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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le coureur slovaque a remporté le sprint à Valence, pour gagner sa troisième étape du Tour 2018.
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Tour de France : Peter Sagan remporte la treizième étape, Geraint Thomas toujours en jaune

Le coureur slovaque a remporté le sprint à Valence, pour gagner sa troisième étape du Tour 2018.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h57
   





                        



   


Il était le plus fort au sprint. Peter Sagan (Bora) a devancé le Norvégien Alexander Kristoff et le Français Arnaud Démare au sprint, à l’issue de la treizième étape entre Le Bourg-d’Oisans et Valence, pour s’imposer pour la troisième fois dans ce Tour 2018. Ce sprint était privé de la plupart des spécialistes (Gaviria, Groenewegen, Greipel, Kittel, Cavendish…), qui ont abandonné dans les Alpes.
Peter Sagan s’était déjà imposé à La Roche-sur-Yon, lors de la deuxième étape, et à Quimper, dans la cinquième étape. Agé de 28 ans, le champion du monde en est désormais à onze succès d’étape dans le Tour depuis 2012. Il compte aussi cinq victoires dans le classement par points (maillot vert), en attendant une possible sixième victoire à la fin du Tour s’il rallie Paris.
Dans cette étape de 169,5 kilomètres, un duo, transformé en quatuor, s’est formé dès la première heure. Le Néo-Zélandais Tom Scully et le Belge Thomas De Gendt, rejoints au 29e kilomètre par le Suisse Michael Schär et le Belge Dimitri Claeys, ont longtemps ouvert la route.
Geraint Thomas conserve le maillot jaune
Schär, l’un des rouleurs de la formation BMC qui avait gagné le contre-la-montre par équipes à Cholet (quatrième étape), a insisté en solitaire dans les 25 derniers kilomètres. Il a été repris à moins de 6 kilomètres de la ligne.
Dans le sprint, le Belge Philippe Gilbert a tenté de surprendre les sprinteurs en attaquant au dernier kilomètre. Il a contraint les équipiers de Démare à un gros effort avant que le Français lance le sprint et soit débordé par Kristoff et Sagan.
Au classement général, Geraint Thomas (Sky) conserve son maillot jaune devant son leader et équipier, Christopher Froome. Romain Bardet, le premier Français, est cinquième à trois minutes et sept secondes de Thomas.
Samedi, la quatorzième étape franchira les Cévennes pour rejoindre Mende. L’arrivée sera jugée sur le plateau de l’aérodrome, 1 500 mètres après la fin de la montée de la Croix-Neuve (3 km à 10,2 % de pente).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le club italien avait été sanctionné pour avoir enfreint les règles du fair-play financier.
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Le Tribunal arbitral du sport annule l’exclusion du Milan AC de la prochaine Ligue Europa

Le club italien avait été sanctionné pour avoir enfreint les règles du fair-play financier.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h25
   





                        



   


Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a autorisé vendredi 20 juillet le Milan AC à réintégrer la Ligue Europa, dont le club italien, qualifié sportivement pour la compétition, avait été exclu par l’UEFA pour avoir ne pas avoir respecté le fair-play financier.
Le TAS a « partiellement confirmé l’appel du Milan AC » en annulant la sanction prononcée à la fin de juin par l’instance de contrôle financier des clubs de l’UEFA (ICFC), tout en confirmant que l’équipe lombarde avait bel et bien enfreint les règles du fair-play financier, dans un communiqué où il demande à l’UEFA de prendre une « mesure disciplinaire proportionnée ».

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« Milan est réintégré en Ligue Europa pour le moment. Et le cas est renvoyé à l’UEFA pour une nouvelle décision », a-t-on expliqué au TAS. Le TAS qui a considéré, explique-t-il dans un communiqué, que « des éléments importants n’avaient pas été correctement pris en compte » par l’UEFA ou « n’avaient pas pu être correctement pris en compte », « en particulier le fait que la santé financière du club était maintenant meilleure, à la suite du récent changement de propriétaire du club ».
Une gestion financière pointée du doigt
Les représentants du club lombard, avec le directeur général Marco Fassone en chef de délégation, étaient venus jeudi à Lausanne pour présenter leurs arguments, au cours d’une audience qui a débuté aux alentours de 9 h 30, heure locale, pour s’achever peu après 19 heures. L’UEFA avait décidé à la fin du mois de juin d’exclure le Milan AC de la prochaine édition de l’Europa League, pour lequel il s’était qualifié sur le terrain.

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La gestion financière du prestigieux club italien avait été pointée du doigt, depuis son rachat en avril 2017 pour 740 millions d’euros par un groupe d’investisseurs chinois menés par le mystérieux Li Yonghong. Le nouveau propriétaire a cédé la main en juillet au groupe d’investissement américain Elliott, auprès duquel il avait contracté un emprunt colossal pour financer ses onéreux achats de joueurs — une dette (32 millions d’euros) que M. Li n’a pas pu honorer à son arrivée à échéance, le 6 juillet, ce qui l’a poussé vers la sortie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’Alpe-d’Huez désertée, audiences en berne et sifflets aux arrivées : la domination de l’équipe Sky et de ses maillots blancs pose des problèmes concrets au Tour.
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Le Tour de France va droit dans le « mur blanc » de la Sky

L’Alpe-d’Huez désertée, audiences en berne et sifflets aux arrivées : la domination de l’équipe Sky et de ses maillots blancs pose des problèmes concrets au Tour.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 10h47
    |

            Clément Guillou (envoyé spécial à l'Alpe-d'Huez (Isère)








                        



   


Jeudi 19 juillet, Bourg-Saint-Maurice, bitume fondu. Les huit coureurs du Team Sky montent ensemble sur le podium de présentation, pour recevoir le trophée de la meilleure équipe. Chacun joue son rôle dans une scène surréaliste, en passe de devenir quotidienne sur le Tour de France 2018 : le public hue, le Team Sky salue, et le speaker vante « la banane de Guadeloupe », sponsor du classement. Quelques instants plus tôt, un haut responsable de l’organisation, l’air embêté, disserte sur le rouleau compresseur de l’équipe lors de la deuxième étape des Alpes, la veille, direction La Rosière : « Ça va finir par être emmerdant pour le cyclisme. »
Christopher Froome, quadruple vainqueur, n’est pourtant que deuxième du classement général à la sortie des Alpes. Il a, pour l’instant, trouvé plus fort que lui : son coéquipier Geraint Thomas, vainqueur à La Rosière puis à l’Alpe-d’Huez. Apprécié en Grande-Bretagne, inconnu ailleurs, le Gallois de 32 ans, accumule 1 minute et 39 secondes d’avance au classement général. Il clame encore qu’il n’est pas le mieux placé pour gagner le Tour de France. Pas grand monde ne le croit. Les Pyrénées jugeront.
Tom Dumoulin (Sunweb) semble le dernier en situation d’y contester la victoire finale aux Britanniques. Dumoulin : un Néerlandais longiligne, affable, courant juste ; un Froome qui serait élégant. Son directeur sportif, Luke Roberts, a cru déceler « une faiblesse » chez Sky. On s’est pincé : depuis deux jours comme depuis trois ans, les maillots blancs composent, au pied du dernier col de l’étape, un tiers du peloton de tête d’une vingtaine de coureurs.
Un scénario éprouvé
Les étapes obéissent à un scénario éprouvé : toute la journée, les six équipiers de Froome et Thomas imposent un rythme méthodique qui annihile toute offensive menaçante. Dans le dernier col, un dernier accélère et laisse ensuite les deux hommes en compagnie d’adversaires qui se comptent sur les doigts d’une main. Mercredi, des leaders configurés pour monter sur le podium du Tour – Adam Yates, Jakob Fuglsang, Ilnur Zakarin – ont sauté comme du pop-corn sur un long relais du Polonais Michal Kwiatkowski, numéro quatre dans la hiérarchie interne de Sky. Le lendemain, c’est Egan Bernal, grimpeur colombien de 21 ans, qui a ridiculisé les tentatives d’offensive de Vincenzo Nibali, Nairo Quintana et Romain Bardet. Asphyxiés, les audacieux semblaient se débattre au bout d’une laisse de moins de 100 mètres et étaient finalement ramenés à la niche. Seule la bravoure du Français, qui insista encore et encore, parvint à rendre l’ascension palpitante.
Depuis que Geraint Thomas a pris le maillot jaune, mercredi 18 juillet, les huées sont revenues sur le Tour
Depuis que Geraint Thomas a pris le maillot jaune, mercredi 18 juillet, les huées sont revenues sur le Tour. Elles l’avaient quitté au sortir de la Vendée, où le public les réservait à Froome. La suspicion du public français vis-à-vis de Sky ne date pas du contrôle antidopage anormal de ce dernier, en septembre 2017, dont il fut finalement blanchi cinq jours avant le départ du Tour de France. Elle est allée crescendo depuis sa première victoire, par Bradley Wiggins devant Christopher Froome, en 2012. Ce qui frappe, c’est à quel point les deux ont fini par s’accommoder de ce désamour. Il est acquis que la Sky ne fera pas semblant de souffrir pour rendre de l’intérêt au Tour. Et il est acquis qu’une partie du public la haïra pour cela. « Si les gens n’aiment pas Sky et veulent siffler, ça me va, mais laissez nous courir, disait Geraint Thomas à l’Alpe-d’Huez. Ne touchez pas les coureurs, ne nous crachez pas dessus. Un peu de décence. Exprimez vos opinions, mais laissez-nous courir. » 
Des réformes envisagées par l’UCI
La montée vers la mythique station est toujours ce qui se rapproche le plus d’un stade de football, mais jamais le public du Tour n’en avait adopté les rites les plus exécrables : insultes, crachats paraît-il, coup, même, donné par un homme en short vert à Christopher Froome. Autre constat visuel : les rangs des spectateurs étaient étonnamment clairsemés le long des 21 lacets, et l’organisation de cette étape reine des Alpes un jeudi n’explique pas tout. La tendance est lourde : dans toute l’Europe, les audiences du Tour ont été mauvaises jusqu’à Roubaix, en partie à cause de la concurrence de la Coupe du monde de football. La fin du Mondial ne signale pas d’amélioration particulière : la première grande étape de montagne, mercredi sur France 2, n’a attiré que 3,9 millions de téléspectateurs, contre une moyenne de 4,5 millions pour les étapes accidentées l’an dernier.
« Il est difficile de rester devant son poste de télévision, pendant cinq heures, en sachant ce qui va se passer à l’arrivée »
Le Tour déserté ? « Normal », s’amuse Cyrille Guimard. Les sifflets ? « Normal aussi. » Le sélectionneur de l’équipe de France de cyclisme sur route, sept Tours de France remportés en tant que directeur sportif (de 1976 à 1984), se pose mille questions en commentant la course sur RMC. La principale : combien de temps le cyclisme résistera-t-il encore à la suprématie de la Sky, qui rappelle celle de l’US Postal de Lance Armstrong ? « Il y a évidemment un problème. Indépendamment de toutes autres considérations [sur un éventuel dopage chez Sky], il est difficile de rester devant le mur blanc, devant son poste de télévision, pendant cinq heures, en sachant ce qui va se passer à l’arrivée. Il faut repenser le cyclisme car on va dans le mur. On y est déjà, d’ailleurs. (…) Plus que le spectateur, c’est le coureur qui doit s’emmerder ! Je m’imagine en 10e ou 15e position du groupe maillot jaune, derrière le mur blanc. Je me dis : “Qu’est-ce qu’on fout là ?” »

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                Tour de France : « Les entraîneurs ont remplacé les docteurs », par Antoine Vayer



