<FILE-date="2018/07/19/18">

<article-nb="2018/07/19/18-1">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La majorité avait du mal à cacher sa fébrilité, jeudi à l’Assemblée nationale, après les révélations sur Alexandre Benalla, le chargé de mission à l’Elysée, proche du chef de l’Etat Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Les députés macronistes « abasourdis » par l’affaire Benalla

La majorité avait du mal à cacher sa fébrilité, jeudi à l’Assemblée nationale, après les révélations sur Alexandre Benalla, le chargé de mission à l’Elysée, proche du chef de l’Etat Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h36
    |

            Manon Rescan








                        



   


« Je sens un silence pesant. » Parole de député La République en marche jeudi 19 juillet au matin, au lendemain des révélations du Monde dans l’affaire Alexandre Benalla, ce chargé de mission à l’Elysée, équipé d’un casque de police et filmé en train de frapper un manifestant à terre lors de la manifestation du 1er mai. En cette journée de crise politique comme jamais le pouvoir n’en a connue depuis le début du quinquennat, les élus de la majorité se partagent en trois groupes à l’Assemblée nationale : ceux qui acceptent de parler, ceux qui parlent sous couvert d’anonymat et ceux qui préfèrent se taire.

        Lire aussi :
         

                « Le Monde » identifie, sur une vidéo, un collaborateur de Macron frappant un manifestant, le 1er mai, à Paris



Les têtes d’affiche de la majorité sont de la dernière catégorie. Vers midi, Gabriel Attal, porte-parole du parti, passe dans une galerie non-accessible aux journalistes, jette un œil vers la salle des Quatre-Colonnes où les interviews sont autorisées. Le jeune député des Hauts-de-Seine, qui fait partie du premier cercle des élus autour du chef de l’Etat, jette un œil, répond d’un large sourire à ceux qui l’interpellent et fait « non non » du doigt. Il ne s’exprimera pas.
Malaise profond
A La République en marche (LRM), mot d’ordre a été donné de ne pas répondre aux sollicitations médiatiques sur l’affaire Benalla. « Je n’ai pas de commentaires à faire, l’Elysée a déjà réagi », a déclaré en début d’après-midi Aurore Bergé, porte-parole du groupe LRM à l’Assemblée, fendant un groupe de journalistes. Richard Ferrand, le président du groupe, s’est exprimé dans la matinée sur LCI, jugeant le comportement « manifestement inapproprié » de M. Benalla. « Laissez les choses être mises au clair et les autorités prendront leur décision », a ajouté le député du Finistère, estimant que « c’est un problème qu’il revient à l’Elysée de régler ».
Au-delà des éléments de langage et des discours de communication officiel, le malaise est en réalité très profond dans la majorité. « On est abasourdi », glisse une élue francilienne. « C’est une cata, le genre de couacs dont on se serait passé », confie une autre députée. « On préfère toujours se passer de ce genre d’histoires… », grimace un cadre de la majorité. Peu acceptent de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, en des mots parfois crus : « ça prend combien de temps de mettre un poing dans la gueule ? Une seconde et demi ? Pour le virer c’est pareil », lâche l’un d’eux, lapidaire, en référence au geste d’Alexandre Benalla le 1er mai.

        Lire aussi :
         

                Violences du 1er-Mai : l’exécutif rejette toute défaillance



Dans des mots plus polis, Laurent Saint-Martin a été le premier à dénoncer publiquement les faits. « Après un tel comportement, à mon avis, on ne peut plus travailler auprès du président de la République », a déclaré le député du Val-de-Marne sur Cnews dès jeudi matin. « Il n’a pas sa place à l’Elysée par définition », abonde son collègue Florent Boudié estimant qu’« une décision définitive doit rapidement être prise, une solution intermédiaire n’est pas satisfaisante ». Pas question pour ces députés de se contenter de la simple mise à pied de deux semaines de M. Benalla, décidée par l’Elysée du 4 au 19 mai. « Cette personne ne peut pas avoir de relations de travail au plus haut niveau de l’Etat. On est censés incarner l’exemplarité. Cela doit provoquer une réaction sans ambiguïté », estime Joachim Son-Forget, député des Français de l’étranger.
Signe de la tension générale, la confusion a même régné durant la journée parmi le groupe LRM, plusieurs élus pensant que M. Benalla avait déjà été démis de ses fonctions à l’Elysée, en le confondant avec Vincent Crase, ce gendarme réserviste lui aussi visible à ses côtés sur la vidéo du 1er mai. Jeudi matin, le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, avait déclaré que M. Crase avait été par le passé « très ponctuellement mobilisé » par le commandement militaire de la présidence de la République, mais qu’il avait été mis fin à ses fonctions après les incidents de la place Contrescarpe.
« Que le Parlement soit le dernier informé est quand même paradoxal », explique face caméras le député de la Manche Alain Tourret. « Le ministre de l’intérieur serait le bienvenu de venir s’expliquer sur les faits qui sont énoncés dans la presse », poursuit-il. Une demande formulée également par l’opposition jeudi après-midi au cours d’une séance chaotique dans l’Hémicycle, énième rebondissement d’une journée au cours de laquelle la majorité n’a jamais paru aussi fébrile.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-2">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les enquêteurs ont découvert que la plaignante se trouvait au mariage de son frère cadet le soir où elle assure avoir été violée par l’islamologue.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Affaire Tariq Ramadan : la version d’Henda Ayari remise en cause par les enquêteurs

Les enquêteurs ont découvert que la plaignante se trouvait au mariage de son frère cadet le soir où elle assure avoir été violée par l’islamologue.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h24
   





                        


En octobre 2017, elle avait été la première à déposer plainte pour viol contre Tariq Ramadan. Entendue par la police judiciaire de Rouen, Henda Ayari, 41 ans, avait alors expliqué avoir été battue et violée par l’islamologue suisse dans une chambre d’hôtel parisien au printemps 2012.
Selon des informations du Point publiées jeudi 19 juillet et dont Le Monde a eu confirmation, les magistrats disposent désormais de « plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs venant contredire les déclarations d’Henda Ayari sur le jour précis où elle assure avoir été violée ». Ce jeudi en fin de matinée, Henda Ayari et Tariq Ramadan ont été confrontés pour la première fois, pendant environ deux heures, dans le cabinet des trois juges d’instruction parisiens chargés de l’affaire.
Après avoir d’abord situé les faits entre la fin de mars et le début d’avril 2012, l’ancienne salafiste devenue militante féministe était revenue sur ses déclarations, assurant en fait avoir été violée le 26 mai 2012, dans une chambre de l’hôtel Crowne Plaza, place de la République, à Paris. Pour étayer ses déclarations, celle qui est domiciliée à Rouen a remis aux juges, lors d’une audition, le 24 mai 2018, un agenda de 2012 dans lequel elle avait noté, à la page du 26 mai, les horaires de départ et d’arrivée de son train Paris-Rouen (20 h 8 – 21 h 40), ainsi que le nom de l’hôtel, que lui aurait à l’époque indiqué Tariq Ramadan.

        Lire aussi :
         

                Henda Ayari : « Chaque femme doit trouver le courage de prendre la parole comme j’ai osé le faire »



Deux clichés photographiques
Or, les enquêteurs ont découvert que le 26 mai 2012 correspondait à la date du mariage de son demi-frère. Interrogé le 9 juillet, celui-ci a assuré aux policiers qu’Henda Ayari était présente à la cérémonie. Après avoir visionné des clichés et revu le DVD de son mariage, il ajoutait que sa demi-sœur était présente de 20 heures à 3 heures du matin environ. Après les déclarations du demi-frère de Mme Ayari, qui qualifie par ailleurs sa sœur de « manipulatrice » et de « mythomane ». Le lendemain de son audition, le demi-frère a remis aux policiers deux photos où il apparaît avec sa femme et Henda Ayari.
Autant d’éléments qui mettent en doute la version de la première plaignante. Elle avait assuré avoir pris contact avec M. Ramadan sur Facebook, afin de lui demander des conseils d’ordre religieux. Selon son témoignage, elle l’avait retrouvé dans un hôtel. Une fois dans la chambre, il aurait « sauté » sur elle, l’aurait giflée et violée, avant de lui proposer de l’argent pour prendre un taxi.
« C’est une confrontation qui a principalement consisté à confronter Mme Ayari non pas à celui qu’elle accuse, mais à ses propres contradictions, a estimé Me Emmanuel Marsigny, contacté par Le Monde. Aujourd’hui, on n’a plus ni date ni lieu [du viol]. Et les deux tentatives qu’elle a faites ont été balayées, dont la dernière d’une manière extrêmement violente. »
L’avocat de la plaignante, Me Francis Szpiner, rappelle que, « depuis le début de l’affaire, Henda Ayari est incapable de se souvenir de la date du viol ». Il évoque le « syndrome du bon élève (…) qui veut aider la justice, veut bien faire et reconstitue quand elle ne sait pas ». Mais il souligne aussi que l’enquête des policiers a permis de révéler que M. Ramadan avait bien réservé une chambre à l’hôtel Crowne Plaza, pour le 26 mai 2012, avant d’annuler la réservation trois semaines avant. Ce qui pourrait expliquer les notes de Mme Ayari dans son agenda.

        Lire aussi :
         

                Ce que Tariq Ramadan a dit devant les juges



Après la plainte de Mme Ayari, deux autres plaintes pour viol avaient été déposées par deux autres femmes. Mis en examen le 2 février pour des faits de « viol sur personne vulnérable » et « viol », avant d’être placé en détention provisoire, Tariq Ramadan a toujours réfuté un quelconque viol. En revanche, il a reconnu avoir eu plusieurs relations extraconjugales, notamment avec la troisième plaignante. Mais il a en revanche toujours nié le moindre rapport sexuel avec les deux premières plaignantes, dont Henda Ayari.

        Lire aussi :
         

                Accusations de viols et d’agressions sexuelles : les multiples « affaires Tariq Ramadan »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-3">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le Gallois porteur du maillot jaune a remporté la douzième étape du Tour de France à l’Alpe-d’Huez. Le Britannique Chris Froome a pris la quatrième place.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Tour de France : le maillot jaune Geraint Thomas s’impose à l’Alpe-d’Huez

Le Gallois porteur du maillot jaune a remporté la douzième étape du Tour de France à l’Alpe-d’Huez.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h33
   





                        


La douzième étape à l’Alpe-d’Huez s’est jouée au sprint entre les favoris. La victoire est revenue, jeudi 19 juillet, au porteur du maillot jaune du Tour de France, le Gallois Geraint Thomas (Sky).
Pour la deuxième fois en deux jours, Thomas s’est adjugé le gain de l’étape après son succès de La Rosière. Sur la ligne, Thomas a précédé le Néerlandais Tom Dumoulin, deuxième la veille, et le Français Romain Bardet.
Le quadruple vainqueur du Tour, le Britannique Chris Froome, a pris la quatrième place, à quelques secondes. Pour sa part, le Colombien Nairo Quintana a été distancé dans les 7 derniers kilomètres et a lâché une cinquantaine de secondes.

        Lire aussi :
         

                Tour de France : Geraint Thomas remporte la 12e étape et conserve le maillot jaune



Au classement, Thomas précède désormais Froome de 1 min 39 s, à la sortie des Alpes. « Je l’ai dit hier [mercredi], “Froomey” reste le leader », a toutefois déclaré Thomas, qui s’est comporté en lieutenant dans la montée de l’Alpe-d’Huez.
Le Gallois, 32 ans, est le premier Britannique vainqueur à l’Alpe-d’Huez. Il est aussi le premier maillot jaune à s’imposer depuis Lance Armstrong en 2004, avant que l’Américain soit déchu de ses titres pour dopage.
Les démarrages successifs entre les prétendants au podium ont condamné la longue échappée du Néerlandais Steven Kruijswijk, parti de loin dès la Croix-de-Fer, la deuxième des trois grandes ascensions du jour.
Kruijswijk s’est intégré dans une échappée formée sur les premières pentes de la Madeleine, le premier grand col. Il a distancé ses derniers compagnons à mi-pente de la Croix-de-Fer, à 68 kilomètres de l’arrivée.
Au sommet, le Néerlandais a basculé avec plus de six minutes d’avance sur le groupe des favoris mené le plus souvent par l’équipe de Froome et de Thomas, relayés partiellement par les hommes de Bardet et de Quintana.
Froome a essuyé des sifflets
Au seuil des quatre derniers kilomètres, l’Italien Vincenzo Nibali a été jeté à terre dans la confusion, apparemment provoquée par des motos et le public. Le Sicilien a pu toutefois remonter sur le vélo et a franchi la ligne avec une poignée de secondes de retard sur le groupe de tête, qui a joué au chat et à la souris dans les derniers kilomètres.
Dans la montée, Froome a essuyé une nouvelle fois des sifflets. Selon les images de télévision, un spectateur a même essayé de s’en prendre à lui, la main levée. Des huées ont également accueilli Thomas lors de la cérémonie protocolaire sur le podium.

