise a également annoncé que le processus permettant aux développeurs de soumettre des applications à Twitter serait renforcé. Il leur sera demandé plus de détails sur leur projet, et le nombre d’applications qu’ils pourront enregistrer sera limité à dix.
Les applications tierces, qui se connectent à des plates-formes très utilisées comme Twitter, sont observées de près depuis le scandale Cambridge Analytica. Au printemps, on avait appris que cette entreprise spécialisée dans l’influence politique, et proche de Donald Trump, avait récolté à travers une application de quiz les données de 83 millions d’utilisateurs de Facebook.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La compagnie irlandaise justifie cette décision, qui menace 300 emplois, par les baisses de réservations du fait des grèves de pilotes en Irlande.
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Face aux grèves de pilotes, Ryanair annonce une réduction de sa flotte à Dublin

La compagnie irlandaise justifie cette décision, qui menace 300 emplois, par les baisses de réservations du fait des grèves de pilotes en Irlande.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h39
   





                        



   


Après trois jours de grève d’une partie de ses pilotes en Irlande, la compagnie aérienne à bas coûts Ryanair a annoncé mercredi 25 juillet la réduction de 20 % de sa flotte à Dublin cet hiver, menaçant 300 emplois. L’entreprise irlandaise justifie cette décision par les baisses de réservations du fait des grèves.
Le groupe ajoute vouloir donner la priorité à ses activités en Pologne, qui sont en plein essor. Ryanair n’aura plus que 24 avions à Dublin contre 30 jusqu’à présent, ce qui pourrait entraîner des pertes d’emplois pour 100 pilotes et 200 membres du personnel de cabine à partir du 28 octobre, selon un communiqué.
Cette annonce est faite au sortir d’une grève qui s’est déroulée sur trois jours depuis la mi-juillet en Irlande par des pilotes réclamant de meilleures conditions de travail. Ryanair, qui ne cesse de fustiger les motifs des grèves, fait face en outre mercredi et jeudi à une action de plus grande ampleur du personnel de cabine de la compagnie en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Italie, avec 600 vols annulés, affectant 100 000 passagers.

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                Grève à Ryanair : 600 vols annulés en Europe, 100 000 passagers affectés



Une menace mise à exécution
La compagnie met ainsi sa menace à exécution après avoir averti lors de la présentation de ses résultats trimestriels, lundi, marqués par une baisse de son bénéfice net, que les grèves pourraient la contraindre à revoir ses prévisions de trafic pour l’hiver, avec à la clé moins d’avions et des pertes d’emplois.
Ryanair explique avoir observé une baisse des réservations et des prix en Irlande, en partie en raison des grèves récentes des pilotes irlandais, qui ont, selon le groupe, plombé la confiance des clients dans la fiabilité de ses programmes de vol. La compagnie s’attend à fermer peu de destinations proposées à Dublin mais va plutôt réduire la fréquence des vols.
Le groupe irlandais assure que d’éventuels licenciements seront déterminés en fonction de plusieurs facteurs comme la productivité et les demandes de transfert vers d’autres bases. Elle proposera des emplois en Pologne et peut-être sur d’autres bases.

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                Ryanair fait face à la grogne des pilotes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le poids des instituts monétaires s’est accru pendant la crise. Certains populistes rêvent de les reprendre en main.
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édition abonné


L’indépendance des banques centrales irrite

Le poids des instituts monétaires s’est accru pendant la crise. Certains populistes rêvent de les reprendre en main.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h47
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Les populistes ont un point commun : ils n’apprécient guère la liberté dont jouissent les banques centrales, ces puissantes institutions menant leur barque sans rendre de comptes au pouvoir politique. Mardi 24 juillet, la banque centrale turque a renoncé à relever ses taux directeurs en dépit de l’inflation galopante – signe, selon les observateurs, qu’elle a cédé aux pressions du président Recep Tayyip Erdogan. Le 19 juillet, Donald Trump s’est déclaré « peu emballé » par le relèvement des taux directeurs entamé par la Réserve fédérale (Fed), laissant craindre qu’à l’avenir, il multiplie les pressions sur celle-ci.

En Italie, certains économistes proches de la coalition au pouvoir sont convaincus que la Péninsule se porterait mieux si elle regagnait sa souveraineté monétaire – façon de critiquer, là aussi, l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), qui devait se réunir jeudi 26 juillet.
A première vue, ces signaux inquiétants ont quelque chose de paradoxal. Pendant la crise, les instituts monétaires – en particulier la BCE et la Fed – ont longtemps été seuls aux manettes pour relancer la croissance. Face à des gouvernements tétanisés, ils ont pris une place considérable dans nos économies. Mais depuis quelques mois, alors que la reprise mondiale se solidifie, ils réduisent peu à peu leurs interventions pour battre en retraite. Pourquoi, alors, la tentation de les reprendre en main surgit-elle aujourd’hui ? « En vérité, celle-ci n’est pas nouvelle : elle se produit régulièrement dans l’histoire, et cela ne se termine jamais très bien », précise Charles Wyplosz, professeur d’économie à l’Institut des hautes études internationales et de développement, à Genève.
Dérives
Cela tient à la nature même du pouvoir des banques centrales : celui de piloter la création monétaire par différents outils, comme les taux directeurs, en fonction des besoins de l’économie. Lorsqu’un institut monétaire n’est pas indépendant, il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ La médiatrice européenne estime que Bruxelles n’a pas été à la hauteur lorsque l’ancien président de la Commission a annoncé qu’il rejoignait Goldman Sachs.
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Affaire Barroso : la réponse de la Commission européenne jugée trop faible

