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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le secrétaire général d’Unité SGP Police FO a déploré, lors de son audition au Sénat le 24 juillet, la présence de « personnel privé » au sein du groupe de sécurité de la présidence de la République.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Un numéro vert a été mis en place pour rassurer les environ 1,3 million de patients concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Rappels de médicaments à base de valsartan après la découverte d’une substance toxique

Un numéro vert a été mis en place pour rassurer les environ 1,3 million de patients concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h56
    |

            Pascale Santi








                        



   


Des médicaments à base de valsartan, utilisés en cas d’insuffisance cardiaque, d’hypertension artérielle et après un infarctus cardiaque récent, ont fait l’objet d’un rappel, début juillet, au niveau mondial, en raison de la présence d’une substance indésirable décelée dans la substance active fabriquée chez le fabricant chinois. Cette impureté est la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), substance classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme probablement cancérogène chez l’homme. Une substance qui se retrouve aussi dans l’air, l’eau, certains aliments…
Les lots concernés par ce défaut de qualité ne sont donc plus commercialisés depuis fin juin. L’anomalie avait été signalée par l’Agence européenne du médicament (EMA). En France environ 1,3 million de patients sont concernés, soit près de la moitié des patients traités avec cette molécule. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé, mardi 24 juillet, dans un communiqué, la mise en place d’un numéro vert 0-800-97-14-03 « pour répondre aux interrogations des patients ou de leur entourage, accessible gratuitement du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures ». L’agence a également mis en ligne des documents d’information.

Défaut de qualité de certains médicaments à base #valsartan : quelle démarche suivre pour les patients concernés ?… https://t.co/f9MCbMz5EQ— ansm (@ANSM)


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Risque immédiat en cas d’arrêt brutal du médicament
« Le message important, c’est qu’il n’y a pas de risque immédiat aigu pour la santé des patients, par contre l’arrêt immédiat du traitement représente un risque immédiat », a expliqué à l’AFP la directrice générale adjointe de l’ANSM, Christelle Ratignier-Carbonneil. Le risque d’arrêt brutal du traitement est réel (poussées hypertensives, décompensations cardiaques, accidents neurologiques), insiste l’ANSM. Aussi, les patients ne doivent en aucun cas l’arrêter d’eux-mêmes. En cas de doute, les patients doivent se rapprocher de leur pharmacien ou de leur médecin, qui ont reçu un courrier.
Cette mesure de retrait de produits dans les pharmacies concerne à peu près la moitié des médicaments à base de valsartan. Neuf laboratoires sont concernés (Arrow Génériques, Biogaran, Cristers, EG Labo, Evolupharm, Ranbaxy Pharmacie Génériques, Sandoz, Zentiva et Zydus), précise l’Agence. Les autres spécialités contenant du valsartan ou autres médicaments de la même classe thérapeutique ne sont pas concernés.
Les productions de la substance active ont été arrêtées par le fabricant chinois. Une investigation est en cours au niveau européen. Cette impureté, qui n’a pas été détectée lors des contrôles de routine, serait liée au changement du procédé de fabrication.
Des recherches sont en cours pour savoir si elle se retrouve dans les comprimés. Le problème daterait de 2012. Afin de prévenir des pénuries, des discussions sont en cours avec des laboratoires qui fabriquent les médicaments à base de valsartan, non concernés par ce défaut, notamment des génériqueurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Bon nombre de journaux, à travers leurs éditoriaux, considèrent que le chef de l’Etat « doit assumer sa part d’erreurs. Seul, face aux Français », pour reprendre les termes du « Midi libre », par exemple.
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Affaire Benalla : pour la presse, les auditions de la commission d’enquête « obligent » Macron « à sortir du silence »

Bon nombre de journaux, à travers leurs éditoriaux, considèrent que le chef de l’Etat « doit assumer sa part d’erreurs. Seul, face aux Français », pour reprendre les termes du « Midi libre », par exemple.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 18h19
    |

                            Nina Jackowski








                        



   


L’affaire Benalla n’en finit plus de faire la « une » des journaux depuis les révélations du Monde du 18 juillet, identifiant, vidéo à l’appui, un proche collaborateur du président de la République, Alexandre Benalla, molestant deux manifestants en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris.
A l’issue des auditions, lundi 23 juillet, du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, et du directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, une bonne partie de la presse française appelle le président de la République Emmanuel Macron à sortir de son silence.
Le président « jupitérien » se mure dans le silence face à la déflagration, souligne Arnaud Bodin dans L’Alsace :
« Il n’est pas là, il ne dit mot, mais on ne parle que de lui. »
La parole présidentielle est attendue, selon l’éditorialiste, qui souligne « l’embarras du Château » suite aux dernières auditions du ministre de l’intérieur et du préfet de police.
« Collomb et Delpuech obligent le chef de l’Etat à sortir du silence », renchérit Olivier Biscaye, dans le Midi libre.
« L’étau se resserre »
A l’Assemblée nationale, lundi, M. Collomb, a souligné la responsabilité du cabinet du président de la République. Pire, à une question de Marine Le Pen, M. Gibelin a affirmé que M. Benalla était présent à des réunions entre ses services et l’Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l’adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron était censé être suspendu.
Mardi matin, les proches de M. Macron ont démenti la version de M. Gibelin. Qui, quelques minutes plus tard, a affirmé s’être trompé dans les dates.
« L’étau se resserre autour de l’Elysée. Désormais, Emmanuel Macron doit assumer sa part d’erreurs. En passer par là pour mettre fin au supplice, c’est l’unique solution. Seul, face aux Français », avance Olivier Biscaye.
D’autant que le silence de M. Macron entretient les spéculations. Certains s’interrogent sur la présence d’un « embryon de police parallèle, incarnée par M. Benalla », souligne Jean Levallois dans La Presse de la Manche. Du simple cas déviant, le « shérif hyperactif » – comme le désigne l’éditorialiste – est devenu le déclencheur d’une crise politique sans précédent, mettant en lumière les failles du « système Macron ».
Le chef de l’Etat est toutefois sorti de son silence mardi en publiant quelques mots sur son compte Twitter ; mais pour exprimer sa solidarité envers la Grèce, en proie à des incendies meurtriers.

