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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le Gallois porteur du maillot jaune a remporté la douzième étape du Tour de France à l’Alpe-d’Huez. Le Britannique Chris Froome a pris la quatrième place.
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Tour de France : le maillot jaune Geraint Thomas s’impose à l’Alpe-d’Huez

Le Gallois porteur du maillot jaune a remporté la douzième étape du Tour de France à l’Alpe-d’Huez. Le Britannique Chris Froome a pris la quatrième place.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h38
   





                        


La douzième étape à l’Alpe-d’Huez s’est jouée au sprint entre les favoris. La victoire est revenue, jeudi 19 juillet, au porteur du maillot jaune du Tour de France, le Gallois Geraint Thomas (Sky).
Pour la deuxième fois en deux jours, Thomas s’est adjugé le gain de l’étape après son succès de La Rosière. Sur la ligne, Thomas a précédé le Néerlandais Tom Dumoulin, deuxième la veille, et le Français Romain Bardet.
Le quadruple vainqueur du Tour, le Britannique Chris Froome, a pris la quatrième place, à quelques secondes. Pour sa part, le Colombien Nairo Quintana a été distancé dans les 7 derniers kilomètres et a lâché une cinquantaine de secondes.

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Au classement, Thomas précède désormais Froome de 1 min 39 s, à la sortie des Alpes. « Je l’ai dit hier [mercredi], “Froomey” reste le leader », a toutefois déclaré Thomas, qui s’est comporté en lieutenant dans la montée de l’Alpe-d’Huez.
Le Gallois, 32 ans, est le premier Britannique vainqueur à l’Alpe-d’Huez. Il est aussi le premier maillot jaune à s’imposer depuis Lance Armstrong en 2004, avant que l’Américain soit déchu de ses titres pour dopage.
Les démarrages successifs entre les prétendants au podium ont condamné la longue échappée du Néerlandais Steven Kruijswijk, parti de loin dès la Croix-de-Fer, la deuxième des trois grandes ascensions du jour.
Kruijswijk s’est intégré dans une échappée formée sur les premières pentes de la Madeleine, le premier grand col. Il a distancé ses derniers compagnons à mi-pente de la Croix-de-Fer, à 68 kilomètres de l’arrivée.
Au sommet, le Néerlandais a basculé avec plus de six minutes d’avance sur le groupe des favoris mené le plus souvent par l’équipe de Froome et de Thomas, relayés partiellement par les hommes de Bardet et de Quintana.
Froome a essuyé des sifflets
Au seuil des quatre derniers kilomètres, l’Italien Vincenzo Nibali a été jeté à terre dans la confusion, apparemment provoquée par des motos et le public. Le Sicilien a pu toutefois remonter sur le vélo et a franchi la ligne avec une poignée de secondes de retard sur le groupe de tête, qui a joué au chat et à la souris dans les derniers kilomètres.
Dans la montée, Froome a essuyé une nouvelle fois des sifflets. Selon les images de télévision, un spectateur a même essayé de s’en prendre à lui, la main levée. Des huées ont également accueilli Thomas lors de la cérémonie protocolaire sur le podium.

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Cette troisième étape alpestre, longue de 175,5 kilomètres, a provoqué une hécatombe dans les rangs des sprinteurs. Le Néerlandais Dylan Groenewegen et le Colombien Fernando Gavraria, tous deux vainqueurs de deux étapes depuis le départ, ont abandonné, tout comme l’Allemand André Greipel.
Avant le départ de Bourg-Saint-Maurice, le Colombien Rigoberto Uran, deuxième du Tour 2017, avait lui aussi renoncé. D’autres abandons ont également été enregistrés, notamment celui du Français Tony Gallopin, qui laisse l’équipe de Bardet réduite à cinq coureurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Omniprésent aux côtés des champions du monde, le président de la République a fini par saturer les images et nuire autant à la célébration qu’à son autocélébration, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Coupe du monde : Emmanuel Macron rate sa troisième mi-temps

Omniprésent aux côtés des champions du monde, le président de la République a fini par saturer les images et nuire autant à la célébration qu’à son autocélébration, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h33
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Emmanuel Macron pratique le photobombing, cet art consistant à s’imposer dans le cadre des images, avec une certaine aisance, voire avec quelque excès. Qu’un président de la République soit un des acteurs des célébrations d’un titre mondial de football, c’est attendu. Qu’il s’y attribue le premier rôle, un peu moins.
Si la présence des chefs d’Etat lors des événements sportifs n’est pas une nouveauté, le genre s’est beaucoup modernisé. Angela Merkel avait posé des jalons lors de la Coupe du monde 2014, quand sa présence dans les tribunes, lors de rencontres de l’Allemagne future championne, avait permis à la froide chancelière de se montrer en supportrice enthousiaste avec ses réactions spontanées, presque aussi spontanément filmées par la caméra braquée sur elle.
Tribunes politiques
Emmanuel Macron peut se prévaloir d’un intérêt pour le football plus prononcé que la plupart de ses prédécesseurs. Il a aussi démontré assez tôt qu’il mesurait les bénéfices d’image à escompter s’il se montrait en amateur de foot ou en supporteur de l’OM.
Il s’était signalé, en mai dernier, au moment de la traditionnelle présentation des finalistes de la Coupe de France, s’attardant sur la pelouse pour distribuer regards dans les yeux, poignées de main intenses et discours personnalisés, tandis que 80 000 spectateurs attendaient plutôt le coup d’envoi. Quelques semaines plus tard, il effectuait à Clairefontaine une visite mi-protocolaire, mi-tapes dans le dos, promettant aux 23 Bleus de venir les voir jouer à partir des demi-finales.
Cette Coupe du monde très géopolitique a assuré une forte présence à l’écran de Vladimir Poutine et des autres chefs d’Etat en visite. L’interminable remise du trophée, dimanche soir, a soigné la visibilité des dirigeants sur la scène au centre de la pelouse : Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Kolinda Grabar-Kitarovic, qui leur a un peu volé la lumière puisqu’on a même retrouvé la dirigeante croate dans le vestiaire français.
Faire partie de l’événement
Son homologue tricolore a tout de même remporté la troisième mi-temps. D’abord avec la large diffusion d’une photo le montrant en train d’exulter dans la tribune, comme n’importe quel supporteur. Une belle image prise par un photographe de l’agence Sputnik, proche d’un pouvoir qui sait mettre occasionnellement son savoir-faire au service de ses hôtes. Puis il est apparu dans toutes les images et les stories possibles, multipliant les saynètes le mettant en scène au milieu des champions du monde. 
Il ne s’agit plus de récupérer l’événement mais d’en faire partie. D’en être un personnage, tandis que Jacques Chirac et Lionel Jospin pénétraient dans le vestiaire en semi-intrus. Le reste marche tout seul : les joueurs se prêtent au jeu sur les réseaux sociaux, et les relais se multiplient – de nombreux médias se faisant les auxiliaires de cette com.
Dans le vestiaire, le président annonce à « [ses] enfants » qu’ils vont « rentrer à la maison ». On ignore encore qu’il parle de la sienne. Les joueurs ne l’ont en effet quitté à Moscou que pour le retrouver à Paris, le palais présidentiel étant le but de leur traversée de la capitale, finalement menée tambour battant pour y arriver avant les JT de 20 heures. Le public massé sur les Champs-Elysées a fait les frais de cet agenda et des « raisons de sécurité », voyant à peine passer le bus à impériale, puis attendant vainement une apparition sur le balcon du Crillon, place de la Concorde – une tradition observée en 1998, 2000 et 2006.
Prise d’otages à l’Elysée
Les joueurs avaient été retenus à l’Elysée, donnant le sentiment que le président de la République les avait annexés et confisquait la célébration collective. Sur place était invité un millier et demi d’enfants en partie issus de leurs clubs formateurs, dont Emmanuel Macron a fait l’éloge. Le tissu du football amateur souffre terriblement de la diminution importante des emplois aidés, de la baisse des dotations de l’Etat et de la réduction des dépenses des collectivités locales, mais la communication politique ne craint pas le cynisme.
Cette gestion controversée de l’événement a nui aux joueurs, otages complaisants (les selfies et les scènes de fête dans les jardins du palais n’aidant pas). La Fédération, déjà accusée d’avoir négligé les supporteurs en déplacement en Russie, ne sort pas grandie de cet épisode qu’elle envisage de rattraper en organisant des festivités au mois de septembre.
Le président de la République a sans doute trop compté sur l’euphorie de la victoire, et trusté à l’excès ces heures particulières. Emmanuel Macron a la faiblesse de croire que le spectacle qu’il donne est toujours intéressant, ce qui lui vaut un manque de pudeur chronique. A l’issue de la séquence, il se voit reprocher d’avoir volé la vedette aux footballeurs. Souhaitons-lui d’avoir pris du plaisir dans ces réjouissances, sa cote de popularité n’ayant pas frémi après la victoire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le Gallois de l’équipe Sky a devancé Tom Dumoulin et Romain Bardet à l’arrivée à l’Alpe d’Huez.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le Breton de 21 ans, considéré comme l’un des grands espoirs du cyclisme français, découvre avec insouciance le Tour de France.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Tour de France : David Gaudu en formation accélérée

Le Breton de 21 ans, considéré comme l’un des grands espoirs du cyclisme français, découvre avec insouciance le Tour de France.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 11h16
    |

            Henri Seckel (Bourg-Saint-Maurice, envoyé spécial)








                        



   


