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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ À l’occasion de la visite du président serbe Aleksandar Vucic à Paris, le 17 juillet, Vuk Jeremić, leader du parti serbe d’opposition centriste, appelle à lutter pour le développement de la démocratie et des droits de l’homme en Serbie et dans les Balkans
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Vuk Jeremić : « Ceux qui demeurent attachés au futur démocratique de la Serbie, regardez vers la France »

À l’occasion de la visite du président serbe Aleksandar Vucic à Paris, le 17 juillet, Vuk Jeremić, leader du parti serbe d’opposition centriste, appelle à lutter pour le développement de la démocratie et des droits de l’homme en Serbie et dans les Balkans



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h29
    |

Vuk Jeremić (Président du parti serbe d’opposition centriste, Narodna Stranka/Parti Populaire)







                        



                                


                            

Tribune. En juin 2003, les leaders européens se sont réunis à Thessalonique (Grèce) afin d’affirmer sans ambiguïté que « l’avenir des Balkans est dans l’Union européenne ». Quinze ans plus tard, au sommet de Sofia, une nouvelle génération de leaders européens s’est prononcée sur le sujet, mais de façon plus prudente.
La déclaration signée ne faisait nulle mention du processus d’adhésion, et les parties prenantes n’ont que simplement annoncé leur « soutien sans équivoque à la perspective européenne des Balkans occidentaux ».
Emmanuel Macron le plus clair
Parmi les leaders européens, c’est le président Emmanuel Macron qui aura été le plus clair dans la présentation des raisons de ce changement de situation. À l’occasion d’un discours historique prononcé au Parlement européen à Strasbourg, et de remarques exprimées à Sofia quelques semaines après, il s’estimait favorable à l’ancrage des Balkans dans l’Europe, tout en notant qu’aller vers un prochain élargissement ne pourrait prendre place qu’à la seule condition de l’accomplissement d’une vraie réforme, qui résulterait en un approfondissement et un meilleur fonctionnement de l’Union européenne.

La franchise d’Emmanuel Macron est bienvenue : elle est indicatrice d’un réel intérêt dans le futur de l’Union européenne, tout en indiquant clairement que la transformation des Balkans occidentaux en région conforme aux valeurs et standards européens, demeure une responsabilité commune.
Cette franchise porte un véritable coup envers ceux qui souhaiteraient maintenir un statu quo qui coincerait la région entre l’Union européenne et le Moyen-Orient. Le risque d’avoir une telle zone tampon, est qu’elle créerait l’illusion faisant semblant que tout va bien dans notre coin du monde.
Je considère que cette dernière approche est erronée. Elle creuserait davantage le fossé entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux, diminuant ainsi sur le long...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Les élus de tous bords ont rendu hommage à l’équipe de France de football, championne du monde pour la seconde fois dimanche.
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Les Bleus acclamés par les politiques

Les élus de tous bords ont rendu hommage à l’équipe de France de football, championne du monde pour la seconde fois dimanche.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 17h30
    |

                            Hugo Wintrebert








                        


Un simple « merci ». Le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi la sobriété sur Twitter pour saluer la victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du monde de football, dimanche 15 juillet. Mais dans le stade Loujniki de Moscou où il était présent, le chef de l’Etat a vécu la rencontre avec la Croatie avec passion et a exulté dès la fin du match sifflée.
Il a embrassé le crâne de Kylian Mbappé à l’instar de Jacques Chirac gratifiant Fabien Barthez d’un baiser présidentiel en 1998. Emmanuel Macron a ensuite été filmé dans les vestiaires des Bleus, glorifiant la performance de l’équipe de France : « Il y a 66 millions de Français qui vous ont regardé, vous êtes un exemple pour des tas de jeunes, et c’est pour toute votre vie, vous ne serez plus jamais les mêmes », a lancé le président aux vingt-trois joueurs et au sélectionneur, Didier Deschamps.
« Vous faites la fierté de votre pays, bravo », a renchéri le premier ministre, Edouard Philippe, qui s’est offert une déambulation à Paris à quelques encablures de Matignon après le match, prenant des selfies avec des supporters au visage grimé d’un drapeau tricolore.
Hollande fait un parallèle entre sa situation personnelle et les Bleus
L’ancien président François Hollande, qui a regardé la rencontre à Paris, a, lui, fait le tour des médias après le coup de sifflet final. « L’équipe de France donne un bonheur immense à notre pays, qui n’efface pas toutes les difficultés ni les disparités mais qui permet l’unité. Il faut utiliser ces moments, trop rares, pour assurer encore davantage de cohésion et ne pas seulement se satisfaire d’une fête de quelques jours », a déclaré l’ex-chef de l’Etat à l’AFP. Sur Franceinfo, François Hollande a même dressé un parallèle entre la victoire des Bleus, leur permettant de floquer une deuxième étoile sur leur maillot, et sa situation personnelle : « Ça montre qu’on peut gagner une deuxième fois », a ironisé l’ex-président.
Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, était lui sur place à Moscou. « Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’émotion que vous nous avez procurée. Celle de toute une nation ! Bravo et merci à l’équipe de France », a réagi l’ancien président en postant une photo de lui avec Kylian Mbappé.
Jean-Luc Mélenchon, président de La France insoumise, a choisi Facebook pour publier un long texte en hommage aux Bleus : « Méfiez-vous des pisse-vinaigre qui regardent de haut les grandes émotions collectives partagées sans limite visible, a écrit le député des Bouches-du-Rhône. Je suis reconnaissant à ceux qui nous permettent de vivre un moment de cette sorte. Je comprends que le foot indiffère et même qu’il insupporte. Mais j’ai plus de mal avec les militants politiques de la gauche traditionnelle quand ils montrent du doigt ceux qui s’en passionnent et se réjouissent d’une victoire sur le stade. »
Marine Le Pen évoque les « pillards professionnels »
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est quant à elle dite « très fière que la France gagne contre cette belle et courageuse équipe croate ! » Avant de s’indigner des débordements qui ont émaillé les célébrations de la victoire des Bleus. « Scènes de pillage : les Français en ont par-dessus la tête des émeutiers, casseurs, pillards professionnels qui utilisent toutes les occasions pour gâcher tout événement collectif. La plus grande sévérité doit maintenant devenir la règle contre ces actes anti-français », a tweeté la députée du Pas-de-Calais. Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, a commenté la victoire sans revenir sur les incidents de la nuit. « Nous en avons rêvé. Nous avons tant vibré. Nous sommes fiers de vous ! Bravo les Bleus ! », a-t-il commenté après avoir assisté au match depuis le Puy-en-Vellay (Haute-Loire), ville dont il était maire.
L’actuel chef du Parti socialiste, Olivier Faure, a, lui, déclaré : « Une coupe du monde c’est une sélection mais c’est aussi tout un pays qui retrouve le goût de faire la fête ensemble et de partager une histoire ! » « Même le ciel russe pleure de joie », a réagi le fondateur de Génération. s, Benoît Hamon. « Ça fait du bien au pays, ça fait du bien à tous de voir tous ces sourires et toutes ces générations », a commenté la maire de Paris, Anne Hidalgo, sur RTL, évoquant la résilience des Français après les attentats de 2015.
La pluie d’hommages des politiques pour les Bleus doit continuer ce lundi. Les champions du monde seront reçus à l’Elysée à 18 heures 30 par Emmanuel Macron, qui ne manquera pas de rappeler l’objectif qu’il avait fixé aux joueurs avant le début du Mondial : « Une compétition est réussie quand elle est gagnée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ A Saint-Ouen, les habitants de l’immeuble « Planète Z » suivent la finale de la Coupe du monde. La photographe Jeanne Frank les a suivis pendant toute cette soirée.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le président de la République doit recevoir les principales organisations, mardi, à l’Elysée.
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Macron et les syndicats, le changement de pied

