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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-1"> ¤ Nicolas Truong, responsable des pages « Idées-débats » du « Monde », anime jusqu’au 22 juillet des débats autour de grandes questions sociétales, philosophiques, politiques du moment durant le Festival d’Avignon.
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Les Controverses du « Monde » en Avignon

Nicolas Truong, responsable des pages « Idées-débats » du « Monde », anime jusqu’au 22 juillet des débats autour de grandes questions sociétales, philosophiques, politiques du moment durant le Festival d’Avignon.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 16h52
   





                        



   


Tenter de penser les événements qui rythment notre modernité, chercher à donner de la profondeur à l’actualité, faire vivre le débat d’idées au cœur de l’été, telles sont les ambitions des Controverses du Monde en Avignon, série de grands dialogues intellectuels animés par Nicolas Truong, responsable des pages « Idées-Débats », qui se déroulent du 8 au 22 juillet, et que les lecteurs retrouveront dans les pages Débats du Monde, sur le site du Monde.fr comme sur celui du festival d’Avignon.
Programmation :
– 8 juillet : « Un nouvel âge du féminisme ? », avec Belinda Cannone, écrivaine ; Sarah Chiche, psychanalyste et écrivaine, Michelle Perrot, historienne.
Les mouvements #metoo et #balancetonporc ont rendu possible la solidarité spontanée entre les victimes de violences sexuelles. Mais les critiques qui leurs ont été adressées ont mis au jour les risques de censure dans l’art et de dénonciation sur les réseaux sociaux. Quels nouveaux rapports entre les femmes et les hommes doit-on inventer ?
– 13 juillet : « Les animaux sont-ils nos frères ? », avec Dominique Lestel, philosophe, et Corine Pelluchon, philosophe.
Notre regard sur les animaux est en train de changer. Les recherches scientifiques ont permis de mieux comprendre leur intelligence et ce qu’ils ont en commun avec le genre humain. Les réflexions éthiques ont contribué à les reconnaître comme des êtres doués de sensibilité, voire comme des sujets ayant de droits. Que partageons-nous avec les animaux ? Quelle est notre part d’animalité et quelle est leur part d’humanité ?
– 15 juillet : « Quelle politique de la Terre ? », avec Bruno Latour, sociologue et philosophe.
Pour survivre au modèle de développement économique actuel qui poursuit sa course et s’étend à la planète entière, avec le pillage des énergies fossiles, l’augmentation de la pollution et l’érosion de la biosphère, il faudrait plusieurs Terres. Or, nous n’en avons qu’une. Puisque notre rapport à la nature détermine le destin de notre culture, comment rendre notre Terre et nos territoires habitables pour nous et nos enfants ?
– 22 juillet : « Est-ce que c’était vraiment mieux avant ? », avec Michel Serres, philosophe.
« C’était mieux avant », entend-t-on très souvent. Avant le numérique, avant les manipulations génétiques, avant la massification de l’enseignement, etc. Philosophe, Michel Serres y était « avant ». Et c’était une Europe en guerre et une plus faible espérance de vie. Peut-on avoir réellement confiance en l’avenir et pourquoi les idées nostalgiques et réactionnaires sont-elles si présentes ?
Les Controverses du « Monde » en Avignon se déroulent jusqu’au 22 juillet au festival d’Avignon, de 11 heures à 13 heures. Lieux des débats sur le site Louis-Pasteur Supramuros de l’université d’Avignon, 33, rue Louis-Pasteur, 84000 Avignon. Pour plus d’informations, voir festival-avignon.com. Des rencontres animées par Nicolas Truong, responsable des pages « Idées-Débats ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-2"> ¤ Les aventures de cet Apache imaginaire, créé par l’écrivain Karl May  à la fin du XIXe siècle, rassemblent chaque  année des milliers de  fidèles dans un théâtre en plein air d’une petite ville d’Allemagne.  Une fiction dont les  thèmes – attachement  à la terre, à la nature, aux valeurs traditionnelles – sont récupérés par l’extrême droite européenne pour  diffuser ses idées.
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Winnetou, un héros allemand

Les aventures de cet Apache imaginaire, créé par l’écrivain Karl May  à la fin du XIXe siècle, rassemblent chaque  année des milliers de  fidèles dans un théâtre en plein air d’une petite ville d’Allemagne.  Une fiction dont les  thèmes – attachement  à la terre, à la nature, aux valeurs traditionnelles – sont récupérés par l’extrême droite européenne pour  diffuser ses idées.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h41
    |

            Marc-Olivier Bherer (Bad Segeberg (Schleswig-Holstein), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Winnetou, le chef des Apaches, arrive sur scène monté sur un cheval alezan. Sa tenue à franges est parsemée de perles de couleurs dessinant des motifs géométriques. Une plume pend au canon de sa carabine dont la crosse est décorée de clous formant la lettre W. L’apparition de Winnetou soulève une vague immédiate d’applaudissements. Le héros tant attendu fait enfin son entrée.
Il est incarné par Jan Sosniok, un acteur bien connu de la télévision allemande. Sous une perruque de cheveux longs noirs et le teint hâlé par les UV, il repend ce rôle jusqu’en septembre sur la scène du Karl-May-Spiele, le théâtre en plein air de Bad Segeberg (Land du Schleswig-Holstein), une petite ville proprette et boisée dans le nord de l’Allemagne. Depuis 1952, une pièce recrée des ambiances de Far West devant un public fidèle et nombreux. La tradition relève maintenant de la superproduction. Une vingtaine d’acteurs et de figurants se déploient sur scène, mais aussi des oiseaux de proie, des chevaux et même des oies. Des effets pyrotechniques, des scènes de combat, de danse, une bande-son originale viennent encore ajouter au spectacle.
Cette conquête de l’Ouest d’opérette peut surprendre. Bad Segeberg est l’un des principaux foyers d’un phénomène culturel bien allemand, mais dont on voit des manifestations ailleurs en Europe centrale : une profonde fascination pour les Amérindiens.
Vivre « à l’indienne »
Depuis plus d’un siècle, des festivals, des salons et même des pow-wow (rassemblements et cérémonies) perpétuent cet héritage, également présent au cinéma. Certains adeptes forment des cercles fermés qui se retirent pour vivre « à l’indienne », pour recréer et imiter le mode de vie traditionnel de différentes nations amérindiennes. Ces « Indianer », comme on les appelle en allemand, reproduisent avec précision les tenues, les coiffes à plumes, les coutumes de ces peuples d’Amérique du Nord. Certains de ces « Indiens » blancs vont jusqu’à apprendre leur langue.

