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TV - « Three amigos » : de la gondole sous les sombreros

Notre choix du soir. Le western de John Landis est un bijou burlesque porté par le jeu désopilant de Steve Martin, Martin Short et Chevy Chase (sur TCM à la demande).



Le Monde
 |    21.07.2018 à 18h00
    |

            Renaud Machart








                        


Film sur TCM à la demande

Avoir la dégaine des trois rôles principaux sur l’affiche de Three Amigos (1986), de John Landis, on sait qu’il va y avoir de la gondole sous les sombreros : en habits de ­lumière ajustés et largement ­chapeautés, Steve Martin, Martin Short et Chevy Chase incarnent trois acteurs du temps du muet, connus pour leurs rôles de ­cavaliers redresseurs de torts.
Les « Trois Amigos » sont les ­vedettes à l’affiche d’un cinéma itinérant dont les projections sous un auvent sont accompagnées par un harmonium. ­Carmen – fille du chef du village Santo Poco –, qui confond fiction et réalité, les contacte par ­télégramme.
Les trois acteurs, qui viennent de se faire mettre à la porte du studio qui les employait, croient avoir affaire à un engagement pour un spectacle. Mais ils ­comprendront vite que la belle Mexicaine les a fait venir pour que, ainsi que dans leurs films, ils neutralisent un bandit de grand chemin, El Guapo, qui rançonne le village avec sa bande de quasimodos édentés.

   


L’arrivée du trio de pacotille va être l’objet d’un hilarant quiproquo : alors qu’on les prend pour de redoutables mercenaires dont la venue a été annoncée, les Trois Amigos font un numéro dansé aux déhanchés peu virils, devant les mines éberluées de la clientèle patibulaire du saloon local. La suite de leurs mésaventures est croquignolette et désopilante.
On reste étonné que le réalisateur de Three Amigos, John ­Landis, fort d’un succès comme celui des Blues Brothers (1980) et de comédies grand public bien connues, n’ait mis en scène qu’un seul film depuis vingt ans.
Dans l’excellente série documentaire Trespassing Bergman (2013), de Jane Magnusson et ­Hynek Pallas, diffusée par OCS en 2015, on voyait Landis, dans la maison d’Ingmar Bergman, ému d’apprendre que le cinéaste suédois adorait The Blues Brothers dont il possédait une copie dans sa riche vidéothèque personnelle. Surtout, avec pudeur, John ­Landis disait sa peine à ne plus connaître la joie d’être en tournage comme à l’époque de son succès. Une raison de plus, s’il en fallait, pour revoir Three Amigos, petit chef-d’œuvre mémorable et drolatique.
Three Amigos, de John Landis. Avec Steve Martin, Martin Short, Chevy Chase (EU., 1986, 99 min). Sur TCM Cinéma à la demande jusqu’au 13 août.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Pour Alain Viala, historien et sociologue de la littérature française, les fameux manuels Lagarde & Michard, malgré un réservoir de textes formidables, ne sont pas sans défauts.
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                Lagarde & Michard : petits arrangements avec la littérature


Pour Alain Viala, historien et sociologue de la littérature française, les fameux manuels Lagarde & Michard, malgré un réservoir de textes formidables, ne sont pas sans défauts.

Le Monde
                 |                 21.07.2018 à 13h00
                 |

                            Alain Viala (Historien et sociologue de la littérature française)

















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Devant le Lagarde & Michard, j’éprouve un double sentiment. Deux moments, selon le temps que j’envisage. Il y eut d’abord le temps de l’émerveillement. J’entrais au lycée en classe de 2de et découvrais un manuel en couleurs, très différent des livres gris que je connaissais jusque-là. Avec une typographie élaborée, des textes lisibles accompagnés d’une iconographie stimulante, d’une consultation aisée. Tout pour rendre l’apprentissage facile. L’outil de travail pétri de qualités, structuré et structurant, qui offrait accès à la culture.
Et puis, il y eut un deuxième temps, lorsque, à l’université, une autre approche de la littérature me fit mesurer à quel point le grand récit national exemplaire que proposait le Lagarde & Michard était bourré de trucages. Simplifiant à l’extrême et fermant les perspectives, il imposait Racine comme LA forme du tragique français ou le ­romantisme du XIXe siècle comme une révolution de la sensibilité, au moment où se définit en fait le triomphe du classicisme. Assignant à chaque auteur, comme à chaque courant ­répertorié, une place précise et efficace pour ­célébrer la grandeur nationale dans une tentative de monumentalité incontestable.
Manque de nuances
J’ai peu eu à fréquenter le dernier volume, ­contemporain, assez bancal du reste et fortement remanié par la suite, puisque le programme de première n’abordait pas le XXe siècle. Mais si, de la Renaissance au XIXe siècle, les manuels proposaient un assez formidable réservoir de textes, le système de classement – où les écoles se distinguaient mal, le découpage ne visant qu’à établir une démonstration utile au risque d’un net manque de nuances – poussait à la caricature : Diderot corrigé pour ne pas paraître trop matérialiste quand Baudelaire était pieusement christianisé.
Somme toute, si le Lagarde & Michard n’est pas un chemin recommandable, il reste un chemin et a dû rendre service à plus d’un. D’autres auteurs, soucieux...


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                                                Par                                                    Alain Viala (Historien et sociologue de la littérature française)














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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Pour sa première édition, le festival biarrot qui mise sur la diversité accueille jusqu’au 22 juillet une trentaine d’artistes parmi lesquels Etienne Daho, l’Impératrice, The Liminanas et Agar Agar
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Biarritz revibre au son de la pop

Pour sa première édition, le festival biarrot qui mise sur la diversité accueille jusqu’au 22 juillet une trentaine d’artistes parmi lesquels Etienne Daho, l’Impératrice, The Liminanas et Agar Agar



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 15h08
    |

                            Stéphane Davet (Biarritz (Pyrénées-Atlantiques)








                        



                                


                            

