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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Etre nature (6/7). Alors que les terres fertiles du triangle de Gonesse semblent destinées à accueillir EuropaCity, un immense centre commercial d’un nouveau genre, la politologue Alice Le Roy rappelle la nécessité d’une agriculture urbaine et périurbaine.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Delon en six films cultes (4/6 ). En 1969, Henri Verneuil réunit Gabin et Delon. C’est la deuxième fois que les deux acteurs tournent ensemble, après « Mélodie en sous-sol ». Le jeune premier se fait désirer au début du tournage, mais une fois sur le plateau s’instaure une relation particulière, tel un père et un fils. Toutefois le tournage est perturbé par l’affaire Markovic...
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Eric Thomas, président de l’association française de football amateur (Affa), rappelle dans une tribune au « Monde » que la victoire tricolore en Coupe du monde revient pour une grande part au monde amateur, pour qui la rentrée s’annonce difficile.
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« Le football amateur ne doit pas être l’éternel oublié »

Eric Thomas, président de l’association française de football amateur (Affa), rappelle dans une tribune au « Monde » que la victoire tricolore en Coupe du monde revient pour une grande part au monde amateur, pour qui la rentrée s’annonce difficile.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 13h07
    |

Eric Thomas (Président de l'Association française de football amateur)







                        



                                


                            

Tribune. Que cette victoire de l’équipe de France est belle ! Après celle de 1998, elle apporte une deuxième étoile qui redonne de l’espoir et une formidable vitalité à tous les Français. Ce bonheur partagé est le fruit d’un travail collectif, dont le mérite principal revient à tous les artisans anonymes et bénévoles du football amateur qui œuvrent chaque jour auprès de nos jeunes, dans les 14 000 clubs français. Et c’est à eux qu’il convient de rendre hommage pour ce travail de l’ombre aussi efficace que méconnu.
En effet, chacun le sait, nos Bleus ont tous été formés dès l’âge de 5 ou 6 ans dans un club près de chez eux, par des éducateurs compétents, des dirigeants responsables, dans des infrastructures municipales. Griezmann à Macon, M’Bappé à Bondy ou Pavard à Jeumont… Sans tous ces passionnés qui donnent du temps et transmettent leur savoir-faire, pas de rêve possible.
Pourtant, une fois la parenthèse enchantée de l’été passée, la rentrée s’annonce difficile pour nos clubs du « foot d’en bas », confrontés à d’innombrables difficultés : hémorragie des bénévoles, baisse des subventions publiques, suppression des emplois aidés, hausse du prix des licences, inflation normative, tracas administratifs, infrastructures vieillissantes…
Déjà plus de quatre mille structures ont déposé la clé sous la porte ces dernières saisons et beaucoup de clubs ne seront malheureusement pas en mesure d’accueillir tous les nombreux enfants qui pousseront la porte des clubs pour se licencier à la rentrée. Epuisement des bénévoles surchargés de responsabilités, écœurement vis-à-vis d’un système opaque – décourageant plus qu’il n’encourage – qui capte les ressources et impose ses décisions sans dialogue avec la base de la pyramide : les raisons de ces problèmes sont nombreuses et peuvent être illustrées en quelques chiffres.
Le football, c’est plus que du football
150 millions d’euros, soit le montant prélevé chaque année dans les caisses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Les membres de l’exécutif informés des agissements de M. Benalla auraient dû les dénoncer. Cependant, comme le relève le juriste Benjamin Fiorini dans une tribune au « Monde », le non-respect de cette obligation n’est assorti d’aucune sanction.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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L’affaire Benalla révèle « les failles de l’article 40 du Code de procédure pénale »

Les membres de l’exécutif informés des agissements de M. Benalla auraient dû les dénoncer. Cependant, comme le relève le juriste Benjamin Fiorini dans une tribune au « Monde », le non-respect de cette obligation n’est assorti d’aucune sanction.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 14h21
    |

Benjamin Fiorini (Docteur en droit pénal et sciences criminelles, université Lyon-III–Jean-Moulin)







                        



                                


                            
Tribune. Dans la République exemplaire promise par Emmanuel Macron, il semblait difficilement imaginable qu’un collaborateur de l’Elysée se voie reprocher des faits de « violences en réunion », d’« immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique » et de « port sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique ».
C’est pourtant dans cette situation pour le moins contre-exemplaire que se trouve Alexandre Benalla à la suite des révélations du journal Le Monde, une information judiciaire ayant été ouverte à son encontre à la suite du comportement qui a été le sien en marge des manifestations du 1er mai.

Au-delà du problème politique posé par la sanction quelque peu légère que s’est vu infliger M. Benalla — quinze jours de mise à pied, alors que le délit de violences en réunion est puni par l’article 222-13 du Code pénal de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende — se pose une question d’ordre juridique : celle des sanctions auxquelles s’exposent les membres de l’exécutif ayant eu connaissance de l’attitude de M. Benalla sans la dénoncer au procureur de la République.
Des critiques justifiées juridiquement
En effet, depuis que l’affaire a été révélée, plusieurs voix se sont élevées pour s’étonner que la présidence de la République, pourtant informée des faits si l’on en croit le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, ne les ait pas dénoncés à la justice comme l’exige pourtant l’article 40 du Code de procédure pénale.
Le non-respect de l’obligation de dénonciation prévue à l’article 40 n’est assorti d’aucune sanction !
Ces critiques sont tout à fait justifiées d’un point de vue juridique, puisque cet article prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Editorial. En définissant l’Etat comme « foyer national du peuple juif » et en dégradant le statut de la langue arabe, la Loi nationale adoptée par la Knesset le 19 juillet renforce une vision ethnicisante de la société.
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Israël et les risques d’une loi identitaire

Editorial. En définissant l’Etat comme « foyer national du peuple juif » et en dégradant le statut de la langue arabe, la Loi nationale adoptée par la Knesset le 19 juillet renforce une vision ethnicisante de la société.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h52
   





                        



   


