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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le préfet de police de Paris a été entendu par la commission des lois constituée en commission d’enquête, lundi, après l’audition du ministre de l’intérieur Gérard Collomb.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : ce qu’il faut retenir de l’audition du préfet de police Michel Delpuech à l’Assemblée

Le préfet de police de Paris a été entendu par la commission des lois constituée en commission d’enquête, lundi, après l’audition du ministre de l’intérieur Gérard Collomb.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h43
    |

                            Le Monde.fr








                        



Michel Delpuech a été auditionné sous serment, lundi 23 juillet dans l’après-midi, sur « l’affaire Benalla » par la commission des lois de l’Assemblée nationale, constituée pour l’occasion en commission d’enquête. Alexandre Benalla, désormais ex-proche collaborateur d’Emmanuel Macron, a été l’auteur de violences filmées sur deux manifestants en marge de la manifestation du 1er mai, place de la Contrescarpe dans le 5e arrondissement de Paris.
Après cette seconde audition, consécutive à celle, lundi matin, du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, de nombreuses zones d’ombre persistent autour du rôle d’Alexandre Benalla et sur les raisons de sa présence auprès des forces policières ce jour-là. Au cours de son audition, le ministre de l’intérieur avait insisté sur la responsabilité de l’Elysée et de la préfecture de police de Paris. Michel Delpuech a quant à lui rappelé que M. Benalla n’était « pas sous [s] on autorité », mais sous celle de l’Elysée.

        Comprendre
         

          les six failles dans les réponses de Gérard Collomb



Retour sur les temps marquants de l’audition du préfet de police de Paris.
Comment et quand Michel Delpuech a-t-il rencontré Alexandre Benalla ?
M. Delpuech a affirmé avoir rencontré M. Benalla pour la première fois l’avant-veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, il y a un an, au cours d’une réunion de travail. Il dit avoir croisé M. Benalla à plusieurs reprises : « Il était dans le cercle proche des personnes autour du président. Beaucoup de photographies le montrent, en disant ça, je ne révèle rien », rapporte M. Delpuech.
Le préfet de police de Paris affirme par ailleurs ne pas connaître personnellement M. Benalla. « Dans mon téléphone portable, je n’ai jamais eu le numéro de M. Benalla », rapporte-t-il.

        Collomb, Delpuech, Strzoda :
         

          les trois protagonistes au cœur de l’affaire Benalla



Qui a autorisé Benalla a assiter à la manifestation auprès des forces de police ?
On en sait une peu plus à l’issue de cette journée d’audition. Selon Michel Delpuech, c’est le chef d’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), Laurent Simonin, qui a donné l’autorisation à Alexandre Benalla.
L’homme est déjà mis en examen pour avoir participé à la transmission d’éléments de vidéosurveillance à Alexandre Benalla le soir du 18 juillet. Selon Michel Delpuech, Laurent Simon a agi sans en référer à sa hiérarchie. Plus tôt dans la matinée, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, affirmait déjà que « Alexandre Benalla avait obtenu l’autorisation non pas par le préfet mais par quelqu’un placé plus bas dans la hiérarchie ».
Plus tard au cours de son audition, M. Delpuech précisera cependant :
« Si j’avais été sollicité, je ne l’ai pas été, pour cette demande, l’aurais-je refusé ? L’honnêteté m’oblige à dire que non, je n’avais aucune raison de la refuser pour un collaborateur de l’Elysée qui travaille quotidiennement avec mes services. En revanche, je l’aurais mis en garde contre les risques que présentait cette manifestation, compte tenu des informations dont nous disposions. Ce n’est pas la place d’un observateur de faire du maintien de l’ordre. Un observateur sage et intelligent reste à sa place, en retrait. Vous connaissez la formule : “fraus omnia corrumpit” [« la fraude corrompt tout »]. »
Quand et comment a-t-il été informé de sa présence auprès des forces de police le 1er mai ?
Le 2 mai, « à 10 h 15 », précise Michel Delpuech, il reçoit un appel de Laurent Hottiaux, collaborateur de l’Elysée. « Il m’a indiqué que circulait sur les réseaux sociaux une vidéo relatant des violences policières à l’occasion des manifestations du 1er mai. Je ne comprends pas ce dont il parle. Je lui dis que je vais me renseigner », rapporte Michel Delpuech dans son discours liminaire. Quelques minutes plus tard, il visionne la vidéo sur un grand écran, en compagnie de son service de communication, et identifie M. Benalla.
Les mesures prises ensuite
Après avoir visionné la vidéo, Michel Delpuech rapporte avoir pris deux initiatives :
la première consiste à joindre le cabinet du ministère de l’intérieur, qui a affirmé être d’ores et déjà informé de la situation et en liaison avec l’Elysée sur le sujet ;
Et de préciser :
« Il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l’autorité hiérarchique dont il dépendait. Au demeurant, c’est bien ce qu’il s’est passé puisque M. Benalla a été convoqué par le cabinet de l’Elysée, et a fait l’objet de sanctions. Je rajoute que je me suis étonné tout de même de n’avoir pas été alerté par le cabinet du ministre de l’intérieur. »
la seconde initiative a d’ailleurs été de lancer une investigation pour en savoir davantage sur les raisons ayant conduit M. Benalla à être présent sur la place de la Contrescarpe.

        Lire :
         

          La sécurité du président devait passer sous autorité unique de l’Elysée



Sur la délivrance d’un port d’armes à M. Benalla
Le député Les Républicains Philippe Gosselin a souligné que le ministre de l’intérieur avait refusé à trois reprises de délivrer un port d’armes à l’endroit de M. Benalla, qui lui sera finalement délivré grâce à l’autorisation de la préfecture de police. « On est en présence d’une législation assez complexe », avance M. Delpuech :
« Pendant la campagne électorale un port d’armes avait été délivré pour permettre à l’agent de sécurité de protéger les locaux. Cette autorisation n’a jamais été renouvelée. Benalla a ensuite sollicité un port d’arme. […] Il y a des ports d’arme liés aux fonctions, c’est de la compétence préfectorale. […] J’ai pris cette décision. Je l’ai retirée quand M. Benalla a cessé ses fonctions. »
Le préfet de police affirme que ce dernier lui a été accordé car l’enquête de proximité ayant visé M. Benalla avait eu des retours positifs, et que son casier judiciaire était vierge.
« J’assume cette responsabilité personnellement », ajoute le préfet de police.
Sur l’équipement (brassard, casque et radio de police) de M. Benalla le jour de la manifestation
C’est une question qui a été posée plusieurs fois. Qui a fourni le brassard et la radio de police, visibles sur les vidéos, à M. Benalla ? Selon M. Delpuech, la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) a seulement fourni un casque de protection à M. Benalla. Le préfet de police affirme ne pas disposer d’informations permettant d’expliquer pourquoi M. Benalla avait également un brassard et une radio.
Sur la non utilisation de l’article 40 du code de procédure pénale
Dans la même veine, interrogé plusieurs fois sur le fait que l’article 40 du code de procédure pénale n’ait pas été actionné, le préfet de police a répondu :
« En pratique, on renvoie à l’autorité qui a la responsabilité hiérarchique. c’est en tout cas ce que j’ai pensé – peut-être à tort, mais je l’assume. Il y avait déjà pas mal de personnes informées quand je l’ai été moi-même, la liste serait longue s’il fallait dresser les autorités qui auraient pu saisir l’article 40. Dans ces conditions, ce n’était plus au préfet de prendre cette décision. »
Pour rappel, l’article 40 du code de procédure pénale prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

        Comprendre en quoi
         

          l’Elysée est mis en cause pour ne pas avoir saisi la justice



Sur sa responsabilité en tant que préfet de police de Paris
Michel Delpuech a estimé avoir pris les mesures nécessaires. Il justifie cela en avançant qu’il a immédiatement informé le cabinet du ministère de l’intérieur lorsque la vidéo a été portée à sa connaissance, le 2 mai.
Mais également en soulignant que « dès lors que c’était pris en compte par l’autorité hiérarchique compétente [c’est-à-dire l’Elysée], j’ai considéré que l’affaire était prise en compte au niveau pertinent ».
« M. Benalla n’était pas sous mon autorité. »
« Le préfet de police est une autorité importante, mais dans une chaîne hiérarchique. »
Le préfet de police de Paris a par ailleurs conclu son discours introductif en expliquant que ces faits étaient « le résultat de dérives individuelles inacceptables, condamnables, sur fond de copinage malsain ». Interrogé sur cette dernière formule, Michel Delpuech a engagé la responsabilité de l’Elysée. « La relation quotidienne de proximité et de confiance entre la préfecture de police et les services de l’Elysée est une nécessité. Quand on bascule dans un lieu de proximité à une relation qui perd de sa pureté, on prend des risques, c’est ce que j’ai voulu évoquer par cette expression. Le reste ne me concerne pas », a conclu le préfet de police de Paris.

        Notre analyse :
         

          les failles de la chaîne de commandement




Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le ministre de l’intérieur puis le préfet de police de Paris ont été entendus par les députés pour déterminer leurs responsabilités présumées dans l’affaire Benalla.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/07/23/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a voulu « prêter main-forte » aux policiers, rapportent ses conseils.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Benalla « abasourdi par l’utilisation médiatique et politique de son action du 1er mai », selon ses avocats

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a voulu « prêter main-forte » aux policiers, rapportent ses conseils.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h41
   





                        



   


C’est la première fois qu’ils s’expriment publiquement. Dans un communiqué publié par LCI/TF1, Mes Laurent-Franck Lienard et Audrey Gadot, avocats d’Alexandre Benalla, écrivent que l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron « est abasourdi par l’utilisation médiatique et politique de son action du 1er mai 2018 sur deux fauteurs de trouble qui agressaient les policiers ». Action qu’il justifie par la volonté de « prêter main-forte » aux policiers face aux manifestants.
Alexandre Benalla, mis en examen dimanche 22 juillet au soir notamment pour « violences en réunion », dit avoir repéré ce jour-là « deux individus particulièrement virulents » et avoir voulu aider « à la maîtrise de ces personnes », comme l’y autorise l’article 73 du code de procédure pénale, selon ses conseils :
Cette initiative personnelle de M. Benalla (…) sert manifestement aujourd’hui à porter atteinte à la présidence de la République dans des conditions qui défient l’entendement.
M. Benalla avait été filmé — puis a été identifié par Le Monde — le 1er mai au côté d’un employé du parti présidentiel (La République en marche), Vincent Crase, mis en examen lui aussi, en train de frapper et de malmener des manifestants le jour de la fête des travailleurs à Paris.

        Lire aussi :
         

                Les cinq jours qui ont fait de l’affaire Benalla un scandale d’Etat



Une « action vigoureuse mais menée sans violence »
Selon ses avocats, l’ancien chargé de mission à l’Elysée dit avoir « été invité » par la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris à accompagner les policiers en tant qu’« observateur » de leurs opérations de maintien de l’ordre. Il assure également que son « action vigoureuse mais menée sans violence n’a causé aucune blessure » :
M. Benalla a immédiatement rendu compte de son intervention personnelle, qui lui a été vivement reprochée. Il a fait l’objet d’une sanction administrative de la part de son employeur.
Selon Bruno Roger-Petit, porte-parole de l’Elysée, l’ex-collaborateur du chef de l’Etat, dont le licenciement a été annoncé vendredi, avait été mis à pied quinze jours en mai et « démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président ». Il apparaît pourtant sur plusieurs clichés récents au côté de M. Macron ou du couple présidentiel.
Dans l’enquête judiciaire en cours, confiée dimanche à un juge d’instruction, trois hauts gradés de la police ont également été mis en examen dimanche soir pour « violation du secret professionnel » et « détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection ». Déjà suspendus la semaine dernière, ils sont soupçonnés d’avoir transmis à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance tournées au moment des faits.


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Après les auditions menées par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, députés de droite et de gauche exigent une réaction de la présidence de la République.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : les députés d’opposition demandent l’audition d’Emmanuel Macron

Après les auditions menées par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, députés de droite et de gauche exigent une réaction de la présidence de la République.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h50
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 19h04
   





                        



   


Tous les regards sont tournés vers l’Peu satisfaits des réponses apportées devant la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, et le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, plusieurs députés ont demandé lundi 23 juillet l’audition du président de la république sur la gestion de l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
« La seule personne qu’il faudrait auditionner et qu’on ne peut pas auditionner, bien sûr, c’est le président de la République », a commenté Nicolas Dupont-Aignan, député non inscrit de l’Essonne — le flou subsiste autour du droit constitutionnel d’un président à se présenter devant une commission d’enquête parlementaire, ce qui n’est jamais arrivé dans la Ve République.

        Sur le calendrier :
         

          quelles sont les autres auditions à venir ?



« On a passé deux heures et demie d’enfumage, de contournement, de non-réponses à nos questions. C’est indigne du point de vue du rôle que cette commission devait jouer, a dénoncé Alexis Corbière, député LFI de la Seine-Saint-Denis, à la sortie de l’audition de M. Collomb. On doit auditionner le président de la République », a-t-il ajouté.
« Le préfet de police semble mieux connaître M. Benalla que le ministre de l’intérieur », a souligné Boris Vallaud, député PS des Landes — plusieurs parlementaires ont noté la clarté des réponses du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, comparées à celles de M. Collomb, auditionné plus tôt dans la journée.
« On voit bien que les protagonistes se sont concertés et que les fusibles ont été enclenchés, a commenté devant les journalistes Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes. Il y a très clairement deux fusibles : celui désigné par la présidence de la République, hier, en la personne du directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, et ce matin dans cette audition, le préfet de police Michel Delpuech. En gros, le président nous indique qu’il n’y a rien à voir. »
La députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer a elle aussi renvoyé le besoin d’explications sur le palais de l’Elysée, rappelant la responsabilité renvoyée sur la présidence de la République par les deux auditionnés de la commission d’enquête parlementaire.

➡️Pour @gerardcollomb il appartenait à l'Elysée d'agir.

— valerieboyer13 (@Valérie Boyer)


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« Macron sait tout. Il doit être auditionné »
Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont eux aussi demandé, à l’issue de l’audition de Gérard Collomb par la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’affaire Benalla, que le président de la République soit à son tour convoqué par cette commission.

