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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron, considère que, dans cette affaire Benalla, « la coopération loyale de la présidence de la République sera un marqueur important ».
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Jean-Pierre Mignard : « L’Elysée a sous-estimé la faute d’Alexandre Benalla »

Jean-Pierre Mignard, avocat pénaliste, proche du président Emmanuel Macron, considère que, dans cette affaire Benalla, « la coopération loyale de la présidence de la République sera un marqueur important ».



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h57
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Proche du président Emmanuel Macron, l’avocat Jean-Pierre Mignard revient sur l’affaire Benalla, collaborateur du chef de l’Etat placé en garde à vue, le vendredi 20 juillet, quarante-huit heures après les révélations du Monde. La présidence de la République a annoncé le même jour avoir engagé « la procédure de licenciement » d’Alexandre Benalla, pour des « faits nouveaux » concernant ce collaborateur mis en cause après la diffusion de vidéos le montrant frappant un homme à terre le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris.
Quelle a été votre réaction après l’ouverture par le parquet d’une enquête pour violences et usurpation de fonctions visant un chargé de mission à l’Elysée, Alexandre Benalla, proche du président Macron ?
Jean-Pierre Mignard : Pour moi, en tant qu’avocat qui a connu depuis longtemps un grand nombre d’affaires publiques, sous la Ve République, c’est la manifestation de ce que la justice est décidément devenue indépendante. Et étrangement j’en ai tiré une profonde satisfaction. Ce que j’avais constaté du temps de Lionel Jospin puis de François Hollande et enfin avec Emmanuel Macron, c’est que l’exécutif sous la Ve République ne pervertit plus, enfin, l’action de la justice.

Mais pourquoi ni la police ni l’Elysée n’ont saisi le parquet au titre de l’article 40 du code de la procédure pénale, alors que l’affaire remonte au 1er mai ?
Ils auraient évidemment dû ! Ils ont vraisemblablement placé la sanction (une mise à pied de quinze jours) sur le plan administratif et sous-estimé la faute… En réalité, je pense que l’on constate là, comme dans tous les pouvoirs, dans tous les corps constitués, dans toutes les organisations professionnelles, une réaction identique : celle de protéger les siens au risque de se faire beaucoup de mal.

Pour être complet, c’est une attitude qui est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Quarante-huit heures après les révélations du Monde, les professeurs de droit à l’université Paris I - Panthéon Sorbonne, Dominique Rousseau et Paul Cassia reviennent sur cette affaire, qui casse l’image de la République exemplaire souhaitée par le chef de l’Etat
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Alexandre Benalla, l’affaire qui rompt l’espoir d’exemplarité démocratique

Quarante-huit heures après les révélations du Monde, les professeurs de droit à l’université Paris I - Panthéon Sorbonne, Dominique Rousseau et Paul Cassia reviennent sur cette affaire, qui casse l’image de la République exemplaire souhaitée par le chef de l’Etat



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h30
   





                        


Le 18 juillet dernier, Le Monde révélait la faiblesse des sanctions contre le chargé de mission à la présidence, Alexandre Benalla, proche du chef de l’Etat, après la diffusion de vidéos le montrant entrain de frapper un manifestant le 1er mai. Ce 20 juillet dernier, l’ex agent de sécurité et conseiller de l’Elysée a été placé en garde à vue pour « violences en réunion, usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservées à l’autorité publique et complicité de détournement d’images de vidéo surveillance », en plus de l’annonce de son licenciement par la présidence de l’Elysée.
Pour Dominique Rousseau, la transgression du principe d’exemplarité et d’impartialité par le gouvernement conduit à l’effondrement de la démocratie, et montre la nécessité d’une refonte institutionnelle. Tandis que pour Paul Cassia, cette affaire montre une « transparence de façade » du président, alors que « la République paraît d’autant plus fragile aujourd’hui que ses valeurs dépendent comme jamais de l’exemplarité d’un seul homme ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Dès la première embauche, les écarts de rémunérations demeurent cependant importants entre les hommes et les femmes.
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Diplômés de Sciences Po : insertion professionnelle et salaires en hausse

Dès la première embauche, les écarts de rémunérations demeurent cependant importants entre les hommes et les femmes.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h20
    |

                            Service Campus








                        



   


L’étude insertion 2018 de Sciences Po montre une amélioration de l’entrée de ses jeunes diplômés sur le marché du travail, ainsi que de leurs rémunérations. Etablie à partir des réponses de 1 591 diplômés en 2016 ayant intégralement répondu à l’enquête (sur 2 095 contactés), elle confirme la diversité des débouchés professionnels pour ces élèves généralistes, y compris à l’étranger.

        Lire aussi :
         

                Est-ce que Sciences Po mène vraiment à tout ?



Plusieurs indicateurs sont mis en avant : 84 % des diplômés cherchant un emploi l’ont trouvé moins de six mois après leur sortie de l’institut d’études politiques parisien, et 39 % avant même la fin de leurs études. Portés par un marché du travail plus favorable, 81,3 % des répondants à l’enquête ont commencé à chercher un travail en sortant de Sciences Po sans poursuivre de formation complémentaire, en hausse de 5,3 points. La rémunération moyenne brute s’établit, primes incluses, à 37 164 euros annuels, progressant de 604 euros par rapport à la promotion précédente.
Néanmoins, tous les résultats ne sont pas favorables, reconnaît le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, dans la présentation de l’étude :
« Si les niveaux de rémunération sont attractifs (37 K€) pour l’ensemble des jeunes diplômés, nous n’ignorons pas les écarts persistants entre les femmes et les hommes, et notre institution met tout en œuvre pour les réduire (création récente de la chaire pour l’entrepreneuriat des femmes, cycle d’ateliers dédiés à l’égalité femmes-hommes, etc.). »
Quand les hommes gagnent en moyenne 41 089 euros, les femmes doivent se contenter de 34 708 euros.