        Lire aussi :
         

                Tour de France : chez Sky, c’est maintenant qu’il faut trahir



Cette troisième étape alpestre, longue de 175,5 kilomètres, a provoqué une hécatombe dans les rangs des sprinteurs. Le Néerlandais Dylan Groenewegen et le Colombien Fernando Gavraria, tous deux vainqueurs de deux étapes depuis le départ, ont abandonné, tout comme l’Allemand André Greipel.
Avant le départ de Bourg-Saint-Maurice, le Colombien Rigoberto Uran, deuxième du Tour 2017, avait lui aussi renoncé. D’autres abandons ont également été enregistrés, notamment celui du Français Tony Gallopin, qui laisse l’équipe de Bardet réduite à cinq coureurs.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-4">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques, l’audiovisuel public devra faire des économies de 190 millions d’euros à l’horizon 2022.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

La chaîne France Ô supprimée d’ici à 2020

Dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques, l’audiovisuel public devra faire des économies de 190 millions d’euros à l’horizon 2022.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 18h08
   





                        



   


France Ô sera supprimée d’ici à 2020, a annoncé jeudi 19 juillet le gouvernement, chiffrant également à 190 millions d’euros les économies imposées à l’audiovisuel public d’ici à 2022.
Cette suppression de le chaîne de la TNT, qui s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public, se fera au profit d’un renforcement des médias publics ultramarins (le réseau Outre-mer 1ère) et d’un « portail numérique enrichi », explique un communiqué du premier ministre, Edouard Philippe.
Le gouvernement assure par ailleurs qu’elle s’accompagnera d’« une amélioration très significative de la visibilité des outre-mer dans les programmes à forte audience des chaînes de France Télévisions ». 

        Lire aussi :
         

                Audiovisuel public : le récit d’une réforme délicate



Le premier ministre a justifié son choix dans son communiqué :
« La représentation des territoires et des habitants ultramarins doit trouver sa juste place au sein de l’audiovisuel public, non pas à la périphérie – comme c’est le cas aujourd’hui à travers la chaîne France Ô dont l’audience reste encore trop confidentielle, mais par une intégration au sein de la programmation de l’ensemble des autres chaînes de France Télévisions. »
« Cette juste représentation doit passer par des engagements de programmation chiffrés et mesurables, qui seront présentés par France Télévisions et intégrés dans son cahier des charges et dans sa feuille de route stratégique dès 2018 », poursuit le texte, qui reprend les recommandations d’un rapport d’étape remis la veille aux patrons du secteur. En outre, le budget de France Télévisions consacré à la coproduction de programmes ultramarins (10 millions d’euros) sera préservé.
Vaste plan de réduction des dépenses publiques
Le gouvernement a par ailleurs fixé à 190 millions d’euros le montant total des économies que l’audiovisuel public devra réaliser dans le cadre du vaste plan de réduction des dépenses publiques à l’horizon 2022.
Ces économies se répartiront à hauteur de 160 millions pour France Télévisions et 20 millions pour Radio France. Les 10 millions restants seront à la charge des autres groupes du service public audiovisuel, à savoir Arte, l’Institut national de l’audiovisuel (INA), TV5 Monde et enfin France Médias Monde (maison mère de France 24 et RFI).

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Macron tire à boulets rouges sur l’audiovisuel public



Pour 2019, l’effort à réaliser sera de 35 millions, dont 25 millions d’euros à la charge de France Télévisions, a précisé le ministère de la culture.
Parallèlement, l’audiovisuel public devra investir 150 millions d’euros supplémentaires dans le numérique d’ici à 2022 grâce à des redéploiements, a confirmé le gouvernement, comme l’avait annoncé au début de juin la ministre de la culture, Françoise Nyssen.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-5">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les informations concernant les émissions produites lors de la combustion ne figurent plus sur les paquets. Des fumeurs dénoncent un manque de transparence.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Tabac : pourquoi les taux de nicotine, goudron et monoxyde de carbone ont disparu des paquets

Les informations concernant les émissions produites lors de la combustion ne figurent plus sur les paquets. Des fumeurs dénoncent un manque de transparence.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 18h23
    |

            Faustine Vincent








                        



                                


                            
La mesure est passée en toute discrétion, éclipsée par l’arrivée du paquet neutre. Depuis le 20 mai 2016, les taux de nicotine, de goudron et de monoxyde de carbone ne figurent plus sur les paquets. Ces informations sur les émissions produites lors de la combustion des cigarettes ont été remplacées par un avertissement générique en gras : « La fumée du tabac contient plus de 70 substances cancérigènes ». Concomitant de l’instauration en France du paquet neutre, ce retrait relève d’un autre dispositif législatif, en l’occurrence la transposition d’une directive européenne de 2014, qui vise à « améliorer le fonctionnement du marché intérieur européen pour le tabac et ses produits dérivés, tout en assurant un haut niveau de protection de la santé des Européens ».
De nombreux fumeurs ne se sont même pas aperçus de cette disparition. D’autres s’en sont émus. Jérôme Duffieux, directeur général de Traditab, une petite entreprise française qui produit la marque 1637, a ainsi été assailli de coups de fil de consommateurs fâchés et suspicieux. « Plus d’une centaine d’entre eux nous ont demandé : “Pourquoi vous ne mettez plus ces informations ?” “Vous nous mentez ?” La plupart des fabricants de tabac ont connu ce phénomène », témoigne-t-il.

Sur un forum de fumeurs, l’un d’eux s’étonne : « Alors que tous les ingrédients doivent figurer en matière d’alimentation, la disparition des composants des cigarettes est inadmissible et dangereuse, puisqu’on ne peut même plus essayer de limiter les dégâts en fumant celles qui ont le moins de goudron, substance la plus nocive. »
Des indications jusqu’alors imprécises
Informer moins pour protéger mieux : l’équation peut surprendre. La directive européenne, qui s’appuie sur des études scientifiques, estime toutefois que l’affichage des taux de goudron, nicotine et monoxyde de carbone était « trompeur », puisque « les fumeurs étaient ainsi amenés...




                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-6">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Il y a une semaine, la justice allemande a dit n’autoriser l’extradition de l’ex-président catalan que pour le chef de malversation et non pour rébellion. La justice espagnole refuse de demander l’extradition pour le seul chef de malversation.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La justice espagnole retire les mandats d’arrêt visant Puigdemont et cinq dirigeants catalans

Il y a une semaine, la justice allemande a dit n’autoriser l’extradition de l’ex-président catalan que pour le chef de malversation et non pour rébellion. La justice espagnole refuse de demander l’extradition pour le seul chef de malversation.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 14h20
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 16h49
   





                        


Le juge espagnol chargé de l’enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017 a annoncé, jeudi 19 juillet, qu’il retirait les mandats d’arrêt internationaux visant le président catalan destitué, Carles Puigdemont, et cinq autres dirigeants indépendantistes ayant fui à l’étranger.
L’ex-président catalan a aussitôt estimé que cette décision faisait la « démonstration de l’immense faiblesse » du dossier. Dans un tweet, M. Puigdemont a par ailleurs appelé la justice espagnole à « suspendre la détention provisoire » des neuf autres dirigeants indépendantistes incarcérés en Espagne pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre, afin de montrer qu’elle « commence à agir comme la justice européenne ».
Suites de la décision allemande
Ce retrait survient après la décision, il y a une semaine, de la justice allemande de n’autoriser l’extradition de M. Puigdemont vers l’Espagne que pour le chef d’inculpation de malversation et non pour rébellion, un délit passible de vingt-cinq ans de réclusion.
« L’extradition pour l’accusation de détournement de fonds publics est recevable, une extradition pour l’accusation de rébellion n’est pas recevable », avait déclaré le tribunal régional supérieur de Schleswig-Holstein.
Dans son arrêt rendu jeudi, le juge Pablo Llarena écrit aussi refuser l’extradition de l’ex-président catalan pour ce seul chef de malversation. Le gouvernement espagnol veut que l’ancien président de la Généralité soit jugé en Espagne pour son rôle dans la tentative de sécession.
M. Puigdemont, après avoir proclamé l’indépendance de la Catalogne, s’était réfugié à Bruxelles. Il a été arrêté en mars au Schleswig-Holstein, dans le nord de l’Allemagne, alors qu’il revenait d’une réunion au Danemark, puis remis en liberté moyennant une caution de 75 000 euros.

        Lire aussi :
         

                Pedro Sanchez et Quim Torra mettent en scène le dégel lors d’une rencontre à Madrid






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-7">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ 1918 Le dernier jour 3/6. Il est 6 heures du matin. Georges Clemenceau pleure en silence dans les bras de son conseiller militaire, Henri Mordacq. L’armistice est signé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/07/19/18-8">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’extrême droite est souvent accusée d’agiter le sujet des souffrances animales pour cacher des motifs antisémites ou islamophobes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

En Autriche, bientôt des listes de juifs pour limiter l’abattage rituel des animaux ?

L’extrême droite est souvent accusée d’agiter le sujet des souffrances animales pour cacher des motifs antisémites ou islamophobes.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 15h37
    |

            Jean-Baptiste Chastand








                        



   


Le gouvernement régional de Basse-Autriche s’apprête-t-il à faire des listes de juifs ? Une polémique autour de l’égorgement halal et casher a pris, mercredi 18 juillet, une ampleur qui en dit long sur l’atmosphère politique empoisonnée en Autriche depuis le retour de l’extrême droite au pouvoir en décembre 2017, en coalition avec les conservateurs. Tout est parti de la volonté d’un ministre issu du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite) du Land de Basse-Autriche, une région qui encercle Vienne, de limiter considérablement les méthodes d’abattage religieuses.
Chargé du bien-être animal dans le gouvernement de coalition local dominé par les conservateurs, Gottfried Waldhäusl n’a jamais caché son hostilité à l’égorgement d’animaux non étourdis prescrit par les religions juive et musulmane. Le FPÖ est régulièrement accusé d’agiter le sujet des souffrances animales pour cacher des motifs plus bassement antisémites ou islamophobes. Mais à défaut de pouvoir l’interdire totalement – une compétence nationale –, M. Waldhäusl a expliqué au quotidien Wiener Zeitung qu’il souhaitait limiter la pratique au maximum en « liant la fourniture de viande à la résidence effective » dans la région. « Il n’est pas acceptable que des Viennois viennent faire égorger des milliers d’animaux en Basse-Autriche », a-t-il justifié.
« Les chapitres les plus sombres »
Cette proposition a immédiatement déclenché les protestations du Consistoire juif de Vienne. Pour son président, Oskar Deutsch, elle impliquerait en effet la création de liste nominative de coreligionnaires. « Or, cela rappelle presque l’époque nazie », a-t-il dénoncé. Alors que les sujets migratoires, historiques et religieux sont sensibles depuis le retour au pouvoir du FPÖ, la polémique a immédiatement pris une ampleur nationale. « Cet enregistrement rappelle les chapitres les plus sombres de notre histoire », a ainsi fustigé le leader des sociaux-démocrates autrichiens, Christian Kern, en demandant la démission du ministre.
Visiblement gênés, les conservateurs, partenaires majoritaires du FPÖ au niveau national et en Basse-Autriche, ont écarté toute constitution de liste de juifs. « Nous allons trouver une solution pour dissiper les inquiétudes du président du Consistoire », a ainsi promis un représentant local de la formation du chancelier Sebastian Kurz.
Mercredi, les sites autrichiens notaient d’ailleurs avec ironie que c’est le prédécesseur social-démocrate de M. Waldhäusl qui avait autorisé les premières restrictions en septembre 2017, en demandant notamment aux autorités locales de vérifier scrupuleusement que les abattoirs pratiquant l’égorgement ne le fassent que pour des raisons strictement religieuses.

