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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’hépatite C, la grande oubliée (3). Pionnier dans la fabrication d’un antiviral dès 2015, le royaume n’a pas encore lancé son Plan national de lutte contre la maladie.
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Enquête

Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible

L’hépatite C, la grande oubliée (3). Pionnier dans la fabrication d’un antiviral dès 2015, le royaume n’a pas encore lancé son Plan national de lutte contre la maladie.

Par                                            Ghalia Kadiri (Casablanca, Maroc, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-07-25T17:37:39+02:00"

        Le 25.07.2018 à 17h37






    
Dans les laboratoires du fabricant marocain Pharma5.
Crédits : Pharma5


C’est l’un des grands paradoxes de santé publique au Maroc. Le royaume est l’un des rares pays à produire, depuis fin 2015, ses propres traitements contre l’hépatite C à base d’une nouvelle molécule « miracle » capable de guérir la plupart des malades, vendue soixante fois moins cher qu’aux Etats-Unis et trente fois moins cher qu’en France. Et pourtant, le traitement reste encore inaccessible à une grande partie des patients marocains atteints de la maladie infectieuse.
L’histoire était belle. Elle a débuté avec la commercialisation fin 2013 d’un antiviral à action directe révolutionnaire, le sofosbuvir du laboratoire américain Gilead, qui avait déclenché une vive polémique dans le monde en raison de son prix exorbitant. Ce dernier a néanmoins bouleversé la prise en charge de l’hépatite C puisqu’il la guérit en seulement douze semaines sans les effets secondaires observés traditionnellement et quelle que soit la souche du virus, alors que les traitements classiques duraient beaucoup plus longtemps avec un taux de guérison ne dépassant pas 60 %.

        Présentation de notre série
         

          L’hépatite C, la grande oubliée



Mais, pour garantir une situation de monopole, la firme américaine avait imposé des brevets dans plusieurs pays, faisant du sofosbuvir le seul produit disponible sur place et empêchant, par son prix prohibitif, de nombreux malades d’y avoir accès. Le Maroc, classé dans la catégorie des pays à revenus intermédiaires, n’était pas considéré par Gilead comme un concurrent potentiel pour produire un générique et ne lui avait donc pas imposé pas de brevet. « Ça a été notre chance, car personne ne nous pensait capable de mettre un tel produit sur le marché », sourit Myriam Lahlou Filali, directrice générale du groupe pharmaceutique Pharma5. Ce laboratoire local, qui présente aujourd’hui un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros, a saisi l’occasion pour percer le secret de fabrication du sofosbuvir en toute légalité.
400 000 personnes infectées
En novembre 2015, le générique marocain du sofosbuvir est mis sur le marché à environ 1 160 euros la cure, contre plus de 40 000 euros en France. Le royaume est alors le seul pays africain, avec l’Egypte, à produire les génériques du sofosbuvir. Une vraie révolution thérapeutique dans un pays où 400 000 personnes sont infectées, soit 1,2 % de la population, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« 1 160 euros, ça reste une fortune relativement au PIB marocain »
Sauf que, pour les bénéficiaires du Régime d’assistance médicale (Ramed) pour les plus démunis, qui concerne 35 % des Marocains, le médicament n’est pas remboursé. « Le générique est peut-être beaucoup moins cher que dans les pays occidentaux, mais 1 160 euros, ça reste une fortune relativement au PIB marocain », déplore le docteur Taha Brahni, chargé de plaidoyer à Coalition Plus, qui rassemble une centaine d’associations de lutte contre le VIH et les hépatites.

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La gratuité du traitement pour les patients « ramedistes » est pourtant prévue dans le Plan stratégique national (PSN) pour le dépistage et le traitement des hépatites virales, élaboré en 2016. Un plan qui n’est toujours pas lancé en juillet 2018. Son initiateur, le ministre de la santé El-Houcine Louardi, a été limogé en octobre 2017, laissant le département sans tête pendant trois mois. « Le contexte politique au Maroc a en effet retardé le lancement du plan, reconnaît Ibtissam Khoudri, responsable du PSN au ministère de la santé, à Rabat. Mais nous sommes sur la bonne voie. Une fois que nous aurons les médicaments et les tests de dépistage, nous lancerons le PSN. Nous ne pouvons pas négliger tous ces patients qui attendent le traitement. Le nouveau ministre fait tout son possible pour que cela aboutisse. »
« Solidarité familiale »
En attendant, les médecins et les acteurs de la société civile sont désarmés face aux malades les plus démunis, « temporairement non soignés », selon le ministère de la santé. « Nous conseillons aux patients de faire appel à la solidarité familiale ou à vendre des biens s’il le faut afin de se procurer la cure », témoigne un médecin dans le secteur public. L’Association de lutte contre le sida au Maroc (ALCS), membre de Coalition Plus, qui fait un travail de plaidoyer pour une meilleure prise en charge des hépatites depuis l’arrivée des antiviraux, avait commencé des opérations de dépistage dès 2014 chez les personnes à risque. Notamment auprès des toxicomanes, particulièrement touchés par la maladie car ils s’échangent du matériel d’injection contaminé. « Nous avons trouvé un foyer d’infection à Nador [nord], où il y a beaucoup de consommateurs de drogues. Mais nous ne pouvons plus rien faire, ça déchire le cœur », regrette le docteur Brahni.

        Episode 1
         

          « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »



Déjà trop élevé pour la majorité des malades, le prix du générique vendu par Pharma5 n’a pas évolué et les laboratoires qui ont ensuite lancé leur propre générique se sont alignés sur ce tarif alors qu’en Inde et en Egypte, la cure de trois mois se vend désormais à quelques centaines d’euros. « A la veille du lancement, le ministère nous a demandé de constituer un stock nécessaire car un appel d’offres allait être lancé », explique Mme Lahlou Filali. Mais l’appel d’offres n’est tombé que fin 2017, avant d’être annulé quelques jours plus tard. « Nous avions acheté la matière première au prix fort afin de répondre rapidement aux besoins du pays. L’investissement, très lourd, ne nous a pas permis de baisser le prix », se défend la directrice de Pharma5, qui a finalement écoulé ses stocks dans le secteur privé au Maroc et en exportant en Russie et en Côte d’Ivoire.
« On ne sait pas combien ni qui et où sont les populations infectées. On navigue à vue »
Les raisons du report de l’appel d’offres sont restées inconnues. « Les responsables au ministère attendaient certainement que d’autres laboratoires créent leur générique. Soit par favoritisme, en particulier sous la pression des firmes étrangères qui souhaitent s’implanter. Soit pour créer de la concurrence et faire baisser le prix du médicament », révèle un fin connaisseur du dossier. Plusieurs scandales de corruption ont récemment éclaboussé le ministère de la santé, où différents directeurs, dont Omar Bouazza, à la tête du département du médicament et de la pharmacie, ont été remerciés par le nouveau ministre, Anas Doukkali, en poste depuis janvier. « Vu le prix du traitement, il y a beaucoup d’argent en jeu », poursuit la source.
Urgence
L’autre paradoxe, c’est le retard pris dans le travail de diagnostic, qui est encore le point faible de la lutte contre l’hépatite C au Maroc comme ailleurs sur le continent, où l’écrasante majorité des personnes infectées ignorent qu’elle le sont. Or, sans traitement pris à temps, les malades errent d’épisodes de fatigue en perte de poids, de douleurs musculaires en diarrhées, de maux de tête en troubles dépressifs, avant de développer une cirrhose ou un cancer du foie, et continuent à transmettre le virus sans le savoir. « Il n’y a aucune étude de séroprévalence de l’hépatite C au Maroc : on ne sait pas exactement combien, ni qui, ni où sont les populations infectées. On navigue à vue », souligne le Dr Brahni de Coalition Plus. Le ministère de la santé assure toutefois qu’une étude, cofinancée notamment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est « en cours de lancement ».

        Episode 2
         

          Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »



Aujourd’hui, le plus grand défi reste de trouver les fonds nécessaires pour lancer le Plan stratégique national, que Coalition Plus a estimé à 6,9 milliards de dirhams (625 millions d’euros). « Tant que le traitement était nocif et très cher, la maladie ne faisait pas partie des grands enjeux de santé publique, assure Hakima Himmich, fondatrice de l’ALCS et actuelle présidente de Coalition Plus. Depuis l’arrivée des antiviraux à action directe, le ministère est convaincu. A présent, il faut sortir l’argent. » Pour convaincre les responsables, Coalition Plus a récemment publié une enquête démontrant que le traitement de l’hépatite C est plus rentable à long terme puisqu’il épargne le coût faramineux des complications.
Parmi les options de financement, la possibilité d’un prêt à taux zéro octroyé par Unitaid a été examinée, mais « aucune initiative concrète n’existe à ce stade », explique son directeur exécutif, Lelio Marmora. Il devient pourtant urgent de traiter les milliers de malades en attente de guérison.
Cette série a été réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.