        Lire le compte-rendu 2014  :
         

          Après Sciences Po, une insertion professionnelle inégale



Une partie de cet écart s’explique par le choix de spécialités plus rémunératrices par les hommes : ils sont plus représentés dans le conseil, la haute administration et le secteur financier (banque, assurance), les trois premiers employeurs des diplômés de Sciences Po, tandis que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à choisir le secteur des ONG et des associations ainsi que des organisations internationales.
Enfin, 34 % des Sciences Po travaillent à l’étranger, les premiers pays cités étant dans l’ordre l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Belgique.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Comment Sciences Po s’est internationalisé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Visé par une procédure de licenciement lancée par l’Elysée, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi. Le directeur de cabinet de l’Elysée a été entendu comme témoin.
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Le point sur l’affaire Benalla, quarante-huit heures après les premières révélations

Visé par une procédure de licenciement lancée par l’Elysée, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi. Le directeur de cabinet de l’Elysée a été entendu comme témoin.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h49
   





                        



L’affaire Benalla a pris une nouvelle tournure vendredi 20 juillet avec l’annonce, par l’Elysée, d’une procédure de licenciement visant Alexandre Benalla ainsi que son placement en garde à vue.
La diffusion de vidéos montrant ce chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République et chargé de la sécurité, identifié par Le Monde en train de frapper un jeune homme lors des manifestations du 1er-Mai, a suscité un flot de critiques et de questions, et entraîné des réactions en chaîne.

        Nos révélations :
         

          « Le Monde » identifie, sur une vidéo, un collaborateur de Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris



Des « faits nouveaux », Alexandre Benalla bientôt licencié
Sous la pression, l’Elysée a finalement lâché Alexandre Benalla, quarante-huit heures après les premières révélations du Monde. Les sanctions prises jusqu’à présent, une mise à pied de deux semaines avec suspension de salaire et un changement d’affectation, étaient un « dernier avertissement avant licenciement », avait déclaré jeudi le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit.
Arguant de « faits nouveaux constitutifs d’une faute commise » et faisant « l’objet d’une procédure judiciaire », l’Elysée a annoncé vendredi avoir « pris la décision d’engager la procédure de licenciement d’Alexandre Benalla ». Sans donner plus de détails, la présidence a justifié cette décision par le fait que celui-ci, « aux fins de prouver son innocence, […] aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir ».
Tout porte à croire qu’il s’agit d’images de vidéosurveillance, en lien avec l’enquête préliminaire ouverte, qui ont été « indûment communiquées à un tiers dans la soirée du 18 juillet », comme l’a révélé la préfecture de police dans un communiqué de presse, vendredi. C’est pour avoir extrait ces images que trois cadres de la préfecture de police de Paris ont été suspendus, jeudi soir, à titre conservatoire. Des agissements condamnés « lourdement » par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

        Comprendre pourquoi
         

          trois responsables policiers ont été suspendus



Alexandre Benalla et Vincent Crase placés en garde à vue
Dans la matinée, M. Benalla a été placé en garde à vue à Paris dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte la veille. Il est visé pour des faits de « violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions », « port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique » et « complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection ».
L’enquête a été ouverte à l’initiative du parquet de Paris, et les investigations ont été confiées à l’inspection générale de la police nationale et à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d’accueil pour La République en marche (LRM), qui accompagnait Alexandre Benalla et les forces de l’ordre lors des manifestations du 1er-Mai, a également été placé en garde à vue vendredi pour « violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public » et « usurpation de fonctions ».
Le directeur de cabinet de l’Elysée entendu comme témoin
Supérieur hiérarchique de M. Benalla à l’Elysée, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans l’enquête. C’est lui qui avait délivré une autorisation à Alexandre Benalla pour assister en tant qu’« observateur » à la manifestation parisienne du 1er-Mai.
Contacté par Le Monde avant la publication de l’article révélant les brutalités commises par M. Benalla, M. Strzoda avait affirmé avoir convoqué son collaborateur le 1er mai après avoir vu les vidéos des violences. Le directeur de cabinet assurait également avoir aussitôt prévenu le président de la République, alors en déplacement en Australie.
Selon nos informations, Alexandre Benalla disposait d’un certain nombre de privilèges auprès de l’Elysée. L’ancien « M. Sécurité » du président de la République avait ainsi lui-même déclaré être domicilié, depuis le 9 juillet, dans une dépendance de l’Elysée, au 11, quai Branly, dans le très chic 7e arrondissement de Paris. Outre ce prestigieux logement de fonction, il dispose également d’une voiture avec chauffeur.

        Notre décryptage :
         

          Quand la « bande d’Alexandre » suit Macron à l’Elysée



Commissions d’enquête et motion de censure
Alors que l’enquête judiciaire en est à son commencement, beaucoup de questions restent sans réponse : pourquoi l’Elysée n’a-t-il pas pris de sanctions plus fortes ? Pourquoi n’a-t-il pas signalé les agissements de M. Benalla à la justice ? Pourquoi celui-ci a-t-il continué à travailler pour l’Elysée ?

        Lire les réactions :
         

          le licenciement salué par la majorité, les oppositions dénoncent des « mensonges » de Collomb



Vendredi, les débats parlementaires ont encore été parasités par l’affaire, alors que la commission des lois de l’Assemblée nationale a annoncé la veille s’être transformée en commission d’enquête pour une durée d’un mois, afin de faire la lumière sur « les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er-Mai ». La commission des lois du Sénat a annoncé de son côté qu’elle auditionnerait Gérard Collomb mardi après-midi, après avoir demandé, lundi, les prérogatives d’une commission d’enquête, pour une durée de six mois. De leur côté, les députés de La France insoumise ont proposé à tous les parlementaires de déposer ensemble une motion de censure du gouvernement.

Au cœur de la tourmente, Emmanuel Macron est resté stoïque et silencieux, refusant à de multiples reprises de répondre aux questions des journalistes alors qu’il était en déplacement en Dordogne jeudi. Vendredi, contrairement aux usages en vigueur lors d’une visite de chef d’Etat, le déjeuner de M. Macron avec le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, n’a pas été suivi d’une conférence de presse commune des deux dirigeants.

