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Alexandre Benalla disposait d’un badge d’accès à l’Assemblée nationale

La droite a critiqué samedi cette accréditation accordée au collaborateur d’Emmanuel Macron, à la demande du directeur de cabinet de l’Elysée.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 19h35
    |

                            Le Monde.fr (avec Manon Rescan)








                        


Alexandre Benalla, un collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié sur une vidéo en train de frapper un manifestant le 1er mai, disposait d’un badge d’accès à l’Assemblée nationale en tant qu’employé de la présidence de la République. C’est ce qu’ont dévoilé les députés Les Républicains Marc Le Fur et Christian Jacob samedi 21 juillet dans l’hémicycle, s’interrogeant sur les motifs de cette accréditation.
Le Monde a pu consulter la fiche d’informations confirmant l’existence d’une accréditation, accordée à Alexandre Benalla. Il s’agit d’un badge « H » qui donne accès à l’hémicycle, un niveau d’autorisation supérieur à celui des simples collaborateurs, et dont la date de début est fixée au 24 juillet 2017. La majorité et l’opposition divergent en revanche sur le sens à donner à l’octroi d’un tel sésame à un collaborateur chargé de questions de sécurité.
Dans un communiqué, la présidence de l’Assemblée a fait savoir que ce badge avait été attribué à M. Benalla « à la demande du directeur de cabinet du Président de la République (…) en sa qualité de charge de mission auprès du chef de cabinet du Président de la République ».
La droite critique l’octroi de ce badge
Le député LR et vice-président de l’Assemblée nationale Marc Le Fur est le premier à avoir évoqué publiquement l’existence de ce badge, qui « a été retiré il y a trois jours » au collaborateur de l’Elysée, selon lui. Soit le 18 juillet, jour des premières révélations du Monde. L’élu des Côtes-d’Armor s’est étonné de l’existence de cette accréditation, la jugeant injustifiée :
« Cela veut dire quoi ? Jusqu’à présent, Monsieur Benalla ne disposait pas de fonctions politiques. Hors, mes chers collègues, ceux qui disposent d’un tel badge font de la politique puisqu’ils assistent à l’hémicycle. Ils ne font pas de la sécurité, ils font de la politique. »
Marc Le Fur a par ailleurs demandé à savoir « qui a demandé un tel badge [et] pourquoi on a demandé un tel badge ? » ainsi que la mise en place de mesure pour que de tels « incidents » ne « puissent plus intervenir ». Interrogé par Le Monde, Marc Le Fur a confirmé que « ce n’est pas un badge du tout-venant, c’est le badge du niveau le plus élevé qui soit ! Du niveau du cabinet du président de l’Assemblée ! »
Son homologue LR de Seine-et-Marne et président du groupe Christian Jacob a également demandé « au nom de quelles fonctions [Alexandre Benalla] vient ici [à l’Assemblée nationale] ? […] Quel est le rapport entre la sécurité du président de la République et être ici dans l’hémicycle ? », a-t-il poursuivi, qualifiant par ailleurs M. Benalla de « barbouze ».
Une pratique « courante », selon François de Rugy
En vertu du principe républicain de séparation des pouvoirs, le président de la République ne peut pas participer aux séances parlementaires et ne se rend donc jamais à l’Assemblée. Pour autant, pour le président de l’Assemblée, François de Rugy, il n’y a rien d’inhabituel à ce qu’un collaborateur de l’Elysée dispose d’un tel accès au palais Bourbon. « Vous le savez sans doute, il y a pour accéder à l’Assemblée nationale plusieurs milliers de badges [dont] un certain nombre de collaborateurs de l’exécutif. Il en a toujours été ainsi », a-t-il répondu à Marc Le Fur.
Toujours selon François de Rugy, il s’agit de « pratiques courantes et normales » et « le badge a été immédiatement désactivé quand Monsieur Benalla s’est vu retirer les fonctions qu’il avait à la présidence de la République », sans préciser donner la date précise de cette décision. « Il n’y a donc rien de plus à en dire, tout cela se fait dans la logique de notre fonctionnement d’assemblée », appelant à ne « pas créer des polémiques inutiles ».

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La chaleur, drame du quotidien au Japon et enjeu des JO de Tokyo

L’archipel nippon subit une vague de chaleur inédite ; 10 000 personnes ont été hospitalisées et 30 ont déjà succombé aux fortes températures.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 13h23
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Il fait terriblement chaud au Japon. L’archipel s’est réveillé samedi 21 juillet sur la promesse d’une nouvelle journée de températures record, avec plus de 38 °C attendus dans plusieurs régions, notamment à Kyoto (Ouest) qui n’a jamais connu pareille touffeur depuis le début des statistiques météorologiques en 1880. La présence de deux systèmes de hautes pressions couvrant la quasi-totalité de l’archipel fait de ce mois de juillet l’un des plus torrides de l’histoire : à 35 °C en moyenne depuis le 9 juillet, les températures dépassent les normales de 10 °C. La vague de chaleur, qualifiée par l’agence de météorologie de « grand danger pour la santé », pourrait durer jusqu’à la fin du mois. 
Plus de 10 000 personnes ont déjà été hospitalisées et 30 ont déjà succombé. Le ministère de l’éducation rappelle que les coups de chaleur peuvent survenir même quand la température oscille entre 25 et 30 °C. Le risque dépend du taux d’humidité, qui exacerbe la chaleur ressentie. D’après le site spécialisé Accuweather, la température devait atteindre 34 °C à Tokyo samedi avec un ressenti à 40 °C. Le taux d’humidité devrait s’établir autour de 65 %.
Les autorités répètent à l’envi l’importance d’utiliser les climatiseurs et de s’hydrater, ainsi que d’éviter de sortir et de pratiquer des activités en extérieur. Les écoles doivent prendre des mesures pour protéger les enfants. Un écolier de 6 ans du département d’Aichi (Centre) est mort le 17 juillet après avoir participé à des activités en plein air. Huit autres, scolarisés à Shimonoseki dans l’ouest du pays, ont dû recevoir des soins le 18 à cause d’insolations.
Inquiétude pour les JO de 2020
La situation est particulièrement pénible pour les 4 400 personnes évacuées, fatiguées et stressées, à la suite des inondations et glissements de terrain qui ont fait 218 morts et 12 disparus au début de juillet dans l’ouest du pays. L’intense chaleur perturbe même le travail des militaires des forces d’autodéfense, des secouristes et des volontaires déployés pour dégager les décombres des zones sinistrées.
La gravité du phénomène a ravivé les débats sur l’organisation des Jeux olympiques de Tokyo, programmés du 24 juillet au 9 août 2020. Annoncé jeudi 19 juillet par le Comité international olympique (CIO), le calendrier des épreuves a voulu en tenir compte, fixant notamment le départ des marathons à 7 heures du matin et celui du 50 km marche à 6 heures.

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Les choix opérés ont été accueillis avec prudence par la Fédération japonaise d’athlétisme. Toshihiko Seko, le responsable de la section marathon et qui a participé aux JO de 1984 et 1988, préférerait des départs des épreuves encore plus tôt pour 2020. « Il s’agira de courses à risques. Nous attendons du comité d’organisation qu’il installe le plus de brumisateurs possible et aménage un maximum de zones d’ombre sur le parcours pour que tous les coureurs puissent finir l’épreuve », a-t-il déclaré au quotidien Japan Times. En 2007, 30 % des 85 coureurs du marathon d’Osaka (Ouest) avaient abandonné à cause de la chaleur. L’épreuve courue alors que le thermomètre affichait plus de 30 °C, avait pourtant commencé à 7 heures.
« Nous sommes conscients que nous devons nous préparer à la chaleur extrême », a reconnu le 12 juillet John Coates, responsable du CIO chargé du suivi de la préparation des Jeux, expliquant que le Japon n’était pas le « premier pays à accueillir les épreuves sous une chaleur extrême. C’est une conséquence naturelle de l’organisation des Jeux en juillet et en août. »
Protéger les athlètes et le public
Malgré ces déclarations rassurantes, la chaleur représente un casse-tête pour les organisateurs, qui veulent éviter tout problème avec les athlètes comme avec le public. Ils prévoient l’installation d’« abris » ventilés et la mise en place d’un dispositif de suivi en temps réel du risque thermique sur chaque site.
Des produits réduisant de plusieurs degrés la chaleur dégagée par le goudron devraient être utilisés et le gouvernement va multiplier les plantations d’arbres le long des parcours des courses de fond. Les organisateurs de Tokyo 2020 vont également établir des directives sur la gestion des épreuves en cas de températures extrêmes.

