<FILE-date="2018/07/20/18">

<article-nb="2018/07/20/18-1">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le nouveau premier ministre éthiopien multiplie depuis avril les gestes d’ouverture, à contre-courant de la politique dure menée jusqu’alors par la coalition au pouvoir.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤         

Compte rendu

Le Parlement éthiopien approuve l’amnistie de dissidents politiques

Le nouveau premier ministre éthiopien multiplie depuis avril les gestes d’ouverture, à contre-courant de la politique dure menée jusqu’alors par la coalition au pouvoir.


Le Monde.fr avec AFP et Reuters
              datetime="2018-07-20T18:02:40+02:00"

        Le 20.07.2018 à 18h02

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-07-20T18:21:24+02:00"

        Mis à jour le 20.07.2018 à 18h21






    
Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed devant les parlementaires à Addis-Abeba, en avril 2018.
Crédits : Tiksa Negeri/REUTERS


Le Parlement a approuvé, vendredi 20 juillet, l’amnistie de dissidents politiques en Ethiopie, dont plusieurs milliers ont récemment été libérés dans le cadre des réformes menées par le premier ministre Abiy Ahmed.
« La loi accorde l’amnistie aux individus et aux groupes qui font l’objet d’une enquête ou qui ont été condamnés pour trahison, atteinte à l’ordre constitutionnel ou lutte armée », a rapporté la radio-télévision Fana, proche du pouvoir.

        Lire aussi :
         

                Abiy Ahmed, le visage du changement en Ethiopie



M. Abiy a été encensé pour ses initiatives visant à bousculer le statu quo au sein d’un pays critiqué de longue date par les défenseurs des droits humains pour la brutalité de ses forces de police, l’emprisonnement de ses dissidents et l’absence d’ouverture de son espace politique.
Contraste
Depuis son arrivée au pouvoir en avril, outre la libération de milliers de prisonniers, dont certains opposants de premier plan, le premier ministre a annoncé des réformes économiques et mené un spectaculaire processus de paix avec l’Erythrée.
Il a aussi porté au rang de priorité le rapprochement avec des partis d’opposition.

        Lire aussi :
         

                A Addis-Abeba, le président érythréen promet de lancer son pays sur « la voie de la prospérité »



Cinq hauts responsables de l’administration pénitentiaire ont été limogés au début du mois pour avoir « échoué à assumer leurs responsabilités et à respecter les droits humains des prisonniers », peu avant la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) sur des actes de torture et autres abus dans une prison du pays.
Le Parlement éthiopien a également retiré de la liste des organisations terroristes le Front de libération Oromo et le Front national de libération de l’Ogaden, deux groupes sécessionnistes, ainsi que le mouvement d’opposition en exil « Ginbot 7 ».
Ces réformes contrastent avec la politique menée jusqu’ici par l’EPRDF, la coalition au pouvoir depuis 1991 qui occupe avec ses alliés tous les sièges du Parlement.





<article-nb="2018/07/20/18-2">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ L’Etat hébreu a annoncé avoir riposté à des tirs visant des troupes israéliennes lors de « violentes émeutes le long de la clôture de sécurité ». Trois Palestiniens ont été tués selon le ministère de la santé gazaoui.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

L’armée israélienne bombarde des « cibles militaires dans toute la bande Gaza »

L’Etat hébreu a annoncé avoir riposté à des tirs visant des troupes israéliennes lors de « violentes émeutes le long de la clôture de sécurité ». Trois Palestiniens ont été tués selon le ministère de la santé gazaoui.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 18h24
   





                        


Trois Palestiniens ont été tués vendredi 20 juillet dans la bande de Gaza, a annoncé le ministère de la santé gazaoui. Deux d’entre eux ont été tués par des tirs israéliens près de Khan Younès, dans le sud du territoire. Les tirs visaient un poste d’observation du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza, selon des sources de sécurité palestiniennes. La troisième victime a été tuée par les forces israéliennes à Rafah, également dans le sud de la bande de Gaza.
Des avions et des chars israéliens ont bombardé des « cibles militaires dans toute la bande Gaza », a annoncé pour sa part l’armée israélienne dans un communiqué. Cette opération a été lancée en réponse à des tirs visant des troupes israéliennes, selon les militaires. Toujours selon l’armée, les tirs contre les soldats israéliens ont eu lieu lors de « violentes émeutes le long de la clôture de sécurité », qui marque la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

        Lire l’analyse :
         

          A Gaza, un cessez-le-feu précaire avant la prochaine fièvre



Israël durcit sa réponse aux cerfs-volants incendiaires
Depuis le 30 mars, des Palestiniens manifestent régulièrement dans le secteur frontalier pour dénoncer le blocus israélien imposé à Gaza et exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant fui leurs terres en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.
Plus d’une centaine de Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne au cours des affrontements qui ont éclaté au cours de certains de ces rassemblements. Aucun Israélien n’a été tué.
Depuis un peu plus d’une semaine, Israël durcit sa réponse aux cerfs-volants et ballons incendiaires lancés depuis Gaza, qui ont mis le feu à plus de 2 600 hectares sur le territoire israélien, selon l’Etat hébreu. Ces derniers jours, l’armée israélienne a ouvert le feu en direction de groupes lançant de tels engins.

        Lire aussi :
         

                A Gaza, la bataille des cerfs-volants enflammés







                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-3">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Après le limogeage, le 13 juillet, du ministre de la justice, les présidents de la Cour suprême et du Conseil national de la magistrature ont démissionné.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Pérou, démissions en série après des révélations sur la corruption du système judiciaire

Après le limogeage, le 13 juillet, du ministre de la justice, les présidents de la Cour suprême et du Conseil national de la magistrature ont démissionné.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h41
    |

                            Sarah Calamand








                        



                                


                            

C’est le système judiciaire péruvien tout entier qui s’écroule depuis deux semaines. Dernier rebondissement en date : la démission, jeudi 19 juillet, du président de la Cour suprême, Duberli Rodriguez. S’il n’est lui-même pas directement impliqué, ce sont les membres de l’institution qu’il dirige qui se sont vu entachés par des allégations de corruption.
Tout commence le 7 juillet, lorsque IDL Reporteros, un collectif de journalistes d’investigation péruvien, dévoile des enregistrements de conversations téléphoniques entre des juges et des membres de la Cour suprême, dans lesquels on peut entendre des magistrats négocier des peines ou s’adonner au trafic d’influence. 
Le premier visé par le scandale est Walter Rios, un juge de la Cour supérieure de justice de Callao, ville adjacente à la capitale, Lima. Il a été suspendu de ses fonctions après la mise en lumière, dans les premiers enregistrements dévoilés, de ses tentatives de vendre son influence dans des processus de nomination de juges. Des membres du Conseil national de la magistrature (CNM), organe chargé de nommer les juges et les procureurs, sont également concernés. Selon les explications de IDL Reporteros, des membres du Conseil désignaient les juges en échange d’avantages personnels, ou dans l’optique d’influencer des affaires dans lesquelles ils détenaient des intérêts.
« Que veux-tu ? Une réduction de peine ou un acquittement ? »
L’affaire va ensuite remonter les strates du système judiciaire péruvien, pour toucher un membre de la Cour suprême, Cesar Hinostroza. Dans la deuxième salve d’enregistrements téléphoniques dévoilés par IDL Reporteros, on l’entend négocier une peine pour un cas de viol sur une fillette de 10 ou 11 ans : « Que veux-tu ? Une réduction de peine ou un acquittement ? » A la suite de ces révélations, le juge de la Cour suprême a été suspendu et s’est vu interdire de quitter le pays.
Mais l’escalade est loin d’être terminée....