Individuellement, les leaders de la Sky ne produisent plus les mêmes performances ahurissantes que par le passé, mais l’emprise collective est toujours aussi forte. Elle n’a pas été touchée par le passage de neuf à huit du nombre de coureurs par équipe. Idéalement, le Tour l’aurait réduit à sept, et à l’Union cycliste internationale (UCI), certains ne seraient pas contre. Le projet d’une limitation de la masse salariale est aussi dans les cartons de la fédération internationale, qui aimerait ainsi empêcher la formation d’équipes surpuissantes. Il sera dur à faire accepter aux grosses écuries, encore plus compliqué à appliquer. On reparle aussi de l’interdiction des oreillettes ou des capteurs de puissance, grâce auxquels l’équipe Sky peut appliquer sa course millimétrée. Le président de l’UCI, le Français David Lappartient, l’admet en privé : devant le Tour, lui aussi s’ennuie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’ex-entraîneur de Festina décrypte le succès de Sky, une équipe à la pointe du progrès dans le suivi du coureur.
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Tour de France : « Les entraîneurs ont remplacé les docteurs », par Antoine Vayer

Dans sa chronique au « Monde », l’ex-entraîneur de Festina décrypte le succès de Sky, une équipe à la pointe du progrès dans le suivi du coureur.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 09h06
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h26
    |

                            Antoine Vayer (ex-entraîneur de Festina)








                        



   


Chronique. En deux décennies, la recherche en matière d’entraînement, de diététique, d’informatique et de lutte antidopage a eu deux conséquences. Les coureurs de talent qui ne trichent pas ont fait croître de 8 % leurs performances. Dans le même temps, le niveau moyen de ceux qui gagnent a décru d’autant : 8 %. Nos calculs de la puissance développée par les coureurs le montrent.
La période faste des exploits mutants des Miguel Indurain, Jan Ullrich ou Marco Pantani, dans les années EPO, est révolue. Elle a été suivie de prouesses moindres mais miraculeuses, celles de Lance Armstrong ou Alberto Contador dans les années 2000. Elles ont, enfin, fait place depuis 2010 à d’autres, encore inférieures, moins spectaculaires, presque humaines. Certaines suscitent néanmoins la suspicion. Si le niveau général des meilleurs est bien moins bon, si celui du ventre mou du peloton s’en rapproche, il existe une exception qui confirme la règle : le collectif de l’équipe Sky, si dominateur. A son crédit, elle est à la pointe des progrès dans tous les domaines en matière de suivi du coureur.

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En 1998, chez Festina, équipe pionnière, j’étais le seul entraîneur salarié existant du milieu cycliste professionnel. En 2018, dans chacune des vingt-deux équipes du Tour, ils sont pléthore. Ils ont le rôle-clé que l’on donnait auparavant aux docteurs, comme les kinésithérapeutes ont remplacé les « soigneurs-dopeurs ». Les watts, dont nous nous servons pour mesurer la puissance, voués aux gémonies au début des années 2000 quand je les agitais comme preuves de la tricherie de Lance Armstrong, sont devenus les principaux outils de la gestion de l’entraînement et de la performance. La « data » a remplacé les intuitions du directeur sportif maquignon.
Chaque coup de pédale est interprété
Sky l’a compris. Tous les coureurs, qui s’entraînent collectivement en altitude, sont équipés de capteurs de puissance. L’équipe utilise des logiciels analysant les bases de données des 32 000 kilomètres parcourus par Froome dans une année. L’Anglais gère tous ses efforts grâce à son compteur. L’écran affiche ses watts en relation avec ses fréquences cardiaques et sa cadence de pédalage. Chacun de ses 5 500 000 coups de pédale annuels peut être quantifié, interprété. Le logiciel fait en permanence la balance entre les charges d’entraînement préconisées et son profil individuel de puissance. Des courbes et asymptotes anticipent et prédisent les temps de montée . Les capacités de chacun sont déterminées avec exactitude.
L’étape de l’Alpe-d’Huez a révélé tout cela. Certains coureurs sont l’ombre des vainqueurs du passé, voire d’eux-mêmes. Ils sont contrôlés par le collectif Sky. Celui-ci a géré tous les cols sans paniquer, au watt près, comme à l’entraînement, où les Britanniques digèrent des dénivelés comparables. Avec un temps d’ascension de 41 minutes et 16 secondes, Geraint Thomas s’est imposé devant Froome pour un nouveau doublé Sky attendu à Paris. Le Gallois ne rentre même pas dans les cent meilleurs de tous les temps de la montée mythique. Ancien pistard comme Bradley Wiggins, vainqueur du Tour 2012, il a, comme lui, perdu beaucoup de kilos pour en arriver là et entrer dans le logiciel. Le secret de la Sky réside-t-il dans un autre logiciel, qui intègre les taux d’hormones de ses coureurs ? On sait désormais beaucoup de choses sur les méthodes du Team Sky. Mais on ne sait toujours pas pourquoi ça marche. Or, tout est là.
Antoine Vayer est enseignant. Vingt ans après l’affaire Festina, équipe dont il était l’entraîneur en 1998, il explore durant ce Tour de France les métamorphoses du cyclisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Au revoir les Alpes, la 13e étape mène le peloton vers l’ouest, et la situation s’éclaircit : Geraint Thomas va gagner le Tour, mais c’est Chris Froome le leader.
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Tour de France : le comique de répétition

Au revoir les Alpes, la 13e étape mène le peloton vers l’ouest, et la situation s’éclaircit : Geraint Thomas va gagner le Tour, mais c’est Chris Froome le leader.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 08h57
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h37
    |

            Henri Seckel (envoyé spécial à L'Alpe d'Huez, Isère)








                        



   


13E ÉTAPE : BOURG-D’OISANS - VALENCE, 170 KM
Le sketch continue, il va durer jusqu’au pied des Pyrénées, peut-être même jusqu’à leur sommet, peut-être même jusqu’à Paris. L’Alpe d’Huez faisait hier office de scène à une nouvelle représentation du « G and Froomey show », la dernière création du cirque Sky, en tournée dans toute la France depuis le 7 juillet. Le spectacle n’a pas été accueilli favorablement par le public isérois, sans doute déboussolé par tant d’avant-garde, qui a bousculé Chris Froome dans l’ascension finale, et conspué Geraint Thomas sur le podium.

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Qui de Froome ou de Thomas va remporter le Tour de France ? L’équipe Sky se tue à répéter que le premier est son incontestable leader, et c’est le second qui n’arrête pas de gagner, comme il l’a fait hier en haut des 21 virages. Une victoire qu’il a qualifiée de « démente », (« insane »), et à laquelle, a-t-il assuré dans une déclaration qui confine au foutage de gueule hors catégorie, il n’avait d’abord pas cru : « En franchissant la ligne, je me suis dit : “C’est pas possible, il y a sûrement quelqu’un devant.” »

   


Le discours post-Alpe de Geraint Thomas fut un copié-collé du discours post-Rosière de la veille : « Pour moi, Froome reste le leader. Il a gagné six grands Tours, et sur trois semaines, il offre des garanties. Moi, sur un jour, je peux tout perdre. » Lorsqu’il soulèvera le vase de Sèvres sur les Champs-Elysées, vêtu de son maillot jaune éclatant, dimanche en huit, vous verrez que le Gallois prendra le micro pour jurer que c’est Chris Froome le leader, parce que lui-même est encore capable de se vautrer en loupant une marche à la descente du podium.
Balayer les chiottes
Froome, de son côté, a également dit tout le bien qu’il pensait d’une situation qui lui est pourtant de moins en moins favorable : « Geraint mérite totalement d’être en jaune. Je pense que c’est une position rêvée pour nous, avec la première et la deuxième place au général. Cela nous permet de jouer sur deux tableaux. »

1-2 on GC at #TDF2018. What a pair of riders @GeraintThomas86 @chrisfroome 👍👈 https://t.co/M0FAbPikKO— TeamSky (@Team Sky)


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Fort heureusement, dans la foulée de l’étape, nous avons croisé l’ancien champion Cyrille Guimard, qui décrypte : « Tu es Maillot jaune du Tour, tu gagnes les deux grandes étapes de montagne et tu dis : “non je suis juste là pour balayer les chiottes” ? Attends, on se marre ! Il est impossible qu’à un moment Geraint Thomas n’ait pas envie de gagner le Tour, comme il est impensable que Froome ait envie de se sacrifier pour Geraint Thomas. Les deux veulent gagner, et rien de plus légitime à cela. »
Se superposant au Tour de France, le championnat interne de la Sky va nous tenir en haleine jusqu’au bout. Saluons d’ailleurs ici l’effort louable de l’équipe britannique qui, au lieu d’écraser le Tour avec un seul homme, a choisi de le faire avec deux, afin d’assaisonner une course qu’elle a rendue insipide. Fournir soi-même l’adversaire de son leader pour rendre le scénario palpitant, bien vu.
Démare, grand gagnant des Alpes
Pour ceux qui veulent encore croire à une issue différente, la suite du Tour risque de ressembler à une forme de torture par l’espérance. Et s’ils craquaient dans les Pyrénées ? Et s’ils craquaient dans le dernier contre-la-montre ? Et s’ils craquaient à force de ne pas trancher entre l’un et l’autre ? Ah là là.
Au revoir les Alpes, en route pour les Pyrénées, via trois étapes de transition au cours desquelles on guettera davantage l’évolution du discours des Sky que les sprints finaux. D’autant que la montagne, qui a englouti Vincenzo Nibali, a décimé le troupeau des sprinteurs. Vaincus par la pente ou les délais, Gaviria, Groenewegen, Cavendish, Kittel et Greipel ne sont plus là. Tout ça commence à sentir très bon pour Arnaud Démare : encore trois abandons pour Sagan, Kristoff et Degenkolb, et à lui le maillot vert !

   


Départ 13 h 35. Arrivée prévue vers 17 h 30.
Le Tour du comptoir : Bourg-Saint-Maurice
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille.
Où l’on a eu la paix.

   


Tout le monde le sait : le Tour de France rend fou. L’itinérance, le chaos des zones de départ et d’arrivée, l’assourdissante frénésie de la caravane publicitaire, l’hystérie qu’elle déclenche sur son passage. Tout cela serait folklorique si ça ne durait qu’un jour ou deux. Sur trois semaines, c’est parfaitement abrutissant, et au fil des jours, on finit par ne plus réclamer qu’une seule chose : avoir la paix.
Le Café de la Paix tombait donc à pic. Tout en haut de la Grande Rue de Bourg-Saint-Maurice, à l’écart du tumulte, rempli d’habitués paisibles. On demande à Marie, derrière le bar, de nous raconter l’histoire de ce café, et on apprend des morceaux d’Histoire de France : son père a racheté l’endroit en 1952, après avoir été chassé du village de Tignes par la construction du barrage qui allait l’engloutir. Voyez plutôt ces images saisissantes (à partir de 1:35) :

Le Café de la Paix a par ailleurs servi de décor à une série diffusée dans les années 1970, intitulée « Le Miroir 2000 », qui évoquait la prolifération des stations de ski à l’époque, série dont vous pouvez retrouver les épisodes sur YouTube si vous ne savez que faire en attendant le départ de l’étape du jour.

   


On avise deux messieurs curieux de notre curiosité pour les lieux. Emilio, 71 ans, et Tino, 65, électricien et plombier à la retraite. « C’est nous qui avons fabriqué les stations de ski du coin ! », claironnent-ils. Si ça trouve, Emilio et Tino apparaissent dans un épisode de « Miroir 2000 ». Vous pouvez vous amuser à les y chercher si vous ne savez que faire en attendant le départ de l’étape du jour.
Tino vient de Cuneo, dans le Piémont voisin, d’où il est arrivé à l’âge respectable de 1 an. Emilio, arrivée à 21 ans, fête son cinquantenaire en France cette année. Il est originaire de Santa Giusta, en Sardaigne, et on lui a promis de publier une photo de la belle basilique de son village.