Bilan #Colomb. Il ment. Il connaissait #Benalla et #Mizerski. Il n'y a pas eu d’enquête IGPN le 3 mai. Il ne savait… https://t.co/Y66frJMSMe— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


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        Lire aussi :
         

                Affaire Benalla : les cinq éléments-clés de l’audition de Collomb à l’Assemblée



L’ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon a de son côté posté sur Twitter une vidéo où il demande que les commissions d’enquête de l’Assemblée et du Sénat « convoquent le président de la République » :

Il faut désormais que les commissions d’enquête à l’Assemblée et au Sénat convoquent le Président de la République,… https://t.co/M95dYeZAHY— benoithamon (@Benoît Hamon)


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« Parce que c’est bien autour de lui que tout se joue. C’est bien autour de lui, Emmanuel Macron, qui a voulu concentrer tous les pouvoirs, que se joue la vérité sur cette affaire. Y a-t-il oui ou non la volonté d’organiser une police parallèle autour du président de la République ? », a argué M. Hamon.
« Rien n’empêche dans la Constitution de la Ve  République à une commission d’enquête parlementaire de convoquer le président de la République. La vérité aujourd’hui commande de le faire », a-t-il plaidé.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a renvoyé lundi la mauvaise gestion de l’affaire Benalla à l’Elysée et au préfet de police Michel Delpuech.
Le 2 mai, « je m’étais assuré que tant le cabinet du président de la République que le préfet de police avaient été destinataires de l’information. Je pensais, comme c’est la règle, que les mesures appropriées avaient été prises. C’était à eux de prendre les sanctions et éventuellement d’informer les autorités judiciaires », a souligné Gérard Collomb.
Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a ensuite expliqué avoir pensé que le « sujet Benalla » avait été « traité » par l’Elysée.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le ministre de l’intérieur n’a pas dissipé le brouillard sur plusieurs points de l’affaire qui restent obscurs.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : les six failles des réponses de Gérard Collomb

Le ministre de l’intérieur n’a pas dissipé le brouillard sur plusieurs points de l’affaire qui restent obscurs.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 15h57
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h13
    |

            Maxime Vaudano et 
Adrien Sénécat








                        


Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a tenté lundi 23 juillet de désamorcer les critiques dont fait l’objet le gouvernement dans la gestion de l’« affaire Benalla », lors de son audition par les députés devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. S’il s’est défendu de toute faute personnelle, le ministre de l’intérieur n’a pas dissipé le brouillard sur plusieurs points de l’affaire qui restent obscurs.
1. Gérard Collomb pouvait ignorer l’identité d’Alexandre Benalla, mais pas son entourage
M. Collomb a réfuté, lors de son audition, tout lien avec Alexandre Benalla. Il a certes reconnu l’avoir croisé à plusieurs reprises pendant la campagne présidentielle et depuis l’élection d’Emmanuel Macron, mais il a assuré qu’il ignorait ses fonctions : « J’ignorais sa qualité de conseiller du président de la République » avant le mois de mai, a-t-il dit aux députés.
Le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, ne peut pas en dire autant : il était lui-même directeur de campagne de M. Macron en 2017, à laquelle M. Benalla a activement participé. Des messages qui figurent dans les « MacronLeaks », issues du piratage de courriels personnels et professionnels de responsables d’En marche !, montrent des échanges entre eux. Le député communiste Stéphane Peu l’a d’ailleurs interpellé sur ce point, estimant que « les liens étaient forcément plus étroits » entre les deux hommes.
Le ministre a également reconnu qu’Alexandre Benalla avait formulé plusieurs demandes de port d’arme ces dernières années, dont l’une auprès de son cabinet, en juin 2017, qui lui a été refusée. « Toutefois, la préfecture de police lui a délivré une autorisation de port d’arme le 13 octobre 2017, sans que mes services aient été mis au courant », a-t-il ajouté.
2. Le ministre reconnaît en creux le flou qui entourait le rôle de M. Benalla
Gérard Collomb a assuré qu’il ne connaissait pas Alexandre Benalla personnellement, et qu’il pensait « qu’il faisait partie des services de police ». Ce n’est, selon lui, que le 2 mai, lorsque les violences de l’intéressé en marge de la manifestation du 1er Mai à Paris lui ont été signalées qu’il a découvert ses attributions à l’Elysée.
Avec cette déclaration, le ministre met un peu plus de distance encore entre M. Benalla et lui-même. Il souligne en revanche en creux que l’intéressé pouvait facilement passer pour un membre des forces de l’ordre — ce qu’il n’était pas —, y compris auprès du ministre de l’intérieur.
3. Plusieurs policiers sont restés passifs quand MM. Benalla et Crase sont intervenus
Lorsque la présidente de la commission, Yaël Braun-Pivet, lui a demandé comment il expliquait « l’absence de réactions des autres membres des forces de l’ordre » aux violences commises par MM. Benalla et Crase le 1er mai, la réponse de Gérard Collomb a été catégorique : « Tout simplement parce qu’elles-mêmes étaient occupées à gérer d’autres incidents. » Et d’ajouter :
« Comme vous l’avez [vu] dans la vidéo, l’action de M. Benalla était assez rapide. Le temps que les gens réalisent, les choses étaient terminées. »
Cette présentation des faits a de quoi surprendre. En effet, la première vidéo de la scène, qui a commencé à circuler le jour même des faits, montre que les faits ont duré près de deux minutes.
On y voit d’abord Vincent Crase, l’employé de la République en marche qui était lui aussi censé être présent en tant que simple observateur, saisir puis traîner un manifestant. Ce premier acte a duré environ quarante secondes, et l’homme était entouré de plusieurs policiers :

   


C’est là qu’intervient Alexandre Benalla, pendant environ quarante secondes supplémentaires, sans qu’un seul des policiers présents autour de lui s’interpose. Un certain nombre d’entre eux n’étaient, sur le moment, pourtant pas affairés.

   


4. La « police des polices » aurait pu être saisie avant la parution de l’article du « Monde »
Plusieurs députés se sont étonnés que Gérard Collomb n’ait saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », que le 19 juillet. Le ministre de l’intérieur a en effet attendu que l’affaire eût été rendue publique par Le Monde pour le faire, alors qu’il avait connaissance des faits depuis plus de deux mois.
« Ce n’est qu’après la parution, le 18 juillet, d’un article dans Le Monde apportant des éléments nouveaux et la découverte de nouvelles images où M. Benalla est équipé d’un brassard siglé police et doté d’une radio que je considère qu’il est nécessaire d’en savoir plus », s’est justifié M. Collomb devant la commission parlementaire.
Cet argumentaire peut paraître étonnant, car l’enquête du Monde a révélé des faits déjà connus par Gérard Collomb depuis le 2 mai. Certes, le ministre n’avait peut-être pas encore pris connaissance des vidéos sur lesquelles on voit M. Benalla porter un brassard de police et une radio.
Mais il avait déjà vu les images montrant M. Benalla frappant un manifestant, avec un casque siglé de la police, alors que celui-ci n’était qu’un collaborateur de l’Elysée — le casque lui a été remis à des fins de protection, a dit le ministre, reconnaissant qu’il y avait là matière à réflexion tant cette pratique ouvre la porte à de possibles confusions. Il apparaissait également que des policiers présents sur place auraient pu s’interposer. Des éléments pouvant justifier la saisine de l’IGPN étaient donc déjà en possession du ministre le 2 mai.
5. Gérard Collomb a refusé de répondre à plusieurs questions précises, malgré les relances
Le ministre de l’intérieur dit s’être assuré dès le 2 mai que « tant le cabinet du président de la République que la préfecture de police avaient été destinataires de l’information de la vidéo mettant en cause M. Benalla. Il leur appartenait donc d’agir. »
Cette ligne de défense a néanmoins été fragilisée à plusieurs reprises par les questions des députés sur son niveau d’information exact avant, pendant et au lendemain des faits. L’ancien maire de Lyon a dès lors choisi de ne pas donner suite à certaines questions, malgré l’insistance des parlementaires. Il n’a par exemple jamais souhaité préciser quelles vidéos il avait visionnées et à quels moments il avait pu les consulter. Pas plus qu’il n’a indiqué à quel moment précis et comment il avait été informé du fait qu’Alexandre Benalla avait arboré un brassard de policier lors du 1er Mai.
Gérard Collomb a également refusé de commenter le rôle de Philippe Mizerski, un membre de l’état-major de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), qui était chargé d’encadrer M. Benalla le jour de la manifestation. Cet homme, qui apparaît lui aussi dans les vidéos, mais qui ne s’interpose pas, ne pouvait ignorer l’identité de M. Benalla.
Enfin, le ministre n’a pas souhaité commenter les liens entre son directeur de cabinet, Jean-Marie Girier, et M. Benalla, tous deux impliqués dans la campagne d’Emmanuel Macron.
6. L’article 40 du code de procédure pénale ne se limite pas aux liens hiérarchiques
Gérard Collomb s’est défendu d’avoir failli à ses responsabilités en ne signalant pas directement l’affaire à la justice. Selon l’article 40 du code de procédure pénale, « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
Mais le ministre a fait valoir qu’il ne lui appartient pas de transmettre un dossier au procureur, déclarant s’inscrire « dans la lignée de [ses] prédécesseurs qui ne l’ont pour la plupart utilisé que pour des délits relatifs à la loi de 1881 sur la liberté de la presse », estimant qu’il appartient à son administration de le faire.
« A qui revenait l’obligation de déclencher l’article 40 ? », lui a demandé Hervé Saulignac, député socialiste de l’Ardèche. « Je vous ai lu l’ensemble de la jurisprudence établie par mes prédécesseurs : ce n’est pas le genre de problématique traitée par le ministre de l’intérieur », a alors répondu Gérard Collomb, selon qui la décision appartient « aux autorités directement supérieures à l’intéressé ».
Une déclaration pour le moins surprenante : la loi ne fixe aucune exigence en la matière. Dans l’esprit, ce texte vise au contraire à encourager le signalement de faits dont les agents publics ont pris connaissance dans l’exercice de leurs fonctions, quand bien même ils ne concernent pas des subordonnés.


Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Si le GSPR dépendait jusqu’alors de la police nationale, Emmanuel Macron avait décidé, bien avant l’affaire Benalla, d’en prendre le contrôle.
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La sécurité du président devait passer sous autorité unique de l’Elysée

Si le GSPR dépendait jusqu’alors de la police nationale, Emmanuel Macron avait décidé, bien avant l’affaire Benalla, d’en prendre le contrôle.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h35
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Policiers et gendarmes étaient jusque-là dubitatifs, désormais, ils sont inquiets. A l’aune de l’affaire Benalla, la réforme du dispositif de sécurité assurant la protection du président de la République, envisagée depuis plusieurs mois par l’Elysée et annoncée officiellement aux personnels de la présidence par courrier début juillet, prend une nouvelle dimension.
Le projet de réorganisation prévoit notamment de faire passer le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), composé d’un peu moins de 80 policiers et gendarmes, sous l’autorité unique de l’Elysée. Jusqu’à présent, et même si elle était relativement autonome vis-à-vis du ministère de l’intérieur, elle était rattachée à la police nationale par le biais du service de la protection (SDLP), autrefois appelé le Service de protection des hautes personnalités (SPHP).
Ce changement n’a rien d’anodin. « Cela signifie que la protection du président pourrait se faire en dehors du tout contrôle, dénonce Frédéric Le Louette, président de Gend XXI, association professionnelle de défense des intérêts des gendarmes. L’Elysée aurait la possibilité de confier à des gens sans aucune formation sérieuse, comme Alexandre Benalla, la direction des opérations, sans que personne puisse intervenir. »

Certains policiers et gendarmes affirment que M. Benalla était pressenti pour prendre la tête de l’une des unités qui composeraient la future direction de la protection du président – celle affectée aux déplacements privés du couple présidentiel, selon Le Point et L’Obs, que le « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron dirigeait déjà dans les faits. Le palais dément. « Il n’a jamais été question qu’il pilote quoi que ce soit ni qu’il ait un quelconque rôle opérationnel, martèle-t-on à l’Elysée. Il n’a par ailleurs jamais donné d’ordres au GSPR. Etant chargé de mission “logistique des déplacements du président”, il pouvait demander à ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Depuis jeudi soir, les débats à l’Assemblée étaient bloqués par une succession de « rappels au règlement » et d’interruptions de séance liés à l’affaire Benalla.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/07/2018
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L’examen de la révision constitutionnelle ne reprendra pas avant la rentrée

Depuis jeudi soir, les débats à l’Assemblée étaient bloqués par une succession de « rappels au règlement » et d’interruptions de séance liés à l’affaire Benalla.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h31
    |

            Manon Rescan (avec Astrid de Villaines)








                        



   


Cette fois, ils lâchent. Lundi 23 juillet, après une conférence extraordinaire des présidents de groupe à l’Assemblée, Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le parlement, a anoncé que l’examen de la révision constitutionnelle ne reprendrait qu’à la rentrée.
Une décision qui appelle plusieurs questions, pour le moment sans réponse : l’Assemblée pourra-t-elle commencer l’examen en deuxième lecture du projet de loi asile-immigration mercredi comme le prévoit l’ordre du jour ? Les hautes instances du Palais Bourbon doivent se pencher sur le sujet mardi. Et surtout, quand la révision constitutionnelle pourra-t-elle reprendre, vu l’agenda législatif déjà très chargé de la rentrée ? Une chose est sûre, ce dossier déjà très compliqué, car il nécessite l’accord du Sénat, vient de connaître un nouveau coup de frein.
L’annonce, dimanche en séance publique, de la suspension temporaire de l’examen du texte par la ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait déjà sonné comme un coup de tonnerre. C’est ici, entre les murs du Palais-Bourbon, que la crise provoquée par l’affaire Benalla au sommet de l’Etat s’est propagée ces derniers jours. Sans relâche, pendant plus de soixante-douze heures, l’opposition y a réclamé des explications au gouvernement sur les faits révélés par Le Monde le 18 juillet. En vain. « Le premier ministre [Edouard Philippe], en refusant de venir, fait un bras d’honneur aux députés, à notre président, à tous les groupes, au Parlement ! », s’est encore indigné, dimanche matin, Christian Jacob, le patron du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée.
Les députés de droite comme de gauche sont fédérés dans une union de circonstance. Tour à tour, ils utilisent des outils de procédure. Une façon de paralyser les débats sur la révision constitutionnelle. Pas un amendement de ce texte, qui en compte 2 400, n’a pu être examiné depuis jeudi soir. Et nul ne sait désormais quand l’examen de ce texte phare du quinquennat pourra reprendre.
« Faire comme s’il ne se passait rien »
Face au blocage orchestré par l’opposition, l’exécutif a d’abord demandé aux députés de la majorité de tenir bon. « Il n’était pas question de donner l’impression de lâcher », confie une source parlementaire. Jeudi, l’apathie régnait au sein du groupe LRM, laissant le champ libre aux opposants. « Ils se sont construits en disant que les politiques d’avant étaient des pourris, qu’ils seraient différents, et ils se retrouvent du mauvais côté de la barrière », résume le centriste Jean-Christophe Lagarde (Union des démocrates et indépendants, Seine-Saint-Denis) pour expliquer leur malaise.
Vendredi, les députés présents se sont rebiffés et, équipés de « casques lourds », se sont lancés dans une « guerre de tranchées », selon l’expression entendue dans les couloirs. Richard Ferrand, le président du groupe majoritaire, a eu beau accuser l’opposition de chercher à « saboter cyniquement » la réforme parlementaire, sur laquelle les débats s’éternisaient déjà depuis plus d’une semaine, rien n’y a fait : le pilonnage a laminé l’agenda du gouvernement.
« Ils s’accrochent à une affaire judiciaire pour se faire entendre parce que, sur le fond de notre politique, ils sont aux abois ! », s’insurge le député Sacha Houlié (La République en marche, Vienne). Mais toute tentative de minimiser la crise est périlleuse. « Pendant que vous répétez et assénez des confusions entre les faits d’un homme et la mission d’un Hémicycle, le monde n’attend pas ! », a ainsi déclaré, dimanche, la députée (LRM) de l’Hérault Coralie Dubost, évoquant « la guerre commerciale de Trump [qui] perdure » et un « iceberg géant [qui] menace les côtes du Groenland ».

   


« On ne peut pas s’enfermer à l’Assemblée et faire comme s’il ne se passait rien ! », rétorque auprès du Monde Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche (socialiste) à l’Assemblée, réfutant tout procès en obstruction stérile. « Il était impossible de continuer l’examen du texte alors qu’il y a un lien plus qu’étroit entre la nature du débat et l’affaire », insiste le communiste Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis). La révision constitutionnelle porte, il est vrai, un nom qui dissone dans le contexte actuel : « Pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace. »
Une nouvelle scène ubuesque
Cernée par les oppositions, la majorité n’a jamais repris l’ascendant. Elle a même rétropédalé sur la commission d’enquête, demandant d’abord des auditions à huis clos, puis acceptant leur publicité face au tollé.
Dans le flot de révélations sur Alexandre Benalla, l’Assemblée nationale a par ailleurs eu droit à son petit scoop, apporté, samedi, par Marc Le Fur, député (LR) des Côtes-d’Armor. Photo à l’appui, le vice-président de l’institution a prouvé que M. Benalla disposait d’un badge d’accès au Palais-Bourbon. Et pas n’importe lequel : un badge « H » comme « hémicycle », « le plus haut niveau qui soit », insiste M. Le Fur. Ce sésame est normalement réservé à des collaborateurs politiques, pas à des hommes chargés de la sécurité du président de la République. Ce dernier n’a d’ailleurs – au nom de la séparation des pouvoirs – pas droit de cité au Parlement. De quoi remettre de l’huile sur le feu d’une Assemblée déjà embrasée.
Une députée a particulièrement bien compris le parti qu’elle pourrait tirer de la confusion générale. D’abord invisible, Marine Le Pen a refait surface samedi, et provoqué dans la soirée une nouvelle scène ubuesque. Peu avant 19 heures, l’élue du Pas-de-Calais interpelle devant les caméras Christophe Castaner, qui s’entretient avec des journalistes dans la salle. Le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement tente de lui répondre sur ses propres affaires. Les deux s’accusent sans vraiment se répondre sous l’œil des caméras.
« Ce n’est pas la séquence la plus réussie », concède un député LRM. M. Castaner n’est en effet pas apparu dans l’Hémicycle depuis le début de la crise. Tous les députés l’ont pourtant vu dans les couloirs de l’Assemblée et à la buvette. Vendredi après-midi, il est ainsi resté longuement assis avec Nicole Belloubet sur un coin de banquette dans un couloir en attendant la reprise de la séance. Deux ministres seuls dans la tourmente.

