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Coupe du monde 2108 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record

La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h11
   





                        


Les publicités diffusées à la télévision par TF1 et BeIN Sports au cours de la Coupe du monde de football ont généré des recettes record de 128,3 millions d’euros brut, selon les estimations de Kantar (groupe WPP). En 1984, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut.
« On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé.
Le Mondial de Russie a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de la Coupe du Monde 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur, relève Kantar.
Même si on ne connaît pas le montant des recettes publicitaires nettes (après remises et négociations avec les annonceurs), la Coupe du monde ne devrait pas se révéler pour TF1 une opération financièrement rentable. Le groupe a déboursé 70 millions d’euros pour les droits de diffusion et a dû assumer d’importants coûts de diffusion.
Kantar a mesuré les recettes brutes des spots publicitaires diffusés du 14 juin au 15 juillet sur TF1 et BeIn Sports juste avant, pendant ou après les matchs. Cette estimation ne prend pas en compte la publicité sur Internet ni le parrainage ou le « billboard », c’est-à-dire les logos des partenaires de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le Gallois enlève la victoire à La Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leader, Christopher Froome. Romain Bardet perd lui presque une minute sur le vainqueur du jour.
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Tour de France : Geraint Thomas remporte la 11e étape, la Sky assome la course

Le Gallois enlève la victoire à La Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leader, Christopher Froome. Romain Bardet perd lui presque une minute sur le vainqueur du jour.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h49
   





                        



   


On ne connaît pas encore le vainqueur du Tour de France 2018, mais on dispose déjà d’un indice à l’issue de cette 11e étape courue entre Albertville et La Rosière : il pourrait encore bien s’agir d’un coureur de la Sky. La formation britannique a tapé un grand coup sur la table lors de la montée finale vers la Rosière (Savoie) ce mercredi 18 juillet. Rescapé de la grande échappée du jour, l’Espagnol Mikel Nieve a vu passer un bolide blanc à 500 mètres de l’arrivée : Geraint Thomas.

🔎 And @GeraintThomas86 overtook @NieveMikel...
🔎 Et Geraint Thomas a dépassé Mikel Nieve...
— LeTour (@Le Tour de France)


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Le Gallois s’impose avec 20 secondes d’avance sur le Néerlandais Tom Dumoulin et son leader (présumé) le Britannique Chris Froome. Thomas fait coup double et endosse le maillot jaune avec 1’25’’ sur le même Froome. Dumoulin pointe lui à 1’44’’. Le Néerlandais a bien tenté dynamiter la course en attaquant dans la descente du Cornet de Roselend et en unissant ses forces avec Alejandro Valverde.
La présence de l’Espagnol à l’avant laissait penser à une grande offensive de la Movistar avec Nairo Quintana. Il n’en a rien été. En surnombre dans le groupe des favoris, la Sky n’a jamais paniqué avant que Geraint Thomas ne plante un démarrage soudain à cinq kilomètres du sommet. Romain Bardet a bien tenté de le suivre, mais a vite baissé pavillon. Pire, le Français a été contré par l’Irlandais Dan Martin et Chris Froome.
A l’arrivée, le leader d’AG2R lâchait 59 secondes sur Thomas et accuse désormais un retard de presque trois minutes au général sur le nouveau maillot jaune (2’58’’). Ses rêves de victoire sur le Tour se sont peut-être déjà envolés sur les pentes de la Rosière.

📊 Here is the new GC after stage 11 !
@GeraintThomas86 is the new @MaillotjauneLCL ! 💛
— LeTour (@Le Tour de France)


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Du côté de la Sky, il reste à savoir qui de Thomas et Froome est aujourd’hui le leader. Bientôt fin de contrat avec la formation britannique, le Gallois a sans doute définitivement montré ce mercredi qu’il jouait sa carte personnelle. Mais pas sûr que Froome n’accepte aussi facilement cette nouvelle hiérarchie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Battu en demi-finales, le gardien belge a multiplié ces derniers jours les critiques envers l’équipe de France. De quoi encourager les caricatures sur les réseaux sociaux.
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Coupe du monde 2018 : après la défaite amère de Thibaut Courtois, le « seum » belge moqué sur Twitter

Battu en demi-finales, le gardien belge a multiplié ces derniers jours les critiques envers l’équipe de France. De quoi encourager les caricatures sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h18
   





                        



   


C’est une défaite qui semble difficile à digérer. Depuis que l’équipe de France s’est imposée face à la Belgique (1-0) en demi-finales de la Coupe du monde, mardi 10 juillet, le gardien belge Thibaut Courtois a multiplié les remarques acerbes. « On perd contre une équipe qui n’est pas meilleure que nous, et qui ne joue pas », déclarait, le soir de la victoire française, celui qui n’a pas pu arrêter le ballon de Samuel Umtiti. « Je préfère perdre avec cette Belgique que gagner avec cette France », avait renchéri l’attaquant belge Eden Hazard.
S’il avait présenté ses excuses, samedi 14 juillet, expliquant avoir eu tort de réagir « à chaud », Thibaut Courtois n’a manifestement toujours pas vraiment digéré cette défaite dans le dernier carré. Après le sacre français en finale contre la Croatie (4-2), dimanche, le portier belge a expliqué à la RTBF qu’il avait « éteint la télévision à la 94e [minute] pour ne pas voir les Français célébrer leur titre ». 
Ces déclarations émanant d’un « grand » joueur – il a été sacré meilleur gardien de ce Mondial – ont fait bondir de nombreux Français. Mais, plutôt que de s’en formaliser, des internautes ont choisi de tourner en dérision le comportement de Courtois.
Sur Twitter, il est ainsi devenu difficile d’éviter les références au « seum » (frustration, en argot) du Belge :

"Notre documentaire, "Les yeux dans le seum", sera bien meilleur que celui de #LesBleus2018 l'#ÉpopéeRusse" https://t.co/nqQ3C60Fsc— Lespiedsoujveut (@Jemet)


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😉
— GuillaumeTC (@GuillaumeTC)


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Jsu morr https://t.co/pQIy1U4hWi— Amin_Royale (@Amin 🇫🇷🥇⚽️🏆 ⭐️⭐️)


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TF1, ils respectent rien. #LesBleus2018 https://t.co/IQAwpupYzO— franckb22 (@Franck  ⭐⭐)


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Pis, pour certains, l’émoji figurant le drapeau belge est devenu synonyme de « seum » :

Putain j’ai perdu mon portefeuille j’ai trop le 🇧🇪— Sevindik2017 (@Dedem Dupont)


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🇧🇪atin un lapin a tué un chasseur— cvrentin (@Corentin)


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L’amitié franco-belge devrait heureusement rapidement reprendre le dessus, le temps que nos voisins digèrent leur seum.

        Lire aussi :
         

                France-Belgique : les Belges se préparent à affronter « ce voisin que l’on aime détester »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Sur les 736 joueurs ayant participé à la Coupe du monde de football 2018, 52 sont nés et ont été formés en France. Un nombre record qui s’explique par la qualité du système de formation français.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Football : la France est aussi championne de la formation des joueurs

Sur les 736 joueurs ayant participé à la Coupe du monde de football 2018, 52 sont nés et ont été formés en France. Un nombre record qui s’explique par la qualité du système de formation français.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h38
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Avec 52 représentants natifs de France et présents en Russie, jamais une Coupe du monde n’aura compté autant de participants nés et formés sur le sol français. L’équivalent de plus de deux sélections complètes. C’est ce que montrent les travaux du sociologue Darko Dukic, qui a compilé une base de données de 3 840 joueurs ayant participé à la Coupe du monde depuis 2002.
L’influence hexagonale ne se dément pas d’année en année, puisque le nombre de joueurs nés en France et participant à la Coupe du monde n’a cessé de croître depuis seize ans.


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Coupe du monde : la France compte plus de joueurs nés sur son sol que les autres pays
Nombre de joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde de football masculin par pays de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



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Sur les 52 joueurs nés en France et ayant été sélectionnés pour l’édition russe de la Coupe du monde, moins de la moitié joue pour l’équipe de France. Vingt-neuf d’entre eux jouent pour des sélections étrangères (neuf pour la Tunisie, huit pour le Maroc, huit pour le Sénégal, trois pour le Portugal, un pour l’Argentine). Un nombre qui a constamment crû depuis qu’une réforme de la Fédération internationale de football (FIFA) en 2003 a assoupli les règles de la participation aux sélections nationales pour les joueurs binationaux.
Ceux-ci peuvent désormais jouer autant de matchs amicaux qu’ils le souhaitent avec les sélections de leurs deux nationalités (un match officiel disputé avec l’une fermant toujours la porte à l’autre). Avec 2,2 millions d’immigrés accueillis entre 1946 et 1990 pour les besoins démographiques d’un pays alors en ruine, la France est particulièrement concernée et possède un vivier particulièrement important de talents binationaux, dont une partie fait le choix de jouer pour d’autres sélections.

        Lire aussi :
         

                Les "binationaux", enquête sur ces footballeurs français qui ne jouent pas en bleu



Exportatrice de joueurs
Au total, la France est le pays qui a fourni le plus de joueurs de Coupe du monde au XXIe siècle, avec 216 participants nés sur son sol, bien loin devant le Brésil et ses 148 joueurs, pourtant perçu comme le plus grand exportateur de talents. Bien loin, aussi, devant les quadruples champions du monde allemands et italiens, également.


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Depuis 2002, la France a fourni plus de joueurs de Coupe du monde que n'importe quel autre pays
Nombre de joueurs de la Coupe du monde entre 2002 et 2018 par pays de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



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            else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
        }
    }

});


Cette situation est soulignée par plusieurs travaux, dont ceux du site Sporting Intelligence, qui a analysé en 2012 le nombre de joueurs formés par chaque club et présents au meilleur niveau européen, en étudiant le parcours de 2 286 joueurs dans les 98 clubs des cinq plus grands championnats européens. Au total, la France a les meilleurs résultats avec treize clubs parmi les 42 qui forment le plus de joueurs, contre 8 pour l’Espagne, 7 pour l’Allemagne, 6 pour l’Angleterre et 5 pour l’Italie. L’étude sur les footballeurs expatriés, publiée par l’observatoire du football CIES en mai 2018, ne dit pas autre chose, puisque la France est à la deuxième place du classement des pays comptant le plus de footballeurs jouant dans d’autres pays, avec 821 joueurs formés sur son sol et pratiquant leur métier en dehors de ses frontières.


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La France, seconde exportatrice de footballeurs
Nombre de joueurs expatriés dans d'autres fédérations de football au 1er mai 2018.

