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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Un collaborateur de l’Elysée a été identifiée par « Le Monde » en train de molester un jeune homme en marge des cortèges du 1er mai. Le point sur cette affaire qui embarrasse l’Elysée et enflamme l’opposition.
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Enquête, profil du suspect, réactions politiques… Ce que l’on sait de l’affaire Benalla

Un collaborateur de l’Elysée a été identifiée par « Le Monde » en train de molester un jeune homme en marge des cortèges du 1er mai. Le point sur cette affaire qui embarrasse l’Elysée et enflamme l’opposition.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h33
   





                        



L’« affaire Benalla », révélée mercredi 18 juillet par Le Monde, a eu depuis de nombreuses répercussions politiques et judiciaires. La présidence peinait jeudi 19 juillet à couper court à la bronca suscitée par une vidéo montrant Alexandre Benalla, un collaborateur d’Emmanuel Macron, frappant un manifestant le 1er mai. Une enquête préliminaire pour violences et usurpation de fonction a été ouverte et l’inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.

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          le suivi en direct de la journée, au lendemain des révélations du « Monde »



Que s’est-il passé le 1er mai ?
En marge des cortèges du 1er mai, une centaine de personnes s’étaient rassemblées pour manifester place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris. Ce rassemblement faisait suite à un appel lancé sur Facebook par un comité d’action inter-lycéen, relayé ensuite par le syndicat étudiant UNEF et par le parti La France insoumise (LFI).
Au final, une centaine de militants avaient répondu présent. Sur place, la situation avait dégénéré, et une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux, montrait un homme portant un casque tirer par le cou une jeune fille aux cheveux châtains, puis revenir s’en prendre violemment à un jeune homme, déjà à terre, entouré par des CRS. On entend alors le jeune homme le supplier de se calmer : « Je vais vous expliquer », lui crie-t-il. En vain. L’homme casqué, visiblement hors de lui, le traîne au sol, le saisit violemment au cou par-derrière, puis le frappe à plusieurs reprises.

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                « Le Monde » identifie, sur une vidéo, un collaborateur de Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris



Qui est Alexandre Benalla, identifié comme l’auteur de ces violences ?

   


Alexandre Benalla, 26 ans, que Le Monde a identifié comme étant l’auteur de ces violences, est un homme que M. Macron connaît bien, puisqu’il a participé, comme responsable de la sécurité, à sa campagne présidentielle. M. Benalla a par la suite été recruté à l’Elysée en tant que chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch. Comme tout chargé de mission, M. Benalla, qui a commencé sa carrière en 2011, était soumis à la discrétion, son nom n’était pas publié au Journal Officiel.
Son nom apparaît toutefois à plusieurs reprises dans les « MacronLeaks », les courriels et documents internes d’En marche ! dérobés par des hackeurs anonymes et postés sur WikiLeaks à l’été 2017. Il est notamment suspecté d’avoir fait établir pour son équipe un devis pour deux pistolets lanceurs de balles en caoutchouc, un flash-ball et des boucliers antiémeute.

        Lire le portrait d’Alexandre Benalla,
         

          ce proche de M. Macron, auteur de violences le 1er mai



Qui est le second homme suspecté d’avoir participé aux violences ?

   


Alexandre Benalla n’était pas le seul « collaborateur » de l’Elysée à être présent lors de la manifestation du 1er mai. Il était ce jour-là accompagné d’une connaissance, Vincent Crase, que l’on voit également sur la vidéo. Il s’agit d’un gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche. Cet officier basé dans l’Eure et reconverti dans la sécurité privée serait, selon les « MacronLeaks », l’un des prestataires du service de sécurité de la campagne présidentielle.
Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l’Elysée, a précisé lors d’un point presse que M. Crase était « très ponctuellement mobilisé, comme d’autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République ».
Quelles sanctions ont été prises contre eux ?
Peu après les faits, M. Benalla a reçu une lettre du directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, lui faisant savoir qu’il était mis à pied temporairement, quinze jours, du 4 au 19 mai, avec suspension de salaire. Depuis son retour, il a été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président.

        Comprendre pourquoi
         

          l’Elysée est mis en cause pour ne pas avoir saisi la justice



Selon l’Elysée, M. Benalla reste toutefois chargé de mission auprès du président de la République, quoique désormais affecté à un poste administratif, où il s’occupe de la sécurité d’événements organisés « à l’intérieur du palais », comme des rencontres avec des entreprises. Il était également présent lors de la célébration de la victoire des Bleus au Mondial, lundi sur les Champs-Elysées, pour le 14-Juillet, à Paris, place de la Concorde ou encore lors de l’entrée au Panthéon de Simone Veil — trois manifestations qui se tenaient pourtant à distance du palais présidentiel.

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          l’Elysée annonce avoir « mis fin à toute collaboration » avec un gendarme réserviste



M. Crase a écopé de la même sanction : une mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire. Le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, a ajouté qu’« il a été mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République ». Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le parlement, a précisé de son côté que M. Crase était toujours salarié de LRM et que « la condamnation morale ne suffit pas pour justifier un licenciement », faute « de cause réelle et sérieuse liée à son activité professionnelle », comme le prévoit le code du travail.

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Que fait la justice ?
Le parquet de Paris a ouvert, jeudi, une enquête préliminaire pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique ». Elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Gérard Collomb, ministre de l’intérieur, a annoncé dans l’après-midi avoir saisi l’inspection générale de la police nationale, afin de « déterminer dans quelles conditions » Alexandre Benalla et Vincent Crase ont pu assister aux manifestations du 1er mai aux côtés des forces de l’ordre.
Selon le porte-parole de l’Elysée, M. Benalla avait « demandé l’autorisation d’observer les opérations de maintien de l’ordre pour le 1er-Mai », autorisation qui lui avait été donnée car « il agissait dans le cadre d’un jour de congé et ne devait avoir qu’un rôle d’observateur ». « Il est clair qu’il a outrepassé le statut d’observateur », a déclaré le premier ministre, Edouard Philippe, lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat.

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Comment réagit l’exécutif après nos révélations ?
Emmanuel Macron, en déplacement en Dordogne, a refusé de répondre aux questions. Interpellé par un journaliste lui demandant si la République était « entachée » par cette affaire, il a laconiquement répondu : « Non, non, la République elle est inaltérable ! » C’est le porte-parole de l’Elysée Bruno Roger-Petit qui est monté au créneau : Alexandre Benalla a rapidement reçu « la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée », a-t-il fait valoir.
Lors des questions au gouvernement au Sénat, le premier ministre Edouard Philippe, interpellé par la présidente du groupe communiste au Sénat Eliane Assassi, a rappelé que l’affaire était « désormais aux mains de la justice et c’est très bien ainsi ».

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Qu’en dit l’opposition ?
A gauche comme à droite, des voix se sont élevées pour critiquer la réaction trop clémente de l’Elysée à l’égard du conseiller d’Emmanuel Macron. La droite, La France insoumise et le Parti socialiste se sont étonné que les membres du cabinet de l’Elysée, ayant eu connaissance des actes de violence commis par M. Benalla, n’aient pas informé le parquet au titre de l’article 40 du code de procédure pénale qui prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit, est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».
Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, a réclamé qu’un juge d’instruction soit saisi, car tous les « éléments sont là qui permettent d’identifier un délit », et que des responsables à l’Elysée démissionnent. Par ailleurs, des députés LFI ont convoqué une conférence de presse pour représenter leur « proposition de résolution », déjà déposée le 10 juillet à l’Assemblée, « tendant à la création d’une commission d’enquête sur les conditions d’usage et de commandement des forces de l’ordre lors des événements survenus en marge de la manifestation parisienne du 1er mai ».