   


Pris à partie, M. Castaner s’est finalement expliqué dimanche sur son absence lors des débats. « Je n’ai pas souhaité donner du grain à moudre à ceux qui ont hystérisé les débats », s’est-il défendu sur Facebook, dans l’après-midi. Une défense pleine d’ambiguïtés. A-t-il voulu se protéger d’apostrophes concernant Vincent Crase ? Ce gendarme réserviste auquel l’Elysée faisait appel, présent le 1er mai avec M. Benalla, est aussi salarié de LRM dont M. Castaner est le patron.
Semaine pleine d’inconnues
Tout le week-end, la majorité s’est interrogée sur la pertinence de continuer à siéger, divisée entre ceux qui voulaient « tenir » et ceux n’en voyant pas l’intérêt. François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale, voulait arrêter les frais.
Samedi, majorité et gouvernement décident que les travaux seront a priori suspendus dans la journée de dimanche, et que la séance du soir sera courte. M. de Rugy l’abrège, ouvrant la séance pour quelques secondes, le temps de la fermer aussitôt. S’ensuit un échange musclé avec Richard Ferrand et Marc Fesneau, le président du groupe MoDem, qui n’a pas été mis au courant de cette décision.
Dimanche midi, l’ajournement des débats a offert aux députés une brève pause avant de plonger dans une semaine explosive. Lundi, à 16 heures, devait débuter la nouvelle lecture du projet de loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel. Nul ne savait, dimanche, si le blocage perdurerait ni si le gouvernement maintiendrait, mercredi, la deuxième lecture du projet de loi « asile-immigration », avec Gérard Collomb au banc des ministres. Entre-temps, le ministre de l’intérieur devait être auditionné par la commission d’enquête parlementaire, de même que le préfet de police de Paris.
Les députés doivent encore se mettre d’accord sur la liste des autres personnes à auditionner. Au moindre désaccord, l’opposition sait désormais qu’elle a le pouvoir de bloquer l’institution. Plus personne n’ose aujourd’hui se projeter sur la suite de la semaine.

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Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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Affaire Benalla : après des jours de silence, Macron organise la riposte

Le chef de l’Etat a fait savoir qu’il y a eu des « dysfonctionnements » au sein de l’Elysée.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h33
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            

Il avait prévu de passer tout le week-end à la résidence de La Lanterne. Les ravages de l’affaire Benalla, du nom de son désormais ex-collaborateur qui a molesté un jeune homme et une jeune femme le 1er mai, ont contraint Emmanuel Macron à modifier ses plans. Après quelques jours durant lesquels il s’est muré dans le silence, le président est désormais à la manœuvre pour essayer de sortir d’une crise qui a bloqué la machine parlementaire et ébranlé la Macronie.

Dimanche 22 juillet dans la soirée, il a réuni à l’Elysée le premier ministre, Edouard Philippe, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, et le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, qui est aussi le délégué général de La République en marche (LRM). La veille, les quatre hommes avaient déjeuné avec le chef de l’Etat au palais, déjeuner auquel participait également la ministre de la justice, Nicole Belloubet.
Le président a, selon un participant à la réunion de dimanche soir, condamné le « comportement choquant et inacceptable » de l’ex-adjoint au chef de cabinet à l’Elysée. C’est la première fois, depuis que Le Monde a révélé l’affaire, mercredi 18 juillet dans la soirée, qu’Emmanuel Macron s’exprime sur le sujet et le fait savoir. S’il n’a pas encore prévu de parler – « il le fera quand il jugera bon de le faire », résume-t-on dans son entourage –, il ne l’exclut plus. « C’est comme ce qui s’était passé après le soir du premier tour. Il y a eu La Rotonde, la campagne a cafouillé, il était absent, cela a duré une semaine, puis il est reparti », rappelle l’un de ses proches, qui se dit confiant dans la riposte présidentielle.
« Transparence et probité »
Le chef de l’Etat a aussi rappelé à ses interlocuteurs, dimanche, qu’il n’y avait d’« impunité » pour personne et que trois enquêtes – judiciaire, administrative et parlementaire...




                        

                        


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De La France insoumise aux Républicains, l’affaire Benalla coalise les oppositions

Depuis jeudi, les adversaires d’Emmanuel Macron profitent d’une fenêtre de tir inédite.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h32
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

L’image est rare. Vendredi 20 juillet après-midi, dans les jardins de l’Assemblée nationale, Valérie Rabault (PS), Christian Jacob (LR) et Sébastien Jumel (PCF) reviennent ensemble, quasiment bras dessus bras dessous, de l’hôtel de Lassay. Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, vient de leur annoncer que le premier ministre ne viendrait pas devant l’Assemblée, contrairement à ce qu’ils réclament depuis deux jours. En souriant, ils se félicitent d’être « tous d’accord » et se cèdent même la politesse devant les caméras.
Car l’affaire Benalla a ligué ces forces d’opposition que rien ne rapproche habituellement. Quatre jours durant, les députés de tous les groupes d’opposition ont bataillé dans le même sens, à coups de rappels au règlement incessants et de prise de paroles ou coups d’éclat convergents.

Ensemble, ils ont obtenu au forceps la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire jeudi 19 juillet, jusqu’à ce que la ministre de la justice, Nicole Belloubet, annonce dimanche que la réforme constitutionnelle était « suspendue » en attendant « des conditions plus sereines ». « Les oppositions dans leur ensemble ont clairement marqué le point », observe Mme Rabault, la présidente du groupe Nouvelle Gauche.
Tout comme ses homologues de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et des Républicains, Christian Jacob, elle a écrit au premier ministre pour lui demander, « au nom de l’article 50-1 de la Constitution », de venir s’expliquer devant l’Assemblée. Personne n’a eu de réponse pour le moment, mais tout le monde se soutient.
« J’assume une convergence »
Autre cliché peu courant, qui circule sur les réseaux sociaux depuis samedi : Jean-Luc Mélenchon discutant avec Christian Jacob, sur les bancs de LR dans l’Hémicycle. « Il est venu me voir », sourit le président du groupe de droite, sans dévoiler la conversation. « J’assume une convergence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le ministre de l’intérieur s’est défendu, lundi matin, de toute faute personnelle, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron.
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Affaire Benalla : les cinq éléments-clés de l’audition de Collomb à l’Assemblée

Le ministre de l’intérieur s’est défendu, lundi matin, de toute faute personnelle, renvoyant la responsabilité d’éventuels manquements au préfet de police et au cabinet d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h33
    |

                            Le Monde.fr








                        



Dans le cadre de l’« affaire Benalla », ce proche collaborateur du président de la République, auteur de violences filmées visant deux manifestants, en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a été auditionné, lundi 23 juillet dans la matinée, par la commission des lois de l’Assemblée nationale, constituée pour l’occasion en commission d’enquête.

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Alexandre Benalla a été mis en examen ce week-end, de même que quatre autres personnes, dont trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus jeudi et suspectés d’avoir transmis à M. Benalla une vidéo captée par des caméras de vidéosurveillance le jour des faits.
Retour sur les éléments forts de l’audition de M. Collomb qui a duré deux heures et demie.
Quand et comment le ministre de l’intérieur est-il mis au courant des faits ?
M. Collomb assure avoir été mis au courant des faits par le truchement de son directeur de cabinet et de son chef de cabinet, le 2 mai, en début d’après-midi, au lendemain de la manifestation du 1er-Mai.
« Ils m’informent de l’existence d’une vidéo montrant des faits de violence sur la place de la Contrescarpe, de l’implication de M. Benalla dans ces faits et de la qualité de celui-ci. Ils m’indiquent s’être entretenus avec le préfet de police et avoir porté cette information à la connaissance du cabinet du président de la République, ce qui est une démarche tout à fait appropriée, puisque c’est à l’autorité hiérarchique de prendre toutes les mesures qui s’imposent sur le plan administratif comme sur le plan judiciaire. »
La veille, Gérard Collomb et Alexandre Benalla étaient tous deux dans la salle de commandement. Interrogé sur l’accolade qu’il aurait donnée à M. Benalla, Gérard Collomb affirme qu’il l’a « sans doute salué ». « J’ai coutume d’être urbain », affirme-t-il.

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Pourquoi n’a-t-il engagé aucune action après avoir eu connaissance des faits ?
M. Collomb explique ne plus s’être occupé des exactions commises par M. Benalla après en avoir été informé, ce dernier ne faisant pas partie des « effectifs placés sous son autorité ».
M. Collomb a également tenu à justifier le lancement très tardif de l’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en mettant en cause la préfecture de police et l’Elysée. « Je vous rappelle que, comme je vous l’ai indiqué, je m’étais assuré le 2 mai que tant le cabinet du président de la République que la préfecture de police avaient été destinataires de l’information de la vidéo mettant en cause M. Benalla. Il leur appartenait donc d’agir. C’est la règle pour tous les manquements », a rappelé M. Collomb.
Il a précisé avoir demandé à son directeur de cabinet de saisir l’IGPN le 19 juillet, au lendemain de l’article du Monde révélant l’affaire. Toutefois, M. Collomb a reconnu que l’IGPN avait eu connaissance de la vidéo dès le 3 mai à travers sa plate-forme de signalement, mais qu’elle n’a pas donné de suite. 
« Le chef adjoint de l’IGPN a informé mon cabinet qu’un internaute avait signalé anonymement la vidéo à la plate-forme de l’IGPN. L’opérateur de l’IGPN n’avait pas estimé les conditions réunies pour l’ouverture d’une enquête », a affirmé M. Collomb.

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Pourquoi n’a-t-il pas alerté l’autorité judiciaire ?
M. Collomb a été accusé, entre autres par le député PCF Stéphane Peu, d’avoir failli à ses responsabilités en n’alertant pas immédiatement l’autorité judiciaire, après avoir eu connaissance des faits de violence.
Selon l’article 40 du code de procédure pénale, cité par le député, « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».
M. Collomb a répondu en affirmant qu’il n’appartient pas au ministère de l’intérieur de transmettre un dossier au procureur, sur le fondement de l’article 40, à chaque fois qu’il a connaissance d’une infraction pénale. « Ce n’est pas mon rôle de saisir individuellement chaque procureur », a déclaré M. Collomb.

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Que savait-il du rôle de M. Benalla ?
« Quelles étaient, à votre connaissance, les fonctions de M. Benalla en ce 1er-Mai ? », a interrogé le député Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé, corapporteur de la commission d’enquête. « Je n’en savais strictement rien, monsieur le député », a répondu le ministre de l’intérieur.
M. Collomb a par ailleurs affirmé ne pas savoir « qui avait invité » Alexandre Benalla et Vincent Crase – un gendarme réserviste, par ailleurs employé de la République en marche, également mis en examen dans cette affaire – à venir théoriquement en observateurs sur la manifestation du 1er-Mai.
« Je n’en sais rien. Le préfet de police devait être au courant, en tout cas je le pense, il faudra lui poser la question. Le chef d’état-major était au courant qu’ils devaient participer », a expliqué M. Collomb. Qui a ajouté que si M. Benalla avait été « accueilli le matin du 1er mai » et qu’il lui avait « été remis un casque, selon l’IGPN », « ni le brassard ni le poste de radio ne lui ont été remis à cette occasion ». M. Collomb a affirmé ne pas avoir été directement en présence de M. Benalla le 1er mai au soir, dans la salle de commandement de la préfecture de police de Paris. 
Interrogé sur le fait que M. Benalla dispose d’un port d’arme, M. Collomb a précisé que « M. Benalla a sollicité à plusieurs reprises les services du ministère de l’Intérieur pour obtenir une autorisation de port d’arme, la première fois en 2013, en janvier 2017 – donc avec mes prédécesseurs – et enfin en juin 2017 auprès de mon cabinet. » Le ministre a assuré que toutes ces demandes avaient été refusées, car « M. Benalla ne remplissait pas les conditions requises, l’exposition à des risques exceptionnels d’atteinte à sa vie, pour se voir délivrer une telle autorisation ministérielle ».
M. Collomb a expliqué qu’Alexandre Benalla s’était vu délivrer une autorisation de port d’arme sans que son cabinet en soit avisé, par un arrêté du préfet de police du 13 octobre 2017. « Je l’ai découvert mercredi dernier [18 juillet] », a assuré Gérard Collomb.

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S’est-il entretenu de l’« affaire Benalla » avec M. Macron ?
M. Collomb a affirmé ne jamais avoir évoqué cette affaire avec le président de la République au cours des dernières semaines. « Nous avons des ordres du jour très précis », a-t-il souligné.
Un peu plus tard au cours de l’audition, il a précisé n’avoir jamais évoqué « le problème de M. Benalla » avec le président de la République avant le 14 juillet. Le ministre de l’intérieur a également affirmé avoir parlé de l’affaire Benalla « le moins possible » avec le président de la République dimanche 22 juillet, lors d’une réunion sur convocation à l’Elysée.
Il a assuré que M. Macron s’était surtout montré « préoccupé par la réforme constitutionnelle », déclenchant l’hilarité de la salle.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.Le public découvre alors le visage de cet homme et de sa « bande », qui ne quitte jamais le sillage d’Emmanuel Macron depuis l’élection présidentielle.La préfecture de police de Paris se retrouve embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla.En cinq jours, l’affaire est devenue un scandale d’Etat : retrouvez le déroulement des événements dans l’ordre chronologique.A l’Assemblée nationale, une commission d’enquête a été mise en place et a auditionné le ministre de l’intérieur, qui s’est dédouané sur l’administration.Le point sur les pouvoirs de cette commission, mise en place pour un mois.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été formellement suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée.Après des jours de silence, Emmanuel Macron a finalement commencé à organiser la riposte, près d’une semaine après nos révélations.Pour Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla. »Paul Cassia, professeur de droit à Paris-I estime lui que « l’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Enquêtes judiciaire et parlementaire, travaux législatifs paralysés, président déstabilisé… retour sur une affaire sans précédent depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.
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Les cinq jours qui ont fait de l’affaire Benalla un scandale d’Etat

Enquêtes judiciaire et parlementaire, travaux législatifs paralysés, président déstabilisé… retour sur une affaire sans précédent depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h02
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h34
   





                        



En cinq jours, les révélations du Monde sur l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla ont bousculé les agendas politique et judiciaire. Alors que le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, doit être auditionné lundi 23 juillet à 10 heures par la commission des lois de l’Assemblée, constituée pour l’occasion en commission d’enquête, retour sur le déroulé des événements depuis mercredi.
18 juillet : l’identification
Après plusieurs semaines d’enquête, Le Monde révèle qu’Alexandre Benalla, un proche collaborateur du président de la République, est l’auteur de violences filmées visant deux manifestants, en marge du défilé du 1er-Mai, place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris.
Une vidéo, mise en ligne le 1er mai et largement partagée depuis, montrait un homme avec un casque tirer par le cou une jeune fille, puis revenir s’en prendre violemment à un jeune homme, déjà à terre, entouré par des CRS. Lorsque Le Monde l’identifie plus de deux mois après, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet de la présidence, reconnaît avoir été informé à l’époque des actes de M. Benalla et avoir aussitôt prévenu le président de la République. Une sanction avait alors été prononcée : une mise à pied de quinze jours, avec suspension de salaire, ainsi qu’une rétrogradation de statut à un poste administratif. Des mesures trop clémentes, selon l’opposition, qui somme l’Elysée de donner des explications au plus vite.

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19 juillet : les enquêtes
Jeudi matin, l’Elysée finit par réagir par la voix de son porte-parole, Bruno Roger-Petit, qui, auprès de la presse, met l’accent sur les mesures prises, affirmant qu’elles constituent « la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée ». Un autre homme présent ce jour-là et également suspecté de violences, Vincent Crase, avait, lui aussi, été sanctionné : gendarme réserviste et salarié de La République en marche, il s’était alors vu notifier la « fin » de « toute collaboration entre lui et le président ».
Dans le même temps, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire sur les chefs de « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique ». Une enquête est confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). En parallèle de l’enquête ouverte par le parquet de Paris, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, annonce avoir saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN), afin de « déterminer dans quelles conditions » les deux hommes ont pu assister aux manifestations aux côtés des forces de l’ordre
Dans la soirée, trois responsables de la préfecture de police de Paris sont suspendus, suspectés d’avoir transmis à M. Benalla, le soir des révélations du Monde, une vidéo de la scène, captée par des caméras de vidéosurveillance.

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En déplacement en Dordogne, Emmanuel Macron affiche, pour sa part, un silence résolu, se limitant à assurer que « la République est inaltérable », tandis qu’à l’Assemblée la confusion règne chez les députés LRM, face à une opposition qui dénonce « un scandale d’Etat » et un « climat d’impunité ».
Alors que les députés étaient en plein examen du projet de loi sur la révision constitutionnelle, plusieurs élus d’opposition, dont le communiste Sébastien Jumel ou encore le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, réclament dans l’après-midi la création d’une commission d’enquête sur les violences du 1er-Mai dans la capitale.
Le soir même, les membres de la commission des lois décident de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête pour un mois afin de faire la lumière sur « les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er-Mai 2018 ».

