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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Après les auditions menées par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, députés de droite et de gauche exigent une réaction de la présidence de la République.
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Affaire Benalla : les députés d’opposition demandent l’audition d’Emmanuel Macron

Après les auditions menées par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, députés de droite et de gauche exigent une réaction de la présidence de la République.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h50
   





                        



   


Peu satisfaits des réponses apportées devant la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, plusieurs députés ont demandé lundi 23 juillet l’audition du président de la république sur la gestion de l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
« La seule personne qu’il faudrait auditionner et qu’on ne peut pas auditionner, bien sûr, c’est le président de la République », a commenté Nicolas Dupont-Aignan, député non inscrit de l’Essonne — le flou subsiste autour du droit constitutionnel d’un président à se présenter devant une commission d’enquête parlementaire, ce qui n’est jamais arrivé dans la Ve République.

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                Affaire Benalla : quelles sont les autres auditions à venir ?



« On a passé deux heures et demie d’enfumage, de contournement, de non-réponses à nos questions. C’est indigne du point de vue du rôle que cette commission devait jouer, a dénoncé Alexis Corbière, député LFI de la Seine-Saint-Denis, à la sortie de l’audition de M. Collomb. On doit auditionner le président de la République », a-t-il ajouté.
« Le préfet de police semble mieux connaître M. Benalla que le ministre de l’intérieur », a souligné Boris Vallaud, député PS des Landes — plusieurs parlementaires ont noté la clarté des réponses du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, comparées à celles de M. Collomb, auditionné plus tôt dans la journée.
« On voit bien que les protagonistes se sont concertés et que les fusibles ont été enclenchés, a commenté devant les journalistes Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes. Il y a très clairement deux fusibles : celui désigné par la présidence de la République, hier, en la personne du directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, et ce matin dans cette audition, le préfet de police Michel Delpuech. En gros, le président nous indique qu’il n’y a rien à voir. »
La députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer a elle aussi renvoyé le besoin d’explications sur le palais de l’Elysée, rappelant la responsabilité renvoyée sur la présidence de la République par les deux auditionnés de la commission d’enquête parlementaire.

➡️Pour @gerardcollomb il appartenait à l'Elysée d'agir.

— valerieboyer13 (@Valérie Boyer)


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« Macron sait tout. Il doit être auditionné »
Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont eux aussi demandé, à l’issue de l’audition de Gérard Collomb par la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’affaire Benalla, que le président de la République soit à son tour convoqué par cette commission.
« Bilan #Colomb. Il ment. Il connaissait #Benalla (...). Il n’y a pas eu d’enquête IGPN le 3 mai. Il ne savait rien, #Macron sait tout. Il doit être auditionné », a tweeté le chef de file des députés insoumis.

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                Affaire Benalla : les cinq éléments-clés de l’audition de Collomb à l’Assemblée



L’ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon a de son côté posté sur Twitter une vidéo où il demande que les commissions d’enquête de l’Assemblée et du Sénat « convoquent le président de la République », alors que selon lui M. Collomb « ne sait rien ».
« Parce que c’est bien autour de lui que tout se joue. C’est bien autour de lui, Emmanuel Macron, qui a voulu concentrer tous les pouvoirs, que se joue la vérité sur cette affaire. Y a-t-il oui ou non la volonté d’organiser une police parallèle autour du président de la République ? », a argué M. Hamon.
« Rien n’empêche dans la Constitution de la Ve  République à une commission d’enquête parlementaire de convoquer le président de la République. La vérité aujourd’hui commande de le faire », a-t-il plaidé.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a renvoyé lundi la mauvaise gestion de l’affaire Benalla à l’Elysée et au préfet de police Michel Delpuech.
Le 2 mai, « je m’étais assuré que tant le cabinet du président de la République que le préfet de police avaient été destinataires de l’information. Je pensais, comme c’est la règle, que les mesures appropriées avaient été prises. C’était à eux de prendre les sanctions et éventuellement d’informer les autorités judiciaires », a souligné Gérard Collomb.
Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a ensuite expliqué avoir pensé que le « sujet Benalla » avait été « traité » par l’Elysée.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Dans le cadre de l’affaire Benalla, le préfet de police de Paris a été auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale, lundi 23 juillet.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a voulu « prêter main-forte » aux policiers, rapportent ses conseils.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Le 1er mai, Benalla a voulu aider les policier, selon ses avocats

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a voulu « prêter main-forte » aux policiers, rapportent ses conseils.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 19h08
   





                        



   


C’est la première fois qu’ils s’expriment publiquement. Dans un communiqué publié par LCI/TF1, Mes Laurent-Franck Lienard et Audrey Gadot, avocats d’Alexandre Benalla, écrivent que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron « est abasourdi par l’utilisation médiatique et politique de son action du 1er mai 2018 sur deux fauteurs de trouble qui agressaient les policiers ». Action qu’il justifie par la volonté de « prêter main-forte » aux policiers face aux manifestants.
Alexandre Benalla, mis en examen dimanche 22 juillet au soir notamment pour « violences en réunion », dit avoir repéré ce jour-là « deux individus particulièrement virulents » et avoir voulu aider « à la maîtrise de ces personnes », comme l’y autorise l’article 73 du code de procédure pénale, selon ses conseils :
« Cette initiative personnelle de M. Benalla (…) sert manifestement aujourd’hui à porter atteinte à la présidence de la République dans des conditions qui défient l’entendement. »
M. Benalla avait été filmé — puis a été identifié par Le Monde — le 1er mai au côté d’un employé du parti présidentiel (La République en marche), Vincent Crase, mis en examen lui aussi, en train de frapper et de malmener des manifestants le jour de la fête des travailleurs à Paris.

        Lire la chronologie :
         

          Les cinq jours qui ont fait de l’affaire Benalla un scandale d’Etat



Une « action menée sans violence »
Selon ses avocats, l’ancien chargé de mission à l’Elysée dit avoir « été invité » par la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris à accompagner les policiers en tant qu’« observateur » de leurs opérations de maintien de l’ordre. Il assure également que son « action vigoureuse mais menée sans violence n’a causé aucune blessure » :
M. Benalla a immédiatement rendu compte de son intervention personnelle, qui lui a été vivement reprochée. Il a fait l’objet d’une sanction administrative de la part de son employeur.
Selon Bruno Roger-Petit, porte-parole de l’Elysée, l’ex-collaborateur du chef de l’Etat, dont le licenciement a été annoncé vendredi, avait été mis à pied quinze jours en mai et « démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président ». Il apparaît pourtant sur plusieurs clichés récents au côté de M. Macron ou du couple présidentiel.
Dans l’enquête judiciaire en cours, confiée dimanche à un juge d’instruction, trois hauts gradés de la police ont également été mis en examen dimanche soir pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection ». Déjà suspendus la semaine dernière, ils sont soupçonnés d’avoir transmis à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance tournées au moment des faits.


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le préfet de police de Paris a été entendu par la commission des lois constituée en commission d’enquête, lundi, après l’audition du ministre de l’intérieur Gérard Collomb.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : ce qu’il faut retenir de l’audition du préfet de police Michel Delpuech à l’Assemblée

Le préfet de police de Paris a été entendu par la commission des lois constituée en commission d’enquête, lundi, après l’audition du ministre de l’intérieur Gérard Collomb.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h43
    |

                            Le Monde.fr








                        



Michel Delpuech a été auditionné sous serment, lundi 23 juillet dans l’après-midi, sur « l’affaire Benalla » par la commission des lois de l’Assemblée nationale, constituée pour l’occasion en commission d’enquête. Alexandre Benalla, désormais ex-proche collaborateur d’Emmanuel Macron, a été l’auteur de violences filmées sur deux manifestants en marge de la manifestation du 1er mai, place de la Contrescarpe dans le 5e arrondissement de Paris.
Après cette seconde audition, consécutive à celle, lundi matin, du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, de nombreuses zones d’ombre persistent autour du rôle d’Alexandre Benalla et sur les raisons de sa présence auprès des forces policières ce jour-là. Au cours de son audition, le ministre de l’intérieur avait insisté sur la responsabilité de l’Elysée et de la préfecture de police de Paris. Michel Delpuech a quant à lui rappelé que M. Benalla n’était « pas sous [s] on autorité », mais sous celle de l’Elysée.

        Comprendre
         

          les six failles dans les réponses de Gérard Collomb



Retour sur les temps marquants de l’audition du préfet de police de Paris.
Comment et quand Michel Delpuech a-t-il rencontré Alexandre Benalla ?
M. Delpuech a affirmé avoir rencontré M. Benalla pour la première fois l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, il y a un an, au cours d’une réunion de travail. Il dit avoir croisé M. Benalla à plusieurs reprises : « Il était dans le cercle proche des personnes autour du président. Beaucoup de photographies le montrent, en disant ça, je ne révèle rien », rapporte M. Delpuech.
Le préfet de police de Paris affirme par ailleurs ne pas connaître personnellement M. Benalla. « Dans mon téléphone portable, je n’ai jamais eu le numéro de M. Benalla », rapporte-t-il.

        Collomb, Delpuech, Strzoda :
         

          les trois protagonistes au cœur de l’affaire Benalla



Qui a autorisé Benalla a assiter à la manifestation auprès des forces de police ?
On en sait une peu plus à l’issue de cette journée d’audition. Selon Michel Delpuech, c’est le chef d’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, qui a donné l’autorisation à Alexandre Benalla.
L’homme est déjà mis en examen pour avoir participé à la transmission d’éléments de vidéosurveillance à Alexandre Benalla le soir du 18 juillet. Selon Michel Delpuech, Laurent Simon a agi sans en référer à sa hiérarchie. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, affirmait déjà que « Alexandre Benalla avait obtenu l’autorisation non pas par le préfet mais par quelqu’un placé plus bas dans la hiérarchie ».
Plus tard au cours de son audition, M. Delpuech précisera cependant :
« Si j’avais été sollicité, je ne l’ai pas été, pour cette demande, l’aurais-je refusé ? L’honnêteté m’oblige à dire que non, je n’avais aucune raison de la refuser pour un collaborateur de l’Elysée qui travaille quotidiennement avec mes services. En revanche, je l’aurais mis en garde contre les risques que présentait cette manifestation, compte tenu des informations dont nous disposions. Ce n’est pas la place d’un observateur de faire du maintien de l’ordre. Un observateur sage et intelligent reste à sa place, en retrait. Vous connaissez la formule : “fraus omnia corrumpit” [« la fraude corrompt tout »]. »
Quand et comment a-t-il été informé de sa présence auprès des forces de police le 1er mai ?
Le 2 mai, « à 10 h 15 », précise Michel Delpuech, il reçoit un appel de Laurent Hottiaux, collaborateur de l’Elysée. « Il m’a indiqué que circulait sur les réseaux sociaux une vidéo relatant des violences policières à l’occasion des manifestations du 1er mai. Je ne comprends pas ce dont il parle. Je lui dis que je vais me renseigner », rapporte Michel Delpuech dans son discours liminaire. Quelques minutes plus tard, il visionne la vidéo sur un grand écran, en compagnie de son service de communication, et identifie M. Benalla.
Les mesures prises ensuite
Après avoir visionné la vidéo, Michel Delpuech rapporte avoir pris deux initiatives :
la première consiste à joindre le cabinet du ministère de l’intérieur, qui a affirmé être d’ores et déjà informé de la situation et en liaison avec l’Elysée sur le sujet ;
Et de préciser :
« Il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l’autorité hiérarchique dont il dépendait. Au demeurant, c’est bien ce qu’il s’est passé puisque M. Benalla a été convoqué par le cabinet de l’Elysée, et a fait l’objet de sanctions. Je rajoute que je me suis étonné tout de même de n’avoir pas été alerté par le cabinet du ministre de l’intérieur. »
la seconde initiative a d’ailleurs été de lancer une investigation pour en savoir davantage sur les raisons ayant conduit M. Benalla à être présent sur la place de la Contrescarpe.

