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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le secrétaire général d’Unité SGP Police FO a déploré, lors de son audition au Sénat le 24 juillet, la présence de « personnel privé » au sein du groupe de sécurité de la présidence de la République.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Bon nombre de journaux, à travers leurs éditoriaux, considèrent que le chef de l’Etat « doit assumer sa part d’erreurs. Seul, face aux Français », pour reprendre les termes du « Midi libre », par exemple.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : pour la presse, les auditions de la commission d’enquête « obligent » Macron « à sortir du silence »

Bon nombre de journaux, à travers leurs éditoriaux, considèrent que le chef de l’Etat « doit assumer sa part d’erreurs. Seul, face aux Français », pour reprendre les termes du « Midi libre », par exemple.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 18h19
    |

                            Nina Jackowski








                        



   


L’affaire Benalla n’en finit plus de faire la « une » des journaux depuis les révélations du Monde du 18 juillet, identifiant, vidéo à l’appui, un proche collaborateur du président de la République, Alexandre Benalla, molestant deux manifestants en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris.
A l’issue des auditions, lundi 23 juillet, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et du directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, une bonne partie de la presse française appelle le président de la République Emmanuel Macron à sortir de son silence.
Le président « jupitérien » se mure dans le silence face à la déflagration, souligne Arnaud Bodin dans L’Alsace :
« Il n’est pas là, il ne dit mot, mais on ne parle que de lui. »
La parole présidentielle est attendue, selon l’éditorialiste, qui souligne « l’embarras du Château » suite aux dernières auditions du ministre de l’intérieur et du préfet de police.
« Collomb et Delpuech obligent le chef de l’Etat à sortir du silence », renchérit Olivier Biscaye, dans le Midi libre.
« L’étau se resserre »
A l’Assemblée nationale, lundi, M. Collomb, a souligné la responsabilité du cabinet du président de la République. Pire, à une question de Marine Le Pen, M. Gibelin a affirmé que M. Benalla était présent à des réunions entre ses services et l’Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron était censé être suspendu.
Mardi matin, les proches de M. Macron ont démenti la version de M. Gibelin. Qui, quelques minutes plus tard, a affirmé s’être trompé dans les dates.
« L’étau se resserre autour de l’Elysée. Désormais, Emmanuel Macron doit assumer sa part d’erreurs. En passer par là pour mettre fin au supplice, c’est l’unique solution. Seul, face aux Français », avance Olivier Biscaye.
D’autant que le silence de M. Macron entretient les spéculations. Certains s’interrogent sur la présence d’un « embryon de police parallèle, incarnée par M. Benalla », souligne Jean Levallois dans La Presse de la Manche. Du simple cas déviant, le « shérif hyperactif » – comme le désigne l’éditorialiste – est devenu le déclencheur d’une crise politique sans précédent, mettant en lumière les failles du « système Macron ».
Le chef de l’Etat est toutefois sorti de son silence mardi en publiant quelques mots sur son compte Twitter ; mais pour exprimer sa solidarité envers la Grèce, en proie à des incendies meurtriers.

        Lire notre éditorial :
         

          Benalla : la mécanique d’une affaire d’Etat



« Ce n’est pas moi, c’est l’autre »
« Eberlué et désabusé », c’est ainsi que se qualifie Hervé Chabaud, dans L’Union et dans l’Ardennais, face à cette « insincérité flagrante » suite à l’audition de M. Collomb, qui affirme ne rien savoir du proche de M. Macron : « Je n’ai jamais évoqué le cas de M. Benalla avec le président. »
Les dénonciations en chaîne témoignent des failles de la stratégie de communication du gouvernement, où certains voient un changement d’époque en politique, comme Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées :
« Le temps n’est plus, où des dignitaires de la République étaient prêts à accepter de se sacrifier judiciairement et politiquement, par fidélité ou conviction, afin de protéger un président menacé. »
Qu’il se rassure, selon Jean-Louis Hervois dans La Charente libre, après « le jeu du “c’est pas moi, c’est l’autre” (…), Patrick Strzoda, chef de cabinet à l’Elysée, pourrait fournir le bon fusible avant que tous ne pètent les plombs. » M. Strzoda doit être auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, mardi à 16 h 30.
Le « Benellagate » porte un coup d’arrêt à la frénésie des réformes engagées par le gouvernement, soulignent aussi certains journaux. « Ce n’est plus Jupiter omnipotent, mais Jupiter empêtré », avance Jean-Francis Pécresse dans Les Echos, rappelant la suspension de la révision constitutionnelle, marquant la victoire symbolique de l’opposition.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le premier ministre et son gouvernement ont fait face, mardi, aux questions des deux chambres du Parlement.
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Pour Edouard Philippe, le cas Benalla est une « dérive individuelle » plutôt qu’une « affaire d’Etat »

Le premier ministre et son gouvernement ont fait face, mardi, aux questions des deux chambres du Parlement.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 18h11
   





                        



La séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 24 juillet a été quasiment entièrement consacrée à l’affaire Benalla révélée par Le Monde – du nom de ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron filmé en train de frapper des manifestants en marge du défilé du 1er-Mai cette année à Paris.
Pendant une heure, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a défendu la gestion de la crise par l’Elysée, dans une ambiance électrique et face à un hémicycle quasiment plein.

        Sur la journée d’auditions de lundi :
         

          L’opposition demande l’audition de Macron, le gouvernement dénonce un « tribunal politique »



« Une dérive individuelle ne fait pas une affaire d’Etat »
L’offensive a été ouverte par Christian Jacob. Le président du groupe Les Républicains a interrogé le premier ministre sur le silence du gouvernement quant à l’affaire Benalla et sur les raisons de l’ascension fulgurante du jeune homme. Des interrogations auxquelles Edouard Philippe a répondu en mettant en avant la responsabilité individuelle de M. Benalla :
« Une dérive individuelle de la part de ce chargé de mission ne fait pas une affaire d’Etat. Les copinages malsains évoqués hier [par le préfet de police de Paris Michel Delpuech] ne font pas une affaire d’Etat. (…) Je prendrai moi-même les mesures qui s’imposent pour éviter que de tels dysfonctionnements puissent se reproduire. »
« Je conçois que l’on puisse peut-être poser des questions sur l’éventuelle proportionnalité de la décision qui a été prise [de mettre à pied M. Benalla 15 jours en mai]. Mais la célérité de la réponse n’est pas contestable », a-t-il encore répondu à Christian Jacob, qui avait annoncé dans la matinée du 24 juillet son intention de déposer dans les prochains jours une motion de censure contre le gouvernement.

