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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le disciple de l’imam, reconnu coupable d’« actes de terrorisme », était accusé d’avoir voulu créer un califat ouest-africain basé en Casamance.
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Reportage

La justice sénégalaise acquitte l’imam Ndao et condamne à vingt ans de prison Matar Diokhané

Le disciple de l’imam, reconnu coupable d’« actes de terrorisme », était accusé d’avoir voulu créer un califat ouest-africain basé en Casamance.

Par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-07-19T18:18:00+02:00"

        Le 19.07.2018 à 18h18






    
Le palais de justice de Dakar, en décembre 2017.
Crédits : SEYLLOU / AFP


Le verdict est tombé, suivi d’acclamations religieuses traduisant un soulagement général. Des dizaines de talibé (étudiants coraniques) se sont prosternés dans l’immense salle 4 du palais de justice de Dakar, clamant les bras au ciel « Allahou Akbar ! ». Jeudi 19 juillet, l’imam Alioune Ndao, poursuivi au Sénégal pour « apologie du terrorisme », « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et « blanchiment de capitaux », a été innocenté de presque tous les chefs d’accusation qui l’accablaient.

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Le juge Samba Kane a retenu celui de « détention d’arme de deuxième degré », en référence au pistolet et aux cartouches retrouvés à son domicile en 2015 et pour lesquels il est condamné aujourd’hui à un mois de prison avec sursis. L’imam, critiqué pour ses prêches radicaux et que les enquêteurs accusaient d’être l’idéologue d’une cellule terroriste prenant racine en Afrique de l’Ouest est désormais libre. Le parquet avait requis une peine de trente ans.
Califat ouest-africain
Sur les 29 accusés qui comparaissaient avec lui pour terrorisme supposé depuis le 9 avril devant la chambre criminelle à formation spéciale, 15 ont été acquittés, soit 7 de plus que la demande formulée par le procureur général. La plupart avaient été arrêtés lors d’une vaste opération antiterroriste menée au mois d’octobre 2015, qui visait à lutter contre des chefs religieux diffusant « des prêches de haine » dans leurs mosquées sénégalaises. Trois autres accusés ont été condamnés par le tribunal correctionnel à quinze ans de travaux forcés, six autres à dix ans et trois à cinq ans.

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En saisissant du matériel informatique, les enquêteurs de la division des investigations criminelles (DIC) et de la section de recherches de la gendarmerie (SR) avaient pu déceler dans des conversations sur des messageries sécurisées, des indices supposant un projet terroriste d’envergure : la création d’un califat ouest-africain basé en Casamance, dans le sud du pays, et étendant ses ramifications dans les pays voisins, Gambie, Guinée et Guinée-Bissau. Un projet qui aurait reçu le soutien de la secte djihadiste nigériane Boko Haram et de l’organisation Etat islamique (EI).
Disciple de l’imam Ndao et « cerveau » de ce projet, Matar Diokhané est devenu, au cours du procès, l’accusé principal. Connu des services de police, il avait été précédemment mis sous surveillance pour avoir organisé en 2015 le départ d’une vingtaine de ses compatriotes pour rejoindre les rangs de Boko Haram au Nigeria, où ils avaient suivi des formations paramilitaires et participé à des combats. Aujourd’hui, il a été condamné à la plus lourde peine : vingt ans de prison ferme pour « actes de terrorisme ». Une condamnation motivée notamment par son rôle central en tant que combattant et recruteur.

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Matar Diokhané a ainsi coordonné l’engagement de jeunes disciples de l’imam Ndao sur « les fronts de Libye, de Syrie, du Nigeria et du Niger », pour le compte d’organisations terroristes telles Al-Nosra, l’EI et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
Bénédiction divine
« La cour n’a pas encore communiqué les motifs de cette décision, qui nous semble nébuleuse, avance Alassane Cissé, avocat de Matar Diokhané. Dans cette affaire, on a motivé de manière inédite l’association de malfaiteurs pour en faire un crime d’acte de terrorisme. Cette décision est d’autant plus caustique que le procureur avait abandonné ce chef d’accusation pour ne retenir que la complicité d’infraction. » L’avocat souhaite faire appel de la décision.

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Dans la défense de l’imam Ndao, on accueille l’acquittement comme une bénédiction divine. « Dieu nous a permis d’avoir la quiétude pour mener ce combat et obtenir sa libération, lance Me Moussa Sarr, coordinateur de la défense d’Alioune Ndao. Nous avons toujours dit que, dans ce dossier, il n’y avait pas de faits infractionnels, que de simples allégations. Le parquet n’a apporté aucune preuve matérielle. C’est normal que la justice innocente mon client. » En détention préventive depuis deux ans, l’imam Ndao va recouvrer sa liberté et pouvoir retourner à ses enseignements religieux dans sa daara (école coranique).


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La Commission a publié jeudi son plan au cas où le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne en mars prochain sans accord préalable.
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Brexit : Bruxelles se prépare au scénario du pire

La Commission a publié jeudi son plan au cas où le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne en mars prochain sans accord préalable.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 18h17
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h34
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Preuve que l’heure est grave : jeudi 19 juillet, la Commission européenne a rendu public un document à l’attention des vingt-sept Etats membres destiné à leur expliquer la marche à suivre en cas d’absence d’accord sur les conditions du divorce avec Londres, censé être acté au plus tard le 29 mars 2019.
Il ne reste plus que huit mois pour boucler un traité de divorce, mais, étant donné le chaos politique à Londres, où la première ministre, Theresa May, a eu le plus grand mal à imposer à son propre camp conservateur sa dernière vision du Brexit, la crainte d’un no deal (« aucun accord ») est montée en flèche à Bruxelles ces derniers jours. « Les préparations [pour un no deal] doivent être lancées immédiatement, à tous les niveaux, et prendre en compte tous les scenarii », explique la Commission dans son document.

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« Nous travaillons jour et nuit à un accord, mais les opérateurs économiques et les Etats membres doivent être prêts à toutes les éventualités », a précisé Mina Andreeva, porte-parole de la Commission, jeudi. Ce n’est pas l’institution qui est à l’initiative du document mais les vingt-sept capitales : elles lui ont expressément demandé d’y travailler lors du dernier Conseil européen, le 29 juin dernier.
Conséquences multiples et redoutables
Cependant, insister sur ce document le jour où le chef négociateur des Européens, Michel Barnier, rencontre son nouvel équivalent britannique, Dominic Raab, semble quand même le moyen pour l’institution communautaire de faire prendre conscience au gouvernement britannique que le scénario catastrophe risque de se matérialiser s’il n’adopte pas enfin une ligne claire sur sa vision du divorce.
En l’absence d’accord de divorce, explique la commission dans sa communication, la période de transition réclamée par Londres pour parachever sa « relation future » avec l’Union européenne (UE), censée démarrer le jour J du Brexit, le 30 mars 2019, et s’achever le 31 décembre 2020, sera caduque. Au 30 mars 2019, le Royaume-Uni sera considéré comme un Etat tiers de l’UE.

