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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le lieu emblématique de Bobo-Dioulasso, disparu en 2003, ambitionne de rouvrir ses portes en 2019 grâce à un projet participatif de reconstruction.
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Reportage

Le Ciné Guimbi, salle mythique des cinéphiles burkinabés, renaît pas à pas

Le lieu emblématique de Bobo-Dioulasso, disparu en 2003, ambitionne de rouvrir ses portes en 2019 grâce à un projet participatif de reconstruction.

Par                Sophie Douce (Bobo-Dioulasso, Burkina Faso)



LE MONDE
              datetime="2018-07-22T17:30:34+02:00"

        Le 22.07.2018 à 17h30






    
Maquette du projet architectural du nouveau Ciné Guimbi de Bobo-Dioulasso, qui doit ouvrir en 2019.
Crédits : CINÉ GUIMBI


« J’habitais dans la cour d’à côté, il y avait une sacrée ambiance tous les soirs là-dedans. Il fallait voir ça, c’était un spectacle à la fois dans la salle et sur l’écran ! », s’exclame le réalisateur Gaston Kaboré. Un large sourire aux lèvres, le célèbre cinéaste, césar du Meilleur film francophone 1985 pour Wend Kuuni, se remémore l’emblématique Ciné Guimbi, celui de « sa jeunesse » dans le quartier populaire de Koko à Bobo-Dioulasso, dans le sud-ouest du pays. « Aller au Ciné Guimbi, c’était une aventure », se rappelle à son tour le monteur Kodini Sanou, qui ne serait pas « arrivé dans le milieu s’il n’y avait pas eu cette salle ».

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« C’est toute une partie de mon enfance qui se trouve là, on y allait en cachette. J’avais 10 ans quand j’ai vu mon premier film sur l’écran géant en plein air, j’étais fasciné. Ça parlait fort, les gens commentaient, s’interpellaient, ils insultaient même le projectionniste quand il y avait une coupure d’électricité ou que la bobine se cassait, c’était une ambiance de kermesse ! », décrit le Bobolais de 62 ans, qui a grandi dans le quartier.
Pendant longtemps, il n’est plus resté du vieux cinéma que le mur porteur de béton sur lequel étaient projetés les longs-métrages, dernier vestige de la salle mythique de l’aube des indépendances. Les bobines du Ciné Guimbi, qui porte le nom de la princesse emblématique de Bobo, Guimbi Ouattara, ont définitivement arrêté de tourner en 2003, après la faillite.
« A peine entré, on était déjà en sueur ! »
Plus de cinquante ans après l’ouverture du cinéma par « Monsieur Touré », difficile d’imaginer ici, sur le petit terrain vague poussiéreux du quartier, l’ambiance de l’époque : la « séance sacrée de 20 heures », les bagarres pour acheter un ticket, les vendeurs ambulants et le public turbulent agglutiné dans la petite cour.

    
Aujourd’hui, il ne reste plus du cinéma Guimbi que le vieux mur porteur en béton sur lequel étaient projetés les longs-métrages.
Crédits : CINÉ GUIMBI


Le lieu a inspiré des générations de cinéphiles, à l’image d’Idrissa Ouedraogo ou de « l’enfant du quartier » Gaston Kaboré, tous deux devenus pères du cinéma burkinabé. « Je n’avais pas assez pour acheter une place et les parents ne m’autorisaient pas y aller, alors, avec les amis, on grimpait dans le manguier de la cour de mon oncle pour regarder l’écran de loin. C’était fantastique de voir les grands westerns, les péplums et les films indiens, c’était pour nous une manière de fuir le quotidien et de nous évader », raconte le réalisateur bobolais Kollo Sanou, grande figure du septième art au Burkina Faso.

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« C’était la bataille pour avoir une place, les chemises se déchiraient, à peine entré, on était déjà en sueur ! Les soirées Bollywood faisaient salle comble. On ne comprenait rien à l’hindi et aux sous-titres en anglais, mais ça ne dérangeait personne. C’était là la magie du cinéma, on était émerveillé avec nos yeux d’enfants de voir ces films sur un si grand écran », se souvient le cinéaste Issiaka Konaté, lauréat du meilleur film documentaire au Fespaco en 1991. Fasciné, le jeune garçon eut même l’idée à l’époque de fabriquer un cinématographe avec une boîte en carton et une vieille ampoule pour organiser des projections pour « les amis du quartier » dans la cour familiale. Pour payer les 40 francs CFA (0,06 euro) de sa place au Guimbi, Kodini Sanou lui vendait des répliques, dessinées au crayon, des affiches des longs-métrages : Le train sifflera trois fois, Django… « Les gens adoraient décorer leur maison avec les posters des films qui passaient au Ciné », se rappelle-t-il, en riant.
Plus que 8 cinémas au pays du Fespaco
« Le Vieux Touré, comme on l’appelait, a ouvert le Ciné Guimbi en 1957. C’était un cinéphile, il voulait en faire un lieu de rencontre dans le quartier. A l’époque, les salles étaient toutes exploitées par des Européens, c’était la première fois que l’on avait un cinéma géré par un Africain pour les Africains », explique Bokar Fofana, exploitant de la salle de projection de 1996 à 2000. Nationalisé en 1970 par la Sonacib, le Guimbi a finalement dû mettre la clé sous la porte, après la liquidation judiciaire de la Société d’exploitation et de distribution cinématographique en 2003. A l’image du Guimbi, de nombreuses salles ont ainsi disparu au pays du Fespaco, le plus grand festival de cinéma africain.

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Sur la soixantaine d’établissements que comptait le Burkina Faso dans les années 1990, il n’en reste désormais plus que huit. « Beaucoup ont fermé en Afrique de l’Ouest à la fin des années 1990 et au début des années 2000 à cause de la politique d’ajustement structurel des institutions financières internationales, elles ont mis la pression sur les Etats africains pour qu’ils se débarrassent des entreprises jugées “non rentables”. Le cinéma faisait partie du lot », analyse Berni Goldblat, réalisateur et producteur helvético-burkinabé, également président de l’Association de soutien du cinéma au Burkina Faso. Sans compter l’arrivée des nouvelles technologies, Internet, téléviseurs et autres DVD pirates, qui ont mis un nouveau coup au marché des salles obscures.

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Redonner vie au cinéma
Bobo-Dioulasso, capitale culturelle et deuxième ville du pays, ne compte aujourd’hui plus aucun cinéma en fonction, tous tombés à l’abandon ou rachetés par des commerçants. Le Sya est devenu un magasin de motos, le ciné Houet un entrepôt et le Sanyon une salle polyvalente privée. Un constat amer qui a poussé Berni Goldblat à passer à l’action. Son ambition : redonner vie au cinéma de légende. « Tout est parti de cette frustration, nous voulions sauver le terrain. Alors nous avons approché les Touré pour leur proposer de racheter la salle en ruine, la famille, musulmane, ne voulait pas que l’on construise un hôtel ou une discothèque, après leur avoir présenté notre projet, ils nous ont donné le feu vert », détaille le réalisateur de Wallay.

