<FILE-date="2018/07/23/19">

<article-nb="2018/07/23/19-1">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Etre nature (4/7). Les philosophes Corine Pelluchon et Dominique Lestel se demandent si notre humanité n’aurait pas à gagner à faire davantage de place à l’animalité.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/07/23/19-2">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ La présentation du célèbre manuel scolaire de la littérature révèle l’importance pour Jean-Joël Blanc de son apprentisage et de la découverte des grands auteurs.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Littérature: hommage à Lagarde et Michard

La présentation du célèbre manuel scolaire de la littérature révèle l’importance pour Jean-Joël Blanc de son apprentisage et de la découverte des grands auteurs.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h17
    |

Jean-Joël Blanc (ancien élève du lycée Buffon à Paris)







                        



   


Vous permettrez à un fidèle lecteur abonné au journal papier, d’apporter son témoignage à propos de l’article sur la série « un manuel pour deux 2/6 Communion d’esprit  » (Le Monde du 21 juillet). Je suis gré au journal d’apporter enfin quelque souvenir de nos anciens livres de classe, le premier fut Malet et Isaac. Le deuxième cité me touche davantage car je fus toujours impressionné par la vue d’esprit de la série pour l’enseignement du français. Certes, ce n’est que plus tard que j’ai réalisé combien le « Lagarde et Michard » m’avait apporté, tant sur le plan littéraire que sur l’histoire de la littérature dans son ensemble. En effet, les génies de nos lettres françaises se montraient là dans une suite chronologique bienvenue mais rehaussée par des œuvres artistiques et des allusions à d’autres références historiques d’une époque donnée. Les auteurs passés en revue ne dévoilaient que quelques extraits mais le professeur était libre de travailler un ouvrage en entier, ce fut mon cas dans mes classes du lycée Buffon. Nous avons ainsi lu, commenté et même appris par cœur certains passages tant connus de nos classiques, dans l’édition complète ! La liste - je l’avoue - est assez longue mais j’ai goûté à la langue française grâce au « Lagarde et Michard » qui fut l’élément moteur de notre apprentissage, les œuvres complètes provenaient souvent du « Petit Larousse » si précieux. La collection reliée chez Garnier avait mes préférences car les commentaires y étaient fort pertinents. Sur ce point j’ajouterai également la série des « Castex et Surer » ces manuels d’histoire littéraire dont les tableaux comparatifs m’enchantent encore maintenant. Votre évocation me retourne plusieurs années en arrière, et je regrette qu’une semblable édition ne soit pas présente de nos jours dans l’enseignement de notre langue maternelle en milieu scolaire. Les jeunes d’aujourd’hui - là je place aussi mes propres enfants - ignorent cette variété importante et diverse de nos auteurs français, sans parler de l’orthographe tant mise à mal dans les médias ! Encore mille mercis pour cette émouvante rétrospective.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-3">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Delon en six films cultes (2/6). Le cinéaste italien voit dans l’acteur,qui le subjugue, un talent, dont il veut faire sa créature. Dans « Rocco et ses frères », puis en 1961 dans « Le Guépard », qui lui vaut une reconnaissance internationale.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/07/23/19-4">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Dans la programmation tentaculaire de la 43è édition du North Sea Jazz Festival, Le jazz et la salsa a fait son choix : les géants de la salsa Rubén Blades et Willie Colon et les légendes du disco Nile Rodgers et Earth, Wind & Fire.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

North Sea Jazz : de la fièvre de la salsa à la fièvre du samedi soir

Dans la programmation tentaculaire de la 43è édition du North Sea Jazz Festival, Le jazz et la salsa a fait son choix : les géants de la salsa Rubén Blades et Willie Colon et les légendes du disco Nile Rodgers et Earth, Wind & Fire.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h06
    |

                            Yannick Le Maintec








                        


15 scènes, 150 concerts, 75.000 visiteurs. Le North Sea Jazz, c’est le géant des mers des festivals de jazz européens. J’avais été attiré à Rotterdam par la double affiche Rubén Blades-Willie Colón, les vétérans de la salsa new-yorkaise, annoncée des semaines avant leurs concerts parisiens. C’est toute la force du NSJ : attirer les foules grâce à ses têtes d’affiche. Son affiliation au tourneur Live Nation lui facilite grandement les choses. Dans leur écurie : Nile Rodgers & Chic et Earth, Wind & Fire, programmés samedi soir... Comment résister ? Compte-rendu partiel et partial de la 43è édition du North Sea Jazz Festival qui s’est déroulée les 13, 14 et 15 juillet 2018.

   


La son de la salsa new-yorkaise
S’il n’a pas à rougir de sa carrière solo (il restera un des piliers du label Fania), la malédiction de Willie Colón, ce sont ses vies antérieures. Impossible pour le tromboniste de rivaliser avec La Voix, Héctor Lavoe, l’idole du peuple latino. En 1967, l’association des deux jeunes portoricains dans l’album « El Malo » marque l’acte de naissance de la salsa new-yorkaise. Dix ans plus tard, sa collaboration avec le chanteur engagé Rubén Blades révolutionnera une nouvelle fois le genre. Blades + Colón, c’est Lenon + Mc Cartney. En 1978, « Siembra » sera l’album le plus vendu de l’histoire de la salsa.
Vendredi. 23H15. Salle « Hudson ». Chacun s’installe sagement dans son siège. Cravate blanche et lunettes noires, Willie Colón se présente à son public. Premier riff de trombone : Che Che Cole. Tout le monde se lève pour se précipiter vers la scène telle la foule au Yankee Stadium. Le medley d’une vingtaine de minutes retrace l’aventure Lavoe. Calle Luna, Calle Sol, Te Conozco Bacalao, première passe d’armes entre trombones. Si le tour de chant s’attarde sur les titres plus romantiques (Gitana, Que Sera, Usted Abuso) de la carrière de Colón , c’est la section de cuivres agressive qui impressionne.
Habillement, l’orchestre réunit musiciens européens (parmi lesquels Boris Caicedo, ancien directeur musical de Yuri Buenaventura) et états-uniens. Trois trombones, Willie bien sûr, le français Oliver Caron, l’indispensable Ozzy Melendes plus le sax Bobby Franceschini pour un son rugueux comme la conclusion explosive d’Idilio, parfait résumé de l’art de Willie ou comment imprimer sur une musique traditionnelle une couleur résolument urbaine.