Cette...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-3"> ¤ Les différents partis néonazis européens utilisent l’image des peuples premiers d’Amérique vivant dans des réserves pour mieux mettre en garde contre l’immigration.
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Le « noble Indien », une aubaine pour l’extrême droite

Les différents partis néonazis européens utilisent l’image des peuples premiers d’Amérique vivant dans des réserves pour mieux mettre en garde contre l’immigration.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h34
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h40
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            

Sitting Bull aura décidément eu droit à tous les outrages. Le grand chef sioux a vu son peuple massacré et spolié, avant d’être lui-même tué comme un vulgaire voleur, et voilà qu’une antenne locale de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) clame que, s’il vivait à notre époque, « Sitting Bull voterait pour l’AfD » pour s’insurger « contre l’immigration sans frontière ».
Dans ce message affiché sur Facebook en janvier 2017, le parti d’extrême droite ajoute : « Aujourd’hui, les peuples premiers d’Amérique vivent dans des réserves. Face à l’immigration de masse incontrôlée, l’Allemagne pourrait vivre la même chose. » L’Europe blanche et chrétienne risquerait donc de vivre le même destin que les Amérindiens : être submergée par l’arrivée d’étrangers malveillants. L’extrême droite a trouvé dans cette métaphore amérindienne de quoi relayer ses obsessions.
Propagande
Plusieurs exemples de ce type d’images circulent en Allemagne. Des néonazis et des membres du mouvement anti-immigration Pegida en ont diffusé. Certes, il est plutôt étonnant de voir des adeptes de la xénophobie se montrer solidaires d’un peuple étranger, mais les Amérindiens disposent d’un capital de sympathie immense outre-Rhin qui se révèle bien utile quand il faut atténuer la violence d’un message d’exclusion. Un vieil homme portant une plume sur la tête, le visage buriné par les années, n’a rien de menaçant.
La culture populaire a beaucoup fait pour propager une image simpliste des Amérindiens comme formant de nobles peuples, authentiques et en train de disparaître. Sans le vouloir, les fans du romancier allemand Karl May participent à la propagation d’un « mème », un élément culturel réplicable et reconnaissable par tous : le « noble indien » est un symbole familier et rassurant.

L’AfD n’est pas le premier parti à utiliser les Amérindiens pour sa propagande. C’est un petit parti italophone de Suisse, la Ligue des Tessinois, qui créa en 2007...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤ Ce chef de tribu a remporté sa plus grande victoire contre l’armée américaine en 1876, lors de la bataille de Little Big Horn.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Sitting Bull, symbole de la résistance des Sioux

Ce chef de tribu a remporté sa plus grande victoire contre l’armée américaine en 1876, lors de la bataille de Little Big Horn.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h34
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            

Dans le monde blanc, Tatanka Iyotake est connu sous le nom de Sitting Bull, ou Bison assis. Ce chef et homme médecine sioux lakota incarne plus que tout autre la résistance amérindienne contre la conquête et l’accaparement des terres par les Américains. Il serait né vers 1832 et, au cours des décennies qui suivent, les Sioux et leurs alliés agrandissent leur territoire. Ils dominent déjà les deux Dakotas et étendent leur influence sur une grande partie d’un espace qui correspond aujourd’hui au Montana, au Nebraska et au Wyoming.
Les expéditions guerrières auxquelles se livrent alors les Sioux Lakota sont pour lui l’occasion de démontrer sa vaillance et son courage. En 1863, il participe à sa première échauffourée contre les Blancs. Ce genre d’incidents va se multiplier au cours des années qui suivent. Il devient en 1866 le chef principal des Sioux Lakota.
Tournée du Wild West Show de Buffalo Bill
Cette puissante nation doit cependant bientôt plier face à l’armée américaine. Son territoire est réduit, et les Sioux Lakota sont incités à se fixer dans les camps et les forts construits par l’administration. Sitting Bull entreprend alors de liguer les bandes opposées aux Américains.
En 1876, il inflige une cuisante défaite au héros de la guerre civile, le général Custer, lors de la bataille de Little Big Horn. Les 25 et 26 juin, les Amérindiens remportent leur plus grande victoire contre l’armée américaine. Sentant malgré tout qu’il vaut mieux battre en retraite, Sitting Bull trouve refuge au Canada en 1877. Poussé par la faim, alors que le bison est au bord de l’extinction, il se rend aux autorités américaines en 1881.
En 1885, il prend part à une tournée du Wild West Show de Buffalo Bill (1846-1917), figure mythique de la conquête de l’Ouest. Sitting Bull quitte ce spectacle itinérant au bout de quatre mois, dégoûté. En 1890, par crainte des troubles que pourrait susciter un mouvement de renouveau spirituel sioux lakota, les autorités...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤ Pour la chercheuse américaine Holly Case, la rhétorique anti-immigration du premier ministre Viktor Orban lui sert à rapprocher le sort des Indiens d’Amérique à celui du peuple hongrois menacé par les migrants.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« La métaphore indienne fait un retour en Hongrie »

Pour la chercheuse américaine Holly Case, la rhétorique anti-immigration du premier ministre Viktor Orban lui sert à rapprocher le sort des Indiens d’Amérique à celui du peuple hongrois menacé par les migrants.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h34
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            
Historienne spécialiste de l’Europe, Holly Case est professeure associée à l’université Brown (Rhode Island). Elle s’intéresse tout particulièrement aux interactions entre les relations internationales, la science et la littérature aux XIXe et XXe siècles. Elle est notamment l’auteure de Between States. The Transylvanian Question and the European Idea during World War II (Stanford University Press, 2009, non traduit).

