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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.
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Coupe du monde 2108 : les recettes publicitaires pour TF1 et BeIN dépassent 128 millions d’euros, un record

La compétition a drainé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicité, soit plus du double de la Coupe du monde 2014.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 19h11
   





                        


Les publicités diffusées à la télévision par TF1 et BeIN Sports au cours de la Coupe du monde de football ont généré des recettes record de 128,3 millions d’euros brut, selon les estimations de Kantar (groupe WPP). En 1984, lors de la Coupe du monde qui s’était tenue au Brésil, TF1 avait engrangé 87,7 millions d’euros brut.
« On se situe au-delà de tout ce qu’on a mesuré » pour un événement sportif en France, a souligné Alexandre Anginot responsable de l’étude et du département sport à Kantar Media, interrogé par l’AFP. « Mais ce n’est pas un record en termes de tarifs publicitaires », a-t-il observé.
Le Mondial de Russie a rassemblé 195 annonceurs sur les écrans français pour un total de 3 709 spots de publicitaires, soit plus du double de la Coupe du Monde 2014 (1 376 spots). La finale France-Croatie a représenté à elle seule 10 % de l’activité en valeur, relève Kantar.
Même si on ne connaît pas le montant des recettes publicitaires nettes (après remises et négociations avec les annonceurs), la Coupe du monde ne devrait pas se révéler pour TF1 une opération financièrement rentable. Le groupe a déboursé 70 millions d’euros pour les droits de diffusion et a dû assumer d’importants coûts de diffusion.
Kantar a mesuré les recettes brutes des spots publicitaires diffusés du 14 juin au 15 juillet sur TF1 et BeIn Sports juste avant, pendant ou après les matchs. Cette estimation ne prend pas en compte la publicité sur Internet ni le parrainage ou le « billboard », c’est-à-dire les logos des partenaires de la Coupe du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La compagnie aérienne à bas coût a annoncé l’annulation de 600 vols en Europe les 25 et 26 juillet en raison d’une grève du personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique.
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Grève à Ryanair : 600 vols annulés en Europe, 100 000 passagers affectés

La compagnie aérienne à bas coûts a annoncé l’annulation de 600 vols en Europe les 25 et 26 juillet en raison d’une grève du personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h34
   





                        


Avis à ceux qui auraient réservé des vols sur Ryanair les 25 et 26 juillet. La compagnie aérienne irlandaise à bas coûts a annoncé, mercredi 18 juillet, l’annulation de 600 vols en Europe ces deux jours-là en raison d’une grève du personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique.
Ces annulations toucheront 100 000 passagers, selon la compagnie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ C’est la première journée de grève nationale organisée par la seule CGT depuis la fin du mouvement unitaire avec l’UNSA, SUD et la CFDT.
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La SNCF prévoit un trafic quasi normal jeudi, jour de grève à l’appel de la CGT

C’est la première journée de grève nationale organisée par la seule CGT depuis la fin du mouvement unitaire avec l’UNSA, SUD et la CFDT.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h33
   





                        



   


Le trafic SNCF sera normal jeudi 19 juillet, hormis de « très légères adaptations en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie » en raison d’un appel national à la grève lancé par la CGT-Cheminots, a annoncé, mercredi, la direction de l’entreprise ferroviaire.
Dans son préavis de grève, la CGT-Cheminots demandait, parmi d’autres revendications, « l’arrêt du projet de filialisation de Fret SNCF », « un véritable service public de transport de marchandises », ainsi que « des moyens humains, matériels et financiers ».
C’est la première journée de grève nationale organisée par la seule CGT depuis la fin du mouvement unitaire à quatre syndicats (avec l’UNSA, SUD et la CFDT), lancé pour protester contre la réforme ferroviaire et qui avait perturbé le trafic deux jours sur cinq de début avril à fin juin. Les 6 et 7 juillet, lors des premiers grands départs en vacances d’été, la CGT avait également fait grève en même temps que SUD-Rail.

        Lire aussi :
         

                Trois mois après le début de la grève à la SNCF, les cheminots entre résignation et persévérance



Réunion patronat-syndicats sur la convention collective nationale
Cette nouvelle grève jeudi a lieu le jour d’une réunion patronat-syndicats sur la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire. Ce texte devra préciser, entre autres points, les conditions de transfert des cheminots s’ils quittent la SNCF pour une entreprise rivale après l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs (à partir de décembre 2019).
Selon l’ordre du jour, les participants y feront notamment le point sur « le volet social » de la loi de réforme ferroviaire — promulguée à la fin de juin —, ainsi que sur les « classifications et rémunérations » des cheminots. Ils devront aussi fixer les « modalités de travail » et le calendrier des négociations. Cette CCN sera le socle social de tous les salariés du rail, dont les nouvelles recrues de la SNCF qui n’embauchera plus sous le statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020.
La CGT prévoit une nouvelle grève à la SNCF le vendredi 27 juillet, jour de réunion du conseil de surveillance du groupe public ferroviaire. L’entreprise publiera ce jour-là ses résultats financiers du premier semestre, avec le coût des trente-six jours de la grève par épisodes, suivie du 3 avril au 28 juin.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ En général, les effets négatifs des barrières douanières sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres, relève le Fonds monétaire international à partir de quatre scénarios.
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Selon le FMI, les Etats-Unis seraient les plus touchés en cas de guerre commerciale

En général, les effets négatifs des barrières douanières sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres, relève le Fonds monétaire international à partir de quatre scénarios.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h49
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Donald Trump croit-il vraiment, comme il l’a tweeté un jour, que les guerres commerciales sont « bonnes et faciles à gagner » ? Telle n’est pas la conclusion des calculs effectués par le Fonds monétaire international (FMI), dans une note publiée mercredi 18 juillet, pour préparer la réunion des ministres des finances du G20, samedi et dimanche, à Buenos Aires (Argentine).

