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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ De retour en première division italienne, le club est accusé d’avoir arrangé une partie, en fin de saison passée.
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Match truqué : cinq points de pénalité pour Parme

De retour en première division italienne, le club est accusé d’avoir arrangé une partie, en fin de saison passée.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h40
   





                        



   


Trois ans après sa mise en faillite et son renvoi dans les bas-fonds du football italien (Serie D, quatrième division), pour Parme le retour dans l’élite s’annonce délicat. Le club historique s’est vu infliger cinq points de pénalité pour la saison prochaine, par la fédération nationale (FIGC) lundi 23 juillet.

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À l’origine des soupçons de tricherie, Emanuele Calaio est, quant à lui, suspendu pour deux ans et écope d’une amende de 20 000 euros. L’attaquant parmesan est accusé d’avoir envoyé des messages à un ancien coéquipier, évoluant depuis à La Spezia, pour l’inciter à lever le pied avant une partie décisive pour la montée en Serie A.
Emanuele Calaio suspendu deux ans
Après la victoire de Parme (2-0) dans ce dernier match de la saison 2017-2018, les supporteurs de La Spezia avaient fustigé le niveau de leurs favoris, en particulier celui d’Alberto Gilardino, un ancien international et ex-joueur de Parme, qui avait manqué un penalty en tirant largement au-dessus, alors que le score n’était que de 1-0.
« Le tribunal considère prouvé que Calaio, en envoyant les messages en question […] a tenté de commettre un acte illégal », indique le communiqué de la FIGC. Le club de Parme a annoncé avoir « pris acte avec une énorme amertume » de cette décision et a annoncé un appel « très rapidement » auprès de la Cour fédérale d’appel de la Fédération italienne.
Fondé en 1913, le club avait connu ses heures de gloire dans les années 1990, marquées par deux Coupes de l’UEFA (1995 et 1999) et une Coupe des coupes (1993).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le préfet de police de Paris a été entendu par la commission des lois constituée en commission d’enquête, lundi, après l’audition du ministre de l’intérieur Gérard Collomb.
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Affaire Benalla : ce qu’il faut retenir de l’audition du préfet de police Michel Delpuech à l’Assemblée

Le préfet de police de Paris a été entendu par la commission des lois constituée en commission d’enquête, lundi, après l’audition du ministre de l’intérieur Gérard Collomb.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h43
    |

                            Le Monde.fr








                        



Michel Delpuech a été auditionné sous serment, lundi 23 juillet dans l’après-midi, sur « l’affaire Benalla » par la commission des lois de l’Assemblée nationale, constituée pour l’occasion en commission d’enquête. Alexandre Benalla, désormais ex-proche collaborateur d’Emmanuel Macron, a été l’auteur de violences filmées sur deux manifestants en marge de la manifestation du 1er mai, place de la Contrescarpe dans le 5e arrondissement de Paris.
Après cette seconde audition, consécutive à celle, lundi matin, du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, de nombreuses zones d’ombre persistent autour du rôle d’Alexandre Benalla et sur les raisons de sa présence auprès des forces policières ce jour-là. Au cours de son audition, le ministre de l’intérieur avait insisté sur la responsabilité de l’Elysée et de la préfecture de police de Paris. Michel Delpuech a quant à lui rappelé que M. Benalla n’était « pas sous [s] on autorité », mais sous celle de l’Elysée.

        Comprendre
         

          les six failles dans les réponses de Gérard Collomb



Retour sur les temps marquants de l’audition du préfet de police de Paris.
Comment et quand Michel Delpuech a-t-il rencontré Alexandre Benalla ?
M. Delpuech a affirmé avoir rencontré M. Benalla pour la première fois l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, il y a un an, au cours d’une réunion de travail. Il dit avoir croisé M. Benalla à plusieurs reprises : « Il était dans le cercle proche des personnes autour du président. Beaucoup de photographies le montrent, en disant ça, je ne révèle rien », rapporte M. Delpuech.
Le préfet de police de Paris affirme par ailleurs ne pas connaître personnellement M. Benalla. « Dans mon téléphone portable, je n’ai jamais eu le numéro de M. Benalla », rapporte-t-il.

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Qui a autorisé Benalla a assiter à la manifestation auprès des forces de police ?
On en sait une peu plus à l’issue de cette journée d’audition. Selon Michel Delpuech, c’est le chef d’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, qui a donné l’autorisation à Alexandre Benalla.
L’homme est déjà mis en examen pour avoir participé à la transmission d’éléments de vidéosurveillance à Alexandre Benalla le soir du 18 juillet. Selon Michel Delpuech, Laurent Simon a agi sans en référer à sa hiérarchie. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, affirmait déjà que « Alexandre Benalla avait obtenu l’autorisation non pas par le préfet mais par quelqu’un placé plus bas dans la hiérarchie ».
Plus tard au cours de son audition, M. Delpuech précisera cependant :
« Si j’avais été sollicité, je ne l’ai pas été, pour cette demande, l’aurais-je refusé ? L’honnêteté m’oblige à dire que non, je n’avais aucune raison de la refuser pour un collaborateur de l’Elysée qui travaille quotidiennement avec mes services. En revanche, je l’aurais mis en garde contre les risques que présentait cette manifestation, compte tenu des informations dont nous disposions. Ce n’est pas la place d’un observateur de faire du maintien de l’ordre. Un observateur sage et intelligent reste à sa place, en retrait. Vous connaissez la formule : “fraus omnia corrumpit” [« la fraude corrompt tout »]. »
Quand et comment a-t-il été informé de sa présence auprès des forces de police le 1er mai ?
Le 2 mai, « à 10 h 15 », précise Michel Delpuech, il reçoit un appel de Laurent Hottiaux, collaborateur de l’Elysée. « Il m’a indiqué que circulait sur les réseaux sociaux une vidéo relatant des violences policières à l’occasion des manifestations du 1er mai. Je ne comprends pas ce dont il parle. Je lui dis que je vais me renseigner », rapporte Michel Delpuech dans son discours liminaire. Quelques minutes plus tard, il visionne la vidéo sur un grand écran, en compagnie de son service de communication, et identifie M. Benalla.
Les mesures prises ensuite
Après avoir visionné la vidéo, Michel Delpuech rapporte avoir pris deux initiatives :
la première consiste à joindre le cabinet du ministère de l’intérieur, qui a affirmé être d’ores et déjà informé de la situation et en liaison avec l’Elysée sur le sujet ;
Et de préciser :
« Il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l’autorité hiérarchique dont il dépendait. Au demeurant, c’est bien ce qu’il s’est passé puisque M. Benalla a été convoqué par le cabinet de l’Elysée, et a fait l’objet de sanctions. Je rajoute que je me suis étonné tout de même de n’avoir pas été alerté par le cabinet du ministre de l’intérieur. »
la seconde initiative a d’ailleurs été de lancer une investigation pour en savoir davantage sur les raisons ayant conduit M. Benalla à être présent sur la place de la Contrescarpe.

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          La sécurité du président devait passer sous autorité unique de l’Elysée



Sur la délivrance d’un port d’armes à M. Benalla
Le député Les Républicains Philippe Gosselin a souligné que le ministre de l’intérieur avait refusé à trois reprises de délivrer un port d’armes à l’endroit de M. Benalla, qui lui sera finalement délivré grâce à l’autorisation de la préfecture de police. « On est en présence d’une législation assez complexe », avance M. Delpuech :
« Pendant la campagne électorale un port d’armes avait été délivré pour permettre à l’agent de sécurité de protéger les locaux. Cette autorisation n’a jamais été renouvelée. Benalla a ensuite sollicité un port d’arme. […] Il y a des ports d’arme liés aux fonctions, c’est de la compétence préfectorale. […] J’ai pris cette décision. Je l’ai retirée quand M. Benalla a cessé ses fonctions. »
Le préfet de police affirme que ce dernier lui a été accordé car l’enquête de proximité ayant visé M. Benalla avait eu des retours positifs, et que son casier judiciaire était vierge.
« J’assume cette responsabilité personnellement », ajoute le préfet de police.
Sur l’équipement (brassard, casque et radio de police) de M. Benalla le jour de la manifestation
C’est une question qui a été posée plusieurs fois. Qui a fourni le brassard et la radio de police, visibles sur les vidéos, à M. Benalla ? Selon M. Delpuech, la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) a seulement fourni un casque de protection à M. Benalla. Le préfet de police affirme ne pas disposer d’informations permettant d’expliquer pourquoi M. Benalla avait également un brassard et une radio.
Sur la non utilisation de l’article 40 du code de procédure pénale
Dans la même veine, interrogé plusieurs fois sur le fait que l’article 40 du code de procédure pénale n’ait pas été actionné, le préfet de police a répondu :
« En pratique, on renvoie à l’autorité qui a la responsabilité hiérarchique. c’est en tout cas ce que j’ai pensé – peut-être à tort, mais je l’assume. Il y avait déjà pas mal de personnes informées quand je l’ai été moi-même, la liste serait longue s’il fallait dresser les autorités qui auraient pu saisir l’article 40. Dans ces conditions, ce n’était plus au préfet de prendre cette décision. »
Pour rappel, l’article 40 du code de procédure pénale prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

        Comprendre en quoi
         

          l’Elysée est mis en cause pour ne pas avoir saisi la justice



Sur sa responsabilité en tant que préfet de police de Paris
Michel Delpuech a estimé avoir pris les mesures nécessaires. Il justifie cela en avançant qu’il a immédiatement informé le cabinet du ministère de l’intérieur lorsque la vidéo a été portée à sa connaissance, le 2 mai.
Mais également en soulignant que « dès lors que c’était pris en compte par l’autorité hiérarchique compétente [c’est-à-dire l’Elysée], j’ai considéré que l’affaire était prise en compte au niveau pertinent ».
« M. Benalla n’était pas sous mon autorité. »
« Le préfet de police est une autorité importante, mais dans une chaîne hiérarchique. »
Le préfet de police de Paris a par ailleurs conclu son discours introductif en expliquant que ces faits étaient « le résultat de dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinage malsain ». Interrogé sur cette dernière formule, Michel Delpuech a engagé la responsabilité de l’Elysée. « La relation quotidienne de proximité et de confiance entre la préfecture de police et les services de l’Elysée est une nécessité. Quand on bascule dans un lieu de proximité à une relation qui perd de sa pureté, on prend des risques, c’est ce que j’ai voulu évoquer par cette expression. Le reste ne me concerne pas », a conclu le préfet de police de Paris.

