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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Alaphilippe s’est imposé lors de la 10e étape, la première en montagne. Le Belge Greg Van Avermaet (BMC) garde le maillot jaune de leader.
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Tour de France : première victoire française avec Julian Alaphilippe

Alaphilippe s’est imposé lors de la 10e étape, la première en montagne. Le Belge Greg Van Avermaet (BMC) garde le maillot jaune de leader.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 18h24
   





                        



   


Julian Alaphilippe a remporté la 10e étape du Tour de France, la première de montagne, mardi 17 juillet, au Grand-Bornand, où il a signé le premier succès français depuis le départ. Le Belge Greg Van Avermaet (BMC) a sauvé son maillot jaune de leader malgré les quatre ascensions au programme du jour.
A 26 ans, Alaphilippe a gagné pour la première fois de sa carrière une étape du Tour. En avril, il a enlevé sa première classique, la Flèche Wallonne. Le puncheur de Montluçon, qui court pour l’équipe belge Quick-Step, a précédé de plus d’une minute et demie l’Espagnol Ion Izagirre (Bahrein) et l’Estonien Rein Taaramae (Direct Energie), au bout des 158,5 kilomètres. Le peloton des favoris a franchi la ligne avec plus de trois minutes de retard, sous le soleil des Alpes.
Dans cette étape programmée au lendemain du jour de repos, les rescapés de l’échappée de 21 coureurs lancée dès la première demi-heure ont abordé la montée de Romme avec six minutes d’avance. Taaramae a été rejoint à l’approche du sommet par Alaphilippe alors que les favoris n’ont pas cherché à se départager sur cette pente rude.
Van Avermaet toujours en jaune
Dans la Colombière, dernière difficulté du jour, le Français a creusé l’écart pour basculer au sommet avec une marge d’une minute et demie. Les 14,5 derniers kilomètres, en descente pour l’essentiel, n’ont été qu’une formalité pour « Alfapolak » (son surnom sur Twitter) qui est l’un des meilleurs descendeurs du peloton.
Pour défendre son maillot jaune, Van Avermaet a eu le cran de se mêler à l’échappée du jour, en suivant la même tactique qu’en 2016 dans les Pyrénées, lors de l’étape du lac de Payolle. Le champion olympique de Rio a lâché prise dans le col de Romme mais a franchi la ligne, bien avant le premier peloton regroupant la plupart des favoris.
Seul, le Colombien Rigoberto Uran, qui a chuté dimanche sur les pavés de l’étape de Roubaix, a cédé dans le final de la Colombière. Le Russe Ilnur Zakarin, le Luxembourgeois Bob Jungels et le Néerlandais Bauke Mollema ont eux aussi été à la peine.
Mercredi, deuxième des trois actes alpestres. La 11e étape, ramassée à 108,5 kilomètres entre Albertville et La Rosière, alterne montées et descentes pour se conclure sur les pentes du col du Petit-Saint-Bernard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le président des Etats-Unis réussit l’exploit de faire l’unanimité au sein des médias. Tous décrient, avec plus ou moins de virulence, une soumission à Vladimir Poutine.
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Sommet d’Helsinki : Donald Trump dénigré par les médias américains, y compris Fox News

Le président des Etats-Unis réussit l’exploit de faire l’unanimité au sein des médias. Tous décrient, avec plus ou moins de virulence, une soumission à Vladimir Poutine.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h49
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 16h54
   





                        



   


On n’est jamais mieux trahi que par les siens, dit l’adage populaire. Au lendemain du sommet d’Helsinki, même Fox News a vivement critiqué l’attitude de Donald Trump envers Vladimir Poutine, laissant le président des Etats-Unis plus isolé que jamais sur la scène politique nationale.
A l’antenne de la pourtant très droitière chaîne de télévision, d’ordinaire prompte à soutenir la Maison Blanche, l’un des présentateurs a affirmé que la conférence de presse de Donald Trump avec son homologue russe, « a donné une très mauvaise image de lui. […] Il a semblé en décalage avec la réalité et les faits ».

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Sur son site, Fox News publie en outre une longue tribune – intitulée « Ce n’est pas une manière de gagner contre la Russie » – qui, là encore, dénonce l’attitude du président. Ce dernier a dit croire aux dénégations de Vladimir Poutine, malgré les preuves fournies par ses services de renseignements, sur l’ingérence russe lors des élections de 2016.
Fox News s’insurge :
« Plutôt que de s’opposer à Poutine, Trump a proposé de coopérer avec la Russie sur les problèmes qu’elle a elle-même créés. C’est comme demander à un criminel d’enquêter sur ses propres crimes. »
« Des carottes pour Vladimir Poutine »
Ce désaveu est d’autant plus cinglant qu’il vient du propre camp du président, qui réussit la gageure de susciter un large consensus dans le paysage médiatique américain, habituellement opposé idéologiquement. Ainsi, de nombreux sites prorépublicains dénoncent, mardi 17 juillet, « l’échec » du sommet, le Washington Examiner osant un jeu de mots en titre évoquant le « flop » d’« Hell-sinki » (littéralement, « le sommet de l’enfer »).
A l’unisson, The Federalist évoque une « grande occasion manquée pour les intérêts américains ». « D’ordinaire, Trump sait traiter ses interlocuteurs avec à la fois le bâton et la carotte. Pourquoi n’y a-t-il eu que des carottes pour Vladimir Poutine ? », s’interroge le site d’information, pourtant partisan d’un rapprochement avec la Russie.

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Le très conservateur National Review tacle tout aussi violemment – sinon plus – l’attitude du locataire de la Maison Blanche :
« Ce sommet ne signifie pas, comme l’ont suggéré les démocrates, que Trump partage son lit avec les Russes. De manière beaucoup plus probable, cela signifie que l’ego de Trump est une blessure géante grande ouverte, qui suppure d’une rage discontinue dès qu’on ose suggérer que sa victoire électorale en 2016 a pu venir d’une manipulation. »
Sans surprise, l’ensemble de la presse a tiré à boulets rouges sur la stratégie présidentielle. CNN qualifie cette rencontre de « moment le plus stupéfiant d’une présidence qui n’en manque pas ». La chaîne télévisée déplore « un gouffre aussi grand que le Grand Canyon », entre les allégations du président à Helsinki et la réalité d’une présidence russe qui « a depuis toujours pour objectif de réussir à déstabiliser le monde occidental ». 
« Le rôle du chien dominant »
Comment justifier ce discours ? ce désaveu complet des services de renseignement états-uniens ? cette adoption de la novlangue russe en matière de complot anti-Moscou ? La presse cherche des réponses. « Un tel comportement est si pervers, si contraire aux valeurs et aux intérêts américains qu’une seule conclusion s’impose : soit Donald Trump travaille pour le renseignement russe, soit il aime jouer ce personnage à la télévision », tente d’avancer le New York Times.

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Le média en ligne Vice News tout comme CNN optent pour la théorie du « kompromat » : « Il est probable que les Russes aient quelque chose de compromettant à son sujet, quelque chose de tellement embarrassant qu’il préfère ignorer le danger immédiat évident posé par la Russie plutôt que de le voir devenir public. »
Le Los Angeles Times préfère y lire, au minimum, une histoire de cohérence politique, puisque parler d’une ingérence reviendrait à délégitimer son élection et donc sa présidence. Ou alors, de formuler une hypothèse plus testostéronée et cryptique : « Trump admire Poutine parce que les hommes comme lui admirent les hommes comme Poutine », résume le quotidien californien.
Serait-ce là la seule clé de lecture du sommet d’Helsinki ? Une histoire de domestication, qu’a également soulignée le New Yorker, dans un article consacré notamment à la gestuelle des deux acteurs du sommet :
« Poutine a clairement joué le rôle du chien dominant dès le début. […] Il montre son ennui. Il s’avachit dans son siège, les jambes écartées. Souvent, il ne regarde même pas Trump. Trump, qui porte invariablement sa cravate rouge, est assis sur le bord de son fauteuil. Ses doigts s’entrechoquent, peut-être instinctivement, peut-être nerveusement. »
Et le Boston Globe de filer cette métaphore canine, évoquant ce moment où « Poutine a caressé son caniche ». Le quotidien conclut qu’il est « désormais impossible de ne pas réaliser que Trump ne combattra pas la Russie s’il n’y est pas forcé par le Congrès. C’est à lui désormais de désavouer officiellement Donald Trump ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Parallèlement à l’accord commercial visant à contrer les mesures protectionnistes engagées par Donald Trump, Européens et Japonais sont convenus de considérer comme équivalentes leurs règles de protection des données personnelles.
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L’Union européenne et le Japon concluent un accord de libre-échange historique

Parallèlement à l’accord commercial visant à contrer les mesures protectionnistes engagées par Donald Trump, Européens et Japonais sont convenus de considérer comme équivalentes leurs règles de protection des données personnelles.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 16h56
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Tandis que Donald Trump poursuit le virage isolationniste américain, l’Union européenne (UE) multiplie, a contrario, les alliances. Mardi 17 juillet, ses principaux dirigeants — Jean-Claude Juncker, à la tête de la Commission, et Donald Tusk, le président du Conseil — ont signé un « accord de partenariat économique » entérinant définitivement le traité de libre-échange UE-Japon.
Un accès inédit des produits agricoles européens au marché nippon
Ce dernier est le plus important à ce jour jamais signé par les Européens : il devrait permettre un accès inédit des produits agricoles européens au marché nippon, encore très fermé, avec la reconnaissance d’environ deux cents appellations d’origine protégée, et, à terme, entraîner l’annulation de un milliard d’euros de droits de douane annuels sur les produits importés par le Japon. En échange, Tokyo a obtenu une levée progressive des droits de douane sur ses voitures et sur ses pièces détachées automobiles.
Quelques jours après que le président américain a qualifié l’UE d’« ennemie », MM. Juncker et Tusk ont de nouveau profité de l’occasion, à Tokyo, « si éloignée, mais si proche politiquement », comme l’a souligné le président du Conseil, pour insister sur l’importance du multilatéralisme. « Nous envoyons un message clair contre le protectionnisme », a déclaré M. Tusk, « l’accord UE-Japon est une lumière dans la noirceur croissante de la politique internationale », a ajouté, très grave, l’ex-premier ministre polonais.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Les liaisons dangereuses de Donald Trump et Vladimir Poutine