En coulisses, Juliette Armanet s’attriste d’apprendre l’annulation de dernière minute du MIDI Festival, à Hyères (Var), où la chanteuse devait se produdire le lendemain. Si un dysfonctionnement technique dans le montage d’une scène a prématurément mis un terme à l’événement varois, l’interprète de L’amour en solitaire a failli avoir la mauvaise surprise de voir aussi son concert biarrot remis en question, ce vendredi 20 juillet, par la faute d’un violent orage menaçant la première des trois soirées, de la première édition de Biarritz en été.
Finalement, deux heures de retard dans l’ouverture des portes, l’annulation des deux premiers artistes programmés (sur les onze prévus) et de quelques animations annexes, des flaques de boue et un public un peu moins nombreux qu’espéré (4000 spectateurs environ pour une jauge de 7000), ont perturbé ce lancement sans le compromettre.
Ancrer le festival dans la vie locale
« Je rêve de Biarritz en été » chantait Sébastien Tellier dans Roche (2008). Ce difficile baptême semble pourtant confirmer qu’il n’est pas simple d’imposer un festival rock estival sur la côte basque. En 2016, déjà, un autre événement ambitieux, le Big Festival, avait ainsi rendu l’âme après huit éditions. Organisé au stade Aguilera (celui de l’équipe de rugby du Biarritz Olympique), par le producteur parisien Sébastien Farran (ancien manager de Suprême NTM, JoeyStarr et Johnny Hallyday), le rassemblement avait attiré des stars (Neil Young, Iggy Pop, Pharrell Williams, Johnny Hallyday…), sans trouver son équilibre économique, ni, apparemment , susciter suffisamment d’adhésion locale. Au point d’entrer en conflit avec la municipalité.
« Le Big a permis à Biarritz de figurer sur la carte des festivals d’été » reconnaît Sylvie Claracq, adjointe au maire, Michel Veunac (centriste), déléguée à la vie scolaire et à la jeunesse, par ailleurs présidente de l’Atabal, la très active « salle de musiques actuelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Bon courage ! 1|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, le philosophe Frédéric Gros fait référence au « courage de la vérité », titre de l’ultime leçon donnée par Michel Foucault au Collège de France, peu avant sa mort, en  1984.
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                Frédéric Gros : « Le courage du “dire-vrai”, sans retenue hypocrite »


Bon courage ! 1|6. Il n’est pas question ici d’héroïsme, mais de cette vertu qui fait tenir au quotidien. Cette semaine, le philosophe Frédéric Gros fait référence au « courage de la vérité », titre de l’ultime leçon donnée par Michel Foucault au Collège de France, peu avant sa mort, en  1984.

Le Monde
                 |                 21.07.2018 à 09h00
                 |

            Anne Chemin

















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Philosophe, éditeur de Michel Foucault dans « La Pléiade », Frédéric Gros est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Désobéir (Albin ­Michel, 2017). Il est professeur à Sciences Po Paris.

Michel Foucault a défendu l’idée que le courage est nécessaire à la vérité, il en a même fait le titre d’une année de cours au Collège de France, en 1984, « Le courage de la vérité » (Seuil/Gallimard, 2009). Pourquoi faut-il du courage pour énoncer une vérité ?
Pour Michel Foucault, la vérité n’est pas ­forcément un discours détaché et objectif sur le monde, une forme d’adéquation au réel ou une manière de reproduire un état de fait : le marqueur de la vérité peut aussi être ce qui ­dérange. Il reprend là une idée de Nietzsche : la vérité est ce que nul ne veut reconnaître, ce que chacun tente de masquer. Le contraire de la vérité, explique-t-il, ce n’est donc pas ­l’erreur ou le mensonge mais la doxa, l’opinion commune.
Dans ce cours de 1984, il retrouve l’intuition originelle de la philosophie : quand une idée n’est pas pensée à la première personne, elle risque de ressembler à du conformisme intellectuel. Pour aller contre l’opinion commune et se faire son propre jugement, il faut fournir un certain effort intellectuel, ce qui requiert du courage. Mais aussi prendre le risque de ne pas être d’accord avec ses semblables, ce qui demande, là encore, du courage.
Michel Foucault s’attarde sur quatre des visages du courage de la vérité. Le premier est le courage démocratique de la vérité, la « parrêsia ». Comment la définiriez-vous ?
Nous connaissons tous les fondements de la démocratie – l’égalité devant la loi, la liberté d’expression, les droits fondamentaux, la dignité de chacun… Michel Foucault y ajoute un pilier oublié de la démocratie grecque : la parrêsia, un terme qui signifie le fait de tout dire, sans retenue hypocrite ni arrière-pensée.
Pour que la vérité démocratique émerge,...


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Frédéric Gros : « Le courage du “dire-vrai”, sans retenue hypocrite »
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Anne Chemin
    













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Avignon : le « Pays lointain » et aimé de Jean-Luc Lagarce

Christophe Rauck propose, avec les élèves de l’école du Théâtre du Nord, une adaptation bouleversante de la dernière pièce de l’auteur mort du sida à 38 ans.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 08h25
    |

                            Fabienne Darge (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Qu’il nous est proche, ce Pays lointain… Et que l’on est heureux(se) d’en sortir à ce point bouleversé(e), le cœur touché aussi bien que l’esprit, avec le sentiment que l’auteur, Jean-Luc Lagarce, a rarement été aussi bien saisi, investi dans toute sa profondeur humaine, sa tragique élégance. Un Pays lointain qui s’invite à la fin du Festival d’Avignon, pourtant, et qui est ce que l’on appelle un spectacle « de sortie d’école » – en l’occurrence, celui de la cinquième promotion de l’école du Théâtre du Nord, à Lille, tou(te)s deux dirigé(e) s par le metteur en scène Christophe Rauck, qui l’a conçu pour ses élèves acteurs et auteurs.
Plus les années passent, et plus se renforce la portée de l’œuvre de Jean-Luc Lagarce, dont on a toujours pensé, dans ces colonnes, qu’il était l’égal d’un Tchekhov contemporain, ce qui se confirme ici magnifiquement. Le Pays lointain est la dernière pièce écrite par l’auteur, en 1995, juste avant qu’il ne meure du sida, à l’âge de 38 ans.
Pièce testamentaire, comme J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne (1994) et Juste la fin du monde (1990), où les mêmes motifs se retrouvent, avec des variations multiples et musicales : la mort annoncée d’un homme « jeune encore », l’homosexualité qui ne peut pas s’avouer auprès d’un milieu familial prisonnier de ses traditions, la maladie mystérieuse et fatale, la famille que l’on aime mais que l’on fuit parce qu’elle ne vous comprend pas. Une nouvelle forme de destin, en un mot, à la fois éternel, universel et marqué du sceau de ce qui s’est passé de si particulier dans les années 1990 : la mort d’êtres jeunes – des hommes, surtout –, libres, souvent artistes, cherchant de nouveaux rapports amoureux.
« Un homme jeune encore »
Dans Le Pays lointain, toute la vie et l’œuvre de Lagarce se bouclent, en cette « histoire d’un jeune homme, d’un homme jeune encore, à l’heure de mourir »....