        Notre analyse :
         

          les failles de la chaîne de commandement




Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le sélectionneur de l’équipe de France aurait pu se retirer sur un triomphe, mais il a préféré remettre son bilan en jeu. Non sans risques, mais en position de force, selon notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Un chèque en bleu, Deschamps après Deschamps

Le sélectionneur de l’équipe de France aurait pu se retirer sur un triomphe, mais il a préféré remettre son bilan en jeu. Non sans risques, mais en position de force, selon notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h20
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Tout a été dit sur Didier Deschamps, tout sera redit, cette fois sur le mode de la louange. Une victoire en Coupe du monde vaut béatification pour son sélectionneur, on le sait depuis qu’Aimé Jacquet a remporté le trophée. Son capitaine d’alors, premier Français à soulever celui-ci, a doublé en Russie le palmarès mondial de l’équipe de France en même temps que le sien. Si la Croatie avait mieux géré sa première période, une deuxième finale perdue aurait fait basculer le sélectionneur français du côté obscur de la lose, mais ainsi va le football : des scores parfois irrationnels forgent les destins.

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          Didier Deschamps, maître ès palmarès



A ce niveau de consécration, le sage sait ce qu’il a à faire : se retirer en pleine gloire, se reposer des efforts consentis, vivre de sa rente d’image. Michel Hidalgo en 1984 et Aimé Jacquet en 1998 n’avaient pas tergiversé, à respectivement 51 et 56 ans, prenant la tête de la Direction technique nationale. À bientôt 50 ans, Deschamps n’est pas beaucoup plus jeune, et il est trop intelligent pour ne pas connaître les risques. Il a cependant confirmé qu’il poursuivrait son mandat au moins jusqu’en 2020.
Gagner plus
Il sait sans doute que l’immunité n’est que provisoire, que les critiques sur sa philosophie de jeu sont simplement suspendues, et que les risques de ternir son bilan sont plus grands que les chances d’enrichir celui-ci. Aucun titre mondial ne préserve des difficultés à se qualifier pour le tournoi suivant : Didier Deschamps se souvient d’un billet pour l’Euro 2000 qui n’avait tenu qu’à un penalty dans les dernières minutes d’Andorre-France. « C’est dans les plus belles victoires que l’on fait les plus grosses conneries », a-t-il déclaré au Parisien. Et la « malédiction du tenant du titre » illustre les difficultés des favoris en phase finale, la rapidité des disgrâces.
Qu’est-ce qui incline Deschamps à courir le risque d’un quatrième cycle de deux ans ? Peut-être l’exemple de l’Espagne et de l’Allemagne, qui ont obtenu des résultats significatifs lors de longs mandats de sélectionneur. Plus probablement l’envie de marquer encore l’histoire. Par exemple en rattrapant la ligne de palmarès perdue il y a deux ans face au Portugal, c’est-à-dire en remportant l’Euro comme entraîneur après l’avoir remporté comme joueur. Il sait aussi qu’il dispose d’une génération prodigieuse, qui a déjà l’expérience de la victoire et va être propulsée par sa confiance.
Il pourrait chercher au sein d’un club un autre doublé joueur-entraîneur, celui de la Ligue des champions, près duquel il était passé en 2004 avec l’AS Monaco. Mais il sait les conditions d’exercice en club, où il est rare d’avoir les coudées franches, et où la précarité règne. En sélection, Deschamps n’est pas près d’être menacé, il n’y partage les responsabilités qu’avec Noël Le Graët – et ce partage est une répartition des tâches. Si le sélectionneur est un homme de pouvoir, c’est surtout un sélectionneur-né, qui se coule parfaitement dans les exigences de la fonction.
Position de force
Les critiques à son égard ont procédé essentiellement d’une méconnaissance des spécificités du football de sélection, avec le temps de travail tactique réduit, le nivellement des valeurs, les pièges des qualifications et des phases finales… Autant de raisons pour lesquelles la priorité accordée à la formation d’un esprit de groupe a fait la différence. Obtenir de joueurs majeurs qu’ils se sacrifient pour le collectif, c’est ce à quoi beaucoup de grandes sélections ne parviennent plus, et c’est à porter au crédit du Basque.
À la lumière de l’ère post-1998, on pourrait s’inquiéter que son style fasse trop école au sein de la Direction technique nationale et de la formation française, avec l’adoption de dogmes qui ne seront pas remis en cause à temps. Mais Deschamps n’est pas un dogmatique : il s’est coulé dans la tendance actuelle qui a accordé une prime aux équipes laissant le ballon à l’adversaire – une réponse opportuniste qui a peu de chance de se muer en philosophie. Quant à son penchant défensif, il l’avait démenti jusqu’au premier match en Russie inclus, montrant des velléités de jouer les cartes offensives de son effectif. Rien ne dit qu’il n’y reviendra pas.

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Didier Deschamps ne lâchera donc pas la sélection, n’étant pas du genre à abandonner une position de force. Un choix inverse de celui de Zinédine Zidane (que l’on imaginait prendre sa suite à la tête des Bleus), qui a quitté le Real Madrid au pic de sa consécration. Deschamps a toujours cru en lui-même, plus encore que ceux qui lui prédisaient très tôt un grand avenir d’entraîneur. Il faut espérer que l’équipe de France continue à y trouver son compte. En tout cas, hier comme aujourd’hui, elle pourrait avoir pire sélectionneur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ A 29 ans, il remporte son troisième titre mondial, son premier en individuel.
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Mondiaux d’escrime : l’épéiste français Yannick Borel sacré champion du monde

A 29 ans, il remporte son troisième titre mondial, son premier en individuel.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h47
   





                        



   


L’épéiste français Yannick Borel a remporté la médaille d’or des championnats du monde à Wuxi, en Chine, au terme d’une finale remportée haut la main contre le Vénézuélien Ruben Limardo Gascon (15-4).
Sacré en juin pour la troisième fois consécutive champion d’Europe en individuel, Borel réalise un doublé jamais vu depuis Hugues Obry, en 1998. À 29 ans, et malgré une blessure au poignet droit qui nécessitera une opération, le Guadeloupéen confirme sa stature de leader. Seul le titre olympique en individuel manque au palmarès de celui qui avait été sacré par équipes à Rio en 2016.
L’argent pour Ysaora Thibus
La fleurettiste française Ysaora Thibus doit, quant à elle, se contenter de la médaille d’argent après s’être inclinée face à l’Italienne Alice Volpi au terme d’une finale serrée. Thibus a atteint la finale en battant la Russe numéro un mondiale Inna Deriglazova (15-14) en quarts de finale, puis l’Italienne Arianna Errigo (quatrième mondiale) lors d’une demi-finale remportée en un éclair (15-2).
Thibus avait décroché deux médailles de bronze individuelles aux championnats d’Europe et aux Mondiaux de 2017. À 26 ans, elle s’entraîne en Californie depuis l’été dernier, aux côtés de Sergei Golubytskyi.
Mardi, les sabreuses Cécilia Berder (deuxième mondiale, vice-championne d’Europe et médaillée de bronze aux Mondiaux 2017) et Manon Brunet (numéro sept mondiale et quatrième aux Jeux olympiques de Rio) pourront également viser un podium.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Paradoxe, le cyclisme est un sport d’équipe où le coureur vit isolé avec ses doutes une fois l’étape terminée.
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Tour de France : Au milieu du peloton, la solitude

Paradoxe, le cyclisme est un sport d’équipe où le coureur vit isolé avec ses doutes une fois l’étape terminée.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 09h27
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 09h55
    |

            Henri Seckel (Carcassonne (Aude), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Tour de France, cirque surpeuplé : 176 coureurs au départ, 450 membres d’équipes (directeurs sportifs, mécanos, médecins, etc.), 2 000 journalistes, consultants et photographes accrédités, de 10 à 12 millions de personnes sur le bord des routes pendant trois semaines. « Et au milieu de tout ça, tu peux ressentir une grande solitude. Tu peux partager la chambre avec un coéquipier, et pourtant ne rien savoir de sa vie, de ses souffrances, parce qu’évoquer ces sujets, c’est avouer sa faiblesse, et ça ne se fait pas. »
Yoann Offredo parle. « Et puis il y a toute la partie immergée de l’iceberg. Ce sont les heures d’entraînement seul à partir du mois de novembre, sous la pluie, le froid. Tu es loin de toute cette foule, personne ne t’applaudit sur le bord de la route. Au Tour de France, tous les yeux sont rivés sur toi. Quelques mois plus tard, quand tu rentres dans ta chambre le soir, tu es seul face à toi-même. »
Le Français de 31 ans, tempérament fougueux sur un vélo (Wanty Groupe-Gobert), volontiers mélancolique quand il en descend, souligne une difficulté de ce paradoxe qu’est le cyclisme professionnel. Sport d’équipe où le coureur accomplit sa performance seule sur son vélo ; sport individuel où l’on ne peut gagner sans le collectif ; activité grégaire dans laquelle la solitude guette, et doit s’apprivoiser.
Travailleur nomade
Le cycliste est un travailleur nomade qui passe entre cent cinquante et deux cents jours par an loin de chez lui, le temps de se rendre sur une course, de la disputer, d’en revenir. « Pendant des années, je n’ai pas voulu faire de grands Tours de trois semaines à cause de l’éloignement », explique Yoann Offredo – un Tour d’Espagne (2010) et deux Tours de France en onze ans de carrière –, qui a collé sur le cadre de son vélo une photo de sa femme et ses deux enfants.
Les cas ne sont pas rares de coureurs privés d’une carrière professionnelle par leur sensibilité, alors que leurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Durant le Tour, l’écrivain Olivier Haralambon analyse pour « Le Monde » le style des vedettes du peloton. Aujourd’hui, le Britannique Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour de France.
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« Froome, le “meilleur des laids”», par Olivier Haralambon

Durant le Tour, l’écrivain Olivier Haralambon analyse pour « Le Monde » le style des vedettes du peloton. Aujourd’hui, le Britannique Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour de France.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 07h29
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 11h48
    |

                            Olivier Haralambon








                        



                                


                            