« Nous démontrons que nous sommes plus forts quand nous travaillons de concert. Il n’y a pas de protection dans le protectionnisme », a ajouté M. Juncker, lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre japonais, M. Shinzo Abe. Le président de la Commission doit rencontrer Donald Trump avant la fin de juillet à Washington, mais déjà Bruxelles est tétanisée par les menaces du président américain d’imposer les exportations automobiles européennes aux Etats-Unis.
Tokyo s’aligne sur la protection des données personnelles
Bruxelles a conclu un autre accord majeur, mardi, avec Tokyo, même si l’événement a été un peu éclipsé par ces déclarations politiques. Européens et Japonais sont convenus de considérer comme équivalentes leurs règles de protection des données personnelles. Pour ce faire, le Japon a accepté d’aligner sa législation, déjà très protectrice, sur le fameux règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), entré en force en mai et considéré comme un des plus avancés au monde. Il donne théoriquement aux internautes le contrôle complet de l’usage que les services en ligne font de leurs données.
Le Japon s’est notamment engagé à réviser sa définition des « données sensibles »
« Les données sont le carburant des économies mondialisées, et cet accord va leur permettre de circuler de manière sécurisée, pour le bénéfice des citoyens et des entreprises », s’est félicitée la commissaire à la justice européenne, Vera Jourova. Pour se mettre en conformité, le Japon s’est notamment engagé à réviser sa définition des « données sensibles », et a accepté l’établissement d’une instance de recours, au sein de l’autorité japonaise de protection des données, au cas où des Européens auraient à se plaindre de l’utilisation faite de leurs données personnelles sur le sol nippon.

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          Bruxelles s’attaque à la régulation des plates-formes du Web



L’UE a déjà accommodé ce type d’équivalences, notamment avec l’Argentine, Andorre, Guernesey, Jersey, la Nouvelle-Zélande, le Canada ou les Etats-Unis. Mais dans ces deux derniers cas, les équivalences sont partielles ; dans le cas canadien, elles ne concernent que les entreprises soumises à la « loi fédérale sur les données personnelles et les documents électroniques ». Elles ne valent, en l’absence de règlement général sur la protection des données aux Etats-Unis, que pour les entreprises américaines s’étant engagées à respecter le mécanisme dit « Privacy Shield », entré en vigueur en 2016.
Etudié par les Britanniques
A l’heure de la numérisation accélérée des échanges, cet accord constitue un précédent pour l’UE, qui rêve d’exporter le plus possible son RGDP. Dans l’intérêt de ses citoyens, mais aussi dans celui de ses entreprises.
Il devrait être étudié de près par les Britanniques, à qui l’UE a proposé, pour l’après-Brexit, un régime d’équivalences afin que leurs services financiers puissent continuer à opérer dans le marché intérieur de l’Union. Mais Londres aura aussi forcément besoin d’un traité régissant les échanges dématérialisés avec l’Union.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Les traversées de migrants sont plus dangereuses après le retrait forcé des navires de sauvetage.
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édition abonné


Les gardes-côtes libyens interceptent de plus en plus de migrants en Méditerranée

Les traversées de migrants sont plus dangereuses après le retrait forcé des navires de sauvetage.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 10h09
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Est-ce la conséquence d’une raréfaction des secours en Méditerranée ? Pendant le week-end du 14 juillet, un bateau de pêche en bois, avec à son bord 450 personnes, a été secouru dans les eaux internationales, non loin de l’île italienne de Lampedusa. Un mois après la crise de l’Aquarius, le navire que l’Italie – sous la pression de son ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini – a refusé d’accueillir avec 630 migrants à son bord, les ONG ne peuvent presque plus opérer au large des côtes libyennes, poussant les migrants à tenter des voies toujours plus dangereuses.
« Ce n’est pas la première fois que ce type d’embarcations tente la traversée depuis la Libye, même si l’on voit plus souvent des petits bateaux pneumatiques, réagit Nicola Stalla, coordinateur des opérations de recherche et sauvetage à bord du navire humanitaire “Aquarius”. En revanche, le fait qu’ils soient parvenus aussi loin est clairement une conséquence du manque de moyens de sauvetage en mer. »
L’Aquarius est à quai à Marseille, tandis que le Lifeline et le Sea-Watch sont empêchés de repartir de Malte. Seul l’Open-Arms, le bateau affrété par l’ONG catalane Proactiva, navigue actuellement en Méditerranée centrale, de retour de Barcelone où il avait accosté le 4 juillet, avec à son bord soixante migrants que l’Italie avait refusé d’accueillir.
Le navire secouru ce week-end rappelle le naufrage d’un chalutier aux abords de Lampedusa en 2013, au cours duquel près de 400 personnes s’étaient noyées. La catastrophe avait déclenché l’opération militaire et humanitaire européenne « Mare Nostrum ». « Ces bateaux sont particulièrement dangereux, car le risque de chavirage est très important, ajoute M. Stalla. En fonction de la quantité de carburant et d’eau à bord, le centre de gravité est modifié. Il y a aussi un risque d’asphyxie dans la cale, souvent surchargée. »
Ping-pong...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ De l’élimination précoce des favoris à la malédiction des Mexicains, retour sur les dix enseignements du tournoi remporté par les Bleus.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Les dix commandements de la Coupe du monde 2018

De l’élimination précoce des favoris à la malédiction des Mexicains, retour sur les dix enseignements du tournoi remporté par les Bleus.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h18
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 18h42
    |

            Luc Vinogradoff, 
                                Corentin Lesueur et 
                            Grégor Brandy








                        


La malédiction du tenant du titre ou de l’équipe mexicaine, en passant par l’élimination précoce des favoris, la place des défenseurs français redoutables finisseurs, ou encore la maîtrise du temps additionnel ou des cartons jaunes… retour sur les dix enseignements d’après Coupe du monde 2018.
Collectionneur de ballons dorés, le trophée ultime tu ne toucheras
Pour Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, c’était sans doute la dernière occasion de remporter un titre mondial. A 33 ans et 31 ans, les deux vainqueurs des dix derniers Ballons d’or n’ont pas pu emmener leur sélection respective au-delà des huitièmes de finale de la Coupe du monde, et ils ne verront probablement plus jamais cette opportunité se reproduire. Le Portugal a été battu par l’Uruguay (2-1), et l’Argentine par la France (4-3).
Le Portugais pourra se consoler avec l’Euro remporté il y a deux ans en France. En revanche, pour Messi, à moins d’une surprenante victoire lors de la prochaine Copa America en 2019, son palmarès restera vierge dans les deux principales compétitions internationales. Et sa médaille d’or olympique obtenue en 2008 (compétition mineure en football) ne suffira probablement pas à le consoler.

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Tenant du titre, au premier tour tu t’arrêteras
Les Français sont avertis. S’ils parviennent à se qualifier pour la prochaine Coupe du monde, dans quatre ans au Qatar, ils devront faire très attention lors de la phase de poules. Sur les cinq derniers vainqueurs, quatre (France, Italie, Espagne et Allemagne) n’ont pas passé le premier tour lors de l’édition suivant leur sacre. Dans l’histoire de la Coupe du monde, ils sont six dans cette situation.

   


Une « malédiction des tenants du titre » qui s’explique notamment par la difficulté à renouveler un effectif champion du monde quatre ans plus tôt, et aussi par la difficulté à remobiliser des groupes qui ont parfois tout gagné. C’est sur ce point que Didier Deschamps ou son successeur devront appuyer au Qatar. Car en matière d’effectif, nombre des champions du monde 2018 devraient arriver à maturité dans quatre ans. De quoi faire naître des rêves de dynastie chez certains.
Défenseur français, des buts décisifs tu marqueras
Dans un Mondial où le système Deschamps aura moins brillé par ses éclats offensifs que par un solide alliage de rigueur et de solidarité, les défenseurs se sont mués en redoutables finisseurs. Pavard, Varane, Umtiti : les trois arrières tricolores ont, dans cet ordre, offert à leur bande le droit de passer un tour supplémentaire en phase finale, jusqu’au triomphe face aux Croates.

#CM2018 #FRAARG 57è, 2-2 
⚽⚽ BUT FRANCAIS 🇫🇷
😱😱 CHEF D'OEUVRE DE PAVARD 

— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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En huitièmes de finale contre l’Argentine, Pavard a permis à la France d’égaliser sur une volée de l’extérieur de la surface, aussi spontanée qu’imparable. Avec ce but, le Nordiste a mis fin à l’unique période où les Bleus ont été menés au score dans le tournoi. Neuf minutes. Dans la foulée du latéral de Stuttgart, Varane (en quarts de finale), puis Umtiti (en demi-finale) ont rejoint les Marius Trésor et Lilian Thuram parmi les défenseurs-sauveurs en Coupe du monde.
A deux jours du coup d’envoi, ton coach tu garderas
Comment espérer réussir un Mondial en se privant, à deux jours du coup d’envoi, du coach parvenu à faire d’un groupe, pourtant riche en antagonismes, une machine à cartons ? Fort de deux ans d’invincibilité à la tête de la sélection espagnole, Julen Lopetegui a vu sa cote exploser et le Real Madrid lui faire les yeux doux, après le départ inattendu de Zinédine Zidane.
Son arrivée sur le banc du triple tenant de la Ligue des champions, négociée dans le dos de la fédération, n’a pas été du goût de son futur ex-employeur. Licencié à quarante-huit heures de l’entrée en lice de la Roja contre le Portugal, Lopetegui a cédé sa place à son directeur sportif, Fernando Hierro. L’ancien défenseur ne fera pas de miracle : entre fébrilités défensives et possession stérile, l’Espagne a buté contre la Russie et pris la porte dès les huitièmes.