                        

                        


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Des voyages, un amour interdit et une chambre d’ado : nos choix de replays pour le week-end

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix d’émissions et de podcasts à (re)découvrir en différé.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 06h39
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Pour agrémenter vos vacances ou échapper à un quotidien monotone, direction le Québec en auto-stop, la Namibie en train, et deux voyages dans le temps.
Sur un air de « Ma cabane au Canada »

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Rien ne sert de courir, il faut partir à poil. Nans et Mouts – alias Nans Thomassey et Guillaume Mouton – sont de retour pour le troisième et dernier volet de leurs tribulations nord-américaines. Après avoir débarqué nus comme des vers au Québec, avoir goûté les spécialités culinaires et autres joies locales, les deux hommes s’approchent enfin de leur but : construire une cabane. Pas au fond du jardin, mais dans la forêt, au bord du lac Saint-Jean.
Au-delà de l’aspect « système D », cet épisode rend compte de l’ouverture et de la générosité des Québécois et de leurs communautés autochtones, marquées par l’Histoire. En se filmant eux-mêmes, Nans et Mouts captent de magnifiques morceaux de vie, avec une bonne humeur terriblement communicative. Au fil de ce roman d’apprentissage animé, on pleure, on rit, on se réjouit. Et surtout, on (re)trouve foi en l’humanité. Camille Langlade
Nus et culottés, Objectif lac Saint-Jean, 3/3, de Guillaume Mouton, Nans Thomassey et Charlotte Gravel (Fr., 2018, 52 min). Sur France.tv.
Des trains et des hommes



Découvrir un pays à travers ses trains, tel est le défi que s’est lancé Philippe Gougler. L’animateur parcourt les rails à la découverte d’une région du monde, de ses paysages et de ses habitants. Pour cette huitième saison des Trains pas comme les autres, le voilà parti en Namibie, le deuxième pays le moins peuplé sur la planète.
Au fil de ses correspondances, Philippe Gougler partage le quotidien d’hommes et de femmes venus de tous horizons. Toujours attentif et bienveillant, le journaliste expérimente même la chasse à la grenouille, en compagnie des Bochimans, un des plus vieux peuples d’autochtones d’Afrique Australe. Un safari pas comme les autres, fait de broussaille, de dunes monumentales, d’animaux et d’images époustouflantes. Entre solitude et rencontres magnifiques. C. La
Des trains pas comme les autres, Namibie, d’Alex Badin avec Philippe Gougler. Saison 8, épisode 1 (Fr., 2018, 52 min). Sur France.tv.
Arletty choisit le camp de l’amour

Avec sa gueule d’atmosphère, Arletty était une femme de passions. De son vrai nom Léonie Bathiat, l’enfant de la banlieue parisienne aux origines modestes avait réussi à devenir la plus populaire des actrices d’avant-guerre. Reconnaissable à son accent nasillard des faubourgs, sa dégaine chaloupée, ses répliques cinglantes et son anticonformisme, elle a défilé devant les plus grands metteurs en scène de cinéma et de music-hall. Cette carrière aurait pu être exemplaire si, pendant l’occupation nazie, elle n’avait été entachée par sa « collaboration horizontale » avec un jeune officier allemand, Hans Jürgen Soehring, dès mars 1941.
Décors soignés, dialogues ciselés et mise en scène sans trop d’effets, cette fiction, inspirée de faits réels, repose sur l’interprétation de l’inattendue et étonnante Laetitia Casta dans le rôle d’Arletty. L’actrice enveloppe avec grâce et glamour la gouaille de son personnage. Et trouve le ton juste, en ne tombant pas dans l’imitation de son héroïne. Daniel Psenny
Arletty, une passion coupable, d’Arnaud Sélignac. Avec Laetitia Casta, Marie-Josée Croze, Ken Duken (Fr., 2014, 90 min). Sur France.tv.
Montre-moi ta chambre, je te dirai qui tu es

   


Partir. Ou plutôt s’enfuir de cette cage d’escalier. Pour Thierry Marx, quitter la cité du Bois-l’Abbé n’était pas seulement son rêve d’adolescence, c’était surtout une nécessité pour tenter de faire quelque chose de sa vie. « Si je ne m’évadais pas, elle allait se replier sur moi », dit-il de sa voix chaude et rassurante. Au micro de Christine Gonzalez, le chef doublement étoilé a accepté de décrire « sa chambre d’ado » et de raconter son enfance avec sincérité et poésie. Il ne cache ni ses failles – ses échecs scolaires ou son côté bagarreur – ni le « traumatisme » que lui a causé une conseillère d’orientation quand elle lui a assuré que l’école hôtelière n’était pas faite pour « des gens comme [lui] ».
Après Thierry Marx et la chanteuse Sheila, d’autres personnalités comme l’humoriste Bérengère Krief ou la danseuse Marie-Claude Pietragalla se prêteront au jeu, chaque dimanche jusqu’au 26 août. Mustapha Kessous
Chambre d’ado, présenté par Christine Gonzalez (45 min). Sur Franceinter.fr.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Immense succès entre 1996 et 2003, la série veut se dépoussiérer avec un casting plus représentatif de la société américaine.
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La série « Buffy contre les vampires » relancée avec une Buffy noire

Immense succès entre 1996 et 2003, la série veut se dépoussiérer avec un casting plus représentatif de la société américaine.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 03h39
   





                        



   


La rumeur enflait depuis plusieurs semaines, c’est désormais confirmé. La série à succès Buffy contre les vampires fera son retour sur petit écran, et le rôle phare sera confié à une actrice noire. C’est le bras télévisé du studio américain 20th Century Fox qui prépare cette nouvelle version de la série culte, diffusée entre 1996 et 2003.
Au-delà du personnage principal, Fox 21 TV Studios souhaite proposer une distribution beaucoup plus variée que la série originelle, dont tous les acteurs principaux étaient blancs, selon le site spécialisé Deadline.
Adolescente américaine sans histoire, Buffy Summers, interprétée originellement par Sarah Michelle Gellar, est désignée comme l’élue pour lutter, avec l’aide de ses amis, contre les vampires qui constituent une menace permanente.
Monica Owusu-Breen (qui a notamment travaillé sur « Charmed », « Alias » ou « Lost ») a été désignée comme auteure, showrunner et productrice exécutive de cette nouvelle série, produite par le même studio que la première.
L’auteure sera assistée du créateur de la série originelle et scénariste à succès (« Justice League » ou « Avengers: L’ère d’Ultron ») Joss Whedon, qui sera producteur exécutif. Le projet n’a pas encore de diffuseur et sera présenté cet été à des chaînes et des plateformes de diffusion, selon Deadline.