Chronique. C’est parfois faire fausse route que de vouloir détailler toujours plus avant, décomposer en pièces toujours plus petites et plus nombreuses ce dont on connaît l’allure générale.
Ainsi point n’était-il besoin pour nous en convaincre d’experts en nombre ni d’avocats en bataillons dressant la liste interminable de ses idiosyncrasies : Chris Froome est sans pareil, unique en son genre. Le premier coup d’œil y suffit.
Il n’est pas impossible que, libéré de ces entraves spécifiques que lui impose la machine, ce corps qu’il n’a pas hésité à montrer nu se découplât assez normalement, voire s’inscrivît pile-poil, bras écartés dans un cercle ou un carré, en homme parfaitement “vitruvien”.
Mais juchez-le sur un vélo, et visez l’attelage – parlez-moi de nombre d’or ! En fait, la maxime est assez simple : Christopher Froome, à vélo, est aussi vilain qu’efficace. Il est, aurait dit Blondin, « le meilleur des laids ».
Tel un adulte sur un tricycle d’enfant
Souvent, son vélo semble trop petit pour lui, au point qu’on soupçonne la focale de la caméra. Son pied trop engagé sur la pédale, au bout d’une jambe qu’il ne déplie jamais, donne l’impression qu’il pédale avec les talons, les genoux à l’extérieur tel un adulte sur un tricycle d’enfant. Sur le buste redressé, les épaules minces enroulées vers l’avant déterminent un ample écartement des coudes, qui presque battent l’air quand sa fameuse cadence de pédalage s’affole. C’est donc une étrange créature qui apparaît quand ses concurrents la poussent dans ses retranchements. Alors la tête rentre un peu plus dans les épaules : Chris regarde ses pieds et son visage se désaxe comme s’il s’étonnait de ce qu’il voit. Il se tortille franchement sur sa selle, à mesure que s’installe un dodelinement du chef vaguement autistique, comme si les pensées compactées, alourdies, roulaient sur la paroi interne de son crâne. Mais de la sorte il semble aussi aller puiser l’énergie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Critiqué pour une photo prise avec le président turc Tayyip Erdogan avant le Mondial russe, le joueur d’origine turque a assuré que son geste n’avait « aucune intention politique ».
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Allemagne : le footballeur Mesut Ozil quitte la sélection, invoquant le « racisme »

Critiqué pour une photo prise avec le président turc Tayyip Erdogan avant le Mondial russe, le joueur d’origine turque a assuré que son geste n’avait « aucune intention politique ».



Le Monde
 |    22.07.2018 à 22h32
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 07h49
   





                        



   


Mesut Özil a annoncé dimanche 22 juillet qu’il quittait la sélection d’Allemagne en mettant en avant le « racisme » dans les critiques dont il est victime après l’élimination de la Mannschaft dès le premier tour du Mondial 2018 de football.
« C’est avec un cœur lourd et après beaucoup de réflexion que, à cause des événements récents, je ne jouerai plus pour l’Allemagne de matchs internationaux aussi longtemps que je ressentirai du racisme et du manque de respect à mon égard », écrit le joueur d’origine turque sur son compte Twitter.

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Critiqué pour une photo prise avec le président turc Tayyip Erdogan avant le Mondial russe, il a assuré que son geste n’avait « aucune intention politique ».
« Comme beaucoup de gens, mes racines ancestrales recouvrent plus qu’un seul pays. J’ai certes grandi en Allemagne, mais mon histoire familiale a ses racines solidement basées en Turquie. J’ai deux cœurs, un allemand et un turc », a détaillé dimanche après-midi le milieu de terrain d’Arsenal sur Twitter.

   


Absence de soutien
Mesur Ozil sort de son silence après avoir été au centre de la polémique, à la suite de la publication d’un cliché sur lequel lui et son compatriote Ilkay Gündogan posent aux côtés du chef de l’Etat turc, alors en pleine campagne électorale pour sa réélection, finalement obtenue.
Cela avait valu aux deux joueurs de lourdes critiques, surtout après l’élimination précoce des champions du monde 2014 dès la phase de groupes en Russie. Certains observateurs les ont accusés de manquer de loyauté envers l’Allemagne, le manager de la Mannschaft Oliver Bierhoff allant même jusqu’à affirmer qu’« il aurait fallu envisager de se passer d’Ozil » pour le Mondial.
Pour Ozil, c’est surtout l’absence de soutien de la Fédération allemande (DFB) qui l’a poussé à s’en aller :
« Lors de ces deux derniers mois, ce qui m’a le plus peiné est le mauvais traitement que m’a infligé la DFB et son président Richard Grindel. »
« Alors que j’ai essayé d’expliquer à Grindel mon héritage, mes ancêtres et, par conséquent, lui faire comprendre les raisons qui m’avaient amené à prendre cette photo, il était plus intéressé par le fait de parler de ses propres positions politiques et de rabaisser mon opinion », a encore écrit Ozil, qui a inscrit 23 buts en 92 sélections.
« Je ne servirai plus de bouc émissaire [à Grindel] pour son incompétence et son incapacité à faire correctement son travail », a conclu le joueur de 29 ans, sacré champion du monde avec l’Allemagne en 2014 après la troisième place en 2010.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le Danois s’impose aux portes de la cité médiévale, aux dépens d’un Lilian Calmejane en larmes. La journée a vu la mise hors-course des fumigènes et de Gianni Moscon, de l’équipe Sky. Nos trois leçons de l’étape.
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Tour de France : Carcassonne pour Cort Nielsen, le glas sonne pour les fumigènes et Moscon

Le Danois s’impose aux portes de la cité médiévale, aux dépens d’un Lilian Calmejane en larmes. La journée a vu la mise hors-course des fumigènes et de Gianni Moscon, de l’équipe Sky. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 15h44
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (envoyés spéciaux à Carcassonne, Aude)








                        


Dans cette journée conçue pour les échappées, une échappée est allée au bout avec la bienveillance du peloton. Mais comme on est toujours surpris sur le Tour de France, on a vu le Danois Magnus Cort Nielsen se jouer des grimpeurs, dont Lilian Calmejane. Sinon, Gianni Moscon a frappé un coureur, ce qui est moins étonnant, et s’est fait exclure. De quoi soigner la cote de popularité de l’équipe Sky.
Reconversion réussie chez Astana

   


Deux victoires en deux jours : l’équipe Astana a privatisé le Tour de France ce week-end avec deux coureurs inconnus du grand public qui n’en sont pas moins de sacrés coursiers, le grimpeur basque Omar Fraile et le routier-sprinteur danois Magnus Cort Nielsen.
Enfin, routier sprinteur... C’est ce qu’on croyait savoir jusqu’à ce qu’il grimpe à toute vitesse, ce dimanche, le redoutable pic de Nore, une « cochonnerie », comme disent les cyclistes, qui domine la Montagne Noire, route étroite, irrégulière et bitume pas tout neuf. Cort Nielsen et son coéquipier et compatriote Michael Valgren ont eux-mêmes assuré la sélection dans une échappée de 29 au pied du col, afin de se débarrasser de Peter Sagan et Greg Van Avermaet, et les deux ont tenu les roues des purs grimpeurs comme Pozzovivo ou Mollema.
Une fois passé le sommet, Valgren et Cort Nielsen n’avaient plus qu’à contrôler leurs adversaires et le deuxième à régler au sprint ses derniers compagnons d’échappée, ce qui fut d’autant plus simple que Ion Izagirre et Bauke Mollema sont joyeusement allés à l’abattoir en roulant avec lui jusqu’à Carcassonne. On aimerait parfois être dans les voitures de directeurs sportifs pour mieux comprendre ce qui se joue sous nos yeux.
« C’était le plan. Hier soir, j’ai analysé les chiffres de puissance de l’étape et j’avais le sentiment que Magnus et Valgren pouvaient avoir une bonne chance aujourd’hui, explique Rune Larsen, l’entraîneur des deux hommes au sein de cette équipe kazakhe où ce sont les Danois qui gagnent. Nous avons beaucoup travaillé pour qu’ils améliorent leurs capacités en montagne. Magnus Cort Nielsen n’est pas devenu grimpeur du jour au lendemain. J’ai été un peu surpris, mais disons qu’il était dans un bon jour. Magnus est un peu plus petit que les meilleurs sprinteurs, il doit trouver sa niche ailleurs que les étapes de plat. »
« L’équipe avait marqué cette étape pour moi, elle pensait qu’elle pouvait très bien me convenir, a confirmé Cort Nielsen. Dans les Alpes, j’ai très bien grimpé. »
Une reconversion réussie, donc, et celle de l’équipe Astana ne l’est pas moins : venue pour porter Jakob Fuglsang sur le podium du Tour de France, elle a, un peu déçue par la traversée des Alpes (le Danois est 9è du classement généra), libéré ses coureurs pour aller prendre des échappés, comme l’a expliqué Cort Nielsen. Sans toutefois renoncer à un bon classement général pour son leader.
Lilian Calmejane, maillot du meilleur échappé-qui-ne-va-pas-au-bout

   


Ce serait un maillot vert, mais de rage. Lilian Calmejane, le baroudeur de l’équipe Direct Energie révélé par sa flamboyante victoire l’an passé à la station des Rousses, avait coché deux étapes cette année, dès la présentation du Tour. Celle de Mende hier, et plus encore celle de Carcassonne aujourd’hui, dont le parcours sillonnait ses terres d’Occitanie. L’Albigeois s’est retrouvé dans la bonne échappé deux fois sur deux. Il s’est fait avoir deux fois sur deux : 8e hier, et surtout 7e aujourd’hui, après avoir touché du doigt le bonheur d’une victoire à domicile.
Mais voilà, Calmejane a vu le piège se refermer dans le final, où il s’est retrouvé dans un groupe de huit composé de trois duos (Trek, Astana, Bahraïn) et un coureur carbonisé par une longue tentative en solo (Majka). Evidemment, trois coureurs issus des duos ont tenté le coup (un Trek, un Astana, un Bahraïn), évidemment, leurs trois coéquipiers ont cessé de rouler, évidemment, Majka, rôti, ne pouvait plus donner un coup de pédale, et évidemment, Calmejane n’a pu combler le trou tout seul. Bref, un final tactique dans toute sa splendeur, dont Calmejane n’aurait pu sortir vainqueur que s’il avait été extrêmement supérieur aux autres, ce qui n’était quand même pas le cas.
Groooosse déception à l’arrivée :

Lilian Calmejane craque après la ligne d'arrivée !!! Le Français reproche à ses coéquipiers d'échappée la mésentent… https://t.co/6aUhDTgyzN— stade2 (@Stade 2)