La médiatrice européenne estime que Bruxelles n’a pas été à la hauteur lorsque l’ancien président de la Commission a annoncé qu’il rejoignait Goldman Sachs.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h24
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

C’est un peu le dernier feuilleton d’une série qui manque de suspense. Après quatre mois d’enquête, la médiatrice européenne Emily O’Reilly a remis sa décision finale dans « l’affaire Barroso » : selon elle, la Commission européenne a bel et bien fait preuve de « mauvaise gestion. » L’exécutif de l’Union européenne (UE) aurait dû réagir plus fermement lorsque José Manuel Barroso, qui a occupé pendant dix ans les fonctions de président de l’institution européenne (de 2004 à 2014), a annoncé qu’il rejoignait la banque d’affaires Goldman Sachs.

Dès l’annonce de la reconversion professionnelle de M. Barroso en juillet 2016, un groupe d’employés des institutions de l’UE avait lancé une pétition réclamant des mesures « fortes et exemplaires » contre l’ancien président de la Commission. Ce texte avait récolté le soutien de plus de 150 000 citoyens. Mais la Commission européenne avait choisi d’agir avec prudence en confiant l’affaire à son comité d’éthique, un comité consultatif composé – comme le souligne la médiatrice – de 3 personnes, dont 2 sont des anciens conseillers de la Commission Barroso. A l’époque, ce comité consultatif avait conclu qu’il n’y avait pas « suffisamment de preuves pour établir une violation [par M. Barroso] de ses obligations légales ».
Peu de doutes sur l’existence de lobbying
Les règles de l’UE sont relativement évasives dans ce genre de cas : elles stipulent que les anciens commissaires doivent notifier leur intention de rejoindre un nouvel emploi dans les dix-huit mois suivant la fin de leur mandat (période de « latence ») et qu’ils sont tenus d’agir « avec intégrité et discrétion » tout au long de leur carrière. A la lecture de l’avis du comité d’éthique, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait choisi d’en rester là. Tout juste avait-t-il décidé d’étendre la période de latence de dix-huit mois à trois ans, pour les futurs présidents de Commission.

Mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Contraint de refaire une partie des soudures du réacteur nucléaire de l’EPR, EDF a annoncé que le démarrage de la centrale était à nouveau décalé.
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L’EPR de Flamanville retardé d’un an, pour un coût augmenté de 400 millions d’euros

Contraint de refaire une partie des soudures du réacteur nucléaire de l’EPR, EDF a annoncé que le démarrage de la centrale était à nouveau décalé.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 08h53
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h33
    |

                            Nabil Wakim








                        


