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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Le chanteur franco-libanais est en tournée pour présenter son album, « The Water Wheel », inspiré du chanteur nubien.
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Le coup de cœur de Bachar Mar-Khalifé pour Hamza El Din

Le chanteur franco-libanais est en tournée pour présenter son album, « The Water Wheel », inspiré du chanteur nubien.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 18h16
    |

                            Patrick Labesse








                        



                                


                            

Percutant, noir et scintillant, insolite et paradoxal, The Water Wheel, le nouvel et quatrième album de Bachar Mar-Khalifé, enregistré en quartette, fait directement référence à Escalay, the Water Wheel. Oud Music from Nubia, un album solo, paru en 1971 chez Nonesuch, du oudiste et chanteur nubien Hamza El Din, mort à 76 ans, le 22 mai 2006.
Le pianiste, percussionniste et chanteur franco-libanais le présente actuellement sur les scènes des festivals d’été. Une tournée passant par les Nuits de Fourvière, à Lyon, le 24 juillet, et qui se prolongera à la rentrée, avec notamment une escale au festival Worldstock à Paris, le 27 octobre.

Pour cette recréation, née de la proposition d’une carte blanche du festival bruxellois les Nuits Botanique en 2017, le musicien a fait rajouter « A tribute to Hamza El Din » (« Un hommage à Hamza El Din ») sur la pochette. « Tous les titres de mon album sont de lui [choisis dans The Water Wheel, et d’autres enregistrements du Nubien]. C’est un projet de cœur. »
Né à Beyrouth, en 1983, Bachar Mar-Khalifé est le fils du célèbre chanteur et compositeur libanais Marcel Khalifé. « J’ai rajouté “Mar” à mon nom, pour mon premier disque [Oil Slick, paru en 2010]. Cela signifie “saint” au Liban. C’était au départ pour faire une plaisanterie et je l’ai gardé. La région du mont Liban est connue pour avoir beaucoup de “saints” et chaque année, on en découvre des nouveaux (officiellement canonisés par le Vatican…). »
« Expérience émotionnelle »
C’est aussi la première partie du prénom de son père. Au Liban, il est d’usage de prendre le prénom du père en deuxième prénom. Bachar Mar-Khalifé a 6 ans quand sa famille se réfugie en France pour fuir la guerre au Liban, et une dizaine d’années de plus lorsqu’il tombe sur le disque de Hamza El Din dans la discothèque parentale. Un choc. « Il chantait dans une langue que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Notre choix du soir. La Suisse vue à travers des faits divers traités par le collectif Bande à part qui réunit les cinéastes Ursula Meier, Lionel Baier, Frédéric Mermoud et Jean-Stéphane Bron (sur Arte à 20 h 55).
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TV – « Ondes de choc » : tétralogie sanglante chez les Helvètes

Notre choix du soir. La Suisse vue à travers des faits divers traités par le collectif Bande à part qui réunit les cinéastes Ursula Meier, Lionel Baier, Frédéric Mermoud et Jean-Stéphane Bron (sur Arte à 20 h 55).



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h45
    |

                            Thomas Sotinel








                        


Mini-série sur Arte à 20 h 55



Passant d’une demi-douzaine à plus de huit millions entre la fin du XXe siècle et aujourd’hui, le nombre d’habitants de la Confédération helvétique suffit à fournir son lot de criminels. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que la télévision suisse romande ait produit une minisérie dont chaque épisode est inspiré d’un fait divers survenu ces dernières décennies dans le pays. Plus originale est la manière d’avoir réuni cette collection. Le diffuseur suisse s’est adressé au collectif Bande à part, qui réunit les cinéastes Ursula Meier (L’Enfant d’en haut), Lionel Baier (Les Grandes Ondes), Frédéric Mermoud (Complices) et Jean-Stéphane Bron (Cleveland contre Wall Street), laissant le choix de leur matériau à ces auteurs très différents les uns des autres.



Le résultat, proposé sous le titre Ondes de choc, est une tétralogie sanglante, faite d’histoires singulières que réunissent l’âge des protagonistes, des garçons au sortir de l’adolescence, les paysages (cette intrication entre la campagne et la ville, la plaine et la montagne) et un désir manifeste de faire du cinéma, fût-ce pour le petit écran. Les films seront diffusés sur Arte (qui a coproduit la série) deux par deux, les 20 et 27 juillet.
Journal de ma tête, d’Ursula Meier, ouvre la procession avec un double parricide, commis par un garçon de 18 ans. Autour de la figure de Benjamin (Kacey Mottet Klein), qui correspond en apparence à l’archétype du « lycéen sans histoires », l’auteure tisse un écheveau de questions. Celles que se posent les enquêteurs et les magistrats. Et surtout celles qui taraudent Esther Fontanel (Fanny Ardant), la professeure de français du meurtrier, à qui le jeune homme a adressé une longue missive quelques heures avant de tuer ses parents. L’enseignante est pressée par un juge d’instruction (Jean-Philippe Ecoffey, formidable d’épaisseur physique et intellectuelle) qui les tient, elle et son enseignement de l’introspection, pour responsables du passage à l’acte de Benjamin.



Au fil des mois, on voit Esther vaciller entre le déni, la fascination pour l’abîme qu’elle aurait ouvert, et la compassion pour son ancien élève. Ursula Meier observe l’intimité qui se crée entre elle et Benjamin, l’impossibilité de la réparation. Comme souvent, l’apparente distance de la cinéaste finit par créer plus d’émotion qu’une empathie immédiate.
« Sadique de Romont »
Des quatre films, Sirius sera le plus familier aux spectateurs français puisqu’il évoque un épisode dont le retentissement a franchi les frontières, le massacre de l’Ordre du temple solaire, à Salvan, en 1994. Frédéric Mermoud respecte en partie les injonctions de la mention « inspiré de faits réels ». Carlo Brandt et Dominique Reymond, qui incarnent les gourous meurtriers d’une secte, proposent des hypothèses convaincantes quant aux motivations et aux comportements des mégalomanes qui entraînent leurs fidèles jusqu’à la mort. Egrenant les jours qui précèdent le massacre, Sirius s’attache aux pas hésitants d’un jeune adepte, Hugo (Grégoire Didelot) pris de doute à l’approche du « voyage » annoncé par les maîtres que lui ont choisis ses parents. Le classicisme de la mise en scène est dopé par le laconisme du scénario (chacun des auteurs a dû respecter, à peu de chose près, la limite d’une heure) et, aussi attendu soit-il, le finale touche à la tragédie, exacerbée par l’absurdité du rituel qui y préside.