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A domicile, ton Mondial tu réussiras
Beaucoup prédisaient une élimination dès le premier tour de la sélection hôte, la Russie, pourtant versée dans une poule guère terrifiante (Uruguay, Arabie saoudite, Egypte). C’était sans compter sur la sublimation du groupe de Stanislav Tchertchessov, coach de poigne devenu l’un des héros de la campagne historique des Russes.

   


Après avoir fait exploser les Saoudiens en match d’ouverture (5-0), Aleksandr Golovin et consorts se sont qualifiés pour la phase finale, où ils ont fait craquer les Espagnols. Archidominés et privés de ballon, les Russes ont renvoyé chez elle la bande à Ramos, au bout des tirs au but. Là même où ils chuteront, en quarts, contre la Croatie. Jamais la Russie n’avait passé les poules en Mondial depuis la fin de l’Union soviétique. Les joueurs pourront se targuer d’un autre exploit : avoir fait tomber les critiques sur Vladimir Poutine, coupable d’avoir boudé les matchs de ses protégés.
Dans le temps additionnel, l’horloge tu contrôleras
Si la maîtrise du temps était un art, les Japonais n’en seraient assurément pas les virtuoses. Les Nippons avaient réussi à dompter les minutes au premier tour. Japon et Sénégal s’étaient retrouvés à égalité parfaite (points, différence, buts inscrits et encaissés), se disputant le ticket pour le tour suivant au nombre de cartons jaunes. Moins sanctionnés que leurs adversaires, les Samouraïs bleus ont sécurisé leur qualification en infligeant aux spectateurs de leur dernier match contre la Pologne « une passe » interminable de dix minutes.

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Au tour suivant, les Japonais n’ont pas fait preuve du même contrôle de l’horloge. Huitièmes de finale. Alors que le temps additionnel débutait contre la Belgique et que les deux équipes se dirigeaient tout droit vers les prolongations, les coéquipiers de Hiroki Sakai se sont rués sur l’attaque. De quoi ouvrir des boulevards aux Diables rouges : après une récupération de son gardien, la Belgique a lancé une attaque éclair, conclue par Chadli (3-2).
Sur le banc de l’adversaire, le tournoi tu quitteras
Le football aime les images, et celle du « traître » est souvent brandie au gré des changements d’employeurs. Quand bon nombre de bancs étaient occupés pas des sélectionneurs étrangers lors du Mondial, un passage chez l’ennemi a particulièrement fait jaser : Thierry Henry sous le maillot belge. L’ancien attaquant des Bleus est depuis 2016 l’entraîneur adjoint de la nation voisine.

   


Du questionnement de l’apport de l’ancien Gunner chez les Diables rouges à la remise en cause de son attachement passé pour son (ancien) maillot bleu : les jours qui ont précédé la demi-finale entre la France et la Belgique n’ont pas manqué d’analyses, certaines douteuses. C’était là sans doute le seul motif de satisfaction de Thierry Henry après la défaite contre les hommes de Deschamps : mettre fin au procès en trahison.

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Une minute supplémentaire, sur le terrain tu resteras
Presque une minute de plus d’une Coupe du monde à une autre. Le temps additionnel a explosé entre 2014 et 2018, passant d’un peu plus de quatre minutes à cinq lors de la dernière édition. Parmi les responsables de ces soixante secondes supplémentaires, l’arrivée de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) — utilisée à vingt reprises lors du tournoi — qui « en multipliant les arrêts de jeu, a contribué à augmenter la durée du temps additionnel ». Reste que même cette minute supplémentaire ne permet pas de récupérer tout le temps perdu.
Aux cartons jaunes, la qualification tu obtiendras
Le Sénégal a été le premier pays à être éliminé de la Coupe du monde aux cartons jaunes. Après leur défaite contre la Colombie en phase de poules, les Sénégalais avaient deux cartons jaunes de plus que les Japonais, défaits par les Polonais dans le même temps. C’est ce qui a départagé leur égalité parfaite (quatre points, quatre buts marqués, quatre buts encaissés et un match nul (2-2) lors de leur confrontation directe). La décision, une première dans l’histoire de la compétition, peut paraître cruelle, mais elle est conforme au nouveau règlement de la FIFA.
En huitièmes de finale, toujours tu t’inclineras
« On a joué comme jamais et on a perdu comme toujours. » Le dicton continuera de définir le football mexicain. Pour la septième fois d’affilée, El Tri a passé le premier tour de la compétition pour atteindre les huitièmes de finale. Et pour la septième fois, les Mexicains se sont fait éliminer à ce stade. Cette fois par le Brésil (2-0).

   


Les Mexicains, exténués physiquement et mentalement après avoir battu les Allemands et s’être qualifiés grâce à une défaite de la Mannschaft contre la Corée du Sud, pourront réfléchir encore quatre ans sur cette « malédiction du cinquième match » qui les poursuit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le pays le plus pauvre d’Amérique centrale est secoué depuis trois mois par des manifestations. Des centaines de personnes ont été tuées.
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Nicaragua : une ville rebelle cible d’une violente opération des forces du gouvernement

Le pays le plus pauvre d’Amérique centrale est secoué depuis trois mois par des manifestations. Des centaines de personnes ont été tuées.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 18h00
   





                        



Les violences n’en finissent plus au Nicaragua, secoué depuis trois mois par des manifestations réprimées dans le sang, qui ont causé la mort de centaines de personnes. La ville rebelle de Masaya était, mardi 17 juillet au matin, la cible de tirs nourris provenant des forces progouvernementales, a annoncé l’Eglise catholique de ce pays.
« Ils attaquent Monimbo [un quartier de Masaya] ! Les balles atteignent la paroisse de Marie-Madeleine, où le prêtre s’est réfugié », a écrit sur Twitter l’évêque auxiliaire de Managua, Silvio Baez, appelant le président nicaraguayen, Daniel Ortega, à « arrêter ce massacre ».
Cette opération, baptisée par l’opposition « opération nettoyage », cible le quartier indigène de Monimbo, où la population est particulièrement mobilisée contre le gouvernement. Des barricades allant jusqu’à deux mètres de haut y ont été élevées.
Au bruit des rafales, provenant des différentes entrées de la ville, s’est mêlé celui des cloches des églises afin d’alerter la population, ont raconté par téléphone des habitants à des radios de la capitale, Managua.

        Lire la tribune :
         

          « Au Nicaragua, les féministes ont vu venir la dictature actuelle »



Six civils et quatre policiers tués depuis dimanche
Une quarantaine de pick-up avec des membres des forces antiémeutes et des paramilitaires fortement armés sont entrés au petit matin dans Masaya, à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon des images publiées sur les réseaux sociaux.
« On nous attaque de plusieurs points d’entrée à Monimbo », a déclaré dans un message audio envoyé par la messagerie WhatsApp le dirigeant du mouvement étudiant du « 19 avril », Cristian Fajardo.

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                Nicaragua : intensification des pressions diplomatiques sur Ortega



Six civils et quatre policiers ont été tués dimanche dans des opérations des forces de police et paramilitaires à Masaya et dans ses environs. La police n’a confirmé que deux morts, dont un de ses agents.

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                Au Nicaragua, des étudiants assiégés par les paramilitaires dans une église



Le Nicaragua, pays le plus pauvre d’Amérique centrale, est secoué depuis trois mois par des violences. Un mouvement de protestation, dont les étudiants sont le fer de lance, a été lancé le 18 avril contre le gouvernement de Daniel Ortega, 72 ans, à la tête du Nicaragua depuis 2007, après l’avoir déjà dirigé de 1979 à 1990.

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                Au Nicaragua , Daniel Ortega se cramponne au pouvoir et réprime dans le sang



Il est accusé d’avoir mis en place avec son épouse, Rosario Murillo, qui occupe les fonctions de vice-présidente, une « dictature » marquée par la corruption et le népotisme. Ses adversaires demandent des élections anticipées ou son départ.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Talents du Net (2/6). Après avoir cofondé le Facebook russe, Pavel Dourov a créé un réseau social crypté qui dérange le Kremlin.
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                Le Russe Pavel Dourov, indéchiffrable créateur de Telegram


Talents du Net (2/6). Après avoir cofondé le Facebook russe, Pavel Dourov a créé un réseau social crypté qui dérange le Kremlin.

Le Monde
                 |                 17.07.2018 à 06h36
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                 |

            Martin Untersinger

















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Les avions de papier fusent et Pavel Dourov jubile. C’était il y a deux mois, le 30 avril exactement. 8 000 Moscovites battent le pavé contre le blocage de la messagerie Telegram par les autorités russes. Certains ont confectionné ces avions futiles en hommage au logo de l’entreprise. En tentant par tous les moyens, mais sans succès, de bannir cette dernière de Russie, le pouvoir a offert à son créateur, Pavel Dourov, une tribune de luxe, un costume de résistant numérique qu’il affectionne. Et même une forme de revanche.

Pavel Dourov est insaisissable – il n’a pas donné suite à nos multiples demandes d’entretien. A 33 ans, sa vie est un roman aux rebondissements multiples. Né à Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), il se passionne, enfant, pour l’informatique et, comme beaucoup d’entrepreneurs de son espèce, charrie sa petite légende : il aurait piraté le réseau de son école pour changer ses notes.
« Zuckerberg russe »
En 2006, il entend parler de Facebook, un nouveau site qui fait fureur sur les campus de la côte est des Etats-Unis. La même année, frais émoulu de l’université de Saint-Pétersbourg où il a étudié la linguistique, il décide de l’imiter et crée Vkontakte (« en contact »), ou VK, avec son discret mathématicien de frère Nikolai. Le réseau social ressemble trait pour trait à son rival américain. Il devient rapidement le plus gros en Europe, profitant du laxisme qui règne sur le continent : la musique et les films piratés pullulent sur Vkontakte…
« A l’époque, Internet était assez peu régulé en Russie. Le pouvoir ne le considérait pas comme un phénomène politique »
Pavel Dourov, décrit dans les médias comme le « Zuckerberg russe », du nom du fondateur de Facebook, n’a alors pas à se soucier des autorités. « A l’époque, Internet était assez peu régulé en Russie. Le pouvoir ne le considérait pas comme un phénomène politique », décrypte Kevin Limonier, spécialiste de l’Internet russe. Pavel...