        Lire les réactions de l’opposition,
         

          qui dénonce un « scandale d’Etat » et un « climat d’impunité »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Les informations concernant les émissions produites lors de la combustion ne figurent plus sur les paquets. Des fumeurs dénoncent un manque de transparence.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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Tabac : pourquoi les taux de nicotine, goudron et monoxyde de carbone ont disparu des paquets

Les informations concernant les émissions produites lors de la combustion ne figurent plus sur les paquets. Des fumeurs dénoncent un manque de transparence.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 18h23
    |

            Faustine Vincent








                        



                                


                            
La mesure est passée en toute discrétion, éclipsée par l’arrivée du paquet neutre. Depuis le 20 mai 2016, les taux de nicotine, de goudron et de monoxyde de carbone ne figurent plus sur les paquets. Ces informations sur les émissions produites lors de la combustion des cigarettes ont été remplacées par un avertissement générique en gras : « La fumée du tabac contient plus de 70 substances cancérigènes ». Concomitant de l’instauration en France du paquet neutre, ce retrait relève d’un autre dispositif législatif, en l’occurrence la transposition d’une directive européenne de 2014, qui vise à « améliorer le fonctionnement du marché intérieur européen pour le tabac et ses produits dérivés, tout en assurant un haut niveau de protection de la santé des Européens ».
De nombreux fumeurs ne se sont même pas aperçus de cette disparition. D’autres s’en sont émus. Jérôme Duffieux, directeur général de Traditab, une petite entreprise française qui produit la marque 1637, a ainsi été assailli de coups de fil de consommateurs fâchés et suspicieux. « Plus d’une centaine d’entre eux nous ont demandé : “Pourquoi vous ne mettez plus ces informations ?” “Vous nous mentez ?” La plupart des fabricants de tabac ont connu ce phénomène », témoigne-t-il.

Sur un forum de fumeurs, l’un d’eux s’étonne : « Alors que tous les ingrédients doivent figurer en matière d’alimentation, la disparition des composants des cigarettes est inadmissible et dangereuse, puisqu’on ne peut même plus essayer de limiter les dégâts en fumant celles qui ont le moins de goudron, substance la plus nocive. »
Des indications jusqu’alors imprécises
Informer moins pour protéger mieux : l’équation peut surprendre. La directive européenne, qui s’appuie sur des études scientifiques, estime toutefois que l’affichage des taux de goudron, nicotine et monoxyde de carbone était « trompeur », puisque « les fumeurs étaient ainsi amenés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’Elysée et le gouvernement sont sur la défensive après les révélations du Monde sur un proche d’Emmanuel Macron qui a frappé un manifestant le 1er mai.
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Affaire Benalla : l’exécutif à la peine

L’Elysée et le gouvernement sont sur la défensive après les révélations du Monde sur un proche d’Emmanuel Macron qui a frappé un manifestant le 1er mai.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h21
    |

                            Hugo Wintrebert








                        



   


Après les révélations du Monde, mercredi 18 juillet, l’exécutif a essayé toute la journée de se défendre au sujet d’Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, qui a frappé un manifestant le 1er mai. Une communication de crise qui s’est déroulée sous la pression de l’opposition et sans l’aide d’Emmanuel Macron, mutique sur le sujet toute la journée.
En déplacement en Dordogne, où il présentait les nouveaux timbres à l’effigie de Marianne, Emmanuel Macron a esquivé les questions sur l’affaire. A un journaliste qui lui demandait si l’affaire entachait la République, le chef de l’Etat a simplement répliqué que la République demeurait « inaltérable ». Toute la journée, le chef de l’Etat a balayé les questions en répondant un peu plus tard : « Je ne suis pas venu pour vous voir. Je suis venu voir M. le maire. » Des réponses laconiques qui ont laissé ses troupes dans l’embarras.

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                Affaire Benalla : l’opposition dénonce un « scandale d’Etat » et un « climat d’impunité »



Dès 9 heures ce matin, le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, a été envoyé au front pour tenter d’éteindre l’incendie. Pour sa première déclaration publique officielle, il a confirmé que le chargé de mission violent avait été sanctionné en mai sans être définitivement écarté de l’Elysée. « M. Benalla a été mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire. Il a été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président, a précisé l’ancien journaliste lors d’une brève allocution, évoquant « la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée ». 
« Exemplarité et intégrité »
Répondant aux questions des sénateurs dans l’après-midi, Edouard Philippe a entamé son intervention en qualifiant les vidéos montrant Alexandre Benalla d’« images particulièrement choquantes ». « J’ai toujours témoigné mon soutien aux forces de l’ordre. C’est pour cette raison que je ne peux pas admettre que certains viennent, par leur comportement, jeter le doute sur l’exemplarité et l’intégrité des forces de l’ordre », a déclaré le premier ministre chahuté par les parlementaires de l’opposition.
Le chef du gouvernement a rappelé que le parquet de Paris a ouvert jeudi matin une enquête préliminaire pour « violences par personne chargée d’une mission de service public », « usurpation de fonctions » et « usurpation de signes réservés à l’autorité publique », à l’encontre d’Alexandre Benalla. « L’affaire est désormais aux mains de la justice, et c’est très bien ainsi, a lancé Edouard Philippe aux sénateurs. « Un certain nombre de questions ne manqueront pas d’être posées. Nous souhaitons que cette enquête permette d’éclairer des faits précis (…) et nous saurons tirer toutes les conclusions sur cette enquête. »
En parallèle de l’enquête ouverte par le parquet de Paris, le ministre de l’intérieur, Gérard Colomb, a annoncé avoir saisi l’inspection générale de la police nationale (IGPN). « Le rapport de l’IGPN sera rendu public », a-t-il précisé, tout en condamnant « sans ambiguïté un acte inadmissible ».  

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« Personne n’est protégé »
Le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le parlement, Christophe Castaner, a lui aussi réprouvé l’attitude de M. Benalla. « Personne n’est protégé dans ce pays, quel que soit son statut », a annoncé sur CNews celui qui est aussi le délégué général de La République en marche (LRM). A ce titre, M. Castaner a dû se justifier au sujet de Vincent Crase aperçu sur les images du 1er mai et employé de LRM. « Ma condamnation morale ne suffit pas pour justifier un licenciement », a-t-il lancé avant d’ajouter qu’« il n’y aura aucun obstacle à ce que la justice puisse faire son travail. S’il y a des faits avérés, il y aura sanction judiciaire ».
Obligé de défendre l’Elysée, tout en condamnant le comportement d’Alexandre Benalla, les membres du gouvernement avancent sur une ligne de crête. Une situation de crise qui a engendré quelques cafouillages au niveau de la comunication. Alors qu’elle participait à un débat sur la réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, n’a pu éviter d’être interrogée par les députés sur l’affaire Benalla. La garde des sceaux a parlé de « gestes absolument inadaptés », pour évoquer le comportement du chargé de mission de l’Elysée le 1er mai. Avant de déclarer qu’il « était sur cette manifestation sans autorisation », en contradiction avec les propos de Bruno Roger-Petit. Le porte-parole de l’Elysée avait expliqué un peu plus tôt qu’Alexandre Benalla voulait participer à une intervention auprès de la préfecture de police pour voir comment se gérait une grande manifestation et qu’une autorisation avait été donnée par Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Au Monde, M. Strzoda avait confirmé avoir donné cette autorisation.