Le cauchemar n’en finit pas pour l’EPR de Flamanville. Le projet devait être le fleuron de la renaissance du nucléaire français, il ne cesse de prendre du retard et de coûter toujours plus cher.
Mercredi 25 juillet, EDF a annoncé que les problèmes de soudures rencontrés sur le chantier de la Manche auraient pour conséquence près d’un an de retard et un dépassement de près de 400 millions d’euros. Le démarrage du réacteur ne pourrait avoir lieu avant la toute fin 2019, voire le premier trimestre 2020. Et le coût de construction passe de 10,5 à 10,9 milliards d’euros, a fait savoir le groupe dans un communiqué.
Le chantier, commencé en 2007, devait coûter 3 milliards d’euros et la centrale démarrer en 2012. Ce nouveau report a pour origine des défauts repérés sur des soudures d’une partie clé du réacteur ; ces « écarts de qualité » concernent les soudures sur les tuyauteries du circuit secondaire principal, qui conduit la vapeur des quatre générateurs à la turbine. Les soudures incriminées ne respectent pas les normes de qualité supérieure de la réglementation applicable aux équipements sous pression nucléaire qu’EDF s’est lui-même imposées.
« Sur les 148 soudures contrôlées, 33 présentent des écarts de qualité et vont faire l’objet d’une réparation », explique aujourd’hui le groupe.
« Alerte sérieuse »
En sus, vingt autres soudures devront également être reprises, puisqu’elles sont non conformes aux engagements qu’EDF avait pris auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dix autres soudures sont toujours en cours d’instruction auprès de l’ASN, même si EDF espère ne pas avoir à les modifier.
En tout état de cause, seule l’ASN est habilitée à autoriser le début des opérations et elle n’est pas tenue au calendrier d’EDF. Après la découverte de ces défauts en avril, le président de l’autorité, Pierre-Franck Chevet, avait qualifié ces anomalies de « sérieuses », en soulignant « un défaut de surveillance » de la part d’EDF et de Framatome (ex-Areva) sur ses sous-traitants.
« Il s’agit d’une alerte sérieuse, qui met en cause à la fois la qualité de réalisation des équipements soudés, le contrôle de leur fabrication et la surveillance exercée par EDF de façon beaucoup trop tardive », jugeait lui aussi en mai Thierry Charles, directeur général adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Le Réseau Sortir du nucléaire et Greenpeace avaient déposé, fin juillet, une plainte visant EDF auprès du tribunal de grande instance de Cherbourg. Les associations antinucléaires estiment que l’électricien et ses sous-traitants ont sous-estimé les problèmes à Flamanville et ont sciemment laissé fabriquer et installer sur l’EPR des tuyauteries dont les soudures ne correspondaient pas aux exigences de sûreté.
Mauvaise nouvelle pour la filière nucléaire française
Ce décalage dans le temps à une conséquence directe : il repousse d’autant la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). L’accord trouvé au moment de la loi de transition énergétique en 2015 imposait une sorte de donnant-donnant pour EDF : lorsque Flamanville démarre, Fessenheim peut fermer. Le secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a confirmé mercredi matin que le retard d’un an de l’EPR décalait l’arrêt de la centrale de Fessenheim.
« La fermeture de Fessenheim est irréversible et le processus d’accompagnement des personnes et du territoire a commencé. La date de fermeture effective, quant à elle, est liée au démarrage de l’EPR de Flamanville », a affirmé M. Lecornu sur Twitter.
Une lecture de la situation que ne partagent pas les écologistes, qui accusent le gouvernement de faire le jeu d’EDF. « A ce train-là, Fessenheim ne fermera pas dans le quinquennat de Macron ! », a réagi le Réseau Sortir du nucléaire sur Twitter.
Ces nouvelles difficultés, auxquelles le groupe et le gouvernement s’attendaient depuis plusieurs mois déjà, sont une très mauvaise nouvelle pour le groupe EDF et la filière nucléaire française. L’EPR, qui ne cesse d’accumuler des déboires, était présenté comme une vitrine du savoir-faire français en matière nucléaire, notamment à l’international.
« On ne tient jamais nos promesses »
Mais le seul EPR à avoir été connecté au réseau est celui de Taïshan, en Chine – après six ans de retard. Celui d’Olkiluoto, en Finlande, devrait démarrer en 2019, mais il a lui aussi connu des difficultés rocambolesques. Deux autres réacteurs sont en construction par EDF à Hinkley Point (sud-ouest de l’Angleterre).

        Lire aussi :
         

                EPR : épilogue du feuilleton finlandais d’Areva



Cette annonce intervient alors qu’EDF est sous pression du ministre de la transition écologique et solidaire. Nicolas Hulot s’est lancé fin juin dans un réquisitoire très dur contre l’industrie nucléaire, estimant qu’elle avait entraîné EDF dans une « dérive ». « On voit bien qu’économiquement, il y a une espèce de règle d’or qui est en train de s’imposer dans cette filière, c’est qu’en réalité, on ne tient jamais nos promesses », avait-il estimé sur Franceinfo.

        Lire aussi :
         

                Comment Nicolas Hulot monte au front sur le nucléaire



Une situation d’autant plus tendue que la France discute actuellement de sa feuille de route énergétique pour les cinq prochaines années, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Or l’un des débats clés de cette PPE est précisément de savoir quelle place le nucléaire doit occuper à l’avenir dans le mix électrique français.
Dans le cadre de ce débat, EDF, avec le soutien de plusieurs acteurs de la filière nucléaire française, a demandé au gouvernement de se positionner clairement en faveur de la construction d’un deuxième EPR pour le parc français. Ces nouveaux déboires ne vont pas plaider en sa faveur.

        Lire la tribune de l’économiste Aurélien Saussay :
         

          « L’entêtement français sur la voie du nucléaire est une stratégie risquée »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La critique de son entreprise sur le Web et sur les réseaux sociaux peut-elle justifier un licenciement ? La jurisprudence paraît fluctuante sur le sujet, comme l’illustre un récent arrêt de la Cour de cassation.
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Critiquer son employeur sur Internet : mieux vaut y réfléchir à deux fois

La critique de son entreprise sur le Web et sur les réseaux sociaux peut-elle justifier un licenciement ? La jurisprudence paraît fluctuante sur le sujet, comme l’illustre un récent arrêt de la Cour de cassation.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 07h00
    |

Catherine Quignon







                        



                                


                            

Alors que Facebook est une nouvelle fois accusé de censure avec l’affaire Benalla, un récent arrêt de la Cour de cassation vient aussi questionner les limites de la liberté d’expression. Les salariés le savent bien : critiquer vertement son patron est risqué, même derrière un écran. Le droit fondamental à la liberté d’expression, consacré par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, n’est pas sans limites. « La liberté d’expression ne doit pas dégénérer en abus, c’est-à-dire relever d’une intention de nuire », indique Me Nicolas Léger, avocat associé du département de droit social du cabinet Proskauer. Autrement, la sanction dans l’entreprise peut aller jusqu’au licenciement pour faute grave.
Sur le papier, les limites paraissent clairement posées. Dans la réalité, il n’est pas toujours facile de tracer la frontière entre critique et diffamation. Dans un récent arrêt rendu le 11 avril, la Cour de cassation a estimé qu’était fondé le licenciement d’un salarié pour faute grave, motivé par une critique qu’il avait postée sur un site de notation d’entreprises à propos de l’agence de communication qui l’employait. Le salarié avait tenu, entre autres, ces propos : « […] La direction est drastique à tous points de vue. Salaire minimum, aucune prime, ni même d’heures sup payées (sauf celles du dimanche pour les téméraires !!!)… L’agence ne possède même pas de site Internet. Le comble pour une entreprise de ce secteur ! […] »