Source : CIES Observatoire du football



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                x: "",
                y: 10
            }
        }]
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        y:821
      },
      [
        "",
        760
      ],
      [
        "",
        465
      ],
      [
        "",
        413
      ],
      [
        "",
        361
      ],
      [
        "",
        346
      ],
      [
        "",
        346
      ],
      [
        "",
        327
      ],
      [
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      ]
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Où jouent les joueurs formés en France (et ailleurs) ?
Principaux flux de footballeurs professionnels dans le monde (minimum de 50 expatriés).





























Angleterre



Argentine



Belgique



Chili



Ecosse



Espagne



Italie



Japon



Luxembourg



Mexique



Pays de Galles



Pays-Bas



Portugal



Slovénie



Turquie



Allemagne



Angleterre



Argentine



Belgique



Brésil



Croatie



Ecosse



France



Irlande



Pays-Bas



Uruguay





Source : CIES Observatoire du football


    require(["jquery","d3/4.2.2","jquery-ui/core","jquery-ui/tooltip"], function($, d3, jqueryUICore) {

        var code = {
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            "ned":"Pays-Bas",
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            "por":"Portugal",
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            "ita":"Italie",
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            "irl":"en ",
            "ger":"en ",
            "eco":"en ",
            "bel":"en ",
            "cro":"en ",
            "ned":"aux ",
            "uru":"en ",
            "por":"au ",
            "tur":"en ",
            "ita":"en ",
            "chi":"au ",
            "wal":"au ",
            "mex":"au ",
            "lux":"au ",
            "esp":"en ",
            "svn":"en ",
            "jpn":"au "
        };

        $("#alluvial path").mouseover(function(){
            var pays = $(this).data("pays");
            d3.selectAll("#alluvial path").style("opacity","0.15");
            d3.selectAll("#alluvial path[data-pays='"+pays+"']").style("opacity","0.8");
        }).mouseout(function(){
            d3.selectAll("#alluvial path").style("opacity","0.5");
        });

        $("#alluvial path").tooltip({
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            tooltipClass: "tooltipdecodeurs",
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            },
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                delay:0,
            },
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            position: {
            },
            items: "path",
            content: function() {
                var origine = code[$(this).data("pays")];
                var article = code_article[$(this).data("pays")];
                var dest = code[$(this).data("dest")];
                var nb = $(this).data("nb");

"+origine+"";
"+nb+" joueurs "+article+dest+""

                return html;
            }
        });
    });


Les banlieues parisiennes, une mine de talents
Sur les cinq dernières éditions de la Coupe du monde, la métropole de Paris a fourni à elle seule 60 joueurs au plus haut niveau. Un nombre inégalé par les autres grandes métropoles footballistiques de la planète, qui fait de Paris la plus grande pourvoyeuse de joueurs internationaux de ces dernières années, encore une fois devant Sao Paulo, au Brésil, ou Buenos Aires, en Argentine.


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Coupe du monde : Paris, première ville fournisseuse de joueurs
Nombre de joueurs ayant été sélectionnés pour la Coupe du monde de football masculin depuis 2002 par ville de naissance

Source : Darko Dukic / RunRepeat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
    Highcharts.setOptions({
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      [
        "",
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      [
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      [
        "",
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      ],
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{point.key}',
\u25CF {point.y} joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde depuis 2002.',
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    }

});


Rien que sur cette édition 2018, quinze joueurs sont nés dans la capitale française. Six d’entre eux jouent en équipe de France, dont Kylian Mbappé, originaire de Bondy (Seine-Saint-Denis) ou encore Paul Pogba, natif de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne). Rien d’étonnant donc, à ce que Paris soit également la métropole dont les joueurs qui en sont issus valent le plus cher sur le marché des transferts.


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    }



En valeur marchande, Paris surclasse les autres villes de football
Valeur des joueurs sur le marché des transferts selon Transfermarkt.de au 5 juin 2018, par ville de naissance.

Source : Darko Dukic / RunRepeat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
    Highcharts.setOptions({
        lang: {
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    var annotation_spe = [];

    var chart = new Highcharts.Chart({
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        },
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                align: "left",
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                x: "",
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        }]
    },{
        id:"1",
        allowDecimals:false,
        type:"linear",
        title: {
            text:""
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        }],
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        }]
    },
    legend:{
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      [
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        211
      ],
      [
        "",
        180
      ],
      [
        "",
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Une formation spécifique et méthodique
Si la belle victoire de cette génération dorée des Bleus prouve que la France et ses banlieues ne manquent certainement pas de talents, elle ne doit rien non plus au hasard, mais plutôt à la façon dont les jeunes joueurs sont détectés et formés dans l’Hexagone, une méthode dont l’efficacité est reconnue partout dans le monde.
Au départ, même si le football a été reconnu en France comme une activité professionnelle dès 1932, la formation des joueurs professionnels se fait majoritairement et, jusqu’en 1973, dans les clubs amateurs. Cette année voit la mise en place de la charte du football professionnel, un texte qui pose les bases du développement d’une formation spécifique et méthodique, et qui va complètement changer la façon dont les jeunes joueurs accèdent au métier de footballeur professionnel, en imposant aux clubs pros de se doter de centres de formation. En neuf ans, 24 sont créés partout en France.
Aujourd’hui, 36 centres de formations sont agréés par le ministère des sports et accueillent un peu moins de 2 000 jeunes âgés de 15 à 20 ans, venus y signer un premier contrat : soit un contrat d’apprentissage de deux ans, avec une formation en CFA, soit un contrat aspirant, d’une durée de trois ans. Les deux leur donnent droit à une rémunération. Suite à quoi, les meilleurs se verront proposer des contrats professionnels entre 18 et 20 ans.
En complément, la Fédération française de football (FFF) a ouvert depuis la fin des années 1980 des centres fédéraux de préformation qui préparent de jeunes joueurs (13-14 ans) à l’entrée dans les centres de formation. En 1974, l’Institut national du football installé à Vichy fut le premier. Il déménage en 1988 au sud de Paris, sur le site actuel – et désormais célèbre – de Clairefontaine. Aujourd’hui, 22 de ces « pôles espoirs interrégionaux » (15 masculins, 7 féminins) prennent en charge chaque année plus de 500 jeunes joueurs et joueuses. La moitié intégrera ensuite un centre de formation.
« Coût économique et humain »
Mais ce système de formation, bien qu’il soit jugé performant pour détecter les talents, se caractérise également par la rareté des débouchés qu’il offre. Le taux de réussite y est en effet assez faible par rapport à l’investissement mental et physique important qu’il demande aux adolescents qui souhaitent devenir joueurs professionnels. Environ 50 % des joueurs passant deux ans dans un « pôle espoirs » échouent à entrer dans un centre de formation, au bout duquel seuls 20 % réussissent à obtenir un contrat professionnel, dont la moitié seulement évoluera en Ligue 1 selon l’UNFP et le Sénat. Ainsi, chaque année, ce sont 300 à 400 jeunes joueurs qui intègrent les centres de formation, tandis qu’environ 75 joueurs, en moyenne, accèdent au circuit professionnel à leur sortie.
Dans son rapport « Accroître la compétitivité des clubs de football professionnel français » publié en 2008, Eric Besson, alors secrétaire d’Etat chargé de l’évaluation des politiques publiques, notait que, selon le directeur technique national adjoint de la FFF François Blaquart, « l’aptitude réelle d’un jeune joueur à évoluer au plus haut niveau est difficile à déceler jusqu’à l’âge de 17 ans et les aléas restent nombreux jusqu’à l’âge de 19 ans ». « Mais ce constat, partagé par la grande majorité des observateurs, ne semble pas inciter les clubs à la patience, et les encourage plutôt, d’une certaine façon, au recrutement en nombre, afin de multiplier les chances de voir éclore un talent ou de ne pas passer à côté d’un joueur d’exception », poursuivait-il, ajoutant que « cette stratégie du volume a un coût économique et humain ».

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La Coupe du monde 2018 a généré un record de 690 millions d’euros de paris sportifs en France

A titre de comparaison, le Mondial 2014 avait généré 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h56
   





                        



   


Un montant record. Le Mondial 2018 de football a généré 690 millions d’euros de mises en France, via les réseaux de La Française des jeux et des opérateurs de paris sportifs en ligne, soit plus du double que lors de l’édition 2014.
« Les parieurs français ont engagé 309 millions d’euros de mises dans les 27 000 points de vente “ParionsSport” de La Française des jeux (presse, tabac, jeux), et 381 millions d’euros sur les sites des douze opérateurs actifs en paris sportifs agréés par l’Arjel », ont indiqué mercredi dans un communiqué commun l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) et La Française des jeux (FDJ).
A titre de comparaison, ils rappellent que la Coupe du monde de football 2014 avait généré au total 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.

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France-Croatie : montant record sur une rencontre de football
C’est sans surprise la finale, dimanche, entre la France et la Croatie, dimanche, qui a enregistré l’activité la plus importante. « Les parieurs ont engagé 67 millions d’euros de mises sur le match, ce qui devient le montant record généré sur une rencontre de football, toutes compétitions confondues », est-il précisé.
Les autres confrontations de la Coupe du monde ayant généré le plus de mises sont la demi-finale France-Belgique (35 millions d’euros), suivie du quart de finale Uruguay-France avec 23 millions. « Sur les sept matchs de l’équipe de France, les parieurs français ont engagé près de 180 millions d’euros de mises, soit une contribution de 26 % au total des mises réunies sur l’ensemble de la compétition », soulignent l’Arjel et la FDJ.
Autorité administrative indépendante, l’Arjel régule les jeux en ligne (paris sportifs et hippiques, poker), soit 9,5 % du secteur des jeux d’argent en France. Elle a agréé un total de quinze sociétés – FDJ, PMU, BetClic ou encore Winamax – dont douze actives en paris sportifs.

