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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Créée par Fabien Nur, par le scénariste de BD, la série « Guyane » mêle une histoire de filiation à du roman noir très contemporain (sur Canal+ à 21 h 00).
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TV - « Guyane » : l’ex-para, l’ingénieur et les filons d’or

Notre choix du soir. Créée par Fabien Nur, par le scénariste de BD, la série « Guyane » mêle une histoire de filiation à du roman noir très contemporain (sur Canal+ à 21 h 00).



Le Monde
 |    23.07.2018 à 17h45
    |

                            Martine Delahaye








                        


Série sur Canal+ à 21 h 00

Remarquable. Ceux qui connaissent la Guyane y retrouveront sa nonchalance mêlée de violence. Ceux qui n’y ont jamais mis les pieds découvriront un pur récit d’aventures en terre française, sur le plus petit territoire d’Amérique du Sud. Guyane investit un genre nouveau pour Canal+, qui, après avoir exploré le noir nordique, l’espionnage, la série politique, la fiction historique ou le monde policier-judiciaire, se lance dans une forme de western des temps actuels, sur fond de documentation très rigoureuse. Un western qui a pour cadre ce petit bout de France vibrant des échos de ­l’orpaillage clandestin et du jeu du gendarme et du voleur engagé contre les camps sans cesse ­renaissants des chercheurs d’or, esclaves de la boue et du mercure ou esclavagistes sans scrupule.
Ecrite par le scénariste de bande dessinée Fabien Nury (à qui le Festival d’Angoulême a consacré une exposition en 2015), réalisée par Kim Chapiron et Philippe Triboit, Guyane nous transporte dans le village fictif de Saint-Elias, dernier hameau sur l’Oyapock avant la luxuriante et dangereuse forêt amazonienne.
Le vrai sens d’« aventurier »
C’est là que débarque Vincent Ogier, ingénieur géologue de l’Ecole des mines, pour un stage de fin d’études. La tête froide, ambitieux, le jeune homme va vite s’associer à ­celui que les médias dénomment « le Parrain de l’or », le truand ­Antoine Serra. Un « patron » qui détient l’hôtel où les garimpeiros viennent dépenser leurs grammes d’or en filles et en alcool. Un « banquier » qui fait office de sécurité sociale en alimentant seul le dispensaire du village. Un ancien para prêt à tout pour ne rien céder au cartel brésilien de l’or, qui sévit de l’autre côté du fleuve… C’est ainsi que, en quelques semaines, Vincent va apprendre ce que signifie « être un aventurier ».
Pour donner une plus large idée de la richesse de Guyane – hormis la superbe interprétation qu’y livrent tous les acteurs –, il faudrait aussi évoquer le rôle capital qu’y jouent les femmes, ou même un personnage secondaire local, la ­picolette, un oiseau que l’on entraîne au chant pour des championnats en lui passant les Suites pour violoncelle seul de Bach…
Guyane, saison 1, série créée par Fabien Nury. Avec Mathieu Spinosi, Olivier Rabourdin, Issaka Sawadogo, Anne Suarez
(France, 2016, 8 × 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour d’Agnès B. : « L’Affiche rouge », de Léo Ferré


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 23.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h02
                 |

            Pascale Krémer (Propos recueillis par)

















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Agnès B. est styliste, à la tête d’un réseau de 286 boutiques, 25 restaurants et 3 galeries d’art dans le monde, et engagée auprès de nombreux artistes et associations caritatives.
« Ce poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré est absolument magnifique ! Aragon s’inspire de la lettre qu’a écrite Michel Manouchian à sa femme Mélinée, avant d’être fusillé au mont Valérien, en février 1944. Quand il lui dit : « Marie-toi, sois heureuse et pense à moi souvent/Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses », et « Ma Mélinée, ô mon amour, mon orpheline/Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant », c’est d’une générosité d’amour extraordinaire.
Il pense à sa vie à elle avant de penser à sa propre mort. Il n’y a pas de plus belle preuve d’amour que d’écrire ça quand on sait qu’on va mourir. Que de donner à celle qu’on aime cette liberté de vivre ce qu’elle aura envie de vivre. C’est ça que j’admire, parce que c’est ce qu’il y a de plus difficile, de plus contraire à la nature humaine. Moi, j’ai dû lutter contre ma jalousie.
« Jean Moulin, mon héros »
Ce texte m’a toujours bouleversée. Quand j’avais 11 ans, déjà, il me faisait pleurer. Jean Moulin est mon héros, depuis toute petite. Sur le miroir de ma chambre, j’ai accroché une photo de lui découpée dans le journal. Le courage m’impressionne. Les résistants torturés, les premiers chrétiens persécutés, tout ça m’interroge. Est-ce que j’aurais eu le courage de résister, moi ? Je me souviens de la voix de Malraux qui résonnait dans mon quartier Saint-Michel, à la nuit tombante, ce jour de 1964 où les cendres de Jean Moulin ont été transférées au Panthéon… Tellement impressionnant.
L’Affiche rouge, évidemment, parle des immigrés qui sont morts pour nous. Quand il est dit : « Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles », je pense aux migrants qui essaient de se mettre à l’abri. Ce n’est quand même pas comme si une marée humaine nous arrivait dessus pour s’emparer de tout ! Il faut se mettre à la place de ces femmes qui accouchent dans les bateaux. Se ressaisir. On pourrait faire plus, autrement, je suis sûre. On n’en appelle pas assez à la générosité des Français. Il y a plein de bonnes volontés. Il faut aussi que les riches partagent et paient leurs impôts en France. Tout de même, persécuter ceux qui sont courageux, qui tentent d’aider les migrants, ce n’est pas dans nos traditions ! »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses
Erik Orsenna : « Pierre », de Barbara



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Pascale Krémer (Propos recueillis par)
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le musée compte sur le succès du clip tourné par le couple d’artistes américains pour déclencher des visites chez des jeunes éloignés de l’art classique.
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Avec Jay-Z et Beyoncé, « le Louvre devient une marque cool »

Le musée compte sur le succès du clip tourné par le couple d’artistes américains pour déclencher des visites chez des jeunes éloignés de l’art classique.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 16h04
    |

                            Simon Auffret








                        


Devant La Vierge au coussin vert, le regard d’Eline Decoste, 13 ans, navigue entre le tableau du peintre Solario et son téléphone, sur lequel est ouverte la description de l’œuvre entre deux paragraphes sur la Victoire de Samothrace et la Pietà de Rosso Fiorentino. « Ce sont des œuvres que j’ai pu apercevoir en cours, glisse la jeune fille, originaire de banlieue parisienne. Je ne sais pas toujours comment les interpréter, mais c’est bien de les voir en vrai. »

        L’analyse du clip :
         

          « La vidéo de Beyoncé et Jay-Z au Louvre renvoie à un défi des grands musées : faire parler de soi »



Au cours de cette matinée ensoleillée du mois de juillet, Eline visite pour la première fois le musée du Louvre. « Je pensais l’y emmener depuis longtemps, explique sa mère, Stéphanie Decoste, à ses côtés au milieu de la Grande Galerie. Après avoir vu le clip de Beyoncé et Jay-Z, on s’est dit que c’était l’occasion. »
Pendant une heure et demie, elles vont suivre un guide mis en ligne par le musée répertoriant les dix-sept œuvres utilisées comme références par le duo, sous leur nom The Carters, dans le clip du morceau APES***T, issu de leur album Everything is Love.

Tourné pendant deux nuits dans l’enceinte du Louvre, il laisse à voir plusieurs tableaux majeurs de la collection permanente – La Joconde de De Vinci, Les Noces de Cana de Véronèse, Le Sacre de Napoléon de Jacques-Louis David – et des œuvres moins connues du grand public – L’Officier de chasseurs à cheval de Géricault, la statue d’Hermès rattachant sa sandale, le Portrait d’une femme noire, de Marie-Guillemine Benoist.
« Des partenariats qui ont du sens »
Pour le musée, l’opération est déjà un succès : depuis sa sortie le 16 juin, le clip a été vu par plus de 80 millions de personnes. « On essaie de trouver des partenariats qui ont du sens », affirme Anne-Laure Béatrix, directrice des relations extérieure du Louvre, qui veut exploiter cette visibilité pour toucher un public considéré comme éloigné de l’art classique, peu à même de faire la démarche d’une visite dans un musée comme celui-ci.
Une telle espérance – les conséquences sur la billetterie sont difficilement mesurables pour l’instant, selon le Louvre – est inédite : également tournés dans le musée, le clip de will.i.am Mona Lisa ou le film Da Vinci Code n’avaient pas suscité le même engouement de la part du public.
« Il y a une étincelle qui s’opère chez les jeunes quand on les accroche en utilisant cette référence, appuie Pierre-Hadrien Poulouin, médiateur du musée. Le Louvre devient une marque cool, où il peut se passer des trucs intéressants. »

   


En animant un atelier avec les adolescents d’un service de pédopsychiatrie de l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Pierre-Hadrien Poulouin a vu « leur capacité d’attention battre des records : on a passé deux heures dans le musée, et ils en voulaient encore ». Les artistes deviennent le lien entre deux mondes culturels, « créant une curiosité autour des œuvres », selon le médiateur, qui devrait réitérer l’expérience dans un partenariat avec les écoles de la deuxième chance – destinées aux jeunes de moins de 26 ans, sans diplôme ni qualification professionnelle – dès la rentrée prochaine.
Lors d’une visite avec la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise), « un groupe de jeunes détenus s’est arrêté devant la Victoire de Samothrace », raconte également Anne-Laure Béatrix pour montrer la diffusion de l’œuvre permise par le clip. « Ils ont pris des photos en reproduisant la pose prise par les danseurs autour de Jay-Z et Beyoncé. »
« Le regard de cette femme, on ne l’oublie pas »
« La qualité du travail qu’ils ont produit fait que le musée n’est pas simplement un décor, mais s’intègre dans le contenu même du clip », continue Anne-Laure Béatrix. Dans la vidéo de six minutes, les deux stars américaines mettent en scène leur immense réussite sociale et artistique, composent autour des œuvres un message de revendication des droits des Afro-Américains, font se croiser les codes les plus récents du hip hop avec ceux d’un art multiséculaire. « Au-delà du symbole, leur vidéo nous permet de travailler sur la représentation du pouvoir par l’image », autant dans les œuvres que par la forme prise par le clip, constate Pierre-Hadrien Poulouin.