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Les conséquences sont multiples, et redoutables. Les expatriés européens et britanniques ? Aucun arrangement particulier ne tiendra pour eux au lendemain du Brexit : les Européens installés au Royaume-Uni ne se verront plus garantir leur droit de séjour, idem pour les Britanniques installés dans les Etats membres.
Ces derniers devront par ailleurs avoir « réintroduit leurs contrôles aux frontières pour tous les flux de biens et de personnes venant ou allant au Royaume-Uni [contrôles douaniers mais aussi phytosanitaires, et sanitaires] », précise le document bruxellois. Les opérateurs économiques devront aussi prendre en compte que ces contrôles « impacteront sévèrement les transports », « entraîneront des délais conséquents » et « des difficultés dans les ports ».
Sensibiliser les TPE et les PME 
Si les grandes entreprises sont déjà en train de prendre leurs dispositions, notamment dans le secteur financier, la Commission entend surtout sensibiliser les PME-TPE. « Nombre d’entre elles n’ont aucune expérience du commerce avec des pays tiers, car elles ne commercent qu’à l’intérieur du marché unique. » Or ces entités vont devoir, une fois le Royaume-Uni parti, « s’acquitter de procédures [déclarations aux douanes], auxquelles elles ne sont pas du tout habituées mais qui sont obligatoires dans le cas des pays tiers ». 
Si la Commission mobilise déjà des dizaines d’experts en interne pour le  no deal, l’essentiel du travail de préparation reste à la charge des Etats. A eux, entre autres, de se tenir prêts à déconnecter le Royaume-Uni de leurs multiples bases de données informatiques, le jour J du Brexit… Certains ont déjà pris les devants. L’Irlande en particulier, probablement l’Etat le plus touché par le futur Brexit avec près de la moitié de sa production agricole destinée au Royaume-Uni. Dublin a lancé un site Web (prepareforbrexit.com) pour les PME-TPE, leur permettant d’évaluer l’impact du Brexit sur leur activité. Un système de prêts jusqu’à 5 000 euros a également été mis en place pour les aider à se préparer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les avions ne peuvent plus survoler le pays depuis jeudi 16 heures. Un problème de chargement des données liées aux plans de vol a contraint les autorités aériennes à activer cette procédure de sécurité.
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Fermé à cause d’un problème informatique, l’espace aérien belge devrait rouvrir à 20 heures

Les avions ne pouvaient plus survoler le pays depuis jeudi 16 heures en raison d’un problème de chargement des données liées aux plans de vol.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h38
   





                        


L’espace aérien belge rouvrait progressivement jeudi 19 juillet vers 18 heures, après avoir été fermé d’urgence durant deux heures en raison d’un problème informatique. L’entreprise publique Belgocontrol, qui assure le contrôle aérien en Belgique, s’attendait à un retour à la normale d’ici à 20 heures.
Plus tôt, un problème de chargement des données liées aux plans de vol avait contraint les autorités aériennes à fermer l’espace aérien belge, une procédure de sécurité très exceptionnelle.
Les avions ne pouvaient plus survoler le pays depuis 16 heures. Certains ont été « cloués au sol, d’autres ont été contraints d’atterrir », avait expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Alain Kniebs, porte-parole de Belgocontrol.
Six aéroports impactés
Six aéroports belges ont été touchés, ainsi que tous les avions survolant la Belgique jusqu’à 8 000 mètres d’altitude, ce qui correspond à la zone gérée par Belgocontrol. Au-delà de 8 000 mètres d’altitude, c’est un autre centre, à Maastricht (Pays-Bas), qui contrôle les avions survolant le territoire belge. « Cela signifie qu’un avion qui relie le Danemark à l’Espagne, par exemple, n’est pas concerné, parce qu’il vole assez haut », avait précisé le porte-parole de Belgocontrol.

Due to an exceptional situation air traffic is temporarily suspended. Belgocontrol is looking in to it. We are clos… https://t.co/8iEFZztYnZ— BrusselsAirport (@Brussels Airport)


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L’entreprise publique belge n’était pas en mesure de dire combien de vols, ni combien de passagers étaient concernés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’historien Laurent Warlouzet explique, dans une tribune au « Monde », que le prisme de la lutte euro-américaine s’avère trop simpliste dans cette affaire. Margaret Vestager a choisi de concentrer son action sur les arrangements fiscaux accordés aux entreprises étrangères, un domaine ignoré auparavant.
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édition abonné


Amende Google : les « décisions de la commissaire à la concurrence s’inscrivent dans une tentative de régulation des multinationales »

L’historien Laurent Warlouzet explique, dans une tribune au « Monde », que le prisme de la lutte euro-américaine s’avère trop simpliste dans cette affaire. Margaret Vestager a choisi de concentrer son action sur les arrangements fiscaux accordés aux entreprises étrangères, un domaine ignoré auparavant.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h18
    |

                            Laurent Warlouzet (Professeur d’histoire à l’université du Littoral-Côte-d’Opale)








                        



                                


                            

Tribune. Après Amazon, Starbucks et Apple, c’est maintenant au tour de Google de passer à nouveau sous les fourches caudines de la Commission européenne. Cette dernière lui a infligé le 18 juillet une amende record de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante dans le domaine de l’internet mobile.
Le géant de Cupertino avait déjà été condamné en 2017 à 2,4 milliards d’euros, pour abus de position dominante dans les comparateurs de prix. Il n’en faut pas plus pour que l’exécutif européen soit soupçonné d’un biais antiaméricain, surtout en pleine offensive commerciale du président Trump. La Commission européenne sombrerait-elle dans un protectionnisme déguisé sous les oripeaux des règles du libre marché, celles-là même que la politique de la concurrence est censée promouvoir ?
Les entreprises américaines dans le viseur
De fait, toutes les entreprises citées plus haut ont été visées par des procédures d’infraction aux règles européennes dans les quatre dernières années (2015-2018). Ces cas ont été très médiatisés, en premier lieu par la commissaire européenne à la concurrence, la redoutable Margaret Vestager. Google a hérité des amendes les plus lourdes.
Dans la dernière affaire, il lui est reproché notamment de profiter de l’omniprésence de son logiciel d’exploitation Android, qui équipe 80 % des smartphones, pour imposer la « vente liée » d’autres produits, notamment Google search et Google chrome.