Peut-être parce qu’il est souvent documentariste, Jean-Stéphane Bron s’est emparé d’un fait divers relativement récent, la cavale de trois voleurs de voitures lyonnais, venus chercher en Suisse des berlines allemandes. La Vallée prend la forme d’un thriller ramassé, porté par un jeune acteur, Iliès Kadri, prenant ici les traits d’un gamin doué pour l’électronique, qui doit, d’un moment à l’autre, se muer en un Rambo du XXIe siècle (celui du premier épisode de la série), pourchassé par monts et par vaux dans une nature hostile.
Dans les années 1980, le « sadique de Romont » a enlevé, violé et tué dix hommes entre Suisse et Savoie. Mais ce n’est pas la figure récurrente du tueur en série qui intéresse Lionel Baier dans Prénom : Mathieu, plutôt celle d’une des victimes qui a échappé à la mort. A 17 ans, Mathieu doit sa survie à un mélange de présence d’esprit et de chance. Blessé physiquement, amnésique, il tente de recouvrer son intégrité. Le suspense du film ne tient pas tant à l’arrestation du criminel, qui dépend de la dissipation de l’oubli, qu’à la possibilité pour l’adolescent de rejoindre le monde des vivants.



Avec une délicatesse qui n’exclut pas la lucidité, Lionel Baier met en scène le stigmate marquant la victime d’un crime sexuel (voir les séquences déchirantes et troublantes qui réunissent le garçon et son père), le doute qui la travaille, la pression qu’exerce le policier chargé de l’enquête (Michel Vuillermoz) entraînant Mathieu dans une maïeutique aussi efficace qu’intéressée. Situé de l’autre côté du crime, Prénom : Mathieu est dominé par la figure de son interprète principal, un débutant, Maxime Gorbatchevsky.
Journal de ma tête, d’Ursula Meier, et, à 22 h 05, Sirius, de Frédéric Mermoud. Vendredi 27 juillet, à 20 h 55, La Vallée, de Jean-Stéphane Bron et, à 21 h 45, Prénom : Mathieu, de Lionel Baier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour de Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 20.07.2018 à 17h00
                 |

            Pascale Krémer

















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Molière de l’humour 2017, le comédien de 31 ans mène une revue de presse décapante chaque lundi dans « Quotidien » (TMC), l’émission de Yann Barthès, et tient chronique sur France Inter. Début 2019, il partira en tournée avec Le Jeu de l’amour et du hasard, de Marivaux, tout en jouant Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche au Théâtre du Rond-Point, à Paris.
« Vous allez peut-être me disputer, mais pour moi, la plus belle chanson d’amour, c’est L’Amitié, de Françoise Hardy. J’adore cette déclaration d’amour aux amis. J’aurais pu choisir La Chanson des vieux amants, de Jacques Brel. Elle est tellement évidente, tellement puissante sur ce qu’elle dit de l’éternité, de l’amour débarrassé de la jalousie, de l’exclusivité, de tout ce qui l’empoisonne. Avec ce point de vue, celui de la fin de la vie. C’est là, à la fin seulement, qu’on sait si on a été amoureux. Heureux.
Mais pour moi, l’amitié est la forme d’amour la plus aboutie. La plus puissante. Nos amis sont ceux qui nous connaissent le mieux, ceux qui pourraient nous faire le plus de mal et ne le font pas. C’est ça, la définition d’un ami : quelqu’un à qui on donne une arme à feu et qui ne s’en sert pas.
L’Amitié, c’est une petite pépite. Je l’écoute tout le temps. “Beaucoup de mes amis sont venus des nuages/Avec soleil et pluie comme simples bagages/Ils ont fait la saison des amitiés sincères/La plus belle saison des quatre de la terre.” Je l’associe au film Les Invasions barbares, de Denys Arcand, que j’ai vu un peu avant de passer le bac, parce qu’il parle d’un type qui dit au revoir à ses amis et qu’on y voit les jambes de Françoise Hardy. Il n’y a pas beaucoup de chansons ni beaucoup de bons films sur l’amitié – il n’y a que des films de potes “ quinquas ” qui partent en vacances en bande, des films “ Ricoré ” sur l’amitié.
« On fait trop de pub à l’amour »
J’ai le pressentiment qu’à l’heure de mourir, c’est aux étés avec les amis que je penserai, à ces moments de grande joie, ces moments où l’on se serre fort quand ça ne va pas. Jeune, j’ai été très célibataire. Si je n’ai jamais déprimé, c’est grâce aux histoires d’amitié. Des antidotes incroyables ! J’ai connu plus de belles histoires d’amitié que d’amour. On donne le meilleur de soi pour rien. Juste pour se forger des souvenirs.
On fait trop de pub à l’amour. On nous le survend. Il faudrait absolument avoir de grandes histoires, qu’elles commencent bien, qu’elles finissent bien, qu’elles soient torrides, romanesques, poétiques… L’amitié, c’est moins à la mode. On n’en parle pas. On pense que ça va de soi : on se fait des amis à la maternelle, on les garde. Moi, j’adore prendre soin de mes histoires d’amitié. J’invente, je fais souffler de l’inédit, de la passion, je ne considère rien comme acquis.
Je suis très fort pour organiser des vacances. Cette année, c’était à Rome, avec dix copains que je connais depuis les écoles de théâtre de Lyon et Saint-Etienne, mais qui ne sont pas atteints par les maladies mentales des acteurs. Quand chacun essaie d’être le plus drôle, le plus gentil, le plus à l’écoute, ça crée de l’or. Un feu d’artifice de qualités d’âme. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro
Bernard Cazeneuve : « Vienne », de Barbara
Pénélope Bagieu : « Don’t Cry », de Guns N’Roses



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Pascale Krémer
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ A Marseille, l’exposition « Jazz & Love » présente des peintures, photos et pochettes de disques tissant des liens entre musique et sentiments.
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Quand jazz rime avec amour

A Marseille, l’exposition « Jazz & Love » présente des peintures, photos et pochettes de disques tissant des liens entre musique et sentiments.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h23
    |

                            Francis Marmande








                        



                                


                            