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Coupe du monde 2018 : la terre a « tremblé » en France dimanche

A force de sauter tout au long du match France-Croatie, les supporteurs français ont provoqué des « mini-séismes », ou plus exactement des vibrations du sol, « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h41
   





                        


« Qui ne saute pas n’est pas français ! » Ce slogan a été souvent entendu, dimanche 15 juillet, lors de la finale de la Coupe du monde de football entre la France et la Croatie, crié par des dizaines de milliers de supporteurs massés dans les « fan zones » pleines à craquer, mais aussi dans les rues ou les bars. Et, à force de sauter tout au long d’un match riche en buts (4-2), ces supporteurs ont littéralement fait trembler la terre.
Les « mini-séismes » à répétition, ou plus exactement les vibrations du sol qu’ils ont provoquées, ont été « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique français, si l’on en croit Jérôme Vergne, sismologue à l’Ecole et observatoire des sciences de la terre à Strasbourg.
Ce dernier a publié, mercredi 18 juillet, sur son compte Twitter des relevés qui montrent, selon lui, le lien entre les mouvements provoqués par les buts notamment et les pics d’énergie sismique :

Les supporters des #championdumonde2018 ont fait vibrer les sismomètres du réseau sismologique français ! https://t.co/dKCkfBXtyF— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Il a aussi fait la comparaison entre ce qu’il pouvait se passer en France et en Croatie en même temps :

Sismogrammes enregistrés à Zagreb et Strasbourg pendant la finale de #CM2018 https://t.co/ITYAytTw5e— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Déjà, dimanche 17 juin, les sismographes situés à Mexico, dans la capitale mexicaine, avaient enregistré des « secousses », avait assuré l’Institut de recherches géologiques et atmosphériques (IIGEA, Mexique) au moment où, à Rostov-sur-le-Don en Russie, le Mexicain Hirving « Chucky » Lozano venait de marquer un but, à la 35e minute du match du groupe F du Mondial de football, qui opposait son pays à l’Allemagne.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ De nombreux supporteurs se sont indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale.
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La rapidité de la célébration des Bleus sur les Champs-Elysées justifiée par « la menace terroriste élevée »

De nombreux supporteurs se sont indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 13h38
   





                        



Le dispositif de sécurité sur les Champs-Elysées « tirait les leçons de 1998 » dans un contexte de menace terroriste « élevée », a expliqué mercredi 18 juillet sur Europe 1 le préfet de police de Paris Michel Delpuech, pour répondre aux critiques sur la célébration rapide des Bleus champions du monde.
De nombreux supporteurs se sont en effet indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France, sacrée la veille à Moscou en finale de la Coupe du monde, soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale. Une partie de l’opposition a d’ailleurs estimé que le président Emmanuel Macron s’était « approprié » la victoire des Bleus, attendus à l’Elysée après leur défilé sur les Champs – comme en 1998.

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« La foule était énorme sur les Champs-Elysées, au moins 300 000 personnes. Nous avions mis en place un dispositif sans précédent, qui tirait les leçons de 1998 », où le bus avait mis plusieurs heures à fendre la foule, qui n’était pas contenue, a souligné Michel Delpuech. « Les temps ont changé », a-t-il ajouté pour justifier la mise en place « d’un “barriérage” qui a permis de dédier et sauvegarder un couloir de progression pour le bus ».
« Imaginez ce qui se serait passé si ce couloir de progression avait été envahi, avait été bloqué. Que n’aurait-on dit ? On aurait eu des risques pour la sécurité des joueurs, on mettait en difficulté les fonctionnaires qui assuraient le cheminement, on mettait aussi en difficulté la foule. »
« La sécurité a été largement garantie »
Par ailleurs, le bus n’allait pas si vite, a-t-il jugé : « L’itinéraire est court, c’est 1 300 mètres depuis le haut des Champs jusqu’au rond-point [des Champs-Elysées] ; 1,3 km, 12 minutes : ça fait 6,5 km/h. »
Durant la semaine marquée par les célébrations des victoires en demi-finale et finale du Mondial, entrecoupées par les festivités du 14-Juillet, « globalement la sécurité a été largement garantie, assurée dans un contexte qui est celui d’une menace terroriste latente, de niveau élevé, avérée, une menace endogène », a encore estimé M. Delpuech.
Les incidents dimanche soir sur les Champs-Elysées, avec le saccage de plusieurs boutiques dont le Drugstore Publicis, ont été le fait « de pilleurs », de « groupes qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce qu’est un vrai supporteur », a-t-il jugé.

Après les violences des 15 et 16 juillet à Paris, 25 individus déférés au tribunal
A Paris, sur les 31 gardes à vue du 15 juillet, 19 individus (dont 3 mineurs) ont été déférés au tribunal en vue de leur présentation au parquet de Paris, mardi soir, et 3 mineurs ont été présentés au parquet de la juridiction dans le ressort de laquelle ils demeurent. Neuf procédures ont été classées sans suite.
Concernant les violences le 16 juillet liées à la victoire des Bleus, 15 majeurs et 7 mineurs ont été placés en garde à vue, selon le parquet. Trois d’entre eux (dont 2 mineurs) ont été déférés mardi soir, trois mineurs se sont vu remettre une convocation devant le juge des enfants, onze gardes à vue (dont celle d’un mineur) ont été prolongées et cinq procédures ont été classées sans suite.
Enfin, concernant les individus déférés lundi soir, six d’entre eux ont été présentés hier devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ « Vidéo arbitrage 8. » Notre chroniqueur Etienne Labrunie a passé le Mondial devant son poste. Des doutes des débuts à l’euphorie finale, retour sur un mois de foot à la télé.
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Où étiez-vous lors de cet été 2018 ? Devant la télé pour voir les Bleus remporter la Coupe du monde

« Vidéo arbitrage 8. » Notre chroniqueur Etienne Labrunie a passé le Mondial devant son poste. Des doutes des débuts à l’euphorie finale, retour sur un mois de foot à la télé.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 12h17
    |

                            Etienne Labrunie








                        


 

   


1re mi-temps
Les télévisions annoncent la couleur dès le début du tournoi. On ne ratera rien. Et plusieurs fois par jour. Priorité au Mondial, premier événement sportif de la planète. On n’a pas été déçus. Parfois, c’est vrai, elles en ont fait des caisses. Surtout avec les Bleus, bien avant qu’ils soient les nôtres. Le premier match face à l’Australie va donner le ton. Sur TF1, le compte à rebours s’égrène au long d’une journée spéciale où les envoyés spéciaux s’appliquent à chercher en France une ferveur pas encore au rendez-vous. Sur les autres chaînes, on se met à table, l’appétit aiguisé et prêt à débriefer par le menu.
D’emblée, plusieurs trucs vont mal passer. A commencer par l’entrée en matière des Bleus face à l’Australie (2-1). Grâce notamment à l’irruption de la vidéo arbitrage (VAR). Le sujet de ce 1er tour en télé. Sinon c’est « Giroud ou Dembélé », « Deschamps ou du spectacle ? ». Place ensuite au « test » face à une équipe que beaucoup annoncent « redoutable » : le Pérou. Ils passent, Giroud titularisé est salué par la critique. On n’est pas loin d’une Giroumania. Grizou, lui, redevient Griezmann et son faux transfert vidéo à l’Atlético Madrid, conjugué à son manque d’application, est surligné.
Mais le pire est à venir. « La purge », terme le plus entendu à la télé. Le non-match face au Danemark. Les « coiffeurs » sont tondus et la tête de Deschamps mise à prix. « On court à la catastrophe », souligne Dugarry sur BFM-TV, lanceur d’angoisses en chef. Face à l’Argentine de Messi, qui vient de décrocher in extremis son billet pour les huitièmes, ça ne peut pas le faire. Ambiance bleu-blanc-frousse.

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Seul un irréductible commentateur sur BeIN Sports, de surcroît franco-argentin, l’épatant Omar Da Fonseca, prend tout le monde à contre-pied et pronostique une victoire de la France, « d’une plus grande technicité ». On en pince grave pour Omar. Pour certains, il est la révélation de ce Mondial, pour les habitués la confirmation qu’un autre commentaire est possible…
2e mi-temps
La France de N’Golo Kanté a bouffé Léo Messi. Un scénario haletant, sept buts, la France chavire et les télés basculent. « Une équipe est née » (TF1), « les Bleus enfin » (BFM-TV). « Les Bleus au septième ciel » (CNews), tout en nuance, sa ligne éditoriale durant tout ce Mondial. Mbappé est la nouvelle idole et Griezmann peut de nouveau se shampouiner à la télé entre les matchs sans qu’on lui cherche des poux.
Quoique. L’affiche suivante contre ses potes uruguayens et leur défense de fer (celle de l’Atlético Madrid) est pour lui, le buveur de maté. Duplex à Mâcon, sa ville natale. M’maté marque, la France triomphe sans trembler face à cet autre épouvantail, il est vrai privé de Cavani. Une victoire tactique. Celle d’« un Deschamps au top », souligne L’Equipe 21, parfois remontée contre le tacticien mais souvent pertinente dans son analyse, à l’image de Paul Le Guen, l’un de ses consultants.
Place désormais au duel fratricide face aux Belges qui ont eu la bonne idée de sortir le Brésil. Nos frères, nos voisins. Gros plan sur ces villes frontalières partagées. C’est presque dommage d’avoir fait deux équipes… Quoi Thierry Henry est sur le bac d’en face ! Mais comment est-ce possible ? Bon, si on perd, on gagnera quand même un petit peu…

   


3e mi-temps
« On » est en finale. Déjà un peu champions aussi. Normal, on n’a cessé de répéter que le vainqueur de la cousinade serait étoilé. Du coup, certaines chaînes ont pris les devants. Editions spéciales avec drapeau en logo, code vestimentaire maillot tricolore ou au moins un haut bleu. Et c’est parti pour le tour de France des supporteurs, sans oublier Bondy (ville natale du héros Mbappé), où l’on n’a pas vu autant de caméras depuis les émeutes de 2005. En micro-trottoir, le pronostic qui revient le plus est… 3-0.
Tout est prêt, même l’équipe croate qui a tout fait pour gâcher la fête. Mais la réussite est au bout. Les Bleus pas beaux mais solidaires et collectifs. « Bravo à Didier et ses gamins, une équipe qui n’a pas une identité de jeu mais une mentalité de fer, une énergie incroyable basée sur la solidarité et le travail », analyse avec justesse (comme souvent) Bixente Lizarazu. A sa place il y a vingt ans se trouvait Jean-Michel Larqué, 70 ans : « J’étais moins ému en 1998, merci aux Bleus de m’offrir une telle sortie », souligne le désormais ex-consultant.
Place à la célébration. Quelques tentatives d’analyses technico-sociétales en attendant les champions qui n’en finissent pas de se changer. Certains se hasardent sur la « diversité » mais sont renvoyés en 1998 et au mythe black-blanc-beur. « C’est juste la seule élite qui ressemble au peuple », formule Nathalie Iannetta (TF1). Les télés ont accroché deux étoiles en haut à droite de l’écran. France Télévisions entre dans la compet. « L’Arc de triomphe n’a jamais aussi bien porté son nom », tente Julian Bugier. Les « historiques » fusent. « Il n’y a que le foot qui peut créer ça », s’enthousiasme-t-on sur France 2.

