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Rappels de médicaments à base de valsartan après la découverte d’une substance toxique

Un numéro vert a été mis en place pour rassurer les environ 1,3 million de patients concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h56
    |

            Pascale Santi








                        



   


Des médicaments à base de valsartan, utilisés en cas d’insuffisance cardiaque, d’hypertension artérielle et après un infarctus cardiaque récent, ont fait l’objet d’un rappel, début juillet, au niveau mondial, en raison de la présence d’une substance indésirable décelée dans la substance active fabriquée chez le fabricant chinois. Cette impureté est la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme probablement cancérogène chez l’homme. Une substance qui se retrouve aussi dans l’air, l’eau, certains aliments…
Les lots concernés par ce défaut de qualité ne sont donc plus commercialisés depuis fin juin. L’anomalie avait été signalée par l’Agence européenne du médicament (EMA). En France environ 1,3 million de patients sont concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé, mardi 24 juillet, dans un communiqué, la mise en place d’un numéro vert 0-800-97-14-03 « pour répondre aux interrogations des patients ou de leur entourage, accessible gratuitement du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures ». L’agence a également mis en ligne des documents d’information.

Défaut de qualité de certains médicaments à base #valsartan : quelle démarche suivre pour les patients concernés ?… https://t.co/f9MCbMz5EQ— ansm (@ANSM)


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Risque immédiat en cas d’arrêt brutal du médicament
« Le message important, c’est qu’il n’y a pas de risque immédiat aigu pour la santé des patients, par contre l’arrêt immédiat du traitement représente un risque immédiat », a expliqué à l’AFP la directrice générale adjointe de l’ANSM, Christelle Ratignier-Carbonneil. Le risque d’arrêt brutal du traitement est réel (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), insiste l’ANSM. Aussi, les patients ne doivent en aucun cas l’arrêter d’eux-mêmes. En cas de doute, les patients doivent se rapprocher de leur pharmacien ou de leur médecin, qui ont reçu un courrier.
Cette mesure de retrait de produits dans les pharmacies concerne à peu près la moitié des médicaments à base de valsartan. Neuf laboratoires sont concernés (Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Ranbaxy Pharmacie Génériques, Sandoz, Zentiva et Zydus), précise l’Agence. Les autres spécialités contenant du valsartan ou autres médicaments de la même classe thérapeutique ne sont pas concernés.
Les productions de la substance active ont été arrêtées par le fabricant chinois. Une investigation est en cours au niveau européen. Cette impureté, qui n’a pas été détectée lors des contrôles de routine, serait liée au changement du procédé de fabrication.
Des recherches sont en cours pour savoir si elle se retrouve dans les comprimés. Le problème daterait de 2012. Afin de prévenir des pénuries, des discussions sont en cours avec des laboratoires qui fabriquent les médicaments à base de valsartan, non concernés par ce défaut, notamment des génériqueurs.



                            


                        

                        


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Maladie de Lyme : fronde contre la Haute Autorité de santé

Selon plusieurs organisations, les recommandations de prise en charge de cette infection bactérienne sont inadaptées



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h23
    |

            Pascale Santi et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            
C’est une fronde sans précédent contre une recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS). Dans un communiqué du 19 juillet, une quinzaine de sociétés scientifiques et professionnelles émettent de vives critiques sur les recommandations de prise en charge de « la maladie de Lyme et autres maladies transmises par les tiques », rendues publiques en juin. Ces organisations – parmi lesquelles la Société de pathologie infectieuse de langue française, le Collège national des généralistes enseignants et la Société française de dermatologie – s’insurgent en particulier contre le chapitre 4 sur la « symptomatologie/syndrome persistant(e) polymorphe après une possible piqûre de tique ».
Experts et associations de patients se déchirent sur l’existence ou non d’une forme chronique de la maladie de Lyme. Transmise à l’homme par une piqûre de tique, cette infection bactérienne – 50 000 nouveaux cas en 2016 – se manifeste dans 95 % des cas par une éruption cutanée circulaire, qui apparaît sous trois à trente jours. Des formes disséminées, plus complexes, surviennent parfois plusieurs mois après la piqûre.
« Aucun niveau de preuve »
« Le rapport d’élaboration n’a pas fait l’objet de discussions au sein du groupe de travail, il contient des annexes dont le contenu est dénué de tout fondement scientifique et ne repose sur aucun niveau de preuve », écrivent les signataires, dont certains ont participé à ce groupe de travail. Selon eux, les risques résident dans une prise en charge inadaptée des patients, plus d’errance diagnostique, et un mésusage des antibiotiques. Une position proche de celle de l’Académie nationale de médecine.

Hervé Maisonneuve, spécialiste de l’intégrité scientifique, pointe les carences méthodologiques de la HAS pour cette recommandation. Dans un rapport rendu en avril sur le sujet, le NICE, l’agence britannique d’évaluation, avait retenu 16 références, la HAS en a gardé 600, explique-t-il dans un billet...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Largement employé en combinaison pour démarrer un traitement antirétroviral, le dolutégravir doit être évité durant les deux premiers mois de grossesse.
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édition abonné


Un anti-VIH à risques pour le fœtus

Largement employé en combinaison pour démarrer un traitement antirétroviral, le dolutégravir doit être évité durant les deux premiers mois de grossesse.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 16h05
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            