                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-4">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’accord signé par les Etats membres de l’UE suscite l’opposition de la Libye, du Maroc et de la Tunisie et pose de nombreuses questions en matière de droit international.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤         

Compte rendu

Tripoli rejette l’idée européenne de centres d’accueil pour migrants sur le sol libyen

L’accord signé par les Etats membres de l’UE suscite l’opposition de la Libye, du Maroc et de la Tunisie et pose de nombreuses questions en matière de droit international.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-20T16:34:19+02:00"

        Le 20.07.2018 à 16h34






    
Des migrants africains arrivent à Tripoli après avoir été sauvés par les gardes-côtes libyens, le 12 juillet 2018.
Crédits : AFP


Le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez Al-Sarraj, a fait part vendredi 20 juillet de son refus catégorique d’installer en Libye des centres d’accueil pour migrants comme le souhaitent les pays de l’Union européenne (EU). « Nous sommes absolument contre le fait que l’Europe veuille tout à fait officiellement installer chez nous les migrants illégaux dont on ne veut pas dans l’UE », a affirmé M. Sarraj dans un entretien au quotidien allemand Bild. « Nous ne ferons pas non plus de “deals” avec l’UE, comme prendre en charge des migrants illégaux en échange d’argent », a-t-il ajouté lors de cet entretien réalisé à Tunis.

        Lire aussi :
         

                Le Niger, sous-traitant africain de la politique migratoire de l’Europe



« Je suis très étonné qu’en Europe plus personne ne veuille accueillir de migrants mais qu’on nous demande d’en accueillir des centaines de milliers ici », a poursuivi le chef du gouvernement, appelant les Européens à exercer plus de pression sur les pays d’origine des migrants plutôt que sur la Libye, où les passeurs ont mis en place leur juteux trafic, profitant du chaos né de la révolution qui a renversé le régime du colonel Kadhafi en 2011.
« Satanés reproches »
Fin juin, les Etats membres de l’UE, très divisés sur l’accueil des migrants, ont accouché aux forceps d’un accord dans lequel ils affirment vouloir « explorer » la création de « plates-formes de débarquement » hors de l’Union européenne pour les migrants secourus en mer. Les contours du projet restent toutefois très flous et il suscite de nombreuses questions sur sa compatibilité avec le droit international.

        Lire aussi :
         

                Migration : après le retrait forcé des navires de sauvetage, les traversées de la Méditerranée plus dangereuses



Rabat a déjà rejeté l’idée de tels centres sur son sol, tout comme l’Albanie. La Tunisie est opposée de longue date à cette idée. M. Sarraj a par ailleurs rejeté les critiques émises par l’ONG espagnole Proactiva Open Arms selon laquelle les gardes-côtes libyens ont abandonné en mer en début de semaine deux femmes et un petit garçon. L’enfant et l’une des femmes étaient morts à l’arrivée des secouristes espagnols, mais l’autre femme a miraculeusement survécu.

        Lire aussi :
         

                Une Camerounaise miraculeusement sauvée en mer au large de la Libye



« Ce sont de satanés reproches qui ne sont pas vrais et ont déjà été rejetés par nos gardes-côtes », a jugé le chef du gouvernement. « Nous sauvons chaque jour des centaines de personnes au large des côtes de la Libye, nos bateaux sont en permanence en mission. » Mais « nous avons besoin de davantage de soutien financier et logistique afin de pouvoir être encore plus rapides et efficaces dans nos opérations de sauvetage », a-t-il précisé.


<article-nb="2018/07/20/18-5">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Des voix s’élèvent pour une déclaration d’indépendance formelle qui abandonnerait toute référence à la « République de Chine », transférée dans l’île après la défaite du Kouomintang contre les communistes, en 1949.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les menaces chinoises galvanisent les indépendantistes taïwanais

Des voix s’élèvent pour une déclaration d’indépendance formelle qui abandonnerait toute référence à la « République de Chine », transférée dans l’île après la défaite du Kouomintang contre les communistes, en 1949.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h23
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Les pressions chinoises sur Taïwan galvanisent ceux qui, dans la société civile et le monde politique, militent pour une indépendance formelle de Taïwan, sous un nom possiblement différent de la « République de Chine », son nom officiel.ire du Kouomitang en 1949.
C’est le cas de Kuo Pei-hung et de sa Formosa Alliance, lancée en février avec le soutien de personnalités du camp « vert » (pro indépendance) comme l’ancien président Lee Teng-hui, le père de la démocratisation de Taïwan. Ex-militant de l’indépendance en exil célébré comme un héros lors son arrestation, en 1991, dans les dernières années de la dictature du Kouomintang (KMT), M. Kuo est aujourd’hui PDG de Formosa TV, l’une quatre grandes télévisions privées.
Le temps presse, selon lui : « Si Taïwan ne se déclare pas indépendant maintenant, il sera trop tard », nous dit-il, dans un café du centre de Taipei. « La Chine n’a sans doute pas, à l’heure actuelle, la capacité de nous annexer par la force. Il faut donc profiter de cette période pour lancer un référendum, car c’est un outil reconnu dans la communauté internationale. Et, une fois que les Taïwanais auront voté pour l’indépendance, solliciter la reconnaissance du Japon et des Etats-Unis. C’est le bon timing, Donald Trump et le premier ministre japonais Shinzo Abe soutiennent Taïwan », affirme-t-il. Taïwan doit devenir, poursuit cet ex-magnat de l’immobilier, un pays « normal » : « On ne pourra pas s’appeler la Chine. Je soutiens le principe d’une seule Chine, mais la Chine, c’est eux. Nous, c’est Taïwan ».
« La hantise de la Chine »
Les référendums sont la hantise de Pékin : l’ex-président indépendantiste Chen Shui-bian (Parti progressiste démocratique, DPP) en proposa plusieurs entre 2000 et 2008, notamment sur la réintégration de Taïwan par les Nations unies (dont fut exclue la République de Chine en 1971, au profit de la République populaire), mais ils furent invalidés en raison d’un nombre insuffisant...




                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-6">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Accusations de viols contre Tariq Ramadan : la demande d’annulation des mises en examen rejetée

L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h23
   





                        


Les juges d’instruction ont rejeté la demande d’annulation des mises en examen pour viols de l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, formulée par son avocat, a annoncé vendredi 20 juillet une source proche du dossier.
Il a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque et ancienne salafiste Henda Ayari et d’une autre femme, surnommée Christelle dans les médias.

        Lire aussi :
         

                Affaire Tariq Ramadan : la version d’Henda Ayari remise en cause par les enquêteurs



Une troisième femme l’accuse également de viols et l’islamologue a été placé sous le statut de témoin assisté dans ce volet.
Dans leur ordonnance de trois pages, les juges écrivent que les éléments matériels fournis par Christelle, qui affirme avoir été violée le 9 octobre 2009 dans un hôtel à Lyon, « se sont révélés exacts » après les investigations et que ses déclarations réitérées sont « circonstanciées et précises ».
Concernant Mme Ayari, qui a été confrontée pour la première fois à Tariq Ramadan jeudi, les magistrats soulignent qu’elle a eu des déclarations « hésitantes » quant à la date et au lieu du viol présumé mais que « les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Tariq Ramadan subsistent ». Ils considèrent dès lors « prématurée » une annulation de la mise en examen, puisque des investigations sont toujours en cours.

