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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Toujours dans le plus simple appareil, au moins au départ, nos baroudeurs terminent en beauté leur périple au Québec (sur France 5 à 20 h 55).
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TV – « Nus et culottés » sur un air de « Ma cabane au Canada »

Notre choix du soir. Toujours dans le plus simple appareil, au moins au départ, nos baroudeurs terminent en beauté leur périple au Québec (sur France 5 à 20 h 55).



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h50
    |

                            Camille Langlade








                        


Documentaire sur France 5 à 20 h 55

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Rien ne sert de courir, il faut partir à poil. Nans et Mouts – alias Nans Thomassey et Guillaume Mouton – sont de retour pour le troisième et dernier volet de leurs tribulations nord-américaines. Six ans déjà que ces vagabonds en herbe arpentent le monde, uniquement vêtus de leurs caméras (du moins au départ). Après avoir débarqué nus comme des vers au Québec, goûté les spécialités culinaires et autres joies locales, les deux hommes s’approchent enfin de leur but : construire une cabane. Pas au fond du jardin, mais dans la forêt, au bord du lac Saint-Jean.
Voilà donc les comparses arrivés au septième jour de leur aventure. Vêtements, bois, outils, matériel de menuiserie : en une semaine, ils sont parvenus à récupérer un barda composite. Leur route les a menés jusqu’à Jean, qui, après avoir sillonné la planète (à pied, s’il vous plaît) pendant onze ans, vit désormais dans les bois.
Passé l’élaboration du plan de construction, direction le lac Saint-Jean, en auto-stop. Au gré de leurs errances, les deux « pouceurs », comme on dit au Québec, vont faire des rencontres bienheureuses, dans tous les sens du terme. Car leur voyage se révèle être une quête spirituelle et philosophique. « Y a comme une grâce qui nous accompagne », concluront-ils.
« Veinards inconscients »
Des familles qui les accueillent au conducteur sceptique qui les alerte avec bienveillance des dangers et de l’insouciance de leur projet, tous les personnages s’avèrent attachants. Nos deux as de la récup se définissent d’ailleurs comme des « veinards inconscients ». Pourtant, si tout semble réussir à nos baroudeurs, leurs pérégrinations restent peuplées d’imprévus. Elément non négligeable pour assurer une forme de dramatisation du récit.
Au-delà de l’aspect « système D », cet épisode rend compte de l’ouverture et de la générosité des Québécois et de leurs communautés autochtones, marquées par l’Histoire. En se filmant eux-mêmes, Nans et Mouts captent de magnifiques morceaux de vie, authentiques, avec une bonne humeur terriblement communicative. Au fil de ce roman d’apprentissage animé, on pleure, on rit, on se réjouit. Et surtout, on (re)trouve foi en l’humanité.
Nus et culottés. Objectif lac Saint-Jean, 3/3, de Guillaume Mouton, Nans Thomassey et Charlotte Gravel (Fr., 2018, 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Dans le cadre des consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe, un procès théâtralisé de l’UE s’est tenu lundi à Paris avec, à la barre, Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, et son ex-homologue italien, Sandro Gozi.
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Un faux procès de l’Union européenne afin de faire avancer les débats

Dans le cadre des consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe, un procès théâtralisé de l’UE s’est tenu lundi à Paris avec, à la barre, Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, et son ex-homologue italien, Sandro Gozi.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h40
    |

                            Sarah Calamand








                        



   


Dans la salle du tribunal de la « Cour des affaires exceptionnelles à caractère communautaire », l’Europe est sur le banc des accusés. Lundi 16 juillet, à la Maison de la poésie (Paris 3e), le procès de l’Europe est mené par les comédiens de l’association marseillaise Les Têtes de l’art, qui campent les rôles du président du tribunal, de la procureure, de l’avocat de la défense et du greffier. Les chefs d’inculpation sont nombreux : « entrave à la libre circulation des personnes au sein de l’espace Schengen », « atteinte au principe de solidarité », « publicité mensongère et tromperie sur la nature du projet européen ».
Autant de critiques qui résonnent avec l’actualité et soulignent les difficultés de l’Union européenne. Deux témoins, qui connaissent bien l’accusée, mais qui ignorent les questions qui leur seront posées, sont appelés à la barre face à un public de jurés : la ministre française Nathalie Loiseau, et l’ancien secrétaire d’Etat italien Sandro Gozi, tous deux chargés des affaires européennes.

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Ce procès entre dans le cadre des consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe, proposition de campagne du candidat Emmanuel Macron. Depuis le lancement de ce processus, le 17 avril à Epinal, dans les Vosges, plus de 400 événements ont déjà été organisés dans plusieurs Etats membres, en premier lieu la France. De formes variées, ils visent à rassembler les propositions des Européens afin de construire le projet de refondation autour de leurs préoccupations. Mais ce dispositif peine à trouver un écho dans les médias et auprès du grand public.
Public hilare
Cette fois, Nathalie Loiseau, cheville ouvrière de ces consultations au sein du gouvernement, est entourée de personnages souvent cocasses, d’un public hilare, dans un décor et une ambiance burlesques. A la barre, elle doit répondre aux critiques formulées à l’égard de l’Europe concernant la sécurité des Européens, leur nostalgie des frontières et des monnaies nationales, ou le coût du projet commun. Au passage, la ministre vante l’intérêt de la récente loi commune censée protéger les données personnelles des citoyens, une première dans le monde. Elle reconnaît cependant qu’en matière de politique sociale l’Europe « manque d’ambition ». En mai 2018, selon Eurostat, le chômage s’élevait à 16,8 % chez les jeunes de la zone euro de moins de 25 ans. Pour autant, à l’en croire, la disparition de l’Europe n’est pas la solution : « Les jeunes sont les premiers frappés par la crise. Mais sans Europe, il n’y a pas de filet de sécurité. »

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                « La proposition de M. Macron de consulter les citoyens sur l’Europe est nécessaire et réalisable »



Sandro Gozi, deuxième témoin à comparaître, sera interrogé sur le manque de clarté des institutions de l’Union. « En principe, ça devrait être simple. Mais dans la pratique, le nombre de comités, de fonctionnaires, de bureaucrates complique les choses. » Et pour revenir à un fonctionnement sain de l’Union, l’ancien secrétaire d’Etat italien propose de se rapprocher du contenu des traités : « Les traités sont bons. Il faut prendre du recul, observer l’Europe de l’extérieur. On voit alors tout ce qu’on a à perdre. » « Est-ce bien normal ? », lui demande la procureure, en dénonçant le « simulacre de démocratie » que représenterait, selon elle, le Parlement européen, privé du pouvoir d’initiative des lois. N’ayant le choix qu’entre « oui » et « non », Sandro Gozi répondra « non », dans un sourire gêné, sous les rires du public.
La pièce se termine par une scène comique, dans laquelle le réquisitoire et la plaidoirie sont prononcés en même temps, dans une cacophonie générale, puis le président du Tribunal invite les jurés, non pas à rendre leur verdict, mais « à forger [leur] intime conviction » quant à l’avenir de l’Europe.
Propositions des citoyens
Si le spectacle se veut participatif, la véritable « consultation » ne commence qu’une fois la pièce terminée. A la sortie, les spectateurs sont invités à écrire leurs propositions pour l’Europe et à les glisser dans une urne. Ils peuvent également décrire leurs peurs et leurs espoirs sur des panneaux installés à cet effet dans le couloir menant à la salle de spectacle. Ainsi, le « programme Erasmus », « plus de soixante ans de paix », l’envie d’une « vraie force contre Trump » inspirent les Européens en ce qui concerne l’avenir. Le public s’inquiète cependant de la « perte d’influence de la France » ou encore des « disparités ».
« L’intérêt de ce rendez-vous, c’est de comprendre pourquoi il est important de conserver l’Union. Les gens ne se sentent pas assez concernés par l’Europe. » Kenza, avocate
Les spectateurs sortent toutefois requinqués de l’audience. Alix et Eva, étudiantes de 23 et 21 ans, plébiscitent l’événement, car il clarifie le fonctionnement de l’Europe auprès des jeunes : « Tout le monde devrait participer à ce genre d’occasion ! » Pour Kenza, avocate en droit public, « l’intérêt de ce rendez-vous, c’est de comprendre pourquoi il est important de conserver l’Union Européenne, de ne pas la laisser disparaître. Les gens ne se sentent pas assez concernés par l’Europe ».
La salle affichait pourtant complet, et pour Nathalie Loiseau, l’objectif semble atteint : « Les gens se sont posé des questions tout en se distrayant. » Concernant la suite du programme, les propositions des citoyens seront regroupées. « Nous allons demander à un groupe d’experts complètement indépendants de faire une synthèse de ces consultations. Je n’ai pas voulu que ce soit fait par les gouvernements, car c’est vraiment la voix des citoyens, et il faut que ça le soit de bout en bout », explique la ministre.