L’alerte vient du Botswana, un pays d’Afrique australe de moins de 2,5 millions d’habitants où la prévalence de l’infection par le VIH approche les 23 % de la population âgée de 15 à 49 ans, en majorité des femmes. Une étude, dont les résultats ont été annoncés mardi 24 juillet, lors de la 22e Conférence internationale sur le sida, à Amsterdam, indique qu’un médicament antirétroviral très efficace et généralement bien toléré, le dolutégravir (DTG), accroît le risque de malformations neurologiques chez les fœtus.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande donc d’utiliser d’autres combinaisons de médicaments que celles incluant du DTG chez les jeunes femmes en âge de procréer et n’utilisant pas de contraception. La période critique de formation du système nerveux se situe au cours des deux premiers mois de grossesse, et tout particulièrement la première semaine suivant la conception, précise Gottfried Hirnschall, directeur du département VIH/sida à l’OMS.
Le DTG présente beaucoup d’avantages. Il appartient à une classe thérapeutique différente de celles des premiers médicaments antirétroviraux, qui empêchaient la réplication du VIH. Il bloque l’enzyme – l’intégrase – permettant au virus du sida de s’intégrer dans l’ADN des cellules qu’il infecte. De plus, il favorise un contrôle rapide de la réplication du virus et prête moins le flanc au développement de résistances. Le DTG est déjà disponible sous la forme d’une version générique de combinaison à dose fixe, dont le prix est équivalent à celui des trithérapies utilisées dans la plupart des pays à revenu faible ou intermédiaire. Plus de 70 d’entre eux l’avaient inclus dans les combinaisons de premier choix ou s’apprêtaient à le faire à la fin 2017.
Manque de données
Mais l’OMS rappelait dans ses recommandations sur l’utilisation des anti­rétroviraux, actualisées en 2016, le manque de données sur la sécurité concernant la classe thérapeutique des inhibiteurs de l’intégrase :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Les cinq saisons de l’intelligence artificielle (2/5). Elle pulvérise l’homme au jeu de go ou prend le volant de sa voiture. De futurs seigneurs des réseaux, une petite station alpine et quelques francs-tireurs oubliés… Les années 1980 n’en demandaient pas plus pour voir renaître l’IA de cendres encore tièdes.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ On estime à 19 millions le nombre de personnes infectées en Afrique. Des traitements existent, mais leur coût et l’inertie des gouvernements retardent la prise en charge des malades.
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Décryptage

Suivez notre série L’hépatite C, la grande oubliée

On estime à 19 millions le nombre de personnes infectées en Afrique. Des traitements existent, mais leur coût et l’inertie des gouvernements retardent la prise en charge des malades.

Par                                            Florence  Rosier




LE MONDE
              datetime="2018-07-22T18:01:21+02:00"

        Le 22.07.2018 à 18h01

     •
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        Mis à jour le 23.07.2018 à 20h37






    
Représentation en 3D du virus de l’hépatite C.
Crédits : CC 2.0/iStockphoto


C’est l’une des grandes oubliées parmi les fléaux infectieux qui frappent l’humanité. Pourtant, l’hépatite C, avec l’hépatite B, tue davantage que le sida ou même le paludisme. En 2013, 1,45 million de personnes seraient mortes des suites d’une hépatite virale, indique l’étude « Global Burden of Disease », financée par la Fondation Bill et Melinda Gates (partenaire du Monde Afrique) et publiée en 2016 dans la revue The Lancet. En comparaison, en 2016, le VIH a tué 1 million de personnes, le paludisme 445 000 et la tuberculose, 1,7 million. C’est pourtant sur ces trois pandémies que la lutte mondiale s’est concentrée.
« Je suis toujours surpris de voir que les hépatites virales ont si peu attiré l’attention », confie le professeur Arnaud Fontanet, qui dirige l’unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur de Paris. Comment l’expliquer ? « Longtemps, les hépatites virales ont peu touché les pays développés. Et quand elles sont arrivées dans les pays riches, c’est par l’usage de drogues injectables. »
Maladie silencieuse
Le virus de l’hépatite C (VHC), qui se transmet par le sang, n’a été découvert qu’en 1989. L’épidémie de VHC est donc liée à de mauvaises pratiques : partage du matériel d’injection de drogues, réutilisation ou mauvaise stérilisation du matériel médical, transfusion de sang et de produits sanguins qui n’ont pas fait l’objet d’un dépistage.
Après une contamination, jusqu’à un tiers des personnes infectées se débarrassent spontanément du virus. Les autres deviennent, en l’absence de traitement, « chroniquement » infectées : elles hébergent durablement mais « silencieusement », le VHC.
Car l’hépatite C met deux, voire trois décennies à déboucher sur les complications les plus graves : une cirrhose ou un cancer du foie. « Il est donc difficile de sensibiliser les gouvernements à ces infections qui ne représentent pas un risque grave immédiat pour les sujets infectés », explique Arnaud Fontanet. Avant cela, les malades connaissent des épisodes chroniques de perte d’appétit et de poids, de douleurs musculaires et articulaires, de fatigue, de troubles du sommeil, de nausées, de vomissements, de diarrhées, de maux de tête et de troubles dépressifs. Mais en l’absence de diagnositic, ces signes ne sont pas forcément imputés à l’hépatite C.

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Tandis qu’un vaccin existe contre l’hépatite B, le problème de l’hépatite C est très différent. Sa fréquence est très hétérogène selon les zones géographiques et les groupes de population. « Dans certaines grandes villes comme Mombasa, au Kenya, ou Dakar, au Sénégal, il existe des foyers d’infection chez les usagers de drogues, chez qui les taux de prévalence [nombre de personnes infectées] peuvent atteindre 25 % », souligne la professeure Karine Lacombe, infectiologue à l’hôpital Saint-Antoine de Paris. Certains pays sont particulièrement touchés, comme le Pakistan, la Géorgie ou la Mongolie. Mais c’est l’Egypte qui a longtemps présenté le taux de prévalence de l’hépatite C le plus élevé au monde. A cause d’une contamination massive due à des campagnes de traitement contre la bilharziose menées avec des seringues mal stérilisées dans les années 1960 et 1970. Aujourd’hui, le pays fait figure de modèle pour sa politique de lutte contre cette infection.
Traitement curatif hors de prix
En Afrique, on estime à « 19 millions le nombre de personnes chroniquement infectées par le virus de l’hépatite C, explique Arnaud Fontanet, dont l’équipe a réalisé les dernières évaluations. Théoriquement, pour toutes ces personnes, l’espoir d’une guérison rapide est permis depuis l’arrivée de nouvelles molécules en 2014. « Des traitements révolutionnaires qui guérissent cette infection en seulement douze semaines », se réjouit Lelio Marmora, directeur exécutif d’Unitaid, organisation internationale spécialisée dans le financement des innovations en santé et leur diffusion dans les pays en développement.