        Comment Beyoncé et Jay-Z
         

          mettent en avant la fierté noire au Louvre



C’est ce que cherche à comprendre Sofia, 23 ans. « Je suis déjà venue au Louvre, mais certaines œuvres du clip m’ont interpellée », explique la Parisienne en observant le dernier tableau du parcours : Le Portrait d’une femme noire, de Marie-Guillemine Benoist. Peint par une femme en 1800, incarnant pour l’une des premières fois une femme noire en dehors d’une représentation de l’esclavage, le tableau s’inscrit au centre du message porté par The Carters et constitue l’avant-dernière image du clip.
« Quand on a la chance d’avoir des ambassadeurs qui nous disent de regarder ces œuvres, tout d’un coup, le regard de cette femme, on ne l’oublie pas », appuie Anne-Laure Béatrix. Le musée compte bien sur la mémoire de tous les fans de Jay-Z et Beyoncé pour qu’ils gardent, à leur tour, le Louvre en tête.

        Le clip d’APES**T, symptomatique d’une tendance :
         

          Quand le rap épate les galeries d’art






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Delon en six films cultes (2/6). Le cinéaste italien voit dans l’acteur,qui le subjugue, un talent, dont il veut faire sa créature. Dans « Rocco et ses frères », puis en 1961 dans « Le Guépard », qui lui vaut une reconnaissance internationale.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ D’anciens tweets de James Gunn, contenant notamment des plaisanteries sur la pédophilie, ont été exhumés par des figures de l’extrême droite américaine.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

L’éviction par Disney du réalisateur des « Gardiens de la galaxie » fait polémique

D’anciens tweets de James Gunn, contenant notamment des plaisanteries sur la pédophilie, ont été exhumés par des figures de l’extrême droite américaine.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 15h52
   





                        



   


« Si vous faites ça à James Gunn, vous devez le faire à tous les autres réalisateurs qui ont fait des blagues de merde à un moment donné dans leur vie, c’est-à-dire tous. » Dans une pétition publiée en ligne, plus de 170 000 internautes exhortent Disney à revenir sur sa décision de se séparer de James Gunn, le réalisateur des deux premiers films Les Gardiens de la galaxie.
Le géant du divertissement a fait cette annonce vendredi 20 juillet après que d’anciens tweets « offensants » ont refait surface. « Ils sont indéfendables et incompatibles avec les valeurs de nos studios », a déclaré le directeur des studios Disney, Alan Horn, au Hollywood Reporter. Résultat : le réalisateur ne travaillera plus sur le troisième volet des Gardiens de la galaxie, dont le tournage était prévu à l’automne.
Dénoncé par des figures de l’extrême droite
Les tweets en question – plus d’une quinzaine – datent, pour les plus vieux, de près d’une décennie. Ils contiennent notamment des plaisanteries sur la pédophilie ou le viol, exhumées jeudi par des voix d’extrême droite américaines. Au premier rang desquelles Mike Cernovich, figure influente de l’« alt-right », soutien de Donald Trump et connu pour propager des théories du complot. Il fut notamment l’un des principaux relais du « pizzagate », une théorie conspirationniste selon laquelle Hillary Clinton et son directeur de campagne John Podesta étaient à la tête d’un réseau pédophile au cœur duquel se trouvait une pizzeria de Washington.

#WalkAway https://t.co/cI8BdWxedu— JackPosobiec (@Jack Posobiec🇺🇸)


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Mike Cernovich estime que les tweets de James Gunn font de lui un pédophile. « James Gunn n’a pas fait quelques blagues », écrit-il sur le réseau social :
« Il discutait ouvertement de pédophilie. Il représente tout ce qui ne va pas à Hollywood. J’adore les blagues de mauvais goût et l’humour noir. Ce n’est pas ce qu’il a fait. Aucune pédophilie ne doit être acceptée ! » 
Mike Cernovich, qui n’hésite pas à le qualifier de pédophile, s’interroge aussi sur les enfants qui ont tourné dans ses films : « Ont-il été maltraités ? ». Il a également écrit que cette affaire était « la preuve [de l’existence] d’un réseau pédophile opérant à Hollywood ». Et incité ses 427 000 abonnés à contacter Disney pour protester – avec succès, l’entreprise américaine ne voulant pas voir son nom associé au mot pédophilie.
Ce n’est pas la première fois que James Gunn est épinglé pour ses propos. En 2012, il avait présenté ses excuses après un billet de blog dans lequel il listait « les 50 superhéros avec lesquels vous voulez faire l’amour ». L’association LGBTQ américaine Glaad (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) avait dénoncé un texte homophobe et sexiste, dans lequel il écrivait, entre autres, qu’il espérait que le personnage de Tony Stark pourrait « retourner » Batwoman, superhéroïne lesbienne.
« Je suis très différent de ce que j’étais »
« La plupart des gens qui ont suivi ma carrière savent que quand j’ai commencé, je me voyais comme un provocateur, en faisant des films et des blagues outrancières et taboues », a écrit James Gunn vendredi, après son éviction par Disney, dans une série de tweets.
« Mais je suis très, très différent de ce que j’étais il y a quelques années. Aujourd’hui j’essaie d’ancrer mon travail dans l’amour et le lien, moins dans la colère. Les jours où je disais quelque chose juste pour choquer et faire réagir sont derrière moi. Par le passé, je me suis déjà excusé pour mon humour qui avait heurté des gens. J’étais sincèrement désolé et j’ai toujours pensé chaque mot de ces excuses. »
Plusieurs personnalités d’Hollywood ont élevé la voix pour critiquer son licenciement
Dans un communiqué transmis à la chaîne américaine ABC, James Gunn écrit aussi qu’il « comprenait et acceptait » la décision de Disney. Ce n’est toutefois pas le cas de plusieurs personnalités d’Hollywood, qui ont élevé la voix ces derniers jours pour critiquer son licenciement. A commencer par plusieurs acteurs des Gardiens de la galaxie, comme Dave Bautista ou encore Patton Oswalt, qui s’en est pris à Mike Cernovich en pointant un de ses anciens tweets : « Les gars, est-ce que vous avez déjà essayé de “violer” une fille sans utiliser la force ? Essayez. C’est clairement impossible. Le “date rape” n’existe pas », écrivait en 2012 Mike Cernovich à propos des viols dans le cadre d’un rendez-vous amoureux. Justin Roiland, le créateur de la série animée Rick et Morty, a également fait part de son effarement, et l’actrice Selma Blair, amie du réalisateur, a diffusé la pétition. « Si les gens sont punis alors qu’ils ont changé, quel est le message envoyé sur le repentir et l’évolution ? », a tweeté la comédienne.
Ce type d’argument agace Mike Cernovich, qui juge qu’un conservateur n’aurait pas bénéficié de tels soutiens. « Aujourd’hui, les “vieux tweets” sont “des blagues” et donc ne comptent pas. Jusqu’à ce que l’on retrouve une mauvaise blague d’un conservateur », écrit-il. James Gunn, lui, est connu pour ses positions anti-Trump.
Le sénateur républicain Ted Cruz s’en est lui aussi mêlé. « Les tweets de James Gunn sont tout simplement horribles », a-t-il écrit sur le réseau social. « Le viol d’enfants n’est pas un sujet de plaisanterie. En tant que solliciteur général [représentant légal] du Texas, j’ai eu affaire à de trop nombreux cas d’agressions sexuelles sur des enfants. L’horreur. Je suis heureux que Disney l’ait licencié, mais si ces tweets sont vrais, alors il doit être poursuivi. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Dans la programmation tentaculaire de la 43è édition du North Sea Jazz Festival, Le jazz et la salsa a fait son choix : les géants de la salsa Rubén Blades et Willie Colon et les légendes du disco Nile Rodgers et Earth, Wind & Fire.
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North Sea Jazz : de la fièvre de la salsa à la fièvre du samedi soir

Dans la programmation tentaculaire de la 43è édition du North Sea Jazz Festival, Le jazz et la salsa a fait son choix : les géants de la salsa Rubén Blades et Willie Colon et les légendes du disco Nile Rodgers et Earth, Wind & Fire.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h06
    |

                            Yannick Le Maintec








                        


15 scènes, 150 concerts, 75.000 visiteurs. Le North Sea Jazz, c’est le géant des mers des festivals de jazz européens. J’avais été attiré à Rotterdam par la double affiche Rubén Blades-Willie Colón, les vétérans de la salsa new-yorkaise, annoncée des semaines avant leurs concerts parisiens. C’est toute la force du NSJ : attirer les foules grâce à ses têtes d’affiche. Son affiliation au tourneur Live Nation lui facilite grandement les choses. Dans leur écurie : Nile Rodgers & Chic et Earth, Wind & Fire, programmés samedi soir... Comment résister ? Compte-rendu partiel et partial de la 43è édition du North Sea Jazz Festival qui s’est déroulée les 13, 14 et 15 juillet 2018.

   


La son de la salsa new-yorkaise
S’il n’a pas à rougir de sa carrière solo (il restera un des piliers du label Fania), la malédiction de Willie Colón, ce sont ses vies antérieures. Impossible pour le tromboniste de rivaliser avec La Voix, Héctor Lavoe, l’idole du peuple latino. En 1967, l’association des deux jeunes portoricains dans l’album « El Malo » marque l’acte de naissance de la salsa new-yorkaise. Dix ans plus tard, sa collaboration avec le chanteur engagé Rubén Blades révolutionnera une nouvelle fois le genre. Blades + Colón, c’est Lenon + Mc Cartney. En 1978, « Siembra » sera l’album le plus vendu de l’histoire de la salsa.
Vendredi. 23H15. Salle « Hudson ». Chacun s’installe sagement dans son siège. Cravate blanche et lunettes noires, Willie Colón se présente à son public. Premier riff de trombone : Che Che Cole. Tout le monde se lève pour se précipiter vers la scène telle la foule au Yankee Stadium. Le medley d’une vingtaine de minutes retrace l’aventure Lavoe. Calle Luna, Calle Sol, Te Conozco Bacalao, première passe d’armes entre trombones. Si le tour de chant s’attarde sur les titres plus romantiques (Gitana, Que Sera, Usted Abuso) de la carrière de Colón , c’est la section de cuivres agressive qui impressionne.
Habillement, l’orchestre réunit musiciens européens (parmi lesquels Boris Caicedo, ancien directeur musical de Yuri Buenaventura) et états-uniens. Trois trombones, Willie bien sûr, le français Oliver Caron, l’indispensable Ozzy Melendes plus le sax Bobby Franceschini pour un son rugueux comme la conclusion explosive d’Idilio, parfait résumé de l’art de Willie ou comment imprimer sur une musique traditionnelle une couleur résolument urbaine.