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20 juillet : l’emballement
Après vingt-quatre heures de crise qui ont fait tanguer la Macronie, l’Elysée finit par céder à la pression et engage une procédure de licenciement à l’encontre de M. Benalla. Sans donner plus de détails, la présidence justifie cette décision par le fait que celui-ci, « aux fins de prouver son innocence, […] aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir ».
Dans la même journée, alors que MM. Benalla, Crase et les trois cadres de la préfecture sont placés en garde à vue, Le Monde révèle que l’ancien « M. Sécurité » du président de la République a déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans un logement de fonction, dans une dépendance de l’Elysée, quai Branly.
Supérieur hiérarchique de M. Benalla à l’Elysée, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, est par ailleurs entendu comme témoin ; c’est lui qui avait délivré une autorisation à Alexandre Benalla pour assister en tant qu’« observateur » à la manifestation parisienne du 1er-Mai.

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Si l’enquête avance, les débats parlementaires sont, eux, paralysés par l’affaire. Les élus d’opposition réclament la suspension du débat constitutionnel, les députés de La France insoumise proposent à tous les parlementaires de déposer ensemble une motion de censure du gouvernement quand d’autres encore accusent Gérard Collomb de « mensonges », demandant que le ministre de l’intérieur, voire le premier ministre, vienne s’expliquer devant les élus. Après son homologue de l’Assemblée, la commission des lois du Sénat décide à son tour de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête, pour une durée de six mois.
21-22 juillet : la paralysie
Samedi matin, tandis que les cinq gardes à vue sont prolongées, le domicile d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) de M. Benalla est perquisitionné. L’enquête est ensuite confiée à un juge d’instruction et les suspects sont tous mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Cinq chefs d’accusations sont retenus contre M. Benalla, dont ceux de violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité temporaire de travail et d’immixtion dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant des actes réservés à l’autorité publique.
De leur côté, les deux victimes présumées présentes sur la vidéo, identifiées, ont fait savoir qu’elles acceptaient d’être entendues, mais ultérieurement.
Sur les bancs de l’Assemblée, où l’examen de la réforme constitutionnelle ne cesse d’être perturbé, des députés d’opposition demandent des explications après avoir découvert qu’Alexandre Benalla disposait d’un badge d’accès à l’hémicycle depuis le 24 juillet 2017. Face à l’impossibilité de poursuivre les débats sereinement, le président de l’Assemblée, François de Rugy, annule la séance nocturne.

        Lire la chronique de Françoise Fressoz:
         

          Benalla : Gérard Collomb, l’homme faible de l’affaire



Cinq jours après les premières révélations, l’affaire Benalla aura eu raison, du moins provisoirement, du projet de révision constitutionnelle voulu par Emmanuel Macron : à la reprise de la séance, dimanche matin, le gouvernement suspend officiellement les travaux jusqu’à nouvel ordre, après un blocage inédit de l’Assemblée nationale.

22 juillet : la fin (relative) du silence
Une réunion s’est tenue à l’Elysée, dimanche 22 juillet dans la soirée, autour du chef de l’Etat. Emmanuel Macron avait convié le premier ministre Edouard Philippe, Gérard Collomb, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux et le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner.
Le président a, selon un participant à la réunion, clairement condamné le « comportement choquant et inacceptable » du désormais ex-adjoint au chef de cabinet à l’Elysée, Alexandre Benalla. Il a rappelé qu’il n’y avait d’« impunité » pour personne, pour des faits jugés « inacceptables », et que trois enquêtes étaient en cours (judiciaire, parlementaire et administrative).
Selon l’un de ses proches, M. Macron a par ailleurs parlé des « dysfonctionnements manifestes » de l’Elysée que cette affaire a révélés.
Il a annoncé à ses interlocuteurs avoir chargé son secrétaire général, Alexis Kohler (qui n’était pas à la réunion) de se pencher sur le sujet et de faire des propositions de réorganisation.
A en croire les participants à cette réunion, le président n’a pas détaillé de quels dysfonctionnements il s’agissait.
Il est apparu ces derniers jours que M. Benalla disposait d’une voiture de fonction, d’un appartement quai Branly, d’un badge d’accès à l’Assemblée nationale.

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                Alexandre Benalla est logé quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée



Enfin, le président qui s’était muré dans le silence sur l’affaire Benalla, n’exclut plus de s’exprimer sur le sujet. Il le fera « quand il jugera bon de le faire », commente un de ses proches.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ De la Préfecture de police à l’Elysée, les dysfonctionnements ont jalonné l’affaire Benalla. La justice et la commission d’enquête devront établir les responsabilités
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Affaire Benalla : les failles de la chaîne de commandement

De la Préfecture de police à l’Elysée, les dysfonctionnements ont jalonné l’affaire Benalla. La justice et la commission d’enquête devront établir les responsabilités



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h34
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Après plusieurs jours de mutisme, le président de la République en a convenu, dimanche 22 juillet, lors d’une réunion auprès de quelques ministres, notamment Edouard Philippe : selon ses mots, l’affaire Benalla révèle « des dysfonctionnements manifestes à l’Elysée ». De là à admettre des défaillances dans la chaîne de commandement qui relaie normalement les divers services et administrations de l’Etat chargés de la sécurité, il n’y a qu’un pas. Au vu des faits actuellement consignés dans ce dossier, les trois institutions qui concentrent les plus importants pouvoirs de police au sein de l’Etat ont commis des ratés en s’affranchissant sciemment des obligations auxquelles la loi les contraint.

L’Elysée
Moins de vingt-quatre heures se sont écoulées entre le 1er et le 2 mai, avant que les plus hauts responsables de l’Etat ne soient alertés qu’un membre du cabinet de la présidence de la République avait été filmé dans la soirée du 1er mai place de la Contrescarpe à Paris, en train de molester un jeune homme et de brutaliser une jeune femme. L’incident s’est produit aux alentours de 20 heures. Dans la journée du 2 mai, un « collaborateur » du palais de l’Elysée informe Patrick Strzoda, directeur du cabinet du président de la République, qu’Alexandre Benalla, proche d’Emmanuel Macron, chargé de mission à l’Elysée, apparaît dans une vidéo tournée la veille.

« Je suis avisé par un collaborateur que M. Benalla a été vu sur le terrain en train de participer à des opérations de maintien de l’ordre. J’ai vu les vidéos, je l’ai convoqué le jour même, je lui ai demandé de s’expliquer et je lui ai dit qu’il avait eu un comportement inacceptable », assure M. Strzoda. Les images qui sont présentées au haut fonctionnaire ne laissent guère de doute : M. Benalla s’en prend violemment à un jeune homme. Même s’il est vêtu d’une parka noire et protégé par un casque de CRS, visière baissée,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le sélectionneur de l’équipe de France aurait pu se retirer sur un triomphe, mais il a préféré remettre son bilan en jeu. Non sans risques, mais en position de force, selon notre chroniqueur Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Un chèque en bleu, Deschamps après Deschamps

Le sélectionneur de l’équipe de France aurait pu se retirer sur un triomphe, mais il a préféré remettre son bilan en jeu. Non sans risques, mais en position de force, selon notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 18h20
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Tout a été dit sur Didier Deschamps, tout sera redit, cette fois sur le mode de la louange. Une victoire en Coupe du monde vaut béatification pour son sélectionneur, on le sait depuis qu’Aimé Jacquet a remporté le trophée. Son capitaine d’alors, premier Français à soulever celui-ci, a doublé en Russie le palmarès mondial de l’équipe de France en même temps que le sien. Si la Croatie avait mieux géré sa première période, une deuxième finale perdue aurait fait basculer le sélectionneur français du côté obscur de la lose, mais ainsi va le football : des scores parfois irrationnels forgent les destins.

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          Didier Deschamps, maître ès palmarès



A ce niveau de consécration, le sage sait ce qu’il a à faire : se retirer en pleine gloire, se reposer des efforts consentis, vivre de sa rente d’image. Michel Hidalgo en 1984 et Aimé Jacquet en 1998 n’avaient pas tergiversé, à respectivement 51 et 56 ans, prenant la tête de la Direction technique nationale. À bientôt 50 ans, Deschamps n’est pas beaucoup plus jeune, et il est trop intelligent pour ne pas connaître les risques. Il a cependant confirmé qu’il poursuivrait son mandat au moins jusqu’en 2020.
Gagner plus
Il sait sans doute que l’immunité n’est que provisoire, que les critiques sur sa philosophie de jeu sont simplement suspendues, et que les risques de ternir son bilan sont plus grands que les chances d’enrichir celui-ci. Aucun titre mondial ne préserve des difficultés à se qualifier pour le tournoi suivant : Didier Deschamps se souvient d’un billet pour l’Euro 2000 qui n’avait tenu qu’à un penalty dans les dernières minutes d’Andorre-France. « C’est dans les plus belles victoires que l’on fait les plus grosses conneries », a-t-il déclaré au Parisien. Et la « malédiction du tenant du titre » illustre les difficultés des favoris en phase finale, la rapidité des disgrâces.
Qu’est-ce qui incline Deschamps à courir le risque d’un quatrième cycle de deux ans ? Peut-être l’exemple de l’Espagne et de l’Allemagne, qui ont obtenu des résultats significatifs lors de longs mandats de sélectionneur. Plus probablement l’envie de marquer encore l’histoire. Par exemple en rattrapant la ligne de palmarès perdue il y a deux ans face au Portugal, c’est-à-dire en remportant l’Euro comme entraîneur après l’avoir remporté comme joueur. Il sait aussi qu’il dispose d’une génération prodigieuse, qui a déjà l’expérience de la victoire et va être propulsée par sa confiance.
Il pourrait chercher au sein d’un club un autre doublé joueur-entraîneur, celui de la Ligue des champions, près duquel il était passé en 2004 avec l’AS Monaco. Mais il sait les conditions d’exercice en club, où il est rare d’avoir les coudées franches, et où la précarité règne. En sélection, Deschamps n’est pas près d’être menacé, il n’y partage les responsabilités qu’avec Noël Le Graët – et ce partage est une répartition des tâches. Si le sélectionneur est un homme de pouvoir, c’est surtout un sélectionneur-né, qui se coule parfaitement dans les exigences de la fonction.
Position de force
Les critiques à son égard ont procédé essentiellement d’une méconnaissance des spécificités du football de sélection, avec le temps de travail tactique réduit, le nivellement des valeurs, les pièges des qualifications et des phases finales… Autant de raisons pour lesquelles la priorité accordée à la formation d’un esprit de groupe a fait la différence. Obtenir de joueurs majeurs qu’ils se sacrifient pour le collectif, c’est ce à quoi beaucoup de grandes sélections ne parviennent plus, et c’est à porter au crédit du Basque.
À la lumière de l’ère post-1998, on pourrait s’inquiéter que son style fasse trop école au sein de la Direction technique nationale et de la formation française, avec l’adoption de dogmes qui ne seront pas remis en cause à temps. Mais Deschamps n’est pas un dogmatique : il s’est coulé dans la tendance actuelle qui a accordé une prime aux équipes laissant le ballon à l’adversaire – une réponse opportuniste qui a peu de chance de se muer en philosophie. Quant à son penchant défensif, il l’avait démenti jusqu’au premier match en Russie inclus, montrant des velléités de jouer les cartes offensives de son effectif. Rien ne dit qu’il n’y reviendra pas.

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                Equipe de France : la victoire du talent



Didier Deschamps ne lâchera donc pas la sélection, n’étant pas du genre à abandonner une position de force. Un choix inverse de celui de Zinédine Zidane (que l’on imaginait prendre sa suite à la tête des Bleus), qui a quitté le Real Madrid au pic de sa consécration. Deschamps a toujours cru en lui-même, plus encore que ceux qui lui prédisaient très tôt un grand avenir d’entraîneur. Il faut espérer que l’équipe de France continue à y trouver son compte. En tout cas, hier comme aujourd’hui, elle pourrait avoir pire sélectionneur.



                            


                        

                        


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Avec Jay-Z et Beyoncé, « le Louvre devient une marque cool »

Le musée compte sur le succès du clip tourné par le couple d’artistes américains pour déclencher des visites chez des jeunes éloignés de l’art classique.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 16h04
    |

                            Simon Auffret








                        


Devant La Vierge au coussin vert, le regard d’Eline Decoste, 13 ans, navigue entre le tableau du peintre Solario et son téléphone, sur lequel est ouverte la description de l’œuvre entre deux paragraphes sur la Victoire de Samothrace et la Pietà de Rosso Fiorentino. « Ce sont des œuvres que j’ai pu apercevoir en cours, glisse la jeune fille, originaire de banlieue parisienne. Je ne sais pas toujours comment les interpréter, mais c’est bien de les voir en vrai. »

        L’analyse du clip :
         

          « La vidéo de Beyoncé et Jay-Z au Louvre renvoie à un défi des grands musées : faire parler de soi »



Au cours de cette matinée ensoleillée du mois de juillet, Eline visite pour la première fois le musée du Louvre. « Je pensais l’y emmener depuis longtemps, explique sa mère, Stéphanie Decoste, à ses côtés au milieu de la Grande Galerie. Après avoir vu le clip de Beyoncé et Jay-Z, on s’est dit que c’était l’occasion. »
Pendant une heure et demie, elles vont suivre un guide mis en ligne par le musée répertoriant les dix-sept œuvres utilisées comme références par le duo, sous leur nom The Carters, dans le clip du morceau APES***T, issu de leur album Everything is Love.

Tourné pendant deux nuits dans l’enceinte du Louvre, il laisse à voir plusieurs tableaux majeurs de la collection permanente – La Joconde de De Vinci, Les Noces de Cana de Véronèse, Le Sacre de Napoléon de Jacques-Louis David – et des œuvres moins connues du grand public – L’Officier de chasseurs à cheval de Géricault, la statue d’Hermès rattachant sa sandale, le Portrait d’une femme noire, de Marie-Guillemine Benoist.
« Des partenariats qui ont du sens »
Pour le musée, l’opération est déjà un succès : depuis sa sortie le 16 juin, le clip a été vu par plus de 80 millions de personnes. « On essaie de trouver des partenariats qui ont du sens », affirme Anne-Laure Béatrix, directrice des relations extérieure du Louvre, qui veut exploiter cette visibilité pour toucher un public considéré comme éloigné de l’art classique, peu à même de faire la démarche d’une visite dans un musée comme celui-ci.
Une telle espérance – les conséquences sur la billetterie sont difficilement mesurables pour l’instant, selon le Louvre – est inédite : également tournés dans le musée, le clip de will.i.am Mona Lisa ou le film Da Vinci Code n’avaient pas suscité le même engouement de la part du public.
« Il y a une étincelle qui s’opère chez les jeunes quand on les accroche en utilisant cette référence, appuie Pierre-Hadrien Poulouin, médiateur du musée. Le Louvre devient une marque cool, où il peut se passer des trucs intéressants. »

   


En animant un atelier avec les adolescents d’un service de pédopsychiatrie de l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Pierre-Hadrien Poulouin a vu « leur capacité d’attention battre des records : on a passé deux heures dans le musée, et ils en voulaient encore ». Les artistes deviennent le lien entre deux mondes culturels, « créant une curiosité autour des œuvres », selon le médiateur, qui devrait réitérer l’expérience dans un partenariat avec les écoles de la deuxième chance – destinées aux jeunes de moins de 26 ans, sans diplôme ni qualification professionnelle – dès la rentrée prochaine.
Lors d’une visite avec la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise), « un groupe de jeunes détenus s’est arrêté devant la Victoire de Samothrace », raconte également Anne-Laure Béatrix pour montrer la diffusion de l’œuvre permise par le clip. « Ils ont pris des photos en reproduisant la pose prise par les danseurs autour de Jay-Z et Beyoncé. »
« Le regard de cette femme, on ne l’oublie pas »
« La qualité du travail qu’ils ont produit fait que le musée n’est pas simplement un décor, mais s’intègre dans le contenu même du clip », continue Anne-Laure Béatrix. Dans la vidéo de six minutes, les deux stars américaines mettent en scène leur immense réussite sociale et artistique, composent autour des œuvres un message de revendication des droits des Afro-Américains, font se croiser les codes les plus récents du hip hop avec ceux d’un art multiséculaire. « Au-delà du symbole, leur vidéo nous permet de travailler sur la représentation du pouvoir par l’image », autant dans les œuvres que par la forme prise par le clip, constate Pierre-Hadrien Poulouin.