        Lire :
         

          Les députés Les Républicains vont déposer une motion de censure contre le gouvernement



« Rien n’a été masqué, rien n’a été omis »
Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche, s’est alarmée des nouvelles révélations quotidiennes charriées par l’affaire et des « passe-droits qui semblent avoir été accordés depuis l’Elysée ». 
« Vous indiquez que dans les événements mentionnés, il y aurait pu avoir une volonté de masquer. C’est faux, entièrement faux, a contre-attaqué le premier ministre. D’abord parce que dès que ce comportement a été connu, une sanction a été prise, et a été effective. Toutes les réactions ont été prises lorsque les faits ont été connus. Vous pouvez contester la proportionnalité, mais rien n’a été masqué et rien n’a été omis. »
Le président du groupe MoDem, Marc Fesneau, a par la suite demandé à Edouard Philippe comment ce dernier comptait rétablir la confiance et la sérénité à l’égard du gouvernement. « Un comportement exemplaire, ce n’est pas un comportement infaillible. Une République exemplaire, ce n’est pas une République infaillible », a répondu le chef du gouvernement – avant de mettre en avant « l’exemplarité » du gouvernement. 
« Je considère que la sanction a été proportionnée, alors même qu’aucune plainte n’avait été déposée, alors même que cela s’était produit dans un contexte d’immense violence. Les procédures ont été immédiatement engagées, c’est ça être exemplaire. »
« Il n’existe aucune police parallèle »
Peu après, André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine, a accusé le premier ministre de refuser de prendre l’ampleur de la crise en compte, « qui ternit pourtant l’image de la France à l’étranger » et serait « l’expression des dérives d’un régime hyperprésidentialisé ». Des accusations réfutées par Edouard Philippe : « Je ne crois pas que notre pays aurait sombré depuis la semaine dernière dans une crise de régime, que son image internationale s’en trouverait ternie », a-t-il affirmé.
Les questions se sont poursuivies avec l’intervention de Laurence Trastour-Isnart, députée Les Républicains des Alpes-Maritimes : « Comment accepter que le président confie autant de privilèges à un jeune homme de 26 ans aux fonctions obscures ? (…) Comment justifier ce système monarchique où notre pays est confié à un cercle de conseillers tout-puissants ? On assiste aux dérives du pouvoir central qui veut supprimer tous les contre-pouvoirs pour accentuer les siens. » Concluant son intervention sur cette dernière question, Edouard Philippe a affirmé qu’il n’existait « aucune parallèle ». « Les dysfonctionnements ont fait l’objet d’une demande du président au secrétaire général de l’Elysée, ces dysfonctionnements et l’organisation vont être corrigés », a déclaré le premier ministre.
« Trois enquêtes sont en cours »
Après les députés, Edouard Philippe et ses ministres ont répondu aux questions des sénateurs. Catherine Troendlé, vice-présidente LR du Sénat, a pointé le mutisme du président de la République dans cette affaire :
« Un chef doit assumer. Pouvez-vous nous dire où est passé le président de la République ? »
« Aux dernières nouvelles, le président de la République est à l’Elysée », a répondu dans un sourire le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avant de redire que M. Benalla avait été sanctionné et le président de la République avait demandé à Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, de proposer une réorganisation afin d’empêcher tout nouveau « dysfontionnement ». « Trois enquêtes sont en cours », a-t-il aussi rappelé pour signifier qu’il n’y a, selon lui, pas de faute dans la gestion de cette affaire.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Interrogé par plusieurs députés sur d’éventuels « passe-droits », dont Alexandre Benalla aurait pu profiter, le premier ministre a répondu que « toutes les réactions ont été prises ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Une réunion du bureau exécutif a fixé, lundi soir, les positions du parti en vue de la réforme ouvrant l’accès à la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

La République en marche se prononce pour le remboursement de la PMA pour les couples de femmes

Une réunion du bureau exécutif a fixé, lundi soir, les positions du parti en vue de la réforme ouvrant l’accès à la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 15h52
    |

            Manon Rescan








                        


A l’approche d’une réforme qui s’annonce comme un bras de fer politique, le parti La République en marche (LRM) a fixé, lundi 23 juillet, son « cap » en vue de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires. La réforme, engagement de campagne d’Emmanuel Macron, doit être votée dans le cadre de la révision des lois de bioéthique au début de l’année 2019. Mais la promesse présidentielle comptait quelques zones d’ombres, que le gouvernement et la majorité devront éclairer dans les mois qui viennent.
Le parti, dont Christophe Castaner est le délégué général, a pris les devants. Son bureau exécutif a arrêté ses positions sur plusieurs questions non-tranchées par le programme comme la filiation, le remboursement de l’acte par la Sécurité sociale ou encore l’anonymat et la gratuité du don. Le député LRM Thomas Mesnier, chargé des questions de bioéthique, avait formulé plusieurs propositions à partir desquelles le parti a échangé lundi soir.
Ainsi, LRM défend la reconnaissance de la filiation pour les deux mères et dès la naissance de l’enfant « comme pour les couples hétérosexuels », précise M. Mesnier. Le parti défendra également le remboursement de la PMA par la « Sécu », une question qui fait débat jusque dans la majorité au motif que le remboursement ne se ferait pas, dans ce cas, pour des raisons médicales. « Si on veut vraiment porter des valeurs de progrès, il semblait évident de défendre le remboursement total », poursuit l’élu.
« Ne pas confondre vitesse et précipitation »
Sur le don de gamète, LRM souhaite que la gratuité soit maintenue, mais ouvre une porte concernant l’anonymat du donneur.
« Si le donneur est d’accord, à sa majorité l’enfant pourra connaître son identité. A défaut il aura accès à des données non-identifiantes comme des antécédents médicaux du donneur », explique encore M. Mesnier.
Enfin, LRM se prononce en faveur de l’autoconservation des ovocytes. Concernant la gestation pour autrui (GPA), le parti reste ferme sur ses positions : pas question de l’autoriser, mais, comme le prévoyait le programme d’Emmanuel Macron, les enfants nés par GPA à l’étranger pourront être reconnus en France.

Pas de grosse surprise dans les décisions du bureau, mais des positions qui « fixent un cap » pour le mouvement selon M. Mesnier. « Cela permet d’avoir une base d’échange avec les adhérents et les parlementaires », souligne-t-il. Au sein de la majorité notamment, cette prise de position est une nouvelle base de discussion. Sans horizon idéologique précis sur ces questions, les députés LRM naviguaient à vue et le débat menaçait de s’envenimer. La sortie de Guillaume Chiche, élu des Deux-Sèvres, annonçant le dépôt d'une proposition de loi pour satisfaire cet engagement de campagne avait fait souffler un vent de panique la semaine dernière, forçant l’exécutif à préciser ses intentions sur la mise en œuvre de cette réforme.

