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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Editorial. S’il était urgent de revoir les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur, la nouvelle plateforme manque de transparence et laisse trop de candidats dans l’incertitude.
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Parcoursup, un système opaque

Editorial. S’il était urgent de revoir les modalités d’admission dans l’enseignement supérieur, la nouvelle plateforme manque de transparence et laisse trop de candidats dans l’incertitude.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h31
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif de la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur, Parcoursup. Ce n’est pas avant septembre que l’on pourra véritablement juger de l’efficacité du dispositif d’orientation des bacheliers par rapport au très décrié APB (Admission post bac). Néanmoins, on peut déjà tirer quelques enseignements sur les forces et les faiblesses d’un système d’affectation instauré au pas de charge.
Plus efficace, plus transparent, plus juste… Les promesses faites au lancement de la réforme étaient nombreuses. Avec APB, tout bachelier pouvait s’inscrire dans un très grand nombre de filières, quel que soit son parcours scolaire dans le secondaire. Ce système à l’efficacité contestée, accusé d’être responsable d’un taux d’échec massif, générait de nombreuses frustrations, tout en créant des goulets d’étranglement, qui, parfois, n’ont pu être surmontés que grâce à un tirage au sort. Même si cette pratique est restée marginale, elle a réussi à jeter le discrédit sur APB et à imposer l’urgence d’une refonte du système.
Désormais, avec Parcoursup, l’essentiel de la sélection a lieu avant l’entrée à l’université, et non plus après. L’idée est de limiter le gâchis en prévenant l’échec et de permettre in fine de relever le niveau global de l’université. Reste que la mise en pratique se révèle chaotique.
Au lendemain des résultats du bac, quelque 100 000 jeunes encore inscrits sur Parcoursup demeurent sans proposition de formation, soit un chiffre légèrement supérieur à celui de 2017. Certes, la procédure se poursuit durant tout l’été. Certes, les candidats encore dans l’attente sont accompagnés, pour ceux qui le souhaitent, par une commission pilotée par le recteur. Il n’empêche, l’incertitude de se retrouver sans aucune place se prolonge pour encore trop d’élèves.

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                L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants



Incompréhension
Le deuxième problème est celui de la transparence. Pour chacun, il reste très difficile d’évaluer ses chances de décrocher une place dans la formation rêvée. Nombre de lycéens ne connaissent pas précisément les critères qui ont pu les faire dégringoler dans les listes d’attente. Si le gouvernement n’a cessé de revendiquer un système plus lisible, notamment en publiant l’algorithme présidant au fonctionnement de Parcoursup, c’est à l’inverse une grande opacité qui a été ressentie dans de nombreuses familles.
Prise en compte des notes de telle ou telle matière du lycée, de la filière de bac du candidat, du lycée d’origine, de la lettre de motivation, des activités extrascolaires… les différents critères ont donné lieu à toutes les théories. Et à l’incompréhension de voir un camarade, jugé moins bon, mieux classé à l’entrée de telle ou telle formation. Sans compter les nouveaux quotas géographiques, qui ont nourri les craintes de discrimination, à tort ou à raison, ou encore l’instauration d’un taux minimum de boursiers.
Si rien ne permet de savoir pour l’heure si l’orientation a pu être améliorée, si les candidats trouveront finalement une place qui leur convient à la rentrée, ou encore si les taux de réussite à l’université vont progresser, ce nouveau système part déjà avec un handicap : l’ombre de la suspicion, peu propice à la sérénité. La réforme était ambitieuse, mais le gouvernement semble avoir confondu parfois vitesse et précipitation, donnant le sentiment à une partie de ce millésime de bacheliers d’avoir essuyé les plâtres. A ce stade, l’appréciation ne peut être que « peut mieux faire ».

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                Parcoursup : des syndicats saisissent le Défenseur des droits sur les « algorithmes locaux »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Depuis le début du Mondial, « Courrier international » a suivi le parcours de l’équipe de France à travers les médias étrangers, de l’Australie à la Croatie.
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Coupe du monde 2018 : comment la presse étrangère a suivi l’épopée des Bleus

Depuis le début du Mondial, « Courrier international » a suivi le parcours de l’équipe de France à travers les médias étrangers, de l’Australie à la Croatie.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 18h36
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h07
   





                        






Avant le Mondial




Paul Pogba, il est temps de briller
Le milieu de terrain français fait la une du magazine américain ESPN, qui assure que “quand Pogba joue avec la France de Didier Deschamps, il danse et flotte sur le terrain”. Après une saison compliquée avec Manchester United, “ la Russie arrive au moment parfait pour lui”, prédit la publication.





La presse étrangère tente de décrypter “le mystère Deschamps”
S’il a tout gagné comme joueur et entraîneur, les capacités du sélectionneur français à faire fonctionner ensemble ces individualités talentueuses sont sans cesse remises en question.





La récupération politique des Bleus, une tradition périlleuse
En encourageant les Bleus et en les suivant de près, Emmanuel Macron prend un risque politique, analyse le Financial Times. Car toutes les équipes de France n’ont pas apporté que du positif.





Ces Bleus qui font rayonner les banlieues
Avant le Mondial, The New York Times est parti dans les quartiers réputés difficiles qui ont façonné de nombreux joueurs de l’équipe de France.





Enfin l’année des “perdants magnifiques” ?
Juste avant le début de la Coupe du monde, la presse étrangère fait le bilan des chances de cette équipe de France, composée de “surdoués toujours élégants”, mais abonnée à la défaite.





16 Juin : Australie




Avant le match
Les Australiens sont en confiance
The Daily Telegraph explique, depuis Sydney, à quel point l’Australie est meilleure en tout point que ces “arrogants Français”.


2 - 1



Après le match
La France peut dire merci à la VAR
La France gagne 2-1, l’assistance vidéo pour l’arbitrage fait son entrée de manière fracassante dans l’histoire du Mondial. Les Bleus déçoivent : “c’est ça, un favori pour la Coupe du monde ?” s’interroge la Süddeudtsche Zeitung.








La France, cette équipe de foot sans philosophie ni identité
De l’autre côté de la Manche, The Guardian fustige une équipe de France sans plan de jeu ni véritable état d’esprit.




21 Juin : Pérou




Avant le match
Les Péruviens ne sont guère rassurés
La presse péruvienne se méfie de cette “puissance imprévisible” qu’est la France, capable du meilleur comme du pire.


1 - 0



Après le match
La France tient son rang
Les Bleus, solides, l’emportent 1-0. Désormais, “toutes les nations doivent se méfier de la France”, prédit The Times. La presse étrangère fait le constat d’une montée en puissance de l’équipe.








Vu du Royaume-Uni. Le véritable football, c’est N'Golo Kanté
Le quotidien britannique The Guardian déclare sa flamme au petit milieu de terrain français, devenu le vrai joueur indispensable de cette Coupe du monde.




26 Juin : Danemark




Avant le match
La presse danoise appelle à la mobilisation
Les deux équipes déjà qualifiées, c’est la première place du groupe qui est en jeu. Face à cette équipe “de classe mondiale”, le Jyllands-Posten appelle tous les Danois à se regrouper derrière la sélection nationale.


0 - 0



Après le match
“Le pire match de la Coupe du monde”
Premier 0-0 de la compétition, la presse internationale constate avoir assisté au “pire match de la Coupe du monde”. “Dieu merci, c’est fini”, lâche The Daily Telegraph à la fin de la rencontre.








Vu du Royaume-Uni. L’amour chaotique entre la France et son équipe de foot
Le Financial Times tente d’expliquer l’étrange relation qu’entretiennent les Français avec leur équipe nationale de football, qui oscille entre haine et adoration.




30 Juin : Argentine




Avant le match
L’Argentine mise sur les failles de “la génération en or française”
Clarin n’a pas vraiment été convaincu par le début de tournoi de cette “équipe d’élite” : “Il n’y a pas eu de football champagne, à peine quelques fulgurances de ses cracks.” De son côté, le journal sportif Olé estime que la défense française “est peut-être le point faible des Français”, notamment les deux jeunes latéraux, Pavard et Hernandez.


4 - 3



Après le match
Le roi Mbappé
Les Français l’emportent 4 buts à 3 après un match à suspense, riche en rebondissements. Si les Bleus semblent être passés dans une nouvelle dimension, c’est particulièrement vrai pour le jeune Killian Mbappé, auteur d’un doublé et d’un match fulgurant. “Ses 19 années ont été suffisantes pour éblouir la Russie avec l’un des plus grands spectacles de football dont l’on puisse se souvenir”, assure La Vanguardia, à Barcelone.








Vu du Royaume-Uni. Kylian Mbappé, l’attaquant du futur
La revue britannique These Football Times analyse le potentiel du jeune joueur français, dont la prestation contre l’Argentine a sidéré le monde du football.




6 Juillet : Uruguay




Avant le match
“Pourvu que le coq français ne chante pas !”
La presse uruguayenne craint une équipe de France qui est “supérieure sur le papier”, comme le note El Observador. Mais le journal y croit : “La sélection uruguayenne a du métier. Et elle sait que rêver face à de tels défis est ce qu’il y a de plus beau dans cette grande aventure.”


2 - 0



Après le match
“Une démonstration de force”
Les Bleus l’emportent 2 à 0 après un match solide et maîtrisé. L’équipe impressionne et conforte sa position de poids lourds de la compétition. Surtout, “on a l’impression que l’équipe de France ne nous a pas encore tout montré”, écrit le quotidien britannique The Guardian.








France 98, le mythe omniprésent du football français
Vingt ans après avoir remporté la Coupe du monde, la France vibre de nouveau pour l’épopée de son équipe nationale, souligne The New York Times.