Déjà en 2008, un autre géant américain de l’informatique, Microsoft, avait été condamné à plus de 800 millions euros d’amende pour abus de la position dominante du système d’exploitation Windows. Peu après, Intel avait été victime en 2009 d’une amende d’un milliard d’euros pour un motif identique, cette fois dans le domaine des microprocesseurs.
Google, Microsoft, Intel : les géants américains de l’informatique peuvent légitimement s’inquiéter de l’activisme de la Commission européenne, d’autant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Il y a une semaine, la justice allemande a dit n’autoriser l’extradition de l’ex-président catalan que pour le chef de malversation et non pour rébellion. La justice espagnole refuse de demander l’extradition pour le seul chef de malversation.
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La justice espagnole retire les mandats d’arrêt visant Puigdemont et cinq dirigeants catalans

Il y a une semaine, la justice allemande a dit n’autoriser l’extradition de l’ex-président catalan que pour le chef de malversation et non pour rébellion. La justice espagnole refuse de demander l’extradition pour le seul chef de malversation.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 14h20
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 16h49
   





                        


Le juge espagnol chargé de l’enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017 a annoncé, jeudi 19 juillet, qu’il retirait les mandats d’arrêt internationaux visant le président catalan destitué, Carles Puigdemont, et cinq autres dirigeants indépendantistes ayant fui à l’étranger.
L’ex-président catalan a aussitôt estimé que cette décision faisait la « démonstration de l’immense faiblesse » du dossier. Dans un tweet, M. Puigdemont a par ailleurs appelé la justice espagnole à « suspendre la détention provisoire » des neuf autres dirigeants indépendantistes incarcérés en Espagne pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre, afin de montrer qu’elle « commence à agir comme la justice européenne ».
Suites de la décision allemande
Ce retrait survient après la décision, il y a une semaine, de la justice allemande de n’autoriser l’extradition de M. Puigdemont vers l’Espagne que pour le chef d’inculpation de malversation et non pour rébellion, un délit passible de vingt-cinq ans de réclusion.
« L’extradition pour l’accusation de détournement de fonds publics est recevable, une extradition pour l’accusation de rébellion n’est pas recevable », avait déclaré le tribunal régional supérieur de Schleswig-Holstein.
Dans son arrêt rendu jeudi, le juge Pablo Llarena écrit aussi refuser l’extradition de l’ex-président catalan pour ce seul chef de malversation. Le gouvernement espagnol veut que l’ancien président de la Généralité soit jugé en Espagne pour son rôle dans la tentative de sécession.
M. Puigdemont, après avoir proclamé l’indépendance de la Catalogne, s’était réfugié à Bruxelles. Il a été arrêté en mars au Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, alors qu’il revenait d’une réunion au Danemark, puis remis en liberté moyennant une caution de 75 000 euros.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Près de 40 migrants ont été pris en charge par le « Sarost-5 », un navire tunisien qui patiente depuis lundi soir au large de Zarzis.
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Compte rendu

La Tunisie appelée à accueillir un bateau de migrants bloqué en Méditerranée

Près de 40 migrants ont été pris en charge par le « Sarost-5 », un navire tunisien qui patiente depuis lundi soir au large de Zarzis.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 19.07.2018 à 12h28

     •
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        Mis à jour le 19.07.2018 à 14h36






    
Une patrouille de la garde nationale tunisienne à la recherche de navires transportant potentiellement des migrants, au large du port de Zarzis, au sud de la Tunisie, en mai 2015.
Crédits : FETHI BELAID / AFP


Quatre ONG ont appelé, mercredi 18 juillet, les autorités tunisiennes à autoriser l’accostage d’un navire commercial ayant secouru une quarantaine de migrants partis de Libye, après un refus de les accueillir à Malte, en Italie et en France, selon elles.
Perdus en mer à bord de leur embarcation pneumatique depuis cinq jours, ces migrants – originaire d’Afrique subsaharienne et d’Egypte – ont été repérés à une date non précisée par le navire Caroline-III envoyé par les gardes-côtes maltais, ont affirmé dans un communiqué ces ONG, parmi lesquelles le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES). Ce bateau a lui-même appelé les gardes-côtes italiens, français et maltais, « qui ont refusé d’accueillir ces rescapés prétextant que les ports les plus proches étaient en Tunisie », ont-elles précisé.

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Les migrants, parmi lesquels huit femmes, ont finalement été pris en charge par le Sarost-5, un navire d’approvisionnement battant pavillon tunisien, qui patiente depuis lundi soir au large du port de Zarzis (sud de la Tunisie). « L’entrée au port lui a été refusée par les autorités tunisiennes qui affirment qu’une décision définitive n’a pas encore été prise », ont indiqué les ONG. La Tunisie doit « se conformer urgemment aux obligations qui leur incombent au regard » des conventions internationales, ont-elles plaidé.
« Une situation d’urgence »
Contactés par l’AFP, les autorités tunisiennes (intérieur, défense et affaires étrangères) n’ont pas donné davantage d’informations. Dans leur communiqué, les ONG tunisiennes ont aussi dénoncé l’attitude « des gouvernements italiens, maltais et français dans cette situation d’urgence ».
L’Italie du ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file de l’extrême droite, refuse systématiquement les arrivées de bateaux de migrants. L’île de Malte n’accepte en général que les migrants secourus dans ses eaux territoriales ou les urgences médicales. En juin, la France a, elle, refusé d’accueillir le navire Aquarius, avec 650 migrants à bord, malgré la proximité de l’île de Corse.

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« Tout renvoi du navire non dûment justifié revient à contrevenir au principe de non-refoulement des personnes à bord », ont rappelé mercredi les quatre ONG, en exprimant leur « refus que la Tunisie soit mise face au fait accompli des nouveaux choix européens d’externalisation de leurs frontières. »
La Tunisie fait partie des pays cités comme possible localisation des centres d’accueil de migrants ou des « plates-formes de débarquement hors de l’Europe », décidés par les vingt-huit pays membres de l’Union européenne lors d’un Conseil européen à Bruxelles.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Athènes considère que Moscou cherche à torpiller le récent accord signé avec la Macédoine, candidate à l’UE et à l’OTAN, afin de mettre fin à un vieux contentieux sur le nom de cette république ex-yougogoslave.
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édition abonné