   


Les deux compères me refont l’histoire de la Savoie, italienne jusqu’en 1860, évoquent l’importante immigration transalpine dans le coin, disent regretter l’époque où le pays finançait le voyage à ses ressortissants à l’étranger pour qu’ils reviennent voter lors des élections. Tino regrette surtout le temps du franc et de la lire : « Avant, quand je retournais en Italie, j’étais un pacha. Avec l’euro, je ne suis plus un pacha. » Petit moment de réflexion. « Je suis un plucha. »
Avant de partir, on s’enquiert, comme on le fait dans chaque ville-étape, du gentilé local. Sachez donc que les habitants de Bourg-Saint-Maurice (mais dites seulement Bourg, et prononcez « Bourque », si vous voulez faire local) sont les Borraines et les Borrains. « Les Borrains, pas les bons à rien, hein ? », insiste Emilio. Tino intervient : « Un peu plus haut en Savoie, il y la commune de Notre-Dame-de-Bellecombe. » Son œil s’allume : « Vous savez comment s’appellent les habitants là-bas ? » Non. Son œil s’illumine : « Les hommes, ce sont les Bellecombais. » Et les femmes ? Son œil crépite : « Les Bellecombaises. » 
Désolé.

   



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Victime d’une chute à 4 kilomètres de l’arrivée, lors de la 12e étape du Tour de France, Vincenzo Nibali ne repartira pas vendredi.
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Tour de France : blessé, l’Italien Nibali renonce

Victime d’une chute à 4 kilomètres de l’arrivée, lors de la 12e étape du Tour de France, Vincenzo Nibali ne repartira pas vendredi.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 06h41
   





                        



   


L’Italien Vincenzo Nibali, blessé, abandonne le Tour de France après sa chute dans la 12e étape menant à l’Alpe-d’Huez, a-t-on appris jeudi 19 juillet au soir auprès de son équipe Bahrein. Le vainqueur du Tour 2014 souffre d’une vertèbre fracturée, la dixième, a précisé le médecin de l’équipe. Le Sicilien a chuté lourdement à 4 kilomètres de l’arrivée de l’étape, dans une grosse confusion accrue par les fumigènes.
Des motos ont été mises en cause dans cet incident qui s’est produit avant les premières barrières, alors que la chaussée disponible se rétrécissait tout près du public.
Au moment de sa chute, Nibali essayait de suivre une contre-attaque du Britannique Chris Froome derrière le Français Romain Bardet : « Je me suis retrouvé au sol et j’ai eu très mal au dos. »
Fracture d’une vertèbre
Auparavant, le « Requin de Messine » avait montré une première fois les dents en attaquant dans la première partie de l’ascension finale (13,8 km).
Nibali a terminé l’étape, à treize secondes seulement du vainqueur, le Gallois Geraint Thomas. Il a dû sacrifier ensuite au contrôle antidopage et a passé des premiers examens qui ont fait craindre au Dr Emilio Magni, le médecin de son équipe, une fracture d’une vertèbre. Les examens complémentaires que le Sicilien a subis en soirée, à Grenoble, ont confirmé ces craintes.
Brillant vainqueur, en mars, de Milan-Sanremo, une classique mettant pourtant à l’honneur les sprinteurs, Nibali (33 ans) avait fait l’impasse sur le Giro. Il avait axé la suite de sa saison sur le Tour de France et le Championnat du monde, programmé à la fin de septembre sur le difficile circuit d’Innsbrück (Autriche).
Après douze étapes, il occupait la quatrième place du Tour et était encore en lice pour le podium, voire la victoire. Dans sa carrière, « le Squale » a déjà dû surmonter des coups d’arrêt brutaux. Notamment aux JO de Rio en 2016 quand une chute, dans la dernière descente du parcours, l’a privé du titre olympique à sa portée.
L’Italien, au palmarès impressionnant, est l’un des sept coureurs à avoir gagné les trois grands tours (avec Anquetil, Gimondi, Merckx, Hinault, Contador et Froome).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ A l’Alpe-d’Huez, Thomas grille la priorité à Froome, harcelé par les spectateurs. L’un d’entre eux a provoqué l’abandon de Nibali. Nos trois leçons de l’étape du jour.
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Tour de France 2018 : l’Alpe tape sur Froome, Thomas frappe à l’Alpe

A l’Alpe-d’Huez, Thomas grille la priorité à Froome, harcelé par les spectateurs. L’un d’entre eux a provoqué l’abandon de Nibali. Nos trois leçons de l’étape du jour.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 20h26
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 08h28
    |

            Henri Seckel (Envoyés spéciaux à l'Alpe-d'Huez) et 
Clément Guillou








                        


Le vélo a un peu changé : échappé solitaire depuis le pied du col de la Madeleine, Steven Kruijswijk s’effondre dans l’Alpe-d’Huez, pourtant « montagne des Hollandais ». Le vélo n’a pas tant changé : le Team Sky broie l’adversité et s’impose au sommet, Geraint Thomas réglant un groupe de quatre. Chris Froome a bien essayé de lâcher son coéquipier, mais le maillot jaune est souverain. Sinon, le peloton tire la langue à la sortie des Alpes : dix coureurs ont quitté le Tour aujourd’hui, dont Vincenzo Nibali et les sprinteurs Fernando Gaviria, André Greipel et Dylan Groenewegen.

   


On a du mal à saisir le plan du Team Sky - et tant mieux pour eux
Il devient amusant d’écouter, depuis 48 heures, les éléments de langages distillés par le Team Sky à la presse. Leur préféré : « Chris Froome a gagné six Grands Tours. » C’est incontestable. En gagnera-t-il un septième ? C’est moins sûr.
Ce matin, la Sky répétait qu’elle avait « un plan ». Comme on le subodorait, le plan consistait à favoriser une attaque de Christopher Froome quand bien même son coéquipier Geraint Thomas porte le maillot jaune. Egan Bernal, exceptionnel dans son rôle de chien de garde sur les pentes de l’Alpe d’Huez - le gamin de 21 ans a ramené Vincenzo Nibali puis Nairo Quintana à la raison -, l’a confirmé à l’arrivée : « Le plan, c’était que Froomey attaque dans l’Alpe d’Huez. Il l’a dit avant l’étape, il se sentait bien ces derniers jours. Cela faisait trois jours qu’il en parlait. »
« Nous avons deux leaders », a ensuite dit Bernal, avant de se reprendre : « Enfin, deux leaders, je sais pas, mais G est maillot jaune, il faut le respecter pour cela. » Après six mois chez Sky, le Colombien n’est pas encore tout à fait rompu aux rudiments de la com’ externe. Rappelons-lui qu’il n’y a officiellement qu’un seul leader chez Sky, et qu’il ne porte pas le maillot jaune. Bernal a tout de même conclu : « Mais Froomey a gagné six Grands Tours. » Pour ceux qui maîtrisaient mal le palmarès de Christopher Froome, ces jours-ci sont un aide-mémoire précieux.
Si l’on dissipe les écrans de fumée de la Sky, la situation, pour l’heure, est celle-ci : Geraint Thomas ne touche pas terre et a contrôlé sans aucune difficulté le Néerlandais Tom Dumoulin, seule menace pour le duo britannique de Sky. Chris Froome n’a pas distancé longtemps le Néerlandais, qui n’a que 11 secondes de retard au classement général et était même déçu de son sprint, commencé en dernière position après s’être « trompé de vitesse ». Enfin et surtout, Geraint Thomas a une minute et 39 secondes d’avance au classement général.
Si le plan, pour la Sky, est de faire croire à tout le monde que Froome reste son option première pour mieux protéger Geraint Thomas, alors il est parfaitement exécuté. On doute toutefois que le quadruple vainqueur du Tour ait donné son accord. Jeudi, chose rarissime, il a refusé à deux reprises de s’exprimer sur l’étape du jour.
Prochain épisode du Grand Bluff lundi, lors de la conférence de presse de journée de repos.
AG2R a un mental d’acier - ou une méthode Coué d’acier

   


Romain Bardet a gagné cinq secondes sur Chris Froome à l’arrivée à l’Alpe d’Huez (1 seconde d’avance, et 4 secondes de bonifications). Lequel Chris Froome ne tiendra peut-être pas le coup dans les Pyrénées, vu qu’il a déjà le Giro - remporté - dans les pattes. Quant à Geraint Thomas, tout le monde sait qu’il finit toujours par craquer sur les courses de trois semaines. Voilà les trois éléments, répétés aux médias à l’arrivée de la 12e étape, qui permettent à AG2R de continuer à croire à la victoire à Paris - ou de faire mine de continuer à y croire.
« Il faut essayer de trouver des sources de motivation et d’encouragement dans tous les petits aspects », dit Vincent Lavenu, le manager de l’équipe, avec un petit sourire qui sentirait quand même presque le renoncement. « On finit le massif alpestre avec quelques regrets, mais aussi avec une certitude, Romain est vraiment très fort », explique quant à lui le directeur sportif Julien Jurdie, qui parvient à dresser un « bon bilan » de la journée.
« Il faut faire le dos rond, on s’est bien battus, estime Jurdie. On a grignoté des secondes sur des adversaires très importants [5 sur Froome, 7 sur Landa, 14 sur Nibali et Roglic, 48 sur Quintana, mais aussi 1 420 sur Lawson Craddock, lanterne rouge du général, qui finit à une belle 42e place à l’Alpe d’Huez]. Bardet remonte de la 8e à la 6e place au général : « Je savais que j’allais refaire surface avec les étapes de montagne. Il en reste beaucoup [3, dans les Pyrénées], donc je vais donner le maximum »
« Jour après jour, des coureurs baissent pavillon, analyse Vincent Lavenu. Il faut espérer qu’il y en ait encore dans les Pyrénées, et que Romain monte en puissance. On a vu aujourd’hui que les Sky n’ont quand même pas écrasé la course. Ils étaient là, ils gagnent, mais ils n’ont pas fait de différences comme hier, c’est de bon augure. »
Surtout pour un podium, qui semble l’objectif le plus accessible. C’est d’ailleurs en ce sens qu’AG2R a couru ce jeudi, mettant ses deux derniers équipiers autour de Romain Bardet - Pierre Latour, meilleur jeune, était à l’avant - à contribution en poursuite de Steven Kruijswijk, plutôt que de laisser la Sky épuiser un homme.
Le « virage des Hollandais » n’est plus tout à fait le même - et pour cause
Tout chauffeur d’un véhicule accrédité sur le Tour de France a un peu la boule au ventre lorsqu’il aborde le virage n°7 de la montée de l’Alpe d’Huez. On le voit venir de loin, car il est tout orange et on y donne un concert en plein air de techno commerciale tout l’après-midi.

Ce jeudi, ce n’était plus du tout la même chose : le Team Sky avait, confie-t-on chez Amary Sport Organisation (organisateur du Tour), de réelles craintes d’un incident, compte tenu de l’hostilité d’une partie du public vis-à-vis de Christopher Froome. Alors on a parqué les « Oranges » derrière des cordes de la même couleur, surveillés par des « bleus » et des vigiles de l’organisation, en vert. L’organisation avait aussi dépêché des néerlandophones pour rappeler à la foule qu’une course de vélo se déroulait en marge de leur enterrement de vie de garçon géant.

   


Problème : compte tenu du degré d’hostilité sur les routes vis-à-vis de l’équipe Sky (Geraint Thomas, après cette deuxième victoire consécutive, a été hué sur le podium officiel), c’est toute l’Alpe d’Huez - moins peuplée que d’habitude - qu’il aurait fallu barriérer. Plusieurs personnes ont été filmées en train de s’approcher de Froome et Thomas pour les insulter ou leur cracher dessus, et un homme, visiblement limité et maladroit, a même tenté de le frapper à la tête.