Mme Loiseau n’en a pas fini avec les consultations citoyennes voulues par Emmanuel Macron, puisqu’elles sont censées se tenir jusqu’en octobre 2018, avant de faire l’objet d’une synthèse lors d’un Conseil européen extraordinaire en mai 2019, pour contribuer à fixer l’agenda du continent pour les cinq ans à venir. Quant à la troupe des Têtes de l’art, elle est déjà en route pour renouveler l’exercice ailleurs en France. Sans ses deux témoins majeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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La chanson d’amour de Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro

Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h58
    |

            Pascale Krémer








                        


Psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, Christophe André est l’auteur d’ouvrages sur le bonheur, la méditation ou la psychologie positive qui ont rencontré un grand succès. Dernière parution, La Vie intérieure (L’Iconoclaste-France Culture).
« D’abord, je suis toulousain. Avec Nougaro, et un verre de vin, quand je cuisine, je retrouve mes racines. C’est un génie de la chanson, du swing, du phrasé poétique. J’aime beaucoup cette chanson, Cécile, ma fille, parce que c’est une chanson d’amour paternel mais où l’on parle des trois grandes sortes d’amour.
Nougaro évoque sa période de donjuanisme. Il dit : « Bien avant que je t’aie/Des filles j’en avais eu/Jouant mon cœur à face ou pile. » J’ai connu le vagabondage sentimental. Beaucoup, beaucoup, beaucoup, quand j’étais étudiant. J’adorais découvrir une personne très différente, son fonctionnement, sa façon de voir le monde, comme on débarque dans un pays inconnu. J’étais en médecine pour devenir psychiatre, je voulais faire comme Freud depuis que je l’avais lu en terminale. Avec ces jeunes femmes, on parlait beaucoup, tout de même – comme tous les garçons qui enchaînent les conquêtes, il fallait que j’aie un peu de bagout ! Ce n’était pas clair alors, mais je crois qu’avec elles, je pratiquais une sorte de tourisme psychologique.
Enraciné auprès d’une femme
Un jour, j’ai épuisé mon désir de vagabondage. La chanson de Nougaro parle sobrement, mais joliment, de l’amour conjugal, de cette femme qui le convainc de s’engager. Moi aussi, j’étais dans l’instabilité jusqu’à ce que je rencontre ma femme et que j’aie mes enfants. A 35 ans, j’avais pris de mauvaises habitudes, mais cesser d’être volage m’a semblé facile parce que c’était la bonne personne. J’étais bien, enraciné auprès d’une femme. Elle avait cette intelligence du couple et de la famille. Moi, pendant mon enfance, je n’avais pas connu le modèle du couple qui s’entend bien. Elle, elle savait comment cela fonctionne. Je me suis laissé éduquer.
Et puis, cette chanson m’émeut parce que j’ai trois filles. Ce qui m’a le plus transformé, le plus violemment bouleversé, en tant qu’être humain, c’est le fait d’être père. La responsabilité de gens plus fragiles que soi, le côté indéfectible des liens, la confiance absolue qu’accorde l’enfant, retrouver des bouts de soi-même dans d’autres êtres… Cette responsabilité constante m’a lesté, dans le bon sens, elle m’a donné de la densité. Elle m’a mis une pression féconde. Je devais faire des efforts pour devenir un meilleur humain, puisque la meilleure façon d’éduquer, c’est de montrer. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ A la MC93, le metteur en scène reprend « Italienne scène et orchestre », ou « La Traviata » comme vous ne la verrez jamais.
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A Bobigny, Jean-François Sivadier met l’opéra sens dessus dessous

A la MC93, le metteur en scène reprend « Italienne scène et orchestre », ou « La Traviata » comme vous ne la verrez jamais.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h32
    |

            Laurent Carpentier








                        



                                


                            

A l’amateur éclairé échappé du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence comme à l’aficionado d’Avignon, « in » et « off » confondus, le festival Paris l’été offre malicieusement à la MC93 de Bobigny (Seine-Saint-Denis), en ouverture de ses festivités, un fort joli pied de nez : Italienne scène et orchestre, de Jean-François Sivadier, dans lequel le spectateur est invité à assister aux répétitions d’un opéra, en l’occurrence La Traviata, de Verdi… Et ce n’est pas piqué des hannetons.
Mais, avant le lever de rideau, l’histoire réclame un flash-back. 1997, le dramaturge Didier-Georges Gabily, dont il était très proche, vient de mourir prématurément. Jean-François Sivadier n’a encore jamais monté de spectacle à lui. Laurent Pelly qui dirige alors le centre culturel le Cargo à Grenoble (rebaptisé depuis MC2) lui propose de monter un spectacle, avec trois contraintes : cela doit être court – 1 h 30 maximum –, réunir pas plus de trois-quatre acteurs, et se passer n’importe où dans le théâtre… sauf sur le plateau.
En une nuit, le comédien-metteur en scène va imaginer la chose : le public placé dans la fosse d’orchestre devant les pupitres des musiciens, à qui il est donné de voir les atermoiements, caprices de divas et cabotinages d’acteurs, conflits entre metteur en scène et chef d’orchestre… Voire d’y participer. Succès de cet Italienne avec orchestre. Vingt ans après, on rigole toujours autant aux facéties de Sivadier qui prend la baguette et, semblant improviser (alors que tout est méticuleusement travaillé), emmène la danse, vous bouscule, vous divertit, et ce qui est plus rare, vous donne à réfléchir.
Le spectateur devient choriste
Six ans plus tard, en 2003, avec la même équipe, il invente un deuxième acte (qui évidemment devient le premier, sinon ça serait trop simple) où le spectateur n’est plus musicien mais choriste. Et c’est ainsi que quand le rideau se lève dans la petite salle où l’on vous a installé,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ L’un des derniers représentants de la version latino-américaine du surréalisme est mort le 11 juillet à Panama, à l’âge de 91 ans.
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édition abonné


Guillermo Trujillo, peintre et sculpteur panaméen, est mort

L’un des derniers représentants de la version latino-américaine du surréalisme est mort le 11 juillet à Panama, à l’âge de 91 ans.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h36
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Le peintre et sculpteur panaméen Guillermo Trujillo est mort le 11 juillet à Panama, à l’âge de 91 ans. Il était l’un des derniers représentants de la version latino-américaine du surréalisme, courant né à la fin des années 1930 et élément majeur du modernisme artistique propre à cette partie du monde.
Il naît le 11 février 1927 à Horconcitos, dans la province de Chiriqui, sur la côte pacifique du Panama, où ses parents sont instituteurs. Ce n’est alors qu’un village entre océan et jungle, omniprésence d’une nature démesurée qui n’a pas été sans effets sur son œuvre, des décennies plus tard. En 1941, ses parents l’envoient dans la capitale poursuivre ses études, et il est admis à la faculté d’architecture de l’Universidad nacional. Ce n’est cependant pas cet art qui le captive, mais la peinture.
En 1950, grâce à une bourse, il part l’étudier à l’Academia de San Fernando à Madrid – l’équivalent espagnol des Beaux-Arts à Paris – et en profite pour parcourir le pays, visiter le Portugal et l’Afrique du Nord. De retour à Panama en 1953, le temps d’y obtenir son diplôme d’architecte, il repart à Madrid l’année suivante, où il séjourne jusqu’en 1959. S’il parfait alors sa formation technique, il approfondit surtout ses connaissances en matière d’art contemporain.
Des monstres mi-hommes mi-bêtes
Ses premières œuvres se ressentent des exemples de Picasso, Klee et Torres-Garcia ; et de celui de Wifredo Lam plus encore. Culturellement proche, l’un panaméen et l’autre cubain, les deux artistes ont en commun la volonté de rendre visibles dans leurs œuvres des mythologies et des symboles non point importés d’Europe, mais issus des cultures indiennes, que les Européens ont réprimées ou détruites depuis le XVIe siècle. Il y a des guerriers casqués, des cyclopes, des déesses mères, des monstres mi-hommes mi-bêtes, des prêtresses et des chamans, dans l’œuvre de Trujillo. Ils vivent dans des mondes aux végétations immenses et épineuses.
En 2007,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ TF1 diffuse ce soir à 21 heures un film de deux heures qui plonge dans les coulisses de l’Equipe de France lors de la Coupe du monde de football de 2018.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Un documentaire retrace l’épopée en or des Bleus