10 Juillet : Belgique




Avant le match
La presse belge y croit dur comme fer
“C’est notre jour de gloire”, titre la DH, tandis que le quotidien flamand Het Nieuwsblad affiche un photomontage de l’attaquant belge Romelu Lukaku écrasant littéralement de tous petits joueurs français.


1 - 0



Après le match
Les “Terminators” français s’offrent une finale de Coupe du monde
Les Bleus l’emportent 1 à 0 après un match fermé, où les Français se sont montrés les plus solides. “Il s’agissait plutôt d’un match de boxe étincelant”, juge la Süddeutsche Zeitung, en Allemagne. À Madrid, El Mundo estime même que la France, une équipe “toute en muscle qui sent bon la coupe du monde”, est favorite pour la finale.








Vu d’Allemagne : “Enfin, la France s’offre une parenthèse de bonheur”
À Paris, le correspondant du magazine allemand Der Spiegel est allé à la rencontre de Français ivres de bonheur après la victoire sur les Belges, qui dansent là même où ils étaient venus se recueillir il y a quelques mois pour les victimes des attentats qui ont frappé le pays. “Pour la première fois, les Parisiens peuvent peut-être chasser totalement le terrorisme de leur esprit”, écrit-il.




15 Juillet : Croatie




Avant le match
Les Bleus de Deschamps face au “traumatisme” portugais
En 2016, la France échouait en finale de “son” Euro contre le Portugal. La presse étrangère souligne la prudence des Bleus avant d’affronter la Croatie, dimanche, en finale de Coupe du monde.


4 - 2



Après le match
“La France, désormais immortelle dans le monde du football”
La France est devenue championne du monde en battant la Croatie 4-2 au terme d'un match fou. La presse étrangère salue l'exploit et aussi le parcours réalisé par les Bleus. “C'est le triomphe du collectif sur les étoiles”, souligne Clarín depuis l'Argentine. Pour La Vanguardia, en Espagne, “la jeunesse de ce nouveau champion du monde laisse présager une domination qui pourrait se prolonger quelque temps”.







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Depuis le premier match face à l’Australie, le 16 juin, jusqu’à la finale face à la Croatie, dimanche 15 juillet, Courrier international vous a fait vivre l’épopée des Bleus, avec le regard de la presse étrangère. Vous pouvez retrouver tous leurs articles sur la Coupe du monde via notre minisite spécial.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Depuis plus de deux ans, la droite de la droite américaine dit faire l’objet de censures idéologiques sur Twitter, Facebook et YouTube.
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La « drôle de guerre » de la droite américaine contre les réseaux sociaux

Depuis plus de deux ans, la droite de la droite américaine dit faire l’objet de censures idéologiques sur Twitter, Facebook et YouTube.





Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h47
    |

            Damien Leloup





Ce n’est pas, et cela n’a jamais été un mystère : la Silicon Valley vote à gauche. Massivement. Individuellement, ses employés donnent très majoritairement aux démocrates plutôt qu’aux républicains. Les patrons des grands réseaux sociaux penchent nettement à gauche — durant la campagne de 2016, seul Peter Thiel, de PayPal, avait publiquement soutenu Donald Trump contre Hillary Clinton.
Depuis deux ans, ce constat objectif sert de base à une partie de la droite américaine pour affirmer que les grands réseaux sociaux discriminent les voix conservatrices, en interne comme dans leur fonctionnement. Facebook, Twitter et Google seraient, à en croire députés, sénateurs et médias de droite, biaisés en faveur des progressistes. Une histoire, en particulier, a marqué le début du conflit entre les républicains et les réseaux sociaux : celle des trending stories de Facebook.

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                Aux Etats-Unis, Facebook accusé de « censurer » des sites conservateurs



La version américaine de Facebook affichait dans cette catégorie une liste des sujets d’actualité les plus discutés sur son réseau, sélectionnés de manière automatisée mais avec une supervision humaine, confiée à des sous-traitants. En mai 2016, alors que la campagne présidentielle bat son plein, un article publié par le site Gizmodo suscite une vague d’indignation chez les conservateurs : il rapporte des témoignages d’anciens modérateurs des trending stories, qui affirment que les équipes s’occupant de cette fonctionnalité étaient tous de gauche, et que les sites ou sujets favoris de la droite américaine y étaient régulièrement censurés.
L’histoire trouve un écho immédiat chez les militants américains, alors que Donald Trump joue à plein la carte du candidat auquel tout l’establishment s’oppose. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, convoque une réunion d’urgence avec une trentaine de ténors de la droite américaine pour tenter d’éteindre l’incendie. Les démentis formels de Facebook, et les contre-enquêtes montrant que les cas évoqués par Gizmodo étaient sujets à caution, sont largement ignorés.
Chaque nouvelle fonctionnalité est analysée par les sites pro-Trump au prisme de la « censure politique »
Depuis cette première passe d’armes, il n’est guère de mois sans que des voix s’élèvent à droite pour évoquer la « censure » dont feraient l’objet les conservateurs sur les réseaux sociaux. En avril, les youtubeuses pro-Trump Diamond et Silk ont accusé la plate-forme de vidéos et Facebook de censure politique. En mai, les nouvelles mesures contre les discours de haine annoncées par Twitter sont interprétées comme des mesures discriminantes par une partie des soutiens de Donald Trump. En juin, l’annonce par Apple d’une nouvelle fonctionnalité présentant des articles d’actualité sélectionnés par des humains est interprétée par l’alt-right comme une nouvelle manière de cacher les sites conservateurs. En juillet, InfoWars, l’un des principaux sites de la droite de la droite américaine, s’estime victime d’un appel à la censure sur les réseaux sociaux… Parallèlement, les think tanks conservateurs publient des rapports (PDF) accusant les réseaux sociaux de censure, et les députés républicains somment les grandes plates-formes de s’expliquer sur leurs « pratiques idéologiques ».

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                Facebook, Twitter et YouTube sommés par la droite américaine de « faire leur autocritique » politique



Changements d’algorithmes
Parmi ces multiples accusations, une partie se fonde sur des éléments concrets. Depuis l’élection présidentielle de 2016, et l’enquête sur le rôle joué par les campagnes d’influence russes, la plupart des réseaux sociaux ont pris des mesures visant à limiter la diffusion de « fausses informations » et de contenus appelant à la haine sur leur plate-forme. Twitter, YouTube et Facebook ont mis en place des mécanismes différents, mais au fonctionnement similaire, pour limiter la visibilité de comptes diffusant régulièrement des informations erronées, des théories du complot, ou des incitations à la haine.
Certains des sites les plus populaires auprès des soutiens de Donald Trump ont effectivement vu leur audience baisser à la suite de ces changements d’algorithmes. InfoWars, qui publie des tribunes ancrées à droite mais qui diffuse aussi régulièrement des théories du complot, cristallise plus particulièrement cette problématique. Facebook ou YouTube ne contestent pas avoir limité la visibilité de ses contenus — ce que la droite interprète comme une censure, et la gauche comme une mesure légitime de lutte contre la désinformation.

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                Le site conspirationniste InfoWars cristallise les problèmes de modération sur Facebook



La gauche américaine souligne par ailleurs que les changements d’algorithmes, complexes à analyser, n’ont pas touché que des sites de droite : des pages classées à gauche, mais aussi des médias généralistes peu marqués idéologiquement, ont aussi constaté ces derniers mois une baisse de leur visibilité sur Facebook, notamment. Les changements opérés par Facebook, qui donnent mécaniquement plus de poids relatif aux contenus publiés par les médias généralistes, ont par ailleurs particulièrement profité à… Fox News, la chaîne préférée de Donald Trump, comme le montre une étude réalisée par le site The Outline.
Malaise dans la Silicon Valley
Malgré tout, les patrons des grands réseaux sociaux ont semblé très mal à l’aise sur ce sujet, et ont tenté à plusieurs reprises de donner des gages de bonne foi aux conservateurs. Le PDG de Twitter, Jack Dorsey, a dîné, en juin, avec des ténors de la droite ; Facebook a annoncé, en mai, l’ouverture d’une enquête interne sur les accusations de biais politique, dirigée par l’ancien sénateur républicain Jon Kyl. A tel point qu’à gauche, de plus en plus de voix se font entendre pour accuser les réseaux sociaux de céder un peu trop facilement à un « bombardement idéologique », selon l’expression du député Jamie Raskin (démocrate, Maryland). Le 17 juillet, lors d’une audition devant un comité parlementaire, Facebook a également présenté des excuses aux youtubeuses Diamond et Silk, au désespoir de la gauche américaine, qui rappelle que lesdites youtubeuses avaient été prises en flagrant délit de mensonge en affirmant, lors d’une précédente audition, qu’elles n’avaient jamais touché d’argent de la part de la campagne Trump.
Les réseaux sociaux ont donné des « gages de bonne foi » à leurs utilisateurs conservateurs
Dans un documentaire diffusé le 17 juillet, la chaîne britannique Channel4 montre que certaines pages Facebook d’extrême droite bénéficient, comme d’autres pages jugées « politiquement sensibles », d’un régime spécifique de modération. L’examen de leurs contenus est confié non pas à des sous-traitants, comme c’est le cas pour la majorité des messages sur le réseau social, mais à une équipe interne de Facebook.
Plus généralement, de nombreux observateurs soulignent que la droite américaine, et plus spécifiquement l’alt-right, ont largement tiré parti des réseaux sociaux pour diffuser leurs messages ces dernières années — à commencer par Donald Trump, avide utilisateur de Twitter. Une étude réalisée par le think tank de gauche Media Matters, publiée le 17 juillet, montre que parmi les principales pages Facebook traitant de politique aux Etats-Unis, les pages classées à droite sont majoritaires — et que leurs publications suscitent autant « d’engagement » (le nombre de commentaires, de partages, de clics) que leurs homologues de gauche. En revanche, les photos partagées par les comptes classés à droite avaient de meilleurs résultats, tandis que les messages textuels des pages de gauche suscitaient davantage de réactions.
Renversement idéologique
La « croisade » d’une partie de la droite contre les réseaux sociaux est cependant loin de faire l’unanimité au sein de son propre camp. Glenn Beck, l’un des plus influents polémistes républicains, s’est ainsi dit mal à l’aise avec les demandes récurrentes de plusieurs de ses alliés. M. Beck faisait partie des ténors de la droite qui avaient rencontré Mark Zuckerberg en 2016, et il avait publié ensuite un long récit de l’entrevue, dans lequel il disait son malaise face à la situation — et notamment face à la demande d’une « discrimination positive » forçant les entreprises de la Silicon Valley à recruter des conservateurs.

