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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ A moins de deux ans des municipales, la maire socialiste dit ne pas avoir de « tabous » sur ce sujet sensible. Elle fera des « propositions » début 2019.
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La maire de Paris Anne Hidalgo réfléchit à une police municipale armée

A moins de deux ans des municipales, la maire socialiste dit ne pas avoir de « tabous » sur ce sujet sensible. Elle fera des « propositions » début 2019.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 15h26
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Menace terroriste, protection des touristes, délinquance, cambriolages en hausse, tensions croissantes dans les quartiers populaires, théâtres de trafic de stupéfiant ou de rixes mortelles entre bandes… Face à l’insécurité à Paris, Anne Hidalgo ne veut pas rester l’arme au pied. Longtemps hostile à la création d’une police municipale, la maire de la capitale prépare un aggiornamento. « Pourquoi pas une police parisienne ? », a-t-elle confié, le 2 juillet, à quelques journalistes, avant d’ajouter : « Sur l’armement non plus, je n’ai pas de tabous ».
Un changement important dans cette capitale où la sécurité est avant tout de la responsabilité de la police nationale. Selon ses mots, la maire juge que « le dispositif est perfectible, tant en termes de moyens que de répartitions des compétences », à propos du partage des rôles entre policiers nationaux et agents de sécurité de la ville.

Si elle préempte le débat à deux ans des municipales, elle se garde de le trancher. Une façon de ne pas braquer les écologistes et les communistes, qui, au sein de sa majorité, sont vent debout contre une police municipale, armée ou pas. Elle fera « des propositions » début 2019 au vu d’un audit indépendant commandé par la ville et qui sera rendu à la fin de l’année.
Futur sujet pour les municipales
Enlisée par ailleurs dans le fiasco de Vélib’ et critiquée sur la propreté de sa ville, Mme Hidalgo entend couper l’herbe sous le pied de ses adversaires qui ne manqueront pas de lui reprocher son bilan en matière de sécurité. Parmi ses concurrents éventuels en 2020, Pierre-Yves Bournazel, député (Agir) de Paris prône depuis longtemps la création d’une police municipale armée, à l’instar de la droite et de l’UDI-MoDem à Paris. Gaspard Gantzer, à la tête de son mouvement « Parisiennes, Parisiens », estime qu’« une police parisienne armée est une des toutes premières priorités pour Paris »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Paris est la seule ville de France dont le préfet détient le pouvoir de police général alors qu’ailleurs il dépend du maire.
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Police municipale à Paris : un débat juridique épineux, dans un contexte particulier

Paris est la seule ville de France dont le préfet détient le pouvoir de police général alors qu’ailleurs il dépend du maire.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h08
    |

            Béatrice Jérôme








                        


Faut-il qu’une loi rogne les pouvoirs du préfet de police à Paris pour que la capitale dispose d’une police municipale « parisienne » évoquée par Anne Hidalgo et d’autres acteurs du jeu parisiens ? Paris est la seule ville de France dont le préfet détient le pouvoir de police général alors qu’ailleurs il dépend du maire. Legs de la défiance historique du pouvoir national envers les autorités parisiennes qui se sont plusieurs fois soulevées contre lui, l’autorité préfectorale tient aussi au fait que la capitale est le siège des institutions de la République, des représentations diplomatiques et le lieu de manifestations nationales dont la sécurité incombe à l’Etat.
Certains élus parisiens de droite et du centre plaident depuis longtemps la nécessité d’une loi pour créer une police municipale parisienne. « Il convient d’abroger l’arrêté du 12 messidor an VIII [1er juillet 1800] qui accorde au préfet les pouvoirs de police générale, assure Philippe Goujon, maire (Les Républicains) du 15e arrondissement. Tant que la maire de Paris n’aura pas le statut d’officier de police judiciaire, les 1 600 agents de surveillance de Paris (ASP) [passés le 1er janvier de la tutelle du préfet à celle de la Ville] ne pourront pas exercer de nouvelles prérogatives en matière de circulation. » De même, les 900 inspecteurs de la Ville de Paris (ISVP) ne sauraient être habilités à verbaliser une infraction au code de la route.
Selon le préfet de police, inutile de modifier la loi
Le rapport de la Mairie de Paris présente une alternative pour sortir du vide juridique : soit une nouvelle loi mentionne explicitement que les agents parisiens de sécurité sont aptes à être armés par leur maire, soit ils se voient conférer le statut de policiers municipaux et dans ce cas, ils obéissent au droit commun des polices locales. Quelle que soit l’option, le rapport Hulin laisse entendre que la maire de Paris n’aurait donc pas les coudées franches sans le feu vert du gouvernement.
Selon le préfet de police, Michel Delpuech, inutile de modifier la loi. La marge de manœuvre de la municipalité est, selon lui, beaucoup plus grande que certains élus ne le disent. Rien n’empêcherait la maire de Paris de confier aux ASP davantage de missions de police, notamment en matière de circulation, explique la préfecture. La Ville de Paris pourrait par ailleurs fusionner le corps des ASP et celui des ISVP, et se doter d’une force qui s’apparente à celle d’une police municipale, suggèrent les services de la préfecture. Un tel scénario « n’est pas dans nos cartons », précise toutefois la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP). Loin de s’aligner sur le modèle des autres communes, Paris semble bien partie pour rester un cas particulier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ L’Agence pour l’éducation  par le sport repère des jeunes des quartiers populaires et les met en relation avec des entreprises.
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Le sport, tremplin vers l’emploi

L’Agence pour l’éducation  par le sport repère des jeunes des quartiers populaires et les met en relation avec des entreprises.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h57
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Ils étaient près de 3 000 lundi 16 juillet en début de soirée dans les jardins de l’Elysée pour accueillir les champions du monde. Parmi les invités, 1 500 enfants issus de clubs de foot de la France entière, dont dix-huit de l’US Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), le club de Paul Pogba, vingt de l’AS Bondy (Seine-Saint-Denis), qui a formé Kylian Mbappé, trois de l’US Jeumont (Nord), où s’est entraîné Benjamin Pavard… D’autres sont venus de Trappes ou de Mantes-La-Jolie (Yvelines), de Boulogne (Hauts-de-Seine)… Tous étaient accompagnés par leur coach. « N’oubliez jamais d’où vous venez, et vous venez de là : devant vous, il y a les clubs qui vous ont formés, a lancé le président de la République aux joueurs de l’équipe de France. Il y a des jeunes de ces clubs, des éducateurs qui n’ont pas compté leur temps. » Une façon de mettre à l’honneur les entraîneurs de banlieues, sur lesquels la République entend s’appuyer davantage encore, et pas uniquement pour former les futures stars du ballon rond.