Dans un récent article paru dans la revue autrichienne « Transit », vous rappelez que le premier ministre hongrois, Viktor Orban, fait parfois référence aux Amérindiens dans ses discours. Que sous-entend-il en évoquant les peuples premiers d’Amérique ?
Quand il était plus jeune, Viktor Orban faisait parfois référence, sur le ton de l’humour, à la prétendue sagesse des Indiens Dakota dans ses discours. On l’a ainsi entendu citer des maximes absurdes : « Si votre monture est un cheval mort, mieux vaut en descendre », ou encore « rien ne sert de souffler dans un ballon troué ». Mais depuis peu, Orban ne plaisante plus quand il parle des Amérindiens. Il les a intégrés à sa rhétorique anti-immigration.
Dans un discours prononcé en juillet 2016, en soutien à Donald Trump, le premier ­ministre hongrois a ainsi affirmé : « Je peux comprendre que les Américains aient un point de vue positif sur l’immigration, car elle a permis l’essor des Etats-Unis, mais ils doivent aussi se rendre compte que, pour ce qui est de notre pays, c’est nous qui sommes aujourd’hui les Indiens. »[Viktor Orban sous-entend par là que les Hongrois sont menacés d’être délogés, comme les Indiens le furent en Amérique.]
Cette représentation est d’ailleurs répandue au sein de l’extrême droite européenne. Ainsi, au cours de son procès en 2012, Anders Breivik, qui a tué 77 personnes à Oslo au cours d’une fusillade, a-t-il affirmé : « Les Norvégiens forment le peuple indigène de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-6"> ¤ L’historien Laurent Warlouzet explique, dans une tribune au « Monde », que le prisme de la lutte euro-américaine s’avère trop simpliste dans cette affaire. Margaret Vestager a choisi de concentrer son action sur les arrangements fiscaux accordés aux entreprises étrangères, un domaine ignoré auparavant.
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Amende Google : les « décisions de la commissaire à la concurrence s’inscrivent dans une tentative de régulation des multinationales »

L’historien Laurent Warlouzet explique, dans une tribune au « Monde », que le prisme de la lutte euro-américaine s’avère trop simpliste dans cette affaire. Margaret Vestager a choisi de concentrer son action sur les arrangements fiscaux accordés aux entreprises étrangères, un domaine ignoré auparavant.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h18
    |

                            Laurent Warlouzet (Professeur d’histoire à l’université du Littoral-Côte-d’Opale)








                        



                                


                            

Tribune. Après Amazon, Starbucks et Apple, c’est maintenant au tour de Google de passer à nouveau sous les fourches caudines de la Commission européenne. Cette dernière lui a infligé le 18 juillet une amende record de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante dans le domaine de l’internet mobile.
Le géant de Cupertino avait déjà été condamné en 2017 à 2,4 milliards d’euros, pour abus de position dominante dans les comparateurs de prix. Il n’en faut pas plus pour que l’exécutif européen soit soupçonné d’un biais antiaméricain, surtout en pleine offensive commerciale du président Trump. La Commission européenne sombrerait-elle dans un protectionnisme déguisé sous les oripeaux des règles du libre marché, celles-là même que la politique de la concurrence est censée promouvoir ?
Les entreprises américaines dans le viseur
De fait, toutes les entreprises citées plus haut ont été visées par des procédures d’infraction aux règles européennes dans les quatre dernières années (2015-2018). Ces cas ont été très médiatisés, en premier lieu par la commissaire européenne à la concurrence, la redoutable Margaret Vestager. Google a hérité des amendes les plus lourdes.
Dans la dernière affaire, il lui est reproché notamment de profiter de l’omniprésence de son logiciel d’exploitation Android, qui équipe 80 % des smartphones, pour imposer la « vente liée » d’autres produits, notamment Google search et Google chrome.

Déjà en 2008, un autre géant américain de l’informatique, Microsoft, avait été condamné à plus de 800 millions euros d’amende pour abus de la position dominante du système d’exploitation Windows. Peu après, Intel avait été victime en 2009 d’une amende d’un milliard d’euros pour un motif identique, cette fois dans le domaine des microprocesseurs.
Google, Microsoft, Intel : les géants américains de l’informatique peuvent légitimement s’inquiéter de l’activisme de la Commission européenne, d’autant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤ Fin du patriarcat (5/5) De nombreuses recherches scientifiques démontrent qu’un nouveau fossé se creuse entre les sexes au détriment des hommes, remarque l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-7"> ¤     


                Laetitia Strauch-Bonart : « Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin »


Fin du patriarcat (5/5) De nombreuses recherches scientifiques démontrent qu’un nouveau fossé se creuse entre les sexes au détriment des hommes, remarque l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart.

Le Monde
                 |                 19.07.2018 à 16h00
                 |

            Marc-Olivier Bherer

















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Entretien. Laetitia Strauch-Bonart est essayiste, chroniqueuse au Point et rédactrice en chef de la revue Phébé . Elle est notamment l’auteure de  Les hommes sont-ils obsolètes ?, (Fayard, 220 p., 18 euros), et de Vous avez dit ­conservateur ?, (Cerf, 2016)
Vous affirmez dans votre livre « Les hommes sont-ils obsolètes ? » ­que la condition masculine vit en ce moment une « transformation radicale » dans le monde occidental. Qu’entendez-vous par là ?
Les anglophones ont une expression qui dit bien les choses, ils parlent d’un new gender gap, un nouveau fossé entre les sexes qui se creuse à l’école, au travail, dans la vie de famille, etc. Cet écart est défavorable aux hommes. Son existence est ­démontrée par de multiples rapports et études issus de l’économie et de la sociologie quantitative. Il y a quelques décennies, nous n’aurions jamais imaginé un tel ­retournement. Les femmes ne faisaient pas d’études, elles travaillaient peu ou pas, et leur autorité était limitée à la maison. Aujourd’hui, tout cela nous semble appartenir à un passé lointain. La position des hommes a également changé. On garde cette image de la prééminence masculine, mais quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les hommes font l’expérience d’une forme de déclin. Et parallèlement, on voit une ascension féminine.
Les adeptes du masculinisme diront sans doute que le relatif déclin masculin est de la faute des femmes. C’est absurde. Il est important de comprendre que l’ascension féminine n’est pas la cause du déclin masculin. C’est plutôt que les mêmes changements structurels, économiques, technologiques, sociétaux, etc., ont un impact différent sur les deux sexes. Pourquoi ? En partie parce qu’il existe des différences, comportementales et cognitives, entre les hommes et les femmes – par exemple dans la maîtrise du langage, l’empathie ou le ­niveau d’agressivité. Si, hier, ces différences,...


