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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Visé par une procédure de licenciement lancée par l’Elysée, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi. Le directeur de cabinet de l’Elysée a été entendu comme témoin.
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Le point sur l’affaire Benalla, quarante-huit heures après les premières révélations

Visé par une procédure de licenciement lancée par l’Elysée, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi. Le directeur de cabinet de l’Elysée a été entendu comme témoin.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h49
   





                        



L’affaire Benalla a pris une nouvelle tournure vendredi 20 juillet avec l’annonce, par l’Elysée, d’une procédure de licenciement visant Alexandre Benalla ainsi que son placement en garde à vue.
La diffusion de vidéos montrant ce chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République et chargé de la sécurité, identifié par Le Monde en train de frapper un jeune homme lors des manifestations du 1er-Mai, a suscité un flot de critiques et de questions, et entraîné des réactions en chaîne.

        Nos révélations :
         

          « Le Monde » identifie, sur une vidéo, un collaborateur de Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris



Des « faits nouveaux », Alexandre Benalla bientôt licencié
Sous la pression, l’Elysée a finalement lâché Alexandre Benalla, quarante-huit heures après les premières révélations du Monde. Les sanctions prises jusqu’à présent, une mise à pied de deux semaines avec suspension de salaire et un changement d’affectation, étaient un « dernier avertissement avant licenciement », avait déclaré jeudi le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit.
Arguant de « faits nouveaux constitutifs d’une faute commise » et faisant « l’objet d’une procédure judiciaire », l’Elysée a annoncé vendredi avoir « pris la décision d’engager la procédure de licenciement d’Alexandre Benalla ». Sans donner plus de détails, la présidence a justifié cette décision par le fait que celui-ci, « aux fins de prouver son innocence, […] aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir ».
Tout porte à croire qu’il s’agit d’images de vidéosurveillance, en lien avec l’enquête préliminaire ouverte, qui ont été « indûment communiquées à un tiers dans la soirée du 18 juillet », comme l’a révélé la préfecture de police dans un communiqué de presse, vendredi. C’est pour avoir extrait ces images que trois cadres de la préfecture de police de Paris ont été suspendus, jeudi soir, à titre conservatoire. Des agissements condamnés « lourdement » par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb.

        Comprendre pourquoi
         

          trois responsables policiers ont été suspendus



Alexandre Benalla et Vincent Crase placés en garde à vue
Dans la matinée, M. Benalla a été placé en garde à vue à Paris dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte la veille. Il est visé pour des faits de « violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions », « port illégal d’insignes réservés à l’autorité publique » et « complicité de détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection ».
L’enquête a été ouverte à l’initiative du parquet de Paris, et les investigations ont été confiées à l’inspection générale de la police nationale et à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d’accueil pour La République en marche (LRM), qui accompagnait Alexandre Benalla et les forces de l’ordre lors des manifestations du 1er-Mai, a également été placé en garde à vue vendredi pour « violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public » et « usurpation de fonctions ».
Le directeur de cabinet de l’Elysée entendu comme témoin
Supérieur hiérarchique de M. Benalla à l’Elysée, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu jeudi comme témoin dans l’enquête. C’est lui qui avait délivré une autorisation à Alexandre Benalla pour assister en tant qu’« observateur » à la manifestation parisienne du 1er-Mai.
Contacté par Le Monde avant la publication de l’article révélant les brutalités commises par M. Benalla, M. Strzoda avait affirmé avoir convoqué son collaborateur le 1er mai après avoir vu les vidéos des violences. Le directeur de cabinet assurait également avoir aussitôt prévenu le président de la République, alors en déplacement en Australie.
Selon nos informations, Alexandre Benalla disposait d’un certain nombre de privilèges auprès de l’Elysée. L’ancien « M. Sécurité » du président de la République avait ainsi lui-même déclaré être domicilié, depuis le 9 juillet, dans une dépendance de l’Elysée, au 11, quai Branly, dans le très chic 7e arrondissement de Paris. Outre ce prestigieux logement de fonction, il dispose également d’une voiture avec chauffeur.

        Notre décryptage :
         

          Quand la « bande d’Alexandre » suit Macron à l’Elysée



Commissions d’enquête et motion de censure
Alors que l’enquête judiciaire en est à son commencement, beaucoup de questions restent sans réponse : pourquoi l’Elysée n’a-t-il pas pris de sanctions plus fortes ? Pourquoi n’a-t-il pas signalé les agissements de M. Benalla à la justice ? Pourquoi celui-ci a-t-il continué à travailler pour l’Elysée ?

        Lire les réactions :
         

          le licenciement salué par la majorité, les oppositions dénoncent des « mensonges » de Collomb



Vendredi, les débats parlementaires ont encore été parasités par l’affaire, alors que la commission des lois de l’Assemblée nationale a annoncé la veille s’être transformée en commission d’enquête pour une durée d’un mois, afin de faire la lumière sur « les événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er-Mai ». La commission des lois du Sénat a annoncé de son côté qu’elle auditionnerait Gérard Collomb mardi après-midi, après avoir demandé, lundi, les prérogatives d’une commission d’enquête, pour une durée de six mois. De leur côté, les députés de La France insoumise ont proposé à tous les parlementaires de déposer ensemble une motion de censure du gouvernement.

Au cœur de la tourmente, Emmanuel Macron est resté stoïque et silencieux, refusant à de multiples reprises de répondre aux questions des journalistes alors qu’il était en déplacement en Dordogne jeudi. Vendredi, contrairement aux usages en vigueur lors d’une visite de chef d’Etat, le déjeuner de M. Macron avec le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliev, n’a pas été suivi d’une conférence de presse commune des deux dirigeants.

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                Affaire Benalla : l’exécutif à la peine




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’ancien « M. Sécurité » du président de la République a déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans un logement de fonction, selon un document de l’administration.
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Alexandre Benalla est logé quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée

L’ancien « M. Sécurité » du président de la République a déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans un logement de fonction, selon un document de l’administration.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h35
    |

                            François Krug et 
Ariane Chemin








                        


Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du président de la République, a lui-même déclaré être domicilié depuis le 9 juillet dans une dépendance de l’Elysée, au 11, quai Branly, dans le très chic 7e arrondissement de Paris, selon un document de l’administration dont Le Monde a pris connaissance.
L’ancien « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron a déclaré ce domicile deux mois après la fin de sa mise à pied par l’Elysée — du 4 au 19 mai —, à la suite des événements du 1er Mai place de la Contrescarpe, à Paris, et une semaine et demie avant son licenciement, vendredi 20 juillet. Il habitait auparavant à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.

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Le palais de l’Alma, au 11 du quai Branly — d’anciennes écuries construites par Napoléon III — accueille depuis longtemps des dépendances de la présidence. On y trouve soixante-trois logements de fonction, sur cinq mille mètres carrés.
C’est là que, sous les deux septennats de François Mitterrand, était logé François de Grossouvre, l’homme chargé des affaires privées de l’ancien chef de l’Etat. C’est là encore que le président socialiste avait discrètement logé sa compagne Anne Pingeot, et leur fille, Mazarine Pingeot.
Outre ce prestigieux logement de fonction, Alexandre Benalla disposait à l’Elysée de nombreux privilèges, notamment d’une voiture avec chauffeur. L’immeuble du quai Branly est surveillé par des gendarmes. L’un d’eux avait répondu au Monde, jeudi 19 juillet, que M. Benalla n’y habitait pas.
L’Elysée a annoncé, vendredi, engager une procédure de licenciement à l’encontre d’Alexandre Benalla, qui a, par ailleurs, été placé en garde à vue.

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Affaire Benalla : quand la « bande d’Alexandre » suit Macron à l’Elysée

Autour d’Alexandre Benalla s’était formée une équipe soudée qui ne quitte jamais le sillage du président.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 15h44
    |

            Ariane Chemin et 
                                François Krug








                        



                                


                            

Un léger signe, discret, derrière une colonne. Un regard, un geste pour indiquer le chemin à suivre. Le 7 mai 2017, Emmanuel Macron fête sa victoire dans la cour du Louvre. Il marche dans la nuit, solitaire, au son de L’Hymne à la joie. Dans l’ombre, un homme accompagne ses pas jusqu’à l’estrade où il va prononcer son premier discours de chef d’Etat. Au pied de l’escalier de fer, le président tout frais élu abandonne sur sa gauche le guide de cette longue marche prési­dentielle, un homme brun de 25 ans qui s’éclipse en coulisse : Alexandre Benalla.