Sommaire de notre série Hépatite C, la grande oubliée
Le Monde Afrique propose une série de reportages, décryptages, portraits et entretiens pour raconter l’état d’avancement de la lutte contre l’hépatite C sur le continent.
Episode 3 Comment le Maroc est devenu producteur d’un générique contre l’hépatite C... qui reste inaccessible
Episode 2 Au Cameroun, diagnostic et traitement de l’hépatite C sont encore réservés « à une élite »
Episode 1 « A Nairobi, les héroïnomanes de mon squat n’avaient jamais entendu parler de l’hépatite C »
Présentation de la série L’hépatite C, la grande oubliée




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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ 24 personnes avaient été arrêtées en mars après une manifestation contre la loi de finances qu’elles jugent « antisociale ».
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Compte rendu

Niger : quatre figures majeures de la société civile condamnées à trois mois de prison avec sursis

24 personnes avaient été arrêtées en mars après une manifestation contre la loi de finances qu’elles jugent « antisociale ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-25T17:04:19+02:00"

        Le 25.07.2018 à 17h04






    
Manifestation contre la loi de finances à Niamey, le 14 janvier 2018.
Crédits : BOUREIMA HAMA / AFP


La justice nigérienne a condamné mardi 24 juillet quatre figures majeures de la société civile à trois mois de prison avec sursis. Ils étaient détenus depuis mars, après une manifestation interdite, a rapporté un de leurs avocats, Me Boudal Effred Mouloul.
Le ministère public avait requis trois ans de prison ferme contre Ali Idrissa, Moussa Tchangari, Nouhou Arzika et Me Abourahamane Lirwana

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« Ils vont tous sortir libres aujourd’hui et regagneront leur famille », a assuré l’avocat.
Cependant selon une source judiciaire, Me Lirwana devra rester en prison après avoir été condamné lundi à deux ans de prison dont un avec sursis pour « outrage à magistrat » lors du procès.
Amnesty International a qualifié d’« encourageante » la décision du tribunal. Mais les quatre hommes « n’auraient jamais dû être arrêtés ». « C’était un procès politique », a réagi l’organisation de défense des droits de l’homme dans un communiqué.

#Niger il est encourageant qu’Ali Idrissa Nani, Nouhou Arzika, Moussa Tchangari, Ousseini Maina et Mamoudou Seyni soient libérés et puissent enfin retrouver leurs proches, mais ils n’auraient toutefois jamais dû être arrêtés— Amnesty Sénégal (@AmnestySenegal) 24 juillet 2018


Au total 24 personnes ont comparu le 11 juillet pour « organisation et participation à une marche interdite » et « complicité de dégradations de biens publics et privés », selon leurs avocats. Me Effred Mouloul a regretté que certains d’entre eux aient été « condamnés à un an dont six mois assortis de sursis ». Deux autres sont relaxés « pour insuffisance de preuves », ont affirmé leurs proches.
Ils avaient tous été arrêtées le 25 mars après des heurts à Niamey entre les forces de l’ordre et des manifestants qui voulaient braver l’interdiction, par les autorités, d’une manifestation contre la loi de finances 2018 qu’ils jugent « antisociale ». Deux autres activistes arrêtés et écroués le 15 avril dans des circonstances similaires attendent d’être jugés.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Des mouvements liés à des groupes armés pourtant interdits ont pris part aux élections générales de mercredi, influant sur les partis dominants.
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Au Pakistan, des islamistes radicaux en campagne

Des mouvements liés à des groupes armés pourtant interdits ont pris part aux élections générales de mercredi, influant sur les partis dominants.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h57
    |

            Louis Imbert (Karachi, Lahore, envoyé spécial)








                        



   


Voilà un homme peu commode. Jibran Nasir, la trentaine, est avocat. Barbe noire et moustache soignée, le verbe batailleur, il déroule un discours résolument laïc, qui le distingue dans les élections générales pakistanaises qui se sont déroulées mercredi 25 juillet. M. Nasir brigue un siège au Parlement, à Karachi, monstre urbain d’environ 20 millions d’habitants – personne ne connaît le chiffre exact –, le plus grand port du Pakistan qui pollue tant qu’il le peut la côte est de la mer d’Arabie. Ses mots d’ordre progressistes et tolérants lui valent l’hostilité de l’extrême droite islamiste, qu’il dénonce.
Depuis deux mois, des partis fraîchement créés, dont certains sont affiliés à des groupes armés interdits, ont imprimé leur marque sur cette campagne. Ils dénoncent la minorité religieuse persécutée des Ahmadi et militent pour le maintien d’une loi draconienne condamnant le blasphème, à l’image du Tehrik-e-Labaik Pakistan, qui se rallie au cri de « Mort aux blasphémateurs ».

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Il y a quelques semaines, interpellé dans un rassemblement public à Karachi, Jibran Nasir a refusé poliment de déclarer sa religion. Depuis, de petits groupes de militants islamistes s’invitent à ses meetings. Ils font du bruit, bousculent ses partisans – des jeunes pour la plupart, éduqués et déterminés. Ils viennent les enquiquiner jusque chez eux.
Le 17 juillet, M. Nasir s’est trouvé encerclé par une foule hostile, dans la rue. Il a fallu que les paramilitaires qui tiennent Karachi, les Sindh Rangers, dirigés par des officiers de l’armée, le sortent de ce mauvais pas. Un camarade a fini par glisser à M. Nasir : « Tu vas te faire tuer. »
« Inefficacité incroyable des autorités »
« Cela fait cinq ans qu’on m’accuse de blasphémer, en direct à la télévision comme dans mes meetings. Tant que je suis vivant, on peut dire que ce ne sont que des mots, dit-il, lorsqu’on l’interroge sur la réalité de la menace qui pèse sur lui. Je constate que ces gens agissent librement. C’est le fruit d’une inefficacité incroyable des autorités, ou bien peut-être est-ce planifié, voulu. »
M. Nasir aimerait que les formations politiques dominantes cessent de faire les yeux doux aux factions islamistes et qu’elles dénoncent ensemble leurs excès. Mais il se fait peu d’illusions. Celui que les sondages ont donné favori durant la campagne, l’ex champion de cricket Imran Khan, a capitalisé dans ses discours sur la question du blasphème. Il sait qu’en cas de victoire au scrutin de mercredi, il devra s’efforcer de constituer une coalition fragile avec des indépendants et des formations islamistes.
Mercredi, un attentat suicide a frappé un bureau de vote dans la ville de Quetta, dans la province instable du Baloutchistan (sud-ouest), qui a fait au moins 29 morts. Le 13 juillet, un précédent attentat, revendiqué par l’organisation Etat islamique, avait fait 149 morts, dans la même région, dans un meeting électoral d’une puissante famille locale, proche des services de sécurité. C’était la pire attaque menée dans le pays depuis la fin des dernières opérations majeures de l’armée dans les régions tribales du nord-ouest, refuge des talibans pakistanais, en 2016.

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Malgré cet attentat spectaculaire, et plusieurs attaques revendiquées par les Talibans dans les régions pachtounes du nord-ouest, la campagne électorale fut au fond moins violente que celle de 2013. Mais les mouvements radicaux se sont banalisés dans le jeu électoral. Les petits partis qu’ils ont créés sont destinés à obtenir un score modeste dans les urnes, mais ils font du prosélytisme, ils cherchent des partisans, ils influencent.
« Rien de répréhensible ne sort »
« Facebook a fermé hier notre compte principal, sans explications, au dernier jour de la campagne ! C’est dur…, se désole Hanzla, la vingtaine, membre de l’équipe chargée de la communication de l’un de ces mouvements, Allahu Akbar Tehrik. Nous avons pourtant un comité de censure interne : rien de répréhensible ne sort. » Hanzla aura à peine eu le temps de nous offrir un thé au lait, mardi 24 juillet, dans son quartier général à Lahore, capitale de la puissante province du Pendjab (est), où se jouent ces élections. Un coup de fil des autorités nous a fait éconduire poliment. Elles tiennent ces lieux à l’œil.
Hanzla et ses camarades opèrent dans le quartier Mazang, dans le centre-ville, derrière une haute enceinte gardée par de jeunes hommes armés habillés de kaki, d’allure paramilitaire. Des policiers attendent dans la cour. Le mouvement occupe tout un bloc d’immeubles : des militants traînent sur les terrasses, et sur les marches de leur mosquée, dans la chaleur humide.
Le parti exhibe volontiers sur ses affiches le visage d’Hafiz Saeed, candidat à Lahore. L’homme est accusé d’avoir orchestré les attentats de Bombay de 2008, en Inde, qui avaient tué 166 personnes. Il est considéré comme un terroriste par les Nations unies, et Washington a mis sa tête à prix, pour 10 millions de dollars (9 millions d’euros), ce qui ne l’a pas empêché de se faire couvrir de pétales de roses en meeting.
En avril, les Etats-Unis ont placé son mouvement, la Milli Muslim League (MML) sur leur liste des organisations terroristes : ils y voient un paravent du Lashkar-e-Toiba, que M. Saeed a cofondé pour mener des attaques contre des troupes indiennes dans la région himalayenne du Cachemire, que se disputent l’Inde et le Pakistan. La MML s’est vue interdire de participer aux élections. Ses militants, habitués à changer sans cesse le nom et le statut social de leur parti, ont fait comme d’habitude : ils ont rejoint une autre coquille, Allahu Akbar Tehrik, qui présente 253 candidats à travers le pays.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le texte prolonge la possibilité de licenciement des fonctionnaires et encadre fortement le droit de manifestation.
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Turquie : le Parlement adopte une loi « antiterroriste » remplaçant l’état d’urgence

Le texte prolonge la possibilité de licenciement des fonctionnaires et encadre fortement le droit de manifestation.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h57
   





                        



   


Le Parlement turc a adopté mercredi 25 juillet une nouvelle loi « antiterroriste » controversée qui reprend plusieurs mesures de l’état d’urgence mis en place après le putsch manqué de juillet 2016 et levé la semaine dernière, rapporte l’agence de presse étatique Anatolie.
Le Parti de la justice et du développement (AKP), parti majoritaire qui a présenté ce texte au Parlement, a défendu son projet comme nécessaire pour éviter un « ralentissement » dans la lutte contre les « groupes terroristes » après la levée de l’état d’urgence.
Mais ses détracteurs accusent le gouvernement de vouloir pérenniser l’état d’urgence avec cette loi qui renforce considérablement les pouvoirs des autorités.