Editorial du « Monde ». La promesse originelle du projet sioniste, à l’aube d’Israël, était égalitaire. La Déclaration d’indépendance de 1948, texte de référence après les Lois fondamentales, dit que l’Etat « développera le pays au bénéfice de tous ses habitants » et « sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix ». En outre, « il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». 
Cette distinction entre citoyens se trouve pourtant au cœur de la Loi fondamentale adoptée par la Knesset le 19 juillet, qui définit l’Etat comme « foyer national du peuple juif ». Israël, Etat juif : une évidence historique depuis soixante-dix ans. Mais le message véhiculé par cette loi, voulue par Benyamin Nétanyahou, est excluant, même si sa traduction future demeure obscure. Il s’adresse à la minorité arabe (20 % de la population), pour lui signifier que ses membres seront à jamais des citoyens de seconde catégorie. Il porte atteinte à cette formule qu’aiment citer les responsables de l’Etat hébreu, comme un slogan dont on ne se lasse jamais sans tout à fait saisir les devoirs qu’il impose : « Israël, la seule démocratie au Moyen-Orient. »
Cette loi se veut un marqueur identitaire. Elle rappelle des choses acquises, comme les attributs de souveraineté : l’hymne, le drapeau, les fêtes nationales. Mais elle dégrade aussi le statut de la langue arabe, considérée jusqu’à présent comme langue d’Etat au même titre que l’hébreu. On lui promet un vague « statut spécial ». Cette seule humiliation symbolique est une gifle donnée aux Arabes israéliens.
Ennemis de l’intérieur
De même, la loi stipule que l’Etat devra promouvoir « le développement des communautés juives », considérées comme « valeur nationale ». Dans sa version initiale, le texte permettait à une communauté homogène – comprendre juive – de ne pas accepter en son sein une personne extérieure. Malgré la modification de la formulation, l’article donne une valeur constitutionnelle à l’établissement de municipalités peuplées de Juifs. Une forme de séparation urbaine de facto est ainsi validée. Pourtant, les colons juifs achetant des maisons dans des quartiers arabes de Jérusalem-Est revendiquent, eux, le droit de vivre partout.
Cette Loi fondamentale crée un cadre dont l’interprétation par les tribunaux va être un enjeu majeur dans les années à venir. Que dira la Cour suprême, gardienne de l’Etat de droit, lorsqu’elle sera saisie dans des affaires de discrimination contre la minorité arabe ou druze ? Quelle sera sa marge de manœuvre si une entreprise ne souhaite recruter que des Juifs ? Ou si des municipalités refusent catégoriquement l’achat de biens immobiliers par des personnes non juives ?
Comme d’autres droites européennes, la droite israélienne est engagée sur une pente identitaire qui nécessite de désigner des ennemis, de l’intérieur et de l’extérieur. Conduite par M. Nétanyahou, elle s’imagine en avant-poste de la civilisation occidentale, face à la menace islamiste, comme dans le traitement des migrants africains. Lors des dernières élections législatives, en mars 2015, M. Nétanyahou avait électrisé son électorat dans une vidéo. « Le règne de la droite est en danger, disait-il. Les électeurs arabes vont aux bureaux de vote en grand nombre. Les ONG de gauche les amènent en bus. » La Loi fondamentale est le prolongement de cette vision ethnicisante de la société.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Analyse. Pour la correspondante du « Monde » à Madrid, le rétablissement des ponts avec le gouvernement catalan voulu par le nouveau premier ministre espagnol est avant tout une opération de contention du séparatisme.
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Pedro Sanchez et la voie étroite du dégel en Catalogne

Analyse. Pour la correspondante du « Monde » à Madrid, le rétablissement des ponts avec le gouvernement catalan voulu par le nouveau premier ministre espagnol est avant tout une opération de contention du séparatisme.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 10h30
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Analyse. A peine porté à la présidence du gouvernement espagnol à la faveur d’une motion de défiance contre le conservateur Mariano Rajoy, le 1er juin, le socialiste Pedro Sanchez s’est employé à rétablir des ponts avec la Catalogne. Son souhait d’apaiser les tensions et de rétablir la « normalité » institutionnelle, après la tentative de sécession d’octobre 2017, s’est traduit dans ses discours mais aussi dans de premiers gestes.
A partir du 4 juillet, les autorités pénitentiaires ont notamment procédé au transfert des dirigeants indépendantistes accusés de « rébellion », actuellement en détention préventive dans des prisons de Catalogne. Le 9 juillet, M. Sanchez s’est entretenu longuement avec le président de la Généralité de Catalogne, l’indépendantiste radical Quim Torra. Le ton a été « cordial », ont insisté les deux hommes.

M. Sanchez s’est opposé à l’organisation d’un référendum d’indépendance de la Catalogne, que lui a demandé M. Torra, mais les deux hommes se sont accordés sur la réouverture d’espaces de dialogue « bilatéraux », une demande des indépendantistes qui refusent de voir leurs exigences diluées avec celles des autres régions d’Espagne.
La question du « droit à l’autodétermination »
Ainsi, après sept ans d’inactivité, la commission bilatérale Etat-Généralité doit se réunir à Barcelone la semaine prochaine. Le gouvernement espagnol entend répondre aux demandes du gouvernement catalan qui peuvent être satisfaites, en matière d’investissement ou de financement notamment. Il s’est déjà engagé à lever les recours devant le Tribunal constitutionnel qu’avait déposés le Parti populaire contre des lois sociales catalanes.
De son côté, la Généralité entend aborder la question du « droit à l’autodétermination », bien qu’elle n’ait aucune chance d’aboutir, ainsi que celle des prisonniers indépendantistes, sur laquelle elle demande que le parquet retire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Francesco Martucci, professeur à l’université Panthéon-Assas, estime que la sanction à l’encontre de Google s’inscrit dans un contexte de guerre commerciale entre Bruxelles et Washington.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/07/2018
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Francesco Martucci : « L’amende infligée à Google relève de motivations politiques »