« En général, les effets négatifs des barrières douanières sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres », affirme le Fonds. Ses estimations se basent sur quatre scénarios, du moins grave (les tarifs déjà appliqués et les représailles engagées par les pays visés) au plus toxique (toutes les menaces sont mises à exécution et se doublent d’un choc de confiance pour les investisseurs).
Selon la dernière hypothèse, la plus sévère, le produit intérieur brut (PIB) mondial serait amputé de 0,5 % d’ici à 2020, soit 430 milliards de dollars (370 milliards d’euros). Aux Etats-Unis, la perte serait de 0,8 %. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils seraient l’épicentre des mesures de rétorsion. Tandis que leurs partenaires continueraient à commercer entre eux et, parfois, pourraient tirer profit de la réorganisation des flux commerciaux.
« Tous les pays seront, à terme, affaiblis »
Quoi qu’il en soit, « en cas de conflit commercial, tous les pays seront, à terme, plus affaiblis », fait remarquer la patronne du FMI, Christine Lagarde, dans un post de blog. Le PIB de l’Asie émergente serait réduit de 0,7 %, celui du Japon de 0,6 % et celui de la zone euro de 0,3 %.
En fonction de chaque scénario, les impacts diffèrent selon les régions. Dans l’hypothèse où Washington imposerait des tarifs de 25 % sur les importations de véhicules, les plus affectés seraient le Japon suivi de l’Amérique latine.

Etonnamment, la zone euro s’en tirerait à relativement bon compte. De fait, ses ventes d’automobiles aux Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le champ de bataille entre les deux constructeurs se déplace des commandes d’avions aux services : opérations en vol, marketing, ingeniering et maintenance des appareils.
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Airbus et Boeing se tournent vers les services pour doper leurs marges

Le champ de bataille entre les deux constructeurs se déplace des commandes d’avions aux services : opérations en vol, marketing, ingeniering et maintenance des appareils.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h01
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

C’est le nouveau pactole qui fait saliver Airbus et Boeing. A l’occasion du Salon de l’aéronautique de Farnborough, dans la grande banlieue de Londres, les deux avionneurs rivaux ont annoncé à tour de rôle, mardi 17 juillet, avoir découvert un nouveau filon pour gonfler leurs bénéfices. Après les commandes d’avions, leur prochain champ de bataille sera les services. Cette activité additionnelle qui englobe les opérations en vol, le marketing, l’ingeniering et la maintenance des avions.

A en croire, Airbus et Boeing, elle promet d’être un véritable eldorado. Selon les calculs de l’avionneur européen, ce nouveau marché devrait représenter, lors des vingt prochaines années, 4 600 milliards de dollars (environ 3 958 milliards d’euros). Boeing entrevoit une manne encore plus importante. Selon lui, le chiffre d’affaires des services pourrait s’établir d’ici à 2037 à 8 800 milliards de dollars (environ 7 500 milliards d’euros). Beaucoup plus que le marché des avions neufs qui, sur la même période, devrait culminer à 6 300 milliards de dollars (environ 5 400 miliards d’euros).
Philippe Mhun, directeur général de l’activité services d’Airbus, explique la différence entre les chiffrages des deux avionneurs par la prise en compte par Boeing des « opérations de services aux aéroports et du fret ». Il n’empêche, l’ampleur des sommes en jeu a de quoi aiguiser les appétits des deux géants de l’aéronautique.
Lutte acharnée entre les deux rivaux
Randy Tinseth, vice-président en charge du marketing de Boeing, prévoit déjà de réaliser un chiffre d’affaires dans les services de 50 milliards de dollars d’ici dix ans. Airbus a des ambitions, un peu plus modestes. L’avionneur européen veut « multiplier par trois le chiffre d’affaires de son activité services pour viser dix milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. »
Boeing a créé, fin 2016, une nouvelle division baptisée Boeing Global Services (BGS) qui réalise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ A titre de comparaison, le Mondial 2014 avait généré 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.
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La Coupe du monde 2018 a généré un record de 690 millions d’euros de paris sportifs en France

A titre de comparaison, le Mondial 2014 avait généré 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h55
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h56
   





                        



   


Un montant record. Le Mondial 2018 de football a généré 690 millions d’euros de mises en France, via les réseaux de La Française des jeux et des opérateurs de paris sportifs en ligne, soit plus du double que lors de l’édition 2014.
« Les parieurs français ont engagé 309 millions d’euros de mises dans les 27 000 points de vente “ParionsSport” de La Française des jeux (presse, tabac, jeux), et 381 millions d’euros sur les sites des douze opérateurs actifs en paris sportifs agréés par l’Arjel », ont indiqué mercredi dans un communiqué commun l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) et La Française des jeux (FDJ).
A titre de comparaison, ils rappellent que la Coupe du monde de football 2014 avait généré au total 290 millions d’euros de mises, et l’Euro 2016, 297 millions d’euros.

        Lire aussi :
         

                « L’Equipe », TF1 et la Française des jeux, autres vainqueurs de la Coupe du monde



France-Croatie : montant record sur une rencontre de football
C’est sans surprise la finale, dimanche, entre la France et la Croatie, dimanche, qui a enregistré l’activité la plus importante. « Les parieurs ont engagé 67 millions d’euros de mises sur le match, ce qui devient le montant record généré sur une rencontre de football, toutes compétitions confondues », est-il précisé.
Les autres confrontations de la Coupe du monde ayant généré le plus de mises sont la demi-finale France-Belgique (35 millions d’euros), suivie du quart de finale Uruguay-France avec 23 millions. « Sur les sept matchs de l’équipe de France, les parieurs français ont engagé près de 180 millions d’euros de mises, soit une contribution de 26 % au total des mises réunies sur l’ensemble de la compétition », soulignent l’Arjel et la FDJ.
Autorité administrative indépendante, l’Arjel régule les jeux en ligne (paris sportifs et hippiques, poker), soit 9,5 % du secteur des jeux d’argent en France. Elle a agréé un total de quinze sociétés – FDJ, PMU, BetClic ou encore Winamax – dont douze actives en paris sportifs.

        Lire aussi :
         

                Les dix commandements de la Coupe du monde 2018






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Thomas Saunier, assureur, plaide dans une tribune au « Monde » pour une meilleure prise en compte des fragilités individuelles des salariés par leurs employeurs.
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Quand l’entreprise doit « faire du bien » aux salariés

Thomas Saunier, assureur, plaide dans une tribune au « Monde » pour une meilleure prise en compte des fragilités individuelles des salariés par leurs employeurs.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h08
    |

Thomas Saunier (Directeur général du groupe Malakoff Médéric)







                        



                                


                            

Tribune. La vie ne s’arrête pas à la porte des entreprises. Ce qui peut apparaître comme un truisme est pourtant une réalité plus puissante que jamais, qui ne peut que grandir sous l’effet de l’évolution des mentalités et des modes de vie.
Les débats et les mesures actuellement en préparation sur l’objet social des entreprises, l’extension de leur mission au-delà de la recherche du profit, le prouvent : on alloue désormais aux entreprises des fonctions sociales et sociétales qui vont bien au-delà de leurs impératifs économiques. On ne leur demande plus seulement d’éviter de « faire du mal » à la planète ou aux femmes et aux hommes, mais d’agir en sorte de leur « faire du bien ».
Dans un tel environnement, la responsabilité des entreprises à l’égard de leurs propres collaborateurs et l’attention qu’elles leur portent deviennent prédominantes. Dans l’intérêt de tous. Celui des salariés eux-mêmes, naturellement. Celui, aussi, des entreprises, pour lesquelles le capital humain est la première richesse : le bien-être de leurs collaborateurs est un puissant levier de leur performance économique.