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Lors d’une visite organisée le 18 juillet du Stade national, qui accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que les épreuves d’athlétisme, Keiji Kato, du Conseil japonais des sports (JSC) a expliqué que la conception du toit pouvant partiellement recouvrir le stade permettait d’améliorer la circulation de l’air et de maintenir une certaine fraîcheur pour les spectateurs. Le thermomètre affichait 43 °C ce jour-là.




                            


                        

                        


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Tour de France : Omar Fraile s’impose à Mende devant Julian Alaphilippe

Le Français, porteur du maillot à pois, n’est pas parvenu à rattraper l’Espagnol, vainqueur en Lozère de sa première étape sur la Grande boucle.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 18h50
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 19h16
   





                        



   


Le Basque Omar Fraile (Astana) s’est adjugé la quatorzième étape du Tour de France, samedi 21 juillet, sur les hauteurs de Mende. Arrivés dix-huit minutes après le vainqueur, les trois premiers du classement général (Thomas, Froome et Dumoulin) ne se sont pas quittés. Romain Bardet abandonne, lui, une quinzaine de secondes sur le trio.
Fraile, vainqueur pour la première fois sur le Tour, a devancé de quelques secondes le Français Julian Alaphilippe et le Belge Jasper Stuyven, auteur d’un joli numéro, avant d’être rattrapé dans les dernières pentes de la journée.

L’espagnol @OmarFraile s'impose à Mende en solo ! Il a résisté au retour de Julian Alaphilippe ( @alafpolak ) dans… https://t.co/Tyvl0ilADh— francetvsport (@France tv sport)


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Dans cette étape de 188 kilomètres, une échappée fleuve de 32 coureurs s’est formée dès la première heure, après un début agité. Plusieurs prétendants (Bardet, Landa, Martin) se sont retrouvés piégés, dans des cassures favorisées par le vent de côté, avant que l’équipe Sky ne cesse son effort en raison du changement de cap.
Alaphilippe attaque trop tard
L’échappée comprenant des coureurs de quinze équipes différentes a creusé l’écart sur le peloton qui a laissé faire. À l’avant, Jasper Stuyven a pris ses distances à 35 kilomètres de l’arrivée avec ses derniers compagnons (Izagirre, Slagter). Le Belge a abordé la dernière rampe, longue de trois kilomètres, avec une avance à peine supérieure à une minute et demie.

📊 GC Top 10 after stage 14!
📊 Top 10 du général après l'étape 14 !
— LeTour (@Le Tour de France)


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Fraile a attaqué dès le pied et a fini par déborder Stuyven à 500 mètres du sommet. Alaphilippe, qui a attendu plus longtemps, est revenu à son tour, mais trop tardivement pour inquiéter le coureur d’Astana. L’Espagnol (28 ans), vainqueur d’une étape du Giro en 2017, participe pour la première fois à la Grande boucle.
Dimanche 22 juillet, la quinzième étape relie Millau à Carcassonne sur un parcours encore favorable aux attaquants, à la veille de la seconde journée de repos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le Parti populaire a désigné samedi 21 juillet son nouveau dirigeant, qui aura pour mission de relancer son mouvement, marqué par la chute du gouvernement Rajoy.
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Pablo Casado succède à Mariano Rajoy à la tête de la droite espagnole

Le Parti populaire a désigné samedi 21 juillet son nouveau dirigeant, qui aura pour mission de relancer son mouvement, marqué par la chute du gouvernement Rajoy.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 15h35
   





                        


Le Parti populaire, principale formation de la droite traditionnelle espagnole, tourne la page des années Rajoy. Le député de 37 ans Pablo Casado a été largement placé en tête samedi 21 juillet par les grands électeurs du parti, avec 1 701 voix contre 1 250 contre sa rivale Soraya Saenz de Santamaria.
Cette dernière, qui représentait la continuité, avait pourtant recueilli le 5 juillet le plus de voix parmi les militants, lors de primaires inédites au sein du parti mais Casado aura bénéficié de l’appui décisif de l’ancienne ministre de la Défense et numéro deux du parti, María Dolores de Cospedal, arrivée troisième le 5 juillet.
La désignation de Pablo Casado intervient un peu moins de deux mois après la chute brutale du gouvernement Rajoy, écarté du pouvoir au début de juin par une motion de censure, sur fond de sa condamnation de son parti dans une vaste affaire de corruption. La désignation de cette figure montante du Parti populaire (PP) marque un virage à droite et un changement générationnel pour la formation conservatrice, qui reste le premier parti au Parlement espagnol.
« Une nouvelle étape commence aujourd’hui (samedi) » pour le PP qui va « tenter de reconquérir le coeur de tous les Espagnols après les semaines si difficiles que nous avons dû vivre », a déclaré Casado, ovationné par les membres de sa formation. « Le Parti populaire est de retour » et « nous sommes disposés à gouverner une nouvelle fois cette société », a-t-il ajouté.
Les élections législatives de 2020 en ligne de mire
Maintenant qu’il est à la tête du PP, Casado pourrait se voir rattrapé par la polémique sur son CV. Il y a quelques mois, en plein scandale sur le master de la présidente PP de la région de Madrid Cristina Cifuentes, il avait dû reconnaître qu’il avait obtenu un master dans la même université que cette dernière, alors que 18 matières sur 22 lui avaient été validées d’office parce qu’il était déjà licencié en droit et qu’on l’avait dispensé de cours.
Le nouveau chef de file de la droite espagnole aura également la lourde tâche de mener son parti lors des prochaines législatives, prévues au plus tard à la mi-2020, face au socialiste Pedro Sanchez qui s’est hissé au pouvoir dans la foulée de l’éviction de Mariano Rajoy, avec le soutien du parti de gauche radicale Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques.
Le PP devra également se mettre rapidement en ordre de bataille : des scrutins municipaux, régionaux et européens l’attendent dès mai 2019.

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                Espagne : Pedro Sanchez, des idées mais pas de majorité






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.
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Saturnin, Rintintin, Flipper… Le douloureux destin des animaux stars 
                  
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Le Monde
 |
                  20.07.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 17h11


Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.

Par             Philippe Ridet





                     
Il y a très longtemps, sans doute à la fin des années 1960 ou au début de la décennie suivante, nous avons été victime d’un léger traumatisme. Plongé dans la lecture de Télé 7 Jours, nous avons lu cette nouvelle, affligeante même pour le préado blasé et ricanant comme une hyène que nous étions alors.
Plusieurs dizaines de canetons pour un épisode de Saturnin
Dans une courte enquête, l’hebdomadaire révélait que plusieurs dizaines de canetons entraient dans la confection d’un seul épisode de quatorze minutes des Aventures de Saturnin, un feuilleton conçu pour l’ORTF par Jean Tourane et dialogué par l’écrivaine Louise de Vilmorin, compagne d’André Malraux, le ministre de la culture du général de Gaulle.
Le chanteur comique Ricet Barrier prêtait son timbre bougonnant à Saturnin, un caneton hâbleur qui avait fort à faire avec des belettes et des hamsters moqueurs, tandis que l’acteur populaire Robert Lamoureux assurait les commentaires d’une voix de crécelle.
« Saturnin à la campagne »  (vidéo Youtube)

Isabelle Aubret, gagnante du concours de l’Eurovision en 1962, interprétait, elle, la chanson du générique : « Approchez, tous les amis, les grands et les petits, regardez bien ! Le cœur fier et l’œil malin, voici venir au loin votre ami Saturnin » – paroles de Serge Lebrail et musique de Joe Hajos. (Si vous espérez sortir de la lecture de ce papier rajeunis, passez votre chemin.)
On comprenait entre les lignes de l’article que de nombreux dangers guettaient les petits canards : griller sous les sunlights, rendre l’âme en raison des cadences de travail, grandir trop vite, succomber à la maltraitance. Saturnin, ou du moins ses interprètes, étaient, en effet, soumis à toutes sortes de contrariétés fatales : tirer une luge, porter un balai coincé sous l’aile ou un havresac sur le dos.
Des films et 164 épisodes pour Rintintin et ses congénères
Une autre histoire édifiante...