Dans une tribune au « Monde », Francesco Martucci, professeur à l’université Panthéon-Assas, estime que la sanction à l’encontre de Google s’inscrit dans un contexte de guerre commerciale entre Bruxelles et Washington.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 10h21
    |

Francesco Martucci (professeur à l'Université Panthéon-Assas, Centre de droit européen)







                        



                                


                            
Tribune. De la décision rendue à l’encontre de Google par la Commission, l’histoire retiendra le montant record de l’amende : 4,34 milliards d’euros. La somme s’avère d’autant plus conséquente qu’elle s’ajoute aux 2,42 milliards d’euros d’amende déjà infligés par la Commission à Google en juillet 2017. Alors que la précédente Commission a tergiversé, Margrethe Vestager a fait preuve d’une fermeté qui interroge quant au rôle de l’autorité de la concurrence dans l’Union européenne.
« L’Union européenne n’interdit pas la position dominante en soi, mais uniquement le fait d’en abuser »
La Commission reproche à Google d’avoir conclu trois types de stipulations contractuelles avec les fabricants d’appareils et les opérateurs de réseaux mobiles concernant l’installation d’applications Google (en particulier Google Search) au motif que des restrictions permettent à Google d’utiliser Android comme un moyen de consolider la position dominante de son moteur de recherche. Si les pratiques en cause sont établies, leur caractère anticoncurrentiel peut être discuté.
Tout est question de mesure et de contexte. En ayant à l’esprit la finalité du droit de la concurrence, la satisfaction des consommateurs, on peut se demander si la stratégie de Google nuit à ces derniers. La technologie du système d’exploitation Android couplée au modèle d’open source a profondément modifié le marché des services mobiles. Non seulement Google a permis de proposer une alternative à Apple, mais, en catalysant l’innovation, elle a contribué à stimuler les autres opérateurs du marché de la téléphonie mobile. Le prix concurrentiel est alors celui de la domination d’un marché, celui de la recherche sur Internet, ce qui est incontestable. Il est légitime de se demander si la délimitation du marché pertinent pour apprécier la position dominante n’est pas en l’espèce excessivement étroite.
Contribuer au progrès
La jurisprudence est constante : le traité sur le fonctionnement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Le sénateur Philippe Bas, président de la commission d’enquête au Sénat chargée de l’affaire, estime que la révision constitutionnelle engagée par Macron doit être modifiée en profondeur.
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Philippe Bas : « L’affaire Benalla, de la sortie de “route politique” à l’affaire d’Etat »

Le sénateur Philippe Bas, président de la commission d’enquête au Sénat chargée de l’affaire, estime que la révision constitutionnelle engagée par Macron doit être modifiée en profondeur.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 21h59
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 09h31
    |

Philippe Bas (président de la commission sénatoriale d'enquête sur l'affaire Benalla, président de la commission des lois, sénateur de la Manche)







                        



                                


                            
Deux degrés de lecture peuvent être appliqués à l’affaire Benalla. Premier degré : sur la voie publique, un individu exerce des violences sur des personnes. Il est passible de poursuites pénales. Il agit au sein d’un dispositif de maintien de l’ordre sans en être membre, mais avec toutes les apparences d’être policier ou gendarme. Il commet une usurpation qui peut donner lieu à des poursuites. Il obtient un acquiescement au moins tacite à son action de la part des responsables du dispositif de sécurité. Ceux-ci peuvent être poursuivis. Mais il avait fait connaître sa qualité de collaborateur du président de la République ; qui l’a protégé instantanément et pendant près de trois mois. C’est là que commence la « sortie de route » politique et que l’on passe du judiciaire à l’affaire d’Etat, qui seule concerne le Parlement dans ses pouvoirs d’investigation élargis.
Circonstance atténuante pour les responsables du dispositif de sécurité, le sésame présidentiel est une circonstance aggravante pour l’individu en cause, auteur d’un inadmissible abus d’autorité. Il n’y a rien de plus contraire à l’Etat de droit que l’abus d’autorité : il sape la confiance de nos concitoyens dans les institutions de la République en permettant à ceux qui devraient contribuer le plus à faire respecter la légalité de s’en dédouaner pour leur propre usage.
Ni le préfet de police, ni le ministre de l’intérieur, ni le premier ministre, ni le président de la République, pas plus qu’aucun de leurs collaborateurs informés de ces infractions ne se sont de surcroît inquiétés de saisir le procureur de la République des faits constatés, au titre des obligations qui leur sont pourtant faites par le célèbre article 40 du code de procédure pénale. On est en droit de penser qu’une inhibition générale a paralysé le sens du devoir des autorités publiques. Cette inhibition porte un nom : la déférence et la soumission à l’égard du chef de l’Etat et de ses collaborateurs immédiats. Et elle a une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Etre nature (5/7). Un collectif d’intellectuels proches des milieux chrétiens dénonce la lecture conservatrice de l’encyclique écologique « Laudato si’ », publiée en mai 2015 par le pape François, et depuis accaparée à des fins politiques par des mouvements réactionnaires.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Delon en six films-cultes (3/6). Dans ce long-métrage méconnu d’Alain Cavalier, l’acteur porte la violence du conflit colonial. Un rôle qui renvoie de façon troublante à sa biographie.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président de l’Unicef France, Jean-Marie Dru, s’indigne de l’enfermement dans des centres de rétention d’enfants de migrants en France et réclame des solutions alternatives.
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Migrants : « La place d’un enfant n’est pas derrière les grillages »

Dans une tribune au « Monde », le président de l’Unicef France, Jean-Marie Dru, s’indigne de l’enfermement dans des centres de rétention d’enfants de migrants en France et réclame des solutions alternatives.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 12h54
    |

Jean-Marie Dru (Président de l’Unicef France)







                        



                                


