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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Alors que l’archipel nippon est connu pour être enclin aux aléas naturels, le journaliste et spécialiste du Japon Jean-François Heimburger déplore, dans une tribune au « Monde », la méconnaissance des ressortissants français des risques encourus.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il est nécessaire d’améliorer la prise en compte des catastrophes naturelles au Japon »

Alors que l’archipel nippon est connu pour être enclin aux aléas naturels, le journaliste et spécialiste du Japon Jean-François Heimburger déplore, dans une tribune au « Monde », la méconnaissance des ressortissants français des risques encourus.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 14h38
    |

Jean-François Heimburger (Journaliste et chercheur spécialiste du Japon et des risques)







                        



                                


                            
Tribune - Une vague de chaleur intense et meurtrière touche en ce moment la majeure partie du Japon et devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin du mois. Au début de juillet, à la suite d’un typhon, des pluies diluviennes, provoquant inondations et mouvements de terrain, s’étaient abattues dans l’ouest du pays, avec pour conséquence un bilan de deux cent vingt-neuf morts et disparus. Quelques jours auparavant, un séisme s’était produit dans le nord du département d’Osaka faisant quatre morts. Ces événements ont de quoi témoigner de la fréquence et de la puissance élevées des aléas naturels dans l’archipel nippon.
La canicule, aussi intense qu’elle soit aujourd’hui, n’est pourtant pas un phénomène nouveau
Il est tentant de dire – comme certains l’ont fait – que le Japon est confronté à un phénomène météorologique inédit ou unique. La canicule par exemple, aussi intense qu’elle soit aujourd’hui, n’est pourtant pas un phénomène nouveau. En juillet et août 2015, le département de Tokyo en a fait l’expérience durant huit jours consécutifs : autrement dit, les températures maximales mesurées atteignaient ou dépassaient 35 °C.
Durant l’été très chaud de 2010, plus de mille sept cents personnes sont mortes à la suite d’un coup de chaleur – soit deux fois plus que la moyenne annuelle de ces dix dernières années. Les pluies diluviennes qui ont frappé l’ouest du Japon au début de juillet ont aussi été qualifiées d’« exceptionnelles ». Mais, tout comme l’ont aussi été celles du nord de l’île de Kyushu en juillet 2017, où la ville d’Asakura a connu un épisode de pluie, ayant causé une trentaine de morts, qui revient une fois tous les 8 000 ans.
Caractère « inédit »
Si l’intensité de ces phénomènes météorologiques est très importante, mettre en avant un caractère « inédit », alors que chaque événement pourrait être qualifié de la sorte, risque de masquer le fait que ces aléas sont connus et sont annuels. Par ailleurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Vous étiez déconnecté·e ? Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Vous rentrez de vacances ? Rattrapez l’actualité que vous avez manquée avec le « Récapator »

Vous étiez déconnecté·e ? Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 08h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Difficile de passer à côté du résultat de l’équipe de France en Coupe du monde cet été, mais avez-vous bien suivi le reste de l’actualité estivale pendant que vous étiez à la plage ?
Pour faire le tri, nous vous proposons le « Récapator », notre générateur de récapitulatif de l’actualité personnalisé selon la période pendant laquelle vous faisiez la sieste et selon les thèmes qui vous intéressent.


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/* fin du slider */

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    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
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    font-weight: bold;
    border-bottom: none;
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    border-bottom: 2px solid #273D58;
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    justify-content: space-between;
    display: flex;
    flex-wrap: wrap;
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div {
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    -webkit-flex-direction: row/* works with row or column */
    flex-direction: row;
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    align-items: center;
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    border-left: 0 solid rgba(31, 13, 103, .8);
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#rattrapages .international .titrecarte {
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#recapator .dutexte {
    font-size: 1.3rem;
    margin: 0;
    padding: 0 0 1.5rem 0;
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#recapator .grasdecodeurs {
    padding: 2rem 0 .5rem 0;

    align-self: center;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.5rem;
    font-weight: bold;
}

#recapator .titreoutil {
    background: #FB5100;
    font-family: FetteEngschrift;
    color: #FFFFFF;
    text-transform: uppercase;
    font-size: 2rem;
    font-weight: bold;
    opacity: 1;
    padding: 6px 11px;
    margin-right: 1.5rem;
    display: block;
    align-self: center;
}

#recapator .contenanttitre {
    border-bottom: 1px solid #E9EDF0;
    padding: 1.5rem .5rem;
    display: flex;
    align-content: flex-start;
    justify-content: space-between;
}

.contenanttitre .imgdec {
    pointer-events: none;
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select: none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
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.contenanttitre .imgdec img {
    height: 3.2rem;
    border: 0;
}

#recapator .texte {
    margin: 1rem 0;
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#recapator .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 10px;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

#dates sup {
    text-transform: lowercase;
}

#recapator .boites {
    padding: .5rem 0;
}

#recapator .boites label {
    cursor: pointer;
}

span.monecart {
    display: block;
    padding: .9rem 2rem;
}













/*LE RABE */

#slider label {
    position: absolute;
    color: #cacbcd;
    width: 20px;
    margin-top: -8px;
    margin-left: -10px;
    text-align: center;
}

#slider label.bleu {
    color: #FB5100;
}

#slider span.petittexte {
    margin-top: .5rem;
    font-size: 1.1rem;
    display: block;
    color: #cacbcd;
    line-height: 1rem;
    white-space: nowrap;
    font-weight: bold;
}


#recapator .gris:before {
    color: #CACED0;
    display: inline;
    font-size: inherit;
    width: 9px;
}













/* LES CHECKBOXES */

.option-input {
    -webkit-appearance: none;
    -moz-appearance: none;
    -ms-appearance: none;
    -o-appearance: none;
    appearance: none;
    width: 1.7rem;
    height: 1.7rem;
    border-radius: 0;
    color: #fff;
    cursor: pointer;
    display: inline-block;
    outline: none;
    position: relative;
    margin-right: 0.5rem;
    z-index: 1000;
    background-color: #e9edf0;
}

.option-input:checked+label {
    color: #383f4e;
}

.option-input+label {
    color: #cacbcd;
}



input:not([class^="btn"]):focus {
    box-shadow: 0 0 0px 0 rgba(0, 0, 0, 0)!important;
}

.option-input:checked::before {
    color: rgba(255, 255, 255, 1);
    position: absolute;
    top: 0.1rem;
    left: 0.1rem;
    content: "";
") no-repeat;
    display: inline-block;
    background-size: 70%;
    width: 2rem;
    height: 2rem;
    margin-right: 5px;
    font-size: 2.3rem;
    text-align: center;
    line-height: 1.5rem;
}

#recapator #boites.stick {
    background-color: white;
    position: fixed;
    top: 0px;
    z-index: 10000;
    border-bottom: 1px rgba(0, 0, 0, 0.1) solid;
}


/* le css sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {

    #slider label {
        margin-top: -6px;
        margin-left: -10px;

    }
}


              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Récapator


Qu'ai-je manqué pendant mes vacances ?
Déplacez les glissières pour sélectionner la période pendant laquelle vous étiez « déconnecté·e ». 

Filtrez par thème si, par exemple, vous ne voulez pas entendre parler de sport ou de disparitions.