TF1 diffuse ce soir à 21 heures un film de deux heures qui plonge dans les coulisses de l’Equipe de France lors de la Coupe du monde de football de 2018.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 15h26
    |

                            Camille Langlade








                        


Documentaire sur TF1 à 21 h 00
Chanter l’exploit et la gloire des héros d’antan : telle est l’essence de l’épopée. Vingt ans après son premier sacre, l’Equipe de France a remporté la Coupe du monde du football, et avec elle, une deuxième étoile qui viendra désormais orner le maillot tricolore. Partenaire de l’événement, TF1 bouleverse ses programmes ce soir pour diffuser en prime-time Les Bleus 2018 : au cœur de l’épopée russe. Ce documentaire inédit de deux heures retrace le parcours des vingt-trois joueurs, de la préparation à Clairefontaine jusqu’au défilé triomphal sur les Champs-Elysées, lundi 16 juillet.

#ChampionsDuMondeDécouvrez le film de l'épopée de l'Équipe de France Championne Du Monde lors de cette Coupe du Monde ! RDV mardi à 21h ! #CM2018 🇫🇷⚽️👏🏻 #FiersdetreBleus pic.twitter.com/DbxsCHdhvp— TF1 (@TF1) 15 juillet 2018


Coproduit par la Fédération française de football (FFF), le film présente les coulisses de cette victoire et nous plonge dans le quotidien des joueurs et de leur staff. Une entreprise qui n’est pas sans rappeler Les Yeux dans les Bleus, le monument de Stéphane Meunier qui, caméra au poing, retraçait l’aventure de 1998. Emmanuel Le Ber et Théo Schuster, les réalisateurs des Bleus 2018, ne cachent d’ailleurs pas s’en être inspiré.
À l’heure où la plupart des footballeurs partagent leur intimité sur les réseaux sociaux, les deux auteurs se devaient de montrer un aspect différent de leur vie. Des entraînements, aux repas, en passant par les trajets en bus ou les parties de ping-pong : leurs caméras se sont invitées au plus près de l’équipe, recueillant au passage la parole des joueurs – titulaires comme remplaçants – et de leurs entraîneurs, ces artisans de l’ombre, face caméra.
« On doit battre les meilleurs pour être les meilleurs. » Paul Pogba
« C’est votre histoire les mecs », déclare Didier Deschamps à son équipe, pendant le débrief du premier match France-Australie, le 16 juin. Statistiques à l’appui, le coach énumère les erreurs de ses joueurs au cours de la rencontre. La douche froide doit servir à maintenir intacte la pugnacité du groupe. Ce moment est sans doute parmi les plus marquants du film. De même, lorsque le sélectionneur exhorte ses troupes à la gagne : « C’est un combat », martèle-t-il, tel un chef devant son armée.
Au fur et à mesure de la compétition, certains joueurs se révèlent des âmes de leader, à l’image de Paul Pogba, qui galvanise ses coéquipiers avant le match contre l’Argentine en huitièmes de finale : « On veut voir des guerriers sur le terrain (…) On doit battre les meilleurs pour être les meilleurs. » Cette rage de vaincre animera les Bleus jusqu’au dénouement.
Derrière les combattants, se cachent également des hommes traversés de doutes. « Il faut sans cesse se remettre en question », confie Blaise Matuidi. Bien sûr, on retrouve aussi des gamins joyeux, qui, tout en faisant les pitres, savent être sérieux quand les circonstances l’exigent. Des disciples toujours attentifs aux paroles du coach, Didier Deschamps, qui impose le respect. Quand le sélectionneur parle, tout le monde se tait. D’ailleurs, ce dernier avait la possibilité d’user de son droit de veto lorsqu’il jugeait la présence des réalisateurs trop intrusive. Ce qu’il n’a fait qu’à de rares occasions.

   


Emmanuel Le Ber et Théo Schuster ont suivi un protocole de tournage strict, validé en amont par la FFF et Didier Deschamps. « On a toujours expliqué à la Fédération qu’il ne s’agissait pas de faire un reportage, mais un film », a indiqué le coréalisateur Emmanuel Le Ber lors de la présentation du documentaire à la presse. « Nous voulions réaliser quelque chose de fort, adapté aux jeunes, dans l’esprit d’une série », a déclaré Lionel Uzan, le producteur. Comprenez un film bien léché, agrémenté de ralentis et d’effets visuels en tout genre, lui conférant parfois un aspect de clip. Le tout accompagné d’une musique omniprésente. Une épée de Damoclès planait pourtant au-dessus du projet. « On ne diffusera le film que si l’on va en finale », avait averti Didier Deschamps. Le sort lui a été favorable.
S’il n’égale pas le remarquable documentaire de Stéphane Meunier, Les Bleus 2018 : au cœur de l’épopée russe a le mérite de raviver des moments d’anthologie et de dessiner la montée en puissance d’une équipe, érigeant ses joueurs et leur mentor au rang de héros national.
Les Bleus 2018 : au cœur de l’épopée russe, d’Emmanuel Le Ber et Théo Schuster (Fr., 2018, 120 min). Le documentaire sera également disponible sur Amazon Prime Video à partir du 20 juillet.




                            


                        

                        


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Ruben Blades, la salsa qui donne à penser

Le chanteur panaméen a brillamment fêté ses 70 ans au Bataclan, le 16 juillet, lors de son unique concert en France.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h37
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Les hasards de sa tournée internationale ont fait que son unique concert en France, au Bataclan à Paris, lundi 16 juillet, tombait le jour de son 70e anniversaire. La salle comble – largement latino-américaine – et conquise d’avance l’a naturellement accueilli en chantant « Compleano feliz » (« Joyeux anniversaire »). Ruben Blades a été fidèle à lui-même : simple et immense. La mise est sobre : costume et t-shirt noirs, chaussures de sport à l’identique, sans oublier son éternel petit chapeau à bords relevés et ses lunettes fumées qu’il a rapidement quittées. Sobre son jeu de scène l’est également : petits pas de danse, ponctuations de maracas, mise en retrait au sein de l’orchestre pour laisser les solistes dans la lumière. Mais, quelle aisance volubile avec son public qu’il traite comme un vieil ami, au point d’accepter les intempestives demandes d’autographes au milieu d’une chanson.
Depuis ses débuts avec le Fania All-Stars dans les années 1970, Ruben Blades s’est imposé comme un maître non seulement par ses qualités vocales – voix chaude et puissante – mais surtout comme un auteur-compositeur qui a su faire de la salsa une arme de critique sociale et politique, un outil de description de la vie quotidienne, du sort des plus humbles comme de la palette des sentiments humains. Le tout, en gardant l’irrésistible énergie, l’impulsion rythmique et la joie radieuse d’un genre musical qui fédère le monde latino-américain et au-delà.
Sur scène, Ruben Blades était accompagné par Roberto Delgado & Orquesta, la formation de dix-neuf musiciens présente sur Salsa Big Band (2017) et précédemment sur Son de Panama (2015). Treize souffleurs (trompettes, trombones et saxophones) serrés comme pour une photo de classe derrière les percussionnistes, cœur battant de la formation, deux claviers, sous la houlette du bassiste Roberto Delgado qui, Coupe du monde oblige, n’était pas sans évoquer un sosie du footballeur Adil Rami. Dirigé par le bassiste, l’orchestre déploie une puissance de feu impressionnante – que la sono a mis un peu de temps à maîtriser – et un savoureux mélange d’exubérance et de mise en place irréprochable.
Une salle chauffée à blanc
Deux heures durant, Ruben Blades a passé en revue les succès qui ont jalonné sa carrière. Ouvrant avec Decisiones, repris par une salle chauffée à blanc, il devait conclure par l’inévitable et désiré Pedro Navaja chanté à l’unisson par le public, non sans en avoir précisé les sources : L’Opéra de Quat’sous, de Bertolt Brecht et Kurt Weill, puis le Mack the Knife chanté par Bobby Darin qu’il a repris en préambule. Entre les deux, défilent Las Calles qui faisait la part belle au trompettiste cubain Juan Carlos « Wichy » Lopez ; Arayué (1989 et repris sur Salsa Big Band) ; plusieurs titres des années 1970 comme Buscando Guayaba (gravé avec Willie Colon), Juan Pachanga et Paula C (enregistrés avec Louie Ramirez, des années 1990 (Amor y Control) ou issus de son dernier enregistrement, tel Adonde ?. En rappel, Maestra Vida, thème éponyme du premier opéra salsa créé avec Willie Colon renvoyait à 1980.
Outre Mack the Knife, Ruben Blades a plusieurs fois franchi la frontière entre la salsa et le jazz en chantant en anglais, Watch What Happens, de Michel Legrand, et The Way You Look Tonight, le standard de Jerome Kern avec lequel il a rendu hommage à l’une de ses idoles Frank Sinatra. Avant d’interpréter Todos Vuelven (« Tous retournent à la terre où ils sont nés… »), Ruben Blades avait rappelé la vague de solidarité avec la France soulevée par les attaques terroristes qui, le 13 novembre 2015, avaient fait 137 morts et plus de 400 blessés dans cette même salle du Bataclan. Martelant les mots pour leur donner plus de force, il a réaffirmé son message : la mort commence avec l’oubli.
« Salsa Big Band » par Ruben Blades et Roberto Delgado y Orquesta, 1 CD Ruben Blades Productions. rubenblades.com/salsa-big-band