« Symbole de réussite »
Son rêve à lui, c’était de « travailler en costume ». « Quand je voyais des hommes en porter, j’avais envie de leur ressembler, confie Zinédine Rafa, 20 ans, originaire d’un quartier populaire du centre-ville de Roubaix (Nord). Ça peut paraître idiot, mais pour moi, c’est un symbole de réussite. » Jamais il n’avait imaginé un jour en posséder quatre.
« J’avais passé un bac sanitaire et social, mais je ne voulais pas être aide-soignant, dit-il. Comme j’aimais le foot, je me disais que peut-être, je pouvais faire quelque chose dans le sport, mais sans conviction. Personne, au cours de ma scolarité, n’avait décelé un véritable potentiel en moi. » Personne à part André Lazaoui, directeur de Roubaix Sport et Culture, une association que le jeune homme fréquente depuis ses 5 ans.
« C’est lui qui m’a détecté, raconte, tout sourire, Zinédine Rafa,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Après l’échec de la commission mixte paritaire, lundi, le texte « avenir professionnel » sera réexaminé par les députés.
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Députés et sénateurs n’arrivent pas à s’accorder sur la loi Pénicaud 2

Après l’échec de la commission mixte paritaire, lundi, le texte « avenir professionnel » sera réexaminé par les députés.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h56
    |

            Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Le constat d’échec a été dressé en très peu de temps. Une trentaine de minutes, à peine. Réunis en commission mixte paritaire (CMP), lundi 16 juillet, les députés et les sénateurs n’ont pas réussi à s’entendre sur une version commune du projet de loi « avenir professionnel », l’acte II de la réforme du marché du travail promise par Emmanuel Macron.
Cette issue ne constitue nullement une surprise. Les désaccords entre l’Assemblée nationale – où les élus LRM sont hégémoniques – et le Sénat – majoritairement à droite et au centre-droit – « étaient nombreux et conséquents », comme le résume Catherine Fabre, députée macroniste de Gironde et corapporteuse du texte. Ces divergences tiennent autant à la teneur des mesures qu’à la méthode de l’exécutif, jugée brouillonne et irrespectueuse à l’égard des parlementaires.
Le fond, tout d’abord. Les sénateurs LR et Union centriste considèrent notamment que la réforme, votée à l’Assemblée, a pour effet de marginaliser les conseils régionaux dans le pilotage de l’apprentissage.
« Pour la première fois depuis les lois Defferre de 1982-1983 sur la décentralisation, des compétences sont retirées à un échelon de collectivité territoriale », confie Michel Forissier, sénateur LR du Rhône et rapporteur-coordonnateur du projet de loi.
Lui et ses collègues se sont donc attachés, durant l’examen du texte, à redonner des compétences aux régions, sans porter atteinte, assure-t-il, à la volonté du gouvernement d’attribuer du pouvoir aux branches professionnelles. Mais la réécriture de ces dispositions par la majorité sénatoriale a déplu aux élus LRM. Une « ligne rouge » a été franchie, observe Mme Fabre.
Système envisagé « injuste »
Autre pomme de discorde : le volet assurance-chômage. Le Sénat a supprimé une disposition qui concrétisait un engagement de campagne de M. Macron : le bonus-malus. Celui-ci vise à réduire la précarité sur le marché de l’emploi en augmentant les charges...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Selon « Le Figaro », les experts ont identifié une trentaine de milliards d’économies possibles.
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Les propositions du CAP 22 pour baisser les dépenses publiques

Selon « Le Figaro », les experts ont identifié une trentaine de milliards d’économies possibles.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h46
    |

            Audrey Tonnelier








                        


Voilà qui ne devrait pas arranger le gouvernement, désireux que le débat ne se focalise pas sur des chiffres non retenus. Le rapport du comité action publique 2022 (CAP 22) chargé de tracer des pistes de réforme de l’Etat et de baisse de la dépense publique, a identifié, « à moyen terme, une trentaine de milliards d’euros » d’économies possibles, selon Le Figaro du 17 juillet, qui s’est procuré une copie du rapport.
Composé d’une quarantaine d’experts des secteurs public et privé, français et étrangers, CAP 22 a formulé une vingtaine de propositions, indique Le Figaro, comme la suppression des aides « particulièrement inefficaces » (aides à la transition énergétique), ainsi que des « niches fiscales » tels les taux réduits de TVA, qui concernent le bâtiment et la restauration. Au total, ils estiment que ces suppressions feraient gagner plus de 5 milliards d’euros.
Le comité juge possible d’économiser 5 autres milliards en réformant le système de soins, avec le développement d’une offre locale et un renforcement de l’innovation. Le rapport propose également d’assouplir le statut de fonctionnaire. Parmi les autres mesures : des transferts de compétences vers les collectivités locales, une simplification des organismes chargés de recouvrer les impôts, une réforme de Pôle emploi et des économies pouvant aller jusqu’à 400 millions d’euros dans l’audiovisuel public.
« Ces pistes ne correspondront pas forcément aux choix du gouvernement », précise encore Le Figaro, qui souligne que les experts n’ont pas voulu aborder le sujet par le prisme budgétaire, mais ont aussi suggéré des investissements. Matignon devrait tout de même s’en inspirer, alors que les lettres-plafonds, qui fixent ministère par ministère les crédits qui doivent être accordés pour 2019, devraient être envoyées dans les tout prochains jours, au terme de négociations tendues avec les intéressés.

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Vaste réorganisation
Le gouvernement a annoncé la semaine dernière que les mesures préconisées par CAP 22 seraient révélées « au fur et à mesure » des réformes, et que le rapport ne serait rendu intégralement public qu’après octobre. « Le gouvernement maintient sa méthode : travailler sur ses propositions, décider, publier le rapport après », a expliqué Matignon après la publication de l’article du Figaro.
« Après Bercy, une dizaine de grands chantiers issus de CAP 22 vont se succéder très vite, juste avant et juste après la trêve estivale », précise au Monde une source issue de la majorité. Mercredi 11 juillet, Bercy s’est déjà attelé à la tâche en annonçant une vaste réorganisation de la direction générale des finances publiques, mais sans donner de chiffres de suppression de postes.
CAP 22 devait constituer le bras armé de l’exécutif pour identifier les domaines de réforme de l’Etat, afin de parvenir à l’objectif de baisse de 4 points de PIB de la dépense publique durant le quinquennat (soit près de 100 milliards d’euros d’économies). Mais, après avoir planché tout l’automne et s’être vu signifier une remise de rapport au premier trimestre 2019, CAP 22 avait vu la publication de ses travaux, jugée trop explosive, progressivement décalée jusqu’en juin.
Le rendu du rapport est surveillé avec attention par les responsables politiques. Jeudi 12 juillet, lors du débat d’orientation de finances publiques à l’Assemblée nationale, l’opposition avait fustigé le manque de précisions donné par Bercy sur les économies de moyens et de postes qui seront contenues dans le projet de loi de finances (PLF) 2019, à venir fin septembre.