Le président de la République doit recevoir les principales organisations, mardi, à l’Elysée.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 12h10
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
L’invitation est arrivée juste avant la demi-finale opposant les footballeurs français à leurs homologues belges, le 10 juillet. Un courriel envoyé aux numéros un des huit organisations patronales et syndicales représentatives à l’échelon interprofessionnel. Tous doivent être reçus, mardi 17 juillet, à l’Elysée par Emmanuel Macron.
Une rencontre à la configuration inédite depuis le début du quinquennat. Elle signe un changement de méthode pour le président de la République, accusé de prendre pour quantité négligeable les corps intermédiaires. Elle répond également à une demande de plusieurs confédérations qui réclamaient la mise en place d’un nouvel agenda social.
Le 9 juillet, lors de son discours devant le Congrès à Versailles, le chef de l’Etat a expliqué ce qu’il attendait de ce rendez-vous : « Je veux, dans cette deuxième année qui s’ouvre, redonner corps à une République contractuelle à laquelle je crois, celle qui permettra de jeter les bases d’un nouveau contrat social (…) par une discussion avec l’ensemble des partenaires sociaux, mais aussi des élus. »
La réaction de ses interlocuteurs a été plutôt favorable. « La CFDT dit chiche ! », s’est réjoui Laurent Berger, le leader de la centrale cédétiste, dans un entretien à L’Obs. Ce face-à-face avec le président de la République, « c’est exactement ce que l’on demandait. On s’est battus pour ça », confie Pascal Pavageau, le secrétaire général de FO, qui dit se rendre à la réunion de mardi dans « un esprit d’ouverture positive ». 
« Nous pourrons lui dire que nous avons la volonté de continuer à négocier sur les sujets qui nous sont propres et lui signifier, au passage, que nous n’avons pas déserté le terrain, bien au contraire », assure Philippe Louis, le président de la CFTC. 
« S’il considère que les partenaires sociaux doivent jouer un rôle, tant mieux, complète Alain Griset, le patron de l’Union...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le parti de Marine Le Pen, suspecté d’avoir rémunéré des assistants sur des fonds européens, doit faire face à la saisie de deux millions d’euros.
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Face à une possible faillite, le Rassemblement national en appelle à ses militants

Le parti de Marine Le Pen, suspecté d’avoir rémunéré des assistants sur des fonds européens, doit faire face à la saisie de deux millions d’euros.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 09h38
    |

                            Hugo Wintrebert








                        



                                


                            

Alex Frederiksen est chômeur. A 29 ans, il doit faire attention à la moindre dépense. Pourtant, le 9 juillet, il n’a pas hésité à verser 100 euros au Rassemblement national (RN, ex-Front national). Une réponse à l’appel aux dons lancé le même jour par la présidente du parti, Marine Le Pen, après l’annonce de la saisie par la justice de 2 millions d’euros d’aides dues au RN, suspecté d’avoir utilisé des fonds européens pour payer ses salariés permanents.
Militant depuis 2012, Alex Frederiksen parle d’« un petit sacrifice pour le bon fonctionnement de la démocratie ». « Si rien n’est fait, le RN est mort en août », s’inquiète cet adhérent habitant à Boulogne (Hauts-de-Seine) en reprenant les arguments utilisés par Mme Le Pen. Avant de se demander : « Comment des juges peuvent bâillonner un parti qui fait près de onze millions de voix au second tour de la présidentielle ? »
Comme Alex Frederiksen, certains militants se disent prêts à mettre la main à la poche pour que le RN évite le couperet de la « guillotine » qui menace le parti, selon les mots de sa présidente. Après une semaine, Jean-Lin Lacapelle, chargé des ressources du RN, évoque déjà un « sursaut populaire très important, qui dépasse nos attentes ». Dimanche, le parti annonçait avoir récolté 300 000 euros, provenant de plus de 5 000 donateurs.
« Méthodes déloyales »
Unis autour de la critique de l’institution judiciaire, les adhérents du RN semblent requinqués. « L’objectif des magistrats est clairement politique et pas judiciaire », s’indigne Xavier Grolet, retraité rhodanien de 55 ans, adhérent au RN depuis trois ans. Lui non plus n’a pas tergiversé. Il a donné 30 euros. Cet ancien militaire s’interroge sur la motivation des deux juges d’instructions du Parquet national financier, à l’origine de la saisie. Il souligne l’appartenance de la magistrate Claire Thépaut au Syndicat de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Sortant de sa sobriété, le président de la République a fêté la victoire dans les vestiaires des joueurs français, dimanche soir.
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Quand Macron exulte avec les Bleus

Sortant de sa sobriété, le président de la République a fêté la victoire dans les vestiaires des joueurs français, dimanche soir.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 08h53
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 12h20
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

L’image a été saisie par le photographe de Vladimir Poutine, présent dans la tribune présidentielle du stade Loujniki, à Moscou. On y voit Emmanuel Macron en bras de chemise, hurler de rage, les deux poings levés, debout face à la pelouse, alors que l’équipe de France vient de marquer son premier but face à la Croatie. Une image très peu protocolaire, immédiatement reprise sur les réseaux sociaux, où elle a été dénoncée par les adversaires du président de la République, qui y ont vu une tentative de récupération.
Ces derniers jours, l’Elysée avait pourtant insisté : pas question de mettre le chef de l’Etat en avant et de donner l’impression de vouloir profiter du bon parcours des Bleus pour redorer une image ternie depuis quelques semaines, comme l’avait fait Jacques Chirac, en 1998. Pourtant peu adepte du ballon rond, l’ancien maire de Paris avait alors assisté à tous les matchs de l’équipe de France, participé à la « ola » dans les stades, embrassé le crâne de Fabien Barthez. Résultat : une envolée d’une quinzaine de points dans les sondages, alors que sa cote de popularité était au plus bas après la dissolution ratée de 1997.
« Le président veut être dans le partage mais pas dans l’appropriation de quelque chose qui appartient à tous les Français », assure-t-on dans l’entourage de M. Macron, établissant un parallèle avec l’hommage rendu lors des funérailles de Johnny Hallyday, en décembre 2017, « où le chef de l’Etat est un parmi les Français et partage un moment avec eux ». « Pas de récupération, le président de la République nous l’a demandé lors du dernier conseil des ministres. Bien sûr, on sera contents comme tous les Français, mais pas de mélange des genres », abondait un membre du gouvernement quelques jours avant la finale.
Les vertus de la réussite
Après le match, Emmanuel Macron s’est ainsi contenté sur son compte Twitter d’un sobre « merci » écrit en lettres capitales et adressé à l’équipe de France....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que la victoire de l’équipe de France en Russie s’inscrit dans le récit national qu’Emmanuel Macron tente d’inculquer à son peuple rétif : oui, la France peut faire de grandes choses.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/07/2018
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Des « Bleus » 100 % politiques

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe que la victoire de l’équipe de France en Russie s’inscrit dans le récit national qu’Emmanuel Macron tente d’inculquer à son peuple rétif : oui, la France peut faire de grandes choses.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 06h26
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h04
    |

            Françoise Fressoz (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Ils sont décidément formidables, ces Bleus. Non seulement, ils gagnent, non seulement ils assurent à la France sa deuxième Coupe du monde en vingt ans, mais ils rendent le pays heureux et se chargent à eux seuls de tout le travail des politiques.
Emmanuel Macron n’avait pas besoin d’en faire beaucoup, dimanche soir 15 juillet au stade Loujniki de Moscou. Il suffisait d’entendre le sélectionneur Didier Deschamps s’exclamer « on est fiers d’être français, vive la République ! », Paul Pogba souhaiter « que tout le monde s’embrasse », Hugo Lloris commenter « c’est beau de voir les Français unis, dans la joie, de les voir avec le sourire, de les voir avec les larmes. C’est comme ça qu’on aime voir notre pays », pour réaliser que quelque chose d’important était en train de se passer.