        Lire aussi :
         

                Affaire Benalla : l’exécutif à la peine




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Selon le professeur de droit Paul Cassia, l’impunité dont a bénéficié l’ex-agent de sécurité d’Emmanuel Macron invite à réinterroger la séparation des pouvoirs et l’inviolabilité du président de la République.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« L’affaire Benalla appelle un vaste changement institutionnel »

Selon le professeur de droit Paul Cassia, l’impunité dont a bénéficié l’ex-agent de sécurité d’Emmanuel Macron invite à réinterroger la séparation des pouvoirs et l’inviolabilité du président de la République.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h33
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h16
    |

Paul Cassia (professeur des universités à l’université Panthéon-Sorbonne, Paris-I)







                        



                                


                            

Se pourrait-il que, malgré l’extrême gravité des faits, l’affaire Benalla/Crase ait des conséquences institutionnelles bienvenues ? Le choc qu’elle commence à produire évoque la « disruption » – l’éclatement, la perturbation – que le président de la République appelait de ses vœux dans un entretien publié mardi 1er mai  2018 par le magazine américain Forbes, le jour même où l’un de ses chargés de mission faisait le coup de poing place de la Contrescarpe.

Elle montre, à l’heure où les seuls parlementaires de la majorité sont en passe d’adopter une loi contre les « infox », que c’est le pouvoir lui-même qui est à l’origine de nombre de fausses informations : en expliquant à l’Assemblée nationale qu’Alexandre Benalla s’était rendu place de la Contrescarpe « sans autorisation », la garde des sceaux a contredit le porte-parole et le directeur de cabinet de l’Elysée, eux-mêmes en désaccord sur le point de savoir si le chargé de mission était ou non en congé, avant que la ministre revienne dans l’après-midi sur ses propos matinaux.
Une transparence de façade
Cette affaire souligne que l’Elysée est autant, sinon davantage que sous les quinquennats précédents, un bunker, où le président de la République affiche une transparence de façade, à coups de charte, d’arrêtés et de décrets, mais peut en pratique superposer au service officiel dédié à sa sécurité une escouade parallèle faite d’agents contractuels recrutés, rémunérés et affectés selon son désir et pour la durée qu’il souhaite.
Elle révèle les limites de la séparation des pouvoirs à la française, lorsqu’il revient au parquet de décider d’ouvrir une enquête préliminaire concernant des faits relatifs à un collaborateur du président de la République alors que ce parquet est placé sous l’autorité de la garde des sceaux, et lorsque la brigade à qui l’enquête a été confiée dépend du ministre de l’intérieur, pourtant avisé des faits litigieux depuis le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.
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Accusations de viols contre Tariq Ramadan : la demande d’annulation des mises en examen rejetée

L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h23
   





                        


Les juges d’instruction ont rejeté la demande d’annulation des mises en examen pour viols de l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, formulée par son avocat, a annoncé vendredi 20 juillet une source proche du dossier.
Il a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque et ancienne salafiste Henda Ayari et d’une autre femme, surnommée Christelle dans les médias.

        Lire aussi :
         

                Affaire Tariq Ramadan : la version d’Henda Ayari remise en cause par les enquêteurs



Une troisième femme l’accuse également de viols et l’islamologue a été placé sous le statut de témoin assisté dans ce volet.
Dans leur ordonnance de trois pages, les juges écrivent que les éléments matériels fournis par Christelle, qui affirme avoir été violée le 9 octobre 2009 dans un hôtel à Lyon, « se sont révélés exacts » après les investigations et que ses déclarations réitérées sont « circonstanciées et précises ».
Concernant Mme Ayari, qui a été confrontée pour la première fois à Tariq Ramadan jeudi, les magistrats soulignent qu’elle a eu des déclarations « hésitantes » quant à la date et au lieu du viol présumé mais que « les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Tariq Ramadan subsistent ». Ils considèrent dès lors « prématurée » une annulation de la mise en examen, puisque des investigations sont toujours en cours.

        Lire aussi :
         

                Accusations de viols et d’agressions sexuelles : les multiples « affaires Tariq Ramadan »



Dans sa plainte initiale, en octobre 2017, cette plaignante affirmait avoir été violée au début du printemps 2012, dans un hôtel de l’Est parisien. Elle avait ensuite fait évoluer son récit, évoquant alors la date du 26 mai 2012 et un lieu précis : l’hôtel Crowne Plaza de la place de la République.
Mais les récentes investigations ont mis au jour qu’elle se trouvait à cette date à Rouen, au mariage de son demi-frère. Jeudi, lors de la confrontation, elle avait dit ne pas pouvoir donner une date précise pour les faits dont elle accuse l’islamologue de 55 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Pour le professeur de droit Dominique Rousseau, l’affaire Benalla révèle l’état dégradé des pratiques politiques, et la nécessité de refonder les institutions censées faire vivre la démocratie « entre deux moments électoraux ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Sans vertu politique, « la démocratie s’effondre et les populismes s’épanouissent »

Pour le professeur de droit Dominique Rousseau, l’affaire Benalla révèle l’état dégradé des pratiques politiques, et la nécessité de refonder les institutions censées faire vivre la démocratie « entre deux moments électoraux ».



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h36
    |

Dominique Rousseau (professeur de droit public à l’Université Paris 1, Panthéon Sorbonne)







                        



                                


                            

1988 : « Contre l’Etat RPR et l’Etat PS, je veux un Etat impartial », promet Raymond Barre lors de la campagne présidentielle. 1993 : « L’Etat républicain est un Etat impartial », déclare le premier ministre Edouard Balladur devant l’association des préfets. 2007 : « L’enjeu de l’élection présidentielle est l’Etat impartial », annonce Ségolène Royal suivie par Nicolas Sarkozy défendant « une République irréprochable ». 2012 : « Moi président, la République sera exemplaire », scande François Hollande. 2017 : « Je veux instaurer une République exemplaire », affirme Emmanuel Macron. Le thème de l’exemplarité est… en marche depuis au moins trente ans dans les campagnes électorales et il s’est souvent abîmé dans la gestion gouvernementale.
Le peuple est capable d’attendre, à une condition : que ceux qui le gouvernent aient pour guide et pour principe la vertu au sens que Montesquieu donnait à ce mot.
Il est pourtant au cœur de l’exigence démocratique depuis toujours. Chômage, bien sûr trop haut. Salaires, bien sûr trop bas. Impôts, bien sûr trop lourds. Mais la corruption ? Mais les abus de pouvoir à des fins d’intérêt personnel ? Mais les trafics d’influence ? A regarder le long temps de l’histoire comme les événements d’aujourd’hui, la misère ne suffit pas toujours pour provoquer la colère politique du peuple. Car il est capable de comprendre les difficultés des responsables politiques à peser sur les structures et les décideurs économiques ; il est capable de voir les efforts déployés pour limiter les dégâts sociaux ; et donc il est capable d’attendre.
A une condition : que ceux qui le gouvernent aient pour guide et pour principe la vertu au sens que Montesquieu donnait à ce mot, c’est-à-dire, le courage, pour les gouvernants, de renoncer à leurs intérêts particuliers, de soutenir l’esprit d’égalité et de se soumettre aux lois qui expriment la volonté générale. Que ce courage se perde, que les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Tous deux originaires de l’Eure, le secrétaire d’Etat à la transition écologique et le professionnel de la sécurité se sont connus au sein de la réserve opérationnelle de la gendarmerie. Ils n’ont jamais perdu le contact depuis.
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Sébastien Lecornu fut le « commandant de peloton d’Alexandre Benalla, en 2012 ou 2013 »