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/slider", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, slider, moment) {

    ! function(a) {
        function f(a, b) {
 1)) {
                a.preventDefault();
                var c = a.originalEvent.changedTouches[0],
                    d = document.createEvent("MouseEvents");
                d.initMouseEvent(b, !0, !0, window, 1, c.screenX, c.screenY, c.clientX, c.clientY, !1, !1, !1, !1, 0, null), a.target.dispatchEvent(d)
            }
        }
        if (a.support.touch = "ontouchend" in document, a.support.touch) {
            var e, b = a.ui.mouse.prototype,
                c = b._mouseInit,
                d = b._mouseDestroy;
            b._touchStart = function(a) {
                var b = this;
                !e && b._mouseCapture(a.originalEvent.changedTouches[0]) && (e = !0, b._touchMoved = !1, f(a, "mouseover"), f(a, "mousemove"), f(a, "mousedown"))
            }, b._touchMove = function(a) {
                e && (this._touchMoved = !0, f(a, "mousemove"))
            }, b._touchEnd = function(a) {
                e && (f(a, "mouseup"), f(a, "mouseout"), this._touchMoved || f(a, "click"), e = !1)
            }, b._mouseInit = function() {
                var b = this;
                b.element.bind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), c.call(b)
            }, b._mouseDestroy = function() {
                var b = this;
                b.element.unbind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), d.call(b)
            }
        }
    }($);



    /*
    La localisation de Moment.js
    */

    moment.locale('fr', {
        months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
        monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
        weekdays: "dimanche_lundi_mardi_mercredi_jeudi_vendredi_samedi".split("_"),
        weekdaysShort: "dim._lun._mar._mer._jeu._ven._sam.".split("_"),
        weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    })

    /*
        GSelper pour importer les données de Google Spreadsheet (MERSEA PIRHOO)
    */
    function Gselper(e) {
        var t = this,
            n = { autoLoad: !0, key: "", worksheet: "", onComplete: null, onFail: null },
            o = {},
            i = [];
 0 }, this.load = function(e, i) { if ("" == n.key || "string" != typeof n.key) return !1; if ("" == n.worksheet || "string" != typeof n.worksheet) return !1; var r = "https://spreadsheets.google.com/feeds/list/" + n.key + "/" + n.worksheet + "/public/values?alt=json&callback=?"; return $.getJSON(r, function() {}).done(function(n) { o = n, t.parse() && "function" == typeof e && e.call(t) }).fail(function() { "function" == typeof i && i.call(t) }), t }, this.parse = function() {
            return "object" != typeof o || "object" != typeof o.feed || "object" != typeof o.feed.entry || 0 == o.feed.entry.length ? !1 : (i = [], $.each(o.feed.entry, function(e, t) {
                var n = {};
                $.each(t, function(e, t) { "gsx$" === e.slice(0, 4) && (n[e.slice(4)] = t.$t) }), i.push(n)
            }), t)
        }, this.get = function(e) { return "undefined" == typeof e ? t.isLoaded() ? i : !1 : "number" == typeof e && e     };

    /*
        Pour modifier les données 2018 : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc/edit#gid=0
    */
    /*** PARAMETRES ***/
    var importDonneesGoogleSpreadsheet = true;

    if (importDonneesGoogleSpreadsheet) {
        function firstScrape() {
            var doc = new Gselper({
                key: "1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc",
                worksheet: "1",
                onComplete: function(data) {
                    rattrapator = [];

                    $.each(doc.get(), function(i, line) {
                        rattrapator.push(line)
                    });

                    rattrapator.sort(function(a, b) {
                        premier = moment(a.date, "DD/MM/YYYY")
                        second = moment(b.date, "DD/MM/YYYY")
                        return premier - second
                    })
                    rattrapator.reverse()
                    genererRecapator();
                },
                onFail: function(data) {
                    genererRecapator();

                }
            });
        }
        firstScrape();
    } else {
        genererRecapator()
    }

    var semaine = moment().weeks();
    if (semaine     else max = 35;

    var tablo = [max - 1, max],
        debut = 0,
        fin = tablo.length - 1;

    var themes = [],
        themeschoisis = [];

    var valeurs = [27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35],
        dico = {
            "26": {
                "debut": "25 juin",
                "fin": "1 juillet"
            },
            "27": {
                "debut": "2 juillet",
                "fin": "8 juillet"
            },
            "28": {
                "debut": "9 juillet",
                "fin": "15 juillet"
            },
            "29": {
                "debut": "16 juillet",
                "fin": "22 juillet"
            },
            "30": {
                "debut": "23 juillet",
                "fin": "29 juillet"
            },
            "31": {
                "debut": "30 juillet",
                "fin": "5 août"
            },
            "32": {
                "debut": "6 août",
                "fin": "12 août"
            },
            "33": {
                "debut": "13 août",
                "fin": "19 août"
            },
            "34": {
                "debut": "20 août",
                "fin": "26 août"
            },
            "35": {
                "debut": "27 août",
                "fin": "2 septembre"
            }
        };


    $("#slider").slider({
        min: 27,
        max: 35,
        range: true,
        step: 1,
        values: [max - 1, max + 1],
        slide: function(event, ui) {
            if (ui.values[1]                 tablo = [];
                for (var i = 0; i                     for (i = ui.values[0]; i                         tablo.push(i)
                    }
                    fin = Number(tablo.length - 1);
                    montrerCacher();
                }
            } else {
                return false
            }
        }
    }).each(function() {
        var opt = $(this).data().uiSlider.options;
        var vals = opt.max - opt.min;
        for (var i = 0; i " + dico[valeurs[i]].debut + "  "
            else madate = ""
●" + madate.replace("juillet", "juil.") + ""
            var el = $(contenu).css('left', (i / vals * 100) + '%');

            $("#slider").append(el);

        }
    });

    function genererRecapator() {
        var html = ""
"

        $.each(rattrapator, function(i, d) {
            /*
            On vérifie les themes
            */
            var categorie1 = String(d.cat1).toLowerCase()
            var categorie2 = String(d.cat2).toLowerCase()
            if (themes.indexOf(categorie1) == -1 && categorie1 != "") themes.push(categorie1)
            if (themes.indexOf(categorie2) == -1 && categorie2 != "") themes.push(categorie2)

            /*
            On génre le tableau
            */
            var classe = (d.cat1).toLowerCase() + ((d.cat2 != "") ? " " + (d.cat2).toLowerCase() : "")
"
" + moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("ddd Do MMM") + ""
             */
" + ((d.date) ? String(moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("dddd Do MMMM")).replace(/ /g, " ") : "") + "" + d.titre.replace(" %", " %") + "" + d["texte"].replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »")
En savoir plus"

"
        })
        $("#rattrapages").html(html)
        themes.sort()
        themeschoisis = themes
        $("#rattrapages a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

        $.each(themes, function(i, d) {
            var themecb = nomPropre(d);
 " + themecb.replace("Economie", "Économie") + ""
        });

"
        $("#boites").html(checkboxes)

        $('#slideToggle').click(function() {
            $('#touteslesboites').slideToggle('slow', function() {
                $("#slideToggle").toggleClass("rotation")
            });
        });

        $("#boites :checkbox").on("change", function(d) {
            byebye = this.value;
            if (this.checked) {
                themeschoisis.push(byebye)
            } else {
                themeschoisis.splice(themeschoisis.indexOf(byebye), 1)
            }
            montrerCacher();
        })
        montrerCacher();
    };



    function montrerCacher() {
        /*    On change le texte sous la glissière et la couleurs des labels  */
        var premier = tablo[debut],
            dernier = tablo[fin];
        mois1 = dico[premier].debut.split(" ")[1]
        mois2 = dico[dernier].fin.split(" ")[1]

        /*
        On cache ceux qui ne sont dans la fourchette
        */
        $("#rattrapages .semaine").hide()
        $("#slider label").removeClass("bleu")
        $.each(tablo, function(i, d) {
            $("#slider .l" + d).addClass("bleu")

            selecteur = $("#rattrapages .s" + d);
            selecteur.show()

            $.each(selecteur, function(j, k) {
                var myString = $(k).attr('class').split(" ")
                myString.splice(0, 2)
                if (themeschoisis.indexOf(myString[0]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[0]).hide()
                }
                if (themeschoisis.indexOf(myString[1]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[1]).hide()
                }
            })
        })
 1) ? "s" : "") + " correspond" + (($('#rattrapages div.semaine:not([style*="display: none"])').length > 1) ? "ent" : "") + " à vos dates (du "
        if (mois1 != mois2) {
            datehtml += dico[premier].debut + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        } else {
            datehtml += dico[premier].debut.split(" ")[0] + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        }
        datehtml += ")"
        $("#dates").html(datehtml)
    }

    function nomPropre(string) {
        return string.charAt(0).toUpperCase() + string.slice(1);
    }


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Pourquoi les énergies renouvelables gonflent la facture d’électricité

