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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Malgré les nombreux témoignages de femmes sur les réseaux sociaux, peu de plaintes de victimes ont été enregistrées après les célébrations de la victoire des Bleus, dimanche.
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Agressions sexuelles le soir de la finale : la police appelle les victimes à porter plainte

Malgré les nombreux témoignages de femmes sur les réseaux sociaux, peu de plaintes de victimes ont été enregistrées après les célébrations de la victoire des Bleus, dimanche.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h42
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h47
    |

                            Simon Auffret








                        



   


« Porter plainte est le seul moyen de se donner une chance d’identifier, puis d’interpeller les agresseurs. » Par la voix de son porte-parole, Frédéric de Lanouvelle, le ministère de l’intérieur a réagi, mercredi 18 juillet, aux dizaines de témoignages, sur les réseaux sociaux, racontant les mains baladeuses, les attouchements, les baisers forcés subis par de nombreuses femmes, sous prétexte de liesse populaire, au moment de la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde. A Paris, deux interpellations ont eu lieu au lendemain du rassemblement de plusieurs centaines de milliers de personnes sur les Champs-Elysées, le dimanche 15 juillet.
Mardi, le secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes a été le premier à commenter le phénomène, sur Twitter : « Il embrasse de force une femme durant les fêtes de la Coupe du monde : c’est une agression sexuelle punie par la loi », rappelle l’équipe de Marlène Schiappa. La voix du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, s’est aussi élevée pour décrire un phénomène qui n’est pas apparu dans le bilan des interpellations effectué par les forces de l’ordre, et pour cause : une grande majorité de victimes ne dépose pas de plainte après de tels attouchements.
« Nous appelons toutes les victimes à porter plainte, répète Frédéric de Lanouvelle. Cela nous est précieux, rien que pour tenter de quantifier le phénomène », qui passe aujourd’hui sous les radars des forces de l’ordre : les chiffres de la direction générale de la police nationale (DGPN) ne montrent pas de tendance à la hausse des plaintes pour agressions sexuelles ces derniers jours dans la majorité des villes de France – à Paris, ils sont même moins importants que sur la même période en 2017. 

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« Nous, on est là pour le terrorisme ! »
Pendant la finale de la Coupe du monde, Anaïs R. était avec un groupe d’amis sur le cours Saint-Pierre, la fan-zone installée dans le centre-ville de Nantes. Dans la foule, compacte, la jeune femme de 25 ans a soudain senti quelque chose le long de ses jambes. « Au début, je me suis simplement dit que quelqu’un cherchait à se déplacer, sans me poser d’autres questions. J’ai fini par me retourner, et j’ai vu le pénis du gars derrière moi posé sur ma cuisse. » 
Après lui avoir envoyé quelques copieuses insultes, Anaïs se déplace de quelques mètres puis quitte la fan-zone, accompagnée d’une amie. « Je ne me sentais pas bien du tout », explique-t-elle. Le jeune homme, qui a nié tout comportement déplacé devant Anaïs et ses amis, est resté un moment à sa place, « comme si rien ne s’était passé ». Autour d’elle, d’autres spectateurs expliquent avoir « vu le pantalon baissé », « s’être douté de quelque chose, sans être sûr ». 
« Personne n’est intervenu », observe la Nantaise, qui se dirige alors vers les forces de l’ordre pour leur demander d’intervenir. « Ils m’ont dit : “Nous, on est là pour le terrorisme ! Il faut que vous alliez porter plainte.” » Ce que la jeune femme ne fera pas, persuadée que la procédure serait inutile après avoir déjà dénoncé, dans le passé, ce type d’agissement : « J’ai déjà porté plainte avec des preuves beaucoup plus tangibles, il n’y a pas eu de suites. Qu’est-ce que je pourrais leur dire maintenant ? Je n’ai pas de nom, pas d’adresse… Je ne vois pas trop l’intérêt pour moi. »
« J’aimerais porter plainte et je vais sûrement le faire, considère de son côté Lauren, 24 ans, elle aussi victime d’agressions sur les Champs-Elysées, le soir du titre des Bleus. Cela ne m’empêche pas de penser que c’est inutile au vu de la façon dont ces affaires sont traitées. Nous ne nous sentons pas soutenues et c’est ça le pire », assène la Parisienne.
« C’est bien d’en parler »
Le récit de Lauren débute moins d’une heure après la fin de la rencontre, alors qu’elle remonte l’avenue vers l’arc de Triomphe avec une amie. « Nous avons commencé à sentir des mains nous attraper les seins, les fesses, le pubis. C’est arrivé une vingtaine de fois. Il faut s’imaginer une masse de bras qui vous attrapent et vous tirent à chaque pas pour vous empêcher d’avancer tout en vous tripotant », se remémore Lauren, qui n’a pas eu le temps d’identifier ses agresseurs, tout en étant certaine d’une chose : « Tous étaient des hommes. »
Pour les deux femmes, la publicité de leurs expériences peut participer à faire évoluer les mentalités, chez les auteurs de ces gestes comme pour les personnes spectatrices de ces situations. « C’est bien d’en parler », raconte Anaïs. « Cela peut aider certains à prendre conscience de la réalité de ce que nous vivons, conclut Lauren. Mais ce n’est pas assez puissant pour changer les choses », termine la jeune femme, qui appelle à une action renforcée des forces de l’ordre sur ce sujet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.
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Le recours de victimes des attentats du 13 novembre 2015 contre les « défaillances » de l’Etat rejeté

Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h07
   





                        


Le recours déposé par une trentaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015 concernant les « défaillances » de l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan, a été rejeté mercredi 18 juillet par le tribunal administratif de Paris.

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« Les éléments produits par les requérants ne permettent pas d’établir (...) que l’Etat aurait engagé sa responsabilité du fait d’un défaut de surveillance » des auteurs des attaques, estime le tribunal dans un communiqué de presse.
Par ailleurs, « aucune faute ne peut être imputée aux services de police pour n’avoir pas mis en œuvre un dispositif de sécurité particulier autour de la salle de spectacle du Bataclan après le mois d’août 2015 », poursuit le texte.
L’enquête ouverte après des menaces d’attentat contre la salle de spectacle en 2009 avait abouti à un non-lieu, « la réalité d’un tel projet [n’ayant] pu être établie », rappellent les juges.
Enfin, « aucun élément ne permet d’engager la responsabilité de l’Etat à raison d’un défaut de coopération des services de renseignement français avec les services des autres Etats membres de l’Union européenne en matière de terrorisme », a estimé le tribunal.
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité »
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité », avait affirmé lors de l’audience du 4 juillet Me Samia Maktouf, avocate de victimes et familles des victimes des attentats à Paris et Saint-Denis qui ont fait au total 130 morts et des centaines de blessés.

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Me Maktouf, à l’origine du recours, avait énuméré les « dysfonctionnements liés au défaut de surveillance et de vigilance des services de sécurité de l’Etat français », et la circulation des djihadistes au sein de l’espace Schengen.

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L’avocate avait également reproché la non-intervention des soldats de l’opération Sentinelle, qui ont reçu « instruction de ne pas pénétrer dans une salle où une scène de guerre se déroulait ».