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Le Russe Pavel Dourov, indéchiffrable créateur de Telegram
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Martin Untersinger
    













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Au Royaume-Uni, la campagne pour le Brexit sanctionnée pour infraction au code électoral

La Commission électorale britannique rend ses conclusions quelques mois après les accusations portées par un lanceur d’alerte.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 16h02
   





                        



   


La campagne officielle pour le vote en faveur du Brexit, Vote Leave, a reçu une amende pour avoir enfreint le code électoral, a annoncé mardi 17 juillet la Commission électorale britannique, quelques mois après les accusations d’un lanceur d’alerte.
La Commission électorale a « mené une enquête approfondie » sur les campagnes menées par Vote Leave, soutenue par des figures du parti conservateur, comme l’ex-ministre des affaires étrangères Boris Johnson, le ministre de l’environnement, Michael Gove, et BeLeave, un plus petit groupe militant également pour le Brexit lors du référendum sur le maintien dans l’Union européenne (UE) en juin 2016.
« Nous avons trouvé des preuves substantielles que les deux groupes travaillaient à un plan commun, ne déclaraient pas leur travail commun et ne respectaient pas les limites de dépenses [de campagne] légales », a expliqué la Commission.
Elle rend ses conclusions quelques mois après les accusations du lanceur d’alerte Christopher Wylie, selon lesquelles la société Cambridge Analytica, accusée d’avoir utilisé à des fins politiques les données privées de millions d’utilisateurs de Facebook, avait joué un « rôle crucial » dans le vote en faveur du Brexit.
Christopher Wylie avait affirmé qu’Aggregate IQ, une entreprise canadienne liée à Cambridge Analytica, avait travaillé avec cette dernière afin d’aider la campagne en faveur de la sortie de l’UE, « Leave. EU », à contourner son plafond de dépenses. Dans un entretien avec plusieurs journaux européens, M. Wylie avait déclaré que « sans Aggregate IQ, le camp du “Leave” n’aurait pas pu gagner le référendum du 23 juin 2016, qui s’est joué à moins de 2 % des votes ». Les Britanniques avaient voté à 52 % pour la sortie de l’UE.
Sur son site Internet, Aggregate IQ dément avoir fait partie de Cambridge Analytica ou de sa société mère SCL, avoir employé Christopher Wylie et avoir eu accès à des données Facebook obtenues de manière irrégulière.

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                Brexit : deux ans de reculades britanniques



Un résultat « plus suspect que jamais »
Le groupe BeLeave, fondé par l’étudiant en mode Darren Grimes, a dépensé plus de 675 000 livres (761 000 euros) pour Aggregate IQ, spécialisée dans la publicité politique en ligne, « dans le cadre d’un plan commun avec Vote Leave », selon la Commission.
« Ces dépenses auraient dû être déclarées par Vote Leave », affirme-t-elle, calculant que le groupe a dépassé le plafond de dépenses, fixé à 7 millions de livres (7,9 millions d’euros), de presque 500 000 livres (565 000 euros).
Vote Leave devra payer 61 000 livres (69 000 euros) pour plusieurs infractions au code électoral, et le fondateur du groupe BeLeave, Darren Grimes, 20 000 livres, le maximum possible pour un particulier. La Commission a alerté la police et lui a transmis les résultats de son enquête.
Pour les partisans du maintien dans l’Union européenne, les conclusions de la Commission ont jeté le doute sur la valeur du résultat issu du référendum et renforcé la nécessité d’en organiser un second. « Le résultat serré du référendum a l’air plus suspect que jamais », a tweeté le député travailliste et proeuropéen David Lammy :

It's official, the Leave campaign broke electoral law. 

— DavidLammy (@David Lammy)


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A la Chambre des communes, le député travailliste Chuka Umunna, proeuropéen, a interrogé le gouvernement sur l’impact des ces irrégularités sur le résultat du référendum. Selon Downing Street, le référendum était un « exercice démocratique légitime, lors duquel le public a donné son avis ».

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Un autre mouvement pro-Brexit déjà sanctionné
Un porte-parole de Vote Leave a riposté en accusant le rapport de la commission de contenir « un certain nombre de fausses accusations et d’affirmations incorrectes ». Il a regretté que les enquêteurs aient écouté de « soi-disant lanceurs d’alertes » et « n’ait interviewé personne de Vote Leave ». « Nous étudions les options possibles mais sommes confiants [dans le fait] que ces conclusions seront rejetées », a ajouté ce porte-parole.
Mais selon la Commission, Vote Leave a « refusé de coopérer » à l’enquête, « a rejeté nos demandes d’entretien avec un représentant [du mouvement] et nous a forcés à utiliser nos pouvoirs légaux pour le contraindre à fournir des preuves ». « Néanmoins, nous avons trouvé des preuves claires et importantes », a-t-elle poursuivi.
De son côté, Darren Grimes s’est dit « choqué » et « déçu » par la décision de la Commission de le sanctionner « pour avoir coché la mauvaise case sur un formulaire ». « L’amende est totalement disproportionnée et injustifiée », a-t-il posté sur Twitter.
En mai, la Commission électorale britannique avait sanctionné un autre mouvement pro-Brexit, Leave. EU, qui avait reçu une amende de 70 000 livres (79 000 euros) à cause de multiples irrégularités dans le financement de sa campagne.
Créé en 2015 pour défendre une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Leave. EU était soutenu par l’ancien leader du parti europhobe UKIP, Nigel Farage, mais ne faisait pas partie de la campagne officielle du référendum. Très présent sur les réseaux sociaux et axant sa campagne sur un fort sentiment anti-establishment, Leave. EU avait toutefois été décisif quant au vote des Britanniques en faveur du Brexit.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Dans le cadre des consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe, un procès théâtralisé de l’UE s’est tenu lundi à Paris avec, à la barre, Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, et son ex-homologue italien, Sandro Gozi.
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Un faux procès de l’Union européenne afin de faire avancer les débats

Dans le cadre des consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe, un procès théâtralisé de l’UE s’est tenu lundi à Paris avec, à la barre, Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, et son ex-homologue italien, Sandro Gozi.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h40
    |

                            Sarah Calamand








                        



   


Dans la salle du tribunal de la « Cour des affaires exceptionnelles à caractère communautaire », l’Europe est sur le banc des accusés. Lundi 16 juillet, à la Maison de la poésie (Paris 3e), le procès de l’Europe est mené par les comédiens de l’association marseillaise Les Têtes de l’art, qui campent les rôles du président du tribunal, de la procureure, de l’avocat de la défense et du greffier. Les chefs d’inculpation sont nombreux : « entrave à la libre circulation des personnes au sein de l’espace Schengen », « atteinte au principe de solidarité », « publicité mensongère et tromperie sur la nature du projet européen ».
Autant de critiques qui résonnent avec l’actualité et soulignent les difficultés de l’Union européenne. Deux témoins, qui connaissent bien l’accusée, mais qui ignorent les questions qui leur seront posées, sont appelés à la barre face à un public de jurés : la ministre française Nathalie Loiseau, et l’ancien secrétaire d’Etat italien Sandro Gozi, tous deux chargés des affaires européennes.

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Ce procès entre dans le cadre des consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe, proposition de campagne du candidat Emmanuel Macron. Depuis le lancement de ce processus, le 17 avril à Epinal, dans les Vosges, plus de 400 événements ont déjà été organisés dans plusieurs Etats membres, en premier lieu la France. De formes variées, ils visent à rassembler les propositions des Européens afin de construire le projet de refondation autour de leurs préoccupations. Mais ce dispositif peine à trouver un écho dans les médias et auprès du grand public.
Public hilare
Cette fois, Nathalie Loiseau, cheville ouvrière de ces consultations au sein du gouvernement, est entourée de personnages souvent cocasses, d’un public hilare, dans un décor et une ambiance burlesques. A la barre, elle doit répondre aux critiques formulées à l’égard de l’Europe concernant la sécurité des Européens, leur nostalgie des frontières et des monnaies nationales, ou le coût du projet commun. Au passage, la ministre vante l’intérêt de la récente loi commune censée protéger les données personnelles des citoyens, une première dans le monde. Elle reconnaît cependant qu’en matière de politique sociale l’Europe « manque d’ambition ». En mai 2018, selon Eurostat, le chômage s’élevait à 16,8 % chez les jeunes de la zone euro de moins de 25 ans. Pour autant, à l’en croire, la disparition de l’Europe n’est pas la solution : « Les jeunes sont les premiers frappés par la crise. Mais sans Europe, il n’y a pas de filet de sécurité. »

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                « La proposition de M. Macron de consulter les citoyens sur l’Europe est nécessaire et réalisable »