Dans la montée de l'Alpe d'Huez, un spectateur s'en est pris à Christopher Froome ! #TDF2018 https://t.co/uc0035nl4P— francetvsport (@France tv sport)


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Dans ce chaos, juste avant les trois derniers kilomètres où des barrières retiennent la foule, Vincenzo Nibali est tombé et s’est fracturé une vertèbre. Il a annoncé son abandon dans la soirée. Alors que l’Italien pensait avoir été touché par une moto, des vidéos amateurs semblent montrer que c’est un spectateur, avancé pour prendre une photo, qui a touché son guidon. Chaque incident de ce genre rapproche le cyclisme du jour où l’accès aux courses sera contraint ; le sport y perdrait son meilleur atout.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le Gallois porteur du maillot jaune a remporté la douzième étape du Tour de France à l’Alpe-d’Huez. Le Britannique Chris Froome a pris la quatrième place.
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Tour de France : le maillot jaune Geraint Thomas s’impose à l’Alpe-d’Huez

Le Gallois porteur du maillot jaune a remporté la douzième étape du Tour de France à l’Alpe-d’Huez. Le Britannique Chris Froome a pris la quatrième place.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 06h34
   





                        



   


La douzième étape à l’Alpe-d’Huez s’est jouée au sprint entre les favoris. La victoire est revenue, jeudi 19 juillet, au porteur du maillot jaune du Tour de France, le Gallois Geraint Thomas (Sky). Pour la deuxième fois en deux jours, Thomas s’est adjugé le gain de l’étape après son succès de La Rosière. Sur la ligne, Thomas a précédé le Néerlandais Tom Dumoulin, deuxième la veille, et le Français Romain Bardet.
Le quadruple vainqueur du Tour, le Britannique Chris Froome, a pris la quatrième place, à quelques secondes. Pour sa part, le Colombien Nairo Quintana a été distancé dans les sept derniers kilomètres et a lâché une cinquantaine de secondes.

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Au classement, Thomas précède désormais Froome de 1 min 39 s, à la sortie des Alpes. « Je l’ai dit hier [mercredi], “Froomey” reste le leader », a toutefois déclaré Thomas, qui s’est comporté en lieutenant dans la montée de l’Alpe-d’Huez. Le Gallois, 32 ans, est le premier Britannique vainqueur à l’Alpe-d’Huez. Il est aussi le premier maillot jaune à s’imposer depuis Lance Armstrong en 2004, avant que l’Américain soit déchu de ses titres pour dopage.
Les démarrages successifs entre les prétendants au podium ont condamné la longue échappée du Néerlandais Steven Kruijswijk, parti de loin dès la Croix-de-Fer, la deuxième des trois grandes ascensions du jour. Kruijswijk s’est intégré dans une échappée formée sur les premières pentes de la Madeleine, le premier grand col. Il a distancé ses derniers compagnons à mi-pente de la Croix-de-Fer, à 68 kilomètres de l’arrivée.
Au sommet, le Néerlandais a basculé avec plus de six minutes d’avance sur le groupe des favoris mené le plus souvent par l’équipe de Froome et de Thomas, relayés partiellement par les hommes de Bardet et de Quintana.
Froome a essuyé des sifflets
Au seuil des quatre derniers kilomètres, l’Italien Vincenzo Nibali a été jeté à terre dans la confusion, apparemment provoquée par des motos et le public. Le Sicilien a pu toutefois remonter sur le vélo et a franchi la ligne avec une poignée de secondes de retard sur le groupe de tête, qui a joué au chat et à la souris dans les derniers kilomètres. Toutefois, les examens après la course ont relevé une fracture d’une vertèbre. L’Italien, vainqueur de l’édition 2014, a été contraint à abandonner. Il était quatrième au général.
Dans la montée, Froome a essuyé une nouvelle fois des sifflets. Selon les images de télévision, un spectateur a même essayé de s’en prendre à lui, la main levée. Des huées ont également accueilli Thomas lors de la cérémonie protocolaire sur le podium.

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                Tour de France : chez Sky, c’est maintenant qu’il faut trahir



Cette troisième étape alpestre, longue de 175,5 kilomètres, a provoqué une hécatombe dans les rangs des sprinteurs. Le Néerlandais Dylan Groenewegen et le Colombien Fernando Gaviria, tous deux vainqueurs de deux étapes depuis le départ, ont abandonné, tout comme l’Allemand André Greipel.
Avant le départ de Bourg-Saint-Maurice, le Colombien Rigoberto Uran, deuxième du Tour 2017, avait lui aussi renoncé. D’autres abandons ont également été enregistrés, notamment celui du Français Tony Gallopin, qui laisse l’équipe de Bardet réduite à cinq coureurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Omniprésent aux côtés des champions du monde, le président de la République a fini par saturer les images et nuire autant à la célébration qu’à son autocélébration, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Coupe du monde : Emmanuel Macron rate sa troisième mi-temps

Omniprésent aux côtés des champions du monde, le président de la République a fini par saturer les images et nuire autant à la célébration qu’à son autocélébration, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h33
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Emmanuel Macron pratique le photobombing, cet art consistant à s’imposer dans le cadre des images, avec une certaine aisance, voire avec quelque excès. Qu’un président de la République soit un des acteurs des célébrations d’un titre mondial de football, c’est attendu. Qu’il s’y attribue le premier rôle, un peu moins.
Si la présence des chefs d’Etat lors des événements sportifs n’est pas une nouveauté, le genre s’est beaucoup modernisé. Angela Merkel avait posé des jalons lors de la Coupe du monde 2014, quand sa présence dans les tribunes, lors de rencontres de l’Allemagne future championne, avait permis à la froide chancelière de se montrer en supportrice enthousiaste avec ses réactions spontanées, presque aussi spontanément filmées par la caméra braquée sur elle.
Tribunes politiques
Emmanuel Macron peut se prévaloir d’un intérêt pour le football plus prononcé que la plupart de ses prédécesseurs. Il a aussi démontré assez tôt qu’il mesurait les bénéfices d’image à escompter s’il se montrait en amateur de foot ou en supporteur de l’OM.
Il s’était signalé, en mai dernier, au moment de la traditionnelle présentation des finalistes de la Coupe de France, s’attardant sur la pelouse pour distribuer regards dans les yeux, poignées de main intenses et discours personnalisés, tandis que 80 000 spectateurs attendaient plutôt le coup d’envoi. Quelques semaines plus tard, il effectuait à Clairefontaine une visite mi-protocolaire, mi-tapes dans le dos, promettant aux 23 Bleus de venir les voir jouer à partir des demi-finales.
Cette Coupe du monde très géopolitique a assuré une forte présence à l’écran de Vladimir Poutine et des autres chefs d’Etat en visite. L’interminable remise du trophée, dimanche soir, a soigné la visibilité des dirigeants sur la scène au centre de la pelouse : Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Kolinda Grabar-Kitarovic, qui leur a un peu volé la lumière puisqu’on a même retrouvé la dirigeante croate dans le vestiaire français.
Faire partie de l’événement
Son homologue tricolore a tout de même remporté la troisième mi-temps. D’abord avec la large diffusion d’une photo le montrant en train d’exulter dans la tribune, comme n’importe quel supporteur. Une belle image prise par un photographe de l’agence Sputnik, proche d’un pouvoir qui sait mettre occasionnellement son savoir-faire au service de ses hôtes. Puis il est apparu dans toutes les images et les stories possibles, multipliant les saynètes le mettant en scène au milieu des champions du monde. 
Il ne s’agit plus de récupérer l’événement mais d’en faire partie. D’en être un personnage, tandis que Jacques Chirac et Lionel Jospin pénétraient dans le vestiaire en semi-intrus. Le reste marche tout seul : les joueurs se prêtent au jeu sur les réseaux sociaux, et les relais se multiplient – de nombreux médias se faisant les auxiliaires de cette com.
Dans le vestiaire, le président annonce à « [ses] enfants » qu’ils vont « rentrer à la maison ». On ignore encore qu’il parle de la sienne. Les joueurs ne l’ont en effet quitté à Moscou que pour le retrouver à Paris, le palais présidentiel étant le but de leur traversée de la capitale, finalement menée tambour battant pour y arriver avant les JT de 20 heures. Le public massé sur les Champs-Elysées a fait les frais de cet agenda et des « raisons de sécurité », voyant à peine passer le bus à impériale, puis attendant vainement une apparition sur le balcon du Crillon, place de la Concorde – une tradition observée en 1998, 2000 et 2006.
Prise d’otages à l’Elysée
Les joueurs avaient été retenus à l’Elysée, donnant le sentiment que le président de la République les avait annexés et confisquait la célébration collective. Sur place était invité un millier et demi d’enfants en partie issus de leurs clubs formateurs, dont Emmanuel Macron a fait l’éloge. Le tissu du football amateur souffre terriblement de la diminution importante des emplois aidés, de la baisse des dotations de l’Etat et de la réduction des dépenses des collectivités locales, mais la communication politique ne craint pas le cynisme.
Cette gestion controversée de l’événement a nui aux joueurs, otages complaisants (les selfies et les scènes de fête dans les jardins du palais n’aidant pas). La Fédération, déjà accusée d’avoir négligé les supporteurs en déplacement en Russie, ne sort pas grandie de cet épisode qu’elle envisage de rattraper en organisant des festivités au mois de septembre.
Le président de la République a sans doute trop compté sur l’euphorie de la victoire, et trusté à l’excès ces heures particulières. Emmanuel Macron a la faiblesse de croire que le spectacle qu’il donne est toujours intéressant, ce qui lui vaut un manque de pudeur chronique. A l’issue de la séquence, il se voit reprocher d’avoir volé la vedette aux footballeurs. Souhaitons-lui d’avoir pris du plaisir dans ces réjouissances, sa cote de popularité n’ayant pas frémi après la victoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le Gallois de l’équipe Sky a devancé Tom Dumoulin et Romain Bardet à l’arrivée à l’Alpe d’Huez.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le Breton de 21 ans, considéré comme l’un des grands espoirs du cyclisme français, découvre avec insouciance le Tour de France.
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Tour de France : David Gaudu en formation accélérée

Le Breton de 21 ans, considéré comme l’un des grands espoirs du cyclisme français, découvre avec insouciance le Tour de France.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 11h16
    |

            Henri Seckel (Bourg-Saint-Maurice, envoyé spécial)








                        



   