                            
Tribune. L’opinion publique s’est à juste titre émue du sort réservé aux enfants migrants aux Etats-Unis. Traitements intolérables, contraires au respect de la dignité ­humaine. Mais l’opinion publique en France devrait tout autant s’élever contre l’enfermement des enfants dans des centres de rétention, qui se pratique dans notre pays.
Beaucoup pensent qu’il est impossible d’échapper à l’alternative : séparer les enfants de leurs parents ou les enfermer avec leurs parents. Comme si le seul moyen d’éviter la solution américaine, comme si la seule façon de garder des enfants auprès de leurs parents, consistait à les enfermer avec eux.
Or le droit français permet d’éviter cela, notamment à travers l’assignation à résidence. Depuis 2016, le pointage auprès des autorités locales est censé être la règle et la rétention l’exception. Nos voisins européens ont su s’adapter : l’Irlande et les pays nordiques ont renoncé à l’enfermement des enfants. La Finlande, le Danemark, le Royaume-Uni, ­l’Irlande, les Pays-Bas et la ­Bulgarie pratiquent déjà le pointage auprès des autorités. En Belgique, un programme pilote appliqué à des familles susceptibles d’être éloignées a montré que très peu d’entre elles se soustrayaient aux mesures d’éloignement.
Traumatisme
En France, en 2017, trois cent cinq enfants ont été placés en centre de rétention, soit sept fois plus qu’en 2013. Au gouvernement qui estime que c’est peu, nous répondons que c’est trop. Certaines préfectures ont recours au placement de familles en rétention, pensant que l’enfermement facilitera les formalités d’expulsion. Si ces enfermements peuvent durer moins de quarante-huit heures, ils se prolongent parfois au-delà d’une semaine. Au gouvernement qui considère que c’est peu, nous répondons que c’est trop.
L’aménagement des centres que promet le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, n’y changera rien : la place d’un enfant n’est pas derrière des grillages. Et pourtant, le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ L’échec du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) aux élections fédérales du 1er juillet exprime la volonté d’une rupture avec un ordre « pragmatique et autoritaire », estime le politologue Eric Lobjeois dans une tribune au « Monde ».
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« Le Mexique a entériné l’alternance »

L’échec du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) aux élections fédérales du 1er juillet exprime la volonté d’une rupture avec un ordre « pragmatique et autoritaire », estime le politologue Eric Lobjeois dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    24.07.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 12h32
    |

Eric Lobjeois (Docteur en dynamiques comparées des sociétés en développement de l’université Paris-VII)







                        



                                


                            
Tribune - Le 1er juillet, le Mexique a voté contre le système établi. Au terme d’une élection historique, le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, surnommé par ses initiales « AMLO », a remporté un triomphe sans appel. Il devra être entériné d’ici à septembre, mais les résultats préliminaires ne laissent pas de doute.
Cette élection représente un tournant dans les annales du pays. Elle est synonyme, pour le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), pour l’instant au pouvoir, d’un désaveu cinglant. Pour comprendre ce moment, évoquons quelques éléments de la toile de fond. Le PRI a été créé dans les derniers soubresauts de la révolution mexicaine, en 1929, et a subsisté au pouvoir sans interruption jusqu’en 2000 grâce à une structure pragmatique et autoritaire qui lui a assuré le contrôle d’une réalité politique et sociale complexe.

Le premier coup de semonce est survenu en 2000 avec l’élection à la présidence du conservateur Vicente Fox, du parti de droite catholique Parti d’action nationale (PAN). Ce que certains ont alors qualifié de conclusion de l’un des régimes autoritaires les plus longs du monde n’a pas pour autant équivalu à la disparition du PRI.
Un pays dans l’impasse
Il est resté la première force politique nationale et a reconquis la présidence en 2012 avec une mécanique efficace. Son candidat, Enrique Peña Nieto, ex-gouverneur de l’Etat de Mexico – jeune, veuf et remarié à une actrice de feuilletons télévisés – quelque peu distant mais séduisant, porté par la télévision, l’emporta.

Le dinosaure, comme on surnomme le PRI, est revenu aux affaires avec de surcroît une véritable opportunité pour répondre à la mise à l’épreuve au milieu d’un croissant désenchantement de la démocratie qui ne semble pas apporter de solutions aux problèmes chroniques du Mexique : pauvreté, corruption, violence, inégalités sociales exorbitantes, anémie de l’Etat de droit, essor économique insuffisant…
Selon...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Donald Trump accuse la Chine et la zone euro de manipuler leurs devises respectives, mais si le dollar est fort aujourd’hui, c’est avant tout le fruit des propres décisions du président américain.
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Le fantasme d’une guerre des monnaies

Editorial. Donald Trump accuse la Chine et la zone euro de manipuler leurs devises respectives, mais si le dollar est fort aujourd’hui, c’est avant tout le fruit des propres décisions du président américain.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h30
   





                        


Editorial du « Monde ». Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Donald Trump devrait méditer l’aphorisme de Bossuet à propos de ses récentes diatribes contre la Chine et la zone euro, qu’il accuse de manipuler leurs monnaies respectives, tandis qu’il se dit mécontent des hausses des taux d’intérêt décidées par la banque centrale américaine. Si le dollar est fort aujourd’hui, c’est avant tout le fruit des propres décisions du président américain.
« La Chine, l’Union européenne et les autres manipulent leurs monnaies en baissant leurs taux d’intérêt, alors que les Etats-Unis augmentent leurs taux, avec un dollar devenant de plus en plus fort jour après jour, ce qui dégrade notre compétitivité », a affirmé M. Trump le 20 juillet. Il est vrai que le yuan a perdu 8 % de sa valeur depuis mars, tandis que le dollar s’est renchéri de près de 6 % en six mois par rapport à l’euro. « Les Etats-Unis ne devraient pas être pénalisés parce qu’ils vont très bien », peste le président américain.