        Lire aussi :
         

                Comment Nétanyahou soigne les « illibéraux » est-européens






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-9">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Editorial. « Le Monde », aux côtés d’une vingtaine de médias, a enquêté sur 10 000 revues dites « prédatrices » qui contribuent à tromper les administrations et le public.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Fausse science : il faut une prise de conscience mondiale

Editorial. « Le Monde », aux côtés d’une vingtaine de médias, a enquêté sur 10 000 revues dites « prédatrices » qui contribuent à tromper les administrations et le public.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 15h14
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est un mal discret qui ronge silencieusement la science, et qui s’étend avec une inquiétante célérité. Depuis un peu moins d’une décennie, des sociétés peu scrupuleuses créent à foison de fausses revues scientifiques qui acceptent de publier, moyennant finances, des travaux parfois fragiles, voire carrément frauduleux ou fantaisistes.
Aux côtés d’une vingtaine de médias écrits et audiovisuels internationaux, qui se sont coordonnés pour publier simultanément le résultat de leurs travaux, Le Monde a enquêté sur cette science contrefaite.
Celle-ci est en pleine expansion : environ 10 000 revues dites « prédatrices » contribuent à construire une science « parallèle », susceptible de tromper les administrations publiques, les entreprises, et même parfois les institutions scientifiques elles-mêmes.
Un combat légitime
Ces revues douteuses relaient parfois, en leur donnant le lustre de la scientificité, des « travaux » climatosceptiques, antivaccins, ou encore de fausses études cliniques vantant les mérites de faux médicaments. Selon des estimations récentes, cette production représente jusqu’à 2 % à 3 % de l’index de certaines grandes bases de données de la littérature savante. C’est six fois plus qu’il y a cinq ans.

        Lire aussi :
         

                Alerte mondiale à la fausse science



Deux grands phénomènes ont nourri cette envolée. D’une part, la lutte contre le monopole des grands éditeurs scientifiques (Elsevier, Springer, etc.) et pour un accès libre aux résultats de la recherche. Porté par la communauté scientifique depuis presque deux décennies, ce combat légitime est passé par la création de nouvelles revues scientifiques, souvent de qualité, qui reposent sur le principe du « publieur-payeur » : c’est l’institution des chercheurs, qui soumettent leur travail pour être publiés, qui paie à la revue des frais de publication. En ­contrepartie, celle-ci s’engage à ne pas faire payer l’accès aux travaux publiés.
Ce modèle prend tout son sens lorsqu’on sait que les revues scientifiques « classiques » commercialisent à des tarifs prohibitifs les articles qu’elles publient, prospérant ainsi sur le commerce de connaissances souvent produites grâce à la recherche publique, et ralentissant ainsi la libre circulation du savoir.
Publier, toujours plus, toujours plus vite
Les éditeurs « prédateurs » ont détourné ce principe du publieur-payeur en faisant paraître complaisamment des articles qui ne sont pas préalablement expertisés (au terme de la sacro-sainte « revue par les pairs », ou peer review) tout en touchant toujours de juteux « frais de publication ».
D’autre part, les revues prédatrices prospèrent aussi grâce aux nouvelles formes d’évaluation de l’activité scientifique. Le travail des chercheurs est, de plus en plus, jugé en fonction de critères quantitatifs, et non qualitatifs. Il faut publier, toujours plus, toujours plus vite, et donc de plus en plus mal.
Cette tendance est un pousse-au-crime – en particulier dans certains pays du Sud, où des primes à la publication ont parfois été instaurées pour le personnel académique. Soumettre son travail à une revue prédatrice garantit presque toujours une publication très rapide.
Face à ce fléau, les communautés scientifiques et les gouvernements s’organisent. En France, qui n’est pas le pays le plus touché, le ministère de la recherche prend la question au sérieux et promeut des « listes blanches » de revues à privilégier. Il faut maintenant infléchir les politiques d’évaluation de la recherche vers moins de quantitatif et plus de qualitatif. Seule une prise conscience mondiale pourra rendre son intégrité à la science.

        Lire aussi :
         

                Le business juteux des simili-conférences scientifiques






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-10">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’audience se tiendra la semaine prochaine au tribunal de commerce spécialisé d’Evry. La filiale française du groupe américain possède 53 magasins.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Toys’R’Us France demande son placement en redressement judiciaire

L’audience se tiendra la semaine prochaine au tribunal de commerce spécialisé d’Evry. La filiale française du groupe américain possède 53 magasins.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 17h03
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 17h25
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Mauvaise nouvelle pour le secteur de la distribution de jouets. La filiale française du géant américain Toys’R’Us, qui avait annoncé le 15 mars la mise en liquidation de ses activités américaines, va se placer en redressement judiciaire. Son directeur général, Jean Charretteur, a annoncé, mercredi 18 juillet, aux représentants du personnel qu’il avait déposé auprès du tribunal de commerce spécialisé d’Evry une demande pour placer la société en redressement judiciaire. L’audience se tiendra la semaine prochaine.

        Lire aussi :
         

                La filiale française de Toys’R’Us bataille pour survivre



« Cela va nous permettre de continuer l’activité dans un contexte plus sécurisé et de finaliser les discussions en cours avec les investisseurs potentiels et les prêteurs américains. L’idée est de protéger la société », explique Jean Charretteur.
L’un des repreneurs potentiels est Pierre Mestre, l’actionnaire majoritaire du groupe Orchestra qui distribue habillement pour enfants et puériculture avec son enseigne Prémaman au travers de près de 300 magasins en France. Il serait accompagné d’autres investisseurs. Certes, le groupe Orchestra n’est pas au meilleur de sa forme. Il vient d’échapper de peu à la cessation de paiements, grâce à une conciliation pour repousser de deux ans le remboursement de sa dette bancaire et l’entrée à son capital d’un fonds d’investissement.
Elargir sa clientèle
Leur projet prévoit un certain nombre de synergies, notamment au niveau des accords de franchise, mais aussi commerciales. Cela permettrait au distributeur de jouets d’élargir sa clientèle sur un segment où elle est moins forte : les bébés de moins de un an. Ceci en intégrant l’offre à destination des futures mamans du distributeur textile dans ses magasins, mais également en utilisant des espaces dans ses magasins de grande taille pour y loger des attractions pour faire venir les enfants et leurs parents (trampoline, ateliers…).
Des discussions financières sont également menées avec un groupe de créanciers américains détenteurs des droits de propriété intellectuelle de Toys’R’Us, afin que l’entité française puisse conserver son nom.

        Lire aussi :
         

                Pour les fabricants de jouets, se faire distribuer est un casse-tête



Le placement en redressement judiciaire est un bol d’air pour l’entité française de Toys’R’Us, à la tête de 53 magasins, puisque la procédure gèlera ses dettes. Mais elle reste une très mauvaise nouvelle pour les fabricants de jouets. Ceux-ci ont déjà du mal à se remettre du placement en redressement judiciaire, le 13 mars, de l’enseigne La Grande Récré, où certains ont laissé des ardoises atteignant plusieurs millions d’euros.
Depuis la mise en liquidation du groupe Toys’R’Us aux Etats-Unis, l’ensemble de ses activités internationales ont connu des sorts plus ou moins funestes. Les branches américaines, britanniques et australiennes ont mis la clé sous la porte. En Allemagne, Autriche et Suisse, 93 points de vente ont été rachetés, le 21 avril, pour un montant non dévoilé, par la chaîne de magasins de jouets irlandaise Smyths Toys, à la tête de 110 magasins en Irlande et en Grande-Bretagne. L’entité canadienne a été sauvée et, en Asie, des discussions sont toujours en cours.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-11">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ D’après la ministre de l’enseignement supérieur, la part des bacheliers pros ayant obtenu une réponse positive en BTS a fortement augmenté.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Parcoursup : les bacheliers professionnels obtiennent-ils satisfaction ?

D’après la ministre de l’enseignement supérieur, la part des bacheliers pros ayant obtenu une réponse positive en BTS a fortement augmenté.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 16h35
    |

            Camille Stromboni et 
                                Audrey Paillasse








                        



   


Quel sort a été réservé aux bacheliers professionnels à l’entrée de l’enseignement supérieur sur Parcoursup ? La question est sensible, alors que l’attente se prolonge pour plusieurs milliers de candidats, sur la nouvelle plate-forme d’admission à l’enseignement supérieur, accusée par ses détracteurs d’être source de discriminations. Assez pour que la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, soit interrogée sur la situation de ce public moins favorisé socialement, à l’Assemblée nationale, mardi 17 juillet.
Selon la ministre, les premiers indicateurs sont favorables : parmi les 103 000 lycéens inscrits sur Parcoursup qui ont obtenu un bac pro cette année, 63,2 % ont obtenu une réponse positive en BTS, contre 46 % l’an dernier, a-t-elle annoncé. Elle y voit un signe du succès de sa politique des quotas de bacheliers pros en BTS.
Pour la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), une organisation étudiante, ce sont cependant les bacheliers professionnels et technologiques qui se retrouvent aujourd’hui le « plus en difficulté » sur Parcoursup, après avoir reçu des refus des filières sélectives (BTS, DUT), a estimé son président, Jimmy Losfeld, mercredi 18 juillet sur Franceinfo, au vu des retours de candidats malheureux reçus sur la plate-forme SOS-Parcoursup, montée par la FAGE.

        Lire aussi :
         

                L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants



Un brin d’amertume
Satisfaits, en attente, recalés… les bacheliers pros rencontrent toute la palette de situations des candidats à l’enseignement supérieur. Avec une différence néanmoins : ils s’y sentaient moins attendus que d’autres. « On m’a dit que c’était impossible, que les portes étaient fermées pour les bacs pros, particulièrement en DUT », témoigne ainsi Allan, 19 ans, élève au lycée polyvalent Etienne-Œhmichen (Châlons-en-Champagne), désormais titulaire d’un bac pro en logistique. C’est donc une petite « fierté personnelle » d’avoir décroché une place en DUT, avant de choisir finalement de rejoindre un BTS en transport logistique.
Un destin qu’aurait aimé avoir Mélissa, 18 ans, du lycée agricole d’Ahun (Creuse), recalée des BTS en économie sociale et familiale qu’elle demandait à Limoges et Ussel. « On est nombreuses dans ma classe à y avoir été refusées alors qu’on nous avait dit qu’on avait nos chances… on sait que les élèves de filières générales ont été privilégiés », lâche-t-elle, avec un brin d’amertume envers ses enseignants. La jeune fille envisage finalement de travailler comme agente de service hospitalier, avant de tenter de rejoindre des études en soins infirmiers.

        Lire aussi :
         

                Parcoursup : une année-test pour les universités



« En queue de peloton »
La demande en BTS a explosé cette année sur Parcoursup, avec + 27 % de vœux de la part des élèves de voie professionnelle, mais aussi chez les lycéens généraux (+ 47 %). Difficile de savoir si les 2 000 places supplémentaires annoncées par le gouvernement et les 1 700 places en parcours « Passerelle » en BTS (année de mise à niveau) permettront de répondre à la demande. Ce dernier s’est engagé à ouvrir toutes les places nécessaires dans l’enseignement supérieur, mais certains universitaires s’inquiètent déjà de voir les bacheliers professionnels atterrir par défaut à la fac, en fin de procédure, comme les années précédentes, alors que leurs taux de réussite y sont extrêmement faibles (moins de 5 %).
Le message de mise en garde aux bacheliers pros tentés par l’université – filière qu’ils plébiscitent très peu – semble en tout cas avoir été entendu. L’université Paris-XIII a constaté une « nette diminution » de leurs candidatures pour l’ensemble des licences, témoigne Olivier Oudar, vice-président formation. D’une université à l’autre, on le reconnaît aussi sans ambages : dans les classements des candidats opérés par chaque licence pour la première fois sur la base de leurs dossiers scolaires, « les bacheliers pros sont en queue de peloton », relève-t-il. Ce qui a pour conséquence qu’ils s’y voient proposer une place plus tardivement que les bacheliers des autres filières, à condition que la licence remonte assez loin dans la liste d’attente des candidats.
Le nouveau système n’a néanmoins pas empêché certains « bacs pros » d’obtenir une place en faculté. Au lycée polyvalent Œhmichen de Châlons-en-Champagne, Philippe Stoecklin, enseignant de français et d’histoire-géo, a ainsi accompagné l’un de ses élèves de terminale, qui a été accepté en sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) après seulement quelques jours d’attente sur Parcoursup, alors que la filière est extrêmement demandée. « Avec la nouvelle procédure, ce lycéen a vraiment pu montrer qu’il en voulait », salue l’enseignant, qui a dû commencer par convaincre ses collègues d’émettre un avis favorable lors du conseil de classe. « Quand on vient d’un bac pro, on est outsider, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas y arriver », défend l’enseignant, lui-même issu d’un bac pro.