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Les premiers traitements de l’hépatite C avaient de nombreux effets indésirables. Et ils ne guérissaient que la moitié des sujets infectés au bout d’un an minimum. « On est passés de ces traitements lourds et longs, à l’efficacité partielle, à des traitements par voie orale qui guérissent 95 % des gens en seulement trois mois. Et ce, quel que soit le stade d’évolution de la maladie », résume Arnaud Fontanet.
Les premiers de ces traitements révolutionnaires ont été le sofosbuvir (Gilead) et le daclatasvir (BMS). « En Afrique du Sud et au Cambodge, Médecins sans frontières (MSF) a récupéré les données sur l’efficacité de l’association de ces deux molécules. En 2017, cette étude a montré leur efficacité sur tous les génotypes du virus », ajoute Lelio Marmora. Depuis, d’autres molécules sont apparues. Mais, surtout, des médicaments génériques ont été développés. Car le coût de ces nouveaux traitements, astronomique dans les pays du Nord – 50 000 à 100 000 euros par patient ! – les rendait inaccessibles aux pays du Sud.
Eviter le monopole des fabricants
« Le premier grand défi est donc d’apporter les bénéfices de ces traitements aux pays moins favorisés », assure Lelio Marmora. C’est là qu’entre en jeu la capacité des pays et des organisations internationales à faire produire ces médicaments à des coûts abordables. L’Egypte, encore elle, a ainsi réussi ce tour de force : produire ces nouveaux traitements au prix le moins cher au monde – 76 euros par patient – par un fabricant local de génériques, Pharco Pharmaceuticals.
La Big Pharma Gilead, de son côté, a annoncé que leur molécule serait à terme accessible dans 101 pays du Sud à 1 000 dollars environ par patient. « Ces accords sont signés Etat par Etat : cela prend du temps », relève Arnaud Fontanet. En pratique, très peu de pays d’Afrique ont aujourd’hui accès à ces traitements innovants. Pourtant, « Il y a un vrai travail réalisé pour faire baisser leurs prix, souligne Isabelle Andrieux-Meyer, de Drugs for Neglected Diseases Initiative (DNDI), une organisation à but non lucratif spécialisée dans la recherche et le développement. Mais il faut aussi créer des compétitions entre fabricants de médicaments génériques. » Faute de quoi, certains pourraient se retrouver en situation de monopole, et faire repartir les coûts à la hausse.

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De plus, les accords négociés avec les fabricants laissent de côté les pays à revenus intermédiaires, comme le Maroc, la Thaïlande, la Malaisie, la Chine, les pays d’Amérique latine, qui n’ont pas les moyens de se payer ces médicaments au prix fort. De nouvelles solutions thérapeutiques sont donc explorées. En avril, les résultats intermédiaires d’un essai clinique (STORM-C-1) ont été annoncés par DNDI. Ils montrent par exemple que « l’association sofosbuvir/ravidasvir est comparable aux meilleurs traitements actuels contre l’hépatite C, mais son coût est plus abordable. Elle pourrait fournir une alternative thérapeutique aux pays exclus des programmes d’accès des sociétés pharmaceutiques », a déclaré Bernard Pécoul, directeur exécutif de DNDI.
Autre enjeu : « Il faut que chaque pays mette en place une politique nationale de prise en charge des hépatites, avec un budget dédié. Cela aussi prend du temps », souligne Isabelle Andrieux-Meyer. D’où l’intérêt d’une initiative d’Unitaid : « Nous avons financé un projet de plaidoyer, Coalition Plus, à destination de tous les décideurs en santé des pays concernés, pour les convaincre de prendre au sérieux cette maladie », renchérit Lelio Marmora.
Le dépistage, un enjeu majeur
Mais, avant de traiter une personne infectée, encore faut-il pouvoir la diagnostiquer, et donc la dépister. C’est un frein majeur. Car un dépistage à grande échelle de l’hépatite C suppose la mise en place de tests de diagnostic simples, rapides, à coût abordable. « C’est ce qui manque à notre arsenal », reconnaît Arnaud Fontanet.
Aujourd’hui le diagnostic d’une infection chronique par le VHC s’effectue en deux étapes. D’abord par recherche d’anticorps sur un prélèvement sanguin dont le test est peu cher. Mais si la présence d’anticorps VHC est avérée, il faut confirmer l’infection chronique par biologie moléculaire qui nécessite des machines d’analyse difficilement utilisables sur le terrain et très coûteuse.
Il faudrait donc pouvoir disposer d’un test « clés en main », permettant de dépister en quelques heures, en une seule étape, une infection à partir d’une goutte de sang prélevée au bout d’un doigt, comme pour le virus de l’hépatite B. C’est une quête du Graal.

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          Paludisme, la guerre d’usure



En 2016, Unitaid a établi un partenariat avec la Fondation suisse FIND pour développer des tests de diagnostics de l’hépatite C plus simples, à coûts réduits. Leur projet, financé à hauteur de 38 millions de dollars sur trois ans, concerne six pays : Cameroun, Géorgie, Inde, Malaisie, Birmanie et Vietnam. « Nous cherchons à développer des systèmes de dépistage simultanés de plusieurs maladies, en une seule visite », indique Lelio Marmora. Un système qui permettrait, si le test est positif, d’entreprendre immédiatement un traitement. Mais « au final, conclut Lelio Marmora, le plus important reste la décision politique des pays de structurer une réponse cohérente et responsable vis-à-vis de cette infection. » Là aussi, les avancées prennent du temps et se heurtent parfois à d’insondables résistances.
Le Monde Afrique propose une série de reportages, décryptages, portraits et entretiens pour raconter l’état d’avancement de la lutte contre l’hépatite C sur le continent.
Cet article fait partie d’une série réalisée dans le cadre d’un partenariat avec Unitaid.