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Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche et ancienne rapporteuse générale du budget, s’était inquiétée que 2019 soit l’année « de tous les dangers de dérapages budgétaires ». « CAP 22 est mystérieux, opaque. Soit vous n’avez pas d’éléments, soit vous les jugez dangereux », avait tancé Eric Woerth, le président LR de la commission des finances. « Faites-moi confiance », s’était contenté de répondre le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, a, lui, exigé que le rapport soit rendu public, afin qu’il y ait un « débat national ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Soupçonné d’avoir favorisé des anciens employeurs, il doit être entendu sur l’embauche de l’épouse de l’un de ses anciens patrons et des prêts non déclarés.
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Le député LRM Thierry Solère placé en garde à vue

Soupçonné d’avoir favorisé des anciens employeurs, il doit être entendu sur l’embauche de l’épouse de l’un de ses anciens patrons et des prêts non déclarés.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h44
    |

            Simon Piel








                        


Le député La République en marche (LRM) des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été placé en garde à vue, mardi 17 juillet au matin, dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. Il est visé depuis septembre 2016 par une enquête judiciaire ouverte sur des soupçons de fraude fiscale. Celle-ci a depuis été élargie aux chefs de trafic d’influence, de corruption, d’abus de bien sociaux, de financement illicite de dépenses électorales et de manquements aux obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Le parquet de Nanterre, qui conduit l’enquête, avait demandé fin juin la levée de son immunité parlementaire afin de pouvoir l’entendre dans le cadre d’une garde à vue. Cela avait finalement été fait le 11 juillet par le bureau de l’Assemblée nationale. Une décision prise à l’unanimité. Pour motiver sa demande, le parquet de Nanterre avait expliqué aux membres du bureau que la garde à vue était « bien en l’espèce l’unique moyen de parvenir à l’exécution des investigations ». De son côté, M. Solère avait envoyé, en parallèle de la demande du parquet, un courrier à François de Rugy, président de l’Assemblée, pour lui demander également sa levée d’immunité.
Emploi présumé fictif
Le député est notamment soupçonné de s’être servi de sa position d’élu pour favoriser des entreprises pour lesquelles il travaillait par ailleurs. La justice souhaitait aussi l’entendre sur l’embauche en tant qu’assistante parlementaire de l’épouse de l’un de ses anciens employeurs. Un emploi que la justice présume fictif. M. Solère devrait aussi être interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d’un million d’euros, qui n’auraient pas été déclarés. Autant de faits contestés par l’intéressé.
Interrogé alors par Le Monde, l’avocat de Thierry Solère, Pierre-Olivier Sur affirmait qu’« il y a eu des prêts enregistrés notariés, transmis à la ­HATVP et ils ont été remboursés pour la plupart, et c’est en cours pour le dernier ».

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Ce dossier avait eu des conséquences inattendues. Soupçonné d’avoir transmis à M. Solère des éléments sur cette enquête, l’ex-garde des sceaux socialiste, Jean-Jacques Urvoas, a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le président a reçu pour la première fois les huit principaux leaders syndicaux et patronaux pour évoquer l’agenda social très chargé de la rentrée.
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Les syndicats notent un changement de ton chez Macron, mais restent sur leurs gardes

Le président a reçu pour la première fois les huit principaux leaders syndicaux et patronaux pour évoquer l’agenda social très chargé de la rentrée.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 05h39
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h38
   





                        



   


« Vrai tournant », ou un simple changement de ton ? Après les avoir vus séparément en mai et octobre 2017, Emmanuel Macron a reçu ensemble, mardi 17 juillet, les huit principaux leaders syndicaux et patronaux. L’objectif était de discuter des grands chantiers économiques et sociaux qui seront mis en œuvre dans les prochains mois, dont le plan pauvreté, l’assurance-chômage et les retraites. En d’autres termes, le président a tenté de déminer le terrain social.
Les chefs des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) et les secrétaires généraux des cinq centrales syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) sont arrivés peu avant 9 heures à l’Elysée pour une réunion de trois heures. Ce rendez-vous doit « jeter les bases d’un nouveau contrat social, celui du siècle qui s’ouvre », avait annoncé le chef de l’Etat devant le Congrès la semaine dernière.
A l’issue de la réunion, les partenaires sociaux ont noté un changement de ton de la part d’Emmanuel Macron, qui a manifesté le souhait de plus de « dialogue » à l’avenir, mais restent sur leurs gardes. Le président de la République a « convenu que l’année dernière avait été à son rythme à lui et sans écouter beaucoup », a rapporté Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « Parfois il en convient, mais il ne change pas », a-t-il ensuite commenté devant les journalistes dans la cour de l’Elysée.
« On a senti qu’il y avait une volonté de revenir – selon les termes du président de la République – à une République contractuelle, et à une forme de dialogue entre organisations syndicales et patronales et l’Etat », a expliqué Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.
Des rencontres « bilatérales » prévues à la rentrée
Emmanuel Macron a ainsi annoncé qu’il y aurait à la rentrée des « bilatérales » avec le premier ministre sur « un certain nombre de sujets » et une « multilatérale » sur l’assurance-chômage et la santé au travail.
Pascal Pavageau, secrétaire général de Force ouvrière (FO), a d’ailleurs salué les « signaux » donnés par le chef de l’Etat. Sur la réouverture des négociations sur l’assurance chômage, il s’est toutefois dit « extrêmement prudent, j’attends la feuille de route de septembre ».
Côté patronat, François Asselin, président de la CPME, a vu dans cette réunion « un vrai tournant » : « Le président a dit : “Pendant la première année de mandat, il fallait débloquer certaines situations, je suis allé vite, je l’assume, et maintenant je pense à une autre séquence où je vais avoir besoin de m’appuyer sur les corps intermédiaires”», a-t-il relaté.
Le tout nouveau patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, s’est quant à lui contenté de dire à sa sortie de la rencontre qu’il avait souligné « les difficultés de recrutement » des entreprises et les « mutations technologiques ».

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                Macron et les syndicats, le changement de pied



« La politique du “je marche seul”, c’est zéro pointé »
Avant la réunion, les syndicats avaient dénoncé en chœur leurs difficultés à se faire entendre, ainsi qu’un rythme de réformes trop élevé. Pascal Pavageau, secrétaire général de FO depuis près de trois mois, qui a remplacé Jean-Claude Mailly en avril à la tête de la centrale, appelle le locataire de l’Elysée à un changement radical en termes de méthode, dans une interview au Parisien mardi. « Il faut qu’il y ait un avant et un après 17 juillet. La politique du “je marche seul” menée depuis un an par le président sur le social, c’est zéro pointé », tance-t-il.
Un sentiment partagé par les autres partenaires sociaux. François Asselin (CPME) estimait qu’« on a besoin de corps intermédiaires pour faire accepter les réformes au plus grand nombre ». Geoffroy Roux de Bézieux critiquait, lui aussi, la méthode Macron : « On voit bien qu’il y a un problème de vitesse. Ce gouvernement va très vite, propose énormément de réformes. On a du mal à suivre. »
De son côté Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, entendait faire passer un message à M. Macron : « Je lui dirai “trop souvent vous voulez passer seul et ce n’est pas bon (…) pour la qualité des réformes souhaitées”. » Quant à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, il attendait du chef de l’Etat qu’« il change de politique sociale » et qu’« il parle de pouvoir d’achat, d’augmentation des salaires, d’augmentation des pensions [de retraite] ».
Chose inédite, les huit représentants syndicaux et patronaux s’étaient réunis la semaine dernière. Leur objectif : sortir d’un rôle ressenti de « faire-valoir » du gouvernement en fixant un agenda social indépendant du calendrier que leur impose l’exécutif. Ils doivent se retrouver en septembre.
Par ailleurs, Emmanuel Macron recevra mardi après-midi une centaine de patrons, dont ceux des principaux groupes français, pour leur demander de prendre « des engagements immédiats, visibles, de créations d’emplois et d’embauches d’apprentis », notamment dans les quartiers populaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ L’Assemblée a voté, dans la nuit de lundi à mardi, la possibilité pour le président d’assister au débat après son intervention devant le Parlement réuni en Congrès.
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Macron et le Congrès : l’opposition dénonce le « revirement » de la majorité

