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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Bouygues TP transfère vers la principauté le premier des dix-huit caissons fabriqués à Marseille. Mis bout à bout, ceux-ci délimiteront un nouveau quartier de six hectares gagné sur la mer.
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A Monaco, l’extension de la démesure

Bouygues TP transfère vers la principauté le premier des dix-huit caissons fabriqués à Marseille. Mis bout à bout, ceux-ci délimiteront un nouveau quartier de six hectares gagné sur la mer.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h00
    |

            Philippe Jacqué (Monaco, Marseille, envoyé spécial)








                        



                                


                            
C’est un spectacle rare. Depuis le 20 juillet, les plaisanciers installés sur la Côte d’Azur, entre Marseille et Monaco, peuvent apercevoir au loin un énorme iceberg de béton gris et blanc, tracté par un remorqueur avançant à trois nœuds à l’heure (5,6 km/h). C’est le premier des dix-huit caissons qui seront installés, d’ici à 2020, à Monaco afin de créer un nouveau quartier de six hectares équivalant à 3 % des 2 kilomètres carrés de la petite principauté. Le tout gagné sur la mer.
Les appartements du futur quartier seront commercialisés entre 50 000 euros – le prix moyen à Monte-Carlo – et plus de 100 000 euros du mètre carré
Ce programme titanesque de près de deux milliards d’euros, lancé en 2015, doit être totalement livré à l’horizon 2025. Les premiers privilégiés pourront s’y installer pour profiter d’une piscine, d’un nouveau port de plaisance, de jardins et de la vue imprenable sur la grande bleue. A condition d’y mettre le prix. Les appartements seront commercialisés entre 50 000 euros – le prix moyen à Monte-Carlo – et plus de 100 000 euros du mètre carré.
Pour construire les futures tours et villas signées Valode et Pistre et Renzo Piano surplombant les eaux turquoise de la Méditerranée, S.A.M. l’Anse du Portier, le promoteur du nouveau quartier, doit installer d’importantes fondations entre deux réserves aquatiques naturelles. Une gageure pour Bouygues Travaux Publics, responsable de l’infrastructure en vertu d’un contrat de 842 millions d’euros.

A Monaco, au large du Grimaldi Forum, plusieurs navires de travaux s’activent sur les eaux méditerranéennes agitées par la houle. N’étaient les murs acoustiques de 5 mètres de haut le long du rivage, le chantier serait invisible. L’essentiel des travaux se passe sous la surface. « Depuis 2015, nous avons réalisé un grand nombre de travaux préparatoires sous l’eau. C’est nécessaire, avant d’installer la ceinture de caissons qui délimitera le nouveau quartier, et avant d’apporter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les associations représentant les centaines de milliers de travailleurs ukrainiens dénoncent la baisse des subventions publiques.
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Les Ukrainiens de moins en moins bien acceptés en Pologne

Les associations représentant les centaines de milliers de travailleurs ukrainiens dénoncent la baisse des subventions publiques.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 12h44
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Myroslava Keryk, 44 ans, est une femme de nature modeste mais hyperactive, qui angoisse à l’idée de se reposer ou de ne rien faire. Le bureau de la Maison ukrainienne de Varsovie qu’elle dirige, siège de la Fondation Nasz Wybor (« notre choix »), témoigne de ce dynamisme : un immense désordre, où s’entreposent, entre les piles de paperasses, des dizaines de cartons de dons. Un mur entier d’épais dossiers d’appels à financement de projets rappelle que derrière ce chaos apparent se cache un esprit d’initiative efficace.
La Maison ukrainienne de Varsovie aide les immigrés venus de l’Ukraine voisine à s’intégrer dans leur nouvelle vie en Pologne. Dans ses locaux de 200 m2, elle couvre un très large spectre d’activités, des rencontres culturelles aux conseils juridiques, de clubs de garde pour enfants aux cours de langues et formations diverses. « Nous nous sentons très utiles, surtout depuis le grand boom migratoire d’après 2014, à partir de la révolution de Maïdan, souligne Myroslava Keryk. C’est un moment où la Pologne est apparue comme un pays soutien et ami aux yeux des Ukrainiens, et où la situation économique en Ukraine s’est considérablement dégradée. »
Mais les temps ont changé. Bien que les besoins de la communauté ukrainienne en Pologne ne cessent de croître, la Maison ukrainienne est menacée par la politique du gouvernement ultraconservateur du PiS (Droit et justice). « Le ministère de l’intérieur a liquidé les concours de financement de projets liés à l’intégration des minorités, et le gouvernement a refusé l’argent européen prévu à cet effet, dont nous étions très dépendants, confie Myroslava Keryk, amère. C’est un dommage collatéral de la crise migratoire au Sud. » Désormais, la Maison ukrainienne lutte pour sa survie.
Pénurie de main-d’œuvre
En Pologne, depuis trois ans, l’explosion du nombre d’Ukrainiens est une réalité évidente pour qui tend l’oreille,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Alors que l’emblématique patron de Fiat, Sergio Marchionne, est au plus mal, le groupe automobile se voit contraint d’accélérer son processus de succession.
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Mike Manley prend la tête de Fiat-Chrysler, John Elkann devient président de Ferrari

Alors que l’emblématique patron de Fiat, Sergio Marchionne, est au plus mal, le groupe automobile se voit contraint d’accélérer son processus de succession.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 10h55
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


La rumeur s’est répandue à une vitesse folle sur les réseaux sociaux, où se sont multipliés, toute la journée de samedi, les « Forza Sergio ! » sibyllins : l’administrateur délégué du groupe Fiat et président de Ferrari, Sergio Marchionne, est au plus mal. Hospitalisé depuis la fin du mois de juin à Zurich (Suisse) pour une simple opération au dos, l’homme d’affaires semble avoir été victime de complications post-opératoires, son état s’étant aggravé très rapidement ces derniers jours.
En début de soirée tombait un premier communiqué laconique du groupe Fiat annonçant qu’il « [serait] dans l’incapacité de reprendre ses activités professionnelles ». Depuis, plusieurs sources hospitalières décrivent son état de santé comme « irréversible », sans plus de précisions. Sa famille, présente sur les lieux, n’a pas communiqué d’autres informations.
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Cette situation force le clan Agnelli, actionnaire historique du groupe, à accélérer un processus de succession engagé depuis plusieurs mois. Agé de 66 ans, Sergio Marchionne devait passer la main courant 2019, après quinze années à la tête du groupe le plus emblématique du capitalisme italien.
Mike Manley, jusqu’ici à la tête de la marque Jeep, dont il a fait la branche la plus florissante de l’empire industriel, prendra le volant de Fiat-Chrysler, tandis que la présidence de Ferrari reviendra à un représentant de la famille Agnelli, John Elkann, héritier du patron charismatique du groupe, Gianni Agnelli. Il sera appuyé par l’actuel dirigeant de Philip Morris, Louis Camilleri, qui doit prendre dans les prochains jours les fonctions d’administrateur délégué.

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                Mike Manley, le très discret « M. Jeep »



L’œuvre de M. Marchionne, homme d’affaires italo-canadien considéré comme le principal artisan du spectaculaire redressement du fleuron de l’industrie transalpine, dont il avait pris les rênes en 2004, a été saluée par de nombreux dirigeants politiques, de gauche comme de droite. L’ancien président du Conseil italien Matteo Renzi a évoqué un « géant », qui « a changé l’histoire industrielle du pays », tandis que son prédécesseur, Silvio Berlusconi, l’a élevé au rang de « numéro un des manageurs italiens », et même de « symbole du génie italien ».
Aux antipodes du protectionnisme
Du côté de l’actuel gouvernement, les éloges sont nettement plus mesurés. Par le passé, le vice-président du Conseil et ministre du développement économique, Luigi Di Maio, qui a grandi dans la petite ville de Pomigliano d’Arco, près de Naples, siège du plus important site de Fiat dans le sud du pays, n’avait pas ménagé ses critiques envers le groupe industriel.
Il l’accusait d’avoir délocalisé à outrance sa production malgré des milliards d’euros d’aides publiques. Il a attendu plus de vingt-quatre heures avant de faire part de sa « peine », ajoutant qu’« en des moments si difficiles, l’heure [était] au respect ». L’autre homme fort du cabinet, Matteo Salvini (Ligue), qui avait également critiqué les choix industriels du groupe, s’est montré tout aussi sobre, se bornant à témoigner sa « reconnaissance et son respect ».