        Lire notre éditorial :
         

          Benalla : la mécanique d’une affaire d’Etat



« Ce n’est pas moi, c’est l’autre »
« Eberlué et désabusé », c’est ainsi que se qualifie Hervé Chabaud, dans L’Union et dans l’Ardennais, face à cette « insincérité flagrante » suite à l’audition de M. Collomb, qui affirme ne rien savoir du proche de M. Macron : « Je n’ai jamais évoqué le cas de M. Benalla avec le président. »
Les dénonciations en chaîne témoignent des failles de la stratégie de communication du gouvernement, où certains voient un changement d’époque en politique, comme Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées :
« Le temps n’est plus, où des dignitaires de la République étaient prêts à accepter de se sacrifier judiciairement et politiquement, par fidélité ou conviction, afin de protéger un président menacé. »
Qu’il se rassure, selon Jean-Louis Hervois dans La Charente libre, après « le jeu du “c’est pas moi, c’est l’autre” (…), Patrick Strzoda, chef de cabinet à l’Elysée, pourrait fournir le bon fusible avant que tous ne pètent les plombs. » M. Strzoda doit être auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, mardi à 16 h 30.
Le « Benellagate » porte un coup d’arrêt à la frénésie des réformes engagées par le gouvernement, soulignent aussi certains journaux. « Ce n’est plus Jupiter omnipotent, mais Jupiter empêtré », avance Jean-Francis Pécresse dans Les Echos, rappelant la suspension de la révision constitutionnelle, marquant la victoire symbolique de l’opposition.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le premier ministre et son gouvernement ont fait face, mardi, aux questions des deux chambres du Parlement.
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Pour Edouard Philippe, le cas Benalla est une « dérive individuelle » plutôt qu’une « affaire d’Etat »

Le premier ministre et son gouvernement ont fait face, mardi, aux questions des deux chambres du Parlement.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 18h11
   





                        



La séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 24 juillet a été quasiment entièrement consacrée à l’affaire Benalla révélée par Le Monde – du nom de ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron filmé en train de frapper des manifestants en marge du défilé du 1er-Mai cette année à Paris.
Pendant une heure, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a défendu la gestion de la crise par l’Elysée, dans une ambiance électrique et face à un hémicycle quasiment plein.

        Sur la journée d’auditions de lundi :
         

          L’opposition demande l’audition de Macron, le gouvernement dénonce un « tribunal politique »



« Une dérive individuelle ne fait pas une affaire d’Etat »
L’offensive a été ouverte par Christian Jacob. Le président du groupe Les Républicains a interrogé le premier ministre sur le silence du gouvernement quant à l’affaire Benalla et sur les raisons de l’ascension fulgurante du jeune homme. Des interrogations auxquelles Edouard Philippe a répondu en mettant en avant la responsabilité individuelle de M. Benalla :
« Une dérive individuelle de la part de ce chargé de mission ne fait pas une affaire d’Etat. Les copinages malsains évoqués hier [par le préfet de police de Paris Michel Delpuech] ne font pas une affaire d’Etat. (…) Je prendrai moi-même les mesures qui s’imposent pour éviter que de tels dysfonctionnements puissent se reproduire. »
« Je conçois que l’on puisse peut-être poser des questions sur l’éventuelle proportionnalité de la décision qui a été prise [de mettre à pied M. Benalla 15 jours en mai]. Mais la célérité de la réponse n’est pas contestable », a-t-il encore répondu à Christian Jacob, qui avait annoncé dans la matinée du 24 juillet son intention de déposer dans les prochains jours une motion de censure contre le gouvernement.

        Lire :
         

          Les députés Les Républicains vont déposer une motion de censure contre le gouvernement



« Rien n’a été masqué, rien n’a été omis »
Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche, s’est alarmée des nouvelles révélations quotidiennes charriées par l’affaire et des « passe-droits qui semblent avoir été accordés depuis l’Elysée ». 
« Vous indiquez que dans les événements mentionnés, il y aurait pu avoir une volonté de masquer. C’est faux, entièrement faux, a contre-attaqué le premier ministre. D’abord parce que dès que ce comportement a été connu, une sanction a été prise, et a été effective. Toutes les réactions ont été prises lorsque les faits ont été connus. Vous pouvez contester la proportionnalité, mais rien n’a été masqué et rien n’a été omis. »
Le président du groupe MoDem, Marc Fesneau, a par la suite demandé à Edouard Philippe comment ce dernier comptait rétablir la confiance et la sérénité à l’égard du gouvernement. « Un comportement exemplaire, ce n’est pas un comportement infaillible. Une République exemplaire, ce n’est pas une République infaillible », a répondu le chef du gouvernement – avant de mettre en avant « l’exemplarité » du gouvernement. 
« Je considère que la sanction a été proportionnée, alors même qu’aucune plainte n’avait été déposée, alors même que cela s’était produit dans un contexte d’immense violence. Les procédures ont été immédiatement engagées, c’est ça être exemplaire. »
« Il n’existe aucune police parallèle »
Peu après, André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine, a accusé le premier ministre de refuser de prendre l’ampleur de la crise en compte, « qui ternit pourtant l’image de la France à l’étranger » et serait « l’expression des dérives d’un régime hyperprésidentialisé ». Des accusations réfutées par Edouard Philippe : « Je ne crois pas que notre pays aurait sombré depuis la semaine dernière dans une crise de régime, que son image internationale s’en trouverait ternie », a-t-il affirmé.
Les questions se sont poursuivies avec l’intervention de Laurence Trastour-Isnart, députée Les Républicains des Alpes-Maritimes : « Comment accepter que le président confie autant de privilèges à un jeune homme de 26 ans aux fonctions obscures ? (…) Comment justifier ce système monarchique où notre pays est confié à un cercle de conseillers tout-puissants ? On assiste aux dérives du pouvoir central qui veut supprimer tous les contre-pouvoirs pour accentuer les siens. » Concluant son intervention sur cette dernière question, Edouard Philippe a affirmé qu’il n’existait « aucune parallèle ». « Les dysfonctionnements ont fait l’objet d’une demande du président au secrétaire général de l’Elysée, ces dysfonctionnements et l’organisation vont être corrigés », a déclaré le premier ministre.
« Trois enquêtes sont en cours »
Après les députés, Edouard Philippe et ses ministres ont répondu aux questions des sénateurs. Catherine Troendlé, vice-présidente LR du Sénat, a pointé le mutisme du président de la République dans cette affaire :
« Un chef doit assumer. Pouvez-vous nous dire où est passé le président de la République ? »
« Aux dernières nouvelles, le président de la République est à l’Elysée », a répondu dans un sourire le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avant de redire que M. Benalla avait été sanctionné et le président de la République avait demandé à Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, de proposer une réorganisation afin d’empêcher tout nouveau « dysfontionnement ». « Trois enquêtes sont en cours », a-t-il aussi rappelé pour signifier qu’il n’y a, selon lui, pas de faute dans la gestion de cette affaire.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Un prévenu a déposé plainte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique. Deux enquêtes, l’une visant le prévenu, l’autre visant le policier, sont ouvertes.
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Un policier accusé d’avoir frappé un prévenu au tribunal de Paris