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                Google attaqué pour discrimination envers les hommes blancs conservateurs



« J’ai assisté à une réunion qui, pour moi, ressemblait à une rencontre de la Rainbow Coalition [association de groupes antiracistes des années 1970, détestée des conservateurs], explique le patron de Facebook. J’ai écouté les récriminations, j’ai écouté les points de vue, et personne dans la salle n’a apporté aucune preuve d’une quelconque malversation. (…) La teneur globale était celle du procès en sorcellerie de Salem : “Facebook, vous devez reconnaître que vous nous maltraitez, parce que si vous ne le faites pas, c’est la preuve que vous nous maltraitez.” (…) Que nous est-il arrivé ? Quand sommes-nous devenus eux [les démocrates] ? Quand sommes-nous devenus les gens qui demandent, sur le seul critère de la race, que les Oscars accordent des récompenses à des acteurs noirs ? »
A gauche aussi, le malaise est régulièrement palpable sur le sujet — et les lignes idéologiques classiques semblent bouger, comme le résume la journaliste Karissa Bell : « Juste une petite partie des choses ridicules entendues aujourd’hui [à la commission parlementaire sur la modération des réseaux sociaux] : un républicain qui suggère que les réseaux sociaux devraient être réglementés comme des entreprises publiques, et un démocrate qui affirme que le Congrès ne peut pas légiférer sur la liberté d’expression d’entreprises privées. C’est vraiment le monde à l’envers. »




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le Gallois enlève la victoire à La Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leader, Christopher Froome. Romain Bardet perd lui presque une minute sur le vainqueur du jour.
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Tour de France : Geraint Thomas remporte la 11e étape, la Sky assome la course

Le Gallois enlève la victoire à La Rosière et s’empare du maillot jaune devant son leader, Christopher Froome. Romain Bardet perd lui presque une minute sur le vainqueur du jour.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h49
   





                        



   


On ne connaît pas encore le vainqueur du Tour de France 2018, mais on dispose déjà d’un indice à l’issue de cette 11e étape courue entre Albertville et La Rosière : il pourrait encore bien s’agir d’un coureur de la Sky. La formation britannique a tapé un grand coup sur la table lors de la montée finale vers la Rosière (Savoie) ce mercredi 18 juillet. Rescapé de la grande échappée du jour, l’Espagnol Mikel Nieve a vu passer un bolide blanc à 500 mètres de l’arrivée : Geraint Thomas.

🔎 And @GeraintThomas86 overtook @NieveMikel...
🔎 Et Geraint Thomas a dépassé Mikel Nieve...
— LeTour (@Le Tour de France)


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Le Gallois s’impose avec 20 secondes d’avance sur le Néerlandais Tom Dumoulin et son leader (présumé) le Britannique Chris Froome. Thomas fait coup double et endosse le maillot jaune avec 1’25’’ sur le même Froome. Dumoulin pointe lui à 1’44’’. Le Néerlandais a bien tenté dynamiter la course en attaquant dans la descente du Cornet de Roselend et en unissant ses forces avec Alejandro Valverde.
La présence de l’Espagnol à l’avant laissait penser à une grande offensive de la Movistar avec Nairo Quintana. Il n’en a rien été. En surnombre dans le groupe des favoris, la Sky n’a jamais paniqué avant que Geraint Thomas ne plante un démarrage soudain à cinq kilomètres du sommet. Romain Bardet a bien tenté de le suivre, mais a vite baissé pavillon. Pire, le Français a été contré par l’Irlandais Dan Martin et Chris Froome.
A l’arrivée, le leader d’AG2R lâchait 59 secondes sur Thomas et accuse désormais un retard de presque trois minutes au général sur le nouveau maillot jaune (2’58’’). Ses rêves de victoire sur le Tour se sont peut-être déjà envolés sur les pentes de la Rosière.

📊 Here is the new GC after stage 11 !
@GeraintThomas86 is the new @MaillotjauneLCL ! 💛
— LeTour (@Le Tour de France)


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Du côté de la Sky, il reste à savoir qui de Thomas et Froome est aujourd’hui le leader. Bientôt fin de contrat avec la formation britannique, le Gallois a sans doute définitivement montré ce mercredi qu’il jouait sa carte personnelle. Mais pas sûr que Froome n’accepte aussi facilement cette nouvelle hiérarchie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 1918 Le dernier jour 2/6. Dans les Ardennes, le commandant Charles de Berterèche de Menditte a ordre de franchir la Meuse. A la tête de ses troupes, il va mener une ultime bataille brutale et sanglante.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ex-proche du président des Patriotes avait quitté le parti début juillet. Sa signature, accuse-t-elle, aurait été falsifiée sur une délégation de signature et de paiement d’octobre 2017.
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Sophie Montel porte plainte contre Florian Philippot pour « usage de faux »

L’ex-proche du président des Patriotes avait quitté le parti début juillet. Sa signature, accuse-t-elle, aurait été falsifiée sur une délégation de signature et de paiement d’octobre 2017.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h34
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 16h15
    |

            Lucie Soullier








                        



   


Après avoir quitté Les Patriotes début juillet, Sophie Montel a déposé plainte contre Florian Philippot et son assistant au Parlement européen pour « usage de faux », mercredi 18 juillet, ainsi que contre X pour « faux, usage de faux et détournement de fonds publics », selon les informations obtenues par Le Monde.
Sa signature, accuse-t-elle, aurait été falsifiée sur une délégation de signature et de paiement datant d’octobre 2017, et ce pour utiliser une partie de ses dotations au Parlement européen. Dans la plainte que Le Monde a pu consulter, la députée européenne évoque ainsi 20 559,20 euros de « gadgets » financés par les fonds européens, dont 12 960 euros de sacs en toile achetés à un fournisseur des Patriotes, qu’elle soupçonne en outre de surfacturation.
Selon la plainte, l’argent dégagé par cette surfacturation aurait servi à fournir « une prestation publicitaire (…) au bénéfice sans aucun doute possible du mouvement Les Patriotes ». Et ne relevant donc pas du budget européen.
Dans ce document daté du 18 juillet, adressé concomitamment au parquet financier de Paris et à l’Office européen de lutte contre la fraude, l’élue dépose donc plainte contre X pour « faux et usage de faux concernant la délégation de signature faussement ratifiée par Madame Sophie Montel et de paiement sur le budget 400 daté du 3 octobre 2017 » et pour « détournement de fonds publics au préjudice de l’Union européenne (…) pouvant s’assimiler en une escroquerie en bande organisée afin de financer le mouvement Les Patriotes ».
Philippot dément « tout »
Le même document ajoute que l’ancienne acolyte de Florian Philippot, avec qui elle avait quitté le Front national (FN) en septembre 2017 après trente ans de service, dépose en outre plainte contre lui et son assistant parlementaire à Bruxelles pour « usage de faux faits commis le 23 janvier 2018 en utilisant la délégation de signature et de paiement du 3 octobre 2017 ».
« Il ne m’a pas laissé le choix », précise Sophie Montel au Monde, elle qui a claqué la porte des Patriotes le 5 juillet en dénonçant la « divine solitude » de Florian Philippot et « les mêmes dérives » qu’au FN. Elle avait annoncé vouloir déposer plainte cinq jours plus tard. Florian Philippot, lui, dément « tout » et a d’ores et déjà fait savoir qu’il répondrait à cette plainte par une autre, « pour plein de trucs, je laisse faire mon avocat ».

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                Sophie Montel claque la porte des Patriotes de Florian Philippot






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ A l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, l’ex-président américain s’est posé, mardi à Johannesburg, en rempart de la démocratie.
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Barack Obama : « Une partie du monde est sur le point de rebasculer vers un ordre ancien, plus brutal »

A l’occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, l’ex-président américain s’est posé, mardi à Johannesburg, en rempart de la démocratie.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 15h26
   





                        



                                


                            

Invité à Johannesburg par la fondation Mandela à rendre hommage au premier président noir de l’Afrique du Sud, élevé au rang d’icône internationale, Barack Obama s’est posé en rempart de la démocratie et a averti des dangers d’un retour en force de l’autoritarisme. Un exposé qui a pris l’allure d’un véritable cours de relations internationales, dans lequel l’ancien président n’a pas retenu les critiques contre son successeur Donald Trump, sans jamais le nommer, fidèle à son habitude.
« Il y a cent ans, Madiba naissait dans le village de Mvezo. Rien n’aurait pu laisser présager, à ce moment-là, dans cet endroit-là, qu’un jeune garçon noir changerait le cours de l’histoire. L’Afrique du Sud avait déjà commencé à introduire des mesures de ségrégation raciale, un ensemble législatif connu sous le nom d’apartheid. La majorité de l’Afrique, dont le pays de mon père [le Kenya], était sous domination coloniale. Les puissances européennes dominantes, après une horrible guerre mondiale qui a pris fin quelques mois après la naissance de Madiba, considéraient ce continent et ses habitants comme un butin à se partager, un territoire abondant en ressources naturelles et en main-d’œuvre bon marché.
Il serait donc difficile d’exagérer les remarquables transformations qui se sont produites depuis. De plus en plus de peuples, témoins des horreurs du totalitarisme et des massacres perpétrés au cours du XXe siècle, ont imaginé une nouvelle vision pour l’humanité, fondée non seulement sur le principe d’autodétermination, mais aussi sur la démocratie, l’Etat de droit et la dignité inhérente à chaque individu.
Nelson Mandela a consacré sa vie à cette longue marche vers la liberté et la justice. Pour les peuples opprimés du monde entier, il est devenu l’incarnation de l’espoir, de l’aspiration à une vie meilleure, et de la possibilité d’une transformation morale des systèmes politiques. Lorsque, étudiant en droit, j’ai assisté à sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La Commission européenne reproche au géant de l’Internet d’abuser de la position dominante de son système d’exploitation pour smartphone, Android.
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Android : Bruxelles inflige une amende record à Google pour abus de position dominante