        Lire nos explications:
         

          13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan



Depuis trois ans, certaines victimes et familles de victimes s’indignent que des militaires de Sentinelle, une force créée après les attentats de janvier 2015, présents près de la salle où 90 personnes ont été tuées, n’aient pas eu le droit d’intervenir. Une plainte au pénal a d’ailleurs été déposée le 8 juin pour « non-assistance à personne en péril ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Cette annonce s’inscrit dans le cadre de la volonté du député LRM Guillaume Chiche de déposer dans la semaine une proposition de loi porteuse de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

La majorité se divise sur la PMA, le gouvernement temporise

Le député LRM Guillaume Chiche veut déposer une proposition de loi porteuse de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Le gouvernement assure qu’un projet loi sera examiné au Parlement au début de 2019.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 19h26
   





                        



Un vent de confusion règne sur la question de la « PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes ». Depuis une semaine, les prises de parole dans la majorité La République en marche à l’Assemblée nationale se succèdent pour appeler à la mise en œuvre prochaine de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Mercredi 17 juillet, le gouvernement a été contraint d’y répondre.
« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », a prévenu, à l’issue du conseil des ministres, Benjamin Griveaux. Le porte-parole a invité à « ne pas isoler » la PMA de la révision des lois de bioéthique, sur laquelle une consultation nationale est en cours et qui doit aboutir à un projet de loi présenté « avant la fin de l’année, pour un examen (au) début du premier trimestre de l’année prochaine », a-t-il dit.
« Il ne faut pas confondre enthousiasme et précipitation »
L’annonce de ce calendrier survient alors qu’un député La République en marche, Guillaume Chiche, a semé la zizanie en annonçant dans Le Journal du dimanche, le 15 juillet son intention de déposer une proposition de loi porteuse de cet engagement du candidat Macron.
Son texte, que Le Monde a pu consulter, a été soumis aux députés LRM par courriel mardi soir en vue d’un dépôt officiel jeudi midi. Dans la journée, il avait reçu le soutien du président de l’institution, François de Rugy. « C’est une façon de passer à l’action, a-t-il déclaré sur Europe 1, c’est une bonne chose que cela passe par une initiative des députés. »
Mercredi après-midi, Richard Ferrand, président du groupe LRM à l’Assemblée, à qui revient la responsabilité de donner suite ou pas aux propositions de loi des députés à l’agenda des travaux législatifs de la majorité, a repoussé cette hypothèse. « Il ne faut pas confondre enthousiasme et précipitation. Il faut travailler avant de communiquer ! », a-t-il lancé, tançant au passage M. Chiche pour son initiative.
Lors de la réunion du Congrès à Versailles le 9 juillet, Richard Ferrand lui-même avait appelé à ce que la question de la PMA soit mise « sans tarder » à l’agenda des parlementaires. « Le moment venu, cet engagement sera concrétisé », a-t-il dit mercredi.
Question sensible
Les déclarations de M. Chiche ont de fait été fort peu goûtées par d’autres membres de la majorité qui critiquent la « démarche individuelle » d’un élu dont ils disent qu’il veut « se faire mousser ». Mardi, lors de la réunion hebdomadaire du groupe LRM, sa collègue Agnès Thill lui avait reproché de ne pas « jouer collectif ».

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                La « PMA pour toutes » suscite déjà des tensions au sein du groupe LRM



Beaucoup attendaient le texte du gouvernement pour s’emparer de cette question, tandis qu’une mission d’information qui doit notamment préparer la future législation vient de commencer ses travaux à l’Assemblée nationale.
La question est particulièrement sensible pour la majorité, car si celle-ci a fait campagne dans les pas d’Emmanuel Macron pour l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, les modalités de sa mise en œuvre doivent encore être arbitrées.
Or, dans le groupe majoritaire cohabitent des sensibilités différentes, protégées par un règlement intérieur leur garantissant la liberté de vote pour les sujets relatifs aux questions éthiques. Au cœur des débats se posera par exemple la question du remboursement de la PMA pour les couples homosexuels, qui ne fait pas l’unanimité au sein du groupe.
Une incertitude demeure cependant quant à la nature du texte dans lequel l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires sera étudiée.
« Tout est envisageable, a déclaré pour sa part Richard Ferrand à la presse. Mais nous préférons une proposition de loi collective et débattue en amont. » « Un sujet, une solution, une loi », a défendu quant à lui François de Rugy, plaidant pour que le sujet soit examiné dans un texte à part.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La maire de Paris, Anne Hidalgo, envisage la possibilité d’armer ses agents de surveillance municipaux. Que dit la loi sur l’armement des policiers municipaux ?
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Dans quelles conditions les policiers municipaux peuvent-ils porter une arme à feu ?

La maire de Paris, Anne Hidalgo, envisage la possibilité d’armer ses agents de surveillance municipaux. Que dit la loi sur l’armement des policiers municipaux ?



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h23
    |

                            Thibaut Faussabry et 
Alexandre Pouchard








                        



   


Face à l’insécurité et au terrorisme, la maire de Paris, Anne Hidalgo (Parti socialiste), a évoqué la création d’une police municipale armée dans la capitale. Traditionnellement affectés à des tâches de proximité, de lien social, et à la lutte contre les incivilités, les policiers municipaux ont vu leur rôle évoluer radicalement ces dernières années, notamment depuis les attentats de 2015 et la mort de la policière Clarissa Jean-Philippe, tuée à Montrouge (Hauts-de-Seine).
Combien y a-t-il de policiers municipaux ?
21 636 en 2016
Depuis 2012, leur nombre continue d’augmenter. Selon le ministère de l’intérieur, il y avait 21 636 policiers municipaux sur l’ensemble du territoire en 2016, soit 3 % de plus qu’en 2015 (20 996) et 11 % de plus qu’en 2012 (19 479). Pour la cinquième année d’affilée, le quintet de tête des polices municipales les plus imposantes de France reste inchangé (Marseille, Nice, Lyon, Toulouse et Cannes).
Si, parmi les communes qui emploient le plus de policiers municipaux, on compte logiquement de très grandes villes comme Marseille, Lyon, Nice ou Toulouse, c’est Cannes qui se distingue, avec un ratio de 2,64 agents pour 1 000 habitants. La police municipale cannoise comptait, en 2016, 196 agents pour environ 74 000 habitants.


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Peu d'évolution de la présence des policiers municipaux au sein des villes qui en sont le mieux loties
Evolution du nombre de policiers municipaux pour 1 000 habitants au sein des cinq communes françaises qui en emploient le plus.

Source : Ministère de l'intérieur



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Toutefois, en valeur absolue, c’est la ville de Marseille qui emploie le plus grand nombre de policiers municipaux en France (426 agents en 2016). Au regard de la très grande population de la ville (861 635 habitants en 2015), Marseille compte un ratio nombre de policiers municipaux/nombre d’habitants parmi les plus faibles de France.
Combien de policiers municipaux armés y a-t-il en France ?

   


D’après les données fournies par le ministère de l’intérieur, recoupées avec celles fournies dans le rapport parlementaire sur le budget de la sécurité pour 2018 rédigé par le député Jean-Michel Fauvergue (LRM), 83,3 % des 21 636 policiers municipaux en France en 2016 sont armés et 43,6 % disposent d’une arme à feu.
Doter d’armes à feu les agents de police municipaux déclenche de vifs débats parmi les maires. Certains ont franchi le pas, tels Jean-Claude Gaudin (LR) à Marseille en 2015, Gérard Colomb (PS) à Lyon en 2016, d’autres s’y opposent, à l’image d’Eric Piolle (EELV) à Grenoble, Alain Juppé (LR) à Bordeaux ou Martine Aubry (PS) à Lille.

