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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les organisations demandent plus de transparence sur les critères de tri utilisés dans les formations pour classer les dossiers des candidats.
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Parcoursup : des syndicats saisissent le Défenseur des droits sur les « algorithmes locaux »

Les organisations demandent plus de transparence sur les critères de tri utilisés dans les formations pour classer les dossiers des candidats.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 16h39
   





                        



   


Plusieurs syndicats du monde éducatif sont de nouveau montés au créneau, mardi 17 juillet, pour demander plus de « transparence » sur la procédure Parcoursup, qui a remplacé cette année Admission post-bac pour les préinscriptions dans l’enseignement supérieur. Elles ont annoncé la saisie du Défenseur des droits pour demander notamment la publication des « algorithmes locaux » mis en place par chaque formation pour classer les candidats, et placés sous le sceau du « secret des délibérations ».
Ces organisations sont l’UNEF, deuxième syndicat étudiant et opposé depuis sa présentation à la loi réussite et orientation des étudiants, le Snesup (Syndicat national de l’enseignement supérieur), la FCPE, l’une des deux principales fédérations de parents d’élèves, l’UNL (syndicat lycéen), et le Syndicat des avocats (SAF) de France. « En dépit du droit à l’information, les jeunes n’ont pas la possibilité de connaître les critères de sélection qui leur sont imposés », dénonce l’UNEF. Il y a environ un mois, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias avait déjà saisi le Défenseur des droits.
Proposition de loi
« Certaines universités disent qu’elles n’ont pas mis en place d’algorithmes locaux, d’autres ne veulent pas les publier. Sur quels critères s’appuie-t-on ? Le type de bac (général, techno, pro), la série (ES, L ou S pour le bac général), les notes de première et de terminale, le lycée d’où vient le candidat ? La lettre de motivation ? Le parcours extrascolaire ? », s’est interrogé Juan Prosper, du SAF, lors d’une conférence de presse mardi.
Trente-trois députés LR (Les Républicains) ont déposé une proposition de loi, enregistrée le 11 juillet, pour exiger de la même manière la « transparence des algorithmes en écartant le régime dérogatoire du secret des délibérations pour s’opposer à la communication d’un algorithme local ». Les sénateurs avaient déjà tenté, sans succès, lors du débat sur la loi relative à la protection des données personnelles, à la mi-mai, de lever le secret des délibérations. Le ministère avait publié, dans la foulée, l’algorithme national de Parcoursup, mais pas les critères appliqués localement.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Elle estime que seul le transporteur aérien doit payer pour le retard. Pourtant, l’agence de voyage est « responsable de plein droit à l’égard de l’acheteur de la bonne exécution des obligations résultant du contrat », que ces obligations soient « à exécuter par elle-même ou par d’autres prestataires de services ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les militants ont été placés en garde à vue mardi à la gendarmerie de Briançon pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière » lors d’une marche de solidarité entre l’Italie et la France le 22 avril.
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Quatre militants associatifs en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers »

Les militants ont été placés en garde à vue mardi à la gendarmerie de Briançon pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière » lors d’une marche de solidarité entre l’Italie et la France le 22 avril.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h22
   





                        


Quatre militants associatifs ont été placés en garde à vue mardi 17 juillet au matin à la gendarmerie de Briançon (Hautes-Alpes), pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français en bande organisée » lors d’une marche de solidarité entre l’Italie et la France le 22 avril.
Cette marche avait été organisée au lendemain du blocage du col de l’Echelle, frontière entre la France et l’Italie, par des militants identitaires qui entendaient couper la route aux migrants. Ces gardes à vue surviennent dans le cadre d’une enquête ouverte à l’encontre de trois autres militants, « les trois de Briançon », qui avaient participé également à cette marche et dont le procès a été renvoyé au 8 novembre. Les gendarmes estiment que des migrants avaient pu franchir la frontière franco-italienne à l’occasion de l’événement du 22 avril.
Les « trois de Briançon », un Belgo-Suisse, un Suisse et une Italienne âgés de 23 à 26 ans, avaient été mis en examen et placés dix jours en détention provisoire avant d’être libérés le 3 mai. Le 31 mai, la justice a levé leur contrôle judiciaire.
« Criminaliser la solidarité »
Alors que le Conseil constitutionnel a reconnu le 6 juillet le « principe de fraternité », les associations, qui ont organisé un rassemblement de solidarité mardi devant la gendarmerie de Briançon, dénoncent le maintien d’un « délit de solidarité », le principe de fraternité excluant l’aide au franchissement de frontières.