Mais que fait cet enfant au milieu du peloton ? Voilà deux semaines que David Gaudu promène de ville en ville son allure juvénile, ses lunettes à grosse monture, l’œil espiègle qui se trouve derrière, et on pourrait croire qu’un junior tente de s’incruster dans une course d’adultes. Mais non, cette silhouette fluette et ces trois poils de barbe sur un visage glabre qui tentent l’échappée en solitaire appartiennent bien à un coureur du Tour de France.
« C’est un gamin simple, mais qui a de l’ambition. Il n’a pas envie de rester un coureur anonyme, ça, c’est clair »
« Sur certaines photos où il pose avec des enfants, on ne sait pas qui est le plus jeune », taquine au bout du fil Thibaut Pinot, le leader de l’équipe française Groupama-FDJ, qui compte dans ses rangs « le petit Gaudu » (1,73m quand même). Cela dit, avec sa tête d’enfant modèle, on ne croirait pas, mais c’est un coureur avec beaucoup de caractère. Et heureusement. » Sur un vélo, l’œil espiègle disparaît. Un de ses entraîneurs de jeunesse disait : « Quand il est en course, il ne faut pas lui demander l’heure… »
A 21 ans, David Gaudu pourrait aujourd’hui répondre que la sienne est arrivée un peu plus tôt que prévu. Le quasi-benjamin du Tour 2018 – seul Egan Bernal, équipier colombien de Chris Froome, est plus jeune – n’aurait pas dû en être. Mais Thibaut Pinot a été victime d’une pneumonie un mois avant le départ. Et voilà comment « le Moustique » est devenu l’un des 35 néophytes du 105e Tour de France à prendre la route à Noirmoutier, avec aucun autre objectif que d’ouvrir grand les mirettes.
« Il est en phase de découverte et d’apprentissage, disons qu’il est en formation accélérée sur ce Tour », explique Marc Madiot, patron de l’équipe FDJ, qui tient à calmer le jeu autour de sa pépite : « Il n’est pas à maturité, il faut le laisser se développer. C’est un gamin simple, mais qui a de l’ambition. Il n’a pas envie de rester un coureur anonyme, ça, c’est clair. A priori, il est bien parti pour ne pas le rester. »
Vainqueur du Tour de l’Avenir 2016
Il ne l’est déjà plus vraiment. Tout le milieu avait eu vent des résultats de l’adolescent Gaudu, et l’équipe FDJ lui a mis le grappin dessus alors qu’il avait 17 ans, et pas encore son bac ES. Sa victoire en 2016 au Tour de l’Avenir, modèle réduit du Tour de France pour les moins de 23 ans, l’a fait connaître des suiveurs occasionnels. Et le grand public, avant de le découvrir cet été, avait eu, dès sa première saison pro, un aperçu du phénomène sur la Flèche wallonne 2017, qu’il avait finie à la 9e place après avoir chatouillé les favoris dans le mur final.
« David est dans les temps de passage pour être un crack »
« Il en est encore aux balbutiements de son métier, annonce Yvon Madiot, frère de Marc, et directeur sportif à la FDJ, mais ce sera sûrement un des “top grimpeurs” dans les deux ou trois ans qui viennent. » Et pas le genre à « lisser » son effort, le nez collé sur son compteur de watts ou l’oreillette vissée au tympan, non, plutôt « un coureur un peu à l’ancienne, spectaculaire, capable de longues échappées ».
« Son parcours est à peu près le même que celui de Romain Bardet ou Thibaut Pinot, raconte Pierre-Yves Chatelon, sélectionneur de l’équipe de France Espoirs. Mais pour les avoir tous vus passer au même âge, sur l’aspect grimpeur pur, il est un poil au-dessus. Ce sera vraiment un coureur de grands Tours. » Thibaut Pinot anticipe : « David est dans les temps de passage pour être un crack. Dans quelques années, c’est peut-être moi qui l’aiderai, pourquoi pas, à gagner le Tour de France. »
Le Grand-Bornand dans la roue du maillot jaune
L’intéressé n’en est pas encore à ce stade de l’ambition, il se contente d’être « en kif » après ses premiers coups de pédale sur la Grande Boucle ; ravi d’avoir traversé son Finistère natal lors de la 6e étape sur les routes de sa jeunesse, où il se prenait pour Contador ou Valverde ; ébahi par la foule massée sur le bas-côté ; pas effrayé par l’étape électrique des pavés du Nord, pourtant pas faite pour ses 53 kilos ; impressionné par la nervosité permanente au sein du peloton, et le combat sans fin pour être bien placé et éviter les chutes.
Le Tour, « c’est autre chose », dit-il, heureux que celui qui l’intéresse, celui de la montagne, ait enfin débuté. Avant de s’attaquer, jeudi 19 juillet, aux 21 lacets de l’Alpe d’Huez, où il comptait briller lors de la 12e étape, David Gaudu a vécu un moment de grâce, mardi, lors de la première étape alpestre entre Annecy et Le Grand-Bornand, achevée à la 9e place : « Sur le plateau des Glières, j’ai tout fait dans la roue de Greg Van Avermaet [alors maillot jaune], et je me disais “putain, je cours sur un chemin de terre, je suis dans la roue d’un champion !” »
« Il est un peu timide par moments, observe le bienveillant Yvon Madiot, il n’ose pas trop aller dans la bagarre. » Gaudu l’admet volontiers : « C’est sûr que quand je suis à côté de Peter Sagan dans le peloton, je n’ose pas frotter pour me frayer un chemin. Et s’il est derrière et demande à passer, oui, je le laisse passer… » Guillaume Martin, l’un de ses congénères de moins de 25 ans sur le Tour, a tout même bien remarqué la « giclette impressionnante » de cette « petite crevette qui frétille pour remonter le peloton ».
Son premier col, le Tourmalet
Comment devient-on cycliste quand on est le fils d’un carreleur et d’une comptable, et comment devient-on grimpeur quand on naît dans une région dont le point culminant ne dépasse par 385 m ? Réponses : il faut des parents qui aiment le vélo et des vacances dans les Pyrénées. « Mon premier col, c’est le Tourmalet, se souvient Gaudu. Mon père m’avait dit “tiens, on va voir si tu peux le monter”. J’avais alterné un kilomètre à vélo et un kilomètre accroché à sa voiture. Je ne l’ai fait qu’une fois, du coup je ne connais qu’un kilomètre sur deux du Tourmalet. » Il découvrira l’autre kilomètre sur deux, vendredi 27 juillet, lors de l’antépénultième étape du Tour.
En attendant, David Gaudu continue de promener son insouciance au cœur du peloton, mais il lui a mis quelques freins : « Avant, je disais souvent : “Le vélo est un jeu”. Ça le reste, mais c’est aussi devenu un métier. » « Il ne faut pas qu’il perde la fougue de sa jeunesse », prévient Thibaut Pinot. Voici un objectif majeur pour David Gaudu : grandir, tout en restant un enfant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, explique le rapport à la souffrance et l’autonomie du corps par rapport à l’esprit.
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Tour de France : « Le cycliste dans son effort est un animal », par Guillaume Martin

Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, explique le rapport à la souffrance et l’autonomie du corps par rapport à l’esprit.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 08h55
    |

                            Guillaume Martin








                        



                                


                            

Chronique. Que se passe-t-il dans la tête d’un cycliste, au paroxysme de l’effort, en pleine ascension, dans les pourcentages les plus raides de l’Alpe-d’Huez, quand les forces viennent à manquer, quand la douleur semble insoutenable ? Cette question fascine tous les suiveurs.
J’aimerais pouvoir répondre que je pense alors à l’histoire de mon sport, à tous ces champions légendaires qui ont souffert avant moi, comme moi, dans ces mêmes pentes abruptes. J’aimerais pouvoir expliquer que mon esprit s’échappe dans des envolées lyriques, en même temps que je gravis les derniers mètres me séparant des cimes. J’aimerais pouvoir affirmer que l’effort physique encourage à philosopher.
Mais en réalité je dois avouer que, la plupart du temps, je ne pense à rien pendant que je m’époumone. Je suis là simplement, pur corps, pure souffrance, présent au monde, incapable de prendre une quelconque distance avec mon action ou ce qui m’entoure, quasi inconscient. Le cyclisme n’est pas un art de la réflexion, mais un art de l’instinct. Le coureur dans son effort est un animal. Le grimpeur, un aigle ou un serpent, vif et altier. Les autres, des chameaux ou des lions, lourds et acharnés. Tous sont vivants, en prise directe avec l’existence.
Stupide automutilation
Sur le vélo, il y a pourtant des moments où je m’extrais de moi-même, où je prends un ironique recul sur mon existence immédiate. Parfois, quand la douleur se fait si intense qu’elle en devient absurde, j’en viens à me considérer moi-même comme un autre. Je regarde mes jambes pédalant mécaniquement. Je me demande : pourquoi donc continuent-elles à appuyer sur les pédales ? Quel est le sens de tout cela, de ce supplice volontaire, de cette torture recherchée ? Je pourrais comme beaucoup avoir une existence paisible et rangée, un travail stable. Je pourrais être assis sur une chaise, et m’amuser à écrire. Je pourrais être en vacances, comme tous ces spectateurs, à boire des bières en regardant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’arrivée de la 12e étape à L’Alpe-d’Huez peut permettre de trancher la question de la suprématie interne entre Chris Froome et Geraint Thomas.
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Tour de France : chez Sky, c’est maintenant qu’il faut trahir

L’arrivée de la 12e étape à L’Alpe-d’Huez peut permettre de trancher la question de la suprématie interne entre Chris Froome et Geraint Thomas.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h08
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h27
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Bourg-Saint-Maurice, Savoie)








                        



   


Bourg-Saint-Maurice - L’Alpe-d’Huez : 175 km
Ne partez pas tout de suite ! C’est maintenant que ça devient drôle. Geraint Thomas maillot jaune. Christopher Froome leader officiel, et officiellement à 1 minute 25 secondes de Thomas. Il va y avoir du sang sur les murs blancs de la maison Sky. Qui va tuer qui, où, et avec quel complice ? « Froomey », dans la montée vers L’Alpe-d’Huez avec Romain Bardet ? « G », dans le col du Portet avec Dan Martin ? Ce n’est plus le Tour, c’est du Cluedo.
Déjà, on se régale à écouter leurs adversaires. Richie Porte (petit ange parti trop tôt), avait mis son grain de sel dès Mûr-de-Bretagne, s’interrogeant sur le fait de savoir qui la Sky soutiendrait. On a tendu les micros à La Rosière et laissé instiller le venin : Vincent Lavenu, manager de l’équipe AG2R-La Mondiale de Romain Bardet : « Depuis le départ, je pense que Geraint Thomas est le leader de Sky. Pour le moment, il est le plus fort. » Paolo Slongo, l’entraîneur de Vincenzo Nibali : « Si j’étais à la place de Geraint Thomas, je réclamerais le rôle de leader. » Voyez s’installer le décor de la scène finale, celle du crime.
Geraint Thomas, mercredi, flottant dans son maillot jaune, s’est drapé d’une vertu nouvelle, ramassée entre la ligne d’arrivée et la salle de presse. Lui, jouer la victoire à Paris ? Pensez donc ! Mais ça ne l’intéresse pas ! D’ailleurs, qui voudrait d’une victoire dans le Tour lorsqu’on a 32 ans, que l’on est leader de la course avec une minute et demie d’avance et que l’on vient de se montrer plus fort que tous les adversaires de la Sky ?
« Froomey est le leader. Il a gagné six grands tours, il sait courir sur trois semaines. J’ai juste saisi une opportunité. Pour moi, ce Tour est déjà un succès. Froomey est vraiment notre meilleure chance. (…) Evidemment, je ne vais pas me relever et faire exprès de perdre du temps, mais trois semaines, c’est l’inconnue pour moi. »
« Si je suis encore en haut après L’Alpe-d’Huez… »
Le discours est évidemment préparé, dans cette équipe où la communication est aussi importante que le sportif et où l’ancien spin doctor de Tony Blair, Alastair Campbell, souffle à l’oreille des journalistes. Souvenons-nous maintenant de ce que disait Geraint Thomas quarante-huit heures plus tôt, et appréciez la différence : « C’est un peu tôt pour parler [d’un rôle de coleader]. Si je suis encore en haut de classement après L’Alpe-d’Huez, ce sera un peu différent. »
Chaque matin depuis une semaine, le directeur sportif Nicolas Portal, proche des deux hommes, essaie d’expliquer aux journalistes que bien sûr, Froome est le leader désigné, que tout est clair mais qu’à la fois, la situation les arrange tactiquement.
Si l’on peut se permettre : on n’y croit pas. On cite pour information, et pour récompenser sa patience de bénédictin : « Tant que Froomey a les jambes et montre encore qu’il est là, voilà. Le jour où Froomey montre un signe de faiblesse, ou est malade, ou quoi que ce soit, et que “G” reste à ce niveau, c’est là qu’un numéro deux devient numéro un. Pour le moment, on pense très fort à Chris et on va supporter “G”. »

   