La Commission européenne reproche au géant de l’Internet d’abuser de la position dominante de son système d’exploitation pour smartphone, Android.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 15h25
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


La « tax lady », comme la qualifie Trump, a encore frappé. Mercredi 18 juillet, la commissaire à la concurrence européenne, Margrethe Vestager, a conclu une enquête ouverte trois ans plus tôt pour abus de position dominante en condamnant Google et Android, son système d’exploitation pour smartphones, à une amende record de 4,34 milliards d’euros. Mme Vestager a déclaré :
« Google utilise Android comme un véhicule pour consolider la position dominante de son moteur de recherche. Ces pratiques ont privé ses concurrents de la possibilité d’innover et de lui livrer concurrence par leurs mérites. Elles ont privé les consommateurs européens des avantages d’une concurrence effective sur le marché important des appareils mobiles. Cette pratique est illégale au regard des règles de l’UE en matière de pratiques anticoncurrentielles. » 
Par conséquent, « Google doit cesser ses pratiques dans les quatre-vingt-dix jours, sinon elle encourt de nouvelles pénalités », a dit Mme Vestager. Quant au montant de l’amende, inédit, il s’explique par le fait que « les infractions durent depuis 2011, qu’elles sont très graves et que les revenus de Google ont progressé dans l’intervalle », a précisé la commissaire danoise.
Google a immédiatement annoncé dans un communiqué son intention de faire appel de cette décision : « Android a créé davantage de choix pour tout le monde, pas moins. Un écosystème vivant, des innovations incessantes, et des prix plus faibles qui sont des marqueurs classiques d’une concurrence robuste », a répliqué Al Verney, porte-parole de Google.
Amende la plus importante jamais prononcée
L’amende infligée est la plus importante jamais prononcée par Bruxelles dans ce type d’infraction au droit de la concurrence européenne. Le précédent record était déjà détenu par Google, qui a reçu une amende de 2,4 milliards d’euros en juin 2017 pour avoir favorisé son comparateur commercial, Google Shopping, aux dépens d’autres sur son moteur de recherche.

        Comprendre pourquoi
         

          la décision de Bruxelles concernant Google est historique



Avant Google, la Commission avait condamné le géant des microprocesseurs Intel à une amende d’un peu plus de 1 milliard d’euros, en 2009, pour avoir entravé le développement de son concurrent AMD. Microsoft a aussi été condamné par trois fois entre 2004 et 2013, avec à la clé des amendes cumulées de 1,9 milliard d’euros.
Actif crucial
Outre le montant record de l’amende, pénalisant même pour une société ultraprofitable (Alphabet, la maison mère de Google, a engrangé un chiffre d’affaires de 110,9 milliards de dollars en 2017 pour 12,7 milliards de profits), la décision concernant Android est un coup dur pour Google, ce système d’exploitation représentant un actif crucial du géant des services en ligne dans le secteur, stratégique, de la mobilité.
Lancé en 2007, Android équipe désormais 80 % des smartphones dans le monde et assure à Google une diffusion inédite de l’ensemble de ses autres services (à commencer par son moteur de recherche et son offre publicitaire). En tout, 2,2 milliards de smartphones tournent aujourd’hui sur Android.
En avril 2016, Mme Vestager avait lancé un acte d’accusation contre Android, soulignant trois types de comportements jugés illégaux. Ces arguments sont restés les mêmes : Google a « exigé des fabricants qu’ils préinstallent l’application Google Search et son navigateur (Chrome) comme condition à l’octroi de la licence pour sa boutique d’applications en ligne (Play Store) », rappelle ainsi le communiqué de presse de la Commission.
Incitations financières
Le groupe a par ailleurs « payé certains grands fabricants et certains grands opérateurs de réseaux mobiles pour qu’ils préinstallent en exclusivité l’application Google Search sur leurs appareils ». Enfin, Google a « empêché les fabricants souhaitant préinstaller les applications Google de vendre ne serait-ce qu’un seul appareil mobile intelligent fonctionnant sur d’autres versions d’Android non approuvées par Google (les “forks Android”) ». 
A l’époque, la Commission craignait déjà que ces pratiques n’entravent le développement de moteurs concurrents de Google Search et d’autres systèmes d’exploitation qu’Android.

        Lire la ligne de défense
         

          de Google contre les accusations de Bruxelles



Google s’est toujours défendu de fausser la concurrence en Europe, arguant que cette dernière reste encore vive, et qu’Android a contribué à baisser significativement le prix des smartphones et à démocratiser un marché aujourd’hui majeur.
Echec de solutions de compromis
Les ennuis pour Google à Bruxelles ont commencé il y a huit ans, avec en 2010 l’ouverture d’une enquête officielle concernant son moteur de recherche. Mais il a fallu l’arrivée de Mme Vestager à Bruxelles, à la fin de 2014, dans la commission Juncker, pour que le géant des services en ligne soit vraiment inquiété. Le prédécesseur de la libérale danoise, l’Espagnol Joaquin Almunia, avait, lui, cherché des solutions de compromis en vain : Google n’a modifié en rien ses pratiques. Le géant californien du Web reste dans le collimateur de la Commission : les services de Mme Vestager enquêtent aussi depuis juillet 2016 sur AdSense, son offre, très profitable, de régie publicitaire.
Cette décision pourrait aggraver les tensions entre Bruxelles et Washington, à une semaine d’une rencontre entre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et Donald Trump, placée sous le signe du commerce. L’administration américaine a déjà à plusieurs reprises — y compris sous le mandat de Barack Obama — accusé Bruxelles de s’en prendre spécialement aux géants des technologies californiens pour des raisons protectionnistes. Attitude dont s’est toujours défendue Margrethe Vestager. « J’aime beaucoup les Etats-Unis, je suis danoise. Au Danemark, on aime les Etats-Unis. Mais ici, nous appliquons le droit de la concurrence sans tenir compte du contexte politique », a t-elle de nouveau déclaré mercredi.  

        Lire la chronique de notre journaliste économique :
         

          « Pour Margrethe Vestager, ne faire que des mécontents est bon signe »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les douze enfants et leur entraîneur de football ont pu sortir mercredi de l’hôpital où ils ont passé plus d’une semaine.
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« C’est un miracle » : les jeunes rescapés de la grotte thaïlandaise racontent leur sauvetage

Les douze enfants et leur entraîneur de football ont pu sortir mercredi de l’hôpital où ils ont passé plus d’une semaine.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h46
   





                        



C’est la première fois qu’ils échangeaient un ballon depuis leur sauvetage au terme d’une périlleuse opération de secours internationale dans une grotte de Thaïlande. Sur un terrain de football improvisé dans une salle de presse, les douze enfants et leur entraîneur de football, qui avaient été bloqués à partir du 23 juin et pour certains jusqu’au 10 juillet, ont décrit mercredi 18 juillet le « miracle » d’avoir été retrouvés au bout de neuf jours sans contact avec l’extérieur.
Tous vêtus d’un t-shirt orné d’un sanglier, en référence au nom de leur club de foot des « Sangliers sauvages », ils ont raconté en détail leur sauvetage devant les médias du monde entier. L’équipe était restée bloquée dans la grotte de Tham Luang, une des plus grandes de Thaïlande. Ils avaient été découverts par des plongeurs britanniques le 2 juillet, à 4 km de l’entrée, sur un promontoire rocheux, prisonniers des eaux montées soudainement en raison des pluies de mousson.

        Lire aussi :
         

                Drones, panne de pompe et globules blancs : 9 choses à savoir sur le sauvetage dans la grotte thaïlandaise



« C’est un miracle », a décrit Adul Sam-On, 14 ans, l’enfant qui avait répondu, en anglais, aux plongeurs britanniques les ayant découverts. « Mon cerveau ne fonctionnait pas très bien » après tant de jours sans nourriture, a-t-il ajouté. « Nous buvions l’eau qui s’écoulait des roches », a raconté de son côté Pornchai Khamluan, 15 ans. « Nous avons essayé de creuser, pensant qu’on ne pouvait pas se contenter d’attendre les autorités », mais en vain, a ajouté Ekkapol Chantawong, l’entraîneur, âgé de 25 ans, le seul adulte de la grotte.
Finale de Coupe du monde à l’hôpital
Sur un registre plus léger, ils ont aussi expliqué avoir regardé la finale de la Coupe du monde dimanche soir à l’hôpital. Les enfants ont pu sortir mercredi des chambres où ils ont passé plus d’une semaine, d’abord équipés de lunettes de soleil pour se réhabituer à la lumière du jour après plus de deux semaines sous terre pour certains.
Depuis leur évacuation spectaculaire, endormis sur des civières tirées pendant des heures par des plongeurs professionnels, les autorités sanitaires ont publié au compte-gouttes des photos et vidéos d’eux à l’hôpital. Les enfants ont aussi présenté mercredi leurs condoléances à la famille du plongeur thaïlandais qui est mort pendant l’opération de sauvetage, se réunissant tous autour de son portrait sur scène.
Cette conférence de presse était censée « permettre aux médias de poser leurs questions et de permettre ensuite leur retour à la vie normale sans que les médias ne viennent les embêter », avait prévenu le porte-parole du gouvernement thaïlandais, Sunsern Kaewkumnerd.
Les recommandations des médecins de tenir les enfants à distance de tout contact avec les médias pendant un mois risquent d’être difficiles à respecter vu l’intérêt suscité par l’histoire, y compris celui de sociétés de productions hollywoodiennes ayant vu dans cette histoire un « bon scénario ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Accusé d’agressions sexuelles en Suède, Jean-Claude Arnault va être jugé pour viol en septembre, a annoncé la justice suédoise.
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Nobel de littérature : le Français incriminé sera jugé pour viol en septembre