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                PMA : les Etats généraux de la bioéthique n’ont pas permis de dégager un consensus



« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », avait répondu Benjamin Griveaux, à l’issue du conseil des ministres, le 18 juillet. Le porte-parole du gouvernement avait invité à « ne pas isoler » la PMA de la révision des lois de bioéthique et confirmé qu’un projet de loi serait présenté « avant la fin de l’année, pour un examen (au) début du premier trimestre de l’année prochaine ».
La prise de position du député avait également permis à ceux qui sont les plus réservés au sein de LRM sur la future réforme de se faire entendre, et ce alors qu’une mission d’information commençait tout juste ses travaux sur le sujet à l’Assemblée nationale. Face au tollé suscité et aux réponses du gouvernement, M. Chiche avait finalement renoncé à déposer sa proposition de loi jeudi.

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                L’Assemblée nationale débute le chantier délicat de la loi bioéthique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La capitale grecque est actuellement encerclée par de nombreux incendies qui se sont déclarés lundi 23 juillet, faisant au moins 60 morts et plus de 150 blessés.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé, mardi, soutenir un amendement prévoyant de fixer dans la loi les critères de transmission à la justice des dossiers de fraude fiscale.
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Fraude fiscale : le gouvernement d’accord pour supprimer le « verrou de Bercy »

Le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a annoncé, mardi, soutenir un amendement prévoyant de fixer dans la loi les critères de transmission à la justice des dossiers de fraude fiscale.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 13h59
   





                        


Le « verrou de Bercy » pourrait sauter prochainement. Le gouvernement va soutenir un amendement parlementaire prévoyant de fixer dans la loi les critères de transmission à la justice des dossiers de fraude fiscale, ce qui mettra fin à ce dispositif mis en place dans les années 1920 et qui donne à l’administration fiscale le monopole des poursuites pénales. C’est ce qu’a annoncé, mardi 24 juillet, le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin.
« Le gouvernement va accepter l’amendement de la députée Emilie Cariou (LRM), qui consiste à supprimer le verrou de Bercy », a déclaré M. Darmanin au micro de France Inter, « ce ne sera plus le ministère du budget qui décidera quand on transmet ou non des plaintes au parquet ».
Mme Cariou avait remis, en mai, un rapport sur le sujet. Son amendement sera débattu dans le cadre de l’examen du projet de loi contre la fraude fiscale, prévu mardi soir et mercredi en commission des finances de l’Assemblée nationale.
Cet amendement prévoit un « mécanisme de transmission automatique » par l’administration fiscale des affaires les plus graves, le parquet décidant ensuite « librement » de « l’opportunité des poursuites sur les dossiers transmis ».

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                Emilie Cariou, fiscaliste de gauche de la majorité LRM



2 000 dossiers pourraient être transmis chaque année à la justice
Le « verrou de Bercy » était défendu par l’administration au nom de l’efficacité. Des magistrats et des associations accusaient le dispositif de favoriser une certaine forme d’opacité.
Dans le cadre de l’examen son projet de loi contre la fraude, M. Darmanin s’était dit hostile à sa suppression pure et simple, mais « ouvert » à des « aménagements ».
Plusieurs évolutions ont déjà été adoptées lors de l’examen du texte de loi au Sénat, à travers un amendement du rapporteur général de la commission des finances, Albéric de Montgolfier (LR).
Ce dernier a fixé trois critères « cumulatifs » pour la transmission des dossiers à la justice : l’application de pénalités d’au moins 80 %, un montant de droits fraudés élevé (fixé par décret en Conseil d’Etat) et la réitération des faits.

        Lire aussi :
         

                Verrou de Bercy : le Sénat vote un aménagement, sans suppression complète



L’amendement de Mme Cariou prévoit d’élargir le nombre des dossiers concernés, en supprimant le caractère « cumulatif » de ces critères et l’avis de la commission des infractions fiscales pour les dossiers de présomptions caractérisées.
Si cet amendement est adopté, « nous allons certainement doubler le nombre de dossiers fiscaux que nous transmettrons à la justice de façon automatique », a prévenu M. Darmanin. Selon Bercy, quelque 2 000 dossiers pourraient ainsi être transmis chaque année à la justice, contre 900 actuellement.

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                Les sénateurs PS et LR s’opposent sur la suppression du « verrou de Bercy »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, sera entendu, mardi après-midi, par la commission d’enquête parlementaire.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : cinq questions en suspens avant l’audition du directeur de cabinet de Macron

Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, sera entendu, mardi après-midi, par la commission d’enquête parlementaire.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 15h48
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Commission d’enquête sur l’affaire Benalla, acte II. Mardi 24 juillet dans l’après-midi et en soirée, Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, puis Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), et Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, doivent être auditionnés par la commission des lois de l’Assemblée nationale, constituée en commission d’enquête.
Ils seront interrogés sur les manquements ayant conduit aux faits commis par Alexandre Benalla, proche collaborateur d’Emmanuel Macron accusé, notamment, de violence sur deux manifestants en marge du défilé du 1er-Mai à Paris.
La veille, les six heures d’audition cumulées – du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, du préfet de police de Paris, Michel Delpuech et du directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin – n’ont pas réussi à éclaircir un certain nombre de questions suscitées par cette affaire Benalla.

        Lire le récit :
         