        Lire aussi :
         

                Parcoursup : un classement des candidats au millimètre en STAPS






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-12">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Omniprésent aux côtés des champions du monde, le président de la République a fini par saturer les images et nuire autant à la célébration qu’à son autocélébration, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Coupe du monde : Emmanuel Macron rate sa troisième mi-temps

Omniprésent aux côtés des champions du monde, le président de la République a fini par saturer les images et nuire autant à la célébration qu’à son autocélébration, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 16h33
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Emmanuel Macron pratique le photobombing, cet art consistant à s’imposer dans le cadre des images, avec une certaine aisance, voire avec quelque excès. Qu’un président de la République soit un des acteurs des célébrations d’un titre mondial de football, c’est attendu. Qu’il s’y attribue le premier rôle, un peu moins.
Si la présence des chefs d’Etat lors des événements sportifs n’est pas une nouveauté, le genre s’est beaucoup modernisé. Angela Merkel avait posé des jalons lors de la Coupe du monde 2014, quand sa présence dans les tribunes, lors de rencontres de l’Allemagne future championne, avait permis à la froide chancelière de se montrer en supportrice enthousiaste avec ses réactions spontanées, presque aussi spontanément filmées par la caméra braquée sur elle.
Tribunes politiques
Emmanuel Macron peut se prévaloir d’un intérêt pour le football plus prononcé que la plupart de ses prédécesseurs. Il a aussi démontré assez tôt qu’il mesurait les bénéfices d’image à escompter s’il se montrait en amateur de foot ou en supporteur de l’OM.
Il s’était signalé, en mai dernier, au moment de la traditionnelle présentation des finalistes de la Coupe de France, s’attardant sur la pelouse pour distribuer regards dans les yeux, poignées de main intenses et discours personnalisés, tandis que 80 000 spectateurs attendaient plutôt le coup d’envoi. Quelques semaines plus tard, il effectuait à Clairefontaine une visite mi-protocolaire, mi-tapes dans le dos, promettant aux 23 Bleus de venir les voir jouer à partir des demi-finales.
Cette Coupe du monde très géopolitique a assuré une forte présence à l’écran de Vladimir Poutine et des autres chefs d’Etat en visite. L’interminable remise du trophée, dimanche soir, a soigné la visibilité des dirigeants sur la scène au centre de la pelouse : Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Kolinda Grabar-Kitarovic, qui leur a un peu volé la lumière puisqu’on a même retrouvé la dirigeante croate dans le vestiaire français.
Faire partie de l’événement
Son homologue tricolore a tout de même remporté la troisième mi-temps. D’abord avec la large diffusion d’une photo le montrant en train d’exulter dans la tribune, comme n’importe quel supporteur. Une belle image prise par un photographe de l’agence Sputnik, proche d’un pouvoir qui sait mettre occasionnellement son savoir-faire au service de ses hôtes. Puis il est apparu dans toutes les images et les stories possibles, multipliant les saynètes le mettant en scène au milieu des champions du monde. 
Il ne s’agit plus de récupérer l’événement mais d’en faire partie. D’en être un personnage, tandis que Jacques Chirac et Lionel Jospin pénétraient dans le vestiaire en semi-intrus. Le reste marche tout seul : les joueurs se prêtent au jeu sur les réseaux sociaux, et les relais se multiplient – de nombreux médias se faisant les auxiliaires de cette com.
Dans le vestiaire, le président annonce à « [ses] enfants » qu’ils vont « rentrer à la maison ». On ignore encore qu’il parle de la sienne. Les joueurs ne l’ont en effet quitté à Moscou que pour le retrouver à Paris, le palais présidentiel étant le but de leur traversée de la capitale, finalement menée tambour battant pour y arriver avant les JT de 20 heures. Le public massé sur les Champs-Elysées a fait les frais de cet agenda et des « raisons de sécurité », voyant à peine passer le bus à impériale, puis attendant vainement une apparition sur le balcon du Crillon, place de la Concorde – une tradition observée en 1998, 2000 et 2006.
Prise d’otages à l’Elysée
Les joueurs avaient été retenus à l’Elysée, donnant le sentiment que le président de la République les avait annexés et confisquait la célébration collective. Sur place était invité un millier et demi d’enfants en partie issus de leurs clubs formateurs, dont Emmanuel Macron a fait l’éloge. Le tissu du football amateur souffre terriblement de la diminution importante des emplois aidés, de la baisse des dotations de l’Etat et de la réduction des dépenses des collectivités locales, mais la communication politique ne craint pas le cynisme.
Cette gestion controversée de l’événement a nui aux joueurs, otages complaisants (les selfies et les scènes de fête dans les jardins du palais n’aidant pas). La Fédération, déjà accusée d’avoir négligé les supporteurs en déplacement en Russie, ne sort pas grandie de cet épisode qu’elle envisage de rattraper en organisant des festivités au mois de septembre.
Le président de la République a sans doute trop compté sur l’euphorie de la victoire, et trusté à l’excès ces heures particulières. Emmanuel Macron a la faiblesse de croire que le spectacle qu’il donne est toujours intéressant, ce qui lui vaut un manque de pudeur chronique. A l’issue de la séquence, il se voit reprocher d’avoir volé la vedette aux footballeurs. Souhaitons-lui d’avoir pris du plaisir dans ces réjouissances, sa cote de popularité n’ayant pas frémi après la victoire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-13">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Obtenus par le site américain Motherboard, les documents précisent le nombre de sanctions qui précèdent la suppression pure et simple.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Fuite de documents détaillant les règles de fermeture d’un compte Facebook

Obtenus par le site américain Motherboard, les documents précisent le nombre de sanctions qui précèdent la suppression pure et simple.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 16h00
   





                        


Cinq sanctions, et c’est la porte. Dans un article s’appuyant sur des documents de formation des modérateurs de Facebook, le site américain Motherboard livre les détails des procédures de sanction et de bannissement sur Facebook, en mettant pour la première fois des chiffres sur les principes appliqués par le plus grand réseau social au monde.
Facebook n’a jamais caché appliquer un système de sanctions graduées. Lorsqu’un même utilisateur publie régulièrement des messages contraires à la loi ou aux règles du réseau social, son compte peut être fermé. Le système est similaire pour les administrateurs de groupes ou les pages d’entreprise.
On ignorait, en revanche, à quel point les infractions devaient être nombreuses avant un bannissement. Les documents consultés par Motherboard détaillent de manière précise les règles appliquées, sans que l’on sache si elles n’ont pas été modifiées depuis la création – récente, selon le site – des documents. Ainsi, une page dont cinq posts ont été modérés pour incitation à la haine, sur une période de quatre-vingt-dix jours, sera fermée. La sanction est plus directe pour la prostitution : une page ou un groupe qui compte au moins deux « éléments » (messages, photo de profil, description…) identifiés par les modérateurs comme du racolage est fermée.
Les messages publiés par les administrateurs de pages ou de groupes ne sont pas les seuls critères pris en compte. Une page ou un groupe dans lesquels plus de 30 % des messages sont considérés comme contraires aux règles, là encore sur une période de quatre-vingt-dix jours, sont également susceptibles d’être fermés.
Une échelle de sanctions variées
Les règles varient également en fonction des infractions auxquelles se sont livrées les détenteurs des comptes. La publication d’images pédopornographiques, par exemple, est passible d’un bannissement immédiat. Dans d’autres cas, Facebook procède à des sanctions plus graduelles, en bloquant l’accès au compte pendant un temps limité, ou, pour les comptes qui propagent des théories du complot, en limitant leur visibilité. Dans les cas les plus graves – appels à la violence ou menaces de suicide par exemple –, Facebook contacte directement les autorités.
Un documentaire diffusé cette semaine par la chaîne britannique Channel4, partiellement filmé en caméra cachée chez un prestataire de modération de Facebook, montrait que, faute de temps, certains messages urgents pouvaient attendre plus de vingt-quatre heures avant d’être traités. Le réseau social avait reconnu que les pratiques de ce centre de modération n’étaient pas conformes à ses attentes, et s’est engagé à améliorer la situation.
Facebook fait très régulièrement l’objet de critiques pour ses pratiques de modération, jugées alternativement trop sévères, pas assez sévères, voire accusées d’être motivées politiquement. Ce 18 juillet, l’entreprise a annoncé que, contrairement à sa pratique actuelle, elle allait commencer à modérer les rumeurs et autres fausses informations qui contribuent à générer des violences physiques, en commençant par la Birmanie et le Sri Lanka.

        Lire aussi :
         

                Facebook cherche encore la bonne solution contre les « fake news »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-14">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le président des Patriotes enchaîne les déboires et voit son capital médiatique fondre comme neige au soleil depuis qu’il a quitté la formation frontiste, il y a près de dix mois.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 18/07/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


La chute sans fin de Florian Philippot

Le président des Patriotes enchaîne les déboires et voit son capital médiatique fondre comme neige au soleil depuis qu’il a quitté la formation frontiste, il y a près de dix mois.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 13h37
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Florian Philippot laisse traîner le café. L’ancien bras droit de Marine Le Pen n’est pas pressé, en ce mois de juillet. Le Lutétia vient de rouvrir ses portes cinq fois étoilées. L’occasion pour le désormais président des Patriotes d’y fixer rendez-vous, en cette matinée du mardi 17 juillet. Mais pas trop tôt ; il n’est « pas très petit déjeuner ». Plus très, du moins. Le temps s’est quelque peu ralenti depuis sa rupture tapageuse avec le Front national (FN, désormais Rassemblement national, RN), il y a près de dix mois.
« En six ans de politique, j’ai l’impression d’avoir déjà tout vécu », soupire l’ancien combattant frontiste, pas même quadragénaire. Et de dégainer sa première anecdote sur sa « dernière fois » ici, dans le réconfort du palace parisien. C’était en 2012, avec le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Il y a deux campagnes présidentielles. Les fauteuils étaient en velours, l’ambiance feutrée. « Fallait se faire discrets. »
Six ans plus tard, dont quatre de travaux au Lutétia, M. Dupont-Aignan a rejoint Marine Le Pen dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2017, et le café du grand hôtel se partage désormais sous verrière et lumière, dont M. Philippot a lui aussi bien besoin. Son capital médiatique s’est nettement rabougri depuis qu’il a quitté sa patronne et monté sa propre entreprise patriotique. Le conseiller régional Grand-Est, député européen et désormais chef de petit parti s’est même mis à sourire aux journalistes, voire à les rappeler.
Une plainte pour « usage de faux »
Déficit de notoriété, manque d’argent, score maigrelet aux législatives partielles, conférence de presse avec l’ex-« madame Miss France », Geneviève de Fontenay, dont elle-même s’est désolidarisée peu après, « choquée » d’être ainsi associée à l’extrême droite… L’ancien chouchou des matinales...




                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-15">

<article-nb="2018/07/19/18-16">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Les véhicules en libre-service qui seront bientôt proposés à Paris ont été dévoilés jeudi. Le journaliste Olivier Razemon a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

« Les services de transport partagé ne peuvent pas se développer sans intervention publique »

Les véhicules en libre-service qui seront bientôt proposés à Paris ont été dévoilés jeudi. Le journaliste Olivier Razemon a répondu à vos questions.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 13h28
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 15h07
   





                        


La Ville de Paris a présenté, jeudi 19 juillet, des véhicules en libre-service qui seront bientôt proposés aux habitants de la capitale. Le déploiement de cette panoplie de moyens de transport cherche en effet à faire oublier la fin brutale du service Autolib’, prévue pour le 31 juillet, et le fiasco de l’installation des nouveaux Vélib’, qui n’en finit pas de durer depuis le début de l’année. Olivier Razemon, journaliste spécialiste des transports, a répondu à vos questions.