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Le texte contient plusieurs mesures qui semblent en effet inspirées de l’état d’urgence, comme la possibilité pour les autorités de continuer de limoger les fonctionnaires liés à des « groupes terroristes » pendant encore trois ans.
En outre, les administrateurs publics nommés pendant l’état d’urgence à la tête d’entreprises soupçonnées de liens avec une « organisation terroriste » pourront rester en place pendant encore trois ans.
Encadrement du droit de manifester
Autres mesures : les manifestations et les rassemblements seront, sauf autorisation spéciale, interdits après le coucher du soleil. Les autorités locales pourront restreindre l’accès à certaines zones et la garde à vue pourra dans certains cas durer jusqu’à douze jours.
L’adoption de cette loi survient une semaine après la levée de l’état d’urgence qui avait été instauré quelques jours après la tentative de coup d’Etat du 15 au 16 juillet 2016.
Ankara impute la tentative de putsch au prédicateur Fethullah Gülen, qui réside depuis une vingtaine d’années aux Etats-Unis et dément toute implication.
Dans le cadre de cet état d’urgence, les autorités turques ont mené pendant deux ans une traque implacable des putschistes et de leurs sympathisants présumés, mais ont aussi visé des opposants prokurdes accusés de « terrorisme », des médias critiques et des associations.
Depuis le coup de force, près de 80 000 personnes soupçonnées de liens avec le putsch ou avec le « terrorisme » ont été incarcérées, et plus de 150 000 fonctionnaires ont été limogés ou suspendus.
Peu avant le vote des députés mercredi, le ministère de l’intérieur avait levé la révocation des passeports de plus de 155 000 personnes qui avaient été privées de leur document de voyage sous l’état d’urgence au motif qu’elles étaient mariées à un « suspect ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ A trois semaines de la date limite pour déposer les candidatures à l’élection présidentielle d’octobre, le « Trump tropical » galvanise les foules, mais peine à trouver des alliés politiques.
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édition abonné


Au Brésil, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro en lice pour la présidentielle

A trois semaines de la date limite pour déposer les candidatures à l’élection présidentielle d’octobre, le « Trump tropical » galvanise les foules, mais peine à trouver des alliés politiques.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 16h37
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 16h38
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

Le capitaine de réserve de l’armée n’a pas choisi Rio de Janeiro au hasard pour lancer officiellement, dimanche 22 juillet, sa candidature à la présidentielle d’octobre pour le Parti social libéral. Le fief de Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite, symbolise les maux du Brésil – violence et corruption –, piliers de sa plate-forme électorale.
« De quoi avons-nous besoin ? D’un homme ou d’une femme honnête, avec Dieu dans le cœur et qui soit patriote », s’est-il écrié devant une foule survoltée de quelque 3 000 personnes, dont une doublure du président américain, Donald Trump. Comme le président américain, le député fédéral joue la carte de l’anti-establishment, avec un remarquable succès jusqu’à présent.

A trois mois d’un scrutin qui s’annonce imprévisible, Jair Bolsonaro, 63 ans, suscite autant le rejet qu’il fascine. Les uns sont dégoûtés par ses discours homophobes, racistes et misogynes, les autres minimisent ces dérapages, accordant plus d’importance à son credo sécuritaire et anticorruption. Dans un pays parmi les plus violents au monde, où la majorité de la classe politique est accusée ou soupçonnée de corruption, le candidat populiste version autoritaire, surnommé « mito » (le mythe) parvient ainsi à rassembler un public des plus hétéroclites : classes aisées ultralibérales, conservateurs évangéliques et jusqu’aux classes défavorisées des favelas.
Un programme économique vague
L’homme aux slogans apocalyptiques, prônant jadis une « guerre civile » pour « sauver » le Brésil, promet aujourd’hui de faciliter l’accès au port d’arme. Il a également promis dimanche, s’il est élu, de sortir le Brésil de l’accord de Paris sur le climat et de réduire drastiquement le nombre de ministres au gouvernement.
Son plus grand atout est peut-être de n’avoir jamais été directement impliqué dans l’affaire Lava-Jato, le plus gros scandale de corruption de l’histoire du Brésil. Le fait qu’il ait lui-même...




                        

                        


<article-nb="2018/07/25/18-6">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Nids d’espions (4/6). « Le Monde » consacre une série d’articles à des métropoles où se joue le grand jeu de l’espionnage international. Aujourd’hui, la capitale belge, marquée par une retentissante affaire de faux papiers et d’agents russes.
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<article-nb="2018/07/25/18-7">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’influent Alvaro Uribe a déclaré, sur Twitter, qu’il démissionnait, après que la Cour suprême colombienne l’a mis en examen dans une affaire de corruption.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

L’ancien président colombien Alvaros Uribe annonce sa démission du Sénat

L’influent Alvaro Uribe a déclaré, sur Twitter, qu’il démissionnait, après que la Cour suprême colombienne l’a mis en examen dans une affaire de corruption.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 15h39
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


C’est par un tweet qu’Alvaro Uribe, président de la Colombie de 2002 à 2010, a annoncé sa démission du Sénat. Cette décision survient après que la Cour suprême colombienne a révélé qu’elle menait une enquête sur des faits de corruption le visant.

La Corte Suprema me llama a indagatoria, no me oyeron previamente, me siento moralmente impedido para ser senador,… https://t.co/tf2LN2svHx— AlvaroUribeVel (@Álvaro Uribe Vélez)


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L’ancien président a déclaré se sentir « moralement empêché » de continuer sa charge de sénateur tout en se défendant des accusations portées à son endroit. « J’ai agi en accord avec la loi et mes droits », a-t-il écrit sur Twitter. Depuis plusieurs années, l’influent ex-chef de l’Etat a été impliqué dans un épineux conflit juridique en raison de sa proximité avec des groupes paramilitaires affiliés à la droite – des liens qu’il a toujours niés.
M. Uribe a accusé Ivan Cepeda, un sénateur situé à l’autre extrémité du spectre politique, d’avoir fait pression sur des détenus afin que ceux-ci fassent de fausses déclarations affirmant que l’ancien président était lié à des groupes paramilitaires. La Cour suprême colombienne n’a trouvé aucun élément de preuve permettant d’étayer les affirmations de M. Uribe. Elle a, en revanche, décidé de poursuivre l’ex-président pour avoir manipulé des témoins.
« Nul n’est au-dessus des lois »
Dans un communiqué paru le 24 juillet, la Cour suprême a rapporté avoir, à la suite d’une longue enquête, mis en examen M. Uribe pour des faits de fraude procédurale et de subornation de témoins. Peu diserte sur les allégations pesant sur l’ancien président, la cour a en revanche indiqué que l’enquête avait été mise à l’arrêt depuis le mois de février, en raison de pressions exercées sur les témoins par des proches de l’ancien président colombien. « La Colombie montre, aujourd’hui, que nul n’est au-dessus des lois », a déclaré M. Cepeda.
Depuis le début de sa carrière politique, M. Uribe a été accusé d’entretenir des liens étroits avec les cartels de drogue et les paramilitaires. En 1980, l’agence d’aviation civile qu’il dirigeait a été accusée d’accorder des licences d’aviation à des trafiquants de drogue. Les câbles diplomatiques du département d’Etat américain, déclassifiés en mai 2018, ont mis en évidence les liens de M. Uribe avec les cartels de la drogue.
Un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency), datant de 1991, le présente comme un « politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement ». En 1984, un hélicoptère immatriculé au nom du père de M. Uribe a été retrouvé dans l’un des plus grands laboratoires de stupéfiants d’Amérique latine.
Accusations de viols
En janvier 2018, M. Uribe a également été soupçonné d’être coupable du viol subi, plusieurs années auparavant, par la journaliste colombienne Claudia Morales. Cette dernière avait indiqué que son agresseur était un personnage important de la vie nationale. « Vous le voyez et vous l’écoutez tous les jours », a-t-elle déclaré lors d’un entretien radiophonique.
Craignant pour sa vie et celle de sa fille, la journaliste a décidé de ne pas dévoiler le nom de son agresseur – indiquant cependant qu’il s’agissait de son supérieur hiérarchique. Claudia Morales a travaillé, entre 2003 et 2004, pour le service de la présidence de la République.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’ex-vice-président congolais vient d’être acquitté en appel par la CPI où il était poursuivi pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤         