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                Police municipale à Paris : un débat juridique épineux, dans un contexte particulier



Le possible déploiement d’une force municipale armée à Paris se heurte à la législation particulière de la capitale. C’est le préfet qui y détient le pouvoir de police général et non la mairie, comme dans les autres villes de France. Toutefois, depuis le 1er janvier, les 1 600 agents de surveillance de Paris (ASP) ont basculé de la tutelle du préfet de police à celle de la mairie. Ces agents de surveillance dont le rôle est de contrôler le stationnement et de veiller au respect du code de la route n’ont pas le statut de policier municipal, ce qui rend selon les lois en vigueur, impossible leur armement immédiat.
Comment un maire peut-il armer la police municipale ?
Une convention entre la commune et l’Etat
La police municipale n’est pas armée « par défaut ». Il faut pour qu’elle le soit que la commune ait signé une « convention de coordination » avec la police nationale ou avec la gendarmerie (selon la zone) et ait demandé une « autorisation d’acquisition et de détention d’armes ».
Une demande motivée du maire pour armer un agent
Le maire doit ensuite adresser une demande motivée à la préfecture pour chaque agent qu’il souhaite équiper, précisant les missions de l’agent, les risques courus, etc.
Chaque agent se voyant armé doit impérativement avoir suivi une formation spécifique.
Du gaz lacrymogène à l’arme de poing
La liste des armes que peuvent porter les policiers municipaux est bien définie par la loi. Il peut s’agir de :
– bombe lacrymogène (catégorie D),
– matraque de type « bâton de défense » (catégorie D),
– bâton de défense de type tonfa (catégorie D),
– projecteur hypodermique (anesthésiant) (catégorie D),
– revolver chambré pour le calibre 38 spécial Smith et Wesson (catégorie B),
– arme de poing chambrée pour le calibre 7,65 mm (catégorie B),
– Flash-Ball ou lanceur de balle de défense (catégorie B ou C, selon le modèle),
– pistolet à impulsions électriques à distance (Taser) (catégorie B).
Il y avait auparavant sept catégories d’armes (numérotées de 1 à 7), qui ont été regroupées en 2013 en quatre catégories (de A, celles interdites ou relevant de l’arme de guerre, à D, dont l’acquisition et la détention sont libres bien que soumises à enregistrement). Le détail de ces catégories est disponible sur ce site.



                            


                        

                        


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Sophie Montel porte plainte contre Florian Philippot pour « usage de faux »

L’ex-proche du président des Patriotes avait quitté le parti début juillet. Sa signature, accuse-t-elle, aurait été falsifiée sur une délégation de signature et de paiement d’octobre 2017.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 16h15
    |

            Lucie Soullier








                        



   


Après avoir quitté Les Patriotes début juillet, Sophie Montel a déposé plainte contre Florian Philippot et son assistant au Parlement européen pour « usage de faux », mercredi 18 juillet, ainsi que contre X pour « faux, usage de faux et détournement de fonds publics », selon les informations obtenues par Le Monde.
Sa signature, accuse-t-elle, aurait été falsifiée sur une délégation de signature et de paiement datant d’octobre 2017, et ce pour utiliser une partie de ses dotations au Parlement européen. Dans la plainte que Le Monde a pu consulter, la députée européenne évoque ainsi 20 559,20 euros de « gadgets » financés par les fonds européens, dont 12 960 euros de sacs en toile achetés à un fournisseur des Patriotes, qu’elle soupçonne en outre de surfacturation.
Selon la plainte, l’argent dégagé par cette surfacturation aurait servi à fournir « une prestation publicitaire (…) au bénéfice sans aucun doute possible du mouvement Les Patriotes ». Et ne relevant donc pas du budget européen.
Dans ce document daté du 18 juillet, adressé concomitamment au parquet financier de Paris et à l’Office européen de lutte contre la fraude, l’élue dépose donc plainte contre X pour « faux et usage de faux concernant la délégation de signature faussement ratifiée par Madame Sophie Montel et de paiement sur le budget 400 daté du 3 octobre 2017 » et pour « détournement de fonds publics au préjudice de l’Union européenne (…) pouvant s’assimiler en une escroquerie en bande organisée afin de financer le mouvement Les Patriotes ».
Philippot dément « tout »
Le même document ajoute que l’ancienne acolyte de Florian Philippot, avec qui elle avait quitté le Front national (FN) en septembre 2017 après trente ans de service, dépose en outre plainte contre lui et son assistant parlementaire à Bruxelles pour « usage de faux faits commis le 23 janvier 2018 en utilisant la délégation de signature et de paiement du 3 octobre 2017 ».
« Il ne m’a pas laissé le choix », précise Sophie Montel au Monde, elle qui a claqué la porte des Patriotes le 5 juillet en dénonçant la « divine solitude » de Florian Philippot et « les mêmes dérives » qu’au FN. Elle avait annoncé vouloir déposer plainte cinq jours plus tard. Florian Philippot, lui, dément « tout » et a d’ores et déjà fait savoir qu’il répondrait à cette plainte par une autre, « pour plein de trucs, je laisse faire mon avocat ».

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                Sophie Montel claque la porte des Patriotes de Florian Philippot






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ De nombreux supporteurs se sont indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale.
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La rapidité de la célébration des Bleus sur les Champs-Elysées justifiée par « la menace terroriste élevée »

De nombreux supporteurs se sont indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 13h38
   





                        



Le dispositif de sécurité sur les Champs-Elysées « tirait les leçons de 1998 » dans un contexte de menace terroriste « élevée », a expliqué mercredi 18 juillet sur Europe 1 le préfet de police de Paris Michel Delpuech, pour répondre aux critiques sur la célébration rapide des Bleus champions du monde.
De nombreux supporteurs se sont en effet indignés que le bus à impériale transportant l’équipe de France, sacrée la veille à Moscou en finale de la Coupe du monde, soit passé rapidement lundi sur la prestigieuse avenue de la capitale. Une partie de l’opposition a d’ailleurs estimé que le président Emmanuel Macron s’était « approprié » la victoire des Bleus, attendus à l’Elysée après leur défilé sur les Champs – comme en 1998.

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                14-Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte



« La foule était énorme sur les Champs-Elysées, au moins 300 000 personnes. Nous avions mis en place un dispositif sans précédent, qui tirait les leçons de 1998 », où le bus avait mis plusieurs heures à fendre la foule, qui n’était pas contenue, a souligné Michel Delpuech. « Les temps ont changé », a-t-il ajouté pour justifier la mise en place « d’un “barriérage” qui a permis de dédier et sauvegarder un couloir de progression pour le bus ».
« Imaginez ce qui se serait passé si ce couloir de progression avait été envahi, avait été bloqué. Que n’aurait-on dit ? On aurait eu des risques pour la sécurité des joueurs, on mettait en difficulté les fonctionnaires qui assuraient le cheminement, on mettait aussi en difficulté la foule. »
« La sécurité a été largement garantie »
Par ailleurs, le bus n’allait pas si vite, a-t-il jugé : « L’itinéraire est court, c’est 1 300 mètres depuis le haut des Champs jusqu’au rond-point [des Champs-Elysées] ; 1,3 km, 12 minutes : ça fait 6,5 km/h. »
Durant la semaine marquée par les célébrations des victoires en demi-finale et finale du Mondial, entrecoupées par les festivités du 14-Juillet, « globalement la sécurité a été largement garantie, assurée dans un contexte qui est celui d’une menace terroriste latente, de niveau élevé, avérée, une menace endogène », a encore estimé M. Delpuech.
Les incidents dimanche soir sur les Champs-Elysées, avec le saccage de plusieurs boutiques dont le Drugstore Publicis, ont été le fait « de pilleurs », de « groupes qui n’ont pas grand-chose à voir avec ce qu’est un vrai supporteur », a-t-il jugé.