   


Temps additionnel
Les héros arrivent enfin. Le bus passe un peu en trombe « sur la plus belle avenue du monde » pour freiner chez Emmanuel Macron (dont le nom est associé à des cars). Le président occupe le terrain. Mais les « gamins » sont en roue libre, le portable à bout de bras. Spontanés. Pogba ambiance et éclipse la possible récup. Ils chantent, y compris La Marseillaise. Et « Vive la France, vive la République », le slogan potache et récurrent lancé par Griezmann les soirs de victoire comme un jeu. Simple mais finalement bien vu.
Mais la soirée tourne court. Les héros sont fatigués de la fête de la veille dont on a pu voir les images à la télé par les réseaux sociaux et leurs comptes Instagram. Réseaux qui ont crevé l’écran, même ceux des télés. Elles ne sont toutefois pas en reste à l’image de TF1, qui diffuse quarante-huit heures plus tard son documentaire « exclusif », Les Bleus 2018 au cœur de l’épopée russe, façon Les Yeux dans les Bleus, mais en plus cadré, quasi institutionnel. D’autres suivront bientôt pour fêter les 1, 2, 5, 10, 20 ans…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient dans le « Monde » quatre regards sur l’équipe de France.
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Coupe du monde 2018 : les Bleus dans les yeux de quatre journalistes étrangers

Les correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient dans le « Monde » quatre regards sur l’équipe de France.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 12h02
   





                        


Britannique, italien, panarabe et allemand. Quatre correspondants en France de grands quotidiens internationaux publient, dans les colonnes du Monde du mercredi 18 juillet, leur regard sur l’équipe de France de football, trois jours après sa victoire en Coupe du monde.
« Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »
Simon Kuper, correspondant en France du quotidien britannique Financial Times, note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ». 

        Lire la tribune de Simon Kuper :
         

          « Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »



« Les Bleus représentent bien mieux la France que la classe politique »
Pour Anaïs Ginori, correspondante en France du quotidien italien La Repubblica, si les vingt-trois joueurs ne régleront pas les problèmes des Français, ils leur apporteront au moins du bonheur.

        Lire la tribune d’Anaïs Ginori :
         

          « Les Bleus représentent bien mieux la France que la classe politique »



« Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »
Randa Takieddine, correspondante en France du journal panarabe Al-Hayat, estime que les Bleus sont la preuve que l’intégration peut être une réussite.

        Lire la tribune de Randa Takieddine :
         

          « Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »



« Les Français montrent la force de leur joie de vivre »
Pour Michaela Wiegel, correspondante politique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, après la période sombre des attentats depuis 2015, les Français ont tenu à afficher leur enthousiasme autour de la bande à Deschamps. Aux Allemands de s’inspirer de l’esprit de cette jeune génération des Bleus.

        Lire la tribune de Michaela Wiegel :
         

          « Les Français montrent la force de leur joie de vivre »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Simon Kuper, correspondant en France du « Financial Times », note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ».
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Coupe du monde 2018 : « Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »

Dans une tribune au « Monde », Simon Kuper, correspondant en France du « Financial Times », note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ».



Le Monde
 |    18.07.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h45
    |

Simon Kuper (Correspondant (politique, livres, football) en France du "Financial Times")







                        



                                


                            

Tribune. Je vis à Paris depuis des années, mais je n’avais pas souvent visité les banlieues avant que mes enfants ne commencent à jouer au foot. Aujourd’hui, j’y passe la plupart de mes matinées de week-end durant la saison. Google Maps nous guide jusqu’aux complexes sportifs bien entretenus, généralement entourés de mornes barres d’immeubles. Pendant que les gosses se changent, les parents cherchent où boire un café. Ensuite, les deux équipes – toujours composées d’un mélange d’enfants blacks, blancs et beurs – se déploient sur la pelouse artificielle subventionnée par l’Etat.

Pères et mères regardent le match debout (en général dans un froid glacial), derrière une clôture grillagée tellement éloignée que nos gamins peuvent à peine nous entendre hurler. Alors que dans les pays anglo-saxons, les parents sont rois, en France, ce sont les éducateurs. Bardés de diplômes, ces émissaires du système footballistique français nous considèrent, nous autres parents, comme un désagrément qu’il convient de garder à distance. Le jeu est parfois d’une qualité remarquable. A la fin du match, tout le monde se serre la main et nous rentrons à la maison pour décongeler.
Je viens de couvrir le triomphe des Bleus à Moscou pour mon journal, le Financial Times. Ce que j’ai vu là-bas correspondait parfaitement à ce que j’avais perçu dans le football des gosses de banlieue.
Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française. C’est un modèle pour votre société – mais il montre également que beaucoup de choses y fonctionnent déjà très bien, en dépit de votre pessimisme national absurdement exagéré.
Une éclatante réussite
Si le football français marche aussi bien, c’est avant tout parce que c’est l’une des rares activités qui unit Paris et sa périphérie. Les équipes parisiennes se déplacent en banlieue tout simplement parce que c’est là que se trouvent la plupart des terrains.
En deuxième...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Randa Takieddine, correspondante en France du journal panarabe « Al Hayat », estime que les Bleus sont la preuve que l’intégration peut être une réussite.
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Coupe du monde 2018 : « Cette victoire a redonné du panache à l’identité française »

Dans une tribune au « Monde », Randa Takieddine, correspondante en France du journal panarabe « Al Hayat », estime que les Bleus sont la preuve que l’intégration peut être une réussite.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h36
    |

Randa Takieddine (Correspondante en France du quotidien panarabe "Al Hayat")







                        



                                


                            

Tribune. La fête que le peuple français a réservée à l’équipe de foot championne du monde de retour de Russie a montré une communion nationale dans la joie et la liesse avec une jeunesse issue de la diversité. Un grand moment de joie partagé par un jeune président français, enthousiaste, adepte de foot, qui appelle l’équipe à rester unie et à ne pas oublier ses clubs amateurs à travers la France.

Cette fête bon enfant, ce délire des foules dans les villes le soir de la victoire et avant le match, la marée humaine qui a déferlé sur les Champs-Elysées, des heures avant l’arrivée des champions, par une forte chaleur, témoignent d’un besoin de joie, de bonne humeur, de faire la fête, de sortir d’une morosité grandissante depuis des années à cause de la fracture de la société française.
Kylian Mbappé, Samuel Umtiti, Paul Pogba, Nabil Fekir, Ousmane Dembélé, ces jeunes champions qui, pour beaucoup, sont issus de l’immigration et venant des banlieues, sont tous des enfants de cité qui ont réussi par le football. Ils sont la preuve que l’intégration peut être synonyme de réussite malgré le sentiment croissant de refus de l’immigration, pas seulement par le Rassemblement national et tous ses sympathisants, mais aussi par un bon nombre de Français, après les attentats terroristes commis par des Maghrébins issus des banlieues.
La ferveur populaire provoquée par ces 23 jeunes champions du monde en dit long sur une société qui a besoin de réussite, qui est fière de ses enfants, mais qui, très souvent, doute d’elle-même à cause de la fracture socio-économique qui mine le pays et qui souvent pousse ses jeunes à partir pour réussir à l’étranger.
Sortir de la peur du terrorisme
Cette union, cette émotion partagée par tout un peuple avait été exprimée ces dernières années dans le drame et la tristesse des attentats. Le peuple français avait besoin de se requinquer et de sortir de la peur du terrorisme et d’exprimer sa fierté d’être Français,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le Français, dont les larmes pour son père malade ont ému au Grand-Bornand, incarne les frissons du cyclisme des années 1990.
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Tour de France : Julian Alaphilippe, le vélo à l’ancienne

Le Français, dont les larmes pour son père malade ont ému au Grand-Bornand, incarne les frissons du cyclisme des années 1990.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 10h28
    |

            Clément Guillou (envoyé spécial au Grand Bornand)








                        



   


C’est sans doute parce qu’il s’est trompé d’époque que Julian Alaphilippe fait rêver les foules. Le peloton, dont il s’est vite extrait mardi 17 juillet pour remporter sa première étape dans le Tour de France, épargne ses forces et regarde ses watts, comme hypnotisé. C’est le cyclisme rationalisé des années 2010 qui, explique Vincenzo Nibali, se rapproche d’un sport millimétré comme la formule 1. Alaphilippe était fait pour les années 1990 : l’offensive décomplexée, les coussins péteurs à l’hôtel et les excès en tout genre, l’hiver surtout, aux antipodes de ces équipes où l’ascèse s’impose et le vague à l’âme menace. Sa formation, la Quick-Step, est le dernier avatar de cette décennie maudite et rock’n’roll.
Tous les jours devant son car, on trouve des cageots de bananes, à l’initiative d’un cosponsor de l’équipe. On se demande parfois s’il faut y voir un message. Toujours est-il qu’avec Alaphilippe, l’équipe belge a remporté son 50e succès de l’année, et souvent des beaux – le Tour des Flandres, la Flèche wallonne grâce au Français, Liège-Bastogne-Liège, cinq étapes sur le Tour d’Italie. Un record depuis 2009, toutes équipes confondues, à ce stade de l’année.
« Dégoupiller, ça peut m’arriver »
Il n’y avait donc pas un nuage au « Grand-Bo », où les grandes eaux sont venues du vainqueur du jour, ému aux larmes en pensant à son père septuagénaire, qui se remet de graves soucis de santé. « Je savais qu’il regardait à la télé », dit Alaphilippe.
« Vivre comme un moine, c’est pas possible »
Le Monde l’avait rencontré en mars. Alaphilippe en revenait toujours à sa famille, lui entraîné par son cousin Franck qui lui prit la tête, au sens propre, après la ligne d’arrivée mardi. Un jour, Franck Alaphilippe l’a vu débarquer, lui qui habitait à 50 kilomètres, sur un Motobécane trop grand pour lui. Julian raconte au magazine Pédale : « J’avais dit à ma mère : “Je vais aller à Saint-Amand [Saint-Amand-Montrond, dans le Cher] voir tonton.” Elle n’y croyait pas bien sûr, mais je suis parti avec un sac à dos, une bouteille d’eau dedans… J’ai suivi la route que je connaissais pour l’avoir souvent prise en voiture. Et en arrivant, je l’ai appelée : “Maman, je suis à Saint-Amand.” Elle a pété un peu les plombs. Cette histoire, je m’en rappellerai toujours parce que ce jour-là, je pense que mes parents ont vu que j’avais vraiment la rage. »
Il aime toujours les coups de folie, ce qui le desservira peut-être un jour, si ses résultats ne le protègent plus. « Dégoupiller, ça peut m’arriver, oui. Prendre la bagnole, des trucs simples à la con, aller voir la mer sur un coup de tête. (…) Vivre comme un moine, c’est pas possible. » 
Effort, hiérarchie et drapeau
Les parents n’étaient pas du tout vélo. La mère était au foyer, le père faisait danser la région avec son orchestre itinérant. Le fils a poursuivi cette existence de nomade et gardé une passion pour la batterie. Un jour, lui et son frère, pianiste et cycliste, ont posé les caisses claires et le clavier sur un trottoir de Montluçon (Allier) pour un concert improvisé.
Des années 1990 et avant, Julian Alaphilippe a aussi cette extraction modeste, là où le cyclisme est aujourd’hui devenu un sport de classe moyenne. Il raconte les vacances au camping à l’étang de Goule, à 60 kilomètres de la maison. Ne s’en est jamais plaint, bien au contraire. Les valeurs sont celles-là : le goût de l’effort – les entraînements nocturnes lorsqu’il travaillait dans une boutique de cycles –, le respect de la hiérarchie – son passage dans l’équipe de l’armée de terre –, l’amour de la patrie – il ferait bien hisser le drapeau tricolore lors des prochains championnats du monde, pour la première fois depuis 1997.