          journée extraordinaire à l’Assemblée



Qui a accepté que M. Benalla soit présent au côté des policiers le 1er mai, qui en a été informé et par qui ?
A l’Elysée, c’est M. Strzoda qui assure avoir accordé la possibilité à M. Benalla d’accompagner des policiers lors des manifestations.
« Alexandre Benalla m’avait prévenu deux jours plus tôt qu’il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation, à l’occasion du 1er-Mai. Il m’en a demandé l’autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu’il y allait en observateur », a expliqué, il y a une semaine, M. Strzoda au Monde.
Ce statut d’« observateur » est donné, selon le préfet de police, Michel Delpuech, à des collaborateurs, journalistes, magistrats ou stagiaires désireux de voir de l’intérieur les interventions de la police. Toutefois, ce statut n’implique pas de participation aux missions des forces de l’ordre. « Ce n’est pas la place d’un observateur de faire du maintien de l’ordre. Un observateur sage et intelligent reste à sa place, en retrait », a précisé M. Delpuech, lundi lors de son audition par la commission d’enquête.
Le préfet a déclaré que lui-même n’avait pas été informé de la sollicitation de M. Benalla – il a cependant précisé qu’il lui aurait accordé le statut d’observateur si on le lui avait demandé.
« M. Benalla ne bénéficiait d’aucune autorisation pour être présent en tant qu’observateur sur cette manifestation », a assuré de son côté le directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin.
Ce dernier a déclaré que c’est le chef d’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, qui a donné l’autorisation à M. Benalla. C’est aussi ce qu’a déclaré M. Delpuech, précisant que M. Simonin n’en avait pas averti sa hiérarchie.
M. Simonin a été mis en examen pour avoir contribué à la transmission d’images de vidéosurveillance à M. Benalla au soir du 18 juillet.
Qui a donné à M. Benalla, le 1er mai, un casque, un brassard ainsi qu’une radio de police ?
Le casque dont était équipé M. Benalla le 1er mai lui avait été fourni par M. Simonin, a déclaré M. Gibelin. « Je n’ai aucune idée de la provenance du matériel autre que ce casque », a-t-il ajouté, faisant référence au brassard et à la radio de police dont disposait Alexandre Benalla le 1er mai. MM. Collomb et Delpuech ont, eux aussi, assuré qu’ils en ignoraient l’origine.
Cette interrogation ne sera éclaircie que par les conclusions de l’enquête administratives de l’IGPN, dont les auditions sont en cours.
Qui a été informé, et quand, de l’existence de la vidéo sur laquelle on voit M. Benalla frapper des manifestants ?
Selon M. Collomb, la personne qui a lancé l’alerte est Vincent Caure, collaborateur de M. Macron chargé des réseaux sociaux à l’Elysée. Le ministre a expliqué qu’après avoir pris connaissance de la vidéo le 2 mai « en début d’après-midi », M. Caure a alerté Jean-Marc Girier, son chef de cabinet, qui, peu après, a informé Stéphane Fratacci, son directeur de cabinet, de l’existence de la vidéo. Ce dernier a, par la suite, transmis l’information à l’Elysée.
M. Delpuech a déclaré, pour sa part, que c’est « vers 10 heures » le 2 mai qu’il lui a été révélé que « circulerait sur les réseaux sociaux une vidéo montrant des violences policières à l’occasion des manifestations du 1er-Mai » et qu’il a « demandé à en savoir plus ». M. Delpuech dit avoir reçu, à 10 h 15, un appel d’un conseiller de l’Elysée, Laurent Hottiaux, lequel lui parle de M. Benalla. « Je ne comprends pas ce dont il parle, je n’ai à cette heure-là jamais entendu parler de l’affaire Benalla. Je lui dis que je vais me renseigner. » Le préfet dit avoir alors visionné la vidéo avec son directeur de cabinet avant de joindre le cabinet du ministre de l’intérieur, qui lui répond qu’« il était déjà informé et déjà en liaison avec l’Elysée sur le sujet ». 
Selon le récit du préfet, le cabinet de M. Collomb était donc au courant de l’affaire avant 10 h 30 environ… soit quatre heures avant le moment où le ministre en aurait été informé, selon ses propres dires. Les deux versions ne sont pas incompatibles. Mais elles supposent que le cabinet du ministre de l’intérieur ait mis environ quatre heures à prévenir M. Collomb des violences commises par M. Benalla après en avoir pris connaissance.

        Lire :
         

          Les contradictions du ministre et du préfet sur la remontée des informations



Pourquoi l’article 40 n’a-t-il pas été appliqué ?
MM. Collomb, Delpuech et Gibelin ont longuement été interrogés sur le fait que l’article 40 du code de la procédure pénale n’a pas été actionné.
Pour rappel, cet article prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
Le ministre de l’intérieur a affirmé qu’il appartient aux personnes en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de « recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d’un signalement au titre de l’article 40 du code de la procédure pénale ».
Une défense visant implicitement M. Strzoda et le désignant comme étant celui qui aurait pu avertir le procureur en vertu de l’article 40. L’ancien préfet sera auditionné par la commission des lois mardi 24 juillet à 16 h 30.

        Lire avant son audition :
         

          Patrick Strzoda, un haut fonctionnaire expérimenté embarqué dans une affaire d’Etat



M. Benalla a-t-il été réellement suspendu ?
M. Gibelin, devant commission d’enquête, a affirmé que M. Benalla était présent au cours de réunions de travail s’étant tenues entre le 4 et le 19 mai. Or c’est la période durant laquelle M. Benalla a été suspendu de ses fonctions en raison d’un comportement « manifestement inapproprié », comme une lettre de M. Strzoda le lui a signifié.
« L’information de cette sanction ne nous a jamais été transmise », a déclaré M. Gibelin au cours de son audition.
La présidence de la République avait réagi, mardi, en assurant que M. Benalla n’avait participé à « aucune réunion pendant sa période de suspension ».
Selon une information du Figaro confirmée au Monde, Yaël Braun-Pivet, présidente La République en marche (LRM) de la commission des lois, a reçu mardi matin une lettre de M. Gibelin. Dans cette lettre, celui-ci revient sur ses déclarations formulées la veille, assurant avoir mal compris la question de Marine Le Pen, « à cause du bruit dans la salle ». Il invoque également une incompréhension au niveau des dates évoquées.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ « Nous souhaitons que le gouvernement s’explique », a déclaré mardi le président du groupe à l’Assemblée nationale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : les députés Les Républicains vont déposer une motion de censure contre le gouvernement

« Nous souhaitons que le gouvernement s’explique », a déclaré mardi le président du groupe à l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 14h11
   





                        



   


Le patron des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, a annoncé mardi 24 juillet que son groupe allait déposer une motion de censure contre le gouvernement à la suite de l’affaire Benalla. « Nous souhaitons que le gouvernement s’explique », a expliqué M. Jacob, justifiant cette motion par le fait que « le gouvernement a failli sur l’organisation de la protection du président de la République ».
« Nous n’allons pas faire tomber le gouvernement, mais le premier ministre sera obligé de nous répondre. Il n’est pas acceptable que le gouvernement se défausse depuis cinq jours », a ajouté le député de Seine-et-Marne lors d’une conférence de presse.
La motion de censure n’a pas encore été déposée formellement, mais une fois que cela sera fait, elle ne pourra pas être discutée avant un délai de quarante-huit heures. Si elle est déposée mardi après-midi, elle pourrait être discutée à partir de jeudi, mais M. Jacob réserve encore la date de dépôt. « On le fera au moment opportun », a-t-il précisé.
Pour pouvoir être déposée, une motion de censure doit réunir 58 signatures ; le groupe LR compte à lui seul 103 membres.

