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La France en retard sur ses objectifs climatiques

Selon les projections du ministère de la transition écologique, le plafond d’émissions de gaz à effet de serre sera dépassé jusqu’en 2023.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h20
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

La France peine à tenir ses engagements climatiques et énergétiques. C’est ce que confirment les projections présentées jeudi 19 juillet par le ministère de la transition écologique et solidaire, dans le cadre du comité de suivi de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).
Ces deux outils de planification, l’un et l’autre en cours de révision, fixent les trajectoires qui doivent permettre à l’Hexagone, d’une part d’atteindre la neutralité carbone en 2050, d’autre part de « verdir » progressivement son mix énergétique, avec une baisse des fossiles, une hausse des renouvelables et une réduction de la part du nucléaire.
Au début de l’année, le ministère avait indiqué que le « budget carbone », c’est-à-dire le plafond d’émissions de gaz à effet de serre à respecter pour garder le cap, avait été dépassé de 3,6 % en 2016, avec un total de 463 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq).

Or les scénarios actualisés font état d’émissions toujours excédentaires en 2017 et 2018, et ils indiquent qu’elles pourraient le rester jusqu’en 2023. Sur la période 2019-2023, elles atteindraient 422 Mt CO2 éq par an, soit 24 millions de tonnes de trop. Ce n’est qu’à partir de 2024 qu’elles seraient ramenées au niveau annuel compatible avec les objectifs climatiques du pays, soit 357 Mt CO2 éq.
Retards et reculs
Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer ce dérapage, rapporte le Réseau action climat (RAC), qui participe au comité de suivi. En particulier, « l’objectif d’avoir la totalité des logements très bien isolés en 2050 est abandonné, avec un rythme moyen de 500 000 rénovations performantes annuelles au lieu des 700 000 nécessaires ». En outre, « l’objectif d’avoir des véhicules neufs consommant en moyenne 3 litres au 100 km en 2030 est porté à 4 litres au 100 km. »
« Le gouvernement profite de la pause estivale pour sabrer ses ambitions sur le climat,...




                        

                        


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Compte rendu

Le négociant en bois Rougier cède ses filiales au Cameroun et en Centrafrique

La branche Afrique du groupe français, qui fait face à des « difficultés persistantes » au Cameroun, a été placée en redressement judiciaire en mars.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-20T14:56:26+02:00"

        Le 20.07.2018 à 14h56






    
Grumes à la frontière entre le Cameroun et le Gabon, en octobre 2007.
Crédits : DELPHINE RAMOND / AFP


Le négociant français en bois Rougier a annoncé, jeudi 19 juillet, la vente des filiales de sa branche Afrique en redressement judiciaire, au Cameroun et en Centrafrique.
« Le tribunal de commerce de Poitiers a autorisé, lors de l’audience du 13 juillet, l’ensemble du processus de vente au Cameroun de la Société forestière et industrielle de la Doumé (SFID), de la société Cambois, de la société Sud Participation et en Centrafrique de la société Rougier Sangha-Mbaéré (RSM) », a détaillé un communiqué du groupe.

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Les quatre entreprises, filiales de Rougier Afrique International, ont été acquises par la société camerounaise Sodinaf (Société de distribution nouvelle d’Afrique) pour un montant non divulgué.
Cette opération permet au groupe de « rationaliser » son portefeuille d’activités, a justifié Rougier, qui estime pouvoir « ainsi poursuivre son recentrage géographique dans de meilleures conditions ».
« Difficultés persistantes »
Saisi du dépôt de bilan de Rougier SA, la holding de tête de l’entreprise, le 12 mars, le tribunal de commerce de Poitiers (centre de la France) l’a placée en procédure de sauvegarde et sa branche Afrique International en redressement judiciaire.
Le groupe Rougier avait alors expliqué « faire face à des difficultés persistantes au Cameroun », évoquant « l’engorgement chronique » du port de Douala – en raison de son ensablement –, qui a « profondément perturbé les activités des filiales camerounaise, congolaise et centrafricaine ».

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A l’issue de l’audience du 13 juillet, le tribunal de commerce de Poitiers a autorisé la poursuite de la période d’observation de Rougier SA et sa branche Afrique International, a précisé le communiqué.
Le groupe rappelle également que la cotation de ses actions à la Bourse de Paris « reste toujours suspendue jusqu’à nouvel avis ».
Fin 2016, Rougier supportait une créance de 8 millions d’euros de TVA non remboursée par le seul Cameroun, et de 15,6 millions d’euros en incluant les créances du Congo et du Gabon. Le chiffre d’affaires 2017 affichait une baisse de 7,5 % sur les 149,4 millions d’euros de 2016.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le président américain a déclaré, vendredi, être prêt, si nécessaire, à instaurer des taxes punitives sur l’ensemble des importations chinoises
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Trump menace de taxer tous les produits chinois importés aux Etats-Unis

Le président américain a déclaré, vendredi, être prêt, si nécessaire, à instaurer des taxes punitives sur l’ensemble des importations chinoises



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h10
   





                        


Le président américain Donald Trump n’apparaît pas décidé à réduire la pression sur la Chine au plan commercial. Au contraire. Il s’est dit prêt, vendredi 20 juillet, à instaurer des taxes punitives sur tous les produits chinois importés par les Etats-Unis si nécessaire.
« Je suis prêt à aller jusqu’aux 500 », a affirmé M. Trump sur la chaîne de télévision CNBC, une allusion aux 505,5 milliards de dollars de produits chinois importés par les Etats-Unis en 2017.
« Je ne le fais pas à des fins politiciennes, je le fais pour faire ce qui est bon pour notre pays. » « Cela fait longtemps que la Chine nous arnaque », a-t-il ajouté.
Outre un déficit commercial énorme, Washington reproche à Pékin « le vol » des droits de propriété intellectuelle, des barrières non douanières et des transferts de technologie imposés lorsque sont constituées des joint-ventures avec les Chinois.
Washington a déjà imposé des taxes à l’importation sur un certain nombre de produits chinois (machines à laver, panneaux solaires, acier et aluminium…). Au total, ce sont 250 milliards de dollars de produits importés aux Etats-Unis qui, à ce stade, pourraient être touchés.

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De leur côté, les autorités chinoises ont accusé Washington d’avoir déclenché « la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique ». Elles ont annoncé le 6 juillet des mesures de rétorsion portant également sur 34 milliards de dollars d’importations américaines, notamment du porc et du soja.
Pékin a aussi fait part du dépôt « immédiat » d’une plainte supplémentaire contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Mises en garde aux Etats-Unis
La Chine n’est la seule visée par les taxes mises en place par M. Trump. L’Union européenne est également concernée.