    
Le futur Ciné Guimbi en construction dans le quartier populaire de Koko à Bobo-Dioulasso en 2018.
Crédits : CINÉ GUIMBI


En 2013, le chantier de reconstruction est lancé. Cette fois, le « nouveau Guimbi » verra plus grand : deux salles de projection, un restaurant, un centre de ressources, avec toit végétalisé et équipement solaire, imaginés par l’architecte français Jean-Marc Lalo. « Notre ambition est de faire de ce lieu un espace de rencontres, de rassemblement, d’éducation à l’image, d’expositions et de festivals », annonce le cinéaste. Coût total des travaux, soutenus par des fonds privés et une campagne de financement participative : 3 millions d’euros. Les travaux avancent lentement, au gré des donations privées. Une nouvelle campagne de récolte de fonds a été lancée début juin jusqu’à la mi-juillet afin d’achever la première phase du chantier. Pour l’inaugurer, quoi de mieux que les 50 ans du Fespaco en 2019 ? « Ça serait le rêve ! On va tout faire pour finir à temps », promet Berni Goldblat.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le PDG britannique de Jeep, Mike Manley, a été nommé à la tête du groupe Fiat Chrysler et Ferrari suite à la brusque aggravation de l’état de santé de Sergio Marchionne.
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« Fin d’une époque » en Italie avec le départ du patron de Fiat

Le PDG britannique de Jeep, Mike Manley, a été nommé à la tête du groupe Fiat Chrysler et Ferrari suite à la brusque aggravation de l’état de santé de Sergio Marchionne.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 13h54
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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Il fait la « une » de tous les journaux italiens ce week-end. Gravement malade, le ténor de l’industrie automobile italienne, Sergio Marchionne, a cédé sa place aux commandes de Fiat Chrysler (FCA) et Ferrari. La presse et une partie de la classe politique italienne saluaient dimanche « la fin d’une époque » avec le départ de ce patron emblématique de Fiat pendant quatorze ans mais désormais « en fin de vie », selon plusieurs medias.
« Marchionne, la fin d’une époque », titrait le Corriere della Serra, au lendemain des conseils d’administration réunis en urgence samedi après-midi et qui ont désigné ses successeurs à la tête de Fiat Chrysler (FCA), Ferrari et CNH Industrial, les trois groupes contrôlés par la famille Agnelli.
La fin de l’ère de « Super Marchionne »
C’est la fin de l’ère du « Bulldozer » ou de « Super Marchionne », deux surnoms attribués au manager désigné au début des années 2000 par la famille Agnelli pour redresser la firme turinoise. Dans un communiqué, FCA annonce « avec un profond chagrin que durant la semaine, M. Marchionne a souffert de complications inattendues alors qu’il se remettait après une opération, qui ont sérieusement empiré ces dernières heures. Par conséquent, M. Marchionne ne pourra pas reprendre le travail ».
Les administrateurs des trois groupes ont respectivement désigné les patrons de Jeep, Mike Manley, et de Philip Morris, Louis Carey Camilleri, pour lui succéder. M. Marchionne était également président de CNH Industrial et sera remplacé par la Britannique Suzanne Wood, a annoncé ce dernier des trois groupes contrôlés par la famille Agnelli.
Hospitalisé à Zurich depuis une opération fin juin à une épaule, Sergio Marchionne, 66 ans, a souffert de complications en série jusqu’à une nouvelle « détérioration » vendredi, « cette fois-ci sans retour. Le patient ne réagit plus », selon La Repubblica. Sa dernière apparition publique remonte au 27 juin, lorsque ce fils d’un carabinier des Abruzzes a remis une Jeep aux carabiniers de Rome.
« Marchionne a été un grand protagoniste de la vie économique des quinze dernières années (...) Il a réussi à donner un avenir à Fiat quand cela semblait impossible. Il a créé des emplois, pas des chômeurs. Chapeau », a salué l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi (centre gauche). Un temps proche de M. Renzi, M. Marchionne avait ensuite pris ses distances, mais pas au point de mener la coalition de droite aux législatives de mars comme avait essayé de le convaincre Silvio Berlusconi.
L’actuel gouvernement populiste est resté plus discret, même si le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file de l’extrême droite, lui a adressé sa « reconnaissance et son respect, ainsi que ses meilleurs vœux ».
Un groupe profondément remodelé
Le manager italo-canadien aux éternels pulls ou polos noirs, qui avait pris les commandes de Fiat en 2004, prévoyait de passer les rênes de FCA dans le courant de l’année 2019. Il a profondément remodelé le groupe, d’abord en redressant Fiat, en l’alliant en 2009 à l’américain Chrysler, tout en détachant, d’une part, les activités gros engins/camions en 2011 pour créer CNH Industrial, et, d’autre part, le joyau Ferrari en janvier 2016. John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli et PDG d’Exor, la holding familiale qui détient près de 30 % de Fiat, 27 % de CNH Industrial et 23 % de Ferrari, s’est dit « profondément triste » dans un communiqué.
C’est Mike Manley, discret Britannique de 54 ans, PDG de Jeep et de Ram (pick-up et vans), qui sera chargé de prendre le relais. Il est arrivé à la tête de Jeep en 2009, en pleine tempête dans le secteur automobile américain. Sous sa direction, le constructeur est passé de 337 000 véhicules vendus en 2008 à près de 1,4 million en 2017, et vise 1,9 million cette année.

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Les fonctions de M. Marchionne chez Ferrari vont désormais être dédoublées : John Elkann devient président, tandis que Louis Camilleri est nommé administrateur délégué. Né en 1955 dans une famille maltaise à Alexandrie (Egypte), M. Camilleri est entré en 1978 chez Philip Morris, et il est depuis 2002 le PDG de ce groupe très lié à Ferrari via le sponsoring de la Scuderia.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ C’est aux Russes que la France confie désormais son aide humanitaire. Alors qu’elle a jusqu’alors condamné les raids sur les hôpitaux ou écoles en zones insurgées menés par ces mêmes autorités.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Pour le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, il ne peut y avoir de paiement de la facture de divorce sans signature d’un accord commercial avec Bruxelles.
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Londres pose ses conditions au règlement de la facture du Brexit

Pour le nouveau ministre du Brexit, Dominic Raab, il ne peut y avoir de paiement de la facture de divorce sans signature d’un accord commercial avec Bruxelles.



Le Monde
 |    22.07.2018 à 06h11
   





                        



   


Le Royaume-Uni ne paiera la facture du divorce avec l’Union européenne qu’à la condition qu’un accord commercial soit trouvé, a déclaré le nouveau ministre britannique du Brexit, Dominic Raab, dans une interview parue dimanche dans le Sunday Telegraph.
L’eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, en désaccord avec les orientations de la Première ministre Theresa May, a affirmé qu’une « certaine conditionnalité entre les deux » était nécessaire.

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Il a précisé que le mécanisme de l’article 50 (du traité de Lisbonne, sur le processus de sortie), utilisé pour déclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni, prévoit de nouveaux détails concernant l’accord :
« L’article 50 exige (...) qu’il y ait un futur accord-cadre pour la relation que nous aurons (avec l’UE) à l’avenir, donc les deux sont liés. Vous ne pouvez pas avoir d’un côté une partie remplissant toutes les conditions et de l’autre une partie qui ne les remplit pas, ou qui va doucement, ou qui ne s’engage pas. Donc je pense que nous devons nous assurer d’une certaine conditionnalité entre les deux. »
Jusqu’à présent, le gouvernement britannique a envoyé des messages contradictoires concernant le règlement financier du Brexit dans le cadre d’un accord sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’UE à compter de fin mars 2019.
Un divorce à 40 milliards d’euros
La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d’un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (entre 39 et 44 milliards d’euros) qui, selon les ministres, dépendait de l’établissement des futures relations commerciales. Cet accord avait rapidement été remis en cause par des membres du gouvernement.
Le ministre des Finances, Philip Hammond, un des porte-voix des milieux d’affaires au sein du gouvernement, avait cependant considéré comme « inconcevable » le fait que Londres n’honore pas ses engagements financiers envers l’UE même en l’absence d’accord commercial, soulignant que ce n’était pas « pas un scénario crédible ».
Le Royaume-Uni doit quitter l’UE le 30 mars, mais les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d’ici la fin octobre afin d’organiser la séparation, jeter les bases de leur relation future et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte.