Comment Nile est redevenu chic

   


Samedi 21. Chic au « Nile », ça ne s’invente pas : la plus grosse salle du festival, 10.000 places, pleine à craquer. Dernières balances. « Je sais, ça fait pas super professionnel » s’excuse Nile Rodgers. Au contraire. Sound checked. La voix off égrène les tubes à venir, harangue la foule : « Tapez dans vos mains. Faites du bruiiiit ! » Nile Rodgers & Chic s’inscrit en lettres géantes pendant que monte le son. Les musiciens sont dos au public, Nile et ses chanteuses tout en rouge. Les chanteuse se retournent, entament Everybody Dance pendant que le guitariste tout sourire balade sa silhouette nonchalante le long de la scène.
Dance Dance Dance, les tubes s’enchaînent. I Want Your Love, Le Freak. Nile invoque Sister Sledge : We Are Family, He Is The Greatest Dancer, mais également Diana Ross : I’m Coming Out, Upside Down. Nile est aussi derrière ces tubes-là. Good Times, le public est invité à monter sur la scène tandis que Nile se met à rapper, rapellant Rappers Delight, le premier hit de l’histoire du hip-hop. Pendant les années 80, c’est haro sur le disco. Nile écrit pour Bowie, Madonna et Duran Duran. Le Chic nouveau surprend en reprenant Let’s Dance et Like a Virgin.

        Lire aussi :
         

                Dans le nid de Nile Rodgers



Sous les feux de mille briquets, pardon mille portables (on est au vingt-unième siècle), Nile évoque son combat contre le cancer qu’il a vaincu en 2013. A cette période (qu’il décrit sur son blog Planet C), il décide de faire plus de musique qu’il n’en avait jamais fait jusque là, et reçoit l’appel de deux français. Ils enregistrent Get Lucky. Le hit mondial de Daft Punk sera le climax d’un tunnel de 1h30 de tubes.
Après la disparition en 1996 du co-fondateur du groupe, le bassiste Bernard Edwards, il était temps de sortir de son purgatoire la marque Chic. Nile Rodgers reforme Chic et en fait la vitrine de son immense carrière. Avouons-le, on prend son pied. L’expérience est jouissive et régressive et nous offre de très bons moments musicaux : duos avec le bassiste Jerry Barnes, solo du batteur Ralph Rolle, voix puissantes de Folami Ankoanda Thomson, Kimberly Davis. Un nouvel album est prévu pour septembre prochain. Nile Rodgers n’a pas dit son dernier mot.



Let’s groove
Pour vous, Fantasy dispute aux Sirènes du port d’Alexandrie la palme du mauvais goût ? Omar Sy et son Boogie Wonderland peinent à vous décrocher un sourire ? Un remède : voir Earth, Wind & Fire sur scène. Je parle bien de la formation originale dont les apparitions se font rares pendant que le contusionnant Experience d’Al McKay écume les scènes sur le continent européen. Samedi 23h au « Nile » : introduction pyrotechnique et costumes étincelants devant 10.000 spectateurs survoltés. Sing a Song, After the Love Has Gone, Gotta Get you into My Life, c’est parti pour 1h30 de show.
De la distribution originale, il ne reste que Philip Bailey, Ralph Johnson et Verdine White. Maurice White, le fondateur du groupe disparu en 2016, apparaît irremplaçable. Le chanteur avait arrêté les tournées en 1996 à la suite du diagnostic de sa maladie de Parkinson. Les percussionnistes-chanteurs Phil Bailey Jr et B. David Whitmore s’intègrent parfaitement au groupe. Les solistes se complètent et se rejoignent dans un chœur aisément identifiable.
Les tubes sont laissés de côté, place au funk. Verdine se déchaîne à la guitare basse, Phil Bailey, le chanteur adolescent de 67 ans, à la voix de fausset parfois faussée (pardon) passe de percussion en percussion pour finir à la kalimba. Tout ce petit monde prend du plaisir et fait plaisir à voir. Let’s Groove semble être le mot d’ordre. September, Boogie Wonderland, Fantasy finiront par arriver dans une conclusion orgastique.



La salsa en mode crooner

   


Dimanche 19h. Le « Maas », l’autre grande salle du festival. Après sa tournée d’adieu (à lire dans les archives du blog), Rubén Blades s’offre des prolongations avec le Salsa Big Band, la version grand ensemble de l’orchestre de Roberto Delgado : basse, keyboard, piano, une batterie en plus des traditionnels bongos, congas et timbales, plus les soufflants : cinq sax, quatre trompettes, quatre trombones.
Plus brièvement, format oblige, que l’an dernier à Barcelone ou que le lendemain à Paris, le poète de la salsa parcourt sa longue carrière : Todos Vuelven (sur l’écran défilent les images des figures disparues de la salsa), Patria, la chanson poignante qu’il a écrite lorsqu’il a quitté le Panama en 63, invoque la Fania All-Stars et Seis Del Solar, Juan Pachanga et Cuentas Del Alma réarrangés façon big band.

        Lire aussi :
         

                Ruben Blades, la salsa qui donne à penser



Moins dans l’interprétation qu’à son habitude, Blades se la joue crooner, multipliant les hommages à Tony Bennett et à Franck Sinatra. Il chante quelques titres en anglais, pas désagréables. Sa voix n’a pas bougé malgré le poids des années. Une ambiance feutrée, jazzy, qui s’intègre bien au festival (vendredi soir dans la même salle, le Metropole Orkest avait accompagné Gregory Porter pour son hommage à Nat King Cole). Rubén cède sa place au trompettiste cubain Wichy Lopez le temps d’un titre très swing. De son dernier album « Salsa Big Band » il extrait Arayué puis reprend Mack The Knife, le titre qui avait inspiré Pedro Navaja.
« La vida te da sorpresas, Sorpresas te da la vida, Ay dios. » C’est au tour du public de reprendre en cœur la chanson emblématique. Muevete de Juan Formell permet au chanteur de s’eclipser en tirant son chapeau tandis que l’orchestre se déchaîne dans une dernière descarga. Au revoir Rubén ! A soixante-dix ans (il les fêtera le lendemain au Bataclan), l’acteur-chanteur n’a plus de temps à perdre. Il souhaite se concentrer sur des projets précis, comme Medoro Madera, son alter-ego cubain dont il vient de sortir l’album, en attendant un éventuel retour à la politique en 2019.