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Aux Etats-Unis la politique conduite par M. Trump a donné lieu à des mises en garde de certains acteurs du milieu économique.
La Réserve fédérale (Fed) a ainsi publié, le 5 juillet, le compte rendu de sa dernière réunion, en juin, dans lequel elle souligne « les incertitudes et les risques associés à la politique en matière commerciale » qui « se sont intensifiés », soulignant qu’ils « peuvent éventuellement avoir des effets négatifs sur le sentiment des entreprises et les dépenses en investissement ».

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Une semaine plus tôt, le géant de l’automobile General Motors (GM) s’était montré encore plus alarmiste dans une note transmise au département du commerce. « Augmenter les tarifs douaniers pourrait réduire la taille de GM, réduire la présence sur le plan national et à l’étranger de cette entreprise américaine emblématique et risque de réduire les emplois plutôt que de les augmenter », a assuré l’entreprise.
Le 31 mai, Tom Donohue, le responsable de la Chambre de commerce des Etats-Unis, institution traditionnellement liée à l’aile probusiness du Parti républicain et avocate du libre-échange, avait indiqué dans une note que la politique protectionniste de l’administration pèserait sur la forte croissance économique des Etats-Unis et pourrait menacer jusqu’à 2,6 millions d’emplois.
Il a récidivé le 2 juillet dans un rapport dénonçant une « mauvaise approche », publié sur le site de la Chambre de commerce. Il comporte une carte interactive permettant de mesurer Etat par Etat l’impact possible de ces tensions commerciales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Un document interne de la SNCF estime à plus de 21 millions d’euros le coût pour chacune des trente-sept journées de grève entre le 22 mars et le 28 juin.
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La grève aurait coûté 790 millions d’euros à la SNCF

Un document interne de la SNCF estime à plus de 21 millions d’euros le coût pour chacune des trente-sept journées de grève entre le 22 mars et le 28 juin.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 13h57
   





                        


Le mouvement des cheminots contre la réforme ferroviaire du gouvernement a coûté un total de 790 millions d’euros à la SNCF, soit plus de 21 millions pour chacune des trente-sept journées de grève entre le 22 mars et le 28 juin, selon un document interne consulté vendredi 20 juillet par l’AFP.
Ce montant, calculé en tenant compte des derniers éléments disponibles, comme la diminution des recettes de péage pour SNCF Réseau, est conforme aux estimations déjà communiquées au printemps par la direction. Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, avait évoqué au début d’avril un coût « de l’ordre de 20 millions d’euros par jour ».
La perte de 790 millions d’euros subie à cause de la grève dépasse le bénéfice net enregistré par le groupe sur l’année 2017 (679 millions d’euros). L’essentiel de l’ardoise s’explique par une perte de chiffre d’affaires de 770 millions d’euros.
160 millions d’euros pour les mesures commerciales
Sur ce total, 600 millions d’euros de recettes ont été perdus pour les activités voyageurs, de nombreuses personnes ayant renoncé à prendre le train en raison des perturbations de trafic. En outre, 60 millions d’euros de ventes ont été perdus dans le fret, certaines entreprises préférant se tourner vers d’autres modes de transport. Le reste provient d’une diminution de contributions des autorités organisatrices de transport liées à des baisses de refacturation des péages.
Aux recettes perdues s’ajoute un coût de 160 millions d’euros pour les mesures commerciales mises en œuvre par la société des chemins de fer afin de réduire le préjudice subi par ses clients. La SNCF a notamment accordé des dédommagements sur leurs abonnements aux usagers des TGV, Intercités, TER et Transilien. Les mesures commerciales incluent aussi des abonnements TGV Max gratuits pour le mois d’avril, des billets à prix réduits, le service de covoiturage IDVroom gratuit les jours de grève... Ces remises ont coûté 120 millions d’euros.
Toujours parmi les mesures commerciales, de nombreux bus de substitution ont été mis en place durant les grèves, pour un coût de 40 millions d’euros.
Le mouvement des cheminots s’est en revanche aussi traduit par une réduction des charges de l’entreprise de 140 millions d’euros. Cette baisse provient des retenues sur salaire pour 100 millions d’euros et de moindres dépenses (en électricité notamment) liées au plus faible nombre de trains roulants.

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Interrogée par l’AFP, la SNCF a confirmé ces chiffres. « Le coût total de la grève reflète à la fois les pertes de chiffre d’affaires subies par l’entreprise mais aussi le montant sans précédent de 160 millions d’euros de mesures commerciales décidées par la SNCF pour accompagner ses clients et limiter l’impact financier de la grève sur ces derniers », a commenté un responsable.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Deux élèves d’une école d’ingénieurs ont lancé Campus Market pour récupérer, stocker et revendre à bas prix des meubles d’étudiants. A Lille, et bientôt Roubaix.
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« Nous luttons contre le gaspillage de meubles et rendons service aux autres étudiants »

Deux élèves d’une école d’ingénieurs ont lancé Campus Market pour récupérer, stocker et revendre à bas prix des meubles d’étudiants. A Lille, et bientôt Roubaix.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 13h06
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h44
    |

                            Caroline Pain








                        



   