        Lire aussi :
         

                Accusations de viols et d’agressions sexuelles : les multiples « affaires Tariq Ramadan »



Dans sa plainte initiale, en octobre 2017, cette plaignante affirmait avoir été violée au début du printemps 2012, dans un hôtel de l’Est parisien. Elle avait ensuite fait évoluer son récit, évoquant alors la date du 26 mai 2012 et un lieu précis : l’hôtel Crowne Plaza de la place de la République.
Mais les récentes investigations ont mis au jour qu’elle se trouvait à cette date à Rouen, au mariage de son demi-frère. Jeudi, lors de la confrontation, elle avait dit ne pas pouvoir donner une date précise pour les faits dont elle accuse l’islamologue de 55 ans.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-7">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Alors que dans ce pays le taux d’homicides ne cesse d’augmenter, il est impératif, pour Romain Le Cour Grandmaison, cofondateur du think tank Noria, de miser sur les instances locales plutôt que de privilégier l’armée.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il faut changer le paradigme de la sécurité publique au Mexique »

Alors que dans ce pays le taux d’homicides ne cesse d’augmenter, il est impératif, pour Romain Le Cour Grandmaison, cofondateur du think tank Noria, de miser sur les instances locales plutôt que de privilégier l’armée.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h26
    |

Romain Le Cour Grandmaison (doctorant à Paris-I Panthéon Sorbonne et cofondateur du think tank Noria)







                        



                                


                            

Tribune – « La violence », « les narcos », « les cartels », « le crime organisé », « l’Etat »… autant de termes qui peuplent le lexique de la « guerre contre la drogue » au Mexique et dont la litanie n’a d’équivalent que les statistiques d’homicides présentées comme l’alpha et l’oméga de l’analyse des crises que connaît le pays depuis 2006.
Ces chiffres doivent pourtant être mentionnés pour insister sur l’ampleur des défis que va devoir affronter le gagnant de l’élection présidentielle du 1er juillet, Andrés Manuel Lopez Obrador (dit « AMLO »).

Vivre durement, mourir facilement
Durant le mandat qui s’achève, aucune année n’a connu moins de 20 000 morts et 2017 fut l’année la plus violente de l’histoire mexicaine, avec 29 168 homicides recensés, soit un taux d’homicide de 20,51 pour 100 000 habitants.
Rappelons, de plus, que 33 000 personnes ont officiellement disparu depuis 2007, un chiffre très sous-évalué. Les féminicides, quant à eux – meurtres de femmes en raison de leur sexe, une catégorie reconnue au Mexique –, ont augmenté de 72,2 % entre 2015 et 2017. Enfin, douze journalistes ont été assassinés durant l’année 2017, portant le total à quarante durant le sexennat écoulé.
Par ailleurs, l’Association nationale des maires du Mexique (ANAC) a révélé ceci : entre le début du mandat de Peña Nieto, en 2012, et le 31 décembre 2017, soixante maires ont été assassinés. Actuellement, selon les estimations de l’ONG Justice in Mexico, un élu local a douze fois plus de risque d’être assassiné qu’un citoyen lambda, une réalité observée durant les campagnes politiques de cette année : entre septembre 2017 et le 1er juillet 2018, plus de cent trente candidates et candidats ont été abattus. Près d’un toutes les quarante-huit heures.

Le manque de connaissances locales, un obstacle majeur
Malheureusement pour le nouveau président, 2018 sera pire. Depuis janvier, chaque mois...




                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-8">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La branche Afrique du groupe français, qui fait face à des « difficultés persistantes » au Cameroun, a été placée en redressement judiciaire en mars.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤         

Compte rendu

Le négociant en bois Rougier cède ses filiales au Cameroun et en Centrafrique

La branche Afrique du groupe français, qui fait face à des « difficultés persistantes » au Cameroun, a été placée en redressement judiciaire en mars.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-20T14:56:26+02:00"

        Le 20.07.2018 à 14h56






    
Grumes à la frontière entre le Cameroun et le Gabon, en octobre 2007.
Crédits : DELPHINE RAMOND / AFP


Le négociant français en bois Rougier a annoncé, jeudi 19 juillet, la vente des filiales de sa branche Afrique en redressement judiciaire, au Cameroun et en Centrafrique.
« Le tribunal de commerce de Poitiers a autorisé, lors de l’audience du 13 juillet, l’ensemble du processus de vente au Cameroun de la Société forestière et industrielle de la Doumé (SFID), de la société Cambois, de la société Sud Participation et en Centrafrique de la société Rougier Sangha-Mbaéré (RSM) », a détaillé un communiqué du groupe.

        Lire aussi :
         

                La branche Afrique du négociant en bois Rougier placé en redressement judiciaire



Les quatre entreprises, filiales de Rougier Afrique International, ont été acquises par la société camerounaise Sodinaf (Société de distribution nouvelle d’Afrique) pour un montant non divulgué.
Cette opération permet au groupe de « rationaliser » son portefeuille d’activités, a justifié Rougier, qui estime pouvoir « ainsi poursuivre son recentrage géographique dans de meilleures conditions ».
« Difficultés persistantes »
Saisi du dépôt de bilan de Rougier SA, la holding de tête de l’entreprise, le 12 mars, le tribunal de commerce de Poitiers (centre de la France) l’a placée en procédure de sauvegarde et sa branche Afrique International en redressement judiciaire.
Le groupe Rougier avait alors expliqué « faire face à des difficultés persistantes au Cameroun », évoquant « l’engorgement chronique » du port de Douala – en raison de son ensablement –, qui a « profondément perturbé les activités des filiales camerounaise, congolaise et centrafricaine ».

        Lire aussi :
         

                Le trafic du bois tropical sape la lutte contre la déforestation



A l’issue de l’audience du 13 juillet, le tribunal de commerce de Poitiers a autorisé la poursuite de la période d’observation de Rougier SA et sa branche Afrique International, a précisé le communiqué.
Le groupe rappelle également que la cotation de ses actions à la Bourse de Paris « reste toujours suspendue jusqu’à nouvel avis ».
Fin 2016, Rougier supportait une créance de 8 millions d’euros de TVA non remboursée par le seul Cameroun, et de 15,6 millions d’euros en incluant les créances du Congo et du Gabon. Le chiffre d’affaires 2017 affichait une baisse de 7,5 % sur les 149,4 millions d’euros de 2016.


<article-nb="2018/07/20/18-9">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Cet avocat américain représente une vingtaine de femmes, rentrées illégalement aux Etats-Unis, et séparées de leurs enfants par la politique de tolérance zéro de l’administration Trump.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                
                                       
édition abonné


Jose Xavier Orochena, premier défenseur des familles déchirées par Trump


                      Cet avocat américain représente une vingtaine de femmes, rentrées illégalement aux Etats-Unis, et séparées de leurs enfants par la politique de tolérance zéro de l’administration Trump.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h25
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                              

                        

Il y a, dans une vie d’avocat, un moment où l’on s’illustre. Pour Jose Xavier Orochena, ce temps est arrivé à l’aube de son quarantième anniversaire, qu’il n’aura jamais eu le temps de célébrer. Ce jour du mois de juin dernier, il reçoit un coup de téléphone de Caroline du Nord. Une femme lui indique que sa jeune sœur originaire du Guatemala, Yeni Gonzalez-Garcia, a été arrêtée avec ses trois enfants après être entrée illégalement aux Etats-Unis le 18 mai.
Trois jours plus tard, les agents de l’immigration lui arrachaient Deyuin, 6 ans, Jamelin, 9 ans, et Lester, 11 ans. Il était 5 heures du matin au centre de détention d’Eloy, en Arizona. Yeni, 29 ans, a juste eu le temps de leur crier « Je vous retrouverai, je vous le jure » et la porte s’est refermée. A New York, Me Orochena n’en croit pas ses oreilles. « En tant qu’avocat spécialiste en droit de l’immigration, je n’avais encore jamais vu d’enfants arrachés à leur famille », souffle-t-il.
Ses clients ? « Des sans-droits, des faibles, que l’on prend plaisir à brutaliser parce qu’ils n’ont pas les moyens de se défendre. »
En mai, l’administration Trump décidait d’appliquer une politique de « tolérance zéro » aux familles entrées illégalement aux États-Unis et de séparer les enfants de leurs parents, quel que soit leur âge. Devant le tollé suscité, elle a fait marche arrière le 20 juin. Mais, pour les 2 000 enfants – dont le plus jeune est âgé de seulement 9 mois – déjà envoyés dans des centres fermés à travers 17 Etats américains, la bataille juridique ne fait que commencer…
Dans le petit cabinet de Jose Xavier Orochena, les clients sont surtout des sans-papiers, « des sans-droits, des faibles, que l’on prend plaisir à brutaliser parce qu’ils n’ont pas les moyens de se défendre », précise-t-il. Alors, quand il reçoit le dossier de Yeni, qui a la chance d’avoir une sœur pour organiser et payer sa défense, un souffle d’audace s’empare du jeune avocat....