Jean-Pierre Bemba : « Je rentre pour déposer ma candidature à la présidentielle » en RDC



Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-25T15:31:31+02:00"

        Le 25.07.2018 à 15h31






Durée : 01:25 | 

L’ancien vice-président de la RDC a annoncé, mardi 24 juillet, à Bruxelles qu’il se présenterait comme candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre et qu’il rentrerait à Kinshasa début août pour déposer sa candidature.
En juin, l’ancien chef rebelle a été acquitté en appel par la Cour pénale internationale, qui a conclu qu’il ne pouvait être tenu pénalement responsable des crimes commis par ses troupes en Centrafrique en 2002-2003.
Le même jour, à Paris, le directeur de cabinet et l’avocat de Moïse Katumbi, opposant en exil en Belgique depuis 2016, ont également annoncé le retour de l’ancien proche de Joseph Kabila en RDC pour qu’il dépose lui aussi sa candidature à la présidentielle.


                

                     Davido, ambassadeur nigérian de l’afropop

                

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<article-nb="2018/07/25/18-9">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le commandant de la force française « Barkhane » dresse le bilan de sa mission à la veille d’un scrutin présidentiel sous haute tension.
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Entretien

Général Guibert : « Au Mali, il faut faire converger les stratégies militaire et de développement »

Le commandant de la force française « Barkhane » dresse le bilan de sa mission à la veille d’un scrutin présidentiel sous haute tension.

Propos recueillis par                                            Morgane Le Cam (Bamako, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-07-25T15:21:20+02:00"

        Le 25.07.2018 à 15h21






    
Soldats français de la force « Barkhane » avec des soldats de l’armée malienne à Inaloglog, au Mali,  le 17 octobre 2017.
Crédits : Benoit Tessier/REUTERS


Après un an passé à la tête de l’opération « Barkhane », qui compte 4 500 soldats français déployés au Sahel depuis 2014, le général Bruno Guibert passe la main au général Frédéric Blachon. Sous son commandement, la principale mission extérieure française, dédiée à la lutte contre le terrorisme djihadiste, a concentré son action aux frontières du Mali, du Niger et du Burkina-Faso.

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                Au Sahel, bilan contrasté pour l’opération française « Barkhane »



A l’approche de la présidentielle du 29 juillet dans laquelle le président malien Ibrahim Boubakar Keita remet son mandat en jeu, des événements ont fait monter la tension : attaque dans la ville de Gao contre une patrouille blindée de « Barkhane » le 1er juillet, exécution sommaire de plus de vingt personnes vers Ménaka le 20, mort d’un soldat malien dans une embuscade deux jours plus tard dans le centre du pays, tirs d’obus contre l’aéroport de Sévaré le 23 juillet… Le général Guibert revient sur cette menace terroriste qui perdure à la veille d’un scrutin sous pression.
Voyez-vous un lien entre les récentes attaques djihadistes, dans le centre et le nord du Mali, et l’élection présidentielle ? 
Bruno Guibert Les djihadistes sont fermement opposés à la mise en place d’un processus démocratique au Mali et y revendiquent l’application de la charia. Pour autant, les enjeux nationaux de cette élection ne contreviennent pas directement aux intérêts de moyen et long terme des groupes armés terroristes, davantage tournés vers leurs aires d’influence locales. Les attaques répétées dans le centre et le nord du Mali, qui frappent essentiellement la population civile, illustrent plutôt une fuite en avant des terroristes. Partis d’une logique de conquête et d’implantation durable, ils sont désormais réduits à des actions sporadiques dont la portée est limitée. Le lien entre l’élection et les dernières attaques n’est donc pas direct, même si la période peut offrir aux djihadistes une caisse de résonance médiatique.

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Le QG du G5 Sahel a été attaqué à Sévaré le 29 juin. Où en est sa mise en place de cette force conjointe entre la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad ?
Malgré l’attentat de Sévaré, le G5 Sahel continue sa montée en puissance. L’opérationnalisation de la force conjointe est bien réelle. Elle a pu installer l’ensemble de ses postes de commandement et déployer environ 80 % des effectifs des bataillons pour atteindre un effectif de 4 000 hommes. En outre, elle a réussi à mener six opérations à ce jour. Nous aimerions que ce soit plus rapide mais il est difficile d’opérationnaliser une force à partir d’armées qui souffrent de problèmes structurels majeurs, de logistique et d’équipements. La clé du succès passe par le soutien de la France, de l’Union européenne [UE] et de la communauté internationale. Près de 6 000 soldats maliens, burkinabés ou nigériens ont pu bénéficier d’une séquence de formation. Notre rôle s’attache désormais à développer la coordination et l’appui à la planification.

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Dans le centre, les milices prolifèrent, les conflits intercommunautaires s’exacerbent et les écoles ferment. Pourquoi « Barkhane » n’y intervient pas ? 
C’est une décision stricte du président malien de vouloir que le Mali réponde seul à cette crise. De plus, la gestion des conflits intercommunautaires n’entre pas dans les missions de « Barkhane ». Nous ne sommes pas responsables du règlement de l’ensemble des problèmes du Mali et ne pouvons être partout avec nos 4 500 hommes dans une zone aussi vaste que l’Europe. Nous sommes présents au nord du Mali et au nord du fleuve Niger dans la région dite « des trois frontières ». Toute la zone centre a subi une très forte pression des djihadistes, au point que l’insécurité s’y est enkystée. Le terrorisme vient surinfecter des fractures communautaires souvent très anciennes. La situation est préoccupante. Aujourd’hui, l’Etat malien cherche légitimement à reprendre position.

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Dans la zone de Ménaka, les soldats français collaborent avec le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et le Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia). En avril, la Mission des nations unies au Mali (Minusma) a accusé cette coalition d’être responsable d’exécutions sommaires. « Barkhane » ne risque-t-elle pas d’être instrumentalisée ?
Je n’aime pas le terme « collaborer ». « Barkhane » ne collabore pas avec le MSA et le GATIA, elle se coordonne avec ces groupes, dans une action ponctuelle basée sur du renseignement. « Barkhane » s’entoure des précautions nécessaires et c’est un choix qui est mûri et assumé. Les groupes d’autodéfense avec lesquels nous travaillons, ponctuellement et sans planification préétablie, savent que la coordination pourrait être réversible dès lors que leurs actions s’inscriraient en dehors du cadre fixé. « Barkhane » est prête à se coordonner avec tous les groupes armés qui manifestent clairement leur volonté de lutter contre le fléau du terrorisme en respectant trois critères que j’ai fixés : la loyauté envers l’Etat malien, la volonté de lutter contre le terrorisme avec les forces armées maliennes et le respect du droit des conflits armés. Cette démarche ne s’appuie donc sur aucune considération communautaire, mais réclame des preuves de bonne foi.

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Je constate qu’il y a surtout une occultation systématique du rôle des groupes armés terroristes dans ces conflits dits communautaires. Or ils les ont instrumentalisés, favorisés et entretenus.
Comment jugez-vous, plus largement, la situation sécuritaire au Mali ?
Quand je suis arrivé, la région Liptako concentrait une très large part des attaques et incidents sécuritaires. Le travail réalisé montre que les gains sont possibles, même s’il reste à les pérenniser par des actions de développement. « Barkhane » ne s’interdit pas d’agir dans d’autres zones du nord du Mali : à Kidal, où nous menons des actions d’opportunité ; dans le secteur de Tombouctou contre la Katiba Al-Furqan ; et dernièrement dans le Gourma avec la force conjointe du G5 et les forces armées maliennes contre la katiba [brigade] 3Alpha, avec d’excellents résultats.
Dans toutes ces zones, nous avons pris le dessus sur l’ennemi en lui infligeant des pertes sévères. L’ennemi est toujours là, dilué au milieu des populations, mais il est clairement sous pression. Il ne dispose plus de sanctuaire. Il n’est plus capable de mener d’action d’envergure coordonnée. Mais, je le dis souvent, il n’y aura pas de solution militaire au Mali. La solution est politique, et seule une action globale, sur l’ensemble des leviers militaire, diplomatique, économique surtout, permettra d’établir les conditions d’une stabilité durable.
« Barkhane » a évolué vers une occupation plus durable du terrain, pour quel bilan ?
Le pragmatisme a conduit à recentrer l’action de « Barkhane » dans le Liptako, qui est ainsi devenu le premier point d’application de la stratégie globale de la France. Agir méthodiquement, en combinant l’ensemble des approches de restauration de la vie civile, ne peut se faire que sur une durée suffisante et une zone limitée. Notre présence plus permanente sur le terrain aux côtés des forces maliennes permet de réduire la capacité de combat des groupes terroristes par des opérations successives et, parallèlement, de développer l’aptitude des forces armées partenaires. Elles peuvent poursuivre le combat de manière autonome à mesure que le rapport de force s’inverse progressivement.
Sur le plan tactique, nos actions sont dirigées sur la base d’un renseignement de plus en plus précis, et la population y joue un rôle clé. Nos actions sont plus ciblées, notre force beaucoup plus réactive et moins prédictible.
Comment expliquez-vous qu’Iyad Ag-Ghali, à la tête du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), demeure insaisissable ? 
Les groupes de Ag Ghali ont subi de lourdes pertes au cours des premiers mois de 2018, qui ont provoqué une profonde désorganisation du RVIM. Dans cette société très hiérarchisée où tout ou presque passe par les chefs, leur neutralisation a provoqué un renouvellement des cadres. Ag-Ghali parvient à se cacher, notamment dans les oueds de la partie septentrionale du Mali. Sa longévité témoigne de la robustesse de ses soutiens. Nos actions du début d’année ont fortement déstabilisé notre adversaire mais ne l’ont pas totalement abattu. Un jour, il sera mis hors de combat.

