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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Après huit jours d’hospitalisation, les douze enfants et leur entraîneur se sont exprimés au cours d’une conférence de presse, mercredi 17 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.
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Le recours de victimes des attentats du 13 novembre 2015 contre les « défaillances » de l’Etat rejeté

Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h07
   





                        


Le recours déposé par une trentaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015 concernant les « défaillances » de l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan, a été rejeté mercredi 18 juillet par le tribunal administratif de Paris.

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                Bataclan : victimes et familles réclament des comptes à l’Etat



« Les éléments produits par les requérants ne permettent pas d’établir (...) que l’Etat aurait engagé sa responsabilité du fait d’un défaut de surveillance » des auteurs des attaques, estime le tribunal dans un communiqué de presse.
Par ailleurs, « aucune faute ne peut être imputée aux services de police pour n’avoir pas mis en œuvre un dispositif de sécurité particulier autour de la salle de spectacle du Bataclan après le mois d’août 2015 », poursuit le texte.
L’enquête ouverte après des menaces d’attentat contre la salle de spectacle en 2009 avait abouti à un non-lieu, « la réalité d’un tel projet [n’ayant] pu être établie », rappellent les juges.
Enfin, « aucun élément ne permet d’engager la responsabilité de l’Etat à raison d’un défaut de coopération des services de renseignement français avec les services des autres Etats membres de l’Union européenne en matière de terrorisme », a estimé le tribunal.
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité »
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité », avait affirmé lors de l’audience du 4 juillet Me Samia Maktouf, avocate de victimes et familles des victimes des attentats à Paris et Saint-Denis qui ont fait au total 130 morts et des centaines de blessés.

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                La parole des victimes contre le terrorisme



Me Maktouf, à l’origine du recours, avait énuméré les « dysfonctionnements liés au défaut de surveillance et de vigilance des services de sécurité de l’Etat français », et la circulation des djihadistes au sein de l’espace Schengen.

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                L’Etat condamné pour avoir arrêté de surveiller Mohamed Merah



L’avocate avait également reproché la non-intervention des soldats de l’opération Sentinelle, qui ont reçu « instruction de ne pas pénétrer dans une salle où une scène de guerre se déroulait ».

        Lire nos explications:
         

          13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan



Depuis trois ans, certaines victimes et familles de victimes s’indignent que des militaires de Sentinelle, une force créée après les attentats de janvier 2015, présents près de la salle où 90 personnes ont été tuées, n’aient pas eu le droit d’intervenir. Une plainte au pénal a d’ailleurs été déposée le 8 juin pour « non-assistance à personne en péril ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ En général, les effets négatifs des barrières douanières sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres, relève le Fonds monétaire international à partir de quatre scénarios.
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Selon le FMI, les Etats-Unis seraient les plus touchés en cas de guerre commerciale

En général, les effets négatifs des barrières douanières sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres, relève le Fonds monétaire international à partir de quatre scénarios.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h49
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Donald Trump croit-il vraiment, comme il l’a tweeté un jour, que les guerres commerciales sont « bonnes et faciles à gagner » ? Telle n’est pas la conclusion des calculs effectués par le Fonds monétaire international (FMI), dans une note publiée mercredi 18 juillet, pour préparer la réunion des ministres des finances du G20, samedi et dimanche, à Buenos Aires (Argentine).

« En général, les effets négatifs des barrières douanières sont plus importants pour l’économie américaine que pour les autres », affirme le Fonds. Ses estimations se basent sur quatre scénarios, du moins grave (les tarifs déjà appliqués et les représailles engagées par les pays visés) au plus toxique (toutes les menaces sont mises à exécution et se doublent d’un choc de confiance pour les investisseurs).
Selon la dernière hypothèse, la plus sévère, le produit intérieur brut (PIB) mondial serait amputé de 0,5 % d’ici à 2020, soit 430 milliards de dollars (370 milliards d’euros). Aux Etats-Unis, la perte serait de 0,8 %. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils seraient l’épicentre des mesures de rétorsion. Tandis que leurs partenaires continueraient à commercer entre eux et, parfois, pourraient tirer profit de la réorganisation des flux commerciaux.
« Tous les pays seront, à terme, affaiblis »
Quoi qu’il en soit, « en cas de conflit commercial, tous les pays seront, à terme, plus affaiblis », fait remarquer la patronne du FMI, Christine Lagarde, dans un post de blog. Le PIB de l’Asie émergente serait réduit de 0,7 %, celui du Japon de 0,6 % et celui de la zone euro de 0,3 %.
En fonction de chaque scénario, les impacts diffèrent selon les régions. Dans l’hypothèse où Washington imposerait des tarifs de 25 % sur les importations de véhicules, les plus affectés seraient le Japon suivi de l’Amérique latine.

Etonnamment, la zone euro s’en tirerait à relativement bon compte. De fait, ses ventes d’automobiles aux Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le premier texte veut limiter la possibilité de critiquer l’armée, le second vise à décourager les Palestiniens de saisir la justice contre l’occupant israélien.
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Le Parlement israélien adopte deux lois inquiétant les défenseurs des droits de l’homme

Le premier texte veut limiter la possibilité de critiquer l’armée, le second vise à décourager les Palestiniens de saisir la justice contre l’occupant israélien.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h10
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Nouvelle alerte législative en Israël concernant le pluralisme et le fonctionnement de l’Etat de droit. En vingt-quatre heures, la droite au pouvoir a adopté à la Knesset deux projets de loi qui suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile. Le premier texte, voté dans la soirée du 16 juillet, est associé à une célèbre organisation non gouvernementale, Breaking the Silence. Le second concerne la possibilité pour les Palestiniens en Cisjordanie de dénoncer en justice des abus dont ils s’estiment victimes.
Composée de vétérans de l’armée, Breaking the Silence documente depuis de longues années les crimes et les abus commis par les occupants de la Cisjordanie, ainsi que les guerres successives dans la bande de Gaza. La nouvelle loi stipule que dorénavant, les individus et les organisations qui promeuvent des poursuites judiciaires à l’étranger contre les soldats israéliens ne seront plus autorisés à intervenir dans les lycées.
« Le système éducatif est conçu pour diffuser des valeurs comme l’amour de l’individu et de l’Etat, un service militaire significatif, a expliqué Shuli Mualem-Refaeli, députée de la formation le Foyer juif, initiatrice du texte. Tous ceux qui agissent contre ces valeurs élémentaires ne seront plus autorisés à pénétrer dans des institutions éducatives en Israël. »
« Cinquième colonne »
Le paradoxe est que Breaking the Silence, organisation honnie depuis des années par la droite, n’a jamais milité pour que de hauts gradés ou de simples soldats soient traduits devant un tribunal international. L’ONG n’a fait que recueillir les témoignages, les recouper et essayer d’en extraire une cohérence en matière de règles d’engagement. Mais elle est devenue pour ses détracteurs le symbole d’une « cinquième colonne » fantasmée, qui agirait contre les intérêts de l’Etat et chercherait à délégitimer Israël à l’étranger.