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Dominic Raab a rencontré pour la première fois vendredi Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE. Les Européens s’inquiètent de l’enlisement des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de Theresa May.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le président chinois souhaite resserrer les liens économiques déjà étroits entre l’empire du Milieu et le continent africain
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Xi Jinping en visite au Sénégal, première étape d’une tournée africaine

Le président chinois souhaite resserrer les liens économiques déjà étroits entre l’empire du Milieu et le continent africain



Le Monde
 |    22.07.2018 à 01h57
   





                        



   


La Chine et le Sénégal ont signé samedi soir de nouveaux accords pour renforcer leurs liens économiques, à l’occasion de la visite d’Etat à Dakar du président Xi Jinping, la première à ce niveau en près de dix ans. Arrivé samedi en fin d’après-midi à Dakar, le dirigeant chinois a été accueilli par son homologue sénégalais Macky Sall, première étape d’une tournée africaine qui doit le mener ensuite au Rwanda et en Afrique du Sud.
Les deux chefs d’Etat ont eu des entretiens sur « la coopération bilatérale, les relations sino-africaines et l’actualité internationale », a déclaré le président Sall, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue chinois. « Chaque fois que je viens en Afrique, je peux mesurer le grand dynamisme de ce continent, promis à un avenir radieux », a indiqué le président chinois qui s’est dit « pleinement confiant en l’avenir de la coopération sino-africaine ».
Les deux dirigeants avaient auparavant signé dix accords dans des domaines liés à la justice, la coopération économique et technique, les infrastructures, la valorisation du capital humain et l’aviation civile.
Le président chinois a eu droit à un accueil populaire à Dakar où de nombreuses artères étaient pavoisées aux couleurs des drapeaux des deux pays. Des dizaines de cars ayant servi au transport de partisans du président Sall pour cet accueil étaient stationnés près du palais présidentiel.
La Chine, deuxième partenaire commercial du Sénégal
M. Xi doit remettre dimanche à Macky Sall les clés d’une enceinte de lutte, le sport le plus populaire au Sénégal, construite par des entreprises chinoises.
La Chine est le deuxième partenaire commercial du Sénégal, derrière la France, avec un volume d’échanges de deux milliards de dollars en 2016, incluant des projets d’infrastructure, selon des chiffres officiels sénégalais. Les exportations du Sénégal vers la Chine se chiffraient à plus de 115 millions d’euros en 2017, les principaux produits exportés vers la Chine étant des minerais (zircon et titane) et les arachides.
La Chine est aussi le deuxième fournisseur du Sénégal après la France. Les importations de la Chine sont passées de 227 milliards FCFA (plus de 346 millions d’euros) en 2013 à 367 milliards FCFA (plus de 559 millions d’euros) en 2017. Cette évolution s’explique par l’accroissement des importations de produits tels que les appareils de réception, les compteurs d’électricité et les matériaux de construction (tubes, tuyaux et matériel en fer).
La hausse des importations des matériaux de construction est due à la présence des entreprises chinoises au Sénégal pour l’exécution des chantiers de l’Etat. De nombreuses infrastructures au Sénégal, dont des stades, des routes et autoroutes, un hôpital, un Grand-théâtre, une arène nationale de lutte et un musée des civilisations noires, ont été construites par la Chine.
La visite de Xi Jinping, qui doit quitter dimanche le Sénégal, est la deuxième d’un dirigeant chinois dans ce pays après celle de Hu Jintao en février 2009.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ La Constitution actuelle, qui date de 1976 et qui est actuellement en train d’être réformée, limite le mariage à « l’union volontaire entre un homme et une femme ».
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La nouvelle Constitution cubaine pourrait ouvrir la voie au mariage homosexuel

La Constitution actuelle, qui date de 1976 et qui est actuellement en train d’être réformée, limite le mariage à « l’union volontaire entre un homme et une femme ».



Le Monde
 |    21.07.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 10h39
   





                        



   


Le projet de nouvelle Constitution que le Parlement cubain a commencé à examiner samedi 21 juillet ouvre la voie à une légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une des principales revendications de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) de l’île.
Dans son article 68, le projet définit le mariage comme « l’union consentie volontairement entre deux personnes, sans préciser le sexe », a indiqué le quotidien officiel Granma, faisant le point sur les débats qui ont précédé cette session de l’Assemblée nationale. La Constitution actuelle, qui date de 1976, limite le mariage à « l’union volontaire entre un homme et une femme ».

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« Premier pas »
« Ce serait la porte ouverte pour faire progresser par la suite la légalisation des couples homosexuels », a estimé sur son blog le journaliste et militant gay Francisco Rodríguez (Paquito), également membre du Parti communiste au pouvoir.
De plus, souligne-t-il, le projet de texte « inclut le principe de non-discrimination selon l’orientation sexuelle ou le genre », ce qui permettrait de faire adopter « d’autres normes juridiques et d’autres politiques publiques » pour protéger les droits de la communauté LGBT à Cuba, longtemps discriminée. Mais il s’agit « d’un premier pas » et en ce domaine « la lutte ne sera pas facile », reconnaît-il.

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La députée Mariela Castro, fille de l’ancien président Raul Castro et directrice du Centre national d’éducation sexuelle (Cenesex), milite depuis des années en faveur des droits des femmes et de la communauté LGBT.
224 articles
Dans la foulée de la révolution de 1959, les minorités sexuelles étaient stigmatisées et les homosexuels harcelés, voire envoyés en camps de « rééducation ». S’appliquait alors une politique de marginalisation vouée à les exclure de tout emploi public.
En 2010, Fidel Castro – pourtant peu habitué à verser dans l’autocritique – a reconnu les « injustices » faites aux homosexuels qui provoquèrent l’exil forcé de nombreux intellectuels et artistes dans les années 1960, 1970 et 1980.
L’Assemblée nationale travaille à une réforme de la Constitution de 1976 avec l’objectif, tout en maintenant son caractère socialiste, d’adapter le pays à la nouvelle époque économique et sociale. Le projet, qui compte 224 articles, doit être voté par l’assemblée d’ici à lundi et être soumis à un référendum populaire avant son adoption définitive.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Ce cuisinier originaire de Haute-Savoie avait été arrêté en décembre 1999, avant d’être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est arrivé dimanche matin à l’aéroport de Genève.
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Le Français Michaël Blanc est arrivé à Genève après 19 ans en Indonésie pour trafic de drogue

Ce cuisinier originaire de Haute-Savoie avait été arrêté en décembre 1999, avant d’être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est arrivé dimanche matin à l’aéroport de Genève.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 16h46
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 13h58
   





                        



   


Pour Michaël Blanc, c’est la fin d’un combat acharné, long de près de dix-neuf ans. Le Français, qui a purgé une longue peine de prison en Indonésie pour trafic de drogue après son arrestation en 1999, a quitté ce pays d’Asie du Sud-Est samedi 21 juillet pour retourner en France.
Après s’être rendus aux services de l’immigration à Djakarta, M. Blanc et sa mère, Hélène Le Touzey, sont arrivés à l’aéroport escortés par trois agents de l’immigration, avant de s’enregistrer sur un vol de Turkish Airlines à destination d’Istanbul, où ils ont fait escale avant de rejoindre l’aéroport de Genève dimanche matin. Martial Saddier, ancien maire de sa ville natale de Bonneville (Haute-Savoie) et actuel député de Haute-Savoie, proche de la famille et très investi dans ce dossier, a précisé que l’ex-détenu allait rester dans un endroit tenu secret « pendant quelques jours, afin d’avoir un sas de décompression avant des apparitions publiques ».
Ce cuisinier originaire de Haute-Savoie avait été arrêté en décembre 1999, à l’âge de 26 ans, à l’aéroport international de l’île touristique de Bali avec 3,8 kilos de haschisch dans des bouteilles de plongée. Il avait affirmé qu’un ami les lui avait confiées pour les transporter.
Grâce présidentielle
Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, Michaël Blanc a bénéficié d’une grâce présidentielle partielle en 2009 et vu sa peine commuée en vingt ans de prison. Après avoir obtenu une libération conditionnelle, il est sorti de prison en 2014 mais sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter l’Indonésie, une restriction qui s’achève samedi.
La lourdeur de la condamnation du Français dans un pays parmi les plus répressifs du monde contre le trafic de drogue avait été vivement critiquée en France. La médiatisation de sa situation a déclenché une importante mobilisation dans le pays, avec des pétitions signées par des personnalités et de nombreux anonymes.