        Lire :
         

          La sécurité du président devait passer sous autorité unique de l’Elysée



Sur la délivrance d’un port d’armes à M. Benalla
Le député Les Républicains Philippe Gosselin a souligné que le ministre de l’intérieur avait refusé à trois reprises de délivrer un port d’armes à l’endroit de M. Benalla, qui lui sera finalement délivré grâce à l’autorisation de la préfecture de police. « On est en présence d’une législation assez complexe », avance M. Delpuech :
« Pendant la campagne électorale un port d’armes avait été délivré pour permettre à l’agent de sécurité de protéger les locaux. Cette autorisation n’a jamais été renouvelée. Benalla a ensuite sollicité un port d’arme. […] Il y a des ports d’arme liés aux fonctions, c’est de la compétence préfectorale. […] J’ai pris cette décision. Je l’ai retirée quand M. Benalla a cessé ses fonctions. »
Le préfet de police affirme que ce dernier lui a été accordé car l’enquête de proximité ayant visé M. Benalla avait eu des retours positifs, et que son casier judiciaire était vierge.
« J’assume cette responsabilité personnellement », ajoute le préfet de police.
Sur l’équipement (brassard, casque et radio de police) de M. Benalla le jour de la manifestation
C’est une question qui a été posée plusieurs fois. Qui a fourni le brassard et la radio de police, visibles sur les vidéos, à M. Benalla ? Selon M. Delpuech, la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) a seulement fourni un casque de protection à M. Benalla. Le préfet de police affirme ne pas disposer d’informations permettant d’expliquer pourquoi M. Benalla avait également un brassard et une radio.
Sur la non utilisation de l’article 40 du code de procédure pénale
Dans la même veine, interrogé plusieurs fois sur le fait que l’article 40 du code de procédure pénale n’ait pas été actionné, le préfet de police a répondu :
« En pratique, on renvoie à l’autorité qui a la responsabilité hiérarchique. c’est en tout cas ce que j’ai pensé – peut-être à tort, mais je l’assume. Il y avait déjà pas mal de personnes informées quand je l’ai été moi-même, la liste serait longue s’il fallait dresser les autorités qui auraient pu saisir l’article 40. Dans ces conditions, ce n’était plus au préfet de prendre cette décision. »
Pour rappel, l’article 40 du code de procédure pénale prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

        Comprendre en quoi
         

          l’Elysée est mis en cause pour ne pas avoir saisi la justice



Sur sa responsabilité en tant que préfet de police de Paris
Michel Delpuech a estimé avoir pris les mesures nécessaires. Il justifie cela en avançant qu’il a immédiatement informé le cabinet du ministère de l’intérieur lorsque la vidéo a été portée à sa connaissance, le 2 mai.
Mais également en soulignant que « dès lors que c’était pris en compte par l’autorité hiérarchique compétente [c’est-à-dire l’Elysée], j’ai considéré que l’affaire était prise en compte au niveau pertinent ».
« M. Benalla n’était pas sous mon autorité. »
« Le préfet de police est une autorité importante, mais dans une chaîne hiérarchique. »
Le préfet de police de Paris a par ailleurs conclu son discours introductif en expliquant que ces faits étaient « le résultat de dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinage malsain ». Interrogé sur cette dernière formule, Michel Delpuech a engagé la responsabilité de l’Elysée. « La relation quotidienne de proximité et de confiance entre la préfecture de police et les services de l’Elysée est une nécessité. Quand on bascule dans un lieu de proximité à une relation qui perd de sa pureté, on prend des risques, c’est ce que j’ai voulu évoquer par cette expression. Le reste ne me concerne pas », a conclu le préfet de police de Paris.

        Notre analyse :
         

          les failles de la chaîne de commandement




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris sera auditionné lundi à 21 heures par la commission des lois de l’Assemblée nationale.
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Affaire Benalla : quelles sont les autres auditions à venir ?

Le directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris sera auditionné lundi à 21 heures par la commission des lois de l’Assemblée nationale.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h58
   





                        



   


Après Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, et Michel Delpuech, préfet de police, lundi 23 juillet à 10 heures puis à 14 heures, ce sera au tour de M. Alain Gibelin, directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris d’être auditionné à 21 heures par la commission des lois de l’Assemblée nationale consacrée à l’affaire Benalla. Cette commission a pour objectif de « faire la lumière sur les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er mai 2018 ».

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De son côté, la commission des lois du Sénat auditionnera jeudi à 8 h 30 le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, dans le cadre de sa mission d’information sur l’affaire Benalla. La commission auditionnera également le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le directeur de cabinet de l’Elysée, Patrick Strzoda, et le secrétaire d’Etat Christophe Castaner, qui sera entendu en tant que délégué général de La République en marche (LRM).
Audition de « toute personne susceptible d’apporter des éclaircissements »
Par ailleurs, à l’unanimité, le Sénat a donné son accord à la demande de la commission de bénéficier des prérogatives attribuées aux commissions d’enquête pour une durée de six mois.
Cette décision « permettra d’auditionner toute personne susceptible d’apporter des éclaircissements sur cette affaire, mais aussi sur les dysfonctionnements institutionnels et administratifs qui créent une confusion entre les missions constitutionnelles du président de la République et celles du gouvernement », a annoncé le président de la commission des lois, Philippe Bas (LR). Ses corapporteurs seront Muriel Jourda (LR) et Jean-Pierre Sueur (PS), a-t-il précisé.

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Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le ministre de l’intérieur n’a pas dissipé le brouillard sur plusieurs points de l’affaire qui restent obscurs.
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Affaire Benalla : les six failles des réponses de Gérard Collomb

Le ministre de l’intérieur n’a pas dissipé le brouillard sur plusieurs points de l’affaire qui restent obscurs.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h13
    |

            Maxime Vaudano et 
Adrien Sénécat








                        


Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a tenté lundi 23 juillet de désamorcer les critiques dont fait l’objet le gouvernement dans la gestion de l’« affaire Benalla », lors de son audition par les députés devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. S’il s’est défendu de toute faute personnelle, le ministre de l’intérieur n’a pas dissipé le brouillard sur plusieurs points de l’affaire qui restent obscurs.
1. Gérard Collomb pouvait ignorer l’identité d’Alexandre Benalla, mais pas son entourage
M. Collomb a réfuté, lors de son audition, tout lien avec Alexandre Benalla. Il a certes reconnu l’avoir croisé à plusieurs reprises pendant la campagne présidentielle et depuis l’élection d’Emmanuel Macron, mais il a assuré qu’il ignorait ses fonctions : « J’ignorais sa qualité de conseiller du président de la République » avant le mois de mai, a-t-il dit aux députés.
Le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, ne peut pas en dire autant : il était lui-même directeur de campagne de M. Macron en 2017, à laquelle M. Benalla a activement participé. Des messages qui figurent dans les « MacronLeaks », issues du piratage de courriels personnels et professionnels de responsables d’En marche !, montrent des échanges entre eux. Le député communiste Stéphane Peu l’a d’ailleurs interpellé sur ce point, estimant que « les liens étaient forcément plus étroits » entre les deux hommes.
Le ministre a également reconnu qu’Alexandre Benalla avait formulé plusieurs demandes de port d’arme ces dernières années, dont l’une auprès de son cabinet, en juin 2017, qui lui a été refusée. « Toutefois, la préfecture de police lui a délivré une autorisation de port d’arme le 13 octobre 2017, sans que mes services aient été mis au courant », a-t-il ajouté.
2. Le ministre reconnaît en creux le flou qui entourait le rôle de M. Benalla
Gérard Collomb a assuré qu’il ne connaissait pas Alexandre Benalla personnellement, et qu’il pensait « qu’il faisait partie des services de police ». Ce n’est, selon lui, que le 2 mai, lorsque les violences de l’intéressé en marge de la manifestation du 1er Mai à Paris lui ont été signalées qu’il a découvert ses attributions à l’Elysée.
Avec cette déclaration, le ministre met un peu plus de distance encore entre M. Benalla et lui-même. Il souligne en revanche en creux que l’intéressé pouvait facilement passer pour un membre des forces de l’ordre — ce qu’il n’était pas —, y compris auprès du ministre de l’intérieur.
3. Plusieurs policiers sont restés passifs quand MM. Benalla et Crase sont intervenus
Lorsque la présidente de la commission, Yaël Braun-Pivet, lui a demandé comment il expliquait « l’absence de réactions des autres membres des forces de l’ordre » aux violences commises par MM. Benalla et Crase le 1er mai, la réponse de Gérard Collomb a été catégorique : « Tout simplement parce qu’elles-mêmes étaient occupées à gérer d’autres incidents. » Et d’ajouter :
« Comme vous l’avez [vu] dans la vidéo, l’action de M. Benalla était assez rapide. Le temps que les gens réalisent, les choses étaient terminées. »
Cette présentation des faits a de quoi surprendre. En effet, la première vidéo de la scène, qui a commencé à circuler le jour même des faits, montre que les faits ont duré près de deux minutes.
On y voit d’abord Vincent Crase, l’employé de la République en marche qui était lui aussi censé être présent en tant que simple observateur, saisir puis traîner un manifestant. Ce premier acte a duré environ quarante secondes, et l’homme était entouré de plusieurs policiers :

   


C’est là qu’intervient Alexandre Benalla, pendant environ quarante secondes supplémentaires, sans qu’un seul des policiers présents autour de lui s’interpose. Un certain nombre d’entre eux n’étaient, sur le moment, pourtant pas affairés.

   


4. La « police des polices » aurait pu être saisie avant la parution de l’article du « Monde »
Plusieurs députés se sont étonnés que Gérard Collomb n’ait saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », que le 19 juillet. Le ministre de l’intérieur a en effet attendu que l’affaire eût été rendue publique par Le Monde pour le faire, alors qu’il avait connaissance des faits depuis plus de deux mois.
« Ce n’est qu’après la parution, le 18 juillet, d’un article dans Le Monde apportant des éléments nouveaux et la découverte de nouvelles images où M. Benalla est équipé d’un brassard siglé police et doté d’une radio que je considère qu’il est nécessaire d’en savoir plus », s’est justifié M. Collomb devant la commission parlementaire.
Cet argumentaire peut paraître étonnant, car l’enquête du Monde a révélé des faits déjà connus par Gérard Collomb depuis le 2 mai. Certes, le ministre n’avait peut-être pas encore pris connaissance des vidéos sur lesquelles on voit M. Benalla porter un brassard de police et une radio.
Mais il avait déjà vu les images montrant M. Benalla frappant un manifestant, avec un casque siglé de la police, alors que celui-ci n’était qu’un collaborateur de l’Elysée — le casque lui a été remis à des fins de protection, a dit le ministre, reconnaissant qu’il y avait là matière à réflexion tant cette pratique ouvre la porte à de possibles confusions. Il apparaissait également que des policiers présents sur place auraient pu s’interposer. Des éléments pouvant justifier la saisine de l’IGPN étaient donc déjà en possession du ministre le 2 mai.
5. Gérard Collomb a refusé de répondre à plusieurs questions précises, malgré les relances
Le ministre de l’intérieur dit s’être assuré dès le 2 mai que « tant le cabinet du président de la République que la préfecture de police avaient été destinataires de l’information de la vidéo mettant en cause M. Benalla. Il leur appartenait donc d’agir. »
Cette ligne de défense a néanmoins été fragilisée à plusieurs reprises par les questions des députés sur son niveau d’information exact avant, pendant et au lendemain des faits. L’ancien maire de Lyon a dès lors choisi de ne pas donner suite à certaines questions, malgré l’insistance des parlementaires. Il n’a par exemple jamais souhaité préciser quelles vidéos il avait visionnées et à quels moments il avait pu les consulter. Pas plus qu’il n’a indiqué à quel moment précis et comment il avait été informé du fait qu’Alexandre Benalla avait arboré un brassard de policier lors du 1er Mai.
Gérard Collomb a également refusé de commenter le rôle de Philippe Mizerski, un membre de l’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), qui était chargé d’encadrer M. Benalla le jour de la manifestation. Cet homme, qui apparaît lui aussi dans les vidéos, mais qui ne s’interpose pas, ne pouvait ignorer l’identité de M. Benalla.
Enfin, le ministre n’a pas souhaité commenter les liens entre son directeur de cabinet, Jean-Marie Girier, et M. Benalla, tous deux impliqués dans la campagne d’Emmanuel Macron.
6. L’article 40 du code de procédure pénale ne se limite pas aux liens hiérarchiques
Gérard Collomb s’est défendu d’avoir failli à ses responsabilités en ne signalant pas directement l’affaire à la justice. Selon l’article 40 du code de procédure pénale, « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
Mais le ministre a fait valoir qu’il ne lui appartient pas de transmettre un dossier au procureur, déclarant s’inscrire « dans la lignée de [ses] prédécesseurs qui ne l’ont pour la plupart utilisé que pour des délits relatifs à la loi de 1881 sur la liberté de la presse », estimant qu’il appartient à son administration de le faire.
« A qui revenait l’obligation de déclencher l’article 40 ? », lui a demandé Hervé Saulignac, député socialiste de l’Ardèche. « Je vous ai lu l’ensemble de la jurisprudence établie par mes prédécesseurs : ce n’est pas le genre de problématique traitée par le ministre de l’intérieur », a alors répondu Gérard Collomb, selon qui la décision appartient « aux autorités directement supérieures à l’intéressé ».
Une déclaration pour le moins surprenante : la loi ne fixe aucune exigence en la matière. Dans l’esprit, ce texte vise au contraire à encourager le signalement de faits dont les agents publics ont pris connaissance dans l’exercice de leurs fonctions, quand bien même ils ne concernent pas des subordonnés.