Témoignage. Paul Célérier, étudiant en dernière année à l’Ecole des hautes études d’ingénieur (HEI) à Lille, raconte comment, avec sa camarade Elsa Tossé, ils ont imaginé et lancé Campus Market, dont l’objectif est de récupérer et de revendre à bas prix des meubles d’étudiants qui quittent la ville.
« Nous sommes étudiants au sein de la première promotion spécialisation “Smart Cities”, c’est-à-dire sur l’aménagement urbain innovant qui cherche à répondre, entre autres, aux besoins environnementaux. Nous avions envie d’entreprendre après nos études, en faisant quelque chose d’utile pour la planète. On a d’abord pensé à un simulateur de rentabilité de panneaux solaires, avant de se rendre compte que cela existait déjà. Mais ça nous a encouragés à continuer de chercher.
Fin novembre, Elsa a assisté dans notre université à une conférence sur le principe du zéro déchet, dont elle est ressortie très enthousiasmée. On a commencé à se demander comment lutter contre le gaspillage et la surconsommation.
C’est là qu’on a pensé aux étudiants qui ne savent pas quoi faire de leurs meubles quand ils quittent le campus : avec les examens et les stages, ils n’ont souvent pas le temps de les vendre et beaucoup de choses finissent dans la rue. En septembre, en revanche, des milliers d’étudiants arrivent et ont besoin d’équiper leurs appartements, à petit budget et sans voiture. Nous avons eu l’idée de collecter les meubles des étudiants qui s’en vont à vélos-chariots, de les stocker pendant l’été pour les revendre à bas prix en septembre, lors d’un grand événement de rentrée.
Deux vélos-chariots
Nous en avons parlé à des responsables de l’université catholique de Lille, dont dépend notre école, qui nous ont dit que les dépôts sauvages de meubles d’étudiants étaient un vrai problème : en une seule semaine de mars 2017, 170 dépôts sauvages ont été constatés dans notre quartier universitaire de Vauban. Ils génèrent des plaintes des habitants, mais aussi des coûts de ramassage et de recyclage élevés pour les pouvoirs publics. La mairie de Lille, ainsi que la directrice d’Emmaüs Lille nous ont confirmé le manque d’alternatives pour les étudiants.
Nous avons rapidement trouvé nos premiers partenaires financiers (...) et l’association a été rejointe par huit bénévoles
La semaine d’après, nous rencontrions Enactus, une ONG internationale qui propose aux étudiants de les accompagner dans leurs projets d’entrepreneuriat social. Grâce à elle, nous avons rapidement trouvé nos premiers partenaires financiers pour mettre en œuvre le projet (la Fondation Vinci pour la Cité et la Métropole européenne de Lille). L’association a été créée en janvier, et a vite été rejointe par huit bénévoles, des étudiants issus d’autres formations ou écoles qui avaient été sensibles à notre projet. Nous avons pu acheter nos deux premiers vélos-chariots, et imprimer des affiches pour faire connaître l’association. La Fédération des étudiants de l’université catholique de Lille nous a prêté un local de stockage.
On a été très surpris du succès rencontré, parce qu’on n’avait pas eu beaucoup de temps pour communiquer : on a eu 25 demandes dès la première semaine de lancement, fin avril. C’est d’autant plus simple que la prise de rendez-vous s’effectue via un chatbot sur notre page Facebook.
Prochaine étape, une deuxième ville
Les étudiants donnaient souvent quatre ou cinq meubles d’un coup, et la plupart étaient en très bon état. Ils étaient contents de donner, que cela serve à d’autres, et de ne pas les mettre dans la rue. On a récolté tellement de meubles qu’on a organisé une petite vente pour désengorger le local. La « vraie » est prévue toute la semaine du 6 septembre, en extérieur, sous un chapiteau. L’idée, c’est aussi de proposer une fête de rentrée autour de l’économie circulaire, en présentant d’autres initiatives du genre. On a fixé les prix des meubles sur la fourchette basse du marché d’occasion : une chaise coûtera 5 euros, un canapé 50 euros, etc.
L’université catholique de Lille tient à nous aider pour trouver un lieu pour la rentrée, un espace de vente ; on voudrait aussi créer un café solidaire pour rassembler les étudiants autour de projets du même type.
On va se lancer cet été à Roubaix, qui compte 11 000 étudiants
Nous avons reçu des prix des Fondations Deloitte, Veolia et Famae, ainsi qu’un autre qui va nous permettre d’aller à la World Cup Enactus, dans la Silicon Valley. C’est une énorme reconnaissance, qui nous permet de voir plus grand et plus loin, grâce à des fonds supplémentaires : on va se lancer cet été à Roubaix, qui compte 11 000 étudiants. La ville nous a mis en contact avec un particulier qui nous prête un local jusqu’à fin septembre.
Elsa et moi sommes sur le point de partir en stage de fin d’études, on a donc passé la main à une nouvelle présidente, mais nous l’accompagnerons à la rentrée. On aimerait, à terme, créer un emploi pour faire grandir le projet, et, une fois bien installé à Lille et à Roubaix, le dupliquer dans d’autres villes universitaires, et, qui sait, peut-être créer une fédération Campus Market. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ France Télévisions devra faire un effort de « près de 400 millions d’euros » d’ici à quatre ans. Les chaînes France 4 et France Ô seront supprimées.
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L’exécutif met l’audiovisuel public au régime sec

France Télévisions devra faire un effort de « près de 400 millions d’euros » d’ici à quatre ans. Les chaînes France 4 et France Ô seront supprimées.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h50
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Amère potion pour l’audiovisuel public. Le gouvernement a détaillé, jeudi 19 juillet, l’effort budgétaire que devront réaliser France Télévisions, Radio France, Arte, l’INA, France 24, RFI et France Médias Monde d’ici à 2022. Dans le détail, Matignon réduira la dotation budgétaire de 190 millions d’euros entre 2018 et 2022, et impose aux entreprises publiques de l’audiovisuel d’investir 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique. Dans le même temps, elles devront continuer d’assumer la progression mécanique des coûts, notamment des salaires, estimée à 160 millions d’euros sur quatre ans par le ministère de la culture.
Si la facture finale imposée par l’exécutif apparaît comme moins douloureuse que prévu – la direction du budget voulait amputer le budget de France Télévisions de 800 millions d’euros, selon nos informations –, elle n’en est pas moins élevée. Au ministère de la culture, on précise que ce sont les efforts de Françoise Nyssen qui ont permis de parvenir à ce moindre mal. Surtout, France Télévisions, qui taille déjà dans ses coûts à hauteur de 50 millions d’euros cette année, et a supprimé 10 % de ses effectifs depuis 2012, a visiblement su convaincre qu’il n’avait plus beaucoup de « gras ».

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Reste que le paquebot de la télévision publique devra encore consentir un effort important en économisant 160 millions d’euros d’ici à 2022 tout en investissant dans le numérique. Au total, il lui faudra trouver « presque 400 millions d’euros, soit 15 % de nos ressources. C’est une trajectoire réaliste, mais qui sera difficile », a acté Delphine Ernotte, la présidente de la télévision publique, dans un entretien accordé aux Echos. De fait, Matignon lui impose en outre un triplement de ses programmes régionaux à six heures par jour dans 24 régions, contre deux aujourd’hui. « On nous a dit que l’on travaillerait avec France Bleu. Mais ce qu’on nous a présenté pour l’instant, c’est de la radio filmée », souffle Pierre Mouchel, de la CGT.
Cure d’amaigrissement
L’exécutif a par ailleurs confirmé la suppression de France 4, dont le canal devra être libéré « au plus tard en 2020 », et de la chaîne des outre-mers, France Ô, à « l’audience trop confidentielle », explique Matignon dans un communiqué. A la place, France Télévisions proposera des programmes pour les enfants sur ses chaînes et sur les tablettes, tandis que des programmes destinés à l’outre-mer seront réintégrés dans les chaînes nationales. Pour amortir le choc, Delphine Ernotte a fait un déplacement, jeudi, chez les équipes de France Ô.
D’autres sources d’économie devront encore être trouvées. Les programmes de flux, à diffusion unique, qui coûtent 500 millions d’euros par an à France Télévisions, pourraient faire l’objet d’une cure d’amaigrissement. « Cela a été le cas en 2017 », explique Pierre Mouchel, qui craint surtout un nouveau plan de départs volontaires. En attendant, le non-remplacement des départs devrait s’accélérer, tandis que la direction continue de réorganiser l’entreprise en créant, par exemple, une direction des programmes transverse à toutes les chaînes.
Si le gouvernement a demandé le maintien des investissements dans la création, évalués à 560 millions d’euros par an pour France Télévisions et Arte, il n’a pas non plus rassuré. « Ce n’est pas en supprimant deux chaînes que l’on préserve la création. Ils font cette promesse à chaque fois, mais ne la tiennent jamais », dénonce Pascal Rogard, directeur général de la SACD, influente société d’auteurs, qui dénonce « une réforme comptable, habillée de modernité ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Une famille avec enfants en bas âge achète un voyage pour l’île Maurice auprès de Kuoni, devenue Travel Lab. Au retour, l’agence ne l’informe pas du retard de six heures de l’avion en raison du passage d’un cyclone.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le gouvernement indien a demandé à WhatsApp de prendre des mesures après la diffusion massive de fausses informations sur l’application de messagerie.
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WhatsApp sous pression après des lynchages en Inde

