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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ « Mensonge », « affaire d’Etat », « tempête sur l’Elysée »… l’affaire Benalla s’affiche à la « une » des principaux quotidiens nationaux et régionaux, samedi.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Immense succès entre 1996 et 2003, la série veut se dépoussiérer avec un casting plus représentatif de la société américaine.
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La série « Buffy contre les vampires » relancée avec une Buffy noire

Immense succès entre 1996 et 2003, la série veut se dépoussiérer avec un casting plus représentatif de la société américaine.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 03h39
   





                        



   


La rumeur enflait depuis plusieurs semaines, c’est désormais confirmé. La série à succès Buffy contre les vampires fera son retour sur petit écran, et le rôle phare sera confié à une actrice noire. C’est le bras télévisé du studio américain 20th Century Fox qui prépare cette nouvelle version de la série culte, diffusée entre 1996 et 2003.
Au-delà du personnage principal, Fox 21 TV Studios souhaite proposer une distribution beaucoup plus variée que la série originelle, dont tous les acteurs principaux étaient blancs, selon le site spécialisé Deadline.
Adolescente américaine sans histoire, Buffy Summers, interprétée originellement par Sarah Michelle Gellar, est désignée comme l’élue pour lutter, avec l’aide de ses amis, contre les vampires qui constituent une menace permanente.
Monica Owusu-Breen (qui a notamment travaillé sur « Charmed », « Alias » ou « Lost ») a été désignée comme auteure, showrunner et productrice exécutive de cette nouvelle série, produite par le même studio que la première.
L’auteure sera assistée du créateur de la série originelle et scénariste à succès (« Justice League » ou « Avengers: L’ère d’Ultron ») Joss Whedon, qui sera producteur exécutif. Le projet n’a pas encore de diffuseur et sera présenté cet été à des chaînes et des plateformes de diffusion, selon Deadline.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ France Télévisions devra faire un effort de « près de 400 millions d’euros » d’ici à quatre ans. Les chaînes France 4 et France Ô seront supprimées.
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L’exécutif met l’audiovisuel public au régime sec

France Télévisions devra faire un effort de « près de 400 millions d’euros » d’ici à quatre ans. Les chaînes France 4 et France Ô seront supprimées.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h50
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Amère potion pour l’audiovisuel public. Le gouvernement a détaillé, jeudi 19 juillet, l’effort budgétaire que devront réaliser France Télévisions, Radio France, Arte, l’INA, France 24, RFI et France Médias Monde d’ici à 2022. Dans le détail, Matignon réduira la dotation budgétaire de 190 millions d’euros entre 2018 et 2022, et impose aux entreprises publiques de l’audiovisuel d’investir 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique. Dans le même temps, elles devront continuer d’assumer la progression mécanique des coûts, notamment des salaires, estimée à 160 millions d’euros sur quatre ans par le ministère de la culture.
Si la facture finale imposée par l’exécutif apparaît comme moins douloureuse que prévu – la direction du budget voulait amputer le budget de France Télévisions de 800 millions d’euros, selon nos informations –, elle n’en est pas moins élevée. Au ministère de la culture, on précise que ce sont les efforts de Françoise Nyssen qui ont permis de parvenir à ce moindre mal. Surtout, France Télévisions, qui taille déjà dans ses coûts à hauteur de 50 millions d’euros cette année, et a supprimé 10 % de ses effectifs depuis 2012, a visiblement su convaincre qu’il n’avait plus beaucoup de « gras ».

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Reste que le paquebot de la télévision publique devra encore consentir un effort important en économisant 160 millions d’euros d’ici à 2022 tout en investissant dans le numérique. Au total, il lui faudra trouver « presque 400 millions d’euros, soit 15 % de nos ressources. C’est une trajectoire réaliste, mais qui sera difficile », a acté Delphine Ernotte, la présidente de la télévision publique, dans un entretien accordé aux Echos. De fait, Matignon lui impose en outre un triplement de ses programmes régionaux à six heures par jour dans 24 régions, contre deux aujourd’hui. « On nous a dit que l’on travaillerait avec France Bleu. Mais ce qu’on nous a présenté pour l’instant, c’est de la radio filmée », souffle Pierre Mouchel, de la CGT.
Cure d’amaigrissement
L’exécutif a par ailleurs confirmé la suppression de France 4, dont le canal devra être libéré « au plus tard en 2020 », et de la chaîne des outre-mers, France Ô, à « l’audience trop confidentielle », explique Matignon dans un communiqué. A la place, France Télévisions proposera des programmes pour les enfants sur ses chaînes et sur les tablettes, tandis que des programmes destinés à l’outre-mer seront réintégrés dans les chaînes nationales. Pour amortir le choc, Delphine Ernotte a fait un déplacement, jeudi, chez les équipes de France Ô.
D’autres sources d’économie devront encore être trouvées. Les programmes de flux, à diffusion unique, qui coûtent 500 millions d’euros par an à France Télévisions, pourraient faire l’objet d’une cure d’amaigrissement. « Cela a été le cas en 2017 », explique Pierre Mouchel, qui craint surtout un nouveau plan de départs volontaires. En attendant, le non-remplacement des départs devrait s’accélérer, tandis que la direction continue de réorganiser l’entreprise en créant, par exemple, une direction des programmes transverse à toutes les chaînes.
Si le gouvernement a demandé le maintien des investissements dans la création, évalués à 560 millions d’euros par an pour France Télévisions et Arte, il n’a pas non plus rassuré. « Ce n’est pas en supprimant deux chaînes que l’on préserve la création. Ils font cette promesse à chaque fois, mais ne la tiennent jamais », dénonce Pascal Rogard, directeur général de la SACD, influente société d’auteurs, qui dénonce « une réforme comptable, habillée de modernité ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques, l’audiovisuel public devra faire des économies de 190 millions d’euros à l’horizon 2022.
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La chaîne France Ô supprimée d’ici à 2020

Dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques, l’audiovisuel public devra faire des économies de 190 millions d’euros à l’horizon 2022.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 06h36
   





                        



   


France Ô sera supprimée d’ici à 2020, a annoncé jeudi 19 juillet le gouvernement, chiffrant également à 190 millions d’euros les économies imposées à l’audiovisuel public d’ici à 2022.
Cette suppression de la chaîne de la TNT, qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, se fera au profit d’un renforcement des médias publics ultramarins (le réseau Outre-mer 1ère) et d’un « portail numérique enrichi », explique un communiqué du premier ministre, Edouard Philippe.
Le gouvernement assure par ailleurs qu’elle s’accompagnera d’« une amélioration très significative de la visibilité des outre-mer dans les programmes à forte audience des chaînes de France Télévisions ». 

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Le premier ministre a justifié son choix dans son communiqué :
« La représentation des territoires et des habitants ultramarins doit trouver sa juste place au sein de l’audiovisuel public, non pas à la périphérie – comme c’est le cas aujourd’hui à travers la chaîne France Ô dont l’audience reste encore trop confidentielle, mais par une intégration au sein de la programmation de l’ensemble des autres chaînes de France Télévisions. »
« Cette juste représentation doit passer par des engagements de programmation chiffrés et mesurables, qui seront présentés par France Télévisions et intégrés dans son cahier des charges et dans sa feuille de route stratégique dès 2018 », poursuit le texte, qui reprend les recommandations d’un rapport d’étape remis la veille aux patrons du secteur. En outre, le budget de France Télévisions consacré à la coproduction de programmes ultramarins (10 millions d’euros) sera préservé.
Gabriel Serville, député divers gauche de Guyane, a réagi à cette annonce en dénonçant le « mépris » du gouvernement :

Disparition annoncée de @FranceOtv, jusqu'où ira les mépris de ce @gouvernementFR pour les #Outremer ?— GabrielServille (@Gabriel Serville)


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« Il faut sortir de la logique du chiffre », a-t-il ajouté, déplorant la fin « d’un lien essentiel avec [les] régions d’origine » pour les ultramarins et d’une « extraordinaire fenêtre sur nos territoires pour les Hexagonaux ».
Vaste plan de réduction des dépenses publiques
Le gouvernement a par ailleurs fixé à 190 millions d’euros le montant total des économies que l’audiovisuel public devra réaliser dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques à l’horizon 2022.
Ces économies se répartiront à hauteur de 160 millions pour France Télévisions et 20 millions pour Radio France. Les 10 millions restants seront à la charge des autres groupes du service public audiovisuel, à savoir Arte, l’Institut national de l’audiovisuel (INA), TV5 Monde et enfin France Médias Monde (maison mère de France 24 et RFI).

