<FILE-date="2018/07/17/18">

<article-nb="2018/07/17/18-1">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ David Solomon succédera à Lloyd Blankfein à la tête de la banque d’affaires, dix ans après la crise financière. Banquier le jour, il est aussi DJ et fin gourmet.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Banquier le jour, DJ la nuit : Goldman Sachs a un nouveau PDG

David Solomon succédera à Lloyd Blankfein à la tête de la banque d’affaires, dix ans après la crise financière. Banquier le jour, il est aussi DJ et fin gourmet.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h45
   





                        



   


Banquier à Wall Street le jour, DJ et fin gourmet animant la chronique gastronomique new-yorkaise la nuit. A 56 ans, David Solomon vient d’être propulsé PDG de Goldman Sachs, au moment où la banque d’affaires cherche à conquérir les ménages, dix ans après la crise financière provoquée par des crédits « subprime » conçus par des tradeurs.

        Lire son portrait:
         

          Le futur patron de Goldman Sachs : « Un DJ déluré ou une ceinture noire de karaté » ?



David Solomon prendra ses fonctions le 1er octobre, tandis que son prédécesseur immédiat, Lloyd Blankfein, quittera l’entreprise en fin d’année, a fait savoir la banque. Le nouveau patron adoptera d’abord le costume de directeur général, et la casquette de président du conseil d’administration restera sur la tête de Lloyd Blankfein, 63 ans, jusqu’en fin d’année et sera ensuite récupérée par David Solomon.
« Je suis honoré et ému d’avoir l’occasion de diriger Goldman Sachs et j’apprécie la confiance que Lloyd [Blankfein] et le conseil d’administration ont placée en moi », a réagi David Solomon, qui devient le dixième patron dans l’histoire de Goldman Sachs.
« Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu »
M. Blankfein est l’un des deux derniers PDG d’une grande banque américaine qui étaient aux commandes lors de la crise financière de 2008. L’autre est Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, la première banque américaine en matière d’actifs.
En novembre 2009, M. Blankfein avait essuyé des critiques lorsqu’il avait comparé son travail à celui de Dieu : « Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu », avait-il déclaré en pleine crise financière, provoquée par des produits financiers complexes, conçus par des tradeurs, adossés à des crédits immobiliers toxiques qui avaient été accordés à des ménages américains fragiles.
Le départ de M. Blankfein coïncide avec la perte d’influence des tradeurs à Wall Street sous l’explosion de la technologie dans la finance et le succès des banquiers conseillant les entreprises dans leurs transactions.
Les robots, qui peuvent désormais analyser des données, élaborer des stratégies d’investissement, procéder à des arbitrages et passer des ordres d’achat ou de vente d’action grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, ont fait leur entrée dans les salles de marchés.
Firme des tradeurs, Goldman Sachs veut se diversifier
M. Solomon fait partie de ceux qui ont poussé pour une diversification de Goldman Sachs vers les activités classiques (financement de l’économie par les crédits accordés aux ménages et aux entreprises et épargne…).
La banque est actuellement engagée dans une conquête du grand public pour compenser le déclin des activités de courtage, qui firent sa réputation pendant près de cent cinquante ans : la banque s’était notamment imposée à partir des années 1960 comme la firme des tradeurs en créant une division chargée de spéculer sur des produits dérivés, des matières premières, des devises, des obligations et des bons du Trésor entre autres.
L’établissement a lancé il y a peu Marcus, une plate-forme en ligne d’octroi de prêt aux ménages et aux PME et s’apprête à commercialiser sa première carte bancaire en partenariat avec Apple. Il est en outre en train d’ouvrir des bureaux dans des villes de taille moyenne aux Etats-Unis et veut aider les entreprises à gérer leur trésorerie.
« Goldman Sachs ressemble de plus en plus à une banque commerciale et est d’ailleurs considérée désormais comme telle par les régulateurs », souligne William Cohan, ancien banquier d’affaires ayant travaillé chez Bear Stearns, comme David Solomon.

        Lire aussi :
         

                La fête sans l’ivresse chez les financiers de Wall Street



Amateur de vin et DJ
M. Solomon est aussi un grand amateur de vin et un gourmet, qui anime la chronique gastronomique new-yorkaise. L’agence Bloomberg a réalisé un long reportage, en mai 2017, sur ses restaurants préférés dans Manhattan, des institutions vénérables ou des nouveautés branchées. Le New York Times a découvert sur son compte Instagram une vidéo de jeunes vacanciers se déhanchant sur la plage : le DJ, dont le nom de scène est D-Sol, n’était autre que David Solomon.

        Lire aussi :
         

                David Solomon désormais seul en lice pour prendre la tête de Goldman Sachs



A Goldman Sachs, M. Solomon a déjà commencé à pousser vers un changement de culture, notamment en demandant d’embaucher et de promouvoir davantage de femmes dans un milieu dominé par les hommes. En attendant, la banque d’affaires a annoncé mardi un gros bénéfice trimestriel, de 2,35 milliards de dollars, en hausse de 44 %.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-2">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ A l’occasion d’une journée de promotions, des syndicats espagnols et allemands ont appelé mardi à des actions de blocage dans les centres du groupe. Ils protestent contre la pénibilité des conditions de travail.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Des salariés d’Amazon lancent un mouvement de grève en Europe à l’occasion du « Prime Day »

A l’occasion d’une journée de promotions, des syndicats espagnols et allemands ont appelé mardi à des actions de blocage dans les centres du groupe. Ils protestent contre la pénibilité des conditions de travail.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 16h19
   





                        



   


Des syndicats allemands et espagnols ont appelé mardi 17 juillet à des actions de blocage au niveau européen chez Amazon, à l’occasion de l’opération de promotions « Prime Day », afin de protester contre la pénibilité des conditions de travail.
Les salariés du plus grand centre logistique d’Amazon en Espagne ont ainsi commencé dès lundi une nouvelle grève de trois jours pour réclamer une hausse de salaire supérieure à ce que propose le géant américain.
Selon les Commissions ouvrières (CCOO), qui se revendiquent comme premier syndicat au sein de l’entreprise en Espagne, et la CGT espagnole, 1 200 salariés ont participé au mouvement mardi, soit « environ 80 % » du personnel du centre de San Fernando de Henares, près de Madrid. Des chiffres similaires avaient été communiqués la veille, au premier jour de la grève.

        Lire aussi :
         

                Aux Etats-Unis, la révolte des employés des GAFA, mauvaise conscience de leurs entreprises



Le groupe de Jeff Bezos a démenti les chiffres avancés par les syndicats espagnols, assurant que la « majorité des employés avaient travaillé et traité les requêtes des clients ». Amazon a ajouté dans un communiqué que ses quelque 2 000 employés en Espagne bénéficiaient de salaires compétitifs ainsi que d’avantages sociaux. Selon l’entreprise, « la rémunération totale des travailleurs de San Fernando de Henares se situe dans la fourchette haute du secteur logistique ».
Les salariés du centre de San Fernando de Henares avaient déjà fait grève en mars pour les mêmes raisons, pour la première fois depuis l’ouverture du site, en 2012.
Le principal syndicat allemand mobilisé
« Jusqu’à minuit les prix vont baisser et les profits vont grimper, les employés d’Amazon quitteront leur poste et manifesteront pour l’obtention d’une convention collective protégeant leur santé », avait déclaré, lundi, Verdi, le principal syndicat du secteur tertiaire en Allemagne, sans préciser le nombre d’employés mobilisés.