Au dernier moment de la discussion parlementaire, un amendement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Depuis plus de deux ans, la droite de la droite américaine dit faire l’objet de censures idéologiques sur Twitter, Facebook et YouTube.
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La « drôle de guerre » de la droite américaine contre les réseaux sociaux

Depuis plus de deux ans, la droite de la droite américaine dit faire l’objet de censures idéologiques sur Twitter, Facebook et YouTube.





Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h47
    |

            Damien Leloup





Ce n’est pas, et cela n’a jamais été un mystère : la Silicon Valley vote à gauche. Massivement. Individuellement, ses employés donnent très majoritairement aux démocrates plutôt qu’aux républicains. Les patrons des grands réseaux sociaux penchent nettement à gauche — durant la campagne de 2016, seul Peter Thiel, de PayPal, avait publiquement soutenu Donald Trump contre Hillary Clinton.
Depuis deux ans, ce constat objectif sert de base à une partie de la droite américaine pour affirmer que les grands réseaux sociaux discriminent les voix conservatrices, en interne comme dans leur fonctionnement. Facebook, Twitter et Google seraient, à en croire députés, sénateurs et médias de droite, biaisés en faveur des progressistes. Une histoire, en particulier, a marqué le début du conflit entre les républicains et les réseaux sociaux : celle des trending stories de Facebook.

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                Aux Etats-Unis, Facebook accusé de « censurer » des sites conservateurs



La version américaine de Facebook affichait dans cette catégorie une liste des sujets d’actualité les plus discutés sur son réseau, sélectionnés de manière automatisée mais avec une supervision humaine, confiée à des sous-traitants. En mai 2016, alors que la campagne présidentielle bat son plein, un article publié par le site Gizmodo suscite une vague d’indignation chez les conservateurs : il rapporte des témoignages d’anciens modérateurs des trending stories, qui affirment que les équipes s’occupant de cette fonctionnalité étaient tous de gauche, et que les sites ou sujets favoris de la droite américaine y étaient régulièrement censurés.
L’histoire trouve un écho immédiat chez les militants américains, alors que Donald Trump joue à plein la carte du candidat auquel tout l’establishment s’oppose. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, convoque une réunion d’urgence avec une trentaine de ténors de la droite américaine pour tenter d’éteindre l’incendie. Les démentis formels de Facebook, et les contre-enquêtes montrant que les cas évoqués par Gizmodo étaient sujets à caution, sont largement ignorés.
Chaque nouvelle fonctionnalité est analysée par les sites pro-Trump au prisme de la « censure politique »
Depuis cette première passe d’armes, il n’est guère de mois sans que des voix s’élèvent à droite pour évoquer la « censure » dont feraient l’objet les conservateurs sur les réseaux sociaux. En avril, les youtubeuses pro-Trump Diamond et Silk ont accusé la plate-forme de vidéos et Facebook de censure politique. En mai, les nouvelles mesures contre les discours de haine annoncées par Twitter sont interprétées comme des mesures discriminantes par une partie des soutiens de Donald Trump. En juin, l’annonce par Apple d’une nouvelle fonctionnalité présentant des articles d’actualité sélectionnés par des humains est interprétée par l’alt-right comme une nouvelle manière de cacher les sites conservateurs. En juillet, InfoWars, l’un des principaux sites de la droite de la droite américaine, s’estime victime d’un appel à la censure sur les réseaux sociaux… Parallèlement, les think tanks conservateurs publient des rapports (PDF) accusant les réseaux sociaux de censure, et les députés républicains somment les grandes plates-formes de s’expliquer sur leurs « pratiques idéologiques ».

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                Facebook, Twitter et YouTube sommés par la droite américaine de « faire leur autocritique » politique



Changements d’algorithmes
Parmi ces multiples accusations, une partie se fonde sur des éléments concrets. Depuis l’élection présidentielle de 2016, et l’enquête sur le rôle joué par les campagnes d’influence russes, la plupart des réseaux sociaux ont pris des mesures visant à limiter la diffusion de « fausses informations » et de contenus appelant à la haine sur leur plate-forme. Twitter, YouTube et Facebook ont mis en place des mécanismes différents, mais au fonctionnement similaire, pour limiter la visibilité de comptes diffusant régulièrement des informations erronées, des théories du complot, ou des incitations à la haine.
Certains des sites les plus populaires auprès des soutiens de Donald Trump ont effectivement vu leur audience baisser à la suite de ces changements d’algorithmes. InfoWars, qui publie des tribunes ancrées à droite mais qui diffuse aussi régulièrement des théories du complot, cristallise plus particulièrement cette problématique. Facebook ou YouTube ne contestent pas avoir limité la visibilité de ses contenus — ce que la droite interprète comme une censure, et la gauche comme une mesure légitime de lutte contre la désinformation.

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                Le site conspirationniste InfoWars cristallise les problèmes de modération sur Facebook



La gauche américaine souligne par ailleurs que les changements d’algorithmes, complexes à analyser, n’ont pas touché que des sites de droite : des pages classées à gauche, mais aussi des médias généralistes peu marqués idéologiquement, ont aussi constaté ces derniers mois une baisse de leur visibilité sur Facebook, notamment. Les changements opérés par Facebook, qui donnent mécaniquement plus de poids relatif aux contenus publiés par les médias généralistes, ont par ailleurs particulièrement profité à… Fox News, la chaîne préférée de Donald Trump, comme le montre une étude réalisée par le site The Outline.
Malaise dans la Silicon Valley
Malgré tout, les patrons des grands réseaux sociaux ont semblé très mal à l’aise sur ce sujet, et ont tenté à plusieurs reprises de donner des gages de bonne foi aux conservateurs. Le PDG de Twitter, Jack Dorsey, a dîné, en juin, avec des ténors de la droite ; Facebook a annoncé, en mai, l’ouverture d’une enquête interne sur les accusations de biais politique, dirigée par l’ancien sénateur républicain Jon Kyl. A tel point qu’à gauche, de plus en plus de voix se font entendre pour accuser les réseaux sociaux de céder un peu trop facilement à un « bombardement idéologique », selon l’expression du député Jamie Raskin (démocrate, Maryland). Le 17 juillet, lors d’une audition devant un comité parlementaire, Facebook a également présenté des excuses aux youtubeuses Diamond et Silk, au désespoir de la gauche américaine, qui rappelle que lesdites youtubeuses avaient été prises en flagrant délit de mensonge en affirmant, lors d’une précédente audition, qu’elles n’avaient jamais touché d’argent de la part de la campagne Trump.
Les réseaux sociaux ont donné des « gages de bonne foi » à leurs utilisateurs conservateurs
Dans un documentaire diffusé le 17 juillet, la chaîne britannique Channel4 montre que certaines pages Facebook d’extrême droite bénéficient, comme d’autres pages jugées « politiquement sensibles », d’un régime spécifique de modération. L’examen de leurs contenus est confié non pas à des sous-traitants, comme c’est le cas pour la majorité des messages sur le réseau social, mais à une équipe interne de Facebook.
Plus généralement, de nombreux observateurs soulignent que la droite américaine, et plus spécifiquement l’alt-right, ont largement tiré parti des réseaux sociaux pour diffuser leurs messages ces dernières années — à commencer par Donald Trump, avide utilisateur de Twitter. Une étude réalisée par le think tank de gauche Media Matters, publiée le 17 juillet, montre que parmi les principales pages Facebook traitant de politique aux Etats-Unis, les pages classées à droite sont majoritaires — et que leurs publications suscitent autant « d’engagement » (le nombre de commentaires, de partages, de clics) que leurs homologues de gauche. En revanche, les photos partagées par les comptes classés à droite avaient de meilleurs résultats, tandis que les messages textuels des pages de gauche suscitaient davantage de réactions.
Renversement idéologique
La « croisade » d’une partie de la droite contre les réseaux sociaux est cependant loin de faire l’unanimité au sein de son propre camp. Glenn Beck, l’un des plus influents polémistes républicains, s’est ainsi dit mal à l’aise avec les demandes récurrentes de plusieurs de ses alliés. M. Beck faisait partie des ténors de la droite qui avaient rencontré Mark Zuckerberg en 2016, et il avait publié ensuite un long récit de l’entrevue, dans lequel il disait son malaise face à la situation — et notamment face à la demande d’une « discrimination positive » forçant les entreprises de la Silicon Valley à recruter des conservateurs.