Tous deux originaires de l’Eure, le secrétaire d’Etat à la transition écologique et le professionnel de la sécurité se sont connus au sein de la réserve opérationnelle de la gendarmerie. Ils n’ont jamais perdu le contact depuis.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h04
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h18
    |

            Cédric Pietralunga








                        



   


C’est l’une des nombreuses surprises qui émaillent le parcours d’Alexandre Benalla, le chargé de mission à l’Elysée impliqué dans des violences lors des manifestations du 1er mai à Paris. Selon nos informations, confirmant celles de Libération, le responsable de la sécurité de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron est également un proche de Sébastien Lecornu, ancien membre du parti Les Républicains (LR), devenu secrétaire d’Etat à la transition écologique dans le gouvernement d’Edouard Philippe.
Originaires de l’Eure tous les deux, séparés par seulement six années, l’ancien élu LR et le professionnel de la sécurité se sont connus au sein de la réserve opérationnelle de la gendarmerie, une force composée d’environ 25 000 volontaires, mobilisée dans certaines situations pour renforcer les effectifs de la gendarmerie nationale. « J’ai été le commandant de peloton d’Alexandre Benalla, confirme Sébastien Lecornu, interrogé par Le Monde. J’ai dû l’avoir une dizaine de fois sous mon commandement, en 2012 ou 2013. »

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                Sous la pression, l’Elysée lâche Benalla



« Pas un mauvais gendarme, au contraire »
Selon le secrétaire d’Etat, qui a quitté la réserve de la gendarmerie après son élection à la mairie de Vernon (Eure) en 2014 — il fut également président (LR) du conseil départemental de l’Eure de 2015 jusqu’à son entrée au gouvernement, en 2017 —, Alexandre Benalla « n’était pas un mauvais gendarme de réserve, au contraire ». Les deux hommes étaient notamment chargés de faire des patrouilles pour lutter contre les cambriolages, lors des vacances d’été et de Noël, ou de mener différentes opérations de prévention.
Selon M. Lecornu, Alexandre Benalla l’aurait d’ailleurs sorti d’un « très mauvais pas » lors d’une opération menée conjointement dans le nord de l’Eure. A la recherche d’un individu « présumé dangereux », ils l’auraient retrouvé à bord d’une voiture dans un lotissement. Celui-ci aurait alors foncé sur leur véhicule de fonction, côté passager, où se trouvait le futur secrétaire d’Etat. « Benalla, qui était au volant, a eu le réflexe d’enclencher la marche arrière et de reculer in extremis notre voiture », se souvient Sébastien Lecornu.
Depuis cette période, les deux hommes se seraient recroisés à différentes occasions, notamment lors de cérémonies de la gendarmerie, et seraient restés en contact sur le réseau Facebook, où ils sont amis. « Je savais qu’il avait travaillé pour des membres du Parti socialiste, mais je l’ai surtout revu régulièrement à l’Elysée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron », assure le proche d’Edouard Philippe et de Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics.
Le chauffeur de M. Lecornu au conseil départemental de l’Eure, qui l’a suivi au ministère de la transition écologique, aurait également maintenu le contact entre les deux hommes. « C’est un réserviste de la gendarmerie lui aussi, qui connaît très bien Alexandre Benalla. Il est donc arrivé que tout le monde se croise à des événements ou prenne des cafés ensemble près de la mairie » de Vernon, explique un proche du secrétaire d’Etat.
Interrogé sur le comportement de M. Benalla lors des manifestations du 1er mai à Paris, Sébastien Lecornu n’a pas souhaité faire de commentaire.

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                Affaire Benalla : quand la « bande d’Alexandre » suit Macron à l’Elysée






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Délaissées au profit des séjours multiactivité, les colos à l’ancienne disparaissent. Reportage en Auvergne, à Murat-le-Quaire, où sur les quatre centres de vacances, un seul tourne encore. Mais un autre connaît une seconde vie en accueillant des migrants.
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Le déclin des jolies colonies de vacances


                      Délaissées au profit des séjours multiactivité, les colos à l’ancienne disparaissent. Reportage en Auvergne, à Murat-le-Quaire, où sur les quatre centres de vacances, un seul tourne encore. Mais un autre connaît une seconde vie en accueillant des migrants.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h26
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        
Les marguerites, les orties et les herbes folles ont tout envahi. L’averse vient de s’arrêter et le soleil sèche le terrain de basket. Derrière d’immenses pins, on aperçoit une soucoupe volante géante. C’est le réfectoire. Sur le bâtiment de trois étages avec vue sur les montagnes auvergnates, la peinture s’écaille par endroits. L’escalier de secours en béton se fissure. « Colonie de vacances de Clichy-la-Garenne », annoncent de grosses lettres blanches à l’entrée. Mais plus aucun cri d’enfants de banlieue parisienne ne résonne ici.
En contrebas de Murat-le-Quaire, bourg d’à peine 500 habitants dans le Puy-de-Dôme, le centre est à l’abandon depuis quatre ans. Pourtant, l’endroit est magnifique et l’air d’une pureté à faire planer tout citadin élevé aux particules fines. On comprend vite pourquoi le chanteur Jean-Louis Murat, qui a passé son enfance ici (d’où ce nom de scène), demeure si attaché à ces grands espaces.
Des travaux estimés à 5 millions d’euros
Dans le village perché à 1 000 mètres, surplombant la ville thermale de La Bourboule, Gérard Brugière reçoit dans sa mairie en pierre. Ce lundi 11 juin, il se désespère. Clichy l’a appelé le matin même pour lui annoncer que l’acquéreur du centre et du parc de 5 hectares, à hauteur de 200 000 euros, avait fait faux bond.
Il faut dire que l’édile et ses adjoints avaient un peu de mal à croire au projet : piscine en sous-sol, hôtel et restaurant quatre étoiles, lotissement, commerces, boîte de nuit… À Murat, on est plus randos que stilettos. Gérard Brugière, qui garde les clés du centre, avait pensé y installer une maison de retraite et un musée. « Mais j’ai estimé les travaux à 5 millions d’euros, précise-t-il. Même pour 1 euro symbolique, la commune ne peut pas le racheter. »