Le soutien public à l’éolien et au solaire ces dernières années se traduit par une augmentation continue de la fiscalité sur l’électricité. Une hausse qui devrait se poursuivre jusqu’en 2025.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 06h43
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
C’est au moins un sujet sur lequel Emmanuel Macron et Nicolas Hulot sont d’accord : la France est en retard sur le développement des énergies solaire et éolienne et doit se doter d’objectifs ambitieux dans le domaine. « D’ici à 2022, nous avons pour objectif de doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque », expliquait le programme de campagne du candidat Macron.
En 2017, seulement 4,5 % de l’électricité produite vient de parcs éoliens et moins de 2 % de panneaux solaires. C’est très inférieur à la majorité de nos voisins européens, et pour cause : en France, 75 % de la production provient des centrales nucléaires, une part qui doit être ramenée à 50 %, selon la loi de transition énergétique. Mais pour être en mesure d’assurer le développement des énergies renouvelables, les pouvoirs publics ont dû garantir un soutien public dont le coût pour les Français va continuer à augmenter.
Plus d’un tiers de la facture des clients – qu’il s’agisse d’EDF ou de l’un de ses concurrents – est consacré à la fiscalité, notamment à travers la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Celle-ci couvre en réalité plusieurs domaines, dont le surcoût de la production électrique en Corse et en outre-mer, et le soutien public aux énergies renouvelables. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que ces charges représenteront 7,78 milliards d’euros pour 2019, en hausse de 12 % par rapport au montant de 2017, et de 250 % depuis 2011.
Dans le détail, 68 % du total correspond au soutien aux énergies renouvelables, dont 33 % pour le solaire photovoltaïque (2,5 milliards d’euros) et 17 % pour l’éolien (1,3 milliard d’euros), selon des chiffres publiés le 16 juillet par la CRE.
Une nouvelle ampleur
« Il faut bien comprendre que cela a pour objectif de permettre à la France de se lancer dans le secteur », explique Nicolas Goldberg, consultant chez Colombus Consulting et coauteur d’une note de Terra Nova sur la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Une association emmène des petits urbains, de 3 à 6 ans, à la découverte de la nature. Leur objectif est aujourd’hui d’élargir leur public.
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A Annecy, les enfants des villes apprennent à devenir copains des bois

Une association emmène des petits urbains, de 3 à 6 ans, à la découverte de la nature. Leur objectif est aujourd’hui d’élargir leur public.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 16h29
    |

            Moina Fauchier-Delavigne (Annecy, Haute-Savoie, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il leur a fallu une quinzaine de livres sur le sujet avant de s’y mettre. Car ni l’un ni l’autre n’étaient formés à l’éducation à l’environnement, ou à l’éducation tout court. Ils étaient deux novices, convaincus de l’importance du rôle de coéducateurs des parents. « Tous les deux très proches de la nature », Sébastien, consultant et auteur, et Anne-Claire Henry, qui a arrêté de travailler, voulaient « partager leur goût et encourager [leurs deux] enfants à un engagement citoyen ». 
Pour cela, ils ont fondé avec d’autres parents l’association Grandir et créer, avec pour mot d’ordre « le lien à la nature, le lien à soi et le lien aux autres ». « Parce qu’aimer la nature et s’en préoccuper, c’est important, dit Sébastien Henry. Mais on ne veut pas non plus fabriquer des éco-warriors, qui défendent la nature au détriment des humains. »
Depuis septembre 2016, chaque mardi matin, ils invitent des familles en forêt avec leurs enfants de 3 à 6 ans, et ont appris, au fil des semaines, à animer ces sorties gratuites. Au programme : développer les sens, explorer, jouer, créer…
« Extraterrestres »
Deux ans plus tard, par un dimanche ensoleillé de juin, une douzaine de familles s’est donné rendez-vous sur le bord du petit étang de la Lèche, à dix kilomètres au nord d’Annecy (Haute-Savoie). « Viens maman ! Regarde la fourmilière… elle est géante ! », appelle Louis, 6 ans, quelques fourmis sur ses chaussures.
Pour l’instant, c’est encore un public déjà acquis à la cause de la nature qui se retrouve régulièrement. Attirer des personnes moins sensibilisées à l’importance de l’environnement et du contact entre les enfants et la nature est plus compliqué, mais c’est désormais l’objectif prioritaire de l’association.
Des discussions ont été menées avec la MJC du quartier populaire des Teppes, et une première sortie en forêt devrait avoir lieu en octobre. Les familles sont partantes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le thermomètre affiche plus de 40 °C dans de nombreuses villes. Plus de 10 000 personnes ont été hospitalisées.
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Japon : la vague de chaleur qui sévit depuis début juillet a fait au moins quinze morts

Le thermomètre affiche plus de 40 °C dans de nombreuses villes. Plus de 10 000 personnes ont été hospitalisées.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 12h16
   





                        


La canicule a fait au moins quinze morts au Japon durant les deux premières semaines de juillet tandis que 12 000 personnes ont été hospitalisées, selon des chiffres officiels publiés dimanche 22 juillet au moment où le thermomètre affichait près de 40 degrés Celsius dans de nombreuses villes.
Douze personnes ont péri dans la semaine achevée le 15 juillet, pour plus de 9 900 hospitalisations, trois personnes sont mortes la semaine précédente, pour 2 700 hospitalisations, selon l’agence de gestion des catastrophes. Mais l’heure n’était pas au rafraîchissement. D’après l’agence Kyodo News, au moins onze personnes sont mortes durant la seule journée de samedi, pour la plupart des personnes âgées.
Risques élevés de coups de chaleur
L’agence météorologique a annoncé que les températures dépassaient dimanche après-midi 35 degrés en 233 points de l’archipel. A Gugo, dans le centre du Japon, il faisait 39,8 degrés et dans plusieurs quartiers de Tokyo, le thermomètre dépassait 37 degrés. L’agence a lancé une alerte aux fortes chaleurs pour la plupart des régions de la principale île de l’archipel. « Les risques de coups de chaleur sont particulièrement élevés », a-t-elle dit, appelant les gens à boire beaucoup et se servir de la climatisation.
Le ministère de l’éducation a demandé aux écoles de renoncer aux activités en extérieur pendant les fortes chaleurs. Un garçon de 6 ans est mort la semaine dernière d’un coup de chaleur lors d’une sortie scolaire.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’archipel nippon subit une vague de chaleur inédite ; 10 000 personnes ont été hospitalisées et 30 ont déjà succombé aux fortes températures.
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La chaleur, drame du quotidien au Japon et enjeu des JO de Tokyo

L’archipel nippon subit une vague de chaleur inédite ; 10 000 personnes ont été hospitalisées et 30 ont déjà succombé aux fortes températures.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 06h35
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Il fait terriblement chaud au Japon. L’Archipel s’est réveillé ce week-end sur la promesse de nouvelles journées de températures record, avec plus de 38 °C attendus dans plusieurs régions, notamment à Kyoto (Ouest) qui n’a jamais connu pareille touffeur depuis le début des statistiques météorologiques en 1880.
La présence de deux systèmes de hautes pressions couvrant la quasi-totalité du pays fait de ce mois de juillet l’un des plus torrides de l’histoire : à 35 °C en moyenne depuis le 9 juillet, les températures dépassent les normales de 10 °C. La vague de chaleur, qualifiée par l’agence de météorologie de « grand danger pour la santé », pourrait durer jusqu’à la fin du mois. 
Plus de 10 000 personnes ont déjà été hospitalisées et trente ont déjà succombé. Le ministère de l’éducation rappelle que les coups de chaleur peuvent survenir même quand la température oscille entre 25 °C et 30 °C. Le risque dépend aussi du taux d’humidité, qui exacerbe la chaleur ressentie. D’après le site spécialisé Accuweather, la température devait atteindre 34 °C à Tokyo samedi avec un ressenti à 40 °C. Le taux d’humidité devrait lui s’établir autour de 65 %.