        Lire le reportage :
         

          Dans les entrepôts, la folle cadence des ouvriers de la logistique



Alors que le « Prime Day », propose de lundi, minuit, à mardi, minuit, des réductions réservées aux abonnés premium d’Amazon, le syndicat allemand a rappelé les maux physiques qui frappent les employés des sites par lesquels transitent jour et nuit les centaines de milliers de colis commandés en ligne. Des « kilomètres parcourus », des « tâches répétitives » ou encore une « station debout prolongée », a détaillé Verdi. D’autres grèves sont attendues en Allemagne mercredi. Amazon a assuré, de son côté, que la majorité des employés de ses centres logistiques travaillaient normalement.
Les salariés d’Amazon avaient déjà lancé un mouvement similaire en novembre à l’occasion du « Black Friday ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-3">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Elle estime que seul le transporteur aérien doit payer pour le retard. Pourtant, l’agence de voyage est « responsable de plein droit à l’égard de l’acheteur de la bonne exécution des obligations résultant du contrat », que ces obligations soient « à exécuter par elle-même ou par d’autres prestataires de services ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/07/17/18-4">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La direction du groupe, qui possède les enseignes Jules, Brice, Bizzbee et Gentle Factory, va supprimer 466 postes d’ici à 2020-2021. Environ 90 magasins vont fermer, selon les syndicats.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Le groupe de prêt-à-porter Happychic annonce la suppression de plus de 460 postes

La direction du groupe, qui possède les enseignes Jules, Brice, Bizzbee et Gentle Factory, va supprimer 466 postes d’ici à 2020-2021. Environ 90 magasins vont fermer, selon les syndicats.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 16h52
   





                        



   


Le groupe de prêt-à-porter Happychic, qui possède les enseignes Jules, Brice, Bizzbee et Gentle Factory, va supprimer 466 postes d’ici à 2020-2021, ont annoncé mardi 17 juillet les syndicats et la direction.
Il s’agit d’un « maximum de 466 postes », selon la direction du groupe, qui appartient à la galaxie Mulliez. L’entrepôt Brice du Mans devrait fermer d’ici à avril 2019, environ 90 magasins vont disparaître, et les premiers départs pourraient intervenir dès janvier ou février 2019, selon le plan de restructuration présenté mardi matin en comité d’entreprise extraordinaire au siège, à Roubaix (Nord). Dans le détail, il s’agirait de dix magasins Bizzbee et de 78 magasins Jules et Brice partout en France.
Selon un communiqué de la direction, il s’agit de « premières pistes de réflexion concernant son projet de transformation de l’entreprise pour renouer avec la compétitivité sur le marché très concurrentiel du prêt-à-porter masculin ». Dans un premier temps, le groupe envisage « une fusion des sociétés Jules, Brice, Happychic Services, Happychic production et Happychic store » d’ici au 30 juin 2019, et songe à déployer « une seule et même enseigne sur l’ensemble du nouveau réseau ».
740 magasins dans 17 pays
« Je suis révoltée de voir autant de suppressions », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Nadia Ferrante, déléguée FO, dénonçant les « choix stratégiques erronés » de la direction depuis plusieurs années qui ont conduit, selon elle, à cette situation. « Ce sont toujours les petits qui subissent les conséquences de ces erreurs. »
« On y était préparé, mais on espère toujours un chiffre moins élevé », a déclaré à l’AFP Patrick Digon, délégué Confédération française démocratique du travail (CFDT). Selon lui, 300 postes devraient être supprimés dans le réseau des magasins, 43 dans la logistique, et le reste parmi le personnel administratif du siège à Roubaix (Nord).

        Lire aussi :
         

                André, La Halle, Naf Naf : Vivarte, un groupe centenaire pris dans la spirale de la crise



Les syndicats redoutaient depuis plusieurs semaines une telle annonce : les 43 salariés de l’entrepôt Brice du Mans, dont le bail n’a pas été renouvelé, s’étaient mis en grève le 25 juin, par crainte d’une fermeture. Début juillet, une quarantaine de personnes avaient également bloqué l’entrepôt de la marque Jules à Wattrelos, près de Roubaix, afin de protester contre la menace du plan social.
Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE – plan de licenciement) devraient commencer à la fin d’août et se terminer à la fin de novembre. Selon les chiffres de la direction, Happychic compte actuellement 740 magasins dans 17 pays, pour 720 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 4 000 personnes, dont 2 600 en France.
Le groupe avait déjà annoncé la fermeture de treize magasins des enseignes Jules, Brice et Bizzbee d’ici la fin 2018.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-5">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Parallèlement à l’accord commercial visant à contrer les mesures protectionnistes engagées par Donald Trump, Européens et Japonais sont convenus de considérer comme équivalentes leurs règles de protection des données personnelles.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

L’Union européenne et le Japon concluent un accord de libre-échange historique

Parallèlement à l’accord commercial visant à contrer les mesures protectionnistes engagées par Donald Trump, Européens et Japonais sont convenus de considérer comme équivalentes leurs règles de protection des données personnelles.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 16h56
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Tandis que Donald Trump poursuit le virage isolationniste américain, l’Union européenne (UE) multiplie, a contrario, les alliances. Mardi 17 juillet, ses principaux dirigeants — Jean-Claude Juncker, à la tête de la Commission, et Donald Tusk, le président du Conseil — ont signé un « accord de partenariat économique » entérinant définitivement le traité de libre-échange UE-Japon.
Un accès inédit des produits agricoles européens au marché nippon
Ce dernier est le plus important à ce jour jamais signé par les Européens : il devrait permettre un accès inédit des produits agricoles européens au marché nippon, encore très fermé, avec la reconnaissance d’environ deux cents appellations d’origine protégée, et, à terme, entraîner l’annulation de un milliard d’euros de droits de douane annuels sur les produits importés par le Japon. En échange, Tokyo a obtenu une levée progressive des droits de douane sur ses voitures et sur ses pièces détachées automobiles.
Quelques jours après que le président américain a qualifié l’UE d’« ennemie », MM. Juncker et Tusk ont de nouveau profité de l’occasion, à Tokyo, « si éloignée, mais si proche politiquement », comme l’a souligné le président du Conseil, pour insister sur l’importance du multilatéralisme. « Nous envoyons un message clair contre le protectionnisme », a déclaré M. Tusk, « l’accord UE-Japon est une lumière dans la noirceur croissante de la politique internationale », a ajouté, très grave, l’ex-premier ministre polonais.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Les liaisons dangereuses de Donald Trump et Vladimir Poutine



« Nous démontrons que nous sommes plus forts quand nous travaillons de concert. Il n’y a pas de protection dans le protectionnisme », a ajouté M. Juncker, lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre japonais, M. Shinzo Abe. Le président de la Commission doit rencontrer Donald Trump avant la fin de juillet à Washington, mais déjà Bruxelles est tétanisée par les menaces du président américain d’imposer les exportations automobiles européennes aux Etats-Unis.
Tokyo s’aligne sur la protection des données personnelles
Bruxelles a conclu un autre accord majeur, mardi, avec Tokyo, même si l’événement a été un peu éclipsé par ces déclarations politiques. Européens et Japonais sont convenus de considérer comme équivalentes leurs règles de protection des données personnelles. Pour ce faire, le Japon a accepté d’aligner sa législation, déjà très protectrice, sur le fameux règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), entré en force en mai et considéré comme un des plus avancés au monde. Il donne théoriquement aux internautes le contrôle complet de l’usage que les services en ligne font de leurs données.
Le Japon s’est notamment engagé à réviser sa définition des « données sensibles »
« Les données sont le carburant des économies mondialisées, et cet accord va leur permettre de circuler de manière sécurisée, pour le bénéfice des citoyens et des entreprises », s’est félicitée la commissaire à la justice européenne, Vera Jourova. Pour se mettre en conformité, le Japon s’est notamment engagé à réviser sa définition des « données sensibles », et a accepté l’établissement d’une instance de recours, au sein de l’autorité japonaise de protection des données, au cas où des Européens auraient à se plaindre de l’utilisation faite de leurs données personnelles sur le sol nippon.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Bruxelles s’attaque à la régulation des plates-formes du Web



L’UE a déjà accommodé ce type d’équivalences, notamment avec l’Argentine, Andorre, Guernesey, Jersey, la Nouvelle-Zélande, le Canada ou les Etats-Unis. Mais dans ces deux derniers cas, les équivalences sont partielles ; dans le cas canadien, elles ne concernent que les entreprises soumises à la « loi fédérale sur les données personnelles et les documents électroniques ». Elles ne valent, en l’absence de règlement général sur la protection des données aux Etats-Unis, que pour les entreprises américaines s’étant engagées à respecter le mécanisme dit « Privacy Shield », entré en vigueur en 2016.
Etudié par les Britanniques
A l’heure de la numérisation accélérée des échanges, cet accord constitue un précédent pour l’UE, qui rêve d’exporter le plus possible son RGDP. Dans l’intérêt de ses citoyens, mais aussi dans celui de ses entreprises.
Il devrait être étudié de près par les Britanniques, à qui l’UE a proposé, pour l’après-Brexit, un régime d’équivalences afin que leurs services financiers puissent continuer à opérer dans le marché intérieur de l’Union. Mais Londres aura aussi forcément besoin d’un traité régissant les échanges dématérialisés avec l’Union.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-6">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le magazine « The Economist » a publié, le 12 juillet, la version actualisée de son indice, un outil visant à comparer le coût de la vie entre plusieurs pays.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

L’« indice Big Mac » est-il fiable pour comparer le coût de la vie à travers le monde ?