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Le ministère de l’intérieur a fait valoir dans un communiqué que « l’exemption pénale pour l’aide apportée dans un but humanitaire ne doit pas s’étendre à l’aide apportée dans un but militant ou aux fins de faire obstacle à l’application de la loi ou à l’action de l’Etat ». « Le procureur de la République a attendu la décision du Conseil constitutionnel pour relancer les poursuites. Le but est toujours de criminaliser la solidarité pour faire peur aux bénévoles qui aident les migrants », a déclaré Agnès Antoine, militante de l’association Tous migrants et membre du comité de soutien aux « trois de Briançon ».
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux de migrants, essentiellement venus d’Afrique de l’Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ A moins de deux ans des municipales, la maire socialiste dit ne pas avoir de « tabous » sur ce sujet sensible. Elle fera des « propositions » début 2019.
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La maire de Paris Anne Hidalgo réfléchit à une police municipale armée

A moins de deux ans des municipales, la maire socialiste dit ne pas avoir de « tabous » sur ce sujet sensible. Elle fera des « propositions » début 2019.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 15h26
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Menace terroriste, protection des touristes, délinquance, cambriolages en hausse, tensions croissantes dans les quartiers populaires, théâtres de trafic de stupéfiant ou de rixes mortelles entre bandes… Face à l’insécurité à Paris, Anne Hidalgo ne veut pas rester l’arme au pied. Longtemps hostile à la création d’une police municipale, la maire de la capitale prépare un aggiornamento. « Pourquoi pas une police parisienne ? », a-t-elle confié, le 2 juillet, à quelques journalistes, avant d’ajouter : « Sur l’armement non plus, je n’ai pas de tabous ».
Un changement important dans cette capitale où la sécurité est avant tout de la responsabilité de la police nationale. Selon ses mots, la maire juge que « le dispositif est perfectible, tant en termes de moyens que de répartitions des compétences », à propos du partage des rôles entre policiers nationaux et agents de sécurité de la ville.

Si elle préempte le débat à deux ans des municipales, elle se garde de le trancher. Une façon de ne pas braquer les écologistes et les communistes, qui, au sein de sa majorité, sont vent debout contre une police municipale, armée ou pas. Elle fera « des propositions » début 2019 au vu d’un audit indépendant commandé par la ville et qui sera rendu à la fin de l’année.
Futur sujet pour les municipales
Enlisée par ailleurs dans le fiasco de Vélib’ et critiquée sur la propreté de sa ville, Mme Hidalgo entend couper l’herbe sous le pied de ses adversaires qui ne manqueront pas de lui reprocher son bilan en matière de sécurité. Parmi ses concurrents éventuels en 2020, Pierre-Yves Bournazel, député (Agir) de Paris prône depuis longtemps la création d’une police municipale armée, à l’instar de la droite et de l’UDI-MoDem à Paris. Gaspard Gantzer, à la tête de son mouvement « Parisiennes, Parisiens », estime qu’« une police parisienne armée est une des toutes premières priorités pour Paris »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Paris est la seule ville de France dont le préfet détient le pouvoir de police général alors qu’ailleurs il dépend du maire.
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Police municipale à Paris : un débat juridique épineux, dans un contexte particulier

Paris est la seule ville de France dont le préfet détient le pouvoir de police général alors qu’ailleurs il dépend du maire.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h08
    |

            Béatrice Jérôme








                        


Faut-il qu’une loi rogne les pouvoirs du préfet de police à Paris pour que la capitale dispose d’une police municipale « parisienne » évoquée par Anne Hidalgo et d’autres acteurs du jeu parisiens ? Paris est la seule ville de France dont le préfet détient le pouvoir de police général alors qu’ailleurs il dépend du maire. Legs de la défiance historique du pouvoir national envers les autorités parisiennes qui se sont plusieurs fois soulevées contre lui, l’autorité préfectorale tient aussi au fait que la capitale est le siège des institutions de la République, des représentations diplomatiques et le lieu de manifestations nationales dont la sécurité incombe à l’Etat.
Certains élus parisiens de droite et du centre plaident depuis longtemps la nécessité d’une loi pour créer une police municipale parisienne. « Il convient d’abroger l’arrêté du 12 messidor an VIII [1er juillet 1800] qui accorde au préfet les pouvoirs de police générale, assure Philippe Goujon, maire (Les Républicains) du 15e arrondissement. Tant que la maire de Paris n’aura pas le statut d’officier de police judiciaire, les 1 600 agents de surveillance de Paris (ASP) [passés le 1er janvier de la tutelle du préfet à celle de la Ville] ne pourront pas exercer de nouvelles prérogatives en matière de circulation. » De même, les 900 inspecteurs de la Ville de Paris (ISVP) ne sauraient être habilités à verbaliser une infraction au code de la route.
Selon le préfet de police, inutile de modifier la loi
Le rapport de la Mairie de Paris présente une alternative pour sortir du vide juridique : soit une nouvelle loi mentionne explicitement que les agents parisiens de sécurité sont aptes à être armés par leur maire, soit ils se voient conférer le statut de policiers municipaux et dans ce cas, ils obéissent au droit commun des polices locales. Quelle que soit l’option, le rapport Hulin laisse entendre que la maire de Paris n’aurait donc pas les coudées franches sans le feu vert du gouvernement.
Selon le préfet de police, Michel Delpuech, inutile de modifier la loi. La marge de manœuvre de la municipalité est, selon lui, beaucoup plus grande que certains élus ne le disent. Rien n’empêcherait la maire de Paris de confier aux ASP davantage de missions de police, notamment en matière de circulation, explique la préfecture. La Ville de Paris pourrait par ailleurs fusionner le corps des ASP et celui des ISVP, et se doter d’une force qui s’apparente à celle d’une police municipale, suggèrent les services de la préfecture. Un tel scénario « n’est pas dans nos cartons », précise toutefois la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP). Loin de s’aligner sur le modèle des autres communes, Paris semble bien partie pour rester un cas particulier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’Agence pour l’éducation  par le sport repère des jeunes des quartiers populaires et les met en relation avec des entreprises.
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Le sport, tremplin vers l’emploi