La situation était, pour l’équipe Sky, déjà compliquée sur le Tour de France 2012 : le deuxième, Chris Froome, était visiblement plus fort que le premier et leader désigné, Bradley Wiggins. Mais elle était aussi infiniment plus simple : Froome était une poussière dans le paysage cycliste et Wiggins était un leader incontestable. Surtout, le deuxième était en jaune. Et cela change tout. Car dans le code de la Grande Boucle, on n’attaque pas un coéquipier qui porte le maillot jaune.
« Sky a un vrai problème sur les bras »
C’est la raison pour laquelle Wiggins, qui ne cache pas sa préférence pour son ancien pote de la piste, lâchait lundi sur Eurosport : « Si Geraint prend le maillot jaune, Sky aura un vrai problème sur les bras. Est-ce que Dave Brailsford fera comme d’habitude, à savoir opposer les deux, entrer dans leur tête et les maintenir tous les deux tendus vers le même objectif pour susciter la sélection naturelle ? »
Le nœud gordien sera peut-être tranché par le patron gallois, incontestablement plus proche de Geraint Thomas et qui prendra peut-être en compte d’autres considérations que purement sportives. Une victoire de Thomas, bonne gueule et déjà célèbre outre-Manche pour ses succès sur la piste, arrangerait Sky – et le Tour, bien sûr – en termes d’image. Mais Froome est sous contrat avec cette équipe jusqu’à fin 2020, à l’inverse de Thomas, dont le contrat expire en fin de saison et qui n’a toujours pas été prolongé.
Une décision de Dave Brailsford serait-elle écoutée par ces deux coureurs de caractère, qui sont dans la dernière partie de leur carrière et qui comptent les chances qu’il leur reste sur les doigts de la main ?
Pour Froome, le meilleur moyen de sortir de cette situation très inconfortable est d’attaquer tôt dans L’Alpe-d’Huez ou mieux, comme mercredi, contrer l’attaque d’un outsider. Ça n’améliorera pas son image ? Cela n’a jamais été son problème.
A part ça,
Une regrettable erreur s’est glissée dans notre note de blog d’hier matin, où l’on a évoqué le formidable saut d’un cycliste par-dessus le peloton dans la montée vers le plateau des Glières. En BMX, a-t-on écrit, alors qu’il s’agissait d’un VTT. L’occasion de revoir l’action en caméra embarquée, et de vous annoncer que le vététiste – Alexis Bosson – a commis un « suicide » en passant au-dessus du peloton ; non qu’il soit retombé huit étages plus bas, c’est juste l’angoissant surnom donné à la figure qu’il a réalisée (on le voit mieux ici, clique donc).

On a aimé le résumé simplifié de l’étape par l’Américain Chad Haga, de l’équipe Sunweb : « Etape 11 : deux leaders fatigués de regarder des baleines (sur le dos du maillot Sky) s’échappent avec un succès mitigé, et l’on se demande si le meilleur coureur est vraiment le meilleur coureur. »

Stage 11: A couple of top guys tired of looking at whales and rode away with mixed success, leaving us wondering if… https://t.co/nhzTcqmLT7— ChadHaga (@Chad Haga)


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Départ à 12 h 25 ; arrivée vers 17 h 54
Le Tour du comptoir : Albertville
Chaque matin du Tour, « En danseuse » vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille.
Où l’on découvre les secrets des noms de bistrots.

   


Il y a vingt-quatre ans, Roger Plan a ouvert un troquet rue de la République, à Albertville (Savoie), et l’a appelé Le Santiago. Ça intrigue : d’où lui vient cette passion pour le Chili ?
« Rien à voir, c’est juste qu’à l’époque je ne quittais pas mes santiags. Bon, derrière le comptoir, j’ai pas tenu longtemps, ça fait mal au pied quand tu restes debout toute la journée. »

   


Désormais, Roger peste en baskets noires et chemise blanche contre ce qu’est devenu Albertville, mais toujours avec le sourire. « Une ville de vieux ! Ils ne veulent pas de bruit. C’est la seule ville de France où la Fête de la musique s’arrête à minuit, ordre de la mairie. S’il y a du bruit en terrasse, la police débarque dans les dix minutes. » 
Ça ne s’arrange pas en ce moment, avec les travaux qui dureront un an encore. De sorte que le départ d’étape du Tour, il n’en voit pas vraiment l’utilité. « Dès que la course va être partie, les gens vont se barrer ! Ils vont se dire : “On n’est pas là pour faire la guerre des tranchées.” » Le Tour, il s’en fiche pas mal, globalement, mais c’était bien l’an passé, quand le peloton était passé devant le Santiago. « On avait bien travaillé. »

   


Pas autant qu’il y a vingt ans, où c’était carrément l’émeute : c’est à l’hôtel Million, à cinquante mètres de là, que les policiers avaient perquisitionné les chambres de l’équipe TVM, et mis les Néerlandais en garde à vue. Le lendemain, Manolo Saiz avait mis « un doigt au cul du Tour de France » et retiré son équipe, la ONCE, deux autres formations l’imitant.
C’était la belle époque du Tour, et d’Albertville aussi. « Il y avait des foires, la fête foraine… Ils ont tout déplacé vers la zone industrielle, car ça faisait trop de bruit. » Depuis, le centre-ville se meurt, raconte Roger, qui a le sentiment de rouler vent de face, depuis qu’il a ouvert son bar : les alcootests, l’interdiction de fumer, et maintenant le PMU qui « veut transformer les courses en jeu de hasard, puisqu’ils proposent des flashs, des grilles remplies automatiquement ! », tout ça finira par tuer le métier.
Le patron ne va pas tarder à vendre. Faut voir le bon côté : il pourra remettre des santiags.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’équipe Sky a assommé le Tour pour la première arrivée en altitude, à La Rosière, Geraint Thomas prenant le maillot jaune devant Christopher Froome. Lutte intestine à venir, loin devant Romain Bardet. Nos trois leçons de l’étape.
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Tour de France 2018 : deux doigts de Sky, et Bardet voit flou

L’équipe Sky a assommé le Tour pour la première arrivée en altitude, à La Rosière, Geraint Thomas prenant le maillot jaune devant Christopher Froome. Lutte intestine à venir, loin devant Romain Bardet. Nos trois leçons de l’étape.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h58
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 20h29
   





                        


La grande bagarre pour le maillot jaune a vraiment commencé dans l’ascension vers La Rosière (Savoie) et pourrait se circonscrire à l’équipe Sky : Geraint Thomas s’impose en reprenant le pauvre Mikel Nieve, échappé matinal, dans le dernier kilomètre. Tom Dumoulin, à l’offensive, finit à 20 secondes avec Christopher Froome. Romain Bardet est distancé mais pas abattu, et Pierre Latour et Julian Alaphilippe restent, respectivement, en blanc et à pois. C’est de chez eux que Mark Cavendish et Marcel Kittel, hors délais à La Rosière, regarderont la guerre chez Sky.
 > Le classement de l’étape » Tous les classements du Tour
Il n’y a que la Sky qui puisse battre la Sky

   


Voici le refrain des prochains jours : qui est le n°1 de l’équipe Sky entre Geraint Thomas et Chris Froome ? Pour l’heure, le premier cité est premier au classement général, et le second second. Une minute vingt-cinq séparent les deux hommes après la 11e étape, au bout de laquelle Thomas, vainqueur en solo à la Rosière, a pris 26 secondes à Froome.
On se croirait revenu en 2012 chez les Sky, lorsque Froome, n°2 officiel, semblait plus en jambes que Wiggins, le n°1. A l’époque, Froome avait dû rentrer à la niche. Que va-t-il se passer cette année ? Thomas peut-il vraiment commettre le crime de lèse-majesté ? Mais s’il est plus fort que Froome, peut-il tolérer de se mettre à son service ? Mercredi, l’équipe Sky a plié la course en même temps qu’elle lui a donné un nouvel intérêt : les Britanniques ont tué la concurrence dans les Alpes ; vont-ils désormais s’entre-tuer ?
« Froome est évidemment le leader de l’équipe », tempère Geraint Thomas, rappelant que son coéquipier a déjà remporté six grands Tours, alors que lui-même n’est pas sûr de tenir le coup en troisième semaine. « Ce n’est pas un plan com’à la con » (« some PR bullshit »), assure-t-il : « Si je peux finir sur le podium à Paris, ce sera formidable, mais le but est de gagner le Tour de France, et pour cela, Chris Froome reste notre meilleure carte. Je ne vais pas faire exprès de perdre du temps pour qu’il reprenne les devants. Mais il faut être réaliste, pour moi, trois semaines, c’est une inconnue. »
Thomas tient un discours relativement clair, mais on n’est pas obligé de le croire. Nicolas Portal, lui, continue de ne pas vouloir trancher publiquement entre ses deux flying Brits. « On a deux leaders, et il n’y a pas à faire un choix entre l’un ou l’autre, dit le directeur sportif de la Sky. On a “Froomey” qui est absolument le numéro un, et “G” qu’on a vraiment envie de pousser jusqu’au bout. » Mais encore ? « Je sais que c’est compliqué à comprendre pour la plupart des gens, mais on soutient Chris à 100 %, et on a envie de soutenir Geraint aussi. A quel moment on va soutenir l’un plus que l’autre, ça, ce sont nos cartes. » 
Pour son propre confort, Portal aura peut-être intérêt à les dévoiler sans trop tarder. Mercredi à l’arrivée de l’étape, le Français semblait au bord du craquage mental, lorsque, après avoir répondu pendant cinq minutes en français à la question – qu’on lui assène déjà depuis plusieurs jours –, un journaliste anglais a tendu son micro : « Is Froome number one ? »
Bardet peut aussi se tromper

   


Romain Bardet a souvent été présenté, dans sa carrière, comme un coureur tactiquement très fin. Cela n’a pas été le cas ce mercredi, comme il l’a admis, et la dépense désordonnée de son énergie lui coûte cher : 39 secondes perdues sur Christopher Froome qui ne semblait pas forcément plus fort que lui. A 3,8 kilomètres de l’arrivée, le Britannique a suivi l’attaque de l’Irlandais Dan Martin, qui se replace au classement général par la même occasion. Pas Romain Bardet, qui tentait de récupérer de trois attaques successives et s’était placé en queue de groupe. La lucidité de son analyse à l’arrivée, après avoir repris son souffle, tranchait avec le brouillon de sa stratégie du jour :
« Je suis déçu parce que je fais une grosse erreur, je ne suis pas attentif quand Dan Martin part. Il y a ensuite un peu trop de marquage derrière. Je n’étais pas dans le tempo aujourd’hui, pas du tout dans le tempo de mes attaques. Je pense que j’avais de bonnes jambes mais j’attaque à contretemps, je n’ai pas une très bonne stratégie. Les occasions passent… mais Geraint Thomas est très fort. J’attends beaucoup de ce triptyque (de cols) demain, de la fatigue qui va s’installer. Mais si je veux espérer quelque chose sur ce Tour de France, il va falloir courir beaucoup plus juste que ça. »
Si la course pour le maillot jaune semble d’ores et déjà désespérée, beaucoup de prétendants au podium ont perdu pied ce mercredi : Alejandro Valverde, Jakob Fuglsang et Adam Yates, notamment. Une minute et demie sépare Tom Dumoulin, troisième, de Dan Martin, 10e.
Le directeur sportif de Romain Bardet, Julien Jurdie trouve le bilan de la journée « intéressant » et pointe le nombre d’adversaires distancés, ce qui semble indiquer qu’AG2R saurait parfaitement se contenter d’un troisième podium consécutif à Paris : « J’espère que demain, dans l’Alpe d’Huez, avec des pourcentages beaucoup plus difficiles, ses jambes seront du même niveau qu’aujourd’hui, parce que les jambes étaient bonnes. »
Tom Dumoulin jouait à domicile