<article-nb="2018/07/20/18-10">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Selon le gouvernement, le ou les pirates visaient spécifiquement le dossier médical du premier ministre, qui a été dérobé.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

A Singapour, un piratage d’ampleur touche le système de santé

Selon le gouvernement, le ou les pirates visaient spécifiquement le dossier médical du premier ministre, qui a été dérobé.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h19
   





                        



   


Des hackers ont volé des dossiers médicaux appartenant à 1,5 million d’habitants de Singapour – plus du quart de la population – y compris celui du premier ministre Lee Hsien Loong, spécifiquement visé par cette attaque « sans précédent », selon les autorités, qui ont dévoilé l’information vendredi 20 juillet.
Une base de données de l’Etat a été l’objet d’une attaque « délibérée, ciblée et bien planifiée », ont déclaré les ministères de la santé et de l’information dans un communiqué. Les données personnelles – nom, adresse, date de naissance, numéro d’identification national – de plus de 1,5 million de personnes ont été copiées par les intrus. La liste des traitements suivis par 160 000 patients a également été dérobée.
« Il s’agissait d’une attaque délibérée, ciblée et bien préparée », a déclaré David Koh, le responsable de l’agence de sécurité informatique de Singapour, cité par le Straits Times. Les intrus sont parvenus à infecter des ordinateurs du réseau informatique de SingHealth, l’un des deux principaux groupes médicaux de la cité-Etat. « Ce n’était pas l’œuvre de hackeurs occasionnels, ou d’un gang criminel », a précisé M. Koh, laissant entendre que ses services supposent qu’il s’agissait d’une attaque étatique.
Les enquêteurs singapouriens se sont pour l’instant refusés à accuser un Etat en particulier. Les pirates ont « ciblé spécifiquement, et à maintes reprises, des renseignements personnels et des informations de soins ambulatoires du premier ministre Lee Hsien Loong », comme l’a détaillé le ministre de la santé lors d’une conférence de presse. M. Hsien Loong a été traité à deux reprises pour un cancer du système lymphatique.
Le dossier du premier ministre a été dérobé avant que les services de sécurité ne repèrent l’intrusion. Tous les services de santé de Singapour ont reçu l’ordre de déconnecter leurs ordinateurs du réseau. Souvent présenté comme un modèle de smart city, Singapour est l’un des territoires les plus connectés de la planète.

        Lire aussi :
         

                Singapour, ville-éprouvette






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-11">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Notre chroniqueur dénonce la vision du président français, biaisée par une représentation erronée de l’Afrique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤         

Chronique

« Non, M. Macron, les Africains qui meurent en Méditerranée ne sont pas issus de la classe moyenne »

Notre chroniqueur dénonce la vision du président français, biaisée par une représentation erronée de l’Afrique.

Par                                            Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-07-20T12:09:14+02:00"

        Le 20.07.2018 à 12h09

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-07-20T14:50:26+02:00"

        Mis à jour le 20.07.2018 à 14h50






    
Le président français Emmanuel Macron pose avec les artistes Femi Kuti, Youssou N’Dour et Angelique Kidjo au New Afrka Shrine de Lagos, au Nigeria, le 3 juillet 2018.
Crédits : REUTERS


Chronique. En marge de sa visite au Nigeria, Emmanuel Macron a accordé une interview à l’animateur Claudy Siar diffusée sur France 24 et RFI le 5 juillet, dans laquelle il revient sur le sujet de la migration africaine vers l’Europe. De façon surprenante, il soutient que « les personnes très pauvres ne quittent pas leur pays. Ce sont les classes moyennes de pays qui sont plutôt émergents qui passent par la Libye pour rejoindre l’Europe ». Il ajoute que ce sont les familles aisées qui donnent un pécule à leurs enfants pour aller en Europe.

        Lire aussi :
         

                Le Nigeria, laboratoire de la nouvelle politique africaine d’Emmanuel Macron



Donc, selon le président français, une famille « riche » peut sciemment décider de donner une somme d’argent à l’un de ses enfants et l’envoyer à une mort certaine. Car la réalité de l’émigration, au-delà des discours des dirigeants européens et le silence coupable des décideurs politiques africains, ce sont les morts quasi quotidiennes de jeunes qui fuient le continent par manque d’espoir.
En 2017, 3 119 personnes sont mortes dans la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Ce chiffre fait abstraction des personnes disparues en mer et qui reposent à jamais au fond des eaux. Pas un seul jour ne passe sans que le sujet ne soit au menu de débats politiques houleux, ce qui en fait un sujet à la limite civilisationnelle de notre époque.
Mépris pour les gens ordinaires
Le discours d’Emmanuel Macron, après ses sorties sur la démographie africaine et sur les kwassa kwassa comoriens, illustre à nouveau ce qu’il représente : une élite libérale liée aux puissances d’argent porteuse souvent d’un mépris pour les gens ordinaires.
Pour l’Afrique, son engouement depuis son élection est peut-être sincère. Il peut être le signe d’un désir de repenser la relation entre la France et le continent en dehors des pratiques sombres de la Françafrique traditionnelle.

        Lire aussi :
         

                A la recherche de la classe moyenne africaine



Mais la vision du jeune président français est biaisée par une représentation erronée de l’Afrique. Emmanuel Macron est issu d’une caste, celle des puissants qui répètent à l’envi des poncifs sur le numérique, l’entrepreneuriat, présentés comme les solutions magiques aux urgences du continent. Sans parler de l’utilisation ambiguë du concept globalisant de « classe moyenne africaine », dont beaucoup d’économistes interrogent la pertinence.
Dans sa posture, Macron peut compter sur des jeunes hommes et femmes africains qui survendent un discours afro-optimiste déconnecté de la réalité du continent. D’ailleurs, durant les séjours du président français en Afrique, on les voit inonder la toile de selfies et de mots enthousiastes sur la « start-up nation », l’« Africa rising » et autres nouveaux mots savants.

        Lire aussi :
         

                L’émergence africaine existe-t-elle vraiment ?