Centre de la Vieille ­Charité, à Marseille. Deuxième salle de l’exposition « Jazz & Love ». Une image un peu floue de Carole Reiff : Billie Holiday (1915-1959) derrière le rideau de Carnegie Hall, en 1954. De dos, en robe de concert, elle semble remettre en place la cravate d’un homme noir en tenue de soirée. Un des musiciens de l’orchestre ? Celui qui la rassure ? Son amant céleste de l’instant ? De ce duo émanent une silencieuse intimité, une infime vibration qui paraîtrait l’ombre d’une aile si elle n’était l’humble trace d’un instant qui a bien eu lieu. De cela seulement on est sûr.
L’image, comme souvent chez Carole Reiff (1934-1984), délaisse la netteté au profit de ce qui l’embarque. Mystères de l’amour backstage… Amour des chansons de Billie. Amours dans la vie de Billie. Amour du jazz et de ses ­acteurs, chez Carole Reiff. « Jazz & Love », l’exposition, comme ses pistes, s’y condensent.
Journaliste (au magazine Jazzman), voix de radio, fondateur du label Jazz & People, auteur de textes de livrets, agrégé de lettres, Vincent Bessières a fait, en ­matière d’expositions, ses preuves. « We want Miles. Miles Davis. Le jazz face à sa légende » (Cité de la musique, 2010) est une éclatante réussite qu’ont invitée Montréal, Rio de Janeiro, etc. Récidive avec « Django Reinhardt. Swing de Paris » (2012) ; puis l’exposition consacrée au label Blue Note (« Sound & Graphics »), et une autre, aux rapports du jazz et du cinéma, à Boulogne, en 2015…
Révolution et spiritualité
Présidée par Régis Guerbois, l’association Marseille Jazz des cinq continents déroule, jusqu’au 27 juillet, la 19e édition de son festival (directeur artistique, ­Hugues Kieffer). Pas une des têtes d’affiche de l’été qui n’y soit. Et, dans le même esprit, conforme au programme de la manifestation Marseille-Provence 2018, le festival confie sa première exposition, « Jazz & Love », à Bessières.

Lequel dit doucement qu’il a « essayé de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le comédien cultive son humour à part avec « Plaire », présenté dans le « off » d’Avignon.
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Avignon : Jérôme Rouger dévoile toutes les facettes de la séduction

Le comédien cultive son humour à part avec « Plaire », présenté dans le « off » d’Avignon.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h37
    |

            Sandrine Blanchard (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jérôme Rouger n’en finit pas de nous séduire. Affirmer cela alors que son nouveau seul-en-scène, présenté dans le Festival « off » d’Avignon, a pour titre Plaire, abécédaire de la séduction, pourrait relever de la facilité. Mais, depuis que l’on suit l’itinéraire de ce comédien, on est de plus en plus attaché à sa manière unique de susciter le rire, à sa capacité à poser un regard décalé sur la complexité du monde, à son don pour établir un rapport bienveillant et complice avec le public.
Jérôme Rouger a un humour à part dans le paysage actuel des one-man-shows. Loin du culte de la punchline, des blagues sur les mésaventures du quotidien et des moqueries faciles sur les communautés, il cultive un mélange d’espièglerie, d’impertinence et de poésie dans des mises en scène aussi inattendues qu’inventives.

Art de la rupture
Il n’y a que lui pour transformer un clip de Woodkid en chevauchée à la Monty Python. Lui pour organiser avec le public un karaoké sur une chanson de Mike Brant. Lui pour rappeler le bonheur du film Les Galettes de Pont-Aven avec Jean-Pierre Marielle. Et lui pour faire (re)découvrir un extrait d’une truculente interview de Giscard réalisée en 1970 – son année de naissance – par Danièle Gilbert dans le jardin de la mairie de Chamalières. Devant les yeux ébahis de la présentatrice, le futur président jouait avec gaucherie de l’accordéon. Comme quoi Karine Le Marchand n’a rien inventé en ­conviant des candidats à la présidentielle dans son émission « Une ambition intime ». Mais ne nous y trompons pas, ce conteur de l’absurde n’est pas passéiste et s’amuse aussi bien des tares de la télé-réalité que des multiples fonctions d’un drone.
Dans son abécédaire, où se ­côtoient, entre autres, les mots « galoche », « manipulation », « imposteur » ou « avant-garde », Jérôme Rouger déroule toutes les facettes de la séduction. Des plus belles (l’amour, le lien entre l’acteur et les spectateurs) aux plus sournoises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Délaissées au profit des séjours multiactivité, les colos à l’ancienne disparaissent. Reportage en Auvergne, à Murat-le-Quaire, où sur les quatre centres de vacances, un seul tourne encore. Mais un autre connaît une seconde vie en accueillant des migrants.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤                
                                       
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Le déclin des jolies colonies de vacances


                      Délaissées au profit des séjours multiactivité, les colos à l’ancienne disparaissent. Reportage en Auvergne, à Murat-le-Quaire, où sur les quatre centres de vacances, un seul tourne encore. Mais un autre connaît une seconde vie en accueillant des migrants.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h26
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        
Les marguerites, les orties et les herbes folles ont tout envahi. L’averse vient de s’arrêter et le soleil sèche le terrain de basket. Derrière d’immenses pins, on aperçoit une soucoupe volante géante. C’est le réfectoire. Sur le bâtiment de trois étages avec vue sur les montagnes auvergnates, la peinture s’écaille par endroits. L’escalier de secours en béton se fissure. « Colonie de vacances de Clichy-la-Garenne », annoncent de grosses lettres blanches à l’entrée. Mais plus aucun cri d’enfants de banlieue parisienne ne résonne ici.
En contrebas de Murat-le-Quaire, bourg d’à peine 500 habitants dans le Puy-de-Dôme, le centre est à l’abandon depuis quatre ans. Pourtant, l’endroit est magnifique et l’air d’une pureté à faire planer tout citadin élevé aux particules fines. On comprend vite pourquoi le chanteur Jean-Louis Murat, qui a passé son enfance ici (d’où ce nom de scène), demeure si attaché à ces grands espaces.
Des travaux estimés à 5 millions d’euros
Dans le village perché à 1 000 mètres, surplombant la ville thermale de La Bourboule, Gérard Brugière reçoit dans sa mairie en pierre. Ce lundi 11 juin, il se désespère. Clichy l’a appelé le matin même pour lui annoncer que l’acquéreur du centre et du parc de 5 hectares, à hauteur de 200 000 euros, avait fait faux bond.
Il faut dire que l’édile et ses adjoints avaient un peu de mal à croire au projet : piscine en sous-sol, hôtel et restaurant quatre étoiles, lotissement, commerces, boîte de nuit… À Murat, on est plus randos que stilettos. Gérard Brugière, qui garde les clés du centre, avait pensé y installer une maison de retraite et un musée. « Mais j’ai estimé les travaux à 5 millions d’euros, précise-t-il. Même pour 1 euro symbolique, la commune ne peut pas le racheter. »

En France, comme à Murat-le-Quaire, les colonies de vacances sont en voie de disparition. Dans les années 1990, le village comptait quatre centres en activité, il n’en reste plus qu’un. Au...