Pour se défendre, le salarié a invoqué son droit à la liberté d’expression. L’article L.1121-1 du Code du travail revient aussi sur ce droit fondamental, disposant que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ». Mais dans cette affaire, la Cour de cassation a considéré que les propos tenus dépassaient les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans son dernier essai, le directeur de l’Observatoire des inégalités Louis Maurin apporte « les clés pour savoir de quoi l’on parle quand on aborde le phénomène des inégalités ». Un sujet, de plus en plus débattu, qu’il faut « manipuler avec attention ».
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Liberté, inégalités, fraternité

Dans son dernier essai, le directeur de l’Observatoire des inégalités Louis Maurin apporte « les clés pour savoir de quoi l’on parle quand on aborde le phénomène des inégalités ». Un sujet, de plus en plus débattu, qu’il faut « manipuler avec attention ».



Le Monde
 |    25.07.2018 à 07h00
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Les inégalités augmentent-elles en France ? Les discriminations positives constituent-elles une bonne forme d’action de lutte contre les discriminations ? Sommes-nous plus ou moins inégaux que dans d’autres pays ? La question des inégalités envahit la presse, l’édition, les plateaux télé et les réseaux sociaux. « Dans un pays qui fait de l’égalité l’une de ses trois valeurs essentielles, il est normal que nous scrutions les écarts », affirme Louis Maurin dans Comprendre les inégalités. Pour guider le lecteur parmi les méandres du débat, le directeur de l’Observatoire des inégalités met à la portée du plus grand nombre définitions, outils d’analyse et de mesure d’inégalités tout en évaluant leur pertinence.
L’ouvrage ne comporte pas d’équation ni de recensement des dernières études, mais « les clés pour savoir de quoi l’on parle quand on aborde le phénomène des inégalités ». Louis Maurin, coauteur notamment du « Rapport sur les inégalités en France », commence par définir les propos et les mots qui occupent le débat public en permanence. Qu’est-ce qu’une inégalité ? Une discrimination ? Peut-on classer les inégalités selon leur importance ? En utilisant les concepts « à tout bout de champ et sans précaution, on finit parfois par ne plus comprendre ce dont on parle ».
Portée considérable
Le débat sur les inégalités est « encombré d’outils dont on a oublié de lire le mode d’emploi », regrette l’auteur, qui mène un crash-test des instruments de mesure. Ce travail d’analyse des outils de la mesure, souvent délaissé car jugé technique, a une portée considérable : en déplaçant le seuil de pauvreté de 50 à 60 % du niveau de vie médian, le nombre de pauvres passe de cinq à neuf millions.
Enfin, l’ouvrage discute la façon de comprendre les inégalités. Notre société regorge d’écarts acceptés par tous. Qu’est-ce que cela veut dire ? Quels sont les écarts qui sont justes et ceux qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Francesco Martucci, professeur à l’université Panthéon-Assas, estime que la sanction à l’encontre de Google s’inscrit dans un contexte de guerre commerciale entre Bruxelles et Washington.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
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Francesco Martucci : « L’amende infligée à Google relève de motivations politiques »

Dans une tribune au « Monde », Francesco Martucci, professeur à l’université Panthéon-Assas, estime que la sanction à l’encontre de Google s’inscrit dans un contexte de guerre commerciale entre Bruxelles et Washington.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h21
    |

Francesco Martucci (professeur à l'Université Panthéon-Assas, Centre de droit européen)







                        



                                


                            
Tribune. De la décision rendue à l’encontre de Google par la Commission, l’histoire retiendra le montant record de l’amende : 4,34 milliards d’euros. La somme s’avère d’autant plus conséquente qu’elle s’ajoute aux 2,42 milliards d’euros d’amende déjà infligés par la Commission à Google en juillet 2017. Alors que la précédente Commission a tergiversé, Margrethe Vestager a fait preuve d’une fermeté qui interroge quant au rôle de l’autorité de la concurrence dans l’Union européenne.
« L’Union européenne n’interdit pas la position dominante en soi, mais uniquement le fait d’en abuser »
La Commission reproche à Google d’avoir conclu trois types de stipulations contractuelles avec les fabricants d’appareils et les opérateurs de réseaux mobiles concernant l’installation d’applications Google (en particulier Google Search) au motif que des restrictions permettent à Google d’utiliser Android comme un moyen de consolider la position dominante de son moteur de recherche. Si les pratiques en cause sont établies, leur caractère anticoncurrentiel peut être discuté.
Tout est question de mesure et de contexte. En ayant à l’esprit la finalité du droit de la concurrence, la satisfaction des consommateurs, on peut se demander si la stratégie de Google nuit à ces derniers. La technologie du système d’exploitation Android couplée au modèle d’open source a profondément modifié le marché des services mobiles. Non seulement Google a permis de proposer une alternative à Apple, mais, en catalysant l’innovation, elle a contribué à stimuler les autres opérateurs du marché de la téléphonie mobile. Le prix concurrentiel est alors celui de la domination d’un marché, celui de la recherche sur Internet, ce qui est incontestable. Il est légitime de se demander si la délimitation du marché pertinent pour apprécier la position dominante n’est pas en l’espèce excessivement étroite.
Contribuer au progrès
La jurisprudence est constante : le traité sur le fonctionnement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Si la hausse se poursuit dans les métropoles, les prix baissent dans la moitié des villes de plus de 100 000 habitants telles que Saint-Nazaire, Perpignan, Bourges, Calais ou Troyes.
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Coup de froid sur le marché immobilier