En France, comme à Murat-le-Quaire, les colonies de vacances sont en voie de disparition. Dans les années 1990, le village comptait quatre centres en activité, il n’en reste plus qu’un. Au...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.
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Saturnin, Rintintin, Flipper… Le douloureux destin des animaux stars 
                  
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Le Monde
 |
                  20.07.2018 à 14h23


Ces stars à poil ou à plume ont longtemps fait briller les yeux des enfants. Mais ils ont chèrement payé la rançon de leur gloire. Aujourd’hui, leurs descendants jouent sur des tournages garantis sans mauvais traitements, après avoir été coachés comme des pros.

Par             Philippe Ridet





                     
Il y a très longtemps, sans doute à la fin des années 1960 ou au début de la décennie suivante, nous avons été victime d’un léger traumatisme. Plongé dans la lecture de Télé 7 Jours, nous avons lu cette nouvelle, affligeante même pour le préado blasé et ricanant comme une hyène que nous étions alors.
Plusieurs dizaines de canetons pour un épisode de Saturnin
Dans une courte enquête, l’hebdomadaire révélait que plusieurs dizaines de canetons entraient dans la confection d’un seul épisode de quatorze minutes des Aventures de Saturnin, un feuilleton conçu pour l’ORTF par Jean Tourane et dialogué par l’écrivaine Louise de Vilmorin, compagne d’André Malraux, le ministre de la culture du général de Gaulle.
Le chanteur comique Ricet Barrier prêtait son timbre bougonnant à Saturnin, un caneton hâbleur qui avait fort à faire avec des belettes et des hamsters moqueurs, tandis que l’acteur populaire Robert Lamoureux assurait les commentaires d’une voix de crécelle.
« Saturnin à la campagne »  (vidéo Youtube)

Isabelle Aubret, gagnante du concours de l’Eurovision en 1962, interprétait, elle, la chanson du générique : « Approchez, tous les amis, les grands et les petits, regardez bien ! Le cœur fier et l’œil malin, voici venir au loin votre ami Saturnin » – paroles de Serge Lebrail et musique de Joe Hajos. (Si vous espérez sortir de la lecture de ce papier rajeunis, passez votre chemin.)
On comprenait entre les lignes de l’article que de nombreux dangers guettaient les petits canards : griller sous les sunlights, rendre l’âme en raison des cadences de travail, grandir trop vite, succomber à la maltraitance. Saturnin, ou du moins ses interprètes, étaient, en effet, soumis à toutes sortes de contrariétés fatales : tirer une luge, porter un balai coincé sous l’aile ou un havresac sur le dos.
Des films et 164 épisodes pour Rintintin et ses congénères
Une autre histoire édifiante...





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Affaire Benalla : quand la « bande d’Alexandre » suit Macron à l’Elysée

Autour d’Alexandre Benalla s’était formée une équipe soudée qui ne quitte jamais le sillage du président.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h44
    |

            Ariane Chemin et 
                                François Krug








                        



                                


                            

Un léger signe, discret, derrière une colonne. Un regard, un geste pour indiquer le chemin à suivre. Le 7 mai 2017, Emmanuel Macron fête sa victoire dans la cour du Louvre. Il marche dans la nuit, solitaire, au son de L’Hymne à la joie. Dans l’ombre, un homme accompagne ses pas jusqu’à l’estrade où il va prononcer son premier discours de chef d’Etat. Au pied de l’escalier de fer, le président tout frais élu abandonne sur sa gauche le guide de cette longue marche prési­dentielle, un homme brun de 25 ans qui s’éclipse en coulisse : Alexandre Benalla.

Ce soir de printemps 2017, derrière la tribune, le jeune homme veille pour la première fois de sa vie sur un président de la République. Un Graal, à 25 ans. Quelques jours plus tard, le voilà à l’Elysée comme adjoint au chef de cabinet – une formule floue qui signifie qu’il s’occupe désormais du quotidien du président. Il dispose d’un bureau et d’une voiture de fonction.
Quoique simple gendarme de réserve et alors que son expérience se limite à des missions de sécurité privée, le voilà chargé de superviser la protection d’Emmanuel Macron. Une étrangeté, puisque c’est d’ordinaire le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) qui est chargé de la sécurité du chef de l’Etat. Benalla et les hommes du GSPR (policiers et gendarmes) traitent désormais d’égal à égal. Non sans rivalités, de plus en plus aiguisées.
Dès l’été 2017, le nouveau « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron accompagne le couple présidentiel dans la France entière : à vélo sur la route de la Corniche dans la station balnéaire du Touquet, le berceau de Brigitte Macron, sur les pistes de La Mongie, au cœur des Pyrénées, durant l’hiver. Mais aussi au Salon de l’agriculture, étape obligée des présidents français, ou dans l’Orne, pour sécuriser le village de Berd’huis avant le « 13 heures » de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1, en avril. Autour de Benalla, d’autres personnages discrets de la campagne d’Emmanuel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’ancien « M. Sécurité » du président de la République a déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans un logement de fonction, selon un document de l’administration.
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Alexandre Benalla est logé quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée

L’ancien « M. Sécurité » du président de la République a déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans un logement de fonction, selon un document de l’administration.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h35
    |

                            François Krug et 
Ariane Chemin








                        


Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président de la République, a lui-même déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans une dépendance de l’Elysée, au 11, quai Branly, dans le très chic 7e arrondissement de Paris, selon un document de l’administration dont Le Monde a pris connaissance.
L’ancien « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron a déclaré ce domicile deux mois après la fin de sa mise à pied par l’Elysée — du 4 au 19 mai —, à la suite des événements du 1er Mai place de la Contrescarpe, à Paris, et une semaine et demie avant son licenciement, vendredi 20 juillet. Il habitait auparavant à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.