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le ministre de l’intérieur s’est défendu, lundi matin, de toute faute personnelle, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron.
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Affaire Benalla : les cinq éléments-clés de l’audition de Collomb à l’Assemblée

Le ministre de l’intérieur s’est défendu, lundi matin, de toute faute personnelle, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h33
    |

                            Le Monde.fr








                        



Dans le cadre de l’« affaire Benalla », ce proche collaborateur du président de la République, auteur de violences filmées visant deux manifestants, en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a été auditionné, lundi 23 juillet dans la matinée, par la commission des lois de l’Assemblée nationale, constituée pour l’occasion en commission d’enquête.

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          « Le Monde » identifie, sur une vidéo, un collaborateur de Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris



Alexandre Benalla a été mis en examen ce week-end, de même que quatre autres personnes, dont trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus jeudi et suspectés d’avoir transmis à M. Benalla une vidéo captée par des caméras de vidéosurveillance le jour des faits.
Retour sur les éléments forts de l’audition de M. Collomb qui a duré deux heures et demie.
Quand et comment le ministre de l’intérieur est-il mis au courant des faits ?
M. Collomb assure avoir été mis au courant des faits par le truchement de son directeur de cabinet et de son chef de cabinet, le 2 mai, en début d’après-midi, au lendemain de la manifestation du 1er-Mai.
« Ils m’informent de l’existence d’une vidéo montrant des faits de violence sur la place de la Contrescarpe, de l’implication de M. Benalla dans ces faits et de la qualité de celui-ci. Ils m’indiquent s’être entretenus avec le préfet de police et avoir porté cette information à la connaissance du cabinet du président de la République, ce qui est une démarche tout à fait appropriée, puisque c’est à l’autorité hiérarchique de prendre toutes les mesures qui s’imposent sur le plan administratif comme sur le plan judiciaire. »
La veille, Gérard Collomb et Alexandre Benalla étaient tous deux dans la salle de commandement. Interrogé sur l’accolade qu’il aurait donnée à M. Benalla, Gérard Collomb affirme qu’il l’a « sans doute salué ». « J’ai coutume d’être urbain », affirme-t-il.

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Pourquoi n’a-t-il engagé aucune action après avoir eu connaissance des faits ?
M. Collomb explique ne plus s’être occupé des exactions commises par M. Benalla après en avoir été informé, ce dernier ne faisant pas partie des « effectifs placés sous son autorité ».
M. Collomb a également tenu à justifier le lancement très tardif de l’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en mettant en cause la préfecture de police et l’Elysée. « Je vous rappelle que, comme je vous l’ai indiqué, je m’étais assuré le 2 mai que tant le cabinet du président de la République que la préfecture de police avaient été destinataires de l’information de la vidéo mettant en cause M. Benalla. Il leur appartenait donc d’agir. C’est la règle pour tous les manquements », a rappelé M. Collomb.
Il a précisé avoir demandé à son directeur de cabinet de saisir l’IGPN le 19 juillet, au lendemain de l’article du Monde révélant l’affaire. Toutefois, M. Collomb a reconnu que l’IGPN avait eu connaissance de la vidéo dès le 3 mai à travers sa plate-forme de signalement, mais qu’elle n’a pas donné de suite. 
« Le chef adjoint de l’IGPN a informé mon cabinet qu’un internaute avait signalé anonymement la vidéo à la plate-forme de l’IGPN. L’opérateur de l’IGPN n’avait pas estimé les conditions réunies pour l’ouverture d’une enquête », a affirmé M. Collomb.

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Pourquoi n’a-t-il pas alerté l’autorité judiciaire ?
M. Collomb a été accusé, entre autres par le député PCF Stéphane Peu, d’avoir failli à ses responsabilités en n’alertant pas immédiatement l’autorité judiciaire, après avoir eu connaissance des faits de violence.
Selon l’article 40 du code de procédure pénale, cité par le député, « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
M. Collomb a répondu en affirmant qu’il n’appartient pas au ministère de l’intérieur de transmettre un dossier au procureur, sur le fondement de l’article 40, à chaque fois qu’il a connaissance d’une infraction pénale. « Ce n’est pas mon rôle de saisir individuellement chaque procureur », a déclaré M. Collomb.

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          Affaire Benalla : cinq mises en examen, des faits « inacceptables », selon Emmanuel Macron



Que savait-il du rôle de M. Benalla ?
« Quelles étaient, à votre connaissance, les fonctions de M. Benalla en ce 1er-Mai ? », a interrogé le député Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d’enquête. « Je n’en savais strictement rien, monsieur le député », a répondu le ministre de l’intérieur.
M. Collomb a par ailleurs affirmé ne pas savoir « qui avait invité » Alexandre Benalla et Vincent Crase – un gendarme réserviste, par ailleurs employé de la République en marche, également mis en examen dans cette affaire – à venir théoriquement en observateurs sur la manifestation du 1er-Mai.
« Je n’en sais rien. Le préfet de police devait être au courant, en tout cas je le pense, il faudra lui poser la question. Le chef d’état-major était au courant qu’ils devaient participer », a expliqué M. Collomb. Qui a ajouté que si M. Benalla avait été « accueilli le matin du 1er mai » et qu’il lui avait « été remis un casque, selon l’IGPN », « ni le brassard ni le poste de radio ne lui ont été remis à cette occasion ». M. Collomb a affirmé ne pas avoir été directement en présence de M. Benalla le 1er mai au soir, dans la salle de commandement de la préfecture de police de Paris. 
Interrogé sur le fait que M. Benalla dispose d’un port d’arme, M. Collomb a précisé que « M. Benalla a sollicité à plusieurs reprises les services du ministère de l’Intérieur pour obtenir une autorisation de port d’arme, la première fois en 2013, en janvier 2017 – donc avec mes prédécesseurs – et enfin en juin 2017 auprès de mon cabinet. » Le ministre a assuré que toutes ces demandes avaient été refusées, car « M. Benalla ne remplissait pas les conditions requises, l’exposition à des risques exceptionnels d’atteinte à sa vie, pour se voir délivrer une telle autorisation ministérielle ».
M. Collomb a expliqué qu’Alexandre Benalla s’était vu délivrer une autorisation de port d’arme sans que son cabinet en soit avisé, par un arrêté du préfet de police du 13 octobre 2017. « Je l’ai découvert mercredi dernier [18 juillet] », a assuré Gérard Collomb.

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          Affaire Benalla : après des jours de silence, Macron organise la riposte



S’est-il entretenu de l’« affaire Benalla » avec M. Macron ?
M. Collomb a affirmé ne jamais avoir évoqué cette affaire avec le président de la République au cours des dernières semaines. « Nous avons des ordres du jour très précis », a-t-il souligné.
Un peu plus tard au cours de l’audition, il a précisé n’avoir jamais évoqué « le problème de M. Benalla » avec le président de la République avant le 14 juillet. Le ministre de l’intérieur a également affirmé avoir parlé de l’affaire Benalla « le moins possible » avec le président de la République dimanche 22 juillet, lors d’une réunion sur convocation à l’Elysée.
Il a assuré que M. Macron s’était surtout montré « préoccupé par la réforme constitutionnelle », déclenchant l’hilarité de la salle.

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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Depuis jeudi, les adversaires d’Emmanuel Macron profitent d’une fenêtre de tir inédite.
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De La France insoumise aux Républicains, l’affaire Benalla coalise les oppositions

Depuis jeudi, les adversaires d’Emmanuel Macron profitent d’une fenêtre de tir inédite.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h32
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

L’image est rare. Vendredi 20 juillet après-midi, dans les jardins de l’Assemblée nationale, Valérie Rabault (PS), Christian Jacob (LR) et Sébastien Jumel (PCF) reviennent ensemble, quasiment bras dessus bras dessous, de l’hôtel de Lassay. Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, vient de leur annoncer que le premier ministre ne viendrait pas devant l’Assemblée, contrairement à ce qu’ils réclament depuis deux jours. En souriant, ils se félicitent d’être « tous d’accord » et se cèdent même la politesse devant les caméras.
Car l’affaire Benalla a ligué ces forces d’opposition que rien ne rapproche habituellement. Quatre jours durant, les députés de tous les groupes d’opposition ont bataillé dans le même sens, à coups de rappels au règlement incessants et de prise de paroles ou coups d’éclat convergents.

Ensemble, ils ont obtenu au forceps la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire jeudi 19 juillet, jusqu’à ce que la ministre de la justice, Nicole Belloubet, annonce dimanche que la réforme constitutionnelle était « suspendue » en attendant « des conditions plus sereines ». « Les oppositions dans leur ensemble ont clairement marqué le point », observe Mme Rabault, la présidente du groupe Nouvelle Gauche.
Tout comme ses homologues de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et des Républicains, Christian Jacob, elle a écrit au premier ministre pour lui demander, « au nom de l’article 50-1 de la Constitution », de venir s’expliquer devant l’Assemblée. Personne n’a eu de réponse pour le moment, mais tout le monde se soutient.
« J’assume une convergence »
Autre cliché peu courant, qui circule sur les réseaux sociaux depuis samedi : Jean-Luc Mélenchon discutant avec Christian Jacob, sur les bancs de LR dans l’Hémicycle. « Il est venu me voir », sourit le président du groupe de droite, sans dévoiler la conversation. « J’assume une convergence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Si le GSPR dépendait jusqu’alors de la police nationale, Emmanuel Macron avait décidé, bien avant l’affaire Benalla, d’en prendre le contrôle.
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La sécurité du président devait passer sous autorité unique de l’Elysée

Si le GSPR dépendait jusqu’alors de la police nationale, Emmanuel Macron avait décidé, bien avant l’affaire Benalla, d’en prendre le contrôle.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h35
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Policiers et gendarmes étaient jusque-là dubitatifs, désormais, ils sont inquiets. A l’aune de l’affaire Benalla, la réforme du dispositif de sécurité assurant la protection du président de la République, envisagée depuis plusieurs mois par l’Elysée et annoncée officiellement aux personnels de la présidence par courrier début juillet, prend une nouvelle dimension.
Le projet de réorganisation prévoit notamment de faire passer le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), composé d’un peu moins de 80 policiers et gendarmes, sous l’autorité unique de l’Elysée. Jusqu’à présent, et même si elle était relativement autonome vis-à-vis du ministère de l’intérieur, elle était rattachée à la police nationale par le biais du service de la protection (SDLP), autrefois appelé le Service de protection des hautes personnalités (SPHP).
Ce changement n’a rien d’anodin. « Cela signifie que la protection du président pourrait se faire en dehors du tout contrôle, dénonce Frédéric Le Louette, président de Gend XXI, association professionnelle de défense des intérêts des gendarmes. L’Elysée aurait la possibilité de confier à des gens sans aucune formation sérieuse, comme Alexandre Benalla, la direction des opérations, sans que personne puisse intervenir. »

Certains policiers et gendarmes affirment que M. Benalla était pressenti pour prendre la tête de l’une des unités qui composeraient la future direction de la protection du président – celle affectée aux déplacements privés du couple présidentiel, selon Le Point et L’Obs, que le « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron dirigeait déjà dans les faits. Le palais dément. « Il n’a jamais été question qu’il pilote quoi que ce soit ni qu’il ait un quelconque rôle opérationnel, martèle-t-on à l’Elysée. Il n’a par ailleurs jamais donné d’ordres au GSPR. Etant chargé de mission “logistique des déplacements du président”, il pouvait demander à ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le ministre de l’intérieur et le préfet de police de Paris sont auditionnés par la commission d’enquête parlementaire.
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Collomb, Delpuech, Strzoda : les trois protagonistes au cœur de l’affaire Benalla

Le ministre de l’intérieur et le préfet de police de Paris sont auditionnés par la commission d’enquête parlementaire.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h34
    |

            Béatrice Jérôme, 
                                Antoine Albertini (Bastia, correspondant), 
Bertrand Bissuel et 
                                Astrid de Villaines








                        



Du ministère de l’intérieur, à la Préfecture de police et l’Elysée, les dysfonctionnements ont jalonné l’affaire Benalla. La commission d’enquête parlementaire a déjà commencé les auditions.