Si la hausse se poursuit dans les métropoles, les prix baissent dans la moitié des villes de plus de 100 000 habitants telles que Saint-Nazaire, Perpignan, Bourges, Calais ou Troyes.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 11h39
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Le retournement du marché immobilier a-t-il déjà commencé ? C’est ce que laisse entendre le dernier baromètre LPI-SeLoger, publié le 24 juillet, qui annonce une baisse des prix dans de nombreuses grandes villes françaises. « Dans près de la moitié des villes de plus de 100 000 habitants, les prix signés baissent », constate ainsi Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.

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                Investir à Strasbourg avant qu’il ne soit trop tard



C’est dans les villes où l’immobilier coûte le moins cher que le recul des prix est le plus fréquent. À moins de 1 700 euros/m², presque toutes les villes voient leurs prix reculer. À l’origine de cette tendance, « une demande budgétairement fragile et affectée par la suppression des aides personnelles », analyse M. Mouillart. Des baisses importantes sont ainsi observées à Saint-Nazaire (1 381 euros), Perpignan (1 479 euros), Bourges (1 511 euros), Calais (1 572 euros) et Troyes (1 574 euros).
« Le ralentissement de la hausse des prix dans l’ancien se poursuit, commente Michel Mouillart. D’une hausse annuelle de 4,6 %, l’été dernier, nous sommes passés à une progression de 4 %. Ce ralentissement s’explique par la hausse brutale des prix. En dépit de conditions de crédit toujours plus avantageuses, le surcoût n’a pas pu être totalement compensé d’où une demande qui s’étiole petit à petit... Il est d’ailleurs intéressant de constater que sur le marché des maisons où la demande tend à se maintenir, en termes de prix immobiliers, c’est toujours la tendance haussière qui prévaut. »
Effectivement, dans les villes les plus chères comme Paris, Bordeaux ou Lyon, la demande continue de tirer les prix à la hausse, que ce soit en intra-muros comme en proche périphérie. Par contagion, la hausse des prix immobiliers dans ces villes se reporte sur les communes avoisinantes.

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                Vitry-sur-Seine : prochaine star de l’immobilier francilien ?



Sur le marché des maisons, les marges de négociation augmentent en raison de la faiblesse de la demande. Dans la région Centre, elles peuvent avoisiner 10,5 % du prix demandé. En Champagne-Ardenne, elles dépassent également 5 %. En revanche, partout où la demande est forte (Île-de-France, Rhône-Alpes), les marges de négociation restent faibles.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a proposé à son homologue états-unien de travailler à résoudre les défis communs comme « le commerce, les migrations, le développement et la sécurité ».
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Trump presse le Mexique d’accélérer les négociations sur l’Alena

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a proposé à son homologue états-unien de travailler à résoudre les défis communs comme « le commerce, les migrations, le développement et la sécurité ».



Le Monde
 |    25.07.2018 à 05h20
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 07h42
   





                        



   


Le nouveau président de la République mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a révélé, mardi 24 juillet, une lettre de Donald Trump dans laquelle son homologue états-unien presse le Mexique de faire aboutir « rapidement » la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena).
« Je pense qu’une renégociation réussie de l’Alena générera plus d’emplois mieux payés pour les travailleurs américains et mexicains mais seulement si on peut le faire rapidement, sinon je choisirai une route très différente, prévient le président Trump. Ce ne serait pas ma préférence, mais ce serait bien plus profitable aux Etats-Unis et à leurs contribuables. »
M. Lopez Obrador, qui a remporté une large victoire à l’élection présidentielle du 1er juillet, avait écrit à M. Trump pour promouvoir une « nouvelle relation » entre les deux pays et travailler à résoudre les défis communs comme « le commerce, les migrations, le développement et la sécurité ».