        Lire aussi :
         

                Accusé de violences, Benalla a été placé en garde à vue et va être licencié par l’Elysée



Le palais de l’Alma, au 11 du quai Branly — d’anciennes écuries construites par Napoléon III — accueille depuis longtemps des dépendances de la présidence. On y trouve soixante-trois logements de fonction, sur cinq mille mètres carrés.
C’est là que, sous les deux septennats de François Mitterrand, était logé François de Grossouvre, l’homme chargé des affaires privées de l’ancien chef de l’Etat. C’est là encore que le président socialiste avait discrètement logé sa compagne Anne Pingeot, et leur fille, Mazarine Pingeot.
Outre ce prestigieux logement de fonction, Alexandre Benalla disposait à l’Elysée de nombreux privilèges, notamment d’une voiture avec chauffeur. L’immeuble du quai Branly est surveillé par des gendarmes. L’un d’eux avait répondu au Monde, jeudi 19 juillet, que M. Benalla n’y habitait pas.
L’Elysée a annoncé, vendredi, engager une procédure de licenciement à l’encontre d’Alexandre Benalla, qui a, par ailleurs, été placé en garde à vue.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Emmanuel Macron avait promis, à l’été 2017, « une révolution de l’éducation ». Un an après, la table a-t-elle été renversée ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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Du tirage au sort… au mérite, l’année où Parcoursup a remplacé APB

Emmanuel Macron avait promis, à l’été 2017, « une révolution de l’éducation ». Un an après, la table a-t-elle été renversée ?



Le Monde
 |    20.07.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 13h49
    |

            Eric Nunès








                        



                                


                            

Renverser les tables, faire trembler les murs de l’université et trouver un autre modèle en rupture pour l’enseignement supérieur…, ils sont quelques centaines d’étudiants, opposants déclarés à la politique du gouvernement, à avoir entretenu cette ambition au printemps 2018, bloquant les facultés à Nanterre, à Saint-Denis, à Toulouse, à Montpellier, Tolbiac à Paris… Mais le premier à avoir promis une réforme explosive l’avait fait sous les dorures du palais de l’Elysée, à la fin d’août 2017. Près d’une année est passée, la table a-t-elle été renversée ?
Lors de ce premier été du quinquennat macronien, alors que lycées et universités désertés somnolent sous la chaleur estivale, Emmanuel Macron annonce, dans l’hebdomadaire Le Point, « une révolution de l’éducation » et présente le cap général de son action : « En finir avec notre imposture de ces dernières années : celle d’un pays dur aux faibles mais qui se gargarise d’égalité et de fraternité (…), d’un pays inégalitaire mais qui ne fait pas sa place au mérite, d’un pays à la fois inefficace et injuste, injuste parce qu’inefficace, inefficace parce qu’injuste. »
Dans la foulée, le président annonce la fin du tirage au sort pour l’accès aux filières en tension et brise le tabou de la sélection : « Nous ferons en sorte que l’on arrête de faire croire à tout le monde que l’université est la solution pour tout le monde. »
Le discours de la méthode
Le coup de semonce présidentiel est donné dans un calendrier médiatique bien étudié. L’introduction de « prérequis » pour entrer en licence n’était pas une surprise puisqu’il était inscrit dans le programme du candidat Macron. On s’attend alors à une expérimentation « à petite échelle », telle qu’inscrite dans la feuille de route de la toute nouvelle ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal : un accompagnement plus individualisé des futurs étudiants dans leur choix d’orientation,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le collaborateur de Macron a été placé en garde à vue. Il est accusé d’avoir été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Une famille avec enfants en bas âge achète un voyage pour l’île Maurice auprès de Kuoni, devenue Travel Lab. Au retour, l’agence ne l’informe pas du retard de six heures de l’avion en raison du passage d’un cyclone.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Des députés des oppositions ont demandé vendredi que le ministre de l’intérieur, voire le premier ministre, vienne s’expliquer devant l’Assemblée.
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Affaire Benalla : le licenciement salué par la majorité, les oppositions dénoncent des « mensonges » de Collomb

Des députés des oppositions ont demandé vendredi que le ministre de l’intérieur, voire le premier ministre, vienne s’expliquer devant l’Assemblée.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 14h04
   





                        