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Laetitia Strauch-Bonart : « Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin »
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Laetitia Strauch-Bonart : « Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin »
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Marc-Olivier Bherer
    













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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-8"> ¤ Editorial. « Le Monde », aux côtés d’une vingtaine de médias, a enquêté sur 10 000 revues dites « prédatrices » qui contribuent à tromper les administrations et le public.
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Fausse science : il faut une prise de conscience mondiale

Editorial. « Le Monde », aux côtés d’une vingtaine de médias, a enquêté sur 10 000 revues dites « prédatrices » qui contribuent à tromper les administrations et le public.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 15h14
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est un mal discret qui ronge silencieusement la science, et qui s’étend avec une inquiétante célérité. Depuis un peu moins d’une décennie, des sociétés peu scrupuleuses créent à foison de fausses revues scientifiques qui acceptent de publier, moyennant finances, des travaux parfois fragiles, voire carrément frauduleux ou fantaisistes.
Aux côtés d’une vingtaine de médias écrits et audiovisuels internationaux, qui se sont coordonnés pour publier simultanément le résultat de leurs travaux, Le Monde a enquêté sur cette science contrefaite.
Celle-ci est en pleine expansion : environ 10 000 revues dites « prédatrices » contribuent à construire une science « parallèle », susceptible de tromper les administrations publiques, les entreprises, et même parfois les institutions scientifiques elles-mêmes.
Un combat légitime
Ces revues douteuses relaient parfois, en leur donnant le lustre de la scientificité, des « travaux » climatosceptiques, antivaccins, ou encore de fausses études cliniques vantant les mérites de faux médicaments. Selon des estimations récentes, cette production représente jusqu’à 2 % à 3 % de l’index de certaines grandes bases de données de la littérature savante. C’est six fois plus qu’il y a cinq ans.

        Lire aussi :
         

                Alerte mondiale à la fausse science



Deux grands phénomènes ont nourri cette envolée. D’une part, la lutte contre le monopole des grands éditeurs scientifiques (Elsevier, Springer, etc.) et pour un accès libre aux résultats de la recherche. Porté par la communauté scientifique depuis presque deux décennies, ce combat légitime est passé par la création de nouvelles revues scientifiques, souvent de qualité, qui reposent sur le principe du « publieur-payeur » : c’est l’institution des chercheurs, qui soumettent leur travail pour être publiés, qui paie à la revue des frais de publication. En ­contrepartie, celle-ci s’engage à ne pas faire payer l’accès aux travaux publiés.
Ce modèle prend tout son sens lorsqu’on sait que les revues scientifiques « classiques » commercialisent à des tarifs prohibitifs les articles qu’elles publient, prospérant ainsi sur le commerce de connaissances souvent produites grâce à la recherche publique, et ralentissant ainsi la libre circulation du savoir.
Publier, toujours plus, toujours plus vite
Les éditeurs « prédateurs » ont détourné ce principe du publieur-payeur en faisant paraître complaisamment des articles qui ne sont pas préalablement expertisés (au terme de la sacro-sainte « revue par les pairs », ou peer review) tout en touchant toujours de juteux « frais de publication ».
D’autre part, les revues prédatrices prospèrent aussi grâce aux nouvelles formes d’évaluation de l’activité scientifique. Le travail des chercheurs est, de plus en plus, jugé en fonction de critères quantitatifs, et non qualitatifs. Il faut publier, toujours plus, toujours plus vite, et donc de plus en plus mal.
Cette tendance est un pousse-au-crime – en particulier dans certains pays du Sud, où des primes à la publication ont parfois été instaurées pour le personnel académique. Soumettre son travail à une revue prédatrice garantit presque toujours une publication très rapide.
Face à ce fléau, les communautés scientifiques et les gouvernements s’organisent. En France, qui n’est pas le pays le plus touché, le ministère de la recherche prend la question au sérieux et promeut des « listes blanches » de revues à privilégier. Il faut maintenant infléchir les politiques d’évaluation de la recherche vers moins de quantitatif et plus de qualitatif. Seule une prise conscience mondiale pourra rendre son intégrité à la science.

        Lire aussi :
         

                Le business juteux des simili-conférences scientifiques






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤ Dans cette affaire, le montant de l’amende et sa médiatisation reposent une nouvelle fois la question de la frontière ténue entre la politique et le droit. Et l’on se demande si en l’espèce, cette frontière n’a pas été franchie, explique dans une tribune au « Monde » l’économiste Bruno Alomar.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Amende Google : « C’est bien une décision politique, qui sert des objectifs politiques »

Dans cette affaire, le montant de l’amende et sa médiatisation reposent une nouvelle fois la question de la frontière ténue entre la politique et le droit. Et l’on se demande si en l’espèce, cette frontière n’a pas été franchie, explique dans une tribune au « Monde » l’économiste Bruno Alomar.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h11
    |

                            Bruno Alomar (Economiste, ancien haut fonctionnaire à la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne)








                        



                                


                            

Tribune. La Commission européenne a infligé le 18 juillet une amende de 4,34 milliards d’euros à Google, dans le cas Android. Par cette décision, la Commission européenne sanctionne Google pour avoir abusé de sa position dominante, freiné l’innovation et privé les consommateurs d’un choix plus large d’applications.
L’amende infligée est la plus importante jamais mise par la Commission à une entreprise dans le chef du droit de la concurrence, la précédente amende la plus élevée – 2,42 milliards d’euros – ayant déjà concerné Google, dans l’affaire dite du « moteur de recherche », en juin 2017.
Disons-le tout net : il y aurait beaucoup à dire au fond sur cette décision. Sur l’analyse concurrentielle d’abord et sur les raisons pour lesquelles, entre autres, la Commission a estimé qu’Apple et son système d’exploitation iOS ne faisaient pas partie du même marché pertinent qu’Android.
Une nouvelle étape
Sur le montant de l’amende par ailleurs, qui marque une nouvelle étape dans la pénalisation du droit de la concurrence, dont l’origine remonte aux années 2000 et à la volonté de Neelie Kroes, commissaire à la concurrence de la Commission « Barroso 1 », de durcir les sanctions à l’égard des entreprises convaincues de cartels ou d’abus de position dominante.
Ces questions seront vraisemblablement reposées dans l’avenir tant l’on imagine mal, compte tenu de l’ampleur de l’amende, que Google ne conteste pas, comme il en a le droit et comme il est d’usage, cette décision devant le juge communautaire.