Le jazz de Ramon Valle
Dimanche 23h. Salle « Madeira ». Au delà des concerts spectaculaires, le North Sea est avant tout un festival de jazz. Ce dernier rendez-vous se chargera de me le rappeler. Il faut savoir se perdre dans les allées de l’immense complexe qu’est l’Ahoy Rotterdam, s’écarter de ses chemins balisés, pénétrer dans les petites salles pour enfin retrouver l’ambiance des clubs.
« C’est quoi, le jazz de Ramón Valle ? » interroge le pianiste cubain et donne la réponse : Pas du jazz cubain, pas du latin-jazz, simplement le jazz de Ramón Valle, libre comme il le définissait lors de notre rencontre en 2014. On connaissait le talent de compositeur du cousin d’Orlando « Maraca » Valle. C’est oublier son talent d’improvisation. Sur la scène du North Sea, il réinvente littéralement son titre fétiche Levitando. Quelle inventivité ! Quelle vivacité ! L’orgue amène un semblant de modernité. Le jeune batteur néerlandais Jamie Peet apporte au trio une énergie renouvelée. Dans son nouvel album « The time is now », Ramón invite le trompettiste Roy Hargrove dans une touche résolument contemporaine. On ressent pleinement sur scène cette nouvelle direction.
Lire aussi : Free Jazz Man
Alors que vous avez trois jours de festival dans les jambes, que vous avez dormi cinq heures par nuit et que vous retrouvez déshydraté dans une salle surchauffée, la musique de Ramón Valle est une véritable oasis de fraîcheur.



Le North Sea, c’est fini. J’aurais pu vous raconter Pedrito Martínez , le Metropole Orkest, la New British Jazz Invasion, Snarky Puppy, Marcus Miller ou Gregory Porter... Quels que soient vos goûts en matière de jazz ou de musique noire, le North Sea Jazz, c’est la possibilité de se concocter un programme à la carte, un festival de rêve. Le seul piège à éviter est celui du zapping, mal insidieux qui a tendance à ronger la manifestation.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-5">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Alors que l’archipel nippon est connu pour être enclin aux aléas naturels, le journaliste et spécialiste du Japon Jean-François Heimburger déplore, dans une tribune au « Monde », la méconnaissance des ressortissants français des risques encourus.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il est nécessaire d’améliorer la prise en compte des catastrophes naturelles au Japon »

Alors que l’archipel nippon est connu pour être enclin aux aléas naturels, le journaliste et spécialiste du Japon Jean-François Heimburger déplore, dans une tribune au « Monde », la méconnaissance des ressortissants français des risques encourus.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 14h38
    |

Jean-François Heimburger (Journaliste et chercheur spécialiste du Japon et des risques)







                        



                                


                            
Tribune - Une vague de chaleur intense et meurtrière touche en ce moment la majeure partie du Japon et devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin du mois. Au début de juillet, à la suite d’un typhon, des pluies diluviennes, provoquant inondations et mouvements de terrain, s’étaient abattues dans l’ouest du pays, avec pour conséquence un bilan de deux cent vingt-neuf morts et disparus. Quelques jours auparavant, un séisme s’était produit dans le nord du département d’Osaka faisant quatre morts. Ces événements ont de quoi témoigner de la fréquence et de la puissance élevées des aléas naturels dans l’archipel nippon.
La canicule, aussi intense qu’elle soit aujourd’hui, n’est pourtant pas un phénomène nouveau
Il est tentant de dire – comme certains l’ont fait – que le Japon est confronté à un phénomène météorologique inédit ou unique. La canicule par exemple, aussi intense qu’elle soit aujourd’hui, n’est pourtant pas un phénomène nouveau. En juillet et août 2015, le département de Tokyo en a fait l’expérience durant huit jours consécutifs : autrement dit, les températures maximales mesurées atteignaient ou dépassaient 35 °C.
Durant l’été très chaud de 2010, plus de mille sept cents personnes sont mortes à la suite d’un coup de chaleur – soit deux fois plus que la moyenne annuelle de ces dix dernières années. Les pluies diluviennes qui ont frappé l’ouest du Japon au début de juillet ont aussi été qualifiées d’« exceptionnelles ». Mais, tout comme l’ont aussi été celles du nord de l’île de Kyushu en juillet 2017, où la ville d’Asakura a connu un épisode de pluie, ayant causé une trentaine de morts, qui revient une fois tous les 8 000 ans.
Caractère « inédit »
Si l’intensité de ces phénomènes météorologiques est très importante, mettre en avant un caractère « inédit », alors que chaque événement pourrait être qualifié de la sorte, risque de masquer le fait que ces aléas sont connus et sont annuels. Par ailleurs,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-6">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ Etre nature (3/7). La rencontre de la linguistique avec la botanique et la zoologie révèle des choses insoupçonnées, démontre la linguiste Henriette Walter. La façon dont l’homme nomme le vivant est empreint de riches histoires.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/07/23/19-7">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Alors que les élections législatives pakistanaises approchent, le chercheur Gilles Boquérat note, dans une tribune au « Monde », que l’ombre de l’establishment militaire et les affaires de corruption nuisent à la « primauté du pouvoir civil ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Au Pakistan, la démocratie restera-t-elle volatile ? »

Alors que les élections législatives pakistanaises approchent, le chercheur Gilles Boquérat note, dans une tribune au « Monde », que l’ombre de l’establishment militaire et les affaires de corruption nuisent à la « primauté du pouvoir civil ».



Le Monde
 |    23.07.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 14h44
    |

Gilles Boquérat (Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique)







                        



                                


                            
Tribune. Le 25 juillet, quelque cent millions de Pakistanais – dont près de la moitié dans la tranche d’âge des 18-35 ans – vont avoir la possibilité de se prononcer sur les personnes qu’ils souhaitent voir les représenter au sein de l’Assemblée nationale et dans les assemblées provinciales. Près de douze mille candidats se disputent les huit cent quarante-neuf sièges « généraux » en jeu : deux cent soixante-douze à l’Assemblée nationale et cinq cent soixante-dix-sept dans les assemblées provinciales.
A cela s’ajouteront les sièges réservés aux femmes et aux minorités religieuses et attribués aux partis en proportion de leurs résultats électoraux. Dans un pays où le taux de participation a peu souvent dépassé les 50 %, la capacité d’un parti à mobiliser l’électorat, majoritairement masculin, est un facteur important pesant sur le résultat des urnes. Tout comme l’égalité de traitement accordée aux partis sollicitant les suffrages. Or, cette condition ne semble pas remplie.