La lettre du directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, à Alexandre Benalla
Le directeur de cabinet du président de la République
à Monsieur Alexandre Benalla, chargé de mission, adjoint au chef de cabinet, présidence de la République
Paris, le 3 mai 2018
Monsieur,
J’ai été informé de votre participation aux opérations de maintien de l’ordre, aux côtés des effectifs de la préfecture de police, lors des manifestations qui se sont déroulées à Paris le 1er mai dernier.
Votre initiative ne peut en aucune manière se rattacher à la mission qui vous a été confiée au sein des services de la présidence de la République.
A cette occasion, vous avez eu un comportement manifestement inapproprié.
Votre comportement a porté atteinte à l’exemplarité qui est attendue, en toutes circonstances, des agents de la présidence de la République.
En conséquence, j’ai décidé de vous suspendre de vos fonctions, à compter du 4 mai 2018, pour une durée de quinze jours.
Vous reprendrez vos fonctions le 19 mai 2018.
Je vous invite à tirer toutes les conséquences de ces incidents et de faire preuve, à l’avenir, d’un comportement exemplaire.
A défaut, je mettrai fin définitivement à votre collaboration au sein des services de la présidence de la République.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
Patrick Strzoda
Notifié le jeudi 3 mai 2018, signature de l’agent [manuscrit] lu et approuvé, et signature





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Alors que les députés devaient poursuivre l’examen des amendements, plusieurs élus d’opposition sont montés au créneau jeudi pour réclamer la création d’une commission d’enquête sur les violences du 1er-Mai.
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L’affaire Benalla parasite l’examen de la réforme constitutionnelle à l’Assemblée

Alors que les députés devaient poursuivre l’examen des amendements, plusieurs élus d’opposition sont montés au créneau jeudi pour réclamer la création d’une commission d’enquête sur les violences du 1er-Mai.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h08
    |

            Alexandre Lemarié








                        


L’examen du texte sur la réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale se trouve totalement parasité, jeudi 19 juillet, par l’affaire Benalla, du nom de ce collaborateur de l’Elysée filmé en train de frapper un manifestant à terre, dans une vidéo tournée le 1er mai à Paris.
Alors que les députés devaient poursuivre l’examen des amendements portant sur l’article 2 de ce texte essentiel pour le président de la République, plusieurs élus d’opposition, dont le communiste Sébastien Jumel ou le chef de file des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob, sont montés au créneau jeudi après-midi pour réclamer la création d’une commission d’enquête sur les violences du 1er-Mai dans la capitale. En retour, le président de l’Assemblée, François de Rugy, a rappelé qu’il n’était pas possible de créer cette commission d’enquête, les différents groupes – à part celui du MoDem – ayant épuisé leur droit de tirage.

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Des explications qui ne satisfont pas dans les rangs de l’opposition, où les interrogations fusent de toutes parts. « Cette affaire jette le discrédit sur le ministère de l’intérieur. Est-ce que c’est la première fois que c’est arrivé ? Qui a donné les ordres ? Est-ce que le préfet de police était au courant ? Le ministre de l’intérieur ? », a demandé le député La France insoumise (LFI) Ugo Bernalicis. « Qu’est-ce qui a justifié que sa hiérarchie, au premier rang le président de la République, a décidé de cacher cette affaire à la justice ? », s’est également interrogé M. Jacob, qui estime qu’Emmanuel Macron doit « s’expliquer ».
2 480 amendements
Alors que les interruptions de séance se sont multipliées, tous les groupes d’opposition ont exigé des comptes au gouvernement – voire au président de la République – sur cette affaire. Plusieurs députés ont notamment réclamé la venue du premier ministre et du ministre de l’intérieur dans l’Hémicycle pour obtenir des éclairages sur cette affaire, faisant valoir que la « bonne tenue des débats » ne pouvait être garantie. « Nous souhaitons des explications de la part de Gérard Collomb. Sans cela, nous ne pouvons pas continuer nos travaux », a lancé le député LR Patrick Hetzel. « Ne laissez pas cette affaire pourrir ! Il s’agit de l’autorité de l’Etat », a mis en garde Jean-Luc Mélenchon, chef de file des « insoumis ».
Dans cette ambiance tendue, un sentiment de gêne était perceptible sur les rangs du gouvernement et de la majorité, peu bavards. Au point que vers 16 h 20, une suspension de séance a suscité le soulagement dans les rangs de La République en marche (LRM), où certains y ont vu une occasion de « faire redescendre la pression et calmer tout le monde ». « Je suis abasourdi par le silence de la majorité », a d’ailleurs noté Sébastien Jumel. Signe que l’heure est grave : la conseillère parlementaire d’Edouard Philippe a également fait son apparition dans l’Hémicycle.
Mais, lorsque la séance a repris, M. Jumel a réitéré sa demande de création d’une commission d’enquête, jugeant que « personne ne peut accepter que nous reprenions la séance dans de bonnes conditions sans avoir des réponses à nos questions ». « Je ne vois pas comment nous pourrions continuer à travailler sérieusement sans avoir des explications du gouvernement », a abondé le député LR Laurent Furst, en dénonçant une « affaire étouffée au plus au sommet de l’Etat ». M. Jumel a lui aussi évoqué « un véritable scandale d’Etat ».

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Interpellée sur ce sujet, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait d’abord assuré dans la matinée que M. Benalla « était sur cette manifestation sans autorisation » ; ce qui paraissait contredire la version de l’Elysée, selon laquelle il avait bien une autorisation. Plus prudente, la garde des sceaux a répondu dans l’après-midi qu’elle ne « souhait[ait] absolument pas commenter davantage une affaire dont le parquet s’est saisi ».
Ces perturbations ne vont pas arranger l’exécutif et la majorité : depuis le début de l’examen de la réforme constitutionnelle en séance, le 10 juillet, les débats avancent plus lentement que prévu. Alors que l’examen du texte devait être initialement bouclé vendredi 20 juillet, les députés devront finalement siéger ce week-end pour tenter de venir à bout des 2 480 amendements déposés sur le texte, soit quatre fois plus que lors de la révision de 2008. Il en reste pour l’heure plus de 1 500 à examiner…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La majorité avait du mal à cacher sa fébrilité, jeudi à l’Assemblée nationale, après les révélations sur Alexandre Benalla, le chargé de mission à l’Elysée, proche du chef de l’Etat Emmanuel Macron.
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Les députés macronistes « abasourdis » par l’affaire Benalla

La majorité avait du mal à cacher sa fébrilité, jeudi à l’Assemblée nationale, après les révélations sur Alexandre Benalla, le chargé de mission à l’Elysée, proche du chef de l’Etat Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h36
    |

            Manon Rescan








                        



   


« Je sens un silence pesant. » Parole de député La République en marche jeudi 19 juillet au matin, au lendemain des révélations du Monde dans l’affaire Alexandre Benalla, ce chargé de mission à l’Elysée, équipé d’un casque de police et filmé en train de frapper un manifestant à terre lors de la manifestation du 1er mai. En cette journée de crise politique comme jamais le pouvoir n’en a connue depuis le début du quinquennat, les élus de la majorité se partagent en trois groupes à l’Assemblée nationale : ceux qui acceptent de parler, ceux qui parlent sous couvert d’anonymat et ceux qui préfèrent se taire.