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs milliers de personnes ont défilé en mémoire du jeune homme mort il y a deux ans dans une gendarmerie, dans des circonstances toujours inexpliquées.
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A Beaumont-sur-Oise, une marche pour réclamer « justice pour Adama Traoré, comme pour Alexandre Benalla »

Plusieurs milliers de personnes ont défilé en mémoire du jeune homme mort il y a deux ans dans une gendarmerie, dans des circonstances toujours inexpliquées.



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21.07.2018 à 18h37
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                            Astrid de Villaines








                        


« Voilà l’homme qui fait trembler la République ! » En souriant, samedi 21 juillet après-midi, devant la gare de Persan-Beaumont (Val-d’Oise) où se déroule la marche blanche pour Adama Traoré, le député Insoumis Eric Coquerel fait les présentations. A sa gauche, Philippe Poutou, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2017. A sa droite, Taha Bouhafs, le militant insoumis qui a filmé et diffusé sur les réseaux sociaux la scène mettant en cause Alexandre Benalla, place de la Contrescarpe, le 1er mai dernier, que Le Monde a formellement identifié mercredi.
Tous sont venus soutenir le « collectif Adama » qui réclame « la vérité et la justice », deux ans après le décès du jeune homme de vingt-quatre ans, sur le sol d’une gendarmerie après une interpellation, sans que les causes de sa mort ne soient encore élucidées. « Ce qui est dingue, c’est que cette vidéo soit passée inaperçue à l’époque. Cela en dit long sur la banalisation des violences policières », remarque M. Bouhafs, devant ses deux interlocuteurs qui acquiescent et le félicitent.

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« Nous, on attend toujours que justice se fasse »
L’affaire révélée dans nos colonnes est sur quasiment toutes les lèvres. « Mais elle est nulle Belloubet ! Même moi j’ai été meilleure à mon oral de fin d’année ! » s’amuse une étudiante devant ses amis, dans le train qui l’emmène de Paris au rassemblement de Beaumont-sur-Oise.
« On n’oublie pas ! On pardonne pas ! » Au rythme des slogans, 4 000 personnes (selon les organisateurs) s’élancent pour rejoindre Boyenval, le quartier où vivait Adama Traoré. Beaucoup de jeunes sont venus de Paris, d’autres départements d’Ile-de-France ou de Beaumont-sur-Oise. Comme Lassana Doucouré, footballeur de 27 ans qui connaissait Adama Traoré et qui a « entendu rapidement parler de l’affaire Benalla à la télévision ». « Lui, il n’a pas été puni. Nous, on attend toujours que justice se fasse » déplore-t-il.
Dans la foule, les personnalités politiques se mélangent aux citoyens. Le député de La France insoumise Alexis Corbière tape sur l’épaule de l’ex candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon. David Cormand, le secrétaire national d’Europe-Ecologie Les Verts est venu, tout comme Stéphane Troussel, président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, pour représenter le PS. « La gauche est en miettes, mais on se réunit sur l’injustice » constate Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris.
« Une République pour les uns et pas pour les autres »
« Vous, les Benalla du futur ! » s’agace un manifestant en passant devant des élus portant leur écharpe tricolore. Certains manifestants craignent une récupération politique. « Le fait qu’il y ait des politiques, même si c’est sûrement de la récupération, cela peut nous être utile », remarque toutefois Elisabeth Abanda, étudiante parisienne de 24 ans. « Ce n’est pas calculateur, on nous a demandé de mettre notre écharpe. Ils nous disent qu’ils veulent qu’on les représente », assure Mme Benbassa.
Celui qui est visé, c’est surtout François Ruffin. Le député de la Somme n’était pas présent l’année dernière. Il attendait d’en savoir plus sur l’enquête. « C’est fort de café qu’il soit là, d’ailleurs il se cache ! », observe Selim Ben Amor, étudiant de 24 ans à Créteil. Défilant à la toute fin du cortège, François Ruffin assume. « Je reconnais mes maladresses, je m’en suis expliquée auprès d’Assa Traoré » - la sœur d’Adama Traoré en tête de cortège. « Les gendarmes n’ont toujours pas été auditionnés. Il faut absolument que la justice avance, sinon la colère va se transformer en rage, puis en violence. Il faut la justice pour Adama Traoré, comme pour Alexandre Benalla », conclut le parlementaire. « Le sentiment d’une justice à deux vitesses est très grave. Il y a une République pour les uns et pas pour les autres », abonde Benoît Hamon, entre deux selfies.
Beaucoup dénoncent également le racisme. « France, pays des droits de l’homme blanc » peut-on lire sur une affiche. « Je sais que cela aurait pu arriver à quelqu’un de ma famille. C’est pour cela que je suis venue », affirme Brave Kassala, jeune femme noire de vingt ans. « Evidemment qu’il y a du racisme, depuis l’esclavage ! » abonde son amie Elodie Zig. Et toutes deux d’en conclure : « Une personne blanche sera toujours mieux traitée, au travail ou en justice ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’envoi de fonctionnaires marocains a suscité des critiques de la part des défenseurs des migrants, selon qui ces enfants sont auditionnés, sans la présence d’avocats.
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Des policiers marocains chargés d’identifier des mineurs errants à Paris

L’envoi de fonctionnaires marocains a suscité des critiques de la part des défenseurs des migrants, selon qui ces enfants sont auditionnés, sans la présence d’avocats.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 19h12
   





                        


On les surnomme « les enfants perdus du Maroc ». Ces mineurs isolés, drogués et violents, qui ont surgi en 2017, dans le 18e arrondissement de Paris, plus précisément dans le quartier populaire de la Goutte-d’Or. Plus de deux ans après leur arrivée, les autorités françaises sollicite l’aide du Maroc, qui a dépêché des policiers dans la capitale pour identifier des mineurs en errance, en vue de leur éventuel rapatriement, a-t-on appris samedi 21 juillet auprès de la Chancellerie.
Une mission de six agents des ministères marocains de l’intérieur et des affaires sociales a été déployée dans la capitale française depuis le 18 juin, a précisé à l’Agence France-Presse cette source, confirmant des informations de L’Obs.

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La situation des enfants des rues du quartier populaire de la Goutte-d’Or inquiète les autorités depuis l’arrivée des premiers mineurs en 2016. Souvent très jeunes, abîmés par la drogue et agressifs, ils vivent de larcins et dorment dans des squares, refusant toute main tendue.
« Rétablir les liens familiaux »
Selon la Chancellerie, « cette mission se donne pour objectifs de réaliser, sous l’autorité et avec l’appui des services de police et de justice français, l’identification des jeunes » placés en garde à vue ou présentés à un juge.
Elle tentera « de rétablir, en lien avec les autorités au Maroc, les liens familiaux, et quand cela s’avérera possible, d’envisager le retour de ces jeunes au Maroc, s’il est établi que ce retour correspond à l’intérêt supérieur de l’enfant », a ajouté cette source.

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« Ces jeunes représentent une part très importante de l’activité de la permanence pénale du parquet des mineurs de Paris, puisque 813 d’entre eux ont été placés en garde à vue en 2017 et 482 ont été déférés au parquet. Ils refusent en général les prises en charge et fuguent des dispositifs de placement », a précisé le ministère de la justice. Cette situation a conduit Paris et Rabat « à renforcer leur coopération », a fait valoir la Place Vendôme.
Critiques
La révélation de l’envoi de fonctionnaires marocains à Paris a suscité de vives critiques dans les rangs des défenseurs des migrants mineurs. Quand ces enfants des rues « sont interpellés, on en profite pour les faire auditionner par des policiers marocains et ce, sans avocat présent. C’est contraire au droit et proprement scandaleux », a réagi Me Emmanuel Daoud.
« La situation est difficile, mais la réponse relève d’une opération quasi clandestine qui ne fait pas honneur au ministre de l’intérieur » Gérard Collomb, a affirmé l’avocat parisien.
Pour Me Daoud, « ces enfants étaient déjà dans la rue » avant d’arriver à Paris, « victimes de violences intrafamiliales » voire « aux mains de réseaux de traite d’êtres humains : ils vont devenir quoi si on les renvoie au Maroc ? »



                            


                        

                        


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A Gaza, le risque d’une nouvelle guerre entre Israël et le Hamas