Pourtant, une part essentielle de l’intérêt de cette affaire n’est pas là. En effet, cette affaire, le montant de l’amende, sa médiatisation, reposent une nouvelle fois la question de la frontière ténue entre la politique et le droit. Et l’on se demande si en l’espèce, cette frontière n’a pas été franchie.
Cette question n’est pas une question théorique. L’Union européenne s’est entièrement bâtie sur le droit,...




                        

                        


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Virginie Calmels : « La droite française manque de convictions libérales »

Dans une tribune au « Monde », la première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, estime que la droite doit sortir des faux-semblants et s’inspirer d’un programme de réformes libérales à la Reagan.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h36
    |

Virginie Calmels (Présidente de DroiteLib', première adjointe au maire de Bordeaux)







                        



                                


                            
Tribune. La droite française a les mêmes défauts que la gauche, prisonnière de ses vieux démons : l’étatisme, le culte du chef et la course après les électeurs de l’extrême. Comme l’indiquait déjà Benjamin Constant, et dans la tradition antique, ou peut-être monarchique, elle « veut que les citoyens soient complètement assujettis pour que la nation soit souveraine et que l’individu soit esclave pour que le peuple soit libre ».
Sous la Ve République, la droite française a toujours manqué de convictions libérales. L’étatisme et l’interventionnisme n’ont fait qu’affaiblir l’économie française. Cette politique a échoué. Cette attitude lui a fait perdre bien des élections et l’avenir ne s’annonce guère différent. Jean-François Revel ne cessait de rappeler que la droite française n’a jamais été libérale. Au pouvoir elle a tout essayé, y compris des politiques de gauche, sauf les réformes libérales.
Un Etat omnipotent, incompétent et faible
Malheureusement, aujourd’hui encore, on se retrouve avec une droite déboussolée et paniquée, incapable de comprendre que la seule manière de récupérer ses électeurs est de leur promettre la liberté et de s’y atteler, incapable de résister à la tentation facile du populisme en adoptant cette rhétorique absurde de « cadeaux aux riches », de « hausse du smic » ou de « ravage de la concurrence ».

Car seul un vrai programme libéral et réformateur de la trempe de la politique menée par Reagan, voire par Thatcher, pourra s’opposer aux « Marcheurs » et permettre de reprendre le pouvoir, sans pour autant s’abaisser à la démagogie ni à la facilité des consensus mous.
La droite ne pourra pas réussir en continuant à se contenter de l’entre-soi d’une énarchie singulièrement pusillanime et loin des réalités de l’entreprise, de l’école ou des familles.
Pour retrouver la croissance qui permettra de mieux combattre la pauvreté, la droite doit faire comprendre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-11"> ¤ L’universitaire Gilles Guiheux offre une brillante synthèse des bouleversements politiques, économiques et sociaux que les maoïstes ont imposés à la Chine.
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Révolutions chinoises

L’universitaire Gilles Guiheux offre une brillante synthèse des bouleversements politiques, économiques et sociaux que les maoïstes ont imposés à la Chine.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h32
    |

            Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

Livre. Par sa sobriété même, le titre de l’ouvrage La République populaire de Chine illustre l’ambition de l’auteur. Offrir une rétrospective globale de cette jeune République qui, à la veille de ses soixante-dix ans, ne cache plus ses ambitions : aborder son centenaire en grimpant sur la première marche du podium mondial.
De fait, cet essai de 460 pages s’adresse moins aux amateurs de lectures de plage qu’aux étudiants en sciences politiques. Deuxième volume d’un vaste projet éditorial – présenter en une douzaine d’ouvrages une « histoire générale » de ce pays continent –, l’essai de Gilles Guiheux, professeur au département des langues et civilisations de l’Asie orientale à l’université Paris-VII, offre une brillante synthèse des bouleversements politiques, économiques et sociaux que les maoïstes ont imposés à la Chine.
Assez classiquement, l’auteur, dont les travaux allient histoire et sociologie, propose d’abord quatre chapitres résumant l’histoire de la République populaire avant d’aborder six thématiques : le système politique, l’économie, les inégalités sociales, l’urbanisation, la démographie et la culture. L’ensemble est précis et documenté et l’on sent que l’auteur a eu à cœur de ne pas offrir une grille de lecture trop orientée de ce pays dont l’évolution suscite d’innombrables débats entre Occidentaux.
Mécanismes économiques et politiques
On est loin du dernier ouvrage du sinologue Jean-Pierre Cabestan, Demain la Chine : démocratie ou dictature ? (Gallimard, 304 pages) dont le titre vaut prise de position. C’est ce qui fait la force de l’ouvrage de Gilles Guiheux mais aussi sa faiblesse.
Certes, l’auteur aborde tous les aspects, y compris les moins reluisants, de la Chine actuelle, mais certains auraient mérité de plus amples développements. Il est significatif que les termes « corruption » et « pollution » n’aient pas droit de cité dans le glossaire qui comporte pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-12"> ¤ Fin du patriarcat ( 4/5). Pour Michael Kaufman, écrivain canadien et promoteur d’une masculinité plus positive, le patriarcat est en train de tomber notamment parce qu’une nouvelle génération de pères est plus investie dans la vie de famille.
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ Talents du Net (4/6). A la tête de sites, d’applications, de forums ou de réseaux sociaux florissants, ils développent la Toile avec efficacité et discrétion. Aujourd’hui, l’Américain Alexis Ohanian, 35 ans, connu pour avoir lancé  l’un des sites les plus populaires d’Internet.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-13"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤ Thomas Saunier, assureur, plaide dans une tribune au « Monde » pour une meilleure prise en compte des fragilités individuelles des salariés par leurs employeurs.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Quand l’entreprise doit « faire du bien » aux salariés

Thomas Saunier, assureur, plaide dans une tribune au « Monde » pour une meilleure prise en compte des fragilités individuelles des salariés par leurs employeurs.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h08
    |

Thomas Saunier (Directeur général du groupe Malakoff Médéric)







                        



                                


                            

Tribune. La vie ne s’arrête pas à la porte des entreprises. Ce qui peut apparaître comme un truisme est pourtant une réalité plus puissante que jamais, qui ne peut que grandir sous l’effet de l’évolution des mentalités et des modes de vie.
Les débats et les mesures actuellement en préparation sur l’objet social des entreprises, l’extension de leur mission au-delà de la recherche du profit, le prouvent : on alloue désormais aux entreprises des fonctions sociales et sociétales qui vont bien au-delà de leurs impératifs économiques. On ne leur demande plus seulement d’éviter de « faire du mal » à la planète ou aux femmes et aux hommes, mais d’agir en sorte de leur « faire du bien ».
Dans un tel environnement, la responsabilité des entreprises à l’égard de leurs propres collaborateurs et l’attention qu’elles leur portent deviennent prédominantes. Dans l’intérêt de tous. Celui des salariés eux-mêmes, naturellement. Celui, aussi, des entreprises, pour lesquelles le capital humain est la première richesse : le bien-être de leurs collaborateurs est un puissant levier de leur performance économique.