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                Affaire Benalla : les failles de la chaîne de commandement



Gérard Collomb, ministre de l’intérieur
Il est en première ligne. Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et numéro deux du gouvernement, a été le premier à être auditionné lundi 22 juillet par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale pour tenter de « faire toute la lumière sur les événements du 1er-Mai ». Selon France Inter, M. Collomb savait « dès le 2 mai » qu’Alexandre Benalla s’en était pris la veille à des manifestants. Il aurait pu actionner l’article 40 du code de procédure pénale pour que la justice se saisisse mais ne l’a pas fait. Benoît Hamon réclame sa démission, et Jean-Luc Mélenchon n’a aucun doute sur le fait qu’il quitte le gouvernement.
Homme fort de la Macronie, l’ancien socialiste a été l’un des premiers à soutenir Emmanuel Macron, dès la fondation de son mouvement en 2016. Figure de « l’ancien monde », l’ex-baron local a été député du Rhône pendant tout le premier septennat de François Mitterrand, puis sénateur de 1999 à 2017, maire de Lyon de 2001 à 2017, et, enfin, président de la métropole de Lyon de 2015 à 2017. En 2013, il fonde le « pôle des réformateurs », l’aile droite du Parti socialiste.
A 71 ans, le ministre a porté le projet de loi controversé asile et immigration en avril, qui a fait polémique jusque dans les rangs de la majorité. La « circulaire Collomb » adoptée en décembre 2017 avait déjà scandalisé les associations d’aides aux réfugiés qui dénonçaient « le tri des migrants ». Ses déclarations sur les réfugiés « qui font un peu de benchmarking » ou sur les « régions submergées par les flux de demandeurs d’asile » lors de l’examen du texte avaient également suscité un tollé. Malgré quelques concessions à l’aile gauche de La République en marche, il est alors indéfectiblement soutenu par Emmanuel Macron.
Accusé d’avoir « menti » devant le Sénat jeudi 19 juillet en ne faisant pas mention de sa connaissance du dossier, Gérard Collomb doit désormais s’expliquer, cinq jours après les révélations du Monde sur l’affaire Benalla. Son agrégation de lettres classiques devrait l’aider à trouver les mots.
Michel Delpuech, préfet de police de Paris
Que savait Michel Delpuech, le préfet de police de Paris, de la présence d’Alexandre Benalla, le 1er mai, au côté des 1 500 policiers et gendarmes déployés dans la capitale ? Pouvait-il se douter que le garde du corps d’Emmanuel Macron porterait un casque de policier, au moment de passer à tabac deux jeunes manifestants dans le 5e arrondissement ?
Devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale qui devait l’auditionner, lundi 23 juillet, M. Delpuech aura à s’expliquer sur l’usurpation d’identité policière de M. Benalla, et sur les complicités de ce chargé de mission à l’Elysée avec certains officiers hauts gradés à la Préfecture.
Nul doute qu’il veillera à montrer sa loyauté envers Gérard Collomb. Avant d’être nommé préfet de police à Paris en mars 2017, M. Delpuech était préfet du Rhône et de la région Rhône-Alpes. Il a travaillé avec M. Collomb, alors maire (PS) de Lyon, de 2015 à 2017. « La loyauté envers les élus, c’est l’ADN d’un préfet, et de votre interlocuteur en particulier, il me semble, confiait-il début juillet. Mon parcours en témoigne, sinon je ne serais pas là. »
Sous le quinquennat de François Hollande, en juillet 2012, M. Delpuech est devenu préfet d’Aquitaine, puis de Rhône-Alpes en 2015, et d’Ile-de-France en février 2017. En mars, il a dû remplacer au pied levé le préfet de police de la capitale, Michel Cadot, victime d’un accident de vélo.
« J’ai découvert cette maison il y a une vingtaine d’années », confie ce natif d’Aurillac, âgé de 65 ans. Sous Jacques Chirac, M. Delpuech a été directeur de cabinet des préfets de police Philippe Massoni puis Jean-Paul Proust (1999-2003). Haut fonctionnaire rompu aux arcanes préfectoraux, il connaît bien les rouages de la machine gouvernementale. Il fut directeur du cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur (2007-2009) de Nicolas Sarkozy.
Patrick Strzoda, directeur du cabinet de Macron
C’est lui qui a mis à pied pendant quinze jours Alexandre Benalla. Directeur du cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda se retrouve, à 66 ans, embarqué dans une affaire d’Etat, alors qu’il doit prendre sa retraite à l’automne, à l’issue d’une carrière de préfet qui était synonyme de réussite, jusqu’à présent. Originaire d’Alsace, M. Strzoda passe l’ENA au milieu des années 1980 et intègre la préfectorale. Durant son parcours de haut fonctionnaire, il effectue quelques pas de côté, devenant secrétaire général du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver à Albertville en 1992 puis, plusieurs années plus tard, directeur des services du conseil général de Savoie (2005-2007) – une collectivité contrôlée par la droite.
De retour dans son administration d’origine, il ne cesse d’acquérir du galon et enchaîne les postes sensibles. Préfet de Corse de 2011 à 2013, ses interlocuteurs voient en lui un « gros travailleur », « ouvert », qui a vite saisi les « subtilités locales ». « Il aurait pu nous mépriser puisque nous étions à l’époque dans l’opposition, cela n’a pas été le cas », se souvient un élu nationaliste.
A la préfecture de Bretagne (2013-2016), il gère le mouvement des « bonnets rouges » avant d’être enrôlé, en 2016, par Bernard Cazeneuve en qualité de directeur du cabinet, au ministère de l’intérieur, puis à Matignon. Dans les derniers jours du quinquennat de François Hollande, il est nommé préfet d’Ile-de-France – la fonction la plus prestigieuse de son corps – mais M. Macron, sitôt élu, l’embauche à l’Elysée.
La plupart de ses pairs sont intarissables sur sa « droiture » sa « rigueur », sa « totale loyauté » mais certains le jugent dur et dans le dossier de projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, il avait la réputation d’être partisan d’une très grande fermeté. L’affaire Benalla « ne lui ressemble pas », confie un préfet.

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                Affaire Benalla : après des jours de silence, Macron organise la riposte




Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ De la Préfecture de police à l’Elysée, les dysfonctionnements ont jalonné l’affaire Benalla. La justice et la commission d’enquête devront établir les responsabilités
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Affaire Benalla : les failles de la chaîne de commandement

De la Préfecture de police à l’Elysée, les dysfonctionnements ont jalonné l’affaire Benalla. La justice et la commission d’enquête devront établir les responsabilités



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h34
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Après plusieurs jours de mutisme, le président de la République en a convenu, dimanche 22 juillet, lors d’une réunion auprès de quelques ministres, notamment Edouard Philippe : selon ses mots, l’affaire Benalla révèle « des dysfonctionnements manifestes à l’Elysée ». De là à admettre des défaillances dans la chaîne de commandement qui relaie normalement les divers services et administrations de l’Etat chargés de la sécurité, il n’y a qu’un pas. Au vu des faits actuellement consignés dans ce dossier, les trois institutions qui concentrent les plus importants pouvoirs de police au sein de l’Etat ont commis des ratés en s’affranchissant sciemment des obligations auxquelles la loi les contraint.

L’Elysée
Moins de vingt-quatre heures se sont écoulées entre le 1er et le 2 mai, avant que les plus hauts responsables de l’Etat ne soient alertés qu’un membre du cabinet de la présidence de la République avait été filmé dans la soirée du 1er mai place de la Contrescarpe à Paris, en train de molester un jeune homme et de brutaliser une jeune femme. L’incident s’est produit aux alentours de 20 heures. Dans la journée du 2 mai, un « collaborateur » du palais de l’Elysée informe Patrick Strzoda, directeur du cabinet du président de la République, qu’Alexandre Benalla, proche d’Emmanuel Macron, chargé de mission à l’Elysée, apparaît dans une vidéo tournée la veille.

« Je suis avisé par un collaborateur que M. Benalla a été vu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé de s’expliquer et je lui ai dit qu’il avait eu un comportement inacceptable », assure M. Strzoda. Les images qui sont présentées au haut fonctionnaire ne laissent guère de doute : M. Benalla s’en prend violemment à un jeune homme. Même s’il est vêtu d’une parka noire et protégé par un casque de CRS, visière baissée,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il y a eu des « dysfonctionnements » au sein de l’Elysée.
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Affaire Benalla : après des jours de silence, Macron organise la riposte

Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il y a eu des « dysfonctionnements » au sein de l’Elysée.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h33
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Il avait prévu de passer tout le week-end à la résidence de La Lanterne. Les ravages de l’affaire Benalla, du nom de son désormais ex-collaborateur qui a molesté un jeune homme et une jeune femme le 1er mai, ont contraint Emmanuel Macron à modifier ses plans. Après quelques jours durant lesquels il s’est muré dans le silence, le président est désormais à la manœuvre pour essayer de sortir d’une crise qui a bloqué la machine parlementaire et ébranlé la Macronie.

Dimanche 22 juillet dans la soirée, il a réuni à l’Elysée le premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, et le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, qui est aussi le délégué général de La République en marche (LRM). La veille, les quatre hommes avaient déjeuné avec le chef de l’Etat au palais, déjeuner auquel participait également la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Le président a, selon un participant à la réunion de dimanche soir, condamné le « comportement choquant et inacceptable » de l’ex-adjoint au chef de cabinet à l’Elysée. C’est la première fois, depuis que Le Monde a révélé l’affaire, mercredi 18 juillet dans la soirée, qu’Emmanuel Macron s’exprime sur le sujet et le fait savoir. S’il n’a pas encore prévu de parler – « il le fera quand il jugera bon de le faire », résume-t-on dans son entourage –, il ne l’exclut plus. « C’est comme ce qui s’était passé après le soir du premier tour. Il y a eu La Rotonde, la campagne a cafouillé, il était absent, cela a duré une semaine, puis il est reparti », rappelle l’un de ses proches, qui se dit confiant dans la riposte présidentielle.
« Transparence et probité »
Le chef de l’Etat a aussi rappelé à ses interlocuteurs, dimanche, qu’il n’y avait d’« impunité » pour personne et que trois enquêtes – judiciaire, administrative et parlementaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Alexandre Benalla, Vincent Crase et trois policiers ont été mis en examen dimanche soir.
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Affaire Benalla : pour quelles raisons les cinq personnes ont-elles été mises en examen ?