Accusé d’agressions sexuelles en Suède, Jean-Claude Arnault va être jugé pour viol en septembre, a annoncé la justice suédoise.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h55
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 19h03
   





                        


Le scandale n’en finit pas de plonger dans la tourmente l’académie suédoise qui décerne le prix Nobel de littérature. Le Français Jean-Claude Arnault, accusé d’agressions sexuelles en Suède, va être jugé pour viol en septembre, a annoncé mercredi 18 juillet la justice suédoise.
Marié à une ancienne membre de l’Académie suédoise, institution plus que bicentenaire, Jean-Claude Arnault, 71 ans, répondra du viol à deux reprises d’une femme à Stockholm en 2011. Le tribunal de district de Stockholm a fait savoir que les audiences du procès auront lieu les 19, 20 et 24 septembre.
Selon l’acte d’accusation, M. Arnault a contraint la plaignante, plongée dans un état « de peur intense », à un rapport oral et vaginal dans un appartement de Stockholm le 5 octobre 2011, puis de l’avoir de nouveau violée dans la nuit du 2 au 3 décembre la même année alors qu’elle dormait. L’accusé a rejeté les accusations portées à son encontre.

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18 femmes victimes de harcèlement sexuel de sa part
En novembre, dans la foulée de la campagne #metoo, le quotidien de référence suédois Dagens Nyheter avait publié le témoignage de 18 femmes affirmant avoir subi des violences ou avoir été victimes de harcèlement sexuel de sa part.
Le scandale avait provoqué la tourmente au sein de l’académie suédoise, avec laquelle M. Arnault entretenait de longue date des liens étroits. Des dissensions avaient éclaté parmi ses dix-huit membres, incitant six d’entre eux, dont la secrétaire perpétuelle Sara Danius, à démissionner.

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En mai, l’académie avait annoncé qu’elle ne décernerait pas le prix Nobel de littérature cette année, une première depuis près de soixante-dix ans. L’académie a notamment versé au centre culturel Forum de M. Arnault de généreuses subventions pendant des années. Ce centre a entre-temps été fermé.

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Coupe du monde 2018 : après la défaite amère de Thibaut Courtois, le « seum » belge moqué sur Twitter

Battu en demi-finales, le gardien belge a multiplié ces derniers jours les critiques envers l’équipe de France. De quoi encourager les caricatures sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h18
   





                        



   


C’est une défaite qui semble difficile à digérer. Depuis que l’équipe de France s’est imposée face à la Belgique (1-0) en demi-finales de la Coupe du monde, mardi 10 juillet, le gardien belge Thibaut Courtois a multiplié les remarques acerbes. « On perd contre une équipe qui n’est pas meilleure que nous, et qui ne joue pas », déclarait, le soir de la victoire française, celui qui n’a pas pu arrêter le ballon de Samuel Umtiti. « Je préfère perdre avec cette Belgique que gagner avec cette France », avait renchéri l’attaquant belge Eden Hazard.
S’il avait présenté ses excuses, samedi 14 juillet, expliquant avoir eu tort de réagir « à chaud », Thibaut Courtois n’a manifestement toujours pas vraiment digéré cette défaite dans le dernier carré. Après le sacre français en finale contre la Croatie (4-2), dimanche, le portier belge a expliqué à la RTBF qu’il avait « éteint la télévision à la 94e [minute] pour ne pas voir les Français célébrer leur titre ». 
Ces déclarations émanant d’un « grand » joueur – il a été sacré meilleur gardien de ce Mondial – ont fait bondir de nombreux Français. Mais, plutôt que de s’en formaliser, des internautes ont choisi de tourner en dérision le comportement de Courtois.
Sur Twitter, il est ainsi devenu difficile d’éviter les références au « seum » (frustration, en argot) du Belge :

"Notre documentaire, "Les yeux dans le seum", sera bien meilleur que celui de #LesBleus2018 l'#ÉpopéeRusse" https://t.co/nqQ3C60Fsc— Lespiedsoujveut (@Jemet)


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😉
— GuillaumeTC (@GuillaumeTC)


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Jsu morr https://t.co/pQIy1U4hWi— Amin_Royale (@Amin 🇫🇷🥇⚽️🏆 ⭐️⭐️)


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TF1, ils respectent rien. #LesBleus2018 https://t.co/IQAwpupYzO— franckb22 (@Franck  ⭐⭐)


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Pis, pour certains, l’émoji figurant le drapeau belge est devenu synonyme de « seum » :

Putain j’ai perdu mon portefeuille j’ai trop le 🇧🇪— Sevindik2017 (@Dedem Dupont)


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🇧🇪atin un lapin a tué un chasseur— cvrentin (@Corentin)


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L’amitié franco-belge devrait heureusement rapidement reprendre le dessus, le temps que nos voisins digèrent leur seum.

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Airbus et Boeing se tournent vers les services pour doper leurs marges

Le champ de bataille entre les deux constructeurs se déplace des commandes d’avions aux services : opérations en vol, marketing, ingeniering et maintenance des appareils.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 17h01
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

C’est le nouveau pactole qui fait saliver Airbus et Boeing. A l’occasion du Salon de l’aéronautique de Farnborough, dans la grande banlieue de Londres, les deux avionneurs rivaux ont annoncé à tour de rôle, mardi 17 juillet, avoir découvert un nouveau filon pour gonfler leurs bénéfices. Après les commandes d’avions, leur prochain champ de bataille sera les services. Cette activité additionnelle qui englobe les opérations en vol, le marketing, l’ingeniering et la maintenance des avions.

A en croire, Airbus et Boeing, elle promet d’être un véritable eldorado. Selon les calculs de l’avionneur européen, ce nouveau marché devrait représenter, lors des vingt prochaines années, 4 600 milliards de dollars (environ 3 958 milliards d’euros). Boeing entrevoit une manne encore plus importante. Selon lui, le chiffre d’affaires des services pourrait s’établir d’ici à 2037 à 8 800 milliards de dollars (environ 7 500 milliards d’euros). Beaucoup plus que le marché des avions neufs qui, sur la même période, devrait culminer à 6 300 milliards de dollars (environ 5 400 miliards d’euros).
Philippe Mhun, directeur général de l’activité services d’Airbus, explique la différence entre les chiffrages des deux avionneurs par la prise en compte par Boeing des « opérations de services aux aéroports et du fret ». Il n’empêche, l’ampleur des sommes en jeu a de quoi aiguiser les appétits des deux géants de l’aéronautique.
Lutte acharnée entre les deux rivaux
Randy Tinseth, vice-président en charge du marketing de Boeing, prévoit déjà de réaliser un chiffre d’affaires dans les services de 50 milliards de dollars d’ici dix ans. Airbus a des ambitions, un peu plus modestes. L’avionneur européen veut « multiplier par trois le chiffre d’affaires de son activité services pour viser dix milliards de dollars au cours de la prochaine décennie. »
Boeing a créé, fin 2016, une nouvelle division baptisée Boeing Global Services (BGS) qui réalise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La commission d’enquête parlementaire sur la crise du lait infantile Lactalis a rendu ses conclusions mercredi après-midi
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Affaire Lactalis : les députés préconisent la réorganisation des services de surveillance des crises sanitaires

La commission d’enquête parlementaire sur la crise du lait infantile Lactalis a rendu ses conclusions mercredi après-midi



Le Monde
 |    18.07.2018 à 07h26
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h41
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Le rapport risque de raviver les luttes intestines entre les différents ministères. Deux jours après celui du conseil national de la consommation, la commission d’enquête parlementaire a rendu son rapport, mercredi 18 juillet, sur l’affaire de la crise du lait infantile Lactalis, contaminé à la salmonelle à la fin de 2017.