Le magazine « The Economist » a publié, le 12 juillet, la version actualisée de son indice, un outil visant à comparer le coût de la vie entre plusieurs pays.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h16
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Créé en 1986 par le magazine britannique The Economist, l’indice Big Mac est un outil interactif, actualisé tous les six mois, permettant de comparer des devises. Il utilise comme référence le prix du célèbre sandwich de McDonald’s, considéré comme un produit universel, la franchise américaine étant présente dans plus de cent vingt pays.
Son calcul est basé sur la théorie de la parité du pouvoir d’achat (PPA). D’après cette théorie, le prix d’un même bien devrait être similaire partout dans le monde. Si ce n’est pas le cas, cela signifie qu’une monnaie est sous-évaluée ou surévaluée par rapport à une autre.
Quelle est la méthodologie de calcul de cet indice ?
Pour mener cette étude, The Economist a relevé le prix du sandwich au 1er juillet dans la zone euro et dans quarante-huit autres pays à travers le monde. Tous les prix relevés sont convertis en dollars américains, selon les taux de change en vigueur. Afin d’établir un taux de change « implicite », selon le magazine britannique, le prix (dans la devise d’origine) du Big Mac dans chacun des pays est simplement divisé par le prix du sandwich aux Etats-Unis. Ce taux de change « implicite » est comparé avec le taux de change en vigueur. Si le taux de change « implicite » calculé pour un pays est supérieur au taux de change en vigueur entre le dollar américain et la devise de ce pays, cela signifie que la monnaie de ce pays est surévaluée par rapport au dollar américain.
D’après les données mises à disposition par The Economist, au 1er juillet, « un sandwich Big Mac coûte en moyenne 5,51 dollars américains aux Etats-Unis contre 4,04 euros en moyenne dans la zone euro ». Selon la méthode de calcul de l’indice, le taux de change « implicite » est de 1,36 (5,51/4,04). La différence entre ce taux de change « implicite » et le taux de change en vigueur (1,17) « suggère que le dollar est surévalué de 16,4 % par rapport à l’euro », d’après l’hebdomadaire britannique. « Un Big Mac coûte donc 16 % plus cher aux Etats-Unis (4,70 euros) que dans la zone euro (4,40 euros), selon les taux de change en vigueur. »

   


En suivant cet indice, il faudrait qu’un euro s’échange contre 1,36 dollar américain pour que le Big Mac coûte le même prix dans la zone euro et aux Etats-Unis. Cependant, en juillet, un euro s’échange contre 1,17 dollar américain. L’euro est donc sous-évalué de 16 % par rapport au dollar américain. Selon l’économiste Karine Daniel, « l’intérêt d’une monnaie sous-évaluée est de proposer des prix relatifs plus bas et donc de faciliter l’exportation de biens ».
Cet indicateur est-il fiable ?
L’indice Big Mac est considéré comme un indicateur sérieux pour comparer les monnaies entre elles ; il a notamment fait l’objet d’une dizaine de travaux universitaires. Cependant, la précision de cet indicateur est critiquée, principalement en raison du fait qu’il ne prend pas en compte les différences de coûts du travail entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres, où les salaires sont plus bas.
« Cet indice même ajusté reste fragile »
Pour répondre à ces critiques, The Economist met à disposition, depuis 2011, un indice corrigé prenant en compte le produit intérieur brut (PIB) par habitant. En comptabilisant la différence de PIB par habitant entre les deux zones géographiques étudiées, le Big Mac « devrait coûter 22 % de moins aux Etats-Unis (4,30 dollars américains contre 5,51), et le dollar serait sous-évalué de 5 % par rapport à l’euro », d’après l’hebdomadaire britannique.
« Cet indice même ajusté reste fragile, car tous les pays n’appliquent pas la même fiscalité à ce produit, et les us et coutumes eu égard à la restauration rapide diffèrent selon les régions du monde », estime Karine Daniel. Le prix du célèbre hamburger dépend « surtout » de la politique commerciale de la multinationale américaine, « la marge de McDonald’s peut être différente selon le pays ou est implantée la franchise ou selon sa durée de présence dans ce pays, par exemple », complète l’économiste.
Existe-t-il d’autres outils de comparaison du niveau de vie ?
« Il serait plus pertinent de comparer le prix d’un service qui n’est pas délocalisable, comme une coupe de cheveux, ajoute Karine Daniel. Le coiffeur, c’est un service de proximité présent partout dans le monde et très lié à la notion d’offre et de demande. C’est un indice assez performant pour comparer le niveau de vie entre les pays. »
D’autres outils existent pour comparer le niveau de vie entre les pays. L’édition 2018 de l’étude intitulée « Prices and Earnings », de la banque d’investissement UBS AG, permet de connaître le nombre d’heures de travail qu’un employé moyen doit effectuer pour s’offrir un Big Mac ou un iPhone X dans soixante-dix villes à travers le monde. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dispose d’un outil statistique permettant de mesurer les différences de pouvoir d’achat entre les trente-six pays membres de l’organisation internationale.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-7">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Une baisse de régime des guichets de régularisation des évadés fiscaux est notamment à l’origine de cette diminution de recettes, explique le rapport annuel de la direction générale des finances publiques.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La lutte contre la fraude fiscale a moins rapporté en 2017

Une baisse de régime des guichets de régularisation des évadés fiscaux est notamment à l’origine de cette diminution de recettes, explique le rapport annuel de la direction générale des finances publiques.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h16
   





                        


La lutte contre la fraude fiscale a moins rapporté aux finances publiques en 2017, selon le rapport annuel de la direction générale des finances publiques (DGFiP) rendu public mardi 17 juillet. Sur l’ensemble de l’année, les redressements fiscaux ont atteint 17,9 milliards d’euros, soit un repli de 1,6 milliard par rapport à 2016 (19,5 milliards), et de 3,3 milliards par rapport à 2015, année marquée par un niveau de redressements record (21,2 milliards).
La baisse concerne également les « créances fiscales recouvrées », c’est-à-dire les sommes effectivement encaissées par l’administration après éventuelle contestation des contribuables, passées de 11,1 milliards en 2016 à 9,4 milliards d’euros l’an dernier.
Baisse des dossiers dits « exceptionnels »
« Il n’y a pas eu de changement de politique », a assuré lors d’une présentation du rapport le directeur général des finances publiques, Bruno Parent, expliquant les fluctuations de ces deux dernières années par deux facteurs. Le premier concerne la baisse du régime du service de traitement des déclarations rectificatives (STDR), mis en place en 2013 pour favoriser la régularisation des évadés fiscaux, et qui a officiellement fermé ses portes le 31 décembre 2017. Selon Bercy, cette « cellule de dégrisement », qui permettait aux personnes détenant un compte caché à l’étranger de régulariser leur situation moyennant des pénalités allégées, a rapporté 1,3 milliard l’an dernier, contre 2,5 milliards en 2016.
L’autre explication tient à la baisse des dossiers dits « exceptionnels ». En 2015, plusieurs gros redressements liés à des multinationales avaient été notifiés par Bercy. Les cinq plus gros dossiers avaient alors atteint 3,3 milliards d’euros. Or ces opérations « ne se reproduisent pas mécaniquement d’une année sur l’autre », a rappelé Bruno Parent. « Comme on est sur une base très étroite qui fluctue, ça a une influence sur le total », a-t-il ajouté.

        Lire aussi :
         

                Le gouvernement présente un projet de loi pour renforcer la lutte contre la fraude fiscale




        Lire aussi :
         

                Infractions fiscales : les députés s’attaquent au « verrou de Bercy »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-8">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Qdrops, vendue 1 dollar, figurait dans le top 200 des applications payantes les plus populaires de l’App Store.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Apple et Google retirent une application conspirationniste de leur magasin en ligne

Qdrops, vendue 1 dollar, figurait dans le top 200 des applications payantes les plus populaires de l’App Store.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h51
   





                        



   


Apple et Google ont retiré de leurs magasins d’applications en ligne une application à succès baptisée Qdrops, qui diffusait des théories du complot. Selon la chaîne américaine NBC, qui a publié lundi 16 juillet une vaste enquête sur l’application, Qdrops figurait depuis plusieurs mois dans les classements des applications les plus vendues sur la plate-forme d’Apple.
Ces deux dernières semaines, l’application avait même atteint le top 10 des applications payantes les plus populaires de la catégorie « divertissement de l’App Store », détaille NBC, qui affirme qu’Apple et Google ont supprimé l’application à la suite des appels de la chaîne.
Les messages cryptiques (les « drops », qui ont donné leur nom à l’application)
Qdrops incarnait la partie émergée d’une vaste théorie du complot, très populaire au sein de l’extrême droite américaine. Elle est bâtie autour de la figure énigmatique de « Q », présenté comme un Américain patriote détenant une accréditation « secret défense Q », de très haut niveau. Q publierait à intervalles réguliers des messages cryptiques (les drops, qui ont donné leur nom à l’application) à destination des authentiques patriotes.
Qdrops recensait les publications de nouveaux messages sur le forum 4chan, où la figure de Q est née, et qui est aussi l’un des points de ralliement en ligne des supporteurs de Donald Trump. L’application, vendue 1 dollar, envoyait une notification à ses utilisateurs à chaque nouvelle publication d’un drop. Généralement publiés sous la forme de questions, les messages de Q invitent leurs lecteurs à opérer par eux-mêmes des rapprochements — une technique classique des propagateurs de théories du complot.