        Lire aussi :
         

                La stratégie de l’Elysée se fracasse sur la réalité de l’affaire Benalla



Edouard Philippe accuse l’opposition de « vouloir la crise »
Le premier ministre, Edouard Philippe a accusé l’opposition, devant les députés LREM réunis à huis clos mardi matin, « de ne pas vouloir la vérité mais la crise », selon des propos rapportés par des participants.
Les oppositions « veulent nuire, nuire au président de la République, nuire au gouvernement, nuire à la majorité. Et elles vont feuilletonner pour que la polémique dure le plus longtemps possible », a déclaré M. Philippe selon un participant, en dénonçant « l’obstruction et l’instrumentalisation politique ».
Le premier ministre, qui a remercié le groupe « de faire bloc », a par ailleurs assuré qu’Emmanuel Macron « s’exprimera le moment venu » sur ce qu’il a appelé une « crise politique, parlementaire et médiatique ».

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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, a été à son tour auditionné à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’affaire Benalla, lundi 23 juillet.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le « petit gars de la Madeleine », une ZUP d’Evreux, a réussi à se forger une place prépondérante auprès du chef de l’Etat.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Alexandre Benalla, les mystères d’une ascension

Le « petit gars de la Madeleine », une ZUP d’Evreux, a réussi à se forger une place prépondérante auprès du chef de l’Etat.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 16h16
    |

            Ariane Chemin et 
                                François Krug








                        



                                


                            

C’est un gros trousseau mé­tallique. Accrochée à l’anneau, l’une des clés ouvre le petit portail gris du Touquet, au pied de l’escalier qui mène à la maison de Brigitte et Emmanuel Macron, ce lieu de vacances où le président de la République aime passer week-ends et moments en famille, avec les enfants et les petits-enfants de sa femme. Alexandre Benalla y accompagne souvent le couple, pour assurer sa sécurité. Lorsqu’il va dîner en ville au Café des sports ou quand il regagne Paris et l’Elysée, Alexandre Benalla ouvre et ferme la maison.
On ne se sépare pas facilement d’un homme auquel on a confié les clés de son intimité. On ne quitte pas de gaieté de cœur un compagnon de route qui connaît une bonne dose des secrets de campagne, écoute et participe aux conversations au sommet. Benalla était bien davantage qu’un simple garde du corps présidentiel, bien plus qu’un homme chargé « de la logistique et des bagages », comme l’a dit lundi 23 juillet le patron de La République en marche, Christophe Castaner.
Il rencontrait des élus, des chefs d’entreprise et des lobbyistes, croisait des hommes du renseignement, des avocats et des hommes de pouvoir étrangers. La confiance était telle qu’il participait, selon une source à l’Elysée, au petit groupe de travail préparant la réforme de la sécurité du Palais, visant à créer une direction de la sécurité de la présidence de la République, une structure indépendante de la police et de la gendarmerie et rattachée directement au chef de l’Etat.
« Un monde de mythomanes »
« Qu’est-ce que je demande, pour après ? », s’interrogeait Alexandre Benalla devant quelques-uns de ses amis au lendemain du premier tour alors que la victoire de son champion Emmanuel Macron devenait une évidence. Il réfléchit à un poste au ministère de l’intérieur, dont on dit alors qu’il reviendra à Christophe Castaner, croisé et recroisé au cours de la campagne. Benalla préfère suivre Emmanuel Macron et choisit un simple...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, ont livré deux versions différentes lors de leur audition par la commission des lois de l’Assemblée, lundi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Lignes de fracture entre Beauveau et la préfecture de police sur le cas Benalla

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, ont livré deux versions différentes lors de leur audition par la commission des lois de l’Assemblée, lundi.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 15h30
    |

            Yves Bordenave et 
Caroline Monnot








                        



                                


                            
Deux hommes. Deux styles. Deux versions face à face qui, si elles ne s’opposent pas frontalement, expriment de sérieuses nuances. Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, et Michel Delpuech, préfet de police de Paris, ont été auditionnés, lundi 23 juillet, par la commission des lois de l’Assemblée nationale.
Le premier est arrivé le matin à 10 heures et est reparti à 12 h 30, car il avait un déjeuner. Le second a pris sa suite à 14 heures et s’est plié au jeu des questions-réponses pendant près de trois heures. Sur le cas Benalla, le premier, censé être « l’homme le mieux informé de France », ne savait rien ou si peu. A l’en croire, c’est à peine s’il connaissait son identité. « Personnellement, je ne le connaissais pas. Je pensais même qu’il faisait partie des services de police. Je l’avais rencontré mais j’ignorais sa qualité de conseiller du président », a-t-il déclaré devant les parlementaires.

Le second en revanche n’a pas tergiversé : « M. Benalla était un interlocuteur connu, a-t-il lancé tout de go.  J’ai rencontré M. Benalla la première fois l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, où j’avais organisé à mon bureau une réunion de travail pour cadrer les conditions de sécurité de la soirée présidentielle (…). Ensuite j’ai rencontré M. Benalla lorsque, par exemple, nous sommes à Paris le 14-Juillet ou le 8-Mai, et lors des services un peu plus conséquents comme le Salon de l’agriculture. Il était dans le cercle proche des personnes autour du président (…). Mes services travaillent avec les interlocuteurs qu’on leur donne. »
« C’était à eux de prendre des sanctions »
Au soir du 1er mai, peu avant 21 heures, tout ce beau monde se retrouve dans la salle de commandement de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la Préfecture de police de Paris sur l’île de la Cité. « J’ai découvert avec surprise et étonnement la présence dans la salle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ L’ex-secrétaire général d’En marche ! qui aurait supervisé le recrutement d’Alexandre Benalla occupe une place stratégique à l’Elysée. Les deux hommes sont restés proches.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Ludovic Chaker, l’autre conseiller secret de l’Elysée

L’ex-secrétaire général d’En marche ! qui aurait supervisé le recrutement d’Alexandre Benalla occupe une place stratégique à l’Elysée. Les deux hommes sont restés proches.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 15h18
    |

            Ariane Chemin et 
                                François Krug








                        



                                