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Après plusieurs mois d’auditions, le texte préconise, notamment, une réorganisation des services de l’Etat chargés de la surveillance des crises sanitaires, et recommande d’en placer la responsabilité sous la tutelle « d’une seule administration qui gérerait les questions sanitaires de la fourche à la fourchette », indique Grégory Besson-Moreau, député de la première circonscription de l’Aube et rapporteur de la commission sur l’affaire Lactalis.
Les députés reconnaissent que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et son ministre de tutelle, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, « ont fait un travail exceptionnel dans l’affaire Lactalis. Mais qui imaginerait que, pour un problème d’alimentation pour enfant, on soit obligé d’aller voir le ministère de l’économie ? », s’interroge le député, avant de lister les situations les plus complexes.
« 800 emplois à temps plein »
« Le lait, quand il est à l’état liquide, est sous la responsabilité de la direction générale de l’alimentation [DGAL], au sein du ministère de l’agriculture. Et quand il est à l’état de poudre, c’est la DGCCRF, au sein du ministère de l’économie, qui s’en charge. Pareil pour la salade, quand elle est dans les champs, ou le bœuf quand il est sur ses pattes, ils sont encadrés par la DGAL. Mais quand la salade est en sachet ou qu’il faut vérifier le taux d’hormones dans la viande, c’est de la responsabilité de la DGCCRF. Il n’y a eu jusqu’à présent aucun dysfonctionnement, mais c’est le meilleur moyen d’avoir des trous dans la raquette », juge le rapporteur. 
Le rapport propose ainsi « le rapprochement des directions générales chargées de la sécurité sanitaire des aliments. Cette compétence, actuellement assurée par trois directions distinctes, pourrait être transférée au ministère de l’agriculture et de l’alimentation », et donc à la DGAL. Neuf fois plus importante en effectif, elle sera bientôt « dotée de 800 emplois temps plein après une autorisation exceptionnelle de l’Europe de créer une redevance industrielle pour la sécurité alimentaire. La DGCCRF serait là pour contrôler toute la partie contractuelle, l’étiquetage… », explique M. Besson-Moreau. Le rapport recommande que la gestion des alertes reste interministérielle, compte tenu de la grande diversité des sources potentielles d’alerte.
Concernant les industriels, la commission parlementaire estime nécessaire de renforcer les sanctions pénales et financières pour les entreprises à l’origine de la crise, en responsabilisant leurs dirigeants, « qui doivent être les premiers incriminés. Jamais un capitaine d’industrie ne va répondre devant les juges. C’est toujours son directeur d’usine ou son responsable de l’hygiène, alors qu’ils imposent des cadences de travail qui font qu’on tire partout, sur l’entretien, sur la gestion des usines… Ils fabriquent les produits, ils doivent en être responsables », estime M. Besson-Moreau.
« Un site unique et une application mobile »
Les parlementaires prônent également la réalisation de stress tests qui seraient effectués par la nouvelle agence de sécurité alimentaire, comme il en existe dans le secteur bancaire, où sont testés des scénarios du pire, mais aussi une transmission obligatoire des procédures d’autocontrôle lorsqu’elles sont positives.
Pour les consommateurs, la commission recommande, comme le Conseil national de la consommation, « la mise en place d’un site unique et d’une application mobile », et l’abandon du code-barres actuel à treize chiffres au profit d’un code-barres en deux dimensions pour mieux identifier chaque produit. Surtout, les députés invitent les pouvoirs publics à « permettre aux associations de victimes nouvellement constituées d’agir, au nom de toutes les victimes qui le souhaitent », sans devoir passer par une association de consommateurs agréée, comme la législation française le prévoit pour toutes les actions de groupe concernant les biens de consommation.
M. Besson-Moreau a prévu, à l’issue de nouvelles auditions, de déposer, début novembre pour un passage en Hémicycle en février, un projet de loi sur le sujet, porté par le groupe La République en marche. Des propositions « utiles », a jugé l’ONG Foodwatch, mais qui « ne sont qu’une petite pièce du puzzle pour éviter de nouveaux scandales alimentaires ».

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Article sélectionné dans La Matinale du 17/07/2018
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Face au tollé, Trump contraint de renier les propos tenus sur l’ingérence russe

Après avoir jugé, lundi, qu’il n’avait pas plus de raisons de croire ses services de renseignement que le maître du Kremlin, le président tente d’éteindre l’incendie.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 21h18
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 11h13
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



Ce fut le nouveau mot utilisé par les adversaires de Donald Trump : « trahison ». Trahison des Etats-Unis au profit de la Russie et de Vladimir Poutine, l’ancien du KGB. L’accusation a été assez forte pour que le président américain fasse volte-face, mardi 17 juillet, à Washington. M. Trump est revenu sur ses propos après avoir estimé, la veille à Helsinki, qu’il n’avait pas de raison de croire davantage ses services de renseignement – qui accusent les Russes d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016 – que le président russe.

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Au cours d’une déclaration de quinze minutes à la Maison Blanche, il a expliqué avoir relu le script de sa conférence de presse et assuré très sérieusement qu’il ne fallait pas entendre, comme il l’a dit, « je ne vois aucune raison pour laquelle ce serait la Russie », mais au contraire « je ne vois aucune raison pour laquelle ce NE serait PAS la Russie ».

President Trump: “I don’t see any reason why it wouldn’t be Russia… We are doing everything in our power to prevent… https://t.co/xnCq47v5aq— WhiteHouse (@The White House)


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« J’ai toute confiance et je soutiens totalement les agences de renseignement américaines, a ajouté M. Trump. J’accepte les conclusions des agences américaines de renseignement sur l’intrusion russe dans l’élection de 2016. »
L’incendie circonscrit – au moins provisoirement – a permis au locataire de la Maison Blanche de repartir à l’offensive. Contre les démocrates d’abord, en accusant son prédécesseur, Barack Obama, de ne pas avoir combattu l’intrusion russe de 2016, car le Parti démocrate était persuadé que sa candidate, Hillary Clinton, allait gagner. Sur ce point, il s’est engagé à sécuriser l’élection de mi-mandat de novembre 2018. Contre le procureur spécial Robert Mueller ensuite, qui n’a pas été nommément cité, chargé d’enquêter sur les possibles liens entre l’équipe de campagne de M. Trump et les Russes : « Il n’y a pas eu la moindre collusion », a répété le président.
Chantre de « la paix par la force »
Il a cherché aussi à défendre son voyage en Europe, au cours duquel il a été critiqué pour avoir divisé ses alliés. Sur le sommet de l’OTAN, qualifié de « succès » en raison des promesses budgétaires des Européens ; sur le Royaume-Uni, où il a invoqué la « relation spéciale » et s’est réjoui d’avoir rencontré la reine Elizabeth II, « une personne formidable » ; et surtout sur le sommet avec M. Poutine, alors que le président américain a été accusé de « faiblesse » dans un éditorial du Wall Street Journal. M. Trump s’est voulu le chantre de « la paix par la force », force assise sur une économie prospère et un budget militaire record. « La diplomatie et l’engagement sont meilleurs que l’hostilité et le conflit », a assuré M. Trump, qui a estimé que « s’entendre avec la Russie serait une bonne chose ».

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Cette tonalité est loin d’être partagée à Washington, où se forge un consensus antirusse. « Le président doit se rendre compte que la Russie n’est pas notre alliée », a ainsi déclaré le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, qui ne se représente pas aux élections de novembre. Une correction était exigée par la plupart des grands élus républicains, qui ont affirmé leur soutien aux services de renseignement. Il y a « des preuves incontestables » que la Russie a tenté d’influencer l’élection de 2016, a ainsi déclaré le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell.
Selon le Wall Street Journal, M. Trump a commencé à réaliser l’ampleur des dégâts lors de son vol de retour d’Helsinki. Mardi matin, en voyant les réactions de la presse et en relisant les propos tenus aux côtés de M. Poutine, il a convoqué une réunion de crise à laquelle ont participé notamment le vice-président, Mike Pence, le conseiller pour la sécurité nationale, John Bolton, et le numéro deux du service de communication, Bill Shine, un ancien patron de Fox News – la chaîne préférée de M. Trump – qui s’est révélé très persuasif auprès du président.
« Aucun président américain ne s’était aplati de manière aussi abjecte devant un tyran » John McCain
Puis, ils ont rédigé la déclaration présidentielle, s’y reprenant plusieurs fois. M. Trump s’est exprimé « parce qu’un nombre suffisant d’entre nous avait fait savoir que c’était inacceptable », a déclaré l’ancien président républicain de la Chambre, Newt Gingrich, allié de M. Trump, mais qui avait enjoint sur Twitter au milliardaire de corriger son erreur « immédiatement ». John Kelly, chef de cabinet de la Maison Blanche, a incité un maximum de personnes extérieures à la Maison Blanche à faire pression sur le président.
Une fronde républicaine est peu probable
Toutefois, peu ont osé attaquer directement M. Trump. Il y eut les critiques habituels, tel le sénateur de l’Arizona, John McCain, qui a estimé qu’« aucun président américain ne s’était aplati de manière aussi abjecte devant un tyran ». Le New York Times a recensé quelques élus républicains régionaux outrés, mais mardi, en début de journée, les responsables démocrates en étaient réduits à demander aux républicains de prendre leurs responsabilités. « Les mots ne suffisent pas », a déclaré le sénateur de New York, Chuck Schumer, patron des démocrates au Sénat. A moins de quatre mois des élections de mi-mandat, une fronde républicaine au Congrès était peu probable. Elle est désormais illusoire avec le recul de M. Trump.

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La journée a donné lieu à des émissions en continu sur les chaînes d’information, où les commentateurs démocrates dénonçaient l’instabilité et l’incapacité de l’occupant du bureau Ovale, et invitaient les responsables de la Maison Blanche et les conseillers du président à démissionner. Ce dernier point fait cependant débat. Le retrait, par exemple, de Gary Cohn, ancien conseiller économique de la Maison Blanche, avait facilité la tâche du président et de ses conseillers les plus protectionnistes dans la guerre commerciale engagée depuis le début de l’année.