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                Vers une guerre des monnaies ? La Chine réfute toute manipulation du yuan



C’est justement le « problème », dont M. Trump devrait se féliciter au lieu de s’en plaindre. La gigantesque baisse des impôts sur les entreprises votée fin 2017 a donné un nouvel élan à la croissance américaine. Celle-ci est désormais supérieure à celle de la zone euro, qui, au contraire, connaît un net ralentissement.
Sous l’effet de cette accélération de la conjoncture outre-Atlantique et d’un chômage ramené sous les 4 %, l’inflation décolle enfin, obligeant la Fed à remonter ses taux d’intérêt pour éviter une surchauffe de l’économie. L’Europe, elle, n’envisage pas de relever ses taux avant 2019. Logiquement, cet écart de rendement renforce l’attractivité des Etats-Unis pour les investisseurs, ce qui nourrit la hausse du dollar.
Renoncer à un « privilège exorbitant »
Concernant la dépréciation récente du yuan, M. Trump se plaint, là aussi, d’un problème dont il est en partie responsable. La menace de taxer une grande partie des exportations chinoises à destination des Etats-Unis ne peut qu’inciter Pékin à laisser filer sa devise pour tenter d’absorber le choc. Il semble toutefois peu probable que la Chine aille beaucoup plus loin dans cette direction, au risque d’encourager une fuite des capitaux qui handicaperait à terme son économie. Donc, là encore, la manipulation tient du fantasme.
Après la guerre commerciale, M. Trump agite désormais l’épouvantail d’une guerre des monnaies. Mais le système de taux de changes flottants en vigueur depuis la fin de la convertibilité du dollar en 1971 est ce qu’il est : un système de vases communicants dans lequel une devise ne peut se déprécier que si une autre monte, parfois de façon erratique.
Du fait de la prééminence du dollar sur les échanges mondiaux, il ne tient qu’aux Etats-Unis de prendre l’initiative d’œuvrer pour un système des changes plus stable. L’une des pistes consisterait à renoncer au « privilège exorbitant » du dollar comme monnaie de réserve internationale, considéré d’ailleurs comme l’une des principales causes du déficit commercial américain.

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                Commerce : « La Chine a beaucoup plus à perdre que nous », assure la Maison Blanche



M. Trump ferait ainsi d’une pierre deux coups. Mais, outre sa faible appétence pour le multilatéralisme, il ne peut pas se permettre d’affaiblir le rôle du dollar comme monnaie de réserve, car les Etats-Unis doivent continuer à attirer en masse les capitaux pour financer leur énorme déficit budgétaire creusé par… M. Trump et sa politique économique expansionniste. Le président américain n’a donc pas fini de déplorer les effets dont il chérit les causes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Alors que son fondateur Mark Zuckerberg affirme l’inverse, les enseignants d’économie Alexandre Mayol et Thierry Pénard démontrent, dans une tribune au « Monde », que le réseau social peut aussi avoir des conséquences négatives sur le bien-être de ses utilisateurs.
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« Facebook est loin de faire notre bonheur »

Alors que son fondateur Mark Zuckerberg affirme l’inverse, les enseignants d’économie Alexandre Mayol et Thierry Pénard démontrent, dans une tribune au « Monde », que le réseau social peut aussi avoir des conséquences négatives sur le bien-être de ses utilisateurs.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h05
    |

Alexandre Mayol (Maître de conférence en économie à l'Université de Lorraine) et Thierry Pénard (Professeur d'économie à l'Université de Rennes 1)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis quatorze ans, rien ne semble arrêter Facebook. Ni l’affaire Cambridge Analytica, ni les gouvernements, ni ses concurrents. Le réseau social fondé par Mark Zuckerberg compte à ce jour 2,2 milliards d’utilisateurs actifs dont 22 millions en France. Instagram qui appartient à Facebook, vient de dépasser le milliard d’utilisateurs.
Des chiffres qui donnent le tournis et témoignent de l’emprise de Facebook. Mark Zuckerberg se veut rassurant et communique sur les conséquences positives de Facebook sur le « bien-être des gens et de la société ». Un avis qui n’est pas partagé par l’ancien vice-président de Facebook, Chamath Palihapitiya, qui déclarait en novembre 2017 devant des étudiants de Standford : « nous avons créé des boucles déclenchant des réactions de court terme nourries à la dopamine qui sont en train de détruire le fonctionnement de la société. » En cause les systèmes de notification et les fils d’actualité qui sont de nature à créer des utilisations addictives.

Qui faut-il croire ? Facebook nous rend-il plus heureux ? Les recherches en sciences sociales sur cette question apportent une réponse nuancée. Oui, Facebook procure de la satisfaction à ces utilisateurs, par la mise à disposition gratuite d’une multitude d’applications et d’outils qui facilitent la communication entre amis, l’organisation d’événements, la gestion de communautés…
Reflet déformé de la vie
Une étude en ligne menée par le chercheur américain Cass Sunstein auprès d’utilisateurs de Facebook montre que ces derniers ne sont pas prêts de quitter ce réseau social. Le montant médian demandé par les personnes sondées pour renoncer à utiliser Facebook était de 59 $ par mois [environ 50 euros], le montant moyen étant de 75 $ [environ 65 euros]. Ces sommes élevées montrent l’attachement – et la valeur accordée – à Facebook, même si les utilisateurs savent que la contrepartie est la collecte et la monétisation de leurs données...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que l’affaire Benalla a fait perdre la main au président et a fait une victime : sa révision constitutionnelle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/07/2018
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« Les parlementaires font payer à Macron son insolente audace. Ils ne le lâcheront plus »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que l’affaire Benalla a fait perdre la main au président et a fait une victime : sa révision constitutionnelle.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 11h26
    |

            Françoise Fressoz (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. C’est leur première victoire depuis un an. Ils ont fait reculer Emmanuel Macron et ils ne le lâcheront plus. Ils l’ont fait reculer sur un texte emblématique : la révision constitutionnelle qui a été concoctée de bout en bout par l’Elysée et qu’ils ont immédiatement perçue comme une nouvelle entrave à leur pouvoir.
Après quatre jours d’obstruction à l’Assemblée nationale, les députés de droite et de gauche qui, l’espace d’un moment, sont devenus une seule opposition à la fois compacte et puissante, ont contraint l’exécutif à l’impensable : suspendre puis reporter sa réforme à la rentrée sans qu’aucune date ne soit fixée et sans que personne n’ose pronostiquer qu’elle sera un jour adoptée. Et après le Palais-Bourbon, le Sénat, qui de plus en plus s’érige en contre-pouvoir, est lui aussi disposé à infliger au président un spectaculaire retour de bâton.