Sandro Gozi, deuxième témoin à comparaître, sera interrogé sur le manque de clarté des institutions de l’Union. « En principe, ça devrait être simple. Mais dans la pratique, le nombre de comités, de fonctionnaires, de bureaucrates complique les choses. » Et pour revenir à un fonctionnement sain de l’Union, l’ancien secrétaire d’Etat italien propose de se rapprocher du contenu des traités : « Les traités sont bons. Il faut prendre du recul, observer l’Europe de l’extérieur. On voit alors tout ce qu’on a à perdre. » « Est-ce bien normal ? », lui demande la procureure, en dénonçant le « simulacre de démocratie » que représenterait, selon elle, le Parlement européen, privé du pouvoir d’initiative des lois. N’ayant le choix qu’entre « oui » et « non », Sandro Gozi répondra « non », dans un sourire gêné, sous les rires du public.
La pièce se termine par une scène comique, dans laquelle le réquisitoire et la plaidoirie sont prononcés en même temps, dans une cacophonie générale, puis le président du Tribunal invite les jurés, non pas à rendre leur verdict, mais « à forger [leur] intime conviction » quant à l’avenir de l’Europe.
Propositions des citoyens
Si le spectacle se veut participatif, la véritable « consultation » ne commence qu’une fois la pièce terminée. A la sortie, les spectateurs sont invités à écrire leurs propositions pour l’Europe et à les glisser dans une urne. Ils peuvent également décrire leurs peurs et leurs espoirs sur des panneaux installés à cet effet dans le couloir menant à la salle de spectacle. Ainsi, le « programme Erasmus », « plus de soixante ans de paix », l’envie d’une « vraie force contre Trump » inspirent les Européens en ce qui concerne l’avenir. Le public s’inquiète cependant de la « perte d’influence de la France » ou encore des « disparités ».
« L’intérêt de ce rendez-vous, c’est de comprendre pourquoi il est important de conserver l’Union. Les gens ne se sentent pas assez concernés par l’Europe. » Kenza, avocate
Les spectateurs sortent toutefois requinqués de l’audience. Alix et Eva, étudiantes de 23 et 21 ans, plébiscitent l’événement, car il clarifie le fonctionnement de l’Europe auprès des jeunes : « Tout le monde devrait participer à ce genre d’occasion ! » Pour Kenza, avocate en droit public, « l’intérêt de ce rendez-vous, c’est de comprendre pourquoi il est important de conserver l’Union Européenne, de ne pas la laisser disparaître. Les gens ne se sentent pas assez concernés par l’Europe ».
La salle affichait pourtant complet, et pour Nathalie Loiseau, l’objectif semble atteint : « Les gens se sont posé des questions tout en se distrayant. » Concernant la suite du programme, les propositions des citoyens seront regroupées. « Nous allons demander à un groupe d’experts complètement indépendants de faire une synthèse de ces consultations. Je n’ai pas voulu que ce soit fait par les gouvernements, car c’est vraiment la voix des citoyens, et il faut que ça le soit de bout en bout », explique la ministre.

Mme Loiseau n’en a pas fini avec les consultations citoyennes voulues par Emmanuel Macron, puisqu’elles sont censées se tenir jusqu’en octobre 2018, avant de faire l’objet d’une synthèse lors d’un Conseil européen extraordinaire en mai 2019, pour contribuer à fixer l’agenda du continent pour les cinq ans à venir. Quant à la troupe des Têtes de l’art, elle est déjà en route pour renouveler l’exercice ailleurs en France. Sans ses deux témoins majeurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ David Solomon succédera à Lloyd Blankfein à la tête de la banque d’affaires, dix ans après la crise financière. Banquier le jour, il est aussi DJ et fin gourmet.
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Banquier le jour, DJ la nuit : Goldman Sachs a un nouveau PDG

David Solomon succédera à Lloyd Blankfein à la tête de la banque d’affaires, dix ans après la crise financière. Banquier le jour, il est aussi DJ et fin gourmet.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 17h45
   





                        



   


Banquier à Wall Street le jour, DJ et fin gourmet animant la chronique gastronomique new-yorkaise la nuit. A 56 ans, David Solomon vient d’être propulsé PDG de Goldman Sachs, au moment où la banque d’affaires cherche à conquérir les ménages, dix ans après la crise financière provoquée par des crédits « subprime » conçus par des tradeurs.

        Lire son portrait:
         

          Le futur patron de Goldman Sachs : « Un DJ déluré ou une ceinture noire de karaté » ?



David Solomon prendra ses fonctions le 1er octobre, tandis que son prédécesseur immédiat, Lloyd Blankfein, quittera l’entreprise en fin d’année, a fait savoir la banque. Le nouveau patron adoptera d’abord le costume de directeur général, et la casquette de président du conseil d’administration restera sur la tête de Lloyd Blankfein, 63 ans, jusqu’en fin d’année et sera ensuite récupérée par David Solomon.
« Je suis honoré et ému d’avoir l’occasion de diriger Goldman Sachs et j’apprécie la confiance que Lloyd [Blankfein] et le conseil d’administration ont placée en moi », a réagi David Solomon, qui devient le dixième patron dans l’histoire de Goldman Sachs.
« Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu »
M. Blankfein est l’un des deux derniers PDG d’une grande banque américaine qui étaient aux commandes lors de la crise financière de 2008. L’autre est Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, la première banque américaine en matière d’actifs.
En novembre 2009, M. Blankfein avait essuyé des critiques lorsqu’il avait comparé son travail à celui de Dieu : « Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu », avait-il déclaré en pleine crise financière, provoquée par des produits financiers complexes, conçus par des tradeurs, adossés à des crédits immobiliers toxiques qui avaient été accordés à des ménages américains fragiles.
Le départ de M. Blankfein coïncide avec la perte d’influence des tradeurs à Wall Street sous l’explosion de la technologie dans la finance et le succès des banquiers conseillant les entreprises dans leurs transactions.
Les robots, qui peuvent désormais analyser des données, élaborer des stratégies d’investissement, procéder à des arbitrages et passer des ordres d’achat ou de vente d’action grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, ont fait leur entrée dans les salles de marchés.
Firme des tradeurs, Goldman Sachs veut se diversifier
M. Solomon fait partie de ceux qui ont poussé pour une diversification de Goldman Sachs vers les activités classiques (financement de l’économie par les crédits accordés aux ménages et aux entreprises et épargne…).
La banque est actuellement engagée dans une conquête du grand public pour compenser le déclin des activités de courtage, qui firent sa réputation pendant près de cent cinquante ans : la banque s’était notamment imposée à partir des années 1960 comme la firme des tradeurs en créant une division chargée de spéculer sur des produits dérivés, des matières premières, des devises, des obligations et des bons du Trésor entre autres.
L’établissement a lancé il y a peu Marcus, une plate-forme en ligne d’octroi de prêt aux ménages et aux PME et s’apprête à commercialiser sa première carte bancaire en partenariat avec Apple. Il est en outre en train d’ouvrir des bureaux dans des villes de taille moyenne aux Etats-Unis et veut aider les entreprises à gérer leur trésorerie.
« Goldman Sachs ressemble de plus en plus à une banque commerciale et est d’ailleurs considérée désormais comme telle par les régulateurs », souligne William Cohan, ancien banquier d’affaires ayant travaillé chez Bear Stearns, comme David Solomon.

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Amateur de vin et DJ
M. Solomon est aussi un grand amateur de vin et un gourmet, qui anime la chronique gastronomique new-yorkaise. L’agence Bloomberg a réalisé un long reportage, en mai 2017, sur ses restaurants préférés dans Manhattan, des institutions vénérables ou des nouveautés branchées. Le New York Times a découvert sur son compte Instagram une vidéo de jeunes vacanciers se déhanchant sur la plage : le DJ, dont le nom de scène est D-Sol, n’était autre que David Solomon.

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                David Solomon désormais seul en lice pour prendre la tête de Goldman Sachs



A Goldman Sachs, M. Solomon a déjà commencé à pousser vers un changement de culture, notamment en demandant d’embaucher et de promouvoir davantage de femmes dans un milieu dominé par les hommes. En attendant, la banque d’affaires a annoncé mardi un gros bénéfice trimestriel, de 2,35 milliards de dollars, en hausse de 44 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme fait part de sa « profonde inquiétude » face aux violences répétées dans la région de Mopti, dans le centre du Mali.
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Compte rendu

L’ONU alerte sur les violences au Mali, qui ont fait au moins 289 morts depuis le début de l’année

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme fait part de sa « profonde inquiétude » face aux violences répétées dans la région de Mopti, dans le centre du Mali.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-07-17T18:40:57+02:00"

        Le 17.07.2018 à 18h40





L’Organisation des Nations unies (ONU) a exprimé mardi 17 juillet sa « profonde inquiétude » face aux violences qui ont lieu dans la région de Mopti, dans le centre du Mali, et qui ont fait au moins 289 morts parmi les civils depuis le début de l’année.
Dans un communiqué, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU explique que son équipe présente dans le pays a, aux cours de ces dernières semaines, « recensé une vague alarmante de fuites de civils de leur domicile ». Ces civils, précise l’ONU, ont fui « après qu’ils ont été eux-mêmes pris pour cibles, du fait de leur appartenance à une communauté, ou à cause d’attaques mortelles menées contre des membres de leur communauté dans des villages voisins ».
« Depuis le début de l’année, le groupe chargé des droits de l’homme au sein de la Minusma, la mission de l’ONU au Mali, a répertorié 99 cas de violences intercommunautaires, qui ont causé la mort d’au moins 289 civils. »
Violences intercommunautaires
Au total, 77 % de ces violences (66 cas répertoriés) se sont produites dans la région de Mopti, dont 49 depuis le 1er mai, précise le Haut-Commissariat.

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                Dans le centre du Mali, « c’est la souffrance, la fatigue et la peur qui nous ont poussés à fuir »



La région de Mopti est au cœur de violences intercommunautaires opposant les Peuls, communauté majoritairement composée d’éleveurs, aux Dogon, traditionnellement agriculteurs. Selon l’ONU, les attaques de cette année sont menées par des Dozos [des chasseurs traditionnels] et des « éléments des milices dogon » qui s’en prendraient à des membres de la communauté peule alors qu’elles prétendent lutter contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).
« Nous demandons instamment au gouvernement du Mali de continuer à prendre des mesures pour prévenir de nouvelles violations graves des droits de l’homme dans la région, y compris celles qui sont commises par les forces gouvernementales », conclut le Haut-Commissariat.