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Le communiqué de Daniel Coats, le directeur du renseignement national, en dit long sur les tensions au sein même de l’administration Trump : « Nous avons été clairs dans notre évaluation de l’ingérence russe dans l’élection de 2016 et de leurs efforts pour saper notre démocratie, et nous continuerons de fournir du renseignement objectif et sans fard en soutien à notre sécurité nationale », avait mis en garde cet ancien sénateur républicain nommé par M. Trump.
Tout Washington s’inquiète aussi des propos imprudents qu’aurait pu tenir M. Trump lors de son entretien privé avec M. Poutine, en l’absence de ses conseillers.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ La compagnie aérienne à bas coût a annoncé l’annulation de 600 vols en Europe les 25 et 26 juillet en raison d’une grève du personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Grève à Ryanair : 600 vols annulés en Europe, 100 000 passagers affectés

La compagnie aérienne à bas coût a annoncé l’annulation de 600 vols en Europe les 25 et 26 juillet en raison d’une grève du personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h34
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 19h27
   





                        


Avis à ceux qui auraient réservé des vols sur Ryanair les 25 et 26 juillet. La compagnie aérienne irlandaise à bas coût a annoncé, mercredi 18 juillet, l’annulation de 600 vols en Europe ces deux jours-là en raison d’une grève du personnel de cabine en Espagne, au Portugal et en Belgique.
Ces annulations toucheront 100 000 passagers, selon la compagnie. « Jusqu’à 200 vols quotidiens » seront annulés en provenance et à destination de l’Espagne, 50 depuis et vers le Portugal et 50 depuis et vers la Belgique, a déclaré la société dans un communiqué. Soit 300 vols par jour et 600 sur les deux jours de grève, a confirmé un porte-parole de la compagnie.
Au début de juillet, cinq syndicats ont lancé un appel à la grève pour les personnels de cabine de Ryanair en Belgique, Espagne, Portugal et Italie. Dans ce dernier pays, la compagnie s’attend en revanche à ce que son activité se déroule « comme prévu », a indiqué un porte-parole de Ryanair.
Les mêmes conditions de travail
Ryanair dit avoir offert aux 100 000 passagers affectés « la possibilité d’être réaffectés sur un vol alternatif opérant dans les sept jours avant ou après les 25 et 26 juillet ». Les clients « pourront aussi recevoir le remboursement complet de leurs billets ».
Les syndicats ayant appelé à cette grève demandent notamment que la compagnie applique la législation de chacun des pays dans lesquels elle emploie du personnel et qu’elle accorde les mêmes conditions de travail aux salariés directement sous contrat avec la compagnie et à ses intérimaires.
« Ces grèves n’ont aucune justification et aucun autre but que de gâcher les vacances familiales et bénéficier à d’autres compagnies », a estimé le directeur marketing de Ryanair Kenny Jacobs, cité dans le communiqué de la compagnie.
« Le personnel de cabine de Ryanair dispose d’un bon salaire – jusqu’à 40 000 euros annuels [s’agissant de pays avec un fort taux de chômage des jeunes] – », a-t-il affirmé, assurant qu’en termes de jours de repos, la compagnie est « leader dans le secteur » et que les personnels de cabine perçoivent de « bonnes commissions sur les ventes » (de produits en cabine).
Ryanair ne reconnaît pour l’instant qu’au compte-gouttes les syndicats représentant son personnel (pilotes et personnels de cabine). Ceux qui appellent à cette grève fin juillet ne sont pas reconnus.
Au début de juin, deux syndicats de personnels de cabine ont été reconnus par Ryanair en Italie, une première pour cette catégorie de salariés. Hors d’Europe, Ryanair opère des vols vers le Maroc, Israël et la Jordanie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ C’est la première journée de grève nationale organisée par la seule CGT depuis la fin du mouvement unitaire avec l’UNSA, SUD et la CFDT.
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La SNCF prévoit un trafic quasi normal jeudi, jour de grève à l’appel de la CGT

C’est la première journée de grève nationale organisée par la seule CGT depuis la fin du mouvement unitaire avec l’UNSA, SUD et la CFDT.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 18h33
   





                        



   


Le trafic SNCF sera normal jeudi 19 juillet, hormis de « très légères adaptations en Nouvelle-Aquitaine et Occitanie » en raison d’un appel national à la grève lancé par la CGT-Cheminots, a annoncé, mercredi, la direction de l’entreprise ferroviaire.
Dans son préavis de grève, la CGT-Cheminots demandait, parmi d’autres revendications, « l’arrêt du projet de filialisation de Fret SNCF », « un véritable service public de transport de marchandises », ainsi que « des moyens humains, matériels et financiers ».
C’est la première journée de grève nationale organisée par la seule CGT depuis la fin du mouvement unitaire à quatre syndicats (avec l’UNSA, SUD et la CFDT), lancé pour protester contre la réforme ferroviaire et qui avait perturbé le trafic deux jours sur cinq de début avril à fin juin. Les 6 et 7 juillet, lors des premiers grands départs en vacances d’été, la CGT avait également fait grève en même temps que SUD-Rail.

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                Trois mois après le début de la grève à la SNCF, les cheminots entre résignation et persévérance



Réunion patronat-syndicats sur la convention collective nationale
Cette nouvelle grève jeudi a lieu le jour d’une réunion patronat-syndicats sur la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire. Ce texte devra préciser, entre autres points, les conditions de transfert des cheminots s’ils quittent la SNCF pour une entreprise rivale après l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs (à partir de décembre 2019).
Selon l’ordre du jour, les participants y feront notamment le point sur « le volet social » de la loi de réforme ferroviaire — promulguée à la fin de juin —, ainsi que sur les « classifications et rémunérations » des cheminots. Ils devront aussi fixer les « modalités de travail » et le calendrier des négociations. Cette CCN sera le socle social de tous les salariés du rail, dont les nouvelles recrues de la SNCF qui n’embauchera plus sous le statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020.
La CGT prévoit une nouvelle grève à la SNCF le vendredi 27 juillet, jour de réunion du conseil de surveillance du groupe public ferroviaire. L’entreprise publiera ce jour-là ses résultats financiers du premier semestre, avec le coût des trente-six jours de la grève par épisodes, suivie du 3 avril au 28 juin.

Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Simon Kuper, correspondant en France du « Financial Times », note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ».
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Coupe du monde 2018 : « Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française »

Dans une tribune au « Monde », Simon Kuper, correspondant en France du « Financial Times », note que les petits Franciliens d’aujourd’hui considèrent que « l’appartenance ethnique est sans doute moins importante qu’elle ne l’était pour leurs parents ».



Le Monde
 |    18.07.2018 à 09h22
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h45
    |

Simon Kuper (Correspondant (politique, livres, football) en France du "Financial Times")







                        



                                


                            

Tribune. Je vis à Paris depuis des années, mais je n’avais pas souvent visité les banlieues avant que mes enfants ne commencent à jouer au foot. Aujourd’hui, j’y passe la plupart de mes matinées de week-end durant la saison. Google Maps nous guide jusqu’aux complexes sportifs bien entretenus, généralement entourés de mornes barres d’immeubles. Pendant que les gosses se changent, les parents cherchent où boire un café. Ensuite, les deux équipes – toujours composées d’un mélange d’enfants blacks, blancs et beurs – se déploient sur la pelouse artificielle subventionnée par l’Etat.

Pères et mères regardent le match debout (en général dans un froid glacial), derrière une clôture grillagée tellement éloignée que nos gamins peuvent à peine nous entendre hurler. Alors que dans les pays anglo-saxons, les parents sont rois, en France, ce sont les éducateurs. Bardés de diplômes, ces émissaires du système footballistique français nous considèrent, nous autres parents, comme un désagrément qu’il convient de garder à distance. Le jeu est parfois d’une qualité remarquable. A la fin du match, tout le monde se serre la main et nous rentrons à la maison pour décongeler.
Je viens de couvrir le triomphe des Bleus à Moscou pour mon journal, le Financial Times. Ce que j’ai vu là-bas correspondait parfaitement à ce que j’avais perçu dans le football des gosses de banlieue.
Le foot est peut-être le secteur le plus réussi et intégrateur de la vie française. C’est un modèle pour votre société – mais il montre également que beaucoup de choses y fonctionnent déjà très bien, en dépit de votre pessimisme national absurdement exagéré.
Une éclatante réussite
Si le football français marche aussi bien, c’est avant tout parce que c’est l’une des rares activités qui unit Paris et sa périphérie. Les équipes parisiennes se déplacent en banlieue tout simplement parce que c’est là que se trouvent la plupart des terrains.
En deuxième...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Les éditions Taschen publient « Inside North Korea », un ouvrage sur les constructions de la capitale nord-coréenne, démesurées, selon la volonté des dirigeants.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.
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Le recours de victimes des attentats du 13 novembre 2015 contre les « défaillances » de l’Etat rejeté

Une trentaine de victimes ont attaqué l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h41
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 18h07
   





                        


Le recours déposé par une trentaine de victimes des attentats du 13 novembre 2015 concernant les « défaillances » de l’Etat, notamment sur la détection des djihadistes et la sécurisation du Bataclan, a été rejeté mercredi 18 juillet par le tribunal administratif de Paris.

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                Bataclan : victimes et familles réclament des comptes à l’Etat



« Les éléments produits par les requérants ne permettent pas d’établir (...) que l’Etat aurait engagé sa responsabilité du fait d’un défaut de surveillance » des auteurs des attaques, estime le tribunal dans un communiqué de presse.
Par ailleurs, « aucune faute ne peut être imputée aux services de police pour n’avoir pas mis en œuvre un dispositif de sécurité particulier autour de la salle de spectacle du Bataclan après le mois d’août 2015 », poursuit le texte.
L’enquête ouverte après des menaces d’attentat contre la salle de spectacle en 2009 avait abouti à un non-lieu, « la réalité d’un tel projet [n’ayant] pu être établie », rappellent les juges.
Enfin, « aucun élément ne permet d’engager la responsabilité de l’Etat à raison d’un défaut de coopération des services de renseignement français avec les services des autres Etats membres de l’Union européenne en matière de terrorisme », a estimé le tribunal.
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité »
« Le 13 novembre 2015 n’était pas une fatalité », avait affirmé lors de l’audience du 4 juillet Me Samia Maktouf, avocate de victimes et familles des victimes des attentats à Paris et Saint-Denis qui ont fait au total 130 morts et des centaines de blessés.

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                La parole des victimes contre le terrorisme



Me Maktouf, à l’origine du recours, avait énuméré les « dysfonctionnements liés au défaut de surveillance et de vigilance des services de sécurité de l’Etat français », et la circulation des djihadistes au sein de l’espace Schengen.

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L’avocate avait également reproché la non-intervention des soldats de l’opération Sentinelle, qui ont reçu « instruction de ne pas pénétrer dans une salle où une scène de guerre se déroulait ».