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                Le groupe djihadiste d’Iyad Ag-Ghali revendique l’attentat contre « Barkhane » au Mali



La population soutient-elle les groupes armés ?
Ces groupes cherchent à se fondre à la population, souvent contre sa volonté. Cette implantation se traduit par une implication de plus en plus marquée dans le tissu local, voire par une substitution aux autorités légales. Les habitants sont apeurés et la menace des terroristes l’emporte souvent sur les promesses des forces régulières. Sans perspective immédiate de retour de l’Etat de droit, les populations rechercheront des protecteurs garants de leur survie. Dans certaines parties du territoire, la sécurité, voire la justice, sont assurées de facto par des groupes djihadistes. Seul le retour permanent de l’autorité malienne, favorisera le retour de la confiance de la population.

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                Dans le centre du Mali, « c’est la souffrance, la fatigue et la peur qui nous ont poussés à fuir »



Un certain nombre de jeunes s’engagent aussi dans les rangs de ces groupes armés pour se défendre contre d’autres communautés. Ce qui ne signifie pas que les populations soutiennent tous les djihadistes. Il faut maintenant faire converger les stratégies militaire et de développement afin de provoquer la rupture et couper les liens entre population, communautés et djihadistes. C’est un point fondamental. Cela prendra du temps, sera douloureux peut-être, mais la situation reste réversible. C’est avant tout une question de volonté politique.
Au Mali, des voix continuent de plaider en faveur de négociations avec les groupes djihadistes. Est-ce une option envisageable ?
C’est une question éminemment politique. Aujourd’hui, il y a toute une partie du territoire à reconquérir en réinstaurant l’intégrité de l’Etat. Ensuite, ce sera aux autorités maliennes d’entamer des discussions avec ceux qui renonceront à la violence, pour instaurer une paix durable.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le sénateur républicain a découvert, lundi, l’annonce de sa mort sur Wikipédia, site en tête de la première page du moteur de recherche. Mais n’a pas manqué d’humour sur Twitter.
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Donné pour mort, le sénateur américain Orrin Hatch interpelle Google : « Nous devrions parler »

Le sénateur républicain a découvert, lundi, l’annonce de sa mort sur Wikipédia, site en tête de la première page du moteur de recherche. Mais n’a pas manqué d’humour sur Twitter.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 15h54
    |

                            Nina Jackowski








                        



   


Wikipédia l’a tué, Twitter l’a ressuscité ! Orrin Hatch est certes le plus ancien sénateurs républicains actuellement en poste – il occupe son siège depuis 1977. Pourtant l’encyclopédie participative en ligne Wikipédia a, dimanche 22 juillet, annoncé sa mort le… 11 septembre 2017.
Alerté de cette « fake news », le sénateur de l’Utah, par l’intermédiaire de son équipe de communication, s’est chargé de fournir des preuves de sa « survie », interpellant même directement, lundi 23 juillet, Google – dont le site Wikipédia figure en tête de la première page du moteur de recherche – d’un tweet laconique : « Bonjour… Google ? Nous devrions parler », illustré d’une capture d’écran de sa page Wikipédia, signalant sa mort.

Hi.. @Google?

— senorrinhatch (@Senator Hatch Office)


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S’ensuit, le lendemain, une série d’images le mettant en scène dans sa vie quotidienne, « toujours bien vivant », comme le rappelle la légende. On l’aperçoit successivement sur des photographies et vidéos lors de ses déplacements officiels, plongé dans son travail, et même en pleine lecture du journal.
Mais le doute persiste, remarque le Washington Post, lorsqu’il s’aperçoit, mardi, que le journal censé fournir la preuve de vie date de juin 2017, soit trois mois avant sa mort supposée. Après « enquête approfondie », le Washington Post révèle que la photo date bien du 24 juillet, et que cet ancien numéro a été utilisé en raison de sa « une », illustrant un projet de loi récemment adopté au Sénat.

Here is Senator Hatch reading a newspaper earlier. https://t.co/mRWyhfxece— senorrinhatch (@Senator Hatch Office)


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Dans cette stratégie de communication astucieuse et pleine d’humour, son équipe va jusqu’à partager les photos de la fête d’anniversaire du sénateur de l’Utah, en mars, célébrant ses 84 ans « toujours vivant », où le bacon apparaît comme invité d’honneur (voir le tweet ci-dessous). Sans oublier de rappeler que « durant la brève période où Internet a déclaré M. Hatch décédé, il a fait avancer trois projets de loi. Même mort, M. Hatch reste l’un des législateurs les plus prolifiques du Sénat ».

The Senator’s 84th birthday in March. 

— senorrinhatch (@Senator Hatch Office)


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L’équipe de communication tient également à faire appel à des preuves tangibles. Elle partage donc des interviews récentes, photo à l’appui montrant le sénateur se préparer pour l’une d’elles, « sain et sauf », souligne la légende.
Avant de fournir la preuve ultime, afin de lever tout soupçon : un cliché d’Orrin Hatch plongé, cette fois-ci, dans le journal du jour et se déclarant « reconnaissant d’être en vie ».

Here is Senator Hatch preparing for an interview just weeks ago. Alive and well.

— senorrinhatch (@Senator Hatch Office)


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Catching up on the news this morning, grateful to be alive. https://t.co/YDrYQowQlN— senorrinhatch (@Senator Hatch Office)


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La réponse de Google n’a pas tardé, s’excusant de la diffusion de cette erreur sur Wikipédia, mardi 24 juillet dans la matinée, tout en soulignant le trait d’esprit dont a fait preuve le sénateur, deuxième personne la plus importante du Sénat après le vice-président des Etats-Unis, depuis que lui a été conféré le titre honorifique de président pro tempore du Sénat en janvier 2015 : « Vous êtes très certainement vivant et doté d’un grand sens de l’humour. » 
Cette série de tweets marquera sans doute son septième et dernier mandat, M. Hatch ayant annoncé qu’il ne sera pas candidat lors des élections sénatoriales de novembre.

@senorrinhatch @Google You certainly are alive and sporting a great sense of humor. We apologize for the error. We'll have it fixed shortly.— Google_Comms (@Google Communications)


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        Lire notre article sur son aspirant successeur :
         

          Mitt Romney, ex-candidat à la Maison Blanche, dans la course pour le Sénat américain






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les statistiques montrent que la Nouvelle-Zélande est un des pays développés les plus touchés par les violences conjugales.
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La Nouvelle-Zélande crée un congé payé spécifique pour les victimes de violences conjugales

Les statistiques montrent que la Nouvelle-Zélande est un des pays développés les plus touchés par les violences conjugales.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 15h00
   





                        