Si, pour la première fois, le pays a connu au cours de la décennie écoulée une alternance démocratique qui n’a pas été interrompue avant terme, les affaires de corruption et l’ombre de l’establishment militaire n’ont encore jamais permis à un chef de gouvernement de rester en place le temps d’une législature. Le dernier exemple en date est Nawaz Sharif, forcé d’abandonner la fonction de chef de gouvernement à l’été 2017 suite à une décision de la Cour suprême lui refusant la qualité d’honnêteté requise dans la Constitution (article 62) suite aux révélations des « Panama papers ».
Les ennuis judiciaires de Nawaz Sharif
La plus haute juridiction a ensuite enfoncé le clou en début d’année en lui interdisant toute charge publique. Depuis, c’est son frère Shahbaz, ministre en chef du Pendjab depuis 2008, qui l’a remplacé à la tête du parti dominant, la Pakistan Muslim League-N (PML-N), et qui mène campagne. Le 6 juillet, la Cour anticorruption est allée encore...




                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-8">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Editorial. Malgré des progrès spectaculaire, l’épidémie menace de repartir de plus belle. Pour la contrer, des moyens financiers supplémentaires seront nécessaires.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Sida : l’urgence de la remobilisation

Editorial. Malgré des progrès spectaculaire, l’épidémie menace de repartir de plus belle. Pour la contrer, des moyens financiers supplémentaires seront nécessaires.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 12h01
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Après une longue période de reflux, l’épidémie de sida menace de repartir de plus belle. La 22e conférence internationale sur le sujet, qui s’est ouverte lundi 23 juillet à Amsterdam, est l’occasion d’alerter sur la dérive qui est en cours : si l’on ne change pas la manière de concevoir et de mener la riposte contre le VIH, le monde n’atteindra pas les objectifs fixés par les Nations unies, prévoyant l’éradication de l’épidémie d’ici à 2030. S’agissant d’une infection qui a tué près d’un million de personnes en 2017, on mesure le coût humain que chaque année de retard représenterait.
Si des progrès spectaculaires ont été accomplis, ils n’en demeurent pas moins insuffisants. En 2017, près de 22 millions de personnes avaient accès aux traitements anti-VIH –2,3 millions de plus qu’en 2016 –, soit 59 % de celles qui vivent avec le virus. Mais le nombre de nouvelles infections ne faiblit qu’à peine : 1,8 million de personnes ont encore contracté le virus en 2017. Ce flot continu de nouvelles infections fait s’accroître la population qu’il est indispensable de traiter, puisqu’il est avéré qu’avec un traitement bien conçu et bien suivi le risque de transmission est quasiment nul.
Ces besoins ne cesseront d’augmenter et imposent de relever deux défis : faire mieux et plus vite. Cela implique de lever les freins (éducation, mais aussi discriminations et loi répressives) qui empêchent des pans de la population (jeunes, hommes ayant des relations homosexuelles, usagers de drogue, prostitué.e.s) d’avoir accès à la prévention, aux tests diagnostiques et aux traitements.
Coupes budgétaires
Cela ne se réalisera pas sans repenser la lutte contre le sida afin de l’intégrer dans des plates-formes de services de santé globales, combinant le VIH et d’autres infections, mais aussi la santé reproductive et sexuelle et des maladies non transmissibles. Des approches à géométrie variable, déterminées en fonction de besoins différents selon les territoires. Intégrer la lutte contre le VIH dans un cadre plus large, c’est aussi permettre à tout le système de santé de bénéficier de ce qu’elle a fait émerger : des réponses fondées sur des preuves scientifiques mais pas uniquement médicales, profilées selon les réalités, adaptées aux populations, sous l’aiguillon des patients et de la société civile.
Mais sans argent supplémentaire, le changement de paradigme nécessaire est impossible. Déjà, 20 % des besoins estimés ne sont pas couverts, malgré les 17,5 milliards d’euros disponibles en 2017. Deuxième contributeur à ce fonds, la France a ainsi un rôle politique à jouer pour pousser à accroître les ressources disponibles, notamment de la part des Etats qui restent en retrait ou qui ont choisi de ralentir leurs efforts.
C’est le cas aux Etats-Unis, pourtant premier contributeur historique de la lutte contre le sida. L’administration dirigée par Donald Trump cherche à faire voter des coupes budgétaires. La conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour la période 2020-2022, qui se tiendra en 2019 en France, sera l’occasion d’appeler à se mobiliser, alors que la démographie galopante dans certains pays durement touchés, particulièrement en Afrique, menace de faire exploser le nombre de nouvelles infections. L’éradication de la maladie est à portée de main, à condition d’amplifier les efforts, sans quoi le risque serait à terme de perdre le contrôle de l’épidémie.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-9">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Analyse. Le parallélisme entre le projet des « hard brexiters » conservateurs et celui du président américain est patent, estime Philippe Bernard, correspondant du « Monde » à Londres.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le Royaume-Uni post-Brexit, avant-poste du trumpisme en Europe ?

Analyse. Le parallélisme entre le projet des « hard brexiters » conservateurs et celui du président américain est patent, estime Philippe Bernard, correspondant du « Monde » à Londres.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h35
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



                                


                            