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                Google attaqué pour discrimination envers les hommes blancs conservateurs



« J’ai assisté à une réunion qui, pour moi, ressemblait à une rencontre de la Rainbow Coalition [association de groupes antiracistes des années 1970, détestée des conservateurs], explique le patron de Facebook. J’ai écouté les récriminations, j’ai écouté les points de vue, et personne dans la salle n’a apporté aucune preuve d’une quelconque malversation. (…) La teneur globale était celle du procès en sorcellerie de Salem : “Facebook, vous devez reconnaître que vous nous maltraitez, parce que si vous ne le faites pas, c’est la preuve que vous nous maltraitez.” (…) Que nous est-il arrivé ? Quand sommes-nous devenus eux [les démocrates] ? Quand sommes-nous devenus les gens qui demandent, sur le seul critère de la race, que les Oscars accordent des récompenses à des acteurs noirs ? »
A gauche aussi, le malaise est régulièrement palpable sur le sujet — et les lignes idéologiques classiques semblent bouger, comme le résume la journaliste Karissa Bell : « Juste une petite partie des choses ridicules entendues aujourd’hui [à la commission parlementaire sur la modération des réseaux sociaux] : un républicain qui suggère que les réseaux sociaux devraient être réglementés comme des entreprises publiques, et un démocrate qui affirme que le Congrès ne peut pas légiférer sur la liberté d’expression d’entreprises privées. C’est vraiment le monde à l’envers. »




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Airbus et Boeing se tournent vers les services pour doper leurs marges

Le champ de bataille entre les deux constructeurs se déplace des commandes d’avions aux services : opérations en vol, marketing, ingeniering et maintenance des appareils.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h01
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

C’est le nouveau pactole qui fait saliver Airbus et Boeing. A l’occasion du Salon de l’aéronautique de Farnborough, dans la grande banlieue de Londres, les deux avionneurs rivaux ont annoncé à tour de rôle, mardi 17 juillet, avoir découvert un nouveau filon pour gonfler leurs bénéfices. Après les commandes d’avions, leur prochain champ de bataille sera les services. Cette activité additionnelle qui englobe les opérations en vol, le marketing, l’ingeniering et la maintenance des avions.

A en croire, Airbus et Boeing, elle promet d’être un véritable eldorado. Selon les calculs de l’avionneur européen, ce nouveau marché devrait représenter, lors des vingt prochaines années, 4 600 milliards de dollars (environ 3 958 milliards d’euros). Boeing entrevoit une manne encore plus importante. Selon lui, le chiffre d’affaires des services pourrait s’établir d’ici à 2037 à 8 800 milliards de dollars (environ 7 500 milliards d’euros). Beaucoup plus que le marché des avions neufs qui, sur la même période, devrait culminer à 6 300 milliards de dollars (environ 5 400 miliards d’euros).
Philippe Mhun, directeur général de l’activité services d’Airbus, explique la différence entre les chiffrages des deux avionneurs par la prise en compte par Boeing des « opérations de services aux aéroports et du fret ». Il n’empêche, l’ampleur des sommes en jeu a de quoi aiguiser les appétits des deux géants de l’aéronautique.
Lutte acharnée entre les deux rivaux
Randy Tinseth, vice-président en charge du marketing de Boeing, prévoit déjà de réaliser un chiffre d’affaires dans les services de 50 milliards de dollars d’ici dix ans. Airbus a des ambitions, un peu plus modestes. L’avionneur européen veut « multiplier par trois le chiffre d’affaires de son activité services pour viser dix milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. »
Boeing a créé, fin 2016, une nouvelle division baptisée Boeing Global Services (BGS) qui réalise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Bien que son influence soit limitée, l’insolence du programme du Parti national lui vaut régulièrement l’ire des médias officiels chinois.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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A Hong Kong, le gouvernement menace d’interdire un parti indépendantiste

Bien que son influence soit limitée, l’insolence du programme du Parti national lui vaut régulièrement l’ire des médias officiels chinois.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h15
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



                                


                            

La menace par le gouvernement de Hong Kong d’interdire le Parti national, annoncée mardi 17 juillet par le ministre de la sécurité, John Lee, ressemble fort à un tour de vis supplémentaire des autorités sur toute velléité séparatiste, y compris les plus marginales. Car si le Parti national prône ouvertement l’indépendance de Hong Kong vis-à-vis de la Chine qu’il n’hésite pas à traiter de « nouveau pouvoir colonial », le groupuscule fondé en mars 2016 par Chan Ho-tin, alors jeune diplômé de 25 ans, n’a toutefois jamais été formellement enregistré et n’a aucun représentant élu dans les instances politiques de Hong Kong.
Bien que son influence soit limitée, l’insolence de son programme indépendantiste lui vaut régulièrement l’ire des médias officiels chinois. « C’est indéniablement une nouvelle tentative de taire les forces indépendantistes de Hong Kong », a déclaré Chan Ho-tin qui a fait ses classes politiques pendant le mouvement des parapluies de l’automne 2014, mais qui s’est vite radicalisé, jugeant inefficaces les méthodes pacifistes de ses congénères.
« A Hong Kong, on a le droit de s’associer librement, mais même ce droit n’est pas sans restrictions », a indiqué pour sa part le ministre de la sécurité, John Lee, rappelant le principe de la « ligne rouge » citée par le président chinois Xi Jinping lors de sa visite historique à Hong Kong le 1er juillet 2017. Cette règle suppose que toute remise en cause de l’appartenance de Hong Kong à la Chine ne saurait être tolérée. L’article 1 de la Basic Law, texte qui sert de mini-constitution à l’ancienne colonie britannique, stipule explicitement que « la Région administrative spéciale de Hong Kong est une partie inaliénable de la République populaire de Chine ».
« Pékin verrouille toutes les institutions »
Le ministre a indiqué que la recommandation d’interdire le Parti national venait de la police, qui aurait également suggéré le recours à l’article 8...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ A force de sauter tout au long du match France-Croatie, les supporteurs français ont provoqué des « mini-séismes », ou plus exactement des vibrations du sol, « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique.
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Coupe du monde 2018 : la terre a « tremblé » en France dimanche