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Pour 2019, l’effort à réaliser sera de 35 millions, dont 25 millions d’euros à la charge de France Télévisions, a précisé le ministère de la culture.
Parallèlement, l’audiovisuel public devra investir 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique d’ici à 2022 grâce à des redéploiements, a confirmé le gouvernement, comme l’avait annoncé au début de juin la ministre de la culture, Françoise Nyssen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Condamné en appel à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère », Merzoug Touati réclame un réexamen de son cas.
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Compte rendu

Nouvelle grève de la faim pour le blogueur algérien Merzoug Touati, emprisonné depuis 2017

Condamné en appel à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère », Merzoug Touati réclame un réexamen de son cas.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 19.07.2018 à 10h33

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        Mis à jour le 19.07.2018 à 10h33






    
Le blogueur algérien Merzoug Touati.
Crédits : RSF


Le blogueur algérien Merzoug Touati, condamné à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère » pour un entretien avec un diplomate israélien, a débuté une nouvelle grève de la faim, a annoncé, mercredi 18 juillet, Reporters sans frontières (RSF), réclamant un « réexamen » de son cas. Depuis le 8 juillet, « Merzoug Touati a cessé de s’alimenter (…) pour protester contre sa condamnation qu’il juge injuste », indique l’ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué. Il « réclame l’annulation de sa peine, sa libération ainsi que l’abandon des poursuites judiciaires », poursuit RSF qui continue de dénoncer « la disproportion » de cette peine.

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                En Algérie, dix ans de prison pour avoir publié un entretien avec un diplomate israélien



Merzoug Touati, 30 ans, avait été condamné en mai en première instance à dix ans de prison pour avoir entretenu « avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie ou à ses intérêts économiques essentiels », crime passible de vingt ans de prison.
« Au péril de sa vie »
Sa peine a été réduite à sept ans en appel le 21 juin. Il lui est reproché d’avoir publié sur son blog un entretien vidéo avec un porte-parole du ministère des affaires étrangères d’Israël, Etat que ne reconnaît pas l’Algérie.
Lors de ses deux procès, la cour avait écarté le chef d’incitation à « s’armer contre l’autorité de l’Etat » – passible de la peine de mort – et deux autres crimes et délits d’atteinte à la sûreté de l’Etat, dont était accusé le blogueur pour avoir posté un appel à manifester sur Facebook. Depuis son arrestation et incarcération en janvier 2017, Merzoug Touati a mené plusieurs grèves de la faim.
« Merzoug Touati proteste aujourd’hui au péril de sa vie », souligne RSF, qui « rappelle que les autorités algériennes sont responsables de la vie de Merzoug Touati et demande à la justice de réexaminer au plus vite le cas de ce blogueur injustement puni pour avoir exercé son droit à informer. »
L’Algérie figure à la 136e sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse 2018 établi par RSF, qui estime que « la liberté de l’information (…) demeure fortement menacée » dans le pays.


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ La station du groupe Lagardère enregistre l’audience la plus faible de son histoire tandis que RTL creuse l’écart avec France Inter.
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Audiences radio : Europe 1 et France Info plongent, RTL conforte sa place de leader

La station du groupe Lagardère enregistre l’audience la plus faible de son histoire tandis que RTL creuse l’écart avec France Inter.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 12h16
    |

                            Yassine El Azzaz








                        


Après une année de campagne présidentielle riche en rebondissements, les stations radio affichent, en général, de légères baisses en 2018, selon les audiences publiées par Médiamétrie jeudi 19 juillet comptant pour la vague allant d’avril à juin. A 11,8 % d’audiences cumulées, RTL conforte sa place de leader malgré une légère baisse de 0,3 point par rapport à la même période de l’année dernière.
Le président de RTL, Christopher Baldelli, se montre visiblement satisfait d’avoir notamment creusé l’écart avec France Inter. La généraliste du service public perd 0,6 point à 10,7 %. Pour les premiers pas de Sibyle Veil à la Maison Ronde, les résultats des stations du service public sont en légère baisse, en dehors de France Culture.
Malgré l’écart qui se creuse avec RTL, France Inter reste leader sur les principaux carrefours d’actualité, le matin, à la mi-journée et le soir entre 18 et 20 heures. Avec 6 millions d’auditeurs, la matinale de France Inter reste la plus écoutée de France. « Ce n’est pas une très bonne vague pour nous, nous souffrons du syndrome des salles de cinéma : quand il fait beau, notre public, plutôt CSP +, sort, part plus en week-end, et allume moins la radio », explique Laurence Bloch, directrice de la station.
Très bons résultats pour France Culture
Avec ses 8 % d’audience cumulée, France Info, si elle conforte sa place de quatrième radio française, accuse tout de même une sévère chute par rapport à l’année dernière (-0,9 point). « Si on élargit la focale et qu’on compare ces résultats avec les années 2015 et 2016, respectivement à 7,4 % et 7,5 %, on observe que la station repose désormais sur une base robuste et solide », explique son Vincent Giret, son directeur.
En comparaison, avec une hausse de 0,2 point, France Culture enregistre de très bons résultats à 2,4 % d’audience cumulée. « On frôle des seuils historiques pour la station. C’est une validation de la proposition éditoriale générale, puisque toute la grille va bien », explique Sandrine Treiner, directrice de la station qui, en un an, a réussi à doubler son audience sur Internet et revendique 23,3 millions de podcasts téléchargés en moyenne tous les mois.
Disposant d’un maillage territorial fort de 44 antennes, France Bleu (6,4 % d’audiences cumulées), le réseau local du service public, reste stable par rapport à l’année dernière et conforte sa sixième position. il confirme également les bons résultats des nouveaux rendez-vous de sa matinale.
RMC en progression
Sur un an, RMC est la seule généraliste en progression, +0,1 point à 7,8 %. « Nous sommes également les premiers sur les moins de 50 ans. C’est un signe de la robustesse de notre label », se félicite Cécilia Ragueneau, directrice générale de la station du groupe NextRadioTV. Sur les supports numériques, en juin, la station a également vu ses audiences doubler sur Internet grâce à plus de 24 millions d’écoutes actives en France, confortant ainsi sa position de première radio sur le numérique.
Les résultats de RMC lui permettent de damer le pion à Europe 1, dans un duel entre stations généralistes commerciales. La descente aux enfers d’Europe 1 se poursuit donc : la station du groupe Lagardère a vu son audience chuter à un nouveau plus bas historique sur la période avril-juin, à 6,5 % (contre 7,1 % un an plus tôt).
Alors qu’une nouvelle direction a pris les rênes de la station, certains ajustements de la grille sont prévus à la rentrée : l’animateur Nikos Aliagas va remplacer Patrick Cohen, arrivé l’année dernière, à la tête de la matinale entre 7 heures et 9 heures, entouré d’Axel de Tarlé, Vincent Hervouët et Nicolas Canteloup.

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                L’aventure du groupe Lagardère dans les médias touche à sa fin






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le Conseil suprême des médias aura notamment le pouvoir de suspension ou de blocage d’un site Internet sans que n’aient été précisés les motifs qui l’y autorisent.
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Compte rendu

De nouvelles lois pour réglementer les médias égyptiens jugées « dangereuses »

Le Conseil suprême des médias aura notamment le pouvoir de suspension ou de blocage d’un site Internet sans que n’aient été précisés les motifs qui l’y autorisent.