Ce soir de printemps 2017, derrière la tribune, le jeune homme veille pour la première fois de sa vie sur un président de la République. Un Graal, à 25 ans. Quelques jours plus tard, le voilà à l’Elysée comme adjoint au chef de cabinet – une formule floue qui signifie qu’il s’occupe désormais du quotidien du président. Il dispose d’un bureau et d’une voiture de fonction.
Quoique simple gendarme de réserve et alors que son expérience se limite à des missions de sécurité privée, le voilà chargé de superviser la protection d’Emmanuel Macron. Une étrangeté, puisque c’est d’ordinaire le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) qui est chargé de la sécurité du chef de l’Etat. Benalla et les hommes du GSPR (policiers et gendarmes) traitent désormais d’égal à égal. Non sans rivalités, de plus en plus aiguisées.
Dès l’été 2017, le nouveau « M. Sécurité » d’Emmanuel Macron accompagne le couple présidentiel dans la France entière : à vélo sur la route de la Corniche dans la station balnéaire du Touquet, le berceau de Brigitte Macron, sur les pistes de La Mongie, au cœur des Pyrénées, durant l’hiver. Mais aussi au Salon de l’agriculture, étape obligée des présidents français, ou dans l’Orne, pour sécuriser le village de Berd’huis avant le « 13 heures » de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1, en avril. Autour de Benalla, d’autres personnages discrets de la campagne d’Emmanuel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le coureur slovaque a remporté le sprint à Valence, pour gagner sa troisième étape du Tour 2018.
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Tour de France : Peter Sagan remporte la treizième étape, Geraint Thomas toujours en jaune

Le coureur slovaque a remporté le sprint à Valence, pour gagner sa troisième étape du Tour 2018.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h57
   





                        



   


Il était le plus fort au sprint. Peter Sagan (Bora) a devancé le Norvégien Alexander Kristoff et le Français Arnaud Démare au sprint, à l’issue de la treizième étape entre Le Bourg-d’Oisans et Valence, pour s’imposer pour la troisième fois dans ce Tour 2018. Ce sprint était privé de la plupart des spécialistes (Gaviria, Groenewegen, Greipel, Kittel, Cavendish…), qui ont abandonné dans les Alpes.
Peter Sagan s’était déjà imposé à La Roche-sur-Yon, lors de la deuxième étape, et à Quimper, dans la cinquième étape. Agé de 28 ans, le champion du monde en est désormais à onze succès d’étape dans le Tour depuis 2012. Il compte aussi cinq victoires dans le classement par points (maillot vert), en attendant une possible sixième victoire à la fin du Tour s’il rallie Paris.
Dans cette étape de 169,5 kilomètres, un duo, transformé en quatuor, s’est formé dès la première heure. Le Néo-Zélandais Tom Scully et le Belge Thomas De Gendt, rejoints au 29e kilomètre par le Suisse Michael Schär et le Belge Dimitri Claeys, ont longtemps ouvert la route.
Geraint Thomas conserve le maillot jaune
Schär, l’un des rouleurs de la formation BMC qui avait gagné le contre-la-montre par équipes à Cholet (quatrième étape), a insisté en solitaire dans les 25 derniers kilomètres. Il a été repris à moins de 6 kilomètres de la ligne.
Dans le sprint, le Belge Philippe Gilbert a tenté de surprendre les sprinteurs en attaquant au dernier kilomètre. Il a contraint les équipiers de Démare à un gros effort avant que le Français lance le sprint et soit débordé par Kristoff et Sagan.
Au classement général, Geraint Thomas (Sky) conserve son maillot jaune devant son leader et équipier, Christopher Froome. Romain Bardet, le premier Français, est cinquième à trois minutes et sept secondes de Thomas.
Samedi, la quatorzième étape franchira les Cévennes pour rejoindre Mende. L’arrivée sera jugée sur le plateau de l’aérodrome, 1 500 mètres après la fin de la montée de la Croix-Neuve (3 km à 10,2 % de pente).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La pollution des mégots, dont une grande quantité finit dans les océans, a des conséquences néfastes sur la biodiversité aquatique.
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Fumer nuit gravement à la santé des poissons

La pollution des mégots, dont une grande quantité finit dans les océans, a des conséquences néfastes sur la biodiversité aquatique.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h29
    |

                            Aline Nippert








                        



   


Deux milliards de mégots environ (350 tonnes) sont ramassés chaque année à Paris. 500 millions à Marseille et 200 millions à Bordeaux. Les chiffres du ministère de la transition écologique et solidaire donnent une idée de l’enjeu écologique que cette pollution urbaine représente. Car nombre de ces déchets toxiques finiront dans les fonds marins et océaniques.
Une fois l’ultime bouffée de cigarette ingérée, son abandon sur le trottoir signe potentiellement le début d’un long périple. Certains mégots n’échappent pas aux aspirateurs des agents de nettoyage urbains. Pour les rescapés, le ruissellement de la pluie suffit pour provoquer une chute par le caniveau, malgré les grilles dont certaines sont dotées. « Ces grilles réduisent fortement la concentration de déchets dans les eaux pluviales ou les rejets urbains de temps de pluie, mais laissent passer quantité de mégots », souligne Johnny Gasperi, maître de conférences au Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (LEESU, université Paris-Est-Créteil et Ecole des Ponts ParisTech). Ces mailles franchies, le destin des mégots dépend du type de réseau de drainage des eaux qu’ils ont à traverser.

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Le réseau d’assainissement « unitaire » achemine eaux domestiques et pluviales vers la même station d’épuration. « Quasiment tous les vieux centres historiques sont équipés d’un réseau unique, précise Johnny Gasperi. Paris intra-muros et la première couronne sont dans ce cas. » Le mégot chemine donc vers la station d’épuration, mais sa course est arrêtée juste avant de franchir la ligne. « Les stations font d’abord un dégrillage de l’eau pour évacuer tous les macrodéchets. » Et les mégots, ainsi que tous les autres détritus pêchés (résidus de plastique, cotons-tiges, etc.), finissent alors brûlés ou dans un centre d’enfouissement des déchets.
Les choses se compliquent en cas de grosse averse. « Lorsqu’une grande masse d’eau arrive, le surplus est stocké dans des cuves. Mais une fois ces ouvrages saturés, le trop-plein est directement déversé dans les cours d’eau. », explique le spécialiste. A Paris, ces eaux non-traitées se retrouvent dans la Seine. Et les mégots avec.

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Le réseau séparatif, quant à lui, draine les eaux domestiques et les eaux pluviales via des canaux distincts. « Les nouveaux quartiers ou les extensions de centres-villes très récents en sont quasiment tous équipés. », affirme Johnny Gasperi. Dans ce système, seules les eaux domestiques sont soumises au traitement en station d’épuration. « Les eaux de pluie – chargées des détritus amassés – sont déversées dans les cours d’eau généralement sans être traitées. » 
Et une fois que les mégots plongent dans un cours d’eau, aucun filtre n’entrave leur course jusqu’à l’océan.
Déchets dangereux
« Lorsque les mégots se décomposent dans le milieu naturel, le relargage de polluants est alors direct », note l’enseignant-chercheur. Une récente étude menée à l’Université technique de Berlin estime qu’un mégot de cigarette peut contaminer jusqu’à 1 000 litres d’eau.
Les résidus de cigarette sont composés d’un cocktail d’éléments chimiques, parmi lesquels des métaux lourds (cadmium, plomb, chrome, mercure), du goudron et de la nicotine. Sans oublier le filtre lui-même, souvent fabriqué à partir d’acétate de cellulose, une matière plastique non biodégradable.

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« La nicotine, nous apprend l’étude allemande, est utilisée en tant qu’insecticide depuis le XVe  siècle. Son emploi [en tant que pesticide] est très encadré aux Etats-Unis, au Canada et en Europe à cause de sa toxicité sur la biodiversité aquatique. » Or, cette molécule est très soluble dans l’eau. En septembre 2017, un rapport d’étude de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) classe les mégots comme « déchets dangereux ». C’est notamment « le contenu en nicotine, substance analysée au cours des investigations, [qui] conduit au classement des mégots au titre de la propriété HP 6 (toxicité aiguë) », précise le rapport.
Poissons et micro-organismes aquatiques, fumeurs passifs
L’étude de l’INERIS met notamment en évidence la toxicité des mégots sur des micro-organismes aquatiques (bactéries, microcrustacés, micro-algues) à partir d’« évaluations par essais ». Certains résultats sont éloquents : le microcrustacé Ceriodaphnia dubia ne parvient plus à se reproduire après 96 heures en présence de seulement 0,06 % de l’éluat réalisé à partir de mégots broyés. La croissance des micro-algues P. subcapitata, quant à elle, est paralysée après 72 heures en contact de 0,77 % de l’éluat. Ces essais écotoxicologiques conduisent également à attribuer aux mégots « la propriété de danger HP 14 (écotoxique) ».
Les poissons font aussi partie des victimes de cette pollution des eaux. Un seul mégot de cigarette peut suffire à décimer la moitié d’une population de poissons nageant dans un litre d’eau. C’est ce qu’affirment des chercheurs de l’Université d’Etat de San Diego, en 2011, dans une étude menée sur des poissons marins (Atherinops affinis) et d’eau douce (Pimephales promelas).
Les travaux sur la pollution des eaux par les mégots de cigarette, longtemps considérée comme négligeable, sont encore peu nombreux. Mais le sujet agite de plus en plus la communauté scientifique. Le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) est partenaire d’un projet de recherche européen dont l’un des volets vise précisément à mesurer l’impact que pourraient avoir les mégots sur les espèces marines.