Un prévenu a déposé plainte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique. Deux enquêtes, l’une visant le prévenu, l’autre visant le policier, sont ouvertes.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h26
   





                        


Accusant un policier de l’avoir frappé au visage dans les toilettes du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, un prévenu a déposé plainte lundi 23 juillet pour coups et blessures volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.
Le prévenu, Mohamed F., est âgé de 18 ans. Il devait être jugé en comparution immédiate pour des faits de vols en réunion. Le jeune homme comparaît à l’audience avec un œil au beurre noir et l’arcade sourcilière blessée. Son avocat, Me Matthieu Juglar, non voyant et commis d’office, ne se rend compte de l’état de son client qu’après avoir été alerté par ses collègues. Un brouhaha se fait alors entendre dans la salle d’audience, et les avocats présents saisissent le représentant du bâtonnier présent au tribunal, Martin Pradel.
« Alors il a mis des gants et m’a frappé »
L’audience du tribunal est suspendue et Matthieu Juglar demande la nullité de la procédure – ce pendant que son client rédige sa plainte. Le journal Mediapart, qui a révélé l’affaire, a rendu publics des extraits de cette dernière. « Alors que j’échangeais avec un codétenu, un fonctionnaire de police m’a intimé de me taire, lit-on. Puis, me rendant aux toilettes, ce fonctionnaire m’a dit : “Ici c’est pas filmé. Pourquoi tu parles mal ?” J’ai dit : “Que me veux-tu ? Tu veux me frapper ?” Alors il a mis des gants et m’a frappé quatre ou cinq coups au visage. J’ai crié. Des policiers nous ont séparés. Un médecin est venu, j’ai refusé de le voir. Puis je suis arrivé dans la salle d’audience. »
Le tribunal a annoncé le report de l’audience au 31 juillet. Le jeune homme sera, jusqu’à cette date, maintenu en détention, conformément à la demande du parquet.

La Conférence constate, ce jour, des actes de violences policières inadmissibles, commises au dépôt dans l’enceinte… https://t.co/M4p5dUghZp— ConfBarrParis (@Conférence du Barreau de Paris)


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Interrogé par LCI, Joris Monin de Flaugergues, l’un des avocats de Mohamed F., est revenu sur les circonstances de l’altercation. « Dans une arrière-salle du tribunal, le temps que son affaire soit appelée, mon client a tenté d’interagir avec un prévenu dans une autre cellule, ce qui est interdit. Un fonctionnaire de police lui a demandé de se taire, ce qu’il a fait. Puis, il a demandé à aller aux toilettes. Alors qu’il était en train d’uriner, ce policier lui a fait savoir qu’il n’y avait pas de caméra dans les WC. Il s’est absenté pour mettre des gants puis lui a donné plusieurs coups au visage. »
Premier secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris, Me Monin de Flaugergues a fait part de son inquiétude quant au nouveau service chargé de veiller aux détenus. « Dans l’ancien palais de justice, les gendarmes étaient éminemment compétents. Depuis que le tribunal a déménagé, le service a basculé : c’est désormais la police qui gère l’ordre et la sécurité des détenus. Ces policiers sont jeunes, ils sortent d’école et sont moins expérimentés. Nous avons des inquiétudes au sujet de leurs compétences », s’alarme-t-il.
Cette affaire survient une semaine après la mise en examen d’un policier stagiaire, filmé en train de rouer de coups un détenu dans l’enceinte du TGI.

La façon dont la sécurité est assurée au Tribunal de Paris pose vraiment problème.
— MartinPradel (@Martin PRADEL)


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Le parquet a confirmé au Monde qu’une enquête a été confiée au SAIP 17 (service de l’accueil et de l’investigation de proximité du 17e arrondissement) au nom des chefs de violence volontaire et menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique. Une autre enquête a été ouverte hier soir et confiée à l’IGPN, pour le chef de violence volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Selon plusieurs organisations, les recommandations de prise en charge de cette infection bactérienne sont inadaptées
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édition abonné


Maladie de Lyme : fronde contre la Haute Autorité de santé

Selon plusieurs organisations, les recommandations de prise en charge de cette infection bactérienne sont inadaptées



Le Monde
 |    24.07.2018 à 16h23
    |

            Pascale Santi et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            
C’est une fronde sans précédent contre une recommandation de la Haute Autorité de santé (HAS). Dans un communiqué du 19 juillet, une quinzaine de sociétés scientifiques et professionnelles émettent de vives critiques sur les recommandations de prise en charge de « la maladie de Lyme et autres maladies transmises par les tiques », rendues publiques en juin. Ces organisations – parmi lesquelles la Société de pathologie infectieuse de langue française, le Collège national des généralistes enseignants et la Société française de dermatologie – s’insurgent en particulier contre le chapitre 4 sur la « symptomatologie/syndrome persistant(e) polymorphe après une possible piqûre de tique ».
Experts et associations de patients se déchirent sur l’existence ou non d’une forme chronique de la maladie de Lyme. Transmise à l’homme par une piqûre de tique, cette infection bactérienne – 50 000 nouveaux cas en 2016 – se manifeste dans 95 % des cas par une éruption cutanée circulaire, qui apparaît sous trois à trente jours. Des formes disséminées, plus complexes, surviennent parfois plusieurs mois après la piqûre.
« Aucun niveau de preuve »
« Le rapport d’élaboration n’a pas fait l’objet de discussions au sein du groupe de travail, il contient des annexes dont le contenu est dénué de tout fondement scientifique et ne repose sur aucun niveau de preuve », écrivent les signataires, dont certains ont participé à ce groupe de travail. Selon eux, les risques résident dans une prise en charge inadaptée des patients, plus d’errance diagnostique, et un mésusage des antibiotiques. Une position proche de celle de l’Académie nationale de médecine.