        Lire aussi :
         

                GamerGate, 8chan, Alt-Right… le terreau du vote Trump est aussi en ligne




   


Théories alambiquées
Autour de Q s’est bâtie une classique théorie du complot. Selon ses partisans, un événement tragique et apocalyptique doit bientôt se produire, dans lequel Donald Trump jouera le rôle de sauveur. Selon d’autres variantes de la théorie, le président états-unien procédera à des arrestations massives de « politiciens corrompus », aux premiers rangs desquels Barack Obama ou Hillary Clinton, afin de « purger » le pays de ses « ennemis intérieurs ».
La théorie du « pizzagate » est constituée d’e-mails détaillant des commandes de pizzas
Q propage notamment très largement la théorie du complot dite du « pizzagate », l’une des plus étranges de la campagne présidentielle américaine de 2016, qui affirme que le Parti démocrate a organisé un réseau pédophile depuis une pizzeria. La seule base de cette théorie est constituée d’e-mails détaillant des commandes de pizzas, issus du piratage de la boîte courriel du directeur de campagne de Hillary Clinton, et publiés en ligne en 2016. L’émergence et la diffusion de cette théorie, dont l’origine exacte demeure inconnue, ont largement été facilitées par l’extrême droite américaine.

        Lire aussi :
         

                « Pizzagate » : d’une rumeur en ligne aux coups de feu dans une pizzeria



Particulièrement délirante, la théorie des « Qdrops » jouit pourtant d’un important succès aux Etats-Unis. L’actrice, productrice et réalisatrice Roseanne Barr (Roseanne), soutien affirmé de Donald Trump et propagatrice du « pizzagate », y a fait plusieurs clins d’œil appuyés sur les réseaux sociaux. Le mot-clé #qanon reçoit chaque jour sur Twitter un bon millier de nouveaux messages, et des groupes Facebook fermés consacrés à Q comptent plusieurs dizaines de milliers d’abonnés. L’application Qdrops, mise en ligne par un couple vivant en Caroline du Nord, était aussi un succès commercial.
Désinformation, vertu et profits commerciaux
Apple touchait 30 % des ventes de Qdrops, comme elle le fait pour toutes les applications
Le fait que cette application ait pu être vendue par Apple et Google pendant plusieurs mois soulève aussi des questions sur les pratiques de modération de ces entreprises. Durant les débats sur la désinformation, en France comme en Europe, Apple s’est à plusieurs reprises vantée d’avoir un modèle plus « vertueux » que ses concurrents. En effet, contrairement à Google ou Facebook, dont les publicités sont largement utilisées par les adeptes des théories du complot pour propager leurs idées ou monétiser leurs sites, Apple affirmait ne pas tirer profit des campagnes de désinformation. Mais l’entreprise touchait 30 % des ventes de Qdrops, comme elle le fait pour toutes les applications vendues sur sa plate-forme.
A la fin de 2017, Tim Cook, le PDG d’Apple, jugeait que la désinformation était « le problème numéro un » de notre époque. « Nous vérifions attentivement chaque application, et nous ne pensons pas que nous devons laisser tout le monde publier [sur notre plate-forme] », renchérissait-il en avril.
Contrairement à Google et Facebook, les services d’Apple n’ont pas été mis en cause dans l’enquête en cours aux Etats-Unis sur la campagne d’influence russe durant l’élection présidentielle de 2016.
L’influence de Q ne s’est pas limitée aux réseaux sociaux. Comme le rappelle NBC, plusieurs faits divers liés à cette théorie du complot ont eu lieu ces derniers mois. En juin, un homme armé, affirmant être un partisan de Q, avait bloqué l’accès du pont du barrage Hoover. Il réclamait la publication de documents confidentiels.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-9">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les déclarations des pouvoirs publics sont loin de ravir les opérateurs, qui veulent des engagements plus concrets.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Télécoms  : le gouvernement pousse la 5 G

Les déclarations des pouvoirs publics sont loin de ravir les opérateurs, qui veulent des engagements plus concrets.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 15h59
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Voitures autonomes, opérations chirurgicales à distance, usines 4.0 : le gouvernement rêve de voir les promesses de la 5G, la norme de téléphonie mobile qui succédera à la 4G, se réaliser le plus vite possible. Lundi 16 juillet, le secrétaire d’Etat auprès du premier ministre chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, et son homologue au ministère de l’économie, Delphine Gény-Stephann, ont donné le coup d’envoi à « une feuille de route » destinée à accompagner au mieux l’émergence de cette nouvelle technologie, qui promet des débits 10 fois supérieurs à ceux de la 4G et une réactivité (latence) multipliée par 10, donc quasi immédiate. « Avec la 5G, nous réinventons un modèle d’affaires, commercial. Mobilité, transports, lieux d’hyperlogistique, telles sont quelques-unes des grosses attentes de la technologie », a déclaré M. Mahjoubi.
Principal chantier : l’attribution de nouvelles licences de téléphonie mobile, localisées dans les fréquences de 3,5 gigahertz et de 26 gigahertz. Une consultation auprès des différents acteurs sera lancée dès l’automne, pour une attribution dès 2020. Une grande ville française devrait être couverte en 2020, et les principaux axes de transport en 2025.
Pour le moment, le gouvernement ne sait pas encore s’il est prêt à renoncer à un processus d’enchères financières. C’est pourtant le modèle pour lequel il a opté en négociant en début d’année avec les opérateurs télécoms un « new deal », les engageant à accélérer la couverture du territoire en 4G et à en finir avec les zones blanches. Pour les inciter à remettre la main au portefeuille, le gouvernement a accepté de renouveler leurs licences actuelles pour une décennie. « Nous ne sommes pas forcément dans les mêmes logiques que pour la 4G. Ces licences [5G] pourront être partitionnées. Ces processus seront ouverts et d’autres modèles pourront émerger », a estimé Mme Gény-Stephann.
Faire venir des industriels
Avec...




                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-10">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Selon « Le Figaro », les experts ont identifié une trentaine de milliards d’économies possibles.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Les propositions du CAP 22 pour baisser les dépenses publiques

Selon « Le Figaro », les experts ont identifié une trentaine de milliards d’économies possibles.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h46
    |

            Audrey Tonnelier








                        


Voilà qui ne devrait pas arranger le gouvernement, désireux que le débat ne se focalise pas sur des chiffres non retenus. Le rapport du comité action publique 2022 (CAP 22) chargé de tracer des pistes de réforme de l’Etat et de baisse de la dépense publique, a identifié, « à moyen terme, une trentaine de milliards d’euros » d’économies possibles, selon Le Figaro du 17 juillet, qui s’est procuré une copie du rapport.
Composé d’une quarantaine d’experts des secteurs public et privé, français et étrangers, CAP 22 a formulé une vingtaine de propositions, indique Le Figaro, comme la suppression des aides « particulièrement inefficaces » (aides à la transition énergétique), ainsi que des « niches fiscales » tels les taux réduits de TVA, qui concernent le bâtiment et la restauration. Au total, ils estiment que ces suppressions feraient gagner plus de 5 milliards d’euros.
Le comité juge possible d’économiser 5 autres milliards en réformant le système de soins, avec le développement d’une offre locale et un renforcement de l’innovation. Le rapport propose également d’assouplir le statut de fonctionnaire. Parmi les autres mesures : des transferts de compétences vers les collectivités locales, une simplification des organismes chargés de recouvrer les impôts, une réforme de Pôle emploi et des économies pouvant aller jusqu’à 400 millions d’euros dans l’audiovisuel public.
« Ces pistes ne correspondront pas forcément aux choix du gouvernement », précise encore Le Figaro, qui souligne que les experts n’ont pas voulu aborder le sujet par le prisme budgétaire, mais ont aussi suggéré des investissements. Matignon devrait tout de même s’en inspirer, alors que les lettres-plafonds, qui fixent ministère par ministère les crédits qui doivent être accordés pour 2019, devraient être envoyées dans les tout prochains jours, au terme de négociations tendues avec les intéressés.