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Passion jazz (2/6). Francis Marmande a partagé l’intimité des plus grands musiciens d’un genre en perpétuelle révolution. Aujourd’hui, petit pas de côté : le premier American Folk Blues Festival à Paris, en 1962.
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                John Lee Hooker, un cow-boy noir à l’Olympia


Passion jazz (2/6). Francis Marmande a partagé l’intimité des plus grands musiciens d’un genre en perpétuelle révolution. Aujourd’hui, petit pas de côté : le premier American Folk Blues Festival à Paris, en 1962.

Le Monde
                 |                 17.07.2018 à 11h20
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17.07.2018 à 12h01
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                            Francis Marmande

















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Minuit, l’heure du café crème. Plein comme un œuf, l’Olympia tremble de tous ses velours. Silence, rideau rouge, lumière. Surgit de l’ombre un héros. Le héros d’une poignée d’allumés, John Lee Hooker. Mille vies, 45 ans, seul credo : le blues. Première présentation en Europe. Ça le change des boxons de Hasting Street, à Detroit, ou des bars à putes de campagne. Plus fort encore, il est acclamé par un public tout blanc. Par sa jeunesse. Laquelle, dans son pays, si elle est noire, a déjà viré rhythm’n’blues ; quant à la blanche, le rock’n’roll fait son affaire.
Chemise à carreaux, gilet, cache-poussière, bottes de sept lieues et le cheval. Non, le cheval, je n’en suis plus certain
John Lee Hooker, Gibson ES-335 en main, un look d’enfer ! Brillante idée de manageur ? Simple lubie ? John Lee Hooker surgit en grande tenue de cow-boy noir ! Chemise à carreaux, gilet, cache-poussière, bottes de sept lieues et le cheval. Non, le cheval, je n’en suis plus certain. Un concert, ce n’est jamais « se taper un bœuf avec un mojito », sans avant, sans après, sans histoire. Histoire de se changer les idées. Manquerait plus que ça… Un concert, c’est un engagement des sens, l’accélération du corps, des idées, l’irrigation du système nerveux central…
D’autant qu’un concert à minuit, ça vient de loin. Ça mijote, ça commence là-bas, à Bayonne, avec Jacques Acarregui. A la loterie du lycée, Acarregui avait tiré le rôle de fantaisiste ingénieux. Moi, celui d’élève appliqué. Sa mère, jolie veuve, s’inquiétait. Elle comptait sur moi, cependant que Jacques m’apprenait des tours pendables et la vie. Dans sa boutique de bouquiniste, polars et vinyles d’occasion, rue Bourgneuf, j’avais trouvé des trésors : notamment un 45-tours de Big Bill Broonzy.
Un jeudi, en mars 1960, j’ai 15 ans, cette scène stupéfiante. Je ne comprendrai que ce soir, 20 octobre 1962, à minuit, face à John Lee Hooker. Mme Acarregui : « S’il vous plaît, prenez soin de Jacques....


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                                                Par                                                    Francis Marmande














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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Après avoir été sélectionnée pour une résidence à Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser a sillonné la ville et immortalisé des lieux et des personnages similaires à ceux que l’auteure croisait pendant ses vacances normandes.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. Des planches au casino de Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser s’est lancée à la poursuite du fantôme de l’auteure de « Bonjour tristesse ».
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A Deauville, sur les traces de Françoise Sagan


                      L’œuvre d’un écrivain est un univers. Ses mots dessinent des paysages, nourrissent des mondes et inspirent des images. Des planches au casino de Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser s’est lancée à la poursuite du fantôme de l’auteure de « Bonjour tristesse ».



Le Monde
 |    17.07.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h12
    |

                            Clément Ghys







Au petit matin du 8 août 1958, Françoise Sagan sort du casino de Deauville, où elle vient de gagner 80 000 francs. Au volant de sa voiture de sport, la romancière de 23 ans prend la direction du manoir du Breuil, à moins d’une vingtaine de kilomètres, près de Honfleur, qu’elle loue depuis le 8 juillet. Et qu’elle rejoint à 8 heures du matin. Elle se retrouve face au propriétaire de la maison. Sa location arrive à son terme ce matin-là, et il faut faire l’état des lieux.
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        Après avoir été sélectionnée pour une résidence à Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser a sillonné la ville et immortalisé des lieux et des personnages similaires à ceux que l’auteure croisait pendant ses vacances normandes."
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Après avoir été sélectionnée pour une résidence à Deauville, la photographe Marguerite Bornhauser a sillonné la ville et immortalisé des lieux et des personnages similaires à ceux que l’auteure croisait pendant ses vacances normandes.            


MARGUERITE BORNHAUSER
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Sagan, fatiguée, cherche un lit où achever sa nuit blanche, et demande si, par hasard, la bâtisse n’est pas à vendre. La réponse est affirmative. Le prix est de 80 000 francs, somme que Sagan sort de sa poche, achetant ainsi la demeure. Elle en sera propriétaire jusque dans les années 1990, devra s’en séparer à cause de ses ennuis avec le fisc, mais continuera à y séjourner, grâce à la générosité d’amis, jusqu’à sa mort, en 2004.
Mondaine désabusée
L’anecdote de l’achat, racontée dans l’ouvrage autobiographique Avec mon meilleur souvenir (paru en 1984), fait partie de la petite légende autour de Françoise Sagan. Au même titre que la parution sensationnelle de son premier livre, Bonjour tristesse, en 1954, ou que les Ferrari lancées à toute allure entre Paris et Saint-Tropez, les nuits folles chez Régine et Castel, ou les traits d’esprit que cette mondaine désabusée lançait à ses semblables.
Dans cette suite d’anecdotes, qui occultent parfois l’originalité de l’œuvre littéraire, il y a beaucoup de vrai, et un peu de faux, Sagan s’étant beaucoup divertie à jouer avec la réalité. Quid de l’achat du manoir du Breuil, et de ce chiffre 8 qui revient dans les dates, les heures et le prix de vente ? « Personne ne sait si c’est vrai, mais peu importe, souligne la photographe Marguerite Bornhauser. C’est ce qui fait littérature. » Et ce qui a permis à l’artiste de réaliser cette série d’images en Normandie, sujet d’un ouvrage à paraître, à l’automne, aux éditions Poursuite.
En 2015, Marguerite Bornhauser, née en 1989, est diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, et se voit sélectionnée pour une résidence à Deauville, dans le cadre du festival local Planche(s) Contact. Celle qui a auparavant été diplômée de lettres veut retrouver un lien avec la littérature, et cherche un sujet autour de ces stations balnéaires fréquentées par Proust, Duras et, donc, Sagan.
« Regardez la porte du casino, c’est la même qu’à l’époque, quand Sagan venait s’amuser des nuits entière. » Marguerite Bornhauser
Une fois l’anecdote du manoir du Breuil choisie comme thème d’une série d’images baptisée « 8 », Marguerite Bornhauser photographie, à travers Deauville, « tous les chiffres 8 possibles sur les panneaux d’affichage, les devantures de magasins… Au début, c’était étrange, mais je me suis amusée à en dénicher d’autres, cachés un peu partout. » Puis, très vite, se baladant dans la ville normande, elle en saisit l’ambiance particulière.
Elle va au casino, à la plage, dans des bars, sur les champs de courses de chevaux, immortalisant des anonymes en maillots de bain ou couverts de bijoux. Autant de lieux et de personnages similaires à ceux que Sagan croisait pendant ses vacances normandes, ce qui a plu à Marguerite Bornhauser. « Regardez la porte du casino, c’est la même qu’à l’époque, quand Sagan venait s’amuser des nuits entières. » Vivant sa vie avec ce sens fou du romanesque, dont les empreintes marquent les clichés de la photographe.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Le Festival international du documentaire présente plusieurs films à la lisière de la fiction.
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Le Festival international du documentaire présente plusieurs films à la lisière de la fiction.