Alexandre Benalla, Vincent Crase et trois policiers ont été mis en examen dimanche soir.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h34
    |

            Simon Piel, 
Soren Seelow et 
Julia Pascual








                        



                                


                            
Quatre jours après les révélations du Monde sur les violences commises par le « chargé de mission » d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla, lors d’une manifestation le 1er mai, la justice a prononcé ses premières mises en examen à l’encontre de cinq personnes, dimanche 22 juillet. Les mis en cause, parmi lesquels figurent trois policiers, ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de se parler ou de contacter les victimes.
Après deux jours de garde à vue, M. Benalla a été mis en examen pour « violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues de la vidéoprotection » et « recel de violation du secret professionnel ».
Les qualifications pénales retenues par le magistrat instructeur font référence aux coups portés par M. Benalla place de la Contrescarpe, à Paris, à deux manifestants, alors qu’il était présent comme « observateur ». Elles soulignent en outre qu’il disposait d’un matériel (radio, casque et brassard de police) pouvant abusivement faire croire en sa qualité de policier. La femme et l’homme frappés le 1er mai ont demandé à être entendus ultérieurement par les enquêteurs.
La justice considère enfin qu’il existe des indices graves ou concordants permettant de penser que M. Benalla a demandé à ses contacts à la Préfecture de police de Paris (PP) de lui transmettre des extraits de vidéosurveillance après la révélation du scandale sur Le Monde, le 18 juillet au soir. Son contrôle judiciaire lui interdit d’exercer une fonction publique ou une mission de service public, de détenir des armes et d’entrer en relation avec plusieurs protagonistes du dossier. Contactée, l’avocate de M. Benalla n’a pas répondu aux sollicitations du Monde.
Port prohibé d’arme
Un proche de M. Benalla, Vincent Crase, gendarme réserviste et employé...




                        

                        


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Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 08h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


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    width: 2px;
    height: 10px;
    margin-left: -1px;
}

.ui-slider.ui-slider-horizontal .ui-slider-pip[class*=ui-slider-pip-selected] .ui-slider-line {
    height: 20px;
}

.ui-slider.ui-slider-horizontal .ui-slider-pip.ui-slider-pip-inrange .ui-slider-line {
    height: 12px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical {
    width: 6px;
    height: 125px;
    display: inline-block;
    margin: 0 15%;
}



.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip {
    left: 10px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip .ui-slider-line {
    height: 2px;
    width: 10px;
    margin-top: -1px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip[class*=ui-slider-pip-selected] .ui-slider-line {
    width: 20px;
}

.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-pip.ui-slider-pip-inrange .ui-slider-line {
    width: 12px;
}


.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-handle .ui-slider-tip,
.ui-slider.ui-slider-vertical .ui-slider-handle[class*=ui-state-] .ui-slider-tip {
    visibility: visible;
    opacity: 1;
    border: none;
    background: transparent;
    left: 50%;
    width: 30px;
    margin-left: -15px;
    text-align: center;
    color: white;
    font-weight: normal;
    top: 10px;
}


.ui-slider-handle,
.ui-slider-range,
.ui-slider-pip[class*=ui-slider-pip-selected] .ui-slider-line,
.ui-slider-pip.ui-slider-pip-inrange .ui-slider-line {
    background-color: #FB5100;
}

.grosrond {
    font-size: 25px;
}










/* fin du slider */

#recapator .dates {
    margin: 4rem auto 6rem auto;
}

#recapator .affichage {
    margin: 2rem 0 1rem 0;
    text-align: left;
    width: 100%;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.35rem;
    font-weight: bold;
}

#recapator .semaine {
    padding: 0 0 1.5rem 0;
    margin: 1rem 0 3rem 0;
    border-bottom: 2px solid #e5e7e8;
}

#recapator .semaine .titrecarte {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    color: #FFF;
    font-size: 1.4rem;
    font-weight: bold;
    opacity: 1;
    padding: 6px 11px;
    display: inline-block;
}

#recapator .semaine .datesemaine {
    text-transform: uppercase;
    color: #131e2b;
    margin-bottom: 1rem;
    font-size: 1.2rem;
}

#recapator .petittitre {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    color: #151E2A;
    font-weight: bold;
    text-align: left;
    margin: .5rem 0 1.5rem 0;
    padding: 0 5% 0 0;
}

#recapator .semaine .titrecarte sup {
    text-transform: lowercase;
}

.enplus {
    background: #EAEDF0;
    border-left: 5px solid #DCE1E6;
    padding: 10px 20px;
    margin: 1rem 0;
    color: #273D58;
    font-weight: bold;
    border-bottom: none;
}

.enplus:hover span {
    border-bottom: 2px solid #273D58;
}

#touteslesboites {
    justify-content: space-between;
    display: flex;
    flex-wrap: wrap;
    align-content: flex-start;
    border-bottom: 2px solid #e5e7e8;
    padding: 0 0 1.5rem 0;
}

div {
    color: #383f4e;
    border-top: 1px solid #e9edf0;
    /* background: rgba(113, 113, 113, 0.8); */
    padding: .9rem .6rem .3rem .5rem!important;
    font-size: 1.2rem;
    text-align: left;
    margin: .3rem 0;
    border-radius: 2px;
    flex: 1 33%;
    display: -webkit-inline-flex;
    display: inline-flex;
    -webkit-flex-direction: row/* works with row or column */
    flex-direction: row;
    -webkit-align-items: center;
    align-items: center;
}

div:nth-child(-n+3) {
    border-top: 0px;
}

#rattrapages .sport {
    border-left: 0 solid rgba(233, 172, 102, 1);
}

#touteslesboites .sport .option-input:checked {
    background: rgba(233, 172, 102, 1);
}

#rattrapages .sport .titrecarte {
    background-color: rgba(233, 172, 102, 1);
}

#rattrapages .insolite {
    border-left: 0 solid rgba(249, 105, 150, 1);
}

#touteslesboites .insolite .option-input:checked {
    background: rgba(249, 105, 150, 1);
}

#rattrapages .insolite .titrecarte {
    background-color: rgba(249, 105, 150, 1);
}

#touteslesboites .culture .option-input:checked {
    background: rgba(249, 105, 150, 1);
}

#rattrapages .culture {
    border-left: 0 solid rgba( 242, 5, 89, 1);
}

#rattrapages .culture .titrecarte {
    background-color: rgba( 242, 5, 89, 1);
}

#rattrapages .politique {
    border-left: 0 solid rgba(31, 13, 103, .8);
}

#touteslesboites .politique .option-input:checked {
    background: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#rattrapages .politique .titrecarte {
    background-color: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#touteslesboites .astronomie .option-input:checked,
#touteslesboites .sciences .option-input:checked {
    background: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie,
#rattrapages .sciences {
    border-left: 0 solid rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie .titrecarte,
#rattrapages .sciences .titrecarte {
    background-color: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .société {
    border-left: 0 solid rgba(255, 200, 50, 1);
}

#touteslesboites .société .option-input:checked {
    background: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .société .titrecarte {
    color: #000;
    background-color: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .planete,
#rattrapages .planète {
    border-left: 0 solid rgba(48, 147, 46, 1);
}

#touteslesboites .planète .option-input:checked,
#touteslesboites .planete .option-input:checked {
    background: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .planete .titrecarte,
#rattrapages .planète .titrecarte {
    background-color: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .economie {
    border-left: 0 solid rgba(254, 47, 47, 1);
}

#touteslesboites .economie .option-input:checked {
    background: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .economie .titrecarte {
    background-color: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .disparitions {
    border-left: 0 solid rgba(25, 25, 25, 1);
}

#touteslesboites .disparitions .option-input:checked {
    background: rgba(25, 25, 25, .9);
}


#rattrapages .disparitions .titrecarte {
    background-color: rgba(25, 25, 25, 1);
}

#rattrapages .international {
    border-left: 0 solid rgba(3, 134, 195, 1);
}

#touteslesboites .international .option-input:checked {
    background: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#rattrapages .international .titrecarte {
    background-color: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#recapator .dutexte {
    font-size: 1.3rem;
    margin: 0;
    padding: 0 0 1.5rem 0;
}



#recapator .grasdecodeurs {
    padding: 2rem 0 .5rem 0;

    align-self: center;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.5rem;
    font-weight: bold;
}

#recapator .titreoutil {
    background: #FB5100;
    font-family: FetteEngschrift;
    color: #FFFFFF;
    text-transform: uppercase;
    font-size: 2rem;
    font-weight: bold;
    opacity: 1;
    padding: 6px 11px;
    margin-right: 1.5rem;
    display: block;
    align-self: center;
}

#recapator .contenanttitre {
    border-bottom: 1px solid #E9EDF0;
    padding: 1.5rem .5rem;
    display: flex;
    align-content: flex-start;
    justify-content: space-between;
}

.contenanttitre .imgdec {
    pointer-events: none;
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select: none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
}

.contenanttitre .imgdec img {
    height: 3.2rem;
    border: 0;
}

#recapator .texte {
    margin: 1rem 0;
}

#recapator .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 10px;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

#dates sup {
    text-transform: lowercase;
}

#recapator .boites {
    padding: .5rem 0;
}

#recapator .boites label {
    cursor: pointer;
}

span.monecart {
    display: block;
    padding: .9rem 2rem;
}













/*LE RABE */

#slider label {
    position: absolute;
    color: #cacbcd;
    width: 20px;
    margin-top: -8px;
    margin-left: -10px;
    text-align: center;
}

#slider label.bleu {
    color: #FB5100;
}

#slider span.petittexte {
    margin-top: .5rem;
    font-size: 1.1rem;
    display: block;
    color: #cacbcd;
    line-height: 1rem;
    white-space: nowrap;
    font-weight: bold;
}


#recapator .gris:before {
    color: #CACED0;
    display: inline;
    font-size: inherit;
    width: 9px;
}













/* LES CHECKBOXES */

.option-input {
    -webkit-appearance: none;
    -moz-appearance: none;
    -ms-appearance: none;
    -o-appearance: none;
    appearance: none;
    width: 1.7rem;
    height: 1.7rem;
    border-radius: 0;
    color: #fff;
    cursor: pointer;
    display: inline-block;
    outline: none;
    position: relative;
    margin-right: 0.5rem;
    z-index: 1000;
    background-color: #e9edf0;
}

.option-input:checked+label {
    color: #383f4e;
}

.option-input+label {
    color: #cacbcd;
}



input:not([class^="btn"]):focus {
    box-shadow: 0 0 0px 0 rgba(0, 0, 0, 0)!important;
}

.option-input:checked::before {
    color: rgba(255, 255, 255, 1);
    position: absolute;
    top: 0.1rem;
    left: 0.1rem;
    content: "";
") no-repeat;
    display: inline-block;
    background-size: 70%;
    width: 2rem;
    height: 2rem;
    margin-right: 5px;
    font-size: 2.3rem;
    text-align: center;
    line-height: 1.5rem;
}

#recapator #boites.stick {
    background-color: white;
    position: fixed;
    top: 0px;
    z-index: 10000;
    border-bottom: 1px rgba(0, 0, 0, 0.1) solid;
}


/* le css sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {

    #slider label {
        margin-top: -6px;
        margin-left: -10px;

    }
}


              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Récapator


Qu'ai-je manqué pendant mes vacances ?
Déplacez les glissières pour sélectionner la période pendant laquelle vous étiez « déconnecté·e ». 

Filtrez par thème si, par exemple, vous ne voulez pas entendre parler de sport ou de disparitions.