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Mais c’est à sa mère, qui a tout abandonné – emploi, famille, pays – dès l’an 2000 pour venir à son secours, que Michaël Blanc doit son salut. Hélène Le Touzey s’est beaucoup impliquée, d’abord pour lui obtenir une réduction de peine, et ensuite pour le faire libérer.
« Si je n’avais pas été là, il ne serait plus là. Un moment, il m’avait demandé de partir pour pouvoir en finir avec la vie. Il me disait que je n’arriverais jamais à avoir sa libération », avait confié sa mère à la sortie de prison de son fils, en 2014.
Comité de soutien
Dès le début de l’affaire, l’animateur de télévision français Thierry Ardisson avait pris la défense du détenu pendant ses émissions, allant jusqu’à organiser un « Michaëlthon » – vente aux enchères d’objets de célébrités – pour financer son comité de soutien.
Impatient de rencontrer M. Blanc dès son retour en France, M. Ardisson a déclaré qu’il s’agissait d’un « héros moderne à la Midnight Express », une référence au film d’Alan Parker sur un Américain détenu en Turquie pour trafic de drogue. L’animateur a dit qu’il allait inviter M. Blanc dans son émission, qui reprendra en septembre sur la chaîne C8.
La famille du Français se réjouit de le voir revenir enfin au pays : « Nous sommes extrêmement heureux de le savoir aujourd’hui libre de tout contrôle judiciaire, nous l’attendons avec beaucoup d’émotion », a déclaré Alfredo Descalzi, oncle de Michaël Blanc et secrétaire de son association de soutien, à la chaîne CNews.
« Ça fait un mois qu’il est en France dans son esprit. Il souhaitait avec beaucoup de force rentrer dans son pays. »

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Alors que c’est la fin du calvaire pour M. Blanc, deux autres Français purgent de longues peines pour trafic de drogue en Indonésie : Gérard Debetz, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011, et Serge Atlaoui qui s’est vu infliger la peine de mort en 2007.
Et des dizaines d’autres condamnés à la peine capitale pour trafic de drogue, parmi lesquels de nombreux étrangers, sont dans le couloir de la mort. Il n’y a eu toutefois aucune exécution depuis deux ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le PP a désigné samedi son nouveau dirigeant, qui aura pour mission de relancer la formation conservatrice, marqué par la chute du gouvernement Rajoy.
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En Espagne, le Parti populaire marque un virage à droite avec l’élection de Pablo Casado

Le PP a désigné samedi son nouveau dirigeant, qui aura pour mission de relancer la formation conservatrice, marqué par la chute du gouvernement Rajoy.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h29
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        


A 37 ans et aucune expérience ministérielle, Pablo Casado a pris la succession de Mariano Rajoy à la tête du Parti populaire (PP), lors du congrès national organisé à Madrid.
Samedi 21 juillet, ce jeune député a obtenu la confiance des trois mille grands électeurs de la droite espagnole. Son objectif affiché est de récupérer les trois millions de votes perdus depuis 2011, en vue des élections locales du printemps 2019 et des législatives de 2020, en allant pêcher des voies à droite.
« Le Parti populaire est de retour », a lancé M. Casado sur l’estrade après l’annonce des résultats. Sa promesse de brandir de nouveau les grands combats idéologiques du PP, souvent mis de côté par le gouvernement de M. Rajoy, a séduit la majorité des élus conservateurs. Avec 57 % des voix, il a infligé un camouflet à l’ancienne vice-présidente et ex-porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, avocate d’Etat de 47 ans au profil plus technocrate, et par la même occasion à M. Rajoy, dont elle était la fidèle numéro deux.

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Depuis 2015, M. Casado occupait l’un des postes de porte-parole du PP. Lorsqu’il l’avait désigné pour mener la communication du parti, avec une poignée d’autres jeunes cadres, M. Rajoy avait signifié son désir de rajeunir et de régénérer le PP, frappé par de multiples affaires de corruption. Il ne pouvait alors imaginer que M. Casado prendrait sa place si vite, à la faveur de la motion de défiance votée le 1er juin contre lui, qui a porté au pouvoir le socialiste Pedro Sanchez et l’a obligé à prendre sa retraite anticipée de la politique.
Jusque-là, M. Casado avait été député régional (2007-2009) et national (depuis 2011), président des jeunesses du PP (2005-2013) et chef de cabinet de José Maria Aznar à la Fondation pour l’analyse et les études sociales (FAES) entre 2009 et 2011, le grand think tank de la droite espagnole. Un CV par ailleurs polémique : une enquête judiciaire est en cours sur l’obtention de son master, dont dix-huit matières sur vingt-deux lui avaient été validées d’office parce qu’il était déjà licencié en droit ; lui, assure qu’elle sera classée, faute d’infraction de sa part.
Discours d’unité
Se définissant comme « libéral, conservateur et de centre droit », M. Casado a centré une bonne partie de son premier discours en tant que président du PP sur la défense de l’unité de l’Espagne :
« Il est dans l’ADN du PP de ne pas négocier avec les indépendantistes. »
Il a promis de « renforcer la Constitution au lieu de proposer de la dépecer » et de « renforcer le code pénal pour éviter tout défi sécessionniste ». Il a également annoncé qu’il défendrait une réforme pour introduire un système d’élection à deux tours pour les municipales et les régionales avec une prime de cinquante députés au parti vainqueur aux législatives, « afin de ne plus dépendre des partis nationalistes ni de n’importe quel autre qui sape nos intérêts électoraux ».
Sur le plan économique, il a promis de supprimer les « impôts injustes, sur le patrimoine, les successions et les donations » et de « baisser les impôts sur le revenu et les sociétés ». Il s’est posé en défenseur « de la famille et de la natalité » et s’est opposé au projet de la loi d’euthanasie sur laquelle travaillent les socialistes. Enfin il a critiqué la décision du gouvernement de « manier un agenda de rupture en utilisant le passé », en référence à la décision de l’exécutif socialiste d’exhumer les restes du dictateur Francisco Franco de la basilique mausolée du Valle de los caídos.

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Valeurs traditionnelles
Dans les couloirs de l’hôtel Auditorium, situé près de la zone aéroportuaire de Madrid, où se tenait le congrès, le pragmatisme des soutiens de Soraya Saenz de Santamaria faisait pale figure face à l’enthousiasme débordant de ceux de son rival. « Pablo Casado a plus de connexion avec la rue et plus de dynamisme pour défendre les valeurs traditionnelles de la droite avec moins de complexes », affirmait au Monde le commissaire européen à l’énergie, Miguel Angel Arias Cañete.
« Il est temps de récupérer les valeurs du PP, l’unité de l’Espagne, la défense de la famille et le droit à la vie. Si nous laissons un vide idéologique, d’autres le saisiront. Nos électeurs se reconnaissent davantage à présent dans [le parti libéral et unioniste] Ciudadanos », estimait Inmaculada Hernandez, grande électrice du PP venue de Grenade.
Face à ceux qui craignent un virage radical à droite, alors que le PP s’est imposé comme le grand parti rassemblant tous les courants de la droite, l’ancien ministre des affaires étrangères José Manuel Garcia Margallo assure que M. Casado « augmentera la base sociale vers le centre pour gagner » car il sait « écouter et s’entourer ». Selon lui, la victoire de Soraya Saenz de Santamaria aurait pu provoquer la rupture du PP.
La revanche de José Maria Aznar
La campagne a en effet mis en lumière les différentes sensibilités qui cohabitent au sein du PP, un parti peu habitué aux processus de démocratie interne et qui a toujours su masquer les divergences en son sein. C’est la première fois que le PP élisait son président grâce à un système à deux tours, dont le premier était ouvert aux militants. Jusqu’à présent, le président du parti désignait son successeur qui était ensuite ratifié par les grands électeurs.