Toutes ces personnes refusent d’affronter la réalité du continent dont l’un des visages est la misère sociale, la corruption, la violence physique et symbolique qui poussent les gens à fuir.
Il est choquant d’entendre Macron dire que ce sont des familles aisées qui donnent de l’argent à leurs enfants pour rallier l’Europe et qui, quand ils y parviennent, y vivent une vie de sous-homme.
Il faut rappeler à Emmanuel Macron que personne ne quitte son pays dans ces conditions le pied léger. Il y a une réalité de l’émigration clandestine africaine que propulse une quête d’une vie décente. Au Sénégal, en pleine vague de départ par pirogues, le mot d’ordre des jeunes était : « Barca wala Barsakh » : « Arriver à Barcelone ou mourir. »

        Lire aussi :
         

                « En évitant de rencontrer les élus nigérians, Emmanuel Macron a mis en exergue leur échec »



D’ailleurs les Sénégalais membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique de Macron devraient lui suggérer de prendre contact avec Yayi Bayam Diouf, présidente du collectif des mères qui ont perdu leurs fils, morts en Méditerranée.
C’est insulter le deuil de ces femmes que de les tenir pour responsables de la perte d’enfants partis mourir car leur pays ne leur apporte aucun espoir.
Immenses sacrifices
Quand une mère, à travers les ressources d’une tontine ou d’un crédit, finance le voyage d’un fils pour espérer qu’il réussisse en Europe et sorte toute sa famille de la misère, on lui doit respect et empathie, et non la vilipender devant un intervieweur connivent.
L’argent investi, car c’est bien le mot, dans le voyage risqué, voire suicidaire, du fils ou de la fille n’est pas la preuve d’une richesse ou de l’appartenance à une classe moyenne. Ce n’est que le pécule amassé difficilement par une famille désœuvrée ou un travailleur précaire. Et réunir ces sommes qui servent à financer le départ résulte le plus souvent d’immenses sacrifices et de nombreuses privations.



Enfin, quand Emmanuel Macron dit : « On a besoin d’une jeunesse africaine qui se raconte elle-même, qui construit son imaginaire, ses propres héros et qu’elle les explique au monde », nous ne pouvons qu’être d’accord. Il y a bien une jeunesse dynamique, créative et entreprenante sur le continent. Elle tient un discours et occupe une position qui illustre la contemporanéité de l’Afrique. Mais il y en a une autre, qui continuera à hanter le sommeil des Européens en allant à l’assaut de ses côtes en dépit des lois répressives comme celles actuellement en vigueur en France.
Non, Monsieur Macron, cette jeunesse qui meurt en Méditerranée n’est pas issue de la « classe moyenne ». Elle est pauvre et n’a plus aucun espoir chez elle.
Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.


<article-nb="2018/07/20/18-12">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Bruxelles lance une procédure d’infraction contre la loi « Stop Soros », chère à Viktor Orban.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

La Commission européenne met en cause la politique antimigrants de la Hongrie

Bruxelles lance une procédure d’infraction contre la loi « Stop Soros », chère à Viktor Orban.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h37
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Commission européenne a été critiquée, ces derniers mois, pour avoir eu la main plus lourde avec Varsovie qu’avec Budapest, après qu’elle a décidé, en décembre 2017, de recommander le déclenchement de l’article 7 des traités de l’Union européenne (UE) contre le gouvernement polonais, censé sanctionner des manquements à l’Etat de droit.
Jeudi 19 juillet, Bruxelles s’est un peu rattrapée en annonçant coup sur coup, contre la Hongrie, un recours devant la Cour de justice de l’UE (CJUE), au Luxembourg, et l’envoi d’une lettre de mise en demeure. Dans son viseur : la politique antimigrants mise en œuvre depuis 2015 par le premier ministre, Viktor Orban, un des chantres européens de l’illibéralisme.
La Commission entend d’abord contester devant la CJUE la législation hongroise en matière d’asile, jugée non conforme au droit européen (directives sur les procédures d’asile, sur le retour des migrants, et relative aux conditions d’accueil).
Il s’agit de la dernière étape d’une procédure d’infraction lancée en décembre 2015. A l’époque, déjà, Bruxelles relevait les difficultés des migrants déboutés du droit d’asile en Hongrie à exercer leur droit à un recours effectif, ainsi qu’à accéder à un tribunal impartial.
La Hongrie s’est notoirement opposée, ces dernières années, à l’accueil des migrants, de même qu’à la répartition des demandeurs d’asile partout en Europe afin de soulager l’Italie et la Grèce, pays de première entrée de ces personnes dans l’Union. Budapest avait même contesté ces « relocalisations » devant la CJUE qui lui a donné tort en septembre 2017 (ainsi qu’à la Slovaquie, associée au recours hongrois).
Deux mois pour répondre
Jeudi, la Commission a aussi confirmé avoir envoyé une lettre de mise en demeure à la Hongrie, concernant une nouvelle législation, effective le 1er juillet, baptisée « Stop Soros », en référence au financier d’origine hongroise George Soros, devenu la bête noire de M. Orban. Elle érige en infractions pénales l’assistance offerte par les ONG ou des particuliers aux demandes d’asile et de séjour.
Par ailleurs, ce paquet législatif, associé à une modification constitutionnelle, conduit à limiter le droit d’asile « aux seules personnes qui arrivent en Hongrie directement depuis un lieu où leur vie ou leur liberté sont menacées », explique la Commission, qui y voit des manquements « aux obligations qui incombent [à la Hongrie] en vertu des traités de l’Union, de la législation de l’Union et de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ».
Budapest a deux mois pour répondre à Bruxelles. Si la réponse n’est pas satisfaisante, la procédure d’infraction suivra son cours et pourra conduire, là aussi, à un recours devant la Cour de Luxembourg. Ces procédures prennent des années, mais prouvent la détermination de Bruxelles : « La Commission a envoyé un message clair et sans ambiguïtés, selon lequel les politiques hongroises xénophobes ne peuvent pas être tolérées », s’est félicitée Iverna McGowan, directrice du bureau européen d’Amnesty International.

        Lire aussi :
         

                Comment Nétanyahou soigne les « illibéraux » est-européens



Ces procédures pourraient compliquer les rapports de M. Orban avec le Parti populaire européen (PPE), la grande famille des droites conservatrices européennes, qui, jusqu’à présent, ferme les yeux sur ses agissements. Certains de ses dirigeants n’ont-ils pas récemment assuré que leur « ligne rouge » concernant le premier ministre hongrois, constituait son respect des décisions en dernière instance de la CJUE ?
En attendant, la Commission semble bien isolée. Car M. Orban a largement réussi à imposer sa feuille de route antimigrants au Conseil européen. Les propositions de la présidence actuelle de l’Union, l’Autriche, de ne plus envisager la migration que sous l’angle sécuritaire n’y choquent plus beaucoup de capitales.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-13">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Editorial. La répression contre la révolte populaire orchestrée par le président et son épouse a fait, depuis trois mois, 280 morts et 2 000 blessés.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Au Nicaragua, la déroute morale du gouvernement Ortega

Editorial. La répression contre la révolte populaire orchestrée par le président et son épouse a fait, depuis trois mois, 280 morts et 2 000 blessés.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 14h19
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le Nicaragua a célébré, jeudi 19 juillet, le 39e anniversaire de la révolution sandiniste, alors que le président, Daniel Ortega, réprime une révolte populaire et pacifique d’une ampleur inédite. Malgré les condamnations de la communauté internationale, le héros révolutionnaire de 72 ans opte pour la confrontation avec ses opposants, qui exigent la fin de son régime « autoritaire » et « corrompu ».
M. Ortega et son épouse, Rosario Murillo, devenue sa vice-présidente, s’accrochent au pouvoir. La répression qu’ils mènent a fait, depuis trois mois, 280 morts et 2 000 blessés dans ce petit pays d’Amérique centrale de 6 millions d’habitants. Le passé révolutionnaire de M. Ortega n’est plus qu’un lointain souvenir. Le 19 juillet 1979, le guérillero du Front sandiniste de libération nationale renversait, au nom du pluralisme et de la lutte contre la corruption, le régime népotiste de la famille Somoza. Aujourd’hui, M. Ortega, à la tête du Nicaragua depuis 2007, après l’avoir gouverné de 1979 à 1990, est accusé par ses opposants d’être devenu le « dictateur » qu’il avait jadis combattu.