Dix jours de congés payés. Le Parlement néo-zélandais a voté mercredi 25 juillet une loi créant un congé rémunéré spécifique pour les victimes de violences conjugales, une mesure destinée à les aider à échapper à leur foyer. Ce congé doit permettre aux victimes de « mettre un terme aux violences et d’obtenir de l’aide sans craindre de perdre leur emploi », a expliqué la députée Jan Logie, élue du Parti des Verts. « C’est gagnant pour les victimes, gagnant pour les employeurs et gagnant pour la société », a-t-elle déclaré après le vote de la loi par 63 voix contre 57.
Les statistiques montrent que la Nouvelle-Zélande est un des pays développés les plus touchés par les violences conjugales. Le taux d’homicide commis au sein de la famille est, per capita, plus de deux fois plus élevé dans cet Etat du Pacifique sud qu’en Australie, au Canada ou en Grande-Bretagne.
Mme Logie, qui appartient à la coalition de centre gauche au pouvoir, a déploré que l’aide aux victimes de violences conjugales tarde trop souvent. « Nous attendons que la situation devienne vraiment mauvaise, que quelqu’un se fasse tuer, et alors nous nous en préoccupons », dénonce-t-elle.
La Nouvelle-Zélande, pionnière dans la défense des droits des femmes
Ce congé doit permettre aux victimes cherchant à fuir leur foyer d’avoir le temps de faire tout ce qu’elles ont à faire, qu’il s’agisse d’assister à des audiences en justice, de déménager ou de trouver de nouvelles écoles pour leurs enfants.
L’opposition conservatrice ne s’était pas rangée derrière cette réforme, en expliquant que son intention était bonne mais qu’elle risquait de contrarier la recherche d’emploi potentielle des victimes. « Les employeurs vont se mettre à scanner les candidates en se demandant si elles risquent d’être victimes de violences conjugales parce que finalement cela affectera leur activité », a déclaré à Newshub Mark Mitchell, du Parti national.
La Nouvelle-Zélande est de longue date pionnière dans la défense des droits des femmes. Elle fut ainsi en 1893 le premier pays au monde à accorder aux femmes le droit de vote. Avant la Nouvelle-Zélande, les Philippines avaient déjà créé en 2004 un congé de dix jours pour les victimes de violences conjugales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La chaleur exceptionnelle et les incendies ont tué depuis juillet des centaines de personnes et provoqué de nombreux dégâts dans le monde.
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Grèce, Japon, Finlande… la canicule fait des ravages à travers le monde

La chaleur exceptionnelle et les incendies ont tué depuis juillet des centaines de personnes et provoqué de nombreux dégâts dans le monde.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 14h08
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h56
   





                        



   


Des dizaines d’incendies continuaient à ravager la Grèce, mercredi 25 juillet, ainsi que plusieurs pays d’Europe du Nord, tandis qu’une grande partie du continent suffoque sous la chaleur. De la Suède au Québec en passant par le Japon, la canicule affecte la moitié de l’hémisphère Nord. Selon les experts climatiques, ces vagues de chaleur exceptionnelles pourraient devenir de plus en plus courantes.
Incendies en Grèce
Le bilan provisoire des incendies de forêt qui ont ravagé lundi soir la côte à l’est d’Athènes est évalué, aujourd’hui, par les autorités, à 79 morts. Les pompiers poursuivaient mercredi les recherches de personnes bloquées dans des maisons ou des voitures carbonisées, aux environs des stations balnéaires de Mati et de Rafina, dévastées par des incendies meurtriers.
Qualifié de « tragédie nationale » par les médias du pays, le feu, parti du mont Pendeli attisé par des vents de 100 km/h, s’est rapidement propagé et a envahi Mati, à 40 kilomètres d’Athènes, détruisant des centaines d’habitations.
Les résidents, paniqués, ont fui en direction de la plage proche, où plusieurs d’entre eux ont dû rester plusieurs heures. Mardi, le pays était sous le choc des découvertes macabres, en particulier celle de 26 personnes, dont des enfants, carbonisées.

La Grèce en deuil après des incendies meurtriers, au moins 74 morts https://t.co/iDMje0kk6M #AFP https://t.co/T5OKsyOnXH— afpfr (@Agence France-Presse)


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Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s’est vu offrir de l’aide, notamment en moyens aériens, par l’Espagne, la France, l’Israël, la Bulgarie, la Turquie, l’Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances arrivaient en nombre de l’étranger.

        Lire notre reportage :
         

          Grèce : à Mati, « la nuit a été dure, c’était l’apocalypse ! »



L’Europe du Nord suffoque
D’Oslo à Riga, les pays nordiques et baltes sont écrasés depuis plusieurs semaines par la chaleur et la sécheresse qui embrasent forêts et tourbières, brûlent les pâtures, vident les nappes phréatiques et font même baisser le niveau des grands lacs.
La Suède, qui par endroits n’a quasi pas enregistré de précipitations en près de trois mois et connaît le mois de juillet le plus chaud depuis au moins deux siècles et demi, a dû faire appel à la solidarité européenne pour lutter contre le feu. Plus de 25 000 hectares sont déjà partis en fumée ; ce qui représente plus de deux fois la superficie de Paris.

Incendies en #Suede, la situation le 24/7 à 15h. 26 feux actifs selon les secours, dont 4 ont un niveau critique. P… https://t.co/IBoQmsbmXV— OlivierSweden (@Olivier Truc)


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Le risque est jugé « extrême » par les autorités, en particulier dans la partie méridionale, où le thermomètre pourrait atteindre 35 oC dans les prochains jours, sans espoir de pluie. L’office des forêts suédois a d’ores et déjà estimé les préjudices à 87 millions d’euros.
En Finlande, la province septentrionale de la Laponie est particulièrement touchée, avec des feux de forêt et d’herbe persistants, qui viennent s’ajouter, à sa frontière orientale, à des incendies partis de Russie.

24/07 dans la presse, réalité climatique :
• Canicule au Japon : 80 morts, 35.000 personnes à l'hôpital 
— ObsDefClim1 (@Observatoire Défense et Climat)


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Dans le sud de la Norvège, plusieurs feux de forêts se sont déclarés ces dernières semaines, provoquant, le 15 juillet, la mort d’un pompier. Et comme en Suède, des éleveurs sont contraints d’abattre une partie de leur cheptel, faute d’herbe et de foin.
Canicule : au moins 80 morts au Japon
L’Europe, qui oscille entre canicule et incendies, n’est pas seule à souffrir de la canicule. Une vague de chaleur s’est abattue sur le Japon depuis deux semaines. Les températures élevées – au-delà de 40 oC – ont fait au moins 80 morts et 35 000 personnes ont dû être hospitalisées.

Le Bureau de Meteo Japon a convoqué une conférence de presse urgente (et c’est déjà extraordinaire venant d’eux) po… https://t.co/61GPp5WRfk— JaponMeneATout (@Jerome Ydarack)


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La majorité des décès concerne des personnes âgées, mais des enfants figurent au nombre des victimes, dont un garçon de 6 ans qui a succombé à un coup de chaleur à la suite d’activités extérieures et alors que la salle de classe n’était pas climatisée.
« Des mesures d’urgence sont nécessaires pour protéger les enfants », a déclaré mardi matin le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors d’une conférence de presse. Le gouvernement va subventionner l’installation de climatiseurs dans les écoles, les collèges et les lycées à partir de l’été 2019.
A la date du 1er avril 2017, moins de la moitié des salles de classes d’établissements scolaires publics disposaient d’une climatisation. L’extension de la durée des congés d’été figure également parmi les dispositions à l’étude, a déclaré M. Suga. Des températures inédites ont été atteintes dans tout le pays, notamment dans la ville de Kumagaya (préfecture de Saitama), au nord de Tokyo, qui a battu le record national lundi avec un thermomètre affichant 41,1 oC.

        Lire la tribune de Jean-François Heimburger, journaliste spécialiste du Japon :
         

          « Il est nécessaire d’améliorer la prise en compte des catastrophes naturelles au Japon »



Vague de chaleur meurtrière au Québec
Une vague de chaleur a frappé le Québec au début du mois de juillet, avec une température ressentie allant jusqu’à 45 oC et provoquant 70 morts, selon un bilan des autorités sanitaires communiqué le 10 juillet. Une chaleur d’une intensité comparable à celle qui, en 2010, avait entraîné la mort d’une centaine de personnes dans la région de Montréal.
Les victimes font partie de « populations très vulnérables, personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques ou mentales » et ne disposant pas de la climatisation, a précisé la docteure Drouin, directrice régionale de la santé publique de Montréal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Une jeune militante suédoise a refusé de s’asseoir dans l’avion et a empêché le décollage pour protester contre le renvoi d’un demandeur d’asile en Afghanistan, lundi 23 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le porte-parole de l’UNRWA estime que ce gel constitue une « menace existentielle » pour l’agence.
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L’agence de l’ONU pour les Palestiniens licencie 250 employés après le gel de l’aide américaine

Le porte-parole de l’UNRWA estime que ce gel constitue une « menace existentielle » pour l’agence.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 14h05
   





                        



   


C’est une conséquence directe du gel de l’aide américaine à l’organisation internationale. L’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, a annoncé, mercredi 25 juillet, sa décision de licencier plus de 250 employés à Gaza et en Cisjordanie.
Le porte-parole de l’UNRWA, Chris Gunness, a affirmé, dans un communiqué, que 154 employés palestiniens en Cisjordanie occupée et 113 dans la bande de Gaza seraient licenciés, à la suite de ce gel, qu’il a qualifié de « menace existentielle » pour l’agence.

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                Au chevet de Gaza qui sombre, des efforts diplomatiques et humanitaires en ordre dispersé



L’organisation fournira des contrats à temps partiel à plus de 500 autres employés à plein temps, a-t-il ajouté. Il s’agit de la première vague de licenciements depuis l’annonce en janvier par les Etats-Unis de leur décision d’octroyer 60 millions de dollars seulement cette année à l’agence, contre 360 millions l’année dernière.