Le gouvernement indien a demandé à WhatsApp de prendre des mesures après la diffusion massive de fausses informations sur l’application de messagerie.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h11
   





                        



   


Une vingtaine de personnes ont été lynchées ces derniers mois en Inde, à la suite de rumeurs concernant des enlèvements d’enfants, notamment propagées sur l’application de messagerie WhatsApp. Jeudi 19 juillet, le ministre des technologies de l’information Ravi Shankar Prasad a haussé le ton et estimé, dans un communiqué rapporté par la presse indienne, que « WhatsApp [devait] faire beaucoup plus ». Avant de menacer :
« Quand des rumeurs et des fausses informations sont propagées par des agitateurs, le média utilisé pour cette propagation ne peut pas échapper à ses responsabilités. S’il se contente de rester spectateur muet, alors il risque d’être considéré comme complice et, par conséquent, devra faire face à des poursuites judiciaires. »
WhatsApp est largement utilisé en Inde, où il compte plus de 200 millions d’utilisateurs. Ceux-ci s’en servent notamment pour transférer des informations, qui circulent ainsi très rapidement et à grande échelle.
Après un premier avertissement du gouvernement indien, WhatsApp, qui appartient à Facebook, avait annoncé le 10 juillet que les messages transférés seraient désormais signalés comme tels. « Cela vous aidera à savoir si vos amis ou contacts ont écrit le message qu’ils vous envoient, ou si celui-ci a été initialement envoyé par quelqu’un d’autre, écrivait WhatsApp sur son blog. Nous vous encourageons à traiter avec précaution les messages transférés avant de les transférer à votre tour. » WhatsApp avait également acheté de pleines pages de publicité dans les journaux indiens, dans lesquelles elle avait donné des conseils pour repérer les fausses informations.
Le transfert de messages limité
Cette fois, à la suite des menaces explicites du gouvernement indien, WhatsApp a annoncé qu’il limiterait, dans le cadre d’un test en Inde, la possibilité de transférer des messages à cinq personnes ou groupes à la fois. Le bouton permettant de transférer instantanément une photo ou une vidéo sera aussi supprimé – il faudra une action de plus pour le faire. « Nous pensons que ces changements – que nous évaluerons – permettront de faire en sorte que WhatsApp reste ce qu’il est censé être depuis le début : une messagerie privée. »
Contrairement à Facebook ou Twitter, WhatsApp n’est pas un réseau social, sur lequel on peut partager publiquement des informations. Il s’agit effectivement d’une messagerie privée, sur laquelle on peut créer des groupes de discussion, et qui permet aussi de transférer des messages ou des images d’une discussion à l’autre. Une fonctionnalité particulièrement populaire en Inde, souligne WhatsApp, et qui a permis dans ce pays la large diffusion de rumeurs.
La maison mère de WhatsApp, Facebook, est elle aussi mise en difficulté par les fausses informations qui y circulent et multiplie les annonces pour y remédier. Mais une différence est notable : sur WhatsApp, les messages échangés sont chiffrés de bout en bout, ce qui signifie que seul l’envoyeur et le(s) destinataire(s) du message sont en mesure de le lire – même WhatsApp ne peut les déchiffrer. Il est donc impossible pour l’application, en l’état actuel des choses, de les détecter en analysant leur contenu.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-9">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.
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La délicate évaluation de l’impact économique des migrants

Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h12
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Réduire les arrivées de migrants irréguliers, mais comment ? En dépit de l’accord signé fin juin sur le sujet, les capitales européennes se déchirent toujours sur les modalités de leur politique migratoire, alors que les naufrages d’embarcations de fortune se multiplient au large des côtes libyennes. L’an passé, 538 000 demandeurs d’asile ont obtenu protection dans l’Union européenne, selon Eurostat (25 % de moins qu’en 2016). Parmi les questions soulevées par leur intégration, celle de leur impact économique suscite crispations et amalgames.
Afin d’y voir plus clair, nombre d’économistes se sont penchés sur le sujet ces derniers mois. « Une telle évaluation est délicate, car elle dépend du contexte, du pays, et du type de migration », détaille Anthony Edo, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Selon les variables choisies, les études aboutissent à des résultats parfois contradictoires. Un consensus se dégage néanmoins : « Passé l’effet transitoire, l’impact à long terme des migrations sur la richesse par habitant, et son évolution, est neutre », résume Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce qui n’empêche pas que les effets sectoriels et locaux soient parfois notables.

Différents mécanismes entrent en jeu sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance. Si l’on s’en tient au seul produit intérieur brut (PIB), l’effet est clairement positif : les migrants consomment et se logent, ce qui contribue mécaniquement à l’activité. Et lorsque de l’argent public est dépensé pour accueillir les réfugiés, il est aussitôt réinjecté dans l’économie – l’équivalent, en somme, d’une relance keynésienne.
Des effets contrastés sur le marché du travail
Dans une étude publiée fin juin, trois chercheurs du Centre national de la recherche scientifique, Hippolyte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La trajectoire de la dette publique des pays africains s’invite au menu du G20 finances, samedi 21 et dimanche 22  juillet à Buenos Aires, en Argentine
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L’Afrique au défi d’un emballement de la dette

La trajectoire de la dette publique des pays africains s’invite au menu du G20 finances, samedi 21 et dimanche 22  juillet à Buenos Aires, en Argentine



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h11
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

C’est une petite musique, inquiétante, que l’on entend résonner dans les cénacles des spécialistes du développement : la spirale de la dette menace à nouveau une partie de l’Afrique. Le phénomène est loin d’être uniforme à l’échelle du continent. Il est pourtant jugé suffisamment alarmant pour s’inviter au menu de la réunion des ministres des finances du G20, samedi 21 et dimanche 22 juillet, à Buenos Aires (Argentine), aux côtés de sujets plus propices au buzz médiatique tels que les risques de guerre commerciale ou la taxation des géants du numérique.
« Il y a une prise de conscience que l’endettement des pays les plus pauvres a beaucoup augmenté », confirme-t-on à Bercy. Et pour cause : fin 2017, la dette publique moyenne en Afrique subsaharienne atteignait 57 % du produit intérieur brut (PIB). Un quasi-doublement en cinq ans. Ce niveau demeure sans doute faible comparé aux standards occidentaux. Mais les risques de dérapage sont élevés dans des Etats qui mobilisent peu de recettes fiscales et dont les taux d’emprunt flambent à la moindre secousse.
Selon l’agence de notation S&P, les dépenses liées au service de la dette capturent 11 % des recettes des Etats du continent, contre 4 % en 2011. En Zambie, par exemple, on y consacre plus d’argent qu’à des postes tels que l’éducation.
Six pays en surendettement
Le Fonds monétaire international (FMI) estime que, dans la région, six pays sont désormais en situation de surendettement, contre seulement deux il y a cinq ans. Et neuf pays risquent fortement de le devenir. En 2017, le Mozambique puis la République du Congo ont fait défaut, après la mise au jour d’un empilement de dettes dissimulées au moyen de montages complexes.