                            


                        

                        


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A Avignon, Emanuel Gat s’emmêle les pas avec « Story Water »

Dans la Cour d’honneur du festival, le chorégraphe israélien présente un spectacle très politique qui finit par s’enrayer.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 18h31
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 06h40
    |

                            Rosita Boisseau (Envoyée spéciale à Avignon)








                        



                                


                            

Chorégraphie en première partie et Danse en conclusion. Pierre Boulez pour l’entrée et grand cri folk en guise de dessert. Sur le tableau monumental des murailles de la Cour d’honneur d’Avignon, les infos s’inscrivent en blanc – en français et en anglais – histoire de donner des indices à l’action qui se déroule en contrebas sur le plateau. Histoire aussi de souligner la progression du propos déjà scandé à la ­seconde par un chrono digital. Vous êtes perdus ? Lisez ! Et voilà un topo chargé sur la situation de Gaza qui pète comme une ­grenade qu’on n’a pas vu venir dans la pièce montée bien lisse du spectacle.
Cette drôle de machine de guerre s’intitule Story Water. Elle est pilotée par le chorégraphe israélien Emanuel Gat, 49 ans, installé en France depuis 2007. A l’affiche pour la première fois du ­Festival d’Avignon, et qui plus est chargé d’investir les six cents mètres carrés de la Cour d’honneur, il a visiblement eu besoin de charger son dossier.
A côté de Boulez, deux autres compositions musicales soutiennent son entreprise : l’une de Rebecca Sanders, compositrice contemporaine, et la troisième cosignée par Gat lui-même avec l’Ensemble Modern et ses treize musiciens. Dix danseurs occupent le terrain avec vaillance. Mais est-ce le disparate touffu du menu, l’apparente disjonction entre le groupe et l’orchestre qui semblent opérer chacun de son côté, la sensation d’un élan sans cesse bloqué ? Story Water, contrairement à son titre, est laborieux et laisse perplexe.
Tiré d’un poème soufi
Cet opus détonne à tous les niveaux dans le parcours d’Emanuel Gat, régulièrement programmé depuis 2008 au festival Montpellier Danse. Et ça, c’est tout de même une excellente nouvelle. Courageusement, s’il affirme dans le programme qu’il fabrique la même pièce depuis vingt-cinq ans – ce qui est loin d’être faux ! –, il a sérieusement perturbé ses habitudes. Depuis sa première apparition en France, au début des années...




                        

                        


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Le coup de cœur de Bachar Mar-Khalifé pour Hamza El Din

Le chanteur franco-libanais est en tournée pour présenter son album, « The Water Wheel », inspiré du chanteur nubien.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 18h16
    |

                            Patrick Labesse








                        



                                


                            

Percutant, noir et scintillant, insolite et paradoxal, The Water Wheel, le nouvel et quatrième album de Bachar Mar-Khalifé, enregistré en quartette, fait directement référence à Escalay, the Water Wheel. Oud Music from Nubia, un album solo, paru en 1971 chez Nonesuch, du oudiste et chanteur nubien Hamza El Din, mort à 76 ans, le 22 mai 2006.
Le pianiste, percussionniste et chanteur franco-libanais le présente actuellement sur les scènes des festivals d’été. Une tournée passant par les Nuits de Fourvière, à Lyon, le 24 juillet, et qui se prolongera à la rentrée, avec notamment une escale au festival Worldstock à Paris, le 27 octobre.

Pour cette recréation, née de la proposition d’une carte blanche du festival bruxellois les Nuits Botanique en 2017, le musicien a fait rajouter « A tribute to Hamza El Din » (« Un hommage à Hamza El Din ») sur la pochette. « Tous les titres de mon album sont de lui [choisis dans The Water Wheel, et d’autres enregistrements du Nubien]. C’est un projet de cœur. »
Né à Beyrouth, en 1983, Bachar Mar-Khalifé est le fils du célèbre chanteur et compositeur libanais Marcel Khalifé. « J’ai rajouté “Mar” à mon nom, pour mon premier disque [Oil Slick, paru en 2010]. Cela signifie “saint” au Liban. C’était au départ pour faire une plaisanterie et je l’ai gardé. La région du mont Liban est connue pour avoir beaucoup de “saints” et chaque année, on en découvre des nouveaux (officiellement canonisés par le Vatican…). »
« Expérience émotionnelle »
C’est aussi la première partie du prénom de son père. Au Liban, il est d’usage de prendre le prénom du père en deuxième prénom. Bachar Mar-Khalifé a 6 ans quand sa famille se réfugie en France pour fuir la guerre au Liban, et une dizaine d’années de plus lorsqu’il tombe sur le disque de Hamza El Din dans la discothèque parentale. Un choc. « Il chantait dans une langue que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Notre choix du soir. La Suisse vue à travers des faits divers traités par le collectif Bande à part qui réunit les cinéastes Ursula Meier, Lionel Baier, Frédéric Mermoud et Jean-Stéphane Bron (sur Arte à 20 h 55).
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TV – « Ondes de choc » : tétralogie sanglante chez les Helvètes

Notre choix du soir. La Suisse vue à travers des faits divers traités par le collectif Bande à part qui réunit les cinéastes Ursula Meier, Lionel Baier, Frédéric Mermoud et Jean-Stéphane Bron (sur Arte à 20 h 55).



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h45
    |

                            Thomas Sotinel








                        


Mini-série sur Arte à 20 h 55



Passant d’une demi-douzaine à plus de huit millions entre la fin du XXe siècle et aujourd’hui, le nombre d’habitants de la Confédération helvétique suffit à fournir son lot de criminels. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que la télévision suisse romande ait produit une minisérie dont chaque épisode est inspiré d’un fait divers survenu ces dernières décennies dans le pays. Plus originale est la manière d’avoir réuni cette collection. Le diffuseur suisse s’est adressé au collectif Bande à part, qui réunit les cinéastes Ursula Meier (L’Enfant d’en haut), Lionel Baier (Les Grandes Ondes), Frédéric Mermoud (Complices) et Jean-Stéphane Bron (Cleveland contre Wall Street), laissant le choix de leur matériau à ces auteurs très différents les uns des autres.



Le résultat, proposé sous le titre Ondes de choc, est une tétralogie sanglante, faite d’histoires singulières que réunissent l’âge des protagonistes, des garçons au sortir de l’adolescence, les paysages (cette intrication entre la campagne et la ville, la plaine et la montagne) et un désir manifeste de faire du cinéma, fût-ce pour le petit écran. Les films seront diffusés sur Arte (qui a coproduit la série) deux par deux, les 20 et 27 juillet.
Journal de ma tête, d’Ursula Meier, ouvre la procession avec un double parricide, commis par un garçon de 18 ans. Autour de la figure de Benjamin (Kacey Mottet Klein), qui correspond en apparence à l’archétype du « lycéen sans histoires », l’auteure tisse un écheveau de questions. Celles que se posent les enquêteurs et les magistrats. Et surtout celles qui taraudent Esther Fontanel (Fanny Ardant), la professeure de français du meurtrier, à qui le jeune homme a adressé une longue missive quelques heures avant de tuer ses parents. L’enseignante est pressée par un juge d’instruction (Jean-Philippe Ecoffey, formidable d’épaisseur physique et intellectuelle) qui les tient, elle et son enseignement de l’introspection, pour responsables du passage à l’acte de Benjamin.