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Question, tout de même : Calmejane n’a-t-il pas fauté et laissé de précieuses forces sur le bas-côté en tentant un bizarroïde coup en solo à 125 km de l’arrivée ? « Non, je ne pense pas, répond-il. Je suis parti seul, c’était pas du tout prévu, c’est parfois des trucs dans mon cerveau qui vont un peu dans tous les sens. J’ai été un peu grisé, et le public m’a tellement soutenu, j’avais envie de profiter tout seul. Dans les Alpes, j’ai passé un col avec Sagan, il était tellement encouragé que j’avais mal aux oreilles, j’ai attaqué pour ne pas rester avec lui tellement ça faisait de bruit. Aujourd’hui je lui ai fait de la concurrence ! C’était trop loin de l’arrivée, c’est pour ça que j’ai vite décidé de me relever [au bout de 15 bornes], mais ça n’a pas été préjudiciable. Les jambes, je les avais dans le final, je l’ai montré. »
« Il n’a pas fait d’erreur, appuie son manager, Jean-René Bernaudeau. Les trois coureurs qui finissent aux trois premières places, il était prévu qu’ils attaquent. Il allait les chercher, mais il a été un peu serré quand ils ont attaqué, et derrière, il lui manque 20 mètres. C’est la Coupe du monde de vélo tous les jours, et 20 mètres, ça coûte cher. » Pour une deuxième étoile, après celle des Rousses l’an dernier, il va sans doute falloir patienter un an.
Gardez vos fumigènes pour les stades
« No Pyro, no Party », disent les « ultras » dans les stades de football. Les organisateurs du Tour de France, eux, sont plutôt d’avis que la fête est plus sûre sans pyrotechnie, alors que des fumigènes ont fait leur apparition depuis plusieurs années sur certaines ascensions du Tour de France.
A partir de mardi et jusqu’à la fin du Tour dimanche, des arrêtés préfectoraux seront pris dans chaque département traversé afin d’interdire l’utilisation des fumigènes au passage de la course, a annoncé l’AFP dimanche. Les forces de l’ordre, susceptibles d’interpeller les contrevenants, seront également sensibilisées au sujet.
Jeudi, la montée de l’Alpe d’Huez a été envahie par des fumigènes de toutes les couleurs sur plusieurs passages, donnant des images magnifiques mais gênant fortement les coureurs. On a vu par exemple Romain Bardet se toucher les yeux après avoir traversé un nuage de fumée.

   


« C’est une bonne nouvelle, estime Julian Alaphilippe. Non seulement c’est désagréable à respirer, mais c’est surtout à cause de la visibilité que c’est très dangereux. Vous roulez à grande vitesse dans le brouillard. C’est un peu comme si on vous demandait de fermer les yeux en conduisant. »
« Les fumigènes dégagent un gaz qui pénètre dans la gorge, a renchéri Mikel Landa, sixième du classement général. Au-delà du fait que c’est aveuglant, ça irrite surtout les voies respiratoires. »
Vendredi, un fumigène a été lancé au milieu du peloton lancé à vive allure à l’approche du final de Valence, rebondissant entre les rues des coureurs. On se demande encore par quel miracle aucun coureur n’a été touché et aucune chute provoquée. On ne voit que la fameuse « magie du Tour » pour expliquer ça.

Bref, les fumigènes sur le Tour, il n’y a guère que l’ultra du Paris Saint-Germain Thibaut Pinot pour apprécier, et encore, c’est parce qu’il les a traversés en première position dans l’Alpe d’Huez, en 2015 : « À l’arrivée, mon maillot était bleu à cause du gaz des fumigènes, racontait-il cette semaine à La Provence. Moi ça ne me dérange pas, ça fait partie de l’ambiance. L’Alpe est une montée très festive, c’est ça le vélo. »
Pour ce qui nous concerne, les fumigènes semblent bien plus dangereux au bord de la route que dans les tribunes des stades de football.

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                Football : fumigènes, l’impasse incandescente



La leçon bonus : on ne frappe pas un coureur
Ca vient de tomber, comme on dit à la télé : l’Italien Gianni Moscon est exclu du Tour de France par les commissaires de l’Union cycliste internationale pour avoir frappé un coureur de l’équipe Fortuneo peu après le départ de l’étape.

Gianni Moscon, coéquipier du #MaillotjauneLCL a été exclu du #TDF2018  après l'arrivée à Carcassonne. Il lui est re… https://t.co/DQYpepH5WM— MaillotjauneLCL (@Maillot jaune LCL)


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Sa réputation d’imbécile du peloton se construit à toute vitesse, puisque rappelons que Moscon a déjà été suspendu par son équipe en 2017 pour avoir proféré des insultes à caractère raciste à l’encontre du coureur d’origine guadeloupéenne Kevin Reza. « J’ai la conscience tranquille », avait-il dit quelques mois plus tard.
Juste avant le Tour de France, l’UCI a blanchi Moscon d’accusations portées par le coureur de la FDJ Sébastien Reichenbach, qui jugeait l’Italien responsable de sa grave chute dans une descente sur le Tour de Lombardie. Plusieurs témoignages allaient dans le sens du Suisse mais l’UCI n’avait pas suffisamment de preuves pour suspendre Gianni Moscon.
L’équipe Sky perd un équipier précieux dans les premiers cols des étapes, mais a priori, ils devraient s’en sortir sans. Elle gagne surtout un peu de publicité négative, dont on se dit qu’elle pourrait se passer.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ A la veille d’une journée de repos, le Danois a offert à Astana une deuxième victoire de suite dans l’Aube.
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Tour de France : Magnus Cort Nielsen s’impose à Carcassonne

A la veille d’une journée de repos, le Danois a offert à Astana une deuxième victoire de suite dans l’Aube.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 07h15
   





                        



   


Comme un bégaiement de l’étape précédente, le peloton a laissé, dimanche 22 juillet, une trentaine de coureurs — inoffensifs au général — s’échapper pour se disputer la victoire. Comme la veille à Mende, un membre de l’équipe Astana en a profité pour s’imposer.
Après Omar Fraile, Magnus Cort Nielsen a inscrit son nom pour la première fois au palmarès du Tour de France. Réputé pour ses pointes de vitesse, il avait déjà soulevé deux étapes sur la Vuelta 2016.
Le Danois a réglé au sprint le trio qu’il formait dans les derniers kilomètres avec Bauke Mollema et Gorka Izagirre. Agitateur de la journée, et auteur d’un baroud d’honneur mort-né trop loin de l’arrivée, Lilian Calmejane n’a pu faire mieux qu’une septième place sur ses terres.

Cort Nielsen s'impose au sprint dans un duel avec Izaguirre et Mollema ! #TDF2018 #VeloClub https://t.co/EtD4nD5SQg— francetvsport (@France tv sport)


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Aucun danger pour Thomas
Comme attendu, l’étape s’est décantée dans le pic de Nore et son sommet à quarante kilomètres de l’arrivée. Dans la montée de la principale difficulté du jour, Rafal Majka s’est dégagé pour rejoindre et distancer un duo français (Julien Bernard, Fabien Grellier). Il a basculé en tête puis insisté dans la descente.
Après la jonction effectuée avec le Polonais, double meilleur grimpeur du Tour (2014 et 2016), le groupe de tête s’est disputé la victoire. Le Néerlandais Bauke Mollema a attaqué à 7 kilomètres mais a emmené avec lui deux coureurs présumés plus rapides : Magnus Cort Nielsen et l’Espagnol Ion Izagirre. Après la flamme rouge, les trois rescapés se sont regardés, soit le scénario rêvé pour le Danois.
Arrivé en compagnie de tous les autres favoris, treize minutes après le vainqueur du jour, Geraint Thomas a conservé son maillot jaune. Les coureurs se reposeront, lundi 23 juillet, avant de retrouver les Pyrénées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’équipe Astana remporte sa deuxième étape consécutive, après Fraile hier, à Mende.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Après l’annonce de son retrait des commandes de Fiat Chrysler et de Ferrari, le patron emblématique du groupe fait la « une » de tous les journaux italiens ce week-end.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’Agence française de lutte contre le dopage et la fédération internationale échafaudent ensemble leurs plans pour débusquer les tricheurs, s’échangeant informations et impressions durant les trois semaines.
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Tour de France 2018 : comment les contrôles antidopage s’organisent

L’Agence française de lutte contre le dopage et la fédération internationale échafaudent ensemble leurs plans pour débusquer les tricheurs, s’échangeant informations et impressions durant les trois semaines.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 12h16
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Roubaix, Nord)








                        



   


C’est probablement la conversation WhatsApp la plus confidentielle du Tour : elle porte un nom barbare, « CADF-AFLD », et c’est là que se décide la stratégie des contrôles antidopage sur la Grande Boucle. En guerre il y a dix ans, l’Agence française de lutte conre le dopage (AFLD) et la Fondation antidopage pour le cyclisme (CADF) travaillent désormais de concert pour identifier les tricheurs du peloton.
« Nous avons des partages d’informations avec 25 agences nationales antidopage, mais la profondeur de notre relation avec l’AFLD est assez unique », dit Francesca Rossi, directrice de la CADF. Formalisé par un protocole de coopération, cet échange de renseignements se matérialise sur une conversion par messagerie instantanée entre Damien Ressiot, directeur des contrôles de l’AFLD, et les enquêteurs, experts et dirigeants de la CADF. Là, les seconds, qui ont le dernier mot sur l’identité des coureurs à contrôler, le type de contrôle (sanguin ou urinaire) et ses modalités (au réveil, après l’étape ou au coucher), échangent avec le Français pour mettre au point la stratégie. Durant le Tour, jusqu’à vingt messages par jour s’échangent entre ces spécialistes du dopage, chaque coureur étant identifié par un numéro de code.

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                Vingt ans après l’affaire Festina, le dopage se fait tout petit sur le Tour de France



« On s’envoie des informations codées, qui respectent le b-a-ba de la confidentialité et de la protection des données, mais notre proximité relationnelle fait que c’est très simple. On se connaît tous », explique Damien Ressiot.
Huit à dix contrôles par jour
L’identité des coureurs contrôlés dépend surtout des résultats et des prélèvements sanguins effectués sur chacun des coureurs le jeudi précédant le Tour de France. Les données sont comparées au « passeport sanguin » de chaque athlète, et des experts indépendants livrent leur recommandation sur les profils suspects : « C’est notre ressource la plus importante, c’est une mine », confirme Francesca Rossi.
Les informations fournies par l’Oclaesp (service de gendarmerie dont les officiers spécialisés dans le dopage sont présents sur le Tour de France) peuvent aussi déclencher des contrôles, de même, explique Damien Ressiot, qu’un « comportement particulier pendant un contrôle ou des performances étonnantes ».