Hervé Maisonneuve, spécialiste de l’intégrité scientifique, pointe les carences méthodologiques de la HAS pour cette recommandation. Dans un rapport rendu en avril sur le sujet, le NICE, l’agence britannique d’évaluation, avait retenu 16 références, la HAS en a gardé 600, explique-t-il dans un billet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Interrogé par plusieurs députés sur d’éventuels « passe-droits », dont Alexandre Benalla aurait pu profiter, le premier ministre a répondu que « toutes les réactions ont été prises ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Lundi en début de matinée, plus de 450 personnes migrantes ont été évacuées du square Daviais, où un campement était installé depuis plus d’un mois.
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Après l’évacuation d’un square public à Nantes, 300 migrants occupent un ancien lycée

Lundi en début de matinée, plus de 450 personnes migrantes ont été évacuées du square Daviais, où un campement était installé depuis plus d’un mois.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 15h17
   





                        



   


Évacués lundi d’un campement installé dans un square du centre de Nantes, environ 300 migrants sans solution d’hébergement ont passé la nuit dans un ancien lycée appartenant à la ville, réquisitionné par plusieurs collectifs et associations, affirment ces derniers.
« Plus de 300 personnes se sont retrouvées sur le carreau. Sans tente et sans matelas, il était hors de question qu’ils dorment une nuit dehors », a expliqué François Prochasson, membre d’un collectif de soutien aux migrants. L’ancien lycée dispose « d’un gymnase et de quelques salles », mais il s’agit « d’une mise à l’abri très temporaire » de migrants « complètement désemparés », a ajouté M. Prochasson.
Les collectifs ont informé la mairie de cette occupation, et « ont demandé à la ville d’ouvrir une discussion », toujours selon ce militant. « La ville nous a déclaré ne pas souhaiter qu’on reste », poursuit M. Prochasson, qui craint une nouvelle expulsion « dans les 48 heures ». Des élus de la ville, dont Aïcha Bassal, adjointe à la maire de Nantes, ont constaté dès lundi soir l’occupation des lieux et signifié qu’elle ne pouvait durer :
« Notre volonté, c’est de pouvoir trouver un accueil digne pour les demandeurs d’asile. Mais cet ancien lycée occupé a vocation à devenir une école publique. Les travaux devant commencer, les personnes ne pourront pas rester. »
Mardi matin, la ville n’avait pas formellement saisi la justice pour qu’elle ordonne l’évacuation des lieux.
Une vingtaine de tentes réinstallées
Lundi en début de matinée, plus de 450 personnes migrantes, essentiellement originaires du Soudan et d’Érythrée, ont été évacuées du square Daviais, où un campement était installé depuis plus d’un mois, en plein cœur de Nantes.
La préfecture de Loire-Atlantique a annoncé avoir mis à l’abri lundi soir 147 personnes, « les plus vulnérables », dont 122 sont des demandeurs d’asile. Les services de l’État ont réorienté 87 personnes vers un lieu d’hébergement d’urgence dans la région Pays de la Loire et 60 migrants ont été orientés vers des places d’hébergement mises à disposition par la ville de Nantes sous la forme de baux précaires, affirme la préfecture dans un communiqué. « Un accompagnement a été proposé à chacune des personnes pour lesquelles aucune solution d’hébergement n’a pu être trouvée dans l’immédiat », a-t-elle assuré.
Dès mardi matin, une vingtaine de tentes avaient été réinstallées non loin du square évacué et clos de barrières, selon une journaliste de l’AFP.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Après Gérard Collomb, Michel Delpuech et Alain Gibelin lundi, c’est au tour de Patrick Strzoda d’être entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Avec trois autres militantes, Oksana Chatchko, 31 ans, avait fondé le mouvement féministe, qui s’est fait connaître pour ses actions seins nus en avril 2008 en Ukraine.
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La cofondatrice des Femen, Oksana Chatchko, s’est suicidée à Paris

Avec trois autres militantes, Oksana Chatchko, 31 ans, avait fondé le mouvement féministe, qui s’est fait connaître pour ses actions seins nus en avril 2008 en Ukraine.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 13h49
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 14h48
   





                        


Cofondatrice et ex-membre du groupe féministe des Femen, Oksana Chatchko, 31 ans, s’est suicidée dans son appartement à Paris, a annoncé mardi 24 juillet Inna Chevtchenko, à la tête de l’organisation.
Dans la matinée, Anna Goutsol, autre cofondatrice du mouvement a également confirmé sa mort sur sa page Facebook, restant toutefois prudente sur les causes de la disparition : « La plus courageuse (…) Oksana Chatchko nous a quittés. Avec ses proches et sa famille, nous sommes en deuil et nous attendons la version officielle de la police. Pour le moment, ce que nous savons, c’est que (…) le corps d’Oksana a été retrouvé dans son appartement à Paris. Selon ses amis, elle a laissé une lettre de suicide. »

        Lire aussi :
         

                Femen, les activistes aux seins nus



Avec trois autres militantes, Oksana Chatchko avait fondé le mouvement féministe, qui s’est fait connaître pour ses actions seins nus en avril 2008 à Kiev, en Ukraine. Exilée en France depuis 2013, la jeune femme avait quitté l’organisation et continuait son travail d’artiste peintre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, sera entendu, mardi après-midi, par la commission d’enquête parlementaire.
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Affaire Benalla : cinq questions en suspens avant l’audition du directeur de cabinet de Macron

Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, sera entendu, mardi après-midi, par la commission d’enquête parlementaire.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 15h48
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


Commission d’enquête sur l’affaire Benalla, acte II. Mardi 24 juillet dans l’après-midi et en soirée, Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, puis Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), et Stéphane Fratacci, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, doivent être auditionnés par la commission des lois de l’Assemblée nationale, constituée en commission d’enquête.
Ils seront interrogés sur les manquements ayant conduit aux faits commis par Alexandre Benalla, proche collaborateur d’Emmanuel Macron accusé, notamment, de violence sur deux manifestants en marge du défilé du 1er-Mai à Paris.
La veille, les six heures d’audition cumulées – du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, du préfet de police de Paris, Michel Delpuech et du directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin – n’ont pas réussi à éclaircir un certain nombre de questions suscitées par cette affaire Benalla.