Macédoine : la Grèce dénonce l’ingérence de la Russie

Athènes considère que Moscou cherche à torpiller le récent accord signé avec la Macédoine, candidate à l’UE et à l’OTAN, afin de mettre fin à un vieux contentieux sur le nom de cette république ex-yougogoslave.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 12h49
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Eclipsée par le débat sur l’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016, une autre affaire met en lumière l’intrusion présumée de Moscou dans les affaires intérieures d’un pays européen, la Grèce. Le 11 juillet, au début du sommet de l’OTAN à Bruxelles, Athènes a expulsé deux diplomates russes et interdit son territoire à deux autres diplomates.
Le milliardaire russo-grec Ivan Savvidis, patron du PAOK, le club de football de Thessalonique, est également mis en cause dans ces interférences, qui ont pour toile de fond l’accord historique signé le 17 juin entre la Grèce et la Macédoine, afin de rebaptiser l’ex-république yougoslave en « Macédoine du Nord », lui ouvrant ainsi la voie d’une adhésion à l’Alliance atlantique et à l’Union européenne.
« Cet accord a conduit à une scission profonde dans la société en Grèce et en Macédoine, a déclaré, le 18 juillet, la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova. Il est évident qu’il est loin de consolider la paix et la sécurité dans les Balkans, ce n’est qu’un outil exclusif pour attirer plus rapidement la république de Macédoine dans l’OTAN. »
Ces propos ont indigné Athènes, qui dénonce « un exemple caractéristique d’irrespect pour un pays tiers et de manque de compréhension du monde actuel, où les Etats, indépendamment de leur taille, sont indépendants ». Mercredi soir, la diplomatie grecque a estimé que Moscou « semble vouloir légitimer ces actions illégales », ajoutant : « Personne ne peut ou n’a le droit d’intervenir dans les affaires intérieures de la Grèce. »
Inhabituelles entre la Russie et la Grèce – qui ne s’était pas jointe au vaste mouvement d’expulsions de diplomates russes d’Europe dans le cadre de l’affaire Skripal –, ces nouvelles tensions sont apparues lorsque, citant des sources diplomatiques, le journal grec Kathimerini a révélé que les autorités grecques soupçonnaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’armée burkinabée mène depuis début juillet des actions de ratissage contre les groupes armés installés aux frontières du Mali et du Niger.
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Compte rendu

Au Burkina, 60 personnes arrêtées lors d’une opération antiterroriste dans le nord

L’armée burkinabée mène depuis début juillet des actions de ratissage contre les groupes armés installés aux frontières du Mali et du Niger.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-19T11:24:00+02:00"

        Le 19.07.2018 à 11h24






    
Un soldat burkinabé s’entraîne dans un camp militaire près de Ouagadougou, le 13 avril 2018.
Crédits : ISSOUF SANOGO/AFP


L’armée burkinabée a annoncé, mercredi 18 juillet, avoir arrêté soixante suspects au cours d’une opération dans le nord du pays, qui a permis selon elle « le démantèlement de bases terroristes ».
L’opération de bouclage et de fouille de « zones suspectes » dans la « bande frontalière nord » a débuté le 8 juillet, a précisé l’armée dans un communiqué. « Ces actions conduites avec l’appui des forces aériennes ont permis le démantèlement de bases terroristes et l’interpellation d’une centaine d’individus suspects ».

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« Après vérification, soixante d’entre eux ont été transférés aux services d’investigation de la gendarmerie et les autres ont été relâchés », selon l’armée, qui fait aussi part de la saisie de nombreux composants entrant dans la confection d’engins explosifs artisanaux, ainsi que de produits de contrebande. Au cours de cette opération, trois soldats ont été blessés.
Un chef local exécuté
Mercredi, dans cette même zone, deux personnes, dont le chef d’un village situé dans le nord du Burkina Faso et frontalier au Mali, ont été tuées par des individus armés, a annoncé par ailleurs, le ministère de la sécurité. « Dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 juillet 2018, le chef de Hocoulourou, enlevé le 7 juillet 2018 par un groupe d’hommes armés, a été ramené et exécuté à l’entrée de Baraboulé », selon un communiqué.
« Au petit matin, le corps d’un paysan tué par balles a été retrouvé non loin de celui du chef », ajoute le texte.

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« Ces exécutions ont été perpétrées par des individus armés non identifiés qui ont fondu dans la nature après leurs forfaits », précise le ministère. Les forces de défense et de sécurité ont entrepris le ratissage de la région à la recherche des « criminels ».
Un pasteur et quatre membres de sa famille, enlevés début juin à Bilhoré, un village du Nord de la province de Soum, par des individus armés, sont toujours captifs. Selon un membre de sa famille, qui dit avoir été contacté, pour la dernière fois le 30 juin, les ravisseurs exigent une rançon et la conversion du pasteur à l’islam.
Au total, huit otages, dont le médecin australien Arthur Kenneth, enlevés dans le nord du Burkina Faso, sont toujours captifs au Mali, dans un camp près de la frontière du Burkina Faso, selon un comptage de l’AFP.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Dans cette affaire, le montant de l’amende et sa médiatisation reposent une nouvelle fois la question de la frontière ténue entre la politique et le droit. Et l’on se demande si en l’espèce, cette frontière n’a pas été franchie, explique dans une tribune au « Monde » l’économiste Bruno Alomar.
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Amende Google : « C’est bien une décision politique, qui sert des objectifs politiques »

Dans cette affaire, le montant de l’amende et sa médiatisation reposent une nouvelle fois la question de la frontière ténue entre la politique et le droit. Et l’on se demande si en l’espèce, cette frontière n’a pas été franchie, explique dans une tribune au « Monde » l’économiste Bruno Alomar.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h11
    |

                            Bruno Alomar (Economiste, ancien haut fonctionnaire à la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne)








                        



                                


                            

Tribune. La Commission européenne a infligé le 18 juillet une amende de 4,34 milliards d’euros à Google, dans le cas Android. Par cette décision, la Commission européenne sanctionne Google pour avoir abusé de sa position dominante, freiné l’innovation et privé les consommateurs d’un choix plus large d’applications.
L’amende infligée est la plus importante jamais mise par la Commission à une entreprise dans le chef du droit de la concurrence, la précédente amende la plus élevée – 2,42 milliards d’euros – ayant déjà concerné Google, dans l’affaire dite du « moteur de recherche », en juin 2017.
Disons-le tout net : il y aurait beaucoup à dire au fond sur cette décision. Sur l’analyse concurrentielle d’abord et sur les raisons pour lesquelles, entre autres, la Commission a estimé qu’Apple et son système d’exploitation iOS ne faisaient pas partie du même marché pertinent qu’Android.
Une nouvelle étape
Sur le montant de l’amende par ailleurs, qui marque une nouvelle étape dans la pénalisation du droit de la concurrence, dont l’origine remonte aux années 2000 et à la volonté de Neelie Kroes, commissaire à la concurrence de la Commission « Barroso 1 », de durcir les sanctions à l’égard des entreprises convaincues de cartels ou d’abus de position dominante.
Ces questions seront vraisemblablement reposées dans l’avenir tant l’on imagine mal, compte tenu de l’ampleur de l’amende, que Google ne conteste pas, comme il en a le droit et comme il est d’usage, cette décision devant le juge communautaire.