L’Agence pour l’éducation  par le sport repère des jeunes des quartiers populaires et les met en relation avec des entreprises.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h57
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            

Ils étaient près de 3 000 lundi 16 juillet en début de soirée dans les jardins de l’Elysée pour accueillir les champions du monde. Parmi les invités, 1 500 enfants issus de clubs de foot de la France entière, dont dix-huit de l’US Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), le club de Paul Pogba, vingt de l’AS Bondy (Seine-Saint-Denis), qui a formé Kylian Mbappé, trois de l’US Jeumont (Nord), où s’est entraîné Benjamin Pavard… D’autres sont venus de Trappes ou de Mantes-La-Jolie (Yvelines), de Boulogne (Hauts-de-Seine)… Tous étaient accompagnés par leur coach. « N’oubliez jamais d’où vous venez, et vous venez de là : devant vous, il y a les clubs qui vous ont formés, a lancé le président de la République aux joueurs de l’équipe de France. Il y a des jeunes de ces clubs, des éducateurs qui n’ont pas compté leur temps. » Une façon de mettre à l’honneur les entraîneurs de banlieues, sur lesquels la République entend s’appuyer davantage encore, et pas uniquement pour former les futures stars du ballon rond.

« Symbole de réussite »
Son rêve à lui, c’était de « travailler en costume ». « Quand je voyais des hommes en porter, j’avais envie de leur ressembler, confie Zinédine Rafa, 20 ans, originaire d’un quartier populaire du centre-ville de Roubaix (Nord). Ça peut paraître idiot, mais pour moi, c’est un symbole de réussite. » Jamais il n’avait imaginé un jour en posséder quatre.
« J’avais passé un bac sanitaire et social, mais je ne voulais pas être aide-soignant, dit-il. Comme j’aimais le foot, je me disais que peut-être, je pouvais faire quelque chose dans le sport, mais sans conviction. Personne, au cours de ma scolarité, n’avait décelé un véritable potentiel en moi. » Personne à part André Lazaoui, directeur de Roubaix Sport et Culture, une association que le jeune homme fréquente depuis ses 5 ans.
« C’est lui qui m’a détecté, raconte, tout sourire, Zinédine Rafa,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La poursuite des investigations revient désormais à des juges de la juridiction interrégionale spécialisée de Paris, compétente en matière de grande criminalité organisée.
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Evasion de Redoine Faïd : l’enquête désormais confiée à des juges d’instruction

La poursuite des investigations revient désormais à des juges de la juridiction interrégionale spécialisée de Paris, compétente en matière de grande criminalité organisée.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h21
   





                        


Quinze jours après l’évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd de sa prison en région parisienne, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire confiée à des juges d’instruction, a-t-on appris lundi 16 juillet. Au terme de son enquête de flagrance, le parquet a ouvert une information judiciaire contre X des chefs notamment d’« évasion, enlèvement et séquestration en bande organisée », d’« association de malfaiteurs formée en vue de la commission de crimes en bande organisée » et d’infractions à la législation sur les armes.
L’enquête vise aussi le « détournement » en bande organisée de l’hélicoptère – dont le pilote avait été pris en otage – qui s’était posé avec un « commando armé » de trois complices dans la cour d’honneur de la prison de Réau (Seine-et-Marne). L’opération d’exfiltration n’avait duré que dix minutes.
La poursuite des investigations revient désormais à des juges de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris, compétente en matière de grande criminalité organisée. A ce stade, une seule garde à vue a été menée, celle du frère de Redoine Faïd, qui a été relâché sans aucune poursuite.

        Lire le récit de la
         

          nouvelle évasion spectaculaire du braqueur Redoine Faïd



« Individu dangereux »
Les enquêteurs ont récemment mis la main sur un sac susceptible d’avoir appartenu au commando ayant participé à l’opération. Découvert sur la commune de Verneuil-en-Halatte (Oise), le sac contenait notamment des armes longues, des cagoules et une disqueuse. Des analyses ont été ordonnées pour déterminer l’éventuelle appartenance de ce matériel aux personnes qui ont aidé Redoine Faïd lors de sa fuite.
Au lendemain de cette évasion, une Kangoo blanche siglée Enedis, dernier véhicule connu à bord duquel le fuyard est soupçonné d’avoir pris place lors de son premier jour de cavale, avait déjà été retrouvée au Fay-Saint-Quentin (Oise), « un département qu’il connaît bien », avait relevé une source proche de l’enquête, puisque le braqueur multirécidiviste en est originaire.
« Habitué à la cavale », Redoine Faïd a été présenté par la police judiciaire comme un « individu dangereux ».
Il a été condamné en avril à vingt-cinq ans de réclusion pour son rôle d’« organisateur » dans un braquage raté en 2010 qui a coûté la vie à une policière municipale. Une centaine de policiers spécialisés de la police judiciare sont mobilisés dans la traque de Redoine Faïd, qui s’était déjà échappé de la prison de Lille-Sequedin en 2013 avant d’être repris, six semaines plus tard, en banlieue parisienne.