L’Assemblée a voté, dans la nuit de lundi à mardi, la possibilité pour le président d’assister au débat après son intervention devant le Parlement réuni en Congrès.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 03h24
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 07h36
    |

            Alexandre Lemarié








                        



Un vrai tour de passe-passe. Une semaine après l’annonce surprise d’Emmanuel Macron devant le Parlement à Versailles, la majorité manœuvre pour faire approuver la demande présidentielle d’amender la Constitution pour permettre au chef de l’Etat d’écouter les interventions des représentants de chacun des groupes de l’Assemblée et du Sénat, mais aussi de leur répondre, lors des prochains Congrès.
Par la voix de la ministre de la justice, Nicole Belloubet, le gouvernement a soutenu, dans la nuit de lundi 16 à mardi 17 juillet, une série de cinq amendements de l’opposition allant dans ce sens, lors de l’examen du projet de réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale. A l’issue d’un vif débat, ce changement a été voté par 40 voix contre 13.
L’Assemblée a voté la possibilité pour le président de la République d’assister au débat après son intervention devant le Congrès, en adoptant des amendements, défendus entre autres par des députés UDI-Agir-Les Indépendants. Ils visent précisément à supprimer les mots « hors sa présence » à la seconde phrase de l’article 18 de la Constitution, selon laquelle le chef de l’Etat « peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès. Sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote ».
« Aux ordres de Jupiter »
De gauche à droite, des députés ont dénoncé le « revirement » du gouvernement et de la majorité, qui avaient rejeté des propositions similaires de l’opposition lors du débat en commission, le 28 juin.

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                Congrès : la proposition de Macron va-t-elle à l’encontre de la séparation des pouvoirs ?



« Vous avez voté contre ces amendements en commission et vous vous mettez à les soutenir car le président vous a sifflés et que vous vous mettez tous au diapason. Quelle contradiction ! », s’est indigné le député (Les Républicains) de la Moselle Damien Di Filippo. « C’est assez impressionnant de voir la gymnastique à laquelle le gouvernement et la majorité se sont astreints pour pouvoir faire passer les amendements aux ordres de Jupiter », a appuyé l’élue (La France insoumise) de Paris, Danièle Obono, tandis que la socialiste Cécile Untermaier (Saône-et-Loire) a dénoncé « un coup monté ».
Quelque peu embarrassé pour justifier cette volte-face, le rapporteur général du texte et chef de file des députés La République en marche (LRM) Richard Ferrand, a tenté de mettre en avant le caractère « inabouti » de la révision constitutionnelle de 2008, qui n’a pas « prévu que le président de la République puisse venir, écouter, voire le cas échéant répondre » aux parlementaires lors des Congrès.
« Changement de régime »
« En 2008, on est un peu resté au milieu du gué », a abondé Nicole Belloubet, en assurant que la modification souhaitée par M. Macron n’allait « pas modifier les grands équilibres et le régime de responsabilité du premier ministre, qui n’est responsable que devant le Parlement ». Une manière de répondre à l’opposition, qui dénonce « un changement de régime », avec une présidentialisation du régime et un affaiblissement du rôle du premier ministre.
« En huit jours, vous avez changé d’avis », a lancé l’élu communiste Sébastien Jumel (Seine-Maritime) au patron des députés macronistes, en s’étonnant que « l’amendement présidentiel » n’ait pas été introduit par le gouvernement la semaine dernière, comme l’avait pourtant annoncé le chef de l’Etat. Le chef de file des députés communistes, André Chassaigne (Puy-de-Dôme), a lancé en direction de M. Ferrand : « Quand on n’a pas le cul propre, on ne peut pas monter au mât de cocagne ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’eurodéputé, qui avait remporté en 2016 l’investiture du parti écologiste pour la présidentielle, a été choisi par plus de 58 % des adhérents face à une liste conduite par Michèle Rivasi.
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Yannick Jadot tête de liste EELV aux élections européennes de 2019

L’eurodéputé, qui avait remporté en 2016 l’investiture du parti écologiste pour la présidentielle, a été choisi par plus de 58 % des adhérents face à une liste conduite par Michèle Rivasi.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h20
    |

                            Astrid de Villaines








                        


Sa persévérance a payé. Yannick Jadot, 50 ans, a été choisi par les adhérents d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) pour conduire la liste aux élections européennes de mai 2019. Avec 58,69 % des voix, le député européen l’a emporté face à Michèle Rivasi, députée européenne sortante également, qui n’a recueilli que 35,59 % des suffrages. Elle sera numéro 2 de sa liste.

Fier et honoré d’avoir été désigné tête de liste pour les élections européennes par les militant-e-s d’EELV ! Merci… https://t.co/JZfryZWIOh— yjadot (@Yannick Jadot)


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Un scénario qui n’est pas sans rappeler celui de la primaire écologiste de 2016 où ils s’étaient déjà retrouvés face-à-face au second tour. Yannick Jadot l’avait emporté, et s’était finalement retiré de la course au profit de Benoît Hamon. Cette fois, pas question de recommencer.
« Je n’ai pas hésité une seconde pour rejoindre Benoît Hamon quand il était à 18 % pendant la présidentielle. Là, c’est différent, ce n’est pas la même élection. Nous incarnons l’écologie politique et cette élection est emblématique pour nous », plaide M. Jadot qui a été élu pour la première fois au Parlement européen en 2009 lors de la création d’EELV.
Le mouvement fondé par Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit avait alors réalisé son meilleur score, (16,28 %) en envoyant 14 députés à Strasbourg, soit autant que le Parti socialiste. C’est bien de cette élection que l’eurodéputé, réélu en 2014, entend s’inspirer pour mener sa troisième campagne européenne.
« Hamon n’est pas mon sujet »
« Notre potentiel électoral est de 15 %. Si on travaille bien, on occupera la quasi totalité de cet objectif », assure l’ancien directeur des campagnes de Greenpeace (2002-2008) qui souhaite également « ouvrir la liste aux personnalités de la société civile, comme on l’avait fait en 2009 ». Le maire de Grande-Synthe (Nord), Damien Carême, qui défend l’accueil des migrants, est pressenti pour occuper une place « d’ouverture ».
Pas question en revanche – pour le moment – de libérer des places pour Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon. « Hamon n’est pas mon sujet. Je ne fais pas de politique politicienne. Mon seul objectif est de remporter des combats écologistes avec une liste conquérante », évacue le chef de file considéré par les cadres de Génération.s comme un « identitaire » qui refuserait l’union. Certains, au sein d’EELV continuent à souhaiter ce rapprochement, comme le porte-parole, Julien Bayou, qui a annoncé à l’AFP lundi qu’il serait « travaillé à la rentrée ».