En ce 15 juillet, les Bleus ont apporté au président de la République ce derrière quoi il court depuis plus d’un an : un événement qui fait ciment, une grande fête populaire rassemblant toutes les catégories sociales et fédérant toutes les générations, un moment de fierté nationale, un instant de fusion. Ce faisant, ils se sont inscrits de plain-pied dans le récit national que l’élu de 2017 tente d’inculquer à son peuple rétif : oui, la France peut faire de grandes choses. Oui, elle a la capacité de surprendre le monde, n’en déplaise aux grincheux qui ne la voyaient pas forcément en finale.
L’alchimie du verbe et de l’action
Mais ce que le pays a démontré, dimanche, c’est qu’il n’avait pas nécessairement besoin d’être coaché par l’Elysée pour y parvenir. Le succès des Bleus est d’abord celui d’un homme tenace et taiseux, Didier Deschamps, en tout point différent d’Emmanuel Macron : le Basque, âgé de 49 ans, n’est pas un disruptif. En 1998, il jouait dans l’équipe de France, lors de la première victoire en Coupe du monde, puis il est devenu capitaine et, enfin, entraîneur.
« Je veux tout donner à la France » Kylian Mbappé
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ L’esprit sportif dominait dans les réactions de l’ensemble des élus, qui n’ont pas manqué de superlatifs pour saluer le 4-2 des Français face aux Croates, dimanche.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/07/2018
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Après la victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du monde, pluie d’hommages des politiques

L’esprit sportif dominait dans les réactions de l’ensemble des élus, qui n’ont pas manqué de superlatifs pour saluer le 4-2 des Français face aux Croates, dimanche.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 21h07
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 10h17
   





                        



Le président de la République a salué d’un mot, écrit en lettres capitales sur Twitter, la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde en Russie, dimanche 15 juillet : « MERCI ». Tout comme Jacques Chirac, en 1998, qui avait embrassé le crâne du gardien Fabien Barthez, Emmanuel Macron a embrassé celui de l’attaquant Kylian Mbappé, auteur de l’un des quatre buts de la soirée ; un joueur que le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qualifiait de « phénoménal ».

.@equipedefrance : MERCI— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a pour sa part englobé l’ensemble des Tricolores dans le superlatif « Géants ». Le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, y allant d’un : « Champions. Vive les Bleus ! Vive la France ! Didier royal. La sueur paye ».

        Lire aussi :
         

                Des « Bleus » 100 % politiques



La tour Eiffel a été illuminée dimanche en bleu-blanc-rouge. A la maire de Paris, Anne Hidalgo a salué une « victoire historique », au diapason de l’ensemble de la classe politique.
L’esprit sportif dominait dans les réactions politiques, le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, applaudissant les Croates pour leur jeu : « Beau moment de football, beau moment de rassemblement et de fierté nationale ».
« Utiliser ces moments pour davantage de cohésion »
Benoît Hamon, candidat socialiste de la dernière présidentielle, a, lui, tweeté : « Même le ciel russe pleure de joie ». L’actuel patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a commenté de son côté : « Une coupe du monde c’est une sélection mais c’est aussi tout un pays qui retrouve le goût de faire la fête ensemble et de partager une histoire ! »

Même le ciel russe pleure de joie #ChampionsDuMonde #AllezlesBleus https://t.co/JzgNeQcyKn— benoithamon (@Benoît Hamon)


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Moins polémique que d’ordinaire, Jean-Luc Mélenchon, le président de La France insoumise, s’est dit « reconnaissant » sur Facebook. « La victoire exalte la bienveillance et le goût de soi (…) Elle peut être contagieuse. Plongeons sans réserve dans cette vague qui nous submerge ! Nous en reviendrons plus forts, plus généreux. » Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), s’est déclarée « très fière que la France gagne contre cette belle et courageuse équipe croate ».
Quant à Génération Ecologie, ils ont félicité « la France sportive », dans un communiqué. « Ce n’est donc pas un hasard si l’équipe de France de football a gagné sa deuxième étoile mondiale. Pour cela il faut un peu de chance et beaucoup de compétence mais l’un ne va pas sans l’autre. »
L’ancien président de la République François Hollande a salué cette victoire en appelant à « utiliser ces moments trop rares » d’unité pour « assurer davantage de cohésion » dans le pays. « L’équipe de France donne un bonheur immense à notre pays, qui n’efface pas toutes les difficultés ni les disparités mais qui permet l’unité. Il faut utiliser ces moments, trop rares, pour assurer encore davantage de cohésion et ne pas seulement se satisfaire d’une fête de quelques jours », a déclaré l’ex-chef de l’Etat.
Son prédécesseur, grand amateur de football, a également réagi sur Twitter. « Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’émotion que vous nous avez procurée. Celle de toute une Nation ! Bravo et merci à l’équipe de France », écrivait Nicolas Sarkozy.

Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’émotion que vous nous avez procurée. Celle de toute une Nation 🇫🇷🇫🇷🇫🇷🇫🇷… https://t.co/MtqC2eceu8— NicolasSarkozy (@Nicolas Sarkozy)


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« Bravo à nos Bleus qui ont représenté, avec fierté, la France dans toute sa diversité », postait, de son côté, la ministre de l’outre-mer, Annick Girardin. Un joueur de l’équipe, Thomas Lemar, vient de la Guadeloupe, et huit des vingt-trois Bleus retenus par Didier Deschamps viennent de banlieue, souvent de quartiers défavorisés. Rappelant que Kylian Mbappé est originaire de Bondy, le président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a félicité « une équipe à l’image de la société française, diverse et talentueuse ».

Joie et fierté de remporter une nouvelle Coupe du Monde ! En particulier avec @KMbappe, enfant de #SSD93, et une éq… https://t.co/JpS5REYMWQ— StephanTroussel (@Stéphane Troussel)


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet a mobilisé plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux, 64 avions et 30 hélicoptères.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ La rencontre permettra, selon l’Elysée, d’évoquer les grands dossiers internationaux, en particulier la Syrie et l’Iran, malgré les divergences entre les deux capitales.
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Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se verront dimanche à Moscou

La rencontre permettra, selon l’Elysée, d’évoquer les grands dossiers internationaux, en particulier la Syrie et l’Iran, malgré les divergences entre les deux capitales.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 20h03
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 06h36
   





                        


Bonus diplomatique des victoires des Bleus lors de la Coupe du monde, la rencontre entre le président de la République Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin, dimanche 15 juillet, à la veille du sommet Trump-Poutine, arrive « au bon moment », a estimé, samedi 14 juillet, l’Elysée.
« [Elle] survient dans un contexte important, après le sommet de l’OTAN et avant la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Elle permettra de faire le suivi de la très longue et positive rencontre des présidents français et russe à Saint-Pétersbourg, sur les coopérations bilatérales et les grands dossiers internationaux, en particulier sur la Syrie et l’Iran, malgré nos divergences », selon l’Elysée.