   


Les autorités répètent à l’envi l’importance d’utiliser les climatiseurs et de s’hydrater, ainsi que d’éviter de sortir et de pratiquer des activités en extérieur. Les écoles doivent prendre des mesures pour protéger les enfants. Un écolier de 6 ans du département d’Aichi (Centre) est mort le 17 juillet après avoir participé à des activités en plein air. Huit autres, scolarisés à Shimonoseki dans l’ouest du pays, ont dû recevoir des soins le 18 à cause d’insolations.
Inquiétude pour les JO de 2020
La situation est particulièrement pénible pour les 4 400 personnes évacuées, fatiguées et stressées, à la suite des inondations et glissements de terrain qui ont fait 218 morts et douze disparus début juillet dans l’ouest du pays. L’intense chaleur perturbe même le travail des militaires des forces d’autodéfense, des secouristes et des volontaires déployés pour dégager les décombres des zones sinistrées.
La gravité du phénomène a ravivé les débats sur l’organisation des Jeux olympiques (JO) de Tokyo, programmés du 24 juillet au 9 août 2020. Annoncé le 19 juillet par le Comité international olympique (CIO), le calendrier des épreuves a voulu en tenir compte, fixant le départ des marathons à 7 heures du matin et celui du 50 km marche à 6 heures.

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                Le stade olympique de Tokyo oublie la flamme



Les choix opérés ont été accueillis avec prudence par la Fédération japonaise d’athlétisme. Toshihiko Seko, le responsable de la section marathon et qui a participé aux JO de 1984 et de 1988, préférerait des départs des épreuves encore plus tôt pour 2020. « Il s’agira de courses à risques. Nous attendons du comité d’organisation qu’il installe le plus de brumisateurs possible et aménage un maximum de zones d’ombre sur le parcours pour que tous les coureurs puissent finir l’épreuve », a-t-il déclaré au quotidien Japan Times.
En 2007, 30 % des 85 coureurs du marathon d’Osaka (Ouest) avaient abandonné à cause de la chaleur. L’épreuve courue alors que le thermomètre affichait plus de 30 °C, avait pourtant commencé à 7 heures.
« Nous sommes conscients que nous devons nous préparer à la chaleur extrême », a reconnu le 12 juillet John Coates, responsable du CIO chargé du suivi de la préparation des JO, expliquant que le Japon n’était pas le « premier pays à accueillir les épreuves sous une chaleur extrême. C’est une conséquence naturelle de l’organisation des JO en juillet et en août. »
Protéger les athlètes et le public
Malgré ces déclarations rassurantes, la chaleur représente un casse-tête pour les organisateurs, qui veulent éviter tout problème avec les athlètes comme avec le public. Ils prévoient l’installation d’« abris » ventilés et la mise en place d’un dispositif de suivi en temps réel du risque thermique sur chaque site.
Des produits réduisant de plusieurs degrés la chaleur dégagée par le goudron devraient être utilisés et le gouvernement va multiplier les plantations d’arbres le long des parcours des courses de fond. Les organisateurs de Tokyo 2020 vont également établir des directives sur la gestion des épreuves en cas de températures extrêmes.

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                Jeux olympiques : sombres nouvelles pour Tokyo 2020



Lors d’une visite organisée le 18 juillet du Stade national, qui accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que les épreuves d’athlétisme, Keiji Kato, du Conseil japonais des sports (JSC) a expliqué que la conception du toit pouvant partiellement recouvrir le stade permettait d’améliorer la circulation de l’air et de maintenir une certaine fraîcheur pour les spectateurs. Le thermomètre affichait 43 °C ce jour-là.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le sinistre qui s’est déclaré il y a une semaine et mobilise plus de 2 700 personnels d’urgence, dans l’est de la Californie, a quasiment doublé de taille en l’espace de trois jours.
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Californie : un incendie gagne du terrain près du parc national de Yosemite

Le sinistre qui s’est déclaré il y a une semaine et mobilise plus de 2 700 personnels d’urgence, dans l’est de la Californie, a quasiment doublé de taille en l’espace de trois jours.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 12h01
   





                        



   


Un incendie menaçant le parc national de Yosemite, dans l’est de la Californie, a quasiment doublé de taille en l’espace de trois jours et fait deux blessés parmi les pompiers après avoir déjà tué l’un d’entre eux. Le ministère de l’agriculture américain a fait savoir, vendredi 20 juillet dans un communiqué, que l’incendie, baptisé « Ferguson », n’était contenu vendredi qu’à 7 % et s’étendait sur près de 10 000 hectares, soit deux fois plus que mardi, sans préciser combien de temps serait nécessaire pour venir complètement à bout du sinistre.
Plus de 2 700 personnels d’urgence étaient mobilisés pour contenir l’incendie, qui s’est déclaré il y a une semaine dans la forêt de la Sierra Nevada. Deux pompiers ont été blessés, quelques jours après qu’un de leurs collègues, âgé de 36 ans, a trouvé la mort en étant déployé pour combattre les flammes. Le feu était particulièrement attisé par le bois mort, les feuilles et les herbes desséchées par la chaleur : 27 millions d’arbres sont morts l’an dernier et 62 millions en 2016 après plusieurs années d’une sécheresse record.
Evacuations obligatoires
Des évacuations obligatoires ont eu lieu dans plusieurs campings et l’agence de lutte contre les feux a prévenu que les habitants de certaines zones des alentours du parc devaient se tenir prêts à fuir. Le brasier a entraîné la fermeture d’une autoroute et celle de l’entrée ouest du parc de Yosemite, célèbre pour ses séquoias géants. Les autorités ont conseillé aux touristes de reporter leur visite de ce site phare du tourisme californien.
L’an dernier avait été particulièrement dévastateur en Californie, avec des incendies record, des milliers de maisons rasées et une quarantaine de morts à cause de feux massifs vers Santa Barbara et dans la région viticole des vallées de Napa.



                            


                        

                        


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Incendies, chaleur, sécheresse… la Suède suffoque

Le royaume, qui n’avait jamais connu une telle situation météorologique, apparaît clairement sous-équipé.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h29
    |

            Olivier Truc (Lassekrog (Suède), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Au septième jour des incendies à Lassekrog, vendredi 20 juillet, le très sérieux Svenska Dagbladet, équivalent suédois du Figaro, a ouvert son site Internet par ce titre : « Les oisillons brûlent dans leurs nids. » Le quotidien citait le responsable désemparé de la faune auprès de la préfecture du Jämtland, une région de l’extrême sud de la Laponie suédoise, voisine du Gävleborg, très touchée elle aussi par les feux.
Ce titre, quoique dramatique à souhait, avait le mérite d’incarner le désarroi qui saisit les Suédois face à la multiplication des incendies qui frappent le royaume, encore une cinquantaine en cette fin de semaine, dont plusieurs hors de contrôle, et à leur relative impuissance face à la vague inédite de chaleur. Les températures atteignent souvent 30 degrés, voire 35 degrés, et s’accompagnent d’une sécheresse exceptionnelle.
Le niveau des lacs baisse au point que des navires sont en difficulté pour décharger leur cargaison dans certains ports, sur les grands lacs intérieurs, comme le Vänern. La chaleur qui sévit en Europe du Nord depuis le début du mois de mai a poussé les professionnels suédois du tourisme à baisser les prix sur leurs destinations méditerranéennes, tandis que les journaux parlent de « nuits tropicales ». Il est interdit de faire du feu dans la nature dans tout le pays, tout comme d’arroser sa pelouse. Des paysans ont commencé à abattre du bétail, pour faire face au manque de foin – de la viande en partie brûlée et transformée en biocarburant, car tout ne peut être consommé.