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le splendide point orangé qui apparaît en fin de soirée au sud-est et attire les regards jusqu’à l’aube est la planète Mars, qui n’avait pas été aussi brillante depuis près de quinze ans.
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Dans le nord-ouest du Groenland, un iceberg menace un village, à tel point que le risque de tsunami a forcé les autorités à évacuer une partie des habitants, le 13 juillet.
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Six personnes ayant bu du moût de raisin lors de vendanges en Allemagne en 2016 ont eu une tularémie, maladie rare et dangereuse.
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Ces composés utilisés pour la conservation d’aliments comme la viande séchée pourraient être liés à la survenue d’épisodes maniaques.
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Les nitrates pourraient avoir une influence néfaste sur la santé mentale

Ces composés utilisés pour la conservation d’aliments comme la viande séchée pourraient être liés à la survenue d’épisodes maniaques.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h24
    |

                            Sarah Terrien








                        


Alors que les effets cancérigènes des nitrates sont encore discutés, une étude publiée le 18 juillet dans la revue Molecular Psychiatry met en cause ces substances sous un autre angle. En suggérant, cette fois, une influence néfaste de ces conservateurs sur la santé mentale, et plus particulièrement sur la survenue d’épisodes maniaques. Des phases d’excitation, principalement présentes dans le trouble bipolaire, pendant lesquelles les patients sont irritables, dorment peu, parlent souvent très vite et peuvent avoir des hallucinations.
Des chercheurs américains et néerlandais sont arrivés à ce constat par hasard, en analysant les données démographiques, sanitaires et alimentaires de 1 101 Américains âgés de 18 à 65 ans, entre 2007 et 2011. « Nous n’avions pas l’intention d’examiner les consommations de charcuteries », a expliqué Faith Dickerson, professeur de psychiatrie à l’université du Maryland et coauteur de l’étude. Mais quand les scientifiques ont constaté que les personnes hospitalisées pour un état maniaque étaient trois fois et demie plus nombreuses à déclarer avoir déjà consommé de la viande séchée que les personnes ne souffrant d’aucun trouble psychiatrique, ils ont approfondi leurs recherches. Les patients souffrant d’autres maladies mentales ne présentaient pas cette surconsommation de ces charcuteries fortement chargées en nitrates. Aucun autre aliment recensé dans le questionnaire, même le saucisson et le jambon cru, n’avait d’association avec les épisodes maniaques ou avec une autre pathologie psychiatrique.
Pour aller plus loin, les chercheurs ont mené une série d’expérimentations sur des rats. Verdict ? Les résultats abondent dans le sens des observations effectuées sur les humains. Au bout de deux semaines, les rats qui avaient quotidiennement mangé des produits à base de nitrates, contrairement à ceux qui avaient eu une alimentation dépourvue de ces substances, présentaient une hyperactivité motrice. Au-delà de cette expression comportementale de la manie, cette étude révèle l’influence de ces conservateurs sur la modification du microbiote intestinal des rats.
« Psychonutrition »
Or, cet ensemble de micro-organismes vivant dans le tube digestif est mis en cause depuis une dizaine d’années dans la manie et dans d’autres troubles psychiatriques, comme l’a précisé Robert Yolken (université Johns Hopkins), un des auteurs de l’étude, dans le communiqué de presse accompagnant celle-ci : « Il y a de plus en plus de preuves que les germes dans les intestins peuvent influencer le cerveau. » Enfin, ces nitrates, consommés à une équivalence humaine d’un bâtonnet de viande séchée par jour, semblent modifier les circuits cérébraux des rongeurs, plus précisément ceux de l’hippocampe. Cette structure est impliquée dans la mémoire, la navigation spatiale et l’inhibition et potentiellement altérée chez les humains dans le trouble bipolaire.

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                Les aliments « ultratransformés » favoriseraient le cancer



Si ce travail préliminaire ne permet pas d’établir de lien direct de cause à effet, d’après Guillaume Fond, psychiatre à l’hôpital de la Conception à Marseille et chercheur à l’université d’Aix-Marseille, « c’est une étude majeure car emblématique d’un nouveau courant de recherche, la psychonutrition, qui s’intéresse à l’influence de l’alimentation sur le déclenchement ou l’évolution des troubles psychiatriques ». Selon lui, ces résultats devraient conduire à une réaction des services de santé publique américains : « Par mesure de précaution, ces produits devraient être retirés du marché, le temps de faire toute la lumière. » Si, en France, nous n’avons pas pour habitude de consommer de la viande séchée, Guillaume Fond met en garde contre les compléments alimentaires utilisés pour faire de la musculation, qui peuvent s’y apparenter.
Le ventre serait donc bel et bien notre deuxième cerveau… Pour en avoir le cœur net, les auteurs de l’étude souhaitent poursuivre leurs investigations, comme l’indique Robert Yolter : « Les travaux futurs sur cette association entre nitrates et manie pourraient mener à des interventions diététiques pour aider à réduire le risque d’épisodes maniaques chez les personnes atteintes de trouble bipolaire ou vulnérables à la manie. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Au menu : dix nouvelles lunes pour Jupiter ; un atelier d’embaumeur découvert sous le plateau de Gizeh ; des corbeaux nécrophiles, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Scientifiques et militants de la lutte contre le VIH estiment qu’il faut remettre en question l’approche centrée sur le sida et « faire cause commune avec le champ de la santé mondiale »
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Sida : les experts appellent à changer radicalement de stratégie

Scientifiques et militants de la lutte contre le VIH estiment qu’il faut remettre en question l’approche centrée sur le sida et « faire cause commune avec le champ de la santé mondiale »



Le Monde
 |    20.07.2018 à 00h30
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 09h42
    |

            Paul Benkimoun








                        