                            


                        

                        


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La Commission européenne met en cause la politique antimigrants de la Hongrie

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Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h37
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La Commission européenne a été critiquée, ces derniers mois, pour avoir eu la main plus lourde avec Varsovie qu’avec Budapest, après qu’elle a décidé, en décembre 2017, de recommander le déclenchement de l’article 7 des traités de l’Union européenne (UE) contre le gouvernement polonais, censé sanctionner des manquements à l’Etat de droit.
Jeudi 19 juillet, Bruxelles s’est un peu rattrapée en annonçant coup sur coup, contre la Hongrie, un recours devant la Cour de justice de l’UE (CJUE), au Luxembourg, et l’envoi d’une lettre de mise en demeure. Dans son viseur : la politique antimigrants mise en œuvre depuis 2015 par le premier ministre, Viktor Orban, un des chantres européens de l’illibéralisme.
La Commission entend d’abord contester devant la CJUE la législation hongroise en matière d’asile, jugée non conforme au droit européen (directives sur les procédures d’asile, sur le retour des migrants, et relative aux conditions d’accueil).
Il s’agit de la dernière étape d’une procédure d’infraction lancée en décembre 2015. A l’époque, déjà, Bruxelles relevait les difficultés des migrants déboutés du droit d’asile en Hongrie à exercer leur droit à un recours effectif, ainsi qu’à accéder à un tribunal impartial.
La Hongrie s’est notoirement opposée, ces dernières années, à l’accueil des migrants, de même qu’à la répartition des demandeurs d’asile partout en Europe afin de soulager l’Italie et la Grèce, pays de première entrée de ces personnes dans l’Union. Budapest avait même contesté ces « relocalisations » devant la CJUE qui lui a donné tort en septembre 2017 (ainsi qu’à la Slovaquie, associée au recours hongrois).
Deux mois pour répondre
Jeudi, la Commission a aussi confirmé avoir envoyé une lettre de mise en demeure à la Hongrie, concernant une nouvelle législation, effective le 1er juillet, baptisée « Stop Soros », en référence au financier d’origine hongroise George Soros, devenu la bête noire de M. Orban. Elle érige en infractions pénales l’assistance offerte par les ONG ou des particuliers aux demandes d’asile et de séjour.
Par ailleurs, ce paquet législatif, associé à une modification constitutionnelle, conduit à limiter le droit d’asile « aux seules personnes qui arrivent en Hongrie directement depuis un lieu où leur vie ou leur liberté sont menacées », explique la Commission, qui y voit des manquements « aux obligations qui incombent [à la Hongrie] en vertu des traités de l’Union, de la législation de l’Union et de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ».
Budapest a deux mois pour répondre à Bruxelles. Si la réponse n’est pas satisfaisante, la procédure d’infraction suivra son cours et pourra conduire, là aussi, à un recours devant la Cour de Luxembourg. Ces procédures prennent des années, mais prouvent la détermination de Bruxelles : « La Commission a envoyé un message clair et sans ambiguïtés, selon lequel les politiques hongroises xénophobes ne peuvent pas être tolérées », s’est félicitée Iverna McGowan, directrice du bureau européen d’Amnesty International.

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Ces procédures pourraient compliquer les rapports de M. Orban avec le Parti populaire européen (PPE), la grande famille des droites conservatrices européennes, qui, jusqu’à présent, ferme les yeux sur ses agissements. Certains de ses dirigeants n’ont-ils pas récemment assuré que leur « ligne rouge » concernant le premier ministre hongrois, constituait son respect des décisions en dernière instance de la CJUE ?
En attendant, la Commission semble bien isolée. Car M. Orban a largement réussi à imposer sa feuille de route antimigrants au Conseil européen. Les propositions de la présidence actuelle de l’Union, l’Autriche, de ne plus envisager la migration que sous l’angle sécuritaire n’y choquent plus beaucoup de capitales.



                            


                        

                        


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Au Pérou, démissions en série après des révélations sur la corruption du système judiciaire

Après le limogeage, le 13 juillet, du ministre de la justice, les présidents de la Cour suprême et du Conseil national de la magistrature ont démissionné.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h41
    |

                            Sarah Calamand








                        



                                


                            

C’est le système judiciaire péruvien tout entier qui s’écroule depuis deux semaines. Dernier rebondissement en date : la démission, jeudi 19 juillet, du président de la Cour suprême, Duberli Rodriguez. S’il n’est lui-même pas directement impliqué, ce sont les membres de l’institution qu’il dirige qui se sont vu entachés par des allégations de corruption.
Tout commence le 7 juillet, lorsque IDL Reporteros, un collectif de journalistes d’investigation péruvien, dévoile des enregistrements de conversations téléphoniques entre des juges et des membres de la Cour suprême, dans lesquels on peut entendre des magistrats négocier des peines ou s’adonner au trafic d’influence. 
Le premier visé par le scandale est Walter Rios, un juge de la Cour supérieure de justice de Callao, ville adjacente à la capitale, Lima. Il a été suspendu de ses fonctions après la mise en lumière, dans les premiers enregistrements dévoilés, de ses tentatives de vendre son influence dans des processus de nomination de juges. Des membres du Conseil national de la magistrature (CNM), organe chargé de nommer les juges et les procureurs, sont également concernés. Selon les explications de IDL Reporteros, des membres du Conseil désignaient les juges en échange d’avantages personnels, ou dans l’optique d’influencer des affaires dans lesquelles ils détenaient des intérêts.
« Que veux-tu ? Une réduction de peine ou un acquittement ? »
L’affaire va ensuite remonter les strates du système judiciaire péruvien, pour toucher un membre de la Cour suprême, Cesar Hinostroza. Dans la deuxième salve d’enregistrements téléphoniques dévoilés par IDL Reporteros, on l’entend négocier une peine pour un cas de viol sur une fillette de 10 ou 11 ans : « Que veux-tu ? Une réduction de peine ou un acquittement ? » A la suite de ces révélations, le juge de la Cour suprême a été suspendu et s’est vu interdire de quitter le pays.
Mais l’escalade est loin d’être terminée....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Editorial. La répression contre la révolte populaire orchestrée par le président et son épouse a fait, depuis trois mois, 280 morts et 2 000 blessés.
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Au Nicaragua, la déroute morale du gouvernement Ortega

Editorial. La répression contre la révolte populaire orchestrée par le président et son épouse a fait, depuis trois mois, 280 morts et 2 000 blessés.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 14h19
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le Nicaragua a célébré, jeudi 19 juillet, le 39e anniversaire de la révolution sandiniste, alors que le président, Daniel Ortega, réprime une révolte populaire et pacifique d’une ampleur inédite. Malgré les condamnations de la communauté internationale, le héros révolutionnaire de 72 ans opte pour la confrontation avec ses opposants, qui exigent la fin de son régime « autoritaire » et « corrompu ».
M. Ortega et son épouse, Rosario Murillo, devenue sa vice-présidente, s’accrochent au pouvoir. La répression qu’ils mènent a fait, depuis trois mois, 280 morts et 2 000 blessés dans ce petit pays d’Amérique centrale de 6 millions d’habitants. Le passé révolutionnaire de M. Ortega n’est plus qu’un lointain souvenir. Le 19 juillet 1979, le guérillero du Front sandiniste de libération nationale renversait, au nom du pluralisme et de la lutte contre la corruption, le régime népotiste de la famille Somoza. Aujourd’hui, M. Ortega, à la tête du Nicaragua depuis 2007, après l’avoir gouverné de 1979 à 1990, est accusé par ses opposants d’être devenu le « dictateur » qu’il avait jadis combattu.

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Le mouvement de contestation est né le 18 avril de la répression contre une manifestation s’opposant à une réforme de la sécurité sociale. C’est la goutte qui a fait déborder le vase du mécontentement contre un couple qui s’est emparé de tous les pouvoirs politiques, judiciaires, économiques, médiatiques et syndicaux. Depuis, les policiers, épaulés par des paramilitaires à la solde du gouvernement, attaquent au fusil d’assaut les protestataires qui tentent de se défendre avec les moyens du bord.
« Opération de nettoyage »
Le duo présidentiel joue un double jeu pervers. M. Ortega appelle à la paix tout en qualifiant les protestataires de « putschistes sataniques » et dénonçant une « tentative de coup d’Etat ». Sous l’égide de l’épiscopat, une table des négociations s’est ouverte. Mais le gouvernement rejette les propositions de l’opposition : la fin de la répression, le départ du couple au pouvoir, des élections anticipées, la justice pour les victimes et la démocratisation des institutions.
Jeudi, M. Ortega a rassemblé des milliers de sympathisants à Managua, la capitale, afin de fêter l’anniversaire de la révolution. Un enjeu de poids pour revendiquer sa légitimité. Deux jours plus tôt, le gouvernement reprenait par la force la ville de Masaya (Ouest), un des bastions de la contestation. Une « opération de nettoyage », selon les organisations de défense des droits de l’homme, qui accusent le président de recruter des paramilitaires pour étouffer dans le sang l’opposition.