        Lire le récit :
         

          journée extraordinaire à l’Assemblée



Qui a accepté que M. Benalla soit présent au côté des policiers le 1er mai, qui en a été informé et par qui ?
A l’Elysée, c’est M. Strzoda qui assure avoir accordé la possibilité à M. Benalla d’accompagner des policiers lors des manifestations.
« Alexandre Benalla m’avait prévenu deux jours plus tôt qu’il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation, à l’occasion du 1er-Mai. Il m’en a demandé l’autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu’il y allait en observateur », a expliqué, il y a une semaine, M. Strzoda au Monde.
Ce statut d’« observateur » est donné, selon le préfet de police, Michel Delpuech, à des collaborateurs, journalistes, magistrats ou stagiaires désireux de voir de l’intérieur les interventions de la police. Toutefois, ce statut n’implique pas de participation aux missions des forces de l’ordre. « Ce n’est pas la place d’un observateur de faire du maintien de l’ordre. Un observateur sage et intelligent reste à sa place, en retrait », a précisé M. Delpuech, lundi lors de son audition par la commission d’enquête.
Le préfet a déclaré que lui-même n’avait pas été informé de la sollicitation de M. Benalla – il a cependant précisé qu’il lui aurait accordé le statut d’observateur si on le lui avait demandé.
« M. Benalla ne bénéficiait d’aucune autorisation pour être présent en tant qu’observateur sur cette manifestation », a assuré de son côté le directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin.
Ce dernier a déclaré que c’est le chef d’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, qui a donné l’autorisation à M. Benalla. C’est aussi ce qu’a déclaré M. Delpuech, précisant que M. Simonin n’en avait pas averti sa hiérarchie.
M. Simonin a été mis en examen pour avoir contribué à la transmission d’images de vidéosurveillance à M. Benalla au soir du 18 juillet.
Qui a donné à M. Benalla, le 1er mai, un casque, un brassard ainsi qu’une radio de police ?
Le casque dont était équipé M. Benalla le 1er mai lui avait été fourni par M. Simonin, a déclaré M. Gibelin. « Je n’ai aucune idée de la provenance du matériel autre que ce casque », a-t-il ajouté, faisant référence au brassard et à la radio de police dont disposait Alexandre Benalla le 1er mai. MM. Collomb et Delpuech ont, eux aussi, assuré qu’ils en ignoraient l’origine.
Cette interrogation ne sera éclaircie que par les conclusions de l’enquête administratives de l’IGPN, dont les auditions sont en cours.
Qui a été informé, et quand, de l’existence de la vidéo sur laquelle on voit M. Benalla frapper des manifestants ?
Selon M. Collomb, la personne qui a lancé l’alerte est Vincent Caure, collaborateur de M. Macron chargé des réseaux sociaux à l’Elysée. Le ministre a expliqué qu’après avoir pris connaissance de la vidéo le 2 mai « en début d’après-midi », M. Caure a alerté Jean-Marc Girier, son chef de cabinet, qui, peu après, a informé Stéphane Fratacci, son directeur de cabinet, de l’existence de la vidéo. Ce dernier a, par la suite, transmis l’information à l’Elysée.
M. Delpuech a déclaré, pour sa part, que c’est « vers 10 heures » le 2 mai qu’il lui a été révélé que « circulerait sur les réseaux sociaux une vidéo montrant des violences policières à l’occasion des manifestations du 1er-Mai » et qu’il a « demandé à en savoir plus ». M. Delpuech dit avoir reçu, à 10 h 15, un appel d’un conseiller de l’Elysée, Laurent Hottiaux, lequel lui parle de M. Benalla. « Je ne comprends pas ce dont il parle, je n’ai à cette heure-là jamais entendu parler de l’affaire Benalla. Je lui dis que je vais me renseigner. » Le préfet dit avoir alors visionné la vidéo avec son directeur de cabinet avant de joindre le cabinet du ministre de l’intérieur, qui lui répond qu’« il était déjà informé et déjà en liaison avec l’Elysée sur le sujet ». 
Selon le récit du préfet, le cabinet de M. Collomb était donc au courant de l’affaire avant 10 h 30 environ… soit quatre heures avant le moment où le ministre en aurait été informé, selon ses propres dires. Les deux versions ne sont pas incompatibles. Mais elles supposent que le cabinet du ministre de l’intérieur ait mis environ quatre heures à prévenir M. Collomb des violences commises par M. Benalla après en avoir pris connaissance.

        Lire :
         

          Les contradictions du ministre et du préfet sur la remontée des informations



Pourquoi l’article 40 n’a-t-il pas été appliqué ?
MM. Collomb, Delpuech et Gibelin ont longuement été interrogés sur le fait que l’article 40 du code de la procédure pénale n’a pas été actionné.
Pour rappel, cet article prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
Le ministre de l’intérieur a affirmé qu’il appartient aux personnes en responsabilité dans leurs administrations, au plus près du terrain, de « recueillir les éléments permettant de justifier la transmission d’un signalement au titre de l’article 40 du code de la procédure pénale ».
Une défense visant implicitement M. Strzoda et le désignant comme étant celui qui aurait pu avertir le procureur en vertu de l’article 40. L’ancien préfet sera auditionné par la commission des lois mardi 24 juillet à 16 h 30.

        Lire avant son audition :
         

          Patrick Strzoda, un haut fonctionnaire expérimenté embarqué dans une affaire d’Etat



M. Benalla a-t-il été réellement suspendu ?
M. Gibelin, devant commission d’enquête, a affirmé que M. Benalla était présent au cours de réunions de travail s’étant tenues entre le 4 et le 19 mai. Or c’est la période durant laquelle M. Benalla a été suspendu de ses fonctions en raison d’un comportement « manifestement inapproprié », comme une lettre de M. Strzoda le lui a signifié.
« L’information de cette sanction ne nous a jamais été transmise », a déclaré M. Gibelin au cours de son audition.
La présidence de la République avait réagi, mardi, en assurant que M. Benalla n’avait participé à « aucune réunion pendant sa période de suspension ».
Selon une information du Figaro confirmée au Monde, Yaël Braun-Pivet, présidente La République en marche (LRM) de la commission des lois, a reçu mardi matin une lettre de M. Gibelin. Dans cette lettre, celui-ci revient sur ses déclarations formulées la veille, assurant avoir mal compris la question de Marine Le Pen, « à cause du bruit dans la salle ». Il invoque également une incompréhension au niveau des dates évoquées.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ « Nous souhaitons que le gouvernement s’explique », a déclaré mardi le président du groupe à l’Assemblée nationale.
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Affaire Benalla : les députés Les Républicains vont déposer une motion de censure contre le gouvernement

« Nous souhaitons que le gouvernement s’explique », a déclaré mardi le président du groupe à l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 13h10
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 14h11
   





                        



   


Le patron des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, a annoncé mardi 24 juillet que son groupe allait déposer une motion de censure contre le gouvernement à la suite de l’affaire Benalla. « Nous souhaitons que le gouvernement s’explique », a expliqué M. Jacob, justifiant cette motion par le fait que « le gouvernement a failli sur l’organisation de la protection du président de la République ».
« Nous n’allons pas faire tomber le gouvernement, mais le premier ministre sera obligé de nous répondre. Il n’est pas acceptable que le gouvernement se défausse depuis cinq jours », a ajouté le député de Seine-et-Marne lors d’une conférence de presse.
La motion de censure n’a pas encore été déposée formellement, mais une fois que cela sera fait, elle ne pourra pas être discutée avant un délai de quarante-huit heures. Si elle est déposée mardi après-midi, elle pourrait être discutée à partir de jeudi, mais M. Jacob réserve encore la date de dépôt. « On le fera au moment opportun », a-t-il précisé.
Pour pouvoir être déposée, une motion de censure doit réunir 58 signatures ; le groupe LR compte à lui seul 103 membres.