L’armée a déclenché des frappes contre des cibles militaires du mouvement islamique, créant un regain de tension dans le territoire palestinien.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 18h57
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

C’est entendu : il faut agir pour Gaza. Soulager la population de deux millions d’habitants vivant sous cloche, tant le désastre humanitaire affleure. Ce constat est partagé par tous les acteurs et observateurs : l’ONU, les pays du Golfe appelés à financer les projets d’urgence, les Etats-Unis, mais aussi l’armée israélienne et bien entendu le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007. Une fois ce consensus posé, la réalité est aux antipodes. Le risque d’une nouvelle guerre entre Israël et le mouvement islamiste, qu’aucune des parties ne souhaite, augmente jour après jour, comme l’illustre la nouvelle poussée de fièvre vendredi 20 juillet.
L’armée a déclenché des frappes contre des cibles militaires du Hamas, tuant trois membres de sa branche militaire, après qu’une patrouille eut été visé le long de la frontière dans l’après-midi. Un soldat israélien a été tué par balles. « Le Hamas nous entraîne dans une situation où il n’y aura d’autre choix que de s’embarquer dans une opération militaire vaste et douloureuse », avait déclaré dans la matinée le ministre de la défense, Avigdor Lieberman. Comme les 29 mai puis le 20 juin, autres journées d’emballement, l’Egypte a appelé les deux parties à la retenue. Pour l’heure, l’armée et le mouvement islamiste restent en dérapage contrôlé, limitant les dégâts par rapport à leurs capacités militaires réelles.

La menace des tunnels d’attaque contre Israël sous la frontière sera jugulée d’ici un an, estime l’armée, lorsqu’elle achèvera une barrière dite « intelligente », chargée de capteurs sensoriels, dont un quart a déjà été construit. Mais le Hamas et le Jihad islamique palestinien disposent aussi chacun d’un arsenal supérieur à celui de la dernière guerre : plusieurs milliers de roquettes de fabrication locale, à la portée plus longue qu’en 2014 et aux têtes plus grandes, dont certaines de plus de 30 kg de charge explosive. Même s’il est très affaibli, le Hamas pourrait théoriquement viser Tel-Aviv,...




                        

                        


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Le Français Michaël Blanc a quitté l’Indonésie après avoir purgé une longue peine

Ce cuisinier originaire de Haute-Savoie avait été arrêté en décembre 1999, avant d’être condamné, avant d’être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 16h46
   





                        



   


Pour Michaël Blanc, c’est la fin d’un combat acharné, long de près de 19 ans. Le Français, qui a purgé une longue peine de prison en Indonésie pour trafic de drogue après son arrestation en 1999, a quitté ce pays d’Asie du Sud-Est samedi pour retourner en France.
Après s’être rendu aux services de l’immigration à Jakarta, M. Blanc et sa mère, Hélène Le Touzey, sont arrivés à l’aéroport escortés par trois agents de l’immigration, avant de s’enregistrer sur un vol de Turkish Airlines à destination d’Istanbul. L’avion de Turkish Airlines dans lequel a embarqué le Français, âgé aujourd’hui de 45 ans, s’est envolé de Jakarta à 21 heures (16 heures à Paris). Les deux Français feront une escale à Istanbul et sont attendus en France dimanche.
Ce cuisinier originaire de Haute-Savoie avait été arrêté en décembre 1999, à l’âge de 26 ans, à l’aéroport international de l’île touristique de Bali avec 3,8 kilos de haschisch dans des bouteilles de plongée. Il avait affirmé qu’un ami les lui avait confiées pour les transporter.
Grâce présidentielle
Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, Michaël Blanc a bénéficié d’une grâce présidentielle partielle en 2009 et vu sa peine commuée en 20 ans de prison. Après avoir obtenu une libération conditionnelle, il est sorti de prison en 2014 mais sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter l’Indonésie, une restriction qui s’achève samedi.
La lourdeur de la condamnation du Français dans un pays parmi les plus répressifs du monde contre le trafic de drogue avait été vivement critiquée en France. La médiatisation de sa situation a déclenché une importante mobilisation dans le pays, avec des pétitions signées par des personnalités et de nombreux anonymes.

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Mais c’est à sa mère, qui a tout abandonné — emploi, famille, pays — dès l’an 2000 pour venir à son secours, que Michaël Blanc doit son salut. Hélène Le Touzey s’est beaucoup impliquée, d’abord pour lui obtenir une réduction de peine, et ensuite pour le faire libérer.
« Si je n’avais pas été là, il ne serait plus là. Un moment, il m’avait demandé de partir pour pouvoir en finir avec la vie. Il me disait que je n’arriverai jamais à avoir sa libération », avait confié sa mère à la sortie de prison de son fils, en 2014.
Comité de soutien
Dès le début de l’affaire, l’animateur de télévision français Thierry Ardisson avait pris la défense du détenu pendant ses émissions, allant jusqu’à organiser un « Michaëlthon » — vente aux enchères d’objets de célébrités — pour financer son comité de soutien.
Impatient de rencontrer M. Blanc dès son retour en France, M. Ardisson a déclaré qu’il s’agissait d’un « héros moderne à la “Midnight Express” », une référence au film d’Alan Parker sur un Américain détenu en Turquie pour trafic de drogue. L’animateur a dit qu’il allait inviter M. Blanc dans son émission, qui reprendra en septembre sur la chaîne C8.
La famille du Français se réjouit de le voir revenir enfin au pays : « Nous sommes extrêmement heureux de le savoir aujourd’hui libre de tout contrôle judiciaire, nous l’attendons avec beaucoup d’émotions », a déclaré Alfredo Descalzi, oncle de Michaël Blanc et secrétaire de son association de soutien, à la chaîne CNews.
« Ça fait un mois qu’il est en France dans son esprit. Il souhaitait avec beaucoup de force rentrer dans son pays. »

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Alors que c’est la fin du calvaire pour M. Blanc, deux autres Français purgent de longues peines pour trafic de drogue en Indonésie : Gérard Debetz, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011, et Serge Atlaoui qui s’est vu infliger la peine de mort en 2007.
Et des dizaines d’autres condamnés à la peine capitale pour trafic de drogue, parmi lesquels de nombreux étrangers, sont dans le couloir de la mort. Il n’y a eu toutefois aucune exécution depuis deux ans.



                            


                        

                        


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A Marseille, la très politique rénovation d’une école par La France insoumise