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                Fiat : Sergio Marchionne, un financier devenu patron global



Pressé depuis des années de s’engager en politique, Sergio Marchionne incarne des options aux antipodes du protectionnisme prôné par le gouvernement de Giuseppe Conte. En effet, le redressement du groupe, qui était au bord de la faillite lors de son arrivée aux affaires, s’est fait au prix d’une profonde modification de ses structures, affaiblissant le caractère national d’une entreprise au poids symbolique inégalé dans le monde industriel italien.
Etroitement lié au jeune dirigeant de la famille Agnelli, John Elkann, qui l’a plus d’une fois qualifié de « mentor » et s’est épanché, dans une lettre aux employés du groupe, sur sa « douleur » face à un drame « injuste », Sergio Marchionne cède la main à une équipe de hiérarques dont pas un n’est italien : le nouveau dirigeant de Fiat-Chrysler, Mike Manley, est britannique, tandis que le nouvel administrateur délégué de Ferrari, Louis Camilleri, est originaire de Malte. De ce symbole-là aussi, les Italiens s’apprêtent à faire le deuil.

Le riche empire du clan Agnelli
A travers la holding patrimoniale Exor, la famille Agnelli contrôle trois entreprises dirigées, jusqu’au samedi 21 juillet, par Sergio Marchionne. Elle détient 29,18 % du groupe Fiat-Chrysler (110 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 pour 3,5 milliards de bénéfices), 22,91 % de Ferrari (3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 537 millions de bénéfices) et 29 % de CNH Industrial (camions, utilitaires, véhicules agricoles), qui a réalisé 26,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 234 millions de bénéfices l’an dernier. La famille Agnelli possède d’autres participations, notamment dans la presse (43 % de The Economist), ainsi que 63 % du capital du club de football le plus titré d’Italie, la Juventus de Turin.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Critiqué pour une photo prise avec le président turc Tayyip Erdogan avant le Mondial russe, le joueur d’origine turque a assuré que son geste n’avait « aucune intention politique ».
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Allemagne : le footballeur Mesut Ozil quitte la sélection, invoquant le « racisme »

Critiqué pour une photo prise avec le président turc Tayyip Erdogan avant le Mondial russe, le joueur d’origine turque a assuré que son geste n’avait « aucune intention politique ».



Le Monde
 |    22.07.2018 à 22h32
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 07h49
   





                        



   


Mesut Özil a annoncé dimanche 22 juillet qu’il quittait la sélection d’Allemagne en mettant en avant le « racisme » dans les critiques dont il est victime après l’élimination de la Mannschaft dès le premier tour du Mondial 2018 de football.
« C’est avec un cœur lourd et après beaucoup de réflexion que, à cause des événements récents, je ne jouerai plus pour l’Allemagne de matchs internationaux aussi longtemps que je ressentirai du racisme et du manque de respect à mon égard », écrit le joueur d’origine turque sur son compte Twitter.

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                Deux footballeurs allemands font scandale en faisant d’Erdogan « leur » président



Critiqué pour une photo prise avec le président turc Tayyip Erdogan avant le Mondial russe, il a assuré que son geste n’avait « aucune intention politique ».
« Comme beaucoup de gens, mes racines ancestrales recouvrent plus qu’un seul pays. J’ai certes grandi en Allemagne, mais mon histoire familiale a ses racines solidement basées en Turquie. J’ai deux cœurs, un allemand et un turc », a détaillé dimanche après-midi le milieu de terrain d’Arsenal sur Twitter.

   


Absence de soutien
Mesur Ozil sort de son silence après avoir été au centre de la polémique, à la suite de la publication d’un cliché sur lequel lui et son compatriote Ilkay Gündogan posent aux côtés du chef de l’Etat turc, alors en pleine campagne électorale pour sa réélection, finalement obtenue.
Cela avait valu aux deux joueurs de lourdes critiques, surtout après l’élimination précoce des champions du monde 2014 dès la phase de groupes en Russie. Certains observateurs les ont accusés de manquer de loyauté envers l’Allemagne, le manager de la Mannschaft Oliver Bierhoff allant même jusqu’à affirmer qu’« il aurait fallu envisager de se passer d’Ozil » pour le Mondial.
Pour Ozil, c’est surtout l’absence de soutien de la Fédération allemande (DFB) qui l’a poussé à s’en aller :
« Lors de ces deux derniers mois, ce qui m’a le plus peiné est le mauvais traitement que m’a infligé la DFB et son président Richard Grindel. »
« Alors que j’ai essayé d’expliquer à Grindel mon héritage, mes ancêtres et, par conséquent, lui faire comprendre les raisons qui m’avaient amené à prendre cette photo, il était plus intéressé par le fait de parler de ses propres positions politiques et de rabaisser mon opinion », a encore écrit Ozil, qui a inscrit 23 buts en 92 sélections.
« Je ne servirai plus de bouc émissaire [à Grindel] pour son incompétence et son incapacité à faire correctement son travail », a conclu le joueur de 29 ans, sacré champion du monde avec l’Allemagne en 2014 après la troisième place en 2010.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Après l’annonce de son retrait des commandes de Fiat Chrysler et de Ferrari, le patron emblématique du groupe fait la « une » de tous les journaux italiens ce week-end.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le PDG britannique de Jeep, Mike Manley, a été nommé à la tête du groupe à la suite de la brusque aggravation de l’état de santé de Sergio Marchionne.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Fin d’une époque » en Italie avec le départ du patron de Fiat

Le PDG britannique de Jeep, Mike Manley, a été nommé à la tête du groupe à la suite de la brusque aggravation de l’état de santé de Sergio Marchionne.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 06h36
   





                        


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Il fait la « une » de tous les journaux italiens ce week-end. Gravement malade, le ténor de l’industrie automobile italienne, Sergio Marchionne, a cédé sa place aux commandes de Fiat Chrysler (FCA) et Ferrari. La presse et une partie de la classe politique transalpine saluaient dimanche « la fin d’une époque » avec le départ de ce patron emblématique de Fiat pendant quatorze ans mais désormais « en fin de vie », selon plusieurs medias.
« Marchionne, la fin d’une époque », titrait ainsi le Corriere della Serra, au lendemain des conseils d’administration réunis en urgence samedi après-midi 21 juillet et qui ont désigné ses successeurs à la tête de Fiat Chrysler (FCA), Ferrari et CNH Industrial, les trois groupes contrôlés par la famille Agnelli.
Le « Bulldozer »
C’est la fin de l’ère du « Bulldozer » ou de « Super Marchionne », deux surnoms attribués au manager désigné au début des années 2000 par la famille Agnelli pour redresser la firme turinoise. Dans un communiqué, FCA annonce « avec un profond chagrin que durant la semaine, M. Marchionne a souffert de complications inattendues alors qu’il se remettait après une opération, qui ont sérieusement empiré ces dernières heures. Par conséquent, M. Marchionne ne pourra pas reprendre le travail. »
Les administrateurs des trois groupes ont respectivement désigné les patrons de Jeep, Mike Manley, et de Philip Morris, Louis Carey Camilleri, pour lui succéder. M. Marchionne était également président de CNH Industrial et sera remplacé par la Britannique Suzanne Wood.
Hospitalisé à Zurich (Suisse) depuis une opération fin juin à une épaule, M. Marchionne, 66 ans, a souffert de complications en série jusqu’à une nouvelle « détérioration » vendredi, « cette fois-ci sans retour. Le patient ne réagit plus », selon La Repubblica. Sa dernière apparition publique remonte au 27 juin, lorsque ce fils d’un gendarme des Abruzzes a remis une Jeep aux carabiniers de Rome.
« Marchionne a été un grand protagoniste de la vie économique des quinze dernières années (...) Il a réussi à donner un avenir à Fiat quand cela semblait impossible. Il a créé des emplois, pas des chômeurs. Chapeau », a salué l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi (centre gauche). Un temps proche de ce dernier, M. Marchionne avait ensuite pris ses distances, mais pas au point de mener la coalition de droite aux législatives de mars comme avait essayé de le convaincre Silvio Berlusconi.
L’actuel gouvernement populiste est resté plus discret, même si le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file de l’extrême droite, lui a adressé sa « reconnaissance et son respect, ainsi que ses meilleurs vœux ».
Un groupe profondément remodelé
Le manager italo-canadien aux éternels pulls ou polos noirs, qui avait pris les commandes de Fiat en 2004, prévoyait de passer les rênes de FCA dans le courant de l’année 2019. Il a profondément remodelé le groupe, d’abord en redressant Fiat, en l’alliant en 2009 à l’américain Chrysler, tout en détachant, d’une part, les activités gros engins/camions en 2011 pour créer CNH Industrial, et, d’autre part, le joyau Ferrari en janvier 2016.
John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli et PDG d’Exor, la holding familiale qui détient près de 30 % de Fiat, 27 % de CNH Industrial et 23 % de Ferrari, s’est dit « profondément triste » dans un communiqué.