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Alors que le pays se prépare pour l’élection présidentielle du 29 juillet, le centre du Mali continue de faire face à la menace djihadiste et aux violences ethniques.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Vingt ans après l’affaire Festina, Antoine Vayer, ancien entraîneur de l’équipe symbole du dopage sur le Tour de France, explore les métamorphoses du cyclisme.
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Tour de France : « La loi des 80/20 s’applique au cyclisme », par Antoine Vayer

Vingt ans après l’affaire Festina, Antoine Vayer, ancien entraîneur de l’équipe symbole du dopage sur le Tour de France, explore les métamorphoses du cyclisme.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h12
    |

                            Antoine Vayer (ex-entraîneur de Festina)








                        



                                


                            
Chronique. Vingt ans après, le cycliste que la pédagogie du procès Festina a modélisé est-il devenu un sportif idéal ou bien est-il devenu celui que la société du Tour de France a voulu qu’il demeure, tel que son économie intérieure le réclame ? Le cyclisme applique sa propre loi de Pareto, le « principe des 80-20 ». En économie, il émet l’hypothèse qu’agir sur 20 % des causes permet de réduire 80 % des problèmes. Le cyclisme lui trouve bien d’autres applications. Après l’affaire Festina, 80 % des coureurs continuaient à se doper, 20 % hésitaient. Maintenant c’est l’inverse : mais les 20 % gagnent 80 % des épreuves.
Avant, ceux qui trichaient mettaient dans une seringue l’intégralité d’un corticoïde puissant, un Kenacort retard 80 mg/2 ml, et se l’injectaient en une seule fois, en plein jour, devant les autres. Désormais, c’est 20 % de cette suspension que l’on s’injecte, à cinq reprises, seul et de nuit. Même chose pour les anciennes doses d’EPO, d’hormones de croissance, de sang réinjecté : cinq fois 20 %. C’est du microdosage, indétectable dans le passeport biologique et dans les contrôles. Il représente 80 % des quelques watts supplémentaires obtenus par un tricheur par rapport aux coureurs qui ne veulent pas céder. Les 20 % restants ? C’est sa confiance totale en l’efficacité de sa tricherie. Quelques microwatts en plus, être un bon mythomane, c’est suffisant pour gagner.
De l’émotion à la lucidité critique
En 1998, la cote de popularité de Richard Virenque, même viré du Tour avec fracas, était à 80 %. Avant le départ du Tour, au milieu d’un même concert de casseroles, je félicitais Sir Dave Brailsford, manageur de l’équipe Sky, pour le blanchiment de son leader, Christopher Froome. Il me répondait « The biggest win so far » : la plus grande victoire jusqu’à présent. Etonnant pour une simple décision administrative, alors que Froome a gagné 80 % des Tour de France depuis cinq ans. Je lui parlais de l’opinion des gens :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Les organisations demandent plus de transparence sur les critères de tri utilisés dans les formations pour classer les dossiers des candidats.
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Parcoursup : des syndicats saisissent le Défenseur des droits sur les « algorithmes locaux »

Les organisations demandent plus de transparence sur les critères de tri utilisés dans les formations pour classer les dossiers des candidats.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 16h39
   





                        



   


Plusieurs syndicats du monde éducatif sont de nouveau montés au créneau, mardi 17 juillet, pour demander plus de « transparence » sur la procédure Parcoursup, qui a remplacé cette année Admission post-bac pour les préinscriptions dans l’enseignement supérieur. Elles ont annoncé la saisie du Défenseur des droits pour demander notamment la publication des « algorithmes locaux » mis en place par chaque formation pour classer les candidats, et placés sous le sceau du « secret des délibérations ».
Ces organisations sont l’UNEF, deuxième syndicat étudiant et opposé depuis sa présentation à la loi réussite et orientation des étudiants, le Snesup (Syndicat national de l’enseignement supérieur), la FCPE, l’une des deux principales fédérations de parents d’élèves, l’UNL (syndicat lycéen), et le Syndicat des avocats (SAF) de France. « En dépit du droit à l’information, les jeunes n’ont pas la possibilité de connaître les critères de sélection qui leur sont imposés », dénonce l’UNEF. Il y a environ un mois, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias avait déjà saisi le Défenseur des droits.
Proposition de loi
« Certaines universités disent qu’elles n’ont pas mis en place d’algorithmes locaux, d’autres ne veulent pas les publier. Sur quels critères s’appuie-t-on ? Le type de bac (général, techno, pro), la série (ES, L ou S pour le bac général), les notes de première et de terminale, le lycée d’où vient le candidat ? La lettre de motivation ? Le parcours extrascolaire ? », s’est interrogé Juan Prosper, du SAF, lors d’une conférence de presse mardi.
Trente-trois députés LR (Les Républicains) ont déposé une proposition de loi, enregistrée le 11 juillet, pour exiger de la même manière la « transparence des algorithmes en écartant le régime dérogatoire du secret des délibérations pour s’opposer à la communication d’un algorithme local ». Les sénateurs avaient déjà tenté, sans succès, lors du débat sur la loi relative à la protection des données personnelles, à la mi-mai, de lever le secret des délibérations. Le ministère avait publié, dans la foulée, l’algorithme national de Parcoursup, mais pas les critères appliqués localement.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La direction du groupe, qui possède les enseignes Jules, Brice, Bizzbee et Gentle Factory, va supprimer 466 postes d’ici à 2020-2021. Environ 90 magasins vont fermer, selon les syndicats.
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Le groupe de prêt-à-porter Happychic annonce la suppression de plus de 460 postes

La direction du groupe, qui possède les enseignes Jules, Brice, Bizzbee et Gentle Factory, va supprimer 466 postes d’ici à 2020-2021. Environ 90 magasins vont fermer, selon les syndicats.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 16h52
   





                        



   


Le groupe de prêt-à-porter Happychic, qui possède les enseignes Jules, Brice, Bizzbee et Gentle Factory, va supprimer 466 postes d’ici à 2020-2021, ont annoncé mardi 17 juillet les syndicats et la direction.
Il s’agit d’un « maximum de 466 postes », selon la direction du groupe, qui appartient à la galaxie Mulliez. L’entrepôt Brice du Mans devrait fermer d’ici à avril 2019, environ 90 magasins vont disparaître, et les premiers départs pourraient intervenir dès janvier ou février 2019, selon le plan de restructuration présenté mardi matin en comité d’entreprise extraordinaire au siège, à Roubaix (Nord). Dans le détail, il s’agirait de dix magasins Bizzbee et de 78 magasins Jules et Brice partout en France.
Selon un communiqué de la direction, il s’agit de « premières pistes de réflexion concernant son projet de transformation de l’entreprise pour renouer avec la compétitivité sur le marché très concurrentiel du prêt-à-porter masculin ». Dans un premier temps, le groupe envisage « une fusion des sociétés Jules, Brice, Happychic Services, Happychic production et Happychic store » d’ici au 30 juin 2019, et songe à déployer « une seule et même enseigne sur l’ensemble du nouveau réseau ».
740 magasins dans 17 pays
« Je suis révoltée de voir autant de suppressions », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Nadia Ferrante, déléguée FO, dénonçant les « choix stratégiques erronés » de la direction depuis plusieurs années qui ont conduit, selon elle, à cette situation. « Ce sont toujours les petits qui subissent les conséquences de ces erreurs. »
« On y était préparé, mais on espère toujours un chiffre moins élevé », a déclaré à l’AFP Patrick Digon, délégué Confédération française démocratique du travail (CFDT). Selon lui, 300 postes devraient être supprimés dans le réseau des magasins, 43 dans la logistique, et le reste parmi le personnel administratif du siège à Roubaix (Nord).

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Les syndicats redoutaient depuis plusieurs semaines une telle annonce : les 43 salariés de l’entrepôt Brice du Mans, dont le bail n’a pas été renouvelé, s’étaient mis en grève le 25 juin, par crainte d’une fermeture. Début juillet, une quarantaine de personnes avaient également bloqué l’entrepôt de la marque Jules à Wattrelos, près de Roubaix, afin de protester contre la menace du plan social.
Les négociations du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE – plan de licenciement) devraient commencer à la fin d’août et se terminer à la fin de novembre. Selon les chiffres de la direction, Happychic compte actuellement 740 magasins dans 17 pays, pour 720 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 4 000 personnes, dont 2 600 en France.
Le groupe avait déjà annoncé la fermeture de treize magasins des enseignes Jules, Brice et Bizzbee d’ici la fin 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Six personnes ayant participé à l’exécution ont été condamnées à de lourdes peines de prison par la justice russe, sans que les commanditaires soient jamais identifiés.
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Meurtre d’Anna Politkovskaïa : la CEDH condamne la Russie pour manquements dans l’enquête

Six personnes ayant participé à l’exécution ont été condamnées à de lourdes peines de prison par la justice russe, sans que les commanditaires soient jamais identifiés.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h45
   





                        



   


La Cour européenne des droits de l’homme a condamné, mardi 17 juillet, la Russie pour manquements dans l’enquête sur l’assassinat en octobre 2006 de la journaliste Anna Politkovskaïa, connue pour ses enquêtes sur les violations des droits de l’Homme en Tchétchénie et ses critiques contre Vladimir Poutine.
La cour impute à Moscou une violation du « droit à la vie », au regard des défaillances de l’enquête qui est officiellement toujours en cours. Six personnes ayant participé à l’exécution ont été condamnées à de lourdes peines de prison par la justice russe, sans que les commanditaires soient jamais identifiés.
« Dans un homicide de ce type, on ne peut toutefois pas considérer que l’enquête a été appropriée si aucun effort n’a été fait pour identifier le commanditaire du meurtre », affirme la juridiction du Conseil de l’Europe.

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Indemnités pour préjudice moral
Les juges de Strasbourg soulignent que les autorités russes ont élaboré une « théorie principale » impliquant un homme d’affaires résidant à Londres et aujourd’hui mort sans qu’aucune pièce ait jamais été présentée pour étayer cette hypothèse.
« L’Etat aurait dû examiner les allégations des requérants [la famille de la victime] selon lesquelles des agents du FSB [les services secrets russes] ou des représentants de l’administration tchétchène avaient été impliqués dans l’organisation du meurtre », ajoutent-ils.
Les autorités russes devront verser 20 000 euros à la mère, à la sœur et aux enfants de la journaliste assassinée au titre du préjudice moral. L’arrêt, rendu à la majorité de cinq juges contre deux, est susceptible d’appel.

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                La longue liste des journalistes russes assassinés






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le magazine « The Economist » a publié, le 12 juillet, la version actualisée de son indice, un outil visant à comparer le coût de la vie entre plusieurs pays.
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L’« indice Big Mac » est-il fiable pour comparer le coût de la vie à travers le monde ?