A force de sauter tout au long du match France-Croatie, les supporteurs français ont provoqué des « mini-séismes », ou plus exactement des vibrations du sol, « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h41
   





                        


« Qui ne saute pas n’est pas français ! » Ce slogan a été souvent entendu, dimanche 15 juillet, lors de la finale de la Coupe du monde de football entre la France et la Croatie, crié par des dizaines de milliers de supporteurs massés dans les « fan zones » pleines à craquer, mais aussi dans les rues ou les bars. Et, à force de sauter tout au long d’un match riche en buts (4-2), ces supporteurs ont littéralement fait trembler la terre.
Les « mini-séismes » à répétition, ou plus exactement les vibrations du sol qu’ils ont provoquées, ont été « photographiés » par les capteurs du réseau sismologique français, si l’on en croit Jérôme Vergne, sismologue à l’Ecole et observatoire des sciences de la terre à Strasbourg.
Ce dernier a publié, mercredi 18 juillet, sur son compte Twitter des relevés qui montrent, selon lui, le lien entre les mouvements provoqués par les buts notamment et les pics d’énergie sismique :

Les supporters des #championdumonde2018 ont fait vibrer les sismomètres du réseau sismologique français ! https://t.co/dKCkfBXtyF— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Il a aussi fait la comparaison entre ce qu’il pouvait se passer en France et en Croatie en même temps :

Sismogrammes enregistrés à Zagreb et Strasbourg pendant la finale de #CM2018 https://t.co/ITYAytTw5e— jerome_vergne (@jerome vergne)


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Déjà, dimanche 17 juin, les sismographes situés à Mexico, dans la capitale mexicaine, avaient enregistré des « secousses », avait assuré l’Institut de recherches géologiques et atmosphériques (IIGEA, Mexique) au moment où, à Rostov-sur-le-Don en Russie, le Mexicain Hirving « Chucky » Lozano venait de marquer un but, à la 35e minute du match du groupe F du Mondial de football, qui opposait son pays à l’Allemagne.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Les douze enfants et leur entraîneur de football ont pu sortir mercredi de l’hôpital où ils ont passé plus d’une semaine.
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« C’est un miracle » : les jeunes rescapés de la grotte thaïlandaise racontent leur sauvetage

Les douze enfants et leur entraîneur de football ont pu sortir mercredi de l’hôpital où ils ont passé plus d’une semaine.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h46
   





                        



C’est la première fois qu’ils échangeaient un ballon depuis leur sauvetage au terme d’une périlleuse opération de secours internationale dans une grotte de Thaïlande. Sur un terrain de football improvisé dans une salle de presse, les douze enfants et leur entraîneur de football, qui avaient été bloqués à partir du 23 juin et pour certains jusqu’au 10 juillet, ont décrit mercredi 18 juillet le « miracle » d’avoir été retrouvés au bout de neuf jours sans contact avec l’extérieur.
Tous vêtus d’un t-shirt orné d’un sanglier, en référence au nom de leur club de foot des « Sangliers sauvages », ils ont raconté en détail leur sauvetage devant les médias du monde entier. L’équipe était restée bloquée dans la grotte de Tham Luang, une des plus grandes de Thaïlande. Ils avaient été découverts par des plongeurs britanniques le 2 juillet, à 4 km de l’entrée, sur un promontoire rocheux, prisonniers des eaux montées soudainement en raison des pluies de mousson.

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« C’est un miracle », a décrit Adul Sam-On, 14 ans, l’enfant qui avait répondu, en anglais, aux plongeurs britanniques les ayant découverts. « Mon cerveau ne fonctionnait pas très bien » après tant de jours sans nourriture, a-t-il ajouté. « Nous buvions l’eau qui s’écoulait des roches », a raconté de son côté Pornchai Khamluan, 15 ans. « Nous avons essayé de creuser, pensant qu’on ne pouvait pas se contenter d’attendre les autorités », mais en vain, a ajouté Ekkapol Chantawong, l’entraîneur, âgé de 25 ans, le seul adulte de la grotte.
Finale de Coupe du monde à l’hôpital
Sur un registre plus léger, ils ont aussi expliqué avoir regardé la finale de la Coupe du monde dimanche soir à l’hôpital. Les enfants ont pu sortir mercredi des chambres où ils ont passé plus d’une semaine, d’abord équipés de lunettes de soleil pour se réhabituer à la lumière du jour après plus de deux semaines sous terre pour certains.
Depuis leur évacuation spectaculaire, endormis sur des civières tirées pendant des heures par des plongeurs professionnels, les autorités sanitaires ont publié au compte-gouttes des photos et vidéos d’eux à l’hôpital. Les enfants ont aussi présenté mercredi leurs condoléances à la famille du plongeur thaïlandais qui est mort pendant l’opération de sauvetage, se réunissant tous autour de son portrait sur scène.
Cette conférence de presse était censée « permettre aux médias de poser leurs questions et de permettre ensuite leur retour à la vie normale sans que les médias ne viennent les embêter », avait prévenu le porte-parole du gouvernement thaïlandais, Sunsern Kaewkumnerd.
Les recommandations des médecins de tenir les enfants à distance de tout contact avec les médias pendant un mois risquent d’être difficiles à respecter vu l’intérêt suscité par l’histoire, y compris celui de sociétés de productions hollywoodiennes ayant vu dans cette histoire un « bon scénario ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Erwan Le Noan, consultant, et le juriste Nicolas Petit écrivent, dans une tribune au « Monde », que l’attitude répressive de Bruxelles envers des géants du numérique témoigne d’une vision dépassée et fausse de ce secteur.
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Amende Google : « une instrumentalisation politique du droit de la concurrence »

Erwan Le Noan, consultant, et le juriste Nicolas Petit écrivent, dans une tribune au « Monde », que l’attitude répressive de Bruxelles envers des géants du numérique témoigne d’une vision dépassée et fausse de ce secteur.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h59
    |

Erwan Le Noan (Associé du cabinet de conseil Altermind et membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique) et Nicolas Pe...