Depuis la visite infernale de Donald Trump au Royaume-Uni, les véritables enjeux du Brexit apparaissent plus clairement. Venu à Londres à l’invitation pressante de Theresa May, le président américain ne pouvait pas se montrer hôte plus ingrat : il a publiquement humilié la première ministre en jugeant « très regrettable » la façon dont elle conduit les négociations avec l’Union européenne (UE) et il a répété que Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères démissionnaire, ferait bien mieux qu’elle à sa place.
Mais en soufflant sur le brasier de la vie politique britannique et en claironnant son soutien aux partisans d’un divorce brutal avec l’UE, M. Trump a montré ce qu’il attend du Brexit : une satellisation américaine, voire « trumpiste » du Royaume-Uni et la transformation de ce dernier en un paradis fiscal, « libéré » des règles sociales et environnementales, à même de casser l’ensemble européen continental formé par ses vingt-sept voisins.
Le président américain cite l’UE comme son premier « ennemi », avant la Russie et la Chine. Il a conseillé à Theresa May de la « poursuivre en justice » au lieu de négocier avec elle, comme s’il s’agissait d’une vulgaire société concurrente.
L’UE « tire avantage » des Etats-Unis, selon lui, en refusant de s’ouvrir à leurs produits agricoles, tout en dépensant moins qu’eux pour sa défense puisque protégée par leur parapluie militaire. Cette rhétorique rappelle celle utilisée par M. Johnson et ses amis brexiters pendant la campagne du référendum de 2016. Ils prétendaient que l’Europe accepterait en quelques mois les exigences du Royaume-Uni pour sauver ses exportations. Comme si ni l’histoire ni la géographie ne comptaient, comme si les rapports entre Etats se réduisaient à l’arithmétique des balances commerciales.
En réalité, c’est en vain que les Britanniques tentent depuis deux ans de conserver les avantages de l’UE après leur sortie. Le rapport...




                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-10">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ Alain Delon en six films cultes (1/6) Tourné en Italie, en 1959, le film de René Clément est le long métrage où l’acteur de 23 ans, peu connu jusqu’alors, devient une icône. Il irradie de beauté. La beauté du diable.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/07/23/19-11">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ Etre nature (2/7). Reconnaître la subjectivité aux plantes permettrait à l’homme d’élargir sa conception de la cité, argumente le philosophe Emanuele Coccia.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/07/23/19-12">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Esquisses du futur 2|6. Les artistes contemporains explorent l’avenir à la lumière des sciences sociales. Cette semaine, le projet  d’une chercheuse japonaise : vaincre la faim dans le monde en donnant naissance à des espèces menacées de disparition.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤     


                Le design spéculatif d’Ai Hasegawa


Esquisses du futur 2|6. Les artistes contemporains explorent l’avenir à la lumière des sciences sociales. Cette semaine, le projet  d’une chercheuse japonaise : vaincre la faim dans le monde en donnant naissance à des espèces menacées de disparition.

Le Monde
                 |                 22.07.2018 à 09h00
                 |

                            Eric Loret

















Derniers articles publiés


            « La question animale nous force à ouvrir les yeux sur ce que nous sommes devenus »


            Djibouti, territoire sous influences


            Damned ! Des vins californiens  détrônent des crus de l’Hexagone



Tous les articles






les articles les plus partagés


            La chanson d’amour de Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy


            Mariez-les ! A Cannes, une épouse, trois maris et quatre témoins






les plus partagés












                            



                        

Les travaux tels que ceux des ­agences d’architecture florentines Superstudio ou Archizoom (supplément « Idées » du 16 juillet) furent rangés en 1972 sous l’étiquette d’« architecture radicale » par le critique d’art italien Germano Celant. Trente ans plus tard, le design radical et ses frères, design fiction, design critique et design spéculatif, revendiquent ces lointains ancêtres comme inspiration, voire proposent de les dépasser. Les ­différentes appellations varient selon que l’on met l’accent sur le but de la recherche (critique), le jugement qu’on porte sur elle (radical) ou les moyens qu’elle emploie (la narration de fiction).
Un essai témoigne de la richesse récente de ces concepts : Speculative Everything. ­Design, Fiction, and Social Dreaming (MIT Press, 2013, non traduit). Ses auteurs, les ­designers ­Anthony Dunne et Fiona Raby, sont issus du Royal College of Art (RCA) de Londres, où ils enseignaient à l’époque de la rédaction du ­livre, avant de rejoindre The New School, à New York.
« On connaît la célèbre remarque de Fredric Jameson [figure de la critique marxiste] : “Il nous est désormais plus facile d’imaginer la fin du monde qu’une alternative au capitalisme.” » Ainsi s’ouvre plus ou moins Speculative Everything. C’est dans un contexte post-thatchérien où les « rêves ont été rétrogradés en espoirs » qu’ils proposent d’utiliser le design « pour ouvrir toutes sortes de possibilités qui peuvent être collectivement discutées, débattues et utilisées afin de définir un futur préférable pour tel ou tel groupe donné de personnes ».
Appel à la grossesse
Un exemple frappant en serait le projet ­ « Afterlife » (2001-2007), de James Auger et Jimmy Loizeau, eux aussi passés par le RCA : un cercueil spécial recueille l’énergie produite par les microbes de la décomposition de votre défunt préféré et la stocke dans des batteries amovibles que vous pouvez utiliser ensuite pour… pour...


L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Le design spéculatif d’Ai Hasegawa
Il vous reste 60% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5334569&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






document.getElementById('teaser_article').style.display = 'block';

require(["lmd/module/achat_acte/verif_achat_item"], function (verif_achat_item) {
    if (typeof lmd.context.item != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.id != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.link != 'undefined'
    ) {
        verif_achat_item.verifAchatItem(lmd.context.item);
    }
});




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Le design spéculatif d’Ai Hasegawa
Il vous reste 60% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5334569&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






                    

                                                Par                                                    Eric Loret














<article-nb="2018/07/23/19-13">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Pour Alain Viala, historien et sociologue de la littérature française, les fameux manuels Lagarde & Michard, malgré un réservoir de textes formidables, ne sont pas sans défauts.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤     


                Lagarde & Michard : petits arrangements avec la littérature


Pour Alain Viala, historien et sociologue de la littérature française, les fameux manuels Lagarde & Michard, malgré un réservoir de textes formidables, ne sont pas sans défauts.