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 |    17.07.2018 à 09h44
    |

                            Murielle Joudet (Marseille)








                        



                                


                            

Le sujet revient chaque ­année dans les conversations festivalières : le FID de Marseille, normalement réservé au documentaire, fait de plus en plus la part belle à la fiction. Mais cette année, une secrète connivence semblait circuler entre une partie des fictions francophones, toutes réalisées avec les amis et les moyens du bord, rappelant au passage ce mot de Jacques Rivette qui veut que tout film soit un documentaire sur son propre tournage.
Le manque de moyens amplifie le mot de Rivette, car le cinéaste doit composer avec une part ­conséquente d’accident et d’impureté. La réalisation doit faire avec ce qui a été tourné chez soi ou chez ses acteurs, dans des lieux exigus, la table pleine de miettes ou le lit aux draps dépareillés. La texture des lieux réellement habités est en elle-même un heureux dépaysement et une matière documentaire non négociable dont on peut dresser une liste non exhaustive : un château dans lequel on s’installe pour séquestrer son (vrai) propriétaire avec son consentement (Braquer Poitiers, de Claude Schmitz), un appartement qui n’en finit plus d’héberger des proches (Porte sans clef, de Pascale ­Bodet), un théâtre en préfabriqué qui est la dernière utopie que l’on se permet (Seuls les pirates, de Gaël Lépingle).
Lubie politique ou esthétique
Ou encore un studio trop étriqué pour deux amis parisiens que l’on croise dans En fumée, comédie musicale « lo-fi » du jeune cinéaste et musicien Quentin Papapietro. Autoproduit et tourné par petits bouts entre 2015 et 2016, le film suit Boris et Alexis, deux garçons lymphatiques qui cohabitent dans un studio avec leurs positions politiques irréconciliables. L’un lit Karl Marx et peaufine la rédaction d’un pamphlet anarchiste, l’autre fricote avec l’extrême droite et se procure Bagatelles pour un mas­sacre, de Céline. A leurs errements s’ajoutent les ambitions d’un jeune musicien romantique qui, mal remis d’une rupture...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
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                La chanson d’amour de Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

Le Monde
                 |                 17.07.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h16
                 |

            Pascale Krémer

















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L’écrivain et scénariste Daniel Pennac, auteur, notamment, des six romans de la saga Malaussène, distingué, en 1990, par le Prix du livre Inter et, en 2007, par le prix Renaudot, a publié Mon frère (Gallimard) en avril. Un hommage à son frère aîné disparu.
« Ce n’est pas la chanson la plus emblématique de toutes les chansons d’amour mais c’est la première qui me vient à l’esprit. Allez savoir pourquoi… « T’es plus jolie que jamais/Sauf le cœur/Ton cœur n’a plus la chaleur/Que j’aimais… » Cette chanson de Boby Lapointe, c’est une rengaine dont la mélodie n’est pas très savante. Une pure drôlerie rythmique qui vous habite toute votre vie dès lors que vous l’avez entendue une première fois. Comment ces ritournelles s’installent en nous ? On n’en sait rien. Ce sont nos chants d’oiseaux à nous.
Dans le fond, pourtant, la chanson n’est pas très drôle. Elle fait l’éloge de l’amour camarade, anarcho-indépendant, non vénal, réellement libre. « La nuit que je t’ai connue/T’étais nue/Tu jouais les affranchies/Sans chichis. » Boby Lapointe déplore que la jeune personne ne soit plus libre de son corps, de ses choix. Il s’est introduit de la vénalité dans le sentiment et dans la sensation. Vénal, lui, il ne l’était pas. Il vivait comme un moineau sur sa branche. c’était un mathématicien de génie, il aurait pu thésauriser là-dessus, faire carrière, mais non, il est resté lui, poète déglingué.
Un type extraordinaire
Cette chanson est singulière dans l’œuvre de Boby Lapointe parce qu’elle ne joue pas sur les mots. C’est presque une chanson ordinaire chez un type extraordinaire. Cela la rend atypique, touchante. Elle le dévoile. Attentif, affectueux, observateur de l’autre. On est loin de la déglingue lexicale dans laquelle se réfugiait sa sensibilité désespérée.
Du point de vue de la représentation de l’amour, Ça va, ça vient ne recouvre pas mes propres représentations. J’ai été très tôt un amoureux intense et monogame. Mais cette chanson fait écho à mon affection pour Boby Lapointe. Je ne l’ai pas connu, c’est l’un des regrets de ma vie. Ma fille Alice a découvert la poésie grâce à La Maman des poissons que je lui chantais en l’amenant à l’école, perchée sur mes épaules.
Elle a 35 ans aujourd’hui. Récemment encore, on a chanté tous les deux Ça va ça vient, elle était au piano. Pendant son enfance, les chansons de Boby Lapointe étaient nos rengaines familiales, en voiture, sur le chemin de la plage… A l’époque, Alice les considérait comme un supplice. Elle nous demandait si on pouvait changer de répertoire. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Pascale Krémer
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » propose un choix de séries à (re)découvrir sur le petit écran.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/07/2018
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Stand-up et jeunesse new-yorkaise : nos envies de séries

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » propose un choix de séries à (re)découvrir sur le petit écran.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 07h27
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Le stand-up à l’américaine s’exporte de plus en plus. Pour se plonger dans cet univers, on regardera la série I’m Dying Up Here, qui se déroule dans les années 1970, ou bien Luckie Louie, créée par Louis C.K, le célèbre acteur et humoriste new-yorkais tombé en disgrâce. Un univers qui n’est pas si éloigné de celui de Girls, la série de Lena Dunham, qui chronique la jeunesse de Brooklyn des années 2010.
« I’m Dying Up Here » : plus noire sera la chute

Le dernier épisode de I’m Dying Up Here vient d’être rendu disponible en conclusion des douze qui constituent la saison 2 de cette formidable série, qui aura malheureusement fait couler moins d’encre que d’autres. Elle s’inscrit pourtant dans une vogue qui voit la comédie de stand-up prendre une importance de plus en plus grande – notamment sur Netflix. En plus des nombreux spectacles inscrits à son programme – dont celui, en anglais, du Français Gad Elmaleh –, la plate-forme de vidéo à la demande a annoncé le 10 juillet qu’elle allait enregistrer dans différents pays 47 sessions d’une demi-heure, qui seront disponibles en 2019.
Mais I’m Dying Up Here se tient à une époque – les années 1970 – où le genre n’était pas aussi couru qu’aujourd’hui. Elle offre une peinture douce-amère du métier, à travers une bande de comiques que « lance » la patronne d’un club de Los Angeles, jouée par la formidable Melissa Leo. La deuxième saison propose un tableau de plus en plus noir de ce milieu. Le dernier épisode s’achève sur une séquence dramatique, qui pourrait signifier la fin de I’m Dying Up Here ou l’arrivée d’une troisième saison. Sans avoir été un échec, la série de David Flebotte, produite notamment par Jim Carrey, n’a pas été non plus un succès. La chaîne Showtime, aux Etats-Unis, n’avait annoncé la deuxième saison qu’en septembre 2017, quelques semaines après la fin de la première. Espérons qu’il en sera de même cette année. Renaud Machart
« I’m Dying Up Here » (saison 2), série créée par David Flebotte. Avec Melissa Leo, Ari Graynor, Clark Duke, Brad Garrett (EU, 2018, 12 x 54 min.) Canal+ à la demande.
« Lucky Louie » : aux prémices de « Louie »