La prévention contre le VIH est en crise, des populations particulièrement vulnérables continuent à rester hors d’atteinte du système de santé, et l’élan mondial, qui a permis de mobiliser des ressources sans précédent et de sauver des millions de vies, décline. Le modèle uniquement concentré sur le VIH/sida, qui prévalait depuis le début de la pandémie et a abouti à créer des programmes et structures spécifiques, n’y répond plus comme il le faudrait. Il doit laisser place à une approche où la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine serait intégrée dans des programmes de santé plus larges visant également les maladies qui lui sont liées.
C’est la conclusion à laquelle sont arrivés 47 experts impliqués dans la riposte à cette pandémie qui a déjà tué plus de 35 millions de personnes. Après deux ans de travail dans le cadre d’une commission réunie à l’initiative de l’International AIDS Society (IAS), organisatrice des conférences internationales sur le VIH/sida, et l’hebdomadaire médical The Lancet, ils invitent à ce changement de paradigme.
Le fruit de leurs travaux paraît dans un numéro spécial de la revue publié vendredi 20 juillet. Parmi les signataires du document figurent l’actuelle présidente de l’IAS, Linda-Gail Bekker, et son prédécesseur, Chris Beyrer, mais aussi l’ancien directeur exécutif d’Onusida, Peter Piot, et deux ex-directeurs exécutifs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Michel Kazatchkine et Mark Dybul, ou encore l’ancien président d’Aides, Bruno Spire.
« Dangereuse complaisance »
La tonalité est nettement distincte de celle des institutions internationales comme l’Onusida ou le Fonds mondial, qui mettent l’accent sur les incontestables progrès accomplis. La commission met en question le discours dominant ces dernières années centré sur la perspective d’en finir avec le sida.
Selon la commission, le battage sur cet objectif fixé à 2030 par les Nations unies a « alimenté une dangereuse complaisance et peut avoir précipité l’affaiblissement de la détermination mondiale à combattre le VIH ». Estimant que « les outils et les stratégies contre le VIH existants sont insuffisants et bien que des progrès spectaculaires puissent être obtenus en maximisant les stratégies actuelles de prévention et de traitement, la pandémie due au VIH va vraisemblablement demeurer un défi mondial majeur dans le futur proche », est-il indiqué dans le document du Lancet.

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                Sida : l’autotest, un moyen de dépistage « pratique » mais encore mal connu



Peter Piot voit un reflet de cette complaisance dans l’aplatissement de la courbe des ressources financières, internationales et nationales, consacrées à lutter contre le VIH. « Nous sommes très préoccupés à l’idée de voir le monde proclamer une victoire bien avant que notre combat contre le sida soit achevé. Ce serait catastrophique, car nous avons vu des épidémies rebondir, par exemple le paludisme, dont on avait prévu l’élimination », met-il en garde.
Services intégrés
Allant plus loin que le rapport publié mercredi 18 juillet par l’Onusida, qui préconise de combiner une offre de prévention et de soin pour le VIH et pour la tuberculose, la commission prône des services intégrés qui répondent au VIH et aux autres maladies qui partagent les voies de transmission, touchent les mêmes groupes à risque et coexistent souvent chez les patients. Une telle offre inclurait la santé sexuelle et reproductive, la tuberculose, les hépatites virales, les addictions aux drogues et les troubles mentaux, résume Chris Beyrer.

        Lire aussi la tribune du professeur Patrick Yeni :
         

          « Il faut repenser la lutte contre le VIH outre-mer »



Elle pourrait également être étendue à des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle (HTA). Les modélisations de la commission illustrent le rapport coût-efficacité positif d’une telle approche sur le VIH : par exemple, l’offre intégrée combinant dépistage du VIH, du diabète et de l’HTA sur dix ans permettrait d’éviter 69 000 infections en Afrique du Sud et 216 000 au Kenya. « Il n’y a jamais eu de campagne de prise de la tension artérielle dans mon pays », remarque Nduku Kilonzo, du Conseil national du Kenya pour le contrôle du sida, qui est l’une des signataires du document de la commission. Le débat est lancé.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Editorial. « Le Monde », aux côtés d’une vingtaine de médias, a enquêté sur 10 000 revues dites « prédatrices » qui contribuent à tromper les administrations et le public.
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Fausse science : il faut une prise de conscience mondiale

Editorial. « Le Monde », aux côtés d’une vingtaine de médias, a enquêté sur 10 000 revues dites « prédatrices » qui contribuent à tromper les administrations et le public.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 15h14
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est un mal discret qui ronge silencieusement la science, et qui s’étend avec une inquiétante célérité. Depuis un peu moins d’une décennie, des sociétés peu scrupuleuses créent à foison de fausses revues scientifiques qui acceptent de publier, moyennant finances, des travaux parfois fragiles, voire carrément frauduleux ou fantaisistes.
Aux côtés d’une vingtaine de médias écrits et audiovisuels internationaux, qui se sont coordonnés pour publier simultanément le résultat de leurs travaux, Le Monde a enquêté sur cette science contrefaite.
Celle-ci est en pleine expansion : environ 10 000 revues dites « prédatrices » contribuent à construire une science « parallèle », susceptible de tromper les administrations publiques, les entreprises, et même parfois les institutions scientifiques elles-mêmes.
Un combat légitime
Ces revues douteuses relaient parfois, en leur donnant le lustre de la scientificité, des « travaux » climatosceptiques, antivaccins, ou encore de fausses études cliniques vantant les mérites de faux médicaments. Selon des estimations récentes, cette production représente jusqu’à 2 % à 3 % de l’index de certaines grandes bases de données de la littérature savante. C’est six fois plus qu’il y a cinq ans.