Une étude menée par Malakoff Médéric montre pourtant que les collaborateurs sont de plus en plus exposés à des fragilités personnelles ou professionnelles : un salarié sur deux est concerné, et 91 % des dirigeants déclarent employer au moins un collaborateur confronté à une fragilité (« Les situations de fragilité des salariés », étude du Comptoir mm de la nouvelle entreprise, Malakoff Médéric, 20 juin 2018).
Les multiples formes des fragilités
De multiples phénomènes se conjuguent pour accroître les facteurs, personnels ou professionnels, de ces situations : le vieillissement de la population, une monoparentalité devenue une structure familiale de plus en plus commune, des maladies chroniques en progression constante, des transformations profondes dans les entreprises…
Ces fragilités peuvent prendre de multiples...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Thibault Schrepel, professeur de droit, estime dans une tribune au « Monde » que les défis posés par la blockchain, prochaine génération décentralisée de la révolution numérique, rendront bien fades ceux qui nous sont lancés aujourd’hui par les GAFA.
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« Les applications blockchain feront concurrence à tous les services numériques dans les années à venir »

Thibault Schrepel, professeur de droit, estime dans une tribune au « Monde » que les défis posés par la blockchain, prochaine génération décentralisée de la révolution numérique, rendront bien fades ceux qui nous sont lancés aujourd’hui par les GAFA.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 14h58
    |

Thibault Schrepel (Professeur de droit économique à l’niversité d’Utrecht (Pays-Bas) et chercheur associé à l’université Paris-1-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            

Tribune. On peut lire ça et là que les géants de l’Internet sont les premiers monopoles indestructibles de l’histoire. Cela serait dû à la détention de larges quantités de données qui leur donnerait un avantage concurrentiel irrattrapable.
Mais un nouveau modèle économique est en train de se développer en parallèle, celui de la blockchain (en français, « chaîne de blocs »). Il concurrencera bientôt les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft) et leurs équivalents chinois. Une nouvelle perspective s’ouvre ainsi et le débat autour de la puissance économique des entreprises du numérique doit être repensé.
Effet boule de neige
Nous savons, depuis les travaux de recherches de Clayton Christensen (Harvard), que les innovations de rupture sont le fait de petites entreprises, qu’elles émergent discrètement et qu’elles supplantent les marchés existants plutôt qu’elles ne les concurrencent. Ce que nous ne savions peut-être pas jusqu’à récemment, c’est que les innovations de rupture peuvent être le fait de communautés décentralisées.
C’est exactement ce qu’est la blockchain : une technologie qui permet une parfaite distribution du pouvoir en raison de son mode de gouvernance. Et cette caractéristique en fait un candidat particulièrement redoutable à la prochaine génération de l’ère du numérique, parce qu’il est bien plus difficile d’empêcher la concurrence qui provient d’un ensemble décentralisé que d’une entité définie.

De plus, la capacité de propagation de la blockchain est extrêmement élevée – c’est ce qu’a notamment illustré son application la plus connue, le Bitcoin. Cela est dû au fait que la plupart des blockchains créent de fortes incitations à l’adoption en distribuant des « tokens » (jetons) dont la valeur peut évoluer très rapidement. Cela permet aux blockchains de créer un véritable effet de réseau, un effet de boule de neige, quand bien même leur utilité est encore faible.
Le pouvoir de marché...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Erwan Le Noan, consultant, et le juriste Nicolas Petit écrivent, dans une tribune au « Monde », que l’attitude répressive de Bruxelles envers des géants du numérique témoigne d’une vision dépassée et fausse de ce secteur.
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Amende Google : « une instrumentalisation politique du droit de la concurrence »

Erwan Le Noan, consultant, et le juriste Nicolas Petit écrivent, dans une tribune au « Monde », que l’attitude répressive de Bruxelles envers des géants du numérique témoigne d’une vision dépassée et fausse de ce secteur.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h59
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Erwan Le Noan (Associé du cabinet de conseil Altermind et membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique) et Nicolas Pe...







                        



                                


                            

Tribune. L’année 2018 donne l’occasion de célébrer le génie de l’innovation dans les technologies numériques : 20 ans de l’iMac, de l’entrée en Bourse d’Amazon, ou de la création de Google. Mais 2018 illustre aussi l’étrange obsession de l’Union européenne (UE) pour réguler les géants de l’Internet.
Quelques semaines seulement après l’entrée en vigueur du Règlement général de protection des données (RGDP), Google se voit infliger une amende record de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante. Cette fois, c’est la distribution gratuite de la plate-forme Android aux fabricants de téléphones intelligents comme Samsung qui est mise à l’index. Selon la Commission, Google utiliserait cette stratégie, qu’elle estime abusive, comme un cheval de Troie pour imposer à tous son moteur de recherche.

Dans l’opinion publique, on peut s’attendre à un concert de louanges. Depuis l’élection du président Trump et le Brexit, un grondement hostile sourd contre les géants de l’Internet : le peuple réclame châtiment. Peu importe que ses inquiétudes, de Cambridge Analytica aux « fake news », soient d’ordre politique et non économique ; dès lors qu’une cible est désignée coupable par le tribunal populiste, tout est bon pour la clouer au pilori.
Et pourtant, cette affaire relève du paradoxe intellectuel à plusieurs égards. La première contradiction apparaît quand la Commission décrète qu’Android, écosystème ouvert, domine seul un marché sur lequel Apple n’exercerait aucune contrainte concurrentielle. La firme à la pomme ne distribuant pas son système iOS, verticalement intégré et fermé, à d’autres fabricants de téléphones comme Samsung ou Xiaomi (rien ne le lui interdit pourtant), Google et Apple ne seraient pas concurrents !
Analyse économiquement contre-productive
Google est donc inévitablement en position dominante sur son propre marché. Cette conclusion de la Commission est déroutante : elle semble se désintéresser du contexte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La Commission européenne reproche au géant de l’Internet d’abuser de la position dominante de son système d’exploitation pour smartphone, Android.
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Android : Bruxelles inflige une amende record à Google pour abus de position dominante