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Les deux dirigeants avaient convenu de se voir lorsqu’ils s’étaient croisés pour la demi-finale des Bleus, mardi. L’un des sujets principaux sera le règlement politique du conflit en Syrie, où la France a mis en place un mécanisme de concertation avec Moscou, pour tenter de rapprocher les initiatives russo-turques et celles des Occidentaux.
Les Européens très inquiets de l’attitude russe
« Ce mécanisme, nous le faisons fonctionner et il permet de bâtir des convergences, notamment sur l’aspect humanitaire », soulignent les conseillers de la présidence. La France tente de rapprocher les positions entre le groupe d’Astana (Russie, Iran, Turquie) et le « small group » sur la Syrie (Royaume-Uni, Allemagne, Etats-Unis, France, Arabie saoudite, Jordanie, Egypte).
Quant à la rencontre Trump-Poutine prévue lundi à Helsinki, elle pourrait permettre de faire avancer les efforts de désarmement, estime la France.
Elle reflète le souhait de Donald Trump « d’établir un contact avec le président russe », en dépit de l’enquête aux Etats-Unis sur une possible ingérence du Kremlin dans la présidentielle américaine de 2016.

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Vendredi, le procureur spécial Robert Mueller, chargé de ces investigations, a inculpé douze agents russes du renseignement accusés d’avoir piraté les ordinateurs du Parti démocrate. Son enquête s’intéresse aussi aux soupçons de collaboration entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump.
Le président américain devra toutefois compter avec des alliés européens « évidemment très inquiets de l’attitude [de Moscou] », notamment après l’affaire de l’ancien agent double russe Sergueï Skripal – victime, ainsi que sa fille, d’une tentative d’empoisonnement au Royaume-Uni en mars – et l’annexion de la Crimée, avertit Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.
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Michel Bouquet, Laurence Parisot, Olivier Py... Qui sont les 392 promus de la Légion d’honneur du 14-Juillet ?

L’an dernier, la promotion du 14 juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 11h20
   





                        



   


Ils sont 392 à être distingués cette année pour la promotion de la Légion d’honneur du 14-Juillet. Chercheurs, magistrats, artistes, élus ou industriels, illustres ou moins connus, composent cette cohorte, à parité hommes-femmes rigoureuse.
La culture a évidemment une place de choix dans cette promotion. Michel Bouquet, 92 ans, est ainsi élevé à la dignité de grand’croix. L’actrice Marie-Christine Barrault est promue commandeur, le réalisateur Claude Lelouch officier, et, en plein festival d’Avignon, son directeur Olivier Py chevalier. De même, l’éditeur Jacques Glénat est fait chevalier, comme la journaliste Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter. Autre journaliste, aujourd’hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, est promue officière.
Parmi les promus, on trouve également la gynécologue Joëlle Kauffmann (grand officier), l’oncologue Laurence Zitvogel (officier), ou encore Claire Compagnon, déléguée interministérielle à la stratégie pour l’autisme (chevalier).
NKM, Mourad Boudjellal et Jean Jouzel
Dans la recherche, sont distingués le climatologue Jean Jouzel et la physicienne et secrétaire perpétuelle de l’Académie des sciences Catherine Bréchignac, faits commandeurs, la biologiste Margaret Buckingham et l’historien Marc Fumaroli de l’Académie française, tous deux grands officiers.
Pour leur contribution à l’innovation en matière de technologie numérique, sont cités le président de la start-up Actility Olivier Hersent et le PDG de Rakuten Olivier Mathiot (chevaliers).
Au chapitre du développement durable, sont distinguées Anne-Marie Ducroux (présidente de la section environnement du Conseil économique social et environnemental), et Nathalie Boyer, ambassadeur de l’économie circulaire (chevaliers).
« Le développement économique est encouragé par la distinction d’acteurs appartenant à des entreprises de toutes tailles », explique la Grande chancellerie : ainsi Laurence Parisot, présidente de Gradiva et ex-patronne du Medef (officier), la PDG d’Yves Saint Laurent Francesca Bellettini, le DG d’Orano (ex-Areva) Philippe Knoche, mais aussi le maître verrier Dominique Duchemin et le chocolatier Patrick Roger (chevaliers).
Pour le sport, Mourad Boudjellal, président du Rugby Club toulonnais, devient chevalier.
Pour « service de l’Etat » enfin, d’anciens ministres ou parlementaires sont distingués comme Christiane Scrivener (grand’croix), Jean-Claude Gaudin (officier), Elisabeth Guigou, Nathalie Kosciusko-Morizet, Patrick Ollier (chevaliers).
Egalement dans cette promotion, Michel Delpuech, préfet de police de Paris, et Catherine Guillouard, PDG de la RATP.
Consultez l’intégralité de la promotion du 14-Juillet 2018 : 

   Légion d'honneur 140718 by Le Monde on Scribd

« Retrouver l’esprit » de Bonaparte
L’an dernier, la promotion du 14-Juillet, la première d’Emmanuel Macron, avait été « exceptionnellement resserrée » à 101 personnalités. En novembre, le président a décidé une révision des critères d’attribution, annonçant une réduction du nombre de bénéficiaires pour « retrouver l’esprit » de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte. A ce jour, 92 000 personnes ont été récompensés pour leurs mérites éminents au service de la nation.
Hors promotion spéciale, la promotion du 14-Juillet est l’une des deux promotions civiles annuelles de la Légion d’honneur, avec celle du 1er janvier. Celle de Pâques a été supprimée cette année. Deux promotions militaires sont également publiées chaque année, l’une en avril-mai pour les militaires de réserve et anciens combattants, l’autre en juin-juillet pour ceux d’active.



                            


                        

                        


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Coupe du monde, Macron et Trump, les infos à retenir de la semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h50
    |

                            Les Décodeurs








                        



   


L’équipe de France en finale de la Coupe du monde
Mardi, dans le stade de Saint-Pétersbourg, la France affrontait la Belgique pour décrocher un billet pour la finale de la Coupe du Monde. Au terme d’un match âpre et serré, l’équipe de France est sortie victorieuse (1-0) d’un duel qui s’annonçait serré. A l’instar de 1998, où Lilian Thuram avait inscrit un doublé contre la Croatie, c’est encore un défenseur, Samuel Umtiti, qui a qualifié l’équipe de France pour la finale du Mondial (1-0). En début de seconde mi-temps, le défenseur central de Barcelone a parfaitement devancé le Belge Marouane Fellaini sur un corner tiré par Antoine Griezmann pour inscrire l’unique but de la rencontre.