Au fil des mois, on voit Esther vaciller entre le déni, la fascination pour l’abîme qu’elle aurait ouvert, et la compassion pour son ancien élève. Ursula Meier observe l’intimité qui se crée entre elle et Benjamin, l’impossibilité de la réparation. Comme souvent, l’apparente distance de la cinéaste finit par créer plus d’émotion qu’une empathie immédiate.
« Sadique de Romont »
Des quatre films, Sirius sera le plus familier aux spectateurs français puisqu’il évoque un épisode dont le retentissement a franchi les frontières, le massacre de l’Ordre du temple solaire, à Salvan, en 1994. Frédéric Mermoud respecte en partie les injonctions de la mention « inspiré de faits réels ». Carlo Brandt et Dominique Reymond, qui incarnent les gourous meurtriers d’une secte, proposent des hypothèses convaincantes quant aux motivations et aux comportements des mégalomanes qui entraînent leurs fidèles jusqu’à la mort. Egrenant les jours qui précèdent le massacre, Sirius s’attache aux pas hésitants d’un jeune adepte, Hugo (Grégoire Didelot) pris de doute à l’approche du « voyage » annoncé par les maîtres que lui ont choisis ses parents. Le classicisme de la mise en scène est dopé par le laconisme du scénario (chacun des auteurs a dû respecter, à peu de chose près, la limite d’une heure) et, aussi attendu soit-il, le finale touche à la tragédie, exacerbée par l’absurdité du rituel qui y préside.



Peut-être parce qu’il est souvent documentariste, Jean-Stéphane Bron s’est emparé d’un fait divers relativement récent, la cavale de trois voleurs de voitures lyonnais, venus chercher en Suisse des berlines allemandes. La Vallée prend la forme d’un thriller ramassé, porté par un jeune acteur, Iliès Kadri, prenant ici les traits d’un gamin doué pour l’électronique, qui doit, d’un moment à l’autre, se muer en un Rambo du XXIe siècle (celui du premier épisode de la série), pourchassé par monts et par vaux dans une nature hostile.
Dans les années 1980, le « sadique de Romont » a enlevé, violé et tué dix hommes entre Suisse et Savoie. Mais ce n’est pas la figure récurrente du tueur en série qui intéresse Lionel Baier dans Prénom : Mathieu, plutôt celle d’une des victimes qui a échappé à la mort. A 17 ans, Mathieu doit sa survie à un mélange de présence d’esprit et de chance. Blessé physiquement, amnésique, il tente de recouvrer son intégrité. Le suspense du film ne tient pas tant à l’arrestation du criminel, qui dépend de la dissipation de l’oubli, qu’à la possibilité pour l’adolescent de rejoindre le monde des vivants.



Avec une délicatesse qui n’exclut pas la lucidité, Lionel Baier met en scène le stigmate marquant la victime d’un crime sexuel (voir les séquences déchirantes et troublantes qui réunissent le garçon et son père), le doute qui la travaille, la pression qu’exerce le policier chargé de l’enquête (Michel Vuillermoz) entraînant Mathieu dans une maïeutique aussi efficace qu’intéressée. Situé de l’autre côté du crime, Prénom : Mathieu est dominé par la figure de son interprète principal, un débutant, Maxime Gorbatchevsky.
Journal de ma tête, d’Ursula Meier, et, à 22 h 05, Sirius, de Frédéric Mermoud. Vendredi 27 juillet, à 20 h 55, La Vallée, de Jean-Stéphane Bron et, à 21 h 45, Prénom : Mathieu, de Lionel Baier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Passion jazz (6/6). Francis Marmande a partagé l’intimité des plus grands musiciens d’un genre en perpétuelle révolution. Aujourd’hui, entrevue chez le trompettiste, en face de Central Park, trois mois avant sa mort.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour de Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 20.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 06h40
                 |

            Pascale Krémer

















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Molière de l’humour 2017, le comédien de 31 ans mène une revue de presse décapante chaque lundi dans « Quotidien » (TMC), l’émission de Yann Barthès. Début 2019, il partira en tournée avec Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, tout en jouant Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche au Théâtre du Rond-Point, à Paris.
« Vous allez peut-être me disputer, mais pour moi, la plus belle chanson d’amour, c’est L’Amitié, de Françoise Hardy. J’adore cette déclaration d’amour aux amis. J’aurais pu choisir La Chanson des vieux amants, de Jacques Brel. Elle est tellement évidente, tellement puissante sur ce qu’elle dit de l’éternité, de l’amour débarrassé de la jalousie, de l’exclusivité, de tout ce qui l’empoisonne. Avec ce point de vue, celui de la fin de la vie. C’est là, à la fin seulement, qu’on sait si on a été amoureux. Heureux.
Mais pour moi, l’amitié est la forme d’amour la plus aboutie. La plus puissante. Nos amis sont ceux qui nous connaissent le mieux, ceux qui pourraient nous faire le plus de mal et ne le font pas. C’est ça, la définition d’un ami : quelqu’un à qui on donne une arme à feu et qui ne s’en sert pas.
L’Amitié, c’est une petite pépite. Je l’écoute tout le temps. “Beaucoup de mes amis sont venus des nuages/Avec soleil et pluie comme simples bagages/Ils ont fait la saison des amitiés sincères/La plus belle saison des quatre de la terre.” Je l’associe au film Les Invasions barbares, de Denys Arcand, que j’ai vu un peu avant de passer le bac, parce qu’il parle d’un type qui dit au revoir à ses amis et qu’on y voit les jambes de Françoise Hardy. Il n’y a pas beaucoup de chansons ni beaucoup de bons films sur l’amitié – il n’y a que des films de potes “quinquas” qui partent en vacances en bande, des films “Ricoré” sur l’amitié.
« On fait trop de pub à l’amour »
J’ai le pressentiment qu’à l’heure de mourir, c’est aux étés avec les amis que je penserai, à ces moments de grande joie, ces moments où l’on se serre fort quand ça ne va pas. Jeune, j’ai été très célibataire. Si je n’ai jamais déprimé, c’est grâce aux histoires d’amitié. Des antidotes incroyables ! J’ai connu plus de belles histoires d’amitié que d’amour. On donne le meilleur de soi pour rien. Juste pour se forger des souvenirs.
On fait trop de pub à l’amour. On nous le survend. Il faudrait absolument avoir de grandes histoires, qu’elles commencent bien, qu’elles finissent bien, qu’elles soient torrides, romanesques, poétiques… L’amitié, c’est moins à la mode. On n’en parle pas. On pense que ça va de soi : on se fait des amis à la maternelle, on les garde. Moi, j’adore prendre soin de mes histoires d’amitié. J’invente, je fais souffler de l’inédit, de la passion, je ne considère rien comme acquis.
Je suis très fort pour organiser des vacances. Cette année, c’était à Rome, avec dix copains que je connais depuis les écoles de théâtre de Lyon et Saint-Etienne, mais qui ne sont pas atteints par les maladies mentales des acteurs. Quand chacun essaie d’être le plus drôle, le plus gentil, le plus à l’écoute, ça crée de l’or. Un feu d’artifice de qualités d’âme. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Pascale Krémer
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ A Marseille, l’exposition « Jazz & Love » présente des peintures, photos et pochettes de disques tissant des liens entre musique et sentiments.
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Quand jazz rime avec amour