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                Redoine Faïd, braqueur et écrivain, roi de l’évasion






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Soupçonné d’avoir favorisé des anciens employeurs, il doit être entendu sur l’embauche de l’épouse de l’un de ses anciens patrons et des prêts non déclarés.
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Le député LRM Thierry Solère placé en garde à vue

Soupçonné d’avoir favorisé des anciens employeurs, il doit être entendu sur l’embauche de l’épouse de l’un de ses anciens patrons et des prêts non déclarés.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h44
    |

            Simon Piel








                        


Le député La République en marche (LRM) des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été placé en garde à vue, mardi 17 juillet au matin, dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. Il est visé depuis septembre 2016 par une enquête judiciaire ouverte sur des soupçons de fraude fiscale. Celle-ci a depuis été élargie aux chefs de trafic d’influence, de corruption, d’abus de bien sociaux, de financement illicite de dépenses électorales et de manquements aux obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Le parquet de Nanterre, qui conduit l’enquête, avait demandé fin juin la levée de son immunité parlementaire afin de pouvoir l’entendre dans le cadre d’une garde à vue. Cela avait finalement été fait le 11 juillet par le bureau de l’Assemblée nationale. Une décision prise à l’unanimité. Pour motiver sa demande, le parquet de Nanterre avait expliqué aux membres du bureau que la garde à vue était « bien en l’espèce l’unique moyen de parvenir à l’exécution des investigations ». De son côté, M. Solère avait envoyé, en parallèle de la demande du parquet, un courrier à François de Rugy, président de l’Assemblée, pour lui demander également sa levée d’immunité.
Emploi présumé fictif
Le député est notamment soupçonné de s’être servi de sa position d’élu pour favoriser des entreprises pour lesquelles il travaillait par ailleurs. La justice souhaitait aussi l’entendre sur l’embauche en tant qu’assistante parlementaire de l’épouse de l’un de ses anciens employeurs. Un emploi que la justice présume fictif. M. Solère devrait aussi être interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d’un million d’euros, qui n’auraient pas été déclarés. Autant de faits contestés par l’intéressé.
Interrogé alors par Le Monde, l’avocat de Thierry Solère, Pierre-Olivier Sur affirmait qu’« il y a eu des prêts enregistrés notariés, transmis à la ­HATVP et ils ont été remboursés pour la plupart, et c’est en cours pour le dernier ».

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la justice veut entendre Thierry Solère



Ce dossier avait eu des conséquences inattendues. Soupçonné d’avoir transmis à M. Solère des éléments sur cette enquête, l’ex-garde des sceaux socialiste, Jean-Jacques Urvoas, a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Un tiers des candidats ne sont toujours pas fixés sur leur sort. Les responsables de formation craignent une désorganisation à la rentrée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/07/2018
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L’extrême lenteur de Parcoursup inquiète établissements et futurs étudiants

Un tiers des candidats ne sont toujours pas fixés sur leur sort. Les responsables de formation craignent une désorganisation à la rentrée.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 12h47
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            

Les vacances devraient être un peu moins sereines que prévu pour plusieurs milliers de bacheliers et leurs familles. Avec comme un air de déjà-vu : mardi 17 juillet, 102 606 lycéens et étudiants en réorientation encore inscrits sur la nouvelle plate-forme d’admission dans l’enseignement supérieur Parcoursup n’ont reçu aucune proposition de formation. Ils étaient 87 000 à la même période il y a un an sur Admission post bac (APB). Les résultats définitifs du bac n’ont pas apporté le sursaut que certains espéraient.
Plusieurs députés de l’opposition n’ont pas manqué, déjà, d’interpeller la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur une « usine à gaz anxiogène », selon les mots employés à l’Assemblée nationale par Régis Juanico (Nouvelle Gauche), le 10 juillet, bien que la nouvelle procédure Parcoursup, désormais en continu, ne s’achèvera qu’en septembre. « Les choses continuent de progresser de façon satisfaisante », se défendait la ministre, sur Europe 1, le 12 juillet, soulignant que « 680 000 jeunes ont reçu en moyenne trois propositions » et que « 30 000 jeunes ont été pris en charge par les commissions rectorales et sont accompagnés ».

La bataille des chiffres est complexe, avec ce fonctionnement inédit à l’entrée de l’enseignement supérieur. Depuis l’ouverture de Parcoursup, le 22 mai, plus de huit candidats sur dix ont reçu au moins une proposition de formation. Mais seuls 54 % des 812 000 candidats inscrits sur la plate-forme en ont accepté définitivement une, d’après le tableau de bord publié quotidiennement par le ministère, en date du 16 juillet.
Près d’un tiers des candidats ne sont, en revanche, pas encore fixés pour la rentrée : environ 100 000 candidats n’ont reçu aucune proposition. Certains ont saisi le rectorat de leur académie pour être accompagnés. A ce chiffre, il faut ajouter 152 000 jeunes qui ont, certes, décroché une formation, mais ne l’ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Fin du Patriarcat (2/5). L’écrivaine américaine Lauren Elkin estime qu’il est nécessaire d’ériger des monuments de femmes en milieu urbain pour exposer leurs réussites et cesser d’autant célébrer la masculinité et les exploits militaires.
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                « Il est temps que les femmes réclament leur juste représentation dans l’espace public »


Fin du Patriarcat (2/5). L’écrivaine américaine Lauren Elkin estime qu’il est nécessaire d’ériger des monuments de femmes en milieu urbain pour exposer leurs réussites et cesser d’autant célébrer la masculinité et les exploits militaires.