   


C’est Mike Manley, discret Britannique de 54 ans, PDG de Jeep et de Ram (pick-up et vans), qui sera chargé de prendre le relais. Il est arrivé à la tête de Jeep en 2009, en pleine tempête dans le secteur automobile américain. Sous sa direction, le constructeur est passé de 337 000 véhicules vendus en 2008 à près de 1,4 million en 2017, et il compte en écouler 1,9 million cette année.

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Les fonctions de M. Marchionne chez Ferrari vont désormais être dédoublées : John Elkann devient président, tandis que Louis Camilleri est nommé administrateur délégué. Né en 1955 dans une famille maltaise à Alexandrie (Egypte), M. Camilleri est entré en 1978 chez Philip Morris, et il est depuis 2002 le PDG de ce groupe très lié à Ferrari via le sponsoring de la Scuderia.



                            


                        

                        


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Londres pose ses conditions au règlement de la facture du Brexit

Pour le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, il ne peut y avoir de paiement de la facture de divorce sans signature d’un accord commercial avec Bruxelles.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 06h11
   





                        



   


Le Royaume-Uni ne paiera la facture du divorce avec l’Union européenne qu’à la condition qu’un accord commercial soit trouvé, a déclaré le nouveau ministre britannique du Brexit, Dominic Raab, dans une interview parue dimanche dans le Sunday Telegraph.
L’eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, en désaccord avec les orientations de la Première ministre Theresa May, a affirmé qu’une « certaine conditionnalité entre les deux » était nécessaire.

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Il a précisé que le mécanisme de l’article 50 (du traité de Lisbonne, sur le processus de sortie), utilisé pour déclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni, prévoit de nouveaux détails concernant l’accord :
« L’article 50 exige (...) qu’il y ait un futur accord-cadre pour la relation que nous aurons (avec l’UE) à l’avenir, donc les deux sont liés. Vous ne pouvez pas avoir d’un côté une partie remplissant toutes les conditions et de l’autre une partie qui ne les remplit pas, ou qui va doucement, ou qui ne s’engage pas. Donc je pense que nous devons nous assurer d’une certaine conditionnalité entre les deux. »
Jusqu’à présent, le gouvernement britannique a envoyé des messages contradictoires concernant le règlement financier du Brexit dans le cadre d’un accord sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’UE à compter de fin mars 2019.
Un divorce à 40 milliards d’euros
La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d’un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (entre 39 et 44 milliards d’euros) qui, selon les ministres, dépendait de l’établissement des futures relations commerciales. Cet accord avait rapidement été remis en cause par des membres du gouvernement.
Le ministre des Finances, Philip Hammond, un des porte-voix des milieux d’affaires au sein du gouvernement, avait cependant considéré comme « inconcevable » le fait que Londres n’honore pas ses engagements financiers envers l’UE même en l’absence d’accord commercial, soulignant que ce n’était pas « pas un scénario crédible ».
Le Royaume-Uni doit quitter l’UE le 30 mars, mais les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d’ici la fin octobre afin d’organiser la séparation, jeter les bases de leur relation future et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte.

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Dominic Raab a rencontré pour la première fois vendredi Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE. Les Européens s’inquiètent de l’enlisement des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de Theresa May.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 21/07/2018
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En Espagne, le Parti populaire marque un virage à droite avec l’élection de Pablo Casado

Le PP a désigné samedi son nouveau dirigeant, qui aura pour mission de relancer la formation conservatrice, marqué par la chute du gouvernement Rajoy.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 11h26
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        


A 37 ans et aucune expérience ministérielle, Pablo Casado a pris la succession de Mariano Rajoy à la tête du Parti populaire (PP), lors du congrès national organisé à Madrid.
Samedi 21 juillet, ce jeune député a obtenu la confiance des trois mille grands électeurs de la droite espagnole. Son objectif affiché est de récupérer les trois millions de votes perdus depuis 2011, en vue des élections locales du printemps 2019 et des législatives de 2020, en allant pêcher des voies à droite.
« Le Parti populaire est de retour », a lancé M. Casado sur l’estrade après l’annonce des résultats. Sa promesse de brandir de nouveau les grands combats idéologiques du PP, souvent mis de côté par le gouvernement de M. Rajoy, a séduit la majorité des élus conservateurs. Avec 57 % des voix, il a infligé un camouflet à l’ancienne vice-présidente et ex-porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, avocate d’Etat de 47 ans au profil plus technocrate, et par la même occasion à M. Rajoy, dont elle était la fidèle numéro deux.

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Depuis 2015, M. Casado occupait l’un des postes de porte-parole du PP. Lorsqu’il l’avait désigné pour mener la communication du parti, avec une poignée d’autres jeunes cadres, M. Rajoy avait signifié son désir de rajeunir et de régénérer le PP, frappé par de multiples affaires de corruption. Il ne pouvait alors imaginer que M. Casado prendrait sa place si vite, à la faveur de la motion de défiance votée le 1er juin contre lui, qui a porté au pouvoir le socialiste Pedro Sanchez et l’a obligé à prendre sa retraite anticipée de la politique.
Jusque-là, M. Casado avait été député régional (2007-2009) et national (depuis 2011), président des jeunesses du PP (2005-2013) et chef de cabinet de José Maria Aznar à la Fondation pour l’analyse et les études sociales (FAES) entre 2009 et 2011, le grand think tank de la droite espagnole. Un CV par ailleurs polémique : une enquête judiciaire est en cours sur l’obtention de son master, dont dix-huit matières sur vingt-deux lui avaient été validées d’office parce qu’il était déjà licencié en droit ; lui, assure qu’elle sera classée, faute d’infraction de sa part.
Discours d’unité
Se définissant comme « libéral, conservateur et de centre droit », M. Casado a centré une bonne partie de son premier discours en tant que président du PP sur la défense de l’unité de l’Espagne :
« Il est dans l’ADN du PP de ne pas négocier avec les indépendantistes. »
Il a promis de « renforcer la Constitution au lieu de proposer de la dépecer » et de « renforcer le code pénal pour éviter tout défi sécessionniste ». Il a également annoncé qu’il défendrait une réforme pour introduire un système d’élection à deux tours pour les municipales et les régionales avec une prime de cinquante députés au parti vainqueur aux législatives, « afin de ne plus dépendre des partis nationalistes ni de n’importe quel autre qui sape nos intérêts électoraux ».
Sur le plan économique, il a promis de supprimer les « impôts injustes, sur le patrimoine, les successions et les donations » et de « baisser les impôts sur le revenu et les sociétés ». Il s’est posé en défenseur « de la famille et de la natalité » et s’est opposé au projet de la loi d’euthanasie sur laquelle travaillent les socialistes. Enfin il a critiqué la décision du gouvernement de « manier un agenda de rupture en utilisant le passé », en référence à la décision de l’exécutif socialiste d’exhumer les restes du dictateur Francisco Franco de la basilique mausolée du Valle de los caídos.

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Valeurs traditionnelles
Dans les couloirs de l’hôtel Auditorium, situé près de la zone aéroportuaire de Madrid, où se tenait le congrès, le pragmatisme des soutiens de Soraya Saenz de Santamaria faisait pale figure face à l’enthousiasme débordant de ceux de son rival. « Pablo Casado a plus de connexion avec la rue et plus de dynamisme pour défendre les valeurs traditionnelles de la droite avec moins de complexes », affirmait au Monde le commissaire européen à l’énergie, Miguel Angel Arias Cañete.
« Il est temps de récupérer les valeurs du PP, l’unité de l’Espagne, la défense de la famille et le droit à la vie. Si nous laissons un vide idéologique, d’autres le saisiront. Nos électeurs se reconnaissent davantage à présent dans [le parti libéral et unioniste] Ciudadanos », estimait Inmaculada Hernandez, grande électrice du PP venue de Grenade.
Face à ceux qui craignent un virage radical à droite, alors que le PP s’est imposé comme le grand parti rassemblant tous les courants de la droite, l’ancien ministre des affaires étrangères José Manuel Garcia Margallo assure que M. Casado « augmentera la base sociale vers le centre pour gagner » car il sait « écouter et s’entourer ». Selon lui, la victoire de Soraya Saenz de Santamaria aurait pu provoquer la rupture du PP.
La revanche de José Maria Aznar
La campagne a en effet mis en lumière les différentes sensibilités qui cohabitent au sein du PP, un parti peu habitué aux processus de démocratie interne et qui a toujours su masquer les divergences en son sein. C’est la première fois que le PP élisait son président grâce à un système à deux tours, dont le premier était ouvert aux militants. Jusqu’à présent, le président du parti désignait son successeur qui était ensuite ratifié par les grands électeurs.