A Marseille, l’exposition « Jazz & Love » présente des peintures, photos et pochettes de disques tissant des liens entre musique et sentiments.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h23
    |

                            Francis Marmande








                        



                                


                            

Centre de la Vieille ­Charité, à Marseille. Deuxième salle de l’exposition « Jazz & Love ». Une image un peu floue de Carole Reiff : Billie Holiday (1915-1959) derrière le rideau de Carnegie Hall, en 1954. De dos, en robe de concert, elle semble remettre en place la cravate d’un homme noir en tenue de soirée. Un des musiciens de l’orchestre ? Celui qui la rassure ? Son amant céleste de l’instant ? De ce duo émanent une silencieuse intimité, une infime vibration qui paraîtrait l’ombre d’une aile si elle n’était l’humble trace d’un instant qui a bien eu lieu. De cela seulement on est sûr.
L’image, comme souvent chez Carole Reiff (1934-1984), délaisse la netteté au profit de ce qui l’embarque. Mystères de l’amour backstage… Amour des chansons de Billie. Amours dans la vie de Billie. Amour du jazz et de ses ­acteurs, chez Carole Reiff. « Jazz & Love », l’exposition, comme ses pistes, s’y condensent.
Journaliste (au magazine Jazzman), voix de radio, fondateur du label Jazz & People, auteur de textes de livrets, agrégé de lettres, Vincent Bessières a fait, en ­matière d’expositions, ses preuves. « We want Miles. Miles Davis. Le jazz face à sa légende » (Cité de la musique, 2010) est une éclatante réussite qu’ont invitée Montréal, Rio de Janeiro, etc. Récidive avec « Django Reinhardt. Swing de Paris » (2012) ; puis l’exposition consacrée au label Blue Note (« Sound & Graphics »), et une autre, aux rapports du jazz et du cinéma, à Boulogne, en 2015…
Révolution et spiritualité
Présidée par Régis Guerbois, l’association Marseille Jazz des cinq continents déroule, jusqu’au 27 juillet, la 19e édition de son festival (directeur artistique, ­Hugues Kieffer). Pas une des têtes d’affiche de l’été qui n’y soit. Et, dans le même esprit, conforme au programme de la manifestation Marseille-Provence 2018, le festival confie sa première exposition, « Jazz & Love », à Bessières.

Lequel dit doucement qu’il a « essayé de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le comédien cultive son humour à part avec « Plaire », présenté dans le « off » d’Avignon.
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Avignon : Jérôme Rouger dévoile toutes les facettes de la séduction

Le comédien cultive son humour à part avec « Plaire », présenté dans le « off » d’Avignon.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h37
    |

            Sandrine Blanchard (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jérôme Rouger n’en finit pas de nous séduire. Affirmer cela alors que son nouveau seul-en-scène, présenté dans le Festival « off » d’Avignon, a pour titre Plaire, abécédaire de la séduction, pourrait relever de la facilité. Mais, depuis que l’on suit l’itinéraire de ce comédien, on est de plus en plus attaché à sa manière unique de susciter le rire, à sa capacité à poser un regard décalé sur la complexité du monde, à son don pour établir un rapport bienveillant et complice avec le public.
Jérôme Rouger a un humour à part dans le paysage actuel des one-man-shows. Loin du culte de la punchline, des blagues sur les mésaventures du quotidien et des moqueries faciles sur les communautés, il cultive un mélange d’espièglerie, d’impertinence et de poésie dans des mises en scène aussi inattendues qu’inventives.

Art de la rupture
Il n’y a que lui pour transformer un clip de Woodkid en chevauchée à la Monty Python. Lui pour organiser avec le public un karaoké sur une chanson de Mike Brant. Lui pour rappeler le bonheur du film Les Galettes de Pont-Aven avec Jean-Pierre Marielle. Et lui pour faire (re)découvrir un extrait d’une truculente interview de Giscard réalisée en 1970 – son année de naissance – par Danièle Gilbert dans le jardin de la mairie de Chamalières. Devant les yeux ébahis de la présentatrice, le futur président jouait avec gaucherie de l’accordéon. Comme quoi Karine Le Marchand n’a rien inventé en ­conviant des candidats à la présidentielle dans son émission « Une ambition intime ». Mais ne nous y trompons pas, ce conteur de l’absurde n’est pas passéiste et s’amuse aussi bien des tares de la télé-réalité que des multiples fonctions d’un drone.
Dans son abécédaire, où se ­côtoient, entre autres, les mots « galoche », « manipulation », « imposteur » ou « avant-garde », Jérôme Rouger déroule toutes les facettes de la séduction. Des plus belles (l’amour, le lien entre l’acteur et les spectateurs) aux plus sournoises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Délaissées au profit des séjours multiactivité, les colos à l’ancienne disparaissent. Reportage en Auvergne, où un centre connaît une seconde vie en accueillant des migrants.
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Le déclin des jolies colonies de vacances


                      Délaissées au profit des séjours multiactivité, les colos à l’ancienne disparaissent. Reportage en Auvergne, où un centre connaît une seconde vie en accueillant des migrants.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 09h53
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        
Les marguerites, les orties et les herbes folles ont tout envahi. L’averse vient de s’arrêter et le soleil sèche le terrain de basket. Derrière d’immenses pins, on aperçoit une soucoupe volante géante. C’est le réfectoire. Sur le bâtiment de trois étages avec vue sur les montagnes auvergnates, la peinture s’écaille par endroits. L’escalier de secours en béton se fissure. « Colonie de vacances de Clichy-la-Garenne », annoncent de grosses lettres blanches à l’entrée. Mais plus aucun cri d’enfants de banlieue parisienne ne résonne ici.
En contrebas de Murat-le-Quaire, bourg d’à peine 500 habitants dans le Puy-de-Dôme, le centre est à l’abandon depuis quatre ans. Pourtant, l’endroit est magnifique et l’air d’une pureté à faire planer tout citadin élevé aux particules fines. On comprend vite pourquoi le chanteur Jean-Louis Murat, qui a passé son enfance ici (d’où ce nom de scène), demeure si attaché à ces grands espaces.
Des travaux estimés à 5 millions d’euros
Dans le village perché à 1 000 mètres, surplombant la ville thermale de La Bourboule, Gérard Brugière reçoit dans sa mairie en pierre. Ce lundi 11 juin, il se désespère. Clichy l’a appelé le matin même pour lui annoncer que l’acquéreur du centre et du parc de 5 hectares, à hauteur de 200 000 euros, avait fait faux bond.
Il faut dire que l’édile et ses adjoints avaient un peu de mal à croire au projet : piscine en sous-sol, hôtel et restaurant quatre étoiles, lotissement, commerces, boîte de nuit… À Murat, on est plus randos que stilettos. Gérard Brugière, qui garde les clés du centre, avait pensé y installer une maison de retraite et un musée. « Mais j’ai estimé les travaux à 5 millions d’euros, précise-t-il. Même pour 1 euro symbolique, la commune ne peut pas le racheter. »