Une étude menée par Malakoff Médéric montre pourtant que les collaborateurs sont de plus en plus exposés à des fragilités personnelles ou professionnelles : un salarié sur deux est concerné, et 91 % des dirigeants déclarent employer au moins un collaborateur confronté à une fragilité (« Les situations de fragilité des salariés », étude du Comptoir mm de la nouvelle entreprise, Malakoff Médéric, 20 juin 2018).
Les multiples formes des fragilités
De multiples phénomènes se conjuguent pour accroître les facteurs, personnels ou professionnels, de ces situations : le vieillissement de la population, une monoparentalité devenue une structure familiale de plus en plus commune, des maladies chroniques en progression constante, des transformations profondes dans les entreprises…
Ces fragilités peuvent prendre de multiples...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤ Les journalistes du « Monde » et de « La Vie », accompagnés des meilleurs spécialistes, retracent dans ce hors-série l’histoire des grands bouleversements politiques et les étapes d’un débat d’idées qui accompagne, depuis des siècles, la réflexion sociétale et politique indissociable des idéaux de liberté et de justice.
<filname="PROF-0,2-3232,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La révolution permanente, de l’âge de pierre à l’ère numérique

Les journalistes du « Monde » et de « La Vie », accompagnés des meilleurs spécialistes, retracent dans ce hors-série l’histoire des grands bouleversements politiques et les étapes d’un débat d’idées qui accompagne, depuis des siècles, la réflexion sociétale et politique indissociable des idéaux de liberté et de justice.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h05
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h41
    |

Chantal Cabé (Rédactrice en chef de "La Vie") et Michel Lefebvre ("Le Monde", responsable des hors-série)







                        



   


Depuis toujours, l’humanité semble condamnée à avancer par ruptures et révolutions successives. Ces bouleversements soudains, mais finalement rares, de notre Histoire créent un avant et un après. En politique, comme dans d’autres domaines, la révolution marque un changement brutal dans la structure d’une société ou d’un État. Insatisfaits de leurs conditions de vie, des hommes et des femmes se sont rassemblés pour s’indigner et tenter de transformer le vieil ordre des choses.
De l’Egypte antique à la Chine populaire, toutes les révolutions du passé, incarnées par des figures comme Spartacus, Robespierre, Louise Michel, Lénine, Mao ou Fidel Castro, ont-elles tenu leurs promesses « révolutionnaires » ?
Beaucoup ont échoué, soit parce qu’elles n’ont fait qu’ébranler le pouvoir contesté et ont subi une répression foudroyante (les révoltes paysannes au Moyen Age, la Commune de Paris, le Printemps de Prague, etc.), soit parce qu’elles ont finalement enfanté des systèmes totalitaires et liberticides (en Russie et en Chine, notamment).
À l’aube du XIXe siècle, deux grandes révolutions de l’Histoire moderne ont en revanche réussi : l’une aux Etats-Unis, lors de la guerre d’Indépendance américaine de 1776 ; l’autre en France, avec l’instauration de la première République française en 1792. A l’inverse, au XXe siècle, après avoir nourri un élan révolutionnaire international, l’idéal communiste a partout échoué (en URSS comme ailleurs) à construire une société libre, égalitaire et juste. Toutefois, dans le sillage des guerres de décolonisation, des luttes féministes et des contestations étudiantes, de nouvelles formes de révolutions ont émergé.
Contrastes et contradictions
En ce début de XXIe siècle, nos vieilles démocraties occidentales sont-elles à l’abri de ruptures sociales et politiques comme celles de 1789, 1917 ou 1968 ? Les idéaux d’utilité générale et de bien public y paraissent usés. Les grandes utopies collectives ont été remplacées par la promesse de révolutions plus individuelles et intérieures.
Des microrévoltes aux enjeux locaux circonstanciés naissent bien, çà et là, portées par les effets de la mondialisation (financiarisation et menace écologique), mais elles ne visent plus la justice universelle. Ailleurs, des révolutions dites « arabes », après avoir enthousiasmé, ont très mal tourné (en Egypte, en Syrie, en Libye). Et en Afrique, en Asie, et même en Amérique latine, la phase des transitions démocratiques est loin d’être achevée. Là-bas, de brusques sursauts politiques sont possibles, aussi ouverts qu’imprévisibles.
C’est en tenant compte de ces contrastes et de ces contradictions de nos sociétés modernes que les journalistes du Monde et de La Vie, accompagnés des meilleurs spécialistes – Damien Agut (« Silence, tout va bien au royaume des pharaons »), Sophie Wahnich (« La Révolution française, un lent avènement du citoyen », Marc Ferro (« Le communisme a mis de côté les aspirations du peuple », etc. –, ont imaginé ce nouvel opus, sur « L’Histoire des révolutions ». Avec l’ambition de retracer non seulement l’histoire des grands bouleversements politiques, mais également les étapes d’un débat d’idées qui accompagne depuis des siècles la réflexion sociétale et politique, indissociable des idéaux de liberté et de justice.
Car, comme l’écrit l’historien Patrick Boucheron : « L’histoire ne se réduit pas à la chronique décourageante de la domination où l’on a le choix entre servir le pouvoir et s’y opposer sans espoir. »
« L’Histoire des révolutions », un hors-série « La Vie »- « Le Monde », en vente en kiosques, 188 pages, 12 euros, ou sur le site de la boutique du « Monde ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-16"> ¤ Thibault Schrepel, professeur de droit, estime dans une tribune au « Monde » que les défis posés par la blockchain, prochaine génération décentralisée de la révolution numérique, rendront bien fades ceux qui nous sont lancés aujourd’hui par les GAFA.
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« Les applications blockchain feront concurrence à tous les services numériques dans les années à venir »