Silencieux hier sur l’affaire, les députés La République en marche (LRM) commençaient à réagir vendredi matin à l’annonce par l’Elysée de la procédure de licenciement en cours d’Alexandre Benalla, placé en garde à vue à Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte à la suite de la diffusion d’une vidéo le montrant frappant un manifestant en marge de la manifestation du 1er-Mai, saluant la décision de l’Elysée.
Matthieu Orphelin, député LRM du Maine-et-Loire, a écrit sur son compte Twitter que « c’était évidemment la seule issue possible. A la justice maintenant de faire son travail sur les faits extrêmement graves dont il est accusé ».
Le député LRM du Tarn, Philippe Folliot, affiche son « soutien total au président de la République ». « Quand le match devient difficile et que les coups pleuvent : solidarité sans failles avec le capitaine », écrit-il également sur Twitter.
Le collaborateur d’Emmanuel Macron est visé pour des faits de violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public, d’usurpation de fonctions, de port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique et de complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection.
« C’est le cœur de l’Etat qui est atteint »
Parallèllement, c’est dans une grande tension que des députés des oppositions ont accusé vendredi Gérard Collomb de « mensonges », demandant que le ministre de l’intérieur, voire le premier ministre, vienne s’expliquer devant l’Assemblée.
A la reprise des travaux sur la révision constitutionnelle, ces élus ont réitéré cette demande après de nouvelles informations de presse faisant état du fait que M. Collomb était au courant des violences de M. Benalla dès le 2 mai. De plus, le patron des députés Les Républicains (LR) Christian Jacob a rapporté que des commissaires, dont un en lien avec l’Elysée, auraient transmis des images compromettantes de la vidéosurveillance, d’après Europe 1. « C’est le cœur de l’Etat qui est atteint. Nos travaux doivent cesser immédiatement, le premier ministre doit venir s’expliquer devant l’Assemblée nationale », a-t-il tonné.
« Nous exigeons la présence du ministre de l’intérieur, avant qu’il ne s’exprime une deuxième fois au Sénat », a aussi lancé Patrick Hetzel (LR), jugeant qu’« il (...) snobbe [l’Assemblée] ». Il y a « scandale d’Etat » et série de « mensonges », ont dénoncé ses collègues de droite.
Luc Carvounas (PS) a estimé qu’au minimum « il y a eu un mensonge par omission » de M. Collomb, car la police des polices avait déjà été saisie, alors que le ministre a laissé entendre jeudi que c’était nouveau.
« Qu’au plus vite le ministre de l’intérieur vienne. (...) Il y a une suite de mensonges », a renchéri Alexis Corbière (La France insoumise; LFI). « Par respect pour le Parlement, que le ministre vienne nous voir », a aussi plaidé Sébastien Jumel (Parti communiste français, PCF), obligé en attendant de « [s]e brancher » sur les médias.
Pour sa part, le chef de file des députés LRM Richard Ferrand a accusé les oppositions de « saboter cyniquement les travaux de l’Assemblée nationale ».
La ministre de la justice, Nicole Belloubet, seule représentante du gouvernement dans l’hémicycle, a renvoyé à la commission d’enquête parlementaire qui doit commencer ses travaux « dans les meilleurs délais ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Au deuxième trimestre, l’indice a fait un bond de 1,25 %, sur un an. La hausse est même de 2,5 % dans l’agglomération parisienne.
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Avec la fin de l’encadrement, les loyers repartent à la hausse

Au deuxième trimestre, l’indice a fait un bond de 1,25 %, sur un an. La hausse est même de 2,5 % dans l’agglomération parisienne.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h40
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Une bonne nouvelle pour les bailleurs privés, moins bonne pour leurs locataires : après cinq ans d’accalmie, les loyers repartent à la hausse. L’indice de révision accélère, en effet, faisant un bond de 1,25 %, sur un an, au deuxième trimestre 2018, contre 1,05 % au premier trimestre, selon l’avis publié par l’Insee le 12 juillet. La reprise de l’inflation et de l’activité explique ce rebond, qui va donc affecter tous les loyers du parc privé devant être réactualisés, mais pas ceux du parc public, gelés en 2018.
Plus inquiétant est le constat dressé, le 17 juillet, par l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP) qui, dans un communiqué fort discret, annonce une hausse d’en moyenne 2,5 % des loyers du privé à l’occasion d’une relocation, soit entre deux locataires. Paris est concerné (+2,1 %), mais aussi sa petite couronne (+3 %) et sa grande couronne (+2,2 %). « C’est une nette inversion de tendance, remarque Geneviève Prandi, directrice de l’OLAP, car, jusqu’à 2017, les nouvelles locations se concluaient à des prix en baisse par rapport à l’ancien loyer. »

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A Paris, le loyer moyen, pour un appartement vide, s’établit désormais à 24,70 euros le mètre carré mensuel, mais beaucoup plus pour les petites surfaces et les meublés qui constituent, à eux seuls, un quart du marché : « Ces chiffres sont étonnants car, compte tenu de l’actuelle réglementation, les loyers ne doivent théoriquement pas évoluer plus que l’indice, sauf en cas de travaux », rappelle Géraud Delvolvé, délégué général de l’Union des syndicats de l’immobilier (UNIS), qui représente les gestionnaires.
Moins de locations vides à l’année
Et la poussée des loyers n’en est qu’à ses débuts, comme en témoigne l’enquête menée par l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) : sur mille annonces de location parisiennes, auscultées en mai 2018, plus de 518 proposent des loyers supérieurs aux valeurs limites fixée par l’encadrement des loyers, contre 290 en 2017. Le dépassement moyen est de 128 euros par mois, soit 1 536 euros l’an à sortir, en plus, pour les locataires.
Le plafonnement des loyers n’existe plus à Paris ni à Lille depuis son annulation par des tribunaux administratifs en octobre et novembre 2017, confirmée par la cour d’appel le 26 juin en ce qui concerne Paris, le 10 juillet pour Lille. L’encadrement n’aura, à Paris, duré que 26 mois, du 1er août 2015 au 27 novembre 2017, et 9 mois à Lille, du 1er février au 17 octobre 2017. « A peine l’annulation prononcée, bailleurs et professionnels se sont senti pousser des ailes, constate Jean-Yves Mano, président de la CLCV, et nous demandons que cet encadrement soit rétabli, car il permet une vraie maîtrise des loyers. »
La future loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan) prévoit que les intercommunalités puissent rétablir un tel plafonnement : « Mais cela laisse les locataires à la merci de la volonté politique d’élus locaux, précise M. Mano, et la loi ne l’autorise que dans les zones tendues où il n’existe que “des perspectives limitées de production pluriannuelle de logements”… Autrement dit, les villes volontaristes comme Lille ou Grenoble ne pourront pas le mettre en place. »

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                La France s’endette sous le poids de l’immobilier



Une autre inquiétude de l’OLAP est de voir se rétrécir d’année en année le parc locatif loué vide à l’année : « A Paris, nous perdons chaque année quelques milliers de logements, confie Mme Prandi, sans doute en raison des locations saisonnières de courte durée de type Airbnb. En petite couronne, la perte est limitée, mais seule la grande couronne a gagné des logements locatifs, 10 000, en quinze ans. »



                            


                        

                        


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Ce que la polémique sur l’affaire Benalla révèle d’Emmanuel Macron

Les révélations du « Monde » mettent en lumière la personnalité d’un président entouré d’un petit cercle de fidèles.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h56
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

« La République, elle est inaltérable. » En déplacement en Dordogne, jeudi 19 juillet, Emmanuel Macron s’est contenté d’une seule phrase pour réagir à la vague d’indignation suscitée par l’affaire Benalla, après les révélations du Monde, la veille, concernant les violences exercées par ce très proche du chef de l’Etat lors des manifestations du 1er-Mai à Paris. Une sobriété étonnante au vu de la gravité des faits, et des réactions que ceux-ci ont provoquées au sein de la classe politique comme de l’opinion.