Par                                            Sarah Calamand




LE MONDE
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        Le 18.07.2018 à 19h35

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        Mis à jour le 19.07.2018 à 15h04






                        

Crédits : JOEL SAGET / AFP


                    

Trois jours après le vote, Omar Saïd essaie de rester calme, mais le contrôle exercé par le pouvoir égyptien sur la vie médiatique du pays inquiète au plus haut point ce journaliste d’un site en ligne du Caire. Le Parlement a adopté, lundi 16 juillet, trois lois de réglementation de la profession, après d’intenses débats sur les articles les plus controversés, accusés par leurs opposants d’entraver encore la liberté de la presse, le travail des journalistes, mais aussi de menacer la liberté d’expression des citoyens sur les réseaux sociaux. Pour M. Saïd :
« Ces nouvelles lois sont extrêmement dangereuses, à tel point qu’elles menacent la survie du journalisme en Egypte. Mais les autorités ne veulent pas seulement tuer le journalisme, elles veulent aussi étouffer les échanges entre les citoyens. »
Ces textes encadrent les trois organismes de supervision des médias en Egypte, créés en 2016, sous l’égide du président Abdel Fattah Al-Sissi : le Conseil suprême des médias, l’Autorité nationale de la presse et l’Autorité nationale des médias. Il s’agissait, à l’époque, de garantir, sur le papier, l’indépendance des médias vis-à-vis des investisseurs privés, et le pluralisme. En réalité, depuis, c’est le président de la République ou des membres du gouvernement qui désignent la direction et les membres de ces organismes.
Flou concernant le blocage de sites Internet
Deux ans plus tard, les trois nouveaux textes réforment ces organes de réglementation afin de définir leurs champs d’application respectifs pour éviter qu’ils ne se concurrencent. Au passage, cependant, ces propositions de loi – qui doivent encore être ratifiées par le président Al-Sissi pour entrer en vigueur – accordent des prérogatives supplémentaires à ces instances, et en particulier au Conseil suprême des médias.
Selon le Syndicat des journalistes, opposé à la loi, le Conseil suprême a désormais le pouvoir de suspension ou de blocage d’un site Internet. La loi ne précise cependant...



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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.
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Coupe du monde 2108 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record

La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 22h15
   





                        


Les publicités diffusées à la télévision par TF1 et BeIN Sports au cours de la Coupe du monde de football ont généré des recettes record de 128,3 millions d’euros brut, selon les estimations de Kantar (groupe WPP). En 2014, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut.
« On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé.
Le Mondial de Russie a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de la Coupe du Monde 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur, relève Kantar.
Même si on ne connaît pas le montant des recettes publicitaires nettes (après remises et négociations avec les annonceurs), la Coupe du monde ne devrait pas se révéler pour TF1 une opération financièrement rentable. Le groupe a déboursé 70 millions d’euros pour les droits de diffusion et a dû assumer d’importants coûts de diffusion.
Kantar a mesuré les recettes brutes des spots publicitaires diffusés du 14 juin au 15 juillet sur TF1 et BeIn Sports juste avant, pendant ou après les matchs. Cette estimation ne prend pas en compte la publicité sur Internet ni le parrainage ou le « billboard », c’est-à-dire les logos des partenaires de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Les journalistes du « Monde » et de « La Vie », accompagnés des meilleurs spécialistes, retracent dans ce hors-série l’histoire des grands bouleversements politiques et les étapes d’un débat d’idées qui accompagne, depuis des siècles, la réflexion sociétale et politique indissociable des idéaux de liberté et de justice.
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La révolution permanente, de l’âge de pierre à l’ère numérique

Les journalistes du « Monde » et de « La Vie », accompagnés des meilleurs spécialistes, retracent dans ce hors-série l’histoire des grands bouleversements politiques et les étapes d’un débat d’idées qui accompagne, depuis des siècles, la réflexion sociétale et politique indissociable des idéaux de liberté et de justice.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h41
    |

Chantal Cabé (Rédactrice en chef de "La Vie") et Michel Lefebvre ("Le Monde", responsable des hors-série)







                        



   


Depuis toujours, l’humanité semble condamnée à avancer par ruptures et révolutions successives. Ces bouleversements soudains, mais finalement rares, de notre Histoire créent un avant et un après. En politique, comme dans d’autres domaines, la révolution marque un changement brutal dans la structure d’une société ou d’un État. Insatisfaits de leurs conditions de vie, des hommes et des femmes se sont rassemblés pour s’indigner et tenter de transformer le vieil ordre des choses.
De l’Egypte antique à la Chine populaire, toutes les révolutions du passé, incarnées par des figures comme Spartacus, Robespierre, Louise Michel, Lénine, Mao ou Fidel Castro, ont-elles tenu leurs promesses « révolutionnaires » ?
Beaucoup ont échoué, soit parce qu’elles n’ont fait qu’ébranler le pouvoir contesté et ont subi une répression foudroyante (les révoltes paysannes au Moyen Age, la Commune de Paris, le Printemps de Prague, etc.), soit parce qu’elles ont finalement enfanté des systèmes totalitaires et liberticides (en Russie et en Chine, notamment).
À l’aube du XIXe siècle, deux grandes révolutions de l’Histoire moderne ont en revanche réussi : l’une aux Etats-Unis, lors de la guerre d’Indépendance américaine de 1776 ; l’autre en France, avec l’instauration de la première République française en 1792. A l’inverse, au XXe siècle, après avoir nourri un élan révolutionnaire international, l’idéal communiste a partout échoué (en URSS comme ailleurs) à construire une société libre, égalitaire et juste. Toutefois, dans le sillage des guerres de décolonisation, des luttes féministes et des contestations étudiantes, de nouvelles formes de révolutions ont émergé.
Contrastes et contradictions
En ce début de XXIe siècle, nos vieilles démocraties occidentales sont-elles à l’abri de ruptures sociales et politiques comme celles de 1789, 1917 ou 1968 ? Les idéaux d’utilité générale et de bien public y paraissent usés. Les grandes utopies collectives ont été remplacées par la promesse de révolutions plus individuelles et intérieures.
Des microrévoltes aux enjeux locaux circonstanciés naissent bien, çà et là, portées par les effets de la mondialisation (financiarisation et menace écologique), mais elles ne visent plus la justice universelle. Ailleurs, des révolutions dites « arabes », après avoir enthousiasmé, ont très mal tourné (en Egypte, en Syrie, en Libye). Et en Afrique, en Asie, et même en Amérique latine, la phase des transitions démocratiques est loin d’être achevée. Là-bas, de brusques sursauts politiques sont possibles, aussi ouverts qu’imprévisibles.
C’est en tenant compte de ces contrastes et de ces contradictions de nos sociétés modernes que les journalistes du Monde et de La Vie, accompagnés des meilleurs spécialistes – Damien Agut (« Silence, tout va bien au royaume des pharaons »), Sophie Wahnich (« La Révolution française, un lent avènement du citoyen », Marc Ferro (« Le communisme a mis de côté les aspirations du peuple », etc. –, ont imaginé ce nouvel opus, sur « L’Histoire des révolutions ». Avec l’ambition de retracer non seulement l’histoire des grands bouleversements politiques, mais également les étapes d’un débat d’idées qui accompagne depuis des siècles la réflexion sociétale et politique, indissociable des idéaux de liberté et de justice.
Car, comme l’écrit l’historien Patrick Boucheron : « L’histoire ne se réduit pas à la chronique décourageante de la domination où l’on a le choix entre servir le pouvoir et s’y opposer sans espoir. »
« L’Histoire des révolutions », un hors-série « La Vie »- « Le Monde », en vente en kiosques, 188 pages, 12 euros, ou sur le site de la boutique du « Monde ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Sur l’ensemble du Mondial, « L’Equipe » a augmenté ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière.
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« L’Equipe », TF1 et la Française des jeux, autres vainqueurs de la Coupe du monde