        Lire aussi :
         

                Nicaragua : intensification des pressions diplomatiques sur Ortega



Le mouvement de contestation est né le 18 avril de la répression contre une manifestation s’opposant à une réforme de la sécurité sociale. C’est la goutte qui a fait déborder le vase du mécontentement contre un couple qui s’est emparé de tous les pouvoirs politiques, judiciaires, économiques, médiatiques et syndicaux. Depuis, les policiers, épaulés par des paramilitaires à la solde du gouvernement, attaquent au fusil d’assaut les protestataires qui tentent de se défendre avec les moyens du bord.
« Opération de nettoyage »
Le duo présidentiel joue un double jeu pervers. M. Ortega appelle à la paix tout en qualifiant les protestataires de « putschistes sataniques » et dénonçant une « tentative de coup d’Etat ». Sous l’égide de l’épiscopat, une table des négociations s’est ouverte. Mais le gouvernement rejette les propositions de l’opposition : la fin de la répression, le départ du couple au pouvoir, des élections anticipées, la justice pour les victimes et la démocratisation des institutions.
Jeudi, M. Ortega a rassemblé des milliers de sympathisants à Managua, la capitale, afin de fêter l’anniversaire de la révolution. Un enjeu de poids pour revendiquer sa légitimité. Deux jours plus tôt, le gouvernement reprenait par la force la ville de Masaya (Ouest), un des bastions de la contestation. Une « opération de nettoyage », selon les organisations de défense des droits de l’homme, qui accusent le président de recruter des paramilitaires pour étouffer dans le sang l’opposition.

        Lire aussi :
         

                Au Nicaragua, le gouvernement attaque les bastions de la contestation



Cette victoire symbolique pour le gouvernement n’éclipse pas pour autant sa déroute morale, provoquée par un usage excessif de la force dénoncé par les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation des Etats américains (OEA). Mercredi, l’OEA a approuvé une résolution qui condamne les violations des droits de l’homme par le régime.
En face, M. Ortega dénonce « une conspiration des forces impérialistes », accusant les évêques d’y participer. La police, les fonctionnaires, les syndicalistes et les jeunesses sandinistes lui restent fidèles. Mais son régime clientéliste a perdu de nombreux piliers, dont les grands patrons, qui ont rejoint l’opposition. Quant aux généraux, ils ont déclaré que l’armée ne se mêlerait pas du conflit. En attendant, l’intransigeance du couple Ortega mène le pays à une impasse. La seule issue serait son départ du pouvoir et l’organisation rapide d’élections anticipées.

        Lire aussi :
         

                Nicaragua : une ville rebelle cible d’une violente opération des forces du gouvernement






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-14">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Après plusieurs jours de bombardements, les rebelles de la province de Kuneitra ont accepté de déposer les armes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’armée syrienne de retour dans le Golan, face aux troupes israéliennes

Après plusieurs jours de bombardements, les rebelles de la province de Kuneitra ont accepté de déposer les armes.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h18
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

L’armée syrienne va se redéployer dans les prochains jours sur le plateau du Golan, dans la province de Kuneitra, dans le sud-ouest du pays, en vis-à-vis de l’armée israélienne, qui occupe une partie de cette région depuis 1967. Les groupes armés rebelles, qui contrôlaient ce territoire depuis une demi-dizaine d’années, se sont résolus, jeudi 19 juillet, à déposer les armes, après avoir subi plusieurs jours de violents bombardements.
Cet accord de reddition, imposé par la Russie, alliée de Damas, survient deux semaines après un arrangement du même genre, conclu avec les insurgés de la province voisine de Deraa, berceau du soulèvement contre Bachar Al-Assad. Un mois après le lancement de l’offensive des loyalistes dans le Sud syrien, la quasi-totalité de l’ex-bastion rebelle a hissé le drapeau blanc, la seule poche qui résiste encore étant le bassin du fleuve Yarmouk, aux mains d’une faction affiliée à l’organisation Etat islamique (EI).
A Kuneitra comme à Deraa, les opposants sont convenus d’abandonner leurs armes lourdes et moyennes et de laisser les institutions étatiques reprendre place, en échange d’un cessez-le-feu et d’une d’amnistie. Ceux qui, malgré ces promesses, redoutent d’être arrêtés ou qui veulent poursuivre le combat, seront transférés vers la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, l’ultime possession des anti-Assad.
Dimanche 15 juillet, près de 500 combattants et civils de la ville de Deraa avaient été évacués vers cette destination, qui a accueilli depuis deux ans des milliers de naufragés de l’insurrection syrienne. Fief de groupes extrémistes, comme Hayat Tahrir Al-Cham, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida, Idlib pourrait être la prochaine cible des forces gouvernementales, qui sont déterminées à reconquérir la totalité du territoire syrien.
Retour au statu quo
Dans le Golan, à la suite de la capitulation des rebelles, deux brigades de l’armée syrienne devraient prendre position le long de la ligne de...




                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-15">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le gouvernement indien a demandé à WhatsApp de prendre des mesures après la diffusion massive de fausses informations sur l’application de messagerie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

WhatsApp sous pression après des lynchages en Inde

Le gouvernement indien a demandé à WhatsApp de prendre des mesures après la diffusion massive de fausses informations sur l’application de messagerie.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h11
   





                        



   


Une vingtaine de personnes ont été lynchées ces derniers mois en Inde, à la suite de rumeurs concernant des enlèvements d’enfants, notamment propagées sur l’application de messagerie WhatsApp. Jeudi 19 juillet, le ministre des technologies de l’information Ravi Shankar Prasad a haussé le ton et estimé, dans un communiqué rapporté par la presse indienne, que « WhatsApp [devait] faire beaucoup plus ». Avant de menacer :
« Quand des rumeurs et des fausses informations sont propagées par des agitateurs, le média utilisé pour cette propagation ne peut pas échapper à ses responsabilités. S’il se contente de rester spectateur muet, alors il risque d’être considéré comme complice et, par conséquent, devra faire face à des poursuites judiciaires. »
WhatsApp est largement utilisé en Inde, où il compte plus de 200 millions d’utilisateurs. Ceux-ci s’en servent notamment pour transférer des informations, qui circulent ainsi très rapidement et à grande échelle.
Après un premier avertissement du gouvernement indien, WhatsApp, qui appartient à Facebook, avait annoncé le 10 juillet que les messages transférés seraient désormais signalés comme tels. « Cela vous aidera à savoir si vos amis ou contacts ont écrit le message qu’ils vous envoient, ou si celui-ci a été initialement envoyé par quelqu’un d’autre, écrivait WhatsApp sur son blog. Nous vous encourageons à traiter avec précaution les messages transférés avant de les transférer à votre tour. » WhatsApp avait également acheté de pleines pages de publicité dans les journaux indiens, dans lesquelles elle avait donné des conseils pour repérer les fausses informations.
Le transfert de messages limité
Cette fois, à la suite des menaces explicites du gouvernement indien, WhatsApp a annoncé qu’il limiterait, dans le cadre d’un test en Inde, la possibilité de transférer des messages à cinq personnes ou groupes à la fois. Le bouton permettant de transférer instantanément une photo ou une vidéo sera aussi supprimé – il faudra une action de plus pour le faire. « Nous pensons que ces changements – que nous évaluerons – permettront de faire en sorte que WhatsApp reste ce qu’il est censé être depuis le début : une messagerie privée. »
Contrairement à Facebook ou Twitter, WhatsApp n’est pas un réseau social, sur lequel on peut partager publiquement des informations. Il s’agit effectivement d’une messagerie privée, sur laquelle on peut créer des groupes de discussion, et qui permet aussi de transférer des messages ou des images d’une discussion à l’autre. Une fonctionnalité particulièrement populaire en Inde, souligne WhatsApp, et qui a permis dans ce pays la large diffusion de rumeurs.
La maison mère de WhatsApp, Facebook, est elle aussi mise en difficulté par les fausses informations qui y circulent et multiplie les annonces pour y remédier. Mais une différence est notable : sur WhatsApp, les messages échangés sont chiffrés de bout en bout, ce qui signifie que seul l’envoyeur et le(s) destinataire(s) du message sont en mesure de le lire – même WhatsApp ne peut les déchiffrer. Il est donc impossible pour l’application, en l’état actuel des choses, de les détecter en analysant leur contenu.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-16">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ A cinq mois de la présidentielle, l’ONU et l’UA appellent à « un transfert démocratique du pouvoir » en accord avec la Constitution congolaise.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤         

Compte rendu

Joseph Kabila entretient le flou sur son avenir politique en RDC

A cinq mois de la présidentielle, l’ONU et l’UA appellent à « un transfert démocratique du pouvoir » en accord avec la Constitution congolaise.