   


C’est ainsi que José Maria Aznar avait choisi Mariano Rajoy en 2003 avant de montrer publiquement son désaccord avec sa ligne, au point d’abandonner la présidence d’honneur du PP. La victoire de M. Casado a été lue comme une revanche de M. Aznar.
En 2015, ce dernier avait en effet défendu la rénovation comme « un mélange intelligent de continuité, de persévérance et de stabilité » et vanté les leaders qui « ne tremblent ni des jambes ni des mains pour prendre des décisions » avant de conclure : « si un jour quelqu’un doit me succéder, que ce soit Casado, qui est un type formidable. » 

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Critique envers Rajoy
Ces derniers jours, M. Casado, n’a pas hésité à critiquer ouvertement la politique du gouvernement de M. Rajoy. Il a reproché « l’opération dialogue » de Soraya Saenz de Santamaria qui avait tenté en 2016 de désamorcer la confrontation avec le gouvernement catalan en offrant des investissements, critiqué les hausses d’impôts durant la crise et la « non-abrogation » de la loi sur l’avortement ou estimé que le parti avait délaissé les victimes du terrorisme d’ETA. L’équipe de Mme Saenz de Santamaria a répliqué en laissant entendre que M. Casado était soutenu par l’extrême droite.
De fait, samedi matin, deux fourgonnettes équipées avec un écran géant intégré, stationnées devant l’entrée réservée aux délégués du PP affichaient en grand une photo de l’ancien président socialiste José Luis Rodriguez Zapatero et la phrase « Je soutiens Soraya », pour mieux discréditer sa candidature. Elles avaient été affrétées par l’association anti-avortement Hazte Oïr, qui a manifesté publiquement son soutien à Pablo Casado. Le président du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, a pour sa part réagi à la victoire de M. Casado en assurant que « s’il est capable de respecter son discours, nous aurons quelques points en commun ».
Le PP est actuellement la première force politique au Parlement espagnol mais les derniers sondages le situent en forte baisse, en troisième position, derrière Ciudadanos et le Parti socialiste.

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Dernier acte de la prise en main du pouvoir judiciaire en Pologne

Une loi a été votée pour accélérer les nominations à la Cour suprême. Pour Varsovie, l’objectif est de prendre la Commission européenne de court.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h28
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


Dans l’enceinte du Parlement polonais, vendredi 20 juillet, s’est joué le dernier acte d’une longue saga entamée trois ans plus tôt et qui, du point de vue d’une quasi-unanimité de juristes, portera le coup de grâce à l’indépendance du système judiciaire.
En cette dernière session parlementaire avant la pause estivale, le Parlement avait pris vendredi des allures de forteresse retranchée. Un impressionnant dispositif policier encadrait le bâtiment : une cinquantaine de fourgonnettes de police, environ 200 hommes mobilisés. Devant l’entrée, un long cordon de barrières antiémeute fait, depuis deux ans, partie du paysage, symbole d’une démocratie malade, où les coups de boutoir de la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) contre l’Etat de droit font souvent l’objet de réactions tendues des manifestants.
Après une journée de manifestation dans le calme, les tensions étaient à leur comble dans la soirée, quand une foule de plusieurs centaines de personnes a tenté de forcer les barrières, repoussée de manière musclée par trois rangées de policiers.
A l’intérieur du Parlement, la majorité ultraconservatrice a fini par voter, à l’issue d’une semaine chaotique, un paquet de lois dont l’objectif est d’accélérer les nominations – désormais politisées – à la Cour suprême, après avoir mis à la retraite d’office 30 % de ses membres. La première présidente de la Cour, Malgorzata Gersdorf, est également visée par ces textes, alors qu’elle n’a pas l’intention de renoncer à son mandat, garanti par la Constitution. L’objectif est aussi de prendre la Commission européenne de court, et de procéder à ces nominations avant que l’exécutif européen n’ait le temps de porter l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne. Mais la coalition citoyenne « Europe, ne lâche rien ! », qui appelle à une action rapide de Bruxelles, ne désespère pas.
Trente secondes par député
Une semaine après la célébration, très solennelle, du 550e anniversaire du parlementarisme polonais, l’opposition, qui n’a pas participé au vote, dénonce une atteinte grave aux principes de base de la vie parlementaire. La veille, les députés de la majorité n’avaient pas pris la peine d’assister au débat sur leurs propres projets de loi, se contentant de procéder au vote. C’est dire si celui-ci ne constituait qu’une formalité. En commission parlementaire, le droit de parole fut restreint à 30 secondes par députés. Du jamais-vu.
« Comme tous les projets de loi de nature organique forcés depuis trois ans, ce paquet de lois a été présenté comme un projet parlementaire, et non gouvernemental, qui ne nécessite pas de consultations, s’indigne Iwona Wyszogrodzka, du mouvement Obywatele RP (Citoyens de la République). C’est scandaleux que des lois qui modifient l’équilibre institutionnel soient forcées en l’espace de deux jours, sans aucun débat. » Quand, après le vote de la loi – qui doit encore être adoptée par le Sénat –, le médiateur de la République, Adam Bodnar, garant des droits civiques, a pris la parole, tous les députés de la majorité ont quitté l’hémicycle.
Le parti de Jaroslaw Kaczynski – véritable homme fort du pays – a aussi profité de cette journée pour voter un changement de scrutin pour les élections européennes. Les nouvelles règles remettent en cause la nature jusque-là proportionnelle de ce scrutin, et favoriseront les grands partis au détriment des petites formations. Cette bipolarisation du scrutin fait largement le jeu du parti au pouvoir, dans la mesure où elle dissuadera toute liste dissidente à droite.

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Le président Andrzej Duda, de son côté, a annoncé dans la journée vouloir concrétiser, les 10 et 11 novembre, son idée d’un référendum constitutionnel consultatif. « Je pense que nous devrions entamer un débat pour une nouvelle Constitution. Et ce débat doit se faire avec le plus grand engagement possible de la société et des citoyens, qui indiqueront les directions à suivre, a-t-il affirmé. C’est un changement de paradigme, car l’actuelle Constitution a été écrite uniquement par les élites juridiques. » 

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Le président a ainsi présenté une série de 10 questions, portant aussi bien sur l’équilibre entre les différents pouvoirs que sur l’inscription des « racines chrétiennes » du pays dans la Constitution, ou encore sur la « normalisation constitutionnelle de l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne et à l’OTAN, dans le respect des principes de la souveraineté de l’Etat et de la primauté de la Constitution polonaise. » Mais dans les rangs de la majorité, l’initiative présidentielle est loin de faire l’unanimité, et Jaroslaw Kaczynski a fait savoir qu’aucune décision n’était encore prise à ce sujet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le chef du Kremlin avait soumis cette proposition en tête à tête avec Donald Trump lors du sommet d’Helsinki pour « résoudre » le conflit dans l’est de l’Ukraine.
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Washington rejette l’idée de Vladimir Poutine d’organiser un référendum dans le Donbass

Le chef du Kremlin avait soumis cette proposition en tête à tête avec Donald Trump lors du sommet d’Helsinki pour « résoudre » le conflit dans l’est de l’Ukraine.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h25
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Recevant les ambassadeurs russes réunis à Moscou, jeudi 19 juillet, Vladimir Poutine avait souhaité conclure son discours de politique étrangère par une « note personnelle » sur sa rencontre en tête à tête avec Donald Trump, trois jours plus tôt, à Helsinki, jugée « globalement positive ». « Nous devons attendre et voir, bien sûr, la tournure des événements, d’autant que certaines forces en Amérique tentent de minimiser et de désavouer les résultats du sommet », avait-il déclaré, en insistant sur ces « forces disposées à sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions ». Nulle part dans le compte rendu du Kremlin, le détail sur ces « résultats » ne figurait.
Il reste beaucoup d’inconnues sur la teneur des discussions entre les deux dirigeants, sans autres témoins que leurs interprètes. Mais à huis clos devant ses diplomates, M. Poutine a donné des indications sur la manière dont il envisage, notamment, de régler le conflit avec l’Ukraine, où les combats entre forces loyales à Kiev et séparatistes prorusses ont fait plus de 10 000 morts. Le chef du Kremlin aurait ainsi proposé au président américain l’organisation d’un référendum dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, dominée par les séparatistes, et accepté, en accord avec ce dernier, de ne rien dévoiler sur l’instant de ce plan.
« Aucun accord secret »
Révélée par l’agence Bloomberg, sur la base du témoignage de deux participants anonymes, cette information n’a pas été démentie par Moscou. « Des propositions concrètes » pour résoudre ce conflit ont été « discutées », a esquivé vendredi l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov. « Certaines ont été annoncées par Vladimir Vladimirovitch [Poutine] lors de la conférence de presse commune, il n’y a eu aucun accord secret », a-t-il ajouté.
Quelques heures plus tard, Washington a rejeté l’idée. « L’administration n’envisage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Au Salon de l’aéronautique de Farnborough, les avionneurs européen et américain ont engrangé plus de 160 milliards de dollars de nouvelles commandes.
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Le duopole Airbus-Boeing renforce son hégémonie