                            
Depuis une semaine, tout le monde connaît le « cow-boy » de l’Elysée, Alexandre Benalla. On ignore que le Palais a aussi son « ninja ». Tel est le surnom de Ludovic Chaker, 39 ans, amateur d’arts martiaux et amoureux de culture asiatique, ex-secrétaire général d’En marche ! et collaborateur influent d’Emmanuel Macron. Un homme invisible dans l’organigramme officiel. Lui aussi occupe depuis l’élection présidentielle un bureau à l’Elysée et un poste encore plus stratégique au Palais. Contacté lundi par Le Monde, Ludovic Chaker n’a pourtant pas souhaité détailler ses fonctions exactes, invoquant des raisons de sécurité. Mardi matin, le cabinet du président de la République nous a précisé qu’il occupait le poste de « chargé de mission auprès du chef d’état-major particulier » du président. 
C’est lui qui aurait supervisé le recrutement d’Alexandre Benalla comme directeur de la sécurité du candidat. Surtout, c’est lui qui, après avoir organisé des meetings et mobilisé une armée de bénévoles pendant la campagne du candidat Macron, s’occuperait de renseignement et de terrorisme auprès du chef de l’Etat.
Le président dispose pourtant d’un très officiel coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), Pierre de Bousquet de Florian, ancien patron de la direction de la surveillance du territoire (DST), un pro qui n’a le droit de rencontrer des journalistes qu’en présence de Sibeth Ndiaye, la conseillère presse du président. Ce service a été installé il y a peu à l’hôtel de Marigny, juste à côté de l’Elysée.
Pas davantage que celui d’Alexandre Benalla, le recrutement de Ludovic Chaker n’a fait l’objet d’une annonce dans le Journal officiel. On suit sa carrière au fil des décrets annonçant son entrée dans la réserve opérationnelle de l’armée de terre, en 2005, et les promotions successives qui l’ont conduit, en décembre 2017, jusqu’au grade de commandant. Ludovic Chaker n’a pas...




                        

                        


<article-nb="2018/07/24/18-14">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Les membres du gouvernement préfèrent s’afficher « au travail », ce qui irrite les parlementaires, qui aimeraient être davantage soutenus.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

Sur l’affaire Benalla, les ministres font comme si de rien n’était

Les membres du gouvernement préfèrent s’afficher « au travail », ce qui irrite les parlementaires, qui aimeraient être davantage soutenus.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 12h27
    |

                            Astrid de Villaines








                        


Au lendemain des révélations du Monde sur Alexandre Benalla, jeudi 19 juillet, la ministre de la culture tweete à 9 heures. « Toute la journée, les châteaux d’Europe vous invitent à partager vos souvenirs de visite avec le #PalaceDay : merci au château de Versailles d’y contribuer ! », écrit Françoise Nyssen. Samedi et dimanche, la ministre communique avec des photos d’elle au festival des Vieilles Charrues dans le Finistère. En quatre jours, rien sur ce qui est devenu « l’affaire Benalla ». Des messages déconnectés de l’actualité politique qui provoquent l’ironie des internautes.
Cet évitement en règle de la part de la plupart des ministres est en fait une stratégie : faire comme si de rien n’était et continuer à se montrer « au travail ». « On est centré sur nos sujets. On bosse. Vendredi, Stéphane Travert avait une réunion extrêmement importante avec des syndicats agricoles. Sur l’affaire, il n’y a pas de sujet pour nous. L’agenda n’a pas bougé », assure l’entourage du ministre de l’agriculture, non sans remarquer que « le fait qu’il n’y ait pas de consignes » de l’Elysée est peut-être aussi une partie du problème auquel est confronté l’exécutif depuis mercredi soir.
« Les ténors étaient tous planqués ! »
« Moment convivial à Aix-en-Provence avec les douaniers des brigades d’Aix et d’Avignon. Merci à toutes et tous pour votre accueil et le travail formidable que vous menez au quotidien contre le tabac illicite. » Le compte Twitter de Gérald Darmanin est aussi enthousiaste que la crise est grave. Quand il interrogé dans les médias sur l’affaire, le ministre répond, mais il a soigneusement évité de relayer ses interventions jusqu’au mardi 24 juillet, après une interview sur France Inter, comme pour montrer aux Français qu’il n’y a pas de sujet.
Encore moins diserts, les autres poids lourds du gouvernement se débrouillent pour aborder d’autres sujets dans la presse. Dans les colonnes du Journal du dimanche, le 22 juillet, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, pose en tenant un maillot des Bleus et se félicite : « Notre système d’intégration fonctionne mieux qu’on ne le dit. » Silence radio sur la tempête qui secoue l’Elysée.

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Lundi, Bruno Le Maire fait la « une » du journal La Croix. « J’appelle Donald Trump à la raison », exprime le ministre de l’économie, en déplacement au G20 en Argentine, sans un mot sur l’affaire qui agite le plus haut sommet de l’Etat. Une discrétion qui fait bondir certains députés de la majorité qui souhaiteraient « être un peu plus soutenus » alors qu’ils sont peu nombreux à écumer les plateaux de télévision.
« J’aurais aimé qu’il y ait une équipe soudée qui monte au créneau », confie ce parlementaire de La République en marche (LRM), très présent dans les médias depuis le début de l’affaire mais qui souhaite garder l’anonymat. « On attendait un peu de soutien, notamment de la part des ministres politiques comme Le Maire, Darmanin ou Lecornu », poursuit-il.
« Ils sont tous aux abris ! Où étaient leurs ténors ce week-end ? Ils étaient tous planqués ! », abonde Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains de l’Assemblée nationale. Un député du groupe LRM, habituellement très présent à la télévision, le reconnaît : « Je me suis fait discret… » Et Aurore Bergé, qui a pris sa part en se rendant sur les plateaux d’en conclure : « C’est sûr, c’est plus facile de commenter la victoire des Bleus ! »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Lundi, les regards des députés étaient rivés sur la salle où se sont succédé les auditions de la commission d’enquête.
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Affaire Benalla : journée extraordinaire à l’Assemblée

Lundi, les regards des députés étaient rivés sur la salle où se sont succédé les auditions de la commission d’enquête.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 14h02
    |

            Manon Rescan








                        



                                


                            
A quoi reconnaît-on une journée exceptionnelle à l’Assemblée nationale ? En temps normal, l’institution grouille et s’agite. Lundi 23 juillet, un ange passe dans la plupart des couloirs. Un grand silence se propage de salle en salle. Dans ce palais, une seule voix s’élève, sortie des téléviseurs qui retransmettent tous la même réunion de commission. Les agents de l’Assemblée s’arrêtent pour regarder.
La scène filmée se passe au deuxième sous-sol du Palais-Bourbon. Une pièce exiguë, lambrissée, sans fenêtres, éclairée par une lumière pâle. Une salle d’interrogatoire. C’est là que Gérard Collomb est arrivé lundi matin dans une atmosphère surchauffée. Le ministre de l’intérieur est le premier à répondre aux questions de la commission d’enquête mise en place jeudi 19 juillet, 24 heures après les premières révélations du Monde sur les faits commis par Alexandre Benalla lors d’une manifestation du 1er-Mai à Paris.