Pourtant, une part essentielle de l’intérêt de cette affaire n’est pas là. En effet, cette affaire, le montant de l’amende, sa médiatisation, reposent une nouvelle fois la question de la frontière ténue entre la politique et le droit. Et l’on se demande si en l’espèce, cette frontière n’a pas été franchie.
Cette question n’est pas une question théorique. L’Union européenne s’est entièrement bâtie sur le droit,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ L’extrême droite est souvent accusée d’agiter le sujet des souffrances animales pour cacher des motifs antisémites ou islamophobes.
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En Autriche, bientôt des listes de juifs pour limiter l’abattage rituel des animaux ?

L’extrême droite est souvent accusée d’agiter le sujet des souffrances animales pour cacher des motifs antisémites ou islamophobes.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 15h37
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Le gouvernement régional de Basse-Autriche s’apprête-t-il à faire des listes de juifs ? Une polémique autour de l’égorgement halal et casher a pris, mercredi 18 juillet, une ampleur qui en dit long sur l’atmosphère politique empoisonnée en Autriche depuis le retour de l’extrême droite au pouvoir en décembre 2017, en coalition avec les conservateurs. Tout est parti de la volonté d’un ministre issu du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite) du Land de Basse-Autriche, une région qui encercle Vienne, de limiter considérablement les méthodes d’abattage religieuses.
Chargé du bien-être animal dans le gouvernement de coalition local dominé par les conservateurs, Gottfried Waldhäusl n’a jamais caché son hostilité à l’égorgement d’animaux non étourdis prescrit par les religions juive et musulmane. Le FPÖ est régulièrement accusé d’agiter le sujet des souffrances animales pour cacher des motifs plus bassement antisémites ou islamophobes. Mais à défaut de pouvoir l’interdire totalement – une compétence nationale –, M. Waldhäusl a expliqué au quotidien Wiener Zeitung qu’il souhaitait limiter la pratique au maximum en « liant la fourniture de viande à la résidence effective » dans la région. « Il n’est pas acceptable que des Viennois viennent faire égorger des milliers d’animaux en Basse-Autriche », a-t-il justifié.
« Les chapitres les plus sombres »
Cette proposition a immédiatement déclenché les protestations du Consistoire juif de Vienne. Pour son président, Oskar Deutsch, elle impliquerait en effet la création de liste nominative de coreligionnaires. « Or, cela rappelle presque l’époque nazie », a-t-il dénoncé. Alors que les sujets migratoires, historiques et religieux sont sensibles depuis le retour au pouvoir du FPÖ, la polémique a immédiatement pris une ampleur nationale. « Cet enregistrement rappelle les chapitres les plus sombres de notre histoire », a ainsi fustigé le leader des sociaux-démocrates autrichiens, Christian Kern, en demandant la démission du ministre.
Visiblement gênés, les conservateurs, partenaires majoritaires du FPÖ au niveau national et en Basse-Autriche, ont écarté toute constitution de liste de juifs. « Nous allons trouver une solution pour dissiper les inquiétudes du président du Consistoire », a ainsi promis un représentant local de la formation du chancelier Sebastian Kurz.
Mercredi, les sites autrichiens notaient d’ailleurs avec ironie que c’est le prédécesseur social-démocrate de M. Waldhäusl qui avait autorisé les premières restrictions en septembre 2017, en demandant notamment aux autorités locales de vérifier scrupuleusement que les abattoirs pratiquant l’égorgement ne le fassent que pour des raisons strictement religieuses.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Au cours de deux journées d’auditions au Département du commerce, à Washington, les industriels essaieront d’empêcher la mise en œuvre de la décision annoncée par Donald Trump.
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Aux Etats-Unis, les constructeurs veulent empêcher la taxation des automobiles importées

Au cours de deux journées d’auditions au Département du commerce, à Washington, les industriels essaieront d’empêcher la mise en œuvre de la décision annoncée par Donald Trump.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 12h44
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

La fin de l’histoire est prévisible : Donald Trump imposera des droits de douane supplémentaires sur les importations d’automobiles. C’est en tout cas l’avis d’Adam Posen, président du cercle de réflexion Peterson Institute de Washington : « C’est un procès fictif. Ils ont décidé d’avance le verdict et le moment où il serait rendu. » Une sorte de résignation règne à Washington, alors que s’ouvrent au Département du commerce deux journées d’audition, jeudi 19 et vendredi 20 juillet, pour savoir s’il faut taxer ce secteur.

Donald Trump a lancé la procédure en mai, arguant d’une possible atteinte à la sécurité nationale américaine. Cet argument, utilisé pour taxer l’acier et l’aluminium, est jugé peu pertinent lorsqu’on sait que 56 % des 17,2 millions de véhicules vendus aux Etats-Unis sont produits sur son sol.
Le vrai débat est ailleurs. Donald Trump l’avait dit avant son investiture au quotidien allemand Bild Zeitung et l’a répété au G7 de juin, au Québec : il voit trop de Mercedes dans les rues de New York et pas assez de Cadillac à Berlin. Et critique les Européens pour taxer leurs importations à hauteur de 10 %, là où les Américains ne prélèvent qu’un droit de 2,5 %. Peu importe que, comme le lui a fait remarquer la première ministre britannique Theresa May, cette situation s’explique, peut-être, par le choix des consommateurs ou le fait que les automobiles allemandes et japonaises sont souvent produites sur le sol américain.
« Un énorme châtiment »
M. Trump a réitéré ses menaces mercredi 18 juillet, alors que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker le rencontrera à Washington le 25 juillet. « Si nous ne négocions pas quelque chose d’équitable, nous avons un énorme châtiment, que nous ne voulons pas utiliser. Mais nous avons des pouvoirs énormes », a-t-il menacé. « Y compris les voitures. Les voitures, c’est le gros morceau. »
Pour tempérer M. Trump, les milieux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Condamné en appel à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère », Merzoug Touati réclame un réexamen de son cas.
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Compte rendu

Nouvelle grève de la faim pour le blogueur algérien Merzoug Touati, emprisonné depuis 2017

Condamné en appel à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère », Merzoug Touati réclame un réexamen de son cas.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-19T10:33:17+02:00"

        Le 19.07.2018 à 10h33

     •
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          datetime="2018-07-19T10:33:56+02:00"

        Mis à jour le 19.07.2018 à 10h33






    
Le blogueur algérien Merzoug Touati.
Crédits : RSF


Le blogueur algérien Merzoug Touati, condamné à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère » pour un entretien avec un diplomate israélien, a débuté une nouvelle grève de la faim, a annoncé, mercredi 18 juillet, Reporters sans frontières (RSF), réclamant un « réexamen » de son cas. Depuis le 8 juillet, « Merzoug Touati a cessé de s’alimenter (…) pour protester contre sa condamnation qu’il juge injuste », indique l’ONG de défense de la liberté de la presse dans un communiqué. Il « réclame l’annulation de sa peine, sa libération ainsi que l’abandon des poursuites judiciaires », poursuit RSF qui continue de dénoncer « la disproportion » de cette peine.