   


C’est ainsi que José Maria Aznar avait choisi Mariano Rajoy en 2003 avant de montrer publiquement son désaccord avec sa ligne, au point d’abandonner la présidence d’honneur du PP. La victoire de M. Casado a été lue comme une revanche de M. Aznar.
En 2015, ce dernier avait en effet défendu la rénovation comme « un mélange intelligent de continuité, de persévérance et de stabilité » et vanté les leaders qui « ne tremblent ni des jambes ni des mains pour prendre des décisions » avant de conclure : « si un jour quelqu’un doit me rénover, que ce soit Casado, qui est un type formidable. » 

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Critique envers Rajoy
Ces derniers jours, M. Casado, n’a pas hésité à critiquer ouvertement la politique du gouvernement de M. Rajoy. Il a reproché « l’opération dialogue » de Soraya Saenz de Santamaria qui avait tenté en 2016 de désamorcer la confrontation avec le gouvernement catalan en offrant des investissements, critiqué les hausses d’impôts durant la crise et la « non-abrogation » de la loi sur l’avortement ou estimé que le parti avait délaissé les victimes du terrorisme d’ETA. L’équipe de Mme Saenz de Santamaria a répliqué en laissant entendre que M. Casado était soutenu par l’extrême droite.
De fait, samedi matin, deux fourgonnettes équipées avec un écran géant intégré, stationnées devant l’entrée réservée aux délégués du PP affichaient en grand une photo de l’ancien président socialiste José Luis Rodriguez Zapatero et la phrase « Je soutiens Soraya », pour mieux discréditer sa candidature. Elles avaient été affrétées par l’association anti-avortement Hazte Oïr, qui a manifesté publiquement son soutien à Pablo Casado. Le président du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, a pour sa part réagi à la victoire de M. Casado en assurant que « s’il est capable de respecter son discours, nous aurons quelques points en commun ».
Le PP est actuellement la première force politique au Parlement espagnol mais les derniers sondages le situent en forte baisse, en troisième position, derrière Ciudadanos et le Parti socialiste.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’archipel nippon subit une vague de chaleur inédite ; 10 000 personnes ont été hospitalisées et 30 ont déjà succombé aux fortes températures.
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La chaleur, drame du quotidien au Japon et enjeu des JO de Tokyo

L’archipel nippon subit une vague de chaleur inédite ; 10 000 personnes ont été hospitalisées et 30 ont déjà succombé aux fortes températures.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 13h23
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Il fait terriblement chaud au Japon. L’archipel s’est réveillé samedi 21 juillet sur la promesse d’une nouvelle journée de températures record, avec plus de 38 °C attendus dans plusieurs régions, notamment à Kyoto (Ouest) qui n’a jamais connu pareille touffeur depuis le début des statistiques météorologiques en 1880. La présence de deux systèmes de hautes pressions couvrant la quasi-totalité de l’archipel fait de ce mois de juillet l’un des plus torrides de l’histoire : à 35 °C en moyenne depuis le 9 juillet, les températures dépassent les normales de 10 °C. La vague de chaleur, qualifiée par l’agence de météorologie de « grand danger pour la santé », pourrait durer jusqu’à la fin du mois. 
Plus de 10 000 personnes ont déjà été hospitalisées et 30 ont déjà succombé. Le ministère de l’éducation rappelle que les coups de chaleur peuvent survenir même quand la température oscille entre 25 et 30 °C. Le risque dépend du taux d’humidité, qui exacerbe la chaleur ressentie. D’après le site spécialisé Accuweather, la température devait atteindre 34 °C à Tokyo samedi avec un ressenti à 40 °C. Le taux d’humidité devrait s’établir autour de 65 %.
Les autorités répètent à l’envi l’importance d’utiliser les climatiseurs et de s’hydrater, ainsi que d’éviter de sortir et de pratiquer des activités en extérieur. Les écoles doivent prendre des mesures pour protéger les enfants. Un écolier de 6 ans du département d’Aichi (Centre) est mort le 17 juillet après avoir participé à des activités en plein air. Huit autres, scolarisés à Shimonoseki dans l’ouest du pays, ont dû recevoir des soins le 18 à cause d’insolations.
Inquiétude pour les JO de 2020
La situation est particulièrement pénible pour les 4 400 personnes évacuées, fatiguées et stressées, à la suite des inondations et glissements de terrain qui ont fait 218 morts et 12 disparus au début de juillet dans l’ouest du pays. L’intense chaleur perturbe même le travail des militaires des forces d’autodéfense, des secouristes et des volontaires déployés pour dégager les décombres des zones sinistrées.
La gravité du phénomène a ravivé les débats sur l’organisation des Jeux olympiques de Tokyo, programmés du 24 juillet au 9 août 2020. Annoncé jeudi 19 juillet par le Comité international olympique (CIO), le calendrier des épreuves a voulu en tenir compte, fixant notamment le départ des marathons à 7 heures du matin et celui du 50 km marche à 6 heures.

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Les choix opérés ont été accueillis avec prudence par la Fédération japonaise d’athlétisme. Toshihiko Seko, le responsable de la section marathon et qui a participé aux JO de 1984 et 1988, préférerait des départs des épreuves encore plus tôt pour 2020. « Il s’agira de courses à risques. Nous attendons du comité d’organisation qu’il installe le plus de brumisateurs possible et aménage un maximum de zones d’ombre sur le parcours pour que tous les coureurs puissent finir l’épreuve », a-t-il déclaré au quotidien Japan Times. En 2007, 30 % des 85 coureurs du marathon d’Osaka (Ouest) avaient abandonné à cause de la chaleur. L’épreuve courue alors que le thermomètre affichait plus de 30 °C, avait pourtant commencé à 7 heures.
« Nous sommes conscients que nous devons nous préparer à la chaleur extrême », a reconnu le 12 juillet John Coates, responsable du CIO chargé du suivi de la préparation des Jeux, expliquant que le Japon n’était pas le « premier pays à accueillir les épreuves sous une chaleur extrême. C’est une conséquence naturelle de l’organisation des Jeux en juillet et en août. »
Protéger les athlètes et le public
Malgré ces déclarations rassurantes, la chaleur représente un casse-tête pour les organisateurs, qui veulent éviter tout problème avec les athlètes comme avec le public. Ils prévoient l’installation d’« abris » ventilés et la mise en place d’un dispositif de suivi en temps réel du risque thermique sur chaque site.
Des produits réduisant de plusieurs degrés la chaleur dégagée par le goudron devraient être utilisés et le gouvernement va multiplier les plantations d’arbres le long des parcours des courses de fond. Les organisateurs de Tokyo 2020 vont également établir des directives sur la gestion des épreuves en cas de températures extrêmes.

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Lors d’une visite organisée le 18 juillet du Stade national, qui accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que les épreuves d’athlétisme, Keiji Kato, du Conseil japonais des sports (JSC) a expliqué que la conception du toit pouvant partiellement recouvrir le stade permettait d’améliorer la circulation de l’air et de maintenir une certaine fraîcheur pour les spectateurs. Le thermomètre affichait 43 °C ce jour-là.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Des chercheurs ont découvert que, par le biais de certains « trackers » publicitaires, des données étaient, jusque tout récemment, récupérées par les Etats-Unis.
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Un trou dans la « grande muraille » numérique chinoise

Des chercheurs ont découvert que, par le biais de certains « trackers » publicitaires, des données étaient, jusque tout récemment, récupérées par les Etats-Unis.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h32
    |

            Martin Untersinger








                        


Depuis des années, la Chine a élevé autour de ses réseaux nationaux une grande muraille numérique. Capable de filtrer quasiment tout ce qui rentre et sort, elle a permis à Pékin de créer un gigantesque « intranet ». A cela s’ajoute le développement, à l’abri de cette enceinte digitale, d’entreprises devenues très puissantes et qui se mondialisent, accroissant un peu plus encore le pouvoir chinois dans le cyberespace.
Mais des données, récoltées par des chercheurs chinois et français et présentées récemment montrent que cet isolement est imparfait, et qu’une part importante de l’activité des Chinois sur le Web sort du pays, en direction des Etats-Unis.