Comment Nile est redevenu chic

   


Samedi 21. Chic au « Nile », ça ne s’invente pas : la plus grosse salle du festival, 10.000 places, pleine à craquer. Dernières balances. « Je sais, ça fait pas super professionnel » s’excuse Nile Rodgers. Au contraire. Sound checked. La voix off égrène les tubes à venir, harangue la foule : « Tapez dans vos mains. Faites du bruiiiit ! » Nile Rodgers & Chic s’inscrit en lettres géantes pendant que monte le son. Les musiciens sont dos au public, Nile et ses chanteuses tout en rouge. Les chanteuse se retournent, entament Everybody Dance pendant que le guitariste tout sourire balade sa silhouette nonchalante le long de la scène.
Dance Dance Dance, les tubes s’enchaînent. I Want Your Love, Le Freak. Nile invoque Sister Sledge : We Are Family, He Is The Greatest Dancer, mais également Diana Ross : I’m Coming Out, Upside Down. Nile est aussi derrière ces tubes-là. Good Times, le public est invité à monter sur la scène tandis que Nile se met à rapper, rapellant Rappers Delight, le premier hit de l’histoire du hip-hop. Pendant les années 80, c’est haro sur le disco. Nile écrit pour Bowie, Madonna et Duran Duran. Le Chic nouveau surprend en reprenant Let’s Dance et Like a Virgin.

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                Dans le nid de Nile Rodgers



Sous les feux de mille briquets, pardon mille portables (on est au vingt-unième siècle), Nile évoque son combat contre le cancer qu’il a vaincu en 2013. A cette période (qu’il décrit sur son blog Planet C), il décide de faire plus de musique qu’il n’en avait jamais fait jusque là, et reçoit l’appel de deux français. Ils enregistrent Get Lucky. Le hit mondial de Daft Punk sera le climax d’un tunnel de 1h30 de tubes.
Après la disparition en 1996 du co-fondateur du groupe, le bassiste Bernard Edwards, il était temps de sortir de son purgatoire la marque Chic. Nile Rodgers reforme Chic et en fait la vitrine de son immense carrière. Avouons-le, on prend son pied. L’expérience est jouissive et régressive et nous offre de très bons moments musicaux : duos avec le bassiste Jerry Barnes, solo du batteur Ralph Rolle, voix puissantes de Folami Ankoanda Thomson, Kimberly Davis. Un nouvel album est prévu pour septembre prochain. Nile Rodgers n’a pas dit son dernier mot.



Let’s groove
Pour vous, Fantasy dispute aux Sirènes du port d’Alexandrie la palme du mauvais goût ? Omar Sy et son Boogie Wonderland peinent à vous décrocher un sourire ? Un remède : voir Earth, Wind & Fire sur scène. Je parle bien de la formation originale dont les apparitions se font rares pendant que le contusionnant Experience d’Al McKay écume les scènes sur le continent européen. Samedi 23h au « Nile » : introduction pyrotechnique et costumes étincelants devant 10.000 spectateurs survoltés. Sing a Song, After the Love Has Gone, Gotta Get you into My Life, c’est parti pour 1h30 de show.
De la distribution originale, il ne reste que Philip Bailey, Ralph Johnson et Verdine White. Maurice White, le fondateur du groupe disparu en 2016, apparaît irremplaçable. Le chanteur avait arrêté les tournées en 1996 à la suite du diagnostic de sa maladie de Parkinson. Les percussionnistes-chanteurs Phil Bailey Jr et B. David Whitmore s’intègrent parfaitement au groupe. Les solistes se complètent et se rejoignent dans un chœur aisément identifiable.
Les tubes sont laissés de côté, place au funk. Verdine se déchaîne à la guitare basse, Phil Bailey, le chanteur adolescent de 67 ans, à la voix de fausset parfois faussée (pardon) passe de percussion en percussion pour finir à la kalimba. Tout ce petit monde prend du plaisir et fait plaisir à voir. Let’s Groove semble être le mot d’ordre. September, Boogie Wonderland, Fantasy finiront par arriver dans une conclusion orgastique.



La salsa en mode crooner

   


Dimanche 19h. Le « Maas », l’autre grande salle du festival. Après sa tournée d’adieu (à lire dans les archives du blog), Rubén Blades s’offre des prolongations avec le Salsa Big Band, la version grand ensemble de l’orchestre de Roberto Delgado : basse, keyboard, piano, une batterie en plus des traditionnels bongos, congas et timbales, plus les soufflants : cinq sax, quatre trompettes, quatre trombones.
Plus brièvement, format oblige, que l’an dernier à Barcelone ou que le lendemain à Paris, le poète de la salsa parcourt sa longue carrière : Todos Vuelven (sur l’écran défilent les images des figures disparues de la salsa), Patria, la chanson poignante qu’il a écrite lorsqu’il a quitté le Panama en 63, invoque la Fania All-Stars et Seis Del Solar, Juan Pachanga et Cuentas Del Alma réarrangés façon big band.

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                Ruben Blades, la salsa qui donne à penser



Moins dans l’interprétation qu’à son habitude, Blades se la joue crooner, multipliant les hommages à Tony Bennett et à Franck Sinatra. Il chante quelques titres en anglais, pas désagréables. Sa voix n’a pas bougé malgré le poids des années. Une ambiance feutrée, jazzy, qui s’intègre bien au festival (vendredi soir dans la même salle, le Metropole Orkest avait accompagné Gregory Porter pour son hommage à Nat King Cole). Rubén cède sa place au trompettiste cubain Wichy Lopez le temps d’un titre très swing. De son dernier album « Salsa Big Band » il extrait Arayué puis reprend Mack The Knife, le titre qui avait inspiré Pedro Navaja.
« La vida te da sorpresas, Sorpresas te da la vida, Ay dios. » C’est au tour du public de reprendre en cœur la chanson emblématique. Muevete de Juan Formell permet au chanteur de s’eclipser en tirant son chapeau tandis que l’orchestre se déchaîne dans une dernière descarga. Au revoir Rubén ! A soixante-dix ans (il les fêtera le lendemain au Bataclan), l’acteur-chanteur n’a plus de temps à perdre. Il souhaite se concentrer sur des projets précis, comme Medoro Madera, son alter-ego cubain dont il vient de sortir l’album, en attendant un éventuel retour à la politique en 2019.



Le jazz de Ramon Valle
Dimanche 23h. Salle « Madeira ». Au delà des concerts spectaculaires, le North Sea est avant tout un festival de jazz. Ce dernier rendez-vous se chargera de me le rappeler. Il faut savoir se perdre dans les allées de l’immense complexe qu’est l’Ahoy Rotterdam, s’écarter de ses chemins balisés, pénétrer dans les petites salles pour enfin retrouver l’ambiance des clubs.
« C’est quoi, le jazz de Ramón Valle ? » interroge le pianiste cubain et donne la réponse : Pas du jazz cubain, pas du latin-jazz, simplement le jazz de Ramón Valle, libre comme il le définissait lors de notre rencontre en 2014. On connaissait le talent de compositeur du cousin d’Orlando « Maraca » Valle. C’est oublier son talent d’improvisation. Sur la scène du North Sea, il réinvente littéralement son titre fétiche Levitando. Quelle inventivité ! Quelle vivacité ! L’orgue amène un semblant de modernité. Le jeune batteur néerlandais Jamie Peet apporte au trio une énergie renouvelée. Dans son nouvel album « The time is now », Ramón invite le trompettiste Roy Hargrove dans une touche résolument contemporaine. On ressent pleinement sur scène cette nouvelle direction.
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Alors que vous avez trois jours de festival dans les jambes, que vous avez dormi cinq heures par nuit et que vous retrouvez déshydraté dans une salle surchauffée, la musique de Ramón Valle est une véritable oasis de fraîcheur.



Le North Sea, c’est fini. J’aurais pu vous raconter Pedrito Martínez , le Metropole Orkest, la New British Jazz Invasion, Snarky Puppy, Marcus Miller ou Gregory Porter... Quels que soient vos goûts en matière de jazz ou de musique noire, le North Sea Jazz, c’est la possibilité de se concocter un programme à la carte, un festival de rêve. Le seul piège à éviter est celui du zapping, mal insidieux qui a tendance à ronger la manifestation.



                            


                        

                        


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« Star Wars » ou « Doctor Who »… Ce qu’il faut retenir du Comic-Con de San Diego

La festival californien s’est achevé dimanche. L’occasion de faire le point sur les annonces et les (nombreuses) bandes-annonces présentées.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 16h58
    |

                            Bastien Lion








                        


Le San Diego Comic-Con (SDCC), grand-messe de la pop culture américaine, s’est achevé dimanche 22 juillet après quatre jours de Salon. Comme chaque année, les studios en ont profité pour enchaîner les annonces et les images inédites de leurs futures productions. Voilà ce qu’il fallait en retenir.
« Star Wars : the Clone Wars » aura bien une conclusion

Voilà un retour qui a surpris tout le monde. Absent physiquement du Comic-Con, Disney a tout de même marqué le week-end en dévoilant la bande-annonce d’une nouvelle saison de la série animée Star Wars : the Clone Wars. Salué pour sa qualité d’écriture et souvent qualifié de supérieur à la prélogie de George Lucas, le show s’était pourtant brusquement arrêté en 2013 pour faire de la place à Rebels. Cette nouvelle saison devrait répondre à de nombreuses questions laissées en suspens.
« Aquaman », « Titans »… quand Marvel n’est pas là, DC danse
Mises à part quelques annonces de comics et des nouvelles images du jeu vidéo Spider-Man qui sortira sur PS4 en septembre, Marvel est resté très discret cette année. Une bonne occasion pour DC d’occuper tout l’espace avec une multitude de projets mis en avant. Très attendues, les bandes-annonces d’Aquaman et de Shazam ont enfin été dévoilées. L’univers filmique de DC s’est d’ailleurs trouvé un nouveau nom, « Worlds of DC », qui intègre à la fois la saga débutée avec Man of steel et les films non liés à cet univers, comme celui sur le Joker avec Joaquin Phoenix, prévu pour octobre 2019.