Sur l’ensemble du Mondial, « L’Equipe » a augmenté ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h47
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Les exploits sportifs des Bleus font généralement les affaires du quotidien L’Equipe. L’édition 2018 de la Coupe du monde, remportée dimanche 15 juillet par l’équipe de France, ne déroge pas à la règle. Au cours de la journée, le quotidien créé en 1946 a dû procéder à une réimpression de son édition du 16 juillet titrée : « Un bonheur éternel ! » Au total, le tirage de ce numéro est estimé par la direction du journal à 1,6 millions d’exemplaires. Sur l’ensemble de la Coupe du monde, le quotidien a réussi à augmenter ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière. Il peut également compter sur des audiences tout aussi exceptionnelles sur Internet puisque son site Web a recruté près de 20 000 nouveaux abonnés depuis le début du mois de juin. Le site enregistre également plus de 2 milliards de pages et 50 millions de vidéos vues. La chaîne de télévision L’Equipe revendique 1,5 % de part d’audience sur l’ensemble de la Coupe du monde, 0,4 point de plus que pendant l’Euro 2016.
A deux autres occasions, le quotidien sportif s’est écoulé à plus d’un million ; chaque fois cela a été après une victoire des Bleus lors de compétitions de premier plan, la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000. Le lendemain de la victoire de 1998, le quotidien sportif avait également dépassé le million et demi d’exemplaires vendus. Dans le top 10 des numéros les plus diffusés, 9 numéros suivaient une victoire de l’équipe de France. Le dixième a été consacré au sacre européen de l’Olympique de Marseille, seule équipe française à avoir remporté la Ligue des champions, en 1993.
363 millions d’euros de mises
Malgré l’enjeu et le résultat, le record d’audience à la télévision, lui, n’a pas été battu. Dimanche soir, 19,3 millions de spectateurs ont suivi la finale de la Coupe du monde sur TF1, remportée par la France face à la Croatie. Néanmoins, Yassine Berhoun, directeur sport chez Eurodata TV Worldwide (un département de Médiamétrie), souligne : « Les premiers chiffres montrent à nouveau qu’à l’ère de la délinéarisation des contenus TV et de l’avènement des écrans mobiles, seuls les grands événements sportifs sont capables de rassembler de si larges audiences ».
Les audiences de dimanche soir représentent environ 3 millions de spectateurs de moins que le précédent record, enregistré lors de la finale de l’Euro 2016, qui a vu le Portugal s’imposer face à la France. Mardi 10 juillet, la qualification de l’équipe de France pour la finale, au terme du face-à-face avec la Belgique, avait été suivie par 19,1 millions de personnes. Sur BeIN Sports, plus de 1 200 000 personnes ont été recensées pendant la finale, sachant que ces chiffres ne prennent pas en compte les bars, les restaurants et les hôtels, ni les personnes qui suivent la rencontre sur mobile, ordinateur ou tablette. Dans le cadre de cette Coupe du monde, la chaîne qatarie a franchi le cap des 4 millions de foyers abonnés. Ils étaient 3,5 millions avant le début du mondial.

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Du côté des paris sportifs, la coupe s’annonce bien remplie. L’Arjel – l’Autorité de régulation des jeux n’a pas encore communiqué les chiffres définitifs – avait indiqué le 2 juillet que les 48 matches de phase de groupes FIFA, avaient généré un total de 363 millions d’euros de mises dont 159 millions d’euros engagés auprès de la Française des jeux et 204 millions d’euros sur les sites des 12 opérateurs actifs en paris sportifs agréés (Winamax, Unibet, etc.). Lors de la Coupe du monde 2014, les joueurs français avaient engagé 290 millions d’euros sur l’ensemble de la compétition.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Lundi, CNN a diffusé sur Facebook la première de Full Circle, une émission d’actualité quotidienne financée par le réseau social.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Du 13 au 15 juillet, des ateliers d’initiation au journalisme sous toutes ses formes ont été proposés aux enfants et aux adolescents, âgés de 5 à 18 ans.
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Les reporters en herbe du Festival de Couthures

Du 13 au 15 juillet, des ateliers d’initiation au journalisme sous toutes ses formes ont été proposés aux enfants et aux adolescents, âgés de 5 à 18 ans.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h50
    |

            Léa Iribarnegaray et 
Adrien Naselli








                        


« Pujadas, il écrit dans les journaux ? – Ben non ! Il est présentateur télé ! » Au fond de l’école de Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), on assiste à un échange entre Hector et Ettore, respectivement 15 et 12 ans. Ils participent à l’atelier Snapchat proposé dans le « off » du festival. Les ados préparent, tout excités, leur interview de la star du JT. « On peut lui demander s’il est de droite ou de gauche. Si on pose jamais la question, comment on peut savoir ! Et si ça se trouve, on aura un scoop ! », renchérit Barnabé, 14 ans. Encadrés par des bénévoles, on les sent comme des poissons dans l’eau avec leurs smartphones branchés sur Snapchat – leur réseau social préféré, qu’ils utilisent tous quotidiennement.

   


Si les conférences du Festival international de journalisme restent peu accessibles aux moins de 18 ans, ici, les rôles s’inversent. Ce sont les jeunes qui donnent des billes à leurs aînés. Gifs animés, mises en scène hypercréatives, ils customisent leurs « stories » à toute vitesse et bluffent les adultes. « Avec Snapchat, on entre dans un échange de savoirs très ouvert. Tout le monde assume une posture d’humilité », analyse la journaliste de l’AFP Sandra Laffont, cofondatrice de l’association Entre les lignes, qui sensibilise à l’éducation aux médias depuis 2010.

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                A Couthures, un festival de journalisme sans tabou



Emprunter aux jeunes leur langage et leurs canaux de communication permet de les atteindre plus facilement, quand l’édition papier d’un journal ressemble à un dinosaure bien lointain. Même si, à Couthures, les formats plus traditionnels continuent de faire de la résistance : tous les jours, Le P’tit Monde est fabriqué par des journalistes en herbe, âgés de 5 à 12 ans, en six pages bien remplies. Pour deux « boutons », la monnaie locale du festival, ils vendent eux-mêmes leur journal du soir à la criée.

   


Premier direct
Dans l’ancienne corderie, six jeunes préparent leur premier direct avec Radio Parleur. La présentatrice du jour, Héloïse, dont le père est journaliste à Sud-Ouest, a 17 ans. « On essaie de mettre les filles en avant, car elles osent moins s’emparer du micro », explique Violette, cofondatrice de cette radio engagée. Il y a aussi des enfants couthurains autour du studio d’enregistrement : Enzo, 11 ans, est pétrifié quand vient le moment de s’essayer à l’interview : « En quoi consiste le journalisme, Violette ? », ose-t-il pour sa première question. Vaste sujet. Le temps d’un week-end, il ne s’agit pas de faire de ces enfants et adolescents des minijournalistes, ni même de promouvoir à tout prix la profession. On leur donne des armes pour résister au flux continu de l’information, pour démêler le vrai du faux et, éventuellement, on leur donne le goût de l’actualité. Toutes générations confondues, c’est aussi ça, Couthures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Tout au long du week-end du 14 juillet, ce village du Lot-et-Garonne a accueilli la 3e édition du Festival internationnal de journalisme organisé par le groupe Le Monde.
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A Couthures, un festival de journalisme sans tabou

Tout au long du week-end du 14 juillet, ce village du Lot-et-Garonne a accueilli la 3e édition du Festival internationnal de journalisme organisé par le groupe Le Monde.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 13h01
    |

            Léa Iribarnegaray et 
Adrien Naselli








                        


« Vous savez, mon grand-père était forgeron, raconte Jean-Michel Moreau, 65 ans. Si je ne me bats pas contre quelque chose de résistant, je m’ennuie. » Maire de Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) depuis 2008, ce pétillant retraité aime les défis. Celui-ci est de taille : installer le Festival international de journalisme, organisé par le Groupe Le Monde, dans les rues de son village de 390 habitants, et faire en sorte que les échanges soient aussi fluides que le débit du fleuve. « Ce qui m’inquiète, c’est bien sûr le vieillissement de la population, mais aussi que l’on dérive vers une trop grande quiétude. Si on ne veut pas disparaître, on doit faire venir de la vie, ici. »

   


La vie, pendant ce long week-end (13-14-15 juillet), grouille de l’église à l’école, de l’ancienne corderie à la place de la Cale, avec quelque 4 500 festivaliers pendant les trois jours. Sous un soleil de plomb, panama vissé sur la tête, on s’assoit dans la paille ou sur des chaises en plastique, on picore un bout d’atelier ou on savoure l’intégralité d’une conférence. Mais les locaux se mélangent-ils aux journalistes, majoritairement parisiens ? Fait-on réellement tomber les barrières entre ville et campagne ? Entre médias et citoyens ? A l’ouverture du festival, le journaliste du Monde Gilles van Kote annonce la couleur : « On veut qu’il y ait du débat. Nous sommes prêts à toutes les remises en question, sans tabou. »
Echanges mordants
De fait, les échanges se font parfois mordants dans cet immense forum à ciel ouvert. Le journaliste David Pujadas en a fait l’expérience vendredi 13, dans la chaleur étouffante de l’espace « Jardin », sous l’œil des poules du voisin. Un quinquagénaire, qui dit n’avoir pas voté depuis 2005, s’interpose : « Aidez-moi à me dire que votre journal télévisé n’est pas subjectif ! – L’objectivité n’existe pas, rétorque David Pujadas. Est-ce que cela signifie pour autant qu’il y a un parti pris ? »
Couthures, c’est avant tout un laboratoire vivant. Pour pousser le public à participer, un « Cercle samoan » trône dans le chœur de l’église. A l’inverse des chaises musicales, un siège est toujours disponible pour qui veut prendre la parole. Résultat, les quinze lève-tôt du vendredi ont presque tous donné leur avis sur les dérives et les bienfaits du numérique. « Avec les algorithmes, chacun s’enferme dans sa bulle », s’attriste un participant.