        Quelques chiffres sur
         

          le musèlement de l’Internet chinois depuis 2015



150 milliards de requêtes analysées
Pour comprendre pourquoi, il faut s’intéresser au système DNS (Domain Name Server – « serveur de nom de domaine »). Ce dernier, composé de milliers de serveurs de par le monde, est chargé de traduire une adresse Internet (www.lemonde.fr) compréhensible par un humain en adresse IP (une suite de chiffres ou de lettres) intelligible pour les machines chargées d’établir la connexion.
A chaque connexion vers un site Web, l’internaute « demande » à un serveur DNS de lui indiquer l’adresse IP qui correspond au nom du site qu’il entend visiter.
Aujourd’hui, les pages Web sont très complexes, notamment en raison de la réclame. Elles comportent souvent plusieurs composants publicitaires, fréquemment appelés trackers, qui ne sont pas hébergés au même endroit que la page elle-même. Chaque composant, destiné à afficher une réclame ou à récolter des données personnelles, dispose d’une adresse Web, et l’utilisateur, lorsqu’il visite une page, « demande » aux serveurs DNS les coordonnées IP de ces composants.
Plusieurs chercheurs de l’Institute for Computing Technologies de l’Académie chinoise des sciences, de l’université de Savoie et de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) ont récupéré une archive de l’activité DNS d’un grand fournisseur d’accès à l’Internet chinois, couvrant tout le pays sur une période de deux jours. Ce qui représente 150 milliards de requêtes, correspondant chacune à un moment où un internaute a chargé une page Web et les trackers publicitaires associés.
87 % du trafic des « trackers » aboutit aux Etats-Unis
Les résultats de l’analyse publiée en juin sont frappants pour un pays censé être parvenu à établir un mur autour de son Internet : même lorsque le site visité est chinois, le tracker publicitaire appartient – très souvent – à une firme américaine ; 87 % du trafic des trackers publicitaires se terminent aux Etats-Unis, contre 3 % qui restent à l’intérieur du pays. Le contraste avec les pages Web qui embarquent les trackers, est étonnant : les trois quarts du trafic vers ces pages reste à l’intérieur de Chine, contre 24 % qui part aux Etats-Unis.
La situation n’est sans doute plus la même à l’heure où nous écrivons ces lignes : depuis quelques jours, certains de ces trackers sont désormais bloqués par le pouvoir chinois. Aucune donnée n’est cependant disponible pour mesurer les effets de ces nouvelles mesures.
Le DNS est une infrastructure majeure et cruciale au fonctionnement du Web. Jusqu’à ce qu’il soit en partie « rebouché », ce « trou » dans la grande muraille numérique chinoise plaçait les Etats-Unis en position de force : outre une forme de suprématie dans l’industrie publicitaire, ils étaient récipiendaires de données assez fines sur le comportement des Chinois sur Internet, rendant ces dernières éventuellement accessibles aux autorités.

        Lire comment, déjà en 2011,
         

          la Chine censurait Internet






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le sinistre qui s’est déclaré il y a une semaine et mobilise plus de 2 700 personnels d’urgence, dans l’est de la Californie, a quasiment doublé de taille en l’espace de trois jours.
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Californie : un incendie gagne du terrain près du parc national de Yosemite

Le sinistre qui s’est déclaré il y a une semaine et mobilise plus de 2 700 personnels d’urgence, dans l’est de la Californie, a quasiment doublé de taille en l’espace de trois jours.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 12h01
   





                        



   


Un incendie menaçant le parc national de Yosemite, dans l’est de la Californie, a quasiment doublé de taille en l’espace de trois jours et fait deux blessés parmi les pompiers après avoir déjà tué l’un d’entre eux. Le ministère de l’agriculture américain a fait savoir, vendredi 20 juillet dans un communiqué, que l’incendie, baptisé « Ferguson », n’était contenu vendredi qu’à 7 % et s’étendait sur près de 10 000 hectares, soit deux fois plus que mardi, sans préciser combien de temps serait nécessaire pour venir complètement à bout du sinistre.
Plus de 2 700 personnels d’urgence étaient mobilisés pour contenir l’incendie, qui s’est déclaré il y a une semaine dans la forêt de la Sierra Nevada. Deux pompiers ont été blessés, quelques jours après qu’un de leurs collègues, âgé de 36 ans, a trouvé la mort en étant déployé pour combattre les flammes. Le feu était particulièrement attisé par le bois mort, les feuilles et les herbes desséchées par la chaleur : 27 millions d’arbres sont morts l’an dernier et 62 millions en 2016 après plusieurs années d’une sécheresse record.
Evacuations obligatoires
Des évacuations obligatoires ont eu lieu dans plusieurs campings et l’agence de lutte contre les feux a prévenu que les habitants de certaines zones des alentours du parc devaient se tenir prêts à fuir. Le brasier a entraîné la fermeture d’une autoroute et celle de l’entrée ouest du parc de Yosemite, célèbre pour ses séquoias géants. Les autorités ont conseillé aux touristes de reporter leur visite de ce site phare du tourisme californien.
L’an dernier avait été particulièrement dévastateur en Californie, avec des incendies record, des milliers de maisons rasées et une quarantaine de morts à cause de feux massifs vers Santa Barbara et dans la région viticole des vallées de Napa.



                            


                        

                        


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A Gaza, le risque d’une nouvelle guerre entre Israël et le Hamas

L’armée a déclenché des frappes contre des cibles militaires du mouvement islamique, créant un regain de tension dans le territoire palestinien.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
22.07.2018 à 06h28
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

C’est entendu : il faut agir pour Gaza. Soulager la population de deux millions d’habitants vivant sous cloche, tant le désastre humanitaire affleure. Ce constat est partagé par tous les acteurs et observateurs : les Nations unies (ONU), les pays du Golfe appelés à financer les projets d’urgence, les Etats-Unis, mais aussi l’armée israélienne et bien entendu le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007.
Une fois ce consensus posé, la réalité est aux antipodes. Le risque d’une nouvelle guerre entre Israël et le mouvement islamiste, qu’aucune des parties ne souhaite, augmente jour après jour, comme l’illustre la nouvelle poussée de fièvre vendredi 20 juillet.
L’armée a déclenché des frappes contre des cibles militaires du Hamas, tuant trois membres de sa branche militaire, après qu’une patrouille eut été visée le long de la frontière dans l’après-midi. Un soldat israélien a été tué par balles.
Tout le monde se retient
« Le Hamas nous entraîne dans une situation où il n’y aura d’autre choix que de s’embarquer dans une opération militaire vaste et douloureuse », avait déclaré dans la matinée le ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman. Comme les 29 mai puis le 20 juin, autres journées d’emballement, l’Egypte a appelé les deux parties à la retenue. Pour l’heure, l’armée et le mouvement islamiste restent en dérapage contrôlé, limitant les dégâts par rapport à leurs capacités militaires réelles.