Depuis que Louis C.K. a été accusé de comportements inappropriés (il a reconnu s’être masturbé devant des actrices), le comédien et réalisateur a disparu du paysage. Sa merveilleuse série Louie (2010-2015) et ses spectacles de stand-up ne sont plus visibles sur les plates-formes de vidéo à la demande, et OCS, qui avait diffusé les cinq saisons de Louie en France, ne l’a pas réinscrite à son programme depuis les ennuis de son anti-héros. Aussi, le retour, sur OCS GO à la demande, de Lucky Louie (2006) – une sorte de « brouillon » en forme de sitcom de Louie – laisse espérer un retour en grâce de Louis C. K. On avouera que, en dépit de la présence de Pamela Adlon (cocréatrice avec Louis C.K, de la jolie série Better Things, pendant féminin de Louie), le ton sitcom et ses rires de rigueur ne sont pas notre tasse de thé. Mais l’humour y est souvent irrésistible. R. Ma.
« Lucky Louie », série créée par Louis C. K. Avec Louis C.K. et Pamela Adlon (EU., 2006, 13 x 21 min.) OCS GO à la demande.
« Girls » : un quatuor détonant dont on ne se lasse pas

Sans être dépourvu de sorties régulières en matière de séries, l’été est propice aux rediffusions – un terme impropre, car sur les sites de replay ou de vidéo à la demande, elles y restent souvent à demeure. Alors que le vacarme qui suivait la proclamation de la Coupe du monde battait son plein, on aura eu envie de revoir la première saison de Girls (2012-2017), la série créée par Lena Dunham, qui en interprète le rôle principal. On comprend mieux pourquoi ces quatre filles – Hannah l’intello délurée, Shoshanna la toquée, Marnie la coincée, Jessa la cool – ont conquis leur vaste public. Tout en se référant dès le premier épisode à l’une de ses inspirations, la série Sex and the City (1998-2004), Girls a su faire le portrait renouvelé de quatre jeunes New-Yorkaises – vingtenaires, celles de Sex and the City étaient trentenaires et plus – des années 2010, avec une finesse et une crudité de ton plus grandes encore. Les garçons qui croient ne pas aimer les « séries de filles » auraient tort de ne pas y jeter un œil. Ils s’y retrouveront, traités eux aussi sur un ton délicieusement aigre-doux. R. Ma.
« Girls » (saison 1), série créée par Lena Dunham. Avec Lena Dunham, Allison Williams, Jemima Kirke, Zosia Mamet, Adam Driver, Alex Karpovsky, Christopher Abbott (EU, 2012, 10 x 26 min.) OCS Go à la demande. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Notre choix du soir. Paule Muxel et Bertrand de Solliers nous font découvrir les entrailles du tribunal pour enfants de Paris, en toute transparence et honnêteté (sur France 3 à 23 h 15).
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TV – « Tribunal pour enfants » : ainsi va la justice des mineurs

Notre choix du soir. Paule Muxel et Bertrand de Solliers nous font découvrir les entrailles du tribunal pour enfants de Paris, en toute transparence et honnêteté (sur France 3 à 23 h 15).



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h45
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 17h49
    |

            Pascale Robert-Diard








                        


Documentaire sur France 3 à 23 h 15

   


En ouverture de leur documentaire consacré à la justice des mineurs, les deux réalisateurs, Paule Muxel et Bertrand de Solliers, posent eux-mêmes les limites de leur travail. Pendant les mois passés dans les couloirs, les bureaux et les salles d’audience du tribunal pour enfants de Paris, ils n’ont pu filmer qu’une toute petite part de ce qui s’y jouait. La majorité des familles qu’ils ont croisées ont refusé de se laisser filmer. Seules quelques-unes, « issues de milieux défavorisés », ont donné leur accord. « Les familles de milieu aisé ont toutes exprimé un “non” catégorique », précisent les auteurs. Leur démarche de transparence et d’honnêteté permet d’entrer dans ce film, d’apprécier pleinement ce qu’il montre, sans prétention à l’exhaustivité et sans en tirer, comme trop souvent, de leçon générale. C’est précieux.
Deux mondes se font face. Celui de la justice, procureurs, juges, éducateurs, avec leur vocabulaire propre, parfois abscons, et la conscience plus ou moins aiguë qu’ils ont de leur métier. Et celui de cet échantillon de mineurs délinquants, filmés parfois en présence d’un de leurs parents, rarement les deux. Certains sont encore des enfants, d’autres deviendront dans quelques mois des adultes. Quelle décision prendre pour retenir du bon côté de la ligne l’adolescent en bascule, tout en lui ­faisant mesurer la gravité de ses actes ? Et avec quels moyens ?
Tiraillement quotidien
Un éducateur regarde avec lassitude le grand ado vautré sur une chaise. « Et la loi ?, lui demande-t-il. – C’est-à-dire ? », répond le ­garçon, qui s’obstine à ne pas comprendre en quoi le « petit business » de stupéfiants auquel il se livre serait un problème. Deux juges pour enfants discutent dans un bureau du cas d’un mineur qui vient d’être interpellé pour en avoir agressé sexuellement un autre, dans le foyer où ils ont été placés. Il est en récidive, il faut lui trouver d’urgence un nouveau lieu d’hébergement. « Je vais le mettre là, parce qu’il va se retrouver avec des plus grands, il osera moins… », dit le juge à son collègue. Un temps de réflexion, un soupir. « Après, bien sûr, il peut se retrouver victime… »
Dans un bureau voisin, un autre juge soupire en lisant le dossier du mineur qui va lui être présenté. « Mais qu’est-ce que je vais en faire de celui-là ? » Il a 12 ans, il est poursuivi en récidive de racket. Lorsque le juge lui annonce sa décision de le placer en foyer, le garçon explose littéralement sous les yeux de son père impuissant. « MDR, j’irai pas ! Au nom du Coran, j’irai pas ! » Plus loin encore, le découragement guette un troisième juge face à l’apathie hostile d’un jeune familier de son service. « Pourquoi n’allez-vous pas aux rendez-vous avec votre éducateur ? » Un haussement d’épaules lui répond. « Pourquoi avez-vous arrêté le foot ? – Ça m’intéressait plus. – Qu’est-ce qui vous intéresse ? – Ben, j’sais pas. – Et la boxe ? Ça vous dirait ? » Silence. Le juge patiente. Un « ouais » ­d’ennui finit par échapper aux ­lèvres du garçon.
Ils sont saisis là, à un âge où tous les espoirs devraient encore être possibles. Ce conditionnel est la couture invisible du documentaire. Par fonction, les juges des enfants ont un devoir ontologique d’espérance. Mais, de tous les magistrats, ce sont aussi ceux qui sont confrontés chaque jour aux situations de plus grande désespérance. La force du documentaire de Paule Muxel et Bertrand de Solliers est de montrer leur ­tiraillement quotidien, entre réparer, prévenir et punir.
Tribunal pour enfants, de Bertrand de Solliers et Paule Muxel (Fr., 2018, 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Passion jazz (1/6). Francis Marmande a partagé l’intimité des plus grands musiciens d’un genre en perpétuelle révolution. Aujourd’hui, étrange rencontre, à Paris, avec le précurseur du « free ».
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                Hôtel Meurice, suite 506, avec Ornette Coleman


Passion jazz (1/6). Francis Marmande a partagé l’intimité des plus grands musiciens d’un genre en perpétuelle révolution. Aujourd’hui, étrange rencontre, à Paris, avec le précurseur du « free ».