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« Renforcer la coopération »
Dans sa réponse, M. Trump dit être d’accord sur ces « quatre priorités » et vouloir une « relation forte » entre les deux pays. « Mon équipe a travaillé dur durant les dix-huit derniers mois pour renforcer la coopération avec le Mexique sur ces sujets. Je lui ai donné instruction de redoubler d’efforts avec votre future équipe », écrit-il.
Sur la question migratoire, M. Trump demande de « renforcer la coopération » pour protéger les frontières et dit être « prêt à travailler sur les questions de développement économique et de sécurité qui déclenchent les migrations d’Amérique centrale ».
Les discussions entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique pour renégocier l’Alena doivent reprendre jeudi à Washington. Cet accord signé en 1994, que Donald Trump a qualifié de « désastre » pour les emplois américains, est vital pour le Mexique, qui exporte environ 80 % de ses produits chez son voisin du Nord.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le gouvernement a annoncé mardi le lancement d’une procédure qui pourrait conduire à l’annulation de l’attribution du sidérurgiste au géant mondial ArcelorMittal.
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Rome envisage d’annuler l’attribution d’Ilva à ArcelorMittal

Le gouvernement a annoncé mardi le lancement d’une procédure qui pourrait conduire à l’annulation de l’attribution du sidérurgiste au géant mondial ArcelorMittal.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 00h19
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 08h23
   





                        



   


Le gouvernement italien a annoncé mardi 24 juillet dans la soirée le lancement d’une procédure qui pourrait conduire à l’annulation de l’attribution du sidérurgiste Ilva au géant mondial ArcelorMittal, un coup de tonnerre susceptible de mettre en danger des milliers d’emplois.
Ilva compte 14 000 salariés, pour l’essentiel à Tarante, dans les Pouilles (Sud). ArcelorMittal devait en garder 10 000, et 2 500 devaient être repris par l’administration extraordinaire de l’ancienne Ilva pour des travaux de dépollution de ce site.

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La procédure a été lancée par le ministre du développement économique, Luigi Di Maio, en raison de problèmes relevés par l’ANAC, l’autorité nationale anticorruption, dans la procédure d’appel d’offres.
« A la suite des vérifications internes sur le dossier Ilva et de l’avis fourni par l’ANAC, [le ministère] estime que les conditions sont réunies pour lancer une procédure administrative pouvant conduire à l’éventuelle annulation » du décret d’adjudication de juin 2017, a expliqué M. Di Maio dans un communiqué. « C’est une mesure régie par la loi qui prendra trente jours. Un acte visant à vérifier les faits à la suite des importants manquements relevés. »
Le ministre, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), rencontrera mercredi « les dirigeants d’ ArcelorMittal pour poursuivre la discussion sur la mise à jour de leur proposition ». Plus tôt dans la journée, le ministre avait dit : « Nous sommes en train de confier la plus grande aciérie d’Europe, qui a eu un impact dévastateur sur la santé, » et pour cela « nous avons besoin d’un appel d’offres bien fait ».
Pertes de parts de marché
Le ministère avait saisi l’ANAC le 11 juillet, à la demande de Michele Emiliano, président (gauche) de la région des Pouilles. Le 19 juillet, le président de l’ANAC, Raffaele Cantone, avait relevé plusieurs points litigieux, comme le fait que le délai pour la mise aux normes environnementales ait été allongé de six ans en cours d’appel d’offres alors même qu’il ne restait plus que deux candidats. Une période plus longue dès le départ aurait pu permettre à d’autres groupes de rester dans la course.
Au début de juillet, M. Di Maio avait de plus jugé que les précédents engagements concernant Ilva pris par ArcelorMittal avec l’ancien gouvernement de centre gauche n’étaient pas suffisants, tant sur le plan environnemental qu’en matière d’emplois maintenus.

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ArcelorMittal avait annoncé mardi avoir accepté, sans les détailler, « toutes les demandes substantielles » du nouveau gouvernement.
Dans la journée, le secrétaire général de la FIM-CISL (Federazione Italiana Metalmeccanici-Confederazione Italiana Sindacati Lavoratoridu), Marco Bentivogli, avait appelé le gouvernement à prendre rapidement une décision : « Il est temps d’arrêter de rejeter la faute. S’il y a des vices [de forme] dans l’appel d’offres, il faut l’annuler. Et sinon il faut rouvrir immédiatement les négociations syndicales, arrêtées depuis deux mois. » Car, selon lui, l’incertitude ralentit les travaux de mise aux normes environnementales, ce qui « rend moins sûr le site pour les travailleurs et fait perdre des parts de marché et des ressources financières considérables » au sidérurgiste italien.
Une procédure qui n’en finit pas de s’enliser
A la tête d’un consortium composé également de la Caisse italienne des dépôts (CDP) et de la banque Intesa Sanpaolo, ArcelorMittal a obtenu au début du mois de mai l’accord européen pour le rachat d’Ilva, en contrepartie de la cession d’autres actifs en Italie, au Benelux et en Europe centrale et orientale.

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Mais la nouvelle coalition au pouvoir en Italie, formée par le M5S et la Ligue (extrême droite), a repoussé la prise de contrôle de la société, initialement prévue pour le 1er juillet.
ArcelorMittal, qui doit acquérir Ilva pour 1,8 milliard d’euros, s’est aussi engagé à investir 2,3 milliards d’euros pour améliorer la productivité et pour accélérer la dépollution du site de Tarente, accusé d’être l’un des plus polluants d’Europe.
En juin 2017, le précédent gouvernement de centre gauche avait privilégié l’offre ArcelorMittal à celle d’un consortium formé autour du groupe indien Jindal South West Steel. Ce dernier avait relevé in extremis son offre sur Ilva, passant de 1,2 milliard d’euros à 1,85 milliard, mais sans succès.
Lourdement endettée et au bord de l’asphyxie financière, Ilva a été placée sous tutelle par l’Etat italien au début de 2015 puis nationalisée. L’Etat a lancé au début de 2016 une procédure, qui n’en finit pas de s’enliser, pour trouver un repreneur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les températures pourraient atteindre 33 degrés en région parisienne et 35 degrés dans le nord du pays.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
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Vague de chaleur : neuf départements en vigilance orange en Ile-de-France et dans le Nord