Mais les révélations ne s’arrêtent pas là pour la maison de Batman. Côté petit écran, les fans ont pu découvrir les bandes-annonces des nouvelles saisons de The Flash et Arrow. Mais c’est surtout celle de la série Titans qui a fait parler d’elle. Très éloignée du dessin animé Teen Titans, cette série au ton très sombre est prévue pour la fin de 2018 sur la plate-forme DC Universe. Le « Fuck Batman » lancé par un Robin plus énervé que jamais a donné le ton.

Enfin, l’annonce de l’arrivée de Nicole Maines dans la quatrième saison de la série Supergirl, prévue pour octobre sur CW, a elle aussi fait du bruit. C’est en effet la première fois qu’une actrice transgenre incarne une super-héroïne à l’écran.
Doctor Who : « Vous voulez bien être mes nouveaux meilleurs amis ? »

First look at brand new #DoctorWho https://t.co/UFAHhZEWAx— bbcdoctorwho (@Doctor Who Official)


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Annoncée depuis plus d’un an, la nouvelle saison de la série Doctor Who s’est offert une première bande-annonce prometteuse. Outre l’apparition d’un docteur campé pour la première fois par une femme, Jodie Whittaker, on peut apercevoir le nouveau design du fameux sonic screwdriver (« tournevis sonique », en français), ainsi que les trois nouveaux compagnons. C’est à eux mais aussi aux spectateurs que le (la ?) nouveau docteur s’adresse en demandant : « Vous voulez bien être mes nouveaux meilleurs amis ? »
« Les Animaux fantastiques » : retour à Poudlard pour Norbert Dragonneau

La suite des Animaux fantastiques, la deuxième saga lancée par J. K. Rowling au cinéma, est programmée pour novembre 2018. La SDCC était l’occasion de servir aux fans une nouvelle bande-annonce des aventures de Newt Scamander (Norbert Dragonneau, en français). On y retrouve le personnage joué par Eddie Redmayne accompagné de ses acolytes du premier film, ainsi que l’antagoniste Gellert Grindelwald, campé par Johnny Depp. Mais l’attraction principale de ce deuxième volet sera bien sûr la présence de Jude Law en Albus Dumbledore, notamment dans des flash-back montrant le directeur de Poudlard dans ses activités de professeur, avec un jeune Norbert parmi les étudiants. Une relation mentor-élève qui devrait réveiller des souvenirs chez les Potterheads, les « fans d’Harry Potter ».
« The Walking Dead » : adieu Rick Grimes
L’information avait plus ou moins fuité depuis plusieurs semaines déjà, mais c’est désormais officiel : Andrew Lincoln quittera The Walking Dead durant la prochaine saison. Reste à savoir ce qu’il adviendra de son personnage, le shérif Rick Grimes, dans une série qui n’a jamais eu peur de tuer ses personnages principaux, parfois très violemment.
Bonnes nouvelles pour les nostalgiques de la Trilogie du samedi
On savait déjà que les sœurs Halliwell allaient faire leur grand retour dans un remake de Charmed, et on a découvert au Comic-Con les premières images du reboot de Roswell, et surtout appris qu’un retour de la cultissime série Buffy contre les vampires était également sur les rails. Cette dernière n’a pas encore de diffuseur ni de casting (la seule information étant la présence d’une Buffy noire), mais elle pourra compter sur son showrunner originel, Joss Whedon, qui revient en tant que producteur exécutif. Personne ne sait en revanche si M6 a commencé à faire de la place dans sa grille du samedi soir.
Des bandes-annonces en pagaille

De nombreuses autres bandes-annonces ont émaillé le week-end. On a notamment pu admirer le retour de Godzilla, qui aura fort à faire face à une myriade de montres lâchés sur la Terre, des images de la troisième saison de The Man in the High Castle, la série Amazon qui imagine un monde occupé par une alliance nippo-nazie, un premier zoom sur Désenchantée, le nouveau show du créateur des Simpsons et de Futurama, ainsi qu’un trailer du film d’animation Dragon Ball Super. Mais la bande-annonce qui a mis tout le monde d’accord était celle de Glass, prochain film du réalisateur de Sixième Sens, M. Night Shyamalan, et suite de Split et d’Incassable. Bruce Willis y sera confronté à Kevin Wendell Crumb et ses 23 personnalités, et à Mr. Glass, méchant d’anthologie interprété par Samuel L. Jackson.
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            data-slide-description="Plus de 130 000 visiteurs sont attendus pour l’édition 2018 du Comic-Con à San Diego."
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            data-slide-description="Comme chaque année, les cosplayeurs sont légion et revêtent les costumes de leurs héros préférés. Batman et Wonder Woman font partie des super-héros les plus populaires."
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            data-slide-description="Les personnages de comics sont très représentés au Comic-Con, mais aussi ceux issus des séries. Ici, deux femmes au costume inspiré de « The Handmaid’s Tale », série phénomène et très sombre de Hulu."
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            data-slide-description="Malgré les résultats décevant de « Solo » au box-office, Star Wars a toujours la cote au Comic-Con. Disney a profité de cette occasion pour annoncer le retour de « Clone Wars », une série animée dans l’univers de la Guerre des étoiles, qui s’était arrêtée en 2013."
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            data-slide-description="Poison Ivy, un des personnages du vaste univers de Batman."
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            data-slide-description="Durant le Comic-Con, la ville de San Diego se transforme. On trouve par exemple des super-héros attablés en terrasse des restaurants, comme Thor."
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            data-slide-description="Le personnage de Black Panther a volé la vedette cette année au cinéma. Il est devenu en quelques jours l’un des super-héros les plus « bankables » de l’histoire d’Hollywood."
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            data-slide-description="L’une des conférences les plus attendues jeudi était celle consacrée à « Doctor Who », célèbre série britannique de science-fiction. Et pour cause : le prochain « Docteur », son personnage principal, sera pour la première fois incarné par une femme, Jodie Whittaker. Les fans ont pu découvrir à l’occasion de cette conférence une nouvelle bande-annonce dévoilant des images inédites."
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            data-slide-description="La publicité fait partie intégrante du Comic-Con, avec de nombreuses opérations de communication. Ici, des femmes habillées en religieuses défilent dans les rues de San Diego pour promouvoir la sortie prochaine du film « La Nonne »."
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            data-slide-description="Pour fêter le dixième anniversaire de la série culte « Breaking Bad », les acteurs Aaron Paul, à gauche, et Bryan Cranston, à droite, se sont réunis lors d’une conférence au Comic-Con."
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            data-slide-description="Il n’y a pas que les dernières nouveautés qui enthousiasment les visiteurs du Comic-Con. Ceux-ci sont par exemple déguisés en Coneheads, les protagonistes du film du même nom de 1994."
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            data-slide-description="Le Comic-Con se poursuit jusqu’au dimanche 22 juillet."
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Plus de 130 000 visiteurs sont attendus pour l’édition 2018 du Comic-Con à San Diego.

MIKE BLAKE / REUTERS
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Dans les colonnes du magazine américain « Life », le 25 août 1952, paraît « A Man Becomes Invisible », une collaboration entre le photographe Gordon Parks et l’écrivain Ralph Ellison.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. En 1952, l’auteur d’« Invisible Man » et le photographe Gordon Parks explorent le quartier noir de New York pour interpréter visuellement le roman.
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L’« Homme invisible » de Ralph Ellison prend corps à Harlem


                      L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. En 1952, l’auteur d’« Invisible Man » et le photographe Gordon Parks explorent le quartier noir de New York pour interpréter visuellement le roman.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h00
    |

            Samuel Blumenfeld







Le premier est l’un des plus célèbres photojournalistes du magazine américain Life ; le second, l’auteur d’Invisible Man, paru en français sous le titre Homme invisible, pour qui chantes-tu ? (Grasset). Un roman dont l’ambition – raconter une partie de la mémoire noire des Etats-Unis, du Sud profond à Harlem – avait fait sensation lors de sa publication, en 1952, bouleversant le paysage de la littérature américaine.
Gordon Parks et Ralph Ellison étaient amis et ont collaboré sur deux projets autour de Harlem, ce quartier de New York considéré comme l’épicentre de la vie noire en Amérique. Finalisé en 1948, et intitulé « Harlem Is Nowhere » (« Harlem n’est nulle part »), le premier projet est resté dans les tiroirs. Commandé par The Magazine of the Year, le reportage a fait les frais de la faillite du journal, survenue à quelques semaines de la publication prévue. Ralph Ellison a réussi à faire éditer son texte en 1964, mais les photos de Parks sont restées dans un tiroir.
Des photos tour à tour stylisées et surréelles, où s’exprime avant tout le point de vue d’un photographe sur le livre de son ami.
Le second volet de la collaboration Parks-Ellison, « A Man Becomes Invisible » (« un homme devient invisible »), lui, a bien été publié dans les colonnes de Life, le 25 août 1952. Il s’agissait davantage, de la part de Parks, d’une réinterprétation du roman de Ralph Ellison, alors tout juste paru en librairie, avec des photos tour à tour stylisées et surréelles, où s’exprime avant tout le point de vue d’un photographe sur le livre de son ami.
Ellison avait en partie écrit Invisible Man en 1950, alors qu’il habitait chez Gordon Parks. Cette proximité explique en partie la singularité de ce travail photographique. Les deux hommes n’avaient pas besoin de se parler et, selon les témoignages, échangeaient assez peu pendant leur collaboration, tant ils se faisaient confiance et étaient soucieux de respecter la liberté de l’autre.