Le Monde
                 |                 21.07.2018 à 13h00
                 |

                            Alain Viala (Historien et sociologue de la littérature française)

















Derniers articles publiés


            « La question animale nous force à ouvrir les yeux sur ce que nous sommes devenus »


            Djibouti, territoire sous influences


            Damned ! Des vins californiens  détrônent des crus de l’Hexagone



Tous les articles






les articles les plus partagés


            La chanson d’amour de Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy


            Mariez-les ! A Cannes, une épouse, trois maris et quatre témoins






les plus partagés












                            



                        
Devant le Lagarde & Michard, j’éprouve un double sentiment. Deux moments, selon le temps que j’envisage. Il y eut d’abord le temps de l’émerveillement. J’entrais au lycée en classe de 2de et découvrais un manuel en couleurs, très différent des livres gris que je connaissais jusque-là. Avec une typographie élaborée, des textes lisibles accompagnés d’une iconographie stimulante, d’une consultation aisée. Tout pour rendre l’apprentissage facile. L’outil de travail pétri de qualités, structuré et structurant, qui offrait accès à la culture.
Et puis, il y eut un deuxième temps, lorsque, à l’université, une autre approche de la littérature me fit mesurer à quel point le grand récit national exemplaire que proposait le Lagarde & Michard était bourré de trucages. Simplifiant à l’extrême et fermant les perspectives, il imposait Racine comme LA forme du tragique français ou le ­romantisme du XIXe siècle comme une révolution de la sensibilité, au moment où se définit en fait le triomphe du classicisme. Assignant à chaque auteur, comme à chaque courant ­répertorié, une place précise et efficace pour ­célébrer la grandeur nationale dans une tentative de monumentalité incontestable.
Manque de nuances
J’ai peu eu à fréquenter le dernier volume, ­contemporain, assez bancal du reste et fortement remanié par la suite, puisque le programme de première n’abordait pas le XXe siècle. Mais si, de la Renaissance au XIXe siècle, les manuels proposaient un assez formidable réservoir de textes, le système de classement – où les écoles se distinguaient mal, le découpage ne visant qu’à établir une démonstration utile au risque d’un net manque de nuances – poussait à la caricature : Diderot corrigé pour ne pas paraître trop matérialiste quand Baudelaire était pieusement christianisé.
Somme toute, si le Lagarde & Michard n’est pas un chemin recommandable, il reste un chemin et a dû rendre service à plus d’un. D’autres auteurs, soucieux...


L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Lagarde & Michard : petits arrangements avec la littérature
Il vous reste 22% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5334466&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






document.getElementById('teaser_article').style.display = 'block';

require(["lmd/module/achat_acte/verif_achat_item"], function (verif_achat_item) {
    if (typeof lmd.context.item != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.id != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.link != 'undefined'
    ) {
        verif_achat_item.verifAchatItem(lmd.context.item);
    }
});




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Lagarde & Michard : petits arrangements avec la littérature
Il vous reste 22% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5334466&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






                    

                                                Par                                                    Alain Viala (Historien et sociologue de la littérature française)














<article-nb="2018/07/23/19-14">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Editorial. Le pouvoir a choisi de protéger un individu en raison de son appartenance au premier cercle de la Macronie, au mépris du respect de la loi et des règles.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/07/2018
Découvrir l’application


                        

Benalla : la mécanique d’une affaire d’Etat

Editorial. Le pouvoir a choisi de protéger un individu en raison de son appartenance au premier cercle de la Macronie, au mépris du respect de la loi et des règles.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h27
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Alors qu’Emmanuel Macron avait fait de l’exemplarité l’un des piliers de son quinquennat, c’est un manquement grave sur ce terrain de l’éthique et de la responsabilité du pouvoir qui provoque la crise la plus aiguë à laquelle le président de la République ait été confronté depuis son élection.
L’affaire Benalla est en train de se transformer en affaire d’Etat, fragilisant l’exécutif sur ce qui devait au contraire faire sa force : la promesse des pratiques d’un « nouveau monde ».
Tout commence par une vidéo et l’identification par Le Monde, le 18 juillet, d’Alexandre Benalla, l’un des chargés de mission de la présidence, coiffé d’un casque de police, qui s’en prend de façon violente à deux manifestants lors d’un rassemblement à l’occasion du 1er-Mai.
Celui qui avait été autorisé à suivre l’intervention des forces de l’ordre « en observateur » s’est vu, aux dires de l’Elysée, infliger une sanction. En l’occurrence pour le moins légère, puisqu’elle a pris la forme d’une suspension temporaire de quinze jours. Cette décision, qui n’avait pas vocation à sortir de l’Elysée, a jeté de premières suspicions sur le fonctionnement du sommet de l’Etat.
Une décision trop tardive
Après des atermoiements coupables et une communication catastrophique, voyant que l’affaire prenait des proportions de plus en plus incontrôlables, le chef de l’Etat s’est enfin résolu, le 20 juillet, à faire ce qu’il aurait dû décider depuis le début, c’est-à-dire licencier ce collaborateur, dont le profil, les méthodes et les relations troubles auraient dû alerter depuis longtemps, comme l’ont montré nos différentes enquêtes.
Cette décision est trop tardive pour mettre fin à un scandale qui met en lumière les failles d’une pratique du pouvoir hypercentralisée. M. Macron avait fait sienne la verticalité comme gage d’efficacité pour réformer le pays. Aujourd’hui, pour l’avoir poussée jusqu’à la caricature, elle est en train de se retourner contre lui. Le président aime agir avec ses fidèles en mode commando. C’est ce système dans lequel la loyauté prime sur tout le reste qui a conduit le président à commettre une faute politique majeure.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi l’affaire Benalla devient une affaire d’Etat



Les conséquences sont graves, car cette affaire revêt toutes les caractéristiques d’une affaire d’Etat. Nous sommes en présence d’un pouvoir qui a, visiblement, choisi de protéger un individu en raison de son appartenance au premier cercle de la Macronie, au mépris du respect de la loi et des règles. Elle révèle une série de dysfonctionnements au sein de l’Elysée qui ont eu des répercussions en cascade.
Ainsi du ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, ou des hauts fonctionnaires informés qui n’ont pas alerté la justice. Ainsi de la Préfecture de police de Paris dont trois des cadres ont déjà été sanctionnés dans ce dossier.
Les contre-pouvoirs ont fonctionné
C’est aussi une affaire d’Etat parce qu’elle affaiblit durablement le pouvoir et sa capacité à agir. Sans compter le trouble qui a saisi la majorité, tétanisée et déboussolée par l’attitude de l’Elysée.