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                EELV et Génération.s, l’entente impossible



Les écologistes ont également désigné, lundi, les quatorze autres candidats issus de leurs rangs qui composeront leur liste, parmi lesquels le secrétaire national du parti, David Cormand, qui occupe la troisième place et l’eurodéputée sortante, Karima Delli, à la sixième.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ À l’occasion de la visite du président serbe Aleksandar Vucic à Paris, le 17 juillet, Vuk Jeremić, leader du parti serbe d’opposition centriste, appelle à lutter pour le développement de la démocratie et des droits de l’homme en Serbie et dans les Balkans
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Vuk Jeremić : « Ceux qui demeurent attachés au futur démocratique de la Serbie, regardez vers la France »

À l’occasion de la visite du président serbe Aleksandar Vucic à Paris, le 17 juillet, Vuk Jeremić, leader du parti serbe d’opposition centriste, appelle à lutter pour le développement de la démocratie et des droits de l’homme en Serbie et dans les Balkans



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h29
    |

Vuk Jeremić (Président du parti serbe d’opposition centriste, Narodna Stranka/Parti Populaire)







                        



                                


                            

Tribune. En juin 2003, les leaders européens se sont réunis à Thessalonique (Grèce) afin d’affirmer sans ambiguïté que « l’avenir des Balkans est dans l’Union européenne ». Quinze ans plus tard, au sommet de Sofia, une nouvelle génération de leaders européens s’est prononcée sur le sujet, mais de façon plus prudente.
La déclaration signée ne faisait nulle mention du processus d’adhésion, et les parties prenantes n’ont que simplement annoncé leur « soutien sans équivoque à la perspective européenne des Balkans occidentaux ».
Emmanuel Macron le plus clair
Parmi les leaders européens, c’est le président Emmanuel Macron qui aura été le plus clair dans la présentation des raisons de ce changement de situation. À l’occasion d’un discours historique prononcé au Parlement européen à Strasbourg, et de remarques exprimées à Sofia quelques semaines après, il s’estimait favorable à l’ancrage des Balkans dans l’Europe, tout en notant qu’aller vers un prochain élargissement ne pourrait prendre place qu’à la seule condition de l’accomplissement d’une vraie réforme, qui résulterait en un approfondissement et un meilleur fonctionnement de l’Union européenne.

La franchise d’Emmanuel Macron est bienvenue : elle est indicatrice d’un réel intérêt dans le futur de l’Union européenne, tout en indiquant clairement que la transformation des Balkans occidentaux en région conforme aux valeurs et standards européens, demeure une responsabilité commune.
Cette franchise porte un véritable coup envers ceux qui souhaiteraient maintenir un statu quo qui coincerait la région entre l’Union européenne et le Moyen-Orient. Le risque d’avoir une telle zone tampon, est qu’elle créerait l’illusion faisant semblant que tout va bien dans notre coin du monde.
Je considère que cette dernière approche est erronée. Elle creuserait davantage le fossé entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux, diminuant ainsi sur le long...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les élus de tous bords ont rendu hommage à l’équipe de France de football, championne du monde pour la seconde fois dimanche.
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Les Bleus acclamés par les politiques

Les élus de tous bords ont rendu hommage à l’équipe de France de football, championne du monde pour la seconde fois dimanche.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h13
    |

                            Hugo Wintrebert








                        


Un simple « merci ». Le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi la sobriété sur Twitter pour saluer la victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du monde de football, dimanche 15 juillet. Mais dans le stade Loujniki de Moscou où il était présent, le chef de l’Etat a vécu la rencontre avec la Croatie avec passion et a exulté dès la fin du match sifflée.
Il a embrassé le crâne de Kylian Mbappé à l’instar de Jacques Chirac gratifiant Fabien Barthez d’un baiser présidentiel en 1998. Emmanuel Macron a ensuite été filmé dans les vestiaires des Bleus, glorifiant la performance de l’équipe de France : « Il y a 66 millions de Français qui vous ont regardés, vous êtes un exemple pour des tas de jeunes, et c’est pour toute votre vie, vous ne serez plus jamais les mêmes », a lancé le président aux vingt-trois joueurs et au sélectionneur, Didier Deschamps.
« Vous faites la fierté de votre pays, bravo », a renchéri le premier ministre, Edouard Philippe, qui s’est offert une déambulation à Paris à quelques encablures de Matignon après le match, prenant des selfies avec des supporters au visage grimé d’un drapeau tricolore.
Hollande fait un parallèle entre sa situation personnelle et les Bleus
L’ancien président François Hollande, qui a regardé la rencontre à Paris, a, lui, fait le tour des médias après le coup de sifflet final. « L’équipe de France donne un bonheur immense à notre pays, qui n’efface pas toutes les difficultés ni les disparités mais qui permet l’unité. Il faut utiliser ces moments, trop rares, pour assurer encore davantage de cohésion et ne pas seulement se satisfaire d’une fête de quelques jours », a déclaré l’ex-chef de l’Etat à l’AFP. Sur Franceinfo, François Hollande a même dressé un parallèle entre la victoire des Bleus, leur permettant de floquer une deuxième étoile sur leur maillot, et sa situation personnelle : « Ça montre qu’on peut gagner une deuxième fois », a ironisé l’ex-président.
Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, était lui sur place à Moscou. « Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’émotion que vous nous avez procurée. Celle de toute une nation ! Bravo et merci à l’équipe de France », a réagi l’ancien président en postant une photo de lui avec Kylian Mbappé.
Jean-Luc Mélenchon, président de La France insoumise, a choisi Facebook pour publier un long texte en hommage aux Bleus : « Méfiez-vous des pisse-vinaigre qui regardent de haut les grandes émotions collectives partagées sans limite visible, a écrit le député des Bouches-du-Rhône. Je suis reconnaissant à ceux qui nous permettent de vivre un moment de cette sorte. Je comprends que le foot indiffère et même qu’il insupporte. Mais j’ai plus de mal avec les militants politiques de la gauche traditionnelle quand ils montrent du doigt ceux qui s’en passionnent et se réjouissent d’une victoire sur le stade. »
Marine Le Pen évoque les « pillards professionnels »
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est quant à elle dite « très fière que la France gagne contre cette belle et courageuse équipe croate ! » Avant de s’indigner des débordements qui ont émaillé les célébrations de la victoire des Bleus. « Scènes de pillage : les Français en ont par-dessus la tête des émeutiers, casseurs, pillards professionnels qui utilisent toutes les occasions pour gâcher tout événement collectif. La plus grande sévérité doit maintenant devenir la règle contre ces actes anti-français », a tweeté la députée du Pas-de-Calais. Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, a commenté la victoire sans revenir sur les incidents de la nuit. « Nous en avons rêvé. Nous avons tant vibré. Nous sommes fiers de vous ! Bravo les Bleus ! », a-t-il commenté après avoir assisté au match depuis le Puy-en-Velay (Haute-Loire), ville dont il était maire.
L’actuel chef du Parti socialiste, Olivier Faure, a, lui, déclaré : « Une Coupe du monde c’est une sélection mais c’est aussi tout un pays qui retrouve le goût de faire la fête ensemble et de partager une histoire ! » « Même le ciel russe pleure de joie », a réagi le fondateur de Génération. s, Benoît Hamon. « Ça fait du bien au pays, ça fait du bien à tous de voir tous ces sourires et toutes ces générations », a commenté la maire de Paris, Anne Hidalgo, sur RTL, évoquant la résilience des Français après les attentats de 2015.
La pluie d’hommages des politiques pour les Bleus doit continuer ce lundi. Les champions du monde seront reçus à l’Elysée à 18 heures 30 par Emmanuel Macron, qui ne manquera pas de rappeler l’objectif qu’il avait fixé aux joueurs avant le début du Mondial : « Une compétition est réussie quand elle est gagnée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ A Saint-Ouen, les habitants de l’immeuble « Planète Z » suivent la finale de la Coupe du monde. La photographe Jeanne Frank les a suivis pendant toute cette soirée.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le président de la République, accusé de prendre pour quantité négligeable les corps intermédiaires, doit recevoir les principales organisations mardi à l’Elysée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/07/2018
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Macron et les syndicats, le changement de pied