Car tout se paie un jour. Et ce que les parlementaires font aujourd’hui payer à Emmanuel Macron, dans le sillage de l’affaire Benalla, qui secoue l’Elysée comme un prunier, dépasse largement le cadre d’un grave dysfonctionnement interne, lié à l’irresponsabilité d’un simple chargé de mission. Ils corrigent le jeune président, ils se vengent de son insolente audace d’avoir cru que rien ne lui résisterait, qu’il pourrait faire fi de l’ancien monde, qu’il était suffisamment fort pour agir et réformer à sa guise (marché du travail, rail, assurance-chômage, retraite, santé, etc.) en se passant de leurs critiques voire de leurs conseils.
Une leçon de démocratie
Et lorsque la faille se présente, béante, c’est la curée : non seulement les parlementaires infligent au président qui se croyait infaillible une leçon de démocratie en pointant du doigt le déséquilibre des pouvoirs, les travers d’une hyperprésidence qui a voulu tout écraser – le Parlement et le gouvernement –, mais ils passent immédiatement aux travaux pratiques en bloquant la révision constitutionnelle.
M. Macron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Dans « Histoires secrètes : France-Israël 1948-2018 », Vincent Nouzille raconte les coulisses de soixante-dix ans de relations entre les deux pays.
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France-Israël, une « affaire passionnelle »

Dans « Histoires secrètes : France-Israël 1948-2018 », Vincent Nouzille raconte les coulisses de soixante-dix ans de relations entre les deux pays.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 08h44
    |

            Marc Semo








                        



                                


                            

Sans la France, l’Etat d’Israël ne serait pas ce qu’il est. C’est à Paris que Theodor Herzl, sous le choc de l’affaire Dreyfus, conçut dans le cadre du mouvement sioniste une patrie pour les juifs. Ce sont les aides des autorités françaises, au sortir de la seconde guerre mondiale, qui permirent à nombre de rescapés de la Shoah de rejoindre la Palestine sous mandat britannique. Les livraisons d’armes françaises et le soutien de Paris s’accentuèrent tout au long des années 1950-1960, jusqu’à la quasi-rupture de juin 1967, lors de la guerre des Six-Jours, quand de Gaulle décréta l’embargo et critiqua la politique agressive de « ce peuple d’élite sûr de lui-même et dominateur ». Dès lors, la relation alterna les hauts et les bas sur fond de polémiques incendiaires et de retours de flamme.
« Les deux pays aiment s’aimer, mais ils adorent aussi se détester »
« Les deux pays aiment s’aimer, mais ils adorent aussi se détester. C’est le paradoxe d’une relation spéciale qui dure depuis la création de l’Etat d’Israël », écrit Vincent Nouzille qui, citant l’historien et diplomate israélien Elie Barnavi, compare les relations entre les deux pays et entre leurs dirigeants respectifs à « une affaire passionnelle ». Le sujet est sensible, à la fois très rebattu, mais il reste encore opaque à bien des égards. « Loin des micros et des caméras, les face-à-face s’apparentent à des bras de fer. De Gaulle avec Ben Gourion, Giscard avec Begin, Mitterrand avec Shamir, Chirac avec Sharon, Sarkozy et Hollande avec Nétanyahou : entre la France et Israël, la ligne est toujours à haute tension », note l’auteur.
Documents inédits
Le livre raconte les coulisses de ces soixante-dix ans de relations en s’appuyant sur des centaines de documents inédits provenant des archives françaises, israéliennes et américaines, mais aussi sur de nombreux témoignages. Un genre où excelle ce journaliste d’investigation. Il montre notamment le rôle-clé joué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Etre nature (4/7). Deux philosophes se demandent si l’humanité n’aurait pas à gagner à faire plus de place à l’animalité.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ La présentation du célèbre manuel scolaire de la littérature révèle l’importance pour Jean-Joël Blanc de son apprentisage et de la découverte des grands auteurs.
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Littérature: hommage à Lagarde et Michard

La présentation du célèbre manuel scolaire de la littérature révèle l’importance pour Jean-Joël Blanc de son apprentisage et de la découverte des grands auteurs.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h17
    |

Jean-Joël Blanc (ancien élève du lycée Buffon à Paris)







                        



   


Vous permettrez à un fidèle lecteur abonné au journal papier, d’apporter son témoignage à propos de l’article sur la série « un manuel pour deux 2/6 Communion d’esprit  » (Le Monde du 21 juillet). Je suis gré au journal d’apporter enfin quelque souvenir de nos anciens livres de classe, le premier fut Malet et Isaac. Le deuxième cité me touche davantage car je fus toujours impressionné par la vue d’esprit de la série pour l’enseignement du français. Certes, ce n’est que plus tard que j’ai réalisé combien le « Lagarde et Michard » m’avait apporté, tant sur le plan littéraire que sur l’histoire de la littérature dans son ensemble. En effet, les génies de nos lettres françaises se montraient là dans une suite chronologique bienvenue mais rehaussée par des œuvres artistiques et des allusions à d’autres références historiques d’une époque donnée. Les auteurs passés en revue ne dévoilaient que quelques extraits mais le professeur était libre de travailler un ouvrage en entier, ce fut mon cas dans mes classes du lycée Buffon. Nous avons ainsi lu, commenté et même appris par cœur certains passages tant connus de nos classiques, dans l’édition complète ! La liste - je l’avoue - est assez longue mais j’ai goûté à la langue française grâce au « Lagarde et Michard » qui fut l’élément moteur de notre apprentissage, les œuvres complètes provenaient souvent du « Petit Larousse » si précieux. La collection reliée chez Garnier avait mes préférences car les commentaires y étaient fort pertinents. Sur ce point j’ajouterai également la série des « Castex et Surer » ces manuels d’histoire littéraire dont les tableaux comparatifs m’enchantent encore maintenant. Votre évocation me retourne plusieurs années en arrière, et je regrette qu’une semblable édition ne soit pas présente de nos jours dans l’enseignement de notre langue maternelle en milieu scolaire. Les jeunes d’aujourd’hui - là je place aussi mes propres enfants - ignorent cette variété importante et diverse de nos auteurs français, sans parler de l’orthographe tant mise à mal dans les médias ! Encore mille mercis pour cette émouvante rétrospective.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Delon en six films-cultes (2/6). Le cinéaste italien voit dans l’acteur, qui le subjugue, un talent, dont il veut faire sa créature. Dans « Rocco et ses frères », puis en  1961 dans « Le Guépard », qui lui vaut une reconnaissance internationale.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Dans la programmation tentaculaire du North Sea Jazz Festival, Le jazz et la salsa a fait son choix : les géants de la salsa Rubén Blades et Willie Colon et les légendes du funk Nile Rodgers & Chic et Earth, Wind & Fire.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