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Ce n’était pas la première fois qu’un photographe et un écrivain collaboraient étroitement pour montrer et décrire la ségrégation aux Etats-Unis. C’était presque devenu un sous-genre littéraire dont le modèle serait 12 Million Black Voices (« 12 millions de voix noires »), l’ouvrage de Richard Wright, auteur de Black Boy, et du photographe Edwin Rosskam, publié en 1941.
L’installation dans les ghettos
Parks et Ellison sont étrangers à Harlem. Originaires respectivement du Kansas et de l’Oklahoma, leurs racines sont éloignées de ce borough désigné par Parks comme un ghetto ombragé. Leur position d’outsider (au sens anglais de « celui qui est en dehors »), mais aussi d’insider – car, de Harlem, les deux hommes ont fini par connaître chaque recoin –, explique leur regard unique. Nous ne sommes plus à l’époque de la « Harlem Renaissance », cette période de l’entre-deux-guerres où le quartier était devenu un lieu de renouveau pour la culture afro-américaine.
Bande-annonce (en anglais) de l’Art Institute of Chicago pour son exposition « Invisible Man: Gordon Parks and Ralph Ellison in Harlem » 

Aucune trace de Claude Brown, de Duke Ellington ou de Langston Hughes dans le travail de Parks. Harlem devient, dans ses photographies, le lieu symbolique où s’exprime la misère de l’homme noir aux Etats-Unis, étranger dans le pays qui est le sien. Parks saisit aussi un moment historique, la migration de la population noire américaine, son installation dans les villes et, plus particulièrement, dans ces périphéries appelées ghettos. Dans le roman de Ralph Ellison, le personnage principal se trouve en permanence face à une version tronquée de ce qu’il est, il devient invisible car personne ne le voit. Dans les photos de Parks, l’invisible est devenu visible.
L’exposition « Invisible Man: Gordon Parks and Ralph Ellison in Harlem » a été présentée à l’Art Institute of Chicago en 2016, et le catalogue publié par Steidl et The Gordon Parks Foundation. Une tournée d’exposition sera annoncée en 2020.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Malgré un casting ambitieux et une équipe de production internationale, « Asura » n’a pas convaincu les spectateurs. Il a été retiré des écrans après trois jours en salle.
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Le film le plus cher de l’histoire du cinéma chinois fait un flop

Malgré un casting ambitieux et une équipe de production internationale, « Asura » n’a pas convaincu les spectateurs. Il a été retiré des écrans après trois jours en salle.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 10h27
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


L’argent ne fait pas toujours le bonheur des producteurs de cinéma. Bien qu’elle ait disposé du budget le plus ambitieux de l’histoire du cinéma chinois, l’épopée fantastique Asura, qui espérait toucher le public au-delà des frontières du pays, a été retirée des salles trois jours après sa sortie. Un camouflet pour ses producteurs, Zhenjian Film Studio, Ningxia Film Group et Alibaba Pictures, qui avaient investi 750 millions de yuans (95 millions d’euros) pour en faire un blockbuster. Face au manque d’enthousiasme des spectateurs, et après avoir rapporté seulement 7,1 millions de yuans, la production a décidé de le déprogrammer le 15 juillet, pour tenter un nouveau montage avant une hypothétique seconde sortie.
Asura, dont la production a commencé il y a six ans, s’inspire de la mythologie bouddhiste tibétaine. Le royaume d’Asura (« la dimension du pur désir ») est menacé par le royaume inférieur d’un demi-dieu facétieux. Un jeune berger est l’élu censé le sauver. Le décor des scènes, tournées en grande partie au Qinghai, sur le plateau tibétain, est impressionnant.
Le casting, ambitieux, s’appuie sur des vedettes telles que Tony Leung (In the Mood for Love) et Carina Lau, qui jouent aux côtés du héros, Lei Wu, 18 ans. Le film s’était aussi offert les services de vétérans de Hollywood pour les effets spéciaux, le son ou les costumes, avec Ngila Dickson, la costumière oscarisée pour le Seigneur des anneaux : le retour du roi, en 2004.

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Difficultés à sortir des grandes productions de qualité
Cependant, les talents importés n’ont pas suffi. Sur la plate-forme d’achat de billets Maoyan, le film a reçu un piètre 4,9 sur 10, soit la note la moins bonne parmi les films à l’affiche à ce moment-là. Il enregistrait pourtant 8,4 sur 10 sur Tao Piao Piao, plate-forme détenue par… Alibaba, coproducteur du film, alors que Maoyan est soutenu par son rival, Tencent. De quoi provoquer l’ire des producteurs du film, qui ont accusé Maoyan d’avoir publié de fausses critiques. Reste que sur Douban, un site de discussion culturelle indépendant, le film obtenait un médiocre 3,1 sur 10.
Au-delà des querelles entre géants du Web, typiques du paysage du divertissement chinois, cet échec illustre aussi les difficultés du cinéma local à sortir des grandes productions de qualité. La sévérité de la censure n’aide pas, les producteurs préférant produire des films patriotiques ou des scénarios lisses, mais « sûrs » sur le plan politique. Le succès de Mourir pour survivre, sur les écrans une semaine avant Asura, montre que l’équation n’est pas insoluble.
Ce drame social retrace l’histoire authentique d’un contrebandier de médicaments contre la leucémie qui enfreint la loi pour sauver des vies en important des génériques d’Inde. En 2004, sa condamnation à plusieurs années de prison avait fait grand bruit en Chine, ce qui avait valu à ce Robin des bois de la santé le soutien des patients. Avec un budget modeste, mais un scénario bien ficelé et une dose de bons sentiments, le film a rapporté 361 millions d’euros en trois semaines. Ce qui en fait l’un des dix plus grands succès du cinéma chinois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Le Musée des beaux-arts de la ville célèbre, durant tout l’été, l’un des artistes les plus importants du XXe siècle.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ La chanteuse anglaise de 22 ans donnait, dimanche 22 juillet à Longchamp, son deuxième concert en France.
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A Lollapalooza, Dua Lipa entre enthousiasme et maladresses

La chanteuse anglaise de 22 ans donnait, dimanche 22 juillet à Longchamp, son deuxième concert en France.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 09h39
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 10h30
    |

            Sylvain Siclier








                        



   


Pour la deuxième année consécutive la version parisienne du festival américain Lollapalooza est venue s’installer pour un week-end à l’Hippodrome de Longchamp, près du Bois de Boulogne. Avec au centre de la pelouse sèche, d’un jaune de paille, une haute reproduction métallique de la Tour Eiffel. Samedi 21 et dimanche 22 juillet, elle était, comme en 2017, le lieu où il faut venir se prendre en photo ou se donner rendez-vous, le point de repère pour passer d’une scène à l’autre, les deux principales (main stage 1 et 2) côte à côte, à l’extrémité sud de l’hippodrome, et au nord, l’alternative stage, et sous un chapiteau arrondi la scène Perry’s pour la programmation électro du festival.
Dimanche 22 juillet, en milieu d’après-midi, le public était déjà bien nombreux, pour assister au concert de la chanteuse Dua Lipa. Nouvelle venue dans la variété pop, sa présence dans un dans un festival plutôt étiqueté rock – et ce dimanche l’était assez nettement avec notamment Tom Walker, BBrunes, Stereophonics, Noel Gallagher, The Killers, Gorillaz… – aurait pu paraître incongrue il y a encore quelques années. Dorénavant, pour les grosses structures, hormis les spécialisés reggae ou metal, il s’agit de représenter le spectre de styles le plus large possible, susceptible d’attirer chaque jour plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Au Royaume-Uni, en Amérique du Nord, dans plusieurs pays d’Europe du Nord, en Asie, Dua Lipa est déjà une vedette dont les concerts sont organisés dans de grandes salles et les principaux festivals. Sa tournée, commencée à l’automne 2017, compte plus de cent dates, dont près de la moitié en Amérique du Nord. En France, si ses chansons sont bien diffusées, son passage au Lollapalooza-Paris n’est que sa deuxième venue en France depuis la parution de son premier album Dua Lipa (Warner Bros. Records), en juin 2017. Un recueil de douze chansons, dont huit ont donné lieu à des singles à succès.
Une voix plus grave et plus expressive en concert
Devant la grande scène, les fans se pressent. Et celles et ceux qui ont eu la curiosité de découvrir à cette occasion la jeune anglaise âgée de 22 ans, viennent en nombre grossir les rangs. Avec Dua Lipa, deux choristes, deux danseuses, un batteur et deux claviéristes, l’un jouant aussi de la guitare, l’autre de la basse. Voix un rien plus grave, plus expressive durant ce concert que sur ses enregistrements en studio à la production pop-r’n’b passe-partout, Dua Lipa oscille entre des chansons dansantes – Blow Your Mind (Mwah), Dreams, Be The One, IDGAF, New Rules, dont le vidéo-clip a dépassé les 1,3 milliard de vues début juillet… - et des tempos plus lents, des climats un peu plus sombres, par lesquels elle fait entendre sa personnalité vocale – No Goodbyes, Homesick.
Lors de la 38e édition des Brit Awards, l’équivalent britannique des Grammy Awards, organisée à l’O2 Arena de Londres, le 21 février, Dua Lipa, nommée dans cinq catégories, a remporté les titres de découverte de l’année et d’artiste féminine de l’année. Depuis quelques semaines, des rumeurs la donnent comme étant la possible interprète de la chanson du prochain film de la série James Bond et la presse anglo-saxonne ne cesse de voir en elle la future star planétaire de demain. Pour l’heure, sur la grande scène du Lollapalooza-Paris, elle se révèle une plaisante interprète, avec des maladresses, un enthousiasme non feint, une spontanéité qu’il serait souhaitable qu’elle puisse maintenir.
Montée en intensité
Après Dua Lipa, le reste de la journée aura surtout valu pour les formations plus classiquement rock et le final avec Gorillaz. Avec une montée en intensité de groupe en groupe. Stereophonics d’abord, formé au debut des années 1990, qui convainc avec des interprétations énergiques de Caught By The Wind, I Wanna Get Lost With You, Sunny (même sans les arrangements de cordes de la version studio) ou Mr & Mrs Smith. A peine un dernier effet Larsen et c’est au tour de Noel Gallagher. Son frère Liam était ici en 2017 et les deux anciens d’Oasis se produisent en ce moment dans des festivals, mais pas dans les mêmes. A ses compositions, Noel Gallagher ajoute, comme son frère, des hymnes d’Oasis, Whatever, Wonderwall, Don’t Look Back In Anger qui emportent le public.