Le magazine « The Economist » a publié, le 12 juillet, la version actualisée de son indice, un outil visant à comparer le coût de la vie entre plusieurs pays.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 14h16
    |

                            Thibaut Faussabry








                        


Créé en 1986 par le magazine britannique The Economist, l’indice Big Mac est un outil interactif, actualisé tous les six mois, permettant de comparer des devises. Il utilise comme référence le prix du célèbre sandwich de McDonald’s, considéré comme un produit universel, la franchise américaine étant présente dans plus de cent vingt pays.
Son calcul est basé sur la théorie de la parité du pouvoir d’achat (PPA). D’après cette théorie, le prix d’un même bien devrait être similaire partout dans le monde. Si ce n’est pas le cas, cela signifie qu’une monnaie est sous-évaluée ou surévaluée par rapport à une autre.
Quelle est la méthodologie de calcul de cet indice ?
Pour mener cette étude, The Economist a relevé le prix du sandwich au 1er juillet dans la zone euro et dans quarante-huit autres pays à travers le monde. Tous les prix relevés sont convertis en dollars américains, selon les taux de change en vigueur. Afin d’établir un taux de change « implicite », selon le magazine britannique, le prix (dans la devise d’origine) du Big Mac dans chacun des pays est simplement divisé par le prix du sandwich aux Etats-Unis. Ce taux de change « implicite » est comparé avec le taux de change en vigueur. Si le taux de change « implicite » calculé pour un pays est supérieur au taux de change en vigueur entre le dollar américain et la devise de ce pays, cela signifie que la monnaie de ce pays est surévaluée par rapport au dollar américain.
D’après les données mises à disposition par The Economist, au 1er juillet, « un sandwich Big Mac coûte en moyenne 5,51 dollars américains aux Etats-Unis contre 4,04 euros en moyenne dans la zone euro ». Selon la méthode de calcul de l’indice, le taux de change « implicite » est de 1,36 (5,51/4,04). La différence entre ce taux de change « implicite » et le taux de change en vigueur (1,17) « suggère que le dollar est surévalué de 16,4 % par rapport à l’euro », d’après l’hebdomadaire britannique. « Un Big Mac coûte donc 16 % plus cher aux Etats-Unis (4,70 euros) que dans la zone euro (4,40 euros), selon les taux de change en vigueur. »

   


En suivant cet indice, il faudrait qu’un euro s’échange contre 1,36 dollar américain pour que le Big Mac coûte le même prix dans la zone euro et aux Etats-Unis. Cependant, en juillet, un euro s’échange contre 1,17 dollar américain. L’euro est donc sous-évalué de 16 % par rapport au dollar américain. Selon l’économiste Karine Daniel, « l’intérêt d’une monnaie sous-évaluée est de proposer des prix relatifs plus bas et donc de faciliter l’exportation de biens ».
Cet indicateur est-il fiable ?
L’indice Big Mac est considéré comme un indicateur sérieux pour comparer les monnaies entre elles ; il a notamment fait l’objet d’une dizaine de travaux universitaires. Cependant, la précision de cet indicateur est critiquée, principalement en raison du fait qu’il ne prend pas en compte les différences de coûts du travail entre les pays les plus riches et les pays les plus pauvres, où les salaires sont plus bas.
« Cet indice même ajusté reste fragile »
Pour répondre à ces critiques, The Economist met à disposition, depuis 2011, un indice corrigé prenant en compte le produit intérieur brut (PIB) par habitant. En comptabilisant la différence de PIB par habitant entre les deux zones géographiques étudiées, le Big Mac « devrait coûter 22 % de moins aux Etats-Unis (4,30 dollars américains contre 5,51), et le dollar serait sous-évalué de 5 % par rapport à l’euro », d’après l’hebdomadaire britannique.
« Cet indice même ajusté reste fragile, car tous les pays n’appliquent pas la même fiscalité à ce produit, et les us et coutumes eu égard à la restauration rapide diffèrent selon les régions du monde », estime Karine Daniel. Le prix du célèbre hamburger dépend « surtout » de la politique commerciale de la multinationale américaine, « la marge de McDonald’s peut être différente selon le pays ou est implantée la franchise ou selon sa durée de présence dans ce pays, par exemple », complète l’économiste.
Existe-t-il d’autres outils de comparaison du niveau de vie ?
« Il serait plus pertinent de comparer le prix d’un service qui n’est pas délocalisable, comme une coupe de cheveux, ajoute Karine Daniel. Le coiffeur, c’est un service de proximité présent partout dans le monde et très lié à la notion d’offre et de demande. C’est un indice assez performant pour comparer le niveau de vie entre les pays. »
D’autres outils existent pour comparer le niveau de vie entre les pays. L’édition 2018 de l’étude intitulée « Prices and Earnings », de la banque d’investissement UBS AG, permet de connaître le nombre d’heures de travail qu’un employé moyen doit effectuer pour s’offrir un Big Mac ou un iPhone X dans soixante-dix villes à travers le monde. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dispose d’un outil statistique permettant de mesurer les différences de pouvoir d’achat entre les trente-six pays membres de l’organisation internationale.



                            


                        

                        


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Télécoms  : le gouvernement pousse la 5 G

Les déclarations des pouvoirs publics sont loin de ravir les opérateurs, qui veulent des engagements plus concrets.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 15h59
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Voitures autonomes, opérations chirurgicales à distance, usines 4.0 : le gouvernement rêve de voir les promesses de la 5G, la norme de téléphonie mobile qui succédera à la 4G, se réaliser le plus vite possible. Lundi 16 juillet, le secrétaire d’Etat auprès du premier ministre chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, et son homologue au ministère de l’économie, Delphine Gény-Stephann, ont donné le coup d’envoi à « une feuille de route » destinée à accompagner au mieux l’émergence de cette nouvelle technologie, qui promet des débits 10 fois supérieurs à ceux de la 4G et une réactivité (latence) multipliée par 10, donc quasi immédiate. « Avec la 5G, nous réinventons un modèle d’affaires, commercial. Mobilité, transports, lieux d’hyperlogistique, telles sont quelques-unes des grosses attentes de la technologie », a déclaré M. Mahjoubi.
Principal chantier : l’attribution de nouvelles licences de téléphonie mobile, localisées dans les fréquences de 3,5 gigahertz et de 26 gigahertz. Une consultation auprès des différents acteurs sera lancée dès l’automne, pour une attribution dès 2020. Une grande ville française devrait être couverte en 2020, et les principaux axes de transport en 2025.
Pour le moment, le gouvernement ne sait pas encore s’il est prêt à renoncer à un processus d’enchères financières. C’est pourtant le modèle pour lequel il a opté en négociant en début d’année avec les opérateurs télécoms un « new deal », les engageant à accélérer la couverture du territoire en 4G et à en finir avec les zones blanches. Pour les inciter à remettre la main au portefeuille, le gouvernement a accepté de renouveler leurs licences actuelles pour une décennie. « Nous ne sommes pas forcément dans les mêmes logiques que pour la 4G. Ces licences [5G] pourront être partitionnées. Ces processus seront ouverts et d’autres modèles pourront émerger », a estimé Mme Gény-Stephann.
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Des salariés d’Amazon lancent un mouvement de grève en Europe à l’occasion du « Prime Day »

A l’occasion d’une journée de promotions, des syndicats espagnols et allemands ont appelé mardi à des actions de blocage dans les centres du groupe. Ils protestent contre la pénibilité des conditions de travail.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 16h19
   





                        



   


Des syndicats allemands et espagnols ont appelé mardi 17 juillet à des actions de blocage au niveau européen chez Amazon, à l’occasion de l’opération de promotions « Prime Day », afin de protester contre la pénibilité des conditions de travail.
Les salariés du plus grand centre logistique d’Amazon en Espagne ont ainsi commencé dès lundi une nouvelle grève de trois jours pour réclamer une hausse de salaire supérieure à ce que propose le géant américain.
Selon les Commissions ouvrières (CCOO), qui se revendiquent comme premier syndicat au sein de l’entreprise en Espagne, et la CGT espagnole, 1 200 salariés ont participé au mouvement mardi, soit « environ 80 % » du personnel du centre de San Fernando de Henares, près de Madrid. Des chiffres similaires avaient été communiqués la veille, au premier jour de la grève.

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Le groupe de Jeff Bezos a démenti les chiffres avancés par les syndicats espagnols, assurant que la « majorité des employés avaient travaillé et traité les requêtes des clients ». Amazon a ajouté dans un communiqué que ses quelque 2 000 employés en Espagne bénéficiaient de salaires compétitifs ainsi que d’avantages sociaux. Selon l’entreprise, « la rémunération totale des travailleurs de San Fernando de Henares se situe dans la fourchette haute du secteur logistique ».
Les salariés du centre de San Fernando de Henares avaient déjà fait grève en mars pour les mêmes raisons, pour la première fois depuis l’ouverture du site, en 2012.
Le principal syndicat allemand mobilisé
« Jusqu’à minuit les prix vont baisser et les profits vont grimper, les employés d’Amazon quitteront leur poste et manifesteront pour l’obtention d’une convention collective protégeant leur santé », avait déclaré, lundi, Verdi, le principal syndicat du secteur tertiaire en Allemagne, sans préciser le nombre d’employés mobilisés.