North Sea Jazz : de la fièvre de la salsa à la fièvre du samedi soir

Dans la programmation tentaculaire du North Sea Jazz Festival, Le jazz et la salsa a fait son choix : les géants de la salsa Rubén Blades et Willie Colon et les légendes du funk Nile Rodgers & Chic et Earth, Wind & Fire.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 11h49
    |

                            Yannick Le Maintec








                        


15 scènes, 150 concerts, 75.000 visiteurs. Le North Sea Jazz, c’est le géant des mers des festivals de jazz. J’avais été attiré à Rotterdam par la double affiche Rubén Blades/Willie Colón, annoncée des semaines avant leurs concerts parisiens. C’est toute la force du NSJ : attirer les foules grâce à ses têtes d’affiche. Son affiliation au tourneur Live Nation lui facilite grandement les choses. Dans son écurie : Nile Rodgers & Chic et Earth, Wind & Fire, programmés samedi soir... Comment résister ? Compte-rendu de la 43è édition du North Sea Jazz Festival qui s’est déroulée les 13, 14 et 15 juillet 2018.

   


La son de la salsa new-yorkaise
S’il n’a pas à rougir de sa carrière solo (il restera un des piliers de Fania), les vies antérieures de Willie Colón seront sa malédiction. Difficile pour le tromboniste de rivaliser avec La voix, Héctor Lavoe. Avec « El Malo » en 1967, Colón impose un son nouveau et devient le fer de lance du label Fania. Dix ans plus tard, sa collaboration avec le chanteur engagé Rubén Blades révolutionne une nouvelle fois le genre. En 1978, « Siembra » sera l’album le plus vendu de l’histoire de la salsa. Une collaboration qui se terminera en batailles sans fin, les ex-associés ayant fini par se détester comme dans toute bonne histoire de groupe de rock.
Vendredi. 23h15. Salle « Hudson ». Chacun s’installe sagement dans son siège. Cravate blanche et lunettes noires, Willie Colón se présente à son public. Premier riff de trombone : Che Che Cole. Tout le monde se lève et se précipite vers la scène telle la foule au Yankee Stadium. Le medley d’une vingtaine de minutes retrace l’aventure Lavoe. Calle Luna, Calle Sol, Te Conozco Bacalao, première passe d’armes entre trombones. Si le tour de chant s’attarde sur les titres plus romantiques (Gitana, Que Sera, Usted Abuso) de Colón, c’est la section de cuivres agressive qui impressionne.
Habillement l’orchestre réunit musiciens européens (parmi lesquels Boris Caicedo, ancien directeur musical de Yuri Buenaventura) et états-uniens. Trois trombones, Willie bien sûr, le français Olivier Caron, l’indispensable Ozzy Melendes plus le sax Bobby Franceschini pour un son rugueux comme la conclusion explosive d’Idilio, parfait résumé de l’art de Willie Colón ou comment imprimer sur la musique traditionnelle une couleur résolument urbaine, somme toute l’histoire de la salsa.



Comment Nile est redevenu chic

   


Samedi 21. Chic au « Nile », ça ne s’invente pas : la plus grosse salle du festival, 10.000 places, pleine à craquer. Dernières balances. « Je sais, ça fait pas super professionnel » s’excuse Nile Rodgers. Au contraire. Une voix off égrène les tubes à venir, harangue la foule : « Tapez dans vos mains. Faites du bruiiiit ! » Nile Rodgers & Chic s’inscrit en lettres géantes pendant que monte le son. Les musiciens tournent le dos à la salle, Nile et ses chanteuses tout en rouge. Les chanteuse font face au public, entament Everybody Dance pendant que le guitariste tout sourire balade sa silhouette nonchalante le long de la scène.
Dance Dance Dance. Les tubes s’enchaînent. I Want Your Love, Le Freak. Nile invoque Sister Sledge : We Are Family, He Is The Greatest Dancer, mais également Diana Ross : I’m Coming Out, Upside Down. Nile est aussi derrière ces tubes-là. Good Times, le public est invité à monter sur la scène tandis que Nile se met à rapper, rapelant Rappers Delight, le premier hit de l’histoire du hip-hop. Pendant les années 80, c’est haro sur le disco. Nile écrit pour Bowie, Madonna et Duran Duran. Le Chic nouveau surprend en reprenant Let’s Dance et Like a Virgin.

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Sous les feux de mille briquets, pardon mille portables, Nile évoque son combat contre le cancer qu’il a vaincu en 2013. A cette période (qu’il décrit sur son blog Planet C), il décide de faire plus de musique qu’il n’en avait jamais fait jusque là, et reçoit l’appel de deux français. Ils enregistrent Get Lucky. Le hit mondial de Daft Punk sera le climax d’un tunnel de 1h30 de numéros uns.
Après la disparition en 1996 du co-fondateur du groupe, le bassiste Bernard Edwards, il était temps de sortir la marque Chic de son purgatoire Nile Rodgers reforme Chic et en fait la vitrine de son immense carrière. Avouons-le, on prend son pied. L’expérience est jouissive et régressive et nous offre de très bons moments musicaux : voix puissantes de Folami Ankoanda Thomson, Kimberly Davis, duos avec le bassiste Jerry Barnes, solo du batteur Ralph Rolle. Un nouvel album est prévu pour septembre prochain. Nile Rodgers n’a pas dit son dernier mot.