Le Monde.fr avec AFP et Reuters
              datetime="2018-07-20T11:09:18+02:00"

        Le 20.07.2018 à 11h09






    
Le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila, à Kinshasa, le 26 janvier 2018.
Crédits : Kenny-Katombe Butunka / REUTERS


Le président congolais Joseph Kabila s’est engagé à nouveau jeudi 19 juillet à respecter la Constitution de la République démocratique du Congo, sans dire un mot sur son avenir politique, à cinq mois d’une présidentielle censée élire son successeur à la tête du pays qu’il dirige depuis dix-sept ans. La date des élections fixée au 23 décembre 2018 « reste maintenue » et « notre engagement à respecter la Constitution demeure lui aussi non équivoque », a déclaré M. Kabila dans une allocution au Parlement.

        Lire aussi :
         

                « Les élections auront lieu le 23 décembre et le président Kabila respectera la Constitution »



L’organisation des élections en RDC est « une affaire de souveraineté » et par conséquent financée par l’Etat congolais, a-t-il réaffirmé, en vantant son bilan à la tête du pays. Le discours de Kabila était très attendu par la classe politique congolaise et les partenaires de la RDC qui espéraient que le chef de l’Etat dirait un mot sur son avenir politique. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait indiqué que Kabila allait annoncer une série de « décisions importantes ».
Interdiction de se représenter
« Ce ne sont ni les accusations gratuites et infondées, ni les pressions et menaces inconsidérées, des sanctions arbitraires et injustes qui nous détourneront de la voie que nous nous sommes tracée nous-mêmes, volontairement et librement », a précisé M. Kabila. « Aujourd’hui, notre modèle démocratique a fait ses preuves et ceux qui tentaient de s’improviser en donneurs de leçons l’ont bien compris : la République démocratique du Congo, n’ayant jamais donné de leçons à personne, n’est pas disposée d’en recevoir dans ce domaine. Et surtout pas de la part de ceux qui ont assassiné la démocratie dans ce pays et ailleurs. N’en déplaise à ceux qui ne voient que ce qui reste à faire et non ce qui a été fait », a-t-il lancé sous les acclamations de ses partisans.

        Lire aussi :
         

                Denis Mukwege : « Les élections en RDC seront falsifiées. Il faut lutter pour libérer le Congo. »



Dans un communiqué conjoint publié jeudi à New York à l’issue de deux jours d’une réunion annuelle, les Conseils de sécurité de l’ONU et de paix et sécurité de l’Union africaine ont souligné attendre « un transfert démocratique du pouvoir » en RDC « en accord avec la Constitution » qui dénie à Joseph Kabila la possibilité de se représenter. Les deux institutions appellent les partis « à continuer à rejeter toute forme de violence, à faire preuve de la plus grande retenue dans leurs actions et déclarations, afin de ne pas enflammer la situation et de régler leurs différends pacifiquement ».
Dans le pays, le parti historique de l’opposition (l’Union pour la démocratie et le progrès social) a promis « une réaction musclée [vendredi] » contre M. Kabila, selon son porte-parole, Augustin Kabua. « Le peuple congolais n’a plus rien à attendre d’une personne qui se croit monarque éternel », a réagi le député d’opposition Claudel André Lu baya. « Nous sommes déçus par ce discours du président Kabila qui a encore raté l’occasion de se prononcer sur son avenir politique », a déclaré un autre élu d’opposition.
« Pas de signe clair »
« Kabila n’a rien dit sur son avenir politique. Toujours pas de signe clair qu’il prévoit de quitter le pouvoir conformément à la Constitution [et] permettre un scrutin crédible. Il faut d’urgence une pression accrue pour le convaincre de changer de cap », a estimé Ida Sawyer, directrice Afrique de Human Rights Watch et persona non grata en RDC pour ses prises de position antérieures.



Quelques heures avant le discours, le mouvement citoyen congolais Lutte pour le changement (Lucha) a écrit sur Twitter : « Candidat ? Levons-nous tous aussitôt pour le démettre comme on aurait dû le faire depuis longtemps. Pas candidat ? Continuons à exiger des vraies élections, impossibles avec lui et sa Céni [commission électorale] aux commandes ». Ce mouvement né à Goma (est) est à la pointe de la contestation contre le maintien au pouvoir de M. Kabila. La Constitution lui interdit de se représenter. Le dépôt des candidatures doit s’ouvrir le 24 juillet et se terminer le 8 août.

        Lire aussi :
         

                L’acquittement de Jean-Pierre Bemba révèle les échecs de la CPI



« Le suspens continue encore pour quelque temps jusqu’au 8 août », a dit le député de la majorité Patrick Muyaya. Un scrutin est ouvert « à tous ceux qui en réunissent les conditions légales d’éligibilité », a précisé M. Kabila. Parmi les candidats déclarés à la présidentielle figure l’opposant en exil, Moïse Katumbi. Ancien allié du président, M. Katumbi a été condamné à trois ans de prison en 2016 dans une affaire immobilière et est menacé d’arrestation dès son retour en RDC.


<article-nb="2018/07/20/18-17">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La délicate évaluation de l’impact économique des migrants

Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h12
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Réduire les arrivées de migrants irréguliers, mais comment ? En dépit de l’accord signé fin juin sur le sujet, les capitales européennes se déchirent toujours sur les modalités de leur politique migratoire, alors que les naufrages d’embarcations de fortune se multiplient au large des côtes libyennes. L’an passé, 538 000 demandeurs d’asile ont obtenu protection dans l’Union européenne, selon Eurostat (25 % de moins qu’en 2016). Parmi les questions soulevées par leur intégration, celle de leur impact économique suscite crispations et amalgames.
Afin d’y voir plus clair, nombre d’économistes se sont penchés sur le sujet ces derniers mois. « Une telle évaluation est délicate, car elle dépend du contexte, du pays, et du type de migration », détaille Anthony Edo, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Selon les variables choisies, les études aboutissent à des résultats parfois contradictoires. Un consensus se dégage néanmoins : « Passé l’effet transitoire, l’impact à long terme des migrations sur la richesse par habitant, et son évolution, est neutre », résume Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce qui n’empêche pas que les effets sectoriels et locaux soient parfois notables.

Différents mécanismes entrent en jeu sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance. Si l’on s’en tient au seul produit intérieur brut (PIB), l’effet est clairement positif : les migrants consomment et se logent, ce qui contribue mécaniquement à l’activité. Et lorsque de l’argent public est dépensé pour accueillir les réfugiés, il est aussitôt réinjecté dans l’économie – l’équivalent, en somme, d’une relance keynésienne.
Des effets contrastés sur le marché du travail
Dans une étude publiée fin juin, trois chercheurs du Centre national de la recherche scientifique, Hippolyte...