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<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Sur la Costa Blanca, ce petit village de pêcheurs a cédé la place à une forêt d’hôtels-buildings, marquée par le tourisme de masse.
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L’Intempo, arche infernale de Benidorm


                      Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Sur la Costa Blanca, ce petit village de pêcheurs a cédé la place à une forêt d’hôtels-buildings, marquée par le tourisme de masse.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h25
    |

                            Anne-Lise Carlo








   


Vingt-six gratte-ciel de plus de 100 mètres de haut en bord de mer : il n’y a guère que New York ou Dubaï pour rivaliser avec Benidorm. Jusqu’au début des années 1950, cette station balnéaire à l’est de l’Espagne, sur la Costa Blanca, était un petit village de pêcheurs tapi à l’ombre des amandiers et des oliviers. Aujourd’hui, son front de mer est un agglomérat de blocs en béton digne des films de science-fiction façon Blade Runner.
Cette vision urbaine futuriste tient surtout à celui que l’on a surnommé « l’homme qui a mis le soleil en bouteille » : Pedro Zaragoza, maire de Benidorm de 1950 à 1967. Ce franquiste a très tôt perçu le potentiel de sa ville comme écrin pour le tourisme de masse. Il en fait un lieu unique en Espagne, où la classe ouvrière britannique venue en charters côtoie les seniors espagnols. Avec plus de 5 millions de fidèles touristes brassés tout au long de l’année, Benidorm incarne pour beaucoup l’enfer sur terre.
Un gratte-ciel vide depuis son inauguration
Aucun « archistar » ne se cache derrière ces hôtels-buildings. « Comparé à Manhattan, Benidorm est le symbole de la modestie architecturale », estime Julio Jiménez Corral, architecte quadragénaire installé à Madrid. La station est avant tout le royaume des promoteurs immobiliers. Dernière épopée locale, celle de l’Intempo, illustration d’une ivresse immobilière qui finit en gueule de bois. Culminant à près de 200 mètres dans un habit doré, ce gratte-ciel est vide depuis son inauguration, il y a quatre ans, et son exploitation en suspens en raison de batailles financières.

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                Sur la Côte d’Azur, le secret des pyramides Marina Baie des Anges



Ce délire architectural, symbole du kitsch balnéaire, inspire néanmoins une génération d’artistes et de photographes nés avec l’avènement de Benidorm, qu’ils « instagramment » sans cesse. Le réalisateur français Romain Gavras y a tourné de nombreuses scènes de sa comédie policière Le monde est à toi, en salle le 15 août. C’est aussi ici que la photographe galicienne María Moldes a réalisé sa série Scènes d’une vie radioactive, que Martin Parr ne renierait pas. Et les tours en toile de fond ne semblent rien gâcher.
« Au contraire, ce décor est très graphique », souligne Julio Jiménez Corral, qui a fait de Benidorm la source d’inspiration de son exposition photo « Benikaktus ». Le jeune architecte adhère aussi à l’idée, soutenue par un petit nombre d’aficionados, que cette ville tout en verticales, concentrée sur 7 kilomètres de côte, n’a pas détruit la nature alentour et n’est pas le désastre écologique qu’on dit. Il n’en fallait pas plus pour réconforter Benidorm, qui compte candidater à l’Unesco en vue d’être inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité.
Y aller en avion
Aller-retour Paris-Orly–Alicante sur Vueling à partir de 120 euros.

    My perfect weekend looks like this... by the beach 🏖 💙 #Benidorm . Así va a ser mi fin de semana: PERFECTO 😎🏖 #visitBenidorm Une publication partagée par  Visit Benidorm (@visitbenidorm) le 20 Avril 2018 à 12 :39 PDT 




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤             
Saturnin, Rintintin, Flipper… Le douloureux destin des animaux stars 
                  
édition abonné



Le Monde
 |
                  20.07.2018 à 14h23


Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.

Par             Philippe Ridet





                     
Il y a très longtemps, sans doute à la fin des années 1960 ou au début de la décennie suivante, nous avons été victime d’un léger traumatisme. Plongé dans la lecture de Télé 7 Jours, nous avons lu cette nouvelle, affligeante même pour le préado blasé et ricanant comme une hyène que nous étions alors.
Plusieurs dizaines de canetons pour un épisode de Saturnin
Dans une courte enquête, l’hebdomadaire révélait que plusieurs dizaines de canetons entraient dans la confection d’un seul épisode de quatorze minutes des Aventures de Saturnin, un feuilleton conçu pour l’ORTF par Jean Tourane et dialogué par l’écrivaine Louise de Vilmorin, compagne d’André Malraux, le ministre de la culture du général de Gaulle.
Le chanteur comique Ricet Barrier prêtait son timbre bougonnant à Saturnin, un caneton hâbleur qui avait fort à faire avec des belettes et des hamsters moqueurs, tandis que l’acteur populaire Robert Lamoureux assurait les commentaires d’une voix de crécelle.
« Saturnin à la campagne »  (vidéo Youtube)

Isabelle Aubret, gagnante du concours de l’Eurovision en 1962, interprétait, elle, la chanson du générique : « Approchez, tous les amis, les grands et les petits, regardez bien ! Le cœur fier et l’œil malin, voici venir au loin votre ami Saturnin » – paroles de Serge Lebrail et musique de Joe Hajos. (Si vous espérez sortir de la lecture de ce papier rajeunis, passez votre chemin.)
On comprenait entre les lignes de l’article que de nombreux dangers guettaient les petits canards : griller sous les sunlights, rendre l’âme en raison des cadences de travail, grandir trop vite, succomber à la maltraitance. Saturnin, ou du moins ses interprètes, étaient, en effet, soumis à toutes sortes de contrariétés fatales : tirer une luge, porter un balai coincé sous l’aile ou un havresac sur le dos.
Des films et 164 épisodes pour Rintintin et ses congénères
Une autre histoire édifiante...