Au Salon de l’aéronautique de Farnborough, les avionneurs européen et américain ont engrangé plus de 160 milliards de dollars de nouvelles commandes.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 09h50
    |

            Guy Dutheil (Farnborough (Angleterre), envoyé spécial)








                        



   


D’année en année, le secteur de l’aéronautique fait figure d’exception : les arbres y montent jusqu’au ciel. Le Salon de Farnborough, près de Londres, dont les journées réservées aux professionnels ont fermé leurs portes jeudi 19 juillet, vient d’en apporter de nouveau la preuve. A eux seuls, Airbus et Boeing ont amassé un butin de plus de 160 milliards de dollars (environ 138 milliards d’euros) de nouvelles commandes.
Au petit jeu de celui qui détiendra le plus gros carnet de commandes, Boeing l’a emporté sur son rival européen. Ainsi, l’américain a engrangé plus de 100 milliards de dollars de contrats correspondant à 673 commandes supplémentaires, loin devant Airbus (431 nouvelles commandes). Pas de quoi inquiéter l’avionneur européen, qui a coutume de fournir son effort en fin d’année.

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Pendant que les avionneurs sabrent le champagne, les motoristes, eux, lèvent leur coupe. CFM, filiale à 50/50 du français Safran et de l’américain General Electric (GE), a annoncé avoir reçu commande de 858 moteurs pour 15 milliards de dollars au prix catalogue. Un chiffre provisoire, car toutes les compagnies clientes d’Airbus et de Boeing n’ont pas encore fait connaître le choix de leurs futurs moteurs.
A Farnborough, Guillaume Faury, le nouveau président de la branche aviation commerciale d’Airbus, se dit satisfait de l’édition 2018. « Un très bon salon », glisse-t-il. De fait, l’avionneur européen, ultra-dominateur sur le segment des moyen-courriers avec plus de 60 % de part de marché, a cette fois réussi à placer plusieurs dizaines de ses long-courriers. Il a ainsi enregistré vingt-cinq commandes pour son gros-porteur A350.

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Mieux encore, il a trouvé de nouveaux clients pour quarante-deux exemplaires de la version remotorisée de son long-courrier A330. Commercialisé en milieu de gamme, au côté de l’A321 LR, il permet à l’avionneur européen d’occuper seul le créneau qui propose des appareils d’un nouveau type : des avions aux capacités de long-courriers, mais avec un coût d’utilisation de moyen-courriers – des qualités très prisées par les compagnies low cost long-courrier.
« Un combat de façade »
Faute de détenir un avion concurrent à opposer à Airbus, Boeing a un trou dans sa gamme. Le constructeur de Seattle doit décider en 2019 s’il lance la production d’un nouvel appareil. Airbus ne veut pas y croire. Avec l’A321 et l’A330, « nous sommes en train de tirer le tapis sous les pieds de ceux qui avaient l’idée de faire un avion spécifique pour ce marché », prévient M. Faury.
La grande leçon de Farnborough est que le match des commandes semble devenu un combat de façade entre les deux géants de l’aéronautique. Très rares sont les compagnies aériennes dont la flotte est pourvue par un seul avionneur. Elles ont compris que leur intérêt était de faire jouer la concurrence. Forts de ce constat, Airbus et Boeing ont entrepris de renforcer leur duopole tous azimuts.
Début juillet, l’avionneur européen a repris, sans bourse délier, le programme CSeries du canadien Bombardier. Quelques jours plus tard, Boeing a mis sur la table 3,8 milliards de dollars pour s’adjuger l’activité aviation commerciale du brésilien Embraer. Avec ces deux rachats presque simultanés, Airbus et Boeing ont en catalogue l’éventail d’appareils le plus large possible : des avions régionaux de 70 places jusqu’aux très gros-porteurs long-courriers, comme l’A380, capable de transporter jusqu’à 800 passagers.

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« C’est la première fois que nous pouvons présenter une gamme de produits aussi étendue », se réjouit Guillaume Faury. Présent lui aussi à Londres, le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, aurait pu tenir le même discours. Cette autosatisfaction illustre une nouvelle réalité. Renforcés par les apports respectifs de Bombardier et d’Embraer, Airbus et Boeing sont devenus incontournables.
Skywise, nouvelle arme fatale
Leur nouvel objectif pourrait être de limiter au maximum les possibilités d’émergence d’une future concurrence, notamment chinoise. Ils ne sont pas loin d’y parvenir. Au cours des vingt prochaines années, les deux rivaux ont fixé les besoins en avions neufs des compagnies aériennes à un peu plus de 40 000 appareils, c’est-à-dire 2 000 avions supplémentaires par an.
Après avoir racheté leurs derniers petits concurrents, les deux rivaux ont décidé de s’appuyer sur le numérique pour asseoir un peu plus leur domination
En 2018, à Seattle comme à Toulouse, l’objectif est de livrer environ 800 appareils, soit 1 600 au total pour les deux avionneurs. « Nous en avons livré 303 au premier semestre. Il nous en reste 500 à livrer avant la fin de l’année », commente M. Faury.
Pour tenir le rythme, Airbus a prévu d’accélérer la production de son « best-seller », l’A320, avec « le passage de la cadence 50 à la cadence 60 ». En 2019, plus de soixante A320 devraient sortir des chaînes d’Airbus. Et ce n’est pas fini. L’avionneur européen a testé ses principaux fournisseurs pour savoir s’ils seraient capables de monter à 75 appareils par mois.
Après avoir racheté leurs derniers petits concurrents, Airbus et Boeing ont décidé de s’appuyer sur le numérique pour asseoir un peu plus leur hégémonie. A Toulouse, la nouvelle arme fatale se nomme Skywise : une immense base de données, en cours de constitution, de tous les avions, des Airbus comme des Boeing, et de leurs activités en vol. Skywise se veut « une plate-forme ouverte aux fournisseurs et aux compagnies » et gratuite pour ses fonctionnalités de base.
Lancé il y a un an, ce gigantesque big data a notamment ingurgité les flottes de « 22 compagnies, les données de 12 millions de vols commerciaux et 75 systèmes informatiques ». Avec Skywise, les compagnies peuvent espérer bénéficier des énormes économies liées à la maintenance prédictive, qui permet de prévoir et de réduire le temps d’immobilisation des avions. Le but, à moyen terme, selon Airbus, est de séduire « environ 100 compagnies aériennes ». Boeing effectue une démarche identique. A plus long terme, certains imaginent déjà une fusion des deux bases de données.



                            


                        

                        


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Incendies, chaleur, sécheresse… la Suède suffoque

Le royaume, qui n’avait jamais connu une telle situation météorologique, apparaît clairement sous-équipé.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h29
    |

            Olivier Truc (Lassekrog (Suède), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Au septième jour des incendies à Lassekrog, vendredi 20 juillet, le très sérieux Svenska Dagbladet, équivalent suédois du Figaro, a ouvert son site Internet par ce titre : « Les oisillons brûlent dans leurs nids. » Le quotidien citait le responsable désemparé de la faune auprès de la préfecture du Jämtland, une région de l’extrême sud de la Laponie suédoise, voisine du Gävleborg, très touchée elle aussi par les feux.
Ce titre, quoique dramatique à souhait, avait le mérite d’incarner le désarroi qui saisit les Suédois face à la multiplication des incendies qui frappent le royaume, encore une cinquantaine en cette fin de semaine, dont plusieurs hors de contrôle, et à leur relative impuissance face à la vague inédite de chaleur. Les températures atteignent souvent 30 degrés, voire 35 degrés, et s’accompagnent d’une sécheresse exceptionnelle.
Le niveau des lacs baisse au point que des navires sont en difficulté pour décharger leur cargaison dans certains ports, sur les grands lacs intérieurs, comme le Vänern. La chaleur qui sévit en Europe du Nord depuis le début du mois de mai a poussé les professionnels suédois du tourisme à baisser les prix sur leurs destinations méditerranéennes, tandis que les journaux parlent de « nuits tropicales ». Il est interdit de faire du feu dans la nature dans tout le pays, tout comme d’arroser sa pelouse. Des paysans ont commencé à abattre du bétail, pour faire face au manque de foin – de la viande en partie brûlée et transformée en biocarburant, car tout ne peut être consommé.