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                 |                 16.07.2018 à 16h00
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                            Francis Marmande

















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Ornette Coleman au Meurice. Free Jazz sous les lambris ! L’ange du bizarre à « l’Hôtel des rois »… Pourquoi pas Boulez au Moulin-Rouge ? Les yeux à l’envers, je repose le combiné dans l’évier. Reprenons. Ce vendredi de vendanges, en tout début du siècle, il est 10 heures, 10 h 05. Je prépare mon séminaire sur Le Bleu du ciel. De jolis cumulus fessus traversent celui de Paris.
« Allôôôô ? Monsieur Francis de Miomandre ? » Cette imbécile et fréquente confusion avec Miomandre, prénom Francis, prix Goncourt mort et oublié depuis 1959, me gonfle
Coup de téléphone bizarre. La sonnerie, déjà… Voix de dame de la haute. Castafiore surjouée par Cécile Sorel : « Allôôôô ? Monsieur Francis de Miomandre ? » Cette imbécile et fréquente confusion avec Miomandre, prénom Francis, prix Goncourt mort et oublié depuis 1959, me gonfle.
Peu contrariant : « J’écoute… »
– « Voilâââââ… Je suis chargée de vous annoncer que M. Bill Coleman vient recevoir bientôt le Grand Prix de l’Empereur du Japon. » Nooooon ! « Lequel lui sera remis par M. Raymond Barre, en la galerie des Glaces du château de Versailles. » Pas besoin de sous-titre. Après Miomandre, prénom Francis, la duchesse recyclée dans l’événementiel confond Bill Coleman (1904-1981), excellent trompettiste quasi contemporain de Louis Armstrong (1901-1971), avec Ornette Coleman (1930-2015). Noms d’esclaves…
Richement doté, le Praemium Imperiale ne découvre personne, il consacre. Les plus grands artistes l’obtiennent, en toutes disciplines. Musique ? Boulez, Rostropovitch, Fischer-Dieskau, Oscar Peterson… Le nom si féminin d’Ornette, dans la liste, semble aussi incongru que, comment dire, bienvenu.
Ornette Coleman, l’avant-garde des sixties, « père du funk free rock » dans les eighties (ciel !), ne vient pas d’une famille pauvre du ghetto de Fort Worth (Texas). Non. Il vient d’une « pô family ». Le lumpen. « Pô family » soudée par la musique,...


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                                                Par                                                    Francis Marmande














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                La chanson d’amour de Catherine Deneuve : « Les Parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand


Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.

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                 |                 16.07.2018 à 14h49
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h43
                 |

            Alexis Duval

















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Avec plus de 120 films en soixante ans, l’actrice Catherine Deneuve est une ambassadrice du cinéma français. C’est à Jacques Demy qu’elle doit le vrai démarrage de sa carrière. En décembre, elle sera à l’affiche, aux côtés de sa fille, Chiara Mastroianni, du film Le Dernier Vide-Grenier de Claire Darling, de Julie Bertuccelli.
« Je pense tout de suite à l’air des Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy sur une musique composée par Michel Legrand. C’est la chanson de la scène où j’accompagne mon amoureux à la gare. « Non, je ne pourrai jamais vivre sans toi… » Quand on a connu un grand amour, c’est quelque chose qu’on se dit – sans forcément le dire à l’autre. Cette chanson raconte l’impossibilité de redevenir un être unique, la perte de l’indépendance, l’état d’émotion tellement fébrile, tellement violent…
Je vois l’amour comme quelque chose de dramatique. Le happy end à l’américaine, ça ne me convainc pas tout à fait. Le côté tragique me semble plus vrai, avec l’exacerbation des sentiments, des sensations. Sauf exception, l’amour passionné se termine rarement bien. Les événements prennent des proportions terribles, c’est toujours très excessif. Cette chanson m’évoque donc des choses personnelles, évidemment. Il m’arrive régulièrement de la chanter, pas forcément lors de moments tristes, plutôt dans des moments lyriques.
Expérience inoubliable
« Avec ce qui se passe en Algérie en ce moment… » De manière furtive, la chanson évoque la guerre d’Algérie – le film est un des premiers à en parler. En 1963, lors du tournage, c’était une période qu’on venait de vivre. Je me souviens que j’avais été très touchée : j’avais à l’époque un amoureux qui avait dû partir faire la guerre en Algérie, et la séparation avait été terrible, extrêmement difficile, violente, douloureuse. Quand je chante cet air, je pense à lui.
Et si cette musique me vient souvent en tête, c’est parce qu’elle évoque un film qui fait partie de ma vie, une expérience qui m’a complètement transportée. Les Parapluies de Cherbourg a été très important pour moi, le film est très présent dans ma mémoire. Au-delà de son succès, la rencontre avec Jacques Demy a été déterminante. On est restés très liés après le tournage. Je ne sais pas si j’aurais continué à faire du cinéma si nos chemins ne s’étaient pas croisés.
Tourner un film en musique, avec cette mise en scène tellement lyrique, ces grands travellings, cela a constitué une expérience inoubliable. Déjà, lors de l’enregistrement de la musique auquel j’avais assisté – j’avais appris mon rôle en play-back –, je me souviens à quel point tout le monde était bouleversé avant même que ne commence le tournage. Le film est une tragédie musicale, un opéra tragique, et Michel Legrand est l’auteur de la moitié des Parapluies. Jacques Demy et lui étaient en osmose, il composait les paroles, Michel la musique… Leur collaboration était incroyable. »


Leurs chansons d’amour
Catherine Deneuve : « Les parapluies de Cherbourg », de Michel Legrand
Daniel Pennac : « Ça va ça vient », de Boby Lapointe
Christophe André : « Cécile, ma fille », de Claude Nougaro



Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival, qui se tiendra du vendredi 5 au dimanche 7 octobre 2018 à l’Opéra Bastille, au Palais Garnier, au théâtre des Bouffes du Nord et au cinéma Gaumont Opéra. 
Un rendez-vous porté par les journalistes du « Monde », qui propose au public des rencontres rares, une quarantaine de débats d’actualité, des projections de films inédits, des spectacles. 
Aimer, c’est prendre position, défendre, partager un projet, un coup de cœur, une passion. C’est aussi explorer le champ de l’intime, du désir, des liens personnels qui fondent nos sociétés.
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Alexis Duval
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Le vibraphoniste était en concert, dimanche, avec le saxophoniste Guillaume Perret au Paris Jazz Festival.
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La victoire du « Collectiv » de Franck Tortiller au Parc floral

Le vibraphoniste était en concert, dimanche, avec le saxophoniste Guillaume Perret au Paris Jazz Festival.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 12h57
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h07
    |

            Sylvain Siclier








                        



                                


                            

Vibraphoniste, compositeur, chef d’orchestre, arrangeur, Franck Tortiller est depuis quelques mois à la tête d’une nouvelle formation, le Franck Tortiller Collectiv. Dimanche 15 juillet, alors que la finale de la Coupe du monde de football avait lieu, c’est dans la paisible oasis de l’Espace Delta, au Parc floral de Paris, pour le Paris Jazz Festival, que jouaient les douze musiciens de cet épatant groupe, avec en invité le saxophoniste Guillaume Perret, qui intervient à plusieurs reprises comme soliste, avec des effets de déformation du son, d’échos. Seule évocation sportive, Franck Tortiller le présentera, en souriant, comme l’avant-centre de l’orchestre.
Lequel orchestre a enregistré un album intitulé comme lui Collectiv (Label MCO), commercialisé depuis fin avril. Avec une musique riche, toute en parties rythmiques infernales et mélodiques lyriques, à mi-chemin du swing d’un big band et d’une sorte de fusion de jazz et de funk, évocateur par endroits du jazz électrique du début des années 1970. Ainsi la composition Up and Standing, que Tortiller annonce comme étant inspirée par les climats, des parties solistes de Miles Davis dans son disque Bitches Brew (mars 1970).

C’est à La Scène nationale Les Gémeaux, à Sceaux, où Tortiller est en résidence d’artiste depuis 2015, qu’a été en partie enregistré le disque et qu’ont eu lieu les premiers concerts de création de l’orchestre, début février. Une formation de jeunes musiciens, qui pourraient être les enfants du vibraphoniste, né en 1963 – d’ailleurs, son fils Vincent Tortiller est à la batterie. Nombre d’entre eux sont passés par l’Orchestre des jeunes jazzmen de Bourgogne (OJJB), que Franck Tortiller mène depuis le début des années 2010. Juste avant ce passage musicalement victorieux au Parc floral, l’orchestre était le 5 juillet au festival Jazz à Couches, commune rurale de Saône-et-Loire, dont Franck Tortiller est l’un des co-fondateurs.
Une couleur originale
La...




                        

                        


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Le livre jeunesse n’est pas complètement à la fête

Plusieurs manifestations mettent à l’honneur le livre pour enfants et adolescents, sur fond d’inquiétude des auteurs au sujet de la réforme de leur statut.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 11h55
    |

                            Marie Frumholtz








                        



   


« Rien à faire, ce sont les livres papier qu’elle préfère ! », s’exclame la maman de Marie. Ce mercredi 11 juillet, elle arpente tout sourire avec ses deux filles le Parc d’attractions littéraires de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), en ce jour d’inauguration de la quatrième édition du festival Partir en livre, destiné à donner accès à la lecture à des enfants issus de territoires éloignés de la culture. Ici, pas de liseuse électronique ou autre technologie dernier cri, mais des tas et des tas de livres papier. Encore faut-il choisir… Sur le stand intitulé « Les îles de lecture », les enfants ne peuvent emporter qu’un seul ouvrage parmi ceux donnés par les maisons d’édition. Et c’est seulement après de longues minutes de concertation avec sa maman que Marie finit par trancher.