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Cette victoire symbolique pour le gouvernement n’éclipse pas pour autant sa déroute morale, provoquée par un usage excessif de la force dénoncé par les Nations unies, l’Union européenne et l’Organisation des Etats américains (OEA). Mercredi, l’OEA a approuvé une résolution qui condamne les violations des droits de l’homme par le régime.
En face, M. Ortega dénonce « une conspiration des forces impérialistes », accusant les évêques d’y participer. La police, les fonctionnaires, les syndicalistes et les jeunesses sandinistes lui restent fidèles. Mais son régime clientéliste a perdu de nombreux piliers, dont les grands patrons, qui ont rejoint l’opposition. Quant aux généraux, ils ont déclaré que l’armée ne se mêlerait pas du conflit. En attendant, l’intransigeance du couple Ortega mène le pays à une impasse. La seule issue serait son départ du pouvoir et l’organisation rapide d’élections anticipées.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Après plusieurs jours de bombardements, les rebelles de la province de Kuneitra ont accepté de déposer les armes.
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L’armée syrienne de retour dans le Golan, face aux troupes israéliennes

Après plusieurs jours de bombardements, les rebelles de la province de Kuneitra ont accepté de déposer les armes.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h18
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

L’armée syrienne va se redéployer dans les prochains jours sur le plateau du Golan, dans la province de Kuneitra, dans le sud-ouest du pays, en vis-à-vis de l’armée israélienne, qui occupe une partie de cette région depuis 1967. Les groupes armés rebelles, qui contrôlaient ce territoire depuis une demi-dizaine d’années, se sont résolus, jeudi 19 juillet, à déposer les armes, après avoir subi plusieurs jours de violents bombardements.
Cet accord de reddition, imposé par la Russie, alliée de Damas, survient deux semaines après un arrangement du même genre, conclu avec les insurgés de la province voisine de Deraa, berceau du soulèvement contre Bachar Al-Assad. Un mois après le lancement de l’offensive des loyalistes dans le Sud syrien, la quasi-totalité de l’ex-bastion rebelle a hissé le drapeau blanc, la seule poche qui résiste encore étant le bassin du fleuve Yarmouk, aux mains d’une faction affiliée à l’organisation Etat islamique (EI).
A Kuneitra comme à Deraa, les opposants sont convenus d’abandonner leurs armes lourdes et moyennes et de laisser les institutions étatiques reprendre place, en échange d’un cessez-le-feu et d’une d’amnistie. Ceux qui, malgré ces promesses, redoutent d’être arrêtés ou qui veulent poursuivre le combat, seront transférés vers la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, l’ultime possession des anti-Assad.
Dimanche 15 juillet, près de 500 combattants et civils de la ville de Deraa avaient été évacués vers cette destination, qui a accueilli depuis deux ans des milliers de naufragés de l’insurrection syrienne. Fief de groupes extrémistes, comme Hayat Tahrir Al-Cham, l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida, Idlib pourrait être la prochaine cible des forces gouvernementales, qui sont déterminées à reconquérir la totalité du territoire syrien.
Retour au statu quo
Dans le Golan, à la suite de la capitulation des rebelles, deux brigades de l’armée syrienne devraient prendre position le long de la ligne de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Un document interne de la SNCF estime à plus de 21 millions d’euros le coût pour chacune des trente-sept journées de grève entre le 22 mars et le 28 juin.
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La grève aurait coûté 790 millions d’euros à la SNCF

Un document interne de la SNCF estime à plus de 21 millions d’euros le coût pour chacune des trente-sept journées de grève entre le 22 mars et le 28 juin.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 13h57
   





                        


Le mouvement des cheminots contre la réforme ferroviaire du gouvernement a coûté un total de 790 millions d’euros à la SNCF, soit plus de 21 millions pour chacune des trente-sept journées de grève entre le 22 mars et le 28 juin, selon un document interne consulté vendredi 20 juillet par l’AFP.
Ce montant, calculé en tenant compte des derniers éléments disponibles, comme la diminution des recettes de péage pour SNCF Réseau, est conforme aux estimations déjà communiquées au printemps par la direction. Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, avait évoqué au début d’avril un coût « de l’ordre de 20 millions d’euros par jour ».
La perte de 790 millions d’euros subie à cause de la grève dépasse le bénéfice net enregistré par le groupe sur l’année 2017 (679 millions d’euros). L’essentiel de l’ardoise s’explique par une perte de chiffre d’affaires de 770 millions d’euros.
160 millions d’euros pour les mesures commerciales
Sur ce total, 600 millions d’euros de recettes ont été perdus pour les activités voyageurs, de nombreuses personnes ayant renoncé à prendre le train en raison des perturbations de trafic. En outre, 60 millions d’euros de ventes ont été perdus dans le fret, certaines entreprises préférant se tourner vers d’autres modes de transport. Le reste provient d’une diminution de contributions des autorités organisatrices de transport liées à des baisses de refacturation des péages.
Aux recettes perdues s’ajoute un coût de 160 millions d’euros pour les mesures commerciales mises en œuvre par la société des chemins de fer afin de réduire le préjudice subi par ses clients. La SNCF a notamment accordé des dédommagements sur leurs abonnements aux usagers des TGV, Intercités, TER et Transilien. Les mesures commerciales incluent aussi des abonnements TGV Max gratuits pour le mois d’avril, des billets à prix réduits, le service de covoiturage IDVroom gratuit les jours de grève... Ces remises ont coûté 120 millions d’euros.
Toujours parmi les mesures commerciales, de nombreux bus de substitution ont été mis en place durant les grèves, pour un coût de 40 millions d’euros.
Le mouvement des cheminots s’est en revanche aussi traduit par une réduction des charges de l’entreprise de 140 millions d’euros. Cette baisse provient des retenues sur salaire pour 100 millions d’euros et de moindres dépenses (en électricité notamment) liées au plus faible nombre de trains roulants.

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Interrogée par l’AFP, la SNCF a confirmé ces chiffres. « Le coût total de la grève reflète à la fois les pertes de chiffre d’affaires subies par l’entreprise mais aussi le montant sans précédent de 160 millions d’euros de mesures commerciales décidées par la SNCF pour accompagner ses clients et limiter l’impact financier de la grève sur ces derniers », a commenté un responsable.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le nouveau premier ministre éthiopien multiplie depuis avril les gestes d’ouverture, à contre-courant de la politique dure menée jusqu’alors par la coalition au pouvoir.
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Compte rendu

Le Parlement éthiopien approuve l’amnistie de dissidents politiques

Le nouveau premier ministre éthiopien multiplie depuis avril les gestes d’ouverture, à contre-courant de la politique dure menée jusqu’alors par la coalition au pouvoir.


Le Monde.fr avec AFP et Reuters
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        Le 20.07.2018 à 18h02

     •
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          datetime="2018-07-20T18:21:24+02:00"

        Mis à jour le 20.07.2018 à 18h21






    
Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed devant les parlementaires à Addis-Abeba, en avril 2018.
Crédits : Tiksa Negeri/REUTERS


Le Parlement a approuvé, vendredi 20 juillet, l’amnistie de dissidents politiques en Ethiopie, dont plusieurs milliers ont récemment été libérés dans le cadre des réformes menées par le premier ministre Abiy Ahmed.
« La loi accorde l’amnistie aux individus et aux groupes qui font l’objet d’une enquête ou qui ont été condamnés pour trahison, atteinte à l’ordre constitutionnel ou lutte armée », a rapporté la radio-télévision Fana, proche du pouvoir.

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M. Abiy a été encensé pour ses initiatives visant à bousculer le statu quo au sein d’un pays critiqué de longue date par les défenseurs des droits humains pour la brutalité de ses forces de police, l’emprisonnement de ses dissidents et l’absence d’ouverture de son espace politique.
Contraste
Depuis son arrivée au pouvoir en avril, outre la libération de milliers de prisonniers, dont certains opposants de premier plan, le premier ministre a annoncé des réformes économiques et mené un spectaculaire processus de paix avec l’Erythrée.
Il a aussi porté au rang de priorité le rapprochement avec des partis d’opposition.