   


On a compris pourquoi les Néerlandais étaient aussi nombreux l’hiver dans les Alpes : c’est pour mieux connaître les lieux l’été, quand ils reviennent à vélo. L’exemple de Tom Dumoulin est parlant : le vainqueur du Tour d’Italie 2017 a attaqué en bas de la descente du Cormet de Roselend, à 21 kilomètres de l’arrivée. Il a tenu le choc dans la montée de la Rosière, seulement devancé par Geraint Thomas qui l’a attaqué pour la victoire d’étape dans le dernier kilomètre.
Une bonne opération au classement général mais pas seulement :
« J’ai appris à skier dans ce village quand j’étais petit. Mon oncle louait une grande maison et nous venions avec toute la famille. C’est lui qui m’a appris à skier. Il est mort au printemps, comme la sœur de mon père. Aujourd’hui je voulais être bon pour eux. J’espère que je les ai rendus fiers. C’était très spécial pour moi d’arriver ici aujourd’hui. »
Pour autant, l’attaque était selon lui improvisée, et favorisée par la présence de Sören Kragh Andersen, « un fou dans les descentes », dans le premier peloton. Dumoulin a démontré sa force et refait le retard subi dans son incident mécanique de Mûr-de-Bretagne (Côtes-d’Armor), en première semaine. A l’arrivée, il refusait de se fixer un objectif, pas même le podium : « Je fais de mon mieux. Je le payerai peut-être demain mais au moins, j’ai fait ça aujourd’hui et j’en suis très heureux. »
Du côté de chez Sky, on ne semble pas considérer comme un danger majeur celui qui a, fin mai, pris la deuxième place du Tour d’Italie derrière Christopher Froome. « Dumoulin a déjà fait une grosse année, soulignait Geraint Thomas. “Froomey” a déjà fait plusieurs fois deux Grands tours d’affilée, je ne suis pas sûr que ce soit le cas de Dumoulin. » De fait, le Néerlandais skieur-cycliste n’a jamais terminé deux Grands tours d’affilée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.
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Coupe du monde 2108 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record

La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 22h15
   





                        


Les publicités diffusées à la télévision par TF1 et BeIN Sports au cours de la Coupe du monde de football ont généré des recettes record de 128,3 millions d’euros brut, selon les estimations de Kantar (groupe WPP). En 2014, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut.
« On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé.
Le Mondial de Russie a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de la Coupe du Monde 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur, relève Kantar.
Même si on ne connaît pas le montant des recettes publicitaires nettes (après remises et négociations avec les annonceurs), la Coupe du monde ne devrait pas se révéler pour TF1 une opération financièrement rentable. Le groupe a déboursé 70 millions d’euros pour les droits de diffusion et a dû assumer d’importants coûts de diffusion.
Kantar a mesuré les recettes brutes des spots publicitaires diffusés du 14 juin au 15 juillet sur TF1 et BeIn Sports juste avant, pendant ou après les matchs. Cette estimation ne prend pas en compte la publicité sur Internet ni le parrainage ou le « billboard », c’est-à-dire les logos des partenaires de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le Gallois enlève la victoire à la Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leadeur, Christopher Froome. Romain Bardet perd presque une minute sur le vainqueur du jour.
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Tour de France : Geraint Thomas remporte la 11e étape, la Sky assomme la course

Le Gallois enlève la victoire à la Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leadeur, Christopher Froome. Romain Bardet perd presque une minute sur le vainqueur du jour.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 21h16
   





                        



   


On ne connaît pas encore le vainqueur du Tour de France 2018, mais on dispose déjà d’un indice à l’issue de cette 11e étape courue entre Albertville et la Rosière : il pourrait encore bien s’agir d’un coureur de la Sky. La formation britannique a tapé un grand coup sur la table lors de la montée finale vers la Rosière (Savoie) mercredi 18 juillet. Rescapé de la grande échappée du jour, l’Espagnol Mikel Nieve a vu passer un bolide blanc à 500 mètres de l’arrivée : Geraint Thomas.

🔎 And @GeraintThomas86 overtook @NieveMikel...
🔎 Et Geraint Thomas a dépassé Mikel Nieve...
— LeTour (@Le Tour de France)


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Le Gallois s’impose avec 20 secondes d’avance sur le Néerlandais Tom Dumoulin et sur son leadeur (présumé), le Britannique Chris Froome. Thomas fait coup double et endosse le maillot jaune avec 1 min 25 s sur le même Froome. Dumoulin pointe lui à 1 min 44 s. Le Néerlandais a bien tenté de dynamiter la course en attaquant dans la descente du Cornet de Roselend et en unissant ses forces avec Alejandro Valverde.
La présence de l’Espagnol à l’avant laissait penser à une grande offensive de la Movistar avec Nairo Quintana. Il n’en a rien été. En surnombre dans le groupe des favoris, la Sky n’a jamais paniqué avant que Geraint Thomas ne plante un démarrage soudain à cinq kilomètres du sommet. Romain Bardet a bien tenté de le suivre, mais a vite baissé pavillon. Pis, le Français a été contré par l’Irlandais Dan Martin et par Chris Froome.
A l’arrivée, le leadeur d’AG2R lâchait 59 secondes sur Thomas et accuse désormais un retard de presque 3 minutes au général sur le nouveau maillot jaune (2 min 58 s). Ses rêves de victoire sur le Tour se sont peut-être déjà envolés sur les pentes de la Rosière.

📊 Here is the new GC after stage 11 !
@GeraintThomas86 is the new @MaillotjauneLCL ! 💛
— LeTour (@Le Tour de France)


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Du côté de la Sky, il reste à savoir qui de Thomas ou de Froome est aujourd’hui le leadeur. Bientôt en fin de contrat avec la formation britannique, le Gallois a sans doute définitivement montré mercredi qu’il jouait sa carte personnelle. Mais pas sûr que Froome accepte aussi facilement cette nouvelle hiérarchie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Battu en demi-finales, le gardien belge a multiplié ces derniers jours les critiques envers l’équipe de France. De quoi encourager les caricatures sur les réseaux sociaux.
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Coupe du monde 2018 : après la défaite amère de Thibaut Courtois, le « seum » belge moqué sur Twitter

Battu en demi-finales, le gardien belge a multiplié ces derniers jours les critiques envers l’équipe de France. De quoi encourager les caricatures sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 19h43
   





                        



   


C’est une défaite qui semble difficile à digérer. Depuis que l’équipe de France s’est imposée face à la Belgique (1-0) en demi-finales de la Coupe du monde, mardi 10 juillet, le gardien belge Thibaut Courtois a multiplié les remarques acerbes. « On perd contre une équipe qui n’est pas meilleure que nous, et qui ne joue pas », déclarait, le soir de la victoire française, celui qui n’a pas pu arrêter le ballon de Samuel Umtiti. « Je préfère perdre avec cette Belgique que gagner avec cette France », avait renchéri l’attaquant belge Eden Hazard.
S’il avait présenté ses excuses, samedi 14 juillet, expliquant avoir eu tort de réagir « à chaud », Thibaut Courtois n’a manifestement toujours pas vraiment digéré cette défaite dans le dernier carré. Après le sacre français en finale contre la Croatie (4-2), dimanche, le portier belge a expliqué à la RTBF qu’il avait « éteint la télévision à la 94e [minute] pour ne pas voir les Français célébrer leur titre ». 
Ces déclarations émanant d’un « grand » joueur – il a été sacré meilleur gardien de ce Mondial – ont fait bondir de nombreux Français. Mais, plutôt que de s’en formaliser, des internautes ont choisi de tourner en dérision le comportement de Courtois.
Sur Twitter, il est ainsi devenu difficile d’éviter les références au « seum » (frustration, en argot) du Belge :

"Notre documentaire, "Les yeux dans le seum", sera bien meilleur que celui de #LesBleus2018 l'#ÉpopéeRusse" https://t.co/nqQ3C60Fsc— Lespiedsoujveut (@Jemet)


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😉
— GuillaumeTC (@GuillaumeTC)


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Jsu morr https://t.co/pQIy1U4hWi— Amin_Royale (@Amin 🇫🇷🥇⚽️🏆 ⭐️⭐️)


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TF1, ils respectent rien. #LesBleus2018 https://t.co/IQAwpupYzO— franckb22 (@Franck  ⭐⭐)


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Pis, pour certains, l’émoji figurant le drapeau belge est devenu synonyme de « seum » :

Putain j’ai perdu mon portefeuille j’ai trop le 🇧🇪— Sevindik2017 (@Dedem Dupont)


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🇧🇪atin un lapin a tué un chasseur— cvrentin (@Corentin)


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L’amitié franco-belge devrait heureusement rapidement reprendre le dessus, le temps que nos voisins digèrent leur seum.

        Lire aussi :
         

                France-Belgique : les Belges se préparent à affronter « ce voisin que l’on aime détester »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Sur les 736 joueurs ayant participé à la Coupe du monde de football 2018, 52 sont nés et ont été formés en France. Un nombre record qui s’explique par la qualité du système de formation français.
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Football : la France est aussi championne de la formation des joueurs

Sur les 736 joueurs ayant participé à la Coupe du monde de football 2018, 52 sont nés et ont été formés en France. Un nombre record qui s’explique par la qualité du système de formation français.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h38
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Avec 52 représentants natifs de France et présents en Russie, jamais une Coupe du monde n’aura compté autant de participants nés et formés sur le sol français. L’équivalent de plus de deux sélections complètes. C’est ce que montrent les travaux du sociologue Darko Dukic, qui a compilé une base de données de 3 840 joueurs ayant participé à la Coupe du monde depuis 2002.
L’influence hexagonale ne se dément pas d’année en année, puisque le nombre de joueurs nés en France et participant à la Coupe du monde n’a cessé de croître depuis seize ans.


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Coupe du monde : la France compte plus de joueurs nés sur son sol que les autres pays
Nombre de joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde de football masculin par pays de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



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Sur les 52 joueurs nés en France et ayant été sélectionnés pour l’édition russe de la Coupe du monde, moins de la moitié joue pour l’équipe de France. Vingt-neuf d’entre eux jouent pour des sélections étrangères (neuf pour la Tunisie, huit pour le Maroc, huit pour le Sénégal, trois pour le Portugal, un pour l’Argentine). Un nombre qui a constamment crû depuis qu’une réforme de la Fédération internationale de football (FIFA) en 2003 a assoupli les règles de la participation aux sélections nationales pour les joueurs binationaux.
Ceux-ci peuvent désormais jouer autant de matchs amicaux qu’ils le souhaitent avec les sélections de leurs deux nationalités (un match officiel disputé avec l’une fermant toujours la porte à l’autre). Avec 2,2 millions d’immigrés accueillis entre 1946 et 1990 pour les besoins démographiques d’un pays alors en ruine, la France est particulièrement concernée et possède un vivier particulièrement important de talents binationaux, dont une partie fait le choix de jouer pour d’autres sélections.