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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ L’acteur de 87 ans, dont la dernière apparition dans les salles obscures remonte à « Happy End » de Michael Haneke en 2017, met un terme à sa carrière.
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Après un demi-siècle de carrière, Jean-Louis Trintignant annonce que « le cinéma, c’est fini »

L’acteur de 87 ans, dont la dernière apparition dans les salles obscures remonte à « Happy End » de Michael Haneke en 2017, met un terme à sa carrière.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h36
   





                        


« Le cinéma, c’est fini », annonce après un demi-siècle de carrière l’acteur Jean-Louis Trintignant, monument du cinéma français, dans une interview diffusée jeudi sur le site internet de Nice-Matin.
Le comédien de 87 ans, qui souffre d’un cancer de la prostate, explique avoir refusé de tourner dans un prochain film de Bruno Dumont : « C’était intéressant mais j’ai eu peur de ne pas y arriver physiquement », relate-t-il. « Je ne me déplace plus tout seul, j’ai toujours besoin d’avoir quelqu’un auprès de moi pour me dire : “Attention, tu vas te casser la gueule” », ajoute l’acteur aux 160 rôles au cinéma et au théâtre, dont la dernière apparition dans les salles obscures remonte à Happy End de Michael Haneke en 2017.
« Je ne me bats pas, je laisse faire »
Face au cancer, « je ne me bats pas. Je laisse faire. J’ai trouvé un médecin marseillais qui essaie un nouveau truc. Je ne fais pas de chimio, même si j’y étais prêt », ajoute encore celui qui est hanté depuis 2003 par la mort de sa fille Marie, laquelle a succombé aux coups de son compagnon, le chanteur Bertrand Cantat.
Interviewé pour la sortie d’un enregistrement de lectures de poésies (Prévert, Vian, Apollinaire…) sur une musique d’Astor Piazzolla interprétée par Daniel Mille, l’acteur installé près d’Uzès (Gard) confie également qu’il n’était « pas fait pour un métier public ».
« J’étais extrêmement timide. Et puis la notoriété, ça ne m’a jamais intéressé. Vous savez, c’est amusant la première fois, mais après plus du tout. Pourquoi on nous donne des récompenses ? Nous sommes déjà bien payés, on ferait mieux de donner des Oscars aux gens qui font des métiers pas marrants. »
Entré dans l’histoire du cinéma avec Un homme et une femme de Claude Lelouch – Palme d’or à Cannes en 1966 –, Jean-Louis Trintignant a remporté un prix d’interprétation à Cannes pour Z de Costa Gravas en 1969, et un César du meilleur acteur pour Amour de Michael Haneke en 2013.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Plus de 130 000 personnes sont attendues à cette grand-messe annuelle de la culture pop américaine à San Diego, où sont annoncées de nombreuses nouveautés.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Sacha Baron Cohen, dissimulé derrière quatre fausses identités, provoque et embobine des responsables politiques (sur Canal+ à la demande).
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TV - « Who Is America » : une traversée de l’Amérique en canulars

Sacha Baron Cohen, dissimulé derrière quatre fausses identités, provoque et embobine des responsables politiques (sur Canal+ à la demande).



Le Monde
 |    20.07.2018 à 12h00
    |

            Renaud Machart








                        


Sur Canal+ à la demande

On connaissait la ­capacité de l’acteur­­ ­britannique Sacha ­Baron Cohen à aller toujours trop loin dans le mauvais goût, à « coincer » ses victimes (en général nord-américaines et célèbres) en se faisant passer pour d’improbables personnages incarnés avec un rare talent de transformiste dans des films réalisés par Larry Charles.
Après Ali G (2002) – dont le personnage principal était apparu dans la série télévisée Da Ali G Show, en 2000 –, Borat (2006), Brüno (2009) et The Dictator (2012), voici l’étonnant trublion parti tenter de définir « qui est l’Amérique » au long d’une ­série documentaire parodique (« mocku­mentary », disent les Anglo-Saxons). Who Is America comptera sept épisodes, diffusés de manière hebdomadaire jusqu’au 26 août, sur Showtime, aux Etats-Unis, et dans la foulée sur Canal+, en France.
Sacha Baron Cohen y incarne Billy Wayne Ruddick Jr., un conservateur très à droite, et Dr. Nira Cain-N’Degeocello, à l’extrême opposé de l’arc politique, qui ­s’excuse « d’être un Blanc cisgenre hétérosexuel », traverse le pays à vélo, rencontre « respectueusement » des républicains et tente de « résorber la fracture » du pays…
On fait aussi la connaissance de Rick Sherman, un ancien prisonnier dont le travail de plasticien consiste à faire des portraits à ­partir de ses déjections et fluides corporels et, enfin, d’Erran Morad, un colonel de l’armée israélienne qui trouve une oreille attentive chez certains politiciens proarmes.
Si Bernie Sanders reste relativement calme et distant devant la bêtise surjouée de Ruddick, deux soutiens de Trump s’alarment quelque peu quand le Dr. Nira Cain-N’Degeocello évoque, au cours d’un dîner, sa manière de lutter contre les stéréotypes de genre en faisant uriner son fils (« Harvey Milk ») assis et sa fille (« Malala ») debout.
Il explique aussi comment il ­invite cette dernière à « souiller le drapeau américain de ses règles » pour lui rappeler que la « fondation des Etats-Unis s’est faite dans un bain de sang… » Et de préciser devant ses hôtes, blêmes, que cette activité est soutenue par la Fondation Clinton…
Une arme à feu dès l’âge de 3 ans
Le clou du premier épisode est quand Erran Morad parvient à convaincre différents représentants politiques de l’aile droite des républicains de le soutenir dans sa volonté de faire accéder les enfants à une arme à feu dès l’âge de 3 ans…
Evidemment, une fois de plus, Sacha Baron Cohen dissout ­volontairement la ligne de démarcation entre information et parodie et entraîne ses victimes – qui savent qu’elles sont filmées – dans un piège qui peut, dans le meilleur des cas, les ridiculiser, dans le pire, les compromettre.
Même si l’on est horrifié de voir certains hommes politiques se prêter sans sourciller – ou à peine – au tournage d’une publicité pour des armes à feu en forme de jouets, on est cependant mal à l’aise devant la généralisation du principe de la duperie. Mais jouer avec les « fausses informations » est la marque de fabrique bien connue de Sacha Baron Cohen.
La presse internationale reste assez partagée au sujet de Who Is America. Le journal britannique The Guardian, sous la plume de Lucy Mangan, résume bien ce sentiment : « Comme dans les précédents [films de Sacha Baron ­Cohen], il n’apparaît pas toujours clairement qui ou quelle est la cible, et, le plus souvent, les entretiens semblent finir par révéler davantage la force de la politesse des gens que celle de leur crédulité. »
Who Is America, de et avec Sacha Baron Cohen (EU, 2018, 7 × 27 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Les cinémas Pathé-Gaumont ont ouvert à Paris une salle combinant le Screen-X et le 4DX. Gadget ou révolution ?
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La salle de cinéma où il vaut mieux attacher vos ceintures

Les cinémas Pathé-Gaumont ont ouvert à Paris une salle combinant le Screen-X et le 4DX. Gadget ou révolution ?