La forêt couvre l’horizon
« Les événements actuels sont en phase avec le changement climatique tel qu’on s’y attend, analyse Weine Josefsson, climatologue au SMHI, l’agence météo suédoise. Nous n’avons jamais connu de période de sécheresse aussi longue depuis le début de nos mesures, dans les années 1860. » Ce type de hautes pressions qui se fixent sur l’Europe du Nord commence...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 20/07/2018
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A Bombay, la mer recrache des tonnes d’ordures abandonnées par l’homme

Une grosse tempête de mousson et de grands coefficients de marée ont fait revenir sur le littoral des quantités impressionnantes de déchets



Le Monde
 |    21.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 08h48
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Un prêté pour un rendu. Tel est le message que semblent avoir voulu laisser les grandes marées, à Bombay, durant le week-end du 14-15 juillet. La mer d’Arabie, déchaînée par la conjonction de grands coefficients et de perturbations de mousson extrêmement fortes (1 817 mm de pluie depuis début juin), a vomi des tonnes d’ordures sur le littoral de la capitale financière de l’Inde, donnant un spectacle affligeant sur les plages. Mais c’est sur la célèbre promenade de Marine Drive, dans les quartiers chics du sud de la péninsule sururbanisée, que le phénomène a été le plus impressionnant.
Les vagues, en déferlant au-dessus de la digue, ont recraché en cinq jours 40 tonnes de déchets. Bouteilles en plastique, emballages, morceaux de polystyrène, caoutchouc, tongs et chaussures de toutes sortes… « Il est évident que les gens jettent ces trucs sans aucun esprit civique, soit directement dans la mer, soit dans les rivières, les conduites d’eau pluviale et les tuyaux d’assainissement qui, au bout du compte, rejettent tout dans la mer également », indique-t-on à la mairie.
Au total, ce sont plusieurs centaines de tonnes de déchets qui ont été ramassés. Rien que sur le sable de Versova, Juhu, Dadar et Chowpatty, les balayeurs disent avoir collecté 361 tonnes. Mardi 17 juillet, l’organisation non gouvernementale Citizen Circle for Social Welfare and Education a déposé plainte à la Haute Cour de Bombay, afin de dénoncer « l’état lamentable des eaux » et « l’extrême dangerosité de la pollution pour l’écosystème », explique leur avocat, Shehzad Naqvi.
Interdiction du plastique
Les défenseurs de l’environnement dénoncent « les insuffisances des systèmes de retenue flottants » installés dans les estuaires de la ville et aux sorties des égouts. Il faudrait, selon eux, « fixer des filets jusqu’au fond de l’eau », afin d’empêcher les déchets solides de partir librement dans la mer. Et surtout, équiper la mégapole...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’ONG australienne Walk Free Foundation décompte 24,9 millions de personnes contraintes à un travail forcé dans le monde.
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L’achat des biens les plus récents au meilleur prix nourrit l’esclavage moderne

L’ONG australienne Walk Free Foundation décompte 24,9 millions de personnes contraintes à un travail forcé dans le monde.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 06h42
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            
En utilisant son téléphone mobile ou en enfilant un tee-shirt, le consommateur occidental, français notamment, se rend peut-être involontairement complice d’un crime grave, celui d’esclavage. Or, l’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée en 1948 par les Nations unies dispose que « nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ».
Dans le monde, 40,3 millions de personnes sont victimes d’esclavage moderne, selon un rapport publié jeudi 19 juillet par l’ONG australienne Walk Free Foundation, soit 24,9 millions contraints à un travail forcé et 15,4 millions à un mariage forcé. D’après cet « Indice mondial de l’esclavage 2018 », les femmes représentent près de trois quarts (71 %) des individus soumis à cette forme de barbarie, dont la prévalence est plus forte en Afrique (7,6 victimes pour 1 000 personnes), suivie par l’Asie-Pacifique (6,1 pour 1 000).
Si l’on ne tient compte que du mariage forcé, l’Afrique est de loin le continent le plus touché (4,8 victimes pour 1 000), devant l’Asie-Pacifique (2 pour 1 000). A contrario, si l’on se focalise uniquement sur le travail forcé, c’est cette dernière région qui est en tête, avec 4 victimes pour 1 000, contre 3,6 pour 1 000 en Europe et en Asie centrale.
« Les conflits récents créent de nouvelles formes d’esclavage »
La Walk Free Foundation, qui travaille depuis deux ans avec l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la question de l’esclavage, livre dans son rapport des chiffres à peu près similaires à ceux du rapport publié en 2017 en partenariat avec l’agence onusienne. Mais, cette fois, l’ONG va plus loin car elle cible tout particulièrement les pays du G20 – ce que ne peut faire l’OIT, qui collabore avec les gouvernements du monde entier.
Malgré le manque d’éléments statistiques anciens et fiables sur l’esclavage – à la différence du travail des enfants –, il semble...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Agé d’une cinquantaine d’années, il est le dernier survivant d’une tribu amazonienne et vit en complète autonomie dans la forêt depuis près d’un quart de siècle. La vidéo a été diffusée par une association le 18 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Selon les projections du ministère de la transition écologique, le plafond d’émissions de gaz à effet de serre sera dépassé jusqu’en 2023.
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édition abonné


La France en retard sur ses objectifs climatiques

Selon les projections du ministère de la transition écologique, le plafond d’émissions de gaz à effet de serre sera dépassé jusqu’en 2023.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h20
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

La France peine à tenir ses engagements climatiques et énergétiques. C’est ce que confirment les projections présentées jeudi 19 juillet par le ministère de la transition écologique et solidaire, dans le cadre du comité de suivi de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Ces deux outils de planification, l’un et l’autre en cours de révision, fixent les trajectoires qui doivent permettre à l’Hexagone, d’une part d’atteindre la neutralité carbone en 2050, d’autre part de « verdir » progressivement son mix énergétique, avec une baisse des fossiles, une hausse des renouvelables et une réduction de la part du nucléaire.
Au début de l’année, le ministère avait indiqué que le « budget carbone », c’est-à-dire le plafond d’émissions de gaz à effet de serre à respecter pour garder le cap, avait été dépassé de 3,6 % en 2016, avec un total de 463 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq).

Or les scénarios actualisés font état d’émissions toujours excédentaires en 2017 et 2018, et ils indiquent qu’elles pourraient le rester jusqu’en 2023. Sur la période 2019-2023, elles atteindraient 422 Mt CO2 éq par an, soit 24 millions de tonnes de trop. Ce n’est qu’à partir de 2024 qu’elles seraient ramenées au niveau annuel compatible avec les objectifs climatiques du pays, soit 357 Mt CO2 éq.
Retards et reculs
Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer ce dérapage, rapporte le Réseau action climat (RAC), qui participe au comité de suivi. En particulier, « l’objectif d’avoir la totalité des logements très bien isolés en 2050 est abandonné, avec un rythme moyen de 500 000 rénovations performantes annuelles au lieu des 700 000 nécessaires ». En outre, « l’objectif d’avoir des véhicules neufs consommant en moyenne 3 litres au 100 km en 2030 est porté à 4 litres au 100 km. »
« Le gouvernement profite de la pause estivale pour sabrer ses ambitions sur le climat,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Dans le nord-ouest du Groenland, un iceberg menace un village, à tel point que le risque de tsunami a forcé les autorités à évacuer une partie des habitants, le 13 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Ces composés utilisés pour la conservation d’aliments comme la viande séchée pourraient être liés à la survenue d’épisodes maniaques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Les nitrates pourraient avoir une influence néfaste sur la santé mentale

Ces composés utilisés pour la conservation d’aliments comme la viande séchée pourraient être liés à la survenue d’épisodes maniaques.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h24
    |

                            Sarah Terrien








                        