Les températures pourraient atteindre 33 degrés en région parisienne et 35 degrés dans le nord du pays.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 22h55
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 08h30
   





                        


Météo-France a placé, mardi 24 juillet, neuf départements en vigilance orange, en région parisienne et dans le Nord, pour un épisode de canicule qui doit durer au moins jusqu’à jeudi soir, avec des températures pouvant atteindre « 33 degrés en région parisienne ».
Sont concernés par le bulletin de l’organisme météorologique les départements suivants : Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, le Val-d’Oise et le Nord.
Interdiction des véhicules polluants à Paris
Mercredi, les véhicules les plus polluants seront interdits à Paris et en proche banlieue. Cette mesure concerne les véhicules non classés — pour la plupart dont l’immatriculation est antérieure à 1997 — et les véhicules de classe 4 et 5, selon la classification des vignettes Crit’Air, obligatoires dans la capitale.

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Le distributeur Veolia Eau d’Ile-de-France refait campagne pour lutter contre l’ouverture intempestive de bouches à incendie en région parisienne, un phénomène apparu en 2015 qui complique le travail des pompiers et entraîne d’importantes pertes d’eau.

Le thermomètre va aussi grimper dans d’autres régions, sans atteindre forcément des niveaux caniculaires. « Les 35 °C pourront être atteints dans le Nord, l’Est, en journée mais il faut aussi voir les températures nocturnes », pour parler d’un épisode de canicule, rappelle le prévisionniste de Météo-France.
« Sur les autres départements en vigilance jaune canicule, le pic de chaleur est attendu également pour vendredi, mais soit la durée de l’épisode, soit les températures maximales prévues ne justifient pas leur placement en vigilance orange », explique Météo-France dans son bulletin.

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Des restrictions d’usage de l’eau ont toutefois été prises dans plusieurs départements de l’ouest de la France en raison de la sécheresse, particulièrement en Vendée.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Un rapport préfigure la profonde réforme à venir de la loi Bichet, qui régit la distribution de la presse en France.
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Les marchands de presse pourront davantage sélectionner les magazines distribués

Un rapport préfigure la profonde réforme à venir de la loi Bichet, qui régit la distribution de la presse en France.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 18h10
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 08h36
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


La ministre de la culture Françoise Nyssen a promis une réforme « profonde » de la distribution de la presse en France, pour sauver ce secteur en crise. C’est bien la voie préconisée dans le rapport publié mardi 24 juillet par Marc Schwartz, auquel la ministre de la culture avait confié une mission de concertation. Pour changer la loi Bichet, née après la Libération, l’ex-médiateur du livre a écrit un avant-projet de loi qui doit faire l’objet d’une consultation publique d’ici septembre, et d’un projet de loi ou d’une proposition de loi à l’automne.

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Le premier principe du texte vise à donner plus de liberté de choix aux kiosquiers et marchands de presse, avec l’espoir que cela réduise l’embouteillage de milliers de titres de presse dans les points de ventes. Si les vendeurs de journaux ne sont plus obligés de distribuer tous les magazines qui en font la demande, ils exposeront mieux les titres, et ces derniers se vendront mieux, croit le rapport. Les spécificités locales pourraient être mieux respectées : on vendrait davantage un magazine de surf au bord de la mer qu’à la montagne, par exemple.
L’obligation de distribution est maintenue
Ce changement rompt avec un élément important du système de la distribution de la presse en France, pensé pour assurer le pluralisme. Mais ce principe sera réaffirmé, assure le gouvernement, qui insiste sur un point : pour la presse d’information générale, l’ancien principe d’obligation de distribution resterait en vigueur. Sur ce point, Le Monde, Le Figaro, Le Point ou Le 1 ne seraient pas concernés, par exemple.
Deuxième garde-fou : l’avant-projet de loi propose de définir un « droit à la distribution » et un « droit effectif d’accès au réseau de distribution ». Les titres auraient ainsi le droit d’obtenir auprès des messageries un contrat de distribution dans un certain nombre de points de vente et dans des conditions similaires à celles obtenues par des titres comparables.
L’équité des négociations de distribution serait désormais assurée par l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, qui régit également La Poste. Les deux instances actuelles – le CSMP (Conseil supérieur des messageries de presse) et l’ARDP (Autorité de régulation de la distribution de la presse) – disparaîtraient.
Abandon du statut coopératif obligatoire des messageries
Point symbolique, et sensible : le « droit à être distribué » s’accompagnerait de l’abandon du statut coopératif obligatoire des messageries de distribution de la presse et du principe « un éditeur, une voix ». Ce statut coopératif a créé un droit à la distribution qui a généré des effets pervers, notamment l’inflation de titres dans les kiosques, estime le rapport.
Cette réforme est-elle un cadeau fait aux « gros » éditeurs au détriment des petits, qui ne pourront plus choisir librement les kiosques dans lesquels ils sont présents ? Au ministère, on se défend d’avoir une telle volonté, rappelant que les éditeurs de taille modeste se sont aussi plaints du système actuel. Ces derniers ont notamment été mis à contribution dans le plan de sauvetage de la messagerie Presstalis : les éditeurs vont devoir verser à Presstalis 2,25 % de leurs recettes durant cinq ans, après avoir subi une retenue de 25 % de leurs recettes en décembre et janvier.
Parallèlement, le gouvernement souhaite, comme le rapport de Marc Schwartz, assouplir les conditions d’ouverture des points de vente de presse, afin que le nombre cesse de reculer, voire augmente. Davantage de journaux devraient donc en principe être vendus dans d’autres commerces, comme les boulangeries.
Autre point important, le rapport souhaite étendre les nouveaux principes aux acteurs numériques. Les kiosques numériques comme SFR Presse ou le kiosque d’Orange pourraient être affectés : ils devraient respecter le « droit à être distribué » des magazines, et accepter de distribuer tout titre d’information politique et générale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans une déclaration écrite au Parlement, la première ministre britannique invoque la nécessaire « efficacité » du gouvernement dans les négociations avec les 27.
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Royaume-Uni : Theresa May dirigera désormais les négociations sur le Brexit