C’est la première fois qu’un membre de l’exécutif est interrogé sur l’affaire qui paralyse depuis bientôt une semaine la vie politique française. Une nuée de photographes et de cameramen se précipite entre les rangées de députés. Les flashs crépitent dans cette salle normalement réservée à des discussions législatives. Des élus immortalisent la scène avec leur téléphone portable.
« Mme la présidente, il faut que chacun soit installé correctement »
La salle, justement, pose un premier problème. Les places manquent. L’opposition est venue en masse. Les députés frontistes, discrets lors des travaux parlementaires, sont presque au complet. Des députés se plaignent de ne pas pouvoir s’asseoir. Il n’y aura pas de place pour les journalistes. « Mme la présidente, si on veut commencer dans la sérénité, il faut que chacun soit installé correctement », s’indigne le député Les Républicains (LR) Philippe Gosselin.
Pourquoi la salle où l’audition...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les quatre principaux acteurs de la crise politique ont réaffirmé, lors de la visite du chef de la diplomatie française, leur volonté de tenir le calendrier décidé fin mai.
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Décryptage

Paris maintient la pression pour des élections en Libye « d’ici la fin de l’année »

Les quatre principaux acteurs de la crise politique ont réaffirmé, lors de la visite du chef de la diplomatie française, leur volonté de tenir le calendrier décidé fin mai.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-24T10:14:44+02:00"

        Le 24.07.2018 à 10h14






    
Le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves le Drian lors d’une rencontre avec le chef du Gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj à Tripoli, le 23 juillet 2018.
Crédits : STR / AFP


Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a rencontré les principaux responsables politiques libyens, lundi 23 juillet, pour pousser à des élections en décembre dans ce pays en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.
« A Paris, les responsables libyens se sont engagés à tenir des élections présidentielle et législatives suivant un calendrier précis, d’ici la fin de l’année », a-t-il martelé à l’issue d’un entretien avec le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, à Tripoli.

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« C’est ce à quoi aspirent les citoyens libyens (..) C’est le chemin à suivre et je suis venu rappeler ces engagements et ce calendrier à ceux qui les ont pris et partager cette démarche avec ceux qui n’étaient pas à Paris le 29 mai », a souligné le ministre.
Réunifier les institutions
Sept ans après l’intervention militaire occidentale, la Libye reste plongée dans l’instabilité, avec deux autorités politiques rivales, le GNA à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle dans l’est du pays, la Chambre des représentants, soutenu par le maréchal Khalifa Haftar et son armée.
Jean-Yves Le Drian s’est rendu dans le fief de chacun des protagonistes de l’accord de Paris. Outre M. Sarraj et le président du Conseil d’Etat (chambre haute), Khlaled Al-Mechri, à Tripoli, il a rencontré le maréchal Haftar à son QG de Benghazi (est) et le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, à Tobrouk (est), à 1 200 km de la capitale.

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Les quatre responsables se sont engagés à organiser des élections le 10 décembre et à réunifier les institutions du pays, à commencer par la Banque centrale, gardienne des ressources tirées du pétrole.

    
Le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves le Drian lors d’une rencontre avec le maréchal Khalifa Haftar, près de Benghazi, le 23 juillet 2018.
Crédits : VALERIE LEROUX / AFP


Le « Parlement de Tobrouk » doit au préalable adopter une « base constitutionnelle », définissant les pouvoirs du président, et des lois électorales d’ici au 16 septembre, en vue d’un référendum, sur la base du projet proposé par l’Assemblée constituante en juillet 2017.
« J’ai entendu la grande détermination du président Salah (…) Je n’ai aucune inquiétude ni sur sa détermination ni sur le calendrier des différentes échéances à venir », a assuré Jean-Yves le Drian à Tobrouk.
Méfiance
Le ministre français a aussi fait étape à Misrata, la ville côtière à 200 km à l’est de Tripoli qui compte des milices parmi les plus puissantes du pays et n’avait pas été associée au processus de Paris. Il y a rencontré le maire Moustafa Kerouad, des élus locaux et des parlementaires.
La France « appuie les efforts de tous ceux » qui œuvrent pour des élections, a insisté M. Le Drian. Il a annoncé une contribution française d’un million de dollars (850 000 euros) pour l’organisation des scrutins.

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L’initiative française suscite la méfiance des groupes hostiles à Khalifa Haftar, qui estiment que Paris n’est pas « neutre » et soutient le maréchal, perçu par la France comme un rempart contre le terrorisme avec son « armée nationale libyenne » autoproclamée.
« La France soutient l’ensemble des forces libyennes qui luttent contre le terrorisme partout sur le territoire (…) Ce combat, nous continuons de le mener ensemble », a répliqué M. Le Drian qui a rencontré à Tripoli des unités militaires antiterroristes sous contrôle du GNA.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Emmanuel Macron espérait une accalmie pour reprendre la main. La journée de lundi a balayé cet espoir.
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La stratégie de l’Elysée se fracasse sur la réalité de l’affaire Benalla

Emmanuel Macron espérait une accalmie pour reprendre la main. La journée de lundi a balayé cet espoir.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 12h31
    |

                            Astrid de Villaines et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

Calmer le jeu, pour pouvoir ensuite reprendre la main. Jusqu’à lundi 23 juillet dans l’après-midi, l’Elysée espérait encore pouvoir circonscrire la crise politique qu’a fait naître l’affaire Benalla, du nom de cet ancien collaborateur du président de la République qui a molesté un jeune homme et une jeune femme lors des manifestations du 1er-Mai. L’objectif était de la ramener à une simple dérive d’un individu, avec en toile de fond de vieilles inimitiés entre différents services administratifs.
Avec le licenciement d’Alexandre Benalla, vendredi, et le début des auditions devant les commissions d’enquête parlementaires à l’Assemblée nationale, lundi, et au Sénat, mardi, Emmanuel Macron pensait entrer dans un moment où il serait moins exposé. Et où il pourrait prendre la parole sans donner le sentiment de céder à la pression. « Quand il le jugera utile », comme il se plaît à le répéter à ses proches.
Histoire de ne pas se retrouver face à une nuée de caméras dans un contexte décalé, il a annulé, lundi, son déplacement sur le Tour de France prévu mercredi. « Le président de la République a intérêt à prendre de la hauteur. A ce que les choses retombent en intensité avant de s’exprimer », confirme François Patriat, président du groupe La République en marche (LRM) du Sénat. Une façon de temporiser en attendant un contexte plus favorable.
Version démentie
Cette stratégie toute en subtilité a été fracassée par l’actualité. A l’Assemblée, lundi, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a souligné la responsabilité du cabinet du président de la République : « Il leur appartenait donc d’agir. C’est la règle pour tous les manquements. » Pire, le soir, à une question de Marine Le Pen, Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC), a affirmé que M. Benalla était présent à des réunions entre ses services et l’Elysée entre le 4 et le 19 mai. Une période pendant laquelle l’adjoint au chef...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que l’affaire Benalla a fait perdre la main au président et a fait une victime : sa révision constitutionnelle.
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« Les parlementaires font payer à Macron son insolente audace. Ils ne le lâcheront plus »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que l’affaire Benalla a fait perdre la main au président et a fait une victime : sa révision constitutionnelle.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 11h26
    |