        Lire aussi :
         

                Les "binationaux", enquête sur ces footballeurs français qui ne jouent pas en bleu



Exportatrice de joueurs
Au total, la France est le pays qui a fourni le plus de joueurs de Coupe du monde au XXIe siècle, avec 216 participants nés sur son sol, bien loin devant le Brésil et ses 148 joueurs, pourtant perçu comme le plus grand exportateur de talents. Bien loin, aussi, devant les quadruples champions du monde allemands et italiens, également.


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Depuis 2002, la France a fourni plus de joueurs de Coupe du monde que n'importe quel autre pays
Nombre de joueurs de la Coupe du monde entre 2002 et 2018 par pays de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



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Cette situation est soulignée par plusieurs travaux, dont ceux du site Sporting Intelligence, qui a analysé en 2012 le nombre de joueurs formés par chaque club et présents au meilleur niveau européen, en étudiant le parcours de 2 286 joueurs dans les 98 clubs des cinq plus grands championnats européens. Au total, la France a les meilleurs résultats avec treize clubs parmi les 42 qui forment le plus de joueurs, contre 8 pour l’Espagne, 7 pour l’Allemagne, 6 pour l’Angleterre et 5 pour l’Italie. L’étude sur les footballeurs expatriés, publiée par l’observatoire du football CIES en mai 2018, ne dit pas autre chose, puisque la France est à la deuxième place du classement des pays comptant le plus de footballeurs jouant dans d’autres pays, avec 821 joueurs formés sur son sol et pratiquant leur métier en dehors de ses frontières.


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La France, seconde exportatrice de footballeurs
Nombre de joueurs expatriés dans d'autres fédérations de football au 1er mai 2018.

Source : CIES Observatoire du football



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        "",
        760
      ],
      [
        "",
        465
      ],
      [
        "",
        413
      ],
      [
        "",
        361
      ],
      [
        "",
        346
      ],
      [
        "",
        346
      ],
      [
        "",
        327
      ],
      [
        "",
        324
      ]
    ],
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    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
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        style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {point.y} joueurs expatriés dans le monde',
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            el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
            if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
            else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
        }
    }

});




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        color: #222;
        padding: 2rem!important;
    }


Où jouent les joueurs formés en France (et ailleurs) ?
Principaux flux de footballeurs professionnels dans le monde (minimum de 50 expatriés).





























Angleterre



Argentine



Belgique



Chili



Ecosse



Espagne



Italie



Japon



Luxembourg



Mexique



Pays de Galles



Pays-Bas



Portugal



Slovénie



Turquie



Allemagne



Angleterre



Argentine



Belgique



Brésil



Croatie



Ecosse



France



Irlande



Pays-Bas



Uruguay





Source : CIES Observatoire du football


    require(["jquery","d3/4.2.2","jquery-ui/core","jquery-ui/tooltip"], function($, d3, jqueryUICore) {

        var code = {
            "arg":"Argentine",
            "bra":"Brésil",
            "eng":"Angleterre",
            "fra":"France",
            "irl":"Irlande",
            "ger":"Allemagne",
            "eco":"Ecosse",
            "bel":"Belgique",
            "cro":"Croatie",
            "ned":"Pays-Bas",
            "uru":"Uruguay",
            "por":"Portugal",
            "tur":"Turquie",
            "ita":"Italie",
            "chi":"Chili",
            "wal":"Pays de Galles",
            "mex":"Mexique",
            "lux":"Luxembourg",
            "esp":"Espagne",
            "svn":"Slovénie",
            "jpn":"Japon"
        };

        var code_article = {
            "arg":"en ",
            "bra":"au ",
            "eng":"en",
            "fra":"en ",
            "irl":"en ",
            "ger":"en ",
            "eco":"en ",
            "bel":"en ",
            "cro":"en ",
            "ned":"aux ",
            "uru":"en ",
            "por":"au ",
            "tur":"en ",
            "ita":"en ",
            "chi":"au ",
            "wal":"au ",
            "mex":"au ",
            "lux":"au ",
            "esp":"en ",
            "svn":"en ",
            "jpn":"au "
        };

        $("#alluvial path").mouseover(function(){
            var pays = $(this).data("pays");
            d3.selectAll("#alluvial path").style("opacity","0.15");
            d3.selectAll("#alluvial path[data-pays='"+pays+"']").style("opacity","0.8");
        }).mouseout(function(){
            d3.selectAll("#alluvial path").style("opacity","0.5");
        });

        $("#alluvial path").tooltip({
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                delay:0
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            hide:{
                delay:0,
            },
            delay:0,
            position: {
            },
            items: "path",
            content: function() {
                var origine = code[$(this).data("pays")];
                var article = code_article[$(this).data("pays")];
                var dest = code[$(this).data("dest")];
                var nb = $(this).data("nb");

"+origine+"";
"+nb+" joueurs "+article+dest+""

                return html;
            }
        });
    });


Les banlieues parisiennes, une mine de talents
Sur les cinq dernières éditions de la Coupe du monde, la métropole de Paris a fourni à elle seule 60 joueurs au plus haut niveau. Un nombre inégalé par les autres grandes métropoles footballistiques de la planète, qui fait de Paris la plus grande pourvoyeuse de joueurs internationaux de ces dernières années, encore une fois devant Sao Paulo, au Brésil, ou Buenos Aires, en Argentine.


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        border-left: 1px solid #eef1f5;
        border-right: 1px solid #eef1f5;
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        border-bottom: 1px solid #eef1f5;
        padding: 10px 0;
        width: 100%;
        color: #16212c;
    }
    #graphe_15318350495{
        height:500px;
    }
    #container_15318350495 .titre{
        padding: 6px 16px;
        display: block;
        font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
        font-size: 1.7rem;
        font-weight: bold;
    }
    #container_15318350495 .subtitle{
        margin: 1rem .5rem;
        padding: 0 10px;
        font-size: 1.3rem;
    }
    .highcharts-tooltip span {
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        min-width: 170px;
        z-index: 9998!important;
        overflow: auto;
        opacity: 1;
        white-space: normal !important;
    }
    #container_15318350495.highcharts-xaxis-labels text
    {
        font-size: 10px!important;
}
    #container_15318350495.highcharts-legend-item text
    {
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    .tooltiplarge {
        width: 230px;
    }
    #container_15318350495 .credits{
        text-align: right;
        margin-right: 5px;
        padding-bottom: 5px;
    }



Coupe du monde : Paris, première ville fournisseuse de joueurs
Nombre de joueurs ayant été sélectionnés pour la Coupe du monde de football masculin depuis 2002 par ville de naissance

Source : Darko Dukic / RunRepeat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
    Highcharts.setOptions({
        lang: {
            decimalPoint: ',',
            thousandsSep: ' ',
            months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
            shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
            weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
            noData: 'Pas de données à afficher',
            numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
        }
    });
    var annotation_spe = [];

    var chart = new Highcharts.Chart({
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    },
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                symbol:"circle",
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        },
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            dataLabels:{
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        },
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            value: "" ,
            label: {
                useHTML: false,
                text:"",
                align: "left",
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            }
        }],
        plotBands: [{
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            from: "",
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                useHTML: false,
                text: "",
                textAlign: "",
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                verticalAlign: "top",
                x: "",
                y: -5
            }
        }]
    },{
        id:"1",
        allowDecimals:false,
        type:"linear",
        title: {
            text:""
        },
        labels: {
            useHTML: false,
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    xAxis: {
        type: "linear",
         categories:["Paris", "Buenos Aires", "Montevideo", "Abidjan", "Londres", "Sydney"],
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            useHTML: false,
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            format: "{value}"
        },
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                y: ""
            }
        }],
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                x: "",
                y: 10
            }
        }]
    },
    legend:{
        enabled:"",
        layout:"horizontal",
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        align:"center",
        y:-10
    },

    series:[
  {
    "name": "Nombre de joueurs",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      {
        color:"#ff3232",
        y:60
      },
      [
        "",
        50
      ],
      [
        "",
        49
      ],
      [
        "",
        43
      ],
      [
        "",
        40
      ],
      [
        "",
        40
      ]
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    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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    "dataLabels": {
      "enabled": 0
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  }
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    tooltip: {
        useHTML: true,
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        borderColor: '#ccd0d3',
        borderRadius: 8,
        borderWidth: 0,
        dateTimeLabelFormats: {
            hour: "",
        },
        shadow: false,
        style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {point.y} joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde depuis 2002.',
        hideDelay: 200,
        borderWidth: 1,
        borderColor: "#AAA",
        formatter: function(tooltip) {
            return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
        },
    }
});

    function findLength(str) {
 100) {
            el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
            if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
            else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
        }
    }

});


Rien que sur cette édition 2018, quinze joueurs sont nés dans la capitale française. Six d’entre eux jouent en équipe de France, dont Kylian Mbappé, originaire de Bondy (Seine-Saint-Denis) ou encore Paul Pogba, natif de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne). Rien d’étonnant donc, à ce que Paris soit également la métropole dont les joueurs qui en sont issus valent le plus cher sur le marché des transferts.


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En valeur marchande, Paris surclasse les autres villes de football
Valeur des joueurs sur le marché des transferts selon Transfermarkt.de au 5 juin 2018, par ville de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



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Une formation spécifique et méthodique
Si la belle victoire de cette génération dorée des Bleus prouve que la France et ses banlieues ne manquent certainement pas de talents, elle ne doit rien non plus au hasard, mais plutôt à la façon dont les jeunes joueurs sont détectés et formés dans l’Hexagone, une méthode dont l’efficacité est reconnue partout dans le monde.
Au départ, même si le football a été reconnu en France comme une activité professionnelle dès 1932, la formation des joueurs professionnels se fait majoritairement et, jusqu’en 1973, dans les clubs amateurs. Cette année voit la mise en place de la charte du football professionnel, un texte qui pose les bases du développement d’une formation spécifique et méthodique, et qui va complètement changer la façon dont les jeunes joueurs accèdent au métier de footballeur professionnel, en imposant aux clubs pros de se doter de centres de formation. En neuf ans, 24 sont créés partout en France.
Aujourd’hui, 36 centres de formations sont agréés par le ministère des sports et accueillent un peu moins de 2 000 jeunes âgés de 15 à 20 ans, venus y signer un premier contrat : soit un contrat d’apprentissage de deux ans, avec une formation en CFA, soit un contrat aspirant, d’une durée de trois ans. Les deux leur donnent droit à une rémunération. Suite à quoi, les meilleurs se verront proposer des contrats professionnels entre 18 et 20 ans.
En complément, la Fédération française de football (FFF) a ouvert depuis la fin des années 1980 des centres fédéraux de préformation qui préparent de jeunes joueurs (13-14 ans) à l’entrée dans les centres de formation. En 1974, l’Institut national du football installé à Vichy fut le premier. Il déménage en 1988 au sud de Paris, sur le site actuel – et désormais célèbre – de Clairefontaine. Aujourd’hui, 22 de ces « pôles espoirs interrégionaux » (15 masculins, 7 féminins) prennent en charge chaque année plus de 500 jeunes joueurs et joueuses. La moitié intégrera ensuite un centre de formation.
« Coût économique et humain »
Mais ce système de formation, bien qu’il soit jugé performant pour détecter les talents, se caractérise également par la rareté des débouchés qu’il offre. Le taux de réussite y est en effet assez faible par rapport à l’investissement mental et physique important qu’il demande aux adolescents qui souhaitent devenir joueurs professionnels. Environ 50 % des joueurs passant deux ans dans un « pôle espoirs » échouent à entrer dans un centre de formation, au bout duquel seuls 20 % réussissent à obtenir un contrat professionnel, dont la moitié seulement évoluera en Ligue 1 selon l’UNFP et le Sénat. Ainsi, chaque année, ce sont 300 à 400 jeunes joueurs qui intègrent les centres de formation, tandis qu’environ 75 joueurs, en moyenne, accèdent au circuit professionnel à leur sortie.
Dans son rapport « Accroître la compétitivité des clubs de football professionnel français » publié en 2008, Eric Besson, alors secrétaire d’Etat chargé de l’évaluation des politiques publiques, notait que, selon le directeur technique national adjoint de la FFF François Blaquart, « l’aptitude réelle d’un jeune joueur à évoluer au plus haut niveau est difficile à déceler jusqu’à l’âge de 17 ans et les aléas restent nombreux jusqu’à l’âge de 19 ans ». « Mais ce constat, partagé par la grande majorité des observateurs, ne semble pas inciter les clubs à la patience, et les encourage plutôt, d’une certaine façon, au recrutement en nombre, afin de multiplier les chances de voir éclore un talent ou de ne pas passer à côté d’un joueur d’exception », poursuivait-il, ajoutant que « cette stratégie du volume a un coût économique et humain ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ A titre de comparaison, le Mondial 2014 avait généré 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.
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La Coupe du monde 2018 a généré un record de 690 millions d’euros de paris sportifs en France