Mais que fait cet enfant au milieu du peloton ? Voilà deux semaines que David Gaudu promène de ville en ville son allure juvénile, ses lunettes à grosse monture, l’œil espiègle qui se trouve derrière, et on pourrait croire qu’un junior tente de s’incruster dans une course d’adultes. Mais non, cette silhouette fluette et ces trois poils de barbe sur un visage glabre qui tentent l’échappée en solitaire appartiennent bien à un coureur du Tour de France.
« C’est un gamin simple, mais qui a de l’ambition. Il n’a pas envie de rester un coureur anonyme, ça, c’est clair »
« Sur certaines photos où il pose avec des enfants, on ne sait pas qui est le plus jeune », taquine au bout du fil Thibaut Pinot, le leader de l’équipe française Groupama-FDJ, qui compte dans ses rangs « le petit Gaudu » (1,73m quand même). Cela dit, avec sa tête d’enfant modèle, on ne croirait pas, mais c’est un coureur avec beaucoup de caractère. Et heureusement. » Sur un vélo, l’œil espiègle disparaît. Un de ses entraîneurs de jeunesse disait : « Quand il est en course, il ne faut pas lui demander l’heure… »
A 21 ans, David Gaudu pourrait aujourd’hui répondre que la sienne est arrivée un peu plus tôt que prévu. Le quasi-benjamin du Tour 2018 – seul Egan Bernal, équipier colombien de Chris Froome, est plus jeune – n’aurait pas dû en être. Mais Thibaut Pinot a été victime d’une pneumonie un mois avant le départ. Et voilà comment « le Moustique » est devenu l’un des 35 néophytes du 105e Tour de France à prendre la route à Noirmoutier, avec aucun autre objectif que d’ouvrir grand les mirettes.
« Il est en phase de découverte et d’apprentissage, disons qu’il est en formation accélérée sur ce Tour », explique Marc Madiot, patron de l’équipe FDJ, qui tient à calmer le jeu autour de sa pépite : « Il n’est pas à maturité, il faut le laisser se développer. C’est un gamin simple, mais qui a de l’ambition. Il n’a pas envie de rester un coureur anonyme, ça, c’est clair. A priori, il est bien parti pour ne pas le rester. »
Vainqueur du Tour de l’Avenir 2016
Il ne l’est déjà plus vraiment. Tout le milieu avait eu vent des résultats de l’adolescent Gaudu, et l’équipe FDJ lui a mis le grappin dessus alors qu’il avait 17 ans, et pas encore son bac ES. Sa victoire en 2016 au Tour de l’Avenir, modèle réduit du Tour de France pour les moins de 23 ans, l’a fait connaître des suiveurs occasionnels. Et le grand public, avant de le découvrir cet été, avait eu, dès sa première saison pro, un aperçu du phénomène sur la Flèche wallonne 2017, qu’il avait finie à la 9e place après avoir chatouillé les favoris dans le mur final.
« David est dans les temps de passage pour être un crack »
« Il en est encore aux balbutiements de son métier, annonce Yvon Madiot, frère de Marc, et directeur sportif à la FDJ, mais ce sera sûrement un des “top grimpeurs” dans les deux ou trois ans qui viennent. » Et pas le genre à « lisser » son effort, le nez collé sur son compteur de watts ou l’oreillette vissée au tympan, non, plutôt « un coureur un peu à l’ancienne, spectaculaire, capable de longues échappées ».
« Son parcours est à peu près le même que celui de Romain Bardet ou Thibaut Pinot, raconte Pierre-Yves Chatelon, sélectionneur de l’équipe de France Espoirs. Mais pour les avoir tous vus passer au même âge, sur l’aspect grimpeur pur, il est un poil au-dessus. Ce sera vraiment un coureur de grands Tours. » Thibaut Pinot anticipe : « David est dans les temps de passage pour être un crack. Dans quelques années, c’est peut-être moi qui l’aiderai, pourquoi pas, à gagner le Tour de France. »
Le Grand-Bornand dans la roue du maillot jaune
L’intéressé n’en est pas encore à ce stade de l’ambition, il se contente d’être « en kif » après ses premiers coups de pédale sur la Grande Boucle ; ravi d’avoir traversé son Finistère natal lors de la 6e étape sur les routes de sa jeunesse, où il se prenait pour Contador ou Valverde ; ébahi par la foule massée sur le bas-côté ; pas effrayé par l’étape électrique des pavés du Nord, pourtant pas faite pour ses 53 kilos ; impressionné par la nervosité permanente au sein du peloton, et le combat sans fin pour être bien placé et éviter les chutes.
Le Tour, « c’est autre chose », dit-il, heureux que celui qui l’intéresse, celui de la montagne, ait enfin débuté. Avant de s’attaquer, jeudi 19 juillet, aux 21 lacets de l’Alpe d’Huez, où il comptait briller lors de la 12e étape, David Gaudu a vécu un moment de grâce, mardi, lors de la première étape alpestre entre Annecy et Le Grand-Bornand, achevée à la 9e place : « Sur le plateau des Glières, j’ai tout fait dans la roue de Greg Van Avermaet [alors maillot jaune], et je me disais “putain, je cours sur un chemin de terre, je suis dans la roue d’un champion !” »
« Il est un peu timide par moments, observe le bienveillant Yvon Madiot, il n’ose pas trop aller dans la bagarre. » Gaudu l’admet volontiers : « C’est sûr que quand je suis à côté de Peter Sagan dans le peloton, je n’ose pas frotter pour me frayer un chemin. Et s’il est derrière et demande à passer, oui, je le laisse passer… » Guillaume Martin, l’un de ses congénères de moins de 25 ans sur le Tour, a tout même bien remarqué la « giclette impressionnante » de cette « petite crevette qui frétille pour remonter le peloton ».
Son premier col, le Tourmalet
Comment devient-on cycliste quand on est le fils d’un carreleur et d’une comptable, et comment devient-on grimpeur quand on naît dans une région dont le point culminant ne dépasse par 385 m ? Réponses : il faut des parents qui aiment le vélo et des vacances dans les Pyrénées. « Mon premier col, c’est le Tourmalet, se souvient Gaudu. Mon père m’avait dit “tiens, on va voir si tu peux le monter”. J’avais alterné un kilomètre à vélo et un kilomètre accroché à sa voiture. Je ne l’ai fait qu’une fois, du coup je ne connais qu’un kilomètre sur deux du Tourmalet. » Il découvrira l’autre kilomètre sur deux, vendredi 27 juillet, lors de l’antépénultième étape du Tour.
En attendant, David Gaudu continue de promener son insouciance au cœur du peloton, mais il lui a mis quelques freins : « Avant, je disais souvent : “Le vélo est un jeu”. Ça le reste, mais c’est aussi devenu un métier. » « Il ne faut pas qu’il perde la fougue de sa jeunesse », prévient Thibaut Pinot. Voici un objectif majeur pour David Gaudu : grandir, tout en restant un enfant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, explique le rapport à la souffrance et l’autonomie du corps par rapport à l’esprit.
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Tour de France : « Le cycliste dans son effort est un animal », par Guillaume Martin

Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, explique le rapport à la souffrance et l’autonomie du corps par rapport à l’esprit.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 08h55
    |

                            Guillaume Martin








                        



                                


                            

Chronique. Que se passe-t-il dans la tête d’un cycliste, au paroxysme de l’effort, en pleine ascension, dans les pourcentages les plus raides de l’Alpe-d’Huez, quand les forces viennent à manquer, quand la douleur semble insoutenable ? Cette question fascine tous les suiveurs.
J’aimerais pouvoir répondre que je pense alors à l’histoire de mon sport, à tous ces champions légendaires qui ont souffert avant moi, comme moi, dans ces mêmes pentes abruptes. J’aimerais pouvoir expliquer que mon esprit s’échappe dans des envolées lyriques, en même temps que je gravis les derniers mètres me séparant des cimes. J’aimerais pouvoir affirmer que l’effort physique encourage à philosopher.
Mais en réalité je dois avouer que, la plupart du temps, je ne pense à rien pendant que je m’époumone. Je suis là simplement, pur corps, pure souffrance, présent au monde, incapable de prendre une quelconque distance avec mon action ou ce qui m’entoure, quasi inconscient. Le cyclisme n’est pas un art de la réflexion, mais un art de l’instinct. Le coureur dans son effort est un animal. Le grimpeur, un aigle ou un serpent, vif et altier. Les autres, des chameaux ou des lions, lourds et acharnés. Tous sont vivants, en prise directe avec l’existence.
Stupide automutilation
Sur le vélo, il y a pourtant des moments où je m’extrais de moi-même, où je prends un ironique recul sur mon existence immédiate. Parfois, quand la douleur se fait si intense qu’elle en devient absurde, j’en viens à me considérer moi-même comme un autre. Je regarde mes jambes pédalant mécaniquement. Je me demande : pourquoi donc continuent-elles à appuyer sur les pédales ? Quel est le sens de tout cela, de ce supplice volontaire, de cette torture recherchée ? Je pourrais comme beaucoup avoir une existence paisible et rangée, un travail stable. Je pourrais être assis sur une chaise, et m’amuser à écrire. Je pourrais être en vacances, comme tous ces spectateurs, à boire des bières en regardant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’arrivée de la 12e étape à L’Alpe-d’Huez peut permettre de trancher la question de la suprématie interne entre Chris Froome et Geraint Thomas.
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Tour de France : chez Sky, c’est maintenant qu’il faut trahir

L’arrivée de la 12e étape à L’Alpe-d’Huez peut permettre de trancher la question de la suprématie interne entre Chris Froome et Geraint Thomas.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h08
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h27
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Bourg-Saint-Maurice, Savoie)








                        



   


Bourg-Saint-Maurice - L’Alpe-d’Huez : 175 km
Ne partez pas tout de suite ! C’est maintenant que ça devient drôle. Geraint Thomas maillot jaune. Christopher Froome leader officiel, et officiellement à 1 minute 25 secondes de Thomas. Il va y avoir du sang sur les murs blancs de la maison Sky. Qui va tuer qui, où, et avec quel complice ? « Froomey », dans la montée vers L’Alpe-d’Huez avec Romain Bardet ? « G », dans le col du Portet avec Dan Martin ? Ce n’est plus le Tour, c’est du Cluedo.
Déjà, on se régale à écouter leurs adversaires. Richie Porte (petit ange parti trop tôt), avait mis son grain de sel dès Mûr-de-Bretagne, s’interrogeant sur le fait de savoir qui la Sky soutiendrait. On a tendu les micros à La Rosière et laissé instiller le venin : Vincent Lavenu, manager de l’équipe AG2R-La Mondiale de Romain Bardet : « Depuis le départ, je pense que Geraint Thomas est le leader de Sky. Pour le moment, il est le plus fort. » Paolo Slongo, l’entraîneur de Vincenzo Nibali : « Si j’étais à la place de Geraint Thomas, je réclamerais le rôle de leader. » Voyez s’installer le décor de la scène finale, celle du crime.
Geraint Thomas, mercredi, flottant dans son maillot jaune, s’est drapé d’une vertu nouvelle, ramassée entre la ligne d’arrivée et la salle de presse. Lui, jouer la victoire à Paris ? Pensez donc ! Mais ça ne l’intéresse pas ! D’ailleurs, qui voudrait d’une victoire dans le Tour lorsqu’on a 32 ans, que l’on est leader de la course avec une minute et demie d’avance et que l’on vient de se montrer plus fort que tous les adversaires de la Sky ?
« Froomey est le leader. Il a gagné six grands tours, il sait courir sur trois semaines. J’ai juste saisi une opportunité. Pour moi, ce Tour est déjà un succès. Froomey est vraiment notre meilleure chance. (…) Evidemment, je ne vais pas me relever et faire exprès de perdre du temps, mais trois semaines, c’est l’inconnue pour moi. »
« Si je suis encore en haut après L’Alpe-d’Huez… »
Le discours est évidemment préparé, dans cette équipe où la communication est aussi importante que le sportif et où l’ancien spin doctor de Tony Blair, Alastair Campbell, souffle à l’oreille des journalistes. Souvenons-nous maintenant de ce que disait Geraint Thomas quarante-huit heures plus tôt, et appréciez la différence : « C’est un peu tôt pour parler [d’un rôle de coleader]. Si je suis encore en haut de classement après L’Alpe-d’Huez, ce sera un peu différent. »
Chaque matin depuis une semaine, le directeur sportif Nicolas Portal, proche des deux hommes, essaie d’expliquer aux journalistes que bien sûr, Froome est le leader désigné, que tout est clair mais qu’à la fois, la situation les arrange tactiquement.
Si l’on peut se permettre : on n’y croit pas. On cite pour information, et pour récompenser sa patience de bénédictin : « Tant que Froomey a les jambes et montre encore qu’il est là, voilà. Le jour où Froomey montre un signe de faiblesse, ou est malade, ou quoi que ce soit, et que “G” reste à ce niveau, c’est là qu’un numéro deux devient numéro un. Pour le moment, on pense très fort à Chris et on va supporter “G”. »

   


La situation était, pour l’équipe Sky, déjà compliquée sur le Tour de France 2012 : le deuxième, Chris Froome, était visiblement plus fort que le premier et leader désigné, Bradley Wiggins. Mais elle était aussi infiniment plus simple : Froome était une poussière dans le paysage cycliste et Wiggins était un leader incontestable. Surtout, le deuxième était en jaune. Et cela change tout. Car dans le code de la Grande Boucle, on n’attaque pas un coéquipier qui porte le maillot jaune.
« Sky a un vrai problème sur les bras »
C’est la raison pour laquelle Wiggins, qui ne cache pas sa préférence pour son ancien pote de la piste, lâchait lundi sur Eurosport : « Si Geraint prend le maillot jaune, Sky aura un vrai problème sur les bras. Est-ce que Dave Brailsford fera comme d’habitude, à savoir opposer les deux, entrer dans leur tête et les maintenir tous les deux tendus vers le même objectif pour susciter la sélection naturelle ? »
Le nœud gordien sera peut-être tranché par le patron gallois, incontestablement plus proche de Geraint Thomas et qui prendra peut-être en compte d’autres considérations que purement sportives. Une victoire de Thomas, bonne gueule et déjà célèbre outre-Manche pour ses succès sur la piste, arrangerait Sky – et le Tour, bien sûr – en termes d’image. Mais Froome est sous contrat avec cette équipe jusqu’à fin 2020, à l’inverse de Thomas, dont le contrat expire en fin de saison et qui n’a toujours pas été prolongé.
Une décision de Dave Brailsford serait-elle écoutée par ces deux coureurs de caractère, qui sont dans la dernière partie de leur carrière et qui comptent les chances qu’il leur reste sur les doigts de la main ?
Pour Froome, le meilleur moyen de sortir de cette situation très inconfortable est d’attaquer tôt dans L’Alpe-d’Huez ou mieux, comme mercredi, contrer l’attaque d’un outsider. Ça n’améliorera pas son image ? Cela n’a jamais été son problème.
A part ça,
Une regrettable erreur s’est glissée dans notre note de blog d’hier matin, où l’on a évoqué le formidable saut d’un cycliste par-dessus le peloton dans la montée vers le plateau des Glières. En BMX, a-t-on écrit, alors qu’il s’agissait d’un VTT. L’occasion de revoir l’action en caméra embarquée, et de vous annoncer que le vététiste – Alexis Bosson – a commis un « suicide » en passant au-dessus du peloton ; non qu’il soit retombé huit étages plus bas, c’est juste l’angoissant surnom donné à la figure qu’il a réalisée (on le voit mieux ici, clique donc).