        Lire aussi :
         

                La stratégie de l’Elysée se fracasse sur la réalité de l’affaire Benalla



Edouard Philippe accuse l’opposition de « vouloir la crise »
Le premier ministre, Edouard Philippe a accusé l’opposition, devant les députés LREM réunis à huis clos mardi matin, « de ne pas vouloir la vérité mais la crise », selon des propos rapportés par des participants.
Les oppositions « veulent nuire, nuire au président de la République, nuire au gouvernement, nuire à la majorité. Et elles vont feuilletonner pour que la polémique dure le plus longtemps possible », a déclaré M. Philippe selon un participant, en dénonçant « l’obstruction et l’instrumentalisation politique ».
Le premier ministre, qui a remercié le groupe « de faire bloc », a par ailleurs assuré qu’Emmanuel Macron « s’exprimera le moment venu » sur ce qu’il a appelé une « crise politique, parlementaire et médiatique ».

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ La compagnie aérienne leur ayant refusé le droit de monter dans l’avion, ils attaquent l’agence de voyage qui leur a vendu le forfait touristique. Ils affirment qu’ils n’ont commis aucune faute, puisqu’ils « se sont présentés à l’enregistrement deux heures avant le décollage ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président de l’Unicef France, Jean-Marie Dru, s’indigne de l’enfermement dans des centres de rétention d’enfants de migrants en France et réclame des solutions alternatives.
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édition abonné


Migrants : « La place d’un enfant n’est pas derrière les grillages »

Dans une tribune au « Monde », le président de l’Unicef France, Jean-Marie Dru, s’indigne de l’enfermement dans des centres de rétention d’enfants de migrants en France et réclame des solutions alternatives.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 12h54
    |

Jean-Marie Dru (Président de l’Unicef France)







                        



                                


                            
Tribune. L’opinion publique s’est à juste titre émue du sort réservé aux enfants migrants aux Etats-Unis. Traitements intolérables, contraires au respect de la dignité ­humaine. Mais l’opinion publique en France devrait tout autant s’élever contre l’enfermement des enfants dans des centres de rétention, qui se pratique dans notre pays.
Beaucoup pensent qu’il est impossible d’échapper à l’alternative : séparer les enfants de leurs parents ou les enfermer avec leurs parents. Comme si le seul moyen d’éviter la solution américaine, comme si la seule façon de garder des enfants auprès de leurs parents, consistait à les enfermer avec eux.
Or le droit français permet d’éviter cela, notamment à travers l’assignation à résidence. Depuis 2016, le pointage auprès des autorités locales est censé être la règle et la rétention l’exception. Nos voisins européens ont su s’adapter : l’Irlande et les pays nordiques ont renoncé à l’enfermement des enfants. La Finlande, le Danemark, le Royaume-Uni, ­l’Irlande, les Pays-Bas et la ­Bulgarie pratiquent déjà le pointage auprès des autorités. En Belgique, un programme pilote appliqué à des familles susceptibles d’être éloignées a montré que très peu d’entre elles se soustrayaient aux mesures d’éloignement.
Traumatisme
En France, en 2017, trois cent cinq enfants ont été placés en centre de rétention, soit sept fois plus qu’en 2013. Au gouvernement qui estime que c’est peu, nous répondons que c’est trop. Certaines préfectures ont recours au placement de familles en rétention, pensant que l’enfermement facilitera les formalités d’expulsion. Si ces enfermements peuvent durer moins de quarante-huit heures, ils se prolongent parfois au-delà d’une semaine. Au gouvernement qui considère que c’est peu, nous répondons que c’est trop.
L’aménagement des centres que promet le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, n’y changera rien : la place d’un enfant n’est pas derrière des grillages. Et pourtant, le gouvernement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Alors que les oppositions le somment de s’exprimer sur l’affaire Benalla, le chef de l’Etat est sorti du silence qu’il observe depuis plusieurs jours pour adresser un message de solidarité à la Grèce, en proie à des incendies meurtriers.
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Macron sort de son silence... pour exprimer sa solidarité envers la Grèce

Alors que les oppositions le somment de s’exprimer sur l’affaire Benalla, le chef de l’Etat est sorti du silence qu’il observe depuis plusieurs jours pour adresser un message de solidarité à la Grèce, en proie à des incendies meurtriers.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 12h20
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 12h26
   





                        


Le compte Twitter de l’Elysée était resté muet depuis quatre jours, en pleine tempête de l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié dans une vidéo alors qu’il est en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai. Mais ce n’est pas pour commenter cette polémique qui secoue la France et paralyse la vie politique depuis une semaine que le chef de l’Etat est sorti de son silence.
« Nos pensées vont à la Grèce et aux victimes des terribles incendies. En Suède comme en Grèce, la France et l’Europe sont solidaires et apportent leur aide », a-t-il tweeté en français et en grec, exprimant sa solidarité envers le pays, en proie à des incendies meutriers – qui ont fait au moins 50 morts.

Οι σκέψεις μας πηγαίνουν στην Ελλάδα και τα θύματα των τρομερών πυρκαγιών. Η  Γαλλία και η Ευρώπη εκφράζουν την αλλ… https://t.co/xWNSkxOq1Z— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Depuis plusieurs jours, les oppositions somment le chef de l’Etat de s’exprimer, alors que la vie politique se retrouve entravée par cette affaire. La contre-offensive lancée par les ténors de la majorité sur les matinales des radios lundi matin n’a pas suffi à convaincre.

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Habituellement très actif, le compte Twitter du président était resté inactif depuis quatre jours et la publication jeudi d’un message sur sa rencontre avec des postiers en Dordogne.
Resté lundi à l’Elysée, Emmanuel Macron n’a pas de rendez-vous public à son agenda avant de se rendre mercredi après-midi dans les Hautes-Pyrénées, où il ne suivra finalement pas une étape du Tour de France comme cela avait été envisagé. Il est ensuite attendu en Espagne et au Portugal en fin de semaine.
L’hypothèse d’une prise de parole incertaine
Etant donné le contexte incendiaire, l’hypothèse d’une prise de parole du président reste toujours incertaine. Certains de ses proches estiment que le moment n’est pas venu. « La parole présidentielle, il n’y a que la presse qui l’attende ! », minimise, auprès du Monde, une source de l’entourage de Richard Ferrand. « L’ambiance est bonne, comme dans toutes les crises, les troupes sont soudées », poursuit cette source proche du président du groupe La République en marche (LRM) de l’Assemblée.