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                Tour de France : « La parade nuptiale de Julian Alaphilippe », par Olivier Haralambon



Sous les ordres de son cousin, le Français s’entraîne à l’ancienne, sans capteur de puissance et avec un rapport distant aux impératifs diététiques du moment. Au printemps, pour la première fois, il a sacrifié aux stages en altitude, à l’isolement, dans la sierra Nevada espagnole. « Il a vraiment beaucoup travaillé. Il a fait des entraînements avec Bob [Jungels, un coéquipier] et quand tu fais des entraînements avec Bob, tu sais que c’est dur », dit Tom Steels, son directeur sportif. On l’a vu taciturne en première semaine, parce qu’il se moque du football et que des journalistes le pressaient de questions sur un match France-Belgique, certes, mais surtout parce qu’il avait échoué aux arrivées de Quimper puis Mûr-de-Bretagne. Il ne trouvait plus sa force. Il l’a retrouvée, à l’évidence, au vu de sa démonstration dans les premiers cols des Alpes.
« Je suis sur la bonne voie »
Sur les réseaux sociaux, c’est avec le sourire du Joker qu’il a posé devant tout le reste de la Quick-Step, dont il fait office de mascotte, « toujours à motiver tout le monde, à s’assurer que le moral est au plus haut », salue Davide Bramati, son directeur sportif italien. Le cyclisme comme un jeu le rapproche de Peter Sagan. Il partage le goût pour les blagues dans le peloton, les trajectoires de skieur en descente, les figures sur son vélo. On ne sait pas, non plus, si l’un comme l’autre sont tout à fait heureux dans ce sport où, le plus souvent, ils s’ennuient, Alaphilippe l’a encore dit après sa victoire.
« Il est plus mature, il a plus d’expérience »
Les deux hommes ont aussi eu en commun une certaine inconscience tactique. C’est en train de changer, et peut-être plus vite pour le Français que pour le champion du monde. Un an plus tôt – il ne disputait pas le Tour, blessé au genou droit –, Alaphilippe aurait-il gagné cette étape ? « Il est plus mature, il a plus d’expérience, tout le monde l’a vu aujourd’hui, observe Bramati. Il a couru avec calme et intelligence, et bien évidemment de grandes jambes. » 
« J’ai le sentiment que je suis sur la bonne voie, confirme l’intéressé. J’ai du caractère et garder le contrôle de mes émotions a souvent été un peu difficile pour moi. Aujourd’hui, j’ai réussi à bien me canaliser, à faire les efforts au bon moment. J’ai bien géré mes sensations. Mais mon tempérament est une force, je suis content de l’avoir. » Pour l’instant, le Tour aussi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Durant le Tour, l’écrivain Olivier Haralambon analyse pour « Le Monde » le style des vedettes du peloton. Aujourd’hui, le Français Julian Alaphilippe, vainqueur au Grand-Bornand mardi 17 juillet.
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Tour de France : « La parade nuptiale de Julian Alaphilippe », par Olivier Haralambon

Durant le Tour, l’écrivain Olivier Haralambon analyse pour « Le Monde » le style des vedettes du peloton. Aujourd’hui, le Français Julian Alaphilippe, vainqueur au Grand-Bornand mardi 17 juillet.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 08h55
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 10h28
    |

                            Olivier Haralambon








                        


Chronique. Il traverse le village du Reposoir. La foule tenue à distance grouille et braque ses milliers d’yeux sur lui. L’essaim coloré de véhicules qui l’accompagne sans trop s’approcher exacerbe sa solitude.
Il s’accorde une seconde de roue libre, puis une autre. Il se penche, main droite, main gauche, et tour à tour resserre ses beaux souliers blancs de communiant, puis reprend sa danse légère.
Il vient de dégringoler le col de Romme selon des trajectoires qu’il aurait pu emprunter à Peter Sagan. A bien des égards, Alaphilippe, c’est Sagan débarrassé de ses rondeurs : il n’a pas la cheville aussi large, pas ce coup de patte léonin du Slovaque, aussi souple qu’épais lorsqu’il ramasse la pédale au point mort bas. Lui est tout en nerfs, tout en lien.
La collection de petits gestes nerveux qu’il déroule comme une parade nuptiale avant de passer à l’attaque – il secoue les muscles de ses cuisses, étire sa nuque en petits mouvements de tête, et comme d’esquive – se résorbe difficilement dans l’unité d’un geste pourtant souverain.
Grande crise convulsive
Il communique une étrange impression de foisonnement, comme si la surface de sa peau ne contenait qu’à grand-peine mille gesticulations possibles. C’est un exorcisme qu’il donne à voir, l’imminence toujours repoussée de la grande crise convulsive. L’énergie dont il est l’épicentre est si démente qu’elle semble pouvoir s’ouvrir toutes les voies. Et de fait, quand elle explose, Alaphilippe peut vider la pile en cinq minutes. Un vrai sacrifice humain. On l’a vu plus d’une fois dans cet état voisin de la transe et qui, le possédant, le piège lui-même. Dernier exemple en date, le championnat de France, où le souffle de son accélération balaie absolument tout et renverse la course en cinq minutes, mais le laisse exsangue et crispé pour le sprint final.
Mais avant l’extinction, il frétille. Et alors c’est la tempête qui noie les concurrents : visage haut, il se tient les bras presque tendus tant le cintre est placé bas, et son coup de chaussette est si nerveux qu’en côte, à chaque coup de pédale, sa roue avant oscille, godille, vivement poussée par le bassin calé sur la selle. Pour peu que le plan de la caméra se serre, on s’aperçoit qu’il avance les épaules l’une après l’autre, et l’on se persuaderait qu’il boxe en avançant.

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                Tour de France : Julian Alaphilippe, le vélo à l’ancienne



Dans les moments de répit, il s’accorde un braquet hyperléger, tournant les jambes comme à vide aux côtés de concurrents plantés. En revanche, quand c’est lui qui commence à buter, son coup de pédale devient binaire. Il s’arrache en danseuse sur un braquet trop grand, et tout son corps s’écrase du côté de sa jambe d’appel — alors il ne gagne pas, il « fait » trois ou quatre, comme à Liège en avril ou lors des deux arrivées bretonnes de ce Tour.
La pure dépense
Alaphilippe ne lésine pas sur le surcroît de grimaces qu’on s’accorde à soi-même dans les moments paroxystiques pour aiguiser les picots sur sa peau. Ses dents découvertes, sa mâchoire crispée sous le bouc et la méchanceté de théâtre auraient pu inspirer un vieux rocker en mal de Stade de France.
A l’époque où un cyclisme réformé gère des gains marginaux, et d’où est donc exclue par principe toute visée vers la Grâce, Julian Alaphilippe ne se contente pas de faire son métier du mieux possible. Il incarne un cyclisme de la pure dépense, un cyclisme religieux, selon le sens que Georges Bataille donnait à la religion : « L’agrément qu’une société donne à l’usage des ressources excédantes. » Dans le risque assumé d’une dilapidation improductive de ses forces, dans leur emploi dispendieux et leur pure consumation, le petit homme jette les prémisses d’un renouveau baroque.
Olivier Haralambon est l’auteur de « Le coureur est son ombre » (Premiers Parallèles, 2017)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Onzième étape mercredi, la seconde dans les Alpes, entre Albertville et La Rosière. Quatre ascensions en 108 kilomètres à peine, afin d’échapper aux scénarios écrits à l’avance.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/07/2018
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Tour de France : la petite musique d’ennui

Onzième étape mercredi, la seconde dans les Alpes, entre Albertville et La Rosière. Quatre ascensions en 108 kilomètres à peine, afin d’échapper aux scénarios écrits à l’avance.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 06h50
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 10h47
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (envoyés spéciaux à Annecy, Haute-Savoie)








                        



   


11E ÉTAPE : ALBERTVILLE - LA ROSIÈRE, 108,5 KM
Va-t-elle nous suivre jusqu’aux Champs-Elysées, cette petite musique d’ennui qui sert de bande-son au Tour de France, autant que la grosse techno de la caravane publicitaire ? C’est le fil rouge de l’édition 2018 : pas une étape sans que ne s’exprime, ça et là, le regret de voir les favoris rester en bloc compact jusqu’à l’arrivée, alors que tout le monde voudrait voir ce peloton exploser.
Mardi, sur les premières pentes des Alpes entre Annecy et Le Grand-Bornand, la course pour la victoire d’étape a offert un succès prestigieux à Julian Alaphilippe – notez que toutes les étapes du Tour disputées depuis que les Bleus ont gagné la Coupe du monde ont été remportées par un coureur français (c’est-à-dire une). La bataille pour le classement général, quant à elle, a été d’un intérêt relatif, dans la mesure où elle n’a été d’aucun intérêt : les Sky ont verrouillé à double tour et balancé la clé au fond du lac d’Annecy. Course neutralisée. Comment s’échapper lorsqu’il faut, pour cela, dépasser un TGV qui roule devant vous ?

        L’étape d’hier :
         

          La patience paye pour Alaphilippe et s’impose pour les favoris



Le final de l’épreuve féminine organisée quelques heures plus tôt, et désignée par le doux nom de « La course by Le Tour », s’est avéré plus palpitant – au passage, quelqu’un est-il en mesure d’expliquer ce fléau contemporain des « machin by bidule » (« la Coupe Davis by BNP Paribas », « Red by SFR », etc.) ? Est-ce censé être stylé ? Quel drôle de monde. Bref. Comme vous le constaterez ci-dessous, la Néerlandaise Annemiek van Vleuten a infligé à sa compatriote Anna van der Breggen ce qu’on appelait jusqu’alors une « Marc Raquil », ou encore une « Floria Gueï », et qu’on pourra désormais appeler une « Annemiek van Vleuten ».