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Les têtes d’affiche de la majorité sont de la dernière catégorie. Vers midi, Gabriel Attal, porte-parole du parti, passe dans une galerie non-accessible aux journalistes, jette un œil vers la salle des Quatre-Colonnes où les interviews sont autorisées. Le jeune député des Hauts-de-Seine, qui fait partie du premier cercle des élus autour du chef de l’Etat, jette un œil, répond d’un large sourire à ceux qui l’interpellent et fait « non non » du doigt. Il ne s’exprimera pas.
Malaise profond
A La République en marche (LRM), mot d’ordre a été donné de ne pas répondre aux sollicitations médiatiques sur l’affaire Benalla. « Je n’ai pas de commentaires à faire, l’Elysée a déjà réagi », a déclaré en début d’après-midi Aurore Bergé, porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée, fendant un groupe de journalistes. Richard Ferrand, le président du groupe, s’est exprimé dans la matinée sur LCI, jugeant le comportement « manifestement inapproprié » de M. Benalla. « Laissez les choses être mises au clair et les autorités prendront leur décision », a ajouté le député du Finistère, estimant que « c’est un problème qu’il revient à l’Elysée de régler ».
Au-delà des éléments de langage et des discours de communication officiel, le malaise est en réalité très profond dans la majorité. « On est abasourdi », glisse une élue francilienne. « C’est une cata, le genre de couacs dont on se serait passé », confie une autre députée. « On préfère toujours se passer de ce genre d’histoires… », grimace un cadre de la majorité. Peu acceptent de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, en des mots parfois crus : « ça prend combien de temps de mettre un poing dans la gueule ? Une seconde et demi ? Pour le virer c’est pareil », lâche l’un d’eux, lapidaire, en référence au geste d’Alexandre Benalla le 1er mai.

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                Violences du 1er-Mai : l’exécutif rejette toute défaillance



Dans des mots plus polis, Laurent Saint-Martin a été le premier à dénoncer publiquement les faits. « Après un tel comportement, à mon avis, on ne peut plus travailler auprès du président de la République », a déclaré le député du Val-de-Marne sur Cnews dès jeudi matin. « Il n’a pas sa place à l’Elysée par définition », abonde son collègue Florent Boudié estimant qu’« une décision définitive doit rapidement être prise, une solution intermédiaire n’est pas satisfaisante ». Pas question pour ces députés de se contenter de la simple mise à pied de deux semaines de M. Benalla, décidée par l’Elysée du 4 au 19 mai. « Cette personne ne peut pas avoir de relations de travail au plus haut niveau de l’Etat. On est censés incarner l’exemplarité. Cela doit provoquer une réaction sans ambiguïté », estime Joachim Son-Forget, député des Français de l’étranger.
Signe de la tension générale, la confusion a même régné durant la journée parmi le groupe LRM, plusieurs élus pensant que M. Benalla avait déjà été démis de ses fonctions à l’Elysée, en le confondant avec Vincent Crase, ce gendarme réserviste lui aussi visible à ses côtés sur la vidéo du 1er mai. Jeudi matin, le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, avait déclaré que M. Crase avait été par le passé « très ponctuellement mobilisé » par le commandement militaire de la présidence de la République, mais qu’il avait été mis fin à ses fonctions après les incidents de la place Contrescarpe.
« Que le Parlement soit le dernier informé est quand même paradoxal », explique face caméras le député de la Manche Alain Tourret. « Le ministre de l’intérieur serait le bienvenu de venir s’expliquer sur les faits qui sont énoncés dans la presse », poursuit-il. Une demande formulée également par l’opposition jeudi après-midi au cours d’une séance chaotique dans l’Hémicycle, énième rebondissement d’une journée au cours de laquelle la majorité n’a jamais paru aussi fébrile.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Talents du net (5/6). A la tête de sites, d’applications, de forums ou de réseaux sociaux florissants, ils développent la Toile avec efficacité et discrétion. Anne Wojcicki a cofondé et dirige l’entreprise californienne 23and Me, leader sur le marché des tests génétiques pour les particuliers.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les enquêteurs ont découvert que la plaignante se trouvait au mariage de son frère cadet le soir où elle assure avoir été violée par l’islamologue.
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Affaire Tariq Ramadan : la version d’Henda Ayari remise en cause par les enquêteurs

Les enquêteurs ont découvert que la plaignante se trouvait au mariage de son frère cadet le soir où elle assure avoir été violée par l’islamologue.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h24
   





                        


En octobre 2017, elle avait été la première à déposer plainte pour viol contre Tariq Ramadan. Entendue par la police judiciaire de Rouen, Henda Ayari, 41 ans, avait alors expliqué avoir été battue et violée par l’islamologue suisse dans une chambre d’hôtel parisien au printemps 2012.
Selon des informations du Point publiées jeudi 19 juillet et dont Le Monde a eu confirmation, les magistrats disposent désormais de « plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs venant contredire les déclarations d’Henda Ayari sur le jour précis où elle assure avoir été violée ». Ce jeudi en fin de matinée, Henda Ayari et Tariq Ramadan ont été confrontés pour la première fois, pendant environ deux heures, dans le cabinet des trois juges d’instruction parisiens chargés de l’affaire.
Après avoir d’abord situé les faits entre la fin de mars et le début d’avril 2012, l’ancienne salafiste devenue militante féministe était revenue sur ses déclarations, assurant en fait avoir été violée le 26 mai 2012, dans une chambre de l’hôtel Crowne Plaza, place de la République, à Paris. Pour étayer ses déclarations, celle qui est domiciliée à Rouen a remis aux juges, lors d’une audition, le 24 mai 2018, un agenda de 2012 dans lequel elle avait noté, à la page du 26 mai, les horaires de départ et d’arrivée de son train Paris-Rouen (20 h 8 – 21 h 40), ainsi que le nom de l’hôtel, que lui aurait à l’époque indiqué Tariq Ramadan.

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                Henda Ayari : « Chaque femme doit trouver le courage de prendre la parole comme j’ai osé le faire »



Deux clichés photographiques
Or, les enquêteurs ont découvert que le 26 mai 2012 correspondait à la date du mariage de son demi-frère. Interrogé le 9 juillet, celui-ci a assuré aux policiers qu’Henda Ayari était présente à la cérémonie. Après avoir visionné des clichés et revu le DVD de son mariage, il ajoutait que sa demi-sœur était présente de 20 heures à 3 heures du matin environ. Après les déclarations du demi-frère de Mme Ayari, qui qualifie par ailleurs sa sœur de « manipulatrice » et de « mythomane ». Le lendemain de son audition, le demi-frère a remis aux policiers deux photos où il apparaît avec sa femme et Henda Ayari.
Autant d’éléments qui mettent en doute la version de la première plaignante. Elle avait assuré avoir pris contact avec M. Ramadan sur Facebook, afin de lui demander des conseils d’ordre religieux. Selon son témoignage, elle l’avait retrouvé dans un hôtel. Une fois dans la chambre, il aurait « sauté » sur elle, l’aurait giflée et violée, avant de lui proposer de l’argent pour prendre un taxi.
« C’est une confrontation qui a principalement consisté à confronter Mme Ayari non pas à celui qu’elle accuse, mais à ses propres contradictions, a estimé Me Emmanuel Marsigny, contacté par Le Monde. Aujourd’hui, on n’a plus ni date ni lieu [du viol]. Et les deux tentatives qu’elle a faites ont été balayées, dont la dernière d’une manière extrêmement violente. »
L’avocat de la plaignante, Me Francis Szpiner, rappelle que, « depuis le début de l’affaire, Henda Ayari est incapable de se souvenir de la date du viol ». Il évoque le « syndrome du bon élève (…) qui veut aider la justice, veut bien faire et reconstitue quand elle ne sait pas ». Mais il souligne aussi que l’enquête des policiers a permis de révéler que M. Ramadan avait bien réservé une chambre à l’hôtel Crowne Plaza, pour le 26 mai 2012, avant d’annuler la réservation trois semaines avant. Ce qui pourrait expliquer les notes de Mme Ayari dans son agenda.