Le président de la République, accusé de prendre pour quantité négligeable les corps intermédiaires, doit recevoir les principales organisations mardi à l’Elysée.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 07h10
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
L’invitation est arrivée juste avant la demi-finale opposant les footballeurs français à leurs homologues belges, le 10 juillet. Un courriel envoyé aux numéros un des huit organisations patronales et syndicales représentatives à l’échelon interprofessionnel. Tous doivent être reçus, mardi 17 juillet, à l’Elysée par Emmanuel Macron.
Une rencontre à la configuration inédite depuis le début du quinquennat. Elle signe un changement de méthode pour le président de la République, accusé de prendre pour quantité négligeable les corps intermédiaires. Elle répond également à une demande de plusieurs confédérations qui réclamaient la mise en place d’un nouvel agenda social.
Le 9 juillet, lors de son discours devant le Congrès à Versailles, le chef de l’Etat a expliqué ce qu’il attendait de ce rendez-vous : « Je veux, dans cette deuxième année qui s’ouvre, redonner corps à une République contractuelle à laquelle je crois, celle qui permettra de jeter les bases d’un nouveau contrat social (…) par une discussion avec l’ensemble des partenaires sociaux, mais aussi des élus. »

La réaction de ses interlocuteurs a été plutôt favorable. « La CFDT dit chiche ! », s’est réjoui Laurent Berger, le leader de la centrale cédétiste, dans un entretien à L’Obs. Ce face-à-face avec le président de la République, « c’est exactement ce que l’on demandait. On s’est battus pour ça », confie Pascal Pavageau, le secrétaire général de FO, qui dit se rendre à la réunion de mardi dans « un esprit d’ouverture positive ». 
« Nous pourrons lui dire que nous avons la volonté de continuer à négocier sur les sujets qui nous sont propres et lui signifier, au passage, que nous n’avons pas déserté le terrain, bien au contraire », assure Philippe Louis, le président de la CFTC. 
« S’il considère que les partenaires sociaux doivent jouer un rôle, tant mieux, complète Alain Griset, le patron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le parti de Marine Le Pen, suspecté d’avoir rémunéré des assistants sur des fonds européens, doit faire face à la saisie de deux millions d’euros.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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Face à une possible faillite, le Rassemblement national en appelle à ses militants

Le parti de Marine Le Pen, suspecté d’avoir rémunéré des assistants sur des fonds européens, doit faire face à la saisie de deux millions d’euros.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 08h34
    |

                            Hugo Wintrebert








                        



                                


                            

Alex Frederiksen est chômeur. A 29 ans, il doit faire attention à la moindre dépense. Pourtant, le 9 juillet, il n’a pas hésité à verser 100 euros au Rassemblement national (RN, ex-Front national). Une réponse à l’appel aux dons lancé le même jour par la présidente du parti, Marine Le Pen, après l’annonce de la saisie par la justice de 2 millions d’euros d’aides dues au RN, suspecté d’avoir utilisé des fonds européens pour payer ses salariés permanents.
Militant depuis 2012, Alex Frederiksen parle d’« un petit sacrifice pour le bon fonctionnement de la démocratie ». « Si rien n’est fait, le RN est mort en août », s’inquiète cet adhérent habitant à Boulogne (Hauts-de-Seine) en reprenant les arguments utilisés par Mme Le Pen. Avant de se demander : « Comment des juges peuvent bâillonner un parti qui fait près de onze millions de voix au second tour de la présidentielle ? »
Comme Alex Frederiksen, certains militants se disent prêts à mettre la main à la poche pour que le RN évite le couperet de la « guillotine » qui menace le parti, selon les mots de sa présidente. Après une semaine, Jean-Lin Lacapelle, chargé des ressources du RN, évoque déjà un « sursaut populaire très important, qui dépasse nos attentes ». Dimanche, le parti annonçait avoir récolté 300 000 euros, provenant de plus de 5 000 donateurs.
« Méthodes déloyales »
Unis autour de la critique de l’institution judiciaire, les adhérents du RN semblent requinqués. « L’objectif des magistrats est clairement politique et pas judiciaire », s’indigne Xavier Grolet, retraité rhodanien de 55 ans, adhérent au RN depuis trois ans. Lui non plus n’a pas tergiversé. Il a donné 30 euros. Cet ancien militaire s’interroge sur la motivation des deux juges d’instructions du Parquet national financier, à l’origine de la saisie. Il souligne l’appartenance de la magistrate Claire Thépaut au Syndicat de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Sortant de sa sobriété, le président de la République a fêté la victoire dans les vestiaires des joueurs français, dimanche soir.
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Quand Macron exulte avec les Bleus

Sortant de sa sobriété, le président de la République a fêté la victoire dans les vestiaires des joueurs français, dimanche soir.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 08h53
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 12h20
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

L’image a été saisie par le photographe de Vladimir Poutine, présent dans la tribune présidentielle du stade Loujniki, à Moscou. On y voit Emmanuel Macron en bras de chemise, hurler de rage, les deux poings levés, debout face à la pelouse, alors que l’équipe de France vient de marquer son premier but face à la Croatie. Une image très peu protocolaire, immédiatement reprise sur les réseaux sociaux, où elle a été dénoncée par les adversaires du président de la République, qui y ont vu une tentative de récupération.
Ces derniers jours, l’Elysée avait pourtant insisté : pas question de mettre le chef de l’Etat en avant et de donner l’impression de vouloir profiter du bon parcours des Bleus pour redorer une image ternie depuis quelques semaines, comme l’avait fait Jacques Chirac, en 1998. Pourtant peu adepte du ballon rond, l’ancien maire de Paris avait alors assisté à tous les matchs de l’équipe de France, participé à la « ola » dans les stades, embrassé le crâne de Fabien Barthez. Résultat : une envolée d’une quinzaine de points dans les sondages, alors que sa cote de popularité était au plus bas après la dissolution ratée de 1997.
« Le président veut être dans le partage mais pas dans l’appropriation de quelque chose qui appartient à tous les Français », assure-t-on dans l’entourage de M. Macron, établissant un parallèle avec l’hommage rendu lors des funérailles de Johnny Hallyday, en décembre 2017, « où le chef de l’Etat est un parmi les Français et partage un moment avec eux ». « Pas de récupération, le président de la République nous l’a demandé lors du dernier conseil des ministres. Bien sûr, on sera contents comme tous les Français, mais pas de mélange des genres », abondait un membre du gouvernement quelques jours avant la finale.
Les vertus de la réussite
Après le match, Emmanuel Macron s’est ainsi contenté sur son compte Twitter d’un sobre « merci » écrit en lettres capitales et adressé à l’équipe de France....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que la victoire de l’équipe de France en Russie s’inscrit dans le récit national qu’Emmanuel Macron tente d’inculquer à son peuple rétif : oui, la France peut faire de grandes choses.
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Des « Bleus » 100 % politiques