L’Afrique est-elle donc partie pour revivre les heures sombres des années 1980 et 1990 ? Et ce, moins de vingt ans après les vastes opérations d’annulation de dettes, dans le cadre de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE), pilotée par le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La possibilité d’une escalade dans la guerre commerciale ouverte par Donald Trump, qui freinerait la croissance, inquiète les marchés. Face aux incertitudes, les investisseurs américains rapatrient depuis plusieurs mois leurs capitaux aux Etats-Unis.
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Bourses : les investisseurs se détournent de l’Europe

La possibilité d’une escalade dans la guerre commerciale ouverte par Donald Trump, qui freinerait la croissance, inquiète les marchés. Face aux incertitudes, les investisseurs américains rapatrient depuis plusieurs mois leurs capitaux aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h54
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

L’été sera-t-il chaud dans les salles de marchés et les bureaux de change ? Certes, les turbulences financières, comme les coups de soleil et les brûlures de méduse, ont une propension fâcheuse à survenir de préférence au mois d’août. « Nous sommes toujours prudents à cette époque de l’année. Les entreprises publient en ce moment leurs comptes pour le deuxième trimestre. Cela peut constituer un facteur d’instabilité, même si la saison s’annonce plutôt positive, souligne Olivier de Berranger, directeur de la gestion d’actifs à La Financière de l’Échiquier. La bonne tenue de la croissance mondiale, la qualité attendue des résultats des entreprises et la politique toujours ultra-accommodante de la Banque centrale européenne constituent autant de facteurs de soutien pour les Bourses européennes. »

« Les marchés se sont déjà fait très peur cette année. Le juge de paix, ce sera la publication des résultats semestriels des entreprises. S’il y a beaucoup de révisions en baisse des profits, la Bourse risque de subir une correction, mais si elle baisse sans changement notable des perspectives de progression des bénéfices, alors il faudra se positionner pour acheter », renchérit Igor de Maack, gérant de fonds chez DNCA Finance.
Entre sanctions et rétorsion
L’ombre du président américain, Donald Trump, plane toutefois sur les marchés financiers. « On s’attend à de la volatilité, principalement à cause de l’escalade dans la rhétorique guerrière autour du commerce international », prévient Laurent Boudoin, responsable de la gestion obligataire chez Sanso Investment Solutions. Le 10 juillet, Washington a publié une liste de biens, allant des sacs à main aux fruits et légumes en passant par les réfrigérateurs, soit 200 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine, susceptibles d’être frappés d’une taxe additionnelle de 10 % à la douane. Une deuxième vague, après les 50 milliards de dollars d’importations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La banque centrale adepte du « quantitative easing » peut être utile si l’on s’en sert ponctuellement pour sauver le monde, elle peut être nocive si l’on s’en sert durablement pour financer l’économie à un coût plus faible qu’il ne le mérite, explique l’économiste Karl Eychenne dans une tribune au « Monde ».
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« Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, est celui qui porterait le mieux la montre à moutarde »

La banque centrale adepte du « quantitative easing » peut être utile si l’on s’en sert ponctuellement pour sauver le monde, elle peut être nocive si l’on s’en sert durablement pour financer l’économie à un coût plus faible qu’il ne le mérite, explique l’économiste Karl Eychenne dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    20.07.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 09h55
    |

Karl Eychenne (Economiste, analyste dans une société de gestion d’actifs)







                        



                                


                            

Tribune. Une « montre à moutarde » est une montre classique qui donne le cours du temps mais qui peut également donner de la moutarde. Cet étrange instrument logique a été imaginé par le mathématicien et logicien Jean Yves Girard, directeur de recherches émérite au CNRS, médaille d’or du CNRS en 1983 : « Elles [les montres à moutarde] combinent les avantages des montres et des pots à moutarde : un parfait affichage du temps couplé à la quantité cruciale de moutarde suffisante pour faire face aux urgences » (« Les montres à moutarde : une approche intégrée au temps et à la nourriture », voir le lien PDF).
Il se trouve que les banques centrales contemporaines utilisent largement le principe des montres à moutarde : elles donnent classiquement le cours de l’argent, mais peuvent également injecter la moutarde des liquidités.
Aujourd’hui, les banquiers centraux nous annoncent que le temps de la normalisation est venu ; plus rien ne justifierait l’exception à la règle : l’ère QE toucherait à sa fin. Mais pourquoi faudrait-il se priver d’un outil aussi efficace ?
Elles ont probablement sauvé le monde en 2008 puis en 2011, mais elles l’ont aussi profondément changé. Tout cela à l’aide d’un seul outil : le « quantitative easing » (QE [ou « assouplissement quantitatif », programme de rachats de dettes publiques et privées)], ce privilège exorbitant que décide de s’octroyer un banquier central lorsqu’il le juge nécessaire. Il peut alors créer autant de monnaie qu’il le souhaite pour racheter les actifs dont personne ne veut plus (dette d’Etat ou d’entreprise, voire des actions dans le cas du Japon).
Aujourd’hui, les banquiers centraux nous annoncent que le temps de la normalisation est venu ; plus rien ne justifierait l’exception à la règle : l’ère QE toucherait à sa fin.
Mais pourquoi faudrait-il se priver d’un outil aussi efficace ? Ne pourrait-on pas imaginer des banques centrales durablement « augmentées », capables...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les Etats ont perdu le monopole du pouvoir au profit d’acteurs non gouvernementaux, au premier rang desquels de grands groupes internationaux. Avec cette place viennent les responsabilités, et autant d’attentes ou d’exigences nouvelles du public, estime dans une tribune au « Monde » Clara Paul-Zamour, conseil en stratégie de communication.
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Les crises Danone : quand « l’entreprise devient un objet politique »

Les Etats ont perdu le monopole du pouvoir au profit d’acteurs non gouvernementaux, au premier rang desquels de grands groupes internationaux. Avec cette place viennent les responsabilités, et autant d’attentes ou d’exigences nouvelles du public, estime dans une tribune au « Monde » Clara Paul-Zamour, conseil en stratégie de communication.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 06h45
    |