Alors que les effets cancérigènes des nitrates sont encore discutés, une étude publiée le 18 juillet dans la revue Molecular Psychiatry met en cause ces substances sous un autre angle. En suggérant, cette fois, une influence néfaste de ces conservateurs sur la santé mentale, et plus particulièrement sur la survenue d’épisodes maniaques. Des phases d’excitation, principalement présentes dans le trouble bipolaire, pendant lesquelles les patients sont irritables, dorment peu, parlent souvent très vite et peuvent avoir des hallucinations.
Des chercheurs américains et néerlandais sont arrivés à ce constat par hasard, en analysant les données démographiques, sanitaires et alimentaires de 1 101 Américains âgés de 18 à 65 ans, entre 2007 et 2011. « Nous n’avions pas l’intention d’examiner les consommations de charcuteries », a expliqué Faith Dickerson, professeur de psychiatrie à l’université du Maryland et coauteur de l’étude. Mais quand les scientifiques ont constaté que les personnes hospitalisées pour un état maniaque étaient trois fois et demie plus nombreuses à déclarer avoir déjà consommé de la viande séchée que les personnes ne souffrant d’aucun trouble psychiatrique, ils ont approfondi leurs recherches. Les patients souffrant d’autres maladies mentales ne présentaient pas cette surconsommation de ces charcuteries fortement chargées en nitrates. Aucun autre aliment recensé dans le questionnaire, même le saucisson et le jambon cru, n’avait d’association avec les épisodes maniaques ou avec une autre pathologie psychiatrique.
Pour aller plus loin, les chercheurs ont mené une série d’expérimentations sur des rats. Verdict ? Les résultats abondent dans le sens des observations effectuées sur les humains. Au bout de deux semaines, les rats qui avaient quotidiennement mangé des produits à base de nitrates, contrairement à ceux qui avaient eu une alimentation dépourvue de ces substances, présentaient une hyperactivité motrice. Au-delà de cette expression comportementale de la manie, cette étude révèle l’influence de ces conservateurs sur la modification du microbiote intestinal des rats.
« Psychonutrition »
Or, cet ensemble de micro-organismes vivant dans le tube digestif est mis en cause depuis une dizaine d’années dans la manie et dans d’autres troubles psychiatriques, comme l’a précisé Robert Yolken (université Johns Hopkins), un des auteurs de l’étude, dans le communiqué de presse accompagnant celle-ci : « Il y a de plus en plus de preuves que les germes dans les intestins peuvent influencer le cerveau. » Enfin, ces nitrates, consommés à une équivalence humaine d’un bâtonnet de viande séchée par jour, semblent modifier les circuits cérébraux des rongeurs, plus précisément ceux de l’hippocampe. Cette structure est impliquée dans la mémoire, la navigation spatiale et l’inhibition et potentiellement altérée chez les humains dans le trouble bipolaire.

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                Les aliments « ultratransformés » favoriseraient le cancer



Si ce travail préliminaire ne permet pas d’établir de lien direct de cause à effet, d’après Guillaume Fond, psychiatre à l’hôpital de la Conception à Marseille et chercheur à l’université d’Aix-Marseille, « c’est une étude majeure car emblématique d’un nouveau courant de recherche, la psychonutrition, qui s’intéresse à l’influence de l’alimentation sur le déclenchement ou l’évolution des troubles psychiatriques ». Selon lui, ces résultats devraient conduire à une réaction des services de santé publique américains : « Par mesure de précaution, ces produits devraient être retirés du marché, le temps de faire toute la lumière. » Si, en France, nous n’avons pas pour habitude de consommer de la viande séchée, Guillaume Fond met en garde contre les compléments alimentaires utilisés pour faire de la musculation, qui peuvent s’y apparenter.
Le ventre serait donc bel et bien notre deuxième cerveau… Pour en avoir le cœur net, les auteurs de l’étude souhaitent poursuivre leurs investigations, comme l’indique Robert Yolter : « Les travaux futurs sur cette association entre nitrates et manie pourraient mener à des interventions diététiques pour aider à réduire le risque d’épisodes maniaques chez les personnes atteintes de trouble bipolaire ou vulnérables à la manie. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Scientifiques et militants de la lutte contre le VIH estiment qu’il faut remettre en question l’approche centrée sur le sida et « faire cause commune avec le champ de la santé mondiale »
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/07/2018
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Sida : les experts appellent à changer radicalement de stratégie

Scientifiques et militants de la lutte contre le VIH estiment qu’il faut remettre en question l’approche centrée sur le sida et « faire cause commune avec le champ de la santé mondiale »



Le Monde
 |    20.07.2018 à 00h30
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 09h42
    |

            Paul Benkimoun








                        


La prévention contre le VIH est en crise, des populations particulièrement vulnérables continuent à rester hors d’atteinte du système de santé, et l’élan mondial, qui a permis de mobiliser des ressources sans précédent et de sauver des millions de vies, décline. Le modèle uniquement concentré sur le VIH/sida, qui prévalait depuis le début de la pandémie et a abouti à créer des programmes et structures spécifiques, n’y répond plus comme il le faudrait. Il doit laisser place à une approche où la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine serait intégrée dans des programmes de santé plus larges visant également les maladies qui lui sont liées.
C’est la conclusion à laquelle sont arrivés 47 experts impliqués dans la riposte à cette pandémie qui a déjà tué plus de 35 millions de personnes. Après deux ans de travail dans le cadre d’une commission réunie à l’initiative de l’International AIDS Society (IAS), organisatrice des conférences internationales sur le VIH/sida, et l’hebdomadaire médical The Lancet, ils invitent à ce changement de paradigme.
Le fruit de leurs travaux paraît dans un numéro spécial de la revue publié vendredi 20 juillet. Parmi les signataires du document figurent l’actuelle présidente de l’IAS, Linda-Gail Bekker, et son prédécesseur, Chris Beyrer, mais aussi l’ancien directeur exécutif d’Onusida, Peter Piot, et deux ex-directeurs exécutifs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Michel Kazatchkine et Mark Dybul, ou encore l’ancien président d’Aides, Bruno Spire.
« Dangereuse complaisance »
La tonalité est nettement distincte de celle des institutions internationales comme l’Onusida ou le Fonds mondial, qui mettent l’accent sur les incontestables progrès accomplis. La commission met en question le discours dominant ces dernières années centré sur la perspective d’en finir avec le sida.
Selon la commission, le battage sur cet objectif fixé à 2030 par les Nations unies a « alimenté une dangereuse complaisance et peut avoir précipité l’affaiblissement de la détermination mondiale à combattre le VIH ». Estimant que « les outils et les stratégies contre le VIH existants sont insuffisants et bien que des progrès spectaculaires puissent être obtenus en maximisant les stratégies actuelles de prévention et de traitement, la pandémie due au VIH va vraisemblablement demeurer un défi mondial majeur dans le futur proche », est-il indiqué dans le document du Lancet.

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                Sida : l’autotest, un moyen de dépistage « pratique » mais encore mal connu



Peter Piot voit un reflet de cette complaisance dans l’aplatissement de la courbe des ressources financières, internationales et nationales, consacrées à lutter contre le VIH. « Nous sommes très préoccupés à l’idée de voir le monde proclamer une victoire bien avant que notre combat contre le sida soit achevé. Ce serait catastrophique, car nous avons vu des épidémies rebondir, par exemple le paludisme, dont on avait prévu l’élimination », met-il en garde.
Services intégrés
Allant plus loin que le rapport publié mercredi 18 juillet par l’Onusida, qui préconise de combiner une offre de prévention et de soin pour le VIH et pour la tuberculose, la commission prône des services intégrés qui répondent au VIH et aux autres maladies qui partagent les voies de transmission, touchent les mêmes groupes à risque et coexistent souvent chez les patients. Une telle offre inclurait la santé sexuelle et reproductive, la tuberculose, les hépatites virales, les addictions aux drogues et les troubles mentaux, résume Chris Beyrer.

        Lire aussi la tribune du professeur Patrick Yeni :
         

          « Il faut repenser la lutte contre le VIH outre-mer »



Elle pourrait également être étendue à des maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension artérielle (HTA). Les modélisations de la commission illustrent le rapport coût-efficacité positif d’une telle approche sur le VIH : par exemple, l’offre intégrée combinant dépistage du VIH, du diabète et de l’HTA sur dix ans permettrait d’éviter 69 000 infections en Afrique du Sud et 216 000 au Kenya. « Il n’y a jamais eu de campagne de prise de la tension artérielle dans mon pays », remarque Nduku Kilonzo, du Conseil national du Kenya pour le contrôle du sida, qui est l’une des signataires du document de la commission. Le débat est lancé.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Cette taxe additionnelle graduelle sur le certificat d’immatriculation se déclenchera pour les véhicules émettant 117 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 120 grammes actuellement.
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Automobile : le gouvernement va abaisser le seuil de déclenchement du malus en 2019

Cette taxe additionnelle graduelle sur le certificat d’immatriculation se déclenchera pour les véhicules émettant 117 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 120 grammes actuellement.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 21h17
    |

                            Éric Béziat








                        


Le ministère de la transition écologique et solidaire et le ministère des transports devraient annoncer, vendredi 20 juillet, une nouvelle baisse du seuil déclenchant un malus écologique lors de l’achat d’un véhicule particulier neuf. En 2019, cette taxe additionnelle graduelle sur le certificat d’immatriculation se déclenchera pour les véhicules émettant 117 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 120 grammes actuellement.
Cette annonce devrait se faire dans le cadre d’une présentation par les ministres Elisabeth Borne et Nicolas Hulot du volet mobilités propres et qualité de l’air de la future loi d’orientation des mobilités qui sera présentée en conseil des ministres à la rentrée.