        Lire le récit :
         

          Françoise Nyssen privée d’édition par le gouvernement



La ministre de la culture, Françoise Nyssen, est présente à cette inauguration. La veille, elle s’est vu retirer la régulation économique de l’édition littéraire et la tutelle du Centre national du livre (CNL), confiées désormais au premier ministre, par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. L’ancienne directrice des éditions Actes Sud devrait cependant continuer à mener les concertations avec les acteurs du livre sur la réforme de leur statut. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir les auteurs mobilisés sur le sujet comme Joann Sfar sur Twitter.

...quel pouvoir aura ce ministère ainsi fragilisé pour nous défendre? Et quelle cohérence attendre dans un moment o… https://t.co/J9Y0E5zdjC— joannsfar (@Sfar Joann)


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A La Courneuve, la ministre est également interpellée sur la question, au stand des jeux de rôles qu’elle traverse aux côtés du directeur du CNL, Vincent Monadé, et de Sylvie Vassallo, directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Karim Friha, auteur et illustrateur de bandes dessinées, n’hésite pas à faire part de l’inquiétude de sa profession. « Si un auteur ne peut pas vivre de sa création, il ne crée plus » assène-t-il. Françoise Nyssen l’assure du maintien des réunions de discussion déjà fixées.

        Lire la chronique :
         

          « Retirer à Françoise Nyssen le secteur de l’édition revient à la priver d’un pouvoir sur le domaine qu’elle maîtrise le mieux »



Malgré le succès de sa BD, La Flamme et l’Orage, Karim Friha ne pourrait se passer de ses activités dans le dessin animé pour vivre. « Il y a un équilibre à trouver dans la redistribution de la richesse créée entre auteur-libraire-éditeur. L’intérêt des trois est lié », affirme-t-il, après le départ de la ministre. « La viabilité du métier, c’est aussi la première question que me posent mes lecteurs âgés de 9 à 13 ans », ajoute-t-il.
« Une vraie concertation »
A Saint-Dié-des-Vosges, le 12 juillet, l’ambiance est tout aussi festive pour le Parc d’attractions littéraires dédié aux adolescents, le Livrodrome. A l’atelier radio, Yasmine, 11 ans, ne mène pas moins de sept interviews au fil de la journée. « Est-ce que vous vivez de votre métier ? » est la première question qu’elle pose aux écrivains qui passent à son micro. Beaucoup préfèrent répondre qu’ils exercent cette profession « par passion et non pour l’argent ». Mais, un peu en retrait des enfants et de son atelier de dessin, Marie Spénale, membre de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, confie : « La réforme du statut des auteurs n’est clairement pas prête. Nous ne savons rien de ce qui se trame et nos interlocuteurs au ministère et au CNL non plus visiblement. Leur désorganisation est assez inquiétante ».

   


Vincent Monadé, président du CNL, accuse le coup. « Le Centre national du livre reste évidemment aux côtés des auteurs et des éditeurs pour que la particularité de leur statut professionnel soit reconnu, insiste-t-il. Mais cela fait cinq ans que les auteurs réclament une vraie concertation et des réunions et ils les ont enfin obtenues. Ils ont enfin une ministre de la culture qui est issue du monde de l’édition, qui les comprend et qui est clairement de leur côté ».
Le Parc d’attractions littéraires, jusqu’au 17 juillet. Parc départemental Georges Valbon, 67, avenue Waldeck Rochet, La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
Le Livrodrome, festival littéraire itinérant, le 16 juillet à Gruissan, le 18 juillet à Bordeaux et le 20 juillet à Rouen.
Partir en livre, jusqu’au 22 juillet partout en France, programme complet sur www.partir-en-livre.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Une exposition à Versailles permet de redécouvrir Jean Cotelle, qui fut le peintre des jardins de Louis XIV, et dont douze toiles viennent d’êtres restaurées.
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Tableaux (de jardins) et parterres (de fleurs) au Grand Trianon

Une exposition à Versailles permet de redécouvrir Jean Cotelle, qui fut le peintre des jardins de Louis XIV, et dont douze toiles viennent d’êtres restaurées



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h38
    |

            Lucien Jedwab








                        


L’exposition « Jean Cotelle (1646-1708). Des jardins et des dieux », présentée au Grand Trianon, à Versailles, jusqu’au 16 septembre, ne manquera pas de ravir les amateurs de jardins historiques. Tout d’abord pour son principal sujet : les vingt et une peintures de grand format des jardins de Louis XIV, commandées par le roi lui-même à ce talentueux peintre de miniatures – mais dont la renommée est demeurée modeste. Mais aussi parce que la vue sur les jardins, à travers les baies vitrées de la « galerie des Cotelle », accompagne le visiteur, avant qu’il n’arpente les « vrais » parterres, dont le fleurissement a été conçu spécialement par les jardiniers de Versailles.

   


Le choix de Jean Cotelle pour la décoration d’un des séjours favoris du roi à Versailles, loin des fastes de la galerie des Glaces et des Grands Appartements, lieux mêmes de représentation du pouvoir monarchique, n’est probablement pas dû au hasard. Louis XIV confia l’agencement de ses jardins, extension magistrale de son château, à un « jardinier » de génie, André Le Nôtre, qu’il honora sa vie durant. Celui-ci dessina un domaine à la (dé)mesure de son monarque, fait de terrasses, de perspectives, de bassins et de fontaines. Les figures mythologiques d’Apollon ou de Neptune, exaltées par la statuaire et les jeux d’eau, semblaient y accueillir ce « Roi-Soleil » dans leur Olympe.
Comme un contrepoint plein d’imprévu, les bosquets, également conçus à l’origine par Le Nôtre, jardins clos délimités par des treillages et des palissades de verdure, réservaient aux invités de marque ou aux visiteurs, voire au roi lui-même, des surprises. Celles-ci pouvaient être visuelles – avec statues, cascades et jets d’eau – ou musicales, voire nocturnes et... pyrotechniques. La commande faite à Cotelle semble avoir donné satisfaction au « plus puissant des rois », alors même que ce dernier était l’auteur d’une Manière de montrer les jardins de Versailles.

   


Le peintre, sans que l’on sache qui du commanditaire royal ou de l’artiste en a eu l’idée, a représenté avec exactitude ces jardins sur de grandes toiles au rare format vertical, qu’il a peuplées de nymphes et de naïades, de monstres et de divinités mythologiques. La précision du miniaturiste et l’éclat des coloris rendaient ainsi justice à cette quintessence de l’art des jardins qu’étaient le parterre de l’orangerie ou les bosquets de Versailles. Mais leur mise en scène picturale – qui rappelle celle de l’opéra – devait aussi flatter ce monarque qui se voulait, pour ses sujets, l’égal des dieux.
A la faveur de l’exposition, qui sert d’écrin au nouvel accrochage permanent, un spectaculaire travail de restauration a permis, grâce au mécénat privé, de redonner tout leur éclat à une douzaine d’œuvres endommagées. La présentation des grands formats (avec les trois toiles commandées aux peintres Etienne Allegrain et Jean-Baptiste Martin, peuplées, elles, de courtisans... en costume d’époque) s’accompagne de gouaches miniatures de Cotelle, dont on ne sait si elles ont précédé ou suivi l’exécution des toiles. Des sculptures en plomb doré qui ornaient, au temps des fêtes royales, des pavillons dans les bosquets, présentées dans l’exposition, sont identifiables sur les toiles. Dont l’inspirateur de Jean de La Fontaine, un certain Esope, fabuliste disgracieux mais au verbe brillant, ou cet Amour joufflu sonnant une trompette (disparue) dans le bosquet de la... Renommée.

   


Exposition « Jean Cotelle (1646-1708). Des jardins et des dieux », au Grand Trianon, à Versailles, jusqu’au 16 septembre 2018. Renseignements pratiques sur chateauxversaille.fr/ Catalogue (sous la direction de Béatrice Sarrazin), Liénart/Château de Versailles éd., 240 p., 39 €.



                            


                        

                        