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Cinq hauts responsables de l’administration pénitentiaire ont été limogés au début du mois pour avoir « échoué à assumer leurs responsabilités et à respecter les droits humains des prisonniers », peu avant la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) sur des actes de torture et autres abus dans une prison du pays.
Le Parlement éthiopien a également retiré de la liste des organisations terroristes le Front de libération Oromo et le Front national de libération de l’Ogaden, deux groupes sécessionnistes, ainsi que le mouvement d’opposition en exil « Ginbot 7 ».
Ces réformes contrastent avec la politique menée jusqu’ici par l’EPRDF, la coalition au pouvoir depuis 1991 qui occupe avec ses alliés tous les sièges du Parlement.





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le président américain a déclaré, vendredi, être prêt, si nécessaire, à instaurer des taxes punitives sur l’ensemble des importations chinoises
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Trump menace de taxer tous les produits chinois importés aux Etats-Unis

Le président américain a déclaré, vendredi, être prêt, si nécessaire, à instaurer des taxes punitives sur l’ensemble des importations chinoises



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h10
   





                        


Le président américain Donald Trump n’apparaît pas décidé à réduire la pression sur la Chine au plan commercial. Au contraire. Il s’est dit prêt, vendredi 20 juillet, à instaurer des taxes punitives sur tous les produits chinois importés par les Etats-Unis si nécessaire.
« Je suis prêt à aller jusqu’aux 500 », a affirmé M. Trump sur la chaîne de télévision CNBC, une allusion aux 505,5 milliards de dollars de produits chinois importés par les Etats-Unis en 2017.
« Je ne le fais pas à des fins politiciennes, je le fais pour faire ce qui est bon pour notre pays. » « Cela fait longtemps que la Chine nous arnaque », a-t-il ajouté.
Outre un déficit commercial énorme, Washington reproche à Pékin « le vol » des droits de propriété intellectuelle, des barrières non douanières et des transferts de technologie imposés lorsque sont constituées des joint-ventures avec les Chinois.
Washington a déjà imposé des taxes à l’importation sur un certain nombre de produits chinois (machines à laver, panneaux solaires, acier et aluminium…). Au total, ce sont 250 milliards de dollars de produits importés aux Etats-Unis qui, à ce stade, pourraient être touchés.

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De leur côté, les autorités chinoises ont accusé Washington d’avoir déclenché « la plus grande guerre commerciale de l’histoire économique ». Elles ont annoncé le 6 juillet des mesures de rétorsion portant également sur 34 milliards de dollars d’importations américaines, notamment du porc et du soja.
Pékin a aussi fait part du dépôt « immédiat » d’une plainte supplémentaire contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Mises en garde aux Etats-Unis
La Chine n’est la seule visée par les taxes mises en place par M. Trump. L’Union européenne est également concernée.

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Aux Etats-Unis la politique conduite par M. Trump a donné lieu à des mises en garde de certains acteurs du milieu économique.
La Réserve fédérale (Fed) a ainsi publié, le 5 juillet, le compte rendu de sa dernière réunion, en juin, dans lequel elle souligne « les incertitudes et les risques associés à la politique en matière commerciale » qui « se sont intensifiés », soulignant qu’ils « peuvent éventuellement avoir des effets négatifs sur le sentiment des entreprises et les dépenses en investissement ».

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                Selon le FMI, les Etats-Unis seraient les plus touchés en cas de guerre commerciale



Une semaine plus tôt, le géant de l’automobile General Motors (GM) s’était montré encore plus alarmiste dans une note transmise au département du commerce. « Augmenter les tarifs douaniers pourrait réduire la taille de GM, réduire la présence sur le plan national et à l’étranger de cette entreprise américaine emblématique et risque de réduire les emplois plutôt que de les augmenter », a assuré l’entreprise.
Le 31 mai, Tom Donohue, le responsable de la Chambre de commerce des Etats-Unis, institution traditionnellement liée à l’aile probusiness du Parti républicain et avocate du libre-échange, avait indiqué dans une note que la politique protectionniste de l’administration pèserait sur la forte croissance économique des Etats-Unis et pourrait menacer jusqu’à 2,6 millions d’emplois.
Il a récidivé le 2 juillet dans un rapport dénonçant une « mauvaise approche », publié sur le site de la Chambre de commerce. Il comporte une carte interactive permettant de mesurer Etat par Etat l’impact possible de ces tensions commerciales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.
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Accusations de viols contre Tariq Ramadan : la demande d’annulation des mises en examen rejetée

L’islamologue a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque Henda Ayari et d’une autre femme.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h23
   





                        


Les juges d’instruction ont rejeté la demande d’annulation des mises en examen pour viols de l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, formulée par son avocat, a annoncé vendredi 20 juillet une source proche du dossier.
Il a été mis en examen et incarcéré le 2 février pour « viol » et « viol sur personne vulnérable », après les plaintes de la militante laïque et ancienne salafiste Henda Ayari et d’une autre femme, surnommée Christelle dans les médias.

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                Affaire Tariq Ramadan : la version d’Henda Ayari remise en cause par les enquêteurs



Une troisième femme l’accuse également de viols et l’islamologue a été placé sous le statut de témoin assisté dans ce volet.
Dans leur ordonnance de trois pages, les juges écrivent que les éléments matériels fournis par Christelle, qui affirme avoir été violée le 9 octobre 2009 dans un hôtel à Lyon, « se sont révélés exacts » après les investigations et que ses déclarations réitérées sont « circonstanciées et précises ».
Concernant Mme Ayari, qui a été confrontée pour la première fois à Tariq Ramadan jeudi, les magistrats soulignent qu’elle a eu des déclarations « hésitantes » quant à la date et au lieu du viol présumé mais que « les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Tariq Ramadan subsistent ». Ils considèrent dès lors « prématurée » une annulation de la mise en examen, puisque des investigations sont toujours en cours.

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                Accusations de viols et d’agressions sexuelles : les multiples « affaires Tariq Ramadan »



Dans sa plainte initiale, en octobre 2017, cette plaignante affirmait avoir été violée au début du printemps 2012, dans un hôtel de l’Est parisien. Elle avait ensuite fait évoluer son récit, évoquant alors la date du 26 mai 2012 et un lieu précis : l’hôtel Crowne Plaza de la place de la République.
Mais les récentes investigations ont mis au jour qu’elle se trouvait à cette date à Rouen, au mariage de son demi-frère. Jeudi, lors de la confrontation, elle avait dit ne pas pouvoir donner une date précise pour les faits dont elle accuse l’islamologue de 55 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.
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La délicate évaluation de l’impact économique des migrants

Plus les politiques d’intégration sont efficaces, plus la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance est positive, soulignent plusieurs études publiées ces derniers mois.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 16h12
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Réduire les arrivées de migrants irréguliers, mais comment ? En dépit de l’accord signé fin juin sur le sujet, les capitales européennes se déchirent toujours sur les modalités de leur politique migratoire, alors que les naufrages d’embarcations de fortune se multiplient au large des côtes libyennes. L’an passé, 538 000 demandeurs d’asile ont obtenu protection dans l’Union européenne, selon Eurostat (25 % de moins qu’en 2016). Parmi les questions soulevées par leur intégration, celle de leur impact économique suscite crispations et amalgames.
Afin d’y voir plus clair, nombre d’économistes se sont penchés sur le sujet ces derniers mois. « Une telle évaluation est délicate, car elle dépend du contexte, du pays, et du type de migration », détaille Anthony Edo, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Selon les variables choisies, les études aboutissent à des résultats parfois contradictoires. Un consensus se dégage néanmoins : « Passé l’effet transitoire, l’impact à long terme des migrations sur la richesse par habitant, et son évolution, est neutre », résume Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ce qui n’empêche pas que les effets sectoriels et locaux soient parfois notables.