        Lire aussi :
         

                Affaire Benalla : l’exécutif mutique, la majorité paralysée



Dans ce moment important dans la vie démocratique, il faut toutefois se féliciter que les contre-pouvoirs aient fonctionné. La presse, d’abord, qui a révélé ce qui avait vocation à rester dissimulé au sein de l’Elysée. La justice, ensuite, qui a lancé une enquête et qui doit maintenant faire son travail. Le Parlement, enfin, qui a décidé de mettre en place une double commission d’enquête chargée d’établir la vérité.
Réticent à donner des explications, M. Macron avait, jeudi, balayé les questions gênantes par une réponse évasive : « La République est inaltérable. » Ce n’est pas le cas de l’image d’un président, qui semble n’avoir pas rompu avec les pratiques de l’« ancien monde ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-15">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Bon courage ! 2|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, le philosophe Frédéric Gros fait référence au « courage de la vérité » de Michel Foucault.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤     


                Frédéric Gros : « Le courage du “dire-vrai”, sans retenue hypocrite »


Bon courage ! 2|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, le philosophe Frédéric Gros fait référence au « courage de la vérité » de Michel Foucault.

Le Monde
                 |                 21.07.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 17h32
                 |

            Anne Chemin

















Derniers articles publiés


            « La question animale nous force à ouvrir les yeux sur ce que nous sommes devenus »


            Djibouti, territoire sous influences


            Damned ! Des vins californiens  détrônent des crus de l’Hexagone



Tous les articles






les articles les plus partagés


            La chanson d’amour de Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy


            Mariez-les ! A Cannes, une épouse, trois maris et quatre témoins






les plus partagés












                            



                        
Philosophe, éditeur de Michel Foucault dans « La Pléiade », Frédéric Gros est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Désobéir (Albin ­Michel, 2017). Il est professeur à Sciences Po Paris.

Michel Foucault a défendu l’idée que le courage est nécessaire à la vérité, il en a même fait le titre d’une année de cours au Collège de France, en 1984, « Le courage de la vérité » (Seuil/Gallimard, 2009). Pourquoi faut-il du courage pour énoncer une vérité ?
Pour Michel Foucault, la vérité n’est pas ­forcément un discours détaché et objectif sur le monde, une forme d’adéquation au réel ou une manière de reproduire un état de fait : le marqueur de la vérité peut aussi être ce qui ­dérange. Il reprend là une idée de Nietzsche : la vérité est ce que nul ne veut reconnaître, ce que chacun tente de masquer. Le contraire de la vérité, explique-t-il, ce n’est donc pas ­l’erreur ou le mensonge mais la doxa, l’opinion commune.
Dans ce cours de 1984, il retrouve l’intuition originelle de la philosophie : quand une idée n’est pas pensée à la première personne, elle risque de ressembler à du conformisme intellectuel. Pour aller contre l’opinion commune et se faire son propre jugement, il faut fournir un certain effort intellectuel, ce qui requiert du courage. Mais aussi prendre le risque de ne pas être d’accord avec ses semblables, ce qui demande, là encore, du courage.
Michel Foucault s’attarde sur quatre des visages du courage de la vérité. Le premier est le courage démocratique de la vérité, la « parrêsia ». Comment la définiriez-vous ?
Nous connaissons tous les fondements de la démocratie – l’égalité devant la loi, la liberté d’expression, les droits fondamentaux, la dignité de chacun… Michel Foucault y ajoute un pilier oublié de la démocratie grecque : la parrêsia, un terme qui signifie le fait de tout dire, sans retenue hypocrite ni arrière-pensée.
Pour que la vérité démocratique émerge,...


L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Frédéric Gros : « Le courage du “dire-vrai”, sans retenue hypocrite »
Il vous reste 77% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5334366&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






document.getElementById('teaser_article').style.display = 'block';

require(["lmd/module/achat_acte/verif_achat_item"], function (verif_achat_item) {
    if (typeof lmd.context.item != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.id != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.link != 'undefined'
    ) {
        verif_achat_item.verifAchatItem(lmd.context.item);
    }
});




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
Frédéric Gros : « Le courage du “dire-vrai”, sans retenue hypocrite »
Il vous reste 77% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5334366&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






                    

Anne Chemin
    













<article-nb="2018/07/23/19-16">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Livre. La journaliste Dominique Simmonot s’est liée d’amitié avec Amadora, 12 ans, et raconte à travers elle le parcours du combattant de sa famille tzigane en France.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Etre Rom en France

Livre. La journaliste Dominique Simmonot s’est liée d’amitié avec Amadora, 12 ans, et raconte à travers elle le parcours du combattant de sa famille tzigane en France.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h38
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            

« C’est très dur et très honteux. » Romina n’est pas née rom, mais un jour, en Roumanie, le beau Craï a débarqué, et elle a tout quitté pour lui, traversant l’Europe, Rom parmi les Roms, errante et ballottée d’un lieu de relégation à un autre, jusqu’à cette gare de Seine-Saint-Denis où, peu après leur arrivée en France, elle s’est mise à faire la manche – le « sivouplé », comme elle le dit, rageuse et ironique, quand elle raconte ce souvenir cuisant à Dominique Simonnot. « On est jeunes, capables de travailler et on fait la manche », proteste-t-elle rétrospectivement.
Elle n’a jamais recommencé. Aujourd’hui, elle travaille – des ménages, de l’entretien d’espaces verts… –, pour la grande fierté de sa fille, Amadora, 12 ans, qui, quand elle a appris la nouvelle, a fait des bonds de joie en criant : « Ma maman a un travail ! Ma maman travaille ! » Il faut dire qu’Amadora partage avec sa mère une volonté inflexible d’avancer, de ne pas se plaindre, de trouver sa place. C’est d’elle que, conquise par sa drôlerie et sa verve, Dominique Simonnot, journaliste au Canard enchaîné, fait le centre de son enquête sur la vie d’une famille de Roms en France.
Une amitié, et un pacte
Elle la rencontre un jour de 2015, un peu par hasard, dans la banlieue parisienne, au bout d’« une allée défoncée, où une quinzaine de baraques, construites de bric et de broc, égayaient les herbes folles ». Une amitié se noue entre la journaliste, la petite Rom et toute la famille : les parents, les trois enfants, plus les cousins qu’on fait venir de Roumanie, parce que, quand même, on s’en sort, on ne fait plus la manche, ni les poubelles, on vit avec rien, mais on vit et tout le monde doit profiter de ce miracle.
Une amitié, et un pacte. La journaliste fera ce qu’elle pourra pour les aider, notamment face à l’absurdité de l’administration française, qui les laisse perplexes – en tant que parents de jeunes enfants, Romina...