On a aimé le résumé simplifié de l’étape par l’Américain Chad Haga, de l’équipe Sunweb : « Etape 11 : deux leaders fatigués de regarder des baleines (sur le dos du maillot Sky) s’échappent avec un succès mitigé, et l’on se demande si le meilleur coureur est vraiment le meilleur coureur. »

Stage 11: A couple of top guys tired of looking at whales and rode away with mixed success, leaving us wondering if… https://t.co/nhzTcqmLT7— ChadHaga (@Chad Haga)


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Départ à 12 h 25 ; arrivée vers 17 h 54
Le Tour du comptoir : Albertville
Chaque matin du Tour, « En danseuse » vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille.
Où l’on découvre les secrets des noms de bistrots.

   


Il y a vingt-quatre ans, Roger Plan a ouvert un troquet rue de la République, à Albertville (Savoie), et l’a appelé Le Santiago. Ça intrigue : d’où lui vient cette passion pour le Chili ?
« Rien à voir, c’est juste qu’à l’époque je ne quittais pas mes santiags. Bon, derrière le comptoir, j’ai pas tenu longtemps, ça fait mal au pied quand tu restes debout toute la journée. »

   


Désormais, Roger peste en baskets noires et chemise blanche contre ce qu’est devenu Albertville, mais toujours avec le sourire. « Une ville de vieux ! Ils ne veulent pas de bruit. C’est la seule ville de France où la Fête de la musique s’arrête à minuit, ordre de la mairie. S’il y a du bruit en terrasse, la police débarque dans les dix minutes. » 
Ça ne s’arrange pas en ce moment, avec les travaux qui dureront un an encore. De sorte que le départ d’étape du Tour, il n’en voit pas vraiment l’utilité. « Dès que la course va être partie, les gens vont se barrer ! Ils vont se dire : “On n’est pas là pour faire la guerre des tranchées.” » Le Tour, il s’en fiche pas mal, globalement, mais c’était bien l’an passé, quand le peloton était passé devant le Santiago. « On avait bien travaillé. »

   


Pas autant qu’il y a vingt ans, où c’était carrément l’émeute : c’est à l’hôtel Million, à cinquante mètres de là, que les policiers avaient perquisitionné les chambres de l’équipe TVM, et mis les Néerlandais en garde à vue. Le lendemain, Manolo Saiz avait mis « un doigt au cul du Tour de France » et retiré son équipe, la ONCE, deux autres formations l’imitant.
C’était la belle époque du Tour, et d’Albertville aussi. « Il y avait des foires, la fête foraine… Ils ont tout déplacé vers la zone industrielle, car ça faisait trop de bruit. » Depuis, le centre-ville se meurt, raconte Roger, qui a le sentiment de rouler vent de face, depuis qu’il a ouvert son bar : les alcootests, l’interdiction de fumer, et maintenant le PMU qui « veut transformer les courses en jeu de hasard, puisqu’ils proposent des flashs, des grilles remplies automatiquement ! », tout ça finira par tuer le métier.
Le patron ne va pas tarder à vendre. Faut voir le bon côté : il pourra remettre des santiags.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’équipe Sky a assommé le Tour pour la première arrivée en altitude, à La Rosière, Geraint Thomas prenant le maillot jaune devant Christopher Froome. Lutte intestine à venir, loin devant Romain Bardet. Nos trois leçons de l’étape.
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Tour de France 2018 : deux doigts de Sky, et Bardet voit flou

L’équipe Sky a assommé le Tour pour la première arrivée en altitude, à La Rosière, Geraint Thomas prenant le maillot jaune devant Christopher Froome. Lutte intestine à venir, loin devant Romain Bardet. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h58
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 20h29
   





                        


La grande bagarre pour le maillot jaune a vraiment commencé dans l’ascension vers La Rosière (Savoie) et pourrait se circonscrire à l’équipe Sky : Geraint Thomas s’impose en reprenant le pauvre Mikel Nieve, échappé matinal, dans le dernier kilomètre. Tom Dumoulin, à l’offensive, finit à 20 secondes avec Christopher Froome. Romain Bardet est distancé mais pas abattu, et Pierre Latour et Julian Alaphilippe restent, respectivement, en blanc et à pois. C’est de chez eux que Mark Cavendish et Marcel Kittel, hors délais à La Rosière, regarderont la guerre chez Sky.
 > Le classement de l’étape » Tous les classements du Tour
Il n’y a que la Sky qui puisse battre la Sky

   


Voici le refrain des prochains jours : qui est le n°1 de l’équipe Sky entre Geraint Thomas et Chris Froome ? Pour l’heure, le premier cité est premier au classement général, et le second second. Une minute vingt-cinq séparent les deux hommes après la 11e étape, au bout de laquelle Thomas, vainqueur en solo à la Rosière, a pris 26 secondes à Froome.
On se croirait revenu en 2012 chez les Sky, lorsque Froome, n°2 officiel, semblait plus en jambes que Wiggins, le n°1. A l’époque, Froome avait dû rentrer à la niche. Que va-t-il se passer cette année ? Thomas peut-il vraiment commettre le crime de lèse-majesté ? Mais s’il est plus fort que Froome, peut-il tolérer de se mettre à son service ? Mercredi, l’équipe Sky a plié la course en même temps qu’elle lui a donné un nouvel intérêt : les Britanniques ont tué la concurrence dans les Alpes ; vont-ils désormais s’entre-tuer ?
« Froome est évidemment le leader de l’équipe », tempère Geraint Thomas, rappelant que son coéquipier a déjà remporté six grands Tours, alors que lui-même n’est pas sûr de tenir le coup en troisième semaine. « Ce n’est pas un plan com’à la con » (« some PR bullshit »), assure-t-il : « Si je peux finir sur le podium à Paris, ce sera formidable, mais le but est de gagner le Tour de France, et pour cela, Chris Froome reste notre meilleure carte. Je ne vais pas faire exprès de perdre du temps pour qu’il reprenne les devants. Mais il faut être réaliste, pour moi, trois semaines, c’est une inconnue. »
Thomas tient un discours relativement clair, mais on n’est pas obligé de le croire. Nicolas Portal, lui, continue de ne pas vouloir trancher publiquement entre ses deux flying Brits. « On a deux leaders, et il n’y a pas à faire un choix entre l’un ou l’autre, dit le directeur sportif de la Sky. On a “Froomey” qui est absolument le numéro un, et “G” qu’on a vraiment envie de pousser jusqu’au bout. » Mais encore ? « Je sais que c’est compliqué à comprendre pour la plupart des gens, mais on soutient Chris à 100 %, et on a envie de soutenir Geraint aussi. A quel moment on va soutenir l’un plus que l’autre, ça, ce sont nos cartes. » 
Pour son propre confort, Portal aura peut-être intérêt à les dévoiler sans trop tarder. Mercredi à l’arrivée de l’étape, le Français semblait au bord du craquage mental, lorsque, après avoir répondu pendant cinq minutes en français à la question – qu’on lui assène déjà depuis plusieurs jours –, un journaliste anglais a tendu son micro : « Is Froome number one ? »
Bardet peut aussi se tromper

   


Romain Bardet a souvent été présenté, dans sa carrière, comme un coureur tactiquement très fin. Cela n’a pas été le cas ce mercredi, comme il l’a admis, et la dépense désordonnée de son énergie lui coûte cher : 39 secondes perdues sur Christopher Froome qui ne semblait pas forcément plus fort que lui. A 3,8 kilomètres de l’arrivée, le Britannique a suivi l’attaque de l’Irlandais Dan Martin, qui se replace au classement général par la même occasion. Pas Romain Bardet, qui tentait de récupérer de trois attaques successives et s’était placé en queue de groupe. La lucidité de son analyse à l’arrivée, après avoir repris son souffle, tranchait avec le brouillon de sa stratégie du jour :
« Je suis déçu parce que je fais une grosse erreur, je ne suis pas attentif quand Dan Martin part. Il y a ensuite un peu trop de marquage derrière. Je n’étais pas dans le tempo aujourd’hui, pas du tout dans le tempo de mes attaques. Je pense que j’avais de bonnes jambes mais j’attaque à contretemps, je n’ai pas une très bonne stratégie. Les occasions passent… mais Geraint Thomas est très fort. J’attends beaucoup de ce triptyque (de cols) demain, de la fatigue qui va s’installer. Mais si je veux espérer quelque chose sur ce Tour de France, il va falloir courir beaucoup plus juste que ça. »
Si la course pour le maillot jaune semble d’ores et déjà désespérée, beaucoup de prétendants au podium ont perdu pied ce mercredi : Alejandro Valverde, Jakob Fuglsang et Adam Yates, notamment. Une minute et demie sépare Tom Dumoulin, troisième, de Dan Martin, 10e.
Le directeur sportif de Romain Bardet, Julien Jurdie trouve le bilan de la journée « intéressant » et pointe le nombre d’adversaires distancés, ce qui semble indiquer qu’AG2R saurait parfaitement se contenter d’un troisième podium consécutif à Paris : « J’espère que demain, dans l’Alpe d’Huez, avec des pourcentages beaucoup plus difficiles, ses jambes seront du même niveau qu’aujourd’hui, parce que les jambes étaient bonnes. »
Tom Dumoulin jouait à domicile

   


On a compris pourquoi les Néerlandais étaient aussi nombreux l’hiver dans les Alpes : c’est pour mieux connaître les lieux l’été, quand ils reviennent à vélo. L’exemple de Tom Dumoulin est parlant : le vainqueur du Tour d’Italie 2017 a attaqué en bas de la descente du Cormet de Roselend, à 21 kilomètres de l’arrivée. Il a tenu le choc dans la montée de la Rosière, seulement devancé par Geraint Thomas qui l’a attaqué pour la victoire d’étape dans le dernier kilomètre.
Une bonne opération au classement général mais pas seulement :
« J’ai appris à skier dans ce village quand j’étais petit. Mon oncle louait une grande maison et nous venions avec toute la famille. C’est lui qui m’a appris à skier. Il est mort au printemps, comme la sœur de mon père. Aujourd’hui je voulais être bon pour eux. J’espère que je les ai rendus fiers. C’était très spécial pour moi d’arriver ici aujourd’hui. »
Pour autant, l’attaque était selon lui improvisée, et favorisée par la présence de Sören Kragh Andersen, « un fou dans les descentes », dans le premier peloton. Dumoulin a démontré sa force et refait le retard subi dans son incident mécanique de Mûr-de-Bretagne (Côtes-d’Armor), en première semaine. A l’arrivée, il refusait de se fixer un objectif, pas même le podium : « Je fais de mon mieux. Je le payerai peut-être demain mais au moins, j’ai fait ça aujourd’hui et j’en suis très heureux. »
Du côté de chez Sky, on ne semble pas considérer comme un danger majeur celui qui a, fin mai, pris la deuxième place du Tour d’Italie derrière Christopher Froome. « Dumoulin a déjà fait une grosse année, soulignait Geraint Thomas. “Froomey” a déjà fait plusieurs fois deux Grands tours d’affilée, je ne suis pas sûr que ce soit le cas de Dumoulin. » De fait, le Néerlandais skieur-cycliste n’a jamais terminé deux Grands tours d’affilée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.
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Coupe du monde 2108 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record