        Lire aussi :
         

                Le rapport CAP 22 engendre rumeurs et tensions



Vaste réorganisation
Le gouvernement a annoncé la semaine dernière que les mesures préconisées par CAP 22 seraient révélées « au fur et à mesure » des réformes, et que le rapport ne serait rendu intégralement public qu’après octobre. « Le gouvernement maintient sa méthode : travailler sur ses propositions, décider, publier le rapport après », a expliqué Matignon après la publication de l’article du Figaro.
« Après Bercy, une dizaine de grands chantiers issus de CAP 22 vont se succéder très vite, juste avant et juste après la trêve estivale », précise au Monde une source issue de la majorité. Mercredi 11 juillet, Bercy s’est déjà attelé à la tâche en annonçant une vaste réorganisation de la direction générale des finances publiques, mais sans donner de chiffres de suppression de postes.
CAP 22 devait constituer le bras armé de l’exécutif pour identifier les domaines de réforme de l’Etat, afin de parvenir à l’objectif de baisse de 4 points de PIB de la dépense publique durant le quinquennat (soit près de 100 milliards d’euros d’économies). Mais, après avoir planché tout l’automne et s’être vu signifier une remise de rapport au premier trimestre 2019, CAP 22 avait vu la publication de ses travaux, jugée trop explosive, progressivement décalée jusqu’en juin.
Le rendu du rapport est surveillé avec attention par les responsables politiques. Jeudi 12 juillet, lors du débat d’orientation de finances publiques à l’Assemblée nationale, l’opposition avait fustigé le manque de précisions donné par Bercy sur les économies de moyens et de postes qui seront contenues dans le projet de loi de finances (PLF) 2019, à venir fin septembre.

        Lire aussi :
         

                Rassembler France Télévisions et Radio France, supprimer France Ô : les pistes-chocs du ministère de la culture



Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche et ancienne rapporteuse générale du budget, s’était inquiétée que 2019 soit l’année « de tous les dangers de dérapages budgétaires ». « CAP 22 est mystérieux, opaque. Soit vous n’avez pas d’éléments, soit vous les jugez dangereux », avait tancé Eric Woerth, le président LR de la commission des finances. « Faites-moi confiance », s’était contenté de répondre le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, a, lui, exigé que le rapport soit rendu public, afin qu’il y ait un « débat national ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-11">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Sur l’ensemble du Mondial, « L’Equipe » a augmenté ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

« L’Equipe », TF1 et la Française des jeux, autres vainqueurs de la Coupe du monde

Sur l’ensemble du Mondial, « L’Equipe » a augmenté ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h47
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Les exploits sportifs des Bleus font généralement les affaires du quotidien L’Equipe. L’édition 2018 de la Coupe du monde, remportée dimanche 15 juillet par l’équipe de France, ne déroge pas à la règle. Au cours de la journée, le quotidien créé en 1946 a dû procéder à une réimpression de son édition du 16 juillet titrée : « Un bonheur éternel ! » Au total, le tirage de ce numéro est estimé par la direction du journal à 1,6 millions d’exemplaires. Sur l’ensemble de la Coupe du monde, le quotidien a réussi à augmenter ses ventes de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière. Il peut également compter sur des audiences tout aussi exceptionnelles sur Internet puisque son site Web a recruté près de 20 000 nouveaux abonnés depuis le début du mois de juin. Le site enregistre également plus de 2 milliards de pages et 50 millions de vidéos vues. La chaîne de télévision L’Equipe revendique 1,5 % de part d’audience sur l’ensemble de la Coupe du monde, 0,4 point de plus que pendant l’Euro 2016.
A deux autres occasions, le quotidien sportif s’est écoulé à plus d’un million ; chaque fois cela a été après une victoire des Bleus lors de compétitions de premier plan, la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000. Le lendemain de la victoire de 1998, le quotidien sportif avait également dépassé le million et demi d’exemplaires vendus. Dans le top 10 des numéros les plus diffusés, 9 numéros suivaient une victoire de l’équipe de France. Le dixième a été consacré au sacre européen de l’Olympique de Marseille, seule équipe française à avoir remporté la Ligue des champions, en 1993.
363 millions d’euros de mises
Malgré l’enjeu et le résultat, le record d’audience à la télévision, lui, n’a pas été battu. Dimanche soir, 19,3 millions de spectateurs ont suivi la finale de la Coupe du monde sur TF1, remportée par la France face à la Croatie. Néanmoins, Yassine Berhoun, directeur sport chez Eurodata TV Worldwide (un département de Médiamétrie), souligne : « Les premiers chiffres montrent à nouveau qu’à l’ère de la délinéarisation des contenus TV et de l’avènement des écrans mobiles, seuls les grands événements sportifs sont capables de rassembler de si larges audiences ».
Les audiences de dimanche soir représentent environ 3 millions de spectateurs de moins que le précédent record, enregistré lors de la finale de l’Euro 2016, qui a vu le Portugal s’imposer face à la France. Mardi 10 juillet, la qualification de l’équipe de France pour la finale, au terme du face-à-face avec la Belgique, avait été suivie par 19,1 millions de personnes. Sur BeIN Sports, plus de 1 200 000 personnes ont été recensées pendant la finale, sachant que ces chiffres ne prennent pas en compte les bars, les restaurants et les hôtels, ni les personnes qui suivent la rencontre sur mobile, ordinateur ou tablette. Dans le cadre de cette Coupe du monde, la chaîne qatarie a franchi le cap des 4 millions de foyers abonnés. Ils étaient 3,5 millions avant le début du mondial.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2018 : le nouveau maillot de l’équipe de France en vente mi-août, selon Nike



Du côté des paris sportifs, la coupe s’annonce bien remplie. L’Arjel – l’Autorité de régulation des jeux n’a pas encore communiqué les chiffres définitifs – avait indiqué le 2 juillet que les 48 matches de phase de groupes FIFA, avaient généré un total de 363 millions d’euros de mises dont 159 millions d’euros engagés auprès de la Française des jeux et 204 millions d’euros sur les sites des 12 opérateurs actifs en paris sportifs agréés (Winamax, Unibet, etc.). Lors de la Coupe du monde 2014, les joueurs français avaient engagé 290 millions d’euros sur l’ensemble de la compétition.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-12">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Sponsor des Bleus depuis 2008, l’équipementier américainest peu disert sur ses perspectives de ventes. Il a mieux réussi le Mondial que son rival, l’allemand Adidas.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : le nouveau maillot de l’équipe de France en vente mi-août, selon Nike

Sponsor des Bleus depuis 2008, l’équipementier américainest peu disert sur ses perspectives de ventes. Il a mieux réussi le Mondial que son rival, l’allemand Adidas.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 15h18
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



   


Dès potron-minet, lundi 16 juillet, des centaines de supporteurs se pressaient devant la boutique Nike des Champs-Elysées, le « flagship store » de la marque qui fournit les maillots et les survêtements de l’équipe de France de football, et les chaussures de certains joueurs. Selon Europe 1 et BFM-TV, la marque avait commencé à fabriquer les maillots floqués d’une deuxième étoile au-dessus du coq gaulois avant la finale pour pouvoir les écouler dès le lendemain.
Las, les fous de foot ont trouvé portes closes pour raisons de sécurité et la police a dû intervenir pour les disperser. Ce qui donne une petite idée des retombées que la victoire de la France aura sur les ventes de Nike.
L’équipementier a fait savoir que ce nouveau maillot sera en boutiques à partir du 14 août, comme le rapporte Franceinfo. Sponsor des Bleus depuis 2008, pour un contrat courant jusqu’en 2026 – moyennant un chèque annuel de 50 millions d’euros, Nike est peu disert sur ses perspectives de ventes. Sa réponse est expéditive : « La marque ne communique aucune donnée chiffrée. »
Président chargé des clients et des marchés, Elliot Hill a préféré évoquer « nos » stars : Kylian Mbappé, meilleur jeune du tournoi, le Croate Luka Modric, meilleur joueur, et le Belge Thibaut Courtois, meilleur gardien.
Ce sont les équipes ou les stars qui font vendre, plus que la marque. Les ventes de maillots seront donc dopées, explique-t-il, car un Mbappé « se connecte personnellement et émotionnellement avec nos jeunes consommateurs de football ».
Quatre millions des maillots réplicats devraient être écoulés
Avant le début de la compétition, mi-juin, les ventes de maillots de football toutes marques confondues affichaient une hausse de 50 % par rapport à la période de l’Euro 2016, indique le cabinet NPD. En 2014, ce dernier avait enregistré une croissance de 9 % des ventes de maillots par rapport à 2013 en moyenne sur les cinq grands pays européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne), et de 29 % sur les six premiers mois de l’année. Car après la première vague d’achats pré-Mondial, une deuxième intervient lors de l’affrontement du carré de tête, puis dans les mois suivant la finale.
On estime que, tous sports confondus, plus de quatre millions des maillots réplicats de Nike devraient être écoulés dans l’Hexagone en 2018. Directeur de NPD, David Richard note qu’un événement d’un tel retentissement mondial fait « boule de neige sur les ventes des marques de sport en général ». Le marché du maillot de foot lui-même serait plus gros si les Français, à l’instar des Allemands et des Anglais, portaient plus souvent et pas seulement à l’occasion des grandes compétitions le maillot de leur équipe nationale ou de leur club.
Les chaussures sont aussi un atout pour les équipementiers, notamment pour la marque à la virgule. Une majorité de buts marqués en Russie l’ont été avec ses crampons. Ce qui n’est pas étonnant puisque deux joueurs sur trois, comme Mbappé, l’Anglais Harry Kane ou le Portugais Ronaldo, en étaient équipés. Ses ventes devraient logiquement dépasser celles d’Adidas, qui reste néanmoins le premier équipementier mondial du football avec 29 % de part de marché, suivi par Nike.
Un duel sans merci
Depuis l’arrivée de la marque américaine dans le « soccer », lors de la Coupe du monde de 1994 aux Etats-Unis, c’est la course-poursuite entre la marque américaine à la virgule et la marque allemande aux trois bandes. Un duel sans merci à coups de centaines de millions d’euros. Pour se développer tous azimuts en Europe, Nike devait impérativement passer par la case football. Elle y a trouvé sa place. En 1998, c’est Adidas, partenaire de la France depuis vingt-cinq ans, qui avait gagné 3-0 avec l’équipe de France. Nouveau venu à ce niveau de la compétition comme parrain de la Seleçao, Nike avait perdu avec le Brésil.
C’est dire si Moscou sonne comme une revanche puisque en 2018, les deux équipes finalistes sont équipées par Nike, ainsi qu’un des deux demi-finalistes, l’Angleterre. A l’inverse, deux des prestigieux clients de la marque aux trois bandes, la Roja espagnole et la Mannschaft allemande (sans oublier l’Argentine) ont fait un parcours indigne de leur rang de vainqueurs respectifs de la compétition en 2010 et 2014. Adidas s’est consolé en rappelant qu’il était le sponsor officiel du Mondial russe et qu’il y avait équipé douze équipes, deux de plus que son concurrent. Prochains chocs des marques : l’Euro 2020 dans douze villes européennes, puis le Qatar, en 2022.