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/slider", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, slider, moment) {

    ! function(a) {
        function f(a, b) {
 1)) {
                a.preventDefault();
                var c = a.originalEvent.changedTouches[0],
                    d = document.createEvent("MouseEvents");
                d.initMouseEvent(b, !0, !0, window, 1, c.screenX, c.screenY, c.clientX, c.clientY, !1, !1, !1, !1, 0, null), a.target.dispatchEvent(d)
            }
        }
        if (a.support.touch = "ontouchend" in document, a.support.touch) {
            var e, b = a.ui.mouse.prototype,
                c = b._mouseInit,
                d = b._mouseDestroy;
            b._touchStart = function(a) {
                var b = this;
                !e && b._mouseCapture(a.originalEvent.changedTouches[0]) && (e = !0, b._touchMoved = !1, f(a, "mouseover"), f(a, "mousemove"), f(a, "mousedown"))
            }, b._touchMove = function(a) {
                e && (this._touchMoved = !0, f(a, "mousemove"))
            }, b._touchEnd = function(a) {
                e && (f(a, "mouseup"), f(a, "mouseout"), this._touchMoved || f(a, "click"), e = !1)
            }, b._mouseInit = function() {
                var b = this;
                b.element.bind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), c.call(b)
            }, b._mouseDestroy = function() {
                var b = this;
                b.element.unbind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), d.call(b)
            }
        }
    }($);



    /*
    La localisation de Moment.js
    */

    moment.locale('fr', {
        months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
        monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
        weekdays: "dimanche_lundi_mardi_mercredi_jeudi_vendredi_samedi".split("_"),
        weekdaysShort: "dim._lun._mar._mer._jeu._ven._sam.".split("_"),
        weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    })

    /*
        GSelper pour importer les données de Google Spreadsheet (MERSEA PIRHOO)
    */
    function Gselper(e) {
        var t = this,
            n = { autoLoad: !0, key: "", worksheet: "", onComplete: null, onFail: null },
            o = {},
            i = [];
 0 }, this.load = function(e, i) { if ("" == n.key || "string" != typeof n.key) return !1; if ("" == n.worksheet || "string" != typeof n.worksheet) return !1; var r = "https://spreadsheets.google.com/feeds/list/" + n.key + "/" + n.worksheet + "/public/values?alt=json&callback=?"; return $.getJSON(r, function() {}).done(function(n) { o = n, t.parse() && "function" == typeof e && e.call(t) }).fail(function() { "function" == typeof i && i.call(t) }), t }, this.parse = function() {
            return "object" != typeof o || "object" != typeof o.feed || "object" != typeof o.feed.entry || 0 == o.feed.entry.length ? !1 : (i = [], $.each(o.feed.entry, function(e, t) {
                var n = {};
                $.each(t, function(e, t) { "gsx$" === e.slice(0, 4) && (n[e.slice(4)] = t.$t) }), i.push(n)
            }), t)
        }, this.get = function(e) { return "undefined" == typeof e ? t.isLoaded() ? i : !1 : "number" == typeof e && e     };

    /*
        Pour modifier les données 2018 : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc/edit#gid=0
    */
    /*** PARAMETRES ***/
    var importDonneesGoogleSpreadsheet = true;

    if (importDonneesGoogleSpreadsheet) {
        function firstScrape() {
            var doc = new Gselper({
                key: "1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc",
                worksheet: "1",
                onComplete: function(data) {
                    rattrapator = [];

                    $.each(doc.get(), function(i, line) {
                        rattrapator.push(line)
                    });

                    rattrapator.sort(function(a, b) {
                        premier = moment(a.date, "DD/MM/YYYY")
                        second = moment(b.date, "DD/MM/YYYY")
                        return premier - second
                    })
                    rattrapator.reverse()
                    genererRecapator();
                },
                onFail: function(data) {
                    genererRecapator();

                }
            });
        }
        firstScrape();
    } else {
        genererRecapator()
    }

    var semaine = moment().weeks();
    if (semaine     else max = 35;

    var tablo = [max - 1, max],
        debut = 0,
        fin = tablo.length - 1;

    var themes = [],
        themeschoisis = [];

    var valeurs = [27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35],
        dico = {
            "26": {
                "debut": "25 juin",
                "fin": "1 juillet"
            },
            "27": {
                "debut": "2 juillet",
                "fin": "8 juillet"
            },
            "28": {
                "debut": "9 juillet",
                "fin": "15 juillet"
            },
            "29": {
                "debut": "16 juillet",
                "fin": "22 juillet"
            },
            "30": {
                "debut": "23 juillet",
                "fin": "29 juillet"
            },
            "31": {
                "debut": "30 juillet",
                "fin": "5 août"
            },
            "32": {
                "debut": "6 août",
                "fin": "12 août"
            },
            "33": {
                "debut": "13 août",
                "fin": "19 août"
            },
            "34": {
                "debut": "20 août",
                "fin": "26 août"
            },
            "35": {
                "debut": "27 août",
                "fin": "2 septembre"
            }
        };


    $("#slider").slider({
        min: 27,
        max: 35,
        range: true,
        step: 1,
        values: [max - 1, max + 1],
        slide: function(event, ui) {
            if (ui.values[1]                 tablo = [];
                for (var i = 0; i                     for (i = ui.values[0]; i                         tablo.push(i)
                    }
                    fin = Number(tablo.length - 1);
                    montrerCacher();
                }
            } else {
                return false
            }
        }
    }).each(function() {
        var opt = $(this).data().uiSlider.options;
        var vals = opt.max - opt.min;
        for (var i = 0; i " + dico[valeurs[i]].debut + "  "
            else madate = ""
●" + madate.replace("juillet", "juil.") + ""
            var el = $(contenu).css('left', (i / vals * 100) + '%');

            $("#slider").append(el);

        }
    });

    function genererRecapator() {
        var html = ""
"

        $.each(rattrapator, function(i, d) {
            /*
            On vérifie les themes
            */
            var categorie1 = String(d.cat1).toLowerCase()
            var categorie2 = String(d.cat2).toLowerCase()
            if (themes.indexOf(categorie1) == -1 && categorie1 != "") themes.push(categorie1)
            if (themes.indexOf(categorie2) == -1 && categorie2 != "") themes.push(categorie2)

            /*
            On génre le tableau
            */
            var classe = (d.cat1).toLowerCase() + ((d.cat2 != "") ? " " + (d.cat2).toLowerCase() : "")
"
" + moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("ddd Do MMM") + ""
             */
" + ((d.date) ? String(moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("dddd Do MMMM")).replace(/ /g, " ") : "") + "" + d.titre.replace(" %", " %") + "" + d["texte"].replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »")
En savoir plus"

"
        })
        $("#rattrapages").html(html)
        themes.sort()
        themeschoisis = themes
        $("#rattrapages a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

        $.each(themes, function(i, d) {
            var themecb = nomPropre(d);
 " + themecb.replace("Economie", "Économie") + ""
        });

"
        $("#boites").html(checkboxes)

        $('#slideToggle').click(function() {
            $('#touteslesboites').slideToggle('slow', function() {
                $("#slideToggle").toggleClass("rotation")
            });
        });

        $("#boites :checkbox").on("change", function(d) {
            byebye = this.value;
            if (this.checked) {
                themeschoisis.push(byebye)
            } else {
                themeschoisis.splice(themeschoisis.indexOf(byebye), 1)
            }
            montrerCacher();
        })
        montrerCacher();
    };



    function montrerCacher() {
        /*    On change le texte sous la glissière et la couleurs des labels  */
        var premier = tablo[debut],
            dernier = tablo[fin];
        mois1 = dico[premier].debut.split(" ")[1]
        mois2 = dico[dernier].fin.split(" ")[1]

        /*
        On cache ceux qui ne sont dans la fourchette
        */
        $("#rattrapages .semaine").hide()
        $("#slider label").removeClass("bleu")
        $.each(tablo, function(i, d) {
            $("#slider .l" + d).addClass("bleu")

            selecteur = $("#rattrapages .s" + d);
            selecteur.show()

            $.each(selecteur, function(j, k) {
                var myString = $(k).attr('class').split(" ")
                myString.splice(0, 2)
                if (themeschoisis.indexOf(myString[0]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[0]).hide()
                }
                if (themeschoisis.indexOf(myString[1]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[1]).hide()
                }
            })
        })
 1) ? "s" : "") + " correspond" + (($('#rattrapages div.semaine:not([style*="display: none"])').length > 1) ? "ent" : "") + " à vos dates (du "
        if (mois1 != mois2) {
            datehtml += dico[premier].debut + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        } else {
            datehtml += dico[premier].debut.split(" ")[0] + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        }
        datehtml += ")"
        $("#dates").html(datehtml)
    }

    function nomPropre(string) {
        return string.charAt(0).toUpperCase() + string.slice(1);
    }


});





                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-15">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Depuis jeudi soir, les débats à l’Assemblée étaient bloqués par une succession de « rappels au règlement » et d’interruptions de séance liés à l’affaire Benalla.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 22/07/2018
Découvrir l’application


                        

L’examen de la révision constitutionnelle ne reprendra pas avant la rentrée

Depuis jeudi soir, les débats à l’Assemblée étaient bloqués par une succession de « rappels au règlement » et d’interruptions de séance liés à l’affaire Benalla.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h31
    |

            Manon Rescan (avec Astrid de Villaines)








                        



   


Cette fois, ils lâchent. Lundi 23 juillet, après une conférence extraordinaire des présidents de groupe à l’Assemblée, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement, a anoncé que l’examen de la révision constitutionnelle ne reprendrait qu’à la rentrée.
Une décision qui appelle plusieurs questions, pour le moment sans réponse : l’Assemblée pourra-t-elle commencer l’examen en deuxième lecture du projet de loi asile-immigration mercredi comme le prévoit l’ordre du jour ? Les hautes instances du Palais Bourbon doivent se pencher sur le sujet mardi. Et surtout, quand la révision constitutionnelle pourra-t-elle reprendre, vu l’agenda législatif déjà très chargé de la rentrée ? Une chose est sûre, ce dossier déjà très compliqué, car il nécessite l’accord du Sénat, vient de connaître un nouveau coup de frein.
L’annonce, dimanche en séance publique, de la suspension temporaire de l’examen du texte par la ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait déjà sonné comme un coup de tonnerre. C’est ici, entre les murs du Palais-Bourbon, que la crise provoquée par l’affaire Benalla au sommet de l’Etat s’est propagée ces derniers jours. Sans relâche, pendant plus de soixante-douze heures, l’opposition y a réclamé des explications au gouvernement sur les faits révélés par Le Monde le 18 juillet. En vain. « Le premier ministre [Edouard Philippe], en refusant de venir, fait un bras d’honneur aux députés, à notre président, à tous les groupes, au Parlement ! », s’est encore indigné, dimanche matin, Christian Jacob, le patron du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée.
Les députés de droite comme de gauche sont fédérés dans une union de circonstance. Tour à tour, ils utilisent des outils de procédure. Une façon de paralyser les débats sur la révision constitutionnelle. Pas un amendement de ce texte, qui en compte 2 400, n’a pu être examiné depuis jeudi soir. Et nul ne sait désormais quand l’examen de ce texte phare du quinquennat pourra reprendre.
« Faire comme s’il ne se passait rien »
Face au blocage orchestré par l’opposition, l’exécutif a d’abord demandé aux députés de la majorité de tenir bon. « Il n’était pas question de donner l’impression de lâcher », confie une source parlementaire. Jeudi, l’apathie régnait au sein du groupe LRM, laissant le champ libre aux opposants. « Ils se sont construits en disant que les politiques d’avant étaient des pourris, qu’ils seraient différents, et ils se retrouvent du mauvais côté de la barrière », résume le centriste Jean-Christophe Lagarde (Union des démocrates et indépendants, Seine-Saint-Denis) pour expliquer leur malaise.
Vendredi, les députés présents se sont rebiffés et, équipés de « casques lourds », se sont lancés dans une « guerre de tranchées », selon l’expression entendue dans les couloirs. Richard Ferrand, le président du groupe majoritaire, a eu beau accuser l’opposition de chercher à « saboter cyniquement » la réforme parlementaire, sur laquelle les débats s’éternisaient déjà depuis plus d’une semaine, rien n’y a fait : le pilonnage a laminé l’agenda du gouvernement.
« Ils s’accrochent à une affaire judiciaire pour se faire entendre parce que, sur le fond de notre politique, ils sont aux abois ! », s’insurge le député Sacha Houlié (La République en marche, Vienne). Mais toute tentative de minimiser la crise est périlleuse. « Pendant que vous répétez et assénez des confusions entre les faits d’un homme et la mission d’un Hémicycle, le monde n’attend pas ! », a ainsi déclaré, dimanche, la députée (LRM) de l’Hérault Coralie Dubost, évoquant « la guerre commerciale de Trump [qui] perdure » et un « iceberg géant [qui] menace les côtes du Groenland ».