La Commission européenne reproche au géant de l’Internet d’abuser de la position dominante de son système d’exploitation pour smartphone, Android.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 15h25
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


La « tax lady », comme la qualifie Trump, a encore frappé. Mercredi 18 juillet, la commissaire à la concurrence européenne, Margrethe Vestager, a conclu une enquête ouverte trois ans plus tôt pour abus de position dominante en condamnant Google et Android, son système d’exploitation pour smartphones, à une amende record de 4,34 milliards d’euros. Mme Vestager a déclaré :
« Google utilise Android comme un véhicule pour consolider la position dominante de son moteur de recherche. Ces pratiques ont privé ses concurrents de la possibilité d’innover et de lui livrer concurrence par leurs mérites. Elles ont privé les consommateurs européens des avantages d’une concurrence effective sur le marché important des appareils mobiles. Cette pratique est illégale au regard des règles de l’UE en matière de pratiques anticoncurrentielles. » 
Par conséquent, « Google doit cesser ses pratiques dans les quatre-vingt-dix jours, sinon elle encourt de nouvelles pénalités », a dit Mme Vestager. Quant au montant de l’amende, inédit, il s’explique par le fait que « les infractions durent depuis 2011, qu’elles sont très graves et que les revenus de Google ont progressé dans l’intervalle », a précisé la commissaire danoise.
Google a immédiatement annoncé dans un communiqué son intention de faire appel de cette décision : « Android a créé davantage de choix pour tout le monde, pas moins. Un écosystème vivant, des innovations incessantes, et des prix plus faibles qui sont des marqueurs classiques d’une concurrence robuste », a répliqué Al Verney, porte-parole de Google.
Amende la plus importante jamais prononcée
L’amende infligée est la plus importante jamais prononcée par Bruxelles dans ce type d’infraction au droit de la concurrence européenne. Le précédent record était déjà détenu par Google, qui a reçu une amende de 2,4 milliards d’euros en juin 2017 pour avoir favorisé son comparateur commercial, Google Shopping, aux dépens d’autres sur son moteur de recherche.

        Comprendre pourquoi
         

          la décision de Bruxelles concernant Google est historique



Avant Google, la Commission avait condamné le géant des microprocesseurs Intel à une amende d’un peu plus de 1 milliard d’euros, en 2009, pour avoir entravé le développement de son concurrent AMD. Microsoft a aussi été condamné par trois fois entre 2004 et 2013, avec à la clé des amendes cumulées de 1,9 milliard d’euros.
Actif crucial
Outre le montant record de l’amende, pénalisant même pour une société ultraprofitable (Alphabet, la maison mère de Google, a engrangé un chiffre d’affaires de 110,9 milliards de dollars en 2017 pour 12,7 milliards de profits), la décision concernant Android est un coup dur pour Google, ce système d’exploitation représentant un actif crucial du géant des services en ligne dans le secteur, stratégique, de la mobilité.
Lancé en 2007, Android équipe désormais 80 % des smartphones dans le monde et assure à Google une diffusion inédite de l’ensemble de ses autres services (à commencer par son moteur de recherche et son offre publicitaire). En tout, 2,2 milliards de smartphones tournent aujourd’hui sur Android.
En avril 2016, Mme Vestager avait lancé un acte d’accusation contre Android, soulignant trois types de comportements jugés illégaux. Ces arguments sont restés les mêmes : Google a « exigé des fabricants qu’ils préinstallent l’application Google Search et son navigateur (Chrome) comme condition à l’octroi de la licence pour sa boutique d’applications en ligne (Play Store) », rappelle ainsi le communiqué de presse de la Commission.
Incitations financières
Le groupe a par ailleurs « payé certains grands fabricants et certains grands opérateurs de réseaux mobiles pour qu’ils préinstallent en exclusivité l’application Google Search sur leurs appareils ». Enfin, Google a « empêché les fabricants souhaitant préinstaller les applications Google de vendre ne serait-ce qu’un seul appareil mobile intelligent fonctionnant sur d’autres versions d’Android non approuvées par Google (les “forks Android”) ». 
A l’époque, la Commission craignait déjà que ces pratiques n’entravent le développement de moteurs concurrents de Google Search et d’autres systèmes d’exploitation qu’Android.

        Lire la ligne de défense
         

          de Google contre les accusations de Bruxelles



Google s’est toujours défendu de fausser la concurrence en Europe, arguant que cette dernière reste encore vive, et qu’Android a contribué à baisser significativement le prix des smartphones et à démocratiser un marché aujourd’hui majeur.
Echec de solutions de compromis
Les ennuis pour Google à Bruxelles ont commencé il y a huit ans, avec en 2010 l’ouverture d’une enquête officielle concernant son moteur de recherche. Mais il a fallu l’arrivée de Mme Vestager à Bruxelles, à la fin de 2014, dans la commission Juncker, pour que le géant des services en ligne soit vraiment inquiété. Le prédécesseur de la libérale danoise, l’Espagnol Joaquin Almunia, avait, lui, cherché des solutions de compromis en vain : Google n’a modifié en rien ses pratiques. Le géant californien du Web reste dans le collimateur de la Commission : les services de Mme Vestager enquêtent aussi depuis juillet 2016 sur AdSense, son offre, très profitable, de régie publicitaire.
Cette décision pourrait aggraver les tensions entre Bruxelles et Washington, à une semaine d’une rencontre entre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et Donald Trump, placée sous le signe du commerce. L’administration américaine a déjà à plusieurs reprises — y compris sous le mandat de Barack Obama — accusé Bruxelles de s’en prendre spécialement aux géants des technologies californiens pour des raisons protectionnistes. Attitude dont s’est toujours défendue Margrethe Vestager. « J’aime beaucoup les Etats-Unis, je suis danoise. Au Danemark, on aime les Etats-Unis. Mais ici, nous appliquons le droit de la concurrence sans tenir compte du contexte politique », a t-elle de nouveau déclaré mercredi.  