        Lire aussi :
         

                « L’Equipe », TF1 et la Française des jeux, autres vainqueurs de la Coupe du monde






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-13">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La marque aux chevrons, qui a contribué aux résultats historiques des constructeurs français au premier semestre, compte sur son nouveau modèle phare, la C5 Aircross, pour se relancer définitivement.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Citroën espère un petit miracle de son nouveau SUV

La marque aux chevrons, qui a contribué aux résultats historiques des constructeurs français au premier semestre, compte sur son nouveau modèle phare, la C5 Aircross, pour se relancer définitivement.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h41
    |

                            Éric Béziat (Rennes-La Janais (Ille-et-Vilaine)








                        



                                


                            

En rouge orangé, elle ne passe pas inaperçue parmi les quelques voitures garées dans le « bout d’usine » du site industriel PSA de Rennes-La Janais. Elle, c’est la Citroën C5 Aircross, le futur porte-étendard de la marque aux chevrons. Un modèle aux formes arrondies et aux couleurs chaudes destiné à figurer en bonne place sur le stand Citroën du Mondial de l’automobile, qui se tiendra à Paris du 4 au 14 octobre.
Marketeurs et vendeurs Citroën ont hâte de voir arriver ce nouveau véhicule dans les concessions. Cela est prévu pour début 2019, avec des premières commandes qui tomberont fin décembre. Pour le moment, la marque du groupe PSA qui a conçu la DS, la CX, la XM et la Xsara Picasso manque d’une pépite de ce calibre. Un véhicule qui soit une voiture imposante, confortable, innovante et bien finie pour des familles de cadres. En même temps, l’engin doit être au goût du jour – comprenez un SUV (pour Sport Utility Vehicle), un de ces véhicules aux allures de 4 x 4 urbain qui se vendent comme des petits pains.
La C5 Aircross sera-t-elle le petit miracle qui, comme sa cousine la Peugeot 3008, relancera définitivement Citroën ? La marque se porte mieux qu’en 2017 et apporte sa contribution aux résultats historiques des constructeurs français au premier semestre : 2,1 millions de véhicules vendus pour le groupe Renault (en hausse de 10 % par rapport à la même période de 2017) et 2,2 millions pour PSA (+ 38 % grâce à l’acquisition d’Opel ; + 8 % pour les seules Peugeot Citroën et DS).

« Nous avons réalisé un record de ventes depuis sept ans, se réjouit Linda Jackson, directrice générale de la marque. Les immatriculations mondiales ont augmenté de 9 % dans la première partie de l’année, avec un bond de 50 % en Chine. » Les bons scores de la C3, de la gamme utilitaire, de la C4 Cactus et de la nouvelle C3 Aircross (le petit SUV lancé en juin 2017) mettent du baume au cœur des équipes commerciales.
Pourtant, quelques...




                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-14">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Commandé à la suite du scandale sanitaire, un rapport du Centre national de la consommation met en évidence les « dysfonctionnements » de l’information du public.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Affaire Lactalis : un site unique pour recenser les produits à risque

Commandé à la suite du scandale sanitaire, un rapport du Centre national de la consommation met en évidence les « dysfonctionnements » de l’information du public.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h02
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 10h23
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Il aura fallu six mois pour faire toute la lumière sur les manquements qui ont eu lieu dans la gestion de la crise du lait infantile Lactalis, contaminé à la salmonelle à la fin de 2017, et pour ouvrir des pistes d’amélioration sur les circuits de retrait et de rappel de produits faisant l’objet d’un risque sanitaire.
« Les dysfonctionnements mis en évidence (…) ont montré qu’il était nécessaire de renforcer la protection des consommateurs », a rappelé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, mardi 17 juillet, lors de la remise du rapport demandé le 16 janvier au Conseil national de la consommation (CNC), l’organisme paritaire consultatif qui rassemble des associations de consommateurs et des fédérations professionnelles.
« Nous avons d’ores et déjà initié le développement d’une application pour signaler des manquements à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes [DGCCRF], et proposé un amendement au projet de loi faisant suite aux Etats généraux de l’alimentation pour responsabiliser les distributeurs et rendre plus dissuasives les sanctions en cas de dysfonctionnements dans les procédures de rappel », a-t-il ajouté.

        Lire :
         

          De Lactalis aux distributeurs, une gestion défaillante sur toute la chaîne



Un site unique, public et accessible
Rappelant que le « risque zéro » n’existait pas dans un processus de production, le Conseil national de la consommation préconise avant tout que l’administration développe un site Internet unique, public et accessible aux consommateurs, « recensant l’ensemble des produits faisant l’objet d’un rappel pour des raisons liées à la sécurité en France. (…) L’exhaustivité de ce registre devrait être garantie par une obligation de notification pesant sur les professionnels concernés ».
Aujourd’hui, un tel site n’existe pas, constate Emilie Tafournel, directrice qualité de la Fédération du commerce et de la distribution, et rapporteuse du groupe de travail du Conseil. « Les consommateurs doivent aller sur le site Internet de la DGCCRF pour les rappels d’origine végétale et certaines autres catégories, ou sur celui du ministère de l’agriculture pour les produits d’origine animale… »
M. Le Maire a demandé, mardi, à la DGCCRF de se rapprocher « des différentes administrations concernées pour définir les modalités pratiques de mise en place d’un site Internet unique sur lequel les entreprises devront publier les rappels de produits de consommation ». Il restera néanmoins quelques points à régler : le droit est-il suffisant pour encadrer le dispositif ? Qui détiendra, chez les fabricants, les codes d’accès à ce site Internet ? Sera-t-il suffisamment robuste pour résister à l’afflux de connexions en cas de crise importante ? M. Le Maire a indiqué mardi qu’il proposerait d’inscrire une disposition législative dans la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) pour obliger les sociétés à notifier les rappels sur le futur site unique.
Le Conseil national de la consommation appelle aussi à « faire passer davantage l’information sur les retraits-rappels par les canaux les plus consultés par les consommateurs : sites Internet, réseaux sociaux… », mais aussi par les programmes de fidélité et, dans les situations les plus graves, à utiliser les informations nominatives des moyens de paiement (chèque, carte bancaire) pour joindre les consommateurs.