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                L’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens peine à combler son déficit



L’aide conditionnée à des négociations des Palestiniens avec Israël
Les Etats-Unis, qui contribuaient à eux seuls à 30 % des fonds de l’UNRWA, réclament une réforme de l’agence et conditionnent une reprise de l’aide à un retour des Palestiniens à la table des négociations avec Israël, suspendues depuis 2014.
Après les réductions américaines, le directeur de l’agence onusienne, Pierre Krähenbühl, a exprimé son inquiétude et appelé les autres membres de l’ONU à contribuer davantage au budget de l’UNRWA.
Etablie en 1949, l’UNRWA apporte son aide à des millions de Palestiniens enregistrés comme réfugiés dans les territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban ou en Syrie, survivants ou descendants de Palestiniens ayant fui la première guerre israélo-arabe en 1948 qui a suivi la création de l’Etat d’Israël.
Plus de 500 000 enfants étudient dans les écoles de l’UNRWA (54 % de son budget va à l’éducation), qui fournit aussi des soins et une aide sociale. L’agence emploie plus de 20 000 personnes au Proche-Orient, en majorité des Palestiniens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ L’organisation djihadiste a revendiqué l’attaque meurtrière de dimanche, qui a fait deux morts. La police locale explique n’avoir « aucune preuve » corroborant la revendication.
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L’Etat islamique revendique la fusillade de Toronto

L’organisation djihadiste a revendiqué l’attaque meurtrière de dimanche, qui a fait deux morts. La police locale explique n’avoir « aucune preuve » corroborant la revendication.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 12h40
 • Mis à jour le
25.07.2018 à 17h22
   





                        


L’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué, mercredi 25 juillet, par son canal de propagande habituel, Amaq, l’attaque meurtrière à Toronto : dimanche soir, une jeune femme de 18 ans et une fillette de 10 ans ont été tuées et 13 personnes blessées par un homme armé de 29 ans identifié comme Faisal Hussain, un résident de la ville.
Selon Amaq, l’attaque a été perpétrée par « l’un des soldats de l’EI » qui ont suivi ses « appels à cibler les ressortissants des pays de la coalition » internationale antidjihadistes.

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                L’arme médiatique de l’EI s’enraye



Le premier ministre de la province de l’Ontario, Doug Ford, avait dénoncé un « horrible acte de violence par arme à feu à Toronto », adressant ses pensées aux victimes et à leurs proches.
Condamnant cette « tragédie », le maire de la métropole économique canadienne, John Tory, avait invité la population à « rester calme » et à éviter « de tirer des conclusions » sur les motivations de cette fusillade en attendant les résultats de l’enquête policière.
« Aucune preuve » ne lie l’attaque à l’Etat islamique
« A cette étape » de l’enquête, « nous n’avons aucune preuve qui permette d’appuyer cette revendication », ont toutefois déclaré les forces de l’ordre mercredi dans un communiqué. « Nous allons continuer à explorer toutes les pistes, notamment en interrogeant ceux qui connaissaient [Faisal] Hussain et en analysant son activité sur Internet, ainsi qu’en enquêtant sur son historique de santé mentale », a fait valoir la porte-parole de la police de Toronto, Meaghan Gray.
Selon la famille de l’auteur de la fusillade, ce dernier souffrait depuis l’enfance de « sérieux problèmes mentaux », qu’il n’a jamais pu surmonter, même s’il avait pris des médicaments et suivi des thérapies.
Depuis le début de l’année, Toronto a connu 212 fusillades, qui ont coûté la vie à 26 personnes, contre 188 échanges de coups de feu et 17 morts par armes à feu pendant la même période l’année dernière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La perspective de quitter l’UE a dopé les demandes de naturalisation de Britanniques expatriés en France. La démarche reste délicate pour des raisons administratives et culturelles.
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« Depuis le Brexit, mon cœur bat davantage pour la France que pour l’Angleterre »

La perspective de quitter l’UE a dopé les demandes de naturalisation de Britanniques expatriés en France. La démarche reste délicate pour des raisons administratives et culturelles.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 12h10
    |

                            Pablo Menguy








                        



   


« Le jour des résultats du vote, je me suis levée tôt. J’ai regardé les résultats, j’ai pleuré. » Catherine Bennett, 27 ans, vit en France depuis cinq ans. Après l’annonce du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, en juin 2016, cette journaliste de la chaîne télévisée France 24 a pris la décision de demander la nationalité française. La première raison : rester une citoyenne européenne. « J’ai grandi avec la chance de pouvoir circuler librement dans l’Union européenne. Je m’y suis habituée et je ne veux pas revenir en arrière. Je me sens encore plus européenne que française », explique la jeune femme.
Nombreux formulaires
Catherine Bennett est loin d’être la seule dans ce cas. Depuis l’annonce du Brexit, le nombre de dossiers de naturalisation a explosé. Selon le ministère de l’intérieur, 3 173 demandes ont été déposées en 2017. Ils n’étaient que 386 Britanniques à avoir fait la démarche en 2015. Déposer une demande ne garantit cependant pas aux citoyens britanniques d’obtenir la double nationalité : en 2017, seul un dossier sur deux était accepté. Il faut dire que les démarches restent longues et complexes. Les candidats doivent remplir de nombreux formulaires, traduire eux-mêmes en français les certificats anglais, passer un test linguistique, ou encore effectuer un entretien en face-à-face avec un fonctionnaire.
Nicky Gentil, 54 ans, vit à Paris depuis 1988. Cette auteure, également musicienne, qui a écrit un premier livre en français et s’apprête à en publier un deuxième, va être interrogée en même temps que son époux, chacun dans une pièce différente. « Mon mari est français, ils veulent s’assurer que ce n’est pas un mariage blanc », explique-t-elle.
Si un titre de séjour européen lui était jusqu’alors suffisant, Nicky Gentil a pris la décision, l’année dernière, de demander la nationalité française. Sa carte de séjour ne sera en effet plus valable en mars 2019, date effective de sortie du Royaume-Uni de l’UE. « Dans un premier temps, juste après le vote, je n’ai rien fait car je pensais qu’ils allaient se rendre compte de leur bêtise et revenir en arrière. Mais pas du tout. »

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                Royaume-Uni : Theresa May dirigera désormais les négociations sur le Brexit



Pour Nicky Gentil, le sentiment de ne pas être aidée par les institutions officielles est prégnant : « J’ai l’impression d’être abandonnée par les autorités françaises et anglaises. Ils ne nous aident pas pour les procédures. Tout le monde s’en fout. »
Pour beaucoup, la meilleure solution reste l’entraide, notamment via les réseaux sociaux. Sur des groupes Facebook spécialisés, les internautes échangent et se conseillent. « Grâce aux retours que j’ai eus sur Facebook, je me suis constitué une liste de dix-sept pages de questions que l’on pourrait me poser à l’entretien », explique Catherine Bennett.
Ce sont davantage les lenteurs de la bureaucratie française qui exaspèrent Amy O’Brien, originaire du nord de l’Angleterre : « Au Canada ou aux Etats-Unis, on peut tout faire en ligne, c’est beaucoup plus simple ! L’administration française est en retard de ce côté-là. » 
Identité questionnée
Au-delà des soucis de procédures, se pose surtout la question de l’identité pour ces expatriés, désormais en décalage avec la majorité de leurs compatriotes depuis le référendum sur le Brexit voici deux ans. Doit-on rester anglais uniquement « dans le cœur » ? « Je me suis beaucoup disputée avec des membres de ma famille qui ont voté pour le Brexit. Mais ma mère, elle, a vite compris mon choix quand je lui ai dit que je voulais obtenir la nationalité française », confie Amy O’Brien.
Pour cette informaticienne de 29 ans, la montée du courant conservateur depuis le vote du Brexit a fait office de déclic. « Les xénophobes et la droite dure se cachent moins pour dire ce qu’ils pensent. Ils sont décomplexés », maugrée-t-elle. « J’adore la France, je me sens bien ici et je compte y rester encore longtemps. Même si le chocolat anglais et l’ambiance des pubs me manquent », ajoute-t-elle en souriant.
« Quand je vais en Angleterre et que je reviens en France, dans l’avion en apercevant l’aéroport Charles-de-Gaulle, je me sens “at home”. C’est un bon indicateur pour savoir si je me sens plus anglaise ou plus française, analyse Nicky Gentil. Lorsque je suis en Angleterre, je me sens française, quand je suis à Paris, je me sens davantage british. Mon humour noir anglais ressort, je ne peux pas nier mes racines. »

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                Brexit : l’Union européenne se prépare au scénario du pire



A Catherine Bennett, c’est la « politesse anglaise » qui manque le plus. Mais pas question pour elle de faire machine arrière. Sa vie est en France, maintenant. « Je n’ai plus confiance dans mon pays natal qui a pris une décision aussi ridicule. Je ne veux plus en faire partie. Je n’ai jamais été très patriote mais alors là… Ça me rend folle », s’exaspère la journaliste.
Tous les ponts ne sont cependant pas coupés. Si la finale du Mondial de football avait opposé la France à l’Angleterre, Catherine Bennett aurait supporté… l’Angleterre. Et de se justifier : « Notre pays implose. Par conséquent, cela aurait été bien de gagner la Coupe du monde. Au moins ça ! On a besoin de bonnes nouvelles. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Après le retrait par la justice espagnole du mandat d’arrêt européen contre lui, Carles Puigdemont a annoncé qu’il quittera l’Allemagne pour mener son activité politique depuis la Belgique.
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L’ex-président catalan Carles Puigdemont de retour en Belgique ce week-end