Différents mécanismes entrent en jeu sur le marché du travail, les finances publiques et la croissance. Si l’on s’en tient au seul produit intérieur brut (PIB), l’effet est clairement positif : les migrants consomment et se logent, ce qui contribue mécaniquement à l’activité. Et lorsque de l’argent public est dépensé pour accueillir les réfugiés, il est aussitôt réinjecté dans l’économie – l’équivalent, en somme, d’une relance keynésienne.
Des effets contrastés sur le marché du travail
Dans une étude publiée fin juin, trois chercheurs du Centre national de la recherche scientifique, Hippolyte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Selon le gouvernement, le ou les pirates visaient spécifiquement le dossier médical du premier ministre, qui a été dérobé.
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A Singapour, un piratage d’ampleur touche le système de santé

Selon le gouvernement, le ou les pirates visaient spécifiquement le dossier médical du premier ministre, qui a été dérobé.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 14h19
   





                        



   


Des hackers ont volé des dossiers médicaux appartenant à 1,5 million d’habitants de Singapour – plus du quart de la population – y compris celui du premier ministre Lee Hsien Loong, spécifiquement visé par cette attaque « sans précédent », selon les autorités, qui ont dévoilé l’information vendredi 20 juillet.
Une base de données de l’Etat a été l’objet d’une attaque « délibérée, ciblée et bien planifiée », ont déclaré les ministères de la santé et de l’information dans un communiqué. Les données personnelles – nom, adresse, date de naissance, numéro d’identification national – de plus de 1,5 million de personnes ont été copiées par les intrus. La liste des traitements suivis par 160 000 patients a également été dérobée.
« Il s’agissait d’une attaque délibérée, ciblée et bien préparée », a déclaré David Koh, le responsable de l’agence de sécurité informatique de Singapour, cité par le Straits Times. Les intrus sont parvenus à infecter des ordinateurs du réseau informatique de SingHealth, l’un des deux principaux groupes médicaux de la cité-Etat. « Ce n’était pas l’œuvre de hackeurs occasionnels, ou d’un gang criminel », a précisé M. Koh, laissant entendre que ses services supposent qu’il s’agissait d’une attaque étatique.
Les enquêteurs singapouriens se sont pour l’instant refusés à accuser un Etat en particulier. Les pirates ont « ciblé spécifiquement, et à maintes reprises, des renseignements personnels et des informations de soins ambulatoires du premier ministre Lee Hsien Loong », comme l’a détaillé le ministre de la santé lors d’une conférence de presse. M. Hsien Loong a été traité à deux reprises pour un cancer du système lymphatique.
Le dossier du premier ministre a été dérobé avant que les services de sécurité ne repèrent l’intrusion. Tous les services de santé de Singapour ont reçu l’ordre de déconnecter leurs ordinateurs du réseau. Souvent présenté comme un modèle de smart city, Singapour est l’un des territoires les plus connectés de la planète.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dès la première embauche, les écarts de rémunérations demeurent cependant importants entre les hommes et les femmes.
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Diplômés de Sciences Po : insertion professionnelle et salaires en hausse

Dès la première embauche, les écarts de rémunérations demeurent cependant importants entre les hommes et les femmes.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 17h20
    |

                            Service Campus








                        



   


L’étude insertion 2018 de Sciences Po montre une amélioration de l’entrée de ses jeunes diplômés sur le marché du travail, ainsi que de leurs rémunérations. Etablie à partir des réponses de 1 591 diplômés en 2016 ayant intégralement répondu à l’enquête (sur 2 095 contactés), elle confirme la diversité des débouchés professionnels pour ces élèves généralistes, y compris à l’étranger.

        Lire aussi :
         

                Est-ce que Sciences Po mène vraiment à tout ?



Plusieurs indicateurs sont mis en avant : 84 % des diplômés cherchant un emploi l’ont trouvé moins de six mois après leur sortie de l’institut d’études politiques parisien, et 39 % avant même la fin de leurs études. Portés par un marché du travail plus favorable, 81,3 % des répondants à l’enquête ont commencé à chercher un travail en sortant de Sciences Po sans poursuivre de formation complémentaire, en hausse de 5,3 points. La rémunération moyenne brute s’établit, primes incluses, à 37 164 euros annuels, progressant de 604 euros par rapport à la promotion précédente.
Néanmoins, tous les résultats ne sont pas favorables, reconnaît le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, dans la présentation de l’étude :
« Si les niveaux de rémunération sont attractifs (37 K€) pour l’ensemble des jeunes diplômés, nous n’ignorons pas les écarts persistants entre les femmes et les hommes, et notre institution met tout en œuvre pour les réduire (création récente de la chaire pour l’entrepreneuriat des femmes, cycle d’ateliers dédiés à l’égalité femmes-hommes, etc.). »
Quand les hommes gagnent en moyenne 41 089 euros, les femmes doivent se contenter de 34 708 euros.

        Lire le compte-rendu 2014  :
         

          Après Sciences Po, une insertion professionnelle inégale



Une partie de cet écart s’explique par le choix de spécialités plus rémunératrices par les hommes : ils sont plus représentés dans le conseil, la haute administration et le secteur financier (banque, assurance), les trois premiers employeurs des diplômés de Sciences Po, tandis que les femmes sont beaucoup plus nombreuses à choisir le secteur des ONG et des associations ainsi que des organisations internationales.
Enfin, 34 % des Sciences Po travaillent à l’étranger, les premiers pays cités étant dans l’ordre l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Belgique.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Comment Sciences Po s’est internationalisé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’accord signé par les Etats membres de l’UE suscite l’opposition de la Libye, du Maroc et de la Tunisie et pose de nombreuses questions en matière de droit international.
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Compte rendu

Tripoli rejette l’idée européenne de centres d’accueil pour migrants sur le sol libyen

L’accord signé par les Etats membres de l’UE suscite l’opposition de la Libye, du Maroc et de la Tunisie et pose de nombreuses questions en matière de droit international.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-20T16:34:19+02:00"

        Le 20.07.2018 à 16h34






    
Des migrants africains arrivent à Tripoli après avoir été sauvés par les gardes-côtes libyens, le 12 juillet 2018.
Crédits : AFP


Le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA), Fayez Al-Sarraj, a fait part vendredi 20 juillet de son refus catégorique d’installer en Libye des centres d’accueil pour migrants comme le souhaitent les pays de l’Union européenne (EU). « Nous sommes absolument contre le fait que l’Europe veuille tout à fait officiellement installer chez nous les migrants illégaux dont on ne veut pas dans l’UE », a affirmé M. Sarraj dans un entretien au quotidien allemand Bild. « Nous ne ferons pas non plus de “deals” avec l’UE, comme prendre en charge des migrants illégaux en échange d’argent », a-t-il ajouté lors de cet entretien réalisé à Tunis.

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                Le Niger, sous-traitant africain de la politique migratoire de l’Europe



« Je suis très étonné qu’en Europe plus personne ne veuille accueillir de migrants mais qu’on nous demande d’en accueillir des centaines de milliers ici », a poursuivi le chef du gouvernement, appelant les Européens à exercer plus de pression sur les pays d’origine des migrants plutôt que sur la Libye, où les passeurs ont mis en place leur juteux trafic, profitant du chaos né de la révolution qui a renversé le régime du colonel Kadhafi en 2011.
« Satanés reproches »
Fin juin, les Etats membres de l’UE, très divisés sur l’accueil des migrants, ont accouché aux forceps d’un accord dans lequel ils affirment vouloir « explorer » la création de « plates-formes de débarquement » hors de l’Union européenne pour les migrants secourus en mer. Les contours du projet restent toutefois très flous et il suscite de nombreuses questions sur sa compatibilité avec le droit international.

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                Migration : après le retrait forcé des navires de sauvetage, les traversées de la Méditerranée plus dangereuses



Rabat a déjà rejeté l’idée de tels centres sur son sol, tout comme l’Albanie. La Tunisie est opposée de longue date à cette idée. M. Sarraj a par ailleurs rejeté les critiques émises par l’ONG espagnole Proactiva Open Arms selon laquelle les gardes-côtes libyens ont abandonné en mer en début de semaine deux femmes et un petit garçon. L’enfant et l’une des femmes étaient morts à l’arrivée des secouristes espagnols, mais l’autre femme a miraculeusement survécu.

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                Une Camerounaise miraculeusement sauvée en mer au large de la Libye



« Ce sont de satanés reproches qui ne sont pas vrais et ont déjà été rejetés par nos gardes-côtes », a jugé le chef du gouvernement. « Nous sauvons chaque jour des centaines de personnes au large des côtes de la Libye, nos bateaux sont en permanence en mission. » Mais « nous avons besoin de davantage de soutien financier et logistique afin de pouvoir être encore plus rapides et efficaces dans nos opérations de sauvetage », a-t-il précisé.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Déjà condamnée à vingt-quatre ans de réclusion pour abus de pouvoir et corruption, Park Geun-hye s’est vu infliger une peine de huit ans supplémentaires.
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Corée du Sud : l’ex-présidente Park condamnée à huit ans de prison pour de nouvelles affaires

Déjà condamnée à vingt-quatre ans de réclusion pour abus de pouvoir et corruption, Park Geun-hye s’est vu infliger une peine de huit ans supplémentaires.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 09h18
   





                        