Le Monde
                 |                 17.07.2018 à 06h37
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17.07.2018 à 12h05
                 |

Lauren Elkin (Essayiste et romancière américaine)
















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En se promenant dans les rues de notre belle capitale, il suffit de regarder autour de soi pour constater un vrai décalage entre les êtres vivants – des hommes et des femmes – et les sculptures en bronze ou marbre : uniquement, ou presque, des hommes. Où sont les statues de femmes à Paris ?
Il y en a quelques-unes, parfois très connues, comme celles de Jeanne d’Arc, à la lourde signification politique. Et d’autres : un buste à poitrine plantureuse de Dalida à Montmartre et une Edith Piaf suppliante dans le 20e, sur les places qui portent leur nom. Marie Curie (avec son mari bien sûr) dans le 5e, près de la Fondation Curie. George Sand au jardin du Luxembourg, dans une jolie robe de femme, et non le costume d’homme, tenue qu’elle préférait. Maria Deraismes, seule femme ouvertement militante féministe dans le groupe, au square des Epinettes dans le 17e. Sarah Bernhardt est bien nichée place du Général-Catroux, également dans le 17e. Il y a une mini-stèle dédiée à la harpiste Lily Laskine au square Sainte-Odile, dans le même arrondissement, tandis que l’aviatrice Maryse Bastié a sa stèle au square Carlo-Sarrabezolles dans le 15e, près du tramway T3. Tout cela semble un peu périphérique.
A Londres, des mesures ont été prises pour remédier à ce problème. Le 24 avril, un bronze de la suffragette Millicent Fawcett a été inauguré devant le Parlement. Ce projet a été financé par le gouvernement, après le lancement d’une pétition en ligne par la militante féministe Caroline Criado-Perez qui a recueilli 84 000 signatures. Des femmes de pouvoir sont venues en nombre à la cérémonie – la première ministre, Theresa May, l’évêque de Gloucester, Rachel Treweek, la première femme commissaire du London Fire Brigade, Dany Cotton – afin d’y être vues dans leurs uniformes et de prendre des selfies.
« Partout, le courage appelle au courage »
La créatrice de la statue, l’artiste Gillian Wearing, est connue...


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                                                Par                        Lauren Elkin (Essayiste et romancière américaine)













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Les Bleus champions du monde : « La victoire d’une génération Y triomphante »

Spécialiste de l’histoire du sport, Pierre Lanfranchi estime, dans une tribune au « Monde », que le succès des Bleus est celui d’une génération capable d’accumuler de longues expériences à l’étranger.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 09h42
    |

Pierre Lanfranchi (Professeur d'histoire du sport, Université de Montfort, Leicester (Angleterre))







                        



                                


                            

Tribune. La France a remporté la Coupe du monde de football, à Moscou, dimanche 15 juillet, vingt ans après sa première victoire en 1998. Seule équipe invaincue du tournoi, elle est aussi la plus jeune, si l’on considère la moyenne d’âge des trente-deux sélections en présence pendant un mois en Russie.
Mais qu’est-ce qui caractérise cette France qui gagne ? En quoi diffère-t-elle de ses glorieuses aînées de 1958, 1982 et 1998 ? Reflète-t-elle une évolution dans la société comparable à ce « black-blanc-beur » que l’on avait tant vanté en 1998 ? Est-elle enfin si différente de ses rivales croates et belges, qui terminent aux places d’honneur de la compétition ?

La première caractéristique évidente de ce groupe est son hétérogénéité. Douze clubs différents sont représentés sur les quatorze joueurs entrés en jeu au cours de la finale. Il y a vingt ans déjà, c’était le cas. Aujourd’hui comme en 1998, seuls deux joueurs opèrent dans des clubs français. C’est une constante dans le football français, le succès passe obligatoirement depuis une trentaine d’années par une expérience acquise à l’étranger dans les meilleurs clubs.
La France qui gagne vit et travaille à l’étranger, en Espagne et en Angleterre surtout. En 1958, Raymond Kopa faisait figure d’exception en étant le seul joueur de l’équipe de France opérant dans un club étranger (le Real Madrid vainqueur de la Coupe d’Europe cette même année). Rien n’avait changé en 1982, puisque Didier Six, au VfB Stuttgart (comme Pavard aujourd’hui), était le seul expatrié de l’effectif.
Expérience des langues
Le rapport de force s’est désormais inversé, si bien que Kylian Mbappé est aujourd’hui le seul titulaire à jouer pour un club français, le Paris-Saint-Germain. Mais, en y regardant de plus près, les parcours des joueurs de 2018 sont assez différents de ceux des joueurs de 1998. Hernandez, Griezmann, Pogba n’ont jamais joué avec des clubs professionnels en France, Varane...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’exécutif compte calculer le montant des aides au logement à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt.
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Le calcul des APL changera au premier semestre 2019