La menace des tunnels d’attaque contre Israël sous la frontière sera jugulée d’ici à un an, estime l’armée, lorsqu’elle achèvera une barrière dite « intelligente », chargée de capteurs sensoriels, dont un quart a déjà été construit.
Mais le Hamas et le Djihad islamique palestinien disposent aussi chacun d’un arsenal supérieur à celui de la dernière guerre : plusieurs milliers de roquettes de fabrication locale, à la portée plus longue qu’en 2014 et aux têtes plus grandes, dont certaines de plus de 30 kg de charge explosive....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les heurts entre Palestiniens et Israéliens ont fait cinq morts et au moins 125 blessés samedi et dimanche le long de la clôture frontalière.
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A Gaza, un cessez-le-feu précaire après une nuit d’affrontements

Les heurts entre Palestiniens et Israéliens ont fait cinq morts et au moins 125 blessés samedi et dimanche le long de la clôture frontalière.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h28
    |

                            Claire Bastier (Bande de Gaza, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Encore une nuit de détonations sourdes dans le ciel étoilé de Gaza. Elle s’est conclue, samedi 21 juillet, par un nouveau cessez-le-feu, qu’on devine aussi fragile que les précédents, annoncé par le porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum. Il dit moins le désir de faire la paix que celui de ne pas faire la guerre.
Tout a commencé le 20 juillet en fin d’après-midi. Comme chaque vendredi depuis le 30 mars, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés le long de la clôture frontalière entre Israël et la bande de Gaza, pour réclamer leur « droit au retour » et la fin du blocus israélo-égyptien. La journée s’est soldée par 125 blessés, a annoncé le ministère de la santé local. Selon plusieurs sources, ce fut cependant un vendredi sans cerfs-volants ni ballons incendiaires, conformément aux exigences formulées par Israël.
A Bureij, l’un des cinq lieux de rassemblement frontaliers, dans le centre de l’enclave palestinienne, un volontaire ambulancier raconte que l’escalade militaire a débuté en fin d’après-midi, à la suite des tirs de membres de la branche armée du Hamas sur une patrouille de militaires israéliens, près de l’ancien point de passage de Karni. Un soldat israélien a été mortellement blessé. C’est le premier depuis la guerre de 2014 à Gaza.
Raids aériens
« On a ensuite entendu une, deux, puis trois explosions. C’étaient des tirs de chars israéliens », poursuit le jeune ambulancier. La réplique israélienne s’est ensuite déplacée dans le sud de Gaza avec des raids aériens, identifiables au loin par les panaches de fumée s’élevant dans le ciel. Les bombardements ont fait quatre morts palestiniens, dont trois affiliés à la branche armée du mouvement islamiste. En représailles, trois roquettes ont alors été tirées de Gaza vers le sud d’Israël, dont deux interceptées par le système antimissile Dôme de fer.
Après une réunion d’urgence au ministère israélien de la défense en présence du premier ministre, Benjamin Nétanyahou,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Une loi a été votée pour accélérer les nominations à la Cour suprême. Pour Varsovie, l’objectif est de prendre la Commission européenne de court.
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Dernier acte de la prise en main du pouvoir judiciaire en Pologne

Une loi a été votée pour accélérer les nominations à la Cour suprême. Pour Varsovie, l’objectif est de prendre la Commission européenne de court.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h28
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


Dans l’enceinte du Parlement polonais, vendredi 20 juillet, s’est joué le dernier acte d’une longue saga entamée trois ans plus tôt et qui, du point de vue d’une quasi-unanimité de juristes, portera le coup de grâce à l’indépendance du système judiciaire.
En cette dernière session parlementaire avant la pause estivale, le Parlement avait pris vendredi des allures de forteresse retranchée. Un impressionnant dispositif policier encadrait le bâtiment : une cinquantaine de fourgonnettes de police, environ 200 hommes mobilisés. Devant l’entrée, un long cordon de barrières antiémeute fait, depuis deux ans, partie du paysage, symbole d’une démocratie malade, où les coups de boutoir de la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) contre l’Etat de droit font souvent l’objet de réactions tendues des manifestants.
Après une journée de manifestation dans le calme, les tensions étaient à leur comble dans la soirée, quand une foule de plusieurs centaines de personnes a tenté de forcer les barrières, repoussée de manière musclée par trois rangées de policiers.
A l’intérieur du Parlement, la majorité ultraconservatrice a fini par voter, à l’issue d’une semaine chaotique, un paquet de lois dont l’objectif est d’accélérer les nominations – désormais politisées – à la Cour suprême, après avoir mis à la retraite d’office 30 % de ses membres. La première présidente de la Cour, Malgorzata Gersdorf, est également visée par ces textes, alors qu’elle n’a pas l’intention de renoncer à son mandat, garanti par la Constitution. L’objectif est aussi de prendre la Commission européenne de court, et de procéder à ces nominations avant que l’exécutif européen n’ait le temps de porter l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne. Mais la coalition citoyenne « Europe, ne lâche rien ! », qui appelle à une action rapide de Bruxelles, ne désespère pas.
Trente secondes par député
Une semaine après la célébration, très solennelle, du 550e anniversaire du parlementarisme polonais, l’opposition, qui n’a pas participé au vote, dénonce une atteinte grave aux principes de base de la vie parlementaire. La veille, les députés de la majorité n’avaient pas pris la peine d’assister au débat sur leurs propres projets de loi, se contentant de procéder au vote. C’est dire si celui-ci ne constituait qu’une formalité. En commission parlementaire, le droit de parole fut restreint à 30 secondes par députés. Du jamais-vu.
« Comme tous les projets de loi de nature organique forcés depuis trois ans, ce paquet de lois a été présenté comme un projet parlementaire, et non gouvernemental, qui ne nécessite pas de consultations, s’indigne Iwona Wyszogrodzka, du mouvement Obywatele RP (Citoyens de la République). C’est scandaleux que des lois qui modifient l’équilibre institutionnel soient forcées en l’espace de deux jours, sans aucun débat. » Quand, après le vote de la loi – qui doit encore être adoptée par le Sénat –, le médiateur de la République, Adam Bodnar, garant des droits civiques, a pris la parole, tous les députés de la majorité ont quitté l’hémicycle.
Le parti de Jaroslaw Kaczynski – véritable homme fort du pays – a aussi profité de cette journée pour voter un changement de scrutin pour les élections européennes. Les nouvelles règles remettent en cause la nature jusque-là proportionnelle de ce scrutin, et favoriseront les grands partis au détriment des petites formations. Cette bipolarisation du scrutin fait largement le jeu du parti au pouvoir, dans la mesure où elle dissuadera toute liste dissidente à droite.

        Lire aussi :
         

                A Strasbourg, le premier ministre polonais réfute toute dérive antidémocratique



Le président Andrzej Duda, de son côté, a annoncé dans la journée vouloir concrétiser, les 10 et 11 novembre, son idée d’un référendum constitutionnel consultatif. « Je pense que nous devrions entamer un débat pour une nouvelle Constitution. Et ce débat doit se faire avec le plus grand engagement possible de la société et des citoyens, qui indiqueront les directions à suivre, a-t-il affirmé. C’est un changement de paradigme, car l’actuelle Constitution a été écrite uniquement par les élites juridiques. » 

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                La Cour suprême polonaise entre en résistance



Le président a ainsi présenté une série de 10 questions, portant aussi bien sur l’équilibre entre les différents pouvoirs que sur l’inscription des « racines chrétiennes » du pays dans la Constitution, ou encore sur la « normalisation constitutionnelle de l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne et à l’OTAN, dans le respect des principes de la souveraineté de l’Etat et de la primauté de la Constitution polonaise. » Mais dans les rangs de la majorité, l’initiative présidentielle est loin de faire l’unanimité, et Jaroslaw Kaczynski a fait savoir qu’aucune décision n’était encore prise à ce sujet.