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                Christopher Froome blanchi par l’autorité mondiale du cyclisme



La CADF, organe indépendant de l’Union cycliste internationale, est limitée en nombre de contrôles pour des raisons budgétaires : pas plus de huit à dix par jour. Sa bonne entente actuelle avec l’AFLD est une source d’espoir pour tous les couples en crise, puisque les deux ne se parlaient plus, il y a dix ans : les relations entre les présidents de l’AFLD et de l’UCI étaient exécrables, le premier reprochant au second de ne pas lutter suffisamment contre le dopage. Lors du Tour 2008, disputé sous l’égide de la Fédération française de cyclisme et non de l’UCI, l’AFLD avait été seule responsable des contrôles. Un succès retentissant, avec sept contrôles positifs impliquant plusieurs vedettes de ce Tour, un chiffre jamais égalé depuis.
Dix ans plus tard, les deux instances, qui ont chacune changé de direction, travaillent en harmonie mais craignent fortement que les résultats des contrôles ne soient pas les mêmes. « Qu’il y ait crispation ou parfaite collaboration, l’équation est très compliquée, souffle Damien Ressiot. A l’instar de ce qui se passe aux Jeux olympiques, c’est dans le mois qui précède le Tour que tout se joue. En compétition, on est davantage dans la régulation. » 
Hormis le contrôle positif à la cocaïne de l’Italien Luca Paolini en 2015, le dernier cas de dopage d’envergure est celui de Fränk Schleck, positif à un diurétique en 2012. Jusqu’à présent, tous les contrôles réalisés dans ce Tour de France sont négatifs.

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                Tout comprendre au Tour de France et à son vocabulaire : giclette, chasse-patate, gruppetto…






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’équipier de Chris Froome ne s’en cache plus : il n’a aucunement l’intention de céder le maillot jaune à celui qui était censé être son leader.
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Tour de France : et Geraint Thomas fit son coming out

L’équipier de Chris Froome ne s’en cache plus : il n’a aucunement l’intention de céder le maillot jaune à celui qui était censé être son leader.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 10h33
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (envoyés spéciaux à Séverac-le-Château, ou Severac lo Castèl, comme on dit en Aveyron)








                        



   


Le Tour de France 2018 joue de malchance. La Coupe du monde de football avait totalement occulté les dix premières étapes ; les dix dernières sont en train de se laisser éclipser par un autre événement d’ampleur internationale dont la Terre entière guette le moindre rebondissement : l’affaire Alexandre Benalla. Ce monsieur était déjà accusé de tous les maux, on pourra désormais, en outre, lui reprocher d’avoir flingué le Tour.
Il se passe pourtant bien des choses sur cette course, dont le scénario a connu un bouleversement majeur : Geraint Thomas ne se cache plus du tout, il veut remporter le Tour et l’affirme désormais haut et fort. Alors qu’une certaine pudeur confinant à l’hypocrisie avait guidé son discours les jours précédents, le Gallois a ouvert les vannes, hier, l’arrivée de la 14e étape. Dans une semaine, le peloton déboulera sur les Champs-Elysées, et il compte bien y parader en jaune.
Roue de secours
Une question sur la rumeur selon laquelle l’équipe Sky préfèrerait le voir gagner lui, plutôt que Froome, pour d’évidentes raisons d’image et de marketing. Réponse : « Je ne peux pas parler pour les autres, je pense qu’ils seraient contents si l’un ou l’autre de nous deux gagnait. Moi je serais plus heureux si c’était moi qui plutôt que Froomey, évidemment. »
Une question sur la pression qu’entraîne la tunique dorée qu’il porte sur les épaules. Réponse : « C’est beaucoup moins de pression que de disputer une finale olympique de poursuite par équipes à Londres [où il a été médaillé d’or en 2012]. Je pense aussi que la seconde place de Froomey m’ôte beaucoup de pression. Si quelque chose m’arrive, on l’aura toujours dans la course. »
L’axe de rotation de la planète vélo vient de bouger : voilà donc Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour, devenu l’égal, voire la roue de secours, de celui qu’on imaginait être son lieutenant. Il faut dire que dans la spectaculaire côte finale de la Croix-Neuve, hier à Mende, Geraint Thomas a, comme dans les Alpes, semblé plus fort que tout le monde. « Être aux deux premières places rend la course très difficile pour nos adversaires, ils ont deux coureurs à surveiller », déclare poliment Froome, dont les jambes ont l’air de se souvenir qu’elles ont couru (et gagné) le Tour d’Italie il y a à peine deux mois.

   


Pour autant, on n’imagine pas le tenant du titre l’abandonner si facilement que ça, fût-ce à un coéquipier. La Sky se retrouve dans la situation d’une équipe de Formule 1 dont les deux pilotes occupent les deux premières places d’une course et s’entretuent pour la victoire, laissant gagner le 3e, qui n’en demandait pas tant. Geraint Thomas en a bien conscience : « Le principal, c’est qu’on ne se retrouve pas à courir l’un contre l’autre et que Tom Dumoulin gagne. On aurait l’air plutôt stupide. »
15e étape ce dimanche sous le soleil de l’Aveyron, du Tarn et de l’Aude, du viaduc de Millau aux remparts de Carcassonne. Le Tour file vers le sud, et met le cap vers le Nore, le pic de Nore, obstacle principal d’une journée promise, comme hier, aux baroudeurs, cette espèce qui se cogne chaque année trois semaines de souffrance sur une course où elle ne peut espérer lever les bras qu’une fois (deux, les années fastes).
Cela dit, le Pic de Nore ne sera peut-être pas la difficulté majeure du jour pour les coureurs qui ont désormais moins intérêt à regarder devant eux que sur les côtés. Les routes de France ne sont plus sûres. En surgissent toutes sortes de projectiles plus ou moins dangereux.

Un petit malin s'est amusé à jeter un fumigène sur les coureurs du peloton ! A force, le Tour de France se disputer… https://t.co/8szoIF9nkB— francetvsport (@France tv sport)


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RT NOSsport: Op Alpe d'Huez werd Froome al geduwd door een supporter, vanmiddag kreeg hij een fles water over zich… https://t.co/rev9IWokBU— WelTweewielers (@v d wel tweewielers)


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Que va-t-il donc falloir faire, à quelles extrémités va-t-on devoir en venir pour mettre fin à ces actes indignes ? Poser des barrières à trois mètres de la chaussée tout au long des 3 351 kilomètres du Tour ? Faire payer l’entrée sur le parcours, et signer une charte de bonne conduite à chaque spectateur ? Engager Alexandre Benalla comme responsable de la sécurité du Tour ?

Et comme par hasard, Alexandre Benalla. https://t.co/XQB3uVP6Zt— thomassnegaroff (@thomas snegaroff)


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A PART ÇA, voici les stigmates de Luis Leon Sanchez, martyr de la 2e étape.

Día 14... @AstanaTeam https://t.co/nBhxNldF38— LLEONSANCHEZ (@luis leon sanchez)


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Départ 13 h 10. Arrivée vers 17 h 45.
Le Tour du comptoir : Saint-Paul-Trois-Châteaux
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille.
Où l’on ne vend pas de cigales made in China.

   


Disons-le, Saint-Paul-Trois-Châteaux est la plus grande arnaque de France : il n’y a pas trois chateaux, il n’y en a pas deux, il n’y en a même pas un. Il n’y a pas de château à Saint-Paul-Trois-Châteaux, et c’est à cause d’une erreur de traduction, nous explique Yves Henry : « Certains vous diront qu’il s’agit des trois châteaux des Adhémar (grande famille du Dauphiné, depuis le Moyen-Âge, ndlr), à Montélimar, Suze-la-Rousse et Grignan. C’est faux : les Tricastinum, la peuplade gauloise qui habitait le coin, ont été transcrits du latin de manière erronée en Trois Châteaux. »

   


Yves Henry, un Parisien - on dit ça sans agressivité, on en connaît des très biens -, est l’affable patron des « Trois Tasses », et là encore il y a tromperie : il y en a beaucoup plus dans ce salon de thé - glacier - chocolatier, situé sur l’une des nombreuses jolies placettes du bourg. L’hiver, le thé cartonne. L’été, les glaces cartonnent. Avant Saint-Paul-Sans-Château, Yves et sa femme Loupile (« C’est son fils qui l’a appelé comme ça, c’est resté ») tenaient une librairie à Aubenas, en Ardèche. On le vise avec un regard de teckel, parce que dans notre tête, le métier de libraire est le plus galère et le plus précaire après celui de cycliste. En fait, non, ça va : « On bossait énormément, avec tous les scolaires. On ne roulait pas sur l’or mais ça allait. » 
Quand ils ont été trop fatigués, ils ont voulu bouger, quelque part dans le Sud-Est : « On ne voulait surtout pas la côte, avec cette mentalité de rentabilité à tout prix. Pour nous, la priorité c’est la clientèle. On aime les gens. On a beaucoup de Belges et d’Anglais, qui ont des résidences secondaires. Il n’y a qu’un seul camping : ici, c’est du bon tourisme, pas le tourisme de masse. Personne ne vend de cigales made in China. »
On n’a pas eu le temps de vérifier, mais on ne serait pas étonné que là encore, il y ait tromperie sur la marchandise.

   



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Quelles implications peut bien avoir la formule de Descartes dans une course cycliste ? La réponse de Guillaume Martin, coureur du Tour et diplômé de philosophie.
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Tour de France : « Je pense donc je suis », par Guillaume Martin

Quelles implications peut bien avoir la formule de Descartes dans une course cycliste ? La réponse de Guillaume Martin, coureur du Tour et diplômé de philosophie.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 09h36
    |

                            Guillaume Martin








                        