La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 22h15
   





                        


Les publicités diffusées à la télévision par TF1 et BeIN Sports au cours de la Coupe du monde de football ont généré des recettes record de 128,3 millions d’euros brut, selon les estimations de Kantar (groupe WPP). En 2014, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut.
« On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé.
Le Mondial de Russie a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de la Coupe du Monde 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur, relève Kantar.
Même si on ne connaît pas le montant des recettes publicitaires nettes (après remises et négociations avec les annonceurs), la Coupe du monde ne devrait pas se révéler pour TF1 une opération financièrement rentable. Le groupe a déboursé 70 millions d’euros pour les droits de diffusion et a dû assumer d’importants coûts de diffusion.
Kantar a mesuré les recettes brutes des spots publicitaires diffusés du 14 juin au 15 juillet sur TF1 et BeIn Sports juste avant, pendant ou après les matchs. Cette estimation ne prend pas en compte la publicité sur Internet ni le parrainage ou le « billboard », c’est-à-dire les logos des partenaires de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le Gallois enlève la victoire à la Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leadeur, Christopher Froome. Romain Bardet perd presque une minute sur le vainqueur du jour.
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Tour de France : Geraint Thomas remporte la 11e étape, la Sky assomme la course

Le Gallois enlève la victoire à la Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leadeur, Christopher Froome. Romain Bardet perd presque une minute sur le vainqueur du jour.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 21h16
   





                        



   


On ne connaît pas encore le vainqueur du Tour de France 2018, mais on dispose déjà d’un indice à l’issue de cette 11e étape courue entre Albertville et la Rosière : il pourrait encore bien s’agir d’un coureur de la Sky. La formation britannique a tapé un grand coup sur la table lors de la montée finale vers la Rosière (Savoie) mercredi 18 juillet. Rescapé de la grande échappée du jour, l’Espagnol Mikel Nieve a vu passer un bolide blanc à 500 mètres de l’arrivée : Geraint Thomas.

🔎 And @GeraintThomas86 overtook @NieveMikel...
🔎 Et Geraint Thomas a dépassé Mikel Nieve...
— LeTour (@Le Tour de France)


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Le Gallois s’impose avec 20 secondes d’avance sur le Néerlandais Tom Dumoulin et sur son leadeur (présumé), le Britannique Chris Froome. Thomas fait coup double et endosse le maillot jaune avec 1 min 25 s sur le même Froome. Dumoulin pointe lui à 1 min 44 s. Le Néerlandais a bien tenté de dynamiter la course en attaquant dans la descente du Cornet de Roselend et en unissant ses forces avec Alejandro Valverde.
La présence de l’Espagnol à l’avant laissait penser à une grande offensive de la Movistar avec Nairo Quintana. Il n’en a rien été. En surnombre dans le groupe des favoris, la Sky n’a jamais paniqué avant que Geraint Thomas ne plante un démarrage soudain à cinq kilomètres du sommet. Romain Bardet a bien tenté de le suivre, mais a vite baissé pavillon. Pis, le Français a été contré par l’Irlandais Dan Martin et par Chris Froome.
A l’arrivée, le leadeur d’AG2R lâchait 59 secondes sur Thomas et accuse désormais un retard de presque 3 minutes au général sur le nouveau maillot jaune (2 min 58 s). Ses rêves de victoire sur le Tour se sont peut-être déjà envolés sur les pentes de la Rosière.

📊 Here is the new GC after stage 11 !
@GeraintThomas86 is the new @MaillotjauneLCL ! 💛
— LeTour (@Le Tour de France)


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Du côté de la Sky, il reste à savoir qui de Thomas ou de Froome est aujourd’hui le leadeur. Bientôt en fin de contrat avec la formation britannique, le Gallois a sans doute définitivement montré mercredi qu’il jouait sa carte personnelle. Mais pas sûr que Froome accepte aussi facilement cette nouvelle hiérarchie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Battu en demi-finales, le gardien belge a multiplié ces derniers jours les critiques envers l’équipe de France. De quoi encourager les caricatures sur les réseaux sociaux.
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Coupe du monde 2018 : après la défaite amère de Thibaut Courtois, le « seum » belge moqué sur Twitter

Battu en demi-finales, le gardien belge a multiplié ces derniers jours les critiques envers l’équipe de France. De quoi encourager les caricatures sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 19h43
   





                        



   


C’est une défaite qui semble difficile à digérer. Depuis que l’équipe de France s’est imposée face à la Belgique (1-0) en demi-finales de la Coupe du monde, mardi 10 juillet, le gardien belge Thibaut Courtois a multiplié les remarques acerbes. « On perd contre une équipe qui n’est pas meilleure que nous, et qui ne joue pas », déclarait, le soir de la victoire française, celui qui n’a pas pu arrêter le ballon de Samuel Umtiti. « Je préfère perdre avec cette Belgique que gagner avec cette France », avait renchéri l’attaquant belge Eden Hazard.
S’il avait présenté ses excuses, samedi 14 juillet, expliquant avoir eu tort de réagir « à chaud », Thibaut Courtois n’a manifestement toujours pas vraiment digéré cette défaite dans le dernier carré. Après le sacre français en finale contre la Croatie (4-2), dimanche, le portier belge a expliqué à la RTBF qu’il avait « éteint la télévision à la 94e [minute] pour ne pas voir les Français célébrer leur titre ». 
Ces déclarations émanant d’un « grand » joueur – il a été sacré meilleur gardien de ce Mondial – ont fait bondir de nombreux Français. Mais, plutôt que de s’en formaliser, des internautes ont choisi de tourner en dérision le comportement de Courtois.
Sur Twitter, il est ainsi devenu difficile d’éviter les références au « seum » (frustration, en argot) du Belge :

"Notre documentaire, "Les yeux dans le seum", sera bien meilleur que celui de #LesBleus2018 l'#ÉpopéeRusse" https://t.co/nqQ3C60Fsc— Lespiedsoujveut (@Jemet)


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😉
— GuillaumeTC (@GuillaumeTC)


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Jsu morr https://t.co/pQIy1U4hWi— Amin_Royale (@Amin 🇫🇷🥇⚽️🏆 ⭐️⭐️)


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TF1, ils respectent rien. #LesBleus2018 https://t.co/IQAwpupYzO— franckb22 (@Franck  ⭐⭐)


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Pis, pour certains, l’émoji figurant le drapeau belge est devenu synonyme de « seum » :

Putain j’ai perdu mon portefeuille j’ai trop le 🇧🇪— Sevindik2017 (@Dedem Dupont)


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🇧🇪atin un lapin a tué un chasseur— cvrentin (@Corentin)


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L’amitié franco-belge devrait heureusement rapidement reprendre le dessus, le temps que nos voisins digèrent leur seum.

        Lire aussi :
         

                France-Belgique : les Belges se préparent à affronter « ce voisin que l’on aime détester »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Sur les 736 joueurs ayant participé à la Coupe du monde de football 2018, 52 sont nés et ont été formés en France. Un nombre record qui s’explique par la qualité du système de formation français.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Football : la France est aussi championne de la formation des joueurs

Sur les 736 joueurs ayant participé à la Coupe du monde de football 2018, 52 sont nés et ont été formés en France. Un nombre record qui s’explique par la qualité du système de formation français.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h38
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Avec 52 représentants natifs de France et présents en Russie, jamais une Coupe du monde n’aura compté autant de participants nés et formés sur le sol français. L’équivalent de plus de deux sélections complètes. C’est ce que montrent les travaux du sociologue Darko Dukic, qui a compilé une base de données de 3 840 joueurs ayant participé à la Coupe du monde depuis 2002.
L’influence hexagonale ne se dément pas d’année en année, puisque le nombre de joueurs nés en France et participant à la Coupe du monde n’a cessé de croître depuis seize ans.


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Coupe du monde : la France compte plus de joueurs nés sur son sol que les autres pays
Nombre de joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde de football masculin par pays de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



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Sur les 52 joueurs nés en France et ayant été sélectionnés pour l’édition russe de la Coupe du monde, moins de la moitié joue pour l’équipe de France. Vingt-neuf d’entre eux jouent pour des sélections étrangères (neuf pour la Tunisie, huit pour le Maroc, huit pour le Sénégal, trois pour le Portugal, un pour l’Argentine). Un nombre qui a constamment crû depuis qu’une réforme de la Fédération internationale de football (FIFA) en 2003 a assoupli les règles de la participation aux sélections nationales pour les joueurs binationaux.
Ceux-ci peuvent désormais jouer autant de matchs amicaux qu’ils le souhaitent avec les sélections de leurs deux nationalités (un match officiel disputé avec l’une fermant toujours la porte à l’autre). Avec 2,2 millions d’immigrés accueillis entre 1946 et 1990 pour les besoins démographiques d’un pays alors en ruine, la France est particulièrement concernée et possède un vivier particulièrement important de talents binationaux, dont une partie fait le choix de jouer pour d’autres sélections.

        Lire aussi :
         

                Les "binationaux", enquête sur ces footballeurs français qui ne jouent pas en bleu



Exportatrice de joueurs
Au total, la France est le pays qui a fourni le plus de joueurs de Coupe du monde au XXIe siècle, avec 216 participants nés sur son sol, bien loin devant le Brésil et ses 148 joueurs, pourtant perçu comme le plus grand exportateur de talents. Bien loin, aussi, devant les quadruples champions du monde allemands et italiens, également.


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Depuis 2002, la France a fourni plus de joueurs de Coupe du monde que n'importe quel autre pays
Nombre de joueurs de la Coupe du monde entre 2002 et 2018 par pays de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



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        },
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            el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
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            else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
        }
    }

});


Cette situation est soulignée par plusieurs travaux, dont ceux du site Sporting Intelligence, qui a analysé en 2012 le nombre de joueurs formés par chaque club et présents au meilleur niveau européen, en étudiant le parcours de 2 286 joueurs dans les 98 clubs des cinq plus grands championnats européens. Au total, la France a les meilleurs résultats avec treize clubs parmi les 42 qui forment le plus de joueurs, contre 8 pour l’Espagne, 7 pour l’Allemagne, 6 pour l’Angleterre et 5 pour l’Italie. L’étude sur les footballeurs expatriés, publiée par l’observatoire du football CIES en mai 2018, ne dit pas autre chose, puisque la France est à la deuxième place du classement des pays comptant le plus de footballeurs jouant dans d’autres pays, avec 821 joueurs formés sur son sol et pratiquant leur métier en dehors de ses frontières.


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La France, seconde exportatrice de footballeurs
Nombre de joueurs expatriés dans d'autres fédérations de football au 1er mai 2018.

Source : CIES Observatoire du football



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                align: "left",
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            }
        }],
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                x: "",
                y: 10
            }
        }]
    },
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        y:-10
    },

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      ],
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        y:821
      },
      [
        "",
        760
      ],
      [
        "",
        465
      ],
      [
        "",
        413
      ],
      [
        "",
        361
      ],
      [
        "",
        346
      ],
      [
        "",
        346
      ],
      [
        "",
        327
      ],
      [
        "",
        324
      ]
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Où jouent les joueurs formés en France (et ailleurs) ?
Principaux flux de footballeurs professionnels dans le monde (minimum de 50 expatriés).





