            Françoise Fressoz (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. C’est leur première victoire depuis un an. Ils ont fait reculer Emmanuel Macron et ils ne le lâcheront plus. Ils l’ont fait reculer sur un texte emblématique : la révision constitutionnelle qui a été concoctée de bout en bout par l’Elysée et qu’ils ont immédiatement perçue comme une nouvelle entrave à leur pouvoir.
Après quatre jours d’obstruction à l’Assemblée nationale, les députés de droite et de gauche qui, l’espace d’un moment, sont devenus une seule opposition à la fois compacte et puissante, ont contraint l’exécutif à l’impensable : suspendre puis reporter sa réforme à la rentrée sans qu’aucune date ne soit fixée et sans que personne n’ose pronostiquer qu’elle sera un jour adoptée. Et après le Palais-Bourbon, le Sénat, qui de plus en plus s’érige en contre-pouvoir, est lui aussi disposé à infliger au président un spectaculaire retour de bâton.

Car tout se paie un jour. Et ce que les parlementaires font aujourd’hui payer à Emmanuel Macron, dans le sillage de l’affaire Benalla, qui secoue l’Elysée comme un prunier, dépasse largement le cadre d’un grave dysfonctionnement interne, lié à l’irresponsabilité d’un simple chargé de mission. Ils corrigent le jeune président, ils se vengent de son insolente audace d’avoir cru que rien ne lui résisterait, qu’il pourrait faire fi de l’ancien monde, qu’il était suffisamment fort pour agir et réformer à sa guise (marché du travail, rail, assurance-chômage, retraite, santé, etc.) en se passant de leurs critiques voire de leurs conseils.
Une leçon de démocratie
Et lorsque la faille se présente, béante, c’est la curée : non seulement les parlementaires infligent au président qui se croyait infaillible une leçon de démocratie en pointant du doigt le déséquilibre des pouvoirs, les travers d’une hyperprésidence qui a voulu tout écraser – le Parlement et le gouvernement –, mais ils passent immédiatement aux travaux pratiques en bloquant la révision constitutionnelle.
M. Macron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Pour le professeur de droit public, le meilleur moyen pour Emmanuel Macron de sortir de l’impasse dans l’affaire Benalla, c’est d’être entendu par la commission d’enquête parlementaire. Selon lui, la Constitution ne l’empêche pas.
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Dominique Rousseau : « La commission d’enquête parlementaire peut demander à entendre le chef de l’Etat »

Pour le professeur de droit public, le meilleur moyen pour Emmanuel Macron de sortir de l’impasse dans l’affaire Benalla, c’est d’être entendu par la commission d’enquête parlementaire. Selon lui, la Constitution ne l’empêche pas.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 11h31
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Après l’audition, lundi 23 juillet, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sur l’affaire Benalla par la commission d’enquête parlementaire, Dominique Rousseau, professeur de droit public à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, considère dans une interprétation stricte de l’article 67 de la Constitution que cette commission d’enquête a le droit d’entendre le président de la République, car celle-ci n’est pas une juridiction, ni une autorité administrative.
Rappelons que, d’après l’article 67 de la Constitution, « le président n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. Tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu ».
Dans quelles conditions le président de la République peut-il être entendu par la commission parlementaire chargée d’enquêter sur l’affaire Benalla ?
L’article 67 de la Constitution interdit que le président de la République soit « requis de témoigner devant aucune juridiction ou autorité administrative ». La commission d’enquête parlementaire n’est ni une juridiction ni une autorité administrative. Par conséquent, elle peut demander à entendre le président de la République sur « l’affaire Benalla » en l’invitant par une lettre à témoigner comme elle l’a fait pour les autres personnalités entendues.
Si le président accepte d’être entendu par la commission parlementaire, comment se déroulerait la procédure ?
Normalement ! Le président de la commission, le rapporteur, les députés poseraient leurs questions et le président de la République répondrait. Sur quoi ? Sur l’organisation du fonctionnement de l’Elysée, sur la nature des fonctions d’Alexandre Benalla, sur la connaissance des faits qui lui sont reprochés, sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Le texte final, qui doit maintenant faire l’objet d’une nouvelle lecture devant l’Assemblée et le Sénat, n’a pas encore été rendu public.
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Députés et sénateurs s’accordent sur la loi violences sexistes et sexuelles

Le texte final, qui doit maintenant faire l’objet d’une nouvelle lecture devant l’Assemblée et le Sénat, n’a pas encore été rendu public.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 21h11
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 06h40
   





                        



   


Sénateurs et députés ont trouvé, lundi 23 juillet, un accord en commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, a annoncé la commission des lois du Sénat.
« Malgré d’importants désaccords avec l’Assemblée nationale et compte tenu de la gravité du phénomène des violences sexuelles dans notre société, le texte issu de la CMP reprend largement les dispositions adoptées par le Sénat lors de ses travaux, et en particulier l’exigence de protection de tous les enfants contre le viol, quel que soit leur âge », écrit le président de la commission, Philippe Bas (Les Républicains, LR), dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                Violences sexistes et sexuelles : ce que contient le projet de loi



« Consensus »
Pour la rapporteuse Marie Mercier (LR) : « Le texte adopté par la CMP reprend la plupart des propositions issues de notre groupe de travail, en particulier l’allongement à trente ans des délais de prescription des crimes sexuels sur mineurs et le renforcement des peines encourues pour l’atteinte sexuelle. » Elle s’est aussi félicitée que les apports du Sénat aient été retenus, « qu’il s’agisse de l’extension de la définition du viol ou de la lutte contre le cyber-harcèlement ».
« Ce texte concrétise des engagements de campagne très forts du président de la République, dans le cadre de la grande cause de son quinquennat, l’égalité entre les femmes et les hommes », a réagi la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, saluant « le consensus autour de ce projet de loi, dans sa version enrichie par les députés et les sénateurs ».

        Lire aussi l’entretien avec Marlène Schiappa :
         

          « L’amende contre l’outrage sexiste aura une valeur pédagogique »



Le projet de loi doit à présent faire l’objet d’une nouvelle lecture dans chaque chambre pour pouvoir être adopté.
Marlène Schiappa avait annoncé, le 4 juillet, que le gouvernement renonçait à instaurer une « atteinte sexuelle avec pénétration », mesure très contestée, ses opposants craignant que cette mesure ne conduise à minorer les faits de viol.



                            


                        

                        