Une quarantaine de militants et des habitants repeignent les façades d’un groupe scolaire pour dénoncer l’immobilisme de la municipalité.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h49
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Des pinceaux, des rouleaux, des raclettes et trois cents litres de peinture. Il ne manque rien à la quarantaine de militants et d’élus marseillais de La France insoumise (LFI) et aux quelques habitants du quartier de La Viste (15e arrondissement) qui se sont joints à eux. Vendredi 20 juillet en début d’après-midi, s’est attaqué à un « chantier de rénovation » des espaces extérieurs du groupe scolaire de La Viste-Bousquet. Un chantier très politique.
Du IAM et du Keny Arkana, rappeurs locaux, dans la sono pour animer les travaux, des tranches de melons en libre-service et une motivation contagieuse pour cette action collective soutenue par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Trois heures plus tard, une partie des murs lépreux et tagués de l’école maternelle de ce quartier de l’extrême nord de Marseille, brille d’un blanc lumineux. Les grilles, rouillées, sont repeintes en vert et le jardin a été nettoyé des détritus – matelas brûlé, ferrailles, tas de feuilles – qui le jonchaient.
Une action politique
Tee-shirt blanc maculé de peinture, masque de protection baissé, Sébastien Delogu apprécie le travail effectué. « Ça avance bien et demain, nous commencerons plus tôt et serons plus nombreux » prédit-il. Ce militant LFI, dont on repère régulièrement la haute silhouette derrière le député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, a organisé le projet. Habitant du quartier, père de deux élèves scolarisés à La Viste-Bousquet, M. Delogu y voit « non pas une récupération, mais une action politique », « un passage de la réflexion à l’action ». « Ma fille entre au primaire et mon fils au CE1. Je ne peux accepter que leur premier contact avec l’institution républicaine se fasse dans une école aux murs et aux plafonds délabrés », s’indigne-t-il. Animateur d’un collectif « insoumis », il a repris l’idée lancée par quelques parents, sympathisants LFI. « Ils m’ont dit : “si tu ne te bouges pas pour l’école, on ne se mobilisera plus pour toi” », reconnaît-il.
Le mauvais état des écoles est source de critiques régulières contre la municipalité de Jean-Claude Gaudin (Les Républicains). Et comme d’autres établissements, situés pour la plupart dans les quartiers nord, le groupe La Viste-Bousquet affiche un manque criant d’entretien. Le stade, au sol défoncé, n’est plus praticable pour les élèves. L’auvent qui sert d’accueil est défraîchi et marqué par la rouille. Et la zone du parking, où les militants « insoumis » se sont installés, n’a pas été rafraîchie depuis plusieurs années. La municipalité assure pourtant que 310 000 euros de travaux ont été réalisés sur le site depuis 2015 – « réfection de sanitaires, de la clôture, protection de fenêtres… », détaille-t-elle dans un communiqué – et pointe les « actes de vandalisme et dégradations multiples » pour expliquer son état.
Réaction en urgence de la mairie
A l’annonce de l’action collective, la mairie de Marseille a réagi en plusieurs temps. Une mise en demeure a été adressée à Jean-Luc Mélenchon, lui rappelant le « caractère illégal » de l’action prévue, constituant une « intrusion dans l’enceinte d’un établissement scolaire public » et lui demandant « d’y renoncer ». Puis, jeudi 19 juillet, elle a fait intervenir deux grapheurs, qui ont réalisé une fresque sur un mur de la maternelle. Ni l’un, ni l’autre n’avaient entendu parler de la polémique politique naissante. « La mairie nous a contactés hier. On a reçu un dessin à reproduire », expliquaient-ils alors simplement au Monde. Deux enfants, sautillant de joie, à réaliser dans des couleurs vives, avec le slogan « Bienvenue à l’école ».
Pendant ce temps, une entreprise de BTP installait des blocs de béton sur la chaussée pour délimiter un chantier de réfection des abords de l’école, jusqu’alors prévu, selon la municipalité, en septembre 2019. Autant d’indices d’une réaction en urgence pour éviter l’humiliation médiatique.
Vendredi après-midi, un huissier, accompagné de trois policiers municipaux, est venu constater « l’état d’occupation » du site, pendant que les militants de La France insoumise, parents d’élèves et journalistes entraient et sortaient par un trou du grillage. « L’idée, c’était de faire réagir la mairie. Tant mieux si elle se bouge et qu’elle rénove l’école », convient Sébastien Delogu. Pinceau en main, Sophie Camard, suppléante du député Jean-Luc Mélenchon, ne cache pas le but politique de l’action. Un pas de plus vers le combat municipal prévu en 2020 pour la succession de Jean-Claude Gaudin. « Nous montons en puissance en nous appuyant sur des cas concrets de lutte citoyenne et en utilisant l’aura de Jean-Luc Mélenchon pour médiatiser nos actions, explique-t-elle. Il y a un besoin de changement qui s’exprime dans cette ville, il faut construire des synergies sans attendre 2020. »
Dans ce 8e secteur de Marseille, gagné en 2014 par la socialiste Samia Ghali, l’ambition de LFI agace. D’autant que Mme Ghali dénonce régulièrement l’état de délabrement des écoles de son secteur. Alors que Jean-Luc Mélenchon viendra samedi 21 juillet soutenir les bénévoles du chantier, le maire Roger Ruzé dénonce « un coup de com de La France insoumise » et juge « indigne de faire du précaire avec les précaires des quartiers nord ». « Je déplore que Jean-Luc Mélenchon et ses amis perdent de vue cette boussole au profit de leur ambition », grince le successeur de Samia Ghali.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Lorsqu’un passager ne prend pas son vol aller, certaines compagnies aériennes peuvent automatiquement annuler son billet retour.
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Billet d’avion : vol aller raté, retour annulé

Lorsqu’un passager ne prend pas son vol aller, certaines compagnies aériennes peuvent automatiquement annuler son billet retour.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 09h49
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h24
    |

            Joséfa Lopez








                        



   


Un passager pris dans les embouteillages et qui rate son vol, un autre qui décide de partir plus tôt ou qui choisit de rejoindre son lieu d’escale en voiture plutôt que de prendre le premier vol… On appelle ça le « no show ». Dans le jargon de l’aérien, cet anglicisme désigne un passager qui ne se présente pas à l’embarquement, sans prévenir la compagnie aérienne avec laquelle il devait voyager.
Si ce passager ne la prévient pas, c’est généralement parce que son billet n’est ni échangeable ni remboursable. Il ne voit alors pas l’intérêt de perdre du temps et de l’énergie à contacter le service client. Mais le « no show » a souvent une conséquence sans appel : l’annulation automatique de son billet retour.
Offres indivisibles et non flexibles
Cette clause de « no show » est appliquée par la majorité des compagnies aériennes et elle est avant tout liée à leurs politiques commerciales, et notamment à la vente de billets combinés aller-retour et aux vols avec escale. En effet, lorsqu’un passager prend ce type de vol, il paie généralement moins cher que lorsqu’il achète séparément un aller et un retour, ou un vol direct. C’est une sorte d’offre promotionnelle que proposent les compagnies aériennes. Tout le monde est alors gagnant : le voyageur fait des économies et la compagnie n’a pas à se soucier de devoir remplir son avion, puisque les clients ayant embarqué à l’aller seront là, normalement, au retour ou après l’escale.
Sauf que de nombreuses compagnies considèrent ces offres comme indivisibles et non flexibles. Le but : éviter que les passagers achètent un aller-retour, plus économique, pour au final n’effectuer que l’un ou l’autre. Ou qu’ils choisissent un vol avec escale, moins cher qu’un vol direct, sans prendre le premier vol. Pour pouvoir bénéficier de ces tarifs avantageux, le client devra respecter ces conditions. Au risque de se faire pénaliser dans le cas contraire. « Nos tarifs varient en fonction de plusieurs critères. La durée du séjour, le jour des vols, la présence d’escale… si le client change un de ces critères, il est normal que nous réajustions l’offre qu’il avait achetée », précise un porte-parole d’Air France.
Autre critère expliquant les clauses de « no show » : la rentabilité. « Les compagnies vendent une denrée périssable. Un siège vide ne peut plus rien rapporter une fois que l’avion a décollé. Or, pour faire de l’argent, il faut être capable de bien remplir ses vols. Un passager qui ne se présente pas, c’est une opportunité pour les compagnies. Comme elles font peu d’argent, elles peuvent en gagner à la marge, en revendant ces sièges vides », explique Olivier Fainsilber, spécialiste de l’aérien au cabinet de conseil Oliver Wyman. Et comme les compagnies aériennes pratiquent généralement le surbooking, voir des sièges se libérer permet de contenter d’autres clients. Et donc de gagner plus.
« Réajustement tarifaire »
Dans le cas d’un « no show », chaque compagnie a ses propres règles. Chez certaines compagnies, comme Iberia, l’annulation du billet retour est immédiate. Les passagers doivent tout simplement racheter un billet à leur frais, sur la même compagnie ou une autre. Chez Easyjet ou Air France, la politique est différente. Une surtaxe est demandée au passager pour qu’il puisse embarquer sur son vol retour. Easyjet revalidera le billet pour un frais fixe de 110 euros. Idem chez Air France. « Nous conservons la place du passager, mais le billet ne redevient valide qu’après un réajustement tarifaire », détaille un porte-parole d’Air France. Pour un vol en France avec la compagnie française, cette majoration sera de 125 euros, pour un vol moyen-courrier, de 250 euros, et pour un long-courrier, de 500 euros.
En règle générale, les clients ont cinq ans pour engager des démarches et tenter d’obtenir un geste commercial de la part des compagnies. Le seul remboursement obligatoire est celui des taxes d’aéroport. « Si le passager n’embarque pas, il n’a pas à s’acquitter de ces taxes », explique Jérémy Rozenberg d’Air indemnité, un service qui prend en charge l’indemnisation des passagers aériens. En effet, le prix d’un billet d’avion comprend le vol, mais aussi différentes taxes (taxe d’aéroport, taxe aviation civile, taxe sûreté environnement, etc.). Lorsqu’un passager n’embarque pas, il n’utilise pas les services de l’aéroport. Il peut donc demander leur remboursement en ligne ou par courrier à la compagnie aérienne.
Pratique jugée injuste
Pour éviter toute déconvenue, le premier conseil est de lire attentivement les conditions générales avant d’acheter un billet. « Elles sont souvent écrites très petit et plus personne ne les lit. Les compagnies n’ont d’ailleurs pas intérêt à communiquer sur cette clause de “no show” », continue Jérémy Rozenberg d’Air indemnité. Ensuite, même s’il est souvent difficile d’annuler ou de se faire rembourser un billet, il est conseillé au passager qui n’embarquerait pas à l’aller de contacter la compagnie pour la prévenir. « Il y a un engagement mutuel. Si le client ne se présente pas au rendez-vous, les termes du contrat sont rompus. Si elle n’est pas prévenue, la compagnie pénalisera le passager pour son absence. S’il est de bonne foi, elle fera en général ce qu’elle peut pour satisfaire son client », détaille Olivier Fainsilber.
Certains consommateurs commencent à taper du poing sur la table contre cette pratique qu’ils jugent injuste. C’est par exemple le cas de deux Toulousains qui n’avaient pas pu embarquer sur un vol Air France Paris-Toulouse en 2015. Le tribunal d’Auch leur a donné raison et a condamné la compagnie à leur verser des dommages et intérêts et à rembourser les billets. « Qu’un passager soit ou non présent sur son siège, cela ne change rien pour la compagnie. Le passager devrait pouvoir faire ce qu’il veut de ses billets puisque, aujourd’hui, ils ne sont ni remboursables ni échangeables. Après tout, si je veux faire voyager ma peluche, je fais ce que je veux ! », s’insurge Stella Bisseuil qui a défendu l’affaire.
En mars 2013, la Commission européenne avait présenté un ensemble de mesures visant à renforcer et à étoffer les droits des passagers aériens. Des mesures adoptées un an plus tard au Parlement européen. Mais depuis, ce dossier est bloqué au Conseil européen. « C’était une avancée, même si cela ne tenait pas compte des vols avec escales. Mais pour l’instant, les législateurs ne se sont pas mis d’accord », se désole Jérémy Rozenberg. « Les lobbys sont suffisamment puissants et rien n’a encore pu aboutir au niveau européen », désespère Stella Bisseuil.
Consulter le post de blog de Rafaele Rivais, pour savoir qui peut vous aider en cas de préjudice aérien