La forêt couvre l’horizon
« Les événements actuels sont en phase avec le changement climatique tel qu’on s’y attend, analyse Weine Josefsson, climatologue au SMHI, l’agence météo suédoise. Nous n’avons jamais connu de période de sécheresse aussi longue depuis le début de nos mesures, dans les années 1860. » Ce type de hautes pressions qui se fixent sur l’Europe du Nord commence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le Parti populaire doit départager Soraya Saenz de Santamaria et Pablo Casado pour relancer la droite espagnole traditionnelle, à moins d’un an d’échéances électorales.
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La droite espagnole choisit le successeur de Mariano Rajoy

Le Parti populaire doit départager Soraya Saenz de Santamaria et Pablo Casado pour relancer la droite espagnole traditionnelle, à moins d’un an d’échéances électorales.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 06h02
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h10
   





                        



   


Groggy après la chute de Mariano Rajoy, le Parti Populaire espagnol va choisir samedi son nouveau chef, entre Soraya Saenz de Santamaria, ancien bras droit de Rajoy, et Pablo Casado, jeune loup tendance droite dure. Le congrès extraordinaire du PP, qui a commencé vendredi 20 juillet, connaîtra son dénouement samedi avec le vote de 3 082 grands électeurs, chargés de désigner le nouveau président du parti qui sera son candidat lors des prochaines législatives, prévues au plus tard à la mi-2020.
Président du parti depuis 2004 et à la tête du gouvernement espagnol depuis 2011, M. Rajoy, qui n’a pas voulu désigner de dauphin, a quitté la vie politique au début de juin, quelques jours après avoir été brutalement écarté du pouvoir le 1er juin, coulé par la condamnation de son parti dans un gigantesque procès pour corruption.
Ce scandale avait permis au socialiste Pedro Sanchez de faire adopter une motion de censure et de se hisser à la tête de l’exécutif avec le soutien du parti de gauche radicale Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques.
Deux candidats, deux orientations
Les grands électeurs du PP ont le choix entre deux orientations, symbolisées par les candidats désignés le 5 juillet par les militants, lors d’une primaire inédite au sein du parti : la continuité avec Soraya Saenz de Santamaria, numéro deux des gouvernements Rajoy durant six ans et demi, ou bien un virage à droite avec Pablo Casado, député de 37 ans qui propose une refondation conservatrice du parti.

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Mettant en avant son expérience, Saenz de Santamaria, une haute fonctionnaire de 47 ans, assure être la plus à même de battre Pedro Sanchez dans les urnes et juge inutile une refondation idéologique du parti. « J’ai l’énergie, l’envie et l’expérience. Pedro Sanchez se retrouve aux commandes d’un Boeing 747, et il n’a même pas le brevet de pilotage d’un avion de tourisme », a-t-elle ironisé lors d’un meeting.
Licencié en droit, Casado, 37 ans, a lui placé sa campagne sous le signe de la droite dure, rappelant son admiration pour l’ex-président colombien Alvaro Uribe, sans toutefois remettre en question le projet européen, à l’inverse d’autres conservateurs européens.
Il s’est élevé contre la dépénalisation de l’euthanasie prônée par le nouveau gouvernement socialiste, a plaidé pour la baisse des impôts sur le revenu et les sociétés, et prône une grande fermeté face aux séparatistes catalans.
Un parti à reconstruire
Le vainqueur de ce duel devra recomposer un parti qui a perdu trois millions d’électeurs entre les législatives de 2011, où Rajoy avait obtenu la majorité absolue, et celles de 2016. Beaucoup d’entre eux se sont tournés vers le petit parti libéral Ciudadanos, grand rival du PP au centre droit.

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Pour José Pablo Ferrandiz, chercheur en chef de l’institut de sondages Metroscopia, Saenz de Santamaria « offrirait un meilleur avenir électoral au PP ». Mais l’un comme l’autre auront « beaucoup de mal à attirer les gens partis vers Ciudadanos », qui a aspiré beaucoup des électeurs écœurés par les multiples scandales de corruption ayant éclaboussé le PP ces dernières années.
« Aucun des deux ne pourra remettre à flot immédiatement le parti », abonde Narciso Michavila, président de l’institut de sondages GAD3 et bon connaisseur du parti. Le PP, première force politique au Parlement, devra en tout cas se mettre rapidement en ordre de bataille : des scrutins municipaux, régionaux et européens l’attendent dès mai 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.
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Accusations de viols contre Tariq Ramadan : la demande d’annulation des mises en examen rejetée

L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 15h44
   





                        


Les juges d’instruction ont rejeté la demande d’annulation des mises en examen pour viols de l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, formulée par son avocat, a annoncé vendredi 20 juillet une source proche du dossier.
Il a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque et ancienne salafiste Henda Ayari et d’une autre femme, surnommée Christelle dans les médias.

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Une troisième femme l’accuse également de viols et l’islamologue a été placé sous le statut de témoin assisté dans ce volet.
Dans leur ordonnance de trois pages, les juges écrivent que les éléments matériels fournis par Christelle, qui affirme avoir été violée le 9 octobre 2009 dans un hôtel à Lyon, « se sont révélés exacts » après les investigations et que ses déclarations réitérées sont « circonstanciées et précises ».
Concernant Mme Ayari, qui a été confrontée pour la première fois à Tariq Ramadan jeudi, les magistrats soulignent qu’elle a eu des déclarations « hésitantes » quant à la date et au lieu du viol présumé mais que « les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Tariq Ramadan subsistent ». Ils considèrent dès lors « prématurée » une annulation de la mise en examen, puisque des investigations sont toujours en cours.

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Dans sa plainte initiale, en octobre 2017, cette plaignante affirmait avoir été violée au début du printemps 2012, dans un hôtel de l’Est parisien. Elle avait ensuite fait évoluer son récit, évoquant alors la date du 26 mai 2012 et un lieu précis : l’hôtel Crowne Plaza de la place de la République.
Mais les récentes investigations ont mis au jour qu’elle se trouvait à cette date à Rouen, au mariage de son demi-frère. Jeudi, lors de la confrontation, elle avait dit ne pas pouvoir donner une date précise pour les faits dont elle accuse l’islamologue de 55 ans.



                            


                        

                        


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Chronique

« Non, M. Macron, les Africains qui meurent en Méditerranée ne sont pas issus de la classe moyenne »

Notre chroniqueur dénonce la vision du président français, biaisée par une représentation erronée de l’Afrique.

Par                                            Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 20.07.2018 à 12h09

     •
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        Mis à jour le 20.07.2018 à 14h50






    
Le président français Emmanuel Macron pose avec les artistes Femi Kuti, Youssou N’Dour et Angelique Kidjo au New Afrka Shrine de Lagos, au Nigeria, le 3 juillet 2018.
Crédits : REUTERS


Chronique. En marge de sa visite au Nigeria, Emmanuel Macron a accordé une interview à l’animateur Claudy Siar diffusée sur France 24 et RFI le 5 juillet, dans laquelle il revient sur le sujet de la migration africaine vers l’Europe. De façon surprenante, il soutient que « les personnes très pauvres ne quittent pas leur pays. Ce sont les classes moyennes de pays qui sont plutôt émergents qui passent par la Libye pour rejoindre l’Europe ». Il ajoute que ce sont les familles aisées qui donnent un pécule à leurs enfants pour aller en Europe.

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Donc, selon le président français, une famille « riche » peut sciemment décider de donner une somme d’argent à l’un de ses enfants et l’envoyer à une mort certaine. Car la réalité de l’émigration, au-delà des discours des dirigeants européens et le silence coupable des décideurs politiques africains, ce sont les morts quasi quotidiennes de jeunes qui fuient le continent par manque d’espoir.
En 2017, 3 119 personnes sont mortes dans la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Ce chiffre fait abstraction des personnes disparues en mer et qui reposent à jamais au fond des eaux. Pas un seul jour ne passe sans que le sujet ne soit au menu de débats politiques houleux, ce qui en fait un sujet à la limite civilisationnelle de notre époque.
Mépris pour les gens ordinaires
Le discours d’Emmanuel Macron, après ses sorties sur la démographie africaine et sur les kwassa kwassa comoriens, illustre à nouveau ce qu’il représente : une élite libérale liée aux puissances d’argent porteuse souvent d’un mépris pour les gens ordinaires.
Pour l’Afrique, son engouement depuis son élection est peut-être sincère. Il peut être le signe d’un désir de repenser la relation entre la France et le continent en dehors des pratiques sombres de la Françafrique traditionnelle.