Angleterre



Argentine



Belgique



Chili



Ecosse



Espagne



Italie



Japon



Luxembourg



Mexique



Pays de Galles



Pays-Bas



Portugal



Slovénie



Turquie



Allemagne



Angleterre



Argentine



Belgique



Brésil



Croatie



Ecosse



France



Irlande



Pays-Bas



Uruguay





Source : CIES Observatoire du football


    require(["jquery","d3/4.2.2","jquery-ui/core","jquery-ui/tooltip"], function($, d3, jqueryUICore) {

        var code = {
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            "ned":"Pays-Bas",
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            "por":"Portugal",
            "tur":"Turquie",
            "ita":"Italie",
            "chi":"Chili",
            "wal":"Pays de Galles",
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            "lux":"Luxembourg",
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            "irl":"en ",
            "ger":"en ",
            "eco":"en ",
            "bel":"en ",
            "cro":"en ",
            "ned":"aux ",
            "uru":"en ",
            "por":"au ",
            "tur":"en ",
            "ita":"en ",
            "chi":"au ",
            "wal":"au ",
            "mex":"au ",
            "lux":"au ",
            "esp":"en ",
            "svn":"en ",
            "jpn":"au "
        };

        $("#alluvial path").mouseover(function(){
            var pays = $(this).data("pays");
            d3.selectAll("#alluvial path").style("opacity","0.15");
            d3.selectAll("#alluvial path[data-pays='"+pays+"']").style("opacity","0.8");
        }).mouseout(function(){
            d3.selectAll("#alluvial path").style("opacity","0.5");
        });

        $("#alluvial path").tooltip({
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            tooltipClass: "tooltipdecodeurs",
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                delay:0
            },
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                delay:0,
            },
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            position: {
            },
            items: "path",
            content: function() {
                var origine = code[$(this).data("pays")];
                var article = code_article[$(this).data("pays")];
                var dest = code[$(this).data("dest")];
                var nb = $(this).data("nb");

"+origine+"";
"+nb+" joueurs "+article+dest+""

                return html;
            }
        });
    });


Les banlieues parisiennes, une mine de talents
Sur les cinq dernières éditions de la Coupe du monde, la métropole de Paris a fourni à elle seule 60 joueurs au plus haut niveau. Un nombre inégalé par les autres grandes métropoles footballistiques de la planète, qui fait de Paris la plus grande pourvoyeuse de joueurs internationaux de ces dernières années, encore une fois devant Sao Paulo, au Brésil, ou Buenos Aires, en Argentine.


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Coupe du monde : Paris, première ville fournisseuse de joueurs
Nombre de joueurs ayant été sélectionnés pour la Coupe du monde de football masculin depuis 2002 par ville de naissance

Source : Darko Dukic / RunRepeat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
    Highcharts.setOptions({
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      [
        "",
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      [
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      [
        "",
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      ],
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{point.key}',
\u25CF {point.y} joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde depuis 2002.',
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    }

});


Rien que sur cette édition 2018, quinze joueurs sont nés dans la capitale française. Six d’entre eux jouent en équipe de France, dont Kylian Mbappé, originaire de Bondy (Seine-Saint-Denis) ou encore Paul Pogba, natif de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne). Rien d’étonnant donc, à ce que Paris soit également la métropole dont les joueurs qui en sont issus valent le plus cher sur le marché des transferts.


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    }



En valeur marchande, Paris surclasse les autres villes de football
Valeur des joueurs sur le marché des transferts selon Transfermarkt.de au 5 juin 2018, par ville de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
    Highcharts.setOptions({
        lang: {
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    var annotation_spe = [];

    var chart = new Highcharts.Chart({
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        },
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                align: "left",
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                x: "",
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        }]
    },{
        id:"1",
        allowDecimals:false,
        type:"linear",
        title: {
            text:""
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        }],
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        }]
    },
    legend:{
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      [
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        211
      ],
      [
        "",
        180
      ],
      [
        "",
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Une formation spécifique et méthodique
Si la belle victoire de cette génération dorée des Bleus prouve que la France et ses banlieues ne manquent certainement pas de talents, elle ne doit rien non plus au hasard, mais plutôt à la façon dont les jeunes joueurs sont détectés et formés dans l’Hexagone, une méthode dont l’efficacité est reconnue partout dans le monde.
Au départ, même si le football a été reconnu en France comme une activité professionnelle dès 1932, la formation des joueurs professionnels se fait majoritairement et, jusqu’en 1973, dans les clubs amateurs. Cette année voit la mise en place de la charte du football professionnel, un texte qui pose les bases du développement d’une formation spécifique et méthodique, et qui va complètement changer la façon dont les jeunes joueurs accèdent au métier de footballeur professionnel, en imposant aux clubs pros de se doter de centres de formation. En neuf ans, 24 sont créés partout en France.
Aujourd’hui, 36 centres de formations sont agréés par le ministère des sports et accueillent un peu moins de 2 000 jeunes âgés de 15 à 20 ans, venus y signer un premier contrat : soit un contrat d’apprentissage de deux ans, avec une formation en CFA, soit un contrat aspirant, d’une durée de trois ans. Les deux leur donnent droit à une rémunération. Suite à quoi, les meilleurs se verront proposer des contrats professionnels entre 18 et 20 ans.
En complément, la Fédération française de football (FFF) a ouvert depuis la fin des années 1980 des centres fédéraux de préformation qui préparent de jeunes joueurs (13-14 ans) à l’entrée dans les centres de formation. En 1974, l’Institut national du football installé à Vichy fut le premier. Il déménage en 1988 au sud de Paris, sur le site actuel – et désormais célèbre – de Clairefontaine. Aujourd’hui, 22 de ces « pôles espoirs interrégionaux » (15 masculins, 7 féminins) prennent en charge chaque année plus de 500 jeunes joueurs et joueuses. La moitié intégrera ensuite un centre de formation.
« Coût économique et humain »
Mais ce système de formation, bien qu’il soit jugé performant pour détecter les talents, se caractérise également par la rareté des débouchés qu’il offre. Le taux de réussite y est en effet assez faible par rapport à l’investissement mental et physique important qu’il demande aux adolescents qui souhaitent devenir joueurs professionnels. Environ 50 % des joueurs passant deux ans dans un « pôle espoirs » échouent à entrer dans un centre de formation, au bout duquel seuls 20 % réussissent à obtenir un contrat professionnel, dont la moitié seulement évoluera en Ligue 1 selon l’UNFP et le Sénat. Ainsi, chaque année, ce sont 300 à 400 jeunes joueurs qui intègrent les centres de formation, tandis qu’environ 75 joueurs, en moyenne, accèdent au circuit professionnel à leur sortie.
Dans son rapport « Accroître la compétitivité des clubs de football professionnel français » publié en 2008, Eric Besson, alors secrétaire d’Etat chargé de l’évaluation des politiques publiques, notait que, selon le directeur technique national adjoint de la FFF François Blaquart, « l’aptitude réelle d’un jeune joueur à évoluer au plus haut niveau est difficile à déceler jusqu’à l’âge de 17 ans et les aléas restent nombreux jusqu’à l’âge de 19 ans ». « Mais ce constat, partagé par la grande majorité des observateurs, ne semble pas inciter les clubs à la patience, et les encourage plutôt, d’une certaine façon, au recrutement en nombre, afin de multiplier les chances de voir éclore un talent ou de ne pas passer à côté d’un joueur d’exception », poursuivait-il, ajoutant que « cette stratégie du volume a un coût économique et humain ».

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La Coupe du monde 2018 a généré un record de 690 millions d’euros de paris sportifs en France

A titre de comparaison, le Mondial 2014 avait généré 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 06h41
   





                        



   


Un montant record. Le Mondial 2018 de football a généré 690 millions d’euros de mises en France, via les réseaux de La Française des jeux (FDJ) et des opérateurs de paris sportifs en ligne, soit plus du double que lors de l’édition 2014.
« Les parieurs français ont engagé 309 millions d’euros de mises dans les 27 000 points de vente “ParionsSport” de La FDJ (presse, tabac, jeux), et 381 millions d’euros sur les sites des douze opérateurs actifs en paris sportifs agréés par l’Autorité de régulation des jeux en ligne [Arjel] », ont indiqué, mercredi 18 juillet, dans un communiqué commun l’Arjel et La FDJ.
A titre de comparaison, ils rappellent que la Coupe du monde de football 2014 avait généré au total 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.

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France-Croatie : montant record
C’est sans surprise la finale du Mondial russe, dimanche, entre la France et la Croatie, qui a enregistré l’activité la plus importante. « Les parieurs ont engagé 67 millions d’euros de mises sur le match, ce qui devient le montant record généré sur une rencontre de football, toutes compétitions confondues », est-il précisé.
Les autres confrontations de la Coupe du monde ayant généré le plus de mises sont la demi-finale France-Belgique (35 millions d’euros), suivie du quart de finale Uruguay-France avec 23 millions d’euros. « Sur les sept matchs de l’équipe de France, les parieurs français ont engagé près de 180 millions d’euros de mises, soit une contribution de 26 % au total des mises réunies sur l’ensemble de la compétition », soulignent l’Arjel et la FDJ.
Autorité administrative indépendante, l’Arjel régule les jeux en ligne (paris sportifs et hippiques, poker), soit 9,5 % du secteur des jeux d’argent dans l’Hexagone. Elle a à ce jour agréé un total de quinze sociétés – FDJ, PMU, BetClic ou encore Winamax – dont douze actives en paris sportifs.

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Coupe du monde 2018 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record. Selon les estimations de Kantar (groupe WPP), les recettes générées lors du Mondial russe ont atteint 128,3 millions d’euros brut. En 2014, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut. « On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé. Le Mondial russe a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de l’édition 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ A force de sauter tout au long du match France-Croatie, les supporteurs français ont provoqué des « mini-séismes », ou plus exactement des vibrations du sol, « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : la terre a « tremblé » en France dimanche

A force de sauter tout au long du match France-Croatie, les supporteurs français ont provoqué des « mini-séismes », ou plus exactement des vibrations du sol, « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h41
   





                        


« Qui ne saute pas n’est pas français ! » Ce slogan a été souvent entendu, dimanche 15 juillet, lors de la finale de la Coupe du monde de football entre la France et la Croatie, crié par des dizaines de milliers de supporteurs massés dans les « fan zones » pleines à craquer, mais aussi dans les rues ou les bars. Et, à force de sauter tout au long d’un match riche en buts (4-2), ces supporteurs ont littéralement fait trembler la terre.
Les « mini-séismes » à répétition, ou plus exactement les vibrations du sol qu’ils ont provoquées, ont été « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique français, si l’on en croit Jérôme Vergne, sismologue à l’Ecole et observatoire des sciences de la terre à Strasbourg.
Ce dernier a publié, mercredi 18 juillet, sur son compte Twitter des relevés qui montrent, selon lui, le lien entre les mouvements provoqués par les buts notamment et les pics d’énergie sismique :

Les supporters des #championdumonde2018 ont fait vibrer les sismomètres du réseau sismologique français ! https://t.co/dKCkfBXtyF— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Il a aussi fait la comparaison entre ce qu’il pouvait se passer en France et en Croatie en même temps :

Sismogrammes enregistrés à Zagreb et Strasbourg pendant la finale de #CM2018 https://t.co/ITYAytTw5e— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Déjà, dimanche 17 juin, les sismographes situés à Mexico, dans la capitale mexicaine, avaient enregistré des « secousses », avait assuré l’Institut de recherches géologiques et atmosphériques (IIGEA, Mexique) au moment où, à Rostov-sur-le-Don en Russie, le Mexicain Hirving « Chucky » Lozano venait de marquer un but, à la 35e minute du match du groupe F du Mondial de football, qui opposait son pays à l’Allemagne.

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