                            


                        

                        


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Un trou dans la « grande muraille » numérique chinoise

Des chercheurs chinois et français ont découvert que, par le biais de certains « trackers » publicitaires, des données des internautes chinois étaient, jusque tout récemment, récupérées par les Etats-Unis.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 13h00
    |

            Martin Untersinger








                        


Depuis des années, la Chine a élevé autour de ses réseaux nationaux une grande muraille numérique. Capable de filtrer quasiment tout ce qui rentre et sort, elle a permis au pouvoir chinois de créer un gigantesque « intranet ». A cela s’ajoute le développement, à l’abri de cette enceinte numérique, d’entreprises devenues très puissantes et qui se mondialisent, accroissant un peu plus encore le pouvoir chinois dans le cyberespace.
Mais des données, récoltées par des chercheurs chinois et français et présentées le mois dernier, montrent que cet isolement est imparfait, et qu’une part importante de l’activité des Chinois sur le Web sort du pays, en direction des Etats-Unis.

        Quelques chiffres sur
         

          le musèlement de l’Internet chinois depuis 2015



150 milliards de requêtes analysées
Pour comprendre pourquoi, il faut s’intéresser au système DNS (Domain Name Server – « serveur de nom de domaine »). Ce dernier, composé de milliers de serveurs de par le monde, est chargé de traduire une adresse Internet (www.lemonde.fr) compréhensible par un humain en adresse IP (une suite de chiffres ou de lettres) intelligible pour les machines chargées d’établir la connexion. A chaque connexion vers un site Web, l’internaute demande à un serveur DNS de lui indiquer l’adresse IP qui correspond au nom du site qu’il entend visiter.
Aujourd’hui, les pages Web sont très complexes, notamment en raison de la publicité. Elles comportent souvent plusieurs composants publicitaires, fréquemment appelés trackers, qui ne sont pas hébergés au même endroit que la page elle-même. Chaque composant, destiné à afficher une publicité ou à récolter des données personnelles, dispose d’une adresse Web, et l’utilisateur, lorsqu’il visite une page, demande aux serveurs DNS les coordonnées IP de ces composants.
Plusieurs chercheurs de l’Institute for Computing Technologies de l’Académie chinoise des sciences, de l’université de Savoie et de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique ont récupéré une archive de l’activité DNS d’un grand fournisseur d’accès à l’Internet chinois, couvrant tout le pays sur une période de deux jours. Ce qui représente 150 milliards de requêtes, correspondant chacune à un moment où un internaute a chargé une page Web et les trackers publicitaires associés.
87 % du trafic des « trackers » aboutit aux Etats-Unis
Les résultats de l’analyse publiée en juin sont frappants pour un pays censé être parvenu à établir un mur autour de son Internet : même lorsque le site visité est chinois, le tracker publicitaire appartient – très souvent – à une firme américaine. Quatre-vingt-sept pour cent du trafic des trackers publicitaires se terminent aux Etats-Unis, contre seulement 3 % qui restent à l’intérieur du pays. Le contraste avec les pages Web qui embarquent les trackers, est étonnant : les trois quarts du trafic vers ces pages reste à l’intérieur de Chine, contre 24 % qui part aux Etats-Unis.
La situation n’est sans doute plus la même à l’heure où nous écrivons ces lignes : depuis quelques jours, certains de ces trackers sont désormais bloqués par le pouvoir chinois. Aucune donnée n’est cependant disponible pour mesurer les effets de ces nouvelles mesures.
Le DNS est une infrastructure majeure et cruciale au fonctionnement du Web. Jusqu’à ce qu’il soit en partie rebouché, ce « trou » dans la grande muraille numérique chinoise plaçait les Etats-Unis en position de force : outre une forme de suprématie dans l’industrie publicitaire, ils étaient récipiendaires de données assez fines sur le comportement des Chinois sur Internet, rendant ces dernières éventuellement accessibles aux autorités.

        Lire comment, déjà en 2011,
         

          la Chine censurait Internet






                            


                        

                        


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                Une nouvelle masculinité ? « Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin »


Fin du patriarcat (5/5) De nombreuses recherches scientifiques démontrent qu’un nouveau fossé se creuse entre les sexes au détriment des hommes, remarque l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart.

Le Monde
                 |                 19.07.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 14h36
                 |

            Marc-Olivier Bherer

















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Entretien. Laetitia Strauch-Bonart est essayiste, chroniqueuse au Point et rédactrice en chef de la revue Phébé . Elle est notamment l’auteure de  Les hommes sont-ils obsolètes ?, (Fayard, 220 p., 18 euros), et de Vous avez dit ­conservateur ?, (Cerf, 2016)
Vous affirmez dans votre livre « Les hommes sont-ils obsolètes ? » ­que la condition masculine vit en ce moment une « transformation radicale » dans le monde occidental. Qu’entendez-vous par là ?
Les anglophones ont une expression qui dit bien les choses, ils parlent d’un new gender gap, un nouveau fossé entre les sexes qui se creuse à l’école, au travail, dans la vie de famille, etc. Cet écart est défavorable aux hommes. Son existence est ­démontrée par de multiples rapports et études issus de l’économie et de la sociologie quantitative. Il y a quelques décennies, nous n’aurions jamais imaginé un tel ­retournement. Les femmes ne faisaient pas d’études, elles travaillaient peu ou pas, et leur autorité était limitée à la maison.
Aujourd’hui, tout cela nous semble appartenir à un passé lointain. La position des hommes a également changé. On garde cette image de la prééminence masculine, mais quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les hommes font l’expérience d’une forme de déclin. Et parallèlement, on voit une ascension féminine.
Les adeptes du masculinisme diront sans doute que le relatif déclin masculin est de la faute des femmes. C’est absurde. Il est important de comprendre que l’ascension féminine n’est pas la cause du déclin masculin. C’est plutôt que les mêmes changements structurels, économiques, technologiques, sociétaux, etc., ont un impact différent sur les deux sexes. Pourquoi ? En partie parce qu’il existe des différences, comportementales et cognitives, entre les hommes et les femmes – par exemple dans la maîtrise du langage, l’empathie ou le ­niveau d’agressivité. Si, hier, ces différences,...