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Mais la vision du jeune président français est biaisée par une représentation erronée de l’Afrique. Emmanuel Macron est issu d’une caste, celle des puissants qui répètent à l’envi des poncifs sur le numérique, l’entrepreneuriat, présentés comme les solutions magiques aux urgences du continent. Sans parler de l’utilisation ambiguë du concept globalisant de « classe moyenne africaine », dont beaucoup d’économistes interrogent la pertinence.
Dans sa posture, Macron peut compter sur des jeunes hommes et femmes africains qui survendent un discours afro-optimiste déconnecté de la réalité du continent. D’ailleurs, durant les séjours du président français en Afrique, on les voit inonder la toile de selfies et de mots enthousiastes sur la « start-up nation », l’« Africa rising » et autres nouveaux mots savants.

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Toutes ces personnes refusent d’affronter la réalité du continent dont l’un des visages est la misère sociale, la corruption, la violence physique et symbolique qui poussent les gens à fuir.
Il est choquant d’entendre Macron dire que ce sont des familles aisées qui donnent de l’argent à leurs enfants pour rallier l’Europe et qui, quand ils y parviennent, y vivent une vie de sous-homme.
Il faut rappeler à Emmanuel Macron que personne ne quitte son pays dans ces conditions le pied léger. Il y a une réalité de l’émigration clandestine africaine que propulse une quête d’une vie décente. Au Sénégal, en pleine vague de départ par pirogues, le mot d’ordre des jeunes était : « Barca wala Barsakh » : « Arriver à Barcelone ou mourir. »

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D’ailleurs les Sénégalais membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique de Macron devraient lui suggérer de prendre contact avec Yayi Bayam Diouf, présidente du collectif des mères qui ont perdu leurs fils, morts en Méditerranée.
C’est insulter le deuil de ces femmes que de les tenir pour responsables de la perte d’enfants partis mourir car leur pays ne leur apporte aucun espoir.
Immenses sacrifices
Quand une mère, à travers les ressources d’une tontine ou d’un crédit, finance le voyage d’un fils pour espérer qu’il réussisse en Europe et sorte toute sa famille de la misère, on lui doit respect et empathie, et non la vilipender devant un intervieweur connivent.
L’argent investi, car c’est bien le mot, dans le voyage risqué, voire suicidaire, du fils ou de la fille n’est pas la preuve d’une richesse ou de l’appartenance à une classe moyenne. Ce n’est que le pécule amassé difficilement par une famille désœuvrée ou un travailleur précaire. Et réunir ces sommes qui servent à financer le départ résulte le plus souvent d’immenses sacrifices et de nombreuses privations.



Enfin, quand Emmanuel Macron dit : « On a besoin d’une jeunesse africaine qui se raconte elle-même, qui construit son imaginaire, ses propres héros et qu’elle les explique au monde », nous ne pouvons qu’être d’accord. Il y a bien une jeunesse dynamique, créative et entreprenante sur le continent. Elle tient un discours et occupe une position qui illustre la contemporanéité de l’Afrique. Mais il y en a une autre, qui continuera à hanter le sommeil des Européens en allant à l’assaut de ses côtes en dépit des lois répressives comme celles actuellement en vigueur en France.
Non, Monsieur Macron, cette jeunesse qui meurt en Méditerranée n’est pas issue de la « classe moyenne ». Elle est pauvre et n’a plus aucun espoir chez elle.
Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Bruxelles lance une procédure d’infraction contre la loi « Stop Soros », chère à Viktor Orban.
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La Commission européenne met en cause la politique antimigrants de la Hongrie

Bruxelles lance une procédure d’infraction contre la loi « Stop Soros », chère à Viktor Orban.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h37
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Commission européenne a été critiquée, ces derniers mois, pour avoir eu la main plus lourde avec Varsovie qu’avec Budapest, après qu’elle a décidé, en décembre 2017, de recommander le déclenchement de l’article 7 des traités de l’Union européenne (UE) contre le gouvernement polonais, censé sanctionner des manquements à l’Etat de droit.
Jeudi 19 juillet, Bruxelles s’est un peu rattrapée en annonçant coup sur coup, contre la Hongrie, un recours devant la Cour de justice de l’UE (CJUE), au Luxembourg, et l’envoi d’une lettre de mise en demeure. Dans son viseur : la politique antimigrants mise en œuvre depuis 2015 par le premier ministre, Viktor Orban, un des chantres européens de l’illibéralisme.
La Commission entend d’abord contester devant la CJUE la législation hongroise en matière d’asile, jugée non conforme au droit européen (directives sur les procédures d’asile, sur le retour des migrants, et relative aux conditions d’accueil).
Il s’agit de la dernière étape d’une procédure d’infraction lancée en décembre 2015. A l’époque, déjà, Bruxelles relevait les difficultés des migrants déboutés du droit d’asile en Hongrie à exercer leur droit à un recours effectif, ainsi qu’à accéder à un tribunal impartial.
La Hongrie s’est notoirement opposée, ces dernières années, à l’accueil des migrants, de même qu’à la répartition des demandeurs d’asile partout en Europe afin de soulager l’Italie et la Grèce, pays de première entrée de ces personnes dans l’Union. Budapest avait même contesté ces « relocalisations » devant la CJUE qui lui a donné tort en septembre 2017 (ainsi qu’à la Slovaquie, associée au recours hongrois).
Deux mois pour répondre
Jeudi, la Commission a aussi confirmé avoir envoyé une lettre de mise en demeure à la Hongrie, concernant une nouvelle législation, effective le 1er juillet, baptisée « Stop Soros », en référence au financier d’origine hongroise George Soros, devenu la bête noire de M. Orban. Elle érige en infractions pénales l’assistance offerte par les ONG ou des particuliers aux demandes d’asile et de séjour.
Par ailleurs, ce paquet législatif, associé à une modification constitutionnelle, conduit à limiter le droit d’asile « aux seules personnes qui arrivent en Hongrie directement depuis un lieu où leur vie ou leur liberté sont menacées », explique la Commission, qui y voit des manquements « aux obligations qui incombent [à la Hongrie] en vertu des traités de l’Union, de la législation de l’Union et de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ».
Budapest a deux mois pour répondre à Bruxelles. Si la réponse n’est pas satisfaisante, la procédure d’infraction suivra son cours et pourra conduire, là aussi, à un recours devant la Cour de Luxembourg. Ces procédures prennent des années, mais prouvent la détermination de Bruxelles : « La Commission a envoyé un message clair et sans ambiguïtés, selon lequel les politiques hongroises xénophobes ne peuvent pas être tolérées », s’est félicitée Iverna McGowan, directrice du bureau européen d’Amnesty International.

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Ces procédures pourraient compliquer les rapports de M. Orban avec le Parti populaire européen (PPE), la grande famille des droites conservatrices européennes, qui, jusqu’à présent, ferme les yeux sur ses agissements. Certains de ses dirigeants n’ont-ils pas récemment assuré que leur « ligne rouge » concernant le premier ministre hongrois, constituait son respect des décisions en dernière instance de la CJUE ?
En attendant, la Commission semble bien isolée. Car M. Orban a largement réussi à imposer sa feuille de route antimigrants au Conseil européen. Les propositions de la présidence actuelle de l’Union, l’Autriche, de ne plus envisager la migration que sous l’angle sécuritaire n’y choquent plus beaucoup de capitales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.
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La délicate évaluation de l’impact économique des migrants

Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h12
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Réduire les arrivées de migrants irréguliers, mais comment ? En dépit de l’accord signé fin juin sur le sujet, les capitales européennes se déchirent toujours sur les modalités de leur politique migratoire, alors que les naufrages d’embarcations de fortune se multiplient au large des côtes libyennes. L’an passé, 538 000 demandeurs d’asile ont obtenu protection dans l’Union européenne, selon Eurostat (25 % de moins qu’en 2016). Parmi les questions soulevées par leur intégration, celle de leur impact économique suscite crispations et amalgames.
Afin d’y voir plus clair, nombre d’économistes se sont penchés sur le sujet ces derniers mois. « Une telle évaluation est délicate, car elle dépend du contexte, du pays, et du type de migration », détaille Anthony Edo, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Selon les variables choisies, les études aboutissent à des résultats parfois contradictoires. Un consensus se dégage néanmoins : « Passé l’effet transitoire, l’impact à long terme des migrations sur la richesse par habitant, et son évolution, est neutre », résume Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce qui n’empêche pas que les effets sectoriels et locaux soient parfois notables.