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                En Algérie, dix ans de prison pour avoir publié un entretien avec un diplomate israélien



Merzoug Touati, 30 ans, avait été condamné en mai en première instance à dix ans de prison pour avoir entretenu « avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de l’Algérie ou à ses intérêts économiques essentiels », crime passible de vingt ans de prison.
« Au péril de sa vie »
Sa peine a été réduite à sept ans en appel le 21 juin. Il lui est reproché d’avoir publié sur son blog un entretien vidéo avec un porte-parole du ministère des affaires étrangères d’Israël, Etat que ne reconnaît pas l’Algérie.
Lors de ses deux procès, la cour avait écarté le chef d’incitation à « s’armer contre l’autorité de l’Etat » – passible de la peine de mort – et deux autres crimes et délits d’atteinte à la sûreté de l’Etat, dont était accusé le blogueur pour avoir posté un appel à manifester sur Facebook. Depuis son arrestation et incarcération en janvier 2017, Merzoug Touati a mené plusieurs grèves de la faim.
« Merzoug Touati proteste aujourd’hui au péril de sa vie », souligne RSF, qui « rappelle que les autorités algériennes sont responsables de la vie de Merzoug Touati et demande à la justice de réexaminer au plus vite le cas de ce blogueur injustement puni pour avoir exercé son droit à informer. »
L’Algérie figure à la 136e sur 180 du classement mondial de la liberté de la presse 2018 établi par RSF, qui estime que « la liberté de l’information (…) demeure fortement menacée » dans le pays.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Vincent Crase a, tout comme Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, été filmé malmenant un manifestant le 1er mai à Paris.
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Violences sur un manifestant : l’Elysée annonce avoir « mis fin à toute collaboration » avec un gendarme réserviste

Vincent Crase a, tout comme Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, été filmé malmenant un manifestant le 1er mai à Paris.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h33
   





                        



L’Elysée a réagi jeudi 19 juillet au matin, par la voix de son porte-parole, Bruno Roger-Petit, après que Le Monde a révélé, mercredi, avoir identifié, dans une vidéo, un collaborateur d’Emmanuel Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris.

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                « Le Monde » identifie, sur une vidéo, un collaborateur de Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris



Dans une courte déclaration, le porte-parole de la présidence a expliqué qu’après ces faits le chargé de mission concerné, Alexandre Benalla, 26 ans, avait reçu « la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée ».
M. Benalla a été « mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire. Il a été démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président. Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement », a expliqué Bruno Roger-Petit.
Un employé de La République en marche
Bruno Roger-Petit a également annoncé que M. Benalla était ce jour-là accompagné d’un autre homme, Vincent Crase – que l’on voit également sur la vidéo –, un gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche. D’après le porte-parole, ce dernier était « très ponctuellement mobilisé comme d’autres réservistes par le commandement militaire de la présidence de la République ».
Au cours de l’intervention filmée le 1er mai, M. Crase a « outrepassé son autorisation de la même manière qu’Alexandre Benalla et a été sanctionné comme lui d’une mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire », a déclaré Bruno Roger Petit. « Il a été mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République », a-t-il ajouté.
M. Benalla a pour sa part gardé son poste à l’Elysée, mais a été rétrogradé en interne.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La réforme entérine les transformations économiques lancées en 2010 par l’ex-président et chef du Parti communiste Raul Castro.
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Cuba reconnaît la propriété privée dans une refonte de sa Constitution

La réforme entérine les transformations économiques lancées en 2010 par l’ex-président et chef du Parti communiste Raul Castro.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 10h26
    |

            Angeline Montoya








                        



                                


                            

Petite révolution ou continuité dans le changement ? Le régime cubain a décidé d’inscrire dans la Constitution le « rôle du marché et de nouvelles formes de propriété, parmi lesquelles la propriété privée ». Cette reconnaissance, faite dans le cadre d’une vaste refonte de la Loi fondamentale, doit être débattue à l’Assemblée nationale à partir du samedi 21 juillet, avant d’être soumise à référendum.
Si le texte souligne aussi « l’importance de l’investissement étranger pour le développement économique du pays », Granma, le bulletin officiel du Parti communiste cubain (PCC), qui en a dévoilé les grandes lignes le 13 juillet, s’empresse de préciser qu’il « réaffirme le caractère socialiste du système politique, économique et social », ainsi que le « rôle directeur du PCC comme force dirigeante supérieure de la société et de l’Etat ».
« Attitude ambiguë »
Au niveau institutionnel, le poste de premier ministre est créé et le mandat du président est limité à cinq ans, renouvelable une seule fois – ce que le président Raul Castro, successeur de son frère aîné, Fidel, depuis 2008 (et par intérim depuis 2006), avait déjà appliqué à lui-même, permettant l’arrivée au pouvoir de Miguel Diaz-Canel, élu le 19 avril par les députés cubains.
La décision de réformer la Constitution de 1976 a été approuvée le 2 juin par l’Assemblée nationale, qui avait mandaté à cette fin une commission composée de 33 députés et présidée par M. Castro, qui demeure le premier secrétaire du comité central du PCC.
La réforme présentée par Granma ne fait qu’entériner les transformations économiques lancées depuis 2010 sous la présidence de Raul Castro. A cette date, le régime avait autorisé les Cubains à exercer 201 métiers ou activités à leur propre compte (les fameux cuentapropistas), comme travailleur indépendant ou autoentrepreneur. Un embryon d’économie marchande, alors que les ressources de l’Etat avaient fondu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ La défense avait justifié sa demande d’annulation de la procédure visant Khalifa Sall, condamné pour « escroquerie », par un arrêt rendu en juin par la Cédéao.
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Compte rendu

La justice sénégalaise rejette la demande de libération du maire de Dakar

La défense avait justifié sa demande d’annulation de la procédure visant Khalifa Sall, condamné pour « escroquerie », par un arrêt rendu en juin par la Cédéao.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-19T09:46:25+02:00"

        Le 19.07.2018 à 09h46






    
Tag de soutien à Khalifa Sall (« Khalifa seulement »), à Dakar en mars 2018.
Crédits : SEYLLOU/AFP


La cour d’appel de Dakar a rejeté, mercredi 18 juillet, la demande de remise en liberté du maire de la capitale, Khalifa Sall, condamné pour détournements de fonds publics, présentée par la défense sur la base d’une décision d’une juridiction ouest-africaine.
La cour « rejette les demandes de nullité de la procédure et de libération d’office de Khalifa Sall », condamné en mars à cinq ans de prison, a déclaré son président Demba Kandji en ouverture d’une audience très attendue au Sénégal.