        Lire nos explications:
         

          13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan



Depuis trois ans, certaines victimes et familles de victimes s’indignent que des militaires de Sentinelle, une force créée après les attentats de janvier 2015, présents près de la salle où 90 personnes ont été tuées, n’aient pas eu le droit d’intervenir. Une plainte au pénal a d’ailleurs été déposée le 8 juin pour « non-assistance à personne en péril ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le député LRM Guillaume Chiche veut déposer une proposition de loi porteuse de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Le gouvernement assure qu’un projet loi sera examiné au Parlement au début de 2019.
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La majorité se divise sur la PMA, le gouvernement temporise

Le député LRM Guillaume Chiche veut déposer une proposition de loi porteuse de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Le gouvernement assure qu’un projet loi sera examiné au Parlement au début de 2019.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 17h37
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 19h26
   





                        



Un vent de confusion règne sur la question de la « PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes ». Depuis une semaine, les prises de parole dans la majorité La République en marche à l’Assemblée nationale se succèdent pour appeler à la mise en œuvre prochaine de cette promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Mercredi 17 juillet, le gouvernement a été contraint d’y répondre.
« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », a prévenu, à l’issue du conseil des ministres, Benjamin Griveaux. Le porte-parole a invité à « ne pas isoler » la PMA de la révision des lois de bioéthique, sur laquelle une consultation nationale est en cours et qui doit aboutir à un projet de loi présenté « avant la fin de l’année, pour un examen (au) début du premier trimestre de l’année prochaine », a-t-il dit.
« Il ne faut pas confondre enthousiasme et précipitation »
L’annonce de ce calendrier survient alors qu’un député La République en marche, Guillaume Chiche, a semé la zizanie en annonçant dans Le Journal du dimanche, le 15 juillet son intention de déposer une proposition de loi porteuse de cet engagement du candidat Macron.
Son texte, que Le Monde a pu consulter, a été soumis aux députés LRM par courriel mardi soir en vue d’un dépôt officiel jeudi midi. Dans la journée, il avait reçu le soutien du président de l’institution, François de Rugy. « C’est une façon de passer à l’action, a-t-il déclaré sur Europe 1, c’est une bonne chose que cela passe par une initiative des députés. »
Mercredi après-midi, Richard Ferrand, président du groupe LRM à l’Assemblée, à qui revient la responsabilité de donner suite ou pas aux propositions de loi des députés à l’agenda des travaux législatifs de la majorité, a repoussé cette hypothèse. « Il ne faut pas confondre enthousiasme et précipitation. Il faut travailler avant de communiquer ! », a-t-il lancé, tançant au passage M. Chiche pour son initiative.
Lors de la réunion du Congrès à Versailles le 9 juillet, Richard Ferrand lui-même avait appelé à ce que la question de la PMA soit mise « sans tarder » à l’agenda des parlementaires. « Le moment venu, cet engagement sera concrétisé », a-t-il dit mercredi.
Question sensible
Les déclarations de M. Chiche ont de fait été fort peu goûtées par d’autres membres de la majorité qui critiquent la « démarche individuelle » d’un élu dont ils disent qu’il veut « se faire mousser ». Mardi, lors de la réunion hebdomadaire du groupe LRM, sa collègue Agnès Thill lui avait reproché de ne pas « jouer collectif ».

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Beaucoup attendaient le texte du gouvernement pour s’emparer de cette question, tandis qu’une mission d’information qui doit notamment préparer la future législation vient de commencer ses travaux à l’Assemblée nationale.
La question est particulièrement sensible pour la majorité, car si celle-ci a fait campagne dans les pas d’Emmanuel Macron pour l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, les modalités de sa mise en œuvre doivent encore être arbitrées.
Or, dans le groupe majoritaire cohabitent des sensibilités différentes, protégées par un règlement intérieur leur garantissant la liberté de vote pour les sujets relatifs aux questions éthiques. Au cœur des débats se posera par exemple la question du remboursement de la PMA pour les couples homosexuels, qui ne fait pas l’unanimité au sein du groupe.
Une incertitude demeure cependant quant à la nature du texte dans lequel l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires sera étudiée.
« Tout est envisageable, a déclaré pour sa part Richard Ferrand à la presse. Mais nous préférons une proposition de loi collective et débattue en amont. » « Un sujet, une solution, une loi », a défendu quant à lui François de Rugy, plaidant pour que le sujet soit examiné dans un texte à part.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ En dépit de concessions britanniques, les tractations butent sur le maintien ou pas du pays dans l’union douanière et le marché intérieur.
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Mme May déclare préparer « les modalités d’une sortie » de l’UE « sans accord »

En dépit de concessions britanniques, les tractations butent sur le maintien ou pas du pays dans l’union douanière et le marché intérieur.



Le Monde
 |    18.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 14h40
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


La Grande-Bretagne est prête à sortir de l’Union européenne (UE) même sans avoir trouvé un accord et cette option du « no deal » est étudiée, a déclaré mercredi 18 juillet la première ministre britannique Theresa May. « Nous devons vraiment nous assurer que nous préparons les modalités d’une sortie sans accord tout en négociant avec l’Union européenne sur la conclusion d’un accord (...) L’Union européenne ne doit pas en douter : nous faisons ces préparatifs », a-t-elle souligné.
Entamées à la fin du printemps 2017, les négociations du Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni sont plus que jamais dans l’impasse, butant sur l’inextricable question irlandaise, malgré les très nombreuses ­concessions britanniques.
« Dans les deux ans, nous pouvons négocier une zone de libre-échange considérablement plus vaste que l’UE », promettait David Davis, nommé ministre du Brexit trois semaines après la victoire du non à l’Europe au référendum du 23 juin 2016. A la même époque, Liam Fox, autre partisan d’un Brexit dur propulsé au ministère du commerce extérieur, assurait qu’un accord avec l’UE serait « l’un des plus faciles à conclure de toute l’histoire de l’humanité ». Depuis, le premier a démissionné, et le deuxième se garde bien de claironner de pareilles affirmations.

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Car deux ans plus tard, la « considérable » zone de libre-échange n’est même pas dans les limbes, l’UE ayant interdit aux Britanniques de commencer à négocier avec des pays tiers tant qu’ils seront membres de l’UE, c’est-à-dire pas avant le jour J du Brexit, le 30 mars 2019. Par ailleurs, la politique protectionniste de Donald Trump met à mal cette promesse centrale des anti-européens.
Le« facile » accord commercial avec l’UE n’a commencé à être discuté qu’en mars 2018, et encore, de manière très informelle, Bruxelles ayant d’abord à cœur de conclure un traité de divorce. Seules les grandes lignes de la « relation future » avec l’UE devraient en être adoptées d’ici au 29 mars 2019.
Quant aux lignes rouges posées à l’origine par la première ministre Theresa May – sortie du marché unique européen, rejet de la compétence de la Cour de justice de l’UE et de la libre circulation des personnes –, elles ont vacillé, voire complètement volé en éclats.
Reculade
Le gouvernement britannique n’avait pas anticipé la réaction des Européens, qui, privilégiant la pérennité de l’UE à la préservation de leurs intérêts économiques immédiats, sont restés remarquablement unis, et n’ont jusqu’à présent pas cédé d’un pouce sur l’intégrité de leur marché unique. Pas question que les Britanniques y aient encore accès une fois le Brexit prononcé, s’ils n’en respectent pas les quatre libertés de circulation – des biens, des capitaux, des services et des personnes.
Les Vingt-Sept, qui pouvaient « toujours courir » pour que Londres rembourse sa dette, comme l’avait affirmé le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, à l’été 2017, ont obtenu du Royaume-Uni qu’il solde ses engagements (entre 40 et 45 milliards d’euros) une fois le Brexit acté. Sous la pression des milieux économiques, Londres s’est aussi résolue à quémander une période de transition, afin de boucler les termes de la « relation future » entre le jour du Brexit et le 31 décembre 2020.
Theresa May avait promis que la libre circulation des ressor­tissants européens cesserait à compter du Brexit. Mais là encore, elle a dû accepter que ceux qui sont arrivés au Royaume-Uni avant la fin de la période de transition (31 décembre 2020) bénéficient d’un droit au séjour de principe et de formalités simplifiées.
Même reculade concernant les juridictions de l’UE. Leurs décisions ne devaient plus s’appliquer au Royaume-Uni, avait déclaré Mme May, conformément au slogan « Reprenons le contrôle » des partisans du Brexit. En réalité, ces décisions continueront à s’appliquer pendant la période de transition et leur jurisprudence probablement après.
Enfin, et c’est le dernier gros point bloquant de la négociation du divorce : Theresa May avait promis une sortie de l’union douanière pour reprendre le contrôle de la politique commerciale britannique. Mais cette énième promesse a aussi du plomb dans l’aile, car elle conduirait à rétablir des postes-frontières entre les deux Irlandes, ce qui menacerait la paix civile et étranglerait économiquement la République d’Irlande. Or, Bruxelles a conditionné la conclusion du divorce à l’impossibilité du retour d’une « frontière dure. »
Pour contourner ce nouvel obstacle, Mme May a d’abord proposé de maintenir l’ensemble du Royaume-Uni dans l’union douanière jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour la frontière irlandaise. L’UE a refusé : Bruxelles accepte de n’inclure que l’Irlande du Nord dans l’union douanière. Impensable pour les unionistes extrémistes, dont Mme May a besoin pour conserver sa courte majorité à Westminster.
La première ministre, avec son Livre blanc, propose désormais un « arrangement douanier » complexe, consistant à collecter les taxes à la fois pour l’UE et le Royaume-Uni, sans « frictions » aux futures frontières extérieures de l’Union. Illusoire, estime-t-on à Bruxelles.

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