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          La stratégie de l’Elysée se fracasse sur la réalité de l’affaire Benalla



« Si le président s’exprime, on dira qu’il s’immisce dans une enquête qui est en cours », abonde Aurore Bergé, porte-parole du groupe LRM au Palais-Bourbon. « Je ne vois pas ce qu’une parole présidentielle viendrait faire ici alors que les ministres [Benjamin] Griveaux et [Christophe] Castaner se sont exprimés dans les matinales », résume Gilles Le Gendre, vice-président du groupe majoritaire à l’Assemblée.
Mardi, Emmanuel Macron devait accueillir en fin de matinée à l’Elysée Brigitte Bardot, en sa qualité de présidente d’une fondation de défense des animaux. L’ancienne actrice « évoquera avec le président tous les aspects de la condition animale en France et ses attentes », a annoncé sa fondation dans un communiqué.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Le directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris avait évoqué des réunions avec ses services pendant la période de suspension de Benalla. Mardi, il revient dessus.
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Affaire Benalla : Alain Gibelin revient sur certaines de ses déclarations

Le directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris avait évoqué des réunions avec ses services pendant la période de suspension de Benalla. Mardi, il revient dessus.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 13h33
   





                        



Sa déclaration sous serment avait fait bondir l’Elysée. Lors de son audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Benalla, lundi 23 juillet au soir, Alain Gibelin avait contredit la version de l’exécutif. Interrogé par Marine Le Pen, le directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris (DOPC) avait reconnu que M. Benalla était présent à des réunions avec ses services entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle la suspension de l’adjoint du chef de cabinet évoquée par l’Elysée était en vigueur. « L’information de cette sanction ne nous a jamais été transmise », avait-il déclaré.

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                Affaire Benalla : l’audition d’Alain Gibelin fragilise la version de l’Elysée



Selon une information du Figaro confirmée au Monde, Yaël Braun-Pivet, présidente La République en marche (LRM) de la commission des lois de l’Assemblée nationale, a reçu mardi matin une lettre de M. Gibelin. Dans ce courrier, celui-ci revient sur ses déclarations formulées la veille, assurant avoir mal compris la question de Marine Le Pen, « à cause du bruit dans la salle ».

Le directeur de l'ordre public affirme que Benalla a participé à des réunions entre le 2 et le 18 mai https://t.co/ssNsrAJ2U1— BFMTV (@BFMTV)


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Il invoque également une incompréhension quant aux dates évoquées, affirmant qu’il a répondu à la députée en pensant qu’elle l’interrogeait sur la période comprise entre le 2 mai et le 18 juillet, a expliqué Mme Braun-Pivet à des journalistes.
Il dit aussi souhaiter être auditionné à nouveau, une demande à laquelle Mme Braun-Pivet a dit « réfléchir ». « Nous pouvons tout à fait le faire », a-t-elle déclaré.
Plus tôt, la présidence de la République avait démenti les déclarations initiales de M. Gibelin, assurant que M. Benalla n’avait participé à « aucune réunion pendant sa période de suspension ». « C’est parole contre parole », soulignait-on à l’Elysée.
Alexandre Benalla réagit dans un communiqué
Alexandre Benalla a lui-même réagi dans un communiqué adressé par l’un de ses avocats, Laurent-Franck Liénard, à l’Agence France-Presse et démenti « formellement » les déclarations de M. Gibelin au sujet de sa présence à des réunions sécuritaires au cours de sa suspension. « Durant cette période je me trouvais en Bretagne et peux évidemment le démontrer », a écrit M. Benalla.
Lors de l’échange, lundi soir, entre le patron de la DOPC et Mme Le Pen, M. Gibelin avait semblé confirmer la présence de M. Benalla à des réunions destinées à sécuriser la présence du président de la République dans la capitale.
« Comme vous nous avez indiqué tout à l’heure que monsieur Benalla était présent à l’intégralité de ces réunions, il ne vous est pas apparu qu’un jour monsieur Benalla n’était pas présent à une des réunions qui pourrait avoir eu lieu entre le 2 et le 18 mai ? », a interrogé Marine Le Pen.
« Non. Mais j’ai eu à dire et je répète que la sanction prise à l’encontre de monsieur Benalla à aucun moment n’a été portée ni à ma connaissance ni à celle de mes collaborateurs », lui a répondu Alain Gibelin.
« Nous avons bien compris que personne ne vous avait informé de cette sanction. Mais vous venez, par la réponse que vous venez de m’apporter, de m’indiquer que cette sanction n’a en réalité pas été appliquée. Puisqu’il y a eu des réunions entre le 2 et le 18 et monsieur Benalla était présent avec vos services », a relevé la députée Rassemblement national. Une assertion à laquelle M. Gibelin a répondu par l’affirmative : « Oui. »
Après que M. Gibelin est revenu sur ses propos, Marine Le Pen a réagi à l’antenne de BFM-TV, soulignant avoir « posé deux fois la question », dont « les réponses ont été extrêmement claires ». Le corapporteur (LR) de la commission des lois Guillaume Larrivé « a résumé l’échange » à la fin de l’audition. « Et monsieur Gibelin n’a pas, à ce moment-là, exprimé ni une incompréhension ni une dénégation des propos qu’il venait de tenir ».