        Comment Beyoncé et Jay-Z
         

          mettent en avant la fierté noire au Louvre



C’est ce que cherche à comprendre Sofia, 23 ans. « Je suis déjà venue au Louvre, mais certaines œuvres du clip m’ont interpellée », explique la Parisienne en observant le dernier tableau du parcours : Le Portrait d’une femme noire, de Marie-Guillemine Benoist. Peint par une femme en 1800, incarnant pour l’une des premières fois une femme noire en dehors d’une représentation de l’esclavage, le tableau s’inscrit au centre du message porté par The Carters et constitue l’avant-dernière image du clip.
« Quand on a la chance d’avoir des ambassadeurs qui nous disent de regarder ces œuvres, tout d’un coup, le regard de cette femme, on ne l’oublie pas », appuie Anne-Laure Béatrix. Le musée compte bien sur la mémoire de tous les fans de Jay-Z et Beyoncé pour qu’ils gardent, à leur tour, le Louvre en tête.

        Le clip d’APES**T, symptomatique d’une tendance :
         

          Quand le rap épate les galeries d’art






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’application choisie par ce lycée parisien ne permet cependant pas un suivi géographique des élèves.
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Un lycée accusé de vouloir « suivre à la trace » ses élèves à l’aide de porte-clés connectés

L’application choisie par ce lycée parisien ne permet cependant pas un suivi géographique des élèves.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h54
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h16
    |

            Damien Leloup








                        



   


« Les élèves reçoivent en début d’année un porte-clés connecté (Bluetooth) qu’ils doivent avoir en permanence sur eux. Celui-ci sera désormais une aide afin de s’assurer de la présence de chacun d’eux en classe, sur les installations sportives, au CDI et lors des sorties mais aussi au cours des exercices de sécurité (incendie, PPMS). » Ces quelques lignes, ajoutées durant l’été au règlement intérieur du lycée (privé sous contrat) parisien Rocroy-Saint-Vincent-de-Paul, ont provoqué de vives réactions au sein et en dehors de l’établissement. Découvert un peu par hasard par des élèves, cet ajout au règlement a été largement diffusé sur les réseaux sociaux. Une pétition en ligne demandant le retrait de cette mesure avait recueilli plus de 3 500 signatures avant son retrait par son auteur, lundi 23 juillet.
« Il n’y a eu aucune information pour prévenir les élèves ou leurs parents », explique au Monde une élève de l’établissement, qui accueille 1 700 personnes réparties sur trois sites.
« Ce n’était pas non plus évoqué dans l’e-mail de prérentrée envoyé au début de l’été. Personne n’a donné son accord, ce qui pose des problèmes de légalité comme de moralité. Il y a bien eu quelques problèmes d’absentéisme l’an dernier dans le lycée, mais rien qui justifie la mise en place d’un tel système. Ce sont des petites classes, on voit tout de suite si quelqu’un est absent. »
Ce 23 juillet, le lycée a finalement publié un article sur son site pour signaler la mise en place du dispositif, dans lequel il assure s’être « entouré de toutes les garanties, afin de conjuguer innovation, sécurité des élèves et des données ».
Simplifier l’appel en classe
Le « système » en question est celui de la société New School, une start-up qui propose des applications d’aide aux enseignants. A son lancement, l’application New School avait, malgré quelques critiques, bénéficié d’une importante couverture positive dans la presse. Sa fondatrice a un profil atypique : lycéenne, âgée d’à peine 16 ans à l’époque, et étudiante en filière littéraire, Philippine Dolbeau avait collectionné les prix, et reçu le soutien d’entreprises comme Qwant et Apple. Déployé dans une quinzaine d’établissements scolaires, son logiciel se veut une sorte de passe-partout dématérialisé permettant par exemple de payer la cantine, mais sa fonction première est de simplifier l’appel en classe.
En début de cours, l’enseignant utilise une application qui vérifie automatiquement si les porte-clés correspondant à sa liste d’élèves sont bien présents dans le rayon que peut capter son téléphone. S’il en manque, l’absence est enregistrée automatiquement, et transmise au logiciel de gestion de vie scolaire pour les établissements utilisant le programme Ecole directe, très courant dans le privé. Les parents peuvent également être prévenus de manière automatique, par SMS ou par email.
Mécanismes de sécurité
Contrairement à ce que laisse entendre le règlement intérieur du lycée Rocroy-Saint-Vincent-de-Paul, le système New School ne peut cependant pas suivre les déplacements des élèves, affirme Philippine Dolbeau. « Nous n’utilisons pas la géolocalisation [comme le GPS d’un téléphone] », explique-t-elle — le porte-clés n’est détecté que par le téléphone de l’enseignant, et uniquement au moment de l’appel. « On ne peut pas tracer les déplacements d’un élève, ce n’est pas un “mouchard”. Et nous avons mis en place toute une série de protections : un professeur ne peut faire l’appel que si son emploi du temps prévoit qu’il donne bien cours à cette classe et à ce moment, il ne peut pas l’activer le week-end par exemple. »
En pratique, l’application peut bien être utilisée pour contrôler les présences durant « les sorties ou les exercices de sécurité », comme le détaille le lycée Rocroy-Saint-Vincent-de-Paul dans son règlement. Mais uniquement pour faire l’appel à la montée ou à la sortie du bus, et pas pour suivre individuellement les déplacements d’élèves durant la sortie. A l’heure de la publication de cet article, le lycée n’avait pas donné suite aux sollicitations du Monde.
Si elle dit comprendre qu’il y ait « quelques réticences », Philippine Dolbeau assure avoir « fait particulièrement attention aux problématiques de sécurité : nos utilisateurs sont mineurs, la CNIL et l’éducation nationale demandent des garanties poussées, et c’est normal. Les informations personnelles sont chiffrées, stockées sur des serveurs en France, et nous avons fait un dépôt auprès de la CNIL. »
Un détournement ou un piratage ne sont jamais totalement à exclure, mais pour les élèves de Rocroy-Saint-Vincent-de-Paul, le principal problème reste la manière dont le système a été mis en place, sans demander le consentement des principaux intéressés.

        Lire notre article sur les applications invasives :
         

          Quand le portable sert à espionner ses proches...






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A l’image de la société argentine, la coalition du président Mauricio Macri est ébranlée par un projet de loi qui sera débattu au Sénat le 8 août.
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L’Argentine se déchire sur la légalisation de l’IVG

A l’image de la société argentine, la coalition du président Mauricio Macri est ébranlée par un projet de loi qui sera débattu au Sénat le 8 août.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h00
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



                                


                            

Adeux semaines du vote crucial, au Sénat, sur le projet de loi visant à légaliser l’avortement, fixé au 8 août, la société argentine est profondément divisée. Partis politiques, parlementaires, syndicats, intellectuels, simples citoyens et, pour la première fois, la coalition de centre droit de Mauricio Macri se déchirent. Dans la rue, sur les plateaux de télévision, deux camps s’affrontent, parfois violemment, chacun avec leur couleur : pour les partisans du droit à l’avortement, des foulards verts. Pour les opposants à la loi, le bleu ciel. De nombreux cas d’agressions de militants pro-avortement légal ont été rapportés.
Dans un pays en ébullition, ébranlé par une nouvelle crise financière, le sort du texte polémique est incertain. Après son adoption historique mais par une courte majorité (129 pour, 125 contre), le 14 juin, à la Chambre des députés, le projet est à présent examiné par les sénateurs, réputés plus conservateurs. Depuis le 10 juillet, médecins, scientifiques, légistes, sociologues, féministes confrontent, en commissions, leurs arguments. Les uns invoquent les droits des femmes, les autres ceux de « l’enfant à naître ».
Liberté de vote
Personne, aujourd’hui, ne peut prédire le résultat du vote du 8 août. Un groupe de parlementaires a proposé des modifications au projet de loi, ce qui, si elles étaient adoptées, mènerait à un nouveau vote à la Chambre des députés. La principale modification porte sur le droit à l’objection de conscience « institutionnelle », c’est-à-dire la possibilité, pour un centre hospitalier, de refuser, en tant qu’institution, de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Dans le projet actuel, seuls les individus peuvent être objecteurs.

Au milieu de ce tumulte, le président, Mauricio Macri, qui s’est toujours prononcé contre l’IVG, cherche à prendre ses distances. C’est pourtant lui qui, dans la foulée des manifestations massives des féministes contre les violences de genre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ EQT, le fonds créé par la famille Wallenberg, va tenter de relancer Saur, après des années de restructuration financière.
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Un fonds scandinave choisi pour racheter Saur, le numéro trois français de l’eau

EQT, le fonds créé par la famille Wallenberg, va tenter de relancer Saur, après des années de restructuration financière.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h40
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h11
    |

            Denis Cosnard








                        


Les actionnaires de Saur ont tranché. C’est un fonds d’origine scandinave, EQT, qui a été choisi, durant le week-end, pour reprendre le numéro trois français de la distribution d’eau, loin derrière Veolia et Suez, ont annoncé les deux parties lundi 23 juillet. Le prix est voisin de 1,5 milliard d’euros.
« EQT suit Saur depuis de nombreuses années, a commenté Matthias Fackler, l’un des dirigeants d’EQT, cité dans le communiqué officiel. C’est une entreprise bien positionnée sur un marché attractif avec un potentiel de développement significatif. Notre objectif est de révéler ce potentiel. » 
A l’issue des premières négociations, trois autres candidats restaient en lice pour relancer le groupe mis en vente en avril par ses actionnaires actuels : un fonds français, Meridiam, et deux fonds nord-américains, KKR et I Squared. Le conseil de surveillance de Saur leur a finalement préféré EQT, une structure créée par la famille suédoise Wallenberg.
Maintient d’un niveau de dette « prudent »
Pour l’emporter, EQT s’est associé à un partenaire financier tricolore, la SMABTP. Le fonds scandinave a aussi insisté sur ses compétences industrielles, son réseau d’experts, et sa volonté de rester durablement actionnaire de Saur. Loin des dérives de l’hypercapitalisme, EQT s’est aussi engagé à maintenir un niveau de dette « prudent », afin que l’entreprise française ne retombe pas dans la même ornière qu’auparavant.
Longtemps filiale de Bouygues, Saur avait été vendu en 2005 à PAI Partners, qui l’avait cédé deux ans plus tard à un consortium d’actionnaires réunissant le FSI (38 %), Séché Environnement (33 %), Axa Private Equity (17 %) et Cube (12 %). Mais l’opération menée sous forme d’un LBO (leveraged buy-out) faisait porter sur l’entreprise une dette trop élevée, qu’elle n’a pu rembourser. Pour éviter une faillite, Saur est finalement passé en 2013 aux mains de ses principaux créanciers, dont BNP Paribas.
Ce sont ces créanciers devenus transitoirement actionnaires qui s’apprêtent aujourd’hui à passer le flambeau à EQT. Charge au fonds scandinave de relancer la société française, qui a perdu de sa splendeur au fil des années et des cessions d’actifs. Elle ne compte plus que 7 860 personnes, contre 14 000 au moment de sa vente par Bouygues en 2005, et son chiffre d’affaires s’est limité à 1,2 milliard d’euros en 2017.

        Lire aussi :
         

                Traitement de l’eau : Saur mise sur l’international pour développer son activité






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La festival californien s’est achevé dimanche. L’occasion de faire le point sur les annonces et les (nombreuses) bandes-annonces présentées.
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« Star Wars » ou « Doctor Who »… Ce qu’il faut retenir du Comic-Con de San Diego

La festival californien s’est achevé dimanche. L’occasion de faire le point sur les annonces et les (nombreuses) bandes-annonces présentées.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 13h03
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 16h58
    |

                            Bastien Lion








                        


Le San Diego Comic-Con (SDCC), grand-messe de la pop culture américaine, s’est achevé dimanche 22 juillet après quatre jours de Salon. Comme chaque année, les studios en ont profité pour enchaîner les annonces et les images inédites de leurs futures productions. Voilà ce qu’il fallait en retenir.
« Star Wars : the Clone Wars » aura bien une conclusion

Voilà un retour qui a surpris tout le monde. Absent physiquement du Comic-Con, Disney a tout de même marqué le week-end en dévoilant la bande-annonce d’une nouvelle saison de la série animée Star Wars : the Clone Wars. Salué pour sa qualité d’écriture et souvent qualifié de supérieur à la prélogie de George Lucas, le show s’était pourtant brusquement arrêté en 2013 pour faire de la place à Rebels. Cette nouvelle saison devrait répondre à de nombreuses questions laissées en suspens.
« Aquaman », « Titans »… quand Marvel n’est pas là, DC danse
Mises à part quelques annonces de comics et des nouvelles images du jeu vidéo Spider-Man qui sortira sur PS4 en septembre, Marvel est resté très discret cette année. Une bonne occasion pour DC d’occuper tout l’espace avec une multitude de projets mis en avant. Très attendues, les bandes-annonces d’Aquaman et de Shazam ont enfin été dévoilées. L’univers filmique de DC s’est d’ailleurs trouvé un nouveau nom, « Worlds of DC », qui intègre à la fois la saga débutée avec Man of steel et les films non liés à cet univers, comme celui sur le Joker avec Joaquin Phoenix, prévu pour octobre 2019.

Mais les révélations ne s’arrêtent pas là pour la maison de Batman. Côté petit écran, les fans ont pu découvrir les bandes-annonces des nouvelles saisons de The Flash et Arrow. Mais c’est surtout celle de la série Titans qui a fait parler d’elle. Très éloignée du dessin animé Teen Titans, cette série au ton très sombre est prévue pour la fin de 2018 sur la plate-forme DC Universe. Le « Fuck Batman » lancé par un Robin plus énervé que jamais a donné le ton.

Enfin, l’annonce de l’arrivée de Nicole Maines dans la quatrième saison de la série Supergirl, prévue pour octobre sur CW, a elle aussi fait du bruit. C’est en effet la première fois qu’une actrice transgenre incarne une super-héroïne à l’écran.
Doctor Who : « Vous voulez bien être mes nouveaux meilleurs amis ? »

First look at brand new #DoctorWho https://t.co/UFAHhZEWAx— bbcdoctorwho (@Doctor Who Official)


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Annoncée depuis plus d’un an, la nouvelle saison de la série Doctor Who s’est offert une première bande-annonce prometteuse. Outre l’apparition d’un docteur campé pour la première fois par une femme, Jodie Whittaker, on peut apercevoir le nouveau design du fameux sonic screwdriver (« tournevis sonique », en français), ainsi que les trois nouveaux compagnons. C’est à eux mais aussi aux spectateurs que le (la ?) nouveau docteur s’adresse en demandant : « Vous voulez bien être mes nouveaux meilleurs amis ? »
« Les Animaux fantastiques » : retour à Poudlard pour Norbert Dragonneau

La suite des Animaux fantastiques, la deuxième saga lancée par J. K. Rowling au cinéma, est programmée pour novembre 2018. La SDCC était l’occasion de servir aux fans une nouvelle bande-annonce des aventures de Newt Scamander (Norbert Dragonneau, en français). On y retrouve le personnage joué par Eddie Redmayne accompagné de ses acolytes du premier film, ainsi que l’antagoniste Gellert Grindelwald, campé par Johnny Depp. Mais l’attraction principale de ce deuxième volet sera bien sûr la présence de Jude Law en Albus Dumbledore, notamment dans des flash-back montrant le directeur de Poudlard dans ses activités de professeur, avec un jeune Norbert parmi les étudiants. Une relation mentor-élève qui devrait réveiller des souvenirs chez les Potterheads, les « fans d’Harry Potter ».
« The Walking Dead » : adieu Rick Grimes
L’information avait plus ou moins fuité depuis plusieurs semaines déjà, mais c’est désormais officiel : Andrew Lincoln quittera The Walking Dead durant la prochaine saison. Reste à savoir ce qu’il adviendra de son personnage, le shérif Rick Grimes, dans une série qui n’a jamais eu peur de tuer ses personnages principaux, parfois très violemment.
Bonnes nouvelles pour les nostalgiques de la Trilogie du samedi
On savait déjà que les sœurs Halliwell allaient faire leur grand retour dans un remake de Charmed, et on a découvert au Comic-Con les premières images du reboot de Roswell, et surtout appris qu’un retour de la cultissime série Buffy contre les vampires était également sur les rails. Cette dernière n’a pas encore de diffuseur ni de casting (la seule information étant la présence d’une Buffy noire), mais elle pourra compter sur son showrunner originel, Joss Whedon, qui revient en tant que producteur exécutif. Personne ne sait en revanche si M6 a commencé à faire de la place dans sa grille du samedi soir.
Des bandes-annonces en pagaille