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          Dans les entrepôts, la folle cadence des ouvriers de la logistique



Alors que le « Prime Day », propose de lundi, minuit, à mardi, minuit, des réductions réservées aux abonnés premium d’Amazon, le syndicat allemand a rappelé les maux physiques qui frappent les employés des sites par lesquels transitent jour et nuit les centaines de milliers de colis commandés en ligne. Des « kilomètres parcourus », des « tâches répétitives » ou encore une « station debout prolongée », a détaillé Verdi. D’autres grèves sont attendues en Allemagne mercredi. Amazon a assuré, de son côté, que la majorité des employés de ses centres logistiques travaillaient normalement.
Les salariés d’Amazon avaient déjà lancé un mouvement similaire en novembre à l’occasion du « Black Friday ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le président a reçu pour la première fois les huit principaux leaders syndicaux et patronaux pour évoquer l’agenda social très chargé de la rentrée.
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Les syndicats notent un changement de ton chez Macron, mais restent sur leurs gardes

Le président a reçu pour la première fois les huit principaux leaders syndicaux et patronaux pour évoquer l’agenda social très chargé de la rentrée.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 05h39
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h38
   





                        



   


« Vrai tournant », ou un simple changement de ton ? Après les avoir vus séparément en mai et octobre 2017, Emmanuel Macron a reçu ensemble, mardi 17 juillet, les huit principaux leaders syndicaux et patronaux. L’objectif était de discuter des grands chantiers économiques et sociaux qui seront mis en œuvre dans les prochains mois, dont le plan pauvreté, l’assurance-chômage et les retraites. En d’autres termes, le président a tenté de déminer le terrain social.
Les chefs des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) et les secrétaires généraux des cinq centrales syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) sont arrivés peu avant 9 heures à l’Elysée pour une réunion de trois heures. Ce rendez-vous doit « jeter les bases d’un nouveau contrat social, celui du siècle qui s’ouvre », avait annoncé le chef de l’Etat devant le Congrès la semaine dernière.
A l’issue de la réunion, les partenaires sociaux ont noté un changement de ton de la part d’Emmanuel Macron, qui a manifesté le souhait de plus de « dialogue » à l’avenir, mais restent sur leurs gardes. Le président de la République a « convenu que l’année dernière avait été à son rythme à lui et sans écouter beaucoup », a rapporté Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « Parfois il en convient, mais il ne change pas », a-t-il ensuite commenté devant les journalistes dans la cour de l’Elysée.
« On a senti qu’il y avait une volonté de revenir – selon les termes du président de la République – à une République contractuelle, et à une forme de dialogue entre organisations syndicales et patronales et l’Etat », a expliqué Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.
Des rencontres « bilatérales » prévues à la rentrée
Emmanuel Macron a ainsi annoncé qu’il y aurait à la rentrée des « bilatérales » avec le premier ministre sur « un certain nombre de sujets » et une « multilatérale » sur l’assurance-chômage et la santé au travail.
Pascal Pavageau, secrétaire général de Force ouvrière (FO), a d’ailleurs salué les « signaux » donnés par le chef de l’Etat. Sur la réouverture des négociations sur l’assurance chômage, il s’est toutefois dit « extrêmement prudent, j’attends la feuille de route de septembre ».
Côté patronat, François Asselin, président de la CPME, a vu dans cette réunion « un vrai tournant » : « Le président a dit : “Pendant la première année de mandat, il fallait débloquer certaines situations, je suis allé vite, je l’assume, et maintenant je pense à une autre séquence où je vais avoir besoin de m’appuyer sur les corps intermédiaires”», a-t-il relaté.
Le tout nouveau patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, s’est quant à lui contenté de dire à sa sortie de la rencontre qu’il avait souligné « les difficultés de recrutement » des entreprises et les « mutations technologiques ».

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« La politique du “je marche seul”, c’est zéro pointé »
Avant la réunion, les syndicats avaient dénoncé en chœur leurs difficultés à se faire entendre, ainsi qu’un rythme de réformes trop élevé. Pascal Pavageau, secrétaire général de FO depuis près de trois mois, qui a remplacé Jean-Claude Mailly en avril à la tête de la centrale, appelle le locataire de l’Elysée à un changement radical en termes de méthode, dans une interview au Parisien mardi. « Il faut qu’il y ait un avant et un après 17 juillet. La politique du “je marche seul” menée depuis un an par le président sur le social, c’est zéro pointé », tance-t-il.
Un sentiment partagé par les autres partenaires sociaux. François Asselin (CPME) estimait qu’« on a besoin de corps intermédiaires pour faire accepter les réformes au plus grand nombre ». Geoffroy Roux de Bézieux critiquait, lui aussi, la méthode Macron : « On voit bien qu’il y a un problème de vitesse. Ce gouvernement va très vite, propose énormément de réformes. On a du mal à suivre. »
De son côté Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, entendait faire passer un message à M. Macron : « Je lui dirai “trop souvent vous voulez passer seul et ce n’est pas bon (…) pour la qualité des réformes souhaitées”. » Quant à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, il attendait du chef de l’Etat qu’« il change de politique sociale » et qu’« il parle de pouvoir d’achat, d’augmentation des salaires, d’augmentation des pensions [de retraite] ».
Chose inédite, les huit représentants syndicaux et patronaux s’étaient réunis la semaine dernière. Leur objectif : sortir d’un rôle ressenti de « faire-valoir » du gouvernement en fixant un agenda social indépendant du calendrier que leur impose l’exécutif. Ils doivent se retrouver en septembre.
Par ailleurs, Emmanuel Macron recevra mardi après-midi une centaine de patrons, dont ceux des principaux groupes français, pour leur demander de prendre « des engagements immédiats, visibles, de créations d’emplois et d’embauches d’apprentis », notamment dans les quartiers populaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Soupçonné d’avoir favorisé des anciens employeurs, il doit être entendu sur l’embauche de l’épouse de l’un de ses anciens patrons et des prêts non déclarés.
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Le député LRM Thierry Solère placé en garde à vue

Soupçonné d’avoir favorisé des anciens employeurs, il doit être entendu sur l’embauche de l’épouse de l’un de ses anciens patrons et des prêts non déclarés.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 09h33
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 11h44
    |

            Simon Piel








                        


Le député La République en marche (LRM) des Hauts-de-Seine Thierry Solère a été placé en garde à vue, mardi 17 juillet au matin, dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. Il est visé depuis septembre 2016 par une enquête judiciaire ouverte sur des soupçons de fraude fiscale. Celle-ci a depuis été élargie aux chefs de trafic d’influence, de corruption, d’abus de bien sociaux, de financement illicite de dépenses électorales et de manquements aux obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).
Le parquet de Nanterre, qui conduit l’enquête, avait demandé fin juin la levée de son immunité parlementaire afin de pouvoir l’entendre dans le cadre d’une garde à vue. Cela avait finalement été fait le 11 juillet par le bureau de l’Assemblée nationale. Une décision prise à l’unanimité. Pour motiver sa demande, le parquet de Nanterre avait expliqué aux membres du bureau que la garde à vue était « bien en l’espèce l’unique moyen de parvenir à l’exécution des investigations ». De son côté, M. Solère avait envoyé, en parallèle de la demande du parquet, un courrier à François de Rugy, président de l’Assemblée, pour lui demander également sa levée d’immunité.
Emploi présumé fictif
Le député est notamment soupçonné de s’être servi de sa position d’élu pour favoriser des entreprises pour lesquelles il travaillait par ailleurs. La justice souhaitait aussi l’entendre sur l’embauche en tant qu’assistante parlementaire de l’épouse de l’un de ses anciens employeurs. Un emploi que la justice présume fictif. M. Solère devrait aussi être interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d’un million d’euros, qui n’auraient pas été déclarés. Autant de faits contestés par l’intéressé.
Interrogé alors par Le Monde, l’avocat de Thierry Solère, Pierre-Olivier Sur affirmait qu’« il y a eu des prêts enregistrés notariés, transmis à la ­HATVP et ils ont été remboursés pour la plupart, et c’est en cours pour le dernier ».

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Ce dossier avait eu des conséquences inattendues. Soupçonné d’avoir transmis à M. Solère des éléments sur cette enquête, l’ex-garde des sceaux socialiste, Jean-Jacques Urvoas, a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Une baisse de régime des guichets de régularisation des évadés fiscaux est notamment à l’origine de cette diminution de recettes, explique le rapport annuel de la direction générale des finances publiques.
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La lutte contre la fraude fiscale a moins rapporté en 2017

Une baisse de régime des guichets de régularisation des évadés fiscaux est notamment à l’origine de cette diminution de recettes, explique le rapport annuel de la direction générale des finances publiques.



Le Monde
 |    17.07.2018 à 13h42
 • Mis à jour le
17.07.2018 à 14h16
   





                        


La lutte contre la fraude fiscale a moins rapporté aux finances publiques en 2017, selon le rapport annuel de la direction générale des finances publiques (DGFiP) rendu public mardi 17 juillet. Sur l’ensemble de l’année, les redressements fiscaux ont atteint 17,9 milliards d’euros, soit un repli de 1,6 milliard par rapport à 2016 (19,5 milliards), et de 3,3 milliards par rapport à 2015, année marquée par un niveau de redressements record (21,2 milliards).
La baisse concerne également les « créances fiscales recouvrées », c’est-à-dire les sommes effectivement encaissées par l’administration après éventuelle contestation des contribuables, passées de 11,1 milliards en 2016 à 9,4 milliards d’euros l’an dernier.
Baisse des dossiers dits « exceptionnels »
« Il n’y a pas eu de changement de politique », a assuré lors d’une présentation du rapport le directeur général des finances publiques, Bruno Parent, expliquant les fluctuations de ces deux dernières années par deux facteurs. Le premier concerne la baisse du régime du service de traitement des déclarations rectificatives (STDR), mis en place en 2013 pour favoriser la régularisation des évadés fiscaux, et qui a officiellement fermé ses portes le 31 décembre 2017. Selon Bercy, cette « cellule de dégrisement », qui permettait aux personnes détenant un compte caché à l’étranger de régulariser leur situation moyennant des pénalités allégées, a rapporté 1,3 milliard l’an dernier, contre 2,5 milliards en 2016.
L’autre explication tient à la baisse des dossiers dits « exceptionnels ». En 2015, plusieurs gros redressements liés à des multinationales avaient été notifiés par Bercy. Les cinq plus gros dossiers avaient alors atteint 3,3 milliards d’euros. Or ces opérations « ne se reproduisent pas mécaniquement d’une année sur l’autre », a rappelé Bruno Parent. « Comme on est sur une base très étroite qui fluctue, ça a une influence sur le total », a-t-il ajouté.

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