Dans une déclaration écrite au Parlement, la première ministre britannique invoque la nécessaire « efficacité » du gouvernement dans les négociations avec les 27.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 19h51
   





                        



   


La première ministre britannique, Theresa May, a annoncé mardi 24 juillet qu’elle prenait désormais la direction des négociations sur la sortie de l’Union européenne, jusqu’ici dévolue au ministre du Brexit, qui l’assistera sur ce dossier.

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« Il est essentiel que le gouvernement s’organise de la manière la plus efficace pour permettre au Royaume-Uni de sortir de l’Union européenne », explique dans une déclaration écrite au Parlement la dirigeante conservatrice, ajoutant : « Je dirigerai (désormais) les négociations avec l’Union européenne ».

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Un divorce à 40 milliards d’euros
Theresa May a accepté en décembre un accord financier d’un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (entre 39 et 44 milliards d’euros) qui, selon les ministres, dépendait de l’établissement des futures relations commerciales. Cet accord avait rapidement été remis en cause par des membres du gouvernement.
Le ministre des finances, Philip Hammond, un des porte-voix des milieux d’affaires au sein du gouvernement, avait cependant considéré comme « inconcevable » le fait que Londres n’honore pas ses engagements financiers envers l’UE même en l’absence d’accord commercial, soulignant que ce n’était pas « un scénario crédible ».
Le Royaume-Uni doit quitter l’UE le 30 mars, mais les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d’ici à la fin octobre afin d’organiser la séparation, jeter les bases de leur relation future et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Ancien responsable du service Economie du journal, Michel Boyer est décédé le 5 juillet à Paris. Il avait 83 ans.
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édition abonné


La mort de Michel Boyer, ancien journaliste au « Monde »

Ancien responsable du service Economie du journal, Michel Boyer est décédé le 5 juillet à Paris. Il avait 83 ans.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h46
    |

Philippe Lemaître (ancien correspondant du "Monde" à Bruxelles)







                        


                                                        
Michel Boyer, qui est mort à Paris le 5 juillet, avait passé près de 25 ans au Monde, principalement au service économique du journal. Après des études d’économie et de sciences politiques faites à Paris, où il était né le 7 juin 1935, et un service militaire effectué en Algérie, Michel Boyer avait commencé sa carrière de journaliste à l’Agence France Presse.
En 1970, il avait été engagé au Monde par Gilbert Mathieu, le charismatique chef du service Economie de l’époque. Les deux hommes, bien que très différents, s’entendaient bien. En ce temps-là, le journal tirait autour de 600 000 exemplaires et Gilbert Mathieu, l’enthousiate, le voyait volontiers grimper à des sommets et dépasser le million de copies. Il n’en appréciait pas moins cette nouvelle recrue plaidant pour la retenue, un journal toujours plus rigoureux, ramassé, voire austère, à tous égards irréprochable.
Il y avait en effet un côté puritain, très scrupuleux dans la démarche professionnelle de Michel Boyer et qui la marqua de bout en bout : la recherche de la précision, du détail juste, le refus de la facilité et de l’approximation.
Cette manière de faire, il l’appliqua plusieurs années à l’exploration des économies étrangères, surtout européennes et moyen-orientales. Michel Boyer voyagea alors beaucoup pour le journal, préparant attentivement ses déplacements avec le souci, digne d’éloge, d’associer les correspondants sur place à son travail.
Perfectionnisme et empathie
Cette connaissance fine de nombreuses économies étrangères lui fut d’une grande aide lorsqu’il succéda à Paul Fabra à la tête du supplément économique paraissant chaque lundi, « Le Monde de l’économie ». Succession difficile vu la notoriété acquise par cette publication hebdomadaire. Mais succession réussie et Michel, qui n’était en rien un idéologue, réussit à donner un ton particulier, qui lui était propre, à la publication. Cela notamment grâce à des relations solides avec ceux qui étaient...




                        

                        