        Lire aussi :
         

                Transports : Paris cherche à faire oublier les déboires de Vélib’ et Autolib’



Nicolas : Pourquoi parle-on de fiasco ? Pour Autolib’ je peux comprendre mais les Vélib’ marchent bien, non ?
En effet, on trouve parfois des Vélib’ qui fonctionnent, alors que le service Autolib’ va cesser purement et simplement à la fin de ce mois. Mais il faut rappeler que le nouvel opérateur, Smovengo, était censé avoir installé ses 1 200 stations et ses 20 000 vélos fin mars. Or ce n’est toujours pas terminé.
Par ailleurs, les utilisateurs font état de nombreux bugs, qui continuent de perturber le service. L’ergonomie des stations et des vélos n’est pas satisfaisante. A titre d’exemple, il suffisait d’une opération (placer la carte sur la bornette) pour retirer un Vélib’ avant 2018, et il en faut désormais deux (appuyer sur un bouton, puis positionner, d’ailleurs difficilement, la carte).
GM : Vélib’ comme Autolib’ sont des services largement subventionnés par la mairie de Paris. Les autres formes (libérales) prises par l’économie du partage sont assez sauvages et présentent des inconvénients (vélos en libre-service sans borne, Uber…). Pensez-vous que la « smart city » puisse se faire sans régulation et sans subvention ?
Il est clair que les services de transport partagé ne peuvent pas se développer sans intervention des pouvoirs publics. Soit sous la forme de subventions, soit sous d’autres formes, en accordant de l’espace aux services en question, des places de stationnement par exemple.
Par ailleurs, les habitants d’une ville auront davantage tendance à recourir à l’autopartage s’il est compliqué pour eux de conserver une voiture dont ils ne se servent pas. Plus le coût du stationnement sur voirie est élevé, plus les riverains qui conservent une voiture « au cas où », qu’ils utilisent une fois par semaine, auront envie de s’en séparer et de passer à la location ponctuelle.
François Malavieille : Pourquoi confondre Paris et la France ? Ces systèmes fonctionnent très bien dans les autres métropoles (Nantes, Montpellier, etc.).
Vous avez raison. JCDecaux a réussi à remplacer ses 4 000 vélos à Lyon, en une nuit. Mais la situation n’était tout de même pas exactement la même qu’à Paris ; il s’agissait de remplacer des vélos alors que Smovengo doit installer des stations, avec des travaux, etc.
Par ailleurs, Paris constitue en effet un marché potentiel énorme : plus de 60 % des foyers n’y possèdent pas de voiture. L’autopartage et le vélopartage existent bien entendu ailleurs, et fonctionnent souvent bien, mais les volumes sont moins importants. D’ailleurs, la Ville de Paris s’est longtemps définie, et se définit toujours – pas plus tard que ce matin par la voix de l’adjoint aux transports –, comme « pionnière » en matière de transport partagé. Le problème avec ce genre d’assertion, c’est que l’on finit par y croire, et que l’on a assimilé, dans le secteur des transports, le véhicule partagé à Autolib’ et Vélib’, qui sont presque devenus des noms génériques pour le vélo partagé et la voiture partagée.
Enfin, il ne faut pas oublier que le vélo en libre-service coûte cher à la collectivité, entre 2 500 et 4 000 euros par an et par vélo. Les villes qui ont réussi à bien développer ce moyen de transport, en Europe (Fribourg, Bolzano, Malmö) comme en France (Strasbourg, Grenoble), ne misent pas principalement sur un vélo partagé mais sur des infrastructures protégées et des stationnements sécurisés.

        Lire aussi :
         

                En une nuit, les Vélo’v lyonnais font peau neuve



Bat : Compte tenu de la difficulté à trouver des places à Paris et de la nécessité de recharger les voitures, comment imaginer un système viable sans station ?
C’est juste, c’est un sujet d’inquiétude pour les utilisateurs, surtout ceux qui avaient l’habitude d’une place réservée à destination avec Autolib’. A ces interrogations, l’adjoint aux transports de la mairie de Paris, Christophe Najdovski (Europe Ecologie-Les Verts) répond que, depuis la réforme du stationnement intervenue dans toute la France en janvier, le taux de rotation des véhicules stationnés a augmenté. Selon lui, on trouve aujourd’hui 12 % de places vides dans Paris.
votrepseudonymetoimême : Peut-on considérer que l’échec d’Autolib’ est dû à l’absence de soutien de la Ville de Paris et qu’il s’agissait, en définitive, d’un système qui ne pouvait profiter, paradoxalement, qu’aux plus riches ? Que la Ville de Paris n’a rien fait pour faire baisser les prix ni inciter les gens à les utiliser (en donnant des avantages et, par exemple, une tolérance pour les voies de bus – comme pour les taxis et les VTC) ?
C’est exactement ce qu’il s’est passé. Lorsqu’on regarde le profil des abonnés d’Autolib’, on constate qu’il s’agissait de ménages plutôt aisés (même s’il y a des exceptions, évidemment), une majorité d’hommes, pour des trajets Paris-Paris ou Paris-banlieue, mais plus rarement l’inverse. Cela dit, 6 euros la demi-heure, ce n’est pas si élevé quand on compare au taxi, par exemple. Et d’ailleurs, ce n’était pas rentable. La preuve, M. Bolloré a fini par renoncer à financer le service.
Par ailleurs, donner aux Autolib’ la possibilité d’emprunter les couloirs de bus, c’est risquer de ralentir les bus et de mettre les cyclistes en insécurité. C’est donc donner un avantage supplémentaire à ces utilisateurs au détriment des autres.
Edouard : Savons-nous quelles sont les options explorées par la mairie de Paris concernant le Vélib’ ? Une rupture de contrat avec Smovengo et un abandon du Vélib’ ou la poursuite du déploiement de Smovengo ?
Le service Vélib’ s’améliore lentement, mais très lentement, je vous l’accorde. M. Najdovski assure aujourd’hui qu’un bilan sera effectué en septembre. Il refuse de se prononcer sur les solutions envisagées en cas de défaillance prolongée de l’opérateur Smovengo.
EC : Les services d’autopartage peuvent-ils profiter de la disparition d’Autolib’ ?
A voir le nombre de sociétés intéressées par ce marché qui s’ouvre, incontestablement, oui, elles espèrent en profiter. Par ailleurs, vu le nombre élevé de foyers sans voiture à Paris, mais aussi en proche banlieue ou dans d’autres grandes villes, le potentiel est énorme. Tout va dépendre de la manière dont vont s’articuler ces offres.
Flaab : Vous mettez souvent en avant l’importance des infrastructures plutôt que des moyens de transport comme moyen de faire évoluer la mobilité. A Paris, le « plan vélo » qui traitait de cet aspect semble de plus en plus voué à l’échec face aux oppositions diverses (automobilistes, préfecture, etc.). La présentation de la Ville de Paris aujourd’hui prend-elle en compte cette dimension ?
Quand on regarde les villes d’Europe qui ont réussi à développer le vélo, on s’aperçoit qu’elles sont toutes passées par les solutions suivantes : infrastructures spéciales (pistes, carrefours aménagés) pour les grands axes, abaissement de la vitesse pour les rues secondaires, stationnement sécurisé pour parer les vols de vélo. Ces villes, en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Italie du Nord, proposent parfois aussi des systèmes de vélo partagé, mais de manière complémentaire, pas comme mode de déplacement principal.
Depuis 2014, Paris a changé son fusil d’épaule, la Ville ne misait que sur les Vélib’ et elle a décidé un ambitieux « plan vélo ». Celui-ci se met en place, avec retard, certes. Il y a quelques opposants, c’est certain, mais ils finissent par se calmer. En revanche, il serait judicieux, pour que cela soit efficace, de mieux baliser les itinéraires et de faire respecter les aménagements existants, on en est encore loin.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-17">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, estime que la droite doit sortir des faux-semblants et s’inspirer d’un programme de réformes libérales à la Reagan.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Virginie Calmels : « La droite française manque de convictions libérales »

Dans une tribune au « Monde », la première adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, estime que la droite doit sortir des faux-semblants et s’inspirer d’un programme de réformes libérales à la Reagan.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 08h36
    |

Virginie Calmels (Présidente de DroiteLib', première adjointe au maire de Bordeaux)







                        



                                


                            
Tribune. La droite française a les mêmes défauts que la gauche, prisonnière de ses vieux démons : l’étatisme, le culte du chef et la course après les électeurs de l’extrême. Comme l’indiquait déjà Benjamin Constant, et dans la tradition antique, ou peut-être monarchique, elle « veut que les citoyens soient complètement assujettis pour que la nation soit souveraine et que l’individu soit esclave pour que le peuple soit libre ».
Sous la Ve République, la droite française a toujours manqué de convictions libérales. L’étatisme et l’interventionnisme n’ont fait qu’affaiblir l’économie française. Cette politique a échoué. Cette attitude lui a fait perdre bien des élections et l’avenir ne s’annonce guère différent. Jean-François Revel ne cessait de rappeler que la droite française n’a jamais été libérale. Au pouvoir elle a tout essayé, y compris des politiques de gauche, sauf les réformes libérales.
Un Etat omnipotent, incompétent et faible
Malheureusement, aujourd’hui encore, on se retrouve avec une droite déboussolée et paniquée, incapable de comprendre que la seule manière de récupérer ses électeurs est de leur promettre la liberté et de s’y atteler, incapable de résister à la tentation facile du populisme en adoptant cette rhétorique absurde de « cadeaux aux riches », de « hausse du smic » ou de « ravage de la concurrence ».

Car seul un vrai programme libéral et réformateur de la trempe de la politique menée par Reagan, voire par Thatcher, pourra s’opposer aux « Marcheurs » et permettre de reprendre le pouvoir, sans pour autant s’abaisser à la démagogie ni à la facilité des consensus mous.
La droite ne pourra pas réussir en continuant à se contenter de l’entre-soi d’une énarchie singulièrement pusillanime et loin des réalités de l’entreprise, de l’école ou des familles.
Pour retrouver la croissance qui permettra de mieux combattre la pauvreté, la droite doit faire comprendre...




                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-18">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’Agence de sécurité sanitaire recommande aux fabricants d’éliminer ces composés chimiques aux effets cancérogènes ou perturbateurs endocriniens.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 18/07/2018
Découvrir l’application


                        

Des substances toxiques dans les tampons et les serviettes hygiéniques

L’Agence de sécurité sanitaire recommande aux fabricants d’éliminer ces composés chimiques aux effets cancérogènes ou perturbateurs endocriniens.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 00h15
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 09h19
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Le lindane et le quintozène sont deux pesticides dont l’usage est interdit en Europe depuis 2000. Ils sont pourtant présents là où on les attendrait le moins : dans des serviettes hygiéniques et des protège-slips commercialisés en France. Et ils ne sont pas les seules substances dangereuses à se cacher dans les protections intimes. On y retrouve même du glyphosate, le célèbre herbicide de Monsanto.
Un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), publié jeudi 19 juillet, dresse la liste des composés chimiques « préoccupants » identifiés. Elle est effarante.
Outre des pesticides, des tests réalisés en 2016 ont mis en évidence la présence de nombreux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ou de phtalates dans les protections externes, de dioxines et furanes ainsi que de DnOP (phtalate) dans les tampons. Autant de substances aux effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques (CMR) démontrés, ou considérées comme des perturbateurs endocriniens.

        Lire aussi :
         

                Les perturbateurs endocriniens, qu’est-ce que c’est ?



Contamination des matières premières
Comment ces substances toxiques peuvent-elles se retrouver dans des protections intimes ? Les experts de l’Anses notent que les matériaux de fabrication sont « mal documentés » et que les auditions des fabricants n’ont « pas permis de les caractériser de façon précise ».
Sur la base des informations transmises par les marques, ils estiment néanmoins qu’à l’exception d’une substance parfumante (BMHCA, perturbateur endocrinien potentiel), les produits incriminés n’ont pas été ajoutés intentionnellement. Ils sont issus d’une contamination des matières premières (pesticides dans les produits d’origine naturelle dérivés du coton) et des procédés de fabrication.
Des agents chlorés utilisés dans le processus de blanchiment peuvent ainsi être à l’origine de la formation de dioxines et furanes. Pour les HAP, que l’on retrouve habituellement dans la fumée de cigarette et des moteurs diesel, les experts penchent pour le mode d’assemblage ou de conditionnement à haute température.
« Absence de risque sanitaire »
Saisie en avril 2016 par le ministère de la santé et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’Anses se veut toutefois rassurante. Elle conclut à « l’absence de risque sanitaire » par voie cutanée en raison des « très faibles concentrations » mesurées et toutes « sans dépassements de seuils sanitaires ». Néanmoins, l’Agence précise que les calculs de risque ne prennent pas en compte les effets perturbateurs endocriniens ni les effets sensibilisants cutanés de ces composés chimiques.
Aussi l’Anses recommande-t-elle aux marques d’améliorer la qualité des matières premières et de réviser certains procédés de fabrication, afin d’« éliminer ou, à défaut, de réduire autant que possible la présence de ces substances, en particulier celles présentant des effets CMR, perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés ».
A la différence des Etats-Unis, où la commercialisation des protections intimes – classées en dispositifs médicaux – est encadrée depuis la fin des années 1970, il n’existe pas de réglementation spécifique en France. Dans le cadre du règlement européen Reach, l’Anses soutient un projet de restriction des substances CMR dans les produits d’hygiène féminine. Il est à l’étude à l’initiative de la Commission.