Cogito ergo sum, « je pense donc je suis » : la formule de Descartes est à ce point connue qu’elle apparaît parfois austère. Et si nous nous amusions à envisager les implications de cette formule dans le cadre d’une course cycliste ?
Soit une situation où un coureur attaque à côté de moi. Que faire ? Être ou ne pas être (dans l’échappée) ? Suivre ou ne pas suivre ? Je pense, pèse le pour et le contre... Y aller, c’est se donner l’opportunité de jouer la gagne ; mais c’est aussi risquer de se fatiguer pour rien. Rester dans le peloton serait plus sûr. Et en même temps, qui ne tente rien n’a rien... Donc je suis ! Je décide de prendre la roue du coureur qui vient de passer à l’offensive. Mince : j’ai pensé trop longtemps, et quand je viens à bout de ma délibération intérieure, l’attaquant est déjà trop loin devant, hors de portée. J’ai trop cogité, je n’ai pas pu suivre, je ne peux pas en être...
Je pédale donc je suis
Moralité vélosophique : le cyclisme ne peut se résumer à une simple réflexion, à un calcul rationnel. Si je pense trop, je n’agis pas. Les briefings dans le bus avant le départ, les grands plans de bataille, les consignes à l’oreillette, c’est bien beau. Mais cela ne remplacera jamais l’expérience immédiate du coureur sur le terrain. In fine, l’important c’est de pédaler ! On me demande par exemple souvent à quoi je pense sur le vélo ou ce que la philosophie m’apporte dans ma pratique. Au risque de décevoir, ma crainte est plutôt que la philosophie me desserve et la plupart du temps, je ne pense simplement à rien. Trop de réflexion tue l’action.
Aussi, quand un nouveau coureur attaque devant moi, cette fois je ne pense pas : je suis. Je prends direct la roue de mon adversaire. Je fonce. Après quelques minutes, je me retourne : personne. Quelle joie ! Quel sentiment d’accomplissement : je suis dans l’échappée, j’existe ! Nul besoin de penser pour sentir que l’on est. L’excitation de la fugue, l’impression de goûter à un fruit défendu, l’ivresse de la victoire possible – tout cela suffit à m’en convaincre. Je pédale donc je suis.
Voilà à présent qu’une montée se profile, la dernière de la journée. L’appel du succès me commande d’attaquer. Intuitivement, je me dresse sur mon vélo, et place un démarrage. L’effort que je produis est violent : je me dépense, donc je sue. Mais cela vaut la peine : je creuse l’écart sur mes poursuivants, et me dirige vers une prestigieuse victoire d’étape. Le sommet de la difficulté franchi, je m’élance dans la dernière descente, en bas de laquelle sera jugée l’arrivée du jour.
Si j’avais su, je n’aurais pas pensé
C’est à ce moment qu’une réflexion parasite me vient : pour prendre part à l’échappée du jour, j’ai dû suivre ; puis je me suis échappé de l’échappée ; donc je ne suis plus, car je suis devant ; mais si je suis devant, alors je ne suis plus personne ! Je me gratte le casque. Cet étonnant syllogisme me perturbe et me déconcentre. Encore une fois, la pensée me détourne de mon droit chemin vers la victoire. Elle m’en détourne tant et si bien que, déconcerté par cette conclusion énigmatique – je ne suis pas –, je manque d’attention dans un virage, et manque le virage par la même occasion. Bref, je pense donc je chus.
Bien sûr, si j’avais su, je n’aurais pas pensé. Me voilà désormais obligé de panser. Sur cette phrase, je vous laisse méditer ; moi je retourne rouler !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Basque d’Astana Omar Fraile s’impose en échappé à Mende, devant Alaphilippe, un peu court. Roglic a enflammé la dernière montée, où Bardet a perdu du temps. Nos trois leçons de l’étape.
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Tour de France 2018 : Fraile bien mis à Mende, Bardet mis à l’amende

Le Basque d’Astana Omar Fraile s’impose en échappé à Mende, devant Alaphilippe, un peu court. Roglic a enflammé la dernière montée, où Bardet a perdu du temps. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 20h26
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (envoyés spéciaux à Mende, Lozère)








                        


Sur les superbes routes d’Ardèche et de Lozère, le peloton a lézardé au soleil loin, très loin derrière une échappée maousse dont Jasper Stuyven a bien failli se jouer. C’est finalement Omar Fraile, grimpeur d’Astana, qui s’impose sur l’aérodrome. Du côté des favoris, Geraint Thomas a semblé se balader quelques longueurs de Primoz Roglic. Les écarts créés, notamment sur Romain Bardet, ne sont pas énormes, mais la dynamique des derniers jours se confirme.
>> Les classements du Tour de France
Et maintenant, Alaphilippe est trop patient

   


On a loué ici, il y a quatre jours, une vertu nouvelle de Julian Alaphilippe, qui lui permettait de remplir son palmarès, sur la Flèche Wallonne au printemps et avec sa première victoire sur le Tour de France, au Grand-Bornand : la patience. Il faut se demander s’il n’a pas forcé un peu cette qualité samedi sur la pente de la Croix-Neuve, où le Français, aidé toute la journée par ses Belges sûrs Yves Lampaert et Philippe Gilbert - un jour de fête nationale -, a échoué à la deuxième place.
Alaphilippe, attendu par sa famille élargie à l’arrivée à Mende, a sagement attendu la deuxième moitiée de la montée pour s’agiter, restant jusqu’alors dans la roue de l’Allemand Simon Geschke, bien gentil d’assurer le tempo. Le Basque Omar Fraile, grimpeur de talent qui faisait partie des favoris pour la victoire au sein de cette échappée, avait déjà pris une vingtaine de secondes d’avance. Il n’a jamais craqué et Alaphilippe, malgré son punch, a juste pu le voir lever les bras sur l’aérodrome de Mende.
A l’arrivée, le Français se contentait de cette place de deuxième à laquelle il est certes habitué dans sa carrière (Liège-Bastogne-Liège, Tour de Lombardie, Flèche Wallonne, étapes du Tour...). Et n’en nourrissait pas de regrets, estimant qu’il n’était pas si fort que son accélération ne l’avait laissé paraître : « Quand je regarde les images, oui, je suis parti trop tard, mais c’est simplement que je ne pouvais pas avant. Je ne connaissais pas la montée, j’ai essayé de gérer mon effort du mieux possible mais quand j’arrive dans la roue de Jasper Stuyven, j’étais cuit pour l’arrivée. » Consolation : Alaphilippe a remplumé son matelas au classement de la montagne avant les Pyrénées et compte 20 points d’avance sur Warren Barguil, l’équivalent d’un passage à la première place sur un col hors-catégorie.
Les Lotto sont les plus joueurs

   


C’est Primoz Roglic qui a gagné aujourd’hui. Pas la course à l’étape, mais celle au Maillot jaune. A la secode place, disons. Au podium, disons. Aux places d’honneur, disons. Toujours est-il que, parti dans la côte finale, le Slovène de la Lotto-Jumbo arrive huit secondes avant Thomas, Froome et Dumoulin, et 22 avant Bardet, reprenant ainsi un peu du temps qu’il avait perdu dans les Alpes sur ce quatuor avec lequel il forme le Top 5 (4e à 2’38 de Thomas).
Son démarrage fulgurant a sans doute procuré une bouffée de chaleur (une bouffinette, n’exagérons rien) au sein de la Sky, incapable de combler le trou. Quarante-huit heures plus tôt, c’est un coéquipier de Roglic, Steven Kruijswijk (à vos souhaits), qui avait probablement causé à la british armada quelques tourments (quelques tourmentinets, n’exagérons rien), lors d’une échappée-fleuve vers l’Alpe-d’Huez qui l’avait vu compter plus de six minutes d’avance, et prendre virtuellement le maillot jaune (il est 7e à 3’57).
Hormis, ça et là, quelques banderilles de Bardet (des Barderilles), il faut bien constater que la Lotto Jumbo est la seule équipe à tenter de déstabiliser la Sky. Au piont de la faire craquer ? « C’est la question à un million de dollars », selon Roglic. « En tout cas, on ne se contente pas que dire qu’on va attaquer, on le fait. C’est comme ça qu’on aime courir », claironne Kruijswijk (à vos amours). Et si d’autres équipes s’y mettaient ? « Ça rendrait la course plus intéressante. Mais il faut être capable de le faire, parce que les Sky sont si forts… Si vous n’êtes pas assez bons, vous ne pouvez même pas essayer. »
« Moi, j’aime courir, alors si je peux essayer, j’essaie, explique Roglic. C’est sûr que c’est mieux pour les spectateurs si on tente des trucs, mais on a tous constaté à quel point les Sky étaient forts et pouvaient contrôler le reste du peloton. » N’empêche, quelques secondes grappillées ne font pas de mal : « Mieux vaut gagner huit secondes que perdre huit secondes, non ? » Si. Peut-on s’attendre à voir l’équipe néerlandaise en picorer quelques-unes de plus dans les Pyrénées ? « Si je peux, je réessaierai », affirme Roglic. « Pour sûr », confirme Kruijswijk (à vos… Tiens, qu’est-ce qu’on dit au troisième éternuement ?).
Pour Bardet, le podium s’éloigne

   


Ce n’était pas ce pour quoi il était venu, avec son équipe intelligemment renforcée à l’hiver et l’expérience du Tour 2017, où il avait visé le maillot jaune jusqu’au dernier moment. Mais l’équipe AG2R n’a pas attendu la journée de repos en pays cathare, lundi, pour revoir à la baisse les objectifs de Romain Bardet : « Le podium est encore envisageable », a dit le patron Vincent Lavenu, reléguant de façon raisonnable aux oubliettes les ambitions de victoire à Paris.
Samedi, sur une côte de la Croix Neuve qui lui correspond pourtant avec ses forts pourcentages, Romain Bardet s’est garé, moteur serré, sur l’attaque en force, assis sur sa selle, de Tom Dumoulin à 500 mètres du sommet. Une panne sèche alors que son équipe avait visiblement des vélléités offensives, puisque Mathias Frank puis Pierre Latour avaient durci le rythme au pied de l’ascension.
Visage marqué, filet de bave s’écoulant de son menton, Romain Bardet n’avait pas en franchissant la ligne la fraîcheur déconcertante de Primoz Roglic, le premier des favoris à l’arrivée. Vingt-neuf secondes d’« interview » ont suffi à laisser transparaître la forte déception de Romain Bardet, dont les parents étaient à l’arrivée et dont le nom s’inscrivait sur de nombreuses pancartes toute la journée, non loin de ses terres cantalouses : « Je n’étais pas dans une grande journée mais j’ai fait à fond. C’est une étape de plus de passée. Vivement les Pyrénées. Tout le monde est très fatigué, et c’est vrai que c’était encore brutal aujourd’hui. »
S’il veut voir le positif, Romain Bardet se dira qu’il vaut mieux avoir une mauvaise journée aujourd’hui que dans l’une des trois étapes pyrénéennes. Pour le négatif, il suffit de regarder le classement. A moins de glisser de la mort aux rats dans le müesli de l’équipe Sky ou de dissoudre une ampoule de salbutamol dans leur boisson énergisante (et encore...), il ne reprendra pas l’un ET l’autre dans les Pyrénées. A son retard actuel, il faut ajouter une à deux minutes dans le contre-la-montre individuel au Pays basque. Plus problématique : ce débours est également attendu sur les deux autres hommes qui le devancent, Tom Dumoulin et Primoz Roglic, qui ne montrent aucune faille.
Beaucoup de choses se passeront en troisième semaine, où il espère que ses capacités de récupération feront la différence. Mais un podium à Paris serait un moindre mal, et même cet objectif semble déjà complexe : « Il faut que ça bouge dans les Pyrénées. Il tentera quelque chose à un moment donné. On se doit de garder l’objectif », insiste Vincent Lavenu, qui espère « des surprises » et l’effondrement de Froome et Dumoulin, avec le Giro dans les pattes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le Français, porteur du maillot à pois, n’est pas parvenu à rattraper l’Espagnol, vainqueur en Lozère de sa première étape sur la Grande Boucle.
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Tour de France : Omar Fraile s’impose à Mende devant Julian Alaphilippe

Le Français, porteur du maillot à pois, n’est pas parvenu à rattraper l’Espagnol, vainqueur en Lozère de sa première étape sur la Grande Boucle.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 18h50
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 10h59
   





                        



   


Le Basque Omar Fraile (Astana) s’est adjugé la quatorzième étape du Tour de France, samedi 21 juillet, sur les hauteurs de Mende. Arrivés dix-huit minutes après le vainqueur, les trois premiers du classement général (Thomas, Froome et Dumoulin) ne se sont pas quittés. Romain Bardet abandonne, lui, une quinzaine de secondes sur le trio.
Fraile, vainqueur pour la première fois sur le Tour, a devancé de quelques secondes le Français Julian Alaphilippe et le Belge Jasper Stuyven, auteur d’un joli numéro, avant d’être rattrapé dans les dernières pentes de la journée.