Thibault Schrepel, professeur de droit, estime dans une tribune au « Monde » que les défis posés par la blockchain, prochaine génération décentralisée de la révolution numérique, rendront bien fades ceux qui nous sont lancés aujourd’hui par les GAFA.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 14h58
    |

Thibault Schrepel (Professeur de droit économique à l’niversité d’Utrecht (Pays-Bas) et chercheur associé à l’université Paris-1-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            

Tribune. On peut lire ça et là que les géants de l’Internet sont les premiers monopoles indestructibles de l’histoire. Cela serait dû à la détention de larges quantités de données qui leur donnerait un avantage concurrentiel irrattrapable.
Mais un nouveau modèle économique est en train de se développer en parallèle, celui de la blockchain (en français, « chaîne de blocs »). Il concurrencera bientôt les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft) et leurs équivalents chinois. Une nouvelle perspective s’ouvre ainsi et le débat autour de la puissance économique des entreprises du numérique doit être repensé.
Effet boule de neige
Nous savons, depuis les travaux de recherches de Clayton Christensen (Harvard), que les innovations de rupture sont le fait de petites entreprises, qu’elles émergent discrètement et qu’elles supplantent les marchés existants plutôt qu’elles ne les concurrencent. Ce que nous ne savions peut-être pas jusqu’à récemment, c’est que les innovations de rupture peuvent être le fait de communautés décentralisées.
C’est exactement ce qu’est la blockchain : une technologie qui permet une parfaite distribution du pouvoir en raison de son mode de gouvernance. Et cette caractéristique en fait un candidat particulièrement redoutable à la prochaine génération de l’ère du numérique, parce qu’il est bien plus difficile d’empêcher la concurrence qui provient d’un ensemble décentralisé que d’une entité définie.

De plus, la capacité de propagation de la blockchain est extrêmement élevée – c’est ce qu’a notamment illustré son application la plus connue, le Bitcoin. Cela est dû au fait que la plupart des blockchains créent de fortes incitations à l’adoption en distribuant des « tokens » (jetons) dont la valeur peut évoluer très rapidement. Cela permet aux blockchains de créer un véritable effet de réseau, un effet de boule de neige, quand bien même leur utilité est encore faible.
Le pouvoir de marché...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-17"> ¤ Erwan Le Noan, consultant, et le juriste Nicolas Petit écrivent, dans une tribune au « Monde », que l’attitude répressive de Bruxelles envers des géants du numérique témoigne d’une vision dépassée et fausse de ce secteur.
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Amende Google : « une instrumentalisation politique du droit de la concurrence »

Erwan Le Noan, consultant, et le juriste Nicolas Petit écrivent, dans une tribune au « Monde », que l’attitude répressive de Bruxelles envers des géants du numérique témoigne d’une vision dépassée et fausse de ce secteur.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h59
    |

Erwan Le Noan (Associé du cabinet de conseil Altermind et membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique) et Nicolas Pe...







                        



                                


                            

Tribune. L’année 2018 donne l’occasion de célébrer le génie de l’innovation dans les technologies numériques : 20 ans de l’iMac, de l’entrée en Bourse d’Amazon, ou de la création de Google. Mais 2018 illustre aussi l’étrange obsession de l’Union européenne (UE) pour réguler les géants de l’Internet.
Quelques semaines seulement après l’entrée en vigueur du Règlement général de protection des données (RGDP), Google se voit infliger une amende record de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante. Cette fois, c’est la distribution gratuite de la plate-forme Android aux fabricants de téléphones intelligents comme Samsung qui est mise à l’index. Selon la Commission, Google utiliserait cette stratégie, qu’elle estime abusive, comme un cheval de Troie pour imposer à tous son moteur de recherche.

Dans l’opinion publique, on peut s’attendre à un concert de louanges. Depuis l’élection du président Trump et le Brexit, un grondement hostile sourd contre les géants de l’Internet : le peuple réclame châtiment. Peu importe que ses inquiétudes, de Cambridge Analytica aux « fake news », soient d’ordre politique et non économique ; dès lors qu’une cible est désignée coupable par le tribunal populiste, tout est bon pour la clouer au pilori.
Et pourtant, cette affaire relève du paradoxe intellectuel à plusieurs égards. La première contradiction apparaît quand la Commission décrète qu’Android, écosystème ouvert, domine seul un marché sur lequel Apple n’exercerait aucune contrainte concurrentielle. La firme à la pomme ne distribuant pas son système iOS, verticalement intégré et fermé, à d’autres fabricants de téléphones comme Samsung ou Xiaomi (rien ne le lui interdit pourtant), Google et Apple ne seraient pas concurrents !
Analyse économiquement contre-productive
Google est donc inévitablement en position dominante sur son propre marché. Cette conclusion de la Commission est déroutante : elle semble se désintéresser du contexte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-18"> ¤ A l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, l’ex-président américain s’est posé, mardi à Johannesbourg, en rempart de la démocratie.
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Barack Obama : « Une partie du monde est sur le point de rebasculer vers un ordre ancien, plus brutal »

A l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, l’ex-président américain s’est posé, mardi à Johannesbourg, en rempart de la démocratie.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h21
   





                        



                                


                            

Invité à Johannesburg par la fondation Mandela à rendre hommage au premier président noir de l’Afrique du Sud, élevé au rang d’icône internationale, Barack Obama s’est posé en rempart de la démocratie et a averti des dangers d’un retour en force de l’autoritarisme. Un exposé qui a pris l’allure d’un véritable cours de relations internationales, dans lequel l’ancien président n’a pas retenu les critiques contre son successeur Donald Trump, sans jamais le nommer, fidèle à son habitude.
« Il y a cent ans, Madiba naissait dans le village de Mvezo. Rien n’aurait pu laisser présager, à ce moment-là, dans cet endroit-là, qu’un jeune garçon noir changerait le cours de l’histoire. L’Afrique du Sud avait déjà commencé à introduire des mesures de ségrégation raciale, un ensemble législatif connu sous le nom d’apartheid. La majorité de l’Afrique, dont le pays de mon père [le Kenya], était sous domination coloniale. Les puissances européennes dominantes, après une horrible guerre mondiale qui a pris fin quelques mois après la naissance de Madiba, considéraient ce continent et ses habitants comme un butin à se partager, un territoire abondant en ressources naturelles et en main-d’œuvre bon marché.
Il serait donc difficile d’exagérer les remarquables transformations qui se sont produites depuis. De plus en plus de peuples, témoins des horreurs du totalitarisme et des massacres perpétrés au cours du XXe siècle, ont imaginé une nouvelle vision pour l’humanité, fondée non seulement sur le principe d’autodétermination, mais aussi sur la démocratie, l’Etat de droit et la dignité inhérente à chaque individu.
Nelson Mandela a consacré sa vie à cette longue marche vers la liberté et la justice. Pour les peuples opprimés du monde entier, il est devenu l’incarnation de l’espoir, de l’aspiration à une vie meilleure, et de la possibilité d’une transformation morale des systèmes politiques. Lorsque, étudiant en droit, j’ai assisté à sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-19"> ¤ Les correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient dans le « Monde » quatre regards sur l’équipe de France.
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Coupe du monde 2018 : les Bleus dans les yeux de quatre journalistes étrangers