        Lire aussi :
         

                Ce que Tariq Ramadan a dit devant les juges



Après la plainte de Mme Ayari, deux autres plaintes pour viol avaient été déposées par deux autres femmes. Mis en examen le 2 février pour des faits de « viol sur personne vulnérable » et « viol », avant d’être placé en détention provisoire, Tariq Ramadan a toujours réfuté un quelconque viol. En revanche, il a reconnu avoir eu plusieurs relations extraconjugales, notamment avec la troisième plaignante. Mais il a en revanche toujours nié le moindre rapport sexuel avec les deux premières plaignantes, dont Henda Ayari.

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                Accusations de viols et d’agressions sexuelles : les multiples « affaires Tariq Ramadan »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Fin du patriarcat (5/5) De nombreuses recherches scientifiques démontrent qu’un nouveau fossé se creuse entre les sexes au détriment des hommes, remarque l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart.
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                Laetitia Strauch-Bonart : « Les hommes font l’expérience d’une forme de déclin »


Fin du patriarcat (5/5) De nombreuses recherches scientifiques démontrent qu’un nouveau fossé se creuse entre les sexes au détriment des hommes, remarque l’essayiste Laetitia Strauch-Bonart.

Le Monde
                 |                 19.07.2018 à 16h00
                 |

            Marc-Olivier Bherer

















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Entretien. Laetitia Strauch-Bonart est essayiste, chroniqueuse au Point et rédactrice en chef de la revue Phébé . Elle est notamment l’auteure de  Les hommes sont-ils obsolètes ?, (Fayard, 220 p., 18 euros), et de Vous avez dit ­conservateur ?, (Cerf, 2016)
Vous affirmez dans votre livre « Les hommes sont-ils obsolètes ? » ­que la condition masculine vit en ce moment une « transformation radicale » dans le monde occidental. Qu’entendez-vous par là ?
Les anglophones ont une expression qui dit bien les choses, ils parlent d’un new gender gap, un nouveau fossé entre les sexes qui se creuse à l’école, au travail, dans la vie de famille, etc. Cet écart est défavorable aux hommes. Son existence est ­démontrée par de multiples rapports et études issus de l’économie et de la sociologie quantitative. Il y a quelques décennies, nous n’aurions jamais imaginé un tel ­retournement. Les femmes ne faisaient pas d’études, elles travaillaient peu ou pas, et leur autorité était limitée à la maison. Aujourd’hui, tout cela nous semble appartenir à un passé lointain. La position des hommes a également changé. On garde cette image de la prééminence masculine, mais quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les hommes font l’expérience d’une forme de déclin. Et parallèlement, on voit une ascension féminine.
Les adeptes du masculinisme diront sans doute que le relatif déclin masculin est de la faute des femmes. C’est absurde. Il est important de comprendre que l’ascension féminine n’est pas la cause du déclin masculin. C’est plutôt que les mêmes changements structurels, économiques, technologiques, sociétaux, etc., ont un impact différent sur les deux sexes. Pourquoi ? En partie parce qu’il existe des différences, comportementales et cognitives, entre les hommes et les femmes – par exemple dans la maîtrise du langage, l’empathie ou le ­niveau d’agressivité. Si, hier, ces différences,...


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Marc-Olivier Bherer
    













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Bac 2018 : les prénoms qui obtiennent le plus de mention « très bien »

25 % des Garance et 18 % des Augustin ont décroché cette année la mention la plus prestigieuse, selon les travaux du sociologue Baptiste Coulmont, qui permettent de retrouver le taux d’accès associé à 335 prénoms.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 15h51
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Quelle a été la proportion des mentions « très bien » au bac 2018 parmi les candidats qui portent votre prénom ? Les travaux du sociologue Baptiste Coulmont permettent de consulter la réponse sur une liste de 334 prénoms au bas de cet article. Depuis six ans, le chercheur analyse en effet les résultats du bac en fonction des prénoms des impétrants, révélateurs d’un milieu social plus ou moins favorable à la réussite scolaire.
« Entre l’année dernière et cette année, tous les candidats ou presque ont changé. Mais si les personnes ont changé, ce n’est pas le cas de leurs prénoms. Prenons les Juliette. Les Juliette qui ont passé le bac en 2017 ne sont pas celles qui ont passé le bac en 2018. Et même plus : les Juliette de 2017 n’ont pas les mêmes parents que les Juliette de 2018. Et pourtant leur nombre est presque le même (2 200), et leur taux d’accès à la mention “très bien” est identique (20 %). », note-t-il sur son blog.
Son travail ne prétend pas à l’exhaustivité : le chercheur travaille sur les résultats des bacs technologiques et généraux, et seuls ceux des candidats ayant autorisé la diffusion nominative sont recueillis. Se dessine néanmoins une représentation intéressante, et des écarts significatifs : ainsi, 25 % des Garance de son échantillon ont obtenu la mention “très bien” contre 5 % des Océane ou des Anthony.

Comme les cadres donnent plus souvent des prénoms qui seront à la mode plus tard, les bachelier.e.s (né.e.s avant 2… https://t.co/jLyTLjeYb2— coulmont (@coulmont)


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        Lire aussi :
         

                Les prénoms, révélateurs des discriminations du bac



Il a constitué, d’après ses résultats, un « nuage de prénoms » dont il ressort que les prénoms les plus donnés aux alentours des années 2000, tels Léa, Thomas et Camille, « ont des taux moyens de mention “très bien” », explique-t-il. « Vous remarquerez aussi assez vite la plus grande excellence scolaire féminine : à la droite du graphique, on ne trouve que des prénoms féminins bourgeois (Garance, Apolline, Diane…). A gauche, ce sont surtout des prénoms masculins et de classes populaires (Steven, Ryan, Christopher, Allan) », commente Baptiste Coulmont.

   


Découvrez, sur 335 prénoms, la proportion de mentions très bien :





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Les prénoms des mentions très bien au bac 2018



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});



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                Bac 2017 : portez-vous un prénom à mention « très bien » ?



Le chercheur propose de consulter ses données de 2012 à 2018 sur son site interactif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Mme X achète trois allers-retours Marseille-Amsterdam-Nairobi-Moroni, pour elle-même et ses deux enfants mineurs, auprès de la société Castellane Voyages. Kenya Airways interdit à la famille d’embarquer, du fait que les passeports des deux enfants ne disposent pas d’une durée de validité de six mois à leur retour du Kenya.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Lors d’une manifestation le 1er mai, Alexandre Benalla, collaborateur de l’Elysée, a frappé un manifestant à terre. « Le Monde » l’a identifié sur une vidéo.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Les membres du cabinet de l’Elysée ayant eu connaissance des actes de violence commis par Alexandre Benalla auraient dû, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, en informer le parquet.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla : l’Elysée mis en cause pour ne pas avoir saisi la justice

Les membres du cabinet de l’Elysée ayant eu connaissance des actes de violence commis par Alexandre Benalla auraient dû, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, en informer le parquet.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h28
   





                        



Une simple mise à pied de quinze jours et aucune plainte de l’Elysée. Depuis que Le Monde a révélé mercredi 18 juillet l’identité du conseiller d’Emmanuel Macron frappant un manifestant le 1er mai, des voix s’élèvent pour critiquer la réaction trop clémente de l’Elysée à son égard. Cet homme a été identifié comme étant Alexandre Benalla, chargé de mission et adjoint au chef de cabinet du président de la République, âgé de 26 ans. Une information confirmée par le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda.

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                L’affaire Benalla enflamme l’opposition



Le 1er mai, en marge des cortèges, une centaine de personnes s’étaient rassemblées pour manifester place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris. La situation avait dégénéré, et une vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux, montrait un homme portant un casque s’en prendre violemment à un jeune homme à terre, entouré par des CRS.

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                Qui est Alexandre Benalla, ce proche de M. Macron, auteur de violences le 1er mai ?