Let’s groove
Pour vous, Fantasy dispute aux Sirènes du port d’Alexandrie la palme du mauvais goût ? Omar Sy et son Boogie Wonderland peinent à vous décrocher un sourire ? Le remède : voir Earth, Wind & Fire sur scène. Je parle bien de la formation originale dont les apparitions se font rares alors que le contusionnant Experience d’Al McKay écume les scènes européennes. Samedi 23h au « Nile » : introduction pyrotechnique et costumes étincelants devant 10.000 spectateurs survoltés. Sing A Song, After The Love Has Gone, Gotta Get You into My Life, c’est parti pour 1h30 de show.
De la distribution originale ne restent que Philip Bailey, Ralph Johnson et Verdine White. Maurice White, le fondateur du groupe disparu en 2016, apparaît irremplaçable. Le batteur chanteur avait arrêté les tournées en 1996 à la suite du diagnostic de la maladie de Parkinson. Phil Bailey Jr et B. David Whitmore, percussionistes chanteurs également (la marque du groupe ?), s’intègrent parfaitement. Les solistes se complètent et se rejoignent dans le chœur intact.
Les tubes sont laissés de côté, place au funk. Verdine se déchaîne à la guitare basse, Phil Bailey, le chanteur adolescent de 67 ans, à la voix de fausset parfois faussée (pardon !) passe de percussion en percussion avant de finir à la kalimba. Tout ce petit monde prend du plaisir et fait plaisir à voir. Let’s Groove semble être le mot d’ordre. September, Boogie Wonderland, Fantasy arriveront enfin dans une conclusion orgastique.



La salsa en mode crooner

   


Dimanche 19h. Le « Maas », l’autre grande salle du festival. Après sa tournée d’adieu (à lire dans les archives du blog), Rubén Blades s’offre des prolongations avec le Salsa Big Band, la version grand ensemble de l’orchestre de Roberto Delgado : basse, piano, keyboard, une batterie en plus des traditionnels bongos, congas et timbales, et les soufflants : cinq sax, quatre trompettes, quatre trombones.
Plus brièvement, format oblige, que l’an dernier à Barcelone ou le lendemain à Paris, le poète de la salsa parcourt sa longue carrière : Todos Vuelven (sur l’écran défilent les images des figures de la salsa), Patria, la chanson poignante qu’il a écrite lorsqu’il a quitté le Panama en 63, invoque Louie Ramírez et la Fania All-Stars (Juan Pachanga ) et Seis Del Solar, le groupe qu’il a formé après avoir quitté Colón (Cuentas Del Alma), le tout réarrangé façon big band.

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Moins dans l’interprétation qu’à son habitude, Blades se la joue crooner, multipliant les hommages à Tony Bennett et à Franck Sinatra. Il chante quelques titres en anglais, pas désagréables. La voix n’a pas bougé malgré le poids des années. Une ambiance feutrée, jazzy, qui s’intègre parfaitement au festival (vendredi soir dans la même salle le Metropole Orkest avait accompagné Gregory Porter dans son hommage à Nat King Cole). Le temps d’un titre très swing Rubén cède sa place au trompettiste cubain Wichy Lopez. De son dernier album « Salsa Big Band », Rubén extrait Arayué puis reprend Mack The Knife, le titre qui a inspiré Pedro Navaja.
« La vida te da sorpresas, Sorpresas te da la vida, Ay dios. » C’est au tour du public de reprendre en cœur le refrain de la chanson emblématique. Muevete de Juan Formell permet au chanteur de s’eclipser en tirant son chapeau tandis que l’orchestre se déchaîne dans une dernière descarga. Au revoir Rubén ! A soixante-dix ans (il les fêtera le lendemain au Bataclan), l’acteur-chanteur n’a plus de temps à perdre. Il souhaite se concentrer sur des projets précis, comme Medoro Madera, son alter-ego cubain dont il vient de sortir un album, en attendant un éventuel retour à la politique en 2019.



Le jazz de Ramon Valle
Dimanche 23h. Salle « Madeira ». Le North Sea est d’abord un festival de jazz. Ce dernier rendez-vous se chargera de me le rappeler. Il faut savoir se perdre dans les allées de l’immense complexe qu’est l’Ahoy, s’écarter des chemins balisés, entrer dans les petites salles afin de retrouver l’ambiance des clubs.
« C’est quoi, le jazz de Ramón Valle ? » interroge le pianiste cubain. Il donne la réponse : Pas du jazz cubain, pas du latin-jazz, le jazz de Ramón Valle, simplement, libre comme il le définissait lors de notre rencontre en 2014. On connaissait le talent de compositeur du cousin d’Orlando « Maraca » Valle. Sur la scène du North Sea, il déconstruit son titre fétiche Levitando. Quelle inventivité ! Quelle vivacité ! L’orgue amène un semblant de modernité pendant que le jeune batteur néerlandais Jamie Peet apporte au trio une énergie renouvelée. Dans son nouvel album, « The time is now », Ramón invite le trompettiste Roy Hargrove pour une touche résolument contemporaine. Une nouvelle direction clairement perceptible sur scène.
Alors que vous avez trois jours de festival dans les jambes, que vous avez dormi cinq heures par nuit et que vous retrouvez déshydraté dans une salle surchauffée, Ramón Valle vous plonge dans une oasis de fraîcheur musicale.



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Le North Sea, c’est fini. J’aurais pu vous raconter Pedrito Martínez, le Metropole Orkest, la New British Jazz Invasion, Snarky Puppy, Marcus Miller ou Gregory Porter. Quels que soient vos goûts en matière de jazz ou de musique noire, le North Sea Jazz, c’est la possibilité de se concocter un programme à la carte, un festival de rêve ? A la condition d’éviter le zapping, mal insidieux qui a tendance à ronger la manifestation.



                            


                        

                        