                        



                                


                            

Tribune. L’année 2018 donne l’occasion de célébrer le génie de l’innovation dans les technologies numériques : 20 ans de l’iMac, de l’entrée en Bourse d’Amazon, ou de la création de Google. Mais 2018 illustre aussi l’étrange obsession de l’Union européenne (UE) pour réguler les géants de l’Internet.
Quelques semaines seulement après l’entrée en vigueur du Règlement général de protection des données (RGDP), Google se voit infliger une amende record de 4,3 milliards d’euros pour abus de position dominante. Cette fois, c’est la distribution gratuite de la plate-forme Android aux fabricants de téléphones intelligents comme Samsung qui est mise à l’index. Selon la Commission, Google utiliserait cette stratégie, qu’elle estime abusive, comme un cheval de Troie pour imposer à tous son moteur de recherche.

Dans l’opinion publique, on peut s’attendre à un concert de louanges. Depuis l’élection du président Trump et le Brexit, un grondement hostile sourd contre les géants de l’Internet : le peuple réclame châtiment. Peu importe que ses inquiétudes, de Cambridge Analytica aux « fake news », soient d’ordre politique et non économique ; dès lors qu’une cible est désignée coupable par le tribunal populiste, tout est bon pour la clouer au pilori.
Et pourtant, cette affaire relève du paradoxe intellectuel à plusieurs égards. La première contradiction apparaît quand la Commission décrète qu’Android, écosystème ouvert, domine seul un marché sur lequel Apple n’exercerait aucune contrainte concurrentielle. La firme à la pomme ne distribuant pas son système iOS, verticalement intégré et fermé, à d’autres fabricants de téléphones comme Samsung ou Xiaomi (rien ne le lui interdit pourtant), Google et Apple ne seraient pas concurrents !
Analyse économiquement contre-productive
Google est donc inévitablement en position dominante sur son propre marché. Cette conclusion de la Commission est déroutante : elle semble se désintéresser du contexte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ A l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, l’ex-président américain s’est posé, mardi à Johannesburg, en rempart de la démocratie.
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Barack Obama : « Une partie du monde est sur le point de rebasculer vers un ordre ancien, plus brutal »

A l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, l’ex-président américain s’est posé, mardi à Johannesburg, en rempart de la démocratie.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 15h26
   





                        



                                


                            

Invité à Johannesburg par la fondation Mandela à rendre hommage au premier président noir de l’Afrique du Sud, élevé au rang d’icône internationale, Barack Obama s’est posé en rempart de la démocratie et a averti des dangers d’un retour en force de l’autoritarisme. Un exposé qui a pris l’allure d’un véritable cours de relations internationales, dans lequel l’ancien président n’a pas retenu les critiques contre son successeur Donald Trump, sans jamais le nommer, fidèle à son habitude.
« Il y a cent ans, Madiba naissait dans le village de Mvezo. Rien n’aurait pu laisser présager, à ce moment-là, dans cet endroit-là, qu’un jeune garçon noir changerait le cours de l’histoire. L’Afrique du Sud avait déjà commencé à introduire des mesures de ségrégation raciale, un ensemble législatif connu sous le nom d’apartheid. La majorité de l’Afrique, dont le pays de mon père [le Kenya], était sous domination coloniale. Les puissances européennes dominantes, après une horrible guerre mondiale qui a pris fin quelques mois après la naissance de Madiba, considéraient ce continent et ses habitants comme un butin à se partager, un territoire abondant en ressources naturelles et en main-d’œuvre bon marché.
Il serait donc difficile d’exagérer les remarquables transformations qui se sont produites depuis. De plus en plus de peuples, témoins des horreurs du totalitarisme et des massacres perpétrés au cours du XXe siècle, ont imaginé une nouvelle vision pour l’humanité, fondée non seulement sur le principe d’autodétermination, mais aussi sur la démocratie, l’Etat de droit et la dignité inhérente à chaque individu.
Nelson Mandela a consacré sa vie à cette longue marche vers la liberté et la justice. Pour les peuples opprimés du monde entier, il est devenu l’incarnation de l’espoir, de l’aspiration à une vie meilleure, et de la possibilité d’une transformation morale des systèmes politiques. Lorsque, étudiant en droit, j’ai assisté à sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Une ONG espagnole accuse les gardes-côtes libyens d’avoir abandonné deux femmes et un enfant qui se trouvaient à bord d’un canot entièrement dégonflé.
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Compte rendu

Une Camerounaise miraculeusement sauvée en mer au large de la Libye

Une ONG espagnole accuse les gardes-côtes libyens d’avoir abandonné deux femmes et un enfant qui se trouvaient à bord d’un canot entièrement dégonflé.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-18T11:18:22+02:00"

        Le 18.07.2018 à 11h18






    
Une femme sauvée par des membres de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, à 85 milles des côtes libyennes, le 17 juillet 2018.
Crédits : PAU BARRENA / AFP


Les secouristes de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms ont découvert une femme encore en vie ainsi que deux cadavres sur les restes d’un canot pneumatique mardi 17 juillet au large de la Libye, et ont accusé les gardes-côtes libyens, qui ont démenti, de les avoir abandonnés à leur sort en pleine mer. Le canot était entièrement dégonflé et seules quelques planches flottaient encore, à environ 80 milles au nord-est de Tripoli.

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Les secouristes espagnols, de retour sur zone après des semaines d’absence, s’étaient rendus sur les lieux après avoir entendu lundi soir des échanges radio entre un cargo panaméen et la vedette Ras Jédir des garde-côtes libyens à propos d’un canot en détresse. L’ONG espagnole accuse les Libyens d’avoir récupéré les migrants qui se trouvaient à bord mais d’avoir abandonné les deux femmes et l’enfant.
Unique survivante
Interrogés par l’AFP, les gardes-côtes ont démenti, assurant que les deux opérations de secours qu’ils ont menées lundi concernaient d’autres canots. Sur l’un d’eux, 158 personnes ont été récupérées à 16 milles au large de Khoms, relativement loin de la zone où le radeau a été repéré. Un second a en revanche été secouru par la vedette Ras Jédir dans la nuit de lundi à mardi à 76 milles au nord de Garaboulli, très près de l’endroit où a été retrouvé le radeau.
Il y avait 165 migrants sur ce second canot, dont 34 femmes et 12 enfants, qui dérivaient depuis samedi, soit plus de 60 heures sans eau ni nourriture, ont précisé les gardes-côtes, ajoutant avoir récupéré le corps sans vie d’une fillette âgée d’un mois.