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                Pollution : le plan inachevé du gouvernement pour une mobilité propre



Les ministères concernés ont fait savoir que le bonus écologique, qui est maintenant réservé aux véhicules 100 % électriques (6 000 euros dans la limite de 27 % du coût d’acquisition pour une voiture) devrait, lui, être maintenu à un niveau élevé.
Des baisses successives
Ce système de bonus-malus écologique, inventé en 2008 dans la foulée du Grenelle de l’environnement, n’en est pas à sa première baisse. Lors de sa création, il se déclenchait à partir de 161 grammes de CO2. Et le durcissement de ces dernières années a été plus fort que celui de l’an prochain. On est en effet passé de 131 grammes en 2016 à 127 g en 2017 puis à 120 g en 2018.
Aujourd’hui cette surtaxe démarre à 50 euros si l’automobile que vous achetez émet 120 grammes de CO2 par kilomètre parcouru (une Renault Espace diesel par exemple), puis augmente de gramme en gramme pour atteindre 10 500 euros au-delà de 184 grammes (une Jaguar XE essence suralimentée par exemple).
Ce qui risque de compliquer l’affaire, c’est que cette extension du malus arrive à un moment où l’homologation est en train de changer, puisqu’on passe d’une norme dite NEDC à une nouvelle homologation appelée WLTP, plus exigeante et proche des conditions réelles de conduite. Une voiture dont la consommation (donc les émissions de CO2) vaut 120 en NEDC verra mathématiquement une augmentation en WLTP. Le gouvernement a fait savoir que le durcissement continuera sur la même tendance après application de la nouvelle norme, mais tout en tenant compte de ce changement de thermomètre. Reste à connaître les détails de cette adaptation fiscale, très attendue par toute l’industrie automobile.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ L’Etat s’engage à généraliser les zones à faibles émissions et à favoriser covoiturage et autopartage. Mais toujours pas de plan vélo.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/07/2018
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Pollution : le plan inachevé du gouvernement pour une mobilité propre

L’Etat s’engage à généraliser les zones à faibles émissions et à favoriser covoiturage et autopartage. Mais toujours pas de plan vélo.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 10h23
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Sur le front de la lutte contre la pollution de l’air, le gouvernement semble enfin décidé à passer à la vitesse supérieure. Et le fait savoir. Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et la ministre des transports, Elisabeth Borne, devaient présenter, vendredi 20 juillet, « les engagements de l’Etat en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l’air ». Ils préfigurent la future loi d’orientation sur les mobilités (LOM), d’abord annoncée au printemps et désormais attendue en fin d’année ou début 2019.
« Face à la pollution de l’air nous voulons changer de paradigme et faire la démonstration que la voiture individuelle peut être remplacée par les mobilités douces comme le vélo, le covoiturage et bien sur les transports en commun », a déclaré Nicolas Hulot.
« Mesure structurante » pour le ministère de la transition écologique, le principal « engagement » concerne la généralisation des zones à faibles émissions (ZFE), aussi appelées zones à circulation restreinte. Elles devront être mises en place d’ici à 2020 dans les quatorze agglomérations concernées par des dépassements répétés des valeurs limites d’exposition au dioxyde d’azote (NO2), gaz très toxique émis principalement par les véhicules diesel. Il s’agit de Paris, Marseille, Nice, Toulon, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence, Strasbourg, Reims, Montpellier, Toulouse ainsi que de la vallée de l’Arve, et de la Martinique.

        Comprendre
         

          comment agir de manière durable contre la pollution de l’air ?



Aujourd’hui, seuls Paris et, dans une moindre mesure, Grenoble possèdent une ZFE. Elle fonctionne sur le système des vignettes Crit’Air et vise à interdire progressivement la circulation des véhicules les plus polluants. Ainsi, les voitures classées Crit’Air 4 (diesels immatriculés entre 2001 et 2005) ne pourront plus circuler dans les rues de la capitale en semaine, entre 8 heures et 20 heures, à partir de 2019. Et d’ici à 2024, ce sont tous les diesels qui seront interdits, et, six ans plus tard, les motorisations essence.
Partenariat avec les collectivités
Chaque collectivité pourra décider du périmètre de la zone (centre-ville ou agglomération, comme l’envisage l’Ile-de-France), des plages horaires des catégories de véhicules concernées (tous ou seulement les poids lourds) et de la progressivité.
Nulle obligation, mais un « partenariat » avec les collectivités, précise le gouvernement. Il devrait être signé en octobre et ne se limite pas aux territoires concernés par des dépassements. Ces ZFE devraient permettre de réduire les émissions de gaz polluants de l’ordre de 12 % à 15 % et de revenir dans les clous d’ici à 2022, estime-t-on au cabinet de Nicolas Hulot. Car, au-delà de l’urgence sanitaire (la pollution de l’air est à l’origine de 48 000 morts prématurées chaque année en France), le gouvernement espère que la mise en place de ces ZFE convaincra la Cour de justice de l’Union européenne d’abandonner les poursuites engagées contre la France précisément pour ces dépassements.
Pour que ces zones soient réellement efficaces, la Mairie de Paris réclame depuis des mois que les contrôles des vignettes puissent être automatisés. La future LOM devrait le rendre enfin possible.

        Voir quelles sont les 200 villes en Europe
         

          qui restreignent leur accès aux véhicules polluants



Des exonérations pour les employeurs
Pour accompagner le basculement des automobilistes vers des véhicules propres, le gouvernement ne prévoit pas de nouvelle aide après la prime à la conversion lancée en janvier et plafonnée à 2 500 euros pour l’acquisition d’un modèle électrique neuf. Le malus pour les véhicules fortement émetteurs en CO2 devrait en revanche être durci : il s’appliquera à partir de 117 g/km à partir de 2019, contre 120 g aujourd’hui. Les émissions de gaz à effets de serre sont en effets repartis à la hausse en 2017, principalement à cause du trafic routier et du goût des français pour les grosses berlines type SUV.
De façon plus globale, pour atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050, le gouvernement veut « favoriser les modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle ». Il entend ainsi encourager le covoiturage et l’autopartage. D’une part, en permettant aux collectivités de pouvoir créer des voies et des places de stationnement réservées. D’autre part, avec un cadre fiscal favorable. Celui-ci passera par la case entreprises. Les employeurs pourront rembourser une partie des frais de covoiturage de leurs salariés en étant exonérés de cotisation, sur le modèle de ce qui se pratique avec les abonnements de transports en commun. A quel montant ? L’arbitrage reste à faire.
La même exonération s’appliquera pour les entreprises qui mettront des recharges électriques à disposition de leurs employés.

        Lire le compte rendu de tchat sur le transport partagé,
         

          avec notre journaliste spécialiste des transports



Pas de plan d’investissement ambitieux
Les organisations de défense de l’environnement saluent la généralisation des zones à faibles émissions qu’elles réclamaient. « C’est une première étape, mais maintenant, il faut sortir du diesel et de l’essence avant 2025 et accompagner les gens vers d’autres mobilités avec des plans d’investissement ambitieux. Or, c’est là que le bât blesse », déplore Lorelei Limousin du Réseau action climat (RAC), qui regroupe Greenpeace, France nature environnement ou encore WWF. Le RAC demande notamment la création d’un fonds national vélo doté de 200 millions d’euros par an. Le gouvernement assure que le vélo est un « élément prioritaire » qui fera l’objet d’annonces spécifiques en septembre avec l’objectif de faire passer sa part dans les déplacements de 3 % à 9 % à l’horizon 2024.