Après avoir reconnu les faits devant Patrick Strzoda, qui en avait référé au président de la République, Alexandre Benalla s’était vu infliger, dans la plus grande discrétion, une simple sanction administrative : une mise à pied de quinze jours. L’homme, qui a depuis retrouvé un bureau à l’Elysée, est toujours chargé de mission auprès de la présidence de la République, mais il a été muté à des fonctions administratives puisqu’il s’occupe désormais officiellement de la sécurité d’événements organisés au palais de l’Elysée.
Le parquet de Paris a annoncé jeudi matin l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les faits reprochés à Alexandre Benalla. L’enquête porte sur les chefs de violences par personne chargée d’une mission de service public, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique. Elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne.
Article 40 du code de procédure pénale
La droite, La France insoumise (LFI) et le Parti socialiste se sont toutefois étonnés que l’Elysée n’ait pas averti la justice de ces faits. Plusieurs politiques, dont le député LFI Eric Coquerel mais aussi le député Les Républicains Eric Ciotti, se sont étonnés que les membres du cabinet de l’Elysée ayant eu connaissance des actes de violence commis par M. Benalla n’aient pas informé le parquet au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Celui-ci prévoit en effet que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».
A l’Assemblée, Eric Ciotti a saisi l’occasion du débat actuellement en cours sur la révision constitutionnelle pour s’adresser au gouvernement sur ce point :
« Depuis le 1er mai, il aurait été possible d’activer l’article 40 du code de procédure pénale. Pourquoi le président qui avait connaissance de ces faits délictueux n’a pas saisi la justice ? C’est un fait qui porte atteinte au fonctionnement même de notre République. »
Cependant, explique au Monde une source judiciaire, les cas de non-dénonciation sanctionnés pénalement concernent uniquement les crimes ou les mauvais traitements sur personne vulnérable. Forcé de s’expliquer, l’exécutif s’est exprimé par la voix du porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, qui a assuré qu’Alexandre Benalla avait reçu « la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée ».
Interrogé sur la menace supposée que cette affaire pourrait faire peser sur l’exemplarité de la République, jeudi, au cours de sa visite de la plateforme de courrier de Marsac-sur-l’Isle (Dordogne), près de Périgueux, Emmanuel Macron s’est borné à ce seul commentaire : « Non, la République elle est inaltérable ! »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, a présenté, mercredi 18 juillet en conseil des ministres, un « point d’étape » des mesures en faveur des quartiers prioritaires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Quartiers prioritaires : des cités éducatives expérimentées dès 2019

Le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, a présenté, mercredi 18 juillet en conseil des ministres, un « point d’étape » des mesures en faveur des quartiers prioritaires.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 12h35
    |

                            Mattea Battaglia et 
Violaine Morin








                        



                                


                            

Pas de doute : en inscrivant dans sa feuille de route pour les banlieues l’expérimentation des « cités éducatives », le gouvernement assume, du moins sur le champ de l’école, le legs du « plan Borloo ». A un détail près qu’ont relevé bon nombre d’acteurs de l’école, mercredi 18 juillet à l’issue de la présentation du projet faite en conseil des ministres : « On gomme pour l’heure ce qui fâche » – la question des moyens et celle du pilotage de ces « cités », qu’avait détaillées l’ancien ministre de la ville dans ses préconisations faites à la mi-mai, pour l’heure passées sous silence.

De ces « cités éducatives », le ministère de la cohésion des territoires n’a livré que le principe : une « mobilisation de tous autour de l’école » pour « améliorer les conditions d’éducation dans les quartiers ». On en connaît la voilure (« modeste », réagit-on sur le terrain) : 60 « grands quartiers » où la mixité sociale fait défaut en seront dotés, mais aucune précision sur leur localisation n’a été avancée. Une « équipe » – plutôt qu’une personne-ressource comme évoqué dans le « plan Borloo » – devra y coordonner tous les aspects de la vie des enfants : « accueil petite enfance, santé et action sociale, temps péri- et extrascolaire ». L’idée est de favoriser la « continuité éducative » entre tous les acteurs de l’enfance (enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux).
Principe de coéducation
« La cité éducative est un projet chanteloubais », se félicite Catherine Arenou, maire (sans étiquette) de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), en faisant état d’« un projet éducatif qui démarre à la rentrée, centré sur l’ouverture à la culture et l’accompagnement de tous les enfants vers la réussite ». En 2019 commenceront les travaux pour créer une cité éducative « physique », explique l’élue, qui réunira une école maternelle, une école primaire, et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’Etat veut impliquer les entreprises dans la « mobilisation nationale » en direction des quartiers défavorisés.
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Banlieues : l’exécutif « tourne en rond »

L’Etat veut impliquer les entreprises dans la « mobilisation nationale » en direction des quartiers défavorisés.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 11h37
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

La séquence politique baptisée « La France, une chance » a démarré mardi 17 juillet, dans la salle des fêtes de l’Elysée, par une opération de séduction du président de la République auprès d’une centaine de grands patrons au garde-à-vous. Elle s’est poursuivie mercredi avec un « point d’étape » du ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, et de son secrétaire d’Etat, Julien Denormandie, à l’issue du conseil des ministres.
C’est la troisième fois que le chef de l’Etat s’exprime sur son action en faveur des quartiers populaires. Le premier discours, à Tourcoing (Nord), mi-novembre 2017, avait donné l’élan pour une « mobilisation nationale » ; la seconde allocution, le 22 mai, l’avait en partie brisé en discréditant le rapport de Jean-Louis Borloo ; la troisième prise de parole, mardi, axée sur l’emploi, lui a permis d’illustrer son idée d’une parfaite répartition des rôles entre l’Etat, les entreprises et les associations.

Pour l’occasion, Emmanuel Macron avait mobilisé son carnet d’adresses. Le casting était inédit : étaient présents les PDG de Danone, du Groupe La Poste et de Total, le directeur général de BNP Paribas, le chef cuisinier Thierry Marx, le patron d’Orange, celui de la SNCF, de Carrefour, L’Oréal, Accor ou encore Pernod. Le message du président ? Recrutez dans les quartiers ! « Un pays ne peut pas réussir que quand quelques-uns réussissent. Souvent, on a les numéros 3 ou 4 de l’entreprise. Vous, vous êtes là au plus haut niveau, s’est félicité le chef de l’Etat, avant de leur donner rendez-vous tous les six mois. Cela veut dire quelque chose de la prise de conscience collective. »
Se montrer « responsables »
Dans le modèle qu’il défend, l’Etat « facilitateur » incite – mais « sans imposer par la loi » – les entreprises à se montrer « responsables » en s’engageant pour l’inclusion économique (nouveau terme qui désigne la promotion de la diversité)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le ministère de l’intérieur a saisi l’IGPN pour « déterminer dans quelles conditions » le collaborateur de l’Elysée se trouvaient aux côtés des forces de l’ordre le 1er-Mai.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La droite, La France insoumise et le Parti socialiste s’étonnent que l’Elysée n’ait pas transmis les faits à la justice.
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Affaire Benalla : l’opposition dénonce un « scandale d’Etat » et un « climat d’impunité »

La droite, La France insoumise et le Parti socialiste s’étonnent que l’Elysée n’ait pas transmis les faits à la justice.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h55
    |

                            Astrid de Villaines








                        


« Scandale d’Etat », « honte », « impunité ». Depuis que Le Monde a révélé mercredi 18 juillet l’identité du conseiller d’Emmanuel Macron frappant un manifestant le 1er mai, les responsables politiques de tous bords ont fait part de leur indignation.
La France insoumise (LFI) est très vite montée au créneau. « Ces faits sont scandaleux et méritent sanction. C’est un délit pénal », estime Alexis Corbière qui dénonce « deux poids deux mesures ». « En Seine-Saint Denis, la justice n’est pas clémente avec ceux qui enfreignent la loi, mais quand on est proche du président de la République, on est intouchable », poursuit le député LFI du département.