En France, comme à Murat-le-Quaire, les colonies de vacances sont en voie de disparition. Dans les années 1990, le village comptait quatre centres en activité, il n’en reste plus qu’un. Au...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Sur la Costa Blanca, ce petit village de pêcheurs a cédé la place à une forêt d’hôtels-buildings, marquée par le tourisme de masse.
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L’Intempo, arche infernale de Benidorm


                      Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Sur la Costa Blanca, ce petit village de pêcheurs a cédé la place à une forêt d’hôtels-buildings, marquée par le tourisme de masse.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h25
    |

                            Anne-Lise Carlo








   


Vingt-six gratte-ciel de plus de 100 mètres de haut en bord de mer : il n’y a guère que New York ou Dubaï pour rivaliser avec Benidorm. Jusqu’au début des années 1950, cette station balnéaire à l’est de l’Espagne, sur la Costa Blanca, était un petit village de pêcheurs tapi à l’ombre des amandiers et des oliviers. Aujourd’hui, son front de mer est un agglomérat de blocs en béton digne des films de science-fiction façon Blade Runner.
Cette vision urbaine futuriste tient surtout à celui que l’on a surnommé « l’homme qui a mis le soleil en bouteille » : Pedro Zaragoza, maire de Benidorm de 1950 à 1967. Ce franquiste a très tôt perçu le potentiel de sa ville comme écrin pour le tourisme de masse. Il en fait un lieu unique en Espagne, où la classe ouvrière britannique venue en charters côtoie les seniors espagnols. Avec plus de 5 millions de fidèles touristes brassés tout au long de l’année, Benidorm incarne pour beaucoup l’enfer sur terre.
Un gratte-ciel vide depuis son inauguration
Aucun « archistar » ne se cache derrière ces hôtels-buildings. « Comparé à Manhattan, Benidorm est le symbole de la modestie architecturale », estime Julio Jiménez Corral, architecte quadragénaire installé à Madrid. La station est avant tout le royaume des promoteurs immobiliers. Dernière épopée locale, celle de l’Intempo, illustration d’une ivresse immobilière qui finit en gueule de bois. Culminant à près de 200 mètres dans un habit doré, ce gratte-ciel est vide depuis son inauguration, il y a quatre ans, et son exploitation en suspens en raison de batailles financières.

        Lire aussi :
         

                Sur la Côte d’Azur, le secret des pyramides Marina Baie des Anges



Ce délire architectural, symbole du kitsch balnéaire, inspire néanmoins une génération d’artistes et de photographes nés avec l’avènement de Benidorm, qu’ils « instagramment » sans cesse. Le réalisateur français Romain Gavras y a tourné de nombreuses scènes de sa comédie policière Le monde est à toi, en salle le 15 août. C’est aussi ici que la photographe galicienne María Moldes a réalisé sa série Scènes d’une vie radioactive, que Martin Parr ne renierait pas. Et les tours en toile de fond ne semblent rien gâcher.
« Au contraire, ce décor est très graphique », souligne Julio Jiménez Corral, qui a fait de Benidorm la source d’inspiration de son exposition photo « Benikaktus ». Le jeune architecte adhère aussi à l’idée, soutenue par un petit nombre d’aficionados, que cette ville tout en verticales, concentrée sur 7 kilomètres de côte, n’a pas détruit la nature alentour et n’est pas le désastre écologique qu’on dit. Il n’en fallait pas plus pour réconforter Benidorm, qui compte candidater à l’Unesco en vue d’être inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité.
Y aller en avion
Aller-retour Paris-Orly–Alicante sur Vueling à partir de 120 euros.

    My perfect weekend looks like this... by the beach 🏖 💙 #Benidorm . Así va a ser mi fin de semana: PERFECTO 😎🏖 #visitBenidorm Une publication partagée par  Visit Benidorm (@visitbenidorm) le 20 Avril 2018 à 12 :39 PDT 




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤             
Saturnin, Rintintin, Flipper… Le douloureux destin des animaux stars 
                  
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Le Monde
 |
                  20.07.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 17h11


Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.

Par             Philippe Ridet





                     
Il y a très longtemps, sans doute à la fin des années 1960 ou au début de la décennie suivante, nous avons été victime d’un léger traumatisme. Plongé dans la lecture de Télé 7 Jours, nous avons lu cette nouvelle, affligeante même pour le préado blasé et ricanant comme une hyène que nous étions alors.
Plusieurs dizaines de canetons pour un épisode de Saturnin
Dans une courte enquête, l’hebdomadaire révélait que plusieurs dizaines de canetons entraient dans la confection d’un seul épisode de quatorze minutes des Aventures de Saturnin, un feuilleton conçu pour l’ORTF par Jean Tourane et dialogué par l’écrivaine Louise de Vilmorin, compagne d’André Malraux, le ministre de la culture du général de Gaulle.
Le chanteur comique Ricet Barrier prêtait son timbre bougonnant à Saturnin, un caneton hâbleur qui avait fort à faire avec des belettes et des hamsters moqueurs, tandis que l’acteur populaire Robert Lamoureux assurait les commentaires d’une voix de crécelle.
« Saturnin à la campagne »  (vidéo Youtube)

Isabelle Aubret, gagnante du concours de l’Eurovision en 1962, interprétait, elle, la chanson du générique : « Approchez, tous les amis, les grands et les petits, regardez bien ! Le cœur fier et l’œil malin, voici venir au loin votre ami Saturnin » – paroles de Serge Lebrail et musique de Joe Hajos. (Si vous espérez sortir de la lecture de ce papier rajeunis, passez votre chemin.)
On comprenait entre les lignes de l’article que de nombreux dangers guettaient les petits canards : griller sous les sunlights, rendre l’âme en raison des cadences de travail, grandir trop vite, succomber à la maltraitance. Saturnin, ou du moins ses interprètes, étaient, en effet, soumis à toutes sortes de contrariétés fatales : tirer une luge, porter un balai coincé sous l’aile ou un havresac sur le dos.
Des films et 164 épisodes pour Rintintin et ses congénères
Une autre histoire édifiante...