        Lire aussi :
         

                Une étude de l’Anses confirme la nécessité de laver ses vêtements neufs



« Composés organiques volatils ou phtalates »
Pour compléter son avis, l’Anses a lancé des essais supplémentaires. Ils visent à mieux caractériser la composition des tampons et des coupes menstruelles. Concernant ces dernières, les informations ne sont « pas suffisantes » pour en « apprécier les risques ». 
« Normalement, l’élastomère ou le silicone qui les composent sont de qualité médicale, mais certaines coupes peuvent libérer des composés organiques volatils ou des phtalates, fait remarquer le professeur Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l’Anses. On a d’autant plus besoin de données qu’elles sont de plus en plus utilisées, notamment par les jeunes femmes. »
Existe-t-il des alternatives sans résidus chimiques ? Plusieurs marques proposent des protections « bio ». « Bien sûr, il y a moins de risques de retrouver des pesticides dans des produits conçus à partir de matière première bio, mais ils peuvent tout aussi bien être contaminés par des HAP, des dioxines et furanes ou des phtalates dans le processus de fabrication, via les colles ou les additifs, avertit le professeur Lasfargues. Aujourd’hui, on ne peut garantir l’absence de produit chimique dans aucun produit. »
Le syndrome de choc toxique
Ce que peuvent en revanche assurer les experts, c’est que le syndrome de choc toxique (SCT) menstruel, principal risque microbiologique – « rare mais potentiellement grave » –, lié au port de protections intimes n’est pas dû à la présence de ces substances chimiques.
Le risque de développer cette maladie causée par une toxine bactérienne augmente avec une utilisation prolongée d’une protection interne ou l’usage d’une protection d’une capacité d’absorption plus forte que nécessaire. Aucune serviette ou protège-slip n’a été impliqué dans des cas de SCT, indique l’Anses.
Le grand public avait découvert le syndrome de choc toxique en 2015 quand le mannequin américain Lauren Wasser avait été amputée de la jambe gauche à la suite d’un SCT. En France, une pétition avait alors été lancée pour demander de « rendre visibles les compositions des tampons de la marque Tampax ». Le leader du marché s’y est résolu depuis le printemps 2017. L’Anses préconise aujourd’hui que tous les fabricants affichent des indications claires relatives à ce risque sur les emballages et les notices d’utilisation des tampons et des coupes menstruelles.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-19">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le biomimétisme consiste à prendre la nature comme modèle pour relever les défis du développement durable. Les potentiels sont larges dans l’énergie, la construction, les matériaux, les cosmétiques...
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/07/19/18-20">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le président américain tente en vain d’apaiser la vive polémique née de ses déclarations très conciliantes vis-à-vis du président russe comme de ses dénégations alambiquées depuis.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Attaqué de toute part, Trump vante sa « fermeté » face à Poutine

Le président américain tente en vain d’apaiser la vive polémique née de ses déclarations très conciliantes vis-à-vis du président russe comme de ses dénégations alambiquées depuis.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 23h00
 • Mis à jour le
19.07.2018 à 07h20
   





                        


De saillies en démentis, le président américain n’en finit pas de s’empêtrer dans ses contradictions. Après la vive polémique née de ses déclarations très conciliantes vis-à-vis du maître du Kremlin, Vladimir Poutine, lundi à Helsinki, comme de ses dénégations alambiquées depuis, Donald Trump tente en vain d’éteindre l’incendie.
« Aucun président n’a été aussi ferme que moi sur la Russie. (…) Je pense que le président Poutine le sait mieux que quiconque, sûrement mieux que les médias, a vanté Donald Trump, mercredi 18 juillet depuis la Maison Blanche. Regardez les chiffres, regardez ce que nous avons fait, regardez les sanctions ».
Interrogé peu après sur le fait de savoir si la Russie, accusée d’interférence dans les élections américaines, visait toujours les Etats-Unis, il a répondu d’un simple « non ».
Face à cette énième controverse autour des propos du président, Sarah Sanders, sa porte-parole, a assuré qu’il avait été mal interprété et que ce « non » voulait seulement indiquer qu’il ne répondrait pas aux questions. « Nous pensons que la menace existe toujours », a-t-elle martelé.

        Lire aussi :
         

                Face au tollé, Trump contraint de renier les propos tenus sur l’ingérence russe



Sa langue aurait fourché
Lundi, le directeur du renseignement américain, Dan Coats, a mis en avant les évaluations « claires » de ses services sur une ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et évoqué les « efforts en cours » de Moscou pour « saper » la démocratie américaine.
La surprenante conférence de presse du président américain avec son homologue russe dans la capitale finlandaise a suscité un tollé dans son propre camp politique, nombre d’élus exprimant sans retenue leur consternation.
Face au tollé, M. Trump avait tenté mardi de limiter les dégâts, assurant – sans vraiment convaincre – que sa langue avait fourché lorsqu’il avait semblé prendre le parti de l’homme fort du Kremlin.
Paradoxe pour un président américain : il a été contraint de dire explicitement qu’il acceptait les conclusions… des services de renseignement américain, selon lesquels la Russie a interféré dans l’élection de 2016.
Le tête-à-tête d’environ deux heures entre les deux dirigeants, en l’absence de leurs conseillers, fait désormais l’objet d’intenses spéculations. Certains élus ont même suggéré que l’interprète de M. Trump soit interrogée par le Congrès. Existe-t-il un enregistrement de leur conversation ? « Pas à ma connaissance », a répondu Sarah Sanders.
Un revirement qui semble lui avoir été imposé
« Tellement de personnes haut placées dans le renseignement ont adoré ma prestation en conférence de presse à Helsinki », a tweeté M. Trump mercredi matin, renforçant le sentiment que son revirement partiel de la veille lui avait été imposé par ses conseillers.
« Nous nous sommes très bien entendus, ce qui a vraiment dérangé beaucoup de personnes remplies de haine qui voulaient voir un match de boxe », a-t-il ajouté, promettant des « grands résultats à venir ». « Certains DÉTESTENT le fait que je me sois bien entendu avec le président Poutine de Russie, a-t-il encore tweeté mercredi. Ils préféreraient aller en guerre que de voir ça. »

        Lire aussi :
         

                Sommet d’Helsinki : Donald Trump dénigré par les médias américains, y compris Fox News



A l’exception du sénateur Rand Paul, rares sont les républicains à avoir ouvertement défendu la prestation du président au sommet d’Helsinki, première rencontre bilatérale entre le 45e président américain et son homologue russe.
Dans les jours précédant son étape finlandaise, à Bruxelles ou Londres, M. Trump a, de l’avis général, distendu les liens transatlantiques, avec ses charges contre l’Allemagne, l’Union européenne ou le Royaume-Uni.
Sa tournée a déclenché une avalanche de commentaires négatifs émanant de multiples élus et experts géopolitiques, allant de « surréaliste » à « traître » en passant par « embarrassant », « indéfendable », « irréfléchi ».
Dans un entretien à Fox News, M. Trump a par ailleurs donné un nouveau coup de canif aux relations avec les alliés de l’OTAN, déjà mises à l’épreuve lors d’un sommet extrêmement tendu à Bruxelles.
Le président américain a semblé remettre en cause le principe de défense mutuel, véritable pierre angulaire de l’Alliance.
« Si, par exemple, le Monténégro est attaqué, pourquoi mon fils devrait-il aller au Monténégro pour les défendre ? », lui a demandé le journaliste. « Je comprends ce que vous dites, j’ai posé la même question, a répondu M. Trump. Le Monténégro est un tout petit pays avec des gens très forts (…), très agressifs. »
L’article 5 du traité de l’OTAN stipule que toute attaque contre un des pays membres est considérée comme une attaque contre tous. « En attaquant le Monténégro et en mettant en doute nos obligations au sein de l’OTAN, le président fait exactement le jeu de Poutine », a déploré le sénateur républicain John McCain.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/19/18-21">
<filnamedate="20180719"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180719"><AAMMJJHH="2018071918">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ 25 % des Garance et 18 % des Augustin ont décroché cette année la mention la plus prestigieuse, selon les travaux du sociologue Baptiste Coulmont, qui permettent de retrouver le taux d’accès associé à 335 prénoms.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Bac 2018 : les prénoms qui obtiennent le plus de mention « très bien »

25 % des Garance et 18 % des Augustin ont décroché cette année la mention la plus prestigieuse, selon les travaux du sociologue Baptiste Coulmont, qui permettent de retrouver le taux d’accès associé à 335 prénoms.



Le Monde
 |    19.07.2018 à 15h51
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Quelle a été la proportion des mentions « très bien » au bac 2018 parmi les candidats qui portent votre prénom ? Les travaux du sociologue Baptiste Coulmont permettent de consulter la réponse sur une liste de 334 prénoms au bas de cet article. Depuis six ans, le chercheur analyse en effet les résultats du bac en fonction des prénoms des impétrants, révélateurs d’un milieu social plus ou moins favorable à la réussite scolaire.
« Entre l’année dernière et cette année, tous les candidats ou presque ont changé. Mais si les personnes ont changé, ce n’est pas le cas de leurs prénoms. Prenons les Juliette. Les Juliette qui ont passé le bac en 2017 ne sont pas celles qui ont passé le bac en 2018. Et même plus : les Juliette de 2017 n’ont pas les mêmes parents que les Juliette de 2018. Et pourtant leur nombre est presque le même (2 200), et leur taux d’accès à la mention “très bien” est identique (20 %). », note-t-il sur son blog.
Son travail ne prétend pas à l’exhaustivité : le chercheur travaille sur les résultats des bacs technologiques et généraux, et seuls ceux des candidats ayant autorisé la diffusion nominative sont recueillis. Se dessine néanmoins une représentation intéressante, et des écarts significatifs : ainsi, 25 % des Garance de son échantillon ont obtenu la mention “très bien” contre 5 % des Océane ou des Anthony.

Comme les cadres donnent plus souvent des prénoms qui seront à la mode plus tard, les bachelier.e.s (né.e.s avant 2… https://t.co/jLyTLjeYb2— coulmont (@coulmont)


require(["twitter/widgets"]);


        Lire aussi :
         

                Les prénoms, révélateurs des discriminations du bac



Il a constitué, d’après ses résultats, un « nuage de prénoms » dont il ressort que les prénoms les plus donnés aux alentours des années 2000, tels Léa, Thomas et Camille, « ont des taux moyens de mention “très bien” », explique-t-il. « Vous remarquerez aussi assez vite la plus grande excellence scolaire féminine : à la droite du graphique, on ne trouve que des prénoms féminins bourgeois (Garance, Apolline, Diane…). A gauche, ce sont surtout des prénoms masculins et de classes populaires (Steven, Ryan, Christopher, Allan) », commente Baptiste Coulmont.