   


« On ne peut pas s’enfermer à l’Assemblée et faire comme s’il ne se passait rien ! », rétorque auprès du Monde Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche (socialiste) à l’Assemblée, réfutant tout procès en obstruction stérile. « Il était impossible de continuer l’examen du texte alors qu’il y a un lien plus qu’étroit entre la nature du débat et l’affaire », insiste le communiste Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis). La révision constitutionnelle porte, il est vrai, un nom qui dissone dans le contexte actuel : « Pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace. »
Une nouvelle scène ubuesque
Cernée par les oppositions, la majorité n’a jamais repris l’ascendant. Elle a même rétropédalé sur la commission d’enquête, demandant d’abord des auditions à huis clos, puis acceptant leur publicité face au tollé.
Dans le flot de révélations sur Alexandre Benalla, l’Assemblée nationale a par ailleurs eu droit à son petit scoop, apporté, samedi, par Marc Le Fur, député (LR) des Côtes-d’Armor. Photo à l’appui, le vice-président de l’institution a prouvé que M. Benalla disposait d’un badge d’accès au Palais-Bourbon. Et pas n’importe lequel : un badge « H » comme « hémicycle », « le plus haut niveau qui soit », insiste M. Le Fur. Ce sésame est normalement réservé à des collaborateurs politiques, pas à des hommes chargés de la sécurité du président de la République. Ce dernier n’a d’ailleurs – au nom de la séparation des pouvoirs – pas droit de cité au Parlement. De quoi remettre de l’huile sur le feu d’une Assemblée déjà embrasée.
Une députée a particulièrement bien compris le parti qu’elle pourrait tirer de la confusion générale. D’abord invisible, Marine Le Pen a refait surface samedi, et provoqué dans la soirée une nouvelle scène ubuesque. Peu avant 19 heures, l’élue du Pas-de-Calais interpelle devant les caméras Christophe Castaner, qui s’entretient avec des journalistes dans la salle. Le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement tente de lui répondre sur ses propres affaires. Les deux s’accusent sans vraiment se répondre sous l’œil des caméras.
« Ce n’est pas la séquence la plus réussie », concède un député LRM. M. Castaner n’est en effet pas apparu dans l’Hémicycle depuis le début de la crise. Tous les députés l’ont pourtant vu dans les couloirs de l’Assemblée et à la buvette. Vendredi après-midi, il est ainsi resté longuement assis avec Nicole Belloubet sur un coin de banquette dans un couloir en attendant la reprise de la séance. Deux ministres seuls dans la tourmente.

   


Pris à partie, M. Castaner s’est finalement expliqué dimanche sur son absence lors des débats. « Je n’ai pas souhaité donner du grain à moudre à ceux qui ont hystérisé les débats », s’est-il défendu sur Facebook, dans l’après-midi. Une défense pleine d’ambiguïtés. A-t-il voulu se protéger d’apostrophes concernant Vincent Crase ? Ce gendarme réserviste auquel l’Elysée faisait appel, présent le 1er mai avec M. Benalla, est aussi salarié de LRM dont M. Castaner est le patron.
Semaine pleine d’inconnues
Tout le week-end, la majorité s’est interrogée sur la pertinence de continuer à siéger, divisée entre ceux qui voulaient « tenir » et ceux n’en voyant pas l’intérêt. François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, voulait arrêter les frais.
Samedi, majorité et gouvernement décident que les travaux seront a priori suspendus dans la journée de dimanche, et que la séance du soir sera courte. M. de Rugy l’abrège, ouvrant la séance pour quelques secondes, le temps de la fermer aussitôt. S’ensuit un échange musclé avec Richard Ferrand et Marc Fesneau, le président du groupe MoDem, qui n’a pas été mis au courant de cette décision.
Dimanche midi, l’ajournement des débats a offert aux députés une brève pause avant de plonger dans une semaine explosive. Lundi, à 16 heures, devait débuter la nouvelle lecture du projet de loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel. Nul ne savait, dimanche, si le blocage perdurerait ni si le gouvernement maintiendrait, mercredi, la deuxième lecture du projet de loi « asile-immigration », avec Gérard Collomb au banc des ministres. Entre-temps, le ministre de l’intérieur devait être auditionné par la commission d’enquête parlementaire, de même que le préfet de police de Paris.
Les députés doivent encore se mettre d’accord sur la liste des autres personnes à auditionner. Au moindre désaccord, l’opposition sait désormais qu’elle a le pouvoir de bloquer l’institution. Plus personne n’ose aujourd’hui se projeter sur la suite de la semaine.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Enquêtes judiciaire et parlementaire, travaux législatifs paralysés, président déstabilisé… retour sur une affaire sans précédent depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                

Les cinq jours qui ont fait de l’affaire Benalla un scandale d’Etat

Enquêtes judiciaire et parlementaire, travaux législatifs paralysés, président déstabilisé… retour sur une affaire sans précédent depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h02
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h34
   





                        



En cinq jours, les révélations du Monde sur l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla ont bousculé les agendas politique et judiciaire. Alors que le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, doit être auditionné lundi 23 juillet à 10 heures par la commission des lois de l’Assemblée, constituée pour l’occasion en commission d’enquête, retour sur le déroulé des événements depuis mercredi.
18 juillet : l’identification
Après plusieurs semaines d’enquête, Le Monde révèle qu’Alexandre Benalla, un proche collaborateur du président de la République, est l’auteur de violences filmées visant deux manifestants, en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris.
Une vidéo, mise en ligne le 1er mai et largement partagée depuis, montrait un homme avec un casque tirer par le cou une jeune fille, puis revenir s’en prendre violemment à un jeune homme, déjà à terre, entouré par des CRS. Lorsque Le Monde l’identifie plus de deux mois après, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet de la présidence, reconnaît avoir été informé à l’époque des actes de M. Benalla et avoir aussitôt prévenu le président de la République. Une sanction avait alors été prononcée : une mise à pied de quinze jours, avec suspension de salaire, ainsi qu’une rétrogradation de statut à un poste administratif. Des mesures trop clémentes, selon l’opposition, qui somme l’Elysée de donner des explications au plus vite.

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19 juillet : les enquêtes
Jeudi matin, l’Elysée finit par réagir par la voix de son porte-parole, Bruno Roger-Petit, qui, auprès de la presse, met l’accent sur les mesures prises, affirmant qu’elles constituent « la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée ». Un autre homme présent ce jour-là et également suspecté de violences, Vincent Crase, avait, lui aussi, été sanctionné : gendarme réserviste et salarié de La République en marche, il s’était alors vu notifier la « fin » de « toute collaboration entre lui et le président ».
Dans le même temps, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire sur les chefs de « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique ». Une enquête est confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). En parallèle de l’enquête ouverte par le parquet de Paris, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, annonce avoir saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), afin de « déterminer dans quelles conditions » les deux hommes ont pu assister aux manifestations aux côtés des forces de l’ordre
Dans la soirée, trois responsables de la préfecture de police de Paris sont suspendus, suspectés d’avoir transmis à M. Benalla, le soir des révélations du Monde, une vidéo de la scène, captée par des caméras de vidéosurveillance.

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En déplacement en Dordogne, Emmanuel Macron affiche, pour sa part, un silence résolu, se limitant à assurer que « la République est inaltérable », tandis qu’à l’Assemblée la confusion règne chez les députés LRM, face à une opposition qui dénonce « un scandale d’Etat » et un « climat d’impunité ».
Alors que les députés étaient en plein examen du projet de loi sur la révision constitutionnelle, plusieurs élus d’opposition, dont le communiste Sébastien Jumel ou encore le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, réclament dans l’après-midi la création d’une commission d’enquête sur les violences du 1er-Mai dans la capitale.
Le soir même, les membres de la commission des lois décident de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête pour un mois afin de faire la lumière sur « les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er-Mai 2018 ».

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20 juillet : l’emballement
Après vingt-quatre heures de crise qui ont fait tanguer la Macronie, l’Elysée finit par céder à la pression et engage une procédure de licenciement à l’encontre de M. Benalla. Sans donner plus de détails, la présidence justifie cette décision par le fait que celui-ci, « aux fins de prouver son innocence, […] aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir ».
Dans la même journée, alors que MM. Benalla, Crase et les trois cadres de la préfecture sont placés en garde à vue, Le Monde révèle que l’ancien « M. Sécurité » du président de la République a déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans un logement de fonction, dans une dépendance de l’Elysée, quai Branly.
Supérieur hiérarchique de M. Benalla à l’Elysée, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, est par ailleurs entendu comme témoin ; c’est lui qui avait délivré une autorisation à Alexandre Benalla pour assister en tant qu’« observateur » à la manifestation parisienne du 1er-Mai.

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Si l’enquête avance, les débats parlementaires sont, eux, paralysés par l’affaire. Les élus d’opposition réclament la suspension du débat constitutionnel, les députés de La France insoumise proposent à tous les parlementaires de déposer ensemble une motion de censure du gouvernement quand d’autres encore accusent Gérard Collomb de « mensonges », demandant que le ministre de l’intérieur, voire le premier ministre, vienne s’expliquer devant les élus. Après son homologue de l’Assemblée, la commission des lois du Sénat décide à son tour de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête, pour une durée de six mois.
21-22 juillet : la paralysie
Samedi matin, tandis que les cinq gardes à vue sont prolongées, le domicile d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) de M. Benalla est perquisitionné. L’enquête est ensuite confiée à un juge d’instruction et les suspects sont tous mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Cinq chefs d’accusations sont retenus contre M. Benalla, dont ceux de violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail et d’immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique.
De leur côté, les deux victimes présumées présentes sur la vidéo, identifiées, ont fait savoir qu’elles acceptaient d’être entendues, mais ultérieurement.
Sur les bancs de l’Assemblée, où l’examen de la réforme constitutionnelle ne cesse d’être perturbé, des députés d’opposition demandent des explications après avoir découvert qu’Alexandre Benalla disposait d’un badge d’accès à l’hémicycle depuis le 24 juillet 2017. Face à l’impossibilité de poursuivre les débats sereinement, le président de l’Assemblée, François de Rugy, annule la séance nocturne.

        Lire la chronique de Françoise Fressoz:
         

          Benalla : Gérard Collomb, l’homme faible de l’affaire



Cinq jours après les premières révélations, l’affaire Benalla aura eu raison, du moins provisoirement, du projet de révision constitutionnelle voulu par Emmanuel Macron : à la reprise de la séance, dimanche matin, le gouvernement suspend officiellement les travaux jusqu’à nouvel ordre, après un blocage inédit de l’Assemblée nationale.

22 juillet : la fin (relative) du silence
Une réunion s’est tenue à l’Elysée, dimanche 22 juillet dans la soirée, autour du chef de l’Etat. Emmanuel Macron avait convié le premier ministre Edouard Philippe, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux et le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner.
Le président a, selon un participant à la réunion, clairement condamné le « comportement choquant et inacceptable » du désormais ex-adjoint au chef de cabinet à l’Elysée, Alexandre Benalla. Il a rappelé qu’il n’y avait d’« impunité » pour personne, pour des faits jugés « inacceptables », et que trois enquêtes étaient en cours (judiciaire, parlementaire et administrative).
Selon l’un de ses proches, M. Macron a par ailleurs parlé des « dysfonctionnements manifestes » de l’Elysée que cette affaire a révélés.
Il a annoncé à ses interlocuteurs avoir chargé son secrétaire général, Alexis Kohler (qui n’était pas à la réunion) de se pencher sur le sujet et de faire des propositions de réorganisation.
A en croire les participants à cette réunion, le président n’a pas détaillé de quels dysfonctionnements il s’agissait.
Il est apparu ces derniers jours que M. Benalla disposait d’une voiture de fonction, d’un appartement quai Branly, d’un badge d’accès à l’Assemblée nationale.

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                Alexandre Benalla est logé quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée



Enfin, le président qui s’était muré dans le silence sur l’affaire Benalla, n’exclut plus de s’exprimer sur le sujet. Il le fera « quand il jugera bon de le faire », commente un de ses proches.