L’exécutif compte calculer le montant des aides au logement à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h36
   





                        



   


Le mode de calcul des aides au logement (APL) sera révisé au cours de la première moitié de 2019, afin de les faire correspondre de manière plus actualisée aux revenus des personnes concernées, a annoncé lundi 16 juillet le gouvernement.
La « contemporanéité » des APL, c’est-à-dire le fait de calculer leur montant à partir des revenus actuels du bénéficiaire, sera instaurée lors du « premier semestre 2019 », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le ministère de la cohésion des territoires, réagissant à des informations du journal Les Echos.
Une économie d’un milliard d’euros
Selon le quotidien économique, l’exécutif comptait changer le calcul des APL, qui sont actuellement déterminées à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt, dès le tout début 2019, mais a finalement décidé d’attendre le mois d’avril. « Il n’y a pas de report, on ne s’était jamais engagé sur un calendrier », a par la suite assuré le ministère, liant le calendrier à l’entrée en vigueur au 1er janvier du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source :
« Il faut que le prélèvement à la source soit déjà installé pour avoir une visibilité sur les salaires de janvier, février… et que nous puissions mettre en place la “contemporanéité” des APL. »
D’après Les Echos, la réforme doit par ailleurs permettre d’économiser un milliard d’euros, dans l’idée que les revenus de début 2019 seront globalement plus élevés que ceux observés deux ans auparavant : cela réduirait mécaniquement le montant des aides leur étant conditionnées.

        Lire aussi :
         

                APL : le télescopage des baisses brouille la lisibilité pour le locataire






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les rassemblements festifs célébrant la victoire de la France en finale de la Coupe du monde ont été émaillés de violences, dimanche 15 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le monde ne s’est pas arrêté pour tout le monde le dimanche, entre 17 heures et 19 heures. Dans le 11e arrondissement, certains ont dû continuer à travailler, sans manquer de consulter l’écran de leur téléphone.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ A Saint-Ouen, les habitants de l’immeuble « Planète Z » suivent la finale de la Coupe du monde. La photographe Jeanne Frank les a suivis pendant toute cette soirée.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Refoulés à leur arrivée à New Delhi, ils assignent l’agence de voyage qui leur a vendu leur séjour, pour manquement à son obligation contractuelle d’information, ainsi que la compagnie aérienne qui les a acheminés.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ L’étendue des préjudices dus aux arnaques aux numéros surtaxés reste difficile à appréhender, tant leur traitement est éparpillé entre les services.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Numéros surtaxés : trois chiffres pour comprendre l’ampleur de la fraude

L’étendue des préjudices dus aux arnaques aux numéros surtaxés reste difficile à appréhender, tant leur traitement est éparpillé entre les services.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h54
    |

            Laura Motet








                        


Gendarmerie, police locale, office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et ses antennes locales… Pour signaler les fraudes aux numéros téléphoniques surtaxés, les victimes peuvent se tourner vers une foule d’acteurs publics, au risque de disperser les signalements.
Malgré la coopération mise en place entre certains d’entre eux (OCLCTIC et DGCCRF en particulier), l’ampleur de cette fraude reste difficile à chiffrer. Le préjudice dans l’Union européenne serait passé de moins de 2 milliards d’euros en 2013 à 11 milliards en 2017, selon une étude d’Europol.
Trois chiffres permettent d’en appréhender les contours.

        A votre service :
         

          Numéros surtaxés : que faire si vous êtes victime d’une arnaque ?



Près de 500 000 signalements sur Bloctel
La plateforme Bloctel a été mise en place par l’Etat pour lutter contre le démarchage téléphonique sauvage en créant une liste rouge sur laquelle les particuliers peuvent faire inscrire gratuitement leurs numéros (fixe et portable).
Ce service a également été massivement utilisé pour signaler des fraudes : depuis le 1er juin 2016, près de 500 000 signalements relatifs à des fraudes supposées aux numéros surtaxés ont été effectués sur la plate-forme.
Le numéro 33700, plate-forme de lutte contre les spams vocaux et SMS créée en 2008 à l’initiative du gouvernement, était quant à lui censé être utilisé pour signaler les arnaques potentielles. Il a vu le nombre de signalements diminuer, d’environ 90 000 en 2016 à 30 000 en 2017.
« La forte baisse observée des signalements est liée au fait que la nature des fraudes a évolué, des “ping calls” [appels ne laissant pas le temps à la victime de décrocher, la poussant à rappeler le numéro surtaxé] vers des appels avec des conversations de quelques minutes avec les consommateurs, explique la DGCCRF. Or, les victimes ne sont pas informées qu’elles peuvent signaler ces arnaques via le dispositif 33700, qui avait historiquement été créé afin de faire remonter les “ping calls”. »

        Enquête :
         