WOW! 

— Eurosport_UK (@Eurosport UK)


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Chez les messieurs, Chris Froome, déjà auteur de deux belles chutes sur les prés vendéens et sur les pavés du Nord, a continué de faire ce qu’il pouvait pour animer la course en crevant sur le plateau des Glières, sans conséquence. Un maboul anonyme en BMX a également tenté d’apporter sa pierre à l’édifice, mais a hélas parfaitement exécuté sa cabriole, alors qu’il suffisait de se louper et de retomber sur les coureurs pour satisfaire le public.

L’impatience guette, mais n’en faisons pas toute une affaire : 2018 n’a rien inventé. Il y a vingt-cinq ans, Miguel Indurain allait remporter son 3e Tour de France, et Bénédicte Mathieu écrivait dans Le Monde : « Drôle de course, dominée par ce seul homme de 29 ans. Mais trop sérieuse, voire ennuyeuse. On attendait les révolutions de palais, on espérait des complots. Tout a avorté. (…) Totale et sans bavure, cette victoire a manqué d’imprévu, de fièvre, comme trop logique, trop calculée. Sans panache ? Dès les premiers jours, le peloton était fataliste, voire résigné. Il l’est resté jusqu’au bout. »
Le peloton a franchi hier, dans la commune du Bouchet, le 1 676e kilomètres du Tour, pile la moitié. S’est-il déjà résigné face à Chris Froome et Geraint Thomas ? « Il faut savoir être patient, suggère Romain Bardet. Ça se joue sur trois semaines, il y aura des ouvertures un peu plus loin. » Comme ici, par exemple ? L’amusant compte Twitter signé « Robert Chipote » a repéré l’ascension qui peut faire la différence :

Petit conseil d’un vieux routier comme moi :
je suggère aux favoris d’attaquer là ! 
Ca grimpe un peu. 

— Robert_Chipote (@Robert Chipote)


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Elle se situe entre Houilles et Paris, lors de la 21e et dernière étape du Tour.
Et si le parcours croquait les coureurs, plutôt que l’inverse ?
Plus tôt dans la course, il y a aujourd’hui, par exemple. « Si quelque chose est ennuyeux sur deux minutes, faites-le durer quatre. Si c’est ennuyeux encore, essayez huit minutes, puis seize, puis une demi-heure, et à la fin, ce n’est plus ennuyeux, c’est intéressant. » Les organisateurs du Tour ont pris le contre-pied de cette recommandation de John Cage, cité dans une chronique de France Culture consacrée à l’ennui. Ils ont tracé, pour la 11e étape, un parcours environ deux fois plus court que d’habitude, 108 kilomètres entre Albertville et La Rosière, conçu pour croquer les coureurs, alors que c’est l’inverse qui se produit depuis dix jours.

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                Tour de France : les étapes courtes sont (parfois) les meilleures



« Ça partira plein gaz dans la première montée, anticipe Geraint Thomas. Il se peut que plusieurs [favoris] essaient de partir dans l’échappée. Ce sera difficile de contrôler. Je suis sûr qu’il va se passer beaucoup de choses. » « L’étape en elle-même est dure, mais la dernière ascension vers La Rosière n’est pas très propice à ce qu’il y ait de gros écarts », tempère Romain Bardet. Le Normand, pardon, l’Italien Vincenzo Nibali met tout le monde d’accord : « Il pourrait se passer quelque chose, ou alors rien du tout. »
Après l’étape d’hier, le vainqueur du Tour 2014 livrait cette analyse au site Velonews : « Ça peut paraître ennuyeux depuis chez vous, mais quand ça roule si vite, il n’y a pas la place pour tenter de faire une sélection. Ce “nouveau” cyclisme est dû à la précision des méthodes d’entraînement. Nous sommes tous au même niveau. Simplement, parfois, quelqu’un a un mauvais jour et perd du temps. 
Nous suivons tous un entraînement spécialisé, et le spectacle en pâtit. Les écarts aujourd’hui se font si vous avez fait une erreur dans votre façon de vous entraîner, si vous n’avez pas bien récupéré de la veille, si vous avez mal dormi. Ou alors si vous avez un problème, comme en Formule 1. Toutes les voitures se valent, l’issue de la course dépend d’un problème mécanique ou d’une panne. C’est comme ça depuis plusieurs années dans le vélo. » Nous n’y avions jamais pensé, mais Nibali fournit là une idée de génie : pour un cyclisme plus beau, interdisons l’entraînement aux coureurs !

   


Départ 14 heures ; arrivée vers 17 h 20.

Le Tour du comptoir : Annecy
Chaque matin du Tour, En danseuse vous envoie une carte postale du comptoir d’un établissement de la ville-départ de la veille.
Où l’on se demande bien qui est ce « George ».

   


On a failli croiser Poupou dans notre Tour du comptoir. Improbable, non ?
On vous explique : dans un premier temps, on a cru qu’on pourrait trouver dans le centre-ville d’Annecy un bar sympa, un comme on les aime, avec le comptoir bien patiné et le ballon de blanc vide à 11 heures. Chou blanc : partout de grandes brasseries impersonnelles, sauf ce petit bar où le patron n’avait pas très envie de parler.
C’est dans le centre culturel Bonlieu qu’on a sauvé la matinée : là, depuis 20 ans, il y a BD Fugue, une librairie spécialisée dans les bandes dessinées, qui fait aussi café. Et là, nous raconte Vincent Poirier, le gérant, on est passé à deux doigts de voir Raymond Poulidor. L’ancien champion continue, à 82 ans, de publier à un rythme qui ferait passer Marc Lévy pour un cossard fini, même si on n’est pas certain que tout soit de sa plume (alors que Marc Lévy…). Et personne n’assure autant que lui le service après-vente dans la France entière. Même François Hollande.

   


Cet été, il a cosigné une BD sur sa vie, « Raymond ». La maison d’édition a proposé qu’il passe à la librairie de 8 heures à 9 h 15 – avant l’ouverture du village départ du Tour, où il continue de signer des dédicaces dans le stand du partenaire du maillot jaune. C’est sur l’heure que Vincent a tiqué : l’initiative avait de bonnes chances de se terminer en tête à tête avec Poupou, et l’histoire du Tour de France, ce n’est pas vraiment le truc du libraire.
Le vélo peut pourtant se consommer en BD, dit-il, surtout celles de Lax, un chouette gars paraît-il. Il recommande aussi « Les porteurs d’eau », qui vient de sortir, une aventure sur fond de trafic d’EPO – on ne voit pas le rapport avec le vélo.
Hormis qu’elle manque cruellement de PMU, nous confirme Vincent, la ville d’Annecy est chère, très chère ; le cadre naturel est beau, très beau ; et culturellement c’est calme, très calme. « Je ne la quitterais pour rien au monde. »

   


PS : Le titre de cette chronique ? C’est à cause de Vincent. Quand on lui a demandé s’il connaissait un cycliste actuel, « allez juste, un, vous savez, un Britannique qui gagne tout le temps ? », il a dit :
« - Hmmm… George ? 
- Ah non. Chris Froome.
- Ah. Vous lui direz bravo. »
Après vérification, aucun George, Georges, ni même Jörg, Giorgio ou Jorge n’a pris le départ du Tour de France cette année. Vincent a peut-être mis le doigt sur un truc.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Anaïs Ginori, correspondante du quotidien italien « La Repubblica », estime dans une tribune au « Monde » que si les joueurs ne régleront pas les problèmes des Français, ils leur apporteront au moins du bonheur.
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Coupe du monde 2018 : « Les Bleus représentent bien mieux la France que la classe politique »

Anaïs Ginori, correspondante du quotidien italien « La Repubblica », estime dans une tribune au « Monde » que si les joueurs ne régleront pas les problèmes des Français, ils leur apporteront au moins du bonheur.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h17
    |

Anaïs Ginori (Correspondante en France du quotidien italien « La Repubblica »)







                        



                                


                            

Tribune. La France n’a pas inscrit le droit au bonheur dans la Constitution, mais elle pratique si souvent le malheur qu’on pourrait presque croire que c’est un devoir constitutionnel. Si on regarde de loin un pays qui conserve autant de richesses et qui, malgré tout, a réussi à défendre un modèle culturel, social et économique unique au monde, il y a comme une suspicion de posture intellectuelle dans cette insatisfaction permanente, peut-être la conséquence du fameux esprit critique, un regard cartésien et très exigeant sur la réalité, qui fait partie du génie de ce peuple, et de son malheur.

On peut donc craindre que le naturel français revienne bientôt au galop et referme la parenthèse enchantée provoquée par la victoire des Bleus. Ce serait dommage. Didier Deschamps a montré que son équipe avait gagné grâce à une forme de modestie, de solidarité interne et de cohésion, autant de qualités qui ne sont plus très représentées dans le débat public. Certains Italiens se consolent de leur absence de cette Coupe du monde en se disant que le jeu de Deschamps est inspiré du foot du « Bel paese » [« beau pays », en parlant de l’Italie] qu’il a si longtemps fréquenté.
« L’identité, heureuse ou malheureuse, continuera de tourmenter les esprits »
Même si les intellectuels qui prophétisaient le « Suicide français », « La Soumission » ou « La Décadence » sont obligés de se taire pour quelques jours, l’identité, pile ou face, heureuse ou malheureuse, continuera de tourmenter les esprits. Il n’y a pas si longtemps, un président socialiste proposait l’idée d’une déchéance de nationalité pour certains enfants de la République, comme des brebis galeuses que l’on pourrait expulser du troupeau. La liesse de ces jours ne va ni effacer tous les problèmes d’intégration, les ghettos de la République, ni empêcher des jeunes de tomber dans une idéologie meurtrière.
Patriotisme et joie de vivre
Est-ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Pour Michaela Wiegel, correspondante du « Frankfurter Allgemeine Zeitung », après les attentats de 2015, les Français ont tenu à afficher leur enthousiasme autour des Bleus. Aux Allemands de s’en inspirer.
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Coupe du monde 2018 : « Les Français montrent la force de leur joie de vivre »

Pour Michaela Wiegel, correspondante du « Frankfurter Allgemeine Zeitung », après les attentats de 2015, les Français ont tenu à afficher leur enthousiasme autour des Bleus. Aux Allemands de s’en inspirer.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h39
    |

Michaela Wiegel (Correspondante politique du "Frankfurter Allgemeine Zeitung" en France)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a une « joie pure » à partager, à Paris, l’effervescence et la ferveur footballistique qui – à quatre ans d’intervalle – est passée d’un côté à l’autre du Rhin. Quelle belle symbolique pour l’Europe que l’Allemagne et la France, le cœur de cette construction pacifique unique, se relayent comme champions du monde ! Nous nous découvrons toujours dans le miroir de l’autre. Alors qu’il faut bien sûr se méfier des comparaisons trop simplistes, il saute aux yeux que la France, avec sa jeune équipe de champions, incarne le renouvellement dans un esprit d’équipe, un optimisme à toute épreuve et un patriotisme revisité.