Le Monde
 |    20.07.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 10h19
    |

            Laurent Carpentier








                        



   


A eux seuls les 90 fauteuils noirs, raides, à mi-chemin entre le trône de Dark Vador et le siège du dentiste, avec repose-pieds, appui-tête, accoudoirs, suffiraient à vous donner la chair de poule. Est-ce bien une salle de cinéma que ce cube austère et gris, aux murs droits, où nous venons d’entrer ? Et l’on se prend de compassion pour la jeune adolescente qui, n’arrivant pas à maîtriser ses larmes, explique à son père : « Je ne peux pas », avant de rebrousser chemin.

        Lire aussi :
         

                Cinéma et sensations fortes : Pathé parie sur les innovations technologiques



Screen-X + 4DX, vantait le communiqué annonçant l’ouverture, mercredi 18 juillet, au Pathé Beaugrenelle (Paris 15e) de la deuxième salle au monde (après Séoul) combinant ces deux technologies. Soit une projection à 270° (Screen-X) et l’expérience de sièges endiablés (4DX) qui, synchronisés avec l’action projetée à l’écran, vous chahutent, vous bousculent, vous martèlent le dos, vous chauffent le cou (quand la fusée décolle par exemple) ou vous aspergent d’eau (quand le méchant crache sur le gentil ou que vous tombez à l’eau).
Litanie de précautions
Et il est vrai qu’à un moment donné, ce mercredi, à la séance de 20 heures, alors que l’on est venu découvrir, dans Ant-Man et la Guêpe, la suite des aventures de l’homme fourmi, on s’est demandé si on n’aurait pas dû – sauf à être un fondu de la foire du Trône –, faire demi-tour comme l’adolescente apeurée ? Trop tard. Déjà, tout bouge. L’image fuse sur les trois faces de la salle, vous êtes coincé au milieu d’une course-poursuite en voiture et, dès lors, il ne vous reste plus qu’une chose à faire : vous accrocher.
« Pour des raisons de sécurité, les femmes enceintes, les personnes âgées, ou présentant des problèmes cardiaques, dorsaux ou cervicaux ou présentant le mal des transports, sous traitement médical ou qui sont sous l’influence de l’alcool ou de drogues… ne peuvent pas prendre part à l’expérience », était-il écrit sur l’écran en préambule. « Ah merde, alors, je suis mort », a rigolé mon voisin de devant. Le public est jeune et plutôt masculin. Et la litanie des précautions est longue : « Ne portez pas de vêtements délicats ou d’articles qui peuvent être abîmés… Vous devez réduire vos déplacements et marcher le moins possible pendant le film… » Interdit aux plus petits, les enfants de moins de 1,20 m doivent être accompagnés… On était prévenus.
Rodéo immersif
Alors que l’homme-fourmi et ses acolytes traversent l’hyperespace en tous sens et démolissent des dizaines de bagnoles, le chahut infligé à nos corps n’empêchera pourtant pas le jeune couple (sièges D11-D10) de s’envoyer sans blêmir une pleine maxi boîte de pop-corn quand bien même le locataire du siège D12 (votre serviteur) cherche en vain où est rangé le sac à vomi.
Passé les premières turbulences, on finit par ranger dans notre poche notre amour froissé du cinéma d’auteur qui nous poussait à railler cette transformation du septième art en fête foraine, et l’obsolescence, sinon programmée du moins prévisible, de cette course effrénée à la technologie (cinéma en relief, 3D, Screen-X…) dans laquelle on percevait avant tout l’aspect mercantile (23 euros la place tout de même !). Car, avouons-le, on finit par se prendre au jeu de ce rodéo immersif.
Parce que c’est sans doute aussi ça le cinéma : une expérience physique, un train qui entre en gare et manque vous écraser, une illusion… Laquelle est aussi le sujet du film qui se joue sur l’écran. « I eat fear for breakfast » (« Je mange de la peur à mon petit-déjeuner »), explique à son père la fille de l’homme-fourmi… C’est sans doute plus compliqué à vivre pour nous, les cigales ?
Sur le Web : www.screenx.cinemaspathegaumont.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ A travers 26 œuvres, réalisées entre 1963 et 1993, une rétrospective célèbre l’un des représentants du pop art.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Sa pièce féministe « Saison sèche », à la scénographie saisissante, réduit la masculinité à une imagerie simpliste.
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édition abonné


Avignon : Phia Ménard noie le patriarcat dans la boue et les clichés

Sa pièce féministe « Saison sèche », à la scénographie saisissante, réduit la masculinité à une imagerie simpliste.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h37
    |

                            Rosita Boisseau (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

La jongleuse et metteuse en scène Phia Ménard, 47 ans, voit de plus en plus grand et gros. En l’espace de quatre ans et trois spectacles écrasés par des scénographies maousses costauds, des effets visuels saisissants, elle a basculé dans la superproduction aux enveloppes déco qui occupent le terrain.
Très imposante, sa nouvelle pièce, Saison sèche, pour sept danseuses, présentée jusqu’au 24 juillet à Vedène (Vaucluse), met les bouchées doubles question machinerie théâtrale. Faux plafond qui monte et descend dans un boucan d’enfer, inondation de la scène à gros jets noirs… Cet ensemble plastique, somptueux au demeurant, offensif, en blanc et boue, s’effondrera dans un immense splash, signant, soi-disant, la mise à mort du patriarcat, thème revendiqué par Phia Ménard.
Lire aussi : Rencontre avec Phia Ménard
Après avoir fait la peau du prince charmant dans le congélo géant de Belle d’hier (2015), l’artiste née dans un corps d’homme, femme aujourd’hui, à la tête de la compagnie Non Nova depuis 1998, veut liquider large. Le massacre annoncé s’annonçait plutôt bien. Le premier tableau de Saison sèche, sorte de laboratoire de femmes-souris chauffées cul nu sous des lampes, augurait d’une virée pour le moins sauvage. Les filles ont du mal à grandir dans la terreur d’une cage qui change de format sans prévenir, et on sent l’effroi monter. Sauf qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire l’élevage féminin destiné à des ­savants fous bascule dans un rituel chorégraphique conformiste bien qu’à poil, puis une opération caricaturale de travestissement en mecs et un grand défilé martial à n’en plus finir. La baraque peut bien alors être emportée, on est déjà submergé.
En plongeant dans la tendance de plus en plus lourde depuis dix ans du retour à la transe collective, on attendait de Phia Ménard un point de vue plus élaboré
Ce rituel cultive les réminiscences visuelles heureusement lointaines du...