          Numéros surtaxés : la nouvelle combine des arnaqueurs pour escroquer les ados



Plus de la moitié des entreprises contrôlées ont été poursuivies
Grâce aux signalements, la DGCCRF peut cibler ses contrôles sur les entreprises et initier, après enquête, des poursuites.
Sur les 69 entreprises contrôlées depuis 2013, cette direction générale de Bercy a dressé 36 procès-verbaux pour pratiques commerciales trompeuses et/ou agressives.
Les entreprises visées par ces procédures sont « dans la très grande majorité des cas implantées sur le territoire national », mais elles mettent « de plus en plus souvent à disposition leurs ressources au profit d’entreprises basées à l’étranger, hors du territoire de l’Union européenne » explique la DGCCRF.
Des escroqueries à plusieurs dizaines de millions d’euros
Pour échapper aux poursuites, les arnaqueurs multiplient les intermédiaires. Dont certains sont dans la confidence, ou, à tout le moins apparaissent « consentants ». A l’image des fournisseurs de numéros surtaxés.
« Les fournisseurs de numéros surtaxés, quand bien même ils ne sont pas les auteurs directs de l’infraction, mettent à disposition tous les moyens matériels permettant la commission de l’infraction, explique la DGCCRF. Cette mise à disposition leur apporte une rémunération pour chaque utilisation d’un de leur numéro surtaxé, même à des fins frauduleuses. C’est pourquoi le DGCCRF a déjà considéré dans certaines affaires que leur complicité était établie dans la commission du délit. »
L’OCLCTIC est sur la même ligne. Le 31 mai, quatre personnes gérant un intermédiaire, Viva Multimedia, ont été mises en examen, à la suite de l’enquête menée par cet office. En trois ans, ils avaient amassé 38 millions d’euros, avait révélé Le Parisien, jeudi 5 juillet.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180717"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180717"><AAMMJJHH="2018071718">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ L’islamiste, considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly, a été expulsé vers l’Algérie après sa sortie d’une prison française lundi matin.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

L’Algérie va rejuger l’islamiste Djamel Beghal, condamné à vingt ans de prison par contumace en 2003

L’islamiste, considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly, a été expulsé vers l’Algérie après sa sortie d’une prison française lundi matin.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 10h20
   





                        



   


Il est le symbole d’un islamisme mondialisé. L’islamiste algérien Djamel Beghal, expulsé vers Alger, lundi 16 juillet, après dix-sept ans de détention en France, sera rejugé par la justice de son pays qui l’avait condamné en 2003 par contumace pour « appartenance à un groupe terroriste ».
« Djamel Beghal, condamné en 2003 en Algérie à vingt ans de réclusion pour appartenance à un groupe terroriste, a été remis lundi aux autorités algériennes par les autorités françaises » et sera traduit devant la justice pour « être rejugé », a annoncé Algérie Presse Service (APS), l’agence officielle, citant une « source proche du dossier ».
Déchu de la nationalité française, Djamel Beghal a été expulsé vers l’Algérie après sa sortie de prison lundi matin. Les autorités françaises, qui souhaitaient le voir retourner en Algérie, discutaient depuis plusieurs semaines avec Alger des conditions de son retour dans son pays natal, qu’il avait quitté à l’âge de 21 ans pour venir en France.

        Lire aussi :
         

                Vers l’expulsion du terroriste algérien Djamel Beghal



L’Algérien, considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly – deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris –, a quitté la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, « vers 5 h 30 en vue d’être reconduit à la frontière », selon une source syndicale, et a décollé peu après 10 h 30 de l’aéroport de Roissy en direction d’Alger, ont fait savoir des sources proches du dossier.
« Il a été libéré ce matin à 5 h 20, pris en charge par la [police aux frontières]. Il a adopté un comportement calme et n’a pas été surpris de l’heure de son départ », a rapporté l’administration pénitentiaire.
Jusqu’à sa libération, le sort de cet Algérien demeurait incertain. Paris attendait en effet l’autorisation d’Alger pour l’expulser, évoquant, en attendant, un placement en centre de rétention ou une assignation à résidence.
Prisons françaises
Djamel Beghal, 52 ans, a été dans le viseur des autorités françaises depuis le milieu des années 1990. Il fut déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à dix ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste. Lundi, il a terminé de purger une seconde peine de dix ans de prison pour un projet d’évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné à perpétuité pour l’attentat à la station RER Musée-d’Orsay en 1995 à Paris.
Il avait obtenu une réduction de peine exceptionnelle de vingt jours qui a avancé la date de sa libération, d’abord prévue pour le 5 août. Djamel Beghal aura purgé près de dix-sept ans de détention dans les prisons françaises.