   


A l’extérieur, les séances de « speed dating » n’ont rien d’algorithmique : une simple inscription sur le mur du village suffit pour s’offrir un tête-à-tête de quinze minutes avec Jean-Michel Aphatie, ex-France info, ou Elisabeth Lévy, de Causeur. Autre expérience d’échange direct : au matin du dimanche 15, les festivaliers font des dégustations dès 10 heures, à l’atelier « Les mots du vin : un lexique pour les initiés ». « On n’est pas là pour dispenser un savoir, on veut que ce soit très interactif ! », lance la journaliste Ophélie Neiman, la « Miss GlouGlou » du Monde. Alors, ce vin est-il « tutti-frutti » ? « Adorable » ? « Potelé avec quelques bourrelets » ? Chacun défend son avis, et c’est tant mieux : « On est tous les incultes de quelqu’un », rassure Arnaud Daphy, consultant dans la filière viticole.
Questions loufoques
A toute heure, on lève le coude. « Rien n’est pire qu’un Belge qui a bu et qui va devoir faire des phrases ! », prévient l’acteur Benoît Poelvoorde, parrain de cette édition. Après avoir plongé dans la Garonne face à un paparazzi local, il discute médias sur scène avec Sonia Devillers, journaliste à France Inter. L’ambiance est à la fois sérieuse et potache. Au détour d’une rue, on croise la chroniqueuse Raquel Garrido et le député Alexis Corbière posant devant une affiche portant l’inscription : « Doit-on coucher avec un élu ? » Le graphiste bordelais Jérémie Bonne habille le village en direct avec ses questions loufoques : « Super Picsou géant est-il un journal de propagande du Medef ? » Ou encore : « Interviewer, est-ce tromper ? »

   


Pour le dîner, on s’installe tous à la même table, façon banquet géant : tomates et magrets du coin réconcilient les uns et les autres. Et, dès 23 heures, des « Rencontres au clair de lune » jouent sur l’intimité de la nuit. La journaliste et écrivaine Adeline Fleury commence par lire un texte érotique qui pourrait heurter les oreilles les plus chastes. Le cadre est exquis, sous les étoiles, face à la Garonne. Puis Pierre Haski, journaliste à L’Obs, fait son entrée : « Il ne s’agit pas d’une conférence de plus ni d’un cours magistral. On ne veut pas d’inhibition ni de frein au dialogue. » Mais les vieux réflexes reprennent le dessus, et les questions demeurent bien timides : le psychiatre Serge Tisseron s’accroche à son micro pour parler des robots.

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Des débats sur l’intelligence artificielle ? « Trop élitiste », selon Patrick, le gérant du P’tit Troquet, l’unique bistrot du village. Un verre à la main, il ironise sur ses nouveaux clients « parisiens » : « Les gens d’ici travaillent douze heures par jour dans les champs : quand ils sortent du boulot, ils ont autre chose à faire que de s’interroger sur nos sentiments pour les robots ! » Pourtant, depuis plusieurs semaines, plus de 120 bénévoles du village et des environs s’investissent corps et âme. Sans eux, pas de festival. Dimanche soir, pendant la première mi-temps de la finale de la Coupe du monde, l’orage se déchaîne. La préfecture débranche l’écran géant. Alors, on s’organise, on trouve des câbles, on termine le match chez l’habitant. Avec les Bleus, finalement, on est tous ensemble.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ L’ex-animateur de France Télévisions présentera à la rentrée une émission d’actualité culturelle et de débats de société, du lundi au jeudi, sur la version francophone de la télévision publique russe RT.
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Frédéric Taddeï recruté par la chaîne russe RT France

L’ex-animateur de France Télévisions présentera à la rentrée une émission d’actualité culturelle et de débats de société, du lundi au jeudi, sur la version francophone de la télévision publique russe RT.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 06h36
   





                        



   


L’ex-animateur de France Télévisions est la première personnalité connue du paysage audiovisuel français à rejoindre la grille de RT France, lancée en décembre 2017. Frédéric Taddeï animera une émission d’actualité culturelle et de débats de société à la rentrée, du lundi au jeudi, a annoncé la chaîne russe, lundi 16 juillet dans un communiqué.

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                « Depuis le Nouvel An, j’ai regardé RT France chaque jour, et je me suis ennuyée »



Animateur de radio et de télévision, intellectuel érudit et amateur d’art, Frédéric Taddeï s’est dit « ravi » de rejoindre la chaîne. Il prendra la tête d’une émission dont le nom n’a pas été dévoilé, d’une durée d’une heure et qui sera diffusée du lundi au jeudi. Frédéric Taddeï s’est réjoui d’avoir « carte blanche pour faire ce [qu’il] faisait dans “Ce soir ou jamais” », émission diffusée durant une dizaine d’années sur France 3 puis France 2, fustigeant selon le communiqué « un paysage télévisuel sinistré, où les intellectuels, les chercheurs, les savants, les contestataires n’ont plus la parole et où les vrais débats ont totalement disparu ».
« Des émissions intelligentes, sans parti pris »
Il entend proposer « des émissions intelligentes, sans parti pris, dans lesquelles on pourra discuter de tout, entre gens qui savent de quoi ils parlent, qu’on ne voit pas ailleurs, et qui ne sont pas d’accord entre eux », poursuit-il dans le communiqué.
Présentateur de « D’art d’art », pastille culturelle dominicale sur France 2 depuis sa création, en 2002, Frédéric Taddeï sera remplacé par Adèle Van Reeth, animatrice des matins de philo sur France Culture, à la rentrée.

        Lire la tribune d’un collectif de spécialistes de la Russie :
         

          « Monsieur Schrameck, suspendez l’attribution de la licence de diffusion à Russia Today »



RT France, version francophone de la télévision publique russe RT (ex-Russia Today) a fait parler d’elle récemment à cause d’une remontrance du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Le gendarme de l’audiovisuel lui a adressé une mise en demeure pour manquement « à l’honnêteté, à la rigueur de l’information et à la diversité des points de vue » dans son traitement du conflit en Syrie. Des reproches rejetés catégoriquement par la chaîne, qui a déposé un recours pour faire annuler cette sanction.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La journaliste Astrid de Villaines avait déposé une plainte contre le présentateur de « Questions d’info », en novembre 2017, pour agression sexuelle.
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Le journaliste de LCP Frédéric Haziza, accusé d’agression sexuelle, a eu un rappel à la loi

La journaliste Astrid de Villaines avait déposé une plainte contre le présentateur de « Questions d’info », en novembre 2017, pour agression sexuelle.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h42
   





                        


Frédéric Haziza, présentateur vedette de La Chaîne parlementaire (LCP), qui faisait l’objet d’une enquête à la suite d’accusations d’agression sexuelle portées par l’ex-journaliste de la chaîne, Astrid de Villaines dans une plainte, a fait l’objet d’un rappel à la loi, le 11 juillet.
« Le parquet de Paris lui a remis une convocation devant le délégué du procureur qui lui a notifié un rappel à la loi », a précisé une source judiciaire à l’AFP, confirmant l’annonce faite par le journaliste dans la matinée sur le site La Règle du jeu.