                        

                        


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Avignon : Anne-Cécile Vandalem dans les eaux glacées du Groenland

L’actrice et metteuse en scène belge revient avec un thriller d’anticipation très réussi, situé au bord d’un vaisseau fantôme.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h22
    |

                            Fabienne Darge (Avignon, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Un frisson de Grand Nord passe dans la fournaise avignonnaise. C’est Arctique, la nouvelle création de l’auteure, actrice et metteuse en scène belge Anne-Cécile Vandalem. Elle était très attendue : en 2016, la Vandalem, comme on l’appelle, est venue pour la première fois au Festival et a fait sensation avec Tristesses, un polar politique qui, depuis, ne cesse de tourner. Aujourd’hui, elle revient avec un thriller d’anticipation, lui aussi très réussi, et qui confirme la singularité, la force de l’univers de l’artiste belge.
Depuis toute petite, Anne-Cécile Vandalem rêvait d’aller au Groenland. Elle y est partie une première fois en août 2016, y est retournée quelques mois plus tard, et en a rapporté la matière de cette nouvelle création, qui ne relève pourtant pas du documentaire. L’auteure-metteuse en scène aime raconter des histoires, et jouer avec les genres et les imaginaires.

Avec Arctique, elle embarque à bord du Crystal-Serenity, un de ces vaisseaux fantômes qui peuplent la légende du Grand Nord et du mythique passage du Nord-Ouest. On est en décembre 2025, et sept personnages se retrouvent sur ce bateau, qui y ont été mystérieusement invités par des lettres anonymes. Très vite, le capitaine disparaît. Le bateau et ses passagers dérivent, dans tous les sens du terme. Dérive géographique dans l’immensité glacée, dérive temporelle vers cette nuit, dix ans plus tôt, où le Crystal-Serenity a heurté une plate-forme pétrolière, tuant une militante écologiste qui dénonçait l’exploitation du Groenland par des multinationales minières et pétrolières.
« Arctique » est une vraie réussite, qui convoque le thriller mais aussi le cinéma d’horreur
Anne-Cécile Vandalem, qui au départ voulait être cinéaste et est nourrie par toute une culture du cinéma de genre, a un sacré talent pour les atmosphères. Et c’est le premier plaisir qu’offre Arctique que de plonger ses spectateurs...




                        

                        


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« Issé », la belle inconnue ressuscitée

La pastorale héroïque de Destouches séduit sous la direction de Louis- Noël Bestion de Camboulas, à Montpellier.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 09h29
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 10h36
    |

                            Marie-Aude Roux (Montpellier, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Pas moins de 175 concerts répartis dans 60 lieux, la 33e édition du Festival Radio France Occitanie Montpellier n’a rien à envier aux précédentes. Ce 18 juillet, c’est à Issé, pastorale héroïque d’André Cardinal Destouches, que revient d’ouvrir la trilogie des opéras rares dont la manifestation s’est fait une spécialité, avant Kassya, de Léo Delibes, et Les Cris de Paris, de Jean-Georges Kast­ner. Une œuvre née dix ans après la mort de Lully, largement plébiscitée par Louis XIV, dont Destouches avait été l’un des Mousquetaires du Roi au siège de Namur, en 1692, après une incursion dans le monde diplomatique qui l’avait envoyé missionner au Siam, en 1687. L’ancien jésuite avait eu la révélation de la musique sur le champ de bataille. Il l’étudiera auprès d’André Campra, lequel farcira de quelques airs de Destouches son Europe galante de 1697.
Pour un premier essai, Issé est d’emblée un coup de maître. Créée en 1697 à Fontainebleau, la légende tragi-comique des amours de la nymphe avec le dieu Apollon (sur un livret de Houdar de la Motte) est montée à Versailles en 1698. Elle y aura droit de cité jusqu’en 1773. Parmi de nombreuses versions, Louis-Noël Bestion de Camboulas, à la tête de son ensemble Les Surprises, a choisi celle présentée en 1724 à l’Académie royale de musique, où Issé a été jouée dès 1708.
La partition, quoique ancrée dans le style lullyste, témoigne aussi d’une inspiration entre baroque instrumental italien et orchestre préramiste
Une musique vivante et expressive (deux beaux lamentos), qui mêle épisodes tragiques (Issé et son amant malheureux, Hylas, détrôné par le berger Philémon alias Apollon) et saynettes comiques (l’apologie de l’amour libre par Pan contre la fidélité conjugale prônée par Doris). Mais aussi éléments de pastorale, danses et scènes de genre, grands récits, airs accompagnés, ensembles et interventions chorales.
La partition (éditée par le...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 19/07/2018
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A Monaco, Tom Wesselmann mis à nu