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Djamel Beghal est devenu une référence pour trois générations d’apprentis djihadistes. Condamné en 2005, il avait reconnu, avant de se rétracter en expliquant avoir été torturé par les enquêteurs émiratis, avoir été mandaté par un proche de Ben Laden pour préparer un attentat contre l’ambassade et un centre culturel américains.
C’est à la prison de Fleury-Mérogis qu’il fait la connaissance des futurs auteurs des tueries de Charlie Hebdo et du magasin Hyper Cacher. Selon les enquêteurs, il devient leur « mentor », respecté pour sa « science religieuse ».
Libéré en 2009, il est assigné à résidence dans le Cantal, en attendant une possible expulsion – à laquelle s’oppose alors la Cour européenne des droits de l’homme. Des photos le montrent au côté d’Amedy Coulibaly, venu lui rendre visite. Il est à nouveau arrêté en 2010, et a passé une dizaine d’années à l’isolement.
Beghal était lui-même favorable à l’option de l’expulsion vers l’Algérie. « Il y a 10 ans, nous avions bloqué son expulsion vers l’Algérie en raison du risque de torture encouru. Le climat lui apparaît désormais plus apaisé », a expliqué à l’AFP son avocat français, Me Bérenger Tourné.
En juin 2017, il avait lui même déposé une demande de « libération conditionnelle-expulsion » vers l’Algérie, rejetée par la justice française en raison de doutes sur son « algérianité ».
Cette fois, Djamel Beghal tenait surtout à ne pas se retrouver à nouveau assigné à résidence, ce qui revenait pour lui « à rester privé de liberté d’aller et venir », avait expliqué Me Bérenger Tourné.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ D’un montant de 200 à 1 000 euros, elle sera destinée aux bacheliers ayant saisi le rectorat faute d’obtenir une place dans le supérieur, et qui accepteront une mobilité géographique.
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Parcoursup 2018 : une aide à la mobilité pour « environ 10 000 jeunes »

D’un montant de 200 à 1 000 euros, elle sera destinée aux bacheliers ayant saisi le rectorat faute d’obtenir une place dans le supérieur, et qui accepteront une mobilité géographique.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 10h55
    |

                            Service Campus








                        



   


L’aide à la mobilité annoncée en octobre par le gouvernement se précise : d’un montant de 200 à 1 000 euros, elle pourra être attribuée aux bacheliers acceptant une place dans le supérieur éloignée de leur domicile, sur proposition du rectorat, selon une circulaire ministérielle publiée le 12 juillet.
Pour en bénéficier, il faut ainsi « ne pas avoir obtenu de proposition d’admission sur un vœu formulé dans le cadre de la phase principale ou de la phase complémentaire via la plate-forme Parcoursup ; avoir saisi la commission académique d’accès à l’enseignement supérieur ; avoir accepté d’effectuer une mobilité géographique, suite à la proposition d’inscription du recteur ».

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Montant fixé après examen du dossier
La ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal a estimé que la mesure concernerait « environ 10 000 jeunes », dans un entretien sur Europe 1, jeudi, et précisé avoir attribué une enveloppe de 7 millions d’euros. La ministre dit avoir eu cette idée après s’être entretenue avec une lycéenne reçue dans une formation très sélective, mais qui n’avait finalement pas pu s’y rendre faute de pouvoir payer les frais de transport pourtant modestes, rapporte l’agence spécialisée AEF.
Le CROUS de l’académie d’origine de l’étudiant doit l’informer « de la possibilité de déposer un dossier de demande d’aide » spécifique. Le montant est fixé par une commission, après examen du dossier. « L’aide est définitivement accordée à l’étudiant quand son inscription est validée par l’établissement », précise la circulaire : versée en une fois, en début d’année universitaire, elle sera « cumulable avec une bourse sur critères sociaux, une allocation annuelle, une aide ponctuelle, une aide à la mobilité internationale ou une aide au mérite ».

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Soldats français tués à Bouaké : vers l’ouverture d’un procès

Quatorze ans après le bombardement d’une base des troupes françaises, trois personnes pourraient être renvoyées devant la cour d’assises de Paris.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 15h56
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Pilote d’avion de combat russe devenu mercenaire biélorusse, Yury Sushkin loue ses services au plus offrant. C’est ainsi que, en novembre 2004, il débarque en Côte d’Ivoire plongée dans la guerre opposant les forces du président Laurent Gbagbo à celles de la rébellion occupant la partie nord du pays et avec laquelle il est décidé à en découdre. Les services de renseignement français surveillent ces « gens de l’Est » stationnés sur l’aéroport de Yamoussoukro, la capitale ivoirienne. Ils prennent en photo ce quinquagénaire trapu au visage fermé qui s’affaire en tenue militaire autour de deux avions de combat Sukhoï Su-25 livrés le mois précédent à l’armée ivoirienne. Il pilote l’un d’entre eux, à basse altitude, le 6 novembre 2004.
A 13 h 10, ce jour-là, ces deux appareils bombardent une base des troupes françaises de la force « Licorne » établies dans l’enceinte du lycée René-Descartes de Bouaké, ville située au centre du pays. Neuf soldats périssent, ainsi qu’un civil américain. Quatorze ans plus tard, Yury Sushkin et deux autres pilotes ivoiriens pourraient être renvoyés devant la cour d’assises de Paris pour « avoir, avec préméditation, volontairement donné la mort ».
L’implication de M. Sushkin ne fait « aucun doute », peut-on lire dans le réquisitoire daté du 25 juin dont Le Monde a pris connaissance. Mais il n’a pas pu être entendu et ne se présentera sans doute jamais devant la justice. Il ne se cache pas mais reste introuvable. Les autorités françaises n’ont pas cru bon de l’interroger lorsqu’elles l’ont pu. C’était au lendemain de cette opération meurtrière.
Sur ordre du président Jacques Chirac, la réplique française sera « des tirs de longue distance » anéantissant les deux avions de retour sur le tarmac de l’aéroport de Yamassoukro, rapporte un haut responsable de l’armée française. Ce dernier précise, devant les enquêteurs ne pas avoir reçu la consigne de « neutraliser les pilotes...




                        

                        