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que la victoire de l’équipe de France en Russie s’inscrit dans le récit national qu’Emmanuel Macron tente d’inculquer à son peuple rétif : oui, la France peut faire de grandes choses.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 06h26
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h04
    |

            Françoise Fressoz (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Ils sont décidément formidables, ces Bleus. Non seulement, ils gagnent, non seulement ils assurent à la France sa deuxième Coupe du monde en vingt ans, mais ils rendent le pays heureux et se chargent à eux seuls de tout le travail des politiques.
Emmanuel Macron n’avait pas besoin d’en faire beaucoup, dimanche soir 15 juillet au stade Loujniki de Moscou. Il suffisait d’entendre le sélectionneur Didier Deschamps s’exclamer « on est fiers d’être français, vive la République ! », Paul Pogba souhaiter « que tout le monde s’embrasse », Hugo Lloris commenter « c’est beau de voir les Français unis, dans la joie, de les voir avec le sourire, de les voir avec les larmes. C’est comme ça qu’on aime voir notre pays », pour réaliser que quelque chose d’important était en train de se passer.

En ce 15 juillet, les Bleus ont apporté au président de la République ce derrière quoi il court depuis plus d’un an : un événement qui fait ciment, une grande fête populaire rassemblant toutes les catégories sociales et fédérant toutes les générations, un moment de fierté nationale, un instant de fusion. Ce faisant, ils se sont inscrits de plain-pied dans le récit national que l’élu de 2017 tente d’inculquer à son peuple rétif : oui, la France peut faire de grandes choses. Oui, elle a la capacité de surprendre le monde, n’en déplaise aux grincheux qui ne la voyaient pas forcément en finale.
L’alchimie du verbe et de l’action
Mais ce que le pays a démontré, dimanche, c’est qu’il n’avait pas nécessairement besoin d’être coaché par l’Elysée pour y parvenir. Le succès des Bleus est d’abord celui d’un homme tenace et taiseux, Didier Deschamps, en tout point différent d’Emmanuel Macron : le Basque, âgé de 49 ans, n’est pas un disruptif. En 1998, il jouait dans l’équipe de France, lors de la première victoire en Coupe du monde, puis il est devenu capitaine et, enfin, entraîneur.
« Je veux tout donner à la France » Kylian Mbappé
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’esprit sportif dominait dans les réactions de l’ensemble des élus, qui n’ont pas manqué de superlatifs pour saluer le 4-2 des Français face aux Croates, dimanche.
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Après la victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du monde, pluie d’hommages des politiques

L’esprit sportif dominait dans les réactions de l’ensemble des élus, qui n’ont pas manqué de superlatifs pour saluer le 4-2 des Français face aux Croates, dimanche.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 21h07
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 10h17
   





                        



Le président de la République a salué d’un mot, écrit en lettres capitales sur Twitter, la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde en Russie, dimanche 15 juillet : « MERCI ». Tout comme Jacques Chirac, en 1998, qui avait embrassé le crâne du gardien Fabien Barthez, Emmanuel Macron a embrassé celui de l’attaquant Kylian Mbappé, auteur de l’un des quatre buts de la soirée ; un joueur que le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qualifiait de « phénoménal ».

.@equipedefrance : MERCI— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a pour sa part englobé l’ensemble des Tricolores dans le superlatif « Géants ». Le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, y allant d’un : « Champions. Vive les Bleus ! Vive la France ! Didier royal. La sueur paye ».

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                Des « Bleus » 100 % politiques



La tour Eiffel a été illuminée dimanche en bleu-blanc-rouge. A la maire de Paris, Anne Hidalgo a salué une « victoire historique », au diapason de l’ensemble de la classe politique.
L’esprit sportif dominait dans les réactions politiques, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, applaudissant les Croates pour leur jeu : « Beau moment de football, beau moment de rassemblement et de fierté nationale ».
« Utiliser ces moments pour davantage de cohésion »
Benoît Hamon, candidat socialiste de la dernière présidentielle, a, lui, tweeté : « Même le ciel russe pleure de joie ». L’actuel patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a commenté de son côté : « Une coupe du monde c’est une sélection mais c’est aussi tout un pays qui retrouve le goût de faire la fête ensemble et de partager une histoire ! »

Même le ciel russe pleure de joie #ChampionsDuMonde #AllezlesBleus https://t.co/JzgNeQcyKn— benoithamon (@Benoît Hamon)


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Moins polémique que d’ordinaire, Jean-Luc Mélenchon, le président de La France insoumise, s’est dit « reconnaissant » sur Facebook. « La victoire exalte la bienveillance et le goût de soi (…) Elle peut être contagieuse. Plongeons sans réserve dans cette vague qui nous submerge ! Nous en reviendrons plus forts, plus généreux. » Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), s’est déclarée « très fière que la France gagne contre cette belle et courageuse équipe croate ».
Quant à Génération Ecologie, ils ont félicité « la France sportive », dans un communiqué. « Ce n’est donc pas un hasard si l’équipe de France de football a gagné sa deuxième étoile mondiale. Pour cela il faut un peu de chance et beaucoup de compétence mais l’un ne va pas sans l’autre. »
L’ancien président de la République François Hollande a salué cette victoire en appelant à « utiliser ces moments trop rares » d’unité pour « assurer davantage de cohésion » dans le pays. « L’équipe de France donne un bonheur immense à notre pays, qui n’efface pas toutes les difficultés ni les disparités mais qui permet l’unité. Il faut utiliser ces moments, trop rares, pour assurer encore davantage de cohésion et ne pas seulement se satisfaire d’une fête de quelques jours », a déclaré l’ex-chef de l’Etat.
Son prédécesseur, grand amateur de football, a également réagi sur Twitter. « Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’émotion que vous nous avez procurée. Celle de toute une Nation ! Bravo et merci à l’équipe de France », écrivait Nicolas Sarkozy.

Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’émotion que vous nous avez procurée. Celle de toute une Nation 🇫🇷🇫🇷🇫🇷🇫🇷… https://t.co/MtqC2eceu8— NicolasSarkozy (@Nicolas Sarkozy)


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« Bravo à nos Bleus qui ont représenté, avec fierté, la France dans toute sa diversité », postait, de son côté, la ministre de l’outre-mer, Annick Girardin. Un joueur de l’équipe, Thomas Lemar, vient de la Guadeloupe, et huit des vingt-trois Bleus retenus par Didier Deschamps viennent de banlieue, souvent de quartiers défavorisés. Rappelant que Kylian Mbappé est originaire de Bondy, le président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a félicité « une équipe à l’image de la société française, diverse et talentueuse ».

Joie et fierté de remporter une nouvelle Coupe du Monde ! En particulier avec @KMbappe, enfant de #SSD93, et une éq… https://t.co/JpS5REYMWQ— StephanTroussel (@Stéphane Troussel)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet a mobilisé plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux, 64 avions et 30 hélicoptères.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La rencontre permettra, selon l’Elysée, d’évoquer les grands dossiers internationaux, en particulier la Syrie et l’Iran, malgré les divergences entre les deux capitales.
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Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se verront dimanche à Moscou

La rencontre permettra, selon l’Elysée, d’évoquer les grands dossiers internationaux, en particulier la Syrie et l’Iran, malgré les divergences entre les deux capitales.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 20h03
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 06h36
   





                        


Bonus diplomatique des victoires des Bleus lors de la Coupe du monde, la rencontre entre le président de la République Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin, dimanche 15 juillet, à la veille du sommet Trump-Poutine, arrive « au bon moment », a estimé, samedi 14 juillet, l’Elysée.
« [Elle] survient dans un contexte important, après le sommet de l’OTAN et avant la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Elle permettra de faire le suivi de la très longue et positive rencontre des présidents français et russe à Saint-Pétersbourg, sur les coopérations bilatérales et les grands dossiers internationaux, en particulier sur la Syrie et l’Iran, malgré nos divergences », selon l’Elysée.

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Les deux dirigeants avaient convenu de se voir lorsqu’ils s’étaient croisés pour la demi-finale des Bleus, mardi. L’un des sujets principaux sera le règlement politique du conflit en Syrie, où la France a mis en place un mécanisme de concertation avec Moscou, pour tenter de rapprocher les initiatives russo-turques et celles des Occidentaux.
Les Européens très inquiets de l’attitude russe
« Ce mécanisme, nous le faisons fonctionner et il permet de bâtir des convergences, notamment sur l’aspect humanitaire », soulignent les conseillers de la présidence. La France tente de rapprocher les positions entre le groupe d’Astana (Russie, Iran, Turquie) et le « small group » sur la Syrie (Royaume-Uni, Allemagne, Etats-Unis, France, Arabie saoudite, Jordanie, Egypte).
Quant à la rencontre Trump-Poutine prévue lundi à Helsinki, elle pourrait permettre de faire avancer les efforts de désarmement, estime la France.
Elle reflète le souhait de Donald Trump « d’établir un contact avec le président russe », en dépit de l’enquête aux Etats-Unis sur une possible ingérence du Kremlin dans la présidentielle américaine de 2016.

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Vendredi, le procureur spécial Robert Mueller, chargé de ces investigations, a inculpé douze agents russes du renseignement accusés d’avoir piraté les ordinateurs du Parti démocrate. Son enquête s’intéresse aussi aux soupçons de collaboration entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump.
Le président américain devra toutefois compter avec des alliés européens « évidemment très inquiets de l’attitude [de Moscou] », notamment après l’affaire de l’ancien agent double russe Sergueï Skripal – victime, ainsi que sa fille, d’une tentative d’empoisonnement au Royaume-Uni en mars – et l’annexion de la Crimée, avertit Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.
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Michel Bouquet, Laurence Parisot, Olivier Py... Qui sont les 392 promus de la Légion d’honneur du 14-Juillet ?

L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h20
   





                        



   


Ils sont 392 à être distingués cette année pour la promotion de la Légion d’honneur du 14-Juillet. Chercheurs, magistrats, artistes, élus ou industriels, illustres ou moins connus, composent cette cohorte, à parité hommes-femmes rigoureuse.
La culture a évidemment une place de choix dans cette promotion. Michel Bouquet, 92 ans, est ainsi élevé à la dignité de grand’croix. L’actrice Marie-Christine Barrault est promue commandeur, le réalisateur Claude Lelouch officier, et, en plein festival d’Avignon, son directeur Olivier Py chevalier. De même, l’éditeur Jacques Glénat est fait chevalier, comme la journaliste Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter. Autre journaliste, aujourd’hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, est promue officière.
Parmi les promus, on trouve également la gynécologue Joëlle Kauffmann (grand officier), l’oncologue Laurence Zitvogel (officier), ou encore Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie pour l’autisme (chevalier).
NKM, Mourad Boudjellal et Jean Jouzel
Dans la recherche, sont distingués le climatologue Jean Jouzel et la physicienne et secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences Catherine Bréchignac, faits commandeurs, la biologiste Margaret Buckingham et l’historien Marc Fumaroli de l’Académie française, tous deux grands officiers.
Pour leur contribution à l’innovation en matière de technologie numérique, sont cités le président de la start-up Actility Olivier Hersent et le PDG de Rakuten Olivier Mathiot (chevaliers).
Au chapitre du développement durable, sont distinguées Anne-Marie Ducroux (présidente de la section environnement du Conseil économique social et environnemental), et Nathalie Boyer, ambassadeur de l’économie circulaire (chevaliers).
« Le développement économique est encouragé par la distinction d’acteurs appartenant à des entreprises de toutes tailles », explique la Grande chancellerie : ainsi Laurence Parisot, présidente de Gradiva et ex-patronne du Medef (officier), la PDG d’Yves Saint Laurent Francesca Bellettini, le DG d’Orano (ex-Areva) Philippe Knoche, mais aussi le maître verrier Dominique Duchemin et le chocolatier Patrick Roger (chevaliers).
Pour le sport, Mourad Boudjellal, président du Rugby Club toulonnais, devient chevalier.
Pour « service de l’Etat » enfin, d’anciens ministres ou parlementaires sont distingués comme Christiane Scrivener (grand’croix), Jean-Claude Gaudin (officier), Elisabeth Guigou, Nathalie Kosciusko-Morizet, Patrick Ollier (chevaliers).
Egalement dans cette promotion, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, et Catherine Guillouard, PDG de la RATP.
Consultez l’intégralité de la promotion du 14-Juillet 2018 : 

   Légion d'honneur 140718 by Le Monde on Scribd

« Retrouver l’esprit » de Bonaparte
L’an dernier, la promotion du 14-Juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités. En novembre, le président a décidé une révision des critères d’attribution, annonçant une réduction du nombre de bénéficiaires pour « retrouver l’esprit » de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte. A ce jour, 92 000 personnes ont été récompensés pour leurs mérites éminents au service de la nation.
Hors promotion spéciale, la promotion du 14-Juillet est l’une des deux promotions civiles annuelles de la Légion d’honneur, avec celle du 1er janvier. Celle de Pâques a été supprimée cette année. Deux promotions militaires sont également publiées chaque année, l’une en avril-mai pour les militaires de réserve et anciens combattants, l’autre en juin-juillet pour ceux d’active.



                            


                        

                        