La Nationalelf d’Allemagne, du haut de ses 4 étoiles, est arrivée assez brutalement à la fin d’un cycle victorieux. C’est d’autant plus difficile à supporter pour nous autres Allemands que nous avons misé depuis longtemps sur la force requinquante du football. Après les années de plomb de la vague terroriste depuis janvier 2015, la France donne l’impression de vouloir montrer, sans rien oublier, la force de sa joie de vivre. Elle incarne en cet été tout ce que les islamistes fanatisés détestent : un pays qui chante, qui se rassemble dehors, en terrasses et dans les bars, femmes comme hommes, et qui crie son plaisir (à chaque but).
Rédemption
En Allemagne, la rédemption fut longtemps cherchée à travers le football. Même les jeunes générations ont baigné dans cet esprit, entretenu par un film émouvant « Le Miracle de Berne » qui raconte la finale gagnée (contre toute attente) en 1954 par l’équipe allemande comme un retour à la joie de vivre après les années noires de guerre mais aussi après des mornes années de la reconstruction dans la culpabilité.
Le football aide à croire en une Allemagne démocratique et pacifique, tel est le message de ce film sorti en 2003 dans les salles, qui a préparé le terrain pour la Coupe du monde 2006, qu’un autre film du même réalisateur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le défenseur français a répondu sur Twitter à un énième message mettant en avant les origines diverses de l’équipe de France. Un tweet devenu rapidement viral.
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Avec les Bleus, « l’Afrique championne du monde » ? La réponse efficace de Benjamin Mendy

Le défenseur français a répondu sur Twitter à un énième message mettant en avant les origines diverses de l’équipe de France. Un tweet devenu rapidement viral.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 22h16
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 08h18
   





                        



   


Et si, après le « black-blanc-beur » de 1998, les Bleus de 2018 ne voulaient pas être renvoyés à leurs origines ? Depuis la victoire des Français à la Coupe du monde, dimanche 15 juillet, des commentaires fleurissent sur les réseaux sociaux, sur les plateaux de télévision et dans certaines prises de parole publiques pour mettre en avant la diversité de l’équipe. Pour autant, le défenseur Benjamin Mendy, très présent sur les réseaux sociaux, a tenté de clore ce débat par un message publié sur Twitter et devenu quasi immédiatement viral, avec près de 20 000 « retweets » en moins de trente minutes.
En réponse à un message du site Sporf, qui, voulant vanter la diversité des joueurs, associait plusieurs footballeurs de l’équipe de France au drapeau représentant leur pays d’origine, le joueur a repris la même liste, a accolé un seul et même drapeau pour chaque nom, le drapeau bleu-blanc-rouge, et a conclu par un petit émoticône clin d’œil et le commentaire en anglais « fixed » (« réparé ») :

@Sporf @equipedefrance @iamnzonzi15 @paulpogba @AntoGriezmann @nglkante @CorentinTolisso @NabilFekir @samumtiti… https://t.co/b3q3oEEnUV— benmendy23 (@Benjamin Mendy ⭐️⭐️)


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Au-delà des déclarations relevant ouvertement du racisme, entendu en France ou en Italie, certains ont loué les origines diverses de l’équipe, et les ont même célébrées, à l’instar de Trevor Noah, le présentateur vedette du « Daily Show », aux Etats-Unis. « Je suis tellement content, l’Afrique a gagné la Coupe du monde ! », s’enthousiasmait-il mardi.
Avant lui, c’est l’hebdomadaire français Paris Match qui écrivait, dès dimanche que « la victoire de la France au Mondial 2018 est aussi une victoire pour le continent africain, dont sont originaires quatorze joueurs [sur vingt-trois] ». Dans son article « L’Afrique aussi championne du monde de foot », le magazine rappelle notamment que Samuel Umtiti est né à Yaoundé, au Cameroun, que Steve Mandanda est né à Kinshasa, en République démocratique du Congo, ou que N’Golo Kanté est franco-malien.
« La France gagne grâce aux joueurs africains ou fils d’Africains », disait, dans la même veine, lundi Nicolas Maduro. Le président vénézuélien profitait d’un discours pour demander qu’à l’occasion de cette deuxième étoile tricolore, la France et toute l’Europe cessent le « racisme » et la « discrimination » envers les immigrants africains et latino-américains. Ses propos ont été critiqués par certains en France, qui estiment qu’ils reviennent à « nier ce qu’est la France ». Le député UDI Jean-Christophe Lagarde a ainsi affirmé : « Ce qu’est la France, ce n’est pas le fait de regarder ce qu’est votre origine », ajoutant qu’il comptait porter plainte contre M. Maduro.

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                Azouz Begag : « Il n’y a plus de revendication identitaire sur les terrains de foot »



« Regardez l’équipe de France qui vient de remporter la Coupe du monde, a même lancé l’ancien président américain Barack Obama, lors d’un discours en Afrique du Sud, mardi. Tous ces gars ne ressemblent pas, selon moi, à des Gaulois, mais ils sont français, ils sont français ! » Benjamin Mendy n’aurait pas dit mieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Depuis la finale de la Coupe du monde, l’Italie voit rouge. Des propos antifrançais et des déclarations racistes se multiplient sur les réseaux sociaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/07/2018
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Entre amertume et racisme, l’Italie digère mal la victoire des Bleus

Depuis la finale de la Coupe du monde, l’Italie voit rouge. Des propos antifrançais et des déclarations racistes se multiplient sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 21h18
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 11h02
    |

                            Nina Jackowski








                        



   


Les Italiens, mauvais perdants ? Quadruple championne du monde, la Squadra Azzurra a été éliminée par la Suède dès le 13 novembre 2017, l’empêchant de se qualifier pour la phase finale de la Coupe du monde, une première depuis 1958.
Si le pays a du mal à digérer sa non-qualification, la presse nationale se console en soulignant les prouesses d’un Didier Deschamps aux influences italiennes. Tandis que le Corriere dello Sport rappelle « les cinq saisons qu’il a passées au sein de la Juventus », La Gazzetta dello Sport affirme que la carrière transalpine du sélectionneur lui a permis d’acquérir « l’art italien de la défense et de la tactique ».
Matteo Salvini, premier attaquant
En réalité, le succès tricolore n’est pas près de s’attirer la sympathie des Italiens. Entre la Croatie et la France, « l’équipe au damier » fait de loin pencher la balance de son côté, soutenue selon un sondage du Corriere della sera par 90 % des Italiens.
Parmi eux figure le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, dirigeant du parti d’extrême droite la Ligue, qui s’est fait remarquer en dénigrant la victoire des Tricolores dans un message posté dimanche sur son compte Twitter.
Dans ce post, qui accompagne un article sur la victoire des Italiens lors du relais 4 × 400 mètres de la Coupe du monde d’athlétisme des moins de 20 ans, le dirigeant ne manque pas de s’attaquer à certains symboles culturels français, agrémentant son propos d’un émoticône souriant : « Voici les vrais champions du jour ! Et puis le vin italien est meilleur que le français, le cinéma et la musique idem, et la Sardaigne est bien plus belle que la Corse. » 
« J’irai porter la poisse à la France », avait déjà annoncé le ministre lors d’un meeting de la Ligue, le 13 juillet, selon Il Fatto Quotidiano. « Je n’ai pas envie de voir Macron sautiller », avait-il ajouté, prenant position pour la Croatie.

Eccoli i veri campioni di oggi! E poi il vino italiano è meglio di quello francese, cinema e musica idem, e la Sard… https://t.co/AhLQ80GGgQ— matteosalvinimi (@Matteo Salvini)


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Le Louvre recadré
Nombre de nos voisins transalpins n’ont pas non plus apprécié le geste du Louvre, qui, dimanche soir, a publié un montage sur Twitter qui montrait la Joconde vêtue du nouveau maillot de l’équipe, orné de sa deuxième étoile. L’image a suscité l’indignation de certains Italiens, blâmant la France pour une appropriation culturelle, à l’image de cette internaute qui a écrit que « Mona Lisa est l’œuvre de Léonard de Vinci. Elle est née en Italie, des mains d’un Italien. Il en est ainsi, et le restera toujours ». Le Louvre a répondu aux tweetos, avec humour et en italien, au moyen d’une pique historique : « Pour information, “La Joconde” a été vendue par Léonard de Vinci à François Ier ! »

@MuseeLouvre @equipedefrance @FrenchTeam @FIFAWorldCup @fifaworldcup_fr @AntoGriezmann @FFF @paulpogba @samumtiti… https://t.co/2a3TDTINwu— breathe_24 (@🍷)


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Per informazione, la Gioconda è stata venduta da Leonardo da Vinci al re Francesco I 😋— MuseeLouvre (@Musée du Louvre)


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« C’est l’Afrique qui a gagné »
Si la querelle de Mona Lisa peut prêter à sourire, la rancune italienne transparaît fréquemment sur fond de racisme latent. Les réseaux sociaux sont parcourus d’une citation relevée par la Repubblica et par l’agence de presse Adnkronos : « C’est l’Afrique qui a gagné. » Les joueurs français étant désignés dans certains messages comme « des singes avec un ballon » ou « champions du tiers-monde ».
Le monde politique n’est pas exempt de ce type de dérapages, comme le montre une publication Facebook (depuis effacée) d’Ernesto Sica, conseiller municipal du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia : « Pour la première fois, une équipe africaine remporte la Coupe du monde de football. » Depuis la formation du gouvernement populiste italien, dit « gialloverde » (« jaune et vert », les couleurs symboliques du Mouvement Cinq étoiles et de la Ligue en coalition) en juin, certains assument un racisme décomplexé.
Trois semaines après la crise diplomatique entre Paris et Rome sur la question des migrants, les tensions trouvent un écho sur les réseaux sociaux autour de la question du football.
Le football italien en proie au racisme
La France n’est pas la seule victime du racisme de tifosi (nom donné aux supporteurs italiens). Alors que Mario Balotelli était pressenti pour être nommé capitaine de l’équipe d’Italie, l’attaquant a été confronté à une banderole raciste brandie dans les gradins le 28 mai, lors d’un match amical entre l’Italie et l’Arabie saoudite. Elle disait : « Mon capitaine a du sang italien. » Né en Sicile, à Palerme, et d’origine ghanéenne, le joueur s’est indigné de ce comportement sur le réseau social Instagram, appelant au réveil des Italiens : « On est en 2018. Ça suffit ! »
Rappelé après quatre ans d’absence, « Super Mario » a pris sa revanche en s’illustrant par un but lors de ce match amical. « Les plus racistes, c’est nous ! », déplorait déjà Il Corriere dello Sport en novembre 2013, consacrant sa « une » à son « enquête choc » sur la discrimination raciale dans les stades. « Etre capitaine ne changerait pas grand-chose pour moi, mais ce serait un signe fort contre le racisme dans le pays », avait alors conclu l’avant-centre.