Après les violences des 15 et 16 juillet à Paris, 25 individus déférés au tribunal
A Paris, sur les 31 gardes à vue du 15 juillet, 19 individus (dont 3 mineurs) ont été déférés au tribunal en vue de leur présentation au parquet de Paris, mardi soir, et 3 mineurs ont été présentés au parquet de la juridiction dans le ressort de laquelle ils demeurent. Neuf procédures ont été classées sans suite.
Concernant les violences le 16 juillet liées à la victoire des Bleus, 15 majeurs et 7 mineurs ont été placés en garde à vue, selon le parquet. Trois d’entre eux (dont 2 mineurs) ont été déférés mardi soir, trois mineurs se sont vu remettre une convocation devant le juge des enfants, onze gardes à vue (dont celle d’un mineur) ont été prolongées et cinq procédures ont été classées sans suite.
Enfin, concernant les individus déférés lundi soir, six d’entre eux ont été présentés hier devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Editorial. S’il était urgent de revoir les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur, la nouvelle plateforme manque de transparence et laisse trop de candidats dans l’incertitude.
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Parcoursup, un système opaque

Editorial. S’il était urgent de revoir les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur, la nouvelle plateforme manque de transparence et laisse trop de candidats dans l’incertitude.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h31
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, Parcoursup. Ce n’est pas avant septembre que l’on pourra véritablement juger de l’efficacité du dispositif d’orientation des bacheliers par rapport au très décrié APB (Admission post bac). Néanmoins, on peut déjà tirer quelques enseignements sur les forces et les faiblesses d’un système d’affectation instauré au pas de charge.
Plus efficace, plus transparent, plus juste… Les promesses faites au lancement de la réforme étaient nombreuses. Avec APB, tout bachelier pouvait s’inscrire dans un très grand nombre de filières, quel que soit son parcours scolaire dans le secondaire. Ce système à l’efficacité contestée, accusé d’être responsable d’un taux d’échec massif, générait de nombreuses frustrations, tout en créant des goulets d’étranglement, qui, parfois, n’ont pu être surmontés que grâce à un tirage au sort. Même si cette pratique est restée marginale, elle a réussi à jeter le discrédit sur APB et à imposer l’urgence d’une refonte du système.
Désormais, avec Parcoursup, l’essentiel de la sélection a lieu avant l’entrée à l’université, et non plus après. L’idée est de limiter le gâchis en prévenant l’échec et de permettre in fine de relever le niveau global de l’université. Reste que la mise en pratique se révèle chaotique.
Au lendemain des résultats du bac, quelque 100 000 jeunes encore inscrits sur Parcoursup demeurent sans proposition de formation, soit un chiffre légèrement supérieur à celui de 2017. Certes, la procédure se poursuit durant tout l’été. Certes, les candidats encore dans l’attente sont accompagnés, pour ceux qui le souhaitent, par une commission pilotée par le recteur. Il n’empêche, l’incertitude de se retrouver sans aucune place se prolonge pour encore trop d’élèves.

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                L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants



Incompréhension
Le deuxième problème est celui de la transparence. Pour chacun, il reste très difficile d’évaluer ses chances de décrocher une place dans la formation rêvée. Nombre de lycéens ne connaissent pas précisément les critères qui ont pu les faire dégringoler dans les listes d’attente. Si le gouvernement n’a cessé de revendiquer un système plus lisible, notamment en publiant l’algorithme présidant au fonctionnement de Parcoursup, c’est à l’inverse une grande opacité qui a été ressentie dans de nombreuses familles.
Prise en compte des notes de telle ou telle matière du lycée, de la filière de bac du candidat, du lycée d’origine, de la lettre de motivation, des activités extrascolaires… les différents critères ont donné lieu à toutes les théories. Et à l’incompréhension de voir un camarade, jugé moins bon, mieux classé à l’entrée de telle ou telle formation. Sans compter les nouveaux quotas géographiques, qui ont nourri les craintes de discrimination, à tort ou à raison, ou encore l’instauration d’un taux minimum de boursiers.
Si rien ne permet de savoir pour l’heure si l’orientation a pu être améliorée, si les candidats trouveront finalement une place qui leur convient à la rentrée, ou encore si les taux de réussite à l’université vont progresser, ce nouveau système part déjà avec un handicap : l’ombre de la suspicion, peu propice à la sérénité. La réforme était ambitieuse, mais le gouvernement semble avoir confondu parfois vitesse et précipitation, donnant le sentiment à une partie de ce millésime de bacheliers d’avoir essuyé les plâtres. A ce stade, l’appréciation ne peut être que « peut mieux faire ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Plusieurs sites Internet se sont fait l’écho d’un supposé « rapport », affirmant que le sauvetage d’un enfant par le Malien de 22 ans, le 26 mai dernier, était une mise en scène. Mais il s’agit d’un canular.
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Des théories complotistes sur Mamoudou Gassama refont surface

Plusieurs sites Internet se sont fait l’écho d’un supposé « rapport », affirmant que le sauvetage d’un enfant par le Malien de 22 ans, le 26 mai dernier, était une mise en scène. Mais il s’agit d’un canular.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 12h07
    |

            Adrien Sénécat








                        


Deux mois après l’acte de courage de Mamoudou Gassama, les plus sceptiques ne désarment pas. Souvenez-vous : le samedi 26 mai, ce Malien de 22 ans portait secours à un enfant de 4 ans proche de tomber d’un balcon. La vidéo de la scène a été visionnée des millions de fois dans la foulée et M. Gassama a été reçu dès le 28 mai à l’Elysée, pour recevoir une médaille d’honneur avant d’être régularisé et prochainement naturalisé français.
« Trop gros pour être vrai », selon certains. Dans les jours qui ont suivi, les insinuations de plus en plus douteuses se sont multipliées, visant notamment à accréditer l’idée qu’il pourrait s’agir non pas d’un véritable sauvetage d’un enfant, mais d’une mise en scène. Qu’importe si aucun élément tangible ne permettait de donner de l’épaisseur à ces théories.
Ces affirmations ont connu un certain succès sur les réseaux sociaux, dans des messages souvent partagés des milliers de fois. Elles ont aussi été relayées dans des médias à des heures de grande écoute, par exemple par l’éditorialiste André Bercoff dans « L’Heure des Pros » sur Cnews et sur Sud Radio. Il évoquait notamment « des dysfonctionnements dans cette histoire », jugeait la scène invraisemblable et insinuait qu’il pourrait y avoir une manipulation.
Contesté pour ces propos non étayés par les faits, M. Bercoff a promis à l’époque « une enquête ». Deux mois plus tard, l’essayiste a remis le couvert, relayant sur Twitter un article qui semble accréditer ses hypothèses après coup :

   


Ce que dit la rumeur
L’article partagé par André Bercoff sur les réseaux sociaux est issu d’un site intitulé News7pm.com. Le texte, publié en anglais et en français, affirme que selon un « rapport de la Sûreté nationale, la police nationale de France », le sauvetage de l’enfant par Mamoudou Gassama aurait été « organisé » à des fins mercantiles :
« Selon un rapport de quatre pages remis mercredi au président français Emmanuel Macron, le père du garçon et un ami dont le nom a été donné comme Jean-Pierre ont mis en scène l’acte, afin de monétiser la vidéo sur YouTube. Le rapport révélait que le père du garçon, Jean-Pierre, et Gassama, étaient tous des employés de la même entreprise malgré le fait que le “Spiderman” était un migrant sans-papiers. Des images de vidéosurveillance montrent Jean-Pierre amenant le garçon sur le balcon et le serrant contre lui alors qu’il attend Gassama. »
En conséquence, Emmanuel Macron aurait déclaré que M. Gassama ferait l’objet d’une « expulsion » et que ses complices seraient poursuivis.
Cette version des faits a ensuite été reprise sur d’autres sites, comme le blog « Le Scrutateur » (une source qui nous apparaît peu fiable dans le Décodex) et dans des publications partagées plusieurs milliers de fois sur Facebook.
POURQUOI C’EST FAUX
1. La source de l’information est parodique
Ceux qui se sont empressés de partager les gros titres annonçant que le « Spiderman malien perd la nationalité française » sont passés à côté du fait que le site News7pm.com est un site satirique, comme il l’indique dans sa page « Qui sommes-nous ? » :
« Vous devez savoir que ce site n’est pas une source d’information fiable. C’est un site satirique. […] Tout sur ce site n’est que fiction. »
Aucune des allégations de l’article n’est donc fondée. Partagée hâtivement, la prétendue information est pourtant passée pour avérée auprès de beaucoup d’internautes dont, semble-t-il, André Bercoff. Contacté, l’éditorialiste ne nous avait pas répondu au moment de la publication de cet article.
2. L’information en elle-même est incohérente
Par ailleurs, une simple lecture de l’article du site News7pm.com fait apparaître des incohérences de forme (notamment une syntaxe hasardeuse) et de fond. Par exemple, il n’est pas du ressort du chef de l’Etat de décider d’un retrait de nationalité sur la base d’un rapport.
Un citoyen binational peut certes faire l’objet d’une déchéance de nationalité, mais « par décret pris après avis conforme du Conseil d’Etat », précise l’article 25 du code civil. Surtout, la personne visée doit avoir été condamnée en justice pour des faits autrement plus graves qu’une simple escroquerie (les cas prévus incluent surtout les actes de terrorisme et les atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation).