        Lire la chronique de notre journaliste économique :
         

          « Pour Margrethe Vestager, ne faire que des mécontents est bon signe »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Norbert Paquel réagit à la chronique d’Heshika Deegahawathura du 12 juillet sur la « révolution du textile » dans les pays du Sud. Au contraire de ce dernier, il explique que l’intelligence artificielle est une chance si elle met fin aux conditions sanitaires effroyables que connaît cette industrie.
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« La production textile dans les pays du Sud est l’un des scandales de notre époque »

Norbert Paquel réagit à la chronique d’Heshika Deegahawathura du 12 juillet sur la « révolution du textile » dans les pays du Sud. Au contraire de ce dernier, il explique que l’intelligence artificielle est une chance si elle met fin aux conditions sanitaires effroyables que connaît cette industrie.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 11h37
    |

Norbert Paquel (Consultant au cabinet Canope)







                        



                                


                            

Tribune. La chronique signée Heshika Deegahawathura parue dans le cahier « Eco & entreprise » du Monde daté du 12 juillet (« Industrie de l’habillement : Des mesures audacieuses sont nécessaires dans les pays du Sud ») appelle certes des remarques techniques, mais exprime surtout une position pour le moins controversée voire profondément choquante sur le développement de l’économie des pays du Sud.
M. Deegahawathura suit un courant très à la mode aujourd’hui quand il prédit, pour le textile, une révolution rapide et radicale grâce à la combinaison de l’intelligence artificielle (IA), des données massives, des réseaux sociaux et des plates-formes des géants du commerce électronique.
L’analyse, comme l’observation des difficultés pratiques, montre que cette révolution ne se déroulera sans doute ni aussi rapidement que certains le pensent ni même comme elle a été annoncée. L’IA n’atteindra pas une vraie capacité de réflexion avant pas mal d’années, la collecte des données ou l’action des GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon] vont se heurter à des résistances croissantes.

Au demeurant, ces fameuses révolutions concerneront avant tout la couche aisée des populations des différents pays et je ne vois pas que l’Africain ou l’Indien moyen, qui pourtant doit se vêtir, en « bénéficiera » rapidement. Une autre illusion se retrouve aussi dans les solutions proposées : non, toute la population ne va pas travailler dans les techniques de pointe et la production ou la maintenance de robots…
Coton transgénique et cancer
Plus grave est l’analyse économique qui sous-tend le raisonnement principal : la perte d’emploi pour les pays du Sud qui ne pourront plus profiter de l’avantage représenté par une main-d’œuvre peu qualifiée aux salaires très bas. Il faudrait plutôt dire que c’est une chance, si c’était vrai, car la production textile dans ces pays est l’un des scandales de l’époque, et cela commence à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Plusieurs produits vendus dans des grandes surfaces en France ont été rappelés par les distributeurs et les fabricants, à la suite d’une alerte sur une possible contamination à la listeria de marchandises de l’entreprise Greenyard fabriquées en Hongrie.
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Alerte aux légumes hongrois surgelés contaminés à la listeria

Plusieurs produits vendus dans des grandes surfaces en France ont été rappelés par les distributeurs et les fabricants, à la suite d’une alerte sur une possible contamination à la listeria de marchandises de l’entreprise Greenyard fabriquées en Hongrie.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h14
    |

            Cécile Prudhomme








                        


Une nouvelle crise sanitaire agite actuellement les pouvoirs publics. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a été informée par le biais du réseau d’alerte européen Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF) d’un risque de contamination à la listeria de légumes surgelés. L’autorité hongroise chargée de la sécurité alimentaire a demandé, le 29 juin, à l’entreprise belge Greenyard de procéder au retrait et au rappel des légumes surgelés – notamment du maïs – fabriqués entre le 13 août 2016 et le 20 juin, dans un de ses sites en Hongrie.
Le 11 juillet, la DGCCRF a fait savoir que « des livraisons de produits concernés par ce rappel [avaient] été faites en France ». Lidl a annoncé le retrait en magasin et le rappel auprès des consommateurs de légumes vapeur de marque Freshona ; Carrefour, de ses poêlées surgelées vendues sous sa propre marque (chili con carne boulettes de bœuf et poêlée de riz au poulet et champignons) ; Auchan, de ses salades de riz niçoises, salades camarguaises et salades landaises de marque L’Assiette d’Antoine ; Leader Price, de son mélange mexicain vendu dans les Outre-mer. L’industriel D’Aucy a rappelé, de son côté, ses surgelés poêlée villageoise, mélange caraïbe et mélange mexicain.

        Lire aussi :
         

                La répression des fraudes mobilisée sur la sécurité des produits de consommation en 2017



Côté à la Bourse de Bruxelles, Greenyard a évalué, mardi 17 juillet, à environ 30 millions d’euros « après assurances », le coût des rappels des produits.
« Ingrédient incorporé dans de nombreux produits transformés »
« Comme pour les œufs contaminés au fipronil [à l’été 2017], c’est un ingrédient [le maïs] qui a été incorporé dans de nombreux produits transformés (légumes, salades…) », explique Loïc Tanguy, directeur de cabinet à la DGCCRF. Cette institution s’attelle actuellement à identifier tous les produits, et notamment les plats préparés, dans lesquels ce maïs surgelé de Hongrie aurait pu être utilisé.
Sur son site Internet, la DGCCRF met régulièrement à jour la liste des produits rappelés, qui ne doivent pas être consommés.

        Lire aussi :
         

                La liste des produits contenant du fipronil s’allonge



La crise des œufs contaminés au fipronil avait marqué l’été 2017. Le plus compliqué pour les autorités avait été de déceler dans quelles préparations ils avaient pu se retrouver. Une soixantaine d’élevages de volaille produisant des œufs biologiques aux Pays-Bas avaient utilisé une quinzaine de produits pesticides et désinfectants non autorisés, avait révélé l’association Foodwatch, à la mi-juin. Cette crise sanitaire avait conduit au retrait de plusieurs marques de gaufres.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait estimé que « le risque de survenue d’effets sanitaires apparaît très faible » au regard du degré de contamination. Il n’y avait alors pas eu de procédure de rappel auprès des consommateurs.