                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-18">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les ex-guérilleros siègent aux côtés de parlementaires de droite qui voudraient les voir en prison.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les FARC font leur entrée au Parlement colombien sur fond de regain des violences

Les ex-guérilleros siègent aux côtés de parlementaires de droite qui voudraient les voir en prison.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h00
    |

            Marie Delcas (Bogota, correspondante)








                        



                                


                            

La scène s’annonce historique. Un nouveau Congrès issu des législatives de mars prend ses fonctions à Bogota, vendredi 20 juillet. La droite, qui a toujours été majoritaire, le reste. Mais, pour la première fois de l’histoire du pays, dix anciens chefs guérilleros font leur entrée au Parlement. L’accord de paix, signé en novembre 2016 pour mettre fin à un demi-siècle de conflit armé, a en effet accordé, pendant deux législatures, au parti politique issu des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) cinq sièges au Sénat et cinq à la Chambre des députés.
Les anciens chefs guérilleros qui, à 15 heures, devaient entrer au Capitole, ont tous passé plus de trente ans dans le maquis. Ils vont s’asseoir aux côtes de l’ancien président Alvaro Uribe, qui fut leur ennemi abhorré, mentor d’Ivan Duque, le président élu en juin qui prendra ses fonctions le 7 août.
Au pouvoir de 2002 à 2010, M. Uribe a été brillamment réélu sénateur. Son parti, le très à droite Centre démocratique (CD), est la première force parlementaire. « Mais Ivan Duque devra composer avec les autres partis de droite pour trouver une majorité, souligne l’analyste politique Elisabeth Ungar. Et il affrontera une opposition inédite au sein même du Congrès et dans la rue. » Du centre à la gauche, les partis favorables à l’accord de paix ont obtenu près de 20 % des sièges. « Le Congrès, comme le pays, est profondément polarisé », poursuit Mme Ungar.
« Un affront pour leurs victimes »
Carlos Antonio Lozada se montre calme. « Nous allons continuer à faire ce que nous avons toujours fait : lutter pour un pays plus juste, explique l’ancien combattant. Nous n’avons plus d’armes, nous le ferons avec des arguments. » M. Lozada n’a jamais croisé Alvaro Uribe. Acceptera-t-il de lui serrer la main ? « Bien sûr, répond-il après un quart de seconde d’hésitation. Nous sommes là pour discuter avec tout le monde. » Mais,...




                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-19">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La possibilité d’une escalade dans la guerre commerciale ouverte par Donald Trump, qui freinerait la croissance, inquiète les marchés. Face aux incertitudes, les investisseurs américains rapatrient depuis plusieurs mois leurs capitaux aux Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Bourses : les investisseurs se détournent de l’Europe

La possibilité d’une escalade dans la guerre commerciale ouverte par Donald Trump, qui freinerait la croissance, inquiète les marchés. Face aux incertitudes, les investisseurs américains rapatrient depuis plusieurs mois leurs capitaux aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h54
    |

            Isabelle Chaperon








                        



                                


                            

L’été sera-t-il chaud dans les salles de marchés et les bureaux de change ? Certes, les turbulences financières, comme les coups de soleil et les brûlures de méduse, ont une propension fâcheuse à survenir de préférence au mois d’août. « Nous sommes toujours prudents à cette époque de l’année. Les entreprises publient en ce moment leurs comptes pour le deuxième trimestre. Cela peut constituer un facteur d’instabilité, même si la saison s’annonce plutôt positive, souligne Olivier de Berranger, directeur de la gestion d’actifs à La Financière de l’Échiquier. La bonne tenue de la croissance mondiale, la qualité attendue des résultats des entreprises et la politique toujours ultra-accommodante de la Banque centrale européenne constituent autant de facteurs de soutien pour les Bourses européennes. »

« Les marchés se sont déjà fait très peur cette année. Le juge de paix, ce sera la publication des résultats semestriels des entreprises. S’il y a beaucoup de révisions en baisse des profits, la Bourse risque de subir une correction, mais si elle baisse sans changement notable des perspectives de progression des bénéfices, alors il faudra se positionner pour acheter », renchérit Igor de Maack, gérant de fonds chez DNCA Finance.
Entre sanctions et rétorsion
L’ombre du président américain, Donald Trump, plane toutefois sur les marchés financiers. « On s’attend à de la volatilité, principalement à cause de l’escalade dans la rhétorique guerrière autour du commerce international », prévient Laurent Boudoin, responsable de la gestion obligataire chez Sanso Investment Solutions. Le 10 juillet, Washington a publié une liste de biens, allant des sacs à main aux fruits et légumes en passant par les réfrigérateurs, soit 200 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine, susceptibles d’être frappés d’une taxe additionnelle de 10 % à la douane. Une deuxième vague, après les 50 milliards de dollars d’importations...




                        

                        


<article-nb="2018/07/20/18-20">
<filnamedate="20180720"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180720"><AAMMJJHH="2018072018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Alors que le président de l’Azerbaïdjan est reçu à l’Elysée par le président de la République, Leyla et Arif Yunus, deux militants des droits humains vivant en exil aux Pays-Bas, appellent la France, dans une tribune au « Monde », à lutter pour la démocratie dans leur pays.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Monsieur Macron, « Ilham Aliev a les mains souillées du sang de victimes innocentes »

Alors que le président de l’Azerbaïdjan est reçu à l’Elysée par le président de la République, Leyla et Arif Yunus, deux militants des droits humains vivant en exil aux Pays-Bas, appellent la France, dans une tribune au « Monde », à lutter pour la démocratie dans leur pays.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h16
    |

Leyla Yunus (Intellectuelle azerbaïdjanaise, militante des droits humains) et Arif Yunus (Historien azerbaïdjanais, militant des droits humains)







                        



                                


                            

[En détention depuis 2014, Leyla et Arif Yunus, militants des droits humains, ont été condamnés par la justice azerbaïdjanaise, en août 2015, à des peines de huit et sept ans de prison pour « fraude, évasion fiscale et commerce illégal ». Sous la pression internationale, Bakou les a libérés en décembre 2015, officiellement pour raison de santé.]
Tribune. Le 28 juin 2018, nous fêtions nos quarante ans de mariage. Mais nous n’avons pas fait la fête. Nous ne vivons plus dans notre Bakou natal, où nous avions coutume d’organiser des réunions familiales, de fêter les anniversaires, entourés de nos proches, et où nous pouvions nous recueillir sur les tombes de nos parents… En avril 2016, nous avons été contraints de quitter notre patrie pour sauver notre vie et pour préserver notre santé afin que notre fille ne se retrouve pas orpheline.
Nous avons entamé notre lutte pour la défense des droits humains et de la liberté déjà en URSS : le KGB avait traduit Arif [Yunus] en justice déjà en 1967 tandis que Leyla [Yunus] faisait partie du mouvement clandestin « des minorités ethniques contre le bolchevisme » et a participé à la création du Front populaire d’Azerbaïdjan. Après la chute de l’URSS, nous étions emplis d’espoir à l’idée de vivre enfin dans un Azerbaïdjan indépendant et démocratique.
Mais en 1993, Heïdar Aliev, par le passé général du KGB et premier secrétaire du Parti communiste d’Azerbaïdjan, a été nommé à la tête du pays. En s’appuyant sur la vieille nomenklatura du Parti, Heïdar Aliev a installé en Azerbaïdjan un régime autoritaire et implacable. Le fils Ilham Aliev a remplacé le père en 2003 et s’est mis à réprimer plus durement encore les droits et libertés des citoyens, instaurant en Azerbaïdjan une véritable dictature.

Tous les cinq ans, Ilham Aliev donne un spectacle appelé « élections » afin d’assurer légalement sa légitimité au poste de président pour un nouveau mandat. Depuis...




                        

                        