Mais au-delà de cette communication minimale, c’est l’attitude même du chef de l’Etat qui intrigue. Malgré la pression médiatique et les interrogations exprimées tout haut par plusieurs membres de la majorité, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, Emmanuel Macron a mis près de trente-six heures à lâcher Alexandre Benalla, qui faisait partie de son premier cercle : sanctionné d’une simple mise à pied de quinze jours (avec suspension de salaire), effectuée entre le 4 et le 19 mai, le chargé de mission a été dans un premier temps maintenu dans ses fonctions à la présidence de la République, où il travaille auprès du chef de cabinet de M. Macron, François-Xavier Lauch. Ce n’est que vendredi matin que l’Elysée a annoncé avoir engagé une « procédure de licenciement » de M. Benalla.
« Cette sanction est la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée », avait bien tenté le porte-parole de la présidence, Bruno Roger-Petit, lors d’une déclaration effectuée, jeudi matin, depuis le Château – une première depuis sa nomination, en août 2017, signe de la fébrilité du palais. Mais celle-ci n’avait manifestement convaincu personne.
Les révélations concernant la présence de M. Benalla à la cérémonie de panthéonisation de Simone Veil, le 1er juillet ; lors du défilé du 14-Juillet, place de la Concorde ; ou encore dans le bus des Bleus à l’occasion de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Les policiers s’indignent qu’un « observateur » de l’Elysée ait pu outrepasser son rôle. Des cadres de la préfecture de police sont mis en cause.
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La préfecture de police de Paris embarrassée et fragilisée par l’affaire Benalla

Les policiers s’indignent qu’un « observateur » de l’Elysée ait pu outrepasser son rôle. Des cadres de la préfecture de police sont mis en cause.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h29
    |

            Soren Seelow et 
Julia Pascual








                        



                                


                            
La stupéfaction le disputait à la colère dans les rangs des forces de l’ordre, jeudi 19 juillet, alors que l’« affaire Benalla », du nom de cet employé de l’Elysée surpris en train d’interpeller et de molester deux manifestants le 1er mai, affublé d’un casque de police, prenait l’ampleur d’un scandale. Alexandre Benalla, 26 ans, adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, avait été suspendu deux semaines, puis réintégré au service de la présidence de la République. Une mansuétude incompréhensible pour bon nombre de policiers.
Au-delà de son retentissement politique, cet épisode fragilise la préfecture de police de Paris (PP), chargée de l’organisation du maintien de l’ordre et de l’accompagnement des « observateurs », dont faisait théoriquement partie M. Benalla le 1er mai. Trois cadres de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), qui gère les manifestations dans le ressort de la PP, ont ainsi été suspendus jeudi soir à titre conservatoire : Laurent Simonin, un contrôleur général membre de l’état-major de la DOPC ; le commissaire Maxence Creusat, également membre de l’état-major ; et un commandant, chargé de la liaison entre l’Elysée et la PP. Ils sont soupçonnés d’avoir récemment fait parvenir un film de l’incident issu de la vidéosurveillance à l’employé de l’Elysée.

Benalla connu des services de la préfecture
D’après nos informations, la demande d’intégrer M. Benalla à la manifestation a en outre été faite directement par l’Elysée auprès de la DOPC, sans passer par le ministère de l’intérieur. Une autorisation sans doute facilitée par son statut particulier : M. Benalla, qui a travaillé durant la campagne présidentielle de M. Macron en tant que responsable de la sécurité, puis comme « chargé de mission » à l’Elysée, est en effet loin d’être inconnu des services de la préfecture.
« Je l’ai croisé plusieurs fois pendant la campagne, confirme un commissaire de la PP, et il était très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le conseiller qui a frappé un manifestant le 1er mai fait l’objet d’une procédure de licenciement et a été placé en garde à vue vendredi.
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Sous la pression, l’Elysée lâche Benalla

Le conseiller qui a frappé un manifestant le 1er mai fait l’objet d’une procédure de licenciement et a été placé en garde à vue vendredi.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h45
    |

            Manon Rescan et 
Virginie Malingre








                        



                                


                            

Emmanuel Macron a fini par céder à la pression, ce qu’il déteste par-dessus tout. Vendredi 20 juillet dans la matinée, l’Elysée a annoncé avoir engagé la procédure de licenciement d’Alexandre Benalla. Ce conseiller de l’Elysée, au cœur d’une tempête médiatique, a été placé en garde à vue pour des chefs de « violences en réunion, usurpation de fonctions, port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique et complicité de détournement d’images de vidéosurveillance ».
Un rebondissement après vingt-quatre heures de crise qui ont fait tanguer la Macronie et plier le chef de l’Etat. Jeudi, Emmanuel Macron est venu en Dordogne parler territoires et présenter la nouvelle Marianne destinée à orner la plupart des timbres. Impassible, malgré les bourrasques de l’affaire Benalla. Pas question de dévier de son programme. Qu’importent ces journalistes qui toute la journée, jeudi 19 juillet, le criblent de questions sur ce qui est devenu en quelques heures le plus gros scandale depuis le début de son mandat. « Il n’y a que vous que ça intéresse », tranche Emmanuel Macron. Depuis le début de la journée, les chaînes d’informations en continue repassent pourtant en boucle les images de son conseiller frappant un manifestant. Lui préfère discuter avec la rédactrice en chef d’une revue de philatélie.
Hors de question de se laisser imposer son agenda. Aux questions des Français qu’il rencontre, Emmanuel Macron répond tranquillement. Interpellé sur la CSG, le pouvoir d’achat, l’agriculture… Comme d’habitude, il tente de désamorcer les critiques sans jamais s’énerver, frais et souriant, toujours partant pour un selfie. « Merci d’être là », lance-t-il à chaque poignée de main.
Le voilà même prêt à évoquer le nouveau service de vaisselle de Sèvres de l’Elysée. « Ce n’est pas pour mon bon plaisir, affirme-t-il à une femme dans la foule. Je me suis toujours payé mes assiettes. » Il y a quelques jours encore, cela faisait pourtant...




                        

                        