A titre de comparaison, le Mondial 2014 avait généré 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 06h41
   





                        



   


Un montant record. Le Mondial 2018 de football a généré 690 millions d’euros de mises en France, via les réseaux de La Française des jeux (FDJ) et des opérateurs de paris sportifs en ligne, soit plus du double que lors de l’édition 2014.
« Les parieurs français ont engagé 309 millions d’euros de mises dans les 27 000 points de vente “ParionsSport” de La FDJ (presse, tabac, jeux), et 381 millions d’euros sur les sites des douze opérateurs actifs en paris sportifs agréés par l’Autorité de régulation des jeux en ligne [Arjel] », ont indiqué, mercredi 18 juillet, dans un communiqué commun l’Arjel et La FDJ.
A titre de comparaison, ils rappellent que la Coupe du monde de football 2014 avait généré au total 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.

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                « L’Equipe », TF1 et la Française des jeux, autres vainqueurs de la Coupe du monde



France-Croatie : montant record
C’est sans surprise la finale du Mondial russe, dimanche, entre la France et la Croatie, qui a enregistré l’activité la plus importante. « Les parieurs ont engagé 67 millions d’euros de mises sur le match, ce qui devient le montant record généré sur une rencontre de football, toutes compétitions confondues », est-il précisé.
Les autres confrontations de la Coupe du monde ayant généré le plus de mises sont la demi-finale France-Belgique (35 millions d’euros), suivie du quart de finale Uruguay-France avec 23 millions d’euros. « Sur les sept matchs de l’équipe de France, les parieurs français ont engagé près de 180 millions d’euros de mises, soit une contribution de 26 % au total des mises réunies sur l’ensemble de la compétition », soulignent l’Arjel et la FDJ.
Autorité administrative indépendante, l’Arjel régule les jeux en ligne (paris sportifs et hippiques, poker), soit 9,5 % du secteur des jeux d’argent dans l’Hexagone. Elle a à ce jour agréé un total de quinze sociétés – FDJ, PMU, BetClic ou encore Winamax – dont douze actives en paris sportifs.

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Coupe du monde 2018 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record. Selon les estimations de Kantar (groupe WPP), les recettes générées lors du Mondial russe ont atteint 128,3 millions d’euros brut. En 2014, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut. « On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé. Le Mondial russe a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de l’édition 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ A force de sauter tout au long du match France-Croatie, les supporteurs français ont provoqué des « mini-séismes », ou plus exactement des vibrations du sol, « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : la terre a « tremblé » en France dimanche

A force de sauter tout au long du match France-Croatie, les supporteurs français ont provoqué des « mini-séismes », ou plus exactement des vibrations du sol, « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h41
   





                        


« Qui ne saute pas n’est pas français ! » Ce slogan a été souvent entendu, dimanche 15 juillet, lors de la finale de la Coupe du monde de football entre la France et la Croatie, crié par des dizaines de milliers de supporteurs massés dans les « fan zones » pleines à craquer, mais aussi dans les rues ou les bars. Et, à force de sauter tout au long d’un match riche en buts (4-2), ces supporteurs ont littéralement fait trembler la terre.
Les « mini-séismes » à répétition, ou plus exactement les vibrations du sol qu’ils ont provoquées, ont été « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique français, si l’on en croit Jérôme Vergne, sismologue à l’Ecole et observatoire des sciences de la terre à Strasbourg.
Ce dernier a publié, mercredi 18 juillet, sur son compte Twitter des relevés qui montrent, selon lui, le lien entre les mouvements provoqués par les buts notamment et les pics d’énergie sismique :

Les supporters des #championdumonde2018 ont fait vibrer les sismomètres du réseau sismologique français ! https://t.co/dKCkfBXtyF— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Il a aussi fait la comparaison entre ce qu’il pouvait se passer en France et en Croatie en même temps :

Sismogrammes enregistrés à Zagreb et Strasbourg pendant la finale de #CM2018 https://t.co/ITYAytTw5e— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Déjà, dimanche 17 juin, les sismographes situés à Mexico, dans la capitale mexicaine, avaient enregistré des « secousses », avait assuré l’Institut de recherches géologiques et atmosphériques (IIGEA, Mexique) au moment où, à Rostov-sur-le-Don en Russie, le Mexicain Hirving « Chucky » Lozano venait de marquer un but, à la 35e minute du match du groupe F du Mondial de football, qui opposait son pays à l’Allemagne.

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                Coupe du monde 2018 : oui, un match de foot peut provoquer un séisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ De nombreux supporteurs se sont indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale.
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La rapidité de la célébration des Bleus sur les Champs-Elysées justifiée par « la menace terroriste élevée »

De nombreux supporteurs se sont indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 13h38
   





                        



Le dispositif de sécurité sur les Champs-Elysées « tirait les leçons de 1998 » dans un contexte de menace terroriste « élevée », a expliqué mercredi 18 juillet sur Europe 1 le préfet de police de Paris Michel Delpuech, pour répondre aux critiques sur la célébration rapide des Bleus champions du monde.
De nombreux supporteurs se sont en effet indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France, sacrée la veille à Moscou en finale de la Coupe du monde, soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale. Une partie de l’opposition a d’ailleurs estimé que le président Emmanuel Macron s’était « approprié » la victoire des Bleus, attendus à l’Elysée après leur défilé sur les Champs – comme en 1998.

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« La foule était énorme sur les Champs-Elysées, au moins 300 000 personnes. Nous avions mis en place un dispositif sans précédent, qui tirait les leçons de 1998 », où le bus avait mis plusieurs heures à fendre la foule, qui n’était pas contenue, a souligné Michel Delpuech. « Les temps ont changé », a-t-il ajouté pour justifier la mise en place « d’un “barriérage” qui a permis de dédier et sauvegarder un couloir de progression pour le bus ».
« Imaginez ce qui se serait passé si ce couloir de progression avait été envahi, avait été bloqué. Que n’aurait-on dit ? On aurait eu des risques pour la sécurité des joueurs, on mettait en difficulté les fonctionnaires qui assuraient le cheminement, on mettait aussi en difficulté la foule. »
« La sécurité a été largement garantie »
Par ailleurs, le bus n’allait pas si vite, a-t-il jugé : « L’itinéraire est court, c’est 1 300 mètres depuis le haut des Champs jusqu’au rond-point [des Champs-Elysées] ; 1,3 km, 12 minutes : ça fait 6,5 km/h. »
Durant la semaine marquée par les célébrations des victoires en demi-finale et finale du Mondial, entrecoupées par les festivités du 14-Juillet, « globalement la sécurité a été largement garantie, assurée dans un contexte qui est celui d’une menace terroriste latente, de niveau élevé, avérée, une menace endogène », a encore estimé M. Delpuech.
Les incidents dimanche soir sur les Champs-Elysées, avec le saccage de plusieurs boutiques dont le Drugstore Publicis, ont été le fait « de pilleurs », de « groupes qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce qu’est un vrai supporteur », a-t-il jugé.

Après les violences des 15 et 16 juillet à Paris, 25 individus déférés au tribunal
A Paris, sur les 31 gardes à vue du 15 juillet, 19 individus (dont 3 mineurs) ont été déférés au tribunal en vue de leur présentation au parquet de Paris, mardi soir, et 3 mineurs ont été présentés au parquet de la juridiction dans le ressort de laquelle ils demeurent. Neuf procédures ont été classées sans suite.
Concernant les violences le 16 juillet liées à la victoire des Bleus, 15 majeurs et 7 mineurs ont été placés en garde à vue, selon le parquet. Trois d’entre eux (dont 2 mineurs) ont été déférés mardi soir, trois mineurs se sont vu remettre une convocation devant le juge des enfants, onze gardes à vue (dont celle d’un mineur) ont été prolongées et cinq procédures ont été classées sans suite.
Enfin, concernant les individus déférés lundi soir, six d’entre eux ont été présentés hier devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ « Vidéo arbitrage 8. » Notre chroniqueur Etienne Labrunie a passé le Mondial devant son poste. Des doutes des débuts à l’euphorie finale, retour sur un mois de foot à la télé.
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Où étiez-vous lors de cet été 2018 ? Devant la télé pour voir les Bleus remporter la Coupe du monde

« Vidéo arbitrage 8. » Notre chroniqueur Etienne Labrunie a passé le Mondial devant son poste. Des doutes des débuts à l’euphorie finale, retour sur un mois de foot à la télé.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 12h17
    |

                            Etienne Labrunie








                        


 

   


1re mi-temps
Les télévisions annoncent la couleur dès le début du tournoi. On ne ratera rien. Et plusieurs fois par jour. Priorité au Mondial, premier événement sportif de la planète. On n’a pas été déçus. Parfois, c’est vrai, elles en ont fait des caisses. Surtout avec les Bleus, bien avant qu’ils soient les nôtres. Le premier match face à l’Australie va donner le ton. Sur TF1, le compte à rebours s’égrène au long d’une journée spéciale où les envoyés spéciaux s’appliquent à chercher en France une ferveur pas encore au rendez-vous. Sur les autres chaînes, on se met à table, l’appétit aiguisé et prêt à débriefer par le menu.
D’emblée, plusieurs trucs vont mal passer. A commencer par l’entrée en matière des Bleus face à l’Australie (2-1). Grâce notamment à l’irruption de la vidéo arbitrage (VAR). Le sujet de ce 1er tour en télé. Sinon c’est « Giroud ou Dembélé », « Deschamps ou du spectacle ? ». Place ensuite au « test » face à une équipe que beaucoup annoncent « redoutable » : le Pérou. Ils passent, Giroud titularisé est salué par la critique. On n’est pas loin d’une Giroumania. Grizou, lui, redevient Griezmann et son faux transfert vidéo à l’Atlético Madrid, conjugué à son manque d’application, est surligné.
Mais le pire est à venir. « La purge », terme le plus entendu à la télé. Le non-match face au Danemark. Les « coiffeurs » sont tondus et la tête de Deschamps mise à prix. « On court à la catastrophe », souligne Dugarry sur BFM-TV, lanceur d’angoisses en chef. Face à l’Argentine de Messi, qui vient de décrocher in extremis son billet pour les huitièmes, ça ne peut pas le faire. Ambiance bleu-blanc-frousse.