        Lire :
         

          Lactalis : des pistes pour améliorer les procédures de rappel



« Blessures physiques et dégâts matériels »
En effet, l’amélioration de l’information est un point-clé du dispositif, comme le montre l’affaire des siphons à crème chantilly avec tête en plastique. Depuis 2010, de nombreux modèles issus de plusieurs fabricants ont été rappelés pour défaut de sécurité, à la suite d’une recrudescence d’accidents domestiques graves. En mai 2014, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes avait alerté sur les risques posés par ces siphons. Ce qui n’a pas empêché, en juin 2017, la mort d’une blogueuse et, la même année, une vente de produits potentiellement dangereux sur un site Internet de vente événementielle, stoppée en toute discrétion par la DGCCRF.
Le 14 juin 2018, pourtant, cette direction d’administration centrale estimait que « la communication effectuée par les fabricants et les distributeurs [n’avait] pas touché la totalité des consommateurs concernés, comme en témoignent les accidents (blessures physiques et dégâts matériels) » qui lui ont été signalés cette année. « Il se peut également, ajoutait-elle, que des consommateurs aient choisi de conserver les appareils en leur possession. »
En amont, aussi, le Conseil national de la consommation propose de standardiser les affichettes en magasins, de « renforcer la formation des personnels », ou de hiérarchiser les niveaux d’alerte pour pouvoir mettre en place des mesures exceptionnelles. En moyenne, une enseigne de la grande distribution gère entre cinq cents et mille rappels par an.
Le Conseil préconise aussi d’accélérer les travaux en cours pour « améliorer la traçabilité des produits et notamment permettre à terme une identification par lots », afin d’assurer un meilleur blocage des produits en caisse. Dans le secteur pharmaceutique, l’ensemble des boîtes de médicaments commercialisées en Europe passeront, le 9 février 2019, à un système de traçabilité « à la boîte », grâce à un code-barres en deux dimensions.
Autant de pistes d’amélioration avancées par les acteurs concernés, et dont certaines figureront probablement dans le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, chargée de tirer les enseignements de l’affaire Lactalis, qui sera rendu public mercredi 18 juillet.

        Lire aussi :
         

                Du retrait au rappel de produit, comment fonctionne une alerte sanitaire ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-15">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Lundi, CNN a diffusé sur Facebook la première de Full Circle, une émission d’actualité quotidienne financée par le réseau social.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/07/17/18-16">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Trois experts de la responsabilité sociale de l’entreprise, Sylvain Boucherand, Françoise Guichard et Charlotte Michon, dans une tribune au « Monde », font le bilan de la mise en œuvre par les sociétés de la loi sur le « devoir de vigilance », un an après son adoption par le Parlement à la suite de la catastrophe du Rana Plaza.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un an après la « loi Rana Plaza », « la grande majorité des entreprises ont commencé à identifier les risques »

Trois experts de la responsabilité sociale de l’entreprise, Sylvain Boucherand, Françoise Guichard et Charlotte Michon, dans une tribune au « Monde », font le bilan de la mise en œuvre par les sociétés de la loi sur le « devoir de vigilance », un an après son adoption par le Parlement à la suite de la catastrophe du Rana Plaza.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 06h45
    |

Sylvain Boucherand (PDG du cabinet de conseil B&L évolution), Françoise Guichard et Charlotte Michon (Respectivement présidente et déléguée général...







                        



                                


                            

Tribune. A la suite de l’effondrement de l’usine textile du Rana Plaza en 2013 au Bangladesh (1 135 morts, 2 500 blessés), la question de la responsabilité des sociétés donneuses d’ordre a été soulevée.
Afin de répondre à ces enjeux, la France a adopté le 27 mars 2017 la « loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre ». Cette loi demande aux plus grandes entreprises françaises de mettre en place un plan de vigilance public pour identifier et prévenir les risques d’atteinte aux droits humains et à l’environnement pouvant être causés par les activités de la société, ses filiales contrôlées ou ses sous-traitants ou fournisseurs avec qui sont entretenues des relations commerciales établies.
Attendus dès 2018, les premiers plans de vigilance ont été publiés par les entreprises dans leurs documents de référence. Nos experts, de l’association Entreprises pour les droits de l’homme (EDH) et de la société de conseil B & L évolution, les ont étudiés.
Cartographies des risques
Ces documents montrent qu’une partie des entreprises étudiées a intégré les exigences de la loi, a initié la formalisation d’un plan de vigilance, et tâche de rendre compte de manière transparente de leurs avancées sur le sujet.
Si les plans de vigilance se rattachent pour le moment principalement aux démarches déjà existantes de responsabilité sociale ou d’éthique, ils ont aussi permis aux entreprises de remettre à plat l’existant et de questionner leurs pratiques, en particulier en matière de gestion de leurs fournisseurs.

Au regard des enjeux concernés (droits humains, santé-sécurité, environnement) et des processus mis en œuvre (analyse des risques, contrôle et audit, clauses contractuelles dans la gestion des achats, etc.), la coopération entre les directions (RSE, achats, juridique, opérations, etc.) est indispensable. Une partie des premiers plans de vigilance ont fait l’objet de démarches transversales...




                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-17">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Il faut porter un soin particulier dans la rédaction de sa clause bénéficiaire pour transmettre dans de bonnes conditions une somme à ses enfants, ou ç ses petits-enfants, répondent les experts de Cyrus Conseil à un lecteur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Assurance-vie : « Il peut être judicieux de nommer les bénéficiaires avec un pourcentage des capitaux décès »

Il faut porter un soin particulier dans la rédaction de sa clause bénéficiaire pour transmettre dans de bonnes conditions une somme à ses enfants, ou ç ses petits-enfants, répondent les experts de Cyrus Conseil à un lecteur.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 08h28
    |

            Jérôme Porier (Avec la société Cyrus Conseil)








                        



   


Question de lecteur. L’assurance-vie reste le placement préféré des Français, c’est aussi un formidable outil de transmission qui suscite beaucoup d’interrogations.
J’ai 78 ans et sept petits-enfants. J’ai une assurance-vie dont mes enfants sont bénéficiaires. Comment faire une modification de façon à ce que mes petits-enfants, qui ne sont pas tous majeurs, en profitent aussi ?
Choisir les bénéficiaires d’un contrat d’assurance sur plusieurs générations présente de nombreux avantages. Cela permet de faire un saut de génération, d’éviter une taxation payée par vos enfants et de transmettre directement à vos petits-enfants, qu’ils soient mineurs ou majeurs.
La fiscalité applicable en cas de décès dépend de la date à laquelle les capitaux ont été versés. Si les capitaux ont été versés avant vos 70 ans, vous avez intérêt à multiplier le nombre de bénéficiaires, dans la mesure où chacun d’entre eux profitera d’un abattement de 152 500 euros non taxés.
Concernant la rédaction de la clause bénéficiaire, vous pouvez nommer vos petits-enfants individuellement bénéficiaires d’une somme particulière, mais sachez qu’il n’y aura pas d’évolution de cette somme en fonction de l’évolution de votre contrat (rachats, plus-value importante). C’est pourquoi il peut être plus judicieux de les nommer bénéficiaires d’un pourcentage des capitaux décès.
Saut de génération
Les mentions comme « vivant ou représenté », ou encore « à défaut », ne doivent pas être négligées dans la rédaction de la clause. En matière de succession, le patrimoine est transmis par branche : si vous avez deux enfants, chacun aura sa part, et si l’un d’eux est prédécédé, ce sont ses propres enfants qui viennent à sa place, « en représentation ».
Dans le cadre de l’assurance-vie, cette représentation n’est pas automatique, il faut la prévoir. Ainsi, si la clause prévoit simplement : « mes enfants par parts égales entre eux », et si l’un de mes enfants décède avant moi, ses frères et sœurs se partageront le capital entre eux. Alors que si j’apporte la précision « mes enfants vivants ou représentés par parts égales entre eux », la part du prédécédé reviendra à ses enfants. Il s’agit d’un moyen efficace d’assurer un saut de génération.

        Lire aussi :
         

                Assurance vie : de la potion magique pour les fonds euro-croissance



Enfin, la mention « à défaut » permet de désigner des bénéficiaires de second rang. Par exemple, si je désigne « Marc, à défaut Paul », cela signifie que, si Marc décède avant moi ou s’il refuse le bénéfice du contrat lors de mon décès, le capital reviendra à Paul.
Envoyez vos questions à argent@lemonde.fr et suivez-nous sur twitter @lemondeargent



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-18">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ L’avionneur européen est parti le plus fort avec 222 commandes dépassant les 30 milliards de dollars au prix catalogue, soit plus du double que les 14 milliards enregistrés par son rival américain.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Au Salon de Farnborough, Airbus et Boeing engrangent les commandes

L’avionneur européen est parti le plus fort avec 222 commandes dépassant les 30 milliards de dollars au prix catalogue, soit plus du double que les 14 milliards enregistrés par son rival américain.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h57
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Boeing ne ménage pas ses efforts pour être épargné par la guerre commerciale à laquelle se livrent les Etats-Unis et la Chine. A l’occasion du Salon de l’aéronautique de Farnborough, qui se tient dans la grande banlieue de Londres du 16 au 22 juillet, Dennis Muilenburg, PDG de l’avionneur américain, a indiqué que, pour l’instant, le conflit entre les deux grandes puissances n’avait pas eu d’impact négatif sur Boeing. Il n’empêche, le constructeur américain a décidé de prendre les devants. Il a reconnu entretenir des contacts discrets avec les autorités américaines et chinoises pour faire entendre son point de vue et défendre ses intérêts. Une initiative stratégique pour Boeing dont près du quart du carnet de commandes provient de compagnies chinoises.