L’espagnol @OmarFraile s'impose à Mende en solo ! Il a résisté au retour de Julian Alaphilippe ( @alafpolak ) dans… https://t.co/Tyvl0ilADh— francetvsport (@France tv sport)


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Dans cette étape de 188 kilomètres, une échappée fleuve de 32 coureurs s’est formée dès la première heure, après un début agité. Plusieurs prétendants (Bardet, Landa, Martin) se sont retrouvés piégés, dans des cassures favorisées par le vent de côté, avant que l’équipe Sky ne cesse son effort en raison du changement de cap.
Alaphilippe attaque trop tard
L’échappée comprenant des coureurs de quinze équipes différentes a creusé l’écart sur le peloton qui a laissé faire. À l’avant, Jasper Stuyven a pris ses distances à 35 kilomètres de l’arrivée avec ses derniers compagnons (Izagirre, Slagter). Le Belge a abordé la dernière rampe, longue de trois kilomètres, avec une avance à peine supérieure à une minute et demie.

📊 GC Top 10 after stage 14!
📊 Top 10 du général après l'étape 14 !
— LeTour (@Le Tour de France)


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Fraile a attaqué dès le pied et a fini par déborder Stuyven à 500 mètres du sommet. Alaphilippe, qui a attendu plus longtemps, est revenu à son tour, mais trop tardivement pour inquiéter le coureur d’Astana. L’Espagnol (28 ans), vainqueur d’une étape du Giro en 2017, participe pour la première fois à la Grande Boucle.
Dimanche 22 juillet, la quinzième étape relie Millau à Carcassonne sur un parcours encore favorable aux attaquants, à la veille de la seconde journée de repos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le Français a échoué à quelques secondes du Basque, vainqueur de sa première étape sur la Grande boucle.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’étape de Mende est peut-être l’occasion pour les attaquants de s’exprimer enfin. On guettera aussi le nouvel épisode du feuilleton « G et Froomey, amis pour la vie ».
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Tour de France : libérez nos camarades échappés

L’étape de Mende est peut-être l’occasion pour les attaquants de s’exprimer enfin. On guettera aussi le nouvel épisode du feuilleton « G et Froomey, amis pour la vie ».



Le Monde
 |    21.07.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 09h44
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Saint-Paul-Trois-Châteaux, Drôme)








                        



   


Saint-Paul-Trois-Châteaux - Mende : 188 kilomètres
Cela n’a aucun sens si l’on regarde le calendrier, mais c’est une sensation qui nous vient immanquablement dès qu’on laisse derrière nous le premier grand massif du Tour : l’idée que les Champs ne sont plus si loin. Nous faisons route vers le sud, pourtant, et ce n’est jamais que la 13e étape sur 20, ce samedi. Mais l’on s’imagine que les patrons d’équipe pensent pareil.

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          Sagan 3, c’est beau, Valence 2, c’est moche



Car l’entrée dans les Pyrénées sera déjà, pour nombre d’équipes, une première fin. Elles seront époussetées par les équipes de leaders, les sprinteurs reviendront débarrasser la table le dernier dimanche, et août pourra commencer. Ces équipes regardent alors les deux étapes à venir comme des marches vers l’échafaud : si elles ne brillent pas d’ici Carcassonne, elles auront sans doute des comptes à rendre.
De qui parle-t-on ? Parmi les 16 équipes qui n’ont pas encore gagné d’étapes, trois (AG2R, Movistar, Sunweb) jouent encore une place sur le podium à Paris et deux peuvent espérer y porter un maillot distinctif (Fortuneo et Wanty-Groupe Gobert). Cela laisse 11 équipes « en chien », passez-nous l’expression : Education First, Bahraïn-Merida, Mitchelton-Scott, UAE Emirates, Astana, Dimension-Data, Katusha, Groupama-FDJ, Lotto-Soudal, Direct Energie et Cofidis.
La moitié du peloton a une semaine pour sauver son Tour
Cela signifie que la moitié du peloton doit sauver son Tour dans les Pyrénées ou avant. Pour qu’elles puissent bien faire, il faudrait que le peloton soit plus tolérant avec les échappées. Jusqu’ici, Julian Alaphilippe, au Grand-Bornand, est le seul vainqueur d’étape issu d’une échappée de la première heure. Pour le reste, les enjeux d’une victoire d’étape sont si grands que les équipes venues pour ça n’ont jamais laissé aucun espoir aux attaquants.

   


Vendredi, les équipes des trois meilleurs sprinteurs en course ont placé leurs vigiles en tête de peloton jusqu’à ce qu’un groupe soit jugé apte à sortir. Comme en boîte, il ne faut pas être trop nombreux. Pas comme en boîte, il ne faut pas avoir son nom sur la liste-des-gars-qui-n’ont-pas-le-droit-de-partir-car-trop-dangereux. De sorte que si une échappée sort, c’est que l’on est sûr qu’elle n’a aucune chance d’aller au bout. Limpide, non ?
Une fois les quatre hommes sortis, ils n’ont jamais eu plus de 3 min 20 d’avance, chacune de ces trois équipes de sprinteurs demandant à un homme de rouler en tête de peloton. « Le but, c’était de les décourager moralement, explique à Lequipe.fr Philippe Mauduit, directeur sportif d’UAE Emirates, l’équipe d’Alexander Kristoff. C’étaient des grands rouleurs, on ne pouvait pas se permettre de les laisser prendre le large parce que derrière on ne peut pas griller nos cartouches de façon stupide. »
L’étape vers Mende, sans doute la plus photogénique de ce Tour, est une première occasion à ne pas manquer. Elle passera par les villages de Bidon et La Baraque de l’Air. Elle s’achèvera à la côte de la Croix Neuve, où Thibaut Pinot et Romain Bardet avaient tourné il y a trois ans un épisode de « L’Anti-manuel de la tactique cycliste », dont Steve Cummings avait profité.

La côte est suffisamment raide pour que l’un ou l’autre des favoris y perde des plumes. Le passé en atteste, avec des écarts de 10 à 40 secondes entre prétendants à la victoire finale (voir les classements de 2005, 2010 et 2015). Sur cet effort de dix minutes, Geraint Thomas est bien capable de reprendre un peu de temps à son ami Christopher Froome. Mais on s’en voudrait de foutre le boxon.

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À PART ÇA,
On ne se lasse pas de voir la fascination qu’exerce un coureur cycliste sur des enfants.

Yes, @michaelvalgren really exists!😅 #TDF2018 https://t.co/AYW6kLC3Ax— AstanaTeam (@Astana Pro Team)


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Il faut revisionner les images de l’ascension de Mende par le groupe des favoris du Tour 1995 pour se rappeler que la lutte antidopage a un peu avancé, depuis.

Mende, 1995. Pantani attacks on the first ramps at 30 km/h! Big boys Indurain and Riis catch him at the top. They s… https://t.co/jUa6vhaZoA— faustocoppi60 (@Mihai Cazacu)


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Départ à 13 h 10 ; arrivée prévue vers 17 h 40
Le Tour du comptoir : Bourg-d’Oisans

   


Où l’on apprend une belle anecdote sur Tyler Hamilton.
Après le départ de Bourg-Saint-Maurice, nous étions vendredi matin à Bourg-d’Oisans, l’occasion pour En danseuse de proposer ici à Amaury Sport Organisation (ASO) un partenariat en vue de l’organisation d’un « Tour du mot Bourg », avec arrivée prévue à la station de métro correspondante dans le 7e arrondissement de Paris, et départs d’étape exclusivement dans des villes au patronyme adapté. L’expertise géographique d’En danseuse nous fait dire que la chose est faisable et la rédaction se rendra dès ce samedi matin à Bourg-Saint-Andéol, traversé par la 13e étape du Tour, pour organiser le grand départ 2019. Nous laissons aux plus experts – et oisifs – d’entre vous le soin de proposer un parcours pour un « Tour du mot Bourg » de dix jours.
Pour le départ de Bourg-d’Oisans, l’organisation de la course pourra loger à l’Oberland, bar-hôtel-restaurant resté dans son jus de la fin du XIXe siècle et qui a toujours eu un faible pour le vélo. Des maillots vintage pendent aux fenêtres parce qu’ils ne pendent plus aux rambardes de la terrasse, où des voyous les volaient, même vissés. Hormis cela, nous dit Christian Beaucourt, le patron depuis vingt ans, la corporation est exemplaire : « J’ai croisé un paquet de cyclistes toutes ces années, et je vais vous dire : je n’ai pas souvenir d’un seul con. » 

   


Quand le Tour était moins grand et moins soucieux de regrouper les équipes dans les stations, des coureurs étaient logés là. Et l’Oberland – le fondateur de l’hôtel, un Français, était dit-on passionné par cette région suisse qui n’a pas l’air trop moche – a beaucoup accueilli des cyclistes en stage dans l’Oisans. La clientèle sur deux roues, étrangère en quasi-totalité, représente toujours 95 % de ses nuitées.
Curieux comme on est, on lui a demandé sa meilleure anecdote avec un cycliste professionnel : « Une fois, j’avais l’équipe de Lance Armstrong, l’US Postal. Un matin, au petit-déjeuner, il y avait Tyler Hamilton. Je lui ai dit : “J’espère que vous allez faire un bon Tour.” Il a gagné une étape avec la clavicule cassée. » Fin de l’anecdote. Bon, Christian est meilleur en omelettes (surtout que l’année de sa clavicule cassée, Tyler Hamilton ne courait plus pour l’US Postal).
Le vélo, c’est aussi des souvenirs au Sénégal, au début des années 1980, lorsque Christian était « chef de cuisine » – et non « cuisinier », il y tient – du Club Med local et que l’équipe de Bernard Hinault était venue pour se détendre, en vacances. « Adorables. Bon, Hinault, c’était pas un joyeux luron, pas du genre à monter sur la table, mais par rapport à Tabarly qu’on avait eu l’année d’avant, c’est le jour et la nuit ! »
Christian a 58 ans et s’est posé ici après de longues années de cuisine dans 15 pays différents. Avec tous ces contrats à l’étranger, il devra bosser jusqu’à 65 ans avant de toucher la retraite. Ça lui fera cinquante ans de métier, et cela lui semble loin.