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Même approche pour le premier secrétaire du Parti socialiste : « On ne peut pas vouloir une République exemplaire et considérer qu’un collaborateur du président de la République n’a pas à répondre des mêmes règles que n’importe quel Français », a critiqué Olivier Faure, jeudi, sur France 2. L’un de ses secrétaires nationaux, Sébastien Denaja, a été plus loin sur Twitter, en évoquant « un scandale d’Etat » et en réclamant la démission d’Alexandre Benalla.
La droite n’est pas en reste. Sur Europe 1, Laurent Wauquiez a demandé officiellement « à Emmanuel Macron de s’exprimer pour faire la lumière sur ces faits ». Et le président du parti Les Républicains (LR) de s’interroger : « Qui était au courant à l’Elysée ? Y a-t-il eu des manœuvres pour étouffer cette affaire ? Aujourd’hui on a le sentiment que l’Elysée se croit au-dessus de tout », a pointé le responsable. Sur Twitter, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a abondé : « La justice doit se saisir de toute urgence de cette affaire qui abîme l’Etat de droit. »
« C’est un comportement inacceptable »
Les membres du gouvernement ont défendu l’Elysée tout en condamnant le comportement de M. Benalla. Interrogée à l’Assemblée nationale pendant le débat sur la révision constitutionnelle, la garde des sceaux, Nicole Belloubet, a dénoncé des « gestes absolument inadaptés ». « C’est un comportement inacceptable. Des sanctions ont été prises immédiatement : une mise à pied et un changement de sanction. Il n’y a pas d’impunité », a déclaré Julien Denormandie, secrétaire d’Etat, sur France Inter.
Une ligne qui semble déjà contestée par des membres de la majorité, comme le député La République en marche Laurent Saint-Martin : « Ne me demandez pas de lui trouver une excuse, il n’y en a aucune. Après un tel comportement, à mon avis, on ne peut plus travailler auprès du président de la République », juge l’élu du Val-de-Marne.
Nombreux sont ceux qui s’étonnent que les faits, qui étaient connus de la présidence de la République, n’aient pas été transmis au procureur de la République au titre de l’article 40 du code de la procédure pénale. Celui-ci prévoit que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».
« Inquiet pour la démocratie »
« En ne saisissant pas le parquet, on dissimule des faits », accuse Benoît Hamon, chef de file de Génération·s, qui se dit « inquiet pour la démocratie française et le climat d’impunité que cette affaire révèle ». L’ancien candidat à la présidentielle espère « que le Parlement se saisisse et qu’une enquête parlementaire soit ouverte ». « C’est une évidence que le procureur de la République aurait dû être saisi », abonde M. Corbière qui parle de faits « d’une extrême gravité ».
Le Rassemblement national (RN) est resté d’abord discret sur cette affaire. Marine Le Pen n’a pas réagi. Le parti s’est contenté d’envoyer un communiqué de l’un de ses porte-parole, Julien Sanchez, dénonçant « l’instauration d’un régime autocratique bafouant les règles de droit » et les « dérives » du gouvernement. Le député RN du Nord Sébastien Chenu a quant à lui observé sur Twitter « une déconnexion totale entre Macron, sa cour et les Français » et ajouté que cette vidéo « porte atteinte à l’image des forces de l’ordre ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Vincent Crase a, tout comme Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, été filmé malmenant un manifestant le 1er mai à Paris.
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Violences sur un manifestant : l’Elysée annonce avoir « mis fin à toute collaboration » avec un gendarme réserviste

Vincent Crase a, tout comme Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, été filmé malmenant un manifestant le 1er mai à Paris.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h33
   





                        



L’Elysée a réagi jeudi 19 juillet au matin, par la voix de son porte-parole, Bruno Roger-Petit, après que Le Monde a révélé, mercredi, avoir identifié, dans une vidéo, un collaborateur d’Emmanuel Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris.

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Dans une courte déclaration, le porte-parole de la présidence a expliqué qu’après ces faits le chargé de mission concerné, Alexandre Benalla, 26 ans, avait reçu « la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée ».
M. Benalla a été « mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire. Il a été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président. Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement », a expliqué Bruno Roger-Petit.
Un employé de La République en marche
Bruno Roger-Petit a également annoncé que M. Benalla était ce jour-là accompagné d’un autre homme, Vincent Crase – que l’on voit également sur la vidéo –, un gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche. D’après le porte-parole, ce dernier était « très ponctuellement mobilisé comme d’autres réservistes par le commandement militaire de la présidence de la République ».
Au cours de l’intervention filmée le 1er mai, M. Crase a « outrepassé son autorisation de la même manière qu’Alexandre Benalla et a été sanctionné comme lui d’une mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire », a déclaré Bruno Roger Petit. « Il a été mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République », a-t-il ajouté.
M. Benalla a pour sa part gardé son poste à l’Elysée, mais a été rétrogradé en interne.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’enquête préliminaire vise Alexandre Benalla. Elle porte sur les chefs de violences par personne chargée d’une mission de service public, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique.
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Violences sur un manifestant : le parquet ouvre une enquête visant un collaborateur de Macron

L’enquête préliminaire vise Alexandre Benalla. Elle porte sur les chefs de violences par personne chargée d’une mission de service public, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 09h44
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h30
   





                        



Le parquet de Paris a annoncé, jeudi 19 juillet, l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les faits reprochés à Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, adjoint au chef de cabinet du président de la République, François-Xavier Lauch.
L’enquête porte sur les chefs de violences par personne chargée d’une mission de service public, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique. Elle a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Le 1er mai, M. Benalla, équipé d’un casque à visière des forces de l’ordre, a frappé un jeune homme qui se trouvait à terre pendant une manifestation qui se tenait place de la Contrescarpe, à Paris.

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« Dernier avertissement avant licenciement »
Depuis mercredi soir, et la révélation de cette affaire par Le Monde, plusieurs responsables politiques ont appelé à des sanctions à l’encontre de ce collaborateur, Alexandre Benalla, et réclamé que la justice soit saisie des faits.
Le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, a réagi jeudi matin en annonçant que M. Benalla avait déjà été mis à pied pendant quinze jours, sans salaire, et qu’il ne s’occupait plus de la sécurité des déplacements présidentiels. « Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement », a ajouté M. Roger-Petit. Alexandre Benalla a cependant gardé son titre et son poste à l’Elysée, mais a été rétrogradé en interne. Sa hiérarchie avait été mise au courant de ses agissements dès le lendemain des faits.

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Un deuxième homme mis à pied
D’après Dominique Rizet, consultant police justice pour BFM-TV, citant une source policière, lors du retour des Bleus en France après leur victoire en finale de la Coupe du monde, Alexandre Benalla était dans le bus avec eux. « Il était à Roissy, il s’est occupé de la sécurité des Bleus, il était dans le bus lors de la descente des Champs-Elysées », a-t-il expliqué sur la chaîne d’information en continu.
Bruno Roger-Petit a également annoncé qu’Alexandre Benalla était ce jour-là accompagné d’un autre homme, un gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche. D’après le porte-parole, il était « très ponctuellement mobilisé comme d’autres réservistes par le commandement militaire de la présidence de la République ». Celui-ci a « outrepassé son autorisation de la même manière qu’Alexandre Benalla et a été sanctionné comme lui d’une mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire ». « Il a été mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République », a ajouté Bruno Roger-Petit.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le futur service, détaillé fin juin par le gouvernement, consistera en un mois obligatoire aux alentours de 16 ans, suivi d’un engagement sur la base du volontariat.
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L’Assemblée vote l’inscription du « service national » dans la Constitution

Le futur service, détaillé fin juin par le gouvernement, consistera en un mois obligatoire aux alentours de 16 ans, suivi d’un engagement sur la base du volontariat.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 02h08
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 02h10
   





                        



   


L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de mercredi 18 à jeudi 19 juillet l’inscription du « service national » dans la Constitution, afin de permettre la mise en œuvre du service national universel (SNU) voulu par Emmanuel Macron.