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Saturnin, Rintintin, Flipper… Le douloureux destin des animaux stars
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ L’acteur de 87 ans, dont la dernière apparition dans les salles obscures remonte à « Happy End » de Michael Haneke en 2017, met un terme à sa carrière.
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Après un demi-siècle de carrière, Jean-Louis Trintignant annonce que « le cinéma, c’est fini »

L’acteur de 87 ans, dont la dernière apparition dans les salles obscures remonte à « Happy End » de Michael Haneke en 2017, met un terme à sa carrière.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h36
   





                        


« Le cinéma, c’est fini », annonce après un demi-siècle de carrière l’acteur Jean-Louis Trintignant, monument du cinéma français, dans une interview diffusée jeudi sur le site internet de Nice-Matin.
Le comédien de 87 ans, qui souffre d’un cancer de la prostate, explique avoir refusé de tourner dans un prochain film de Bruno Dumont : « C’était intéressant mais j’ai eu peur de ne pas y arriver physiquement », relate-t-il. « Je ne me déplace plus tout seul, j’ai toujours besoin d’avoir quelqu’un auprès de moi pour me dire : “Attention, tu vas te casser la gueule” », ajoute l’acteur aux 160 rôles au cinéma et au théâtre, dont la dernière apparition dans les salles obscures remonte à Happy End de Michael Haneke en 2017.
« Je ne me bats pas, je laisse faire »
Face au cancer, « je ne me bats pas. Je laisse faire. J’ai trouvé un médecin marseillais qui essaie un nouveau truc. Je ne fais pas de chimio, même si j’y étais prêt », ajoute encore celui qui est hanté depuis 2003 par la mort de sa fille Marie, laquelle a succombé aux coups de son compagnon, le chanteur Bertrand Cantat.
Interviewé pour la sortie d’un enregistrement de lectures de poésies (Prévert, Vian, Apollinaire…) sur une musique d’Astor Piazzolla interprétée par Daniel Mille, l’acteur installé près d’Uzès (Gard) confie également qu’il n’était « pas fait pour un métier public ».
« J’étais extrêmement timide. Et puis la notoriété, ça ne m’a jamais intéressé. Vous savez, c’est amusant la première fois, mais après plus du tout. Pourquoi on nous donne des récompenses ? Nous sommes déjà bien payés, on ferait mieux de donner des Oscars aux gens qui font des métiers pas marrants. »
Entré dans l’histoire du cinéma avec Un homme et une femme de Claude Lelouch – Palme d’or à Cannes en 1966 –, Jean-Louis Trintignant a remporté un prix d’interprétation à Cannes pour Z de Costa Gravas en 1969, et un César du meilleur acteur pour Amour de Michael Haneke en 2013.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Plus de 130 000 personnes sont attendues à cette grand-messe annuelle de la culture pop américaine à San Diego, où sont annoncées de nombreuses nouveautés.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Sacha Baron Cohen, dissimulé derrière quatre fausses identités, provoque et embobine des responsables politiques (sur Canal+ à la demande).
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TV - « Who Is America » : une traversée de l’Amérique en canulars

Sacha Baron Cohen, dissimulé derrière quatre fausses identités, provoque et embobine des responsables politiques (sur Canal+ à la demande).



Le Monde
 |    20.07.2018 à 12h00
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            Renaud Machart








                        


Sur Canal+ à la demande

On connaissait la ­capacité de l’acteur­­ ­britannique Sacha ­Baron Cohen à aller toujours trop loin dans le mauvais goût, à « coincer » ses victimes (en général nord-américaines et célèbres) en se faisant passer pour d’improbables personnages incarnés avec un rare talent de transformiste dans des films réalisés par Larry Charles.
Après Ali G (2002) – dont le personnage principal était apparu dans la série télévisée Da Ali G Show, en 2000 –, Borat (2006), Brüno (2009) et The Dictator (2012), voici l’étonnant trublion parti tenter de définir « qui est l’Amérique » au long d’une ­série documentaire parodique (« mocku­mentary », disent les Anglo-Saxons). Who Is America comptera sept épisodes, diffusés de manière hebdomadaire jusqu’au 26 août, sur Showtime, aux Etats-Unis, et dans la foulée sur Canal+, en France.
Sacha Baron Cohen y incarne Billy Wayne Ruddick Jr., un conservateur très à droite, et Dr. Nira Cain-N’Degeocello, à l’extrême opposé de l’arc politique, qui ­s’excuse « d’être un Blanc cisgenre hétérosexuel », traverse le pays à vélo, rencontre « respectueusement » des républicains et tente de « résorber la fracture » du pays…
On fait aussi la connaissance de Rick Sherman, un ancien prisonnier dont le travail de plasticien consiste à faire des portraits à ­partir de ses déjections et fluides corporels et, enfin, d’Erran Morad, un colonel de l’armée israélienne qui trouve une oreille attentive chez certains politiciens proarmes.
Si Bernie Sanders reste relativement calme et distant devant la bêtise surjouée de Ruddick, deux soutiens de Trump s’alarment quelque peu quand le Dr. Nira Cain-N’Degeocello évoque, au cours d’un dîner, sa manière de lutter contre les stéréotypes de genre en faisant uriner son fils (« Harvey Milk ») assis et sa fille (« Malala ») debout.
Il explique aussi comment il ­invite cette dernière à « souiller le drapeau américain de ses règles » pour lui rappeler que la « fondation des Etats-Unis s’est faite dans un bain de sang… » Et de préciser devant ses hôtes, blêmes, que cette activité est soutenue par la Fondation Clinton…
Une arme à feu dès l’âge de 3 ans
Le clou du premier épisode est quand Erran Morad parvient à convaincre différents représentants politiques de l’aile droite des républicains de le soutenir dans sa volonté de faire accéder les enfants à une arme à feu dès l’âge de 3 ans…
Evidemment, une fois de plus, Sacha Baron Cohen dissout ­volontairement la ligne de démarcation entre information et parodie et entraîne ses victimes – qui savent qu’elles sont filmées – dans un piège qui peut, dans le meilleur des cas, les ridiculiser, dans le pire, les compromettre.
Même si l’on est horrifié de voir certains hommes politiques se prêter sans sourciller – ou à peine – au tournage d’une publicité pour des armes à feu en forme de jouets, on est cependant mal à l’aise devant la généralisation du principe de la duperie. Mais jouer avec les « fausses informations » est la marque de fabrique bien connue de Sacha Baron Cohen.
La presse internationale reste assez partagée au sujet de Who Is America. Le journal britannique The Guardian, sous la plume de Lucy Mangan, résume bien ce sentiment : « Comme dans les précédents [films de Sacha Baron ­Cohen], il n’apparaît pas toujours clairement qui ou quelle est la cible, et, le plus souvent, les entretiens semblent finir par révéler davantage la force de la politesse des gens que celle de leur crédulité. »
Who Is America, de et avec Sacha Baron Cohen (EU, 2018, 7 × 27 min).



                            


                        

                        