        Lire aussi le récit :
         

          Les frères Gallagher : mancuniens et rancuniers



A ce doublé britannique, a succédé le quartette américain The Killers, venu avec trois choristes et un claviériste. Les airs entraînants s’enchaînent, The Man, en déploiement funky, Somebody Told me, Spaceman, Run For Cover, Smile Like You Mean It, Runaways, Human… Pied au plancher, emmené par son chanteur Brandon Flowers, le groupe sonne plus direct que sur ses disques en studio.

Enfin, en tournée des festivals d’été depuis début juin, pour accompagner la parution d’un nouvel album, The Now Now, Gorillaz, a terminé la soirée en grande forme. Avec un répertoire proche de celui entendu au Zénith, le 25 novembre 2017. Des classiques du groupe de Damon Albarn, Last Living Souls, Rhinestone Eyes, On Melancholy Hill, Dirty Harry, Feel Good Inc., Kids With Guns ou Clint Eastwood, plusieurs extraits du nouvel album dont Humility, Hollywood, Magic City, l’instrumental Lake Zurich, et surtout moins d’invités qui créaient un tunnel longuet en milieu de spectacle lors du tour précédent.

        Lire aussi la critique :
         

          Gorillaz accomplit son dessein pop



Et pour Lollapalooza-Paris, c’est en compagnie de la chanteuse Jehnny Beth et de Noel Gallagher que Gorillaz a terminé son concert avec We Got The Power. L’un et l’autre présents sur la version studio de la chanson. Mais avec toute la vivacité du jeu en direct.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Une large palette de danse contemporaine s’est déployée, « in » et « off », pendant le festival.
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Avignon : Hip hop, inspiration africaine et architecture charnelle

Une large palette de danse contemporaine s’est déployée, « in » et « off », pendant le festival.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 09h24
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 11h22
    |

                            Rosita Boisseau (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« In » et « off », la danse contemporaine s’offre une collection de styles. A l’affiche des Hivernales, co-accueilli par le Festival d’Avignon et le Centre de développement chorégraphique national, Ben & Luc, chorégraphié par Mickaël Phelippeau, pour deux Burkinabés, Ben Salaah Cisse et Luc Sanou, perfore une poche d’émotions rares sur le thème pourtant rebattu de la rencontre. Entre surexposition et pudeur, les deux hommes partagent leurs histoires intimes en tablant d’abord sur leurs talents de danseurs, cavalant entre tradition africaine et contemporain. Ben & Luc ajoute un chapitre, d’une extrême finesse, à la série des Bi-portraits entamée il y a dix ans par Phelippeau.
A la Manufacture, tempo plus sec avec Dans l’engrenage, du chorégraphe Mehdi Meghari, à la tête de la compagnie Dyptik,qu’il codirige avec Souhail Marchiche. Il met le feu à un scénario sur le pouvoir et l’autorité qui réserve d’étonnantes trouvailles visuelles. Ultra-virtuoses en breakdanse au sol, ouverts sur les autres techniques, les sept interprètes majorent la segmentation hip-hop pour camper des personnages qui coupent, tranchent et assènent leur domination d’une simple désarticulation d’épaule.

Une lumineuse mise en beauté du mythe
On ralentit d’un coup et on se laisse absorber par la houle de Sisyphe heureux, de François Veyrunes, présenté au Théâtre des Lucioles. Enracinée et compacte, toujours en suspension, l’écriture du chorégraphe grenoblois tire sur un ruban de portés acrobatiques, le plus souvent exécutés en couples, qui traverse l’espace comme un grand cycle de mouvements continus.
Les six danseurs passent et repassent, s’escaladent, glissent d’une étreinte sculpturale à une prise écartelée, érigent des architectures charnelles. Dans une maîtrise fascinante des poids et contrepoids, de l’équilibre, des creux et bosses de chacun, ils conjuguent mille et une façons de porter l’autre, de le soutenir....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ « Pale Blue Dot », du jeune metteur en scène Etienne Gaudillère, évoque de manière caricaturale le réseau de lanceurs d’alerte.
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Avignon : un regard sans finesse sur WikiLeaks

« Pale Blue Dot », du jeune metteur en scène Etienne Gaudillère, évoque de manière caricaturale le réseau de lanceurs d’alerte.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 09h07
    |

                            Fabienne Darge (envoyée spéciale à Avignon)








                        



                                


                            

On n’a pas vraiment envie d’en dire du mal, de ce spectacle qui arrive à la fin du Festival d’Avignon, qui prend pour héros des lanceurs d’alerte et des journalistes, et qui est signé par un jeune metteur en scène, Etienne Gaudillère. Créateur de la compagnie Y (comme « génération Y », celle qui a toujours vécu avec Internet), il a eu envie de raconter l’histoire de Julian Assange et de la création de WikiLeaks, ce réseau de lanceurs d’alerte fondé en 2006 pour diffuser des documents confidentiels.
Sur le papier, c’est excitant. Julian Assange est en soi un personnage qui a une dimension fictionnelle, voire mythique, à l’échelle de notre aujourd’hui. Ange ou démon ? Héros de la transparence de l’information ou manipulateur incapable de maîtriser la dynamite qu’il a entre les doigts ?
Caricaturale
Etienne Gaudillère choisit de centrer son spectacle sur l’année 2010, celle où les révélations de WikiLeaks – sur le rôle du gouvernement américain dans les guerres d’Irak et d’Afghanistan, notamment – commencent à être relayées par de grands quotidiens nationaux, comme le New York Times, le Guardian, El Pais, Der Spiegel et Le Monde. Le metteur en scène et son équipe ont mené un gros travail documentaire, et Pale Blue Dot amène sur le plateau une matière foisonnante, tirée de reportages, d’interviews, de conversations trouvées sur le Net – celles entre Chelsea Manning, le lanceur d’alerte à l’origine de ces révélations, et Adrian Lamo, le hackeur qui l’a trahi, par exemple.
Mais ce qui pêche ici, c’est le théâtre. Un théâtre dénué de finesse, qui sature l’espace visuel et sonore, ce qui pousse les acteurs à hurler pour faire entendre leur texte. Tout est joué en force, de manière caricaturale, sans que jamais ne puisse apparaître la dimension mystérieuse, humaine, tragique de ces personnages qui ont fait – qui font – l’histoire contemporaine. Sans que jamais Julian Assange, personnage fascinant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Le Musée des beaux-arts présente une exposition qui porte un regard snob et confus sur l’artiste, mort il y a 50 ans.
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Marcel Duchamp maltraité à Rouen

Le Musée des beaux-arts présente une exposition qui porte un regard snob et confus sur l’artiste, mort il y a 50 ans.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 08h51
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 10h28
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Marcel Duchamp (1887-1968) est né à Blainville-Crevon, à 20 kilomètres de Rouen, en Seine-Maritime. Il a été bachelier à Rouen. Sa famille y a déménagé – rue Jeanne-d’Arc… – en 1905 et, jusqu’en 1914, il a ­souvent séjourné en Normandie, tout en vivant à Paris. Ses cendres sont dans la tombe familiale, au Cimetière monumental, avec, gravée au-dessus de son nom, la maxime qu’il voulut pour cette dernière œuvre : « D’ailleurs, c’est toujours les autres qui meurent. » Aphorisme de bons sens.
L’année précédant sa mort, le Musée des beaux-arts de Rouen avait fini par dédier in extremis une exposition aux ­ « Duchamps » : lui, dernier vivant, sa sœur, ­Suzanne (1889-1963), et ses frères, Jacques Villon (1875-1963) et Raymond Duchamp-­Villon (1876-1918). Un demi-siècle plus tard, ce musée recommence, pour le cinquantième anniversaire du décès de celui qui est ­devenu entre-temps l’un des deux artistes les plus regardés et commentés de son temps, l’autre étant, évidemment, Picasso.

En 1967, Duchamp-Villon, sculpteur, et Villon, peintre, étaient aux yeux des conservateurs au moins aussi importants que lui. Aujourd’hui, ils sont réduits à la portion congrue dans l’exposition, qu’il convient donc de ­compléter en se rendant dans les collections permanentes du ­musée, où ils sont mieux traités.

De Suzanne, il y a peu à voir et c’est regrettable, car elle est l’auteure de toiles intrigantes, dont sa Jeune fille au chien de 1912, qui n’a pas droit à une reproduction dans l’abécédaire qui fait ­office de catalogue, pas plus du reste que Jean Crotti (1878-1958), son second mari, dont les compositions entre Dada et abstraction méritent un meilleur sort. ­On n’apprendra donc rien de ­nouveau sur l’art en famille tel que le clan Duchamp et alliés le pratiquait. Et le pratiquait par ­filiation puisque le grand-père maternel était Emile Nicolle (1830-1894), courtier maritime, mais surtout peintre et graveur paysagiste. Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Pendant presque trois semaines, l’événement a déployé comme en un vaste éventail de multiples manières de représenter les tragédies collectives et individuelles.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/07/2018
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Avignon, de bruit et de fureur

Pendant presque trois semaines, l’événement a déployé comme en un vaste éventail de multiples manières de représenter les tragédies collectives et individuelles.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 16h30
    |

                            Fabienne Darge (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le bruit, la fureur et les mutations du monde ont tenu le premier rôle, dans ce 72e Festival d’Avignon qui s’achève mardi 24 juillet, avec Ici-bas, un concert-spectacle sur des mélodies de Gabriel Fauré, dans la Cour d’honneur du Palais des papes, et avec le très beau Canzone per Ornella, du chorégraphe Raimund Hoghe. Les chiffres de fréquentation ne seront connus qu’après la clôture, mais ils seront bons, comme ils le sont systématiquement depuis une quinzaine d’années, les places s’arrachant pour les spectacles du « in ».
Olivier Py, qui entame avec cette édition 2018 son deuxième mandat de quatre ans à la tête du festival créé en 1947 par Jean Vilar, avait annoncé une programmation placée sous le signe des questions de genre. Cette interrogation sur le féminin et le masculin a bien entendu été très présente, mais finalement, plus que cette thématique, c’est celle de la violence politique, des tragédies collectives et intimes, qui a dominé ce festival.
Au fil de ses presque trois semaines de représentations, Avignon a déployé un vaste éventail des multiples manières de représenter la violence qui touche les sociétés ou les individus. Avec des bonheurs artistiques divers. Les deux gros spectacles d’ouverture, tous deux signés par de jeunes trentenaires, tous deux réussis chacun dans leur genre, ont donné le ton.
Différents angles, époques et formes
Thomas Jolly, en montant Thyeste dans la Cour d’honneur du Palais des papes, a choisi de remonter à la source, avec Sénèque, et une pièce qui va jusqu’au bout de l’horreur et de l’indicible, mais où cette horreur et cet indicible ne sont pas montrés directement, et passent à travers le filtre des mots.