Déjà en prison à la suite de sa condamnation en avril à vingt-quatre années de réclusion pour abus de pouvoir et corruption dans un énorme scandale à tiroirs qui avait suscité des manifestations monstres, Park Geun-hye a été à nouveau condamnée vendredi à six ans de prison dans deux nouvelles affaires.
L’ex-présidente sud-coréenne, 66 ans, n’était pas présente quand le tribunal du district central de Séoul lui a infligé six ans pour le détournement des fonds du service national du renseignement (NIS) et deux ans pour être intervenue illégalement dans la désignation des candidats de son parti conservateur aux législatives de 2016.
Trente-deux ans derrière les barreaux
Les peines n’ont pas été confondues, ce qui signifie qu’elle doit purger un total de trente-deux ans derrière les barreaux. Elle a été reconnue coupable d’avoir touché un total de 3,3 milliards de wons (2,6 millions d’euros) détournés des caisses des services de renseignement par l’entremise de leurs patrons. Trois anciens chefs du NIS ont raconté qu’ils avaient détourné l’argent des caisses de leur organisation sur les ordres de Mme Park, a relevé le tribunal.
Le parquet accuse Mme Park de s’être servie de l’argent pour l’entretien de son domicile privé, financer une boutique où sa confidente de l’ombre Choi Soon-sil lui faisait confectionner ses vêtements et autres services privés, dont des massages. Mme Choi, l’amie secrète et le personnage central du scandale, a, pour sa part, été condamnée à vingt ans de réclusion pour abus de pouvoir, corruption et ingérence dans les affaires de l’Etat. Elle s’était servie de ses liens privilégiés avec Mme Park pour extorquer des millions d’euros à des entreprises, parmi lesquelles Samsung.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Des voix s’élèvent pour une déclaration d’indépendance formelle qui abandonnerait toute référence à la « République de Chine », transférée dans l’île après la défaite du Kouomintang contre les communistes, en 1949.
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Les menaces chinoises galvanisent les indépendantistes taïwanais

Des voix s’élèvent pour une déclaration d’indépendance formelle qui abandonnerait toute référence à la « République de Chine », transférée dans l’île après la défaite du Kouomintang contre les communistes, en 1949.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 16h23
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Les pressions chinoises sur Taïwan galvanisent ceux qui, dans la société civile et le monde politique, militent pour une indépendance formelle de Taïwan, sous un nom possiblement différent de la « République de Chine », son nom officiel.ire du Kouomitang en 1949.
C’est le cas de Kuo Pei-hung et de sa Formosa Alliance, lancée en février avec le soutien de personnalités du camp « vert » (pro indépendance) comme l’ancien président Lee Teng-hui, le père de la démocratisation de Taïwan. Ex-militant de l’indépendance en exil célébré comme un héros lors son arrestation, en 1991, dans les dernières années de la dictature du Kouomintang (KMT), M. Kuo est aujourd’hui PDG de Formosa TV, l’une quatre grandes télévisions privées.
Le temps presse, selon lui : « Si Taïwan ne se déclare pas indépendant maintenant, il sera trop tard », nous dit-il, dans un café du centre de Taipei. « La Chine n’a sans doute pas, à l’heure actuelle, la capacité de nous annexer par la force. Il faut donc profiter de cette période pour lancer un référendum, car c’est un outil reconnu dans la communauté internationale. Et, une fois que les Taïwanais auront voté pour l’indépendance, solliciter la reconnaissance du Japon et des Etats-Unis. C’est le bon timing, Donald Trump et le premier ministre japonais Shinzo Abe soutiennent Taïwan », affirme-t-il. Taïwan doit devenir, poursuit cet ex-magnat de l’immobilier, un pays « normal » : « On ne pourra pas s’appeler la Chine. Je soutiens le principe d’une seule Chine, mais la Chine, c’est eux. Nous, c’est Taïwan ».
« La hantise de la Chine »
Les référendums sont la hantise de Pékin : l’ex-président indépendantiste Chen Shui-bian (Parti progressiste démocratique, DPP) en proposa plusieurs entre 2000 et 2008, notamment sur la réintégration de Taïwan par les Nations unies (dont fut exclue la République de Chine en 1971, au profit de la République populaire), mais ils furent invalidés en raison d’un nombre insuffisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Au deuxième trimestre, l’indice a fait un bond de 1,25 %, sur un an. La hausse est même de 2,5 % dans l’agglomération parisienne.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Avec la fin de l’encadrement, les loyers repartent à la hausse

Au deuxième trimestre, l’indice a fait un bond de 1,25 %, sur un an. La hausse est même de 2,5 % dans l’agglomération parisienne.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h40
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            Isabelle Rey-Lefebvre








                        


Une bonne nouvelle pour les bailleurs privés, moins bonne pour leurs locataires : après cinq ans d’accalmie, les loyers repartent à la hausse. L’indice de révision accélère, en effet, faisant un bond de 1,25 %, sur un an, au deuxième trimestre 2018, contre 1,05 % au premier trimestre, selon l’avis publié par l’Insee le 12 juillet. La reprise de l’inflation et de l’activité explique ce rebond, qui va donc affecter tous les loyers du parc privé devant être réactualisés, mais pas ceux du parc public, gelés en 2018.
Plus inquiétant est le constat dressé, le 17 juillet, par l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP) qui, dans un communiqué fort discret, annonce une hausse d’en moyenne 2,5 % des loyers du privé à l’occasion d’une relocation, soit entre deux locataires. Paris est concerné (+2,1 %), mais aussi sa petite couronne (+3 %) et sa grande couronne (+2,2 %). « C’est une nette inversion de tendance, remarque Geneviève Prandi, directrice de l’OLAP, car, jusqu’à 2017, les nouvelles locations se concluaient à des prix en baisse par rapport à l’ancien loyer. »

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A Paris, le loyer moyen, pour un appartement vide, s’établit désormais à 24,70 euros le mètre carré mensuel, mais beaucoup plus pour les petites surfaces et les meublés qui constituent, à eux seuls, un quart du marché : « Ces chiffres sont étonnants car, compte tenu de l’actuelle réglementation, les loyers ne doivent théoriquement pas évoluer plus que l’indice, sauf en cas de travaux », rappelle Géraud Delvolvé, délégué général de l’Union des syndicats de l’immobilier (UNIS), qui représente les gestionnaires.
Moins de locations vides à l’année
Et la poussée des loyers n’en est qu’à ses débuts, comme en témoigne l’enquête menée par l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) : sur mille annonces de location parisiennes, auscultées en mai 2018, plus de 518 proposent des loyers supérieurs aux valeurs limites fixée par l’encadrement des loyers, contre 290 en 2017. Le dépassement moyen est de 128 euros par mois, soit 1 536 euros l’an à sortir, en plus, pour les locataires.
Le plafonnement des loyers n’existe plus à Paris ni à Lille depuis son annulation par des tribunaux administratifs en octobre et novembre 2017, confirmée par la cour d’appel le 26 juin en ce qui concerne Paris, le 10 juillet pour Lille. L’encadrement n’aura, à Paris, duré que 26 mois, du 1er août 2015 au 27 novembre 2017, et 9 mois à Lille, du 1er février au 17 octobre 2017. « A peine l’annulation prononcée, bailleurs et professionnels se sont senti pousser des ailes, constate Jean-Yves Mano, président de la CLCV, et nous demandons que cet encadrement soit rétabli, car il permet une vraie maîtrise des loyers. »
La future loi Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan) prévoit que les intercommunalités puissent rétablir un tel plafonnement : « Mais cela laisse les locataires à la merci de la volonté politique d’élus locaux, précise M. Mano, et la loi ne l’autorise que dans les zones tendues où il n’existe que “des perspectives limitées de production pluriannuelle de logements”… Autrement dit, les villes volontaristes comme Lille ou Grenoble ne pourront pas le mettre en place. »

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Une autre inquiétude de l’OLAP est de voir se rétrécir d’année en année le parc locatif loué vide à l’année : « A Paris, nous perdons chaque année quelques milliers de logements, confie Mme Prandi, sans doute en raison des locations saisonnières de courte durée de type Airbnb. En petite couronne, la perte est limitée, mais seule la grande couronne a gagné des logements locatifs, 10 000, en quinze ans. »



                            


                        

                        


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Chronique

« Non, M. Macron, les Africains qui meurent en Méditerranée ne sont pas issus de la classe moyenne »

Notre chroniqueur dénonce la vision du président français, biaisée par une représentation erronée de l’Afrique.

Par                                            Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 20.07.2018 à 12h09

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        Mis à jour le 20.07.2018 à 14h50






    
Le président français Emmanuel Macron pose avec les artistes Femi Kuti, Youssou N’Dour et Angelique Kidjo au New Afrka Shrine de Lagos, au Nigeria, le 3 juillet 2018.
Crédits : REUTERS


Chronique. En marge de sa visite au Nigeria, Emmanuel Macron a accordé une interview à l’animateur Claudy Siar diffusée sur France 24 et RFI le 5 juillet, dans laquelle il revient sur le sujet de la migration africaine vers l’Europe. De façon surprenante, il soutient que « les personnes très pauvres ne quittent pas leur pays. Ce sont les classes moyennes de pays qui sont plutôt émergents qui passent par la Libye pour rejoindre l’Europe ». Il ajoute que ce sont les familles aisées qui donnent un pécule à leurs enfants pour aller en Europe.