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                Alerte mondiale à la fausse science



Deux grands phénomènes ont nourri cette envolée. D’une part, la lutte contre le monopole des grands éditeurs scientifiques (Elsevier, Springer, etc.) et pour un accès libre aux résultats de la recherche. Porté par la communauté scientifique depuis presque deux décennies, ce combat légitime est passé par la création de nouvelles revues scientifiques, souvent de qualité, qui reposent sur le principe du « publieur-payeur » : c’est l’institution des chercheurs, qui soumettent leur travail pour être publiés, qui paie à la revue des frais de publication. En ­contrepartie, celle-ci s’engage à ne pas faire payer l’accès aux travaux publiés.
Ce modèle prend tout son sens lorsqu’on sait que les revues scientifiques « classiques » commercialisent à des tarifs prohibitifs les articles qu’elles publient, prospérant ainsi sur le commerce de connaissances souvent produites grâce à la recherche publique, et ralentissant ainsi la libre circulation du savoir.
Publier, toujours plus, toujours plus vite
Les éditeurs « prédateurs » ont détourné ce principe du publieur-payeur en faisant paraître complaisamment des articles qui ne sont pas préalablement expertisés (au terme de la sacro-sainte « revue par les pairs », ou peer review) tout en touchant toujours de juteux « frais de publication ».
D’autre part, les revues prédatrices prospèrent aussi grâce aux nouvelles formes d’évaluation de l’activité scientifique. Le travail des chercheurs est, de plus en plus, jugé en fonction de critères quantitatifs, et non qualitatifs. Il faut publier, toujours plus, toujours plus vite, et donc de plus en plus mal.
Cette tendance est un pousse-au-crime – en particulier dans certains pays du Sud, où des primes à la publication ont parfois été instaurées pour le personnel académique. Soumettre son travail à une revue prédatrice garantit presque toujours une publication très rapide.
Face à ce fléau, les communautés scientifiques et les gouvernements s’organisent. En France, qui n’est pas le pays le plus touché, le ministère de la recherche prend la question au sérieux et promeut des « listes blanches » de revues à privilégier. Il faut maintenant infléchir les politiques d’évaluation de la recherche vers moins de quantitatif et plus de qualitatif. Seule une prise conscience mondiale pourra rendre son intégrité à la science.

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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Les responsables de plusieurs ateliers de fabrication de médicaments contrefaits, promus dans de fausses publications scientifiques, comparaîtront cet automne.
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Les auteurs d’un trafic de faux médicaments jugés en novembre

Les responsables de plusieurs ateliers de fabrication de médicaments contrefaits, promus dans de fausses publications scientifiques, comparaîtront cet automne.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 11h00
    |

            Stéphane Foucart (avec la collaboration « Scientia »)








                        



                                


                            
Le site Web de deux sociétés, Immuno Biotech et First Immune, affichait un onglet « notre science ». D’un clic, l’internaute pouvait accéder aux « preuves scientifiques » de l’efficacité de ses médicaments stars dont les principes actifs – le GcMAF et la Goleic – avaient été validés par une quarantaine de publications dans des revues savantes comme Frontiers in Human Neuroscience, Nutrients, Journal of Multiple Sclerosis, Integrative Cancer Science & Therapeutics, ou encore American Journal of Immunology… Maladie de Parkinson, cancer du sein ou du sang, tumeur cérébrale, sclérose en plaques ou syndrome de fatigue chronique : ces produits miracles pouvaient tout soigner. Il suffisait aux patients de les commander en ligne.

En novembre 2018, une demi-douzaine de ressortissants britanniques, responsables de ce commerce, seront jugés à Londres pour – entre autres – escroquerie, fabrication et vente illégales de produits pharmaceutiques. L’un des ateliers de fabrication de ces faux médicaments était installé dans un corps de ferme situé à Digosville, dans la Manche, et a été démantelé le 20 février 2017 par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), ainsi que l’a révélé Le Parisien dans son édition du 25 février. Mais d’autres sites de production ont, depuis, été fermés en Allemagne, en Lituanie, aux Pays-Bas et en Espagne. Le site basé en Normandie avait, à lui seul, expédié plus de 5 000 colis dans toute l’Europe.
Faux témoignages de guérison
La stratégie de vente consistait à mettre en avant sur Facebook des faux témoignages de guérisons spectaculaires, mais aussi à proposer aux visiteurs des articles scientifiques ou des affiches de présentation de travaux de recherche, tous publiés dans de fausses revues ou supposément présentés à de fausses conférences. Les articles de recherche indiquant les résultats spectaculaires...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Victimes de revues prédatrices, certains scientifiques dénoncent la pression de l’évaluation basée sur le nombre de publications
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La France fait partie des gros contributeurs aux revues scientifiques douteuses

Victimes de revues prédatrices, certains scientifiques dénoncent la pression de l’évaluation basée sur le nombre de publications



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 11h00
    |

            David Larousserie et 
Stéphane Foucart








                        



                                


                            
La France n’est pas épargnée par la contrefaçon scientifique. Les journalistes de la collaboration « Fake Science », qui regroupe une vingtaine de titres internationaux dont Le Monde, ont interrogé les bases de données des sociétés publiant des revues douteuses ou organisant de fausses conférences scientifiques.
La recherche française apparaît parmi les dix plus gros contributeurs dans l’index de la société Waset, basée en Turquie, avec quelque 1 700 références sur 70 000 – articles et présentations à des colloques. Dans les index des éditeurs Omics et Scidom, la France figure parmi les vingt premiers contributeurs, avec respectivement 800 et 700 articles, sur des totaux respectifs de 58 400 et 74 000 articles.
Ces chiffres tranchent avec les estimations du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. « Nous avons un suivi très fin des frais de publication engagés par les chercheurs français, explique Marin Dacos, conseiller science ouverte de la ministre Frédérique Vidal. En 2015, environ 60 000 articles ont été publiés par les chercheurs des universités et des organismes de recherche publics français, dont 2 500 ayant donné lieu à des frais de publication, pour quelque 4 millions d’euros. Mais moins de 50 de ces articles ont été publiés dans des revues douteuses, pour une somme de 46 000 euros. C’est bien sûr regrettable, mais c’est une proportion très mineure. »

« Je me suis fait doublement piéger »
Cependant, les chiffres du ministère ne tiennent pas compte des cas où les chercheurs paient les frais de publication de leur poche. Dans d’autres situations, des chercheurs français peuvent aussi cosigner des articles douteux comme auteurs secondaires – c’est généralement le premier auteur qui règle les frais – au côté de scientifiques étrangers. Les coûts d’inscription à des fausses conférences sont, eux, plus difficiles à suivre.
La majorité des chercheurs français concernés...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Des sociétés vont jusqu’à se prévaloir de chercheurs à leur insu pour attirer les inscriptions à des rencontres de piètre qualité.
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Le business juteux des simili-conférences scientifiques