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Seul un irréductible commentateur sur BeIN Sports, de surcroît franco-argentin, l’épatant Omar Da Fonseca, prend tout le monde à contre-pied et pronostique une victoire de la France, « d’une plus grande technicité ». On en pince grave pour Omar. Pour certains, il est la révélation de ce Mondial, pour les habitués la confirmation qu’un autre commentaire est possible…
2e mi-temps
La France de N’Golo Kanté a bouffé Léo Messi. Un scénario haletant, sept buts, la France chavire et les télés basculent. « Une équipe est née » (TF1), « les Bleus enfin » (BFM-TV). « Les Bleus au septième ciel » (CNews), tout en nuance, sa ligne éditoriale durant tout ce Mondial. Mbappé est la nouvelle idole et Griezmann peut de nouveau se shampouiner à la télé entre les matchs sans qu’on lui cherche des poux.
Quoique. L’affiche suivante contre ses potes uruguayens et leur défense de fer (celle de l’Atlético Madrid) est pour lui, le buveur de maté. Duplex à Mâcon, sa ville natale. M’maté marque, la France triomphe sans trembler face à cet autre épouvantail, il est vrai privé de Cavani. Une victoire tactique. Celle d’« un Deschamps au top », souligne L’Equipe 21, parfois remontée contre le tacticien mais souvent pertinente dans son analyse, à l’image de Paul Le Guen, l’un de ses consultants.
Place désormais au duel fratricide face aux Belges qui ont eu la bonne idée de sortir le Brésil. Nos frères, nos voisins. Gros plan sur ces villes frontalières partagées. C’est presque dommage d’avoir fait deux équipes… Quoi Thierry Henry est sur le bac d’en face ! Mais comment est-ce possible ? Bon, si on perd, on gagnera quand même un petit peu…

   


3e mi-temps
« On » est en finale. Déjà un peu champions aussi. Normal, on n’a cessé de répéter que le vainqueur de la cousinade serait étoilé. Du coup, certaines chaînes ont pris les devants. Editions spéciales avec drapeau en logo, code vestimentaire maillot tricolore ou au moins un haut bleu. Et c’est parti pour le tour de France des supporteurs, sans oublier Bondy (ville natale du héros Mbappé), où l’on n’a pas vu autant de caméras depuis les émeutes de 2005. En micro-trottoir, le pronostic qui revient le plus est… 3-0.
Tout est prêt, même l’équipe croate qui a tout fait pour gâcher la fête. Mais la réussite est au bout. Les Bleus pas beaux mais solidaires et collectifs. « Bravo à Didier et ses gamins, une équipe qui n’a pas une identité de jeu mais une mentalité de fer, une énergie incroyable basée sur la solidarité et le travail », analyse avec justesse (comme souvent) Bixente Lizarazu. A sa place il y a vingt ans se trouvait Jean-Michel Larqué, 70 ans : « J’étais moins ému en 1998, merci aux Bleus de m’offrir une telle sortie », souligne le désormais ex-consultant.
Place à la célébration. Quelques tentatives d’analyses technico-sociétales en attendant les champions qui n’en finissent pas de se changer. Certains se hasardent sur la « diversité » mais sont renvoyés en 1998 et au mythe black-blanc-beur. « C’est juste la seule élite qui ressemble au peuple », formule Nathalie Iannetta (TF1). Les télés ont accroché deux étoiles en haut à droite de l’écran. France Télévisions entre dans la compet. « L’Arc de triomphe n’a jamais aussi bien porté son nom », tente Julian Bugier. Les « historiques » fusent. « Il n’y a que le foot qui peut créer ça », s’enthousiasme-t-on sur France 2.

   


Temps additionnel
Les héros arrivent enfin. Le bus passe un peu en trombe « sur la plus belle avenue du monde » pour freiner chez Emmanuel Macron (dont le nom est associé à des cars). Le président occupe le terrain. Mais les « gamins » sont en roue libre, le portable à bout de bras. Spontanés. Pogba ambiance et éclipse la possible récup. Ils chantent, y compris La Marseillaise. Et « Vive la France, vive la République », le slogan potache et récurrent lancé par Griezmann les soirs de victoire comme un jeu. Simple mais finalement bien vu.
Mais la soirée tourne court. Les héros sont fatigués de la fête de la veille dont on a pu voir les images à la télé par les réseaux sociaux et leurs comptes Instagram. Réseaux qui ont crevé l’écran, même ceux des télés. Elles ne sont toutefois pas en reste à l’image de TF1, qui diffuse quarante-huit heures plus tard son documentaire « exclusif », Les Bleus 2018 au cœur de l’épopée russe, façon Les Yeux dans les Bleus, mais en plus cadré, quasi institutionnel. D’autres suivront bientôt pour fêter les 1, 2, 5, 10, 20 ans…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient dans le « Monde » quatre regards sur l’équipe de France.
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Coupe du monde 2018 : les Bleus dans les yeux de quatre journalistes étrangers

Les correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient dans le « Monde » quatre regards sur l’équipe de France.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 12h02
   





                        


Britannique, italien, panarabe et allemand. Quatre correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient, dans les colonnes du Monde du mercredi 18 juillet, leur regard sur l’équipe de France de football, trois jours après sa victoire en Coupe du monde.
« Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »
Simon Kuper, correspondant en France du quotidien britannique Financial Times, note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ». 

        Lire la tribune de Simon Kuper :
         

          « Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »



« Les Bleus représentent bien mieux la France que la classe politique »
Pour Anaïs Ginori, correspondante en France du quotidien italien La Repubblica, si les vingt-trois joueurs ne régleront pas les problèmes des Français, ils leur apporteront au moins du bonheur.

        Lire la tribune d’Anaïs Ginori :
         

          « Les Bleus représentent bien mieux la France que la classe politique »



« Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »
Randa Takieddine, correspondante en France du journal panarabe Al-Hayat, estime que les Bleus sont la preuve que l’intégration peut être une réussite.

        Lire la tribune de Randa Takieddine :
         

          « Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »



« Les Français montrent la force de leur joie de vivre »
Pour Michaela Wiegel, correspondante politique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, après la période sombre des attentats depuis 2015, les Français ont tenu à afficher leur enthousiasme autour de la bande à Deschamps. Aux Allemands de s’inspirer de l’esprit de cette jeune génération des Bleus.

        Lire la tribune de Michaela Wiegel :
         

          « Les Français montrent la force de leur joie de vivre »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Simon Kuper, correspondant en France du « Financial Times », note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/07/2018
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Coupe du monde 2018 : « Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »

Dans une tribune au « Monde », Simon Kuper, correspondant en France du « Financial Times », note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ».



Le Monde
 |    18.07.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 06h41
    |

Simon Kuper (Correspondant (politique, livres, football) en France du "Financial Times")







                        



                                


                            

Je vis à Paris depuis des années, mais je n’avais pas souvent visité les banlieues avant que mes enfants ne commencent à jouer au foot. Aujourd’hui, j’y passe la plupart de mes matinées de week-end durant la saison. Google Maps nous guide jusqu’aux complexes sportifs bien entretenus, généralement entourés de mornes barres d’immeubles. Pendant que les gosses se changent, les parents cherchent où boire un café. Ensuite, les deux équipes – toujours composées d’un mélange d’enfants blacks, blancs et beurs – se déploient sur la pelouse artificielle subventionnée par l’Etat.

Pères et mères regardent le match debout (en général dans un froid glacial), derrière une clôture grillagée tellement éloignée que nos gamins peuvent à peine nous entendre hurler. Alors que dans les pays anglo-saxons, les parents sont rois, en France, ce sont les éducateurs. Bardés de diplômes, ces émissaires du système footballistique français nous considèrent, nous autres parents, comme un désagrément qu’il convient de garder à distance. Le jeu est parfois d’une qualité remarquable. A la fin du match, tout le monde se serre la main et nous rentrons à la maison pour décongeler.
Je viens de couvrir le triomphe des Bleus à Moscou pour mon journal, le Financial Times. Ce que j’ai vu là-bas correspondait parfaitement à ce que j’avais perçu dans le football des gosses de banlieue.
Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française. C’est un modèle pour votre société – mais il montre également que beaucoup de choses y fonctionnent déjà très bien, en dépit de votre pessimisme national absurdement exagéré.
Une éclatante réussite
Si le football français marche aussi bien, c’est avant tout parce que c’est l’une des rares activités qui unit Paris et sa périphérie. Les équipes parisiennes se déplacent en banlieue tout simplement parce que c’est là que se trouvent la plupart des terrains.
En deuxième lieu, dans le foot,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Randa Takieddine, correspondante en France du journal panarabe « Al Hayat », estime que les Bleus sont la preuve que l’intégration peut être une réussite.
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édition abonné


Coupe du monde 2018 : « Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »

Dans une tribune au « Monde », Randa Takieddine, correspondante en France du journal panarabe « Al Hayat », estime que les Bleus sont la preuve que l’intégration peut être une réussite.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h36
    |

Randa Takieddine (Correspondante en France du quotidien panarabe "Al Hayat")







                        



                                


                            

Tribune. La fête que le peuple français a réservée à l’équipe de foot championne du monde de retour de Russie a montré une communion nationale dans la joie et la liesse avec une jeunesse issue de la diversité. Un grand moment de joie partagé par un jeune président français, enthousiaste, adepte de foot, qui appelle l’équipe à rester unie et à ne pas oublier ses clubs amateurs à travers la France.