                            


                        

                        


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Washington rejette l’idée de Vladimir Poutine d’organiser un référendum dans le Donbass

Le chef du Kremlin avait soumis cette proposition en tête à tête avec Donald Trump lors du sommet d’Helsinki pour « résoudre » le conflit dans l’est de l’Ukraine.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h25
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Recevant les ambassadeurs russes réunis à Moscou, jeudi 19 juillet, Vladimir Poutine avait souhaité conclure son discours de politique étrangère par une « note personnelle » sur sa rencontre en tête à tête avec Donald Trump, trois jours plus tôt, à Helsinki, jugée « globalement positive ». « Nous devons attendre et voir, bien sûr, la tournure des événements, d’autant que certaines forces en Amérique tentent de minimiser et de désavouer les résultats du sommet », avait-il déclaré, en insistant sur ces « forces disposées à sacrifier les relations russo-américaines à leurs ambitions ». Nulle part dans le compte rendu du Kremlin, le détail sur ces « résultats » ne figurait.
Il reste beaucoup d’inconnues sur la teneur des discussions entre les deux dirigeants, sans autres témoins que leurs interprètes. Mais à huis clos devant ses diplomates, M. Poutine a donné des indications sur la manière dont il envisage, notamment, de régler le conflit avec l’Ukraine, où les combats entre forces loyales à Kiev et séparatistes prorusses ont fait plus de 10 000 morts. Le chef du Kremlin aurait ainsi proposé au président américain l’organisation d’un référendum dans la région du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, dominée par les séparatistes, et accepté, en accord avec ce dernier, de ne rien dévoiler sur l’instant de ce plan.
« Aucun accord secret »
Révélée par l’agence Bloomberg, sur la base du témoignage de deux participants anonymes, cette information n’a pas été démentie par Moscou. « Des propositions concrètes » pour résoudre ce conflit ont été « discutées », a esquivé vendredi l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, Anatoli Antonov. « Certaines ont été annoncées par Vladimir Vladimirovitch [Poutine] lors de la conférence de presse commune, il n’y a eu aucun accord secret », a-t-il ajouté.
Quelques heures plus tard, Washington a rejeté l’idée. « L’administration n’envisage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Deux jeunes Libanais ont été harcelés pour avoir tourné en dérision un miracle attribué au saint patron du pays du Cèdre.
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Au Liban, on ne badine pas avec saint Charbel

Deux jeunes Libanais ont été harcelés pour avoir tourné en dérision un miracle attribué au saint patron du pays du Cèdre.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h38
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



   


Saint Charbel, le saint patron du Liban, dont l’existence fut un modèle d’ascèse et de recueillement, aurait-il apprécié le ramdam causé en son nom ? Pour s’être moqués de la réputation de thaumaturge de l’ex-ermite maronite, deux jeunes Libanais ont fait l’objet d’un lynchage en règle sur les réseaux sociaux, d’une journée d’interrogatoire par la police et d’une interdiction de s’exprimer publiquement sur les questions religieuses.
L’histoire commence vendredi 13 juillet, lorsque Charbel Khoury, un Beyrouthin de 28 ans, tourne en dérision, sur sa page Facebook, une histoire prétendument sérieuse : celle d’un compatriote résidant en Roumanie qui, faute de parvenir à avoir un enfant avec son épouse, s’est rendu sur la tombe de saint Charbel, dans le nord du Liban, et qui de retour à son domicile a découvert sa femme enceinte. Commentaire acide du jeune homme, qui se revendique comme athée : « Est-ce que l’enfant lui ressemble ? »
Ce sarcasme et la mise en doute des pouvoirs guérisseurs du défunt moine, canonisé par le Vatican en 1977 et dont le sanctuaire est un haut lieu de pèlerinage, ont ulcéré de nombreux chrétiens libanais. Le compte Messenger de Charbel Khoury s’est retrouvé noyé sous un flot d’insultes et de menaces, dirigées contre lui et ses sœurs.
Huit heures de garde à vue
Une journaliste du quotidien de gauche Al-Akhbar, Joy Slim, âgé de 26 ans, qui avait rebondi sur le post initial, en écrivant que « l’enfant ressemble peut-être à saint Charbel », a eu droit à un harcèlement du même genre, avec, en prime, la publication de l’adresse de ses parents. Les esprits se sont à ce point échauffés qu’un des collègues de Charbel Khoury a tenté de l’agresser sur leur lieu de travail. Cet acte a incité ce dernier à déposer deux semaines de congés et à limiter ses déplacements en dehors de son domicile.
Les autorités libanaises s’en sont alors mêlées, mais pas dans le sens espéré par les deux jeunes mécréants. Ce sont eux que la police a convoqués, au motif de faire retomber la tension, et non leurs tourmenteurs. En échange de sa libération, après huit heures de garde à vue, Charbel Khoury a dû effacer de sa page Facebook toutes les captures de messages menaçants qu’il avait postées. Il a également dû s’engager à ne pas utiliser Facebook pendant un mois et à s’abstenir dorénavant de tout commentaire sur la religion.
Même punition pour Joy Slim, qui a eu droit en plus à un sermon sur la foi et les miracles, versets de la Bible à l’appui. « Les agents m’ont dit que c’est le Centre catholique d’information [un organe de censure officieux] qui leur a demandé de nous convoquer, affirme la journaliste. Ça montre combien, au Liban, les religieux empiètent sur le travail de l’appareil d’Etat ».
« Chantage »
Les ONG de défense des droits de l’homme s’inquiètent pour leur part d’un rétrécissement de la liberté d’expression dans le pays du Cèdre. Un simple message sur les réseaux sociaux peut désormais suffire pour être convoqué par un service de sécurité. C’est ce qui est arrivé cette semaine à un militant de la société civile, en lutte contre un projet hôtelier en construction sur la dernière plage publique de Beyrouth.
Au mois de janvier, un adolescent de 15 ans avait eu droit à un interrogatoire, menotté et les yeux bandés, après avoir choisi comme photo de profil, sur WhatsApp, une image déplaisante pour le président Michel Aoun. Généralement, les personnes convoquées sont relâchées au bout de quelques heures après s’être engagées, par écrit, à taire leurs critiques. Une pratique « illégale », semblable à du « chantage », selon Amnesty International.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La minorité vivant dans les zones tribales dénonce la mainmise de l’armée à l’approche des élections.
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Au Pakistan, la longue marche des Pachtouns

La minorité vivant dans les zones tribales dénonce la mainmise de l’armée à l’approche des élections.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h08
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            Louis Imbert (Peshawar (Pakistan), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Manzoor Pashteen a de grands yeux effilés, d’un noir profond, et un sourire lumineux, désarmant de douceur. Ce vétérinaire de 26 ans n’est pas le plus brillant des orateurs – son lyrisme l’emporte aux quatre vents –, mais sa candeur fait des merveilles. Depuis janvier, il a su soulever un mouvement de défense des droits civiques inédit au Pakistan, depuis les régions tribales pachtounes, frontalières avec l’Afghanistan.
Avec quelques camarades de son âge, à la tête du Mouvement de protection des Pachtouns (PTM), il a osé mettre en cause, sans pudeur, l’armée pakistanaise, qui a tous pouvoirs dans la ceinture tribale du Nord – un lacis de montagnes infortunées, qui a été le refuge de tous les groupes djihadistes et insurgés de la région après la chute du régime taliban, en Afghanistan, en 2001. Le PTM accuse l’armée de tuer et d’emprisonner dans l’impunité des Pachtouns, qui peuplent ces montagnes et fournissent l’essentiel des rangs des talibans, des deux côtés de la frontière. « Ils nous tuent de toute façon, pourquoi devrions-nous nous taire ? », s’interrogeait M. Pashteen à la mi-juillet, à Peshawar, la grande ville du Nord.
« Disparition »
Le Pakistan n’a plus en tête que les élections générales prévues le 25 juillet : l’ex-premier ministre emprisonné, Nawaz Sharif, lutte pour sa survie politique, dans un scrutin qui apparaît de plus en plus ouvertement manipulé par l’armée. Mais, depuis sa cachetteà Peshawar, M. Pashteen tempête encore. Mercredi 18 juillet, il avait trouvé refuge dans le quartier périphérique de Tajabad, derrière une décharge à ciel ouvert, sous les dernières piles d’une ligne de métro aérien en construction.

Les forces de sécurité isolent M. Pashteen et ses camarades. Elles n’osent l’arrêter, mais elles harcèlent ceux qui l’hébergent – il peut changer de logement plusieurs fois par jour – et les petites mains de son mouvement. Le 6 juillet, c’est un camarade d’université, Hayat Preghal, forte voix...




                        

                        