Des sociétés vont jusqu’à se prévaloir de chercheurs à leur insu pour attirer les inscriptions à des rencontres de piètre qualité.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 12h59
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Les 17 et 18 mai, Paris devait être la capitale mondiale des sciences. Pas moins de cinquante conférences dans les domaines de l’aérospatiale, de la mécanique, de l’énergie, de l’environnement, du génie civil, de l’économie, de l’informatique, des sciences sociales ou encore de la chimie, étaient prévues au même endroit.
Le jour dit, dans un hôtel près de la gare Montparnasse, la baudruche se dégonfle : une salle de quelque 60 mètres carrés, louée 500 euros pour une demi-journée seulement, et pas plus d’une trentaine de personnes présentes. Visiblement, autant ont annulé leur participation, comme en témoignent les badges restants, posés sur une table de bureau.
Cette parodie de conférence scientifique internationale était organisée par l’entreprise World Academy of Science, Engineering and Technology (Waset). La société multiplie ce genre d’événements, amortis avec deux ou trois participants, qui paient des frais d’inscription de quelques centaines d’euros. « Je ne le ferai pas une seconde fois ! L’organisation était nulle, et ce n’était pas une conférence scientifique, s’emporte Atilla Atli, enseignant-chercheur à l’Ecole catholique des arts et métiers de Lyon (ECAM-Lyon), une école d’ingénieurs. J’ai parlé cinq minutes devant des gens qui ne connaissaient pas mon sujet. » Son exposé avait été vite accepté, « sans aucune question technique », note-t-il.
Interrogée sur l’intérêt de sa présence, une autre participante française, thésarde, préfère ne pas répondre. Elle est, précise sa directrice de thèse, « affectée d’avoir utilisé sa bourse personnelle sur une conférence qui ne valait peut-être pas l’investissement qu’elle y a mis, et elle ne souhaite plus échanger là-dessus ».
Tout le monde n’est pas déçu. Une jeune Kosovare, étudiante en management, salue sa sœur et sa cousine venues la voir à Paris. Impossible de poser trop de questions aux rares participants ; l’organisateur, sourcilleux, nous...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Des dizaines de revues scientifiques produisent et éditent des études peu scrupuleuses se retrouvant ensuite dans des banques de données servant de base à des experts.
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Alerte mondiale à la fausse science

Des dizaines de revues scientifiques produisent et éditent des études peu scrupuleuses se retrouvant ensuite dans des banques de données servant de base à des experts.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 09h37
    |

            Stéphane Foucart et 
David Larousserie (avec la collaboration "Fake science")








                        



                                


                            

Le savoir, lui non plus, n’échappe pas à la contrefaçon. La part prise par la « fausse science » dans la production scientifique mondiale augmente de manière considérable depuis une dizaine d’années et aucun signe de pause ne semble poindre à l’horizon.
Au sein d’une collaboration baptisée « Fake science » et formée d’une quinzaine de médias internationaux, dont la Norddeutscher Rundfunk (NDR), la Süddeutsche Zeitung, The New Yorker ou encore l’Aftenposten, Le Monde a enquêté sur l’ampleur et l’impact de ce phénomène, qui n’épargne pas la France.
A quoi peut ressembler de la science contrefaite ? Depuis une décennie, des dizaines de maisons d’édition peu scrupuleuses comme Omics et Science Domain (Inde), Waset (Turquie) ou encore Scientific Research Publishing (Chine) ont créé des centaines de revues en accès libre au nom ronflant, ayant toutes les atours de vraies revues savantes.
Mais contrairement à celles-ci, ces journaux ne disposent pas d’un comité éditorial, ils facturent des frais aux chercheurs – de l’ordre de quelques centaines d’euros par article – et publient les « travaux » sans contrôle et très rapidement. Ils ne soumettent pas les manuscrits des comptes rendus de recherche qu’ils reçoivent à la « revue par les pairs » (peer review, en anglais). Ce processus de contrôle qualité, préalable à toute publication savante, est l’une des étapes clés de la construction de la science.
Le même mécanisme existe pour les conférences scientifiques : souvent sollicités par courriel, des chercheurs s’inscrivent, moyennant finance, pour présenter leurs travaux. Mais il n’y a bien souvent personne – ou pas grand monde – pour écouter ces simulacres de conférences.
Publication d’une étude imaginaire
De la diffusion de fausses informations à la promotion de médicaments en passant par l’activisme climatosceptique ou antivaccin, voire simplement une volonté de « gonfler » artificiellement...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Mal protégés et multipartenaires, les 15-24 ans sont les principales victimes des infections à Chlamydia et à gonocoque, qui peuvent entraîner de graves complications.
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Très forte hausse des infections sexuellement transmissibles en France

Mal protégés et multipartenaires, les 15-24 ans sont les principales victimes des infections à Chlamydia et à gonocoque, qui peuvent entraîner de graves complications.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 20h53
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 13h14
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Au début des vacances estivales, propices aux rencontres, Santé publique France a publié, mercredi 18 juillet, des chiffres montrant la recrudescence des infections sexuellement transmissibles (IST), qui se transmettent principalement lors de rapports sexuels non protégés. Fréquentes et très contagieuses, les infections à chlamydia trachomatis et à gonocoque ont l’une et l’autre triplé en 2016 par rapport à 2012. Des chiffres élevés par rapport à d’autres pays européens.
Ainsi, selon cette enquête menée auprès des laboratoires de biologie médicale publics et privés volontaires, une infection à chlamydia a été diagnostiquée en France chez 267 097 personnes en 2016, soit 491 cas pour 100 000 habitants, ainsi que 49 628 infections à gonocoque, encore appelées blennorragie ou « chaude-pisse » par Rabelais. Pour mémoire, en 2012, le nombre de diagnostics de ces IST se chiffrait respectivement à 77 000 et à 15 000 cas.
Pour la première fois, précise l’agence, ces estimations renseignent sur le sexe, l’âge et la région. Les jeunes femmes de 15-24 ans sont les plus touchées par les infections à chlamydia, elles représentent 38 % de l’ensemble des diagnostics. Les régions les plus affectées sont l’Ile-de-France et la Guadeloupe.
Infections très souvent « silencieuses »
« C’est en réalité beaucoup plus. Il ne s’agit là que de nouveaux diagnostics, qui ne prennent évidemment pas en compte les personnes qui n’ont pas consulté », explique Florence Lot, responsable de l’unité VIH-Sida IST à Santé publique France.
Car ces infections sont très souvent « silencieuses », ne donnant pas lieu à des symptômes, notamment chez les femmes. Toute personne peut ainsi sans le savoir être porteuse d’une IST et contaminer sa ou son partenaire. Et une IST non diagnostiquée peut, à la longue, entraîner d’importantes complications : risques de salpingite, de stérilité, de grossesse extra-utérine, de douleurs pelviennes chroniques…
Dans...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Les cinq saisons de l’intelligence artificielle (1/5). Elle pulvérise l’homme au jeu de go ou prend le volant de sa voiture. Une histoire qui commence en 1958 par une machine capable de distinguer sa droite de sa gauche.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Une trace de galette de céréales confectionnée par des chasseurs-cueilleurs il y a 14  400 ans a été trouvée sur un site jordanien.
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Le premier pain date d’avant l’apparition de l’agriculture