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er-Mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris, a été à son tour auditionné à l’Assemblée nationale dans le cadre de l’affaire Benalla, lundi 23 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le « petit gars de la Madeleine », une ZUP d’Evreux, a réussi à se forger une place prépondérante auprès du chef de l’Etat.
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Alexandre Benalla, les mystères d’une ascension

Le « petit gars de la Madeleine », une ZUP d’Evreux, a réussi à se forger une place prépondérante auprès du chef de l’Etat.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 16h16
    |

            Ariane Chemin et 
                                François Krug








                        



                                


                            

C’est un gros trousseau mé­tallique. Accrochée à l’anneau, l’une des clés ouvre le petit portail gris du Touquet, au pied de l’escalier qui mène à la maison de Brigitte et Emmanuel Macron, ce lieu de vacances où le président de la République aime passer week-ends et moments en famille, avec les enfants et les petits-enfants de sa femme. Alexandre Benalla y accompagne souvent le couple, pour assurer sa sécurité. Lorsqu’il va dîner en ville au Café des sports ou quand il regagne Paris et l’Elysée, Alexandre Benalla ouvre et ferme la maison.
On ne se sépare pas facilement d’un homme auquel on a confié les clés de son intimité. On ne quitte pas de gaieté de cœur un compagnon de route qui connaît une bonne dose des secrets de campagne, écoute et participe aux conversations au sommet. Benalla était bien davantage qu’un simple garde du corps présidentiel, bien plus qu’un homme chargé « de la logistique et des bagages », comme l’a dit lundi 23 juillet le patron de La République en marche, Christophe Castaner.
Il rencontrait des élus, des chefs d’entreprise et des lobbyistes, croisait des hommes du renseignement, des avocats et des hommes de pouvoir étrangers. La confiance était telle qu’il participait, selon une source à l’Elysée, au petit groupe de travail préparant la réforme de la sécurité du Palais, visant à créer une direction de la sécurité de la présidence de la République, une structure indépendante de la police et de la gendarmerie et rattachée directement au chef de l’Etat.
« Un monde de mythomanes »
« Qu’est-ce que je demande, pour après ? », s’interrogeait Alexandre Benalla devant quelques-uns de ses amis au lendemain du premier tour alors que la victoire de son champion Emmanuel Macron devenait une évidence. Il réfléchit à un poste au ministère de l’intérieur, dont on dit alors qu’il reviendra à Christophe Castaner, croisé et recroisé au cours de la campagne. Benalla préfère suivre Emmanuel Macron et choisit un simple...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, ont livré deux versions différentes lors de leur audition par la commission des lois de l’Assemblée, lundi.
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Lignes de fracture entre Beauveau et la préfecture de police sur le cas Benalla

Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, ont livré deux versions différentes lors de leur audition par la commission des lois de l’Assemblée, lundi.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 15h30
    |

            Yves Bordenave et 
Caroline Monnot








                        



                                


                            
Deux hommes. Deux styles. Deux versions face à face qui, si elles ne s’opposent pas frontalement, expriment de sérieuses nuances. Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, et Michel Delpuech, préfet de police de Paris, ont été auditionnés, lundi 23 juillet, par la commission des lois de l’Assemblée nationale.
Le premier est arrivé le matin à 10 heures et est reparti à 12 h 30, car il avait un déjeuner. Le second a pris sa suite à 14 heures et s’est plié au jeu des questions-réponses pendant près de trois heures. Sur le cas Benalla, le premier, censé être « l’homme le mieux informé de France », ne savait rien ou si peu. A l’en croire, c’est à peine s’il connaissait son identité. « Personnellement, je ne le connaissais pas. Je pensais même qu’il faisait partie des services de police. Je l’avais rencontré mais j’ignorais sa qualité de conseiller du président », a-t-il déclaré devant les parlementaires.

Le second en revanche n’a pas tergiversé : « M. Benalla était un interlocuteur connu, a-t-il lancé tout de go.  J’ai rencontré M. Benalla la première fois l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, où j’avais organisé à mon bureau une réunion de travail pour cadrer les conditions de sécurité de la soirée présidentielle (…). Ensuite j’ai rencontré M. Benalla lorsque, par exemple, nous sommes à Paris le 14-Juillet ou le 8-Mai, et lors des services un peu plus conséquents comme le Salon de l’agriculture. Il était dans le cercle proche des personnes autour du président (…). Mes services travaillent avec les interlocuteurs qu’on leur donne. »
« C’était à eux de prendre des sanctions »
Au soir du 1er mai, peu avant 21 heures, tout ce beau monde se retrouve dans la salle de commandement de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la Préfecture de police de Paris sur l’île de la Cité. « J’ai découvert avec surprise et étonnement la présence dans la salle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Deux femmes et un homme ont été interpellés dans l’enquête sur les activités du groupe d’ultradroite AFO soupçonné de vouloir attaquer des cibles liées à l’islam radical.
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Menaces d’attaques contre des musulmans : trois nouveaux suspects en garde à vue

Deux femmes et un homme ont été interpellés dans l’enquête sur les activités du groupe d’ultradroite AFO soupçonné de vouloir attaquer des cibles liées à l’islam radical.



Le Monde
 |    24.07.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
24.07.2018 à 11h33
   





                        


Deuxième opération de police dans l’enquête sur le groupuscule d’ultradroite Action des forces opérationnelles (AFO). Trois nouveaux suspects ont été interpellés, lundi 23 juillet, et placés en garde à vue, soupçonnés par la justice de vouloir attaquer des cibles liées à l’islam radical, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.
Menées par les hommes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ces nouvelles arrestations – deux femmes et un homme – ont été effectuées à la demande du juge antiterroriste chargé du dossier. Les gardes à vue peuvent durer jusqu’à quatre-vingt-seize heures, comme le prévoient les textes en matière de lutte antiterroriste.

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                Soupçons d’attentats contre des musulmans : dix membres de l’ultradroite mis en examen



Les enquêteurs s’interrogent sur leur rôle éventuel au sein du groupuscule visé en juin par une importante opération policière. Dix de ses membres présumés – dont son probable chef de file, un policier à la retraite qui entendait « durcir l’action » du groupe, selon une source proche de l’enquête – ont été mis en examen le 27 juin, notamment pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
Le chef présumé du groupuscule d’ultradroite qui avait sollicité un débat différé sur sa détention provisoire a été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 29 juin, tout comme un autre membre de la cellule. Le parquet de Paris a toutefois fait appel de la décision du juge des libertés et de la détention concernant le policier retraité. Quatre autres suspects avaient été placés en détention provisoire.

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« Lutter contre le péril islamiste »
Ce groupuscule d’inspiration survivaliste, qui affiche son ambition de lutter « contre le péril islamiste », avait évoqué des projets d’attaques contre des islamistes sortant de prison ou des mosquées radicales.
Trente-six armes à feu et des milliers de munitions ont été retrouvées lors de perquisitions chez les suspects, y compris des éléments entrant dans la fabrication d’explosifs de type TATP.
Des investigations lancées à la mi-avril par le parquet avaient permis aux policiers de la DGSI d’établir que des membres « cherchaient à se procurer des armes » et que certains « avaient testé des explosifs et des grenades de confection artisanale ».
Sur la base de ces éléments, le parquet avait ouvert une information judiciaire le 14 juin, conduisant à cette opération policière d’envergure dix jours plus tard en Corse, en Charente-Maritime, dans la Vienne et en région parisienne.

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                Pourquoi parle-t-on d’« ultradroite » ?






                            


                        

                        