   


Découvrez, sur 335 prénoms, la proportion de mentions très bien :





.grumpyTable table.dataTable {
	width: 100%;
	margin: 0 auto;
	clear: both;
	border-collapse: separate;
	border-spacing: 0
}
.grumpyTable table.dataTable thead th, table.dataTable tfoot th {
	font-weight: bold
}
.grumpyTable table.dataTable thead th, table.dataTable thead td {
	padding: 10px 18px;
	border-bottom: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable thead th:active, table.dataTable thead td:active {
	outline: none
}
.grumpyTable table.dataTable tfoot th, table.dataTable tfoot td {
	padding: 10px 18px 6px 18px;
	border-top: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting, table.dataTable thead .sorting_asc, table.dataTable thead .sorting_desc, table.dataTable thead .sorting_asc_disabled, table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
	cursor: pointer;
	*cursor: hand;
	background-repeat: no-repeat;
	background-position: center right
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting {
	background-image: url("../images/sort_both.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc {
	background-image: url("../images/sort_asc.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
	background-image: url("../images/sort_desc.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc_disabled {
	background-image: url("../images/sort_asc_disabled.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
	background-image: url("../images/sort_desc_disabled.png")
}
.grumpyTable table.dataTable tbody tr.selected {
	background-color: #B0BED9
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th, table.dataTable tbody td {
	padding: 8px 10px
}
.grumpyTable table.dataTable.row-border tbody th, table.dataTable.row-border tbody td, table.dataTable.display tbody th, table.dataTable.display tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.row-border tbody tr:first-child th, table.dataTable.row-border tbody tr:first-child td, table.dataTable.display tbody tr:first-child th, table.dataTable.display tbody tr:first-child td {
	border-top: none
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody th, table.dataTable.cell-border tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd;
	border-right: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody tr th:first-child, table.dataTable.cell-border tbody tr td:first-child {
	border-left: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody tr:first-child th, table.dataTable.cell-border tbody tr:first-child td {
	border-top: none
}
.grumpyTable table tbody tr.odd, table tbody tr.odd {
	background-color: #f9f9f9!important
}
.grumpyTable table.dataTable.stripe tbody tr.odd.selected, table.dataTable.display tbody tr.odd.selected {
	background-color: #acbad4
}
.grumpyTable table.dataTable.hover tbody tr:hover, table.dataTable.display tbody tr:hover {
	background-color: #f6f6f6
}
.grumpyTable table.dataTable.hover tbody tr:hover.selected, table.dataTable.display tbody tr:hover.selected {
	background-color: #aab7d1
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column tbody tr>.sorting_2, table.dataTable.order-column tbody tr>.sorting_3, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_1, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_2, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_3 {
	background-color: #fafafa
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column tbody tr.selected>.sorting_2, table.dataTable.order-column tbody tr.selected>.sorting_3, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_1, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_2, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_3 {
	background-color: #acbad5
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_1 {
	background-color: #f1f1f1
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_2 {
	background-color: #f3f3f3
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_3 {
	background-color: whitesmoke
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_1 {
	background-color: #a6b4cd
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_2 {
	background-color: #a8b5cf
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_3 {
	background-color: #a9b7d1
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_1 {
	background-color: #fafafa
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_2 {
	background-color: #fcfcfc
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_3 {
	background-color: #fefefe
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_1 {
	background-color: #acbad5
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_2 {
	background-color: #aebcd6
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_3 {
	background-color: #afbdd8
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_1 {
	background-color: #eaeaea
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_2 {
	background-color: #ececec
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_3 {
	background-color: #efefef
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_1 {
	background-color: #a2aec7
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_2 {
	background-color: #a3b0c9
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_3 {
	background-color: #a5b2cb
}
.grumpyTable table.dataTable.no-footer {
	border-bottom: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable.nowrap th, table.dataTable.nowrap td {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable.compact thead th, table.dataTable.compact thead td {
	padding: 4px 17px 4px 4px
}
.grumpyTable table.dataTable.compact tfoot th, table.dataTable.compact tfoot td {
	padding: 4px
}
.grumpyTable table.dataTable.compact tbody th, table.dataTable.compact tbody td {
	padding: 4px
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-left, table.dataTable td.dt-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-center, table.dataTable td.dt-center, table.dataTable td.dataTables_empty {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-right, table.dataTable td.dt-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-justify, table.dataTable td.dt-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-nowrap, table.dataTable td.dt-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-left, table.dataTable thead td.dt-head-left, table.dataTable tfoot th.dt-head-left, table.dataTable tfoot td.dt-head-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-center, table.dataTable thead td.dt-head-center, table.dataTable tfoot th.dt-head-center, table.dataTable tfoot td.dt-head-center {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-right, table.dataTable thead td.dt-head-right, table.dataTable tfoot th.dt-head-right, table.dataTable tfoot td.dt-head-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-justify, table.dataTable thead td.dt-head-justify, table.dataTable tfoot th.dt-head-justify, table.dataTable tfoot td.dt-head-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-nowrap, table.dataTable thead td.dt-head-nowrap, table.dataTable tfoot th.dt-head-nowrap, table.dataTable tfoot td.dt-head-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-left, table.dataTable tbody td.dt-body-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-center, table.dataTable tbody td.dt-body-center {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-right, table.dataTable tbody td.dt-body-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-justify, table.dataTable tbody td.dt-body-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-nowrap, table.dataTable tbody td.dt-body-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable, table.dataTable th, table.dataTable td {
	box-sizing: content-box
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper {
	position: relative;
	clear: both;
	*zoom: 1;
	zoom: 1
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length {
	float: left
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
	float: right;
	text-align: right
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter input {
	margin-left: 0.5em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_info {
	clear: both;
	float: left;
	padding-top: 0.755em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
	float: right;
	text-align: right;
	padding-top: 0.25em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button {
	box-sizing: border-box;
	display: inline-block;
	min-width: 1.5em;
	padding: 0.5em 1em;
	margin-left: 2px;
	text-align: center;
	text-decoration: none !important;
	cursor: pointer;
	*cursor: hand;
	color: #333 !important;
	border: 1px solid transparent;
	border-radius: 2px
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.current, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.current:hover {
	color: #333 !important;
	border: 1px solid #979797;
	background-color: white;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #fff), color-stop(100%, #dcdcdc));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #fff 0%, #dcdcdc 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled:hover, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled:active {
	cursor: default;
	color: #666 !important;
	border: 1px solid transparent;
	background: transparent;
	box-shadow: none
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button:hover {
	color: white !important;
	border: 1px solid #111;
	background-color: #585858;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #585858), color-stop(100%, #111));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #585858 0%, #111 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button:active {
	outline: none;
	background-color: #2b2b2b;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #2b2b2b), color-stop(100%, #0c0c0c));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	box-shadow: inset 0 0 3px #111
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .ellipsis {
	padding: 0 1em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_processing {
	position: absolute;
	top: 50%;
	left: 50%;
	width: 100%;
	height: 40px;
	margin-left: -50%;
	margin-top: -25px;
	padding-top: 20px;
	text-align: center;
	font-size: 1.2em;
	background-color: white;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, right top, color-stop(0%, rgba(255, 255, 255, 0)), color-stop(25%, rgba(255, 255, 255, 0.9)), color-stop(75%, rgba(255, 255, 255, 0.9)), color-stop(100%, rgba(255, 255, 255, 0)));
	background: -webkit-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -moz-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -ms-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -o-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: linear-gradient(to right, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length, .dataTables_wrapper .dataTables_filter, .dataTables_wrapper .dataTables_info, .dataTables_wrapper .dataTables_processing, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
	color: #333
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_scroll {
	clear: both
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody {
	*margin-top: -1px;
	-webkit-overflow-scrolling: touch
}
table>thead>tr>th, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>thead>tr>td, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>th, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>td {
	vertical-align: middle
}
table>thead>tr>th>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>thead>tr>td>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>th>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>td>div.dataTables_sizing {
	height: 0;
	overflow: hidden;
	margin: 0 !important;
	padding: 0 !important
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper.no-footer .dataTables_scrollBody {
	border-bottom: 1px solid #111
}
table {
	border-bottom: none
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper:after {
	visibility: hidden;
	display: block;
	content: "";
	clear: both;
	height: 0
}
@media screen and (max-width: 767px) {
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_info, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
		float: none;
		text-align: center
	}
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
		margin-top: 0.5em
	}
}
@media screen and (max-width: 640px) {
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length, .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
		float: none;
		text-align: center
	}
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
		margin-top: 0.5em
	}
}





.grumpyTable table.dataTable thead .sorting,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc_disabled,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
    background-repeat: no-repeat;
    background-position: center right;
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
    cursor: pointer;
    *cursor: hand;
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting {
    background-image: url('data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAABMAAAATCAQAAADYWf5HAAAAkElEQVQoz7XQMQ5AQBCF4dWQSJxC5wwax1Cq1e7BAdxD5SL+Tq/QCM1oNiJidwox0355mXnG/DrEtIQ6azioNZQxI0ykPhTQIwhCR+BmBYtlK7kLJYwWCcJA9M4qdrZrd8pPjZWPtOqdRQy320YSV17OatFC4euts6z39GYMKRPCTKY9UnPQ6P+GtMRfGtPnBCiqhAeJPmkqAAAAAElFTkSuQmCC');
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc {
    background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhEwATAMQZAAgICAYGBoqKig0NDQUFBW9vbxEREcPDw/X19RwcHNzc3J6enpSUlGJiYm5ubiQkJPLy8tXV1UdHR6ampvn5+fj4+L6+vkFBQQAAAP///wAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACH/C1hNUCBEYXRhWE1QPD94cGFja2V0IGJlZ2luPSLvu78iIGlkPSJXNU0wTXBDZWhpSHpyZVN6TlRjemtjOWQiPz4gPHg6eG1wbWV0YSB4bWxuczp4PSJhZG9iZTpuczptZXRhLyIgeDp4bXB0az0iQWRvYmUgWE1QIENvcmUgNS42LWMxMzggNzkuMTU5ODI0LCAyMDE2LzA5LzE0LTAxOjA5OjAxICAgICAgICAiPiA8cmRmOlJERiB4bWxuczpyZGY9Imh0dHA6Ly93d3cudzMub3JnLzE5OTkvMDIvMjItcmRmLXN5bnRheC1ucyMiPiA8cmRmOkRlc2NyaXB0aW9uIHJkZjphYm91dD0iIiB4bWxuczp4bXBNTT0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wL21tLyIgeG1sbnM6c3RSZWY9Imh0dHA6Ly9ucy5hZG9iZS5jb20veGFwLzEuMC9zVHlwZS9SZXNvdXJjZVJlZiMiIHhtbG5zOnhtcD0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wLyIgeG1wTU06T3JpZ2luYWxEb2N1bWVudElEPSJ4bXAuZGlkOjA0NTk4N2UwLTZlMjItNDEwZi1hYjBmLWNlZTJlZThlMDk2MyIgeG1wTU06RG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDpGNDRFRjk3QUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wTU06SW5zdGFuY2VJRD0ieG1wLmlpZDpGNDRFRjk3OUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wOkNyZWF0b3JUb29sPSJBZG9iZSBQaG90b3Nob3AgQ0MgMjAxNyAoTWFjaW50b3NoKSI+IDx4bXBNTTpEZXJpdmVkRnJvbSBzdFJlZjppbnN0YW5jZUlEPSJ4bXAuaWlkOjA0NTk4N2UwLTZlMjItNDEwZi1hYjBmLWNlZTJlZThlMDk2MyIgc3RSZWY6ZG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDowNDU5ODdlMC02ZTIyLTQxMGYtYWIwZi1jZWUyZWU4ZTA5NjMiLz4gPC9yZGY6RGVzY3JpcHRpb24+IDwvcmRmOlJERj4gPC94OnhtcG1ldGE+IDw/eHBhY2tldCBlbmQ9InIiPz4B//79/Pv6+fj39vX08/Lx8O/u7ezr6uno5+bl5OPi4eDf3t3c29rZ2NfW1dTT0tHQz87NzMvKycjHxsXEw8LBwL++vby7urm4t7a1tLOysbCvrq2sq6qpqKempaSjoqGgn56dnJuamZiXlpWUk5KRkI+OjYyLiomIh4aFhIOCgYB/fn18e3p5eHd2dXRzcnFwb25tbGtqaWhnZmVkY2JhYF9eXVxbWllYV1ZVVFNSUVBPTk1MS0pJSEdGRURDQkFAPz49PDs6OTg3NjU0MzIxMC8uLSwrKikoJyYlJCMiISAfHh0cGxoZGBcWFRQTEhEQDw4NDAsKCQgHBgUEAwIBAAAh+QQBAAAZACwAAAAAEwATAAAFNmAmjmRpnmiaIQWlmgLBvGSUYI9Ciw3mOzuLwYcZHF6QC9EnqagWAYBUGpjsrtisdsvter/dEAA7');
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
    background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhEwATAMQZAAgICAYGBoqKig0NDQUFBW9vbxEREcPDw/X19RwcHNzc3J6enpSUlGJiYm5ubiQkJPLy8tXV1UdHR6ampvn5+fj4+L6+vkFBQQAAAP///wAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACH/C1hNUCBEYXRhWE1QPD94cGFja2V0IGJlZ2luPSLvu78iIGlkPSJXNU0wTXBDZWhpSHpyZVN6TlRjemtjOWQiPz4gPHg6eG1wbWV0YSB4bWxuczp4PSJhZG9iZTpuczptZXRhLyIgeDp4bXB0az0iQWRvYmUgWE1QIENvcmUgNS42LWMxMzggNzkuMTU5ODI0LCAyMDE2LzA5LzE0LTAxOjA5OjAxICAgICAgICAiPiA8cmRmOlJERiB4bWxuczpyZGY9Imh0dHA6Ly93d3cudzMub3JnLzE5OTkvMDIvMjItcmRmLXN5bnRheC1ucyMiPiA8cmRmOkRlc2NyaXB0aW9uIHJkZjphYm91dD0iIiB4bWxuczp4bXBNTT0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wL21tLyIgeG1sbnM6c3RSZWY9Imh0dHA6Ly9ucy5hZG9iZS5jb20veGFwLzEuMC9zVHlwZS9SZXNvdXJjZVJlZiMiIHhtbG5zOnhtcD0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wLyIgeG1wTU06T3JpZ2luYWxEb2N1bWVudElEPSJ4bXAuZGlkOjBhYjQyOGY3LWJmOTktNGJkZi05YjRhLTI3NGM5MDhjMmMwYyIgeG1wTU06RG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDpGNDRFRjk3RUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wTU06SW5zdGFuY2VJRD0ieG1wLmlpZDpGNDRFRjk3REYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wOkNyZWF0b3JUb29sPSJBZG9iZSBQaG90b3Nob3AgQ0MgMjAxNyAoTWFjaW50b3NoKSI+IDx4bXBNTTpEZXJpdmVkRnJvbSBzdFJlZjppbnN0YW5jZUlEPSJ4bXAuaWlkOjBhYjQyOGY3LWJmOTktNGJkZi05YjRhLTI3NGM5MDhjMmMwYyIgc3RSZWY6ZG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDowYWI0MjhmNy1iZjk5LTRiZGYtOWI0YS0yNzRjOTA4YzJjMGMiLz4gPC9yZGY6RGVzY3JpcHRpb24+IDwvcmRmOlJERj4gPC94OnhtcG1ldGE+IDw/eHBhY2tldCBlbmQ9InIiPz4B//79/Pv6+fj39vX08/Lx8O/u7ezr6uno5+bl5OPi4eDf3t3c29rZ2NfW1dTT0tHQz87NzMvKycjHxsXEw8LBwL++vby7urm4t7a1tLOysbCvrq2sq6qpqKempaSjoqGgn56dnJuamZiXlpWUk5KRkI+OjYyLiomIh4aFhIOCgYB/fn18e3p5eHd2dXRzcnFwb25tbGtqaWhnZmVkY2JhYF9eXVxbWllYV1ZVVFNSUVBPTk1MS0pJSEdGRURDQkFAPz49PDs6OTg3NjU0MzIxMC8uLSwrKikoJyYlJCMiISAfHh0cGxoZGBcWFRQTEhEQDw4NDAsKCQgHBgUEAwIBAAAh+QQBAAAZACwAAAAAEwATAAAFNGAmjmRpnmiqrmzrvnAsz+UUADgeLGolYUDgBbI6DIIGS8sRbLgUD0wi8mIQBDBKAUHrlkIAOw==');
}