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Alerte aux légumes hongrois surgelés contaminés à la listeria

Plusieurs produits vendus dans des grandes surfaces en France ont été rappelés par les distributeurs et les fabricants, à la suite d’une alerte sur une possible contamination à la listeria de marchandises de l’entreprise Greenyard fabriquées en Hongrie.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h14
    |

            Cécile Prudhomme








                        


Une nouvelle crise sanitaire agite actuellement les pouvoirs publics. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a été informée par le biais du réseau d’alerte européen Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF) d’un risque de contamination à la listeria de légumes surgelés. L’autorité hongroise chargée de la sécurité alimentaire a demandé, le 29 juin, à l’entreprise belge Greenyard de procéder au retrait et au rappel des légumes surgelés – notamment du maïs – fabriqués entre le 13 août 2016 et le 20 juin, dans un de ses sites en Hongrie.
Le 11 juillet, la DGCCRF a fait savoir que « des livraisons de produits concernés par ce rappel [avaient] été faites en France ». Lidl a annoncé le retrait en magasin et le rappel auprès des consommateurs de légumes vapeur de marque Freshona ; Carrefour, de ses poêlées surgelées vendues sous sa propre marque (chili con carne boulettes de bœuf et poêlée de riz au poulet et champignons) ; Auchan, de ses salades de riz niçoises, salades camarguaises et salades landaises de marque L’Assiette d’Antoine ; Leader Price, de son mélange mexicain vendu dans les Outre-mer. L’industriel D’Aucy a rappelé, de son côté, ses surgelés poêlée villageoise, mélange caraïbe et mélange mexicain.

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                La répression des fraudes mobilisée sur la sécurité des produits de consommation en 2017



Côté à la Bourse de Bruxelles, Greenyard a évalué, mardi 17 juillet, à environ 30 millions d’euros « après assurances », le coût des rappels des produits.
« Ingrédient incorporé dans de nombreux produits transformés »
« Comme pour les œufs contaminés au fipronil [à l’été 2017], c’est un ingrédient [le maïs] qui a été incorporé dans de nombreux produits transformés (légumes, salades…) », explique Loïc Tanguy, directeur de cabinet à la DGCCRF. Cette institution s’attelle actuellement à identifier tous les produits, et notamment les plats préparés, dans lesquels ce maïs surgelé de Hongrie aurait pu être utilisé.
Sur son site Internet, la DGCCRF met régulièrement à jour la liste des produits rappelés, qui ne doivent pas être consommés.

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                La liste des produits contenant du fipronil s’allonge



La crise des œufs contaminés au fipronil avait marqué l’été 2017. Le plus compliqué pour les autorités avait été de déceler dans quelles préparations ils avaient pu se retrouver. Une soixantaine d’élevages de volaille produisant des œufs biologiques aux Pays-Bas avaient utilisé une quinzaine de produits pesticides et désinfectants non autorisés, avait révélé l’association Foodwatch, à la mi-juin. Cette crise sanitaire avait conduit au retrait de plusieurs marques de gaufres.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait estimé que « le risque de survenue d’effets sanitaires apparaît très faible » au regard du degré de contamination. Il n’y avait alors pas eu de procédure de rappel auprès des consommateurs.

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                Rappel de lots de jambon contaminé par la bactérie listeria






                            


                        

                        


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Ambiance tendue à la Cour de cassation autour de l’impartialité des juges

La haute juridiction apparaît divisée sur l’évolution des règles de prévention des conflits d’intérêts.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h15
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
A la veille de la trêve estivale, l’ambiance s’est brusquement tendue à la Cour de cassation. Plusieurs de ses hauts magistrats semblent même entrés en rébellion contre le premier président de la Cour, Bertrand Louvel. Ou au moins contre une « note de service » consacrée à « la prévention des conflits d’intérêts », qu’il a signée et diffusée le 11 juillet. Selon ce texte, que Le Monde s’est procuré, les présidents de chambre, conseillers et auditeurs de la juridiction suprême devront solliciter auprès du premier président une autorisation préalable pour leurs interventions dans des colloques, des formations ou leurs articles et commentaires de jurisprudence destinés aux revues juridiques.
La bronca est rapidement montée au point que les représentants de l’Union syndicale des magistrats et du Syndicat de la magistrature, ont été reçus lundi 16 juillet par M. Louvel pour lui demander, dans une démarche rare, de retirer purement et simplement sa note. Ce qu’il se refuse à faire, estimant que sa démarche est destinée à protéger la Cour de cassation et ses juges. Les deux syndicats envisagent désormais d’attaquer cette note, qu’ils estiment contraire à l’article 8 de l’ordonnance de 1958 sur le statut de la magistrature, devant le tribunal administratif et le Conseil d’Etat. Faire arbitrer par la juridiction administrative un conflit interne à la plus haute juridiction judiciaire est perçu par certains comme une trahison de corps. « L’ambiance est terrible quai de l’Horloge », confie un président de chambre.
Traumatisme en interne
A l’origine de cette crise se trouve ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire de la chambre sociale. Le 18 avril, un article du Canard enchaîné exposait le cas de trois magistrats de cette chambre dont son président, Yves Frouin, et son doyen, Jean-Guy Huglo, qui participent à des colloques et formations organisés par les éditions juridiques Lamy ou le groupe de presse Liaisons sociales....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les X ont réservé un circuit au Mexique pour cinq personnes, auprès de l’agence de voyages Karavel. L’aller comprend un premier vol de Marseille à Londres, puis un second de Londres à Mexico. Le premier avion se posant avec retard, les X annulent leur voyage, et en demandent le remboursement à Karavel.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le nombre de nouvelles infections reste beaucoup trop élevé pour espérer mettre un terme à la pandémie.
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Sida : la prévention est en crise, selon l’ONU

Le nombre de nouvelles infections reste beaucoup trop élevé pour espérer mettre un terme à la pandémie.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h58
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Faille de la prévention, manque de financement, ralentissement des progrès : à moins d’une semaine de la 22e conférence internationale sur le sida, qui se tiendra à Amsterdam du 23 au 27 juillet, l’Onusida tire le signal d’alarme. Si, pour la première fois, le nombre de personnes mortes de maladies liées au sida passe sous la barre symbolique du million, le chiffre des nouvelles infections identifiées en 2017 reste désespérément élevé : 1,8 million de personnes ont découvert leur séropositivité, soit près de 5 000 cas par jour. Le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, évoque « une crise ».
Dans un rapport intitulé « Un long chemin reste à parcourir », publié mercredi 18 juillet, l’organisation estime que « la riposte mondiale au sida se trouve dans une situation particulièrement préoccupante : les succès, certes remarquables – mais encore limités – que nous avons connus en termes de vies sauvées et d’arrêt de nouvelles infections par le VIH sont en train d’ouvrir dangereusement la voie à une certaine forme de complaisance. A mi-chemin des objectifs à atteindre d’ici 2020, le rythme des progrès est encore loin d’être à la mesure de l’ambition affichée. »

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                En finira-t-on avec le sida ?