        Lire aussi :
         

                Rappel de lots de jambon contaminé par la bactérie listeria






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Les partenaires sociaux, reçus mardi à l’Elysée, louent une évolution de la méthode gouvernementale. Mais l’exécutif réfute toute transformation du rythme des réformes.
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Sommet social : changement de ton, mais pas de politique

Les partenaires sociaux, reçus mardi à l’Elysée, louent une évolution de la méthode gouvernementale. Mais l’exécutif réfute toute transformation du rythme des réformes.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 12h09
    |

            Bertrand Bissuel et 
Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            

Ils devaient se voir deux heures, mais Emmanuel Macron et les dirigeants des huit principales organisations syndicales et patronales ont finalement joué les prolongations, mardi 17 juillet. La rencontre, inédite sous cette forme depuis le début du quinquennat, a été saluée par la plupart des protagonistes. Défilant au micro dans la cour de l’Elysée, beaucoup se sont réjouis que le chef de l’Etat change de ton et de méthode, après leur avoir donné le sentiment, durant un an, qu’ils les considérait comme des figurants de seconde zone.
« Un vrai tournant », pour François Asselin (Confédération des petites et moyennes entreprises, CPME). « Une réunion utile », selon Laurent Berger (CFDT). « Le président de la République a convenu que l’année dernière avait été à son rythme à lui et sans écouter beaucoup, a assuré, de son côté, Philippe Martinez (CGT). On ne peut que souhaiter que ça change. » L’entourage de M. Macron reconnaît « un bougé sur la manière dont on discute », mais réfute toute « transformation du cadre stratégique ou du rythme des réformes ».
Plusieurs sujets ont été abordés : la santé et la qualité de vie au travail, les retraites, la dépendance, l’avenir du paritarisme… Mais c’est surtout la négociation d’une nouvelle convention sur l’assurance-chômage qui a focalisé l’attention. A la rentrée, les partenaires sociaux se rendront à Matignon et au ministère du travail pour tenter d’aboutir à un « diagnostic partagé » et d’élaborer conjointement une lettre de cadrage. L’Elysée table ensuite sur quatre mois de discussions qui devraient s’achever en janvier ou début février afin que « les nouvelles règles [d’indemnisation des demandeurs d’emploi] s’appliquent au printemps » 2019.

« Qui finance quoi ? »
Sur cette thématique particulièrement sensible, les organisations d’employeurs et de salariés ont rappelé leurs exigences. « On lui a réclamé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les X ont réservé un circuit au Mexique pour cinq personnes, auprès de l’agence de voyages Karavel. L’aller comprend un premier vol de Marseille à Londres, puis un second de Londres à Mexico. Le premier avion se posant avec retard, les X annulent leur voyage, et en demandent le remboursement à Karavel.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le fondateur du constructeur de voitures électriques multiplie les frasques sur les réseaux sociaux.
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Les dérapages d’Elon Musk nuisent au constructeur américain Tesla

Le fondateur du constructeur de voitures électriques multiplie les frasques sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h56
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

C’est un énième dérapage qui accentue la méfiance de Wall Street. Dimanche 15 juillet, Elon Musk a violemment attaqué, sur Twitter, l’un des secouristes des douze jeunes footballeurs thaïlandais pris au piège dans une grotte, qu’il a qualifié de « pédophile ». Si le fondateur et patron de Tesla s’est excusé, mercredi 18 juillet, auprès du spéléologue, le mal était déjà fait : lundi 16 juillet, l’action du constructeur américain de voitures électriques a chuté de près de 3 %.
Certes les investisseurs sont désormais habitués aux frasques de M. Musk, qui utilise régulièrement Twitter pour s’en prendre aux sceptiques et aux journalistes. Mais sa dernière sortie « a dépassé les bornes », estime Gene Munster, analyste chez Loup Ventures. « Au cours des six derniers mois, il y a beaucoup d’exemples de comportement inquiétant », rappelle-t-il dans une lettre ouverte adressée à l’entrepreneur. De quoi alimenter « une perception néfaste de [son] leadership, susceptible et irascible ».

L’insulte de M. Musk visait Vernon Unsworth, un spéléologue britannique installé en Thaïlande et qui a participé aux efforts pour localiser les footballeurs et leur entraîneur. Celui-ci avait dénoncé la proposition d’aide du milliardaire, qui s’était rendu sur place accompagné d’ingénieurs de SpaceX, la société spatiale qu’il dirige en même temps que Tesla, pour bâtir un sous-marin miniature. Un projet qui n’avait « aucune chance de fonctionner », avait assuré M. Unsworth, estimant qu’il s’agissait d’un « coup de com ».
Les médias, sa cible préférée
Deux jours avant son Tweet, M. Musk avait pourtant promis de s’assagir. « J’ai fait l’erreur de croire que la chasse était ouverte lorsqu’une personne m’attaquait sur Twitter, avait-il reconnu, au cours d’un entretien accordé à l’agence Bloomberg. Je vais corriger le tir. » Le 11 juillet, le quatrième plus important actionnaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ La commission d’enquête parlementaire sur la crise du lait infantile Lactalis a rendu ses conclusions mercredi après-midi
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Affaire Lactalis : les députés préconisent la réorganisation des services de surveillance des crises sanitaires

La commission d’enquête parlementaire sur la crise du lait infantile Lactalis a rendu ses conclusions mercredi après-midi



Le Monde
 |    18.07.2018 à 07h26
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h41
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Le rapport risque de raviver les luttes intestines entre les différents ministères. Deux jours après celui du conseil national de la consommation, la commission d’enquête parlementaire a rendu son rapport, mercredi 18 juillet, sur l’affaire de la crise du lait infantile Lactalis, contaminé à la salmonelle à la fin de 2017.

        Lire aussi :
         