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Le président a fait expulser le public de la salle à la suite de manifestations de désapprobation de l’assistance, dont des huées de partisans du maire de Dakar, opposant déclaré au président Macky Sall.
La défense avait justifié sa demande d’annulation de la procédure et de remise en liberté de Khalifa Sall par un arrêt rendu le 29 juin par la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
Cette juridiction communautaire a considéré que ses droits, notamment à la présomption d’innocence et à un procès équitable, « ont été violés » et jugé « arbitraire » sa détention entre la validation en août 2017 de son élection comme député et la levée de son immunité parlementaire en novembre de la même année.
Présomption d’innocence
Selon la défense, cet arrêt, qui condamne en outre l’Etat sénégalais à des réparations de 35 millions de francs CFA (environ 53 000 euros) devrait s’imposer à la justice sénégalaise et annuler la condamnation.
Le président de la cour d’appel a toutefois déclaré que « les arrêts rendus par la Cour de la Cédéao n’impactent pas les procédures pendantes » devant les juridictions nationales. « La Cour communautaire n’est pas une Cour suprême » habilitée à casser les décisions des juridictions nationales, a-t-il ajouté.

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Avec sept de ses collaborateurs, Khalifa Sall a été condamné en première instance pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la ville de Dakar.
Maire de Dakar depuis 2009, Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle, affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La visite du premier ministre hongrois, Viktor Orban, illustre la proximité qu’entretient Israël avec des membres de l’UE acquis à sa cause, dont certains ont pourtant des symptômes d’antisémitisme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/07/2018
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Comment Nétanyahou soigne les « illibéraux » est-européens

La visite du premier ministre hongrois, Viktor Orban, illustre la proximité qu’entretient Israël avec des membres de l’UE acquis à sa cause, dont certains ont pourtant des symptômes d’antisémitisme.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 12h35
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Dîner avec les Nétanyahou, visite au mémorial de l’Holocauste Yad Vashem et au Mur des lamentations : Viktor Orban tient à ce que son passage à Jérusalem soit réussi et remarqué. Le premier ministre hongrois sera chaleureusement reçu en Israël, au cours de sa visite du 18 au 20 juillet. Il est considéré, en Europe, comme le chef de file de la vague nationaliste dite « illibérale ». Mais il est un interlocuteur apprécié par son hôte et homologue, Benyamin Nétanyahou, qui avait effectué une visite très commentée à Budapest il y a un an.
L’objectif immédiat de ce dernier consiste à convaincre les pays européens du groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) d’organiser leur prochain sommet en Israël. Une telle délocalisation illustrerait le rapprochement entre l’Etat hébreu et ces nations, dont certaines présentent pourtant des symptômes d’antisémitisme.
« Chaque premier ministre israélien essaie d’obtenir des soutiens où il peut, cela ne signifie pas qu’on soutient en retour l’idéologie des dirigeants en place, assure le professeur Shlomo Avineri, ancien directeur général du ministère des affaires étrangères à l’époque de Yitzhak Rabin. Les gouvernements polonais et hongrois ne sont pas antisémites. C’est un fait, il s’agit de régimes néo-autoritaires, mais visiblement cela est accepté au sein même de l’Union européenne. » 
Pour M. Nétanyahou, les intérêts de l’Etat priment
Tolérer des épanchements antisémites chez soi et choyer la relation avec Israël serait-il la nouvelle norme ? Viktor Orban a été précédé le 10 juin à Jérusalem par le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, qui se trouve à la tête d’une coalition avec la formation d’extrême droite Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ). Mais cette alliance n’a pas provoqué de réaction épidermique de la part de l’Etat hébreu. Lors de sa visite, le chancelier Kurz a donné les gages attendus, déclarant : « Je dois admettre qu’il y a eu beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’universitaire Gilles Guiheux offre une brillante synthèse des bouleversements politiques, économiques et sociaux que les maoïstes ont imposés à la Chine.
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Révolutions chinoises

L’universitaire Gilles Guiheux offre une brillante synthèse des bouleversements politiques, économiques et sociaux que les maoïstes ont imposés à la Chine.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h32
    |

            Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

Livre. Par sa sobriété même, le titre de l’ouvrage La République populaire de Chine illustre l’ambition de l’auteur. Offrir une rétrospective globale de cette jeune République qui, à la veille de ses soixante-dix ans, ne cache plus ses ambitions : aborder son centenaire en grimpant sur la première marche du podium mondial.
De fait, cet essai de 460 pages s’adresse moins aux amateurs de lectures de plage qu’aux étudiants en sciences politiques. Deuxième volume d’un vaste projet éditorial – présenter en une douzaine d’ouvrages une « histoire générale » de ce pays continent –, l’essai de Gilles Guiheux, professeur au département des langues et civilisations de l’Asie orientale à l’université Paris-VII, offre une brillante synthèse des bouleversements politiques, économiques et sociaux que les maoïstes ont imposés à la Chine.
Assez classiquement, l’auteur, dont les travaux allient histoire et sociologie, propose d’abord quatre chapitres résumant l’histoire de la République populaire avant d’aborder six thématiques : le système politique, l’économie, les inégalités sociales, l’urbanisation, la démographie et la culture. L’ensemble est précis et documenté et l’on sent que l’auteur a eu à cœur de ne pas offrir une grille de lecture trop orientée de ce pays dont l’évolution suscite d’innombrables débats entre Occidentaux.
Mécanismes économiques et politiques
On est loin du dernier ouvrage du sinologue Jean-Pierre Cabestan, Demain la Chine : démocratie ou dictature ? (Gallimard, 304 pages) dont le titre vaut prise de position. C’est ce qui fait la force de l’ouvrage de Gilles Guiheux mais aussi sa faiblesse.
Certes, l’auteur aborde tous les aspects, y compris les moins reluisants, de la Chine actuelle, mais certains auraient mérité de plus amples développements. Il est significatif que les termes « corruption » et « pollution » n’aient pas droit de cité dans le glossaire qui comporte pourtant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les forces fidèles au président Ortega ont assis mercredi leur contrôle sur la ville de Masaya, bastion de l’opposition violemment repris la veille, s’attirant les condamnations de la communauté internationale.
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Au Nicaragua, le gouvernement attaque les bastions de la contestation

Les forces fidèles au président Ortega ont assis mercredi leur contrôle sur la ville de Masaya, bastion de l’opposition violemment repris la veille, s’attirant les condamnations de la communauté internationale.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 05h19
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 15h16
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

La répression s’accentue au Nicaragua à la veille du 39e anniversaire, jeudi 19 juillet, de la révolution sandiniste. Armés de fusils d’assaut, des policiers et des paramilitaires ont repris, mardi, le contrôle de la ville rebelle de Masaya (ouest), un des principaux bastions du mouvement pacifique de contestation contre le président Daniel Ortega. Ce bras de fer entre le gouvernement et ses opposants a fait près de 300 morts, malgré la levée de boucliers de la communauté internationale.
Des centaines de Nicaraguayens fuyaient, mercredi 18 juillet, Masaya, ville de 100 000 habitants située à 35 km de la capitale, Managua. « Le gouvernement et ses escadrons de la mort pourchassent les protestataires jusque dans les maisons », s’alarme un habitant qui souhaite rester anonyme, joint par téléphone au lendemain d’une opération policière meurtrière. Cette dernière a ciblé le quartier indigène de Monimbo, devenu l’épicentre de la révolte qui exige le départ de M. Ortega depuis trois mois.