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Dans un communiqué, les gardes-côtes ont cependant rappelé leur manque de moyens, en particulier pour la surveillance et le sauvetage de nuit. En général, ces derniers ne ramènent pas les corps des migrants retrouvés morts en mer. Ayant rarement les moyens de récupérer les personnes à l’eau, ils expliquent concentrer leurs efforts sur les vivants, et sont également confrontés au refus des autorités de Tripoli de prendre les cadavres en charge à l’arrivée au port, par manque de place dans les morgues ou les cimetières.
La femme qui a survécu est une Camerounaise de 40 ans et s’appelle Josepha. Selon l’équipe médicale à bord de l’Open Arms, un des deux navires de l’ONG espagnole, elle est en hypothermie et en état de choc, mais stable. Elle a cependant besoin de soins médicaux et psychologiques « aussi vite que possible ».
« Les mensonges et les insultes »
L’équipe médicale a aussi recommandé un transfert rapide des deux cadavres, le bateau n’ayant pas de chambre froide. Selon les secouristes, la femme était morte depuis des heures au moment de leur arrivée, mais l’enfant seulement depuis peu. Mardi soir, l’Open Arms faisait route vers le nord, dans l’espoir de trouver un port pour la miraculée et les deux cadavres. Mais il comptait éviter les eaux italiennes : en mars, le navire a été placé sous séquestre pendant un mois sur des accusations d’aide à l’immigration clandestine.
Le voilier Astral, le deuxième navire de l’ONG, est en revanche resté dans la zone des secours, où le travail des ONG est fortement limité par la fermeté de l’Italie, qui refuse d’accueillir les migrants secourus, et de Malte, qui interdit les escales. « Qu’ils s’épargnent du temps et de l’argent, ils ne verront les ports italiens qu’en carte postale », a répété mardi matin le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, chef de file de l’extrême droite italienne.

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Les photos du radeau, et en particulier de l’enfant mort, ont cependant provoqué de vives réactions en Italie. « M. Salvini, voilà ce que font les gardes-côtes libyens quand ils font un sauvetage humanitaire », s’est exclamé Erasmo Palazzotto, un député de gauche italien présent sur l’Open Arms. Le ministre a répondu en dénonçant « les mensonges et les insultes » et en réaffirmant : « Réduire les départs et les débarquements signifie réduire le nombre de morts et réduire les bénéfices de ceux qui spéculent sur l’immigration clandestine. Je tiens bon, ports fermés et cœurs ouverts. »


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le président américain a plaidé le lapsus après son refus de reconnaître toute collusion avec la Russie dans l’élection présidentielle de 2016.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ En dépit de concessions britanniques, les tractations butent sur le maintien ou pas du pays dans l’union douanière et le marché intérieur.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Mme May déclare préparer « les modalités d’une sortie » de l’UE « sans accord »

En dépit de concessions britanniques, les tractations butent sur le maintien ou pas du pays dans l’union douanière et le marché intérieur.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h40
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


La Grande-Bretagne est prête à sortir de l’Union européenne (UE) même sans avoir trouvé un accord et cette option du « no deal » est étudiée, a déclaré mercredi 18 juillet la première ministre britannique Theresa May. « Nous devons vraiment nous assurer que nous préparons les modalités d’une sortie sans accord tout en négociant avec l’Union européenne sur la conclusion d’un accord (...) L’Union européenne ne doit pas en douter : nous faisons ces préparatifs », a-t-elle souligné.
Entamées à la fin du printemps 2017, les négociations du Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni sont plus que jamais dans l’impasse, butant sur l’inextricable question irlandaise, malgré les très nombreuses ­concessions britanniques.
« Dans les deux ans, nous pouvons négocier une zone de libre-échange considérablement plus vaste que l’UE », promettait David Davis, nommé ministre du Brexit trois semaines après la victoire du non à l’Europe au référendum du 23 juin 2016. A la même époque, Liam Fox, autre partisan d’un Brexit dur propulsé au ministère du commerce extérieur, assurait qu’un accord avec l’UE serait « l’un des plus faciles à conclure de toute l’histoire de l’humanité ». Depuis, le premier a démissionné, et le deuxième se garde bien de claironner de pareilles affirmations.

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Car deux ans plus tard, la « considérable » zone de libre-échange n’est même pas dans les limbes, l’UE ayant interdit aux Britanniques de commencer à négocier avec des pays tiers tant qu’ils seront membres de l’UE, c’est-à-dire pas avant le jour J du Brexit, le 30 mars 2019. Par ailleurs, la politique protectionniste de Donald Trump met à mal cette promesse centrale des anti-européens.
Le« facile » accord commercial avec l’UE n’a commencé à être discuté qu’en mars 2018, et encore, de manière très informelle, Bruxelles ayant d’abord à cœur de conclure un traité de divorce. Seules les grandes lignes de la « relation future » avec l’UE devraient en être adoptées d’ici au 29 mars 2019.
Quant aux lignes rouges posées à l’origine par la première ministre Theresa May – sortie du marché unique européen, rejet de la compétence de la Cour de justice de l’UE et de la libre circulation des personnes –, elles ont vacillé, voire complètement volé en éclats.
Reculade
Le gouvernement britannique n’avait pas anticipé la réaction des Européens, qui, privilégiant la pérennité de l’UE à la préservation de leurs intérêts économiques immédiats, sont restés remarquablement unis, et n’ont jusqu’à présent pas cédé d’un pouce sur l’intégrité de leur marché unique. Pas question que les Britanniques y aient encore accès une fois le Brexit prononcé, s’ils n’en respectent pas les quatre libertés de circulation – des biens, des capitaux, des services et des personnes.
Les Vingt-Sept, qui pouvaient « toujours courir » pour que Londres rembourse sa dette, comme l’avait affirmé le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, à l’été 2017, ont obtenu du Royaume-Uni qu’il solde ses engagements (entre 40 et 45 milliards d’euros) une fois le Brexit acté. Sous la pression des milieux économiques, Londres s’est aussi résolue à quémander une période de transition, afin de boucler les termes de la « relation future » entre le jour du Brexit et le 31 décembre 2020.
Theresa May avait promis que la libre circulation des ressor­tissants européens cesserait à compter du Brexit. Mais là encore, elle a dû accepter que ceux qui sont arrivés au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition (31 décembre 2020) bénéficient d’un droit au séjour de principe et de formalités simplifiées.
Même reculade concernant les juridictions de l’UE. Leurs décisions ne devaient plus s’appliquer au Royaume-Uni, avait déclaré Mme May, conformément au slogan « Reprenons le contrôle » des partisans du Brexit. En réalité, ces décisions continueront à s’appliquer pendant la période de transition et leur jurisprudence probablement après.
Enfin, et c’est le dernier gros point bloquant de la négociation du divorce : Theresa May avait promis une sortie de l’union douanière pour reprendre le contrôle de la politique commerciale britannique. Mais cette énième promesse a aussi du plomb dans l’aile, car elle conduirait à rétablir des postes-frontières entre les deux Irlandes, ce qui menacerait la paix civile et étranglerait économiquement la République d’Irlande. Or, Bruxelles a conditionné la conclusion du divorce à l’impossibilité du retour d’une « frontière dure. »
Pour contourner ce nouvel obstacle, Mme May a d’abord proposé de maintenir l’ensemble du Royaume-Uni dans l’union douanière jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour la frontière irlandaise. L’UE a refusé : Bruxelles accepte de n’inclure que l’Irlande du Nord dans l’union douanière. Impensable pour les unionistes extrémistes, dont Mme May a besoin pour conserver sa courte majorité à Westminster.
La première ministre, avec son Livre blanc, propose désormais un « arrangement douanier » complexe, consistant à collecter les taxes à la fois pour l’UE et le Royaume-Uni, sans « frictions » aux futures frontières extérieures de l’Union. Illusoire, estime-t-on à Bruxelles.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le premier ministre socialiste multiplie les promesses dans la perspective d’un scrutin anticipé.
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Espagne : Pedro Sanchez, des idées mais pas de majorité