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Marc-Olivier Bherer
    













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Un dîner plus que parfait, ou comment inviter sans faux pas à l’ère de Doodle et de LinkedIn 
                  
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21.07.2018 à 12h29


Le monde bouge, la bienséance avec. Tout l’été, « M » dispense ses règles du savoir-vivre au XXIe siècle. Cette semaine, les soirées en ville.

Par                             Guillemette Faure





                     

Au restaurant, il est de plus en plus courant d’entendre la personne chargée de votre commande demander : « Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? » La question vous invite simplement à énoncer ce que vous souhaiteriez manger. Mais cette tendance souligne combien on place la barre toujours plus haut en cherchant du bonheur là où, avant, on ne cherchait qu’à être informatif. Elle est également responsable de cet affreux travers qui consiste à qualifier de « belle personne » n’importe qui de sympa ou à souhaiter un « bel été » plutôt que de bonnes vacances.
Qu’en penserait la Baronne Staffe (1843-1911) ? Le succès de son Usages du monde : règles du savoir-vivre dans la société moderne, publié en 1889, tient justement aux révolutions du XIXe siècle. « Contemporains de la vapeur et de l’électricité, nous ne pouvons avoir les lentes et majestueuses façons du siècle des perruques… », se justifie la baronne de pacotille auprès de ses lecteurs, aussi perdus face aux bouleversements de l’époque que nous le sommes devant la révolution numérique.
Lancer subtilement ses invitations
« Les convives ont été invités huit jours d’avance, de vive voix ou par écrit », recommande la Baronne Staffe. Comptez aujourd’hui trois semaines, mais sans utiliser Doodle pour arrêter la date. L’outil risquerait de faire croire aux invités que leur présence pèse le même poids. On sonde par téléphone et SMS et on ajuste sa liste. Ne faites pas d’invitation collective avec tous les noms en copie : cela ressemblerait à la convocation d’un conseil d’administration, et les invités n’ont pas besoin de savoir qui a décliné ou annulé.
 La Baronne Staffe
Ne faites pas non plus mousser le nom de vos invités vedettes, même et surtout si vous êtes fiers de ceux que vous avez réussi à ferrer. On glisse : « Si...





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Donald Trump enregistré à son insu par son ancien avocat

Dans un enregistrement détenu par le FBI, le président américain évoque avec son avocat la possibilité d’acheter le silence d’une top-modèle.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 00h47
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 15h40
   





                        



   


L’ancien avocat personnel de Donald Trump a enregistré une conversation à l’insu de ce dernier, dans laquelle les deux hommes envisagent d’acheter le silence d’une ancienne top-modèle avec laquelle le président des Etats-Unis aurait eu une liaison.
L’enregistrement, réalisé deux mois avant le scrutin présidentiel de novembre 2016, a été saisi par les enquêteurs du FBI lors d’une perquisition menée le lundi 9 avril dans les bureaux de Michael Cohen, selon le New York Times, qui a révélé l’information vendredi 20 juillet, confirmée ensuite par Rudolph Giuliani, actuel avocat de M. Trump. La discussion porte sur l’ancienne playmate du magazine Playboy Karen McDougal, qui affirme avoir eu une relation « de dix mois en 2006 et 2007 » avec celui qui n’était pas encore entré en politique.
Selon plusieurs médias, lors de la conversation enregistrée, Michael Cohen informe Donald Trump du paiement effectué par un groupe de presse pour obtenir le témoignage de Karen McDougal. Le National Enquirer, titre phare du groupe de David Pecker, avait en effet acquis l’exclusivité de cette confession pour 150 000 dollars (128 000 euros).
Les deux hommes envisagent de racheter eux-mêmes ces droits. Donald Trump semble ne pas être fermé à cette idée et interroge même son avocat quant au mode de paiement, mais l’enregistrement s’interrompt avant la fin de la conversation. La transaction n’a finalement jamais eu lieu. M. Pecker et le National Enquirer auraient choisi de ne pas publier le témoignage de Karen McDougal afin de préserver Donald Trump, ami de David Pecker, ce que démentent les intéressés.
Donald Trump juge l’enregistrement « peut-être illégal »
Le président américain a réagi samedi à ces informations sur Twitter, comme à son habitude. Donald Trump y juge la perquisition du FBI « inconcevable » et « presque inédite ». « Il est encore plus inimaginable qu’un avocat enregistre son client – c’est du jamais vu et c’est peut-être illégal », s’agace-t-il.

Inconceivable that the government would break into a lawyer’s office (early in the morning) - almost unheard of. Ev… https://t.co/dXuie6yTaS— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Sur le fond, le chef de l’Etat se veut rassurant : « La bonne nouvelle, c’est que votre président préféré n’a rien fait de mal ! », conclut Donald Trump.
Embarrassant mais peu compromettant
M. Giuliani, par ailleurs ancien maire de New York, a estimé que l’enregistrement exonérait davantage Donald Trump qu’il ne le compromettait. Selon lui, M. Trump souhaitait, avant tout, régulariser une transaction et non la dissimuler.
Sur la foi des éléments connus de la conversation révélée vendredi, il semble que l’enregistrement ne présente pas, en lui-même, de risque juridique pour Donald Trump, dans la mesure où le paiement n’a jamais été effectué.
Mais il s’inscrit dans le cadre de l’enquête du FBI, qui cherche notamment à déterminer si l’utilisation possible de fonds lors de la campagne présidentielle pour payer d’anciennes conquêtes présumées de Donald Trump pourrait constituer une infraction aux règles électorales.

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La loyauté de Michael Cohen en question
Michael Cohen est actuellement l’objet d’une vaste enquête du FBI, qui pourrait déboucher sur des poursuites. Elle a été lancée en partie à la demande du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur une collusion présumée entre l’équipe de M. Trump et des responsables russes lors de la campagne présidentielle en 2016.
Michael Cohen est régulièrement considéré comme l’homme de main de Donald Trump, davantage que comme son avocat. Il a notamment reconnu publiquement avoir versé 130 000 dollars à l’actrice pornographique Stormy Daniels en novembre 2016 pour acheter son silence sur un rapport sexuel qu’elle aurait eu avec le président en 2006.

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D’une fidélité sans faille à Donald Trump, Michael Cohen a néanmoins envoyé récemment un premier signal montrant que sa loyauté avait des limites. « Je suis fidèle à ma femme, ma fille et mon fils, et je le serai toujours, a-t-il déclaré lors d’un entretien à la chaîne ABC, début juillet. Je place ma famille et mon pays en priorité. »
Pour Donald Trump, se profile désormais l’éventualité d’une collaboration de Michael Cohen avec la justice, qui pourrait mettre au jour des éléments compromettants pour le président. Après la révélation de vendredi, le médiatique avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, a affirmé qu’il existait plusieurs enregistrements réalisés par Michael Cohen et a réclamé leur publication.



                            


                        

                        


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Dernier acte de la prise en main du pouvoir judiciaire en Pologne

Une loi a été votée pour accélérer les nominations à la Cour suprême. Pour Varsovie, l’objectif est de prendre la Commission européenne de court.