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« Je n’ai jamais été un agresseur sexuel », s’est défendu Frédéric Haziza dans une tribune sur ce site, évoquant un « pincement aux mollets blagueur » alors que la journaliste décrit un pincement à la fesse.
« Il m’a juste été rappelé, le 11 juillet, qu’il valait mieux éviter désormais les blagues vaseuses », a-t-il commenté au sujet de ce rappel à la loi, une mesure alternative aux poursuites pénales, qui vient clore l’enquête menée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne.
« Un geste lourd mais jamais à connotation sexuelle »
Cette mesure a été décidée en présence « de versions contradictoires », selon son avocate Jacqueline Laffont, qui souligne que le délégué du procureur avait employé les termes de « rappel à la loi – classement sans suite ». Selon elle, son client a reconnu « qu’il avait eu un geste lourd mais jamais à connotation sexuelle ».
Le parquet de Paris avait ouvert cette enquête préliminaire après la plainte déposée le 19 novembre dernier par une ancienne collègue de la chaîne, la journaliste Astrid de Villaines, l’accusant de faits s’étant déroulés en novembre 2014.
Dans sa plainte, révélée par le site Buzzfeed, elle relatait que Frédéric Haziza lui avait pincé la fesse après lui avoir bloqué le passage dans les bureaux de la chaîne, un geste qui avait valu à l’époque un avertissement au présentateur, selon LCP. La journaliste affirmait s’être décidée à parler à la faveur du contexte de la libération de la parole des femmes, consécutive au mouvement #metoo et à l’affaire Weinstein.
L’affaire avait suscité des remous au sein de la chaîne, qui avait suspendu dans la foulée son présentateur vedette avant de le réintégrer au début de janvier.
Ce retour avait suscité la colère d’une partie de la rédaction, qui avait voté une motion de défiance à l’encontre des dirigeants de la chaîne, et motivé en partie la décision en février de son accusatrice de démissionner.

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                La journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza démissionne



La direction avait justifié cette réintégration par le fait qu’une enquête interne avait conclu que, depuis la sanction reçue en 2014, Frédéric Haziza n’avait pas eu de comportements inappropriés.
« J’ai toujours contesté cette histoire. Je suis un blagueur, mais ce n’est pas parce qu’on est un plaisantin qu’on est un agresseur sexuel », a déclaré à l’AFP Frédéric Haziza. Il ajoute que depuis la plainte il « ne plaisante plus » : « J’ai complètement changé de comportement, je serre à peine la main. »
Sur LCP, Frédéric Haziza anime l’émission « Question d’Info » – en partenariat avec l’AFP et Le Point. Il s’entretient également chaque dimanche avec une personnalité politique sur Radio J.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ A Couthures-sur-Garonne, le festival international de journalisme bat son plein le week-end du 13 au 15 juillet 2018.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Dans un communiqué, l’instance rappelle aux diffuseurs d’éviter les plans « exagérés » sur les spectatrices et spectateurs pour éviter toute « connotation sexuelle ».
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Coupe du monde : la FIFA demande l’arrêt des gros plans « privilégiant un sexe plutôt que l’autre »

Dans un communiqué, l’instance rappelle aux diffuseurs d’éviter les plans « exagérés » sur les spectatrices et spectateurs pour éviter toute « connotation sexuelle ».



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 13h43
   





                        



   


C’est quasiment un passage obligé pour qui regarde un match du Mondial. Au détour d’une action, le caméraman montre en gros plan la réaction de supporteurs en tribunes, qui s’avèrent souvent être des supportrices – plutôt jeunes et jolies. Une pratique à laquelle la FIFA entend mettre un terme.
Vendredi 13 juillet, la Fédération internationale de football a fait savoir qu’elle avait demandé aux réalisateurs de télévision d’éviter ces gros plans, les diffuseurs ayant tendance à privilégier de jeunes femmes parmi les supporters :
« Nous préférons que la couverture évite les gros plans exagérés et prolongés qui pourraient conduire à des suggestions à connotation sexuelle ou privilégiant un sexe plutôt que l’autre. »
Dans son communiqué, la FIFA précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’une nouveauté, puisque « cela fait partie des recommandations standards, émises plusieurs mois avant le tournoi ».
Les femmes journalistes victimes d’agressions
Le sujet a relancé le débat sur la misogynie du milieu footballistique. Depuis le début de la compétition en Russie, plusieurs femmes journalistes ont ainsi fait face à des agressions, parfois en direct à la télévision. La journaliste Julia Guimaraes, lors d’une intervention sur la chaîne brésilienne TV Globo le 24 juin, a notamment dû repousser un homme tentant de l’embrasser.
Trois jours plus tôt, un supporteur russe s’était publiquement excusé pour avoir embrassé par surprise, sur la joue, la journaliste colombienne Julieth Gonzalez Theran à Moscou.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Le journaliste intervenait deux fois par semaine dans « On est pas forcément d’accord », animé par Yves Calvi.
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La chronique d’Eric Zemmour supprimée des programmes de RTL

Le journaliste intervenait deux fois par semaine dans « On est pas forcément d’accord », animé par Yves Calvi.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 10h18
   





                        



   


La chronique « On n’est pas forcément d’accord » de la matinale de RTL, tenue deux fois par semaine par le journaliste Eric Zemmour, ne sera pas renouvelée la saison prochaine, selon des informations publiées, vendredi 13 juillet, par le magazine Challenges.
Le journaliste, qui officie depuis 2010 sur la radio du groupe M6, pourrait continuer à intervenir à l’antenne lors du débat du vendredi face à Alain Duhamel. Il pourrait aussi animer une tranche horaire du week-end, toujours selon le magazine.
La radio avait reçu, à deux reprises, des mises en garde du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour des propos tenus par le journaliste, connu pour ses positions polémiques sur l’islam et l’immigration. Contesté au sein de la rédaction, qui a demandé son départ à plusieurs reprises, Eric Zemmour a continuellement été soutenu par la direction de M6 et de RTL.

        Lire aussi :
         

                Eric Zemmour condamné en appel pour des propos islamophobes



Le 3 mai 2018, le journaliste a été condamné par la cour d’appel de Paris pour provocation à la haine religieuse en raison de propos islamophobes qu’il avait tenus en 2016 dans l’émission de télévision « C à vous », sur France 5. Eric Zemmour avait déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine pour avoir déclaré à la télévision que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Le Festival international de journalisme a ouvert ses portes à Couthures-sur-Garonne, vendredi, pour sa troisième édition. Paroles de festivaliers.
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Festival international de journalisme : « Je viens ici pour décortiquer des sujets, pas pour y croiser des stars »

Le Festival international de journalisme a ouvert ses portes à Couthures-sur-Garonne, vendredi, pour sa troisième édition. Paroles de festivaliers.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 17h45
    |

            Léa Iribarnegaray et 
Adrien Naselli








                        



   


Intérêt pour l’actualité ou simple proximité géographique, promesse de rencontres originales, besoin de comprendre le travail des journalistes, engagement écologique ou féministe… autant de raisons de se rendre au Festival international de journalisme à Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne). Dans ce village de 380 habitants, un bon millier de personnes investissent les lieux en ce week-end du 14 juillet. Témoignages de festivaliers.

   


Milène, 67 ans, administratrice dans une exploitation agricole
« Je viens de Gaujac, tout près de Couthures-sur-Garonne, un village de 260 habitants. Je viens chaque année, pour le plaisir d’entendre un tas de choses auxquelles on n’a pas accès d’habitude. On est isolés, ici, à la campagne. On ne vient pas vers nous. J’ai le sentiment qu’on compte peu, parce que les moyens ne sont pas là. Je ne lis pas beaucoup la presse, je regarde parfois BFM-TV ou les JT. Les informations semblent toujours tronquées : ce sont des flashs, des instantanés, qui méritent d’être approfondis. Je viens ici pour décortiquer des sujets, pas pour y croiser des stars. Je ne suis pas en admiration devant telle ou telle personne, tout le monde mérite de s’exprimer. Si on n’est pas vigilants, vous nous orientez, vous, les journalistes ! »
Inès et Victor, 20 ans, étudiants en journalisme et en sciences politiques
« Nous sommes venus de Toulouse en voiture. Je viens de terminer trois années d’études de journalisme là-bas, et un stage dans une boîte de production à Paris [Inès voudrait être journaliste d’investigation]. On lit les médias sur nos smartphones : Courrier International, Le Monde, des “pure players” comme Konbini. Rarement du papier. On trouve ça génial d’aborder des problématiques délicates sur nos métiers, comme la connivence entre politiques et journalistes, car on a mauvaise presse ! Cela permet de faire le lien entre les personnes qui reçoivent l’information et nous qui la rédigeons. »

   