De nombreuses autres bandes-annonces ont émaillé le week-end. On a notamment pu admirer le retour de Godzilla, qui aura fort à faire face à une myriade de montres lâchés sur la Terre, des images de la troisième saison de The Man in the High Castle, la série Amazon qui imagine un monde occupé par une alliance nippo-nazie, un premier zoom sur Désenchantée, le nouveau show du créateur des Simpsons et de Futurama, ainsi qu’un trailer du film d’animation Dragon Ball Super. Mais la bande-annonce qui a mis tout le monde d’accord était celle de Glass, prochain film du réalisateur de Sixième Sens, M. Night Shyamalan, et suite de Split et d’Incassable. Bruce Willis y sera confronté à Kevin Wendell Crumb et ses 23 personnalités, et à Mr. Glass, méchant d’anthologie interprété par Samuel L. Jackson.
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            data-slide-description="Plus de 130 000 visiteurs sont attendus pour l’édition 2018 du Comic-Con à San Diego."
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            data-slide-description="Comme chaque année, les cosplayeurs sont légion et revêtent les costumes de leurs héros préférés. Batman et Wonder Woman font partie des super-héros les plus populaires."
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            data-slide-description="Les personnages de comics sont très représentés au Comic-Con, mais aussi ceux issus des séries. Ici, deux femmes au costume inspiré de « The Handmaid’s Tale », série phénomène et très sombre de Hulu."
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            data-slide-description="Malgré les résultats décevant de « Solo » au box-office, Star Wars a toujours la cote au Comic-Con. Disney a profité de cette occasion pour annoncer le retour de « Clone Wars », une série animée dans l’univers de la Guerre des étoiles, qui s’était arrêtée en 2013."
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            data-slide-description="Poison Ivy, un des personnages du vaste univers de Batman."
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            data-slide-description="Durant le Comic-Con, la ville de San Diego se transforme. On trouve par exemple des super-héros attablés en terrasse des restaurants, comme Thor."
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            data-slide-description="Le personnage de Black Panther a volé la vedette cette année au cinéma. Il est devenu en quelques jours l’un des super-héros les plus « bankables » de l’histoire d’Hollywood."
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            data-slide-description="L’une des conférences les plus attendues jeudi était celle consacrée à « Doctor Who », célèbre série britannique de science-fiction. Et pour cause : le prochain « Docteur », son personnage principal, sera pour la première fois incarné par une femme, Jodie Whittaker. Les fans ont pu découvrir à l’occasion de cette conférence une nouvelle bande-annonce dévoilant des images inédites."
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            data-slide-description="La publicité fait partie intégrante du Comic-Con, avec de nombreuses opérations de communication. Ici, des femmes habillées en religieuses défilent dans les rues de San Diego pour promouvoir la sortie prochaine du film « La Nonne »."
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            data-slide-description="Pour fêter le dixième anniversaire de la série culte « Breaking Bad », les acteurs Aaron Paul, à gauche, et Bryan Cranston, à droite, se sont réunis lors d’une conférence au Comic-Con."
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            data-slide-description="Il n’y a pas que les dernières nouveautés qui enthousiasment les visiteurs du Comic-Con. Ceux-ci sont par exemple déguisés en Coneheads, les protagonistes du film du même nom de 1994."
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            data-slide-description="Le Comic-Con se poursuit jusqu’au dimanche 22 juillet."
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Plus de 130 000 visiteurs sont attendus pour l’édition 2018 du Comic-Con à San Diego.

MIKE BLAKE / REUTERS
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Sida : l’urgence de la remobilisation

Editorial. Malgré des progrès spectaculaire, l’épidémie menace de repartir de plus belle. Pour la contrer, des moyens financiers supplémentaires seront nécessaires.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 12h01
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Après une longue période de reflux, l’épidémie de sida menace de repartir de plus belle. La 22e conférence internationale sur le sujet, qui s’est ouverte lundi 23 juillet à Amsterdam, est l’occasion d’alerter sur la dérive qui est en cours : si l’on ne change pas la manière de concevoir et de mener la riposte contre le VIH, le monde n’atteindra pas les objectifs fixés par les Nations unies, prévoyant l’éradication de l’épidémie d’ici à 2030. S’agissant d’une infection qui a tué près d’un million de personnes en 2017, on mesure le coût humain que chaque année de retard représenterait.
Si des progrès spectaculaires ont été accomplis, ils n’en demeurent pas moins insuffisants. En 2017, près de 22 millions de personnes avaient accès aux traitements anti-VIH –2,3 millions de plus qu’en 2016 –, soit 59 % de celles qui vivent avec le virus. Mais le nombre de nouvelles infections ne faiblit qu’à peine : 1,8 million de personnes ont encore contracté le virus en 2017. Ce flot continu de nouvelles infections fait s’accroître la population qu’il est indispensable de traiter, puisqu’il est avéré qu’avec un traitement bien conçu et bien suivi le risque de transmission est quasiment nul.
Ces besoins ne cesseront d’augmenter et imposent de relever deux défis : faire mieux et plus vite. Cela implique de lever les freins (éducation, mais aussi discriminations et loi répressives) qui empêchent des pans de la population (jeunes, hommes ayant des relations homosexuelles, usagers de drogue, prostitué.e.s) d’avoir accès à la prévention, aux tests diagnostiques et aux traitements.
Coupes budgétaires
Cela ne se réalisera pas sans repenser la lutte contre le sida afin de l’intégrer dans des plates-formes de services de santé globales, combinant le VIH et d’autres infections, mais aussi la santé reproductive et sexuelle et des maladies non transmissibles. Des approches à géométrie variable, déterminées en fonction de besoins différents selon les territoires. Intégrer la lutte contre le VIH dans un cadre plus large, c’est aussi permettre à tout le système de santé de bénéficier de ce qu’elle a fait émerger : des réponses fondées sur des preuves scientifiques mais pas uniquement médicales, profilées selon les réalités, adaptées aux populations, sous l’aiguillon des patients et de la société civile.
Mais sans argent supplémentaire, le changement de paradigme nécessaire est impossible. Déjà, 20 % des besoins estimés ne sont pas couverts, malgré les 17,5 milliards d’euros disponibles en 2017. Deuxième contributeur à ce fonds, la France a ainsi un rôle politique à jouer pour pousser à accroître les ressources disponibles, notamment de la part des Etats qui restent en retrait ou qui ont choisi de ralentir leurs efforts.
C’est le cas aux Etats-Unis, pourtant premier contributeur historique de la lutte contre le sida. L’administration dirigée par Donald Trump cherche à faire voter des coupes budgétaires. La conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour la période 2020-2022, qui se tiendra en 2019 en France, sera l’occasion d’appeler à se mobiliser, alors que la démographie galopante dans certains pays durement touchés, particulièrement en Afrique, menace de faire exploser le nombre de nouvelles infections. L’éradication de la maladie est à portée de main, à condition d’amplifier les efforts, sans quoi le risque serait à terme de perdre le contrôle de l’épidémie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ Vous étiez déconnecté·e ? Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous.
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Vous rentrez de vacances ? Rattrapez l’actualité que vous avez manquée avec le « Récapator »

Vous étiez déconnecté·e ? Vous revenez de vacances et cherchez à savoir ce que vous avez raté ? Notre générateur de récapitulatif de l’actualité est pour vous.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 08h57
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


Difficile de passer à côté du résultat de l’équipe de France en Coupe du monde cet été, mais avez-vous bien suivi le reste de l’actualité estivale pendant que vous étiez à la plage ?
Pour faire le tri, nous vous proposons le « Récapator », notre générateur de récapitulatif de l’actualité personnalisé selon la période pendant laquelle vous faisiez la sieste et selon les thèmes qui vous intéressent.


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    border-left: 0 solid rgba(31, 13, 103, .8);
}

#touteslesboites .politique .option-input:checked {
    background: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#rattrapages .politique .titrecarte {
    background-color: rgba(31, 13, 103, .7);
}

#touteslesboites .astronomie .option-input:checked,
#touteslesboites .sciences .option-input:checked {
    background: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie,
#rattrapages .sciences {
    border-left: 0 solid rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .astronomie .titrecarte,
#rattrapages .sciences .titrecarte {
    background-color: rgba(12, 180, 174, 1);
}

#rattrapages .société {
    border-left: 0 solid rgba(255, 200, 50, 1);
}

#touteslesboites .société .option-input:checked {
    background: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .société .titrecarte {
    color: #000;
    background-color: rgba(255, 200, 50, 1);
}

#rattrapages .planete,
#rattrapages .planète {
    border-left: 0 solid rgba(48, 147, 46, 1);
}

#touteslesboites .planète .option-input:checked,
#touteslesboites .planete .option-input:checked {
    background: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .planete .titrecarte,
#rattrapages .planète .titrecarte {
    background-color: rgba(48, 147, 46, 1);
}

#rattrapages .economie {
    border-left: 0 solid rgba(254, 47, 47, 1);
}

#touteslesboites .economie .option-input:checked {
    background: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .economie .titrecarte {
    background-color: rgba(254, 47, 47, 1);
}

#rattrapages .disparitions {
    border-left: 0 solid rgba(25, 25, 25, 1);
}

#touteslesboites .disparitions .option-input:checked {
    background: rgba(25, 25, 25, .9);
}


#rattrapages .disparitions .titrecarte {
    background-color: rgba(25, 25, 25, 1);
}

#rattrapages .international {
    border-left: 0 solid rgba(3, 134, 195, 1);
}

#touteslesboites .international .option-input:checked {
    background: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#rattrapages .international .titrecarte {
    background-color: rgba(3, 134, 195, 1);
}

#recapator .dutexte {
    font-size: 1.3rem;
    margin: 0;
    padding: 0 0 1.5rem 0;
}



#recapator .grasdecodeurs {
    padding: 2rem 0 .5rem 0;

    align-self: center;
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    font-size: 1.5rem;
    font-weight: bold;
}

#recapator .titreoutil {
    background: #FB5100;
    font-family: FetteEngschrift;
    color: #FFFFFF;
    text-transform: uppercase;
    font-size: 2rem;
    font-weight: bold;
    opacity: 1;
    padding: 6px 11px;
    margin-right: 1.5rem;
    display: block;
    align-self: center;
}

#recapator .contenanttitre {
    border-bottom: 1px solid #E9EDF0;
    padding: 1.5rem .5rem;
    display: flex;
    align-content: flex-start;
    justify-content: space-between;
}

.contenanttitre .imgdec {
    pointer-events: none;
    -webkit-touch-callout: none;
    -webkit-user-select: none;
    -khtml-user-select: none;
    -moz-user-select: none;
    -ms-user-select: none;
    user-select: none;
}

.contenanttitre .imgdec img {
    height: 3.2rem;
    border: 0;
}

#recapator .texte {
    margin: 1rem 0;
}

#recapator .explications {
    font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
    margin: 20px 0px;
    padding: 10px;
    background-color: #f5f6f8;
    color: #383f4e;
    text-align: center;
}

#dates sup {
    text-transform: lowercase;
}

#recapator .boites {
    padding: .5rem 0;
}

#recapator .boites label {
    cursor: pointer;
}

span.monecart {
    display: block;
    padding: .9rem 2rem;
}













/*LE RABE */

#slider label {
    position: absolute;
    color: #cacbcd;
    width: 20px;
    margin-top: -8px;
    margin-left: -10px;
    text-align: center;
}

#slider label.bleu {
    color: #FB5100;
}

#slider span.petittexte {
    margin-top: .5rem;
    font-size: 1.1rem;
    display: block;
    color: #cacbcd;
    line-height: 1rem;
    white-space: nowrap;
    font-weight: bold;
}


#recapator .gris:before {
    color: #CACED0;
    display: inline;
    font-size: inherit;
    width: 9px;
}













/* LES CHECKBOXES */

.option-input {
    -webkit-appearance: none;
    -moz-appearance: none;
    -ms-appearance: none;
    -o-appearance: none;
    appearance: none;
    width: 1.7rem;
    height: 1.7rem;
    border-radius: 0;
    color: #fff;
    cursor: pointer;
    display: inline-block;
    outline: none;
    position: relative;
    margin-right: 0.5rem;
    z-index: 1000;
    background-color: #e9edf0;
}

.option-input:checked+label {
    color: #383f4e;
}

.option-input+label {
    color: #cacbcd;
}



input:not([class^="btn"]):focus {
    box-shadow: 0 0 0px 0 rgba(0, 0, 0, 0)!important;
}

.option-input:checked::before {
    color: rgba(255, 255, 255, 1);
    position: absolute;
    top: 0.1rem;
    left: 0.1rem;
    content: "";
") no-repeat;
    display: inline-block;
    background-size: 70%;
    width: 2rem;
    height: 2rem;
    margin-right: 5px;
    font-size: 2.3rem;
    text-align: center;
    line-height: 1.5rem;
}

#recapator #boites.stick {
    background-color: white;
    position: fixed;
    top: 0px;
    z-index: 10000;
    border-bottom: 1px rgba(0, 0, 0, 0.1) solid;
}


/* le css sur mobile */

@media screen and (max-width: 500px) {

    #slider label {
        margin-top: -6px;
        margin-left: -10px;

    }
}


              ▄▓▄                                                               
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦            
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌  
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ   
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Récapator


Qu'ai-je manqué pendant mes vacances ?
Déplacez les glissières pour sélectionner la période pendant laquelle vous étiez « déconnecté·e ». 

Filtrez par thème si, par exemple, vous ne voulez pas entendre parler de sport ou de disparitions.




require(["jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/slider", "//s1.lemde.fr/assets-redaction/js/moment.js"], function($, jqueryUICore, slider, moment) {

    ! function(a) {
        function f(a, b) {
 1)) {
                a.preventDefault();
                var c = a.originalEvent.changedTouches[0],
                    d = document.createEvent("MouseEvents");
                d.initMouseEvent(b, !0, !0, window, 1, c.screenX, c.screenY, c.clientX, c.clientY, !1, !1, !1, !1, 0, null), a.target.dispatchEvent(d)
            }
        }
        if (a.support.touch = "ontouchend" in document, a.support.touch) {
            var e, b = a.ui.mouse.prototype,
                c = b._mouseInit,
                d = b._mouseDestroy;
            b._touchStart = function(a) {
                var b = this;
                !e && b._mouseCapture(a.originalEvent.changedTouches[0]) && (e = !0, b._touchMoved = !1, f(a, "mouseover"), f(a, "mousemove"), f(a, "mousedown"))
            }, b._touchMove = function(a) {
                e && (this._touchMoved = !0, f(a, "mousemove"))
            }, b._touchEnd = function(a) {
                e && (f(a, "mouseup"), f(a, "mouseout"), this._touchMoved || f(a, "click"), e = !1)
            }, b._mouseInit = function() {
                var b = this;
                b.element.bind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), c.call(b)
            }, b._mouseDestroy = function() {
                var b = this;
                b.element.unbind({
                    touchstart: a.proxy(b, "_touchStart"),
                    touchmove: a.proxy(b, "_touchMove"),
                    touchend: a.proxy(b, "_touchEnd")
                }), d.call(b)
            }
        }
    }($);



    /*
    La localisation de Moment.js
    */

    moment.locale('fr', {
        months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
        monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
        weekdays: "dimanche_lundi_mardi_mercredi_jeudi_vendredi_samedi".split("_"),
        weekdaysShort: "dim._lun._mar._mer._jeu._ven._sam.".split("_"),
        weekdaysMin: "Di_Lu_Ma_Me_Je_Ve_Sa".split("_"),
        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    })

    /*
        GSelper pour importer les données de Google Spreadsheet (MERSEA PIRHOO)
    */
    function Gselper(e) {
        var t = this,
            n = { autoLoad: !0, key: "", worksheet: "", onComplete: null, onFail: null },
            o = {},
            i = [];
 0 }, this.load = function(e, i) { if ("" == n.key || "string" != typeof n.key) return !1; if ("" == n.worksheet || "string" != typeof n.worksheet) return !1; var r = "https://spreadsheets.google.com/feeds/list/" + n.key + "/" + n.worksheet + "/public/values?alt=json&callback=?"; return $.getJSON(r, function() {}).done(function(n) { o = n, t.parse() && "function" == typeof e && e.call(t) }).fail(function() { "function" == typeof i && i.call(t) }), t }, this.parse = function() {
            return "object" != typeof o || "object" != typeof o.feed || "object" != typeof o.feed.entry || 0 == o.feed.entry.length ? !1 : (i = [], $.each(o.feed.entry, function(e, t) {
                var n = {};
                $.each(t, function(e, t) { "gsx$" === e.slice(0, 4) && (n[e.slice(4)] = t.$t) }), i.push(n)
            }), t)
        }, this.get = function(e) { return "undefined" == typeof e ? t.isLoaded() ? i : !1 : "number" == typeof e && e     };