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La loi fixera les règles concernant les sujétions imposées par le service national, en vertu d’un amendement des rapporteurs au projet de révision constitutionnelle. La garde des sceaux Nicole Belloubet a défendu cet « ancrage constitutionnel » nécessaire, après « analyse juridique ».
Les députés LR ont dénoncé, par la voix de Guillaume Larrivé, « beaucoup de flou » autour du projet du gouvernement et de la « fausse monnaie » car l’inscription du SNU sera sans grand effet selon lui. L’Insoumis Ugo Bernalicis a également jugé le projet de SNU « pas mûr du tout » et « on ne sait pas si ça aboutira ». Les députés communistes n’ont pas été « convaincus » non plus.

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Un mois obligatoire
Coprésident des députés UDI-Agir, Jean-Christophe Lagarde a en revanche soutenu l’amendement, même s’il « n’adhère » pas à ce stade au dispositif de SNU proposé.
Le futur service, détaillé fin juin par le gouvernement, consistera en un mois obligatoire aux alentours de 16 ans, suivi d’un engagement sur la base du volontariat. Ses modalités seront précisées à l’issue d’une consultation de la jeunesse.
L’amendement adopté a également supprimé la mention à l’article 34 de la Constitution (portant sur le domaine de la loi) de « l’action contre les changements climatiques ». L’Assemblée a en effet donné vendredi son feu vert à l’inscription de la protection de l’environnement à l’article 1er de la Loi fondamentale. « On enlève l’environnement, on rajoute le SNU pour coller à la communication » du président, a raillé Fabien Di Filippo (LR).

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ L’Agence de sécurité sanitaire recommande aux fabricants d’éliminer ces composés chimiques aux effets cancérogènes ou perturbateurs endocriniens.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/07/2018
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Des substances toxiques dans les tampons et les serviettes hygiéniques

L’Agence de sécurité sanitaire recommande aux fabricants d’éliminer ces composés chimiques aux effets cancérogènes ou perturbateurs endocriniens.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 00h15
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 09h19
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Le lindane et le quintozène sont deux pesticides dont l’usage est interdit en Europe depuis 2000. Ils sont pourtant présents là où on les attendrait le moins : dans des serviettes hygiéniques et des protège-slips commercialisés en France. Et ils ne sont pas les seules substances dangereuses à se cacher dans les protections intimes. On y retrouve même du glyphosate, le célèbre herbicide de Monsanto.
Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), publié jeudi 19 juillet, dresse la liste des composés chimiques « préoccupants » identifiés. Elle est effarante.
Outre des pesticides, des tests réalisés en 2016 ont mis en évidence la présence de nombreux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou de phtalates dans les protections externes, de dioxines et furanes ainsi que de DnOP (phtalate) dans les tampons. Autant de substances aux effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) démontrés, ou considérées comme des perturbateurs endocriniens.

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Contamination des matières premières
Comment ces substances toxiques peuvent-elles se retrouver dans des protections intimes ? Les experts de l’Anses notent que les matériaux de fabrication sont « mal documentés » et que les auditions des fabricants n’ont « pas permis de les caractériser de façon précise ».
Sur la base des informations transmises par les marques, ils estiment néanmoins qu’à l’exception d’une substance parfumante (BMHCA, perturbateur endocrinien potentiel), les produits incriminés n’ont pas été ajoutés intentionnellement. Ils sont issus d’une contamination des matières premières (pesticides dans les produits d’origine naturelle dérivés du coton) et des procédés de fabrication.
Des agents chlorés utilisés dans le processus de blanchiment peuvent ainsi être à l’origine de la formation de dioxines et furanes. Pour les HAP, que l’on retrouve habituellement dans la fumée de cigarette et des moteurs diesel, les experts penchent pour le mode d’assemblage ou de conditionnement à haute température.
« Absence de risque sanitaire »
Saisie en avril 2016 par le ministère de la santé et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’Anses se veut toutefois rassurante. Elle conclut à « l’absence de risque sanitaire » par voie cutanée en raison des « très faibles concentrations » mesurées et toutes « sans dépassements de seuils sanitaires ». Néanmoins, l’Agence précise que les calculs de risque ne prennent pas en compte les effets perturbateurs endocriniens ni les effets sensibilisants cutanés de ces composés chimiques.
Aussi l’Anses recommande-t-elle aux marques d’améliorer la qualité des matières premières et de réviser certains procédés de fabrication, afin d’« éliminer ou, à défaut, de réduire autant que possible la présence de ces substances, en particulier celles présentant des effets CMR, perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés ».
A la différence des Etats-Unis, où la commercialisation des protections intimes – classées en dispositifs médicaux – est encadrée depuis la fin des années 1970, il n’existe pas de réglementation spécifique en France. Dans le cadre du règlement européen Reach, l’Anses soutient un projet de restriction des substances CMR dans les produits d’hygiène féminine. Il est à l’étude à l’initiative de la Commission.

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« Composés organiques volatils ou phtalates »
Pour compléter son avis, l’Anses a lancé des essais supplémentaires. Ils visent à mieux caractériser la composition des tampons et des coupes menstruelles. Concernant ces dernières, les informations ne sont « pas suffisantes » pour en « apprécier les risques ». 
« Normalement, l’élastomère ou le silicone qui les composent sont de qualité médicale, mais certaines coupes peuvent libérer des composés organiques volatils ou des phtalates, fait remarquer le professeur Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l’Anses. On a d’autant plus besoin de données qu’elles sont de plus en plus utilisées, notamment par les jeunes femmes. »
Existe-t-il des alternatives sans résidus chimiques ? Plusieurs marques proposent des protections « bio ». « Bien sûr, il y a moins de risques de retrouver des pesticides dans des produits conçus à partir de matière première bio, mais ils peuvent tout aussi bien être contaminés par des HAP, des dioxines et furanes ou des phtalates dans le processus de fabrication, via les colles ou les additifs, avertit le professeur Lasfargues. Aujourd’hui, on ne peut garantir l’absence de produit chimique dans aucun produit. »
Le syndrome de choc toxique
Ce que peuvent en revanche assurer les experts, c’est que le syndrome de choc toxique (SCT) menstruel, principal risque microbiologique – « rare mais potentiellement grave » –, lié au port de protections intimes n’est pas dû à la présence de ces substances chimiques.
Le risque de développer cette maladie causée par une toxine bactérienne augmente avec une utilisation prolongée d’une protection interne ou l’usage d’une protection d’une capacité d’absorption plus forte que nécessaire. Aucune serviette ou protège-slip n’a été impliqué dans des cas de SCT, indique l’Anses.
Le grand public avait découvert le syndrome de choc toxique en 2015 quand le mannequin américain Lauren Wasser avait été amputée de la jambe gauche à la suite d’un SCT. En France, une pétition avait alors été lancée pour demander de « rendre visibles les compositions des tampons de la marque Tampax ». Le leader du marché s’y est résolu depuis le printemps 2017. L’Anses préconise aujourd’hui que tous les fabricants affichent des indications claires relatives à ce risque sur les emballages et les notices d’utilisation des tampons et des coupes menstruelles.



                            


                        

                        