Cette ambition est de parvenir à moins de 500 000 morts liés au sida par an en 2020. Elle est aussi qu’à la même échéance, 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique. Il s’agirait également que 90 % de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement antirétroviral et 90 % des personnes traitées aient une charge virale durablement supprimée, ce qui signifie une infection sous contrôle et un risque minime de transmission du virus.
Efforts gigantesques
En 2017, 36,9 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde, un nombre qui croît mécaniquement du fait du déploiement des traitements antirétroviraux qui permet aux malades de vivre avec le virus. 59 % des personnes séropositives ont ainsi eu accès à ces médicaments – contre 53 % en 2016.
Cela reste trop peu. Pour atteindre en 2020 les 30 millions de personnes sous traitement – contre 21,7 millions en 2017 –, il faudrait accroître leur nombre chaque année de près de 2,8 millions. Or, l’augmentation en 2017 n’a été que de 150 000 personnes par rapport à 2016. Cet écart donne la mesure des efforts gigantesques à accomplir pour espérer mettre fin à une pandémie qui, depuis son apparition en 1981, a tué 35,4 millions d’humains et infecté 77,3 millions de personnes. La tuberculose constitue la principale cause de décès : un patient atteint du VIH sur trois succombe à cette maladie.
Le domaine de la prévention est le plus problématique. En l’absence d’un vaccin, qui sera indispensable pour espérer réduire à néant ou presque la pandémie, la stagnation du nombre des nouvelles infections risque de compromettre les progrès. Si l’on se réfère au pic atteint en 1996 (3,4 millions de nouvelles infections par le VIH), le nombre observé en 2017 (1,8 million) représente une baisse de 47 %. Mais comparé à 2010, les nouvelles infections n’ont diminué que de 16 %, alors qu’atteindre les objectifs pour 2020 impliquerait une réduction de 75 %.
Cette crise de la prévention résulte des lacunes des programmes visant à empêcher les nouvelles contaminations, en particulier, d’une part, en Europe de l’Est et Asie centrale et, d’autre part, en Afrique de l’Ouest et centrale. Dans ces régions et au Moyen-Orient, le nombre des nouvelles infections a presque doublé depuis 2000.
Les services et interventions de prévention (circoncision, préservatif…) ne sont pas fournis à une échelle adéquate et avec une intensité suffisante. De plus, ils n’atteignent pas les personnes qui en ont le plus besoin, souvent du fait des politiques répressives et discriminatoires. Les adolescentes et jeunes femmes, les enfants, les hommes ayant des rapports homosexuels, les consommateurs de drogues injectables, les travailleuses du sexe, les femmes transgenres, tous ceux désignés sous le terme de « populations-clés » sont ainsi les laissés-pour-compte de la prévention.
Les adolescentes et jeunes femmes d’Afrique subsaharienne (15-24 ans) représentaient un quart des infections par le VIH en 2017 alors qu’elles ne constituent que 10 % de la population. Dans cette région du monde, les femmes comptent pour 59 % des nouvelles infections chez les 15 ans et plus. Une vulnérabilité liée aux violences à leur égard qui freine également l’accès aux services de santé maternelle et infantile et la détection précoce de l’infection chez la femme enceinte pour prévenir la transmission de l’infection chez l’enfant.
« Investissements indispensables »
En 2017, 180 000 enfants ont été contaminés à la naissance ou lors de l’allaitement maternel dans le monde. Les tests virologiques pour les nouveau-nés exposés au VIH demeurent insuffisamment disponibles ce qui retarde d’autant la mise en route du traitement.
Les autres populations-clés sont particulièrement en danger. En 2017, les hommes ayant des rapports homosexuels avaient un risque d’infection vingt-huit fois plus élevé que les hommes n’ayant que des rapports hétérosexuels. Chez les consommateurs de drogues injectables, le risque est multiplié par vingt-deux comparé aux non-utilisateurs. Il est treize fois plus élevé chez les travailleuses du sexe que chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, de même que chez les femmes transgenres comparées aux personnes âgées de 15 à 49 ans.
Ces motifs d’inquiétude sont accrus par les incertitudes sur le financement de la riposte à l’épidémie. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, il a augmenté de 8 % entre 2016 et 2017. Un total de 20,6 milliards de dollars (17,6 milliards d’euros) étaient disponibles en 2017, soit 80 % de la cible pour 2020. Cependant, l’Onusida souligne qu’il « n’y a pas eu de nouveaux engagements significatifs de la part des bailleurs en 2017 » et craint des conséquences catastrophiques si les financements internationaux étaient amputés de 20 %.

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                Le VIH, un virus résistant malgré l’amélioration des traitements



En 2019, la France accueillera la conférence de reconstitution du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. « Nous demandons au président Emmanuel Macron de jouer pleinement le rôle de premier de cordée en mobilisant dès maintenant ses homologues internationaux pour obtenir des contributions à hauteur de 14,5 à 18 milliards de dollars. Ces investissements supplémentaires seront indispensables pour éviter une reprise de l’épidémie au niveau mondial dans les prochaines années », alerte Aurélien Beaucamp, président d’Aides, association membre de Coalition PLUS.

   





                            


                        

                        


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Favoritisme : un an de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité pour la maire LR d’Aix-en-Provence

L’avocat de l’élue a fait savoir qu’il allait « immédiatement interjeter appel » après ce jugement du tribunal correctionnel de Montpellier, qu’il a qualifié de « très dur ».



Le Monde
 |    18.07.2018 à 09h47
   





                        



   


Un an de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité. La maire LR d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a été condamnée, mercredi 18 juillet, pour avoir promu indûment son chauffeur et fourni des emplois de complaisance à des proches.
L’avocat de l’élue, Mario Pierre Stasi, a fait savoir qu’il allait « immédiatement interjeter appel » après ce jugement du tribunal correctionnel de Montpellier, qu’il a qualifié de « très dur ».
Le parquet avait requis dix-huit mois de prison dont neuf mois ferme, et dix ans d’inéligibilité à l’encontre de la maire aixoise, âgée de 75 ans. Le procureur, Dominique Sie, avait estimé « parfaitement caractérisés » les délits de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts.

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                Neuf mois de prison ferme pour favoritisme requis contre la maire d’Aix-en-Provence



Dix ans de privation des droits civiques
Maire d’Aix-en-Provence depuis 2001 et députée de 2002 à 2012, Mme Joissains-Masini avait été mise en examen en 2014, notamment pour l’embauche d’une collaboratrice chargée de la maltraitance animale, la promotion éclair de son chauffeur et deux emplois pour les enfants de ce dernier.
« Mon territoire a besoin de moi, de mon honnêteté, de ma rigueur… », avait affirmé avant la fin du procès, le 14 mai, l’avocate à la retraite, qui s’est vue mercredi également condamnée à dix ans de privation des droits civiques.

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                La maire d’Aix-en-Provence renvoyée devant le tribunal






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Fin du patriarcat (3/5). Persuadée que « les sexes font l’histoire », la philosophe Geneviève Fraisse explique que le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes est encore loin d’être achevé.
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                « L’émancipation des femmes est une histoire sans fin »


Fin du patriarcat (3/5). Persuadée que « les sexes font l’histoire », la philosophe Geneviève Fraisse explique que le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes est encore loin d’être achevé.