Le Monde
 |    21.07.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
21.07.2018 à 10h28
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



   


Dans l’enceinte du Parlement polonais, vendredi 20 juillet, s’est joué le dernier acte d’une longue saga entamée trois ans plus tôt et qui, du point de vue d’une quasi-unanimité de juristes, portera le coup de grâce à l’indépendance du système judiciaire.
En cette dernière session parlementaire avant la pause estivale, le Parlement avait pris vendredi des allures de forteresse retranchée. Un impressionnant dispositif policier encadrait le bâtiment : une cinquantaine de fourgonnettes de police, environ 200 hommes mobilisés. Devant l’entrée, un long cordon de barrières antiémeute fait, depuis deux ans, partie du paysage, symbole d’une démocratie malade, où les coups de boutoir de la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) contre l’Etat de droit font souvent l’objet de réactions tendues des manifestants.
Après une journée de manifestation dans le calme, les tensions étaient à leur comble dans la soirée, quand une foule de plusieurs centaines de personnes a tenté de forcer les barrières, repoussée de manière musclée par trois rangées de policiers.
A l’intérieur du Parlement, la majorité ultraconservatrice a fini par voter, à l’issue d’une semaine chaotique, un paquet de lois dont l’objectif est d’accélérer les nominations – désormais politisées – à la Cour suprême, après avoir mis à la retraite d’office 30 % de ses membres. La première présidente de la Cour, Malgorzata Gersdorf, est également visée par ces textes, alors qu’elle n’a pas l’intention de renoncer à son mandat, garanti par la Constitution. L’objectif est aussi de prendre la Commission européenne de court, et de procéder à ces nominations avant que l’exécutif européen n’ait le temps de porter l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne. Mais la coalition citoyenne « Europe, ne lâche rien ! », qui appelle à une action rapide de Bruxelles, ne désespère pas.
Trente secondes par député
Une semaine après la célébration, très solennelle, du 550e anniversaire du parlementarisme polonais, l’opposition, qui n’a pas participé au vote, dénonce une atteinte grave aux principes de base de la vie parlementaire. La veille, les députés de la majorité n’avaient pas pris la peine d’assister au débat sur leurs propres projets de loi, se contentant de procéder au vote. C’est dire si celui-ci ne constituait qu’une formalité. En commission parlementaire, le droit de parole fut restreint à 30 secondes par députés. Du jamais-vu.
« Comme tous les projets de loi de nature organique forcés depuis trois ans, ce paquet de lois a été présenté comme un projet parlementaire, et non gouvernemental, qui ne nécessite pas de consultations, s’indigne Iwona Wyszogrodzka, du mouvement Obywatele RP (Citoyens de la République). C’est scandaleux que des lois qui modifient l’équilibre institutionnel soient forcées en l’espace de deux jours, sans aucun débat. » Quand, après le vote de la loi – qui doit encore être adoptée par le Sénat –, le médiateur de la République, Adam Bodnar, garant des droits civiques, a pris la parole, tous les députés de la majorité ont quitté l’hémicycle.
Le parti de Jaroslaw Kaczynski – véritable homme fort du pays – a aussi profité de cette journée pour voter un changement de scrutin pour les élections européennes. Les nouvelles règles remettent en cause la nature jusque-là proportionnelle de ce scrutin, et favoriseront les grands partis au détriment des petites formations. Cette bipolarisation du scrutin fait largement le jeu du parti au pouvoir, dans la mesure où elle dissuadera toute liste dissidente à droite.

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Le président Andrzej Duda, de son côté, a annoncé dans la journée vouloir concrétiser, les 10 et 11 novembre, son idée d’un référendum constitutionnel consultatif. « Je pense que nous devrions entamer un débat pour une nouvelle Constitution. Et ce débat doit se faire avec le plus grand engagement possible de la société et des citoyens, qui indiqueront les directions à suivre, a-t-il affirmé. C’est un changement de paradigme, car l’actuelle Constitution a été écrite uniquement par les élites juridiques. » 

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Le président a ainsi présenté une série de 10 questions, portant aussi bien sur l’équilibre entre les différents pouvoirs que sur l’inscription des « racines chrétiennes » du pays dans la Constitution, ou encore sur la « normalisation constitutionnelle de l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne et à l’OTAN, dans le respect des principes de la souveraineté de l’Etat et de la primauté de la Constitution polonaise. » Mais dans les rangs de la majorité, l’initiative présidentielle est loin de faire l’unanimité, et Jaroslaw Kaczynski a fait savoir qu’aucune décision n’était encore prise à ce sujet.



                            


                        

                        


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On a testé… « Octopath traveler », le jeu de rôle qui ressuscite la magie des vieux « Final Fantasy »

Le titre de Square Enix réussit à restituer l’ambiance si particulière des jeux de rôle japonais des années 1990.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h50
    |

            Damien Leloup








                        



   


Où suis-je ? Qui suis-je ? Sommes-nous bien en 2018 ? Dès les premières minutes d’Octopath traveler, le jeu de rôle de Square Enix sorti ce 13 juillet sur Nintendo Switch, on se retrouve confronté à des questions quasi-existentielles. Non pas parce que le scénario du jeu est particulièrement déroutant — il s’agit d’un jeu de rôle japonais tout à fait classique. Mais parce que cette étrange création brouille, à dessein, les frontières entre le monde d’aujourd’hui et celui d’il y a vingt ans.
Les personnages sont bien dessinés façon 16-bits. Mais avec trop de couleurs et de détails. le monde est bien en fausse 3D, mais avec une profondeur de champ très jolie bien qu’un peu perturbante. Est-ce un coup du mode 7 de la Super Nintendo ? Pas du tout. Nous sommes bien sur Switch, le jeu est bien sorti en 2018, mais il épouse à tel point les codes des grands succès du jeu de rôle des années 1990 qu’on pourrait presque s’y méprendre.
Comme son nom le sous-entend, Octopath traveler narre les aventures de huit personnages, tous en quête de quelque chose — un être cher, la reconnaissance, leur honneur. Au fur et à mesure que l’on complète les quêtes de chacun, ces aventuriers vont rejoindre votre groupe, et c’est à vous de choisir quels arcs narratifs vous souhaitez privilégier.

Dur métier, que celui d’aventurier en chef. Car rapidement, votre groupe comptera cinq, six, puis huit personnages — et vous ne pouvez en contrôler que quatre en même temps. Il faudra alors faire des choix déchirants. Tout coûte cher dans le monde d’Octopath traveler, et vous n’aurez pas les moyens de vêtir et d’armer tout le monde avec les meilleurs objets. De même, ne comptez pas pouvoir maximiser les statistiques de tout le groupe, à moins d’investir des dizaines d’heures dans des combats répétitifs. Dans tous les cas, le farming d’ennemis sera par moments une nécessité. Sans être outrageusement dur, le jeu compte des boss plutôt retors, qui nécessitent un peu de préparation. Heureusement, le système de combat, au tour par tour, n’est pas désagréable — il emprunte aux grands classiques du genre, avec des clins d’œil appuyés à Final Fantasy VI et ajouts contemporains inspirés notamment de Bravely Default, comme les faiblesses et les jauges de coups doublés.
La magie des grands classiques
Alors oui, Octopath traveler comporte quelques défauts agaçants. Il donne souvent une impression de fausse liberté, avec des chemins en réalité très scriptés ; il se montre régulièrement beaucoup trop bavard, avec de longues séquences explicatives ; et ses superbes effets de profondeur masquent parfois la suite du chemin.
Mais ce sont, en quelque sorte, les défauts de ses qualités. Les longues plages de dialogues servent à installer l’histoire des personnages, dont le sentimentalisme parfois exacerbé est en tout point fidèle aux jeux des années 1990. Les graphismes en fausse 3D réussissent à évoquer, infiniment mieux qu’un remake haute définition mais sans âme, les meilleurs décors de Secret of Mana ou de Chrono Trigger.
C’est le principal point fort d’Octopath traveler, notamment pour les joueurs les plus âgés : cette impression précieuse de jouer, pour la première fois, à Final Fantasy VI. On se laisse absorber dans ce jeu comme dans un bon souvenir. A tel point que lorsqu’on repose enfin la manette, après avoir atteint le point de sauvegarde, on s’étonnerait presque d’avoir pu jouer aussi longtemps sans l’intervention d’un parent nous intimant d’aller jouer dehors. Comme quoi, tout n’était pas mieux avant.
L’avis de Pixels
On a aimé : 
Un vrai Final Fantasy VI moderniséBeaucoup de variété dans les personnages et les choix tactiquesDes combats épiques, des tonnes d’histoires, de l’humour…
On a moins aimé :
Des passages qui manquent de rythmeDes éléments « à l’ancienne » qui ont mal vieilli (farming, quêtes annexes rarement trépidantes…)C’est souvent trop scripté
C’est plutôt pour vous si :
Vous avez appelé vos enfants Terra, Gau et Celes.Vous rongez vos ongles en priant pour la sortie d’une version traduite de Seiken Densetsu 3Vous adorez jongler entre plusieurs histoires et gérer méticuleusement inventaire, expérience et progression
Ca n’est pas pour vous si : 
Vous avez une Megadrive tatouée sur le mollet gaucheVous ne jurez que par les mondes ouvertsLe pixel art vous laisse de marbre et vous pensez que le retrogaming est un truc de hipsters bobos
La note de Pixels : 
412/547 XP



                            


                        

                        


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