Une trace de galette de céréales confectionnée par des chasseurs-cueilleurs il y a 14  400 ans a été trouvée sur un site jordanien.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 16h49
    |

                            Sarah Terrien








                        



                                


                            
Au levain, aux céréales, de seigle ou encore de campagne, le pain fait partie de notre quotidien. Il y a 14 400 ans, des hommes en fabriquaient déjà. C’est ce qu’indique une étude publiée le 16 juillet dans la revue PNAS par des équipes de recherche danoise et britannique, qui met en lumière la plus ancienne preuve directe de pain trouvée à ce jour. « C’est un témoignage tangible et une grande découverte », commente Philippe Marinval, chargé de recherche en archéobotanique au CNRS.
Les scientifiques sont arrivés à cette conclusion grâce, entre autres, à l’analyse au microscope électronique à balayage de 24 restes de nourriture carbonisés. Ces vestiges ont été retrouvés dans des foyers du site archéologique de Shubayqa 1, localisé dans le nord-est de l’actuelle Jordanie, où vivaient, il y a plus de 14 000 ans, les Natoufiens, un peuple de chasseurs-cueilleurs du Levant. Cette étude remet en question l’idée selon laquelle l’origine du pain serait associée à l’émergence de l’agriculture et la domestication des céréales dans le sud-ouest de l’Asie, environ 4 000 ans plus tard.
Cette découverte est d’une importance capitale pour la compréhension de l’évolution des modes de vie des hommes de la préhistoire. L’étude spécifique des chasseurs-cueilleurs natoufiens n’est pas un hasard, comme l’explique Tobias Richter, professeur associé d’archéologie à l’université de Copenhague et coordinateur de l’étude, dans le communiqué de presse : « [Ils] nous intéressent particulièrement, parce qu’ils ont vécu une période de transition où les personnes sont devenues plus sédentaires et que leur régime alimentaire a commencé à changer : les faucilles en silex ainsi que les outils en pierre trouvés sur les sites natoufiens au Levant nous ont aiguillés sur l’idée que cette population avait commencé à exploiter les plantes d’une manière différente et peut-être même plus efficace. »

Les chasseurs-cueilleurs natoufiens ne se...




                        

                        


<article-nb="2018/07/24/18-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Un arrêté préfectoral permet de sauvegarder deux sites des Yvelines, qui recèlent plus de 1 200 espèces ayant vécu il y a 46 millions d’années. Une première en France.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/07/2018
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Des coquillages fossiles sous protection

Un arrêté préfectoral permet de sauvegarder deux sites des Yvelines, qui recèlent plus de 1 200 espèces ayant vécu il y a 46 millions d’années. Une première en France.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 06h36
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                            Sarah Terrien








                        



                                


                            

Un ciel bleu parsemé de nuages. Une allée bordée de tilleuls. Il est 9 h 40, ce jour de début juillet, et le château de Grignon (Yvelines) est illuminé de quelques rayons de soleil. Ce bâtiment de style Louis XIII, situé sur un domaine de 300 hectares, est la propriété de l’école AgroParisTech. Mais plus pour longtemps. L’institut d’agronomie a ­décidé de se délocaliser sur le plateau de Saclay (Essonne).
Quand, à l’automne 2015, le Paris-Saint-Germain (PSG) exprime sa volonté d’acheter le site pour y construire un ­gigantesque centre d’entraînement et de formation, la crainte s’empare des ­paléontologues. « Le site ne bénéficiait d’aucune protection juridique », s’exclame Didier Merle, chercheur en ­paléontologie au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Commence alors une bataille pour sauver Grignon. Car le site est un véritable « hotspot » de la biodiversité du Lutétien (47,8 à 41,2 millions d’années). A quelques pas du château, l’herbe cède la place au ­ « sable » et les arbres à une carrière. Il suffit de se baisser pour observer des centaines de coquillages aux formes ovoïdes, rondes, coniques… Face à l’exceptionnelle préservation de ces espèces, difficile d’imaginer que ces fossiles sont âgés de millions d’années et les témoins de l’histoire lointaine de la Terre.
Des sites d’étude du Lutétien
Quelques mois après l’annonce du PSG, le 28 décembre 2015, un décret d’application qui permet de proposer des arrêtés préfectoraux de protection de géotope (APPG) voit le jour. « Dès que la nouvelle est tombée, on s’est mis au travail », explique Didier Merle. Une procédure qui a duré deux ans et a débouché, le 26 mai, sur l’obtention de deux APPG pour les ­sites de Grignon à Thiverval-Grignon et de la ferme de l’Orme, à Beynes, également dans les Yvelines. Deux sites complémentaires pour l’étude du Lutétien.
Accompagné de son étudiante Elise Auberger, fraîchement diplômée d’un doctorat en géologie, Didier Merle,...




                        

                        