Affrontements mortels
Un millier d’hommes cagoulés, armés de kalachnikov et de M-16, ont pénétré, mardi, à Monimbo, tirant sur les opposants qui tentaient de répliquer à coups de mortiers ou de pierres. Selon le Centre nicaraguayen des droits de l’homme (Cenidh), qui a dénoncé « un usage excessif de la force », les affrontements ont fait au moins deux morts, dont un policier, et des dizaines de blessés. « Depuis, toutes les barricades que nous avions dressées ont été retirées et les forces progouvernementales patrouillent », déplore cet habitant apeuré.
La veille, le gouvernement s’est félicité, dans un communiqué, d’avoir « libéré » ce « quartier historique, après avoir été kidnappé par des terroristes financés par la droite putschiste ». Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des policiers et des paramilitaires tirant en l’air et brandissant le drapeau rouge et noir du Front sandiniste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La loi ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux juifs. Elle retire par ailleurs à l’arabe son statut de langue officielle au côté de l’hébreu.
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Israël : la loi sur « l’Etat-nation » adoptée à la Knesset

La loi ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux juifs. Elle retire par ailleurs à l’arabe son statut de langue officielle au côté de l’hébreu.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 04h33
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 05h00
   





                        



   


Les députés israéliens ont approuvé, jeudi 19 juillet, un projet de loi controversé qui ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux juifs. « Israël est l’Etat-nation du peuple juif dans lequel il réalise son droit naturel, culturel, historique et religieux à l’autodétermination », dit le texte, adopté par 62 voix contre 55 et deux abstentions.
Plusieurs députés arabes israéliens ont bruyamment exprimé leur indignation après le vote. « C’est un moment décisif dans les annales du sionisme et de l’histoire de l’Etat d’Israël », s’est en revanche félicité le premier ministre Benyamin Nétanyahou.
La loi, symboliquement promulguée juste après le 70e anniversaire de la naissance de l’Etat d’Israël, retire par ailleurs à l’arabe son statut de langue officielle au côté de l’hébreu, pour le remplacer par un « statut spécial » qui autorise la poursuite de son utilisation dans l’administration.
Les détracteurs du texte jugeaient les premières moutures encore plus discriminatoires à l’égard des Arabes Israéliens, qui représentent 20 % de la population.
Encourager les implantations juives
Plusieurs clauses, contestées notamment par le président et le procureur général, ont été retirées à la dernière minute. L’une proposait d’autoriser la création d’implantations exclusivement juives et une autre recommandait aux tribunaux de s’appuyer sur la loi religieuse en l’absence de jurisprudence.
Reformulée de façon plus vague, la première dit désormais : « L’Etat considère le développement d’implantations juives comme une valeur nationale et fera en sorte de l’encourager et de le promouvoir. » 
« J’annonce avec stupéfaction et tristesse la mort de la démocratie », s’est indigné le député arabe israélien Ahmed Tibi.
« Nous continuerons à garantir le respect des droits civiques dans la démocratie israélienne, mais la majorité a aussi des droits et la majorité décide. Une majorité absolue veut garantir le caractère juif de notre Etat pour les générations à venir », avait récemment justifié le premier ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Ce régime d’exception, qui élargit les pouvoirs du président et des forces de sécurité, avait été initialement mis en place le 20 juillet 2016 pour une durée de trois mois.
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Fin de l’état d’urgence en Turquie

Ce régime d’exception, qui élargit les pouvoirs du président et des forces de sécurité, avait été initialement mis en place le 20 juillet 2016 pour une durée de trois mois.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 00h28
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 06h42
   





                        



   


L’état d’urgence instauré en Turquie après la tentative de putsch du 15 juillet 2016, qui a permis aux autorités de mener de vastes purges, est arrivé à expiration tôt jeudi 19 juillet, a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu.
Ce régime d’exception, qui élargit les pouvoirs du président et des forces de sécurité, avait été initialement mis en place pour une durée de trois mois ; il avait été sans cesse prolongé depuis. La septième et ultime extension de trois mois, qui avait débuté le 19 avril, a expiré jeudi à 1 heure (mercredi 22 h 00 GMT). Ankara avait récemment annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvelle prolongation.
Traquer putschistes et prokurdes
Sous l’état d’urgence, les autorités turques ont traqué de façon implacable les putschistes présumés et les personnes perçues comme leurs sympathisants, mais elles ont aussi visé des opposants prokurdes, des journalistes critiques et des ONG.
Selon le gouvernement, l’état d’urgence était nécessaire pour permettre aux forces de sécurité de lutter efficacement contre toute menace dans la foulée de la tentative de coup d’Etat de juillet 2016. Cependant, des organisations de défense des droits de l’homme et des responsables occidentaux accusent le président, Recep Tayyip Erdogan, d’en avoir tiré profit pour réduire au silence toute voix critique dans le pays.
L’état d’urgence reste notamment associé en Turquie aux purges rythmées par des décrets-lois souvent publiés la nuit annonçant le limogeage ou la suspension de milliers, voire de dizaines de milliers de fonctionnaires à la fois.
Pouvoirs élargis
Sa levée survient moins d’un mois après la victoire de M. Erdogan à des élections cruciales qui lui ont apporté de nouveaux pouvoirs, comme la possibilité d’émettre dans de nombreux domaines des décrets à valeur de loi, comme sous l’état d’urgence. L’annonce de la fin de l’état d’urgence n’a d’ailleurs pas rassuré l’opposition, qui accuse le gouvernement de vouloir prolonger ses effets à travers un projet de loi « antiterroriste » présenté cette semaine au Parlement.
Ce texte, consulté par l’Agence France-presse (AFP), contient plusieurs mesures inspirées de l’état d’urgence, comme la possibilité pour les autorités de continuer de limoger les fonctionnaires liés à des « groupes terroristes » pendant encore trois ans. Une autre mesure, très critiquée, vise à élargir les pouvoirs des gouverneurs des provinces, qui pourraient restreindre les déplacements de certains individus ou interdire l’accès à certaines zones.
Ankara affirme que de telles mesures sont nécessaires pour ne pas affaiblir la lutte contre le « terrorisme » après la levée de l’état d’urgence. Le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a par ailleurs récemment indiqué qu’il pourrait être rétabli en cas de « situation vraiment exceptionnelle ».



                            


                        

                        