Julien Gosselin, qui, après son mémorable 2666, en 2016, s’affirme comme le metteur en scène le plus puissant de sa génération avec Joueurs/Mao II/Les Noms, a choisi un auteur contemporain et américain :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…
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Trois festivals, le retour de Cat Power et des Chemical Brothers : un lundi qui chante

Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 16h32
    |

            Franck Colombani et 
Sylvain Siclier








                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Le soleil tape sur les festivals français ! S’il vous reste un peu d’énergie et que vous êtes dans les parages, ne manquez pas Jazz en ville à Vannes, Les Nuits secrètes à Aulnoye-Aymeries et le festival de la Foire aux vins de Colmar, qui fourmillent de têtes d’affiches. De quoi patienter en attendant un prochain album de Cat Power cet automne et le retour des Chemical Brothers sur scène pour une seule date à Paris, le 3 octobre.
UNE (COURTE) VIDÉO : « Wanderer (Intro) », par Cat Power

Seulement 1 minute et 20 secondes, et le frisson de cette voix nous happe à nouveau. Mercredi 18 juillet, l’icône rock américaine Chan Marshall, alias Cat Power, dévoilait une courte vidéo intitulée Wanderer (Intro), tournée dans le désert à l’aurore.
Six ans après les tentatives electro hasardeuses de Sun mixé par Philippe Zdar, cet inédit qui donne son nom au prochain album de la chanteuse, se veut diamétralement opposé : tout en épure, a capella et teinté de gospel blues. Ecrit et enregistré à Miami et à Los Angeles au cours des dernières années, entièrement autoproduit par Chan Marshall, l’album Wanderer devrait être commercialisé le 5 octobre par Domino Records, vingt ans après Moon Pix.
On ignore encore si ce premier extrait reflète la tonalité d’ensemble du disque, mais il apparaît évident – d’après le visuel de l’album illustré partiellement par le visage d’un enfant – que la naissance de sa progéniture en 2015 ait influencé la chanteuse, compositrice, musicienne et productrice. Ressourcée, Cat Power explique que cet album résume « le cours que ma vie a pris au fil de ce parcours – aller de ville en ville, avec ma guitare, en racontant mon histoire ; en admirant les gens qui l’ont fait des générations avant moi : chanteurs folk, chanteurs blues et tous ceux entre les deux. Ce sont tous des vagabonds (Wanderers), et je me sens chanceuse d’en faire partie ». Un concert est d’ores et déjà programmé au Trianon, à Paris, jeudi 25 octobre. Franck Colombani
TROIS FESTIVALS :
Jazz en ville, à Vannes, du 23 au 28 juillet

   


Placé depuis 2016 sous la direction artistique de Cédric Le Ru, le festival Jazz en ville, à Vannes, entend être présent sur l’ensemble des lieux de la cité morbihannaise : aux terrasses des cafés, une quinzaine, qui pour l’occasion prennent le nom générique de clubs ; dans les transports en communs, avec des musiciens dans les bus ; sur les places et sur les squares…
Avec une multitude de formations, qui vont du jazz le plus classique à ses connivences avec la soul, le rock ou même l’électro, parmi lesquelles, pour cette troisième édition du festival, organisée du 23 au 28 juillet, Oyster Road Dixielanders, le duo de Yoann Minkoff et Kris Nolly, Men in Bop, Foolish king, Opus Swing, Antiloops avec la flûtiste Ludivine Issambourg…
Un tremplin découverte a lieu dans le même temps, du 26 au 28 juillet. A ces propositions le festival ajoute le passage de vedettes, sur la grande scène installée près du Jardin des Remparts avec le groupe du bassiste Stanley Clarke, mercredi 25, le claviériste Cory Henry avec The Funk Apostles, jeudi 26, la chanteuse franco-brésilienne Agathe Iracema, vendredi 27 et le saxophoniste Kenny Garrett en quintette, samedi 28 juillet. Sylvain Siclier 
Jazz en ville, divers lieux à Vannes. Du lundi 23 au samedi 28 juillet. Accès libre.
Les Nuits secrètes, à Aulnoye-Aymeries, du 27 au 29 juillet 

   


Des poids lourds hexagonaux en tête d’affiche (Shaka Ponk, Orelsan, Jain), quelques Anglo-Saxons (Alt-J, Shame), des voisins belges (Angèle, Tamino), une fanfare techno allemande (Meute), mais surtout aux Nuits secrètes une programmation tout à l’honneur de la créativité et de la diversité de la scène française actuelle, à la pointe de l’électro (Rone, Petit Biscuit), métissant son rock (l’afro-punk de Tshegue, l’OVNI Zombie Zombie) et attentive à la nouvelle garde de la chanson (Juliette Armanet, Clara Luciani, Eddy de Pretto, Feu ! Chatterton).
Et comme l’écrivait notre collègue Stéphane Davet dans le supplément festivals publié le 23 juin par M le magazine du Monde, « on aime aussi ce festival pour ses légendaires parcours secrets au cours desquels un bus vous mène, dans le plus grand mystère, assister à un concert intime dans un endroit insolite (grange, usine, cuisine d’un château, chapelle…) ».
Parmi les quarante artistes programmés pour cette édition, prévue du vendredi 27 au dimanche 29 juillet, près d’un tiers se prêtera ainsi au jeu de ces parcours secrets aux alentours d’Aulnoye-Aymeries (Nord), en plus de leur concert, notamment Malik Djoudi, Fantazio et Seb Martel (pour une création inédite), Maestro, France, BRNS, Bagarre en DJ set… et bien d’autres surprises en perspective. F. C.
Nuits secrètes, à Aulnoye-Aymeries (Nord). Du vendredi 27 au dimanche 29 juillet. 33 €, forfait trois jours 70 € en prévente, 80 € sur place. Parcours secret : 8 €.
Festival de la Foire aux vins d’Alsace, à Colmar, du 27 juillet au 5 août

   


En 2017, la Foire aux vins d’Alsace, à Colmar avait reçu, du 27 Juillet au 6 Août, plus de 300 000 visiteurs, non seulement amateurs de vins et de produits gastronomiques, mais aussi venus voir les stands d’exposants spécialisés dans l’habitat, le matériel pour l’agriculture, le jardinage, les loisirs… Et parmi eux de nombreux amateurs de musiques, puisque la Foire, qui pour sa 71e édition est organisée du 27 juillet au 5 août, reçoit aussi dans ses murs, au Parc des expositions, un festival pop-rock-chanson.
Si les concerts de Carlos Santana, d’Indochine, de Scorpions et la nuit blanche électro avec Martin Solveig, Kungs, Ofenbach et Sound of Legend étaient annoncés complets plusieurs semaines avant le début du festival, il reste encore des places pour de nombreux autres artistes. Avec, pour la chanson française, Louane (le 28 juillet) et une double soirée avec Francis Cabrel et Julien Clerc (le 31 juillet), pour le rap là aussi un doublé avec Nekfeu et IAM (le 29 juillet), le rock avec Lenny Kravitz (le 30 juillet), Beth Ditto et Rag’n’Bone Man (le 2 août), le nouveau spectacle du groupe d’adolescentes et adolescents Kids United (le 4 août) et un final hard rock avec Powerwolf, Doro et les Suédois de H.E.A.T et Ghost (le 5 août). S. Si.
Festival de la Foire aux vins d’Alsace, au Parc des expositions de Colmar. Du vendredi 27 juillet au dimanche 5 août. De 25 € à 67 € (entrée à la foire comprise dans le prix du billet).
A RÉSERVER : The Chemical Brothers, à l’AccorHotels Arena, à Paris, le 3 octobre

« Tom et Ed sont de retour en 2018 avec leur spectacle époustouflant », annonce la page d’accueil du site Internet du duo The Chemical Brothers, soit Tom Rowlands et Ed Simons, en activité depuis le début des années 1990 et dorénavant vétérans de la scène électro britannique.
Au vu des captations par des fans lors de concerts de leur tournée commencée en juin, le spectacle a effectivement de l’allure. Avec projections de films et de séquences animées sur écran géant, déferlement de lumières qui engloutissent les deux musiciens et son énorme.
Après les festivals d’été – le duo passe au festival Lunallena à Juan-les-Pins (Alpes-Martimes), ce jeudi 26 juillet –, The Chemical Brothers sera cet automne dans de grandes salles, dont pour la France, l’AccorHotels Arena, à Paris, le 3 octobre. En première partie, d’autres vétérans, de la scène belge cette fois, 2 Many DJ’s, soit les deux vrais frères Stephen et David Dewaele. S. Si.
AccorHotels Arena, 8 boulevard de Bercy, Paris 12e. Mercredi 3 octobre, à 20 heures. 58,50 € en gradins (places en fosse épuisées).



                            


                        

                        


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Reportage

Le Ciné Guimbi, salle mythique des cinéphiles burkinabés, renaît pas à pas

Le lieu emblématique de Bobo-Dioulasso, disparu en 2003, ambitionne de rouvrir ses portes en 2019 grâce à un projet participatif de reconstruction.