Après le retrait par la justice espagnole du mandat d’arrêt européen contre lui, Carles Puigdemont a annoncé qu’il quittera l’Allemagne pour mener son activité politique depuis la Belgique.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 12h01
   





                        



   


Il peut désormais circuler librement. Après le retrait par la justice espagnole du mandat d’arrêt européen contre lui, l’ex-président de la Catalogne Carles Puigdemont, en Allemagne depuis quatre mois, a annoncé mercredi 25 juillet qu’il rentrerait « ce week-end » en Belgique, depuis laquelle il a décidé de mener son activité politique.
Carles Puigdemont avait quitté l’Espagne pour la Belgique après une proclamation d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre, point d’orgue d’une grave crise politique entre cette région et l’Etat espagnol. Il avait été arrêté en Allemagne, à son retour d’un déplacement en Finlande, sur la base d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne après la tentative de sécession de cette région.
« Je n’attendrai pas vingt ans pour [revenir] en Catalogne »
La justice allemande avait accepté le 12 juillet que M. Puigdemont soit extradé vers l’Espagne pour malversation, mais pas pour rébellion, chef d’accusation beaucoup plus grave. L’Espagne, qui n’entend pas le juger uniquement pour malversation, avait en conséquence retiré le mandat d’arrêt européen contre l’ex-président catalan et cinq autres dirigeants séparatistes en exil.

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                La justice espagnole retire les mandats d’arrêt visant Puigdemont et cinq dirigeants catalans



M. Puigdemont devrait dorénavant pouvoir se déplacer comme il l’entend en Europe, sauf en Espagne, où le mandat d’arrêt reste en vigueur. En théorie, il devrait attendre vingt ans, le délai de prescription, pour retourner en Espagne sans risquer d’être arrêté. « Je ne sais pas si je devrai attendre vingt ans pour mettre les pieds en Espagne, ce que je sais, c’est que je n’attendrai pas vingt ans pour mettre les pieds en Catalogne », a-t-il lancé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Controversé, le texte ratifie constitutionnellement le caractère juif de l’Etat hébreu.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le projet de Loi fondamentale inquiète les minorités en Israël

Controversé, le texte ratifie constitutionnellement le caractère juif de l’Etat hébreu.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h57
    |

                            Claire Bastier (Jérusalem, correspondance)








                        



                                


                            

Confirmation d’une évidence ou grave mise en danger du caractère démocratique d’Israël ? Le très controversé projet de loi sur « l’Etat-nation du peuple juif », voté le 19 juillet à la Knesset, est une version édulcorée du texte initialement prévu. Selon de nombreux experts, l’effet immédiat serait avant tout déclaratif, ce qui n’empêche pas un impact symbolique très fort, auprès de la minorité arabe, mais aussi des Druzes.

En ratifiant de manière constitutionnelle le caractère juif de l’Etat hébreu, la Loi fondamentale sur l’« Etat-nation » complète ou supplante, selon les interprétations, celle de 1992 sur la dignité de l’homme et sa liberté. Celle-ci reprenait le principe d’égalité entre les personnes, issu de la déclaration d’indépendance de 1948, qui définissait Israël comme « Etat juif et démocratique ». A l’avenir, les magistrats de la Cour suprême israélienne pourraient ainsi choisir de faire prévaloir le caractère juif de l’Etat d’Israël sur son principe d’égalité.
C’est d’ailleurs une des craintes exprimées par les organisations de droits humains. Même si les articles les plus controversés ont été modifiés ou retirés du texte final, la loi pourrait rendre légale une discrimination systématique des communautés non juives, et principalement de la minorité arabe israélienne, qui représente 20 % de la population en Israël.
A ce titre, la dégradation de la langue arabe, qui perd son statut de « langue nationale » (dès lors réservé à l’hébreu) a été ressentie comme une humiliation par les Palestiniens citoyens d’Israël. Néanmoins, aucune implication concrète n’a encore été indiquée. Une clause du texte voté précise même que le « statut spécial » prévu pour la langue arabe ne changera rien aux usages en cours : la signalisation routière ou les services administratifs resteront dans les deux langues.
L’article 7 contient un autre passage polémique. La version initiale autorisait l’établissement de communautés réservées...




                        

                        


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Birmanie : au moins 27 disparus dans un glissement de terrain dans une mine de jade

L’accident a eu lieu mardi dans l’Etat Kachin, une région montagneuse du Nord birman, où se produisent régulièrement des catastrophes de ce type. Les pluies de mousson compliquent les recherches.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h39
   





                        


Au moins 27 personnes sont portées disparues dans un glissement de terrain dans une mine de jade dans le nord de la Birmanie, où les pluies de mousson compliquent les recherches, a annoncé mercredi 25 juillet la police locale.
« Nous n’avons pas encore trouvé de corps, nous allons encore chercher aujourd’hui avec la Croix-Rouge et les pompiers », a déclaré le policier Aung Zin Kyaw, précisant que les victimes appartenaient pour la plupart à l’ethnie rawang.
L’accident a eu lieu mardi dans l’Etat Kachin, une région montagneuse au cœur de l’industrie du jade, où se produisent régulièrement des catastrophes de ce type. Au nombre de quelque 70 000, les Rawang, majoritairement chrétiens, sont l’une des plus petites minorités ethniques de Birmanie. Ils vivent dans le nord du pays et sont souvent employés dans les mines de la région.

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Des conditions d’extraction très mauvaises
La Birmanie est le premier producteur mondial de jade, pierre très prisée notamment de la Chine voisine. Mais les conditions d’extraction y sont très mauvaises, les compagnies minières employant de nombreux travailleurs illégaux. Les sites attirent en outre de nombreux travailleurs pauvres qui tentent de trouver des morceaux de jade dans les tas de remblais laissés aux abords des mines.
Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées cette année dans cette zone dans différents accidents de ce type. En novembre 2015, plus de 100 personnes avaient péri dans un glissement de terrain similaire.
Selon un rapport publié en octobre 2015 par l’ONG Global Witness, la Birmanie a vendu en 2014 sur le marché mondial près de 27,5 milliards d’euros de jade, soit dix fois le chiffre officiel. Cela représente près de la moitié du produit intérieur brut du pays, qui reste l’un des plus pauvres d’Asie du Sud-Est.
Une grande partie de ces recettes échappe à l’Etat, alors que les combats ont repris depuis 2011 entre les soldats birmans et l’Armée d’indépendance Kachin (KIA), qui tire une large part de ses revenus du jade.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Pyongyang apporte un peu d’air à Donald Trump, critiqué pour le peu d’engagements concrets qu’il a obtenus de Kim Jong-un.
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En démontant un site de missiles, Pyongyang relance les négociations avec les Etats-Unis

Pyongyang apporte un peu d’air à Donald Trump, critiqué pour le peu d’engagements concrets qu’il a obtenus de Kim Jong-un.



Le Monde
 |    25.07.2018 à 11h29
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Rassuré, Donald Trump ? Quelque peu soulagé, en tout cas, par les informations sur le démantèlement d’installations du site nord-coréen de lancement de satellites de Sohae, considéré comme essentiel à son programme de développement de missiles balistiques. « De nouvelles images montrent aujourd’hui que la Corée du Nord a commencé le démantèlement d’un important site de missiles et nous apprécions cela », a déclaré mardi 24 juillet le président américain depuis Kansas City (Missouri) où il assistait à une convention de vétérans.
La veille, 38 North, site américain spécialisé dans le suivi de la Corée du Nord, a publié une analyse de photos satellites montrant que le régime de Pyongyang a « commencé le démontage d’installations importantes » de son « principal site de lancement de satellites depuis 2012 », situé dans le nord-ouest du pays.
L’un des éléments démontés est la structure où sont assemblés, sur des rails, les lanceurs avant le tir. L’autre est un site d’essais de moteurs où auraient été testées les motorisations à propergol liquide ayant par la suite équipé les missiles balistiques intercontinentaux, notamment le Hwasong-15 testé en novembre 2017 – dernier tir en date de Pyongyang.
L’auteur de l’analyse, Joseph Bermudez, a qualifié ce geste de « premier pas important » vers la concrétisation d’une promesse formulée par Kim Jong-un lors du sommet historique du 12 juin à Singapour avec Donald Trump. M. Kim avait pris à cette occasion l’engagement de « travailler à la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». D’après Donald Trump, son interlocuteur avait également promis de démanteler un site d’essais de missiles.
Concession à relativiser
Officiellement, le pas de tir de Sohae a servi au lancement en 2012 et 2016 de fusées Unha-3 porteuses des satellites Kwangmyongsong. Mais pour Washington, le programme de lancement de satellites n’est qu’un paravent aux essais...




                        

                        