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Les Belges ont mal vécu leur élimination, à l’image d’Eden Hazard, le capitaine des Diables rouges, qui a déclaré au quotidien flamand préférer « perdre avec cette Belgique que gagner avec cette France. » Côté hexagonal, en revanche, c’est tout le pays qui s’est embrasé au coup de sifflet final. Des rues de la capitale au bar d’un petit village du Doubs, les supporters français ont fêté jusque tard la victoire des Bleus.
Dimanche à 17 heures (heure française), pour peut-être accrocher une seconde étoile au maillot français, la sélection tricolore affrontera la Croatie. Celle-ci s’est défaite d’une équipe anglaise qui avait démarré le match tambour battant en inscrivant un but sur coup de pied arrêté (1-0, 5e minute), avant de se faire rattraper au score un peu après l’heure de jeu (1-1, 68e minute). L’égalité au terme du temps réglementaire a poussé les deux équipes à jouer 30 minutes de temps additionnel : l’attaquant croate Mario Mandzukic en a profité pour marquer le but de la victoire (2-1, 109e minute).

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La visite européenne de Donald Trump
La semaine a été marquée par le voyage du président américain, Donald Trump, sur le Vieux Continent. Avant même son arrivée à Bruxelles, mardi soir, pour le sommet de l’OTAN, le président américain avait affirmé : « Nous sommes des andouilles qui payons pour tout le monde ». Un leitmotiv qui a été répété avec insistance par M. Trump pendant les deux journées du sommet. Marqué par des frictions entre le président et ses alliés, le meeting aura pourtant été brandi comme une réussite par les parties prenantes, les 29 membres de l’OTAN s’étant engagés à consacrer 2 % de leur PIB aux dépenses de défense d’ici 2024 – un engagement pourtant déjà souscrit en 2014. Donald Trump, en clôture du sommet, a jugé, dans un message d’unité, qu’il n’était donc « pas nécessaire » de quitter l’institution.

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Après Bruxelles, Donald Trump a rejoint le Royaume-Uni, jeudi après-midi. Et, à son arrivée, a tiré à boulets rouges sur le projet de « soft Brexit » de la première ministre Theresa May, qui prévoit de maintenir des liens étroits avec l’UE. « S’ils font un tel accord, nous traiterons avec l’UE au lieu de traiter avec le Royaume-Uni », a dit M. Trump au tabloïd The Sun, alors que Mme May comptait tirer avantage de sa visite officielle au Royaume-Uni pour faire avancer les discussions sur la conclusion d’un accord de libre-échange avec Washington, une fois que son pays aura quitté l’UE, à la fin de mars 2019. Le président américain en a aussi profité pour affirmer sa préférence pour Boris Johnson, l’ancien ministre des affaires étrangères britannique favorable à un Brexit dur. Pourtant, vendredi après-midi, Mme May a indiqué à la presse que Washington et Londres étaient d’accord pour signer un accord commercial « ambitieux ».

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Alors que des manifestations avaient lieu partout au Royaume-Uni, M. Trump a rencontré la reine Elizabeth II pour un thé au château de Windsor, avant de partir en Ecosse pour raisons privées dès vendredi soir. Des manifestations supplémentaires sont prévues en Ecosse pour protester contre la politique du chef d’Etat américain. Les contours de cette visite officieuse ne sont pas connus, mais de nombreux commentateurs politiques parient sur une partie de golf. En début de semaine suivante, le président américain doit rencontrer son homologue russe, Vladimir Poutine, lors d’un sommet à Helsinki (Finlande).

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Emmanuel Macron au Congrès de Versailles
Le président de la République a retrouvé, lundi, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles pour rappeler le cap de son mandat. M. Macron a commencé, peu après 15 heures, en affirmant ne pas avoir oublié « les peurs, les colères accumulées pendant des années, qui ont conduit notre pays à ce choix ». Il en a ensuite profité pour faire quelques annonces. Parmi celles-ci, « jeter les bases d’un nouveau contrat social » qui permettra une « réforme de l’assurance chômage ou la santé au travail », ou encore la baisse des dépenses publiques qui « s’accompagnera d’une réorganisation de l’Etat à travers plus de présence sur les territoires, plus de souplesse de gestion ».
Après une année de présidence, l’optimisme suscité par son élection s’est sensiblement érodé dans plusieurs domaines. Le regain d’enthousiasme pro-européen qu’avait suscité son élection s’est terni, selon une enquête Ipsos. Celle-ci constate que la perception de l’Union européenne reste clivante dans une opinion publique française largement déçue par la construction communautaire.
Et aussi
Novitchok. Une femme contaminée par l’agent neurotoxique Novitchok est morte, dimanche 8 juillet au soir, à Salisbury (Angleterre). Elle avait été admise une semaine plus tôt à l’hopital. Le décès de Dawn Sturgess, qui n’avait aucun lien apparent avec la Russie, a déclenché l’ouverture d’une enquête pour meurtre par Scotland Yard.Brexit. En désaccord avec la première ministre, Theresa May, sur la future relation du Royaume-Uni avec l’Union européenne après le Brexit, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a démissionné lundi, au lendemain du départ du ministre chargé du Brexit, David Davis. Ces deux défections plongent l’exécutif britannique davantage dans la crise.Turquie. Deux semaines après avoir été confortablement réélu, le président Recep Tayyip Erdogan a prêté serment. Il inaugure une nouvelle ère dans l’histoire moderne de la Turquie avec le passage au système présidentiel, après l’adoption par référendum d’une révision constitutionnelle en avril 2017.Cour suprême. Le président américain a annoncé, lundi 9 juillet, que Brett Kavanaugh serait son candidat pour remplacer à la Cour suprême des Etats-Unis le juge Anthony Kennedy. Ce dernier prendra sa retraite le 31 juillet, à l’âge de 81 ans. De trente ans son cadet, M. Kavanaugh confortera, s’il était confirmé par le Sénat, l’ancrage conservateur de la plus haute juridiction américaine.13 novembre 2015. Lors d’une réunion d’information aux rescapés et proches de victimes, les juges d’instruction chargés de l’enquête ont annoncé avoir émis, à la fin de juin, des mandats d’arrêt contre les frères Clain. Leurs voix avaient été identifiées dans un message sonore de revendication de l’organisation Etat islamique.Fraude fiscale. Patrick Balkany, ancien député Les Républicains et maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), va faire face à un procès, pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » notamment. Annoncée mardi dans les médias, l’ordonnance a été signée par les magistrats en fin de semaine dernière.Thaïlande. Le pays pousse un ouf de soulagement : tous les adolescents qui étaient coincés dans la grotte depuis le 23 juin ont désormais été évacués, ainsi que leur entraîneur. La fin d’une opération de secours très périlleuse qui a coûté la vie à un sauveteur.Vin. 10 millions de bouteilles de rosé espagnol ont été vendues en 2016 et 2017 comme étant du vin français. Une enquête a été ouverte par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.Sanofi. Le groupe pharmaceutique a annoncé lundi l’arrêt immédiat de la production de son usine produisant de la Dépakine à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), devant le tollé suscité par des informations sur ses émissions hors norme de rejets toxiques. Le groupe français a diligenté une enquête interne.Japon. Les inondations et glissements de terrain dans l’ouest du Japon ont tué au moins 204 personnes, selon un nouveau bilan du gouvernement, vendredi. Les autorités disent être sans nouvelles de plusieurs dizaines de personnes.Doctolib. Le numéro un français de la prise de rendez-vous médicaux sur Internet a racheté jeudi son concurrent direct, Mondocteur. Ensemble, les deux start-up enregistrent 20 millions de visites par mois et 55 000 clients.Nicaragua. Des milliers d’opposants ont défilé, jeudi 12 juillet, dans tout le pays pour exiger le départ du président Daniel Ortega tandis que des affrontements dans le sud-est du pays ont fait cinq morts. Une journée de grève a été programmée pour le lendemain par l’opposition. 264 personnes sont mortes dans la vague de violence, en trois mois de protestation.Terrorisme. Le gouvernement a lancé « PACT », le nouveau plan d’action gouvernemental contre le terrorisme, ce vendredi. La direction générale de la sécurité intérieure est censée devenir le « chef de file » à qui les autres services devront en référer avant d’agir. Un parquet national antiterroriste sera aussi mis en place.
Disparitions
Georges Raillard, ami de Miro, critique d’art et enseignant est mort le 1er juillet, à l’âge de 91 ans.Olivier Knussen, compositeur et chef d’orchestre britannique, s’est éteint à 66 ans.Le président d’Editis Holding, deuxième groupe d’édition français, est mort dans l’Oise le 9 juillet. Alain Kouck avait 72 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet mobilise plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux et 30 hélicoptères, dans un ballet millimétré.
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Les blessés, une « sous-marinière », un astronaute et l’Asie à l’honneur du défilé du 14-Juillet