Différents mécanismes entrent en jeu sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance. Si l’on s’en tient au seul produit intérieur brut (PIB), l’effet est clairement positif : les migrants consomment et se logent, ce qui contribue mécaniquement à l’activité. Et lorsque de l’argent public est dépensé pour accueillir les réfugiés, il est aussitôt réinjecté dans l’économie – l’équivalent, en somme, d’une relance keynésienne.
Des effets contrastés sur le marché du travail
Dans une étude publiée fin juin, trois chercheurs du Centre national de la recherche scientifique, Hippolyte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La possibilité d’une escalade dans la guerre commerciale ouverte par Donald Trump, qui freinerait la croissance, inquiète les marchés. Face aux incertitudes, les investisseurs américains rapatrient depuis plusieurs mois leurs capitaux aux Etats-Unis.
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Bourses : les investisseurs se détournent de l’Europe

La possibilité d’une escalade dans la guerre commerciale ouverte par Donald Trump, qui freinerait la croissance, inquiète les marchés. Face aux incertitudes, les investisseurs américains rapatrient depuis plusieurs mois leurs capitaux aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h54
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

L’été sera-t-il chaud dans les salles de marchés et les bureaux de change ? Certes, les turbulences financières, comme les coups de soleil et les brûlures de méduse, ont une propension fâcheuse à survenir de préférence au mois d’août. « Nous sommes toujours prudents à cette époque de l’année. Les entreprises publient en ce moment leurs comptes pour le deuxième trimestre. Cela peut constituer un facteur d’instabilité, même si la saison s’annonce plutôt positive, souligne Olivier de Berranger, directeur de la gestion d’actifs à La Financière de l’Échiquier. La bonne tenue de la croissance mondiale, la qualité attendue des résultats des entreprises et la politique toujours ultra-accommodante de la Banque centrale européenne constituent autant de facteurs de soutien pour les Bourses européennes. »

« Les marchés se sont déjà fait très peur cette année. Le juge de paix, ce sera la publication des résultats semestriels des entreprises. S’il y a beaucoup de révisions en baisse des profits, la Bourse risque de subir une correction, mais si elle baisse sans changement notable des perspectives de progression des bénéfices, alors il faudra se positionner pour acheter », renchérit Igor de Maack, gérant de fonds chez DNCA Finance.
Entre sanctions et rétorsion
L’ombre du président américain, Donald Trump, plane toutefois sur les marchés financiers. « On s’attend à de la volatilité, principalement à cause de l’escalade dans la rhétorique guerrière autour du commerce international », prévient Laurent Boudoin, responsable de la gestion obligataire chez Sanso Investment Solutions. Le 10 juillet, Washington a publié une liste de biens, allant des sacs à main aux fruits et légumes en passant par les réfrigérateurs, soit 200 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine, susceptibles d’être frappés d’une taxe additionnelle de 10 % à la douane. Une deuxième vague, après les 50 milliards de dollars d’importations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La jeune étudiante russe est soupçonnée d’avoir tenté d’infiltrer l’appareil politique américain au profit de la Russie grâce à la NRA.
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Article sélectionné dans La Matinale du 19/07/2018
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Maria Butina, l’espionne de Sibérie qui tombe à pic

La jeune étudiante russe est soupçonnée d’avoir tenté d’infiltrer l’appareil politique américain au profit de la Russie grâce à la NRA.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h53
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Elle est l’espionne russe au grand jour. Sur les réseaux sociaux, Maria Butina a posté plus de 11 000 Tweet et une centaine de vidéos à la gloire des armes à feu : Maria pose aux côtés des patrons de la National Rifle Association (NRA), le lobby des armes aux Etats-Unis ou de grands élus républicains ; Maria pilote un avion ; Maria interroge le candidat Donald Trump lors d’un meeting en 2015.
Désormais, la jeune femme russe, âgée de 29 ans, porte l’habit orange des prisonniers américains. Elle a été arrêtée par le FBI le 15 juillet et a comparu mercredi 18 juillet devant une juge fédérale à Washington, qui l’a maintenue en détention en raison des risques de fuite en Russie. Elle est accusée d’avoir agi en tant qu’« agente non déclarée d’un gouvernement étranger » et de « complot » pour infiltrer des organisations politiques – en réalité, la NRA – « en vue de promouvoir les intérêts de la Fédération de Russie ». Elle a plaidé non coupable et encourt plusieurs années de prison.
L’affaire survient alors que l’Amérique sombre dans la perplexité à propos de la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump, lundi à Helsinki. Après trois jours de polémiques sur son comportement lors de ce sommet, M. Trump a invité M. Poutine aux Etats-Unis cet automne, les Républicains ont bloqué l’audition de son interprète au Congrès, tandis que le chef du renseignement intérieur, Dan Coats, a déclaré ne pas savoir ce que s’étaient dit les deux présidents dans leur entretien de deux heures en face à face. Le ministère des affaires étrangères russe, lui, a dénoncé un calendrier judiciaire « délibérément programmé » pour dénigrer les résultats du sommet.
Originaire de Barnaoul en Sibérie, Maria Butina ne fait pas partie des personnalités russes mises en examen par le procureur spécial Robert Mueller, chargé d’enquêter sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016 et la possible collusion avec les équipes de Donald Trump....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’auteur de « Gomorra » est devenu une référence pour les critiques du nouveau ministre de l’intérieur. Il est accusé de diffamation.
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Italie : le ministre Matteo Salvini porte plainte contre l’écrivain Roberto Saviano

L’auteur de « Gomorra » est devenu une référence pour les critiques du nouveau ministre de l’intérieur. Il est accusé de diffamation.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 02h54
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 08h56
   





                        


Le ministre italien de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file de la formation d’extrême droite La Ligue, a annoncé jeudi 19 juillet au soir avoir porté plainte pour diffamation contre l’écrivain Roberto Saviano, son plus virulent critique en ce moment.
La tension est forte entre les deux hommes, surtout depuis que le nouveau ministre a menacé de suspendre la protection policière dont l’écrivain bénéficie depuis les menaces de mort proférées par un clan de la Camorra, la mafia napolitaine, après la publication de Gomorra en 2006.
« J’ai porté plainte contre Saviano, comme promis. J’accepte toutes les critiques, mais je ne permets à personne de dire que j’ai aidé la mafia, une merde que je combats de toutes mes forces, ou que je me réjouis de la mort d’un enfant. Trop, c’est trop, bisous », a écrit M. Salvini sur Twitter dans la soirée.

Ho querelato Saviano, come promesso.
— matteosalvinimi (@Matteo Salvini)


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« Robertino, c’est fini le bon temps », a commenté Luca Morisi, chef de la communication Internet de M. Salvini.
La vérité, « une expérience nouvelle »
« Le ministre de la Mala Vita [« la mauvaise vie », l’un des surnoms de la mafia] s’est décidé à porter plainte (…). Je ne m’arrêterai pas devant un pouvoir qui a peur des voix critiques. Au tribunal, Salvini sera appelé à dire la vérité, une expérience nouvelle pour lui », a réagi M. Saviano.
Alors que l’opposition politique au gouvernement populiste en place depuis juin semble réduite au silence – le Parti démocrate (centre gauche) par ses querelles internes, la droite classique par son alliance avec la Ligue de M. Salvini et la gauche par sa déroute électorale –, M. Saviano est devenu une référence pour les critiques du nouveau ministre de l’intérieur.
Dans les médias et sur les réseaux sociaux, l’écrivain s’insurge contre la politique migratoire très dure de M. Salvini, et l’oppose à un manque d’empressement de la Ligue à rembourser ses dettes judiciaires ou à rejeter certains soutiens douteux dans le Sud.
Mais le tweet qui semble avoir fait réagir M. Salvini date de mardi, après la découverte d’une femme et d’un enfant morts en mer. « Quel plaisir cela vous donne-t-il de voir mourir des enfants innocents en mer ? Matteo Salvini, ministre de la Mala Vita, la haine que vous avez semée vous renversera », avait lancé M. Saviano sous une photo à peine floutée des cadavres.

Série. Les trois vies de Matteo Salvini :
Le temps du militantchef de partiministre





                            


                        

                        