Cette fête bon enfant, ce délire des foules dans les villes le soir de la victoire et avant le match, la marée humaine qui a déferlé sur les Champs-Elysées, des heures avant l’arrivée des champions, par une forte chaleur, témoignent d’un besoin de joie, de bonne humeur, de faire la fête, de sortir d’une morosité grandissante depuis des années à cause de la fracture de la société française.
Kylian Mbappé, Samuel Umtiti, Paul Pogba, Nabil Fekir, Ousmane Dembélé, ces jeunes champions qui, pour beaucoup, sont issus de l’immigration et venant des banlieues, sont tous des enfants de cité qui ont réussi par le football. Ils sont la preuve que l’intégration peut être synonyme de réussite malgré le sentiment croissant de refus de l’immigration, pas seulement par le Rassemblement national et tous ses sympathisants, mais aussi par un bon nombre de Français, après les attentats terroristes commis par des Maghrébins issus des banlieues.
La ferveur populaire provoquée par ces 23 jeunes champions du monde en dit long sur une société qui a besoin de réussite, qui est fière de ses enfants, mais qui, très souvent, doute d’elle-même à cause de la fracture socio-économique qui mine le pays et qui souvent pousse ses jeunes à partir pour réussir à l’étranger.
Sortir de la peur du terrorisme
Cette union, cette émotion partagée par tout un peuple avait été exprimée ces dernières années dans le drame et la tristesse des attentats. Le peuple français avait besoin de se requinquer et de sortir de la peur du terrorisme et d’exprimer sa fierté d’être Français,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Français, dont les larmes pour son père malade ont ému au Grand-Bornand, incarne les frissons du cyclisme des années 1990.
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Tour de France : Julian Alaphilippe, le vélo à l’ancienne

Le Français, dont les larmes pour son père malade ont ému au Grand-Bornand, incarne les frissons du cyclisme des années 1990.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 10h28
    |

            Clément Guillou (envoyé spécial au Grand Bornand)








                        



   


C’est sans doute parce qu’il s’est trompé d’époque que Julian Alaphilippe fait rêver les foules. Le peloton, dont il s’est vite extrait mardi 17 juillet pour remporter sa première étape dans le Tour de France, épargne ses forces et regarde ses watts, comme hypnotisé. C’est le cyclisme rationalisé des années 2010 qui, explique Vincenzo Nibali, se rapproche d’un sport millimétré comme la formule 1. Alaphilippe était fait pour les années 1990 : l’offensive décomplexée, les coussins péteurs à l’hôtel et les excès en tout genre, l’hiver surtout, aux antipodes de ces équipes où l’ascèse s’impose et le vague à l’âme menace. Sa formation, la Quick-Step, est le dernier avatar de cette décennie maudite et rock’n’roll.
Tous les jours devant son car, on trouve des cageots de bananes, à l’initiative d’un cosponsor de l’équipe. On se demande parfois s’il faut y voir un message. Toujours est-il qu’avec Alaphilippe, l’équipe belge a remporté son 50e succès de l’année, et souvent des beaux – le Tour des Flandres, la Flèche wallonne grâce au Français, Liège-Bastogne-Liège, cinq étapes sur le Tour d’Italie. Un record depuis 2009, toutes équipes confondues, à ce stade de l’année.
« Dégoupiller, ça peut m’arriver »
Il n’y avait donc pas un nuage au « Grand-Bo », où les grandes eaux sont venues du vainqueur du jour, ému aux larmes en pensant à son père septuagénaire, qui se remet de graves soucis de santé. « Je savais qu’il regardait à la télé », dit Alaphilippe.
« Vivre comme un moine, c’est pas possible »
Le Monde l’avait rencontré en mars. Alaphilippe en revenait toujours à sa famille, lui entraîné par son cousin Franck qui lui prit la tête, au sens propre, après la ligne d’arrivée mardi. Un jour, Franck Alaphilippe l’a vu débarquer, lui qui habitait à 50 kilomètres, sur un Motobécane trop grand pour lui. Julian raconte au magazine Pédale : « J’avais dit à ma mère : “Je vais aller à Saint-Amand [Saint-Amand-Montrond, dans le Cher] voir tonton.” Elle n’y croyait pas bien sûr, mais je suis parti avec un sac à dos, une bouteille d’eau dedans… J’ai suivi la route que je connaissais pour l’avoir souvent prise en voiture. Et en arrivant, je l’ai appelée : “Maman, je suis à Saint-Amand.” Elle a pété un peu les plombs. Cette histoire, je m’en rappellerai toujours parce que ce jour-là, je pense que mes parents ont vu que j’avais vraiment la rage. »
Il aime toujours les coups de folie, ce qui le desservira peut-être un jour, si ses résultats ne le protègent plus. « Dégoupiller, ça peut m’arriver, oui. Prendre la bagnole, des trucs simples à la con, aller voir la mer sur un coup de tête. (…) Vivre comme un moine, c’est pas possible. » 
Effort, hiérarchie et drapeau
Les parents n’étaient pas du tout vélo. La mère était au foyer, le père faisait danser la région avec son orchestre itinérant. Le fils a poursuivi cette existence de nomade et gardé une passion pour la batterie. Un jour, lui et son frère, pianiste et cycliste, ont posé les caisses claires et le clavier sur un trottoir de Montluçon (Allier) pour un concert improvisé.
Des années 1990 et avant, Julian Alaphilippe a aussi cette extraction modeste, là où le cyclisme est aujourd’hui devenu un sport de classe moyenne. Il raconte les vacances au camping à l’étang de Goule, à 60 kilomètres de la maison. Ne s’en est jamais plaint, bien au contraire. Les valeurs sont celles-là : le goût de l’effort – les entraînements nocturnes lorsqu’il travaillait dans une boutique de cycles –, le respect de la hiérarchie – son passage dans l’équipe de l’armée de terre –, l’amour de la patrie – il ferait bien hisser le drapeau tricolore lors des prochains championnats du monde, pour la première fois depuis 1997.

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Sous les ordres de son cousin, le Français s’entraîne à l’ancienne, sans capteur de puissance et avec un rapport distant aux impératifs diététiques du moment. Au printemps, pour la première fois, il a sacrifié aux stages en altitude, à l’isolement, dans la sierra Nevada espagnole. « Il a vraiment beaucoup travaillé. Il a fait des entraînements avec Bob [Jungels, un coéquipier] et quand tu fais des entraînements avec Bob, tu sais que c’est dur », dit Tom Steels, son directeur sportif. On l’a vu taciturne en première semaine, parce qu’il se moque du football et que des journalistes le pressaient de questions sur un match France-Belgique, certes, mais surtout parce qu’il avait échoué aux arrivées de Quimper puis Mûr-de-Bretagne. Il ne trouvait plus sa force. Il l’a retrouvée, à l’évidence, au vu de sa démonstration dans les premiers cols des Alpes.
« Je suis sur la bonne voie »
Sur les réseaux sociaux, c’est avec le sourire du Joker qu’il a posé devant tout le reste de la Quick-Step, dont il fait office de mascotte, « toujours à motiver tout le monde, à s’assurer que le moral est au plus haut », salue Davide Bramati, son directeur sportif italien. Le cyclisme comme un jeu le rapproche de Peter Sagan. Il partage le goût pour les blagues dans le peloton, les trajectoires de skieur en descente, les figures sur son vélo. On ne sait pas, non plus, si l’un comme l’autre sont tout à fait heureux dans ce sport où, le plus souvent, ils s’ennuient, Alaphilippe l’a encore dit après sa victoire.
« Il est plus mature, il a plus d’expérience »
Les deux hommes ont aussi eu en commun une certaine inconscience tactique. C’est en train de changer, et peut-être plus vite pour le Français que pour le champion du monde. Un an plus tôt – il ne disputait pas le Tour, blessé au genou droit –, Alaphilippe aurait-il gagné cette étape ? « Il est plus mature, il a plus d’expérience, tout le monde l’a vu aujourd’hui, observe Bramati. Il a couru avec calme et intelligence, et bien évidemment de grandes jambes. » 
« J’ai le sentiment que je suis sur la bonne voie, confirme l’intéressé. J’ai du caractère et garder le contrôle de mes émotions a souvent été un peu difficile pour moi. Aujourd’hui, j’ai réussi à bien me canaliser, à faire les efforts au bon moment. J’ai bien géré mes sensations. Mais mon tempérament est une force, je suis content de l’avoir. » Pour l’instant, le Tour aussi.



                            


                        

                        


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Tour de France : « La parade nuptiale de Julian Alaphilippe », par Olivier Haralambon

Durant le Tour, l’écrivain Olivier Haralambon analyse pour « Le Monde » le style des vedettes du peloton. Aujourd’hui, le Français Julian Alaphilippe, vainqueur au Grand-Bornand mardi 17 juillet.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 08h55
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 10h28
    |

                            Olivier Haralambon








                        


Chronique. Il traverse le village du Reposoir. La foule tenue à distance grouille et braque ses milliers d’yeux sur lui. L’essaim coloré de véhicules qui l’accompagne sans trop s’approcher exacerbe sa solitude.
Il s’accorde une seconde de roue libre, puis une autre. Il se penche, main droite, main gauche, et tour à tour resserre ses beaux souliers blancs de communiant, puis reprend sa danse légère.
Il vient de dégringoler le col de Romme selon des trajectoires qu’il aurait pu emprunter à Peter Sagan. A bien des égards, Alaphilippe, c’est Sagan débarrassé de ses rondeurs : il n’a pas la cheville aussi large, pas ce coup de patte léonin du Slovaque, aussi souple qu’épais lorsqu’il ramasse la pédale au point mort bas. Lui est tout en nerfs, tout en lien.
La collection de petits gestes nerveux qu’il déroule comme une parade nuptiale avant de passer à l’attaque – il secoue les muscles de ses cuisses, étire sa nuque en petits mouvements de tête, et comme d’esquive – se résorbe difficilement dans l’unité d’un geste pourtant souverain.
Grande crise convulsive
Il communique une étrange impression de foisonnement, comme si la surface de sa peau ne contenait qu’à grand-peine mille gesticulations possibles. C’est un exorcisme qu’il donne à voir, l’imminence toujours repoussée de la grande crise convulsive. L’énergie dont il est l’épicentre est si démente qu’elle semble pouvoir s’ouvrir toutes les voies. Et de fait, quand elle explose, Alaphilippe peut vider la pile en cinq minutes. Un vrai sacrifice humain. On l’a vu plus d’une fois dans cet état voisin de la transe et qui, le possédant, le piège lui-même. Dernier exemple en date, le championnat de France, où le souffle de son accélération balaie absolument tout et renverse la course en cinq minutes, mais le laisse exsangue et crispé pour le sprint final.
Mais avant l’extinction, il frétille. Et alors c’est la tempête qui noie les concurrents : visage haut, il se tient les bras presque tendus tant le cintre est placé bas, et son coup de chaussette est si nerveux qu’en côte, à chaque coup de pédale, sa roue avant oscille, godille, vivement poussée par le bassin calé sur la selle. Pour peu que le plan de la caméra se serre, on s’aperçoit qu’il avance les épaules l’une après l’autre, et l’on se persuaderait qu’il boxe en avançant.

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Dans les moments de répit, il s’accorde un braquet hyperléger, tournant les jambes comme à vide aux côtés de concurrents plantés. En revanche, quand c’est lui qui commence à buter, son coup de pédale devient binaire. Il s’arrache en danseuse sur un braquet trop grand, et tout son corps s’écrase du côté de sa jambe d’appel — alors il ne gagne pas, il « fait » trois ou quatre, comme à Liège en avril ou lors des deux arrivées bretonnes de ce Tour.
La pure dépense
Alaphilippe ne lésine pas sur le surcroît de grimaces qu’on s’accorde à soi-même dans les moments paroxystiques pour aiguiser les picots sur sa peau. Ses dents découvertes, sa mâchoire crispée sous le bouc et la méchanceté de théâtre auraient pu inspirer un vieux rocker en mal de Stade de France.
A l’époque où un cyclisme réformé gère des gains marginaux, et d’où est donc exclue par principe toute visée vers la Grâce, Julian Alaphilippe ne se contente pas de faire son métier du mieux possible. Il incarne un cyclisme de la pure dépense, un cyclisme religieux, selon le sens que Georges Bataille donnait à la religion : « L’agrément qu’une société donne à l’usage des ressources excédantes. » Dans le risque assumé d’une dilapidation improductive de ses forces, dans leur emploi dispendieux et leur pure consumation, le petit homme jette les prémisses d’un renouveau baroque.
Olivier Haralambon est l’auteur de « Le coureur est son ombre » (Premiers Parallèles, 2017)



                            


                        

                        