L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet mobilise plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux et 30 hélicoptères, dans un ballet millimétré.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h51
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 18h45
   





                        



   


Comme chaque année depuis 1790 – à quelques exceptions près pendant la Révolution, puis la Restauration ou l’occupation –, les « Français, au-delà des clivages, des origines, des différences » vont se rassembler « pour célébrer ce qui les fédère, la République » à l’occasion du 14-Juillet, rappelle Florence Parly, la ministre de la défense, dans le document présentant l’édition 2018 du défilé.
Comme chaque année, celui-ci ne laisse aucune place à l’improvisation : « Cela fait plusieurs mois que le défilé est en cours d’élaboration. C’est un ballet extrêmement dense et compliqué à coordonner. On l’organise comme une opération militaire, avec la quasi-totalité des moyens des armées en termes de préparation, de logistique, d’accompagnement », résume le général Bruno Le Ray, le gouverneur militaire de Paris, à qui il revient de l’organiser.

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          14 Juillet et finale de la Coupe du monde : les services de sécurité en alerte



Le thème : la « Fraternité d’armes sous l’uniforme »
L’édition 2018 du défilé va mobiliser plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux et 30 hélicoptères. Avant le défilé à pied, 64 avions traverseront le ciel parisien, dont les neuf Alpha Jet de la Patrouille de France, à bord desquels voleront trois blessés de guerre – un marin, un aviateur et un soldat de l’armée de terre – issus des forces spéciales françaises.
Cette initiative fait écho au thème du défilé cette année, « Fraternité d’armes sous l’uniforme : l’engagement d’une vie ». Le 1er régiment de spahis basé à Valence, qui a perdu le 21 février deux de ses hommes au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale, sera présent dans le cortège à pied, mené par leur chef de corps, lui-même blessé au cours de cette attaque.
Cette année, le 14-Juillet mettra aussi à l’honneur les forces envoyées au secours des populations locales, après le passage dévastateur, en septembre 2017, des ouragans Irma et Maria dans les Antilles françaises. Parmi eux défileront des jeunes du service militaire adapté (SMA) de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique. Ce système d’insertion professionnelle avec un encadrement militaire est destiné à des jeunes d’outre-mer en décrochage scolaire, chômeurs ou en risque de désocialisation.
Une « sous-marinière » et un astronaute
L’une des quatre premières femmes officiers à avoir servi à bord d’un sous-marin nucléaire français défilera au côté de son équipage. La capitaine de corvette Karen, 41 ans, ingénieure atomicienne, était chef du service réacteur pendant la dernière patrouille du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Vigilant. Elle et ses trois consœurs sont des pionnières : la marine française vient seulement d’ouvrir au personnel féminin cette filière très fermée. L’année 2018 marque aussi la 500e patrouille de la force océanique de la dissuasion française depuis ses débuts, en 1972.
Dixième Français à être allé dans l’espace, l’astronaute Thomas Pesquet volera au-dessus du public à bord d’un Rafale.
Singapour, le Japon et la Belgique à l’honneur
En 2017, le président américain Donald Trump était l’invité du président de la République. Cette année, la France ayant entrepris de renforcer ses liens militaires en Asie-Pacifique, le premier ministre singapourien, Hsien Loong, et le ministre des affaires étrangères japonais, Taro Kono, seront les invités d’honneur du chef de l’Etat. Depuis vingt ans, des pilotes de chasse singapouriens sont formés sur la base française de Cazaux, en Gironde, et plus de cent quatre-vingts d’entre eux y ont été brevetés. L’année 2018 marque parallèlement le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

   


Sans rancune après la défaite de leur équipe mardi face aux Bleus en demi-finale de la Coupe du monde de football, des soldats belges du bataillon de chasseurs ardennais descendront les Champs-Elysées à bord de blindés Piranha, aux côtés des Français du 152e régiment d’infanterie de Colmar, surnommés… « les Diables rouges », comme les joueurs de l’équipe nationale belge.

Nos camarades belges ne sont pas rancuniers ! La préparation du défilé se poursuit dans l’entente cordiale et la bo… https://t.co/zkGcA9yutH— 27bim (@Troupes de Montagne)


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Les chiffres
Le traditionnel défilé du 14-Juillet est « une démonstration de force », qui « dépasse la simple commémoration », estime le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, dans un entretien à paraître samedi dans le magazine Famille chrétienne.
Les avions : 64 appareils
53 de l’armée de l’air,6 de la marine nationale,2 de la sécurité civile,3 étrangers.
Les hélicoptères : 30 appareils
18 de l’aviation légère de l’armée de terre,5 de l’armée de l’air,2 de la marine nationale,3 de la gendarmerie nationale,2 de la sécurité civile.
120 pas par minute
4 290 hommes et femmes. La cadence de base d’une unité qui défile à pied est de 120 pas par minute, soit 88 mètres/minute (5,28 km/h). La légion étrangère a une vitesse plus lente : sa cadence de défilé n’est que de 88 pas/min., soit 66 m/min. (3,96 km/h). Les bataillons de chasseurs alpins ont la cadence la plus rapide de 144 pas/min., soit 99 m/min (5,94 km/h). Toutefois, pour s’intégrer au défilé, ils adoptent la cadence classique de 120 pas/min.220 véhicules dont 62 motos. Chaque véhicule a une vitesse précise à respecter, aux alentours de 14 km/h, sous peine de causer des écarts disgracieux.250 chevaux.