Une rétrospective de l’artiste pop américain à la Villa Paloma donne à voir ses travaux les plus expérimentaux.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 09h56
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Si l’on imagine le pop art new-yorkais comme une maison, la répartition des occupants par pièce paraît simple. Andy Warhol est au salon, où il reçoit des célébrités qu’il photographie en buvant du Coca. Claes Oldenburg est à la cuisine, où il prépare des viandes et des ­pâtisseries. James Rosenquist est au garage, où il fait briller la carrosserie de la Ford. Roy Lichtenstein est dans la chambre des adolescents, où il lit des comics. Et Tom Wesselmann est dans la chambre des parents, en compagnie d’une dame blonde et nue, sur son lit : ça ne fait aucun doute.
Au nom de Wessselmann (1931-2004) est associé le titre de la série qui l’a occupé l’essentiel de sa vie, les « Great American Nudes », dont le premier date de 1961. Les « Bedroom Paintings » en sont, comme on l’imagine, inséparables.
Lui consacrer une rétrospective est donc un exercice difficile, pour deux raisons. La première tient à la « spécialisation » de l’artiste, la ­répétition d’un motif unique étant susceptible de provoquer l’ennui. La seconde tient au sujet lui-même, l’obsession sexuelle étant capable du pire. L’exposition, qui occupe les trois étages de la Villa Paloma, à Monaco – beau bâtiment fin XIXe, avec vue imprenable sur les horreurs actuelles de la spéculation immobilière –, n’en est que plus remarquable.
Œuvres complexes
Elle règle vite le second point et corrige les idées reçues sur Wesselmann en s’intéressant à ses expériences plastiques les plus singulières. Elle n’accumule pas vainement les œuvres, n’en présentant qu’une trentaine, toutes sauf une empruntées au fond d’atelier de l’artiste qui, à l’évidence, tenait à conserver ses travaux les plus ­expérimentaux – à moins qu’ils n’aient été un peu trop bizarres pour ses collectionneurs. Autrement dit, on voit un Wesselmann très différent de celui que l’histoire de l’art définit par une femme nue dans un intérieur moderne.
Sur ce dernier point, il apparaît dès les œuvres du début des années...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Un manuel pour deux 2|6. A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs des cinq manuels (du Moyen Age au XIXe siècle) publiés entre 1948 et 1955, qui dominèrent l’enseignement de la littérature dans le secondaire. Des volumes précieux qui ne sont pas sans reproche.
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                Lagarde & Michard : une communion d’esprit


Un manuel pour deux 2|6. A la découverte des duos qui ont créé nos livres de classe. Cette semaine, les auteurs des cinq manuels (du Moyen Age au XIXe siècle) publiés entre 1948 et 1955, qui dominèrent l’enseignement de la littérature dans le secondaire. Des volumes précieux qui ne sont pas sans reproche.

Le Monde
                 |                 20.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 09h53
                 |

                            Philippe-Jean Catinchi

















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« Parce que c’était lui ; parce que c’était moi. » Comme s’ils puisaient les ­réponses aux questions qu’on leur posait dans les manuels de littérature qui avaient fait leur renom, André Lagarde et Laurent Michard citaient ­Michel de Montaigne, célébrant son amitié fulgurante et absolue pour Etienne de La Boétie afin de justifier le lien qui les unit à jamais dans l’esprit des Français. Et si la formule est commode autant que référencée, elle n’est pas déplacée.
La rencontre des deux hommes, presque fortuite, se place sous les auspices de la littérature. Au lycée de garçons de Toulouse, où il est en poste, André Lagarde n’a pas vraiment repéré d’emblée ce nouveau collègue de lettres, jusqu’à ce qu’il entende, fasciné, Laurent Michard prononcer une conférence sur Lautréamont.

Le jeune homme a un curriculum vitae peu banal. Reçu en 1937 premier à l’agrégation de lettres, à tout juste 22 ans, il a été élevé, comme sa sœur aînée, par sa mère seule. Son père, Philibert Michard, capitaine d’infanterie, est tombé dans les Vosges aux premiers jours de la Grande Guerre, le 25 août 1914. L’enfant est né à Saint-Etienne cinq mois plus tard, le 16 janvier 1915, mais très vite la famille part dans le Forez, près de Montbrison, à Aveizieux (Loire), où elle a ses racines. C’est là que, à 3 ans, Laurent découvre l’école. Là où aujourd’hui l’établissement porte son nom. Ses études ­secondaires, il les entreprend au lycée de Saint-Etienne, avant d’intégrer l’Ecole normale supérieure, à Paris, en 1934. Son rang de major à l’agrégation lui vaut d’être nommé en classe préparatoire du lycée de Toulouse, où son chemin croise donc celui d’André Lagarde.
Choix très sages
Né en octobre 1912 dans la région des Pyrénées, près de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne), à la frontière espagnole, Lagarde y a été élève avant de réussir à son tour l’agrégation de lettres en 1938 et d’être nommé là même où il a été formé. Au lendemain de la guerre, Lagarde,...


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Rilès, conquérant self-made du rap


                      Pour tromper l’ennui, ce jeune Normand a appris la musique tout seul devant son ordinateur. Et c’est sur YouTube, avec des textes en anglais, qu’il a connu le succès, avant de livrer un premier album prévu en fin d’année.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 06h35
    |

                            Stéphane Davet








                              

                        

Au premier étage d’une petite maison d’un ensemble résidentiel de Déville-lès-Rouen, en Seine-Maritime, l’étroite chambre-home studio de Rilès Kacimi se divise en un canapé-lit et un poste de pilotage constitué d’ordinateurs, de claviers, de micros et d’enceintes. Autant d’outils avec lesquels compose et diffuse ce self-made-rappeur de la génération YouTube. Sur les murs, comme des mantras de motivation, des dizaines de mots ou de phrases inscrits au feutre, par lui-même ou des copains de passage : « Sleep is overrated » (« le sommeil est surcoté »), tagué au-dessus de sa console, « WORK MORE » (« travaille plus »)…
A 22 ans, ce jeune Normand d’origine algérienne, garçon musculeux à l’épaisse tignasse frisottante et aux yeux clairs, est justement sur le point de réussir une mission jugée quasi impossible pour un rappeur français : connaître le succès en chantant en anglais. Après avoir fait son trou en autodidacte autarcique – cumulant plus de 100 millions de vues sur sa chaîne YouTube –, donné plusieurs dizaines de concerts, notamment au Zénith de Rouen et dans plusieurs festivals de l’été, Rilès espère terminer, avant fin 2018, un premier album qui sortira chez Capitol en France, Polydor en Grande-Bretagne et Republic Records (le label de Drake, de The Weeknd…) aux Etats-Unis.
« Il s’agissait d’abord que mes parents ne comprennent pas mes textes. J’avais envie de livrer des choses très personnelles sans qu’ils le sachent. »
« Je dois ma vie à Internet, insiste Rilès en faisant défiler sur son ordinateur ses archives Facebook et YouTube. Ce truc m’a sans doute plus modelé que mes parents et mes professeurs. » Depuis sa plus tendre adolescence, le garçon a en effet trompé l’ennui de la banlieue rouennaise en se gavant de « tutos » guidant ses premiers pas musicaux. Guitare, saxophone, claviers, human beatbox… Rilès en apprend les bases devant son laptop. Dans la foulée, le Net devient le vecteur de...