Victoria, 8 ans, en classe de CE2
« Je suis née en Inde, mais j’habite à Bordeaux. Je suis venue avec mon centre d’animation. On fait un atelier photo, pour mettre les illustrations dans l’édition de ce soir. Ça s’appelle La P’tite Rédac. Moi je n’ai jamais lu un journal, je regarde les infos sur France 2 avec mes parents. »
Didier, 66 ans, retraité de la banque
« Je viens de Marmande, la commune voisine. Mon épouse me rejoint cet après-midi. On vient souvent pique-niquer sur les bords de Garonne l’été, ce village est très authentique. C’est la première année que je viens au Festival, grâce à des amis qui m’en ont dit beaucoup de bien. Ancien directeur d’un réseau bancaire, je ne me suis jamais senti proche du monde des médias. Pourtant, je suis abonné au Figaro et à Sud-Ouest. L’image qu’on a de la presse, c’est une image parisienne, très centralisée. Comme l’est un peu la France. Je trouve super qu’un festival vienne déplacer le centre, se mélanger à du terroir. Quand on va déjeuner, tout le monde est là, il n’y a pas la caste des invités et puis le bas peuple. Or, c’est souvent le cas dans les festivals ! J’ai hâte de pouvoir discuter avec Jean-Michel Apathie, mais surtout de me rendre à l’une des conférences sur le vin. Car les modifications climatiques peuvent mettre en péril les cépages actuels de Merlot ! »

   


Carole, 65 ans, éducatrice spécialisée
« C’est la deuxième fois que je viens. Cette fois, j’ai embarqué avec moi deux amies et mon mari. Nous venons de Tonneins, un petit village à une trentaine de kilomètres. Je suis très intéressée par tous les sujets traités, mais j’ai un grave défaut : je ne lis pas ! Ni journaux ni livres. Mon mari est abonné à Sud-Ouest mais je me contente de le voir passer. Ici, je peux m’informer sans avoir besoin de me plonger dans le journal ou, pire, sur les articles en ligne. J’écoute beaucoup la radio, en revanche. J’ai toujours été syndicaliste dans mon métier, les luttes sociales m’intéressent, l’histoire des femmes, de l’exil… et même le vin ! Mais je n’irai pas voir les sujets qui concernent la politique, car je sature un peu. “Infobésité”, c’est vraiment le mot ! D’ailleurs si je croise des célébrités, je ne les reconnaîtrais pas. »
Lucien, 27 ans, et Elaine, 29 ans, consultants en agence de communication à Paris
« On est des curieux. On avait envie d’un Festival sympathique, dans un cadre hyper agréable, avec un soupçon d’entre-soi entre journalistes parisiens, politiques et communicants. On passe la journée ici parce que c’est sur la route de nos vacances. Dans nos métiers, on lit la presse tous les jours, on est abonnés à tous les journaux. La profession de journaliste est en danger, elle a du mal à garder une qualité de contenus parce qu’elle fait face à la pression de l’audience. Et quid des relations entre les rédactions et les marques ? Il y aurait presque un festival à organiser sur l’avenir du journalisme ! »

   


Michelle, 62 ans, attachée culturelle au château de Duras
« J’habite à Marmande, je suis venue avec ma fille de 22 ans. Dans le Lot-et-Garonne, on doit se bouger et proposer des événements intéressants : les gens ne viendront pas ici pour la beauté des paysages ! A part nos tomates, les Parisiens ne connaissent pas la région. Petit à petit, les locaux se rendent compte qu’ils font aussi partie du monde. Il existe un vrai complexe des “culs-terreux” face aux “cultureux”. Ce Festival pourrait permettre de gommer ces frontières. Moi, j’ai pris du recul par rapport aux médias : au moment des attentats, j’ai trouvé insupportable cette forme de jouissance et de jubilation dans la voix de certains journalistes. Depuis, je n’écoute plus que France Culture. C’était un mal pour un bien ! »
Véro, 46 ans, militante associative
« J’ai entendu parler du Festival sur France Inter, ma radio fétiche. Je n’avais pas du tout réalisé que c’était le Couthures juste à côté de chez moi, ça me semblait improbable ! J’habite à une quinzaine de kilomètres d’ici, je suis venue toute seule. L’idée de départ me semble intéressante : la rencontre entre les journalistes et ceux qui la réceptionnent. Je n’aime pas l’expression “consommation” des médias, mais, en tout cas, je ne les subis pas : je n’ai plus de télé depuis vingt ans, et pour la presse écrite je lis Le Monde et Libération, en ligne. Je suis abonnée au Canard enchaîné, c’est mon seul média papier. J’ai bossé pendant huit ans dans le secteur social avec des personnes migrantes qui se prostituent. Auparavant, j’étais une militante très active dans le milieu LGBT à Bordeaux. Ça vient sans doute de là, mon intérêt pour le monde. »
Pour plus d’informations : Festival international de journalisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Satisfaction des désirs, solitude, mémoire, relation à l’espace… Pour le psychiatre Serge Tisseron, les machines dotées d’une intelligence artificielle vont bouleverser non seulement notre quotidien mais aussi notre manière d’être au monde.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/07/2018
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Serge Tisseron : « Les  robots vont modifier la psychologie humaine »

Satisfaction des désirs, solitude, mémoire, relation à l’espace… Pour le psychiatre Serge Tisseron, les machines dotées d’une intelligence artificielle vont bouleverser non seulement notre quotidien mais aussi notre manière d’être au monde.



Le Monde
 |    12.07.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 10h46
    |

            Catherine Vincent








                        



   