   


Le déroulé de la journée
Entre 9 h 20 et 9 h 45 : fin de la mise en place des troupes sur le rond-point de l’Etoile et les Champs-Elysées.Entre 10 heures et 10 h 20 : arrivée du président de la République, accueil par le chef d’état-major des armées, honneurs rendus par le 1er régiment d’infanterie de la garde républicaine.Entre 10 h 35 et 12 heures : défilé, avec passage des avions à 10 h 35, puis défilé des troupes à l’honneur (10 h 45), des troupes à pied (11 heures), des hélicoptères (11 h 25), des troupes motorisées (11 h 30) puis des troupes montées (11 h 40), avant une animation de clôture (11 h 45) et le départ du président de la République. L’animation finale se fera en musique, l’orchestre et chœur militaire seront accompagnés par la cantatrice Julie Cherrier, qui interprétera L’Hymne à l’amour et La Marseillaise.Entre 13 h 30 à 18 heures, sur l’esplanade des Invalides, le public pourra rencontrer les militaires défilant et voir de près leurs matériels – hélicoptères et blindés –, ou encore tester leur endurance au fil d’un parcours du combattant… gonflable. Les volontaires pourront également donner leur sang au profit du centre de transfusion des armées.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Alors que la relation entre jeunes et forces de l’ordre est au plus mal, l’ex-agent du RAID Bruno Pomart explique dans une tribune au « Monde » que de nombreuses initiatives existent, notamment de la part de policiers.
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« Jeunes et les policiers ont un point commun essentiel : tous se sentent mal aimés et dévalorisés »

Alors que la relation entre jeunes et forces de l’ordre est au plus mal, l’ex-agent du RAID Bruno Pomart explique dans une tribune au « Monde » que de nombreuses initiatives existent, notamment de la part de policiers.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 16h09
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 18h55
    |

Bruno Pomart (Bruno Pomart, ex-policier instructeur au RAID, président-fondateur de l’association Raid Aventure Organisation)







                        



                                


                            

Tribune. Commençons par ce constat, évident mais sans appel : le fossé qui sépare la jeunesse française des représentants des forces de l’ordre a rarement été aussi profond. Ce contexte me semble des plus appropriés pour lancer un appel à la prise de conscience et à la mobilisation, tout particulièrement auprès du personnel politique, afin d’éviter qu’un tel clivage entre autorités et citoyens ne s’installe dans la durée et ne s’aggrave.
De nos jours, les policiers français vivent un véritable paradoxe : ils peuvent être acclamés et susciter des vocations un jour – suite aux attentats terroristes, par exemple – et le lendemain être insultés, agressés voire menacés de mort, quelques fois par les mêmes personnes qui les avaient portés aux nues la veille.

Comment peut-on exercer sereinement son métier, quand on passe aussi subitement du statut de héros à celui d’ennemi, et que l’opinion publique « change de camp » au gré de ses émotions ? La peur se transforme en amour et la contestation en haine.
L’image de la police, surtout auprès des jeunes, est une problématique des plus importantes pour la cohésion de notre société. Quand une partie de la population n’entretient plus que de la méfiance à l’égard de ceux qui sont censés la protéger, c’est que le malaise est grand et qu’il est plus que temps d’y remédier.
L’insécurité, grande gagnante
Cette partie de la population, c’est principalement celle des quartiers, qui se sent de plus en plus dégradée et stigmatisée, car dans les banlieues – il faut en avoir conscience – la minorité est majoritaire démographiquement parlant. Elle vit plus difficilement que par le passé dans des zones appauvries, gangrenées par le chômage et la délinquance.
La France manque d’une action coordonnée pour rapprocher sa jeunesse et ses forces de l’ordre
Pourtant, les jeunes et les policiers ont un point commun essentiel : tous se sentent mal aimés et dévalorisés. Les policiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) alerte dans une tribune au « Monde » sur le danger que constitue l’assouplissement des règles de recrutement des contractuels dans la fonction publique.
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« Les cadres du privé ont leur place dans les administrations publiques, mais sans encadrement, l’ouverture devient impasse »

Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) alerte dans une tribune au « Monde » sur le danger que constitue l’assouplissement des règles de recrutement des contractuels dans la fonction publique.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h35
 • Mis à jour le
13.07.2018 à 15h43
    |

Fabien Tastet (Président de l’Association des administrateurs territoriaux de France)







                        



                                


                            

Tribune. Le gouvernement a décidé de remettre en cause un des piliers du service public, en introduisant nuitamment et cavalièrement, mercredi 27 juin, à l’Assemblée nationale, trois articles dans le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».
Les dispositions en question visent à ouvrir l’accès des emplois de direction dans les administrations de l’Etat, les hôpitaux et les collectivités locales sans aucune règle ni encadrement.
En dépit du rejet par le Sénat de ces articles, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a d’ores et déjà annoncé que le gouvernement irait jusqu’au bout. Et, à entendre certains députés de la majorité, on peut craindre que, l’obéissance tenant lieu de réflexion, ce dispositif soit voté les yeux fermés, avec de doux accents caporalistes de discipline parlementaire.
La méthode choque
Disons d’abord que la méthode choque. Alors qu’une loi sur la fonction publique est en préparation pour le premier semestre 2019, que des consultations sont programmées avec les associations d’élus et les organisations syndicales, quel prurit démange à ce point l’exécutif pour tenter de faire adopter, à la sauvette et au mépris de toute concertation, des mesures sur un sujet aussi sensible que les allers-retours de cadres dirigeants entre le secteur public et la sphère privée ? Les sénateurs, qui siègent actuellement dans une commission d’enquête dédiée aux mutations de la haute fonction publique, apprécieront sûrement la marque de considération que leur adresse le gouvernement par cette initiative qui court-circuite leurs conclusions.
Sur le fond, il faut beaucoup d’imagination pour trouver quelques arguments qui permettent de voler au secours du dispositif gouvernemental. A l’évidence, les cadres du privé ont leur place dans les administrations publiques et ils occupent déjà une part non négligeable de postes à responsabilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.
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Il faut « rendre au Grand Paris le souffle qu’il mérite »

Un collectif de quatorze économistes, géographes et urbanistes, parmi lesquels Erik Orsenna, Hervé Le Bras et Dominique Perrault appelle dans une tribune au « Monde » à une refonte complète du découpage politique du territoire francilien.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 15h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La question du Grand Paris, souvent présentée comme un problème d’urbanisme et d’architecture, est d’abord politique. Les institutions comptent. Il est urgent de retrouver du souffle, d’oser enfin la réforme en profondeur.
Il est temps de créer un véritable polycentrisme, exprimant les énergies et les compétences des quatre cinquièmes des habitants qui habitent hors du périphérique, leur vitalité, leur soif d’entreprendre. Temps de faire émerger une vision stratégique sur les sujets qui concernent l’agglomération dans son ensemble : qui peut croire, par exemple, qu’on pourra agir sur la pollution de l’air autrement qu’à cette échelle ?
Une vision simple
Il est temps, pour l’urbanisme, le droit du sol et la construction, de réduire les coûts de transaction, les blocages fonciers, la dispersion des investissements qui résultent de l’émiettement extravagant des pouvoirs communaux. Il est temps, enfin, grand temps, d’organiser une véritable solidarité entre les riches et les pauvres (habitants et collectivités), avec des péréquations non symboliques.
Comment atteindre ces objectifs ? Aujourd’hui, chaque portion de territoire espère capter à son profit les retombées de la puissance de la ville-monde, sans le plus souvent se soucier d’y contribuer. Plus qu’une rationalisation, c’est la création d’un édifice de responsabilité collective qui constitue l’enjeu de la réforme. Certains considèrent que les découpages institutionnels importent peu, qu’il faut penser projets, réseaux, partenariats. Mais les découpages sont là, qui engendrent inefficacités et injustices. Et l’expression démocratique n’existe pas en dehors de la référence territoriale.
S’agissant d’abord des départements, leur découpage fragmente les politiques sociales et perpétue des inégalités de ressources choquantes. Mais leur suppression n’agirait qu’à la marge sur les problèmes majeurs de l’agglomération. Elle n’est donc pas, à notre avis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La fontaine de la place du Pin, dans le centre-ville, a été fermée au début de l’été à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie.
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Accusée d’avoir coupé l’eau d’une fontaine pour éloigner des SDF, la ville de Nice dément

La fontaine de la place du Pin, dans le centre-ville, a été fermée au début de l’été à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h29
   





                        


Accusée par des associations d’avoir fermé une fontaine utilisée par des personnes sans domicile fixe (SDF) pour les éloigner d’une place du centre-ville, la mairie de Nice a réagi vendredi 13 juillet. C’est « une polémique indigne qui n’a pas lieu d’être », a écrit la municipalité de droite sur Twitter.