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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/07/2018
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Affaire Benalla : les questions auxquelles devra répondre Gérard Collomb

Le ministre de l’intérieur a eu connaissance des faits dès le 2 mai. L’opposition veut notamment comprendre pourquoi il n’a pas immédiatement prévenu la justice.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h01
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 10h34
   





                        



   


Pris lui aussi dans le tourbillon de l’affaire Benalla, Gérard Collomb va passer lundi matin sur le gril de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Il devra répondre à des « questions très nombreuses et d’une très grande gravité », selon le corapporteur, Guillaume Larrivé (LR). Le ministre de l’intérieur était au courant de ces agissements dès le 2 mai. La place Beauvau, qui se mure dans un quasi-mutisme, l’a confirmé au Monde ce week-end.
Les oppositions dénoncent les « mensonges » du ministre et plusieurs personnalités, à droite comme à gauche, du président du mouvement souverainiste Debout la France Nicolas Dupont-Aignan au chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, ont demandé la démission de M. Collomb. Ce dernier est attendu au Palais-Bourbon à 10 heures, le préfet de police Michel Delpuech sera ensuite auditionné à partir de 14 heures.
Qui a prévenu Gérard Collomb ?
Chargé de mission à l’Elysée et en première ligne dans le dispositif de sécurité entourant Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a été filmé en train de frapper et de malmener des manifestants le 1er mai, place de la Contrescarpe à Paris (5e).
Dans ce contexte, M. Collomb sera sans doute interrogé sur les zones d’ombre qui demeurent, et notamment : qui a informé le ministre de l’intérieur des violences commises ? La préfecture de police de Paris ? L’Elysée qui a rapidement été mis au courant ? Un autre canal ? Dans un milieu censé être très hiérarchisé, la question a son importance.
Au Sénat jeudi, le ministre a dit avoir saisi la « police des polices » pour faire la lumière sur cette affaire, soit plus de deux mois après les faits. « On a laissé ces images tourner sur les réseaux sociaux. Cela est préjudiciable pour l’image de la police », déplore Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat policier Synergies.

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Pourquoi M. Collomb n’a-t-il pas saisi la justice ?
« Il a dissimulé (…) cette information à la représentation nationale et à la justice », s’offusque l’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon (Génération. s).
Selon l’article 40 du code de procédure pénale, le procureur de la République aurait dû être saisi pour ces faits, mais aucun membre de l’exécutif ne l’a fait, ce qui fait dire à l’opposition que le pouvoir a cherché à étouffer l’affaire. « On vit dans un système hiérarchisé. Ce n’est pas au ministre de l’intérieur d’engager des poursuites contre un collaborateur du président », tempère M. Ribeiro. « Il y a eu violences… Il fallait faire un article 40, au moins pour se protéger », avance un cadre de l’administration.
Pourquoi M. Benalla était-il présent le 1er mai ?
Il était censé n’être qu’un « observateur » sur une opération de maintien de l’ordre ; il a fini par se promener avec brassard de police, radio et casque sur la tête avant de s’en prendre à des manifestants, en compagnie de Vincent Crase, un salarié de La République en marche (LRM). Pour l’instant, rien n’explique leur présence parmi les forces de l’ordre au sein de la manifestation.
Qui a validé la présence des deux hommes sur cette manifestation ?
C’est la préfecture de police qui a donné son feu vert. Mais à quel niveau ? Beauvau était-il au courant ? D’où vient le matériel policier détenu par M. Benalla ? Pourquoi le major de police de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la préfecture de police n’est-il pas intervenu pour empêcher ces agissements, alors qu’il était ce jour-là le « référent » de M. Benalla ? « On voit mal un major s’opposer à un conseiller de l’Elysée », répond une source syndicale.
Plusieurs sources ont aussi fait état auprès de l’AFP de la présence de M. Benalla aux briefings et débriefings de la manifestation du 1er mai qui s’était soldée par de spectaculaires violences commises par des activistes du « Black Bloc ». « Il est régulièrement sur des dispositifs opérationnels et semble piloter différentes choses », s’étrangle David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). « Il n’est diplômé en rien mais semble avoir accès à tout. Qui l’a mandaté pour ça ? », interroge-t-il.

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Quel était le rôle exact de M. Benalla ?
Selon plusieurs sources, l’ex-chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République, qui accompagnait régulièrement M. Macron sur ses déplacements (y compris après sa mise à pied de quinze jours, au vu de photos de presse), paraissait aussi régenter la sécurité à l’Elysée. Problème : c’est précisément la mission du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), une structure du service de la protection (SDLP), dépendant de la police nationale. Le GSPR est dirigé par un colonel de gendarmerie.
Selon des sources policières, syndicales et internes à Beauvau, une réorganisation de la sécurité de l’Elysée était dans les tuyaux pour la fin de 2018, avec la création d’une direction de la sécurité de la présidence de la République (DSPR) composée de trois entités. M. Benalla était pressenti pour occuper une place prépondérante dans ce dispositif directement piloté par la présidence.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’examen de la révision, qui en était à son onzième jour d’affilée, reprendra « ultérieurement dans des conditions plus sereines ».
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Déjà compliquée, la révision constitutionnelle en suspens après l’affaire Benalla

L’examen de la révision, qui en était à son onzième jour d’affilée, reprendra « ultérieurement dans des conditions plus sereines ».



Le Monde
 |    22.07.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 07h04
   





                        


L’affaire Benalla aura eu raison, du moins provisoirement, du projet de révision constitutionnelle voulu par Emmanuel Macron et dont l’examen, déjà compliqué, a été suspendu dimanche 22 juillet jusqu’à nouvel ordre, à la suite d’un blocage inédit de l’Assemblée nationale.
L’hémicycle était en état de « siège » depuis les révélations du Monde sur l’ancien collaborateur du chef de l’Etat, selon les termes d’une élue La République en marche (LRM). L’air grave, la garde des sceaux Nicole Belloubet a annoncé en fin de matinée la suspension des travaux et souhaité que l’examen de la révision, qui en était à son onzième jour d’affilée, reprenne « ultérieurement dans des conditions plus sereines ».
Une décision qui a été applaudie par des députés de tous bords avant la levée de la séance, alors que depuis la matinée, les « rappels au règlement » s’étaient à nouveau succédé, atteignant depuis jeudi le nombre record de 298.

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L’opposition plaidait depuis près de trois jours qu’il était impossible de débattre d’un tel texte constitutionnel « au milieu de cette crise profonde ». La majorité, après une réunion à huis clos samedi soir, avait affiché pour mot d’ordre de « ne pas lâcher ». Il a finalement fallu « mettre fin au cirque », a affirmé une source dans la majorité, au vu de la situation inédite de blocage « de tous les groupes d’opposition ».
Le député LRM Sacha Houlié refuse toutefois d’y voir une défaite politique pour la majorité face à l’opposition :
« Qu’ont-ils gagné ? Rien. On a siégé tous les jours à l’Assemblée nationale, alors que certains souhaitaient qu’on arrête vendredi soir. On n’a pas lâché sur la date de l’audition du ministre de l’intérieur. On a tenté jusqu’au bout de reprendre les travaux. »
La présidente du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée, Valérie Rabault, estime, de son côté, que la suspension des travaux : « Les oppositions dans leur ensemble ont clairement marqué le point, mais ce n’est pas une victoire. »
La réforme remise en cause
Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) s’est félicité sur Twitter de cette mise « au congélateur » du texte, fustigeant les « Pieds nickelés » de la « macronie ».
Et déjà, des voix s’élèvent pour réclamer un retrait pur et simple de la réforme, qui prévoit notamment une réduction du nombre de parlementaires et une dose de proportionnelle de 15 %. Dénonçant « une hyper-présidentialisation », plusieurs ont trouvé dans l’affaire Benalla un argument supplémentaire pour repousser un texte qui « affaiblit le Parlement », le socialiste Olivier Faure y voyant l’illustration du « danger de laisser un exécutif tout-puissant ».

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Pierre Dharréville, porte-parole des députés communistes, ne voit pas ce qui pourrait justifier « un nouvel accroissement des pouvoirs du président ». La réforme est désormais « nulle et non avenue », affirme Sébastien Huyghe (LR).
Dans un communiqué, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a, lui, appelé le gouvernement « à revoir sa copie », en estimant qu’Emmanuel Macron « ne peut plus décemment » défendre un tel projet, qui était censé arriver au Palais du Luxembourg en septembre.
Collomb, seul ministre entendu
Lundi, sera marqué par l’audition de Gérard Collomb le matin par la commission des lois, dotée des prérogatives d’enquête. Plusieurs membres de l’opposition souhaiteraient également voir que soient interrogés le président de la République, Emmanuel Macron, mais aussi le premier ministre, Edouard Philippe, ou encore le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner.

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Mme Rabault a ainsi écrit au premier ministre pour lui demander de se rendre devant l’Assemblée nationale. Elle n’a reçu pour toute réponse qu’un « accusé réception de M. Castaner ». Du côté de La France Insoumise aussi, on réclame la venue de M. Philippe. Les ministres ne s’expriment pas non plus, ce qui montre le caractère antidémocratique des institutions actuelles. En revanche, il peut répondre à la commission d’enquête », soutient Alexis Corbière, député LFI de Seine-Saint-Denis.
Ugo Bernalicis, membre de la commission des lois, qui va devenir la commission d’enquête, maintient sa demande de pouvoir auditionner le président de la République. « Cela n’est marqué nulle part qu’il ne peut pas venir devant la commission. Il peut refuser mais rien ne l’empêche de venir », estime-t-il.
Le groupe socialiste et républicain du Sénat a par ailleurs demandé à ce que toutes les auditions de cette commission d’enquête soient publiques.
Calendrier incertain
Quid du calendrier parlementaire ? Un « brouillard assez dense » règne, constate-t-on dans la majorité. Après l’audition de M. Collomb lundi matin, les débats doivent reprendre à 16 heures, sur le projet de loi « avenir professionnel ». En principe, le texte asile-immigration, porté par M. Collomb, est aussi au menu à compter de mercredi.
M. de Rugy doit consulter les présidents de groupe et le gouvernement pour organiser les débats « des deux prochaines semaines », soit d’ici la pause estivale.

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Quant à la réforme, Mme Belloubet a assuré que le gouvernement serait « toujours là pour défendre notre Constitution et la faire évoluer », le président de l’Assemblée François de Rugy (LRM) promettant aussi de tout faire pour qu’elle « aboutisse ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que le ministre de l’intérieur, auditionné lundi à l’assemblée nationale, est fragilisé par l’affaire.
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« Gérard Collomb est tout désigné pour devenir le fusible de cette extravagante affaire Benalla »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que le ministre de l’intérieur, auditionné lundi à l’assemblée nationale, est fragilisé par l’affaire.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 17h05
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23.07.2018 à 11h18
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            Françoise Fressoz (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. Ils rêvent tous d’en découdre avec Emmanuel Macron. Droite et gauche confondues, comme une revanche sur tout ce qui s’est passé depuis un an, l’enterrement du « vieux monde », leur enterrement à eux.
Mais lorsque l’occasion se présente enfin, cette affaire Benalla dans laquelle la responsabilité du chef de l’Etat est directement en jeu, ils ne peuvent pas s’en prendre à lui. « Le Parlement ne peut pas interpeller le chef de l’Etat », soupire le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, soulignant par là même l’incongruité de cette révision constitutionnelle qu’on tente de leur imposer et qu’ils vivent tous comme une nouvelle réduction des droits du Parlement face à cet « hyperprésident » qui les a tant humiliés.
Fusible tout désigné
Mais comme M. Mélenchon a décidé de la jouer républicain, il cible le gouvernement et, à l’intérieur de celui-ci, un homme : Gérard Collomb, tout désigné pour devenir le fusible de cette extravagante affaire qui a vu un chargé de mission de l’Elysée tabasser, le 1er mai, deux manifestants sans essuyer sur le moment de sanctions dignes de ce nom.

Auditionné lundi par la commission des lois de l’Assemblée nationale, puis mardi par celle du Sénat, le ministre de l’intérieur est l’homme faible de ce début de semaine. La droite et la gauche réclament sa tête, bien plus que celle du premier ministre, Edouard Philippe, qui joue depuis une semaine l’Arlésienne avec un certain talent, comme si l’affaire ne le concernait pas alors que M. Collomb est de plain-pied dedans.
On lui reproche d’avoir eu connaissance dès le 2 mai des violences commises par Alexandre Benalla, lors d’une opération de maintien de l’ordre à laquelle il n’aurait jamais dû participer, et de n’avoir pas saisi le procureur ni diligenté une enquête de l’inspection générale de la police nationale, comme il aurait dû le faire.
Un politique doit payer
Le ministre de l’intérieur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Ils faisaient partie du paysage urbain depuis 2011. Et ne serviront bientôt plus à rien. Or chaque station compte 4 à 5 bornes et chacune d’entre elle a été facturée 60000€...
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