Serge Tisseron est psychiatre, docteur en psychologie et, depuis 2015, membre de l’Académie des technologies. Il a cofondé, en 2013, l’Institut pour l’étude des relations homme/robots (IERHR), dont il est toujours un membre actif.
Comment l’omniprésence de machines dotées d’une intelligence artificielle (IA) dans notre quotidien va-t-elle modifier le psychisme humain ?
Les robots vont modifier la psychologie ­humaine autant que les progrès de l’alimentation et de la médecine ont modifié nos corps. Notre taille et notre corpulence ont changé, notre résistance aux maladies et à la douleur aussi, mais nous ne nous en rendons pas compte car ces changements nous sont devenus naturels. Il en sera de même avec les ­machines intelligentes, qui vont bouleverser non seulement notre quotidien mais aussi notre manière d’être au monde.
Quatre domaines, au moins, seront profondément modifiés. D’abord, notre capacité à différer la satisfaction de nos désirs. Le téléphone, puis le mail, ont déjà commencé à altérer notre capacité de résistance à l’attente relationnelle : avec la livraison quasi instantanée par drone, nous allons aussi devenir intolérants à l’attente des objets. Le degré suivant sera probablement l’intolérance à nos attentes de reconnaissance, car nos robots de proximité pourront nous gratifier de quantité de félicitations et gentillesses. Dès lors, serons-nous capables de supporter que la société humaine qui nous entoure soit moins aimable avec nous ? Aurons-nous seulement envie de continuer à la fréquenter ?
Le deuxième changement concerne le rapport à la solitude et au discours intérieur. Avec nos « chatbots »[« agents conversationnels »], nous allons développer une tendance à nous raconter en permanence. Contrairement à la plupart des humains, ces machines nous ­feront constamment rebondir par des questions, des plaisanteries et des gentillesses. Pour une raison simple : la capture de nos données personnelles…
Mais, du coup, la ­notion de solitude changera : la compagnie ne se définira plus seulement par la présence d’un humain, mais aussi d’une machine. Que deviendra la possibilité de se tenir à soi-même un discours intérieur, sans interlocuteur, lorsque nous serons habitués à en avoir un à demeure, prêt à nous écouter aussi longtemps que nous le voudrons ?
Les deux autres domaines dans lesquels l’IA va modifier notre psychisme sont notre ­mémoire et notre relation à l’espace. Demain, notre smartphone ne sera pas seulement en mesure de stocker quantité de nos données personnelles, il pourra les classer à notre place, participant ainsi en permanence à la construction de notre biographie.
Quant aux outils de géolocalisation, ils nous permettront bientôt de nous déplacer dans l’espace sans en avoir la moindre compréhension. Si la téléportation, aujourd’hui banale dans les jeux vidéo, existe un jour dans le monde réel, elle sera perçue comme totalement naturelle, car nous avons déjà perdu la représentation des espaces intermédiaires entre le point dont nous partons et le point où nous arrivons !
Les robots vont-ils obliger l’homme à redéfinir l’idée qu’il se fait de lui-même ?
Dans toutes les technologies inventées jusqu’alors, les objets étaient à mon service : je les mettais en route quand j’en avais besoin, comme un chef d’orchestre. Ce qui sera nouveau avec les objets dotés d’IA, c’est qu’ils pourront m’interpeller et me proposer leurs services comme des partenaires à part ­entière. Lorsque je rentrerai dans ma voiture autonome – Ford prévoit sa commercialisation pour 2021 –, je serai accueilli par une voix couplée à une petite caméra, qui me dira par exemple : « A voir ton visage ce matin, j’ai ­l’impression que tu as mal dormi ! »
Si j’ai oublié mon parapluie avant de sortir, ce ne sera pas ma femme ou mes enfants qui me le feront remarquer, mais mon assistant personnel qui me morigénera : « Rappelle-toi, je t’ai dit ce matin qu’il allait pleuvoir ! » Nous ­serons de plus en plus confrontés au fait que les machines ont des compétences que nous n’avons pas, c’est-à-dire à notre incomplétude humaine. Avec le risque d’une certaine honte face à nos insuffisances… Et celui d’une ­confiance de plus en plus aveugle dans leurs capacités. Nous serons ainsi graduellement enfermés dans une dépendance affective croissante vis-à-vis d’elles.
Comment la psychologie peut-elle étudier ces nouveaux phénomènes ?
Il va lui falloir intégrer notre relation aux ­objets comme un élément d’appréciation de la qualité de notre relation au monde – autrement dit de notre santé mentale. On estime aujourd’hui que celle-ci est bonne lorsqu’on a un bon réseau social, une sexualité satisfaisante, un travail à peu près stable…
Il faudra y ajouter la reconnaissance d’une dépendance affective saine aux objets. Elle pourrait en ­effet devenir pathologique, comme c’est le cas pour ceux qui souffrent de manque quand ils sont privés de jeux vidéo, de réseaux sociaux ou d’alcool. Un autre risque étant de glisser du bonheur de l’anthropomorphisme (je projette mes émotions et mes pensées sur un objet ou un animal, mais je sais qu’il s’agit d’une projection) aux illusions de l’animisme (je prête à l’objet en question des capacités cognitives et émotionnelles identiques aux miennes).
Pourquoi les machines intelligentes vont-elles augmenter ce risque d’animisme ?
Parce qu’elles pourront prendre l’initiative de la relation, et aussi parce que leurs fabricants alimenteront l’illusion qu’elles ont des émotions. Cela aggravera le phénomène constaté, il y a plus d’un demi-siècle, par l’informaticien Joseph Weizenbaum. Il avait écrit un programme baptisé Eliza, un précurseur des chatbots destiné à simuler un psychothérapeute dont la méthode consiste à reformuler les propos du patient en se concentrant sur ses réactions émotionnelles. Weizenbaum s’aperçut que certains des étudiants qui l’aidaient dans cette tâche avaient tendance à penser que la machine les comprenait vraiment ! Il eut alors cette phrase, qui devrait être inscrite au fronton de tous les laboratoires de recherche en IA : « Je n’aurais jamais cru qu’un programme aussi simple puisse provoquer chez des gens normaux de tels délires. »
C’est ce qu’on appelle un phénomène de dissonance cognitive : on a beau savoir que ce sont des machines, on ne peut pas s’empêcher de développer avec elles la même relation qu’avec des humains, et croire qu’elles ont des émotions. Plus récemment, l’état-major américain a découvert que certains soldats envoyés en Irak et en Afghanistan s’attachaient de manière déraisonnable à leur robot démineur : les dommages que ­subissait celui-ci les affectaient gravement, et ils voulaient absolument qu’on le leur répare plutôt que de recevoir un robot tout neuf sorti de l’usine. Pendant le combat, certains pouvaient même mettre leur vie en danger pour lui éviter des dommages.
Vous écrivez dans votre dernier ouvrage : « Si j’étais plus jeune, je créerais un ­laboratoire d’étude de la psychologie des IA. » Inventer une psychologie des machines, est-ce vraiment nécessaire ?
J’ai été conforté dans cette évidence par ce qui s’est passé avec Tay, une IA censée jouer le rôle d’une adolescente capable d’interagir sur les réseaux sociaux. Mise au point par Microsoft et « lâchée » sur Twitter en mars 2016, elle avait été programmée pour apprendre par imitation et renforcement. Résultat : après une journée et plus de 96 000 Tweet, des internautes mal intentionnés lui avaient fait tenir des propos misogynes, racistes et antisémites, contraignant Microsoft à suspendre en urgence son compte Twitter. Ce qu’il faut retenir de cette expérience désastreuse, c’est que les machines douées d’apprentissage évolueront différemment au contact de leurs utilisateurs.
S’agit-il à proprement parler de psychologie ? D’une certaine façon, oui. Si l’on s’en tient à ce qui est observable, des machines élevées dans des environnements différents se distingueront les unes des autres par leurs comportements, par leurs propos, voire par les émotions qu’elles simuleront. Il nous faudra donc étudier la manière dont ces IA se transformeront au fil des inter­actions avec les humains. Et aussi au fil de leurs propres interactions !
Car on l’oublie trop souvent, les communautés de robots vont prendre une importance croissante : ils pourront par exemple se connecter la nuit à un serveur central, une sorte d’école du soir qui corrigera leurs ­apprentissages les plus antisociaux. Cette ­interconnexion est le grand défi que nous poseront les objets dotés d’une IA. Les ­informaticiens nous présentent leurs créatures comme des objets « autonomes », mais leur puissance d’apprentissage et de stockage des données sera basée sur leur interconnexion permanente.
Les robots, dites-vous, vont changer notre rapport à la culpabilité. De quelle manière ?
D’une part en nous culpabilisant, de l’autre en nous déculpabilisant. Les machines vont pouvoir nous culpabiliser car nous allons leur donner le droit de nous punir. Reprenons l’exemple de la voiture autonome, dans laquelle le conducteur est censé rester ­disponible en cas de nécessité. Pour s’en assurer, le véhicule vous envoie régulièrement un ­signal, auquel vous devez répondre en mettant la main sur le volant. Si vous ne répondez pas au signal – parce que vous dormez, ou êtes plongé dans un film sur la banquette ­arrière –, que se passe-t-il ? L’algorithme vous sanctionne en vous obligeant, la prochaine fois que vous prendrez votre véhicule, à ­conduire vous-même, à l’ancienne.
Accepterons-nous de telles punitions comme relevant d’un pacte social ? Certains se sentiront-ils persécutés par leur machine ? C’est à ce genre de questions que les psychologues de demain seront confrontés. Mais les machines auront aussi le pouvoir de déculpabiliser, avec le risque de rendre certains ­d’entre nous de plus en plus inhumains. Les « robots tueurs », ces machines militaires programmées pour ouvrir le feu sur telle ou telle cible, présentent déjà ce danger. A partir du moment où l’homme sort de la boucle des décisions, il lui devient plus facile de se déresponsabiliser et d’accepter pour son propre ­intérêt des « dommages collatéraux » plus importants, autrement dit un plus grand nombre de morts civils.
Même si leurs fabricants font tout pour nous en donner l’illusion, les robots n’éprouvent ni émotion ni souffrance. Cela pourrait-il changer un jour ?
Il n’y a aucune raison de donner des émotions aux robots, bien au contraire. Rappelez-vous HAL, dans 2001 l’Odyssée de l’espace, et son ­fameux « J’ai peur » : c’est à partir de là que tout tourne mal. Mais une grande rupture surviendra probablement quand les robots combineront des matériaux inertes et biologiques. A ce moment-là, les humains eux-mêmes seront probablement transformés. Il n’y aura plus alors que des créatures métissées, des cyborgs. Certains plutôt humains, d’autres plutôt machines, sans que la limite entre les deux soit peut-être très claire.

A lire
Ouvrages de Serge Tisseron :
« Petit traité de cyberpsychologie » (Le Pommier, 304 p., 19 €) ; « Robots, de nouveaux partenaires de soins psychiques », en codirection avec Frédéric Tordo (Erès, 208 p., 12 €) ; « Le jour où mon robot m’aimera » (Albin Michel, 2015).



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