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Donc, selon le président français, une famille « riche » peut sciemment décider de donner une somme d’argent à l’un de ses enfants et l’envoyer à une mort certaine. Car la réalité de l’émigration, au-delà des discours des dirigeants européens et le silence coupable des décideurs politiques africains, ce sont les morts quasi quotidiennes de jeunes qui fuient le continent par manque d’espoir.
En 2017, 3 119 personnes sont mortes dans la Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Ce chiffre fait abstraction des personnes disparues en mer et qui reposent à jamais au fond des eaux. Pas un seul jour ne passe sans que le sujet ne soit au menu de débats politiques houleux, ce qui en fait un sujet à la limite civilisationnelle de notre époque.
Mépris pour les gens ordinaires
Le discours d’Emmanuel Macron, après ses sorties sur la démographie africaine et sur les kwassa kwassa comoriens, illustre à nouveau ce qu’il représente : une élite libérale liée aux puissances d’argent porteuse souvent d’un mépris pour les gens ordinaires.
Pour l’Afrique, son engouement depuis son élection est peut-être sincère. Il peut être le signe d’un désir de repenser la relation entre la France et le continent en dehors des pratiques sombres de la Françafrique traditionnelle.

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Mais la vision du jeune président français est biaisée par une représentation erronée de l’Afrique. Emmanuel Macron est issu d’une caste, celle des puissants qui répètent à l’envi des poncifs sur le numérique, l’entrepreneuriat, présentés comme les solutions magiques aux urgences du continent. Sans parler de l’utilisation ambiguë du concept globalisant de « classe moyenne africaine », dont beaucoup d’économistes interrogent la pertinence.
Dans sa posture, Macron peut compter sur des jeunes hommes et femmes africains qui survendent un discours afro-optimiste déconnecté de la réalité du continent. D’ailleurs, durant les séjours du président français en Afrique, on les voit inonder la toile de selfies et de mots enthousiastes sur la « start-up nation », l’« Africa rising » et autres nouveaux mots savants.

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Toutes ces personnes refusent d’affronter la réalité du continent dont l’un des visages est la misère sociale, la corruption, la violence physique et symbolique qui poussent les gens à fuir.
Il est choquant d’entendre Macron dire que ce sont des familles aisées qui donnent de l’argent à leurs enfants pour rallier l’Europe et qui, quand ils y parviennent, y vivent une vie de sous-homme.
Il faut rappeler à Emmanuel Macron que personne ne quitte son pays dans ces conditions le pied léger. Il y a une réalité de l’émigration clandestine africaine que propulse une quête d’une vie décente. Au Sénégal, en pleine vague de départ par pirogues, le mot d’ordre des jeunes était : « Barca wala Barsakh » : « Arriver à Barcelone ou mourir. »

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D’ailleurs les Sénégalais membres du Conseil présidentiel pour l’Afrique de Macron devraient lui suggérer de prendre contact avec Yayi Bayam Diouf, présidente du collectif des mères qui ont perdu leurs fils, morts en Méditerranée.
C’est insulter le deuil de ces femmes que de les tenir pour responsables de la perte d’enfants partis mourir car leur pays ne leur apporte aucun espoir.
Immenses sacrifices
Quand une mère, à travers les ressources d’une tontine ou d’un crédit, finance le voyage d’un fils pour espérer qu’il réussisse en Europe et sorte toute sa famille de la misère, on lui doit respect et empathie, et non la vilipender devant un intervieweur connivent.
L’argent investi, car c’est bien le mot, dans le voyage risqué, voire suicidaire, du fils ou de la fille n’est pas la preuve d’une richesse ou de l’appartenance à une classe moyenne. Ce n’est que le pécule amassé difficilement par une famille désœuvrée ou un travailleur précaire. Et réunir ces sommes qui servent à financer le départ résulte le plus souvent d’immenses sacrifices et de nombreuses privations.



Enfin, quand Emmanuel Macron dit : « On a besoin d’une jeunesse africaine qui se raconte elle-même, qui construit son imaginaire, ses propres héros et qu’elle les explique au monde », nous ne pouvons qu’être d’accord. Il y a bien une jeunesse dynamique, créative et entreprenante sur le continent. Elle tient un discours et occupe une position qui illustre la contemporanéité de l’Afrique. Mais il y en a une autre, qui continuera à hanter le sommeil des Européens en allant à l’assaut de ses côtes en dépit des lois répressives comme celles actuellement en vigueur en France.
Non, Monsieur Macron, cette jeunesse qui meurt en Méditerranée n’est pas issue de la « classe moyenne ». Elle est pauvre et n’a plus aucun espoir chez elle.
Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ Ces composés utilisés pour la conservation d’aliments comme la viande séchée pourraient être liés à la survenue d’épisodes maniaques.
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Les nitrates pourraient avoir une influence néfaste sur la santé mentale

Ces composés utilisés pour la conservation d’aliments comme la viande séchée pourraient être liés à la survenue d’épisodes maniaques.



Le Monde
 |    20.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
20.07.2018 à 11h24
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                            Sarah Terrien








                        


Alors que les effets cancérigènes des nitrates sont encore discutés, une étude publiée le 18 juillet dans la revue Molecular Psychiatry met en cause ces substances sous un autre angle. En suggérant, cette fois, une influence néfaste de ces conservateurs sur la santé mentale, et plus particulièrement sur la survenue d’épisodes maniaques. Des phases d’excitation, principalement présentes dans le trouble bipolaire, pendant lesquelles les patients sont irritables, dorment peu, parlent souvent très vite et peuvent avoir des hallucinations.
Des chercheurs américains et néerlandais sont arrivés à ce constat par hasard, en analysant les données démographiques, sanitaires et alimentaires de 1 101 Américains âgés de 18 à 65 ans, entre 2007 et 2011. « Nous n’avions pas l’intention d’examiner les consommations de charcuteries », a expliqué Faith Dickerson, professeur de psychiatrie à l’université du Maryland et coauteur de l’étude. Mais quand les scientifiques ont constaté que les personnes hospitalisées pour un état maniaque étaient trois fois et demie plus nombreuses à déclarer avoir déjà consommé de la viande séchée que les personnes ne souffrant d’aucun trouble psychiatrique, ils ont approfondi leurs recherches. Les patients souffrant d’autres maladies mentales ne présentaient pas cette surconsommation de ces charcuteries fortement chargées en nitrates. Aucun autre aliment recensé dans le questionnaire, même le saucisson et le jambon cru, n’avait d’association avec les épisodes maniaques ou avec une autre pathologie psychiatrique.
Pour aller plus loin, les chercheurs ont mené une série d’expérimentations sur des rats. Verdict ? Les résultats abondent dans le sens des observations effectuées sur les humains. Au bout de deux semaines, les rats qui avaient quotidiennement mangé des produits à base de nitrates, contrairement à ceux qui avaient eu une alimentation dépourvue de ces substances, présentaient une hyperactivité motrice. Au-delà de cette expression comportementale de la manie, cette étude révèle l’influence de ces conservateurs sur la modification du microbiote intestinal des rats.
« Psychonutrition »
Or, cet ensemble de micro-organismes vivant dans le tube digestif est mis en cause depuis une dizaine d’années dans la manie et dans d’autres troubles psychiatriques, comme l’a précisé Robert Yolken (université Johns Hopkins), un des auteurs de l’étude, dans le communiqué de presse accompagnant celle-ci : « Il y a de plus en plus de preuves que les germes dans les intestins peuvent influencer le cerveau. » Enfin, ces nitrates, consommés à une équivalence humaine d’un bâtonnet de viande séchée par jour, semblent modifier les circuits cérébraux des rongeurs, plus précisément ceux de l’hippocampe. Cette structure est impliquée dans la mémoire, la navigation spatiale et l’inhibition et potentiellement altérée chez les humains dans le trouble bipolaire.

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Si ce travail préliminaire ne permet pas d’établir de lien direct de cause à effet, d’après Guillaume Fond, psychiatre à l’hôpital de la Conception à Marseille et chercheur à l’université d’Aix-Marseille, « c’est une étude majeure car emblématique d’un nouveau courant de recherche, la psychonutrition, qui s’intéresse à l’influence de l’alimentation sur le déclenchement ou l’évolution des troubles psychiatriques ». Selon lui, ces résultats devraient conduire à une réaction des services de santé publique américains : « Par mesure de précaution, ces produits devraient être retirés du marché, le temps de faire toute la lumière. » Si, en France, nous n’avons pas pour habitude de consommer de la viande séchée, Guillaume Fond met en garde contre les compléments alimentaires utilisés pour faire de la musculation, qui peuvent s’y apparenter.
Le ventre serait donc bel et bien notre deuxième cerveau… Pour en avoir le cœur net, les auteurs de l’étude souhaitent poursuivre leurs investigations, comme l’indique Robert Yolter : « Les travaux futurs sur cette association entre nitrates et manie pourraient mener à des interventions diététiques pour aider à réduire le risque d’épisodes maniaques chez les personnes atteintes de trouble bipolaire ou vulnérables à la manie. »



                            


                        

                        


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