        Notre décryptage sur l’interdiction du diesel :
         

          quelle politique dans les pays européens ?



Autre point cher aux ONG, absent des « engagements » présentés par Nicolas Hulot et Elisabeth Borne, le report modal dans le transport de marchandises vers le fret ferroviaire. Dans le combat contre la pollution, le gouvernement accélère mais n’emprunte pas la ligne à grande vitesse.



                            


                        

                        


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Tabac : pourquoi les taux de nicotine, goudron et monoxyde de carbone ont disparu des paquets

Les informations concernant les émissions produites lors de la combustion ne figurent plus sur les paquets. Des fumeurs dénoncent un manque de transparence.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 18h23
    |

            Faustine Vincent








                        



                                


                            
La mesure est passée en toute discrétion, éclipsée par l’arrivée du paquet neutre. Depuis le 20 mai 2016, les taux de nicotine, de goudron et de monoxyde de carbone ne figurent plus sur les paquets. Ces informations sur les émissions produites lors de la combustion des cigarettes ont été remplacées par un avertissement générique en gras : « La fumée du tabac contient plus de 70 substances cancérigènes ». Concomitant de l’instauration en France du paquet neutre, ce retrait relève d’un autre dispositif législatif, en l’occurrence la transposition d’une directive européenne de 2014, qui vise à « améliorer le fonctionnement du marché intérieur européen pour le tabac et ses produits dérivés, tout en assurant un haut niveau de protection de la santé des Européens ».
De nombreux fumeurs ne se sont même pas aperçus de cette disparition. D’autres s’en sont émus. Jérôme Duffieux, directeur général de Traditab, une petite entreprise française qui produit la marque 1637, a ainsi été assailli de coups de fil de consommateurs fâchés et suspicieux. « Plus d’une centaine d’entre eux nous ont demandé : “Pourquoi vous ne mettez plus ces informations ?” “Vous nous mentez ?” La plupart des fabricants de tabac ont connu ce phénomène », témoigne-t-il.

Sur un forum de fumeurs, l’un d’eux s’étonne : « Alors que tous les ingrédients doivent figurer en matière d’alimentation, la disparition des composants des cigarettes est inadmissible et dangereuse, puisqu’on ne peut même plus essayer de limiter les dégâts en fumant celles qui ont le moins de goudron, substance la plus nocive. »
Des indications jusqu’alors imprécises
Informer moins pour protéger mieux : l’équation peut surprendre. La directive européenne, qui s’appuie sur des études scientifiques, estime toutefois que l’affichage des taux de goudron, nicotine et monoxyde de carbone était « trompeur », puisque « les fumeurs étaient ainsi amenés...




                        

                        


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Décryptage

Au Maroc, la difficile quête du « zéro plastique »

Le royaume s’est engagé depuis 2016 à lutter contre la production et la distribution de sacs en plastique, dont il était le deuxième consommateur mondial.

Par                                            Ghalia Kadiri




LE MONDE
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        Le 19.07.2018 à 14h54

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        Mis à jour le 23.07.2018 à 06h36






    
Un éboueur marocain déverse des déchets en plastique au centre de recyclage d’Oum Azza, près de Rabat, en novembre 2016.
Crédits : YOUSSEF BOUDLAL /REUTERS


Au moment où la guerre contre le plastique se mondialise, le Maroc aurait dû être un modèle de la lutte contre ce fléau qui pollue paysages et océans. Pourtant, deux ans après la loi interdisant la fabrication, la vente et l’utilisation de sacs en plastique dans le royaume, ils sont loin d’avoir disparu.
Selon une enquête publiée le 27 juin par l’association Zero Zbel (« zéro déchet » en arabe), dans le cadre d’un projet soutenu par ONU Environnement, les sacs en plastique sont encore largement utilisés dans les marchés marocains. L’étude, menée dans trois grandes villes dont la capitale économique Casablanca, a montré que 65 % des consommateurs utilisent cinq à quinze sacs en plastique à chaque fois qu’ils font leurs courses.
Le ministère de l’industrie, qui défend un bilan satisfaisant, a finalement reconnu, dans un communiqué publié le 1er juillet, que « l’utilisation de sacs interdits persiste dans les souks, le commerce ambulant et non organisé ».

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« Ces souks représentent justement le principal réseau commerçant où les Marocains font leurs courses. Le commerce non formel reste le principal réseau de distribution au Maroc », insiste Mamoun Ghallab, le président de l’association.
Si les supermarchés et autres structures organisées s’en sont débarrassés, les sacs en plastique fabriqués dans des ateliers clandestins ou importés illégalement des pays voisins continuent de nourrir le circuit informel. « Les sacs de contrebande sont encore présents sur le marché. Donc si on refuse d’en donner aux clients, ils iront chez le voisin », témoigne un vendeur de fruits dans un marché casablancais.
Haute toxicité
La loi prévoit une amende allant de 200 000 à 1 million de dirhams (18 000 à 91 000 euros) pour les fabricants et entre 10 000 et 500 000 dirhams (910 à 45 500 euros) pour les distributeurs. « La police faisait des contrôles quotidiens pendant les six premiers mois de l’interdiction. Mais ça s’est essoufflé par la suite », poursuit le marchand.
Lancée le 1er juillet 2016, quelques mois avant la COP22 organisée à Marrakech, la législation baptisée Zero Mika (« zéro plastique ») devait permettre de lutter contre les nuées de sacs en plastique accrochées aux arbres, et qui cernent depuis plusieurs années les plages marocaines. Dans ce pays de 35 millions d’habitants, quelque 26 milliards de sacs en plastique, soit 900 par habitant, étaient consommés en moyenne chaque année jusqu’en 2016, faisant du royaume le deuxième pays utilisateur de cette matière dans le monde, après les Etats-Unis.

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Pour l’association Zero Zbel, la seule dans le pays à militer contre la pollution liée aux déchets, la solution n’est pas de verbaliser les commerçants. « Dans la pratique, il est difficile de donner une amende aux marchands ne disposant pas d’un local officiel, assure Mamoun Ghallab. Les autorités doivent agir à la source, chez les grossistes. Car tant que la production illégale existera, les marchands continueront à prendre le risque. » 
Plus grave, les sacs de contrebande sont beaucoup plus nocifs pour la santé. Les contrôles effectués par le ministère de l’industrie sur les sacs saisis par les autorités ont montré que les matières premières utilisées proviennent de plastique récupéré dans les décharges « ainsi que de matières premières hautement toxiques et nuisibles à la santé servant à la base à la production d’emballages de produits industriels divers », a mis en garde le ministère.
Depuis la publication de l’enquête indépendante de Zero Zbel, le gouvernement a annoncé le démantèlement d’un atelier clandestin de fabrication et la saisie de deux tonnes de sacs en plastique dans deux dépôts de Casablanca. En deux ans, ce sont 757 tonnes de sacs qui ont été confisquées.
Alternatives
Pour le moment, les alternatives au plastique sont loin de satisfaire les défenseurs de l’environnement. Et le Maroc ne dispose pas non plus de système de recyclage encadré par l’Etat. « Malheureusement, les principales options proposées sont des sacs non-tissés en polypropylène présentés comme écologiques or il s’agit de textile plastique », regrette M. Ghallab. Censés être réutilisables, ces sacs ne résistent pas tous aux lourdes charges et finissent par casser. Plus chers à produire que la matière plastique, une partie des sacs en polypropylène sont fabriqués en deçà de l’épaisseur légale et sont donc moins résistants et plus rapidement jetables : « Au bout de quatre jours environ, estime le président de l’association. Il faudrait impliquer d’autres acteurs et réfléchir à d’autres matières comme le tissu, des matériaux naturels réellement solides et donc réutilisables. »

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Un projet de modification de la loi devrait voir le jour, a promis Moulay Hafid Elalamy, ministre marocain de l’industrie et puissant homme d’affaires, lors d’une conférence de presse donnée le 3 juillet à Rabat. Ce jour-là, parmi les neuf représentants d’entreprise invités à réfléchir aux alternatives, huit provenaient de l’industrie de la plasturgie et seulement un acteur représentait les sacs en papier.