    /*
        Pour modifier les données 2018 : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc/edit#gid=0
    */
    /*** PARAMETRES ***/
    var importDonneesGoogleSpreadsheet = true;

    if (importDonneesGoogleSpreadsheet) {
        function firstScrape() {
            var doc = new Gselper({
                key: "1EPyOD5ZkB9CdeMh4tYeS6I819aNhnVk-vLvhw7qrKyc",
                worksheet: "1",
                onComplete: function(data) {
                    rattrapator = [];

                    $.each(doc.get(), function(i, line) {
                        rattrapator.push(line)
                    });

                    rattrapator.sort(function(a, b) {
                        premier = moment(a.date, "DD/MM/YYYY")
                        second = moment(b.date, "DD/MM/YYYY")
                        return premier - second
                    })
                    rattrapator.reverse()
                    genererRecapator();
                },
                onFail: function(data) {
                    genererRecapator();

                }
            });
        }
        firstScrape();
    } else {
        genererRecapator()
    }

    var semaine = moment().weeks();
    if (semaine     else max = 35;

    var tablo = [max - 1, max],
        debut = 0,
        fin = tablo.length - 1;

    var themes = [],
        themeschoisis = [];

    var valeurs = [27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35],
        dico = {
            "26": {
                "debut": "25 juin",
                "fin": "1 juillet"
            },
            "27": {
                "debut": "2 juillet",
                "fin": "8 juillet"
            },
            "28": {
                "debut": "9 juillet",
                "fin": "15 juillet"
            },
            "29": {
                "debut": "16 juillet",
                "fin": "22 juillet"
            },
            "30": {
                "debut": "23 juillet",
                "fin": "29 juillet"
            },
            "31": {
                "debut": "30 juillet",
                "fin": "5 août"
            },
            "32": {
                "debut": "6 août",
                "fin": "12 août"
            },
            "33": {
                "debut": "13 août",
                "fin": "19 août"
            },
            "34": {
                "debut": "20 août",
                "fin": "26 août"
            },
            "35": {
                "debut": "27 août",
                "fin": "2 septembre"
            }
        };


    $("#slider").slider({
        min: 27,
        max: 35,
        range: true,
        step: 1,
        values: [max - 1, max + 1],
        slide: function(event, ui) {
            if (ui.values[1]                 tablo = [];
                for (var i = 0; i                     for (i = ui.values[0]; i                         tablo.push(i)
                    }
                    fin = Number(tablo.length - 1);
                    montrerCacher();
                }
            } else {
                return false
            }
        }
    }).each(function() {
        var opt = $(this).data().uiSlider.options;
        var vals = opt.max - opt.min;
        for (var i = 0; i " + dico[valeurs[i]].debut + "  "
            else madate = ""
●" + madate.replace("juillet", "juil.") + ""
            var el = $(contenu).css('left', (i / vals * 100) + '%');

            $("#slider").append(el);

        }
    });

    function genererRecapator() {
        var html = ""
"

        $.each(rattrapator, function(i, d) {
            /*
            On vérifie les themes
            */
            var categorie1 = String(d.cat1).toLowerCase()
            var categorie2 = String(d.cat2).toLowerCase()
            if (themes.indexOf(categorie1) == -1 && categorie1 != "") themes.push(categorie1)
            if (themes.indexOf(categorie2) == -1 && categorie2 != "") themes.push(categorie2)

            /*
            On génre le tableau
            */
            var classe = (d.cat1).toLowerCase() + ((d.cat2 != "") ? " " + (d.cat2).toLowerCase() : "")
"
" + moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("ddd Do MMM") + ""
             */
" + ((d.date) ? String(moment(d.date, "DD/MM/YYYY").format("dddd Do MMMM")).replace(/ /g, " ") : "") + "" + d.titre.replace(" %", " %") + "" + d["texte"].replace(/« /g, "« ").replace(/ »/g, " »")
En savoir plus"

"
        })
        $("#rattrapages").html(html)
        themes.sort()
        themeschoisis = themes
        $("#rattrapages a").click(function(event) {
            event.stopImmediatePropagation()
        });

        $.each(themes, function(i, d) {
            var themecb = nomPropre(d);
 " + themecb.replace("Economie", "Économie") + ""
        });

"
        $("#boites").html(checkboxes)

        $('#slideToggle').click(function() {
            $('#touteslesboites').slideToggle('slow', function() {
                $("#slideToggle").toggleClass("rotation")
            });
        });

        $("#boites :checkbox").on("change", function(d) {
            byebye = this.value;
            if (this.checked) {
                themeschoisis.push(byebye)
            } else {
                themeschoisis.splice(themeschoisis.indexOf(byebye), 1)
            }
            montrerCacher();
        })
        montrerCacher();
    };



    function montrerCacher() {
        /*    On change le texte sous la glissière et la couleurs des labels  */
        var premier = tablo[debut],
            dernier = tablo[fin];
        mois1 = dico[premier].debut.split(" ")[1]
        mois2 = dico[dernier].fin.split(" ")[1]

        /*
        On cache ceux qui ne sont dans la fourchette
        */
        $("#rattrapages .semaine").hide()
        $("#slider label").removeClass("bleu")
        $.each(tablo, function(i, d) {
            $("#slider .l" + d).addClass("bleu")

            selecteur = $("#rattrapages .s" + d);
            selecteur.show()

            $.each(selecteur, function(j, k) {
                var myString = $(k).attr('class').split(" ")
                myString.splice(0, 2)
                if (themeschoisis.indexOf(myString[0]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[0]).hide()
                }
                if (themeschoisis.indexOf(myString[1]) == -1) {
                    $("#rattrapages ." + myString[1]).hide()
                }
            })
        })
 1) ? "s" : "") + " correspond" + (($('#rattrapages div.semaine:not([style*="display: none"])').length > 1) ? "ent" : "") + " à vos dates (du "
        if (mois1 != mois2) {
            datehtml += dico[premier].debut + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        } else {
            datehtml += dico[premier].debut.split(" ")[0] + " au " + (dico[dernier].fin).replace(" ", " ")
        }
        datehtml += ")"
        $("#dates").html(datehtml)
    }

    function nomPropre(string) {
        return string.charAt(0).toUpperCase() + string.slice(1);
    }


});





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Le soutien public à l’éolien et au solaire ces dernières années se traduit par une augmentation continue de la fiscalité sur l’électricité. Une hausse qui devrait se poursuivre jusqu’en 2025.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤                     
                                                   
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Pourquoi les énergies renouvelables gonflent la facture d’électricité

Le soutien public à l’éolien et au solaire ces dernières années se traduit par une augmentation continue de la fiscalité sur l’électricité. Une hausse qui devrait se poursuivre jusqu’en 2025.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 06h43
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
C’est au moins un sujet sur lequel Emmanuel Macron et Nicolas Hulot sont d’accord : la France est en retard sur le développement des énergies solaire et éolienne et doit se doter d’objectifs ambitieux dans le domaine. « D’ici à 2022, nous avons pour objectif de doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque », expliquait le programme de campagne du candidat Macron.
En 2017, seulement 4,5 % de l’électricité produite vient de parcs éoliens et moins de 2 % de panneaux solaires. C’est très inférieur à la majorité de nos voisins européens, et pour cause : en France, 75 % de la production provient des centrales nucléaires, une part qui doit être ramenée à 50 %, selon la loi de transition énergétique. Mais pour être en mesure d’assurer le développement des énergies renouvelables, les pouvoirs publics ont dû garantir un soutien public dont le coût pour les Français va continuer à augmenter.
Plus d’un tiers de la facture des clients – qu’il s’agisse d’EDF ou de l’un de ses concurrents – est consacré à la fiscalité, notamment à travers la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Celle-ci couvre en réalité plusieurs domaines, dont le surcoût de la production électrique en Corse et en outre-mer, et le soutien public aux énergies renouvelables. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que ces charges représenteront 7,78 milliards d’euros pour 2019, en hausse de 12 % par rapport au montant de 2017, et de 250 % depuis 2011.
Dans le détail, 68 % du total correspond au soutien aux énergies renouvelables, dont 33 % pour le solaire photovoltaïque (2,5 milliards d’euros) et 17 % pour l’éolien (1,3 milliard d’euros), selon des chiffres publiés le 16 juillet par la CRE.
Une nouvelle ampleur
« Il faut bien comprendre que cela a pour objectif de permettre à la France de se lancer dans le secteur », explique Nicolas Goldberg, consultant chez Colombus Consulting et coauteur d’une note de Terra Nova sur la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ De retour en première division italienne, le club est accusé d’avoir arrangé une partie, en fin de saison passée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤                     
                                                

Match truqué : cinq points de pénalité pour Parme

De retour en première division italienne, le club est accusé d’avoir arrangé une partie, en fin de saison passée.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 18h40
   





                        



   


Trois ans après sa mise en faillite et son renvoi dans les bas-fonds du football italien (Serie D, quatrième division), pour Parme le retour dans l’élite s’annonce délicat. Le club historique s’est vu infliger cinq points de pénalité pour la saison prochaine, par la fédération nationale (FIGC) lundi 23 juillet.

        Lire aussi :
         

                Flagrant délit de « hors-jeu » fiscal dans le football italien



À l’origine des soupçons de tricherie, Emanuele Calaio est, quant à lui, suspendu pour deux ans et écope d’une amende de 20 000 euros. L’attaquant parmesan est accusé d’avoir envoyé des messages à un ancien coéquipier, évoluant depuis à La Spezia, pour l’inciter à lever le pied avant une partie décisive pour la montée en Serie A.
Emanuele Calaio suspendu deux ans
Après la victoire de Parme (2-0) dans ce dernier match de la saison 2017-2018, les supporteurs de La Spezia avaient fustigé le niveau de leurs favoris, en particulier celui d’Alberto Gilardino, un ancien international et ex-joueur de Parme, qui avait manqué un penalty en tirant largement au-dessus, alors que le score n’était que de 1-0.
« Le tribunal considère prouvé que Calaio, en envoyant les messages en question […] a tenté de commettre un acte illégal », indique le communiqué de la FIGC. Le club de Parme a annoncé avoir « pris acte avec une énorme amertume » de cette décision et a annoncé un appel « très rapidement » auprès de la Cour fédérale d’appel de la Fédération italienne.
Fondé en 1913, le club avait connu ses heures de gloire dans les années 1990, marquées par deux Coupes de l’UEFA (1995 et 1999) et une Coupe des coupes (1993).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ Alors que l’emblématique patron de Fiat, Sergio Marchionne, est au plus mal, le groupe automobile se voit contraint d’accélérer son processus de succession.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤                     
                                                

Mike Manley prend la tête de Fiat-Chrysler, John Elkann devient président de Ferrari

Alors que l’emblématique patron de Fiat, Sergio Marchionne, est au plus mal, le groupe automobile se voit contraint d’accélérer son processus de succession.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 10h55
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


La rumeur s’est répandue à une vitesse folle sur les réseaux sociaux, où se sont multipliés, toute la journée de samedi, les « Forza Sergio ! » sibyllins : l’administrateur délégué du groupe Fiat et président de Ferrari, Sergio Marchionne, est au plus mal. Hospitalisé depuis la fin du mois de juin à Zurich (Suisse) pour une simple opération au dos, l’homme d’affaires semble avoir été victime de complications post-opératoires, son état s’étant aggravé très rapidement ces derniers jours.
En début de soirée tombait un premier communiqué laconique du groupe Fiat annonçant qu’il « [serait] dans l’incapacité de reprendre ses activités professionnelles ». Depuis, plusieurs sources hospitalières décrivent son état de santé comme « irréversible », sans plus de précisions. Sa famille, présente sur les lieux, n’a pas communiqué d’autres informations.
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Cette situation force le clan Agnelli, actionnaire historique du groupe, à accélérer un processus de succession engagé depuis plusieurs mois. Agé de 66 ans, Sergio Marchionne devait passer la main courant 2019, après quinze années à la tête du groupe le plus emblématique du capitalisme italien.
Mike Manley, jusqu’ici à la tête de la marque Jeep, dont il a fait la branche la plus florissante de l’empire industriel, prendra le volant de Fiat-Chrysler, tandis que la présidence de Ferrari reviendra à un représentant de la famille Agnelli, John Elkann, héritier du patron charismatique du groupe, Gianni Agnelli. Il sera appuyé par l’actuel dirigeant de Philip Morris, Louis Camilleri, qui doit prendre dans les prochains jours les fonctions d’administrateur délégué.

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                Mike Manley, le très discret « M. Jeep »



L’œuvre de M. Marchionne, homme d’affaires italo-canadien considéré comme le principal artisan du spectaculaire redressement du fleuron de l’industrie transalpine, dont il avait pris les rênes en 2004, a été saluée par de nombreux dirigeants politiques, de gauche comme de droite. L’ancien président du Conseil italien Matteo Renzi a évoqué un « géant », qui « a changé l’histoire industrielle du pays », tandis que son prédécesseur, Silvio Berlusconi, l’a élevé au rang de « numéro un des manageurs italiens », et même de « symbole du génie italien ».
Aux antipodes du protectionnisme
Du côté de l’actuel gouvernement, les éloges sont nettement plus mesurés. Par le passé, le vice-président du Conseil et ministre du développement économique, Luigi Di Maio, qui a grandi dans la petite ville de Pomigliano d’Arco, près de Naples, siège du plus important site de Fiat dans le sud du pays, n’avait pas ménagé ses critiques envers le groupe industriel.
Il l’accusait d’avoir délocalisé à outrance sa production malgré des milliards d’euros d’aides publiques. Il a attendu plus de vingt-quatre heures avant de faire part de sa « peine », ajoutant qu’« en des moments si difficiles, l’heure [était] au respect ». L’autre homme fort du cabinet, Matteo Salvini (Ligue), qui avait également critiqué les choix industriels du groupe, s’est montré tout aussi sobre, se bornant à témoigner sa « reconnaissance et son respect ».

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                Fiat : Sergio Marchionne, un financier devenu patron global



Pressé depuis des années de s’engager en politique, Sergio Marchionne incarne des options aux antipodes du protectionnisme prôné par le gouvernement de Giuseppe Conte. En effet, le redressement du groupe, qui était au bord de la faillite lors de son arrivée aux affaires, s’est fait au prix d’une profonde modification de ses structures, affaiblissant le caractère national d’une entreprise au poids symbolique inégalé dans le monde industriel italien.
Etroitement lié au jeune dirigeant de la famille Agnelli, John Elkann, qui l’a plus d’une fois qualifié de « mentor » et s’est épanché, dans une lettre aux employés du groupe, sur sa « douleur » face à un drame « injuste », Sergio Marchionne cède la main à une équipe de hiérarques dont pas un n’est italien : le nouveau dirigeant de Fiat-Chrysler, Mike Manley, est britannique, tandis que le nouvel administrateur délégué de Ferrari, Louis Camilleri, est originaire de Malte. De ce symbole-là aussi, les Italiens s’apprêtent à faire le deuil.