                Affaire Lactalis : un site unique pour recenser les produits à risque



Après plusieurs mois d’auditions, le texte préconise, notamment, une réorganisation des services de l’Etat chargés de la surveillance des crises sanitaires, et recommande d’en placer la responsabilité sous la tutelle « d’une seule administration qui gérerait les questions sanitaires de la fourche à la fourchette », indique Grégory Besson-Moreau, député de la première circonscription de l’Aube et rapporteur de la commission sur l’affaire Lactalis.
Les députés reconnaissent que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et son ministre de tutelle, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, « ont fait un travail exceptionnel dans l’affaire Lactalis. Mais qui imaginerait que, pour un problème d’alimentation pour enfant, on soit obligé d’aller voir le ministère de l’économie ? », s’interroge le député, avant de lister les situations les plus complexes.
« 800 emplois à temps plein »
« Le lait, quand il est à l’état liquide, est sous la responsabilité de la direction générale de l’alimentation [DGAL], au sein du ministère de l’agriculture. Et quand il est à l’état de poudre, c’est la DGCCRF, au sein du ministère de l’économie, qui s’en charge. Pareil pour la salade, quand elle est dans les champs, ou le bœuf quand il est sur ses pattes, ils sont encadrés par la DGAL. Mais quand la salade est en sachet ou qu’il faut vérifier le taux d’hormones dans la viande, c’est de la responsabilité de la DGCCRF. Il n’y a eu jusqu’à présent aucun dysfonctionnement, mais c’est le meilleur moyen d’avoir des trous dans la raquette », juge le rapporteur. 
Le rapport propose ainsi « le rapprochement des directions générales chargées de la sécurité sanitaire des aliments. Cette compétence, actuellement assurée par trois directions distinctes, pourrait être transférée au ministère de l’agriculture et de l’alimentation », et donc à la DGAL. Neuf fois plus importante en effectif, elle sera bientôt « dotée de 800 emplois temps plein après une autorisation exceptionnelle de l’Europe de créer une redevance industrielle pour la sécurité alimentaire. La DGCCRF serait là pour contrôler toute la partie contractuelle, l’étiquetage… », explique M. Besson-Moreau. Le rapport recommande que la gestion des alertes reste interministérielle, compte tenu de la grande diversité des sources potentielles d’alerte.
Concernant les industriels, la commission parlementaire estime nécessaire de renforcer les sanctions pénales et financières pour les entreprises à l’origine de la crise, en responsabilisant leurs dirigeants, « qui doivent être les premiers incriminés. Jamais un capitaine d’industrie ne va répondre devant les juges. C’est toujours son directeur d’usine ou son responsable de l’hygiène, alors qu’ils imposent des cadences de travail qui font qu’on tire partout, sur l’entretien, sur la gestion des usines… Ils fabriquent les produits, ils doivent en être responsables », estime M. Besson-Moreau.
« Un site unique et une application mobile »
Les parlementaires prônent également la réalisation de stress tests qui seraient effectués par la nouvelle agence de sécurité alimentaire, comme il en existe dans le secteur bancaire, où sont testés des scénarios du pire, mais aussi une transmission obligatoire des procédures d’autocontrôle lorsqu’elles sont positives.
Pour les consommateurs, la commission recommande, comme le Conseil national de la consommation, « la mise en place d’un site unique et d’une application mobile », et l’abandon du code-barres actuel à treize chiffres au profit d’un code-barres en deux dimensions pour mieux identifier chaque produit. Surtout, les députés invitent les pouvoirs publics à « permettre aux associations de victimes nouvellement constituées d’agir, au nom de toutes les victimes qui le souhaitent », sans devoir passer par une association de consommateurs agréée, comme la législation française le prévoit pour toutes les actions de groupe concernant les biens de consommation.
M. Besson-Moreau a prévu, à l’issue de nouvelles auditions, de déposer, début novembre pour un passage en Hémicycle en février, un projet de loi sur le sujet, porté par le groupe La République en marche. Des propositions « utiles », a jugé l’ONG Foodwatch, mais qui « ne sont qu’une petite pièce du puzzle pour éviter de nouveaux scandales alimentaires ».

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Article sélectionné dans La Matinale du 17/07/2018
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Netflix veut révolutionner les circuits de financement de Bollywood

La plate-forme vient de lancer sa première série indienne, « Sacred Games », déjà vivement commentée. L’entreprise pense trouver en Inde l’une des plus grandes sources de croissance de ces prochaines années.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 06h49
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 08h43
    |

                            Guillaume Delacroix








                        



                                


                            

Netflix est-il en train de révolutionner Bollywood ? La plate-forme de streaming américaine vient de mettre en ligne, à grand bruit, sa première série indienne entièrement financée par ses soins. Disponible dans le monde entier depuis le 6 juillet, Sacred Games suscite énormément de commentaires dans le sous-continent. Certains n’hésitent pas à la comparer à la célèbre série Narcos qui, à partir de l’été 2015, a connu un retentissement mondial en relatant la vie du trafiquant de drogue colombien Pablo Escobar, ou à la fameuse House of Cards, la première série originale de Netflix, qui date de 2013.
Sacred Games est tirée d’un roman de 900 pages – Le Seigneur de Bombay, dans sa parution française (Robert Laffont, 2008) – qui a valu à son auteur, Vikram Chandra, d’enquêter dix ans dans les milieux de la pègre. C’est l’histoire d’un pauvre flic dont la carrière s’envole le jour où il découvre la planque de Ganesh Gaitonde, roi des mafieux de la capitale financière de l’Inde. En huit épisodes, la série brosse le portrait d’une ville où, à chaque coin de rue, la corruption le dispute au fanatisme religieux.

Jusque-là, rien de terriblement original. Sauf que le public s’emballe, car Netflix n’est pas soumis à la censure par laquelle passent tous les films habituellement destinés à la télévision ou aux salles de cinéma. Les acteurs fument sans que la classique bannière antitabac du gouvernement ne surgisse à l’écran, les scènes de violence usent et abusent d’hémoglobine, et le sexe est présenté à l’état cru. « On hallucine ! », nous ont dit plusieurs cinéphiles locaux qui ont avalé la totalité de Sacred Games en moins de deux jours.
« Place à l’écriture »
« C’est à l’évidence un bon produit, une série qu’on peut regarder sans problème aux Etats-Unis ou en Europe, ce qui n’est pas le cas des superproductions bollywoodiennes traditionnelles si l’on n’est pas indien d’origine »,...




                        

                        


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Pas de travail sans émotions

Les émotions et les affects – enjeux de domination et de résistance – constituent, au même titre que les compétences et l’organisation, une sorte de rouage indispensable aux professions et aux organisations, explique la sociologue Aurélie Jeantet dans son dernier ouvrage.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 09h57
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. S’intéresser au travail a longtemps consisté pour la sociologie à en étudier les rouages : techniques, modes d’organisation et compétences. « Aujourd’hui, ces leviers et mécanismes apparaissent comme grippés ou en tout cas insuffisants pour décrire le réel dans sa complexité et dans son épaisseur subjective », estime Aurélie Jeantet.
Le travail n’est pas quelque chose d’extérieur qu’on peut considérer de manière objective et indépendante : il nous mobilise psychiquement et affectivement. « Les émotions et les affects constituent, au même titre que les compétences et l’organisation, une sorte de rouage indispensable », soutient la sociologue dans Les émotions au travail (CNRS éditions).
Les émotions diffèrent d’un milieu professionnel à un autre. « Certaines émotions sont de mise dans certains métiers alors que d’autres sont mal vues, voir prohibées tandis que ce peut être tout l’inverse ailleurs ». L’ouvrage veut « redonner aux émotions la place qu’elles méritent, dans leur spécificité, leur diversité, leur ambivalence, les effets multiples, voire dans le caractère potentiellement subversif vis-à-vis de l’ordre social ».
« Réaffectiver le monde du travail »
La spécialiste du travail, maître de conférences à l’université Sorbonne-Nouvelle commence par évoquer la relation compliquée de la sociologie générale aux émotions.
Un deuxième chapitre se penche sur la manière dont les organisations et les professions ont tenté d’évacuer les émotions, de les réguler ou les outiller. Les émotions sont abondamment investies par le management et ce, dès les premiers âges du taylorisme : « La motivation, l’attente de reconnaissance, le désir de bien faire, l’esprit de compétition, le plaisir du jeu… sont quelques-uns des leviers utilisés pour mettre au travail, en allant plus loin que la seule et abrupte discipline taylorienne des corps ».
L’ouvrage s’attaque enfin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Changer l’assurance de son prêt immobilier permet de réaliser des économies non négligeables, mais peu d’emprunteurs ont déjà franchi le pas.
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Crédit immobilier : en changeant d’assurance, il est possible d’alléger ses mensualités