Les correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient dans le « Monde » quatre regards sur l’équipe de France.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 12h02
   





                        


Britannique, italien, panarabe et allemand. Quatre correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient, dans les colonnes du Monde du mercredi 18 juillet, leur regard sur l’équipe de France de football, trois jours après sa victoire en Coupe du monde.
« Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »
Simon Kuper, correspondant en France du quotidien britannique Financial Times, note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ». 

        Lire la tribune de Simon Kuper :
         

          « Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »



« Les Bleus représentent bien mieux la France que la classe politique »
Pour Anaïs Ginori, correspondante en France du quotidien italien La Repubblica, si les vingt-trois joueurs ne régleront pas les problèmes des Français, ils leur apporteront au moins du bonheur.

        Lire la tribune d’Anaïs Ginori :
         

          « Les Bleus représentent bien mieux la France que la classe politique »



« Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »
Randa Takieddine, correspondante en France du journal panarabe Al-Hayat, estime que les Bleus sont la preuve que l’intégration peut être une réussite.

        Lire la tribune de Randa Takieddine :
         

          « Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »



« Les Français montrent la force de leur joie de vivre »
Pour Michaela Wiegel, correspondante politique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, après la période sombre des attentats depuis 2015, les Français ont tenu à afficher leur enthousiasme autour de la bande à Deschamps. Aux Allemands de s’inspirer de l’esprit de cette jeune génération des Bleus.

        Lire la tribune de Michaela Wiegel :
         

          « Les Français montrent la force de leur joie de vivre »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3232,1-0,0-20"> ¤ Editorial. S’il était urgent de revoir les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur, la nouvelle plateforme manque de transparence et laisse trop de candidats dans l’incertitude.
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Parcoursup, un système opaque

Editorial. S’il était urgent de revoir les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur, la nouvelle plateforme manque de transparence et laisse trop de candidats dans l’incertitude.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 09h23
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, Parcoursup. Ce n’est pas avant septembre que l’on pourra véritablement juger de l’efficacité du dispositif d’orientation des bacheliers par rapport au très décrié APB (Admission post bac). Néanmoins, on peut déjà tirer quelques enseignements sur les forces et les faiblesses d’un système d’affectation instauré au pas de charge.
Plus efficace, plus transparent, plus juste… Les promesses faites au lancement de la réforme étaient nombreuses. Avec APB, tout bachelier pouvait s’inscrire dans un très grand nombre de filières, quel que soit son parcours scolaire dans le secondaire. Ce système à l’efficacité contestée, accusé d’être responsable d’un taux d’échec massif, générait de nombreuses frustrations, tout en créant des goulets d’étranglement, qui, parfois, n’ont pu être surmontés que grâce à un tirage au sort. Même si cette pratique est restée marginale, elle a réussi à jeter le discrédit sur APB et à imposer l’urgence d’une refonte du système.
Désormais, avec Parcoursup, l’essentiel de la sélection a lieu avant l’entrée à l’université, et non plus après. L’idée est de limiter le gâchis en prévenant l’échec et de permettre in fine de relever le niveau global de l’université. Reste que la mise en pratique se révèle chaotique.
Au lendemain des résultats du bac, quelque 100 000 jeunes encore inscrits sur Parcoursup demeurent sans proposition de formation, soit un chiffre légèrement supérieur à celui de 2017. Certes, la procédure se poursuit durant tout l’été. Certes, les candidats encore dans l’attente sont accompagnés, pour ceux qui le souhaitent, par une commission pilotée par le recteur. Il n’empêche, l’incertitude de se retrouver sans aucune place se prolonge pour encore trop d’élèves.

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                L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants



Incompréhension
Le deuxième problème est celui de la transparence. Pour chacun, il reste très difficile d’évaluer ses chances de décrocher une place dans la formation rêvée. Nombre de lycéens ne connaissent pas précisément les critères qui ont pu les faire dégringoler dans les listes d’attente. Si le gouvernement n’a cessé de revendiquer un système plus lisible, notamment en publiant l’algorithme présidant au fonctionnement de Parcoursup, c’est à l’inverse une grande opacité qui a été ressentie dans de nombreuses familles.
Prise en compte des notes de telle ou telle matière du lycée, de la filière de bac du candidat, du lycée d’origine, de la lettre de motivation, des activités extrascolaires… les différents critères ont donné lieu à toutes les théories. Et à l’incompréhension de voir un camarade, jugé moins bon, mieux classé à l’entrée de telle ou telle formation. Sans compter les nouveaux quotas géographiques, qui ont nourri les craintes de discrimination, à tort ou à raison, ou encore l’instauration d’un taux minimum de boursiers.
Si rien ne permet de savoir pour l’heure si l’orientation a pu être améliorée, si les candidats trouveront finalement une place qui leur convient à la rentrée, ou encore si les taux de réussite à l’université vont progresser, ce nouveau système part déjà avec un handicap : l’ombre de la suspicion, peu propice à la sérénité. La réforme était ambitieuse, mais le gouvernement semble avoir confondu parfois vitesse et précipitation, donnant le sentiment à une partie de ce millésime de bacheliers d’avoir essuyé les plâtres. A ce stade, l’appréciation ne peut être que « peut mieux faire ».

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                Parcoursup : des syndicats saisissent le Défenseur des droits sur les « algorithmes locaux »






                            


                        

                        