Le riche empire du clan Agnelli
A travers la holding patrimoniale Exor, la famille Agnelli contrôle trois entreprises dirigées, jusqu’au samedi 21 juillet, par Sergio Marchionne. Elle détient 29,18 % du groupe Fiat-Chrysler (110 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 pour 3,5 milliards de bénéfices), 22,91 % de Ferrari (3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 537 millions de bénéfices) et 29 % de CNH Industrial (camions, utilitaires, véhicules agricoles), qui a réalisé 26,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 234 millions de bénéfices l’an dernier. La famille Agnelli possède d’autres participations, notamment dans la presse (43 % de The Economist), ainsi que 63 % du capital du club de football le plus titré d’Italie, la Juventus de Turin.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ Dans la nuit du 21 au 22 juillet, l’armée israélienne a pris en charge le transfert de membres de l’organisation humanitaire syrienne des casques blancs, actuellement encerclés dans le sud de la Syrie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-28"> ¤ Paradoxe, le cyclisme est un sport d’équipe où le coureur vit isolé avec ses doutes une fois l’étape terminée.
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Tour de France : Au milieu du peloton, la solitude

Paradoxe, le cyclisme est un sport d’équipe où le coureur vit isolé avec ses doutes une fois l’étape terminée.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 09h27
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 09h55
    |

            Henri Seckel (Carcassonne (Aude), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le Tour de France, cirque surpeuplé : 176 coureurs au départ, 450 membres d’équipes (directeurs sportifs, mécanos, médecins, etc.), 2 000 journalistes, consultants et photographes accrédités, de 10 à 12 millions de personnes sur le bord des routes pendant trois semaines. « Et au milieu de tout ça, tu peux ressentir une grande solitude. Tu peux partager la chambre avec un coéquipier, et pourtant ne rien savoir de sa vie, de ses souffrances, parce qu’évoquer ces sujets, c’est avouer sa faiblesse, et ça ne se fait pas. »
Yoann Offredo parle. « Et puis il y a toute la partie immergée de l’iceberg. Ce sont les heures d’entraînement seul à partir du mois de novembre, sous la pluie, le froid. Tu es loin de toute cette foule, personne ne t’applaudit sur le bord de la route. Au Tour de France, tous les yeux sont rivés sur toi. Quelques mois plus tard, quand tu rentres dans ta chambre le soir, tu es seul face à toi-même. »
Le Français de 31 ans, tempérament fougueux sur un vélo (Wanty Groupe-Gobert), volontiers mélancolique quand il en descend, souligne une difficulté de ce paradoxe qu’est le cyclisme professionnel. Sport d’équipe où le coureur accomplit sa performance seule sur son vélo ; sport individuel où l’on ne peut gagner sans le collectif ; activité grégaire dans laquelle la solitude guette, et doit s’apprivoiser.
Travailleur nomade
Le cycliste est un travailleur nomade qui passe entre cent cinquante et deux cents jours par an loin de chez lui, le temps de se rendre sur une course, de la disputer, d’en revenir. « Pendant des années, je n’ai pas voulu faire de grands Tours de trois semaines à cause de l’éloignement », explique Yoann Offredo – un Tour d’Espagne (2010) et deux Tours de France en onze ans de carrière –, qui a collé sur le cadre de son vélo une photo de sa femme et ses deux enfants.
Les cas ne sont pas rares de coureurs privés d’une carrière professionnelle par leur sensibilité, alors que leurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-29"> ¤ A 29 ans, il remporte son troisième titre mondial, son premier en individuel.
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Mondiaux d’escrime : l’épéiste français Yannick Borel sacré champion du monde

A 29 ans, il remporte son troisième titre mondial, son premier en individuel.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 17h47
   





                        



   


L’épéiste français Yannick Borel a remporté la médaille d’or des championnats du monde à Wuxi, en Chine, au terme d’une finale remportée haut la main contre le Vénézuélien Ruben Limardo Gascon (15-4).
Sacré en juin pour la troisième fois consécutive champion d’Europe en individuel, Borel réalise un doublé jamais vu depuis Hugues Obry, en 1998. À 29 ans, et malgré une blessure au poignet droit qui nécessitera une opération, le Guadeloupéen confirme sa stature de leader. Seul le titre olympique en individuel manque au palmarès de celui qui avait été sacré par équipes à Rio en 2016.
L’argent pour Ysaora Thibus
La fleurettiste française Ysaora Thibus doit, quant à elle, se contenter de la médaille d’argent après s’être inclinée face à l’Italienne Alice Volpi au terme d’une finale serrée. Thibus a atteint la finale en battant la Russe numéro un mondiale Inna Deriglazova (15-14) en quarts de finale, puis l’Italienne Arianna Errigo (quatrième mondiale) lors d’une demi-finale remportée en un éclair (15-2).
Thibus avait décroché deux médailles de bronze individuelles aux championnats d’Europe et aux Mondiaux de 2017. À 26 ans, elle s’entraîne en Californie depuis l’été dernier, aux côtés de Sergei Golubytskyi.
Mardi, les sabreuses Cécilia Berder (deuxième mondiale, vice-championne d’Europe et médaillée de bronze aux Mondiaux 2017) et Manon Brunet (numéro sept mondiale et quatrième aux Jeux olympiques de Rio) pourront également viser un podium.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-30"> ¤ D’anciens tweets de James Gunn, contenant notamment des plaisanteries sur la pédophilie, ont été exhumés par des figures de l’extrême droite américaine.
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L’éviction par Disney du réalisateur des « Gardiens de la galaxie » fait polémique

D’anciens tweets de James Gunn, contenant notamment des plaisanteries sur la pédophilie, ont été exhumés par des figures de l’extrême droite américaine.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 15h52
   





                        



   


« Si vous faites ça à James Gunn, vous devez le faire à tous les autres réalisateurs qui ont fait des blagues de merde à un moment donné dans leur vie, c’est-à-dire tous. » Dans une pétition publiée en ligne, plus de 170 000 internautes exhortent Disney à revenir sur sa décision de se séparer de James Gunn, le réalisateur des deux premiers films Les Gardiens de la galaxie.
Le géant du divertissement a fait cette annonce vendredi 20 juillet après que d’anciens tweets « offensants » ont refait surface. « Ils sont indéfendables et incompatibles avec les valeurs de nos studios », a déclaré le directeur des studios Disney, Alan Horn, au Hollywood Reporter. Résultat : le réalisateur ne travaillera plus sur le troisième volet des Gardiens de la galaxie, dont le tournage était prévu à l’automne.
Dénoncé par des figures de l’extrême droite
Les tweets en question – plus d’une quinzaine – datent, pour les plus vieux, de près d’une décennie. Ils contiennent notamment des plaisanteries sur la pédophilie ou le viol, exhumées jeudi par des voix d’extrême droite américaines. Au premier rang desquelles Mike Cernovich, figure influente de l’« alt-right », soutien de Donald Trump et connu pour propager des théories du complot. Il fut notamment l’un des principaux relais du « pizzagate », une théorie conspirationniste selon laquelle Hillary Clinton et son directeur de campagne John Podesta étaient à la tête d’un réseau pédophile au cœur duquel se trouvait une pizzeria de Washington.

#WalkAway https://t.co/cI8BdWxedu— JackPosobiec (@Jack Posobiec🇺🇸)


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Mike Cernovich estime que les tweets de James Gunn font de lui un pédophile. « James Gunn n’a pas fait quelques blagues », écrit-il sur le réseau social :
« Il discutait ouvertement de pédophilie. Il représente tout ce qui ne va pas à Hollywood. J’adore les blagues de mauvais goût et l’humour noir. Ce n’est pas ce qu’il a fait. Aucune pédophilie ne doit être acceptée ! » 
Mike Cernovich, qui n’hésite pas à le qualifier de pédophile, s’interroge aussi sur les enfants qui ont tourné dans ses films : « Ont-il été maltraités ? ». Il a également écrit que cette affaire était « la preuve [de l’existence] d’un réseau pédophile opérant à Hollywood ». Et incité ses 427 000 abonnés à contacter Disney pour protester – avec succès, l’entreprise américaine ne voulant pas voir son nom associé au mot pédophilie.
Ce n’est pas la première fois que James Gunn est épinglé pour ses propos. En 2012, il avait présenté ses excuses après un billet de blog dans lequel il listait « les 50 superhéros avec lesquels vous voulez faire l’amour ». L’association LGBTQ américaine Glaad (Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) avait dénoncé un texte homophobe et sexiste, dans lequel il écrivait, entre autres, qu’il espérait que le personnage de Tony Stark pourrait « retourner » Batwoman, superhéroïne lesbienne.
« Je suis très différent de ce que j’étais »
« La plupart des gens qui ont suivi ma carrière savent que quand j’ai commencé, je me voyais comme un provocateur, en faisant des films et des blagues outrancières et taboues », a écrit James Gunn vendredi, après son éviction par Disney, dans une série de tweets.
« Mais je suis très, très différent de ce que j’étais il y a quelques années. Aujourd’hui j’essaie d’ancrer mon travail dans l’amour et le lien, moins dans la colère. Les jours où je disais quelque chose juste pour choquer et faire réagir sont derrière moi. Par le passé, je me suis déjà excusé pour mon humour qui avait heurté des gens. J’étais sincèrement désolé et j’ai toujours pensé chaque mot de ces excuses. »
Plusieurs personnalités d’Hollywood ont élevé la voix pour critiquer son licenciement
Dans un communiqué transmis à la chaîne américaine ABC, James Gunn écrit aussi qu’il « comprenait et acceptait » la décision de Disney. Ce n’est toutefois pas le cas de plusieurs personnalités d’Hollywood, qui ont élevé la voix ces derniers jours pour critiquer son licenciement. A commencer par plusieurs acteurs des Gardiens de la galaxie, comme Dave Bautista ou encore Patton Oswalt, qui s’en est pris à Mike Cernovich en pointant un de ses anciens tweets : « Les gars, est-ce que vous avez déjà essayé de “violer” une fille sans utiliser la force ? Essayez. C’est clairement impossible. Le “date rape” n’existe pas », écrivait en 2012 Mike Cernovich à propos des viols dans le cadre d’un rendez-vous amoureux. Justin Roiland, le créateur de la série animée Rick et Morty, a également fait part de son effarement, et l’actrice Selma Blair, amie du réalisateur, a diffusé la pétition. « Si les gens sont punis alors qu’ils ont changé, quel est le message envoyé sur le repentir et l’évolution ? », a tweeté la comédienne.
Ce type d’argument agace Mike Cernovich, qui juge qu’un conservateur n’aurait pas bénéficié de tels soutiens. « Aujourd’hui, les “vieux tweets” sont “des blagues” et donc ne comptent pas. Jusqu’à ce que l’on retrouve une mauvaise blague d’un conservateur », écrit-il. James Gunn, lui, est connu pour ses positions anti-Trump.
Le sénateur républicain Ted Cruz s’en est lui aussi mêlé. « Les tweets de James Gunn sont tout simplement horribles », a-t-il écrit sur le réseau social. « Le viol d’enfants n’est pas un sujet de plaisanterie. En tant que solliciteur général [représentant légal] du Texas, j’ai eu affaire à de trop nombreux cas d’agressions sexuelles sur des enfants. L’horreur. Je suis heureux que Disney l’ait licencié, mais si ces tweets sont vrais, alors il doit être poursuivi. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-31"> ¤ Malgré un casting ambitieux et une équipe de production internationale, « Asura » n’a pas convaincu les spectateurs. Il a été retiré des écrans après trois jours en salle.
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Le film le plus cher de l’histoire du cinéma chinois fait un flop

Malgré un casting ambitieux et une équipe de production internationale, « Asura » n’a pas convaincu les spectateurs. Il a été retiré des écrans après trois jours en salle.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 10h27
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



   


L’argent ne fait pas toujours le bonheur des producteurs de cinéma. Bien qu’elle ait disposé du budget le plus ambitieux de l’histoire du cinéma chinois, l’épopée fantastique Asura, qui espérait toucher le public au-delà des frontières du pays, a été retirée des salles trois jours après sa sortie. Un camouflet pour ses producteurs, Zhenjian Film Studio, Ningxia Film Group et Alibaba Pictures, qui avaient investi 750 millions de yuans (95 millions d’euros) pour en faire un blockbuster. Face au manque d’enthousiasme des spectateurs, et après avoir rapporté seulement 7,1 millions de yuans, la production a décidé de le déprogrammer le 15 juillet, pour tenter un nouveau montage avant une hypothétique seconde sortie.
Asura, dont la production a commencé il y a six ans, s’inspire de la mythologie bouddhiste tibétaine. Le royaume d’Asura (« la dimension du pur désir ») est menacé par le royaume inférieur d’un demi-dieu facétieux. Un jeune berger est l’élu censé le sauver. Le décor des scènes, tournées en grande partie au Qinghai, sur le plateau tibétain, est impressionnant.
Le casting, ambitieux, s’appuie sur des vedettes telles que Tony Leung (In the Mood for Love) et Carina Lau, qui jouent aux côtés du héros, Lei Wu, 18 ans. Le film s’était aussi offert les services de vétérans de Hollywood pour les effets spéciaux, le son ou les costumes, avec Ngila Dickson, la costumière oscarisée pour le Seigneur des anneaux : le retour du roi, en 2004.

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                A Pingyao, la richesse du jeune cinéma chinois



Difficultés à sortir des grandes productions de qualité
Cependant, les talents importés n’ont pas suffi. Sur la plate-forme d’achat de billets Maoyan, le film a reçu un piètre 4,9 sur 10, soit la note la moins bonne parmi les films à l’affiche à ce moment-là. Il enregistrait pourtant 8,4 sur 10 sur Tao Piao Piao, plate-forme détenue par… Alibaba, coproducteur du film, alors que Maoyan est soutenu par son rival, Tencent. De quoi provoquer l’ire des producteurs du film, qui ont accusé Maoyan d’avoir publié de fausses critiques. Reste que sur Douban, un site de discussion culturelle indépendant, le film obtenait un médiocre 3,1 sur 10.
Au-delà des querelles entre géants du Web, typiques du paysage du divertissement chinois, cet échec illustre aussi les difficultés du cinéma local à sortir des grandes productions de qualité. La sévérité de la censure n’aide pas, les producteurs préférant produire des films patriotiques ou des scénarios lisses, mais « sûrs » sur le plan politique. Le succès de Mourir pour survivre, sur les écrans une semaine avant Asura, montre que l’équation n’est pas insoluble.
Ce drame social retrace l’histoire authentique d’un contrebandier de médicaments contre la leucémie qui enfreint la loi pour sauver des vies en important des génériques d’Inde. En 2004, sa condamnation à plusieurs années de prison avait fait grand bruit en Chine, ce qui avait valu à ce Robin des bois de la santé le soutien des patients. Avec un budget modeste, mais un scénario bien ficelé et une dose de bons sentiments, le film a rapporté 361 millions d’euros en trois semaines. Ce qui en fait l’un des dix plus grands succès du cinéma chinois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-32"> ¤ Le texte avait été voté mercredi par le parlement israélien, sous l’influence des groupes religieux. Des entreprises se rangent du côté des manifestants.
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Des milliers d’Israéliens manifestent contre une loi interdisant la GPA aux couples gays

Le texte avait été voté mercredi par le parlement israélien, sous l’influence des groupes religieux. Des entreprises se rangent du côté des manifestants.



Le Monde
 |    23.07.2018 à 00h53
 • Mis à jour le
23.07.2018 à 08h52
   





                        



   


Des milliers d’Israéliens ont manifesté dimanche, notamment à Tel-Aviv, contre une loi excluant les couples de même sexe du droit de recourir à la gestation pour autrui (GPA). La police n’a pas donné de chiffres sur le nombre de manifestants mais le quotidien Haaretz a évoqué la présence de quelque 60 000 personnes sur la place Yitzhak Rabin à Tel-Aviv.
L’appel aux manifestations et à une grève dimanche avait été lancé après le vote mercredi par le Parlement d’une loi autorisant le recours à une mère porteuse pour les femmes célibataires ou stériles, mais l’interdisant aux couples de même sexe et aux hommes célibataires. Auparavant, ce droit n’était accordé en Israël qu’aux couples hétérosexuels mariés.
Une des principales artères de Tel-Aviv a été bloquée dimanche pendant vingt minutes par des centaines de manifestants. Dans le centre de Jérusalem, la circulation a également été bloquée par des protestataires dont deux ont été arrêtés, selon un porte-parole de la police.
Quelque deux cents entreprises ont annoncé qu’elles permettaient à leurs employés qui le souhaitent de ne pas travailler pour aller manifester sans que cette journée soit retranchée de leurs vacances. « C’est une mesure symbolique, mais qui exprime un réel soutien », a affirmé Julien Bahloul, porte-parole de l’Association des pères homosexuels d’Israël.
L’influence de la droite religieuse
« Nous demandons l’égalité pour la communauté LGBT », a renchéri Chen Arieli, présente sur la place Yitzhak Rabin à Tel-Aviv. Selon elle, les protestataires ne manifestent pas uniquement pour la GPA, mais pour la sécurité des personnes homosexuelles dans la rue. En 2015, une adolescente de 16 ans avait été poignardée à mort par un juif ultraorthodoxe lors de la Gay Pride.
Plusieurs entreprises ont par ailleurs annoncé qu’elles étaient prêtes à contribuer à hauteur de l’équivalent de plus 15 000 dollars (12 700 euros) aux frais engagés par les couples homosexuels contraints de recourir à la GPA à l’étranger.
Selon M. Bahloul, les couples homosexuels souhaitant avoir des enfants doivent trouver une mère porteuse aux Etats-Unis ou au Canada, ce qui revient à plus de 100 000 dollars alors que si la GPA était autorisée en Israël, le coût serait deux fois moindre.
Israël est considéré comme un pays pionnier en termes de droits des gays et lesbiennes, mais l’homosexualité demeure un tabou dans les milieux religieux, très influents au sein du gouvernement de Benjamin Nétanyahou, considéré comme le plus à droite de l’histoire de l’Etat hébreu.
Le député d’opposition Ofer Shelah (centre) a affirmé dimanche avoir réuni suffisamment de signatures de parlementaires pour forcer le Premier ministre à venir s’expliquer devant le Parlement sur la loi controversée. Selon la chaîne de télévision publique 11, la Cour suprême israélienne doit examiner dans les jours qui viennent une requête de deux couples d’hommes contre la loi.



                            


                        

                        