« Mon capitaine a le sang italien » banderole debile exposée hier pendant le match de l’Italie visait Balotelli, un… https://t.co/U5QdBFdOZs— SimoneRovera (@Simone Rovera)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le début de la bagarre dans les Alpes est repoussé de 24 heures (au moins). Alaphilippe en profite pour s’imposer au Grand-Bornand et revêtir le maillot à pois. Nos trois leçons du jour.
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Tour de France 2018 : la patience paye pour Alaphilippe et s’impose pour les favoris

Le début de la bagarre dans les Alpes est repoussé de 24 heures (au moins). Alaphilippe en profite pour s’imposer au Grand-Bornand et revêtir le maillot à pois. Nos trois leçons du jour.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 20h37
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 06h51
    |

            Clément Guillou et 
Henri Seckel (envoyés spéciaux au Grand-Bornand, Haute-Savoie)








                        


Décidément, le sport français vit un été de rêve : après la victoire en Coupe du monde des Bleus dimanche, Julian Alaphilippe a remporté en solitaire la 10e étape, mardi au Grand-Bornand, premier succès tricolore du Tour 2018 ! Attaquant précoce, Greg Van Avermaet s’offre avec panache vingt-quatre heures de plus en jaune. Sur les premières pentes sérieuses du parcours, l’équipe Sky a imposé un tempo tel que personne n’est parvenu à attaquer. Warren Barguil, en revanche, est très bien parvenu à perdre du temps, et va donc désormais pouvoir songer à gagner.
>> Le classement de l’étape 
>> Tous les classements généraux

   


Alaphilippe évacue sa frustration
« Une de plus ! » Un jour comme un autre pour Wilfried Peeters, directeur sportif de la Quick-Step : l’un de ses coureurs vient de gagner, pour la cinquantième fois cette année, pour la troisième fois sur ce Tour de France. Cette fois, c’est Julian Alaphilippe, le plus incontrôlable de la troupe qui s’est rebaptisée « The Wolfpack » (« la meute de loups ») cet hiver et qui chasse de préférence les gros bouquets : le Tour des Flandres, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, cinq étapes sur le Tour d’Italie, trois titres de champion… Une domination totale, de celles qui inquiètent autant qu’elles impressionnent.
Alaphilippe, donc, s’inscrit comme premier vainqueur d’étape français sur ce Tour, après une première semaine décevante pour les Tricolores. Il était attendu en Bretagne (Quimper et Mûr-de-Bretagne), le zébulon surgit à 1 000 kilomètres de là, au Grand-Bornand. Une démonstration de force, pour dominer les purs grimpeurs présents dans l’échappée du jour, et de maturité, aussi. Celle qui lui a beaucoup manqué depuis que la météorite est tombée sur le cyclisme mondial, en avril 2015. Son patron, Patrick Lefévère, bouillait de voir Alaphilippe échouer à gagner sur le Tour ou dans les classiques par manque, souvent, de sens tactique. Le verrou s’est débloqué le 18 avril en Belgique, sur la Flèche wallonne.
« Il est plus mature, il a plus d’expérience, tout le monde l’a vu aujourd’hui, souligne le directeur sportif italien Davide Bramati, dont l’enthousiasme latin doit faire du bien à l’expansif Alaphilippe, dans cette équipe de culture protestante. Il a couru avec calme et intelligence, et bien évidemment de grandes jambes. »
Il fut, pour le public du Tour, d’abord connu comme farceur, voire comme acteur — il aime jouer avec les caméras —, plutôt que comme gagneur. Cela devait changer cet été.
« J’ai du caractère, du tempérament, mais je pense que c’est plutôt une bonne chose avec le métier que je fais », commence Alaphilippe. Qui en convient : « Je me trouve plus calme qu’avant, j’arrive à gérer un peu mieux mes efforts par rapport à mes saisons précédentes. C’est ce qui m’a aidé à passer un cap. » 
« Des frustrations, j’en ai à la pelle, ajoute le natif du Bourbonnais, en référence à ses occasions ratées : Jeux olympiques 2016, Mondiaux 2017, étapes du Tour et grandes classiques. Ce sont des choses qui font grandir, rendent plus fort dans la tête. » A l’évidence : depuis une semaine, il était renfrogné, furieux d’avoir raté la gloire dans des étapes bretonnes taillées pour son corps de puncheur, d’être passé à côté d’un possible maillot jaune. Dans la tête, Alaphilippe n’a pas faibli. Dans les jambes, il s’est visiblement renforcé.
Le Tour est une école de la patience

   


On ne pourra pas reprocher à quiconque de nous avoir mis l’eau à la bouche. Hormis aux organisateurs, mais c’est leur boulot. La première étape de montagne du Tour, entre Annecy et Le Grand-Bornand, n’a rien changé au classement général, sauf pour Rigoberto Uran, arrivé 2 min 30 s après les cadors et qui dit déjà adieu à un nouveau podium. Pour le reste, statu quo completo.
Romain Bardet l’avait annoncé avant l’étape : « La course va être un peu fermée les prochains jours, il faudra être patient et attendre l’ouverture. Je ne pense pas qu’on ait de grandes manœuvres avant les Pyrénées. C’est souvent en troisième semaine que les grandes différences se font. » Il a pu répéter ses pensées à l’arrivée : « Il faut savoir être patient, ça se joue sur trois semaines, il y aura des ouvertures un peu plus loin. Il faudra attaquer, mais vous savez, c’est la plus grande course du monde, avec les meilleurs cyclistes du monde, donc il faut aussi pas mal d’humilité, et attendre le bon moment. »
Pourquoi n’était-ce pas aujourd’hui ? « Tout le monde avait peur après la journée de repos, répond Mikel Landa (Movistar), classé dans le même temps que son ancien coéquipier Chris Froome au général. On a laissé les Sky travailler. Ils ont imprimé un gros rythme dans le dernier col, donc personne n’a pu essayer d’attaquer. » « Le vent de face dans le final a un peu calmé l’audace de tout le monde », ajoute Romain Bardet.
Demain, entre Albertville et La Rosière, y aura-t-il moins de vent ? Moins de coureurs Sky qui verrouillent ? Moins de craintes post-journée de repos ? « Ce sera différent, promet Landa, qui imagine une journée plus mouvementée. Le premier col est difficile, les équipes vont perdre beaucoup de coureurs, donc la course sera plus offensive. » « L’étape en elle-même est dure, mais la montée vers La Rosière n’est pas propice à de grandes chevauchées », tempère Bardet. Alors patience. Au pire, jusqu’à jeudi et l’Alpe d’Huez qui, elle, déçoit rarement.
Warren Barguil est content : il a perdu du temps

   


Si Warren Barguil peut avoir un regret aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir perdu 8 min 30 s sur Froome, Bardet et le peloton des favoris, c’est de ne pas en avoir perdu plus. Le Breton de 26 ans pourrait peut-être se battre pour remporter le Tour de France s’il en avait envie. Mais il n’en a pas envie. « Je ne suis pas venu pour le classement général, expliquait-il hier, sans que l’on sache si c’était du bluff. Donc à partir de demain [aujourd’hui], je peux perdre du temps (…). Si je veux aller dans une échappée qui va au bout, oui, je dois perdre du temps. Autrement, on ne me laissera pas partir. »
Le meilleur grimpeur du Tour 2017 vise des victoires d’étape plutôt que le maillot jaune, qui n’était pourtant pas inaccessible aujourd’hui, puisque Barguil comptait ce matin 2 min 37 s de retard. Est-ce pour cela qu’il a tenté de s’en aller dans l’avant-dernière ascension ? Mystère. Tentative fugace en tout cas. Barguil, faute de creuser l’écart sur le peloton Sky, s’est vite relevé et a finalement pu mettre son plan de perdant à exécution.
On peut tout de même s’interroger sur la pertinence de sacrifier une étape comme celle d’aujourd’hui, qui lui convenait bien, plutôt qu’une des neuf premières, toutes plates et sans intérêt pour lui. « J’essayais de trouver une étape en première semaine où je pouvais perdre du temps. En Bretagne, je ne pouvais pas, explique le Morbihannais. Et sur les pavés, si tu perds un peu de temps, tu te fais un peu taper dessus. » Mouais. Les deux premières étapes en Vendée, puis les deux étapes pour sprinteurs de Chartres et d’Amiens auraient pu faire l’affaire. Mystère.
Les projets de Barguil prennent donc forme. Problème : huit minutes de retard sur les favoris, est-ce suffisant pour être libre en montagne ? Pas sûr. Allez, au pire, l’étape de Valence vendredi, au lendemain du triptyque alpestre, lui offrira une occasion en or de perdre un bon quart d’heure supplémentaire en admirant les paysages somptueux de la Drôme. Allez Wawa, freine !



                            


                        

                        


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Coupe du monde : quatre timbres collector en hommage aux Bleus

Les collectionneurs peuvent les acheter en ligne sur le site Laposte.fr ou à partir de jeudi dans 307 bureaux de poste dans toute la France.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 20h31
   





                        


Voilà qui va réjouir au-delà des philatélistes et peut-être donner envie d’envoyer des cartes postales. La Poste a émis quatre timbres collector pour « remercier les Bleus » pour leur titre de champions de la Coupe du monde de football 2018, déjà disponibles en ligne ou à partir de jeudi 19 juillet dans des bureaux de poste.
« Il s’agit d’un carnet de quatre timbres collector vendus au prix de cinq euros avec le message pour fêter le titre de champions du monde », a expliqué un porte-parole du groupe, précisant qu’ils ont été tirés à 65 000 exemplaires.
Frappés de la phrase « Merci les Bleus », ces timbres représentent les titres de 1998 et celui de dimanche avec les deux étoiles figurant sur un fond tricolore.
Les collectionneurs peuvent les acheter en ligne sur le site Laposte.fr ou à partir de jeudi dans 307 bureaux de poste dans toute la France.



                            


                        

                        