@Nice_Matin La Ville de Nice réfute catégoriquement l’accusation d’avoir fermé la fontaine de la Place du Pin pour… https://t.co/3HjCL90rJo— VilledeNice (@Ville de Nice)


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La fontaine de la place du Pin a été fermée au début de l’été, à la demande « de nombreux riverains et commerçants », selon la mairie, qui explique cette décision par « une utilisation inadaptée qui générait des nuisances et des incivilités, y compris de la part de personnes disposant d’un logement ».
Des SDF y lavaient notamment leur linge et leur chien, selon une porte-parole de la mairie. Dans un article de Nice-Matin publié vendredi, des commerçants de la place du Pin, en plein centre-ville, soutiennent la mesure, évoquant des SDF posant « un souci de sécurité » et redoutant que « la vision de SDF (puisse) faire diminuer la clientèle ».
« Inacceptable »
« A Nice, il n’y a pas de toilettes ni de douches publiques gratuites que les SDF pourraient utiliser. On leur retire tout moyen de conserver un minimum d’hygiène, puis on prétexte de leur saleté pour les éloigner, a de son côté dénoncé le collectif Tous citoyens dans un communiqué. Couper l’accès à l’eau potable est inacceptable. Il ne s’agit de pas de positionnement politique ni même de solidarité avec les plus démunis, il s’agit du respect des conditions minimales d’existence. »
La mairie rétorque que Nice « dispose de 120 fontaines en libre service dans toute la ville notamment sur la promenade du Paillon, la promenade des Anglais et dans les parcs et jardins ».
La mairie a promis une concertation « plus large » dans les prochains jours « afin de mettre en place une fontaine plus adaptée permettant uniquement l’hydratation et la boisson ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Les députés ont adopté une nouvelle formulation qui supprime le mot « race » de la Constitution française, le 12 juillet.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ De Nike aux Galeries Lafayette, en passant par Apple, une quinzaine d’enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.
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Le grand Monopoly des Champs-Elysées

De Nike aux Galeries Lafayette, en passant par Apple, une quinzaine d’enseignes vont ouvrir sur l’avenue d’ici à 2020, et raviver son attrait pour les touristes.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
14.07.2018 à 14h39
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Le patron de Tiffany s’impatiente. Depuis 2016, le chantier des Galeries Lafayette, au numéro 52 de l’avenue des Champs-Elysées, à la place de l’ancien Virgin Megastore, complique l’exploitation de la boutique du joaillier américain, ouverte en 2014 au numéro 62. A travers la vitrine, Alessandro Bogliolo, son PDG, souligne l’énorme mur d’Algeco blanc et orange, qui abrite les baraques du plus gros chantier de l’avenue et obstrue la vue sur ses vitrines d’alliances et de solitaires. Tiffany devra encore patienter pour retoucher la lumière de Paris. Cet immeuble de 28 000 m², rénové à grands frais par le fonds souverain du Qatar, ouvrira en octobre.
Comme beaucoup d’autres commerçants des Champs, Tiffany espère que l’enseigne de grands magasins la plus connue des touristes lui apportera de nouveaux clients. La seule présence des Galeries Lafayette pourrait entraîner un bond de 20 % de la fréquentation de l’avenue, qui voit pourtant déjà déambuler, chaque jour, 300 000 personnes sur ses trottoirs. Par ricochet, le chiffre d’affaires réalisé sur l’avenue, évalué à 1,5 milliard d’euros par an, pourrait s’envoler de « 15 % à 20 % », prétend Thierry Bonniol, directeur du département commerce de BNP Paribas Real Estate.
Au passage, l’artère pourrait regagner des parts de marché auprès de la clientèle étrangère la plus argentée. « Depuis cinq ans, les Champs-Elysées sont davantage concurrencés par la rue du Faubourg-Saint-Honoré », estime Laurent Delmas, directeur général de Global Blue en Europe du Sud. Sur l’avenue, chaque touriste dépense en moyenne 1 391 euros en produits détaxés, contre 2 750 euros sur la rue où s’alignent les magasins parisiens de Gucci, Hermès et autres Cartier, d’après les données de cette société spécialisée dans la gestion de la détaxe des achats réalisés par des touristes étrangers. La création des zones touristiques internationales, dans lesquelles l’ouverture des magasins est autorisée le dimanche,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Des entreprises n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 850 euros par mètre carré et par an pour des locaux quatre étoiles.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
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Sur les Champs-Elysées, des bureaux hors de prix pour une adresse de prestige

Des entreprises n’hésitent pas à dépenser jusqu’à 850 euros par mètre carré et par an pour des locaux quatre étoiles.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 12h00
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Depuis le 1er juin, de luxueux bureaux partagés du réseau américain WeWork animent le 92, avenue des Champs-Elysées : 4 500 m2 d’espaces de coworking sur quatre étages dans un immeuble refait à neuf, avec vue sur l’Arc de triomphe. Cette ouverture traduit le regain d’intérêt pour l’immobilier de bureaux sur les Champs-Elysées. « Il y a dix ans, c’étaient de petites surfaces dans des bâtiments vétustes, presque des boîtes postales louées pour l’adresse. Aujourd’hui, les entreprises veulent y être », assure Dimitri Boulte, le directeur général délégué de la Société foncière lyonnaise, qui a restructuré le bâtiment de WeWork ainsi que l’immeuble voisin, où s’est installé le cabinet de conseil McKinsey sur plus de 5 000 m2.
« Pour des entreprises internationales, en compétition pour recruter des talents dans le monde entier, la marque des Champs-Elysées est très forte, et on est vraiment sur la dorsale parisienne. Or la question de l’environnement de travail est primordiale pour les trentenaires », poursuit M. Boulte. Encore faut-il transformer ces espaces souvent exigus en grands plateaux horizontaux et lumineux de 1 000 m2 au minimum… Apple va installer ses bureaux sur 4 000 m2 au-dessus de sa quatrième boutique parisienne au 114, Nike fait de même sur 3 000 m2 au-dessus de son « temple » en travaux au numéro 79, Chanel se prépare à ouvrir 10 000 m2 de bureaux au-dessus des Galeries Lafayette, au 52…
« Taux de vacance au plus bas depuis trente ans »
Si HSBC ou LVMH disposent de très grands espaces sur l’avenue, les surfaces de bureaux dépassant les 10 000 m2 restent rares. « Les très grandes entreprises ne peuvent pas s’y installer, cela reste un marché de niche pour des sociétés qui recherchent ce symbole prestigieux, estime Xavier Mahieu, directeur général du pôle Agency chez Colliers International France. Dans le secteur de...




                        

                        