Clara Paul-Zamour (Directrice associée chez Angie Consulting, société de conseil en communication d'entreprises)







                        



                                


                            

Tribune. Danone traverse depuis le mois d’avril une crise majeure au Maroc, victime d’un puissant boycott de ses produits qui a fait plonger son chiffre d’affaires de 50 % en six semaines.
Tandis que la situation n’est pas encore apaisée, un front russe s’ouvre pour le groupe agroalimentaire, qui se débat désormais avec les accusations de violation des normes sanitaires par l’agence de contrôles Rosselkhoznadzor.
Turbulences d’opinion
Tout ceci alors que Danone se présente comme une entreprise en avance sur les attentes des consommateurs, pionnière dans sa volonté de concilier les exigences du marché et celles de la société ; que Danone est un groupe international piloté par un patron engagé, Emmanuel Faber, chantre de la Révolution de l’alimentation, de la transparence vis-à-vis du consommateur, du sans OGM, d’une « agriculture régénératrice ».
Cette entreprise aurait pu sembler à l’abri de ce type de turbulences d’opinion, protégée par ses pratiques comme par sa communication. D’où vient que ce groupe précurseur se trouve ainsi impacté par ces deux crises de nature profondément politique – une crise d’opinion au Maroc, et une crise aux accents géopolitiques en Russie ?

Danone est percutée par ce qui apparaît de plus en plus comme le lot commun des grandes entreprises : un regard beaucoup plus acéré, parfois déformant, de la société sur leurs pratiques, une pression accrue de l’opinion et une exposition médiatique croissante.
La mondialisation libérale a éclaté et redistribué le pouvoir. Les Etats en ont perdu le monopole au profit d’acteurs non gouvernementaux, au premier rang desquels de grands groupes internationaux dont la richesse dépasse le produit intérieur brut de certaines nations. Avec cette place viennent les responsabilités, et autant d’attentes ou d’exigences nouvelles du public.
Part d’irrationnel
Face à ce constat, la réaction en apparence économe est l’esquive : mieux vaut...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les retraits et les paiements réalisés en dehors de la zone euro sont payants. Mieux vaut adapter sa stratégie pour minimiser les commissions.
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Carte bancaire à l’étranger : la bonne stratégie pour limiter les frais

Les retraits et les paiements réalisés en dehors de la zone euro sont payants. Mieux vaut adapter sa stratégie pour minimiser les commissions.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h15
    |

                            Agnès Lambert








                        



   


Le petit rectangle de plastique situé dans votre portefeuille ne vous quittera pas de l’été : la carte bancaire est le moyen de paiement le plus naturel en vacances, en complément des espèces pour les petites dépenses. Mais attention, son utilisation peut peser sur votre budget vacances.
Aucune crainte si vous voyagez dans la zone euro : les paiements par carte sont gratuits, tout comme les retraits (jusqu’à trois, quatre ou cinq par mois selon les banques).
Frais fixes et frais variables
A l’extérieur de la zone euro, en revanche, les banques prévoient des frais à chaque utilisation de la carte bancaire. Pour un paiement, comptez entre 1 et 2 euros de frais fixes, auxquels s’ajoutent 2,30 % à 2,90 % de frais variables.
Pour un retrait de devises au distributeur, les banques facturent généralement 3 euros plus 2,2 % à 3 % du montant. Soit, par exemple des frais de 4,87 euros (3 euros + 2,2 % x 85 euros) pour un retrait de 100 dollars à Miami (Etats-Unis). Un touriste réalisant cinq retraits de 100 dollars pendant son séjour en Floride réglera donc 24,35 euros de frais, sans compter ceux sur les paiements.
« Il faut éviter au maximum les petites opérations, en particulier les retraits, pénalisés par des frais fixes élevés. Mieux vaut retirer une somme plus importante en une seule fois plutôt que de fractionner ses retraits. Attention toutefois à ne pas vous les faire voler ! », conseille Maxime Chipoy, responsable de Meilleurebanque.com.
Quelle que soit votre destination, il faut vérifier avant de partir les tarifs en vigueur dans votre banque. Car des spécificités existent. Ainsi, BNP Paribas ne facture pas les retraits hors zone euro s’ils sont réalisés dans un distributeur appartenant au réseau partenaire Global Alliance comprenant 52 000 distributeurs dans 50 pays.

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                Combien vous coûte votre banque selon votre profil



Par ailleurs, certains établissements affichent un tarif spécial pour les 31 pays de l’Espace économique européen (EEE), qu’ils soient ou non dans la zone euro. Ainsi, les clients du Crédit agricole Centre Loire et du Crédit mutuel Océan ne règlent pas de frais sur leurs retraits et paiement dans l’EEE, donc y compris en Islande et en Norvège. Idéal si vous voyagez dans ces pays. « Une poignée de banques traitent les opérations en couronne suédoise et en leu roumain comme des opérations réalisées en France, donc sans frais. C’est le cas par exemple dans quatre caisses de Crédit agricole (Alsace Vosges, Ile-de-France, Nord de France, Normandie Seine), ainsi que de la Banque Populaire Rives de Paris », ajoute Maxime Chipoy.
Notons par ailleurs quelques bonnes initiatives dans les réseaux : au Crédit agricole Ile-de-France, les jeunes disposant d’une carte 18-29 ne règlent pas de frais sur les paiements et les retraits hors zone euro. Enfin, certaines banques comme LCL, BNP Paribas et Société générale prévoient des frais réduits sur ces opérations pour les clients équipés d’une carte haut de gamme Visa Infinite.

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                A l’étranger, attention aux frais bancaires



De leur côté, les banques en ligne sont plus avantageuses que les réseaux : elles facturent entre 1,94 % (Boursorama, Fortuneo) et 2 % (ING Direct, Hello Bank, Orange Bank) pour les retraits et les paiements, sans frais fixes.
Les néobanques mettent aussi l’accent sur l’étranger pour séduire une clientèle jeune de plus en plus mobile. Ainsi, N26 ne facture pas les paiements et ne prélève que 1,70 % pour les retraits hors zone euro. Quant à Revolut, elle facture 0,50 % les paiements au-delà de 6 000 euros par mois, tandis que les retraits sont gratuits jusqu’à 200 euros par mois.