        Lire aussi :
         

                Il manque des pilotes dans l’avion



Pendant que Boeing s’inquiète, Airbus, présent en force à Farnborough, ne veut pas parier sur d’éventuels malheurs de son concurrent. « Pour l’instant nous ne voyons aucun signe que cette guerre commerciale » a un effet, négatif ou positif, notamment sur les commandes d’avions des deux constructeurs, signale Airbus. En clair aucune compagnie chinoise n’a encore annulé une commande de Boeing pour les remplacer par des Airbus. Au contraire, l’avionneur européen souhaite que le conflit entre les Etats-Unis et la Chine cesse rapidement car « une guerre commerciale n’est bonne pour personne ».
Boeing conserve son optimisme
Toutefois, malgré les tensions sino-américaine, Boeing conserve son optimisme. « Nous avons revu à la hausse nos estimations pour les 20 prochaines années. Nous estimons que le monde aura besoin d’environ 43 000 nouveaux avions commerciaux », a déclaré M. Muilenburg. Quelques jours plus tôt, Airbus avait été plus confiant dans ses prévisions. Selon lui d’ici 2037, les compagnies aériennes auront besoin de 48 000 appareils pour absorber la croissance du trafic aérien estimée à 4,4 % par an.
Au Salon, le duel à distance des deux géants ne connaît pas de temps morts. Les contrats viennent gonfler des carnets de commandes pourtant déjà pleins à craquer. C’est Airbus qui est parti le plus fort avec 222 commandes supplémentaires pour une valeur totale, prix catalogue, de plus de 30 milliards de dollars (plus de 25 milliards d’euros). Outre ce nouveau pactole, l’avionneur européen a eu la satisfaction de vendre vingt-sept exemplaires de son gros-porteur A350.
Dans le détail, ce sont toujours les monocouloirs de la famille A320 qui composent le gros des ventes avec 195 exemplaires commercialisés dès l’ouverture du Salon. Et ce n’est que le début ! Selon Airbus, « le rythme des commandes ne devrait pas faiblir ». Boeing a tenté de répliquer au démarrage en trombe d’Airbus avec près de 14 milliards de dollars de commandes lors de la première journée de la manifestation de la grande banlieue de Londres. En sus de trente-cinq exemplaires de son moyen-courrier remotorisé 737 Max, l’Américain a lui aussi confirmé la vente de cinq unités de son gros-porteur 777, en version cargo, à Qatar Airways.
Bataille sur le segment « Middle of the market »
Dans la coulisse de Farnborough, une lutte discrète mais féroce oppose Airbus et Boeing. Les deux concurrents ont trouvé un nouveau champ de bataille. Cette fois la guerre porte sur un nouveau segment commercial baptisé « Middle of the market », le milieu du marché. Il concerne des avions qui allient les qualités des monocouloirs et des long-courriers. L’A321LR d’Airbus est le moteur de ce nouveau créneau commercial. Le nouveau best-seller de l’avionneur européen propose un long-rayon d’action, comme un long-courrier, mais avec les coûts réduits d’un moyen-courrier. Une manière de quadrature du cercle qui a séduit les compagnies courrier à bas coûts telle Norwegian. Airbus a déjà raflé 120 commandes pour son A321LR. Pour capter l’essentiel de ce marché porteur, Airbus complète son offre avec son nouveau long-courrier A330Neo qui, lui aussi, permet aux compagnies de transporter jusqu’à 440 passagers à peu de frais. Un cocktail à succès. Ce n’est ainsi pas un hasard si la portugaise TAP est à la fois la compagnie de lancement de l’A321LR et une des clientes de l’A330Neo.
Pour l’heure, Boeing ne peut que regarder son rival faire la course en solitaire. Le constructeur de Seattle n’a aucun avion à mettre en face de l’A321LR. Dennis Muilenburg a annoncé que la décision de lancer ce que d’aucun nomme déjà le 797 sera prise en 2019. Un retard à l’allumage qui devrait permettre à Airbus de conforter sa domination sur le secteur des moyen-courriers dont il détient déjà plus de 60 % de part de marché. Seule consolation pour Boeing, c’est à bord d’un 777 que l’équipe de France championne du monde est rentrée de Moscou, lundi 16 juillet. Au grand dam d’Airbus.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-19">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Une étude du service des statistiques du ministère du travail dresse un bilan critique du compte personnel de formation (CPF), opérationnel depuis 2015 et pierre angulaire du système de la formation professionnelle.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le compte personnel de formation est inéquitable et trop complexe, juge le service des statistiques du ministère du travail

Une étude du service des statistiques du ministère du travail dresse un bilan critique du compte personnel de formation (CPF), opérationnel depuis 2015 et pierre angulaire du système de la formation professionnelle.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 06h39
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            

Alors que la réforme de la formation professionnelle menée en ce début d’année n’a pas vraiment débouché sur le « big-bang » attendu, une étude de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) parue au début de juillet fait un bilan à mi-parcours du compte personnel de formation (CPF), au cœur du dispositif de la formation professionnelle depuis 2015.

Réalisée au premier semestre 2018, avant le vote de la loi portant sur la réforme de la formation professionnelle, ce n’est pas la première enquête menée par la Dares sur le sujet. Celle-ci a pour originalité d’être une étude qualitative. Les auteurs se sont intéressés à la prise en main du CPF par les entreprises, par les salariés et par les demandeurs d’emploi, ainsi que par les acteurs institutionnels — organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) financeurs de la formation professionnelle, Pôle emploi…
Et le bilan n’est pas tendre. En octroyant jusqu’à vingt-quatre heures de formation par an pour un salarié à temps complet, cumulables et transférables même en cas de départ de l’entreprise, le compte personnel de formation devait permettre à chacun de se former indépendamment de son statut (salarié, chômeur…). Mais l’objectif n’a pas été atteint. « Le principe d’universalité s’est rapidement heurté aux mécanismes concrets de financement de la formation professionnelle continue, construits “en silos” », pointe l’étude.

En effet, son financement reste partagé entre une multitude d’acteurs : les OPCA, les régions, Pôle emploi… En fonction de sa situation, le potentiel bénéficiaire doit frapper à différentes portes. Contrairement à l’esprit du dispositif, l’accès à la formation continue donc de dépendre du statut de la personne.
Montage complexe des dossiers
Trop complexe, le montage des dossiers est resté un frein à la mobilisation du CPF. « Pour les personnes en recherche d’emploi [qui...




                        

                        


<article-nb="2018/07/17/18-20">
<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’exécutif compte calculer le montant des aides au logement à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Le calcul des APL changera au premier semestre 2019

L’exécutif compte calculer le montant des aides au logement à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h36
   





                        



   


Le mode de calcul des aides au logement (APL) sera révisé au cours de la première moitié de 2019, afin de les faire correspondre de manière plus actualisée aux revenus des personnes concernées, a annoncé lundi 16 juillet le gouvernement.
La « contemporanéité » des APL, c’est-à-dire le fait de calculer leur montant à partir des revenus actuels du bénéficiaire, sera instaurée lors du « premier semestre 2019 », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le ministère de la cohésion des territoires, réagissant à des informations du journal Les Echos.
Une économie d’un milliard d’euros
Selon le quotidien économique, l’exécutif comptait changer le calcul des APL, qui sont actuellement déterminées à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt, dès le tout début 2019, mais a finalement décidé d’attendre le mois d’avril. « Il n’y a pas de report, on ne s’était jamais engagé sur un calendrier », a par la suite assuré le ministère, liant le calendrier à l’entrée en vigueur au 1er janvier du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source :
« Il faut que le prélèvement à la source soit déjà installé pour avoir une visibilité sur les salaires de janvier, février… et que nous puissions mettre en place la “contemporanéité” des APL. »
D’après Les Echos, la réforme doit par ailleurs permettre d’économiser un milliard d’euros, dans l’idée que les revenus de début 2019 seront globalement plus élevés que ceux observés deux ans auparavant : cela réduirait mécaniquement le montant des aides leur étant conditionnées.

        Lire aussi :
         

                APL : le télescopage des baisses brouille la lisibilité pour le locataire






                            


                        

                        