#table20180718144252 td:nth-child(1){
		background-color: rgba(255, 110, 23, 0.2);
		font-style: normal;
		font-weight: bold;
		text-align: left;
}




#datatable-table20180718144252, #table20180718144252 table {
    width: 100%!important;
}


#datatable-table20180718144252 table {
    display: table;
    border-collapse: separate;
    border-spacing: 2px;
    border-color: grey;
}

#datatable-table20180718144252 table.dataTable.display tbody tr.odd{background-color:#f9f9f9!important;}

#datatable-table20180718144252 table tbody th, table tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd
}


#datatable-table20180718144252 dataTables_scrollHeadInner, #table20180718144252 dataTables_scrollBody {
    width: 100%!important;
}

#datatable-table20180718144252 .titre{
    text-align: center;
    width:100%;
}



              ▄▓▄
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀


Les prénoms des mentions très bien au bac 2018



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Adam","7%"],["Adele","22%"],["Adeline","7%"],["Adrien","12%"],["Agathe","16%"],["Alan","5%"],["Alban","12%"],["Alex","9%"],["Alexandra","13%"],["Alexandre","10%"],["Alexia","9%"],["Alexis","7%"],["Alice","21%"],["Alicia","9%"],["Aline","15%"],["Alison","7%"],["Alix","22%"],["Alizee","14%"],["Allan","3%"],["Amandine","9%"],["Amaury","12%"],["Ambre","10%"],["Amelie","12%"],["Amine","4%"],["Anaelle","17%"],["Anais","9%"],["Andrea","9%"],["Angele","13%"],["Angelique","10%"],["Anissa","5%"],["Anna","22%"],["Anne","20%"],["Anthony","5%"],["Antoine","11%"],["Antonin","12%"],["Apolline","22%"],["Arnaud","10%"],["Arthur","12%"],["Aude","15%"],["Audrey","12%"],["Augustin","18%"],["Aurelie","8%"],["Aurelien","11%"],["Aurore","14%"],["Axel","7%"],["Axelle","9%"],["Aymeric","13%"],["Baptiste","11%"],["Bastien","9%"],["Benjamin","10%"],["Benoit","12%"],["Berenice","15%"],["Bilal","3%"],["Blandine","19%"],["Brice","8%"],["Bryan","3%"],["Camille","13%"],["Candice","11%"],["Capucine","17%"],["Carla","11%"],["Caroline","12%"],["Cassandra","5%"],["Cassandre","13%"],["Cecile","20%"],["Cedric","6%"],["Celia","10%"],["Celine","10%"],["Charlene","8%"],["Charles","12%"],["Charline","9%"],["Charlotte","15%"],["Chiara","22%"],["Chloe","12%"],["Christopher","3%"],["Claire","17%"],["Clara","15%"],["Clarisse","13%"],["Clemence","17%"],["Clement","10%"],["Clementine","18%"],["Cloe","10%"],["Coline","14%"],["Constance","20%"],["Coralie","7%"],["Corentin","8%"],["Cyril","7%"],["Damien","7%"],["David","8%"],["Deborah","7%"],["Diane","22%"],["Dimitri","7%"],["Dorian","7%"],["Doriane","6%"],["Dylan","3%"],["Edouard","11%"],["Elea","17%"],["Elena","17%"],["Eleonore","22%"],["Elie","15%"],["Eliott","11%"],["Elisa","10%"],["Elise","17%"],["Elodie","8%"],["Eloise","13%"],["Elsa","15%"],["Emeline","10%"],["Emile","15%"],["Emilie","12%"],["Emilien","12%"],["Emma","14%"],["Emmanuel","15%"],["Enora","17%"],["Enzo","6%"],["Erwan","8%"],["Esteban","8%"],["Estelle","13%"],["Etienne","17%"],["Eugenie","19%"],["Eva","11%"],["Evan","7%"],["Eve","12%"],["Fabien","7%"],["Fanny","14%"],["Faustine","15%"],["Felix","17%"],["Fiona","9%"],["Flavie","12%"],["Flavien","9%"],["Flora","12%"],["Florent","9%"],["Florian","7%"],["Floriane","15%"],["Florine","8%"],["Francois","14%"],["Gabin","9%"],["Gabriel","16%"],["Gabrielle","19%"],["Gael","10%"],["Gaelle","14%"],["Gaetan","8%"],["Garance","25%"],["Gauthier","11%"],["Gautier","10%"],["Gregoire","18%"],["Gregory","8%"],["Guillaume","12%"],["Helene","19%"],["Heloise","22%"],["Hugo","8%"],["Ilona","7%"],["Imane","7%"],["Ines","12%"],["Jade","11%"],["Jean","14%"],["Jean-Baptiste","14%"],["Jeanne","19%"],["Jeremie","14%"],["Jeremy","6%"],["Jessica","6%"],["Johan","5%"],["Johanna","9%"],["Jonathan","6%"],["Jordan","3%"],["Joris","6%"],["Joseph","12%"],["Josephine","22%"],["Jules","13%"],["Julia","14%"],["Julie","14%"],["Julien","9%"],["Juliette","20%"],["Justin","13%"],["Justine","10%"],["Kelly","5%"],["Kenza","7%"],["Kevin","4%"],["Kilian","6%"],["Killian","6%"],["Kylian","4%"],["Laetitia","14%"],["Laura","9%"],["Laure","12%"],["Lauriane","9%"],["Laurie","8%"],["Laurine","10%"],["Lea","11%"],["Leana","8%"],["Leila","13%"],["Lena","14%"],["Leo","10%"],["Leonie","17%"],["Lilian","6%"],["Lilou","11%"],["Lina","11%"],["Lisa","12%"],["Lise","17%"],["Loic","8%"],["Lola","13%"],["Loris","5%"],["Lou","15%"],["Louis","11%"],["Louise","20%"],["Louna","11%"],["Luc","12%"],["Luca","6%"],["Lucas","8%"],["Lucie","14%"],["Lucile","21%"],["Lucille","14%"],["Ludivine","8%"],["Ludovic","12%"],["Luna","13%"],["Mael","10%"],["Maelle","12%"],["Maelys","13%"],["Maeva","7%"],["Malo","13%"],["Manon","11%"],["Marc","10%"],["Margaux","12%"],["Margot","12%"],["Marianne","21%"],["Marie","14%"],["Marina","8%"],["Marine","11%"],["Marion","12%"],["Marius","8%"],["Martin","16%"],["Mateo","10%"],["Matheo","9%"],["Mathias","8%"],["Mathieu","10%"],["Mathilde","14%"],["Mathis","11%"],["Matteo","8%"],["Matthias","7%"],["Matthieu","14%"],["Maud","17%"],["Maureen","9%"],["Maxence","9%"],["Maxime","8%"],["Mehdi","5%"],["Melanie","8%"],["Melina","5%"],["Melissa","6%"],["Melvin","3%"],["Mickael","6%"],["Mohamed","2%"],["Morgan","4%"],["Morgane","8%"],["Myriam","9%"],["Nathan","9%"],["Nicolas","8%"],["Nina","15%"],["Ninon","17%"],["Noe","15%"],["Noemie","13%"],["Nolwenn","12%"],["Oceane","5%"],["Olivia","15%"],["Olivier","12%"],["Ophelie","5%"],["Oriane","15%"],["Orlane","8%"],["Pablo","9%"],["Paul","13%"],["Pauline","13%"],["Perrine","12%"],["Pierre","13%"],["Quentin","9%"],["Rachel","14%"],["Raphael","13%"],["Rayan","3%"],["Remi","11%"],["Remy","10%"],["Robin","9%"],["Romain","10%"],["Romane","14%"],["Rose","18%"],["Roxane","16%"],["Ryan","2%"],["Sabrina","5%"],["Sacha","10%"],["Salome","17%"],["Samantha","8%"],["Sami","6%"],["Samuel","8%"],["Samy","6%"],["Sandra","7%"],["Sara","11%"],["Sarah","10%"],["Sebastien","13%"],["Simon","12%"],["Sofia","13%"],["Sofiane","4%"],["Solene","15%"],["Sonia","7%"],["Sophie","16%"],["Stephane","9%"],["Steven","2%"],["Sylvain","10%"],["Tanguy","13%"],["Teo","10%"],["Theo","8%"],["Theophile","18%"],["Thibaud","12%"],["Thibault","11%"],["Thibaut","9%"],["Thomas","9%"],["Tiffany","8%"],["Timothe","12%"],["Timothee","14%"],["Tiphaine","13%"],["Titouan","15%"],["Tom","9%"],["Tony","3%"],["Tristan","9%"],["Ugo","8%"],["Valentin","7%"],["Valentine","16%"],["Victoire","18%"],["Victor","14%"],["Victoria","11%"],["Vincent","9%"],["William","9%"],["Xavier","15%"],["Yanis","5%"],["Yann","7%"],["Yannis","7%"],["Yasmine","9%"],["Yassine","7%"],["Yoann","8%"],["Yohan","6%"],["Yohann","5%"],["Zoe","18%"]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["Pr\u00e9nom", "Proportion de mention Tr\u00e8s bien"];
    var cols_visible = "11";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180718144252').dataTable( {
        "orderClasses": false,
        

        data: dataSet,
        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
        "scrollX": true,
        "scrollCollapse": true,
        "responsive": true,
        "searching": ("True" == "False" ? false : true),
        "paging": ("True" == "False" ? false : true),
        
        "order": [
            [1, 'desc']
        ],
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
            "lengthMenu": "_MENU_ entrées affichées",
            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});



        Lire aussi :
         

                Bac 2017 : portez-vous un prénom à mention « très bien » ?



Le chercheur propose de consulter ses données de 2012 à 2018 sur son site interactif.



                            


                        

                        