Un comparateur pour calculer les frais
Meilleurebanque.com a mis en ligne un calculateur de frais de carte bancaire. Cinq étapes permettent de chiffrer rapidement le coût de ces opérations. Il suffit d’indiquer sa destination, sa banque, éventuellement sa caisse régionale, sa carte, ses opérations… il n’est pas besoin de savoir si le pays est en zone euro ou non, d’avoir à distinguer la carte que l’on possède ou de connaître la politique tarifaire de sa banque. Tout est déjà programmé dans le calculateur.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Cette taxe additionnelle graduelle sur le certificat d’immatriculation se déclenchera pour les véhicules émettant 117 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 120 grammes actuellement.
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Automobile : le gouvernement va abaisser le seuil de déclenchement du malus en 2019

Cette taxe additionnelle graduelle sur le certificat d’immatriculation se déclenchera pour les véhicules émettant 117 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 120 grammes actuellement.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 21h17
    |

                            Éric Béziat








                        


Le ministère de la transition écologique et solidaire et le ministère des transports devraient annoncer, vendredi 20 juillet, une nouvelle baisse du seuil déclenchant un malus écologique lors de l’achat d’un véhicule particulier neuf. En 2019, cette taxe additionnelle graduelle sur le certificat d’immatriculation se déclenchera pour les véhicules émettant 117 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 120 grammes actuellement.
Cette annonce devrait se faire dans le cadre d’une présentation par les ministres Elisabeth Borne et Nicolas Hulot du volet mobilités propres et qualité de l’air de la future loi d’orientation des mobilités qui sera présentée en conseil des ministres à la rentrée.

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Les ministères concernés ont fait savoir que le bonus écologique, qui est maintenant réservé aux véhicules 100 % électriques (6 000 euros dans la limite de 27 % du coût d’acquisition pour une voiture) devrait, lui, être maintenu à un niveau élevé.
Des baisses successives
Ce système de bonus-malus écologique, inventé en 2008 dans la foulée du Grenelle de l’environnement, n’en est pas à sa première baisse. Lors de sa création, il se déclenchait à partir de 161 grammes de CO2. Et le durcissement de ces dernières années a été plus fort que celui de l’an prochain. On est en effet passé de 131 grammes en 2016 à 127 g en 2017 puis à 120 g en 2018.
Aujourd’hui cette surtaxe démarre à 50 euros si l’automobile que vous achetez émet 120 grammes de CO2 par kilomètre parcouru (une Renault Espace diesel par exemple), puis augmente de gramme en gramme pour atteindre 10 500 euros au-delà de 184 grammes (une Jaguar XE essence suralimentée par exemple).
Ce qui risque de compliquer l’affaire, c’est que cette extension du malus arrive à un moment où l’homologation est en train de changer, puisqu’on passe d’une norme dite NEDC à une nouvelle homologation appelée WLTP, plus exigeante et proche des conditions réelles de conduite. Une voiture dont la consommation (donc les émissions de CO2) vaut 120 en NEDC verra mathématiquement une augmentation en WLTP. Le gouvernement a fait savoir que le durcissement continuera sur la même tendance après application de la nouvelle norme, mais tout en tenant compte de ce changement de thermomètre. Reste à connaître les détails de cette adaptation fiscale, très attendue par toute l’industrie automobile.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans un entretien devant être diffusé vendredi à la télévision outre-Atlantique, le président des Etats-Unis critique la politique monétaire de l’institution.
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« Je ne suis pas emballé » : Trump attaque la dernière forteresse américaine, la Fed

Dans un entretien devant être diffusé vendredi à la télévision outre-Atlantique, le président des Etats-Unis critique la politique monétaire de l’institution.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 20h41
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 06h37
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

C’était une des dernières forteresses, la Fed. Donald Trump avait agréablement surpris en nommant des modérés à la tête de la banque centrale américaine, en particulier son président, Jerome Powell, républicain respecté. Et s’était abstenu de critiquer sa politique. Ce temps est désormais révolu. Dans un entretien devant être diffusé vendredi 20 juillet par la chaîne de télévision CNBC, le président des Etats-Unis critique la politique monétaire de l’institution, qui a relevé ses taux à deux reprises cette année et pourrait décider de deux nouvelles hausses avant le 31 décembre.
« Je ne suis pas emballé », déclare M. Trump dans cet entretien. « Parce que nous remontons, à chaque fois, ils veulent relever les taux. Je ne suis pas satisfait de cela, mais dans le même temps, je les laisse faire ce qu’ils pensent être le meilleur », explique-t-il selon le compte rendu de CNBC, alors que les taux états-uniens se situent entre 1,75 et 2 %.
M. Trump qualifie également M. Powell d’« homme très bien ». Ce dernier, soucieux de protéger ses prérogatives – mener en toute indépendance une politique monétaire qui assure plein emploi et stabilité des prix – s’est gardé depuis des mois de s’exprimer au-delà de son champ de compétence. Il a été très prudent sur la réforme fiscale de Donald Trump, dont chacun estime qu’elle est faite à contretemps, au haut du cycle et pourrait par la surchauffe qu’elle induit entraîner un retournement plus brutal qu’escompté de l’économie américaine. Et ne se prononce que du bout des lèvres sur la politique commerciale qui, comme il l’a rappelé lors de sa dernière conférence de presse, en juin, est du ressort du Congrès. Il a toutefois déclaré à la mi-juillet qu’une longue guerre commerciale serait négative pour l’économie américaine.

« Aucun président ne devrait interférer avec le travail de la Fed »
M. Powell veut absolument retrouver une politique monétaire normale, après la terrible...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Au début de juillet 2018, le grand groupe indien Tata annonçait la fin de la production continue de son modèle Nano, lancé en grande pompe il y a dix ans.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les informations concernant les émissions produites lors de la combustion ne figurent plus sur les paquets. Des fumeurs dénoncent un manque de transparence.
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Tabac : pourquoi les taux de nicotine, goudron et monoxyde de carbone ont disparu des paquets

Les informations concernant les émissions produites lors de la combustion ne figurent plus sur les paquets. Des fumeurs dénoncent un manque de transparence.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 18h23
    |

            Faustine Vincent








                        



                                


                            
La mesure est passée en toute discrétion, éclipsée par l’arrivée du paquet neutre. Depuis le 20 mai 2016, les taux de nicotine, de goudron et de monoxyde de carbone ne figurent plus sur les paquets. Ces informations sur les émissions produites lors de la combustion des cigarettes ont été remplacées par un avertissement générique en gras : « La fumée du tabac contient plus de 70 substances cancérigènes ». Concomitant de l’instauration en France du paquet neutre, ce retrait relève d’un autre dispositif législatif, en l’occurrence la transposition d’une directive européenne de 2014, qui vise à « améliorer le fonctionnement du marché intérieur européen pour le tabac et ses produits dérivés, tout en assurant un haut niveau de protection de la santé des Européens ».
De nombreux fumeurs ne se sont même pas aperçus de cette disparition. D’autres s’en sont émus. Jérôme Duffieux, directeur général de Traditab, une petite entreprise française qui produit la marque 1637, a ainsi été assailli de coups de fil de consommateurs fâchés et suspicieux. « Plus d’une centaine d’entre eux nous ont demandé : “Pourquoi vous ne mettez plus ces informations ?” “Vous nous mentez ?” La plupart des fabricants de tabac ont connu ce phénomène », témoigne-t-il.