   





                            


                        

                        


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<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La puissance de Sagan, la sécurité de Froome, la laideur des arrivées du Tour. Nos trois leçons de l’étape du jour, dans les faubourgs de Valence.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Tour de France 2018 : Sagan 3, c’est beau, Valence 2, c’est moche

La puissance de Sagan, la sécurité de Froome, la laideur des arrivées du Tour. Nos trois leçons de l’étape du jour, dans les faubourgs de Valence.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 19h44
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 20h22
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (Valence 2, envoyés spéciaux)








                        


Enfin un peu de calme sur le Tour : 169,5 kilomètres, quatre échappés, zéro chance de réussite, un sprint et 151 coureurs derrière l’unique Peter Sagan. Et surtout, Valence 2. 
Le Tour de France, c’est aussi le tour de la France moche

   


La 13e étape reliait Bourg-d’Oisans à Valence, plus exactement à « Valence 2 », la zone d’activité commerciale où se trouvait la ligne d’arrivée vendredi. Jamais bon signe, ce « 2 ». On songe à Italie 2, Bercy 2 ou Rosny 2, pour ne citer que des lieux franciliens. On se souvient d’un Rio 2, situé en face du parc olympique de Rio de Janeiro, particulièrement catastrophique.
Valence regorge de splendeurs, mais elle vient de remporter le prix de l’arrivée d’étape la plus triste du Tour 2018, au moins d’un point de vue esthétique. Le chef-lieu de la Drôme ne manque pourtant pas de jolies places (Championnet, par exemple) ou de belles avenues (Gambetta, par exemple) qui auraient offert un décor un peu plus majestueux que la ZAC dont Peter Sagan ne se souviendra peut-être pas.

   


Seulement voilà, d’une part, le Tour prend beaucoup de place, et d’autre part, les cœurs des agglomérations lui sont de moins en moins accueillants. Thierry Gouvenou, l’homme qui trace le parcours de la course, nous explique :
« On essaie toujours d’être au plus près des centres-villes, mais on a beaucoup de contraintes, notamment la zone technique [qui accueille les camions des télévisions], qui s’est beaucoup agrandie dans les années 1980 et 1999, et qui équivaut à une centaine de camions. Alors il faut beaucoup d’espace sur le lieu d’arrivée. On a aussi besoin d’un lieu suffisamment vaste pour accueillir toute la presse, on n’en trouve pas partout. (On plaide coupable, ndlr)
En plus de ça, au fil des ans, beaucoup de centre-villes ont été aménagés pour les piétons, avec les zones 30 et les tramways, donc on a du mal à arriver au cœur des villes. C’est surtout vrai pour les étapes qui se finissent au sprint, il faut ôter des ilots, ou raboter des ronds-points, c’est compliqué.
On fait des concessions pour les départs d’étape : même si c’est très étriqué, on s’arrange. Mais pour l’arrivée, on doit souvent s’installer un peu en périphérie. A Bordeaux, par exemple, c’est devenu compliqué à cause du tramway. A Pau, ils nous ont préservé la place Verdun. Au Puy-en-Velay, il y a une grande place en centre-ville, ça va. A Amiens aussi, on est quasiment au centre. Tout n’est pas perdu. »
Thierry Gouvenou profite de la tribune que nous lui offrons pour formuler une requête : « Que les Champs-Élysées restent comme ils sont, qu’ils ne nous mettent pas un tramway au milieu. » Sinon, on délocalise le sprint final du Tour sur le périph ?

   


Sagan marche seul

   


Peter Sagan a vécu une étrange traversée des Alpes. Il s’est séparé de quatre compagnons sprinteurs sur abandon ou hors-délai, dans des étapes de montagne dont tout le peloton est sorti essoré (Gaviria, Groenewegen, Kittel, Greipel). Il a aussi annoncé mercredi s’être séparé de sa compagne et mère de son fils Marlon, deux ans et demi après la noce (magnifique costume de mariage).



Il n’en gardait pas moins son sourire farceur en conférence de presse, où il fit don d’un nouvel aphorisme : « Les sprints, c’est comme la mort. Une fois tu gagnes, une fois tu perds. » Ça fait réfléchir.
Coup de bol, cette fois, Sagan a gagné, et c’est la troisième fois cette année, au bout d’un sprint où il a dû se débrouiller vraiment tout seul : il était en 20e position du peloton à la flamme rouge et a réussi, dans le faux plat s’achevant à 500 mètres de l’arrivée, à se replacer dans la roue d’Alexander Kristoff.

⏪🔻Relive the last km and @petosagan's third win! 🏆🏆🏆
— LeTour (@Le Tour de France)


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L’absence de la Quick-Step rendit le sprint plus « bordélique », selon les mots de Peter Sagan, car « tout le monde veut sprinter maintenant, mais bon, pourquoi pas, tout le monde a le droit de saisir les opportunités ».
Tout le monde a le droit d’essayer, mais pas forcément de les saisir, tant que le Slovaque est en course. « Maintenant, il va sans doute falloir attendre les Champs, car (l’étape arrivant à) Pau, ça va être compliqué (d’arriver au sprint) », jugeait à l’arrivée Arnaud Demare, parfaitement emmené mais seulement troisième. A Paris, Sagan aura l’occasion à la fois de battre son record d’étapes sur un même Tour de France (il égale à Valence, avec trois victoires, ses performances de 2012, 2015 et 2017) et de s’imposer pour la première fois près de l’Arc de Triomphe. Bon courage à la concurrence.
On ne peut pas mettre 1000 gendarmes derrière 100 000 spectateurs, mais on peut mettre...

   


De même qu’on ne peut pas mettre un contrôleur antidopage derrière chaque coureur pour vérifier qu’il ne triche pas, on ne peut pas mettre un gendarme derrière chaque spectateur pour vérifier qu’il n’est pas trop aviné : c’est la conclusion du débat qui a agité le Tour aujourd’hui, en cette journée par ailleurs bien calme.
Muet jeudi soir - sans que l’on puisse déterminer si la cause en était le comportement de Geraint Thomas ou des spectateurs -, Christopher Froome s’est exprimé au départ de Bourg-d’Oisans, dans son français imparfait donc touchant, au sujet des incidents de l’Alpe d’Huez. La faute à qui ? L’Anglais n’a pas trop de doute : « Pendant la course, c’est la responsabilité des organisateurs de protéger tous les coureurs. » Visiblement, Froome a bien reçu le courrier d’ASO l’enjoignant, à la mi-juin, de rester chez lui durant le Tour de France en raison de la procédure - depuis fermée - pour un contrôle antidopage anormal.
Christian Prudhomme, de son côté, a insisté sur la sécurisation exceptionnelle de cette ascension, renforcée en raison du contexte entourant l’équipe Sky : « Sur la montée de l’Alpe d’Huez, il y avait près de 500 gendarmes, 1,3 kilomètre de barrières en bas, les quatre derniers kilomètres étaient barriérés, le virage des Hollandais, traditionnellement le secteur le plus compliqué, était tenu derrière des cordes. »
Et de faire cette recommandation : « Ne pas siffler et évidemment ne pas toucher les coureurs. Même une bourrade qui se veut affectueuse. » Comme celle-ci, par exemple.

Dans la montée de l'Alpe d'Huez, un spectateur s'en est pris à Christopher Froome ! #TDF2018 https://t.co/uc0035nl4P— francetvsport (@France tv sport)


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Le directeur du Tour s’est aussi prononcé contre l’utilisation de fumigènes, qui ont aveuglé et gêné la respiration des coureurs dans la montée de l’Alpe - mais fait la joie des photographes.
Il y en a un qui parvient à rire de tout cela et à défendre les spectateurs, et c’est évidemment Peter Sagan : « Ils ont des émotions qu’ils n’arrivent pas à contrôler ! (rires) Les gens veulent être près de nous, nous toucher. Ils font beaucoup de kilomètres pour cela. » 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-20">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le coureur slovaque a remporté le sprint à Valence, pour gagner sa troisième étape du Tour 2018.
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Tour de France : Peter Sagan remporte la treizième étape, Geraint Thomas toujours en jaune

Le coureur slovaque a remporté le sprint à Valence, pour gagner sa troisième étape du Tour 2018.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h57
   





                        



   


Il était le plus fort au sprint. Peter Sagan (Bora) a devancé le Norvégien Alexander Kristoff et le Français Arnaud Démare au sprint, à l’issue de la treizième étape entre Le Bourg-d’Oisans et Valence, pour s’imposer pour la troisième fois dans ce Tour 2018. Ce sprint était privé de la plupart des spécialistes (Gaviria, Groenewegen, Greipel, Kittel, Cavendish…), qui ont abandonné dans les Alpes.
Peter Sagan s’était déjà imposé à La Roche-sur-Yon, lors de la deuxième étape, et à Quimper, dans la cinquième étape. Agé de 28 ans, le champion du monde en est désormais à onze succès d’étape dans le Tour depuis 2012. Il compte aussi cinq victoires dans le classement par points (maillot vert), en attendant une possible sixième victoire à la fin du Tour s’il rallie Paris.
Dans cette étape de 169,5 kilomètres, un duo, transformé en quatuor, s’est formé dès la première heure. Le Néo-Zélandais Tom Scully et le Belge Thomas De Gendt, rejoints au 29e kilomètre par le Suisse Michael Schär et le Belge Dimitri Claeys, ont longtemps ouvert la route.
Geraint Thomas conserve le maillot jaune
Schär, l’un des rouleurs de la formation BMC qui avait gagné le contre-la-montre par équipes à Cholet (quatrième étape), a insisté en solitaire dans les 25 derniers kilomètres. Il a été repris à moins de 6 kilomètres de la ligne.
Dans le sprint, le Belge Philippe Gilbert a tenté de surprendre les sprinteurs en attaquant au dernier kilomètre. Il a contraint les équipiers de Démare à un gros effort avant que le Français lance le sprint et soit débordé par Kristoff et Sagan.
Au classement général, Geraint Thomas (Sky) conserve son maillot jaune devant son leader et équipier, Christopher Froome. Romain Bardet, le premier Français, est cinquième à trois minutes et sept secondes de Thomas.
Samedi, la quatorzième étape franchira les Cévennes pour rejoindre Mende. L’arrivée sera jugée sur le plateau de l’aérodrome, 1 500 mètres après la fin de la montée de la Croix-Neuve (3 km à 10,2 % de pente).



                            


                        

                        