Le Monde
                 |                 18.07.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 09h38
                














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Patriarcat est un mot qui dit le système, le système comme théorie politique raisonnée et fondement de la société. La domination masculine, mot qui lui sert d’équivalent, dit la continuité anthropologique d’une organisation sociale hiérarchisée. Fondement et hiérarchie : quitte à penser la fin de ce système, nous pouvons confondre les deux mots ; ou les séparer. La fin supposée possible de ce régime politique nous oblige à poser la question du commencement, du début. « Quand » ? Quand cela a-t-il commencé ?
Bonne question, à laquelle il fut parfois répondu. Bien connue est l’affirmation d’Engels qui, au XIXe siècle, affirma qu’il y eut une « défaite historique du sexe féminin », un avant et un après la prise de pouvoir définitive du sexe masculin. A l’opposé, Simone de Beauvoir, au XXe siècle, trancha dès l’introduction du Deuxième Sexe : la dépendance des femmes « n’est pas la conséquence d’un événement ou d’un devenir, elle n’est pas arrivée ». Alors peut-il y avoir une fin si la question des commencements reste en suspens ?
Belle question, moins brutale que la précédente. Si on songe aux luttes contre l’esclavage ou la colonisation, il y a parfois des commencements identifiables, des histoires évolutives et surtout des ruptures, des fins datées, des horizons programmés. Dans ces luttes, la fin des asservissements est pensée, puis réalisée par des dates historiques qui disent l’abolition, ou l’indépendance. Certes, l’esclavage moderne et le néocolonialisme nous indiquent la fragilité de ces victoires ; mais quand même…
Le capitalisme, catalyseur de la domination masculine
Quant à la hiérarchie des sexes, elle semble plus pérenne, exactement constante, ayant toujours été déjà là. Et les luttes qui s’y opposent, toujours partielles, envisagent rarement un objectif de rupture définitive, elles dessinent au mieux un horizon imaginé. A moins que les travaux récents ne fournissent des explications...


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« L’émancipation des femmes est une histoire sans fin »
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« L’émancipation des femmes est une histoire sans fin »
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Le président de la commission des comptes de campagne augmenté, Anticor saisit Matignon

Selon l’association anticorruption, augmenter en cours de mandat la rémunération du président d’une autorité administrative « est susceptible de porter atteinte à son indépendance ».



Le Monde
 |    17.07.2018 à 22h43
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 23h04
   





                        


La récente augmentation de la rémunération du président de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) ne passe pas à ses yeux. L’association anticorruption Anticor a saisi le premier ministre, Edouard Philippe, afin qu’il revienne sur celle-ci, a-t-elle annoncé dans un communiqué, mardi 17 juillet.
Anticor avait déjà critiqué en juin cette augmentation, rétroactive au 1er janvier 2018, entérinée par un décret et par un arrêté signés le 30 mai par le gouvernement.
Précédemment, le président de la CNCCFP, François Logerot, percevait une indemnité forfaitaire mensuelle de 4 574 euros brut. Dorénavant, il touche un traitement mensuel de 6 204 euros brut, ainsi qu’une indemnité de fonction annuelle de 9 500 euros brut. « Cette situation est identique à celle pratiquée dans d’autres autorités administratives indépendantes », a fait valoir la commission, sollicitée.
Selon Anticor, augmenter en cours de mandat la rémunération du président d’une autorité administrative, en l’occurrence celle de François Logerot, « est susceptible de porter atteinte à son indépendance », et le code des relations entre le public et l’administration interdit toute mesure rétroactive.

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Procéder à un « retrait »
Ces deux textes sont « à la fois inopportuns et illégaux », écrit dans son communiqué l’association, qui demande au premier ministre de faire en sorte qu’il soit procédé à leur « retrait ».
A la mi-juin, Anticor avait demandé au parquet de Paris d’ouvrir une enquête sur les comptes de campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, de Benoît Hamon, de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, pour lesquels elle soupçonne des irrégularités comme des remises ou des surfacturations du coût de certaines prestations, après la publication de plusieurs enquêtes dans les médias.
Le parquet avait ensuite demandé à la CNCCFP de préciser ses critères d’appréciation de la régularité de certaines dépenses et ristournes mises en cause par l’association. Il appartiendra au procureur de la République de décider s’il ouvre une enquête préliminaire ou s’il classe la plainte.
Au-delà des irrégularités reprochées aux candidats, Anticor s’interrogeait aussi dans sa plainte sur les « responsabilités » au sein même de la commission nationale des comptes de campagne, en soulignant les limites du système de contrôle des dépenses de campagne.

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La « PMA pour toutes » suscite déjà des tensions au sein du groupe LRM

Une députée « marcheuse » a contesté la « méthode » de l’un de ses collègues, prêt à déposer une proposition de loi sur l’ouverture aux couples de femmes de la procréation médicalement assistée, alors que des auditions sont en cours.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 20h19
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 03h27
    |

            Manon Rescan








                        


Ce n’est qu’une passe d’armes, mais elle dresse la nature des débats qui attendent la majorité à l’Assemblée dans les prochains mois. Mardi 17 juillet, lors de la réunion de groupe hebdomadaire de La République en marche (LRM), Agnès Thill, élue de l’Oise, a reproché à son collègue Guillaume Chiche, des Deux-Sèvres, ses prises de positions récentes concernant l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes.
Dans un entretien au Journal du dimanche, le 15 juillet, ce dernier annonçait son intention de déposer dans la semaine une proposition de loi porteuse de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron. « En France, la procréation médicalement assistée est selon les termes du code de la santé publique, réservée aux couples hétérosexuels (...) Nous sommes déterminés à mettre fin à cette inégalité », est-il écrit dans le texte que M. Chiche a transmis à ses collègues de la majorité mardi soir et que Le Monde a pu consulter.
« Nous parlementaires, nous devons permettre à chacune et chacun de vivre sa vie de parent, comme il l’entend mais surtout de reconnaître à égalité de droit et de dignité les différentes façons de le devenir », est-il ajouté dans ce document que les parlementaires LRM ont été invités à soutenir. Le dépôt formel du texte doit avoir lieu jeudi à l’Assemblée.
« Si les Bleus ont gagné c’est parce qu’ils ont joué collectif », avait rétorqué Mme Thill à M. Chiche mardi midi, osant la comparaison avec la victoire de l’équipe de France lors de la Coupe du monde de football. « On vient juste de commencer des travaux d’une mission d’information consacrée, entre autres, à ce sujet, les auditions ne sont pas terminées » ajoute-t-elle, agacée, auprès du Monde. L’initiative de M. Chiche intervient alors que l’exécutif reste discret quant à la future réforme : aucun calendrier officiel n’a été annoncé, même si selon plusieurs sources parlementaires l’option privilégiée est aujourd’hui de la voter dans le cadre de la révision des lois de bioéthique au début de l’année 2019.
Liberté de vote
D’ici là, de nombreux sujets restent à arbitrer. L’ouverture de la PMA aux couples de femmes est une promesse de campagne, mais elle pose des questions connexes. Dans sa proposition de loi, M. Chiche défend le fait qu’elle puisse être remboursée, comme c’est le cas pour les couples hétérosexuels. « Tout cela pose des questions que nous abordons dans le cadre de la mission d’information, indique Mme Thill, si tout est joué d’avance, il faut nous le dire. » 
Si Emmanuel Macron s’est engagé à ouvrir la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, le groupe LRM a toujours dit qu’il accorderait aux députés une liberté de vote sur les questions éthiques. Au sein de la majorité cohabitent des sensibilités différentes sur ces sujets. « Je suis pour la PMA, mais j’entends les positions des autres », explique Mme Thill, qui se qualifie de « chrétienne ». 
« Pour moi, l’ADN d’En marche c’est “écoute, bienveillance et consensus”, on n’y est pas ! », poursuit-elle encore, particulièrement touchée par le fait que son collègue a qualifié de « militants obscurantistes » ceux qui s’opposeront à la future réforme. « C’est insupportable, dès qu’on émet une réserve sur ces sujets de bioéthique, on est vus comme des membres de Sens commun ! » s’emporte la députée. En octobre 2017, Emmanuel Macron avait souhaité qu’un « débat apaisé » ait lieu au sujet de la PMA. Dans sa majorité, le sujet est déjà inflammable.