Changer l’assurance de son prêt immobilier permet de réaliser des économies non négligeables, mais peu d’emprunteurs ont déjà franchi le pas.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 06h30
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


Réduire sa mensualité d’emprunt immobilier d’un montant pouvant atteindre 160 euros par mois peut sembler alléchant ! Pour en bénéficier, il faut renégocier le taux de son assurance de prêt immobilier, une possibilité qui est offerte depuis le 1er janvier 20018, cependant peu d’emprunteurs en profitent.
Rappelons que lorsqu’un particulier emprunte pour acheter un logement, la banque lui demande de souscrire une assurance couvrant le prêt en cas de décès ou d’invalidité. Or, le coût de cette assurance s’ajoute aux mensualités du crédit immobilier et représente des sommes non négligeables.
Dans son observatoire 2017, l’agence de conseil en assurance Banque Assurance Optimisation (BAO) indique que pour un capital emprunté de 150 000 euros à 1,5 % sur 20 ans, la mensualité de l’assurance se situe entre 65 et 164 euros par mois.
Economie moyenne de 2 500 euros
Pendant des années, les banques ne laissaient pas aux emprunteurs la possibilité de choisir leur assurance. Mais la lutte d’associations de consommateurs et la loi relative à la consommation de 2014, les y ont obligées. Depuis le 1er janvier 2018, il est même possible de changer d’assurance chaque année et de bénéficier d’un tarif beaucoup plus intéressant que celui obtenu par l’intermédiaire de la banque. La Banque de France estime que l’économie moyenne pourrait être de 2 500 euros par emprunteur sur la durée du prêt.

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Pourtant, depuis début 2018, les compagnies d’assurance et les courtiers n’ont pas constaté de raz de marée d’emprunteurs désireux de se lancer dans la démarche. « Les chiffres montrent que seulement 3 200 personnes ont profité de cette législation pour changer de contrat », confirme Astrid Cousin, porte-parole de Magnolia.fr, courtier en assurance. L’explication de ce manque d’enthousiasme tient peut-être au fait que la procédure est complexe. « Les personnes qui ont franchi le pas sont plutôt des cadres bien informés. Il faudra sans doute attendre encore pour un public plus large », confirme Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux.

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La procédure à suivre est la suivante : si vous avez un crédit immobilier en cours, quelques mois avant la date anniversaire du prêt prenez contact avec la compagnie d’assurance de votre choix ou un courtier et demandez un devis.
Agir très en amont
Une fois que vous avez la proposition de l’assurance en main, envoyez les documents à votre banque en courrier recommandé en demandant une substitution d’assurance. Cette dernière a dix jours pour vous dire si elle accepte ou pas la proposition. Si elle refuse elle doit motiver sa décision par écrit.
Si la banque accepte, elle établit un avenant au contrat de prêt que vous devez renvoyer signé dans un délai de 10 jours à compter de la réception de l’avenant. Ensuite, il faut envoyer la lettre de résiliation à l’assureur au moins deux mois avant la date anniversaire du contrat.

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Pour être certain d’être dans les temps Magnolia comme Meilleurtaux conseillent de s’y prendre très en amont et c’est-à-dire quatre à six mois avant les dates anniversaires du contrat d’assurance et de la souscription du prêt. Les courtiers et les compagnies d’assurance peuvent prendre en charge une grande partie des formalités administratives. Si vous pensez que votre assurance est chère, Il peut donc être intéressant de se renseigner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’ancien patron de l’usine horlogère donne, quarante ans après, sa version des faits sur la liquidation polémique de l’entreprise, en 1976.
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« L’affaire Lip » remonte le temps

L’ancien patron de l’usine horlogère donne, quarante ans après, sa version des faits sur la liquidation polémique de l’entreprise, en 1976.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 09h36
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Livre. Que reste-t-il de « l’affaire Lip » aujourd’hui ? Quelques slogans ? « Lip, l’imagination au pouvoir », « Pas de licenciement, pas de démantèlement, maintien des acquis sociaux », « On fabrique, on vend, on se paie », ont été scandés bien au-delà des années 1970 et de la ville de Besançon, berceau du fleuron français de l’industrie horlogère jusqu’au choc pétrolier des années 1970.
Pour mémoire, l’entreprise, fondée en 1867 par Emmanuel Lipmann, est, à partir de 1973, le théâtre d’un conflit social sans précédent, qui finira par une liquidation, dont le PDG, Claude Neuschwander, est alors désigné comme le coupable. La polémique sur la responsabilité de la mort de Lip a fait couler beaucoup d’encre.
La controverse s’étalait encore largement dans les médias quarante ans après l’occupation de l’usine horlogère de Palente, en 1973, par un millier d’ouvriers. Dans Pourquoi ont-ils tué Lip ?, qu’il vient de cosigner avec le politologue Guillaume Gourgues, Claude Neuschwander rouvre aujourd’hui les coulisses de ce qui est devenu un mythe de la lutte ouvrière.
Pour l’ancien patron de Lip, c’est une certitude, « les actionnaires de Lip ont bel et bien souhaité sa mort, en choisissant délibérément de ne plus financer sa relance, avant et après mon départ », écrit-il. L’essai expose, dans leur contexte, les déclarations et les actes des protagonistes industriels, économiques et politiques, qui révèlent « des éléments précieux, jusque-là peu exploités ».
Mais, plus qu’une énième recherche de responsabilité d’un gigantesque gâchis social et industriel, l’objectif de cet ouvrage est de démontrer qu’il s’agissait avant tout de « discréditer le côté social de l’expérience » de relance de Lip au nom de l’emploi, afin de rétablir un certain ordre économique libéral.
« Tournant politique »
Pour les auteurs, « l’affaire Lip » marque « un tournant politique », celui...




                        

                        