                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-17">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ L’historienne Kathryn Olmsted rappelle que les supporteurs de Donald Trump accusent depuis longtemps l’« Etat profond » de conspirer contre les libertés américaines.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 21/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« Trump reprend à son compte la méfiance de l’extrême droite envers les services secrets »

L’historienne Kathryn Olmsted rappelle que les supporteurs de Donald Trump accusent depuis longtemps l’« Etat profond » de conspirer contre les libertés américaines.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 11h16
    |

Kathryn Olmsted (professeure d'histoire à l'université de Californie de Davis)







                        



                                


                            

Tribune. A Helsinki, le 16 juillet, Donald Trump a mis en doute les conclusions des services de renseignement des Etats-Unis, qui accusent la Russie d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Il a par la suite affirmé avoir commis un lapsus, mais il a maintenu que le piratage des ordinateurs du parti démocrate aurait pu être fait par quelqu’un d’autre que des agents russes.
Son soutien à l’homme fort du Kremlin, Vladimir Poutine, choque dans le monde entier, notamment parmi les rangs des conservateurs américains. Mais la défiance que M. Trump affiche vis-à-vis de la CIA et de la police fédérale (FBI) ne devrait pas nous surprendre. A l’extrême droite de l’échiquier politique américain, les plus ardents supporteurs du président accusent les services secrets, qui constituent à leurs yeux un « Etat profond », de conspirer contre les libertés américaines depuis la fin de la guerre froide.
Les théories conspirationnistes de droite prenant pour cible les services secrets américains sont relativement récentes. Durant la majeure partie de la guerre froide, la gauche comme la droite soutiennent les services de renseignement et leur mission. Et, même si certaines commissions du Congrès sont chargées de surveiller les activités de la CIA et du FBI, elles le font en réalité très peu.
Puis, au début des années 1970, après la guerre du Vietnam et le Watergate, les Américains apprennent avec stupeur que leurs services secrets ont abusé de leurs pouvoirs et violé leurs chartes. En décembre 1974, le célèbre journaliste d’investigation Seymour Hersh fait sensation en révélant dans le New York Times que la CIA a enfreint la loi : elle a espionné des Américains qui protestaient contre la guerre du Vietnam aux Etats-Unis.
Programmes secrets et tentatives d’assassinat
Les deux chambres du Congrès votent massivement la mise en place de commissions spéciales pour enquêter sur le scoop du New York Times....




                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-18">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ Etre nature (1/7). Pour le sociologue Bruno Latour, il est urgent de transformer les questions d’écologie en questions de territoire afin de sortir de la crise politique et environnementale.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ 
<article-nb="2018/07/23/19-19">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron, considère que, dans cette affaire Benalla, « la coopération loyale de la présidence de la République sera un marqueur important ».
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Jean-Pierre Mignard : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla »

Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron, considère que, dans cette affaire Benalla, « la coopération loyale de la présidence de la République sera un marqueur important ».



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h57
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Proche du président Emmanuel Macron, l’avocat Jean-Pierre Mignard revient sur l’affaire Benalla, collaborateur du chef de l’Etat placé en garde à vue, le vendredi 20 juillet, quarante-huit heures après les révélations du Monde. La présidence de la République a annoncé le même jour avoir engagé « la procédure de licenciement » d’Alexandre Benalla, pour des « faits nouveaux » concernant ce collaborateur mis en cause après la diffusion de vidéos le montrant frappant un homme à terre le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris.
Quelle a été votre réaction après l’ouverture par le parquet d’une enquête pour violences et usurpation de fonctions visant un chargé de mission à l’Elysée, Alexandre Benalla, proche du président Macron ?
Jean-Pierre Mignard : Pour moi, en tant qu’avocat qui a connu depuis longtemps un grand nombre d’affaires publiques, sous la Ve République, c’est la manifestation de ce que la justice est décidément devenue indépendante. Et étrangement j’en ai tiré une profonde satisfaction. Ce que j’avais constaté du temps de Lionel Jospin puis de François Hollande et enfin avec Emmanuel Macron, c’est que l’exécutif sous la Ve République ne pervertit plus, enfin, l’action de la justice.

Mais pourquoi ni la police ni l’Elysée n’ont saisi le parquet au titre de l’article 40 du code de la procédure pénale, alors que l’affaire remonte au 1er mai ?
Ils auraient évidemment dû ! Ils ont vraisemblablement placé la sanction (une mise à pied de quinze jours) sur le plan administratif et sous-estimé la faute… En réalité, je pense que l’on constate là, comme dans tous les pouvoirs, dans tous les corps constitués, dans toutes les organisations professionnelles, une réaction identique : celle de protéger les siens au risque de se faire beaucoup de mal.

Pour être complet, c’est une attitude qui est...




                        

                        


<article-nb="2018/07/23/19-20">
<filnamedate="20180723"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180723"><AAMMJJHH="2018072319">
<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Quarante-huit heures après les révélations du Monde, les professeurs de droit à l’université Paris I - Panthéon Sorbonne, Dominique Rousseau et Paul Cassia reviennent sur cette affaire, qui casse l’image de la République exemplaire souhaitée par le chef de l’Etat
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
      

Alexandre Benalla, l’affaire qui rompt l’espoir d’exemplarité démocratique

Quarante-huit heures après les révélations du Monde, les professeurs de droit à l’université Paris I - Panthéon Sorbonne, Dominique Rousseau et Paul Cassia reviennent sur cette affaire, qui casse l’image de la République exemplaire souhaitée par le chef de l’Etat



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h30
   





                        


Le 18 juillet dernier, Le Monde révélait la faiblesse des sanctions contre le chargé de mission à la présidence, Alexandre Benalla, proche du chef de l’Etat, après la diffusion de vidéos le montrant entrain de frapper un manifestant le 1er mai. Ce 20 juillet dernier, l’ex agent de sécurité et conseiller de l’Elysée a été placé en garde à vue pour « violences en réunion, usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservées à l’autorité publique et complicité de détournement d’images de vidéo surveillance », en plus de l’annonce de son licenciement par la présidence de l’Elysée.
Pour Dominique Rousseau, la transgression du principe d’exemplarité et d’impartialité par le gouvernement conduit à l’effondrement de la démocratie, et montre la nécessité d’une refonte institutionnelle. Tandis que pour Paul Cassia, cette affaire montre une « transparence de façade » du président, alors que « la République paraît d’autant plus fragile aujourd’hui que ses valeurs dépendent comme jamais de l’exemplarité d’un seul homme ».



                            


                        

                        