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                L’Assemblée nationale débute le chantier délicat de la loi bioéthique






                            


                        

                        


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Parcoursup : des syndicats saisissent le Défenseur des droits sur les « algorithmes locaux »

Les organisations demandent plus de transparence sur les critères de tri utilisés dans les formations pour classer les dossiers des candidats.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 16h39
   





                        



   


Plusieurs syndicats du monde éducatif sont de nouveau montés au créneau, mardi 17 juillet, pour demander plus de « transparence » sur la procédure Parcoursup, qui a remplacé cette année Admission post-bac pour les préinscriptions dans l’enseignement supérieur. Elles ont annoncé la saisie du Défenseur des droits pour demander notamment la publication des « algorithmes locaux » mis en place par chaque formation pour classer les candidats, et placés sous le sceau du « secret des délibérations ».
Ces organisations sont l’UNEF, deuxième syndicat étudiant et opposé depuis sa présentation à la loi réussite et orientation des étudiants, le Snesup (Syndicat national de l’enseignement supérieur), la FCPE, l’une des deux principales fédérations de parents d’élèves, l’UNL (syndicat lycéen), et le Syndicat des avocats (SAF) de France. « En dépit du droit à l’information, les jeunes n’ont pas la possibilité de connaître les critères de sélection qui leur sont imposés », dénonce l’UNEF. Il y a environ un mois, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias avait déjà saisi le Défenseur des droits.
Proposition de loi
« Certaines universités disent qu’elles n’ont pas mis en place d’algorithmes locaux, d’autres ne veulent pas les publier. Sur quels critères s’appuie-t-on ? Le type de bac (général, techno, pro), la série (ES, L ou S pour le bac général), les notes de première et de terminale, le lycée d’où vient le candidat ? La lettre de motivation ? Le parcours extrascolaire ? », s’est interrogé Juan Prosper, du SAF, lors d’une conférence de presse mardi.
Trente-trois députés LR (Les Républicains) ont déposé une proposition de loi, enregistrée le 11 juillet, pour exiger de la même manière la « transparence des algorithmes en écartant le régime dérogatoire du secret des délibérations pour s’opposer à la communication d’un algorithme local ». Les sénateurs avaient déjà tenté, sans succès, lors du débat sur la loi relative à la protection des données personnelles, à la mi-mai, de lever le secret des délibérations. Le ministère avait publié, dans la foulée, l’algorithme national de Parcoursup, mais pas les critères appliqués localement.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Elle estime que seul le transporteur aérien doit payer pour le retard. Pourtant, l’agence de voyage est « responsable de plein droit à l’égard de l’acheteur de la bonne exécution des obligations résultant du contrat », que ces obligations soient « à exécuter par elle-même ou par d’autres prestataires de services ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Les militants ont été placés en garde à vue mardi à la gendarmerie de Briançon pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière » lors d’une marche de solidarité entre l’Italie et la France le 22 avril.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Quatre militants associatifs en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers »

Les militants ont été placés en garde à vue mardi à la gendarmerie de Briançon pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière » lors d’une marche de solidarité entre l’Italie et la France le 22 avril.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h22
   





                        


Quatre militants associatifs ont été placés en garde à vue mardi 17 juillet au matin à la gendarmerie de Briançon (Hautes-Alpes), pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français en bande organisée » lors d’une marche de solidarité entre l’Italie et la France le 22 avril.
Cette marche avait été organisée au lendemain du blocage du col de l’Echelle, frontière entre la France et l’Italie, par des militants identitaires qui entendaient couper la route aux migrants. Ces gardes à vue surviennent dans le cadre d’une enquête ouverte à l’encontre de trois autres militants, « les trois de Briançon », qui avaient participé également à cette marche et dont le procès a été renvoyé au 8 novembre. Les gendarmes estiment que des migrants avaient pu franchir la frontière franco-italienne à l’occasion de l’événement du 22 avril.
Les « trois de Briançon », un Belgo-Suisse, un Suisse et une Italienne âgés de 23 à 26 ans, avaient été mis en examen et placés dix jours en détention provisoire avant d’être libérés le 3 mai. Le 31 mai, la justice a levé leur contrôle judiciaire.
« Criminaliser la solidarité »
Alors que le Conseil constitutionnel a reconnu le 6 juillet le « principe de fraternité », les associations, qui ont organisé un rassemblement de solidarité mardi devant la gendarmerie de Briançon, dénoncent le maintien d’un « délit de solidarité », le principe de fraternité excluant l’aide au franchissement de frontières.

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Le ministère de l’intérieur a fait valoir dans un communiqué que « l’exemption pénale pour l’aide apportée dans un but humanitaire ne doit pas s’étendre à l’aide apportée dans un but militant ou aux fins de faire obstacle à l’application de la loi ou à l’action de l’Etat ». « Le procureur de la République a attendu la décision du Conseil constitutionnel pour relancer les poursuites. Le but est toujours de criminaliser la solidarité pour faire peur aux bénévoles qui aident les migrants », a déclaré Agnès Antoine, militante de l’association Tous migrants et membre du comité de soutien aux « trois de Briançon ».
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux de migrants, essentiellement venus d’Afrique de l’Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ A moins de deux ans des municipales, la maire socialiste dit ne pas avoir de « tabous » sur ce sujet sensible. Elle fera des « propositions » début 2019.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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La maire de Paris, Anne Hidalgo, réfléchit à une police municipale armée

A moins de deux ans des municipales, la maire socialiste dit ne pas avoir de « tabous » sur ce sujet sensible. Elle fera des « propositions » début 2019.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 06h43
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

Menace terroriste, protection des touristes, délinquance, cambriolages en hausse, tensions croissantes dans les quartiers populaires, théâtres de trafic de stupéfiant ou de rixes mortelles entre bandes… Face à l’insécurité à Paris, Anne Hidalgo ne veut pas rester l’arme au pied. Longtemps hostile à la création d’une police municipale, la maire de la capitale prépare un aggiornamento. « Pourquoi pas une police parisienne ? », a-t-elle confié, le 2 juillet, à quelques journalistes, avant d’ajouter : « Sur l’armement non plus, je n’ai pas de tabous. »
Un changement important dans cette capitale où la sécurité est avant tout de la responsabilité de la police nationale. Selon ses mots, la maire juge que « le dispositif est perfectible, tant en termes de moyens que de répartitions des compétences », à propos du partage des rôles entre policiers nationaux et agents de sécurité de la ville.

Si elle préempte le débat à deux ans des municipales, elle se garde de le trancher. Une façon de ne pas braquer les écologistes et les communistes, qui, au sein de sa majorité, sont vent debout contre une police municipale, armée ou pas. Elle fera « des propositions » début 2019 au vu d’un audit indépendant commandé par la ville et qui sera rendu à la fin de l’année.
Futur sujet pour les municipales
Enlisée par ailleurs dans le fiasco de Vélib' et critiquée sur la propreté de sa ville, Mme Hidalgo entend couper l’herbe sous le pied de ses adversaires qui ne manqueront pas de lui reprocher son bilan en matière de sécurité. Parmi ses concurrents éventuels en 2020, Pierre-Yves Bournazel, député (Agir) de Paris prône depuis longtemps la création d’une police municipale armée, à l’instar de la droite et de l’UDI-MoDem à Paris. Gaspard Gantzer, à la tête de son mouvement « Parisiennes, Parisiens », estime qu’« une police parisienne armée est une des toutes premières priorités pour...




                        

                        