Le premier ministre socialiste multiplie les promesses dans la perspective d’un scrutin anticipé.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h33
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

Ambitieuses, courageuses et nécessaires, ou irréalistes, démagogiques et électoralistes ? Mardi 17 juillet, un mois et demi après avoir pris le pouvoir à la suite d’une motion de défiance inattendue contre le conservateur Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a égrené devant le Parlement, souvent sceptique, les mesures qu’il entend mettre en œuvre et ses objectifs.
La fragilité parlementaire de l’exécutif socialiste, dont le groupe ne représente que 84 des 350 députés, complique la réalisation de « l’agenda du changement » qu’a présenté M. Sanchez. Néanmoins, le dirigeant socialiste, qui a revendiqué un programme « pro-européen, d’inspiration progressiste et d’âme féministe », s’est montré décidé à chercher de grands consensus autour de quatre axes : « La consolidation de la croissance économique et de la création d’emplois dignes, le progrès en matière d’égalité et de cohésion sociale, le renouveau démocratique et le renforcement de la cohésion territoriale et la participation active à la construction européenne. »
La « concurrence vertueuse » de Podemos
Malgré quelques divergences ponctuelles, son principal allié parlementaire est pour l’heure Podemos, qui dispose de 71 députés. Le temps semble passé où le parti de la gauche radicale concentrait ses critiques sur les socialistes. Il s’est engagé dans ce que l’ancien numéro deux de la formation, Iñigo Errejon, appelle une « concurrence vertueuse » avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) permettant de mener d’importantes réformes sociales.
Pedro Sanchez est bien décidé à se réapproprier les grands sujets de prédilection de la gauche espagnole. Il a ainsi confirmé l’exhumation de l’ancien dictateur Francisco Franco, enterré dans l’immense mausolée-basilique du Valle de los Caidos. « La décision du gouvernement est ferme » et se matérialisera « dans un très bref espace de temps »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Proche de la chancelière, la secrétaire générale de la CDU sillonne le pays et cherche à réduire les divisions au sein de la droite allemande.
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Annegret Kramp-Karrenbauer, vraie fausse dauphine d’Angela Merkel

Proche de la chancelière, la secrétaire générale de la CDU sillonne le pays et cherche à réduire les divisions au sein de la droite allemande.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h26
    |

            Thomas Wieder (Heidelberg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur le mur du fond, quelques feuilles de papier ont été épinglées : « économie », « social », « Europe », « immigration »… Autour, de petites fiches que les participants ont trouvées à l’entrée et où ils ont été invités à faire part de leur principal sujet de préoccupation du moment. Devant, une table haute, façon bar, sur laquelle ont été posées trois lettres rouges : CDU, pour Union chrétienne-démocrate.
Pour la quarante-quatrième fois depuis la mi-mai, Annegret Kramp-Karrenbauer, la nouvelle secrétaire générale du parti, est venue s’y accouder, face à quelques dizaines de militants, stylo et cahier en main. Ce mardi 17 juillet au soir, elle était à Heidelberg, dans le Bade-Wurtemberg. Quelques heures plus tôt, elle s’était pliée au même exercice à Ehingen, une autre petite ville de ce Land du sud-ouest de l’Allemagne.

La raison de cette tournée ? La rédaction du futur programme de la CDU. Le précédent date de 2007, et, comme le fait remarquer Mme Kramp-Karrenbauer au début de chacune de ces réunions, « on n’y trouve même pas le mot “numérique” », ce qui est bien la preuve, insiste-t-elle, qu’« il est grand temps d’en écrire un nouveau ». Avant la phase de rédaction proprement dite, qui aura lieu en 2019-2020, afin que tout soit prêt pour les élections législatives de 2021, « AKK », comme on la surnomme en Allemagne, s’est donc donné quelques mois pour aller à la rencontre des militants. Une façon de prendre le pouls du parti mais aussi de se faire connaître et de tisser ses réseaux à travers le pays, ce qui pourra lui être utile si elle décide d’être candidate à la succession d’Angela Merkel le jour où celle-ci quittera la présidence de la CDU.
Réconcilier le parti
Avant d’en arriver là, AKK aura cependant beaucoup à faire. Et d’abord à réconcilier le parti avec lui-même. Car, à la base, la colère gronde. Ce mardi soir, à Heidelberg, plusieurs militants ont ainsi expliqué à quel point ils ne se reconnaissaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Quatre membres de la majorité présidentielle, en poste dans les régions centrales de RDC, auraient « manipulé le conflit » qui a fait plus de 3 000 morts entre 2016 et 2017.
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Compte rendu

Violences au Kasaï : un rapport dénonce l’implication des autorités congolaises

Quatre membres de la majorité présidentielle, en poste dans les régions centrales de RDC, auraient « manipulé le conflit » qui a fait plus de 3 000 morts entre 2016 et 2017.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-18T10:11:29+02:00"

        Le 18.07.2018 à 10h11






    
Des réfugiés « intérieurs » se retrouvent à Gungu, à 50 km de la province du Kasaï, en juin 2017. La crise déclanchée en 2016 a poussé 1,4 million de personnes à fuir leur village.
Crédits : JOHN WESSELS / AFP


Le gouvernement de Kinshasa a été invité, mardi 17 juillet, à « enquêter » sur l’implication de certaines autorités congolaises dans le soutien aux milices qui ont ensanglanté la région du Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo entre 2016 et 2017, selon un rapport.

        Lire notre série de trois reportages
         

          Le Kasaï en crise



Le gouvernement congolais est appelé à « enquêter sur l’implication des autorités provinciales et nationales dans le soutien des milices » dans le conflit qui a fait plus de 3 000 morts entre septembre 2016 et juillet 2017 au Kasaï, écrit le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) de l’Université de New York.
Alors que l’insurrection « était extrêmement brutale, la réponse militaire étroite et disproportionnée du gouvernement a aggravé la crise », selon ce rapport.
« Manipulation par les élites »
La région du Kasaï a basculé dans la violence en août 2016 après la mort d’un chef traditionnel, Kamuina Nsapu, tué dans un assaut des forces de sécurités congolaises après s’être ouvertement opposé au pouvoir de Kinshasa.
Une lutte localisée pour le pouvoir coutumier s’est rapidement répandue dans quatre provinces, a fait plus de 3 000 morts – dont deux experts de l’ONU qui enquêtaient sur ces violences –, et causé le déplacement de 1,4 million de personnes en l’espace d’une année.
Malgré la complexité de la violence, un thème commun émerge : « la manipulation du conflit par les élites pour se positionner », note le GEC.
L’incertitude générée par la bataille pour la succession du président Joseph Kabila a contribué à cette dynamique, selon le rapport. M. Kabila est arrivé en fin de mandat en décembre 2016 et la présidentielle censée élire son successeur est prévue le 23 décembre 2018.