Par                Sophie Douce (Bobo-Dioulasso, Burkina Faso)



LE MONDE
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        Le 22.07.2018 à 17h30

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        Mis à jour le 23.07.2018 à 12h21






    
Maquette du projet architectural du nouveau Ciné Guimbi de Bobo-Dioulasso, qui doit ouvrir en 2019.
Crédits : CINÉ GUIMBI


« J’habitais dans la cour d’à côté, il y avait une sacrée ambiance tous les soirs là-dedans. Il fallait voir ça, c’était un spectacle à la fois dans la salle et sur l’écran ! », s’exclame le réalisateur Gaston Kaboré. Un large sourire aux lèvres, le célèbre cinéaste, césar du Meilleur film francophone 1985 pour Wend Kuuni, se remémore l’emblématique Ciné Guimbi, celui de « sa jeunesse » dans le quartier populaire de Koko à Bobo-Dioulasso, dans le sud-ouest du pays. « Aller au Ciné Guimbi, c’était une aventure », se rappelle à son tour le monteur Kodini Sanou, qui ne serait pas « arrivé dans le milieu s’il n’y avait pas eu cette salle ».

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« C’est toute une partie de mon enfance qui se trouve là, on y allait en cachette. J’avais 10 ans quand j’ai vu mon premier film sur l’écran géant en plein air, j’étais fasciné. Ça parlait fort, les gens commentaient, s’interpellaient, ils insultaient même le projectionniste quand il y avait une coupure d’électricité ou que la bobine se cassait, c’était une ambiance de kermesse ! », décrit le Bobolais de 62 ans, qui a grandi dans le quartier.
Pendant longtemps, il n’est plus resté du vieux cinéma que le mur porteur de béton sur lequel étaient projetés les longs-métrages, dernier vestige de la salle mythique de l’aube des indépendances. Les bobines du Ciné Guimbi, qui porte le nom de la princesse emblématique de Bobo, Guimbi Ouattara, ont définitivement arrêté de tourner en 2003, après la faillite.
« A peine entré, on était déjà en sueur ! »
Plus de cinquante ans après l’ouverture du cinéma par « Monsieur Touré », difficile d’imaginer ici, sur le petit terrain vague poussiéreux du quartier, l’ambiance de l’époque : la « séance sacrée de 20 heures », les bagarres pour acheter un ticket, les vendeurs ambulants et le public turbulent agglutiné dans la petite cour.

    
Aujourd’hui, il ne reste plus du cinéma Guimbi que le vieux mur porteur en béton sur lequel étaient projetés les longs-métrages.
Crédits : SOPHIE DOUCE


Le lieu a inspiré des générations de cinéphiles, à l’image d’Idrissa Ouedraogo ou de « l’enfant du quartier » Gaston Kaboré, tous deux devenus pères du cinéma burkinabé. « Je n’avais pas assez pour acheter une place et les parents ne m’autorisaient pas y aller, alors, avec les amis, on grimpait dans le manguier de la cour de mon oncle pour regarder l’écran de loin. C’était fantastique de voir les grands westerns, les péplums et les films indiens, c’était pour nous une manière de fuir le quotidien et de nous évader », raconte le réalisateur bobolais Kollo Sanou, grande figure du septième art au Burkina Faso.

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« C’était la bataille pour avoir une place, les chemises se déchiraient, à peine entré, on était déjà en sueur ! Les soirées Bollywood faisaient salle comble. On ne comprenait rien à l’hindi et aux sous-titres en anglais, mais ça ne dérangeait personne. C’était là la magie du cinéma, on était émerveillé avec nos yeux d’enfants de voir ces films sur un si grand écran », se souvient le cinéaste Issiaka Konaté, lauréat du meilleur film documentaire au Fespaco en 1991. Fasciné, le jeune garçon eut même l’idée à l’époque de fabriquer un cinématographe avec une boîte en carton et une vieille ampoule pour organiser des projections pour « les amis du quartier » dans la cour familiale. Pour payer les 40 francs CFA (0,06 euro) de sa place au Guimbi, Kodini Sanou lui vendait des répliques, dessinées au crayon, des affiches des longs-métrages : Le train sifflera trois fois, Django… « Les gens adoraient décorer leur maison avec les posters des films qui passaient au Ciné », se rappelle-t-il, en riant.
Plus que 8 cinémas au pays du Fespaco
« Le Vieux Touré, comme on l’appelait, a ouvert le Ciné Guimbi en 1957. C’était un cinéphile, il voulait en faire un lieu de rencontre dans le quartier. A l’époque, les salles étaient toutes exploitées par des Européens, c’était la première fois que l’on avait un cinéma géré par un Africain pour les Africains », explique Bokar Fofana, exploitant de la salle de projection de 1996 à 2000. Nationalisé en 1970 par la Sonacib, le Guimbi a finalement dû mettre la clé sous la porte, après la liquidation judiciaire de la Société d’exploitation et de distribution cinématographique en 2003. A l’image du Guimbi, de nombreuses salles ont ainsi disparu au pays du Fespaco, le plus grand festival de cinéma africain.

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Sur la soixantaine d’établissements que comptait le Burkina Faso dans les années 1990, il n’en reste désormais plus que huit. « Beaucoup ont fermé en Afrique de l’Ouest à la fin des années 1990 et au début des années 2000 à cause de la politique d’ajustement structurel des institutions financières internationales, elles ont mis la pression sur les Etats africains pour qu’ils se débarrassent des entreprises jugées “non rentables”. Le cinéma faisait partie du lot », analyse Berni Goldblat, réalisateur et producteur helvético-burkinabé, également président de l’Association de soutien du cinéma au Burkina Faso. Sans compter l’arrivée des nouvelles technologies, Internet, téléviseurs et autres DVD pirates, qui ont mis un nouveau coup au marché des salles obscures.

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Redonner vie au cinéma
Bobo-Dioulasso, capitale culturelle et deuxième ville du pays, ne compte aujourd’hui plus aucun cinéma en fonction, tous tombés à l’abandon ou rachetés par des commerçants. Le Sya est devenu un magasin de motos, le ciné Houet un entrepôt et le Sanyon une salle polyvalente privée. Un constat amer qui a poussé Berni Goldblat à passer à l’action. Son ambition : redonner vie au cinéma de légende. « Tout est parti de cette frustration, nous voulions sauver le terrain. Alors nous avons approché les Touré pour leur proposer de racheter la salle en ruine, la famille, musulmane, ne voulait pas que l’on construise un hôtel ou une discothèque, après leur avoir présenté notre projet, ils nous ont donné le feu vert », détaille le réalisateur de Wallay.

    
Le futur Ciné Guimbi en construction dans le quartier populaire de Koko à Bobo-Dioulasso en 2018.
Crédits : CINÉ GUIMBI


En 2013, le chantier de reconstruction est lancé. Cette fois, le « nouveau Guimbi » verra plus grand : deux salles de projection, un restaurant, un centre de ressources, avec toit végétalisé et équipement solaire, imaginés par l’architecte français Jean-Marc Lalo. « Notre ambition est de faire de ce lieu un espace de rencontres, de rassemblement, d’éducation à l’image, d’expositions et de festivals », annonce le cinéaste. Coût total des travaux, soutenus par des fonds privés et une campagne de financement participative : 3 millions d’euros. Les travaux avancent lentement, au gré des donations privées. Une nouvelle campagne de récolte de fonds a été lancée début juin jusqu’à la mi-juillet afin d’achever la première phase du chantier. Pour l’inaugurer, quoi de mieux que les 50 ans du Fespaco en 2019 ? « Ça serait le rêve ! On va tout faire pour finir à temps », promet Berni Goldblat.


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Ce collaborateur d’Akira Kurosawa avait 100 ans. Il avait aussi écrit pour Mikio Naruse et Masaki Kobayashi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/07/2018
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Mort de Shinobu Hashimoto scénariste de « Rashomon » et des « Sept Samouraïs »

Ce collaborateur d’Akira Kurosawa avait 100 ans. Il avait aussi écrit pour Mikio Naruse et Masaki Kobayashi.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 10h27
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

Inconnu du grand public en dehors de son pays, le Japon, Shinobu Hashimoto était à l’origine de deux des œuvres qui ont le plus influencé le cinéma moderne, Rashomon et Les Sept Samouraïs, qu’il avait écrites avec leur réalisateur, Akira Kurosawa. Le scénariste, qui avait également travaillé avec Mikio Naruse et Masaki Kobayashi est mort jeudi 19 juillet à Tokyo d’une pneumonie. Il avait 100 ans.
Shinobu Hashimoto est né le 18 avril 1918 dans la préfecture de Hyogo. Comptable de formation, il est incorporé dans l’armée impériale en 1938. Il contracte la tuberculose et c’est pendant son séjour en sanatorium qu’il commence à s’intéresser au cinéma et à l’écriture, par le biais de revues. La paix revenue, il devient l’élève de Mansaku Itami, l’un des scénaristes les plus influents de l’industrie japonaise d’avant-guerre, tout en continuant à travailler comme comptable.
En 1948, il envoie à Akira Kurosawa, dont la gloire est ascendante, une adaptation de Dans un bosquet, une nouvelle de Ryonosuke Akutagawa. Le réalisateur la met de côté car il l’estime trop courte pour faire l’objet d’un long métrage. C’est en réfléchissant à la possibilité de porter à l’écran Rashomon, autre nouvelle d’Akutagawa, que Kurosawa se souvient du travail d’Hashimoto. Il le convoque (les deux hommes ont des souvenirs contradictoires de cette première rencontre, le scénariste se la rappelle très brève alors que le cinéaste raconte dans ses souvenirs qu’elle a duré « des heures ») et élabore avec lui le scénario de Rashomon.
La même histoire à travers différents regards
L’idée de raconter la même histoire à travers différents regards était assez révolutionnaire pour que Kurosawa fût obligé de l’expliquer en détail à son équipe qui n’avait pas compris le scénario. Ce qui n’empêcha pas le film, sorti en 1951, d’être un succès mondial, de remporter le Lion d’or à Venise et l’Oscar du film en langue étrangère, et d’établir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Alain Delon en six films cultes (1/6) Tourné en Italie, en 1959, le film de René Clément est le long métrage où l’acteur de 23 ans, peu connu jusqu’alors, devient une icône. Il irradie de beauté. La beauté du diable.
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