Sur un forum de fumeurs, l’un d’eux s’étonne : « Alors que tous les ingrédients doivent figurer en matière d’alimentation, la disparition des composants des cigarettes est inadmissible et dangereuse, puisqu’on ne peut même plus essayer de limiter les dégâts en fumant celles qui ont le moins de goudron, substance la plus nocive. »
Des indications jusqu’alors imprécises
Informer moins pour protéger mieux : l’équation peut surprendre. La directive européenne, qui s’appuie sur des études scientifiques, estime toutefois que l’affichage des taux de goudron, nicotine et monoxyde de carbone était « trompeur », puisque « les fumeurs étaient ainsi amenés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’audience se tiendra la semaine prochaine au tribunal de commerce spécialisé d’Evry. La filiale française du groupe américain possède 53 magasins.
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Toys’R’Us France demande son placement en redressement judiciaire

L’audience se tiendra la semaine prochaine au tribunal de commerce spécialisé d’Evry. La filiale française du groupe américain possède 53 magasins.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 06h36
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Mauvaise nouvelle pour le secteur de la distribution de jouets. La filiale française du géant américain Toys’R’Us, qui avait annoncé le 15 mars la mise en liquidation de ses activités américaines, va se placer en redressement judiciaire. Son directeur général, Jean Charretteur, a annoncé, mercredi 18 juillet, aux représentants du personnel qu’il avait déposé auprès du tribunal de commerce spécialisé d’Evry une demande pour placer la société en redressement judiciaire. L’audience se tiendra la semaine prochaine.

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« Cela va nous permettre de continuer l’activité dans un contexte plus sécurisé et de finaliser les discussions en cours avec les investisseurs potentiels et les prêteurs américains. L’idée est de protéger la société », explique Jean Charretteur.
L’un des repreneurs potentiels est Pierre Mestre, l’actionnaire majoritaire du groupe Orchestra qui distribue habillement pour enfants et puériculture avec son enseigne Prémaman au travers de près de 300 magasins en France. Il serait accompagné d’autres investisseurs. Certes, le groupe Orchestra n’est pas au meilleur de sa forme. Il vient d’échapper de peu à la cessation de paiements, grâce à une conciliation pour repousser de deux ans le remboursement de sa dette bancaire et l’entrée à son capital d’un fonds d’investissement.
Elargir sa clientèle
Leur projet prévoit un certain nombre de synergies, notamment au niveau des accords de franchise, mais aussi commerciales. Cela permettrait au distributeur de jouets d’élargir sa clientèle sur un segment où elle est moins forte : les bébés de moins de un an. Ceci en intégrant l’offre à destination des futures mamans du distributeur textile dans ses magasins, mais également en utilisant des espaces dans ses magasins de grande taille pour y loger des attractions pour faire venir les enfants et leurs parents (trampoline, ateliers…).
Des discussions financières sont également menées avec un groupe de créanciers américains détenteurs des droits de propriété intellectuelle de Toys’R’Us, afin que l’entité française puisse conserver son nom.

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Le placement en redressement judiciaire est un bol d’air pour l’entité française de Toys’R’Us, à la tête de 53 magasins, puisque la procédure gèlera ses dettes. Mais elle reste une très mauvaise nouvelle pour les fabricants de jouets. Ceux-ci ont déjà du mal à se remettre du placement en redressement judiciaire, le 13 mars, de l’enseigne La Grande Récré, où certains ont laissé des ardoises atteignant plusieurs millions d’euros.
Depuis la mise en liquidation du groupe Toys’R’Us aux Etats-Unis, l’ensemble de ses activités internationales ont connu des sorts plus ou moins funestes. Les branches américaines, britanniques et australiennes ont mis la clé sous la porte. En Allemagne, Autriche et Suisse, 93 points de vente ont été rachetés, le 21 avril, pour un montant non dévoilé, par la chaîne de magasins de jouets irlandaise Smyths Toys, à la tête de 110 magasins en Irlande et en Grande-Bretagne. L’entité canadienne a été sauvée et, en Asie, des discussions sont toujours en cours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’historien Laurent Warlouzet explique, dans une tribune au « Monde », que le prisme de la lutte euro-américaine s’avère trop simpliste dans cette affaire. Margaret Vestager a choisi de concentrer son action sur les arrangements fiscaux accordés aux entreprises étrangères, un domaine ignoré auparavant.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Amende Google : les « décisions de la commissaire à la concurrence s’inscrivent dans une tentative de régulation des multinationales »

L’historien Laurent Warlouzet explique, dans une tribune au « Monde », que le prisme de la lutte euro-américaine s’avère trop simpliste dans cette affaire. Margaret Vestager a choisi de concentrer son action sur les arrangements fiscaux accordés aux entreprises étrangères, un domaine ignoré auparavant.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h18
    |

                            Laurent Warlouzet (Professeur d’histoire à l’université du Littoral-Côte-d’Opale)








                        



                                


                            

Tribune. Après Amazon, Starbucks et Apple, c’est maintenant au tour de Google de passer à nouveau sous les fourches caudines de la Commission européenne. Cette dernière lui a infligé le 18 juillet une amende record de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante dans le domaine de l’internet mobile.
Le géant de Cupertino avait déjà été condamné en 2017 à 2,4 milliards d’euros, pour abus de position dominante dans les comparateurs de prix. Il n’en faut pas plus pour que l’exécutif européen soit soupçonné d’un biais antiaméricain, surtout en pleine offensive commerciale du président Trump. La Commission européenne sombrerait-elle dans un protectionnisme déguisé sous les oripeaux des règles du libre marché, celles-là même que la politique de la concurrence est censée promouvoir ?
Les entreprises américaines dans le viseur
De fait, toutes les entreprises citées plus haut ont été visées par des procédures d’infraction aux règles européennes dans les quatre dernières années (2015-2018). Ces cas ont été très médiatisés, en premier lieu par la commissaire européenne à la concurrence, la redoutable Margaret Vestager. Google a hérité des amendes les plus lourdes.
Dans la dernière affaire, il lui est reproché notamment de profiter de l’omniprésence de son logiciel d’exploitation Android, qui équipe 80 % des smartphones, pour imposer la « vente liée » d’autres produits, notamment Google search et Google chrome.

Déjà en 2008, un autre géant américain de l’informatique, Microsoft, avait été condamné à plus de 800 millions euros d’amende pour abus de la position dominante du système d’exploitation Windows. Peu après, Intel avait été victime en 2009 d’une amende d’un milliard d’euros pour un motif identique, cette fois dans le domaine des microprocesseurs.
Google, Microsoft, Intel : les géants américains de l’informatique peuvent légitimement s’inquiéter de l’activisme de la Commission européenne, d’autant...




                        

                        