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Selon le GEC, « le conflit au Kasaï a vu de nombreux politiciens – dont Evariste Boshab, Hubert Mbingho, Maker Mwangu et Alex Kande – manœuvrer pour des positions d’intermédiation entre conflits “locaux” et pouvoir politique “national” ».
M. Boshab était ministre de l’intérieur lors du déclenchement des violences et M. Kande occupait le poste du gouverneur du Kasaï central d’où est partie l’insurrection.
Ancien ministre de l’enseignement primaire, M. Mwangu est originaire de la province voisine du Kasaï comme M. Mbingho, actuel vice-gouverneur de cette entité. Les quatre hommes sont membres de la majorité présidentielle.
« Ces luttes intestines au sein de la coalition au pouvoir illustrent les tentatives de Boshab et de Mwangu pour se positionner comme la figure dominante de la province, l’incontournable sur lequel Kabila, ou tout successeur potentiel, peut compter pour y maintenir son contrôle. »
Souffrance
« Je suis étonné qu’ils [le GEC] ignorent que c’est à la justice et non au gouvernement qu’il revient de poursuivre les infractions. A moins qu’il y ait eu une réforme accordant au gouvernement des compétences judiciaires », a ironisé le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.
Bien que le conflit dans le Kasaï ait diminué, les niveaux de souffrance restent extrêmement élevés et le potentiel pour de nouvelles violences subsiste.

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« Trois personnes accusées de délation avec l’armée ont été tuées dimanche par des présumés miliciens Kamuina Nsapu » à Tshinsuyi (Kasaï-Central), a déclaré mardi un représentant de la société civile locale.
« Plusieurs villages de mon secteur sont vidés de leurs habitants car ils ont été récemment incendiés par les miliciens », a déclaré Kapinga Kamba, chef de Dibatayi.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le fondateur du constructeur de voitures électriques multiplie les frasques sur les réseaux sociaux.
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Les dérapages d’Elon Musk nuisent au constructeur américain Tesla

Le fondateur du constructeur de voitures électriques multiplie les frasques sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h56
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

C’est un énième dérapage qui accentue la méfiance de Wall Street. Dimanche 15 juillet, Elon Musk a violemment attaqué, sur Twitter, l’un des secouristes des douze jeunes footballeurs thaïlandais pris au piège dans une grotte, qu’il a qualifié de « pédophile ». Si le fondateur et patron de Tesla s’est excusé, mercredi 18 juillet, auprès du spéléologue, le mal était déjà fait : lundi 16 juillet, l’action du constructeur américain de voitures électriques a chuté de près de 3 %.
Certes les investisseurs sont désormais habitués aux frasques de M. Musk, qui utilise régulièrement Twitter pour s’en prendre aux sceptiques et aux journalistes. Mais sa dernière sortie « a dépassé les bornes », estime Gene Munster, analyste chez Loup Ventures. « Au cours des six derniers mois, il y a beaucoup d’exemples de comportement inquiétant », rappelle-t-il dans une lettre ouverte adressée à l’entrepreneur. De quoi alimenter « une perception néfaste de [son] leadership, susceptible et irascible ».

L’insulte de M. Musk visait Vernon Unsworth, un spéléologue britannique installé en Thaïlande et qui a participé aux efforts pour localiser les footballeurs et leur entraîneur. Celui-ci avait dénoncé la proposition d’aide du milliardaire, qui s’était rendu sur place accompagné d’ingénieurs de SpaceX, la société spatiale qu’il dirige en même temps que Tesla, pour bâtir un sous-marin miniature. Un projet qui n’avait « aucune chance de fonctionner », avait assuré M. Unsworth, estimant qu’il s’agissait d’un « coup de com ».
Les médias, sa cible préférée
Deux jours avant son Tweet, M. Musk avait pourtant promis de s’assagir. « J’ai fait l’erreur de croire que la chasse était ouverte lorsqu’une personne m’attaquait sur Twitter, avait-il reconnu, au cours d’un entretien accordé à l’agence Bloomberg. Je vais corriger le tir. » Le 11 juillet, le quatrième plus important actionnaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Des étudiants ont filmé le cauchemar qu’ils ont vécu pendant près de vingt heures, retranchés dans une église de la capitale nicaraguayenne, le 13 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Après la rencontre des deux chefs d’Etat à Helsinki, une dangereuse recomposition des alliances risque de marquer le rapport de force américano-russe, estime le politologue Frédéric Charillon dans une tribune au « Monde ».
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« Donald Trump et Vladimir Poutine sont des alliés objectifs mais pas égaux »

Après la rencontre des deux chefs d’Etat à Helsinki, une dangereuse recomposition des alliances risque de marquer le rapport de force américano-russe, estime le politologue Frédéric Charillon dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    18.07.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 09h43
    |

Frédéric Charillon (Professeur des universités en science politique à l'Université d'Auvergne)







                        



                                


                            

Tribune. Tout prédestinait, à Helsinki, cette première rencontre bilatérale entre Donald Trump et Vladimir Poutine à être avant tout un spectacle. Les deux hommes sont prisés des médias, leurs faits et surtout leurs gestes sont abondamment commentés. Ils s’apprécient dans une relation sulfureuse faite d’amitié virile entre mâles dominants et de formules fortes. Ils pourraient, ensemble, être les héros d’une série américaine. Pas de « notetakers » pour cette entrevue, mais une conférence de presse commune qui fera date.
Au-delà du show, que retenir ? D’abord, que le jeu entretenu des perceptions a largement précédé, pour la parasiter, cette rencontre, qui aurait dû être importante. Ensuite, qu’elle a confirmé les craintes occidentales d’un différentiel de vision stratégique entre Washington et Moscou. Enfin, et de ce fait, c’est une dangereuse recomposition des alliances qui pourrait marquer désormais le rapport de force américano-russe.
Le parasitage des perceptions
Les personnages de Trump et de Poutine sont bien campés dans les esprits et dans les opinions internationales. Depuis longtemps (2000) pour le président russe, plus récemment mais de façon spectaculaire pour son homologue américain. Ils représentent chacun ce qu’une bonne partie du monde adore détester dans leurs pays respectifs. Le businessman truculent et volontiers vulgaire, qui s’assoit sur le politiquement correct sans s’embarrasser d’une grande culture et en affichant son goût pour le McDonald’s, a pour homologue l’ancien homme du KGB, impassible et brutal, qui aime jouer sur la double corde sensible de la mémoire soviétique ou impériale.
Ils cultivent leur propre légende et des clichés qui, en réalité, les servent, d’abord sur l’échiquier politique intérieur (avec des règles du jeu différentes) auprès de segments d’opinion à la fois conservateurs et en déclin social, mais aussi à l’extérieur, où ils espèrent faire figure d’énigmes suffisamment...




                        

                        

