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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, revient sur la rhétorique guerrière parfois employée à propos du cyclisme et souligne qu’« une course ne sera jamais qu’un combat symbolique ».
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Tour de France 2018 : « Un état de guerre de tous contre tous ? », par Guillaume Martin

Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, revient sur la rhétorique guerrière parfois employée à propos du cyclisme et souligne qu’« une course ne sera jamais qu’un combat symbolique ».



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h56
    |

                            Guillaume Martin








                        



   


Chronique. « Soyez forts », « comportez-vous en guerriers », « faites preuve de courage pour cette grande bataille »… : immanquablement, j’ai entendu des sentences de ce genre dans le bus, au matin de l’étape des pavés, celle reliant Arras à Roubaix, dimanche 15 juillet. Les directeurs sportifs aiment user de rhétorique guerrière pour motiver leurs troupes. Est-ce à dire que le cyclisme est un combat, un affrontement d’ordre militaire où il s’agit par tous les moyens de terrasser ses adversaires ?
Pour sûr, le cyclisme est un sport violent. Cette étape de Roubaix en a fourni la preuve. Il y a eu des chutes. Des coureurs en sortent blessés, meurtris dans leur chair. Certains ont été contraints de baisser les armes, d’abandonner. Les pavés sont sans pitié. Et les coureurs qui les empruntent le sont tout autant.
« L’homme est un loup pour l’homme », disait Plaute, repris par Hobbes. Inhabituellement transféré en juillet, « l’Enfer du Nord » leur a donné raison. Le peloton est une meute au sein de laquelle il n’est permis aucune faiblesse, sous peine d’être immédiatement achevé par ses congénères. Un sport comme le cyclisme révèle la part d’animalité présente en chacun de nous. Je n’étais plus le même au départ d’Arras, un dossard sur le dos, juste une bestiole sur une bécane ayant retrouvé ses instincts primaires, et dont la seule maxime est : « dominer ou être dominé ». Il n’y a rien de plus proche de l’état de nature décrit par Hobbes – cette « guerre de tous contre tous » – qu’une course cycliste.
Le Tour, une métaphore géante
Mais dire qu’une course s’apparente à une guerre ne veut pas dire qu’elle en est une. Le philosophe anglais du XVIIe siècle explique dans le Léviathan que l’état de guerre originel doit à tout prix être dépassé. Où situer alors ces pratiques athlétiques qui ont pris tant de place dans nos vies ? Résurgence incontrôlée d’une agressivité enfouie, ou au contraire garde-fou de nos pulsions les plus animales ?
Il me semble que la fonction du sport, en tant qu’activité physique « d’apparence » guerrière, est précisément de parer à toute tentation pour la guerre réelle. Plutôt que de succomber sans réserve à mes penchants naturels belliqueux, je les transfère dans le cadre institutionnalisé du sport, avec ses règles, ses arbitres, ses instances, en une forme de sublimation. Une course cycliste ou un combat de boxe ne seront jamais que des combats symboliques. Si le sport est violent, il n’est pas la guerre. Si mon concurrent est un adversaire, il n’est pas un ennemi.
Si mes directeurs sportifs continuent d’utiliser un lexique militaire lors de leurs briefings, c’est presque par poésie. Ils savent bien que tout cela, au fond, n’est qu’un jeu, certes sérieux et dangereux. Que le Tour n’est qu’une métaphore géante. Ayant compris cela, je peux rêver de courir en champion, étymologiquement : « celui qui se produit sur le campus, le champ de bataille ».
Guillaume Martin (Wanty-Groupe Gobert), coureur cycliste, est actuellement 44e au classement général du Tour de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Un tel événement ne se résume jamais aux seuls aspects sportifs. Retour sur des scènes et des images qui ont presque cassé Internet pendant ce Mondial en Russie.
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Coupe du Monde 2018 : roulades de Neymar, touche iranienne et autres moments insolites du tournoi

Un tel événement ne se résume jamais aux seuls aspects sportifs. Retour sur des scènes et des images qui ont presque cassé Internet pendant ce Mondial en Russie.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 17h20
    |

                            Grégor Brandy et 
Luc Vinogradoff








                        


La France a remporté sa deuxième Coupe du monde, la Croatie est allée jusqu’en finale, la Russie jusqu’en quarts, et l’Allemagne, pour la première fois depuis 1938, n’a joué que trois matchs. Un tel tournoi ne se résume pas qu’à des résultats et à des considérations tactiques sur le 4-2-3-1. Dans notre ère ultraconnectée, certaines actions et gestes plus politiques, humoristiques, sentimentaux survivront.
Neymar, perpétuellement à terre
On a presque plus parlé du temps que le Brésilien a passé allongé sur la pelouse (13 minutes 50 secondes) que de son faible rendement (2 petits buts et 1 passe décisive) ou de sa maladresse (84 ballons perdus, un record). La faute aux attentes démesurées envers le footballeur le plus cher de l’histoire, mais aussi à sa propension à en faire trop dès qu’un adversaire le touchait. Certes Neymar est le joueur qui a subi le plus de fautes dans la compétition (25), mais ses roulades exagérées et ses cris éphémères ne lui ont valu aucune sympathie. Ses simulations, comme ce penalty sifflé puis annulé contre le Costa Rica, encore moins.
L’attitude du Brésilien a été défendue ou vilipendée, comme par le coach mexicain Juan Carlos Osorio, qui a parlé « d’une honte pour le football » à la suite de cette crise provoquée par une cheville touchée. Le théâtre de Neymar n’a laissé personne indifférent, et notamment en ligne, où rien n’est aussi viral que la moquerie.

J’suis mort.  https://t.co/dAgffkZ96b— FrenchCDM2018 (@Coupe du Monde 2018 🇫🇷)


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NAHHHH HE YELLED “NEYMAR” 😂😂😂😂😂😂 https://t.co/3D57UEwnEw— Castro1021 (@Castro1021)


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Neymar’s Family Reunion.. 😂😂

— Real_Casuals_66 (@TheRealCasuals)


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L’amour entre Mexicains et Coréens né de l’élimination de l’Allemagne
Les Mexicains avaient toutes les raisons de remercier les Sud-Coréens. Battus 3 à 0 par la Suède, ils seraient rentrés chez eux en cas de victoire allemande. A 0-0 à la 90e minute, les Allemands continuaient de pousser. Jusqu’à craquer… deux buts plus tard, et les champions du monde rentraient à la maison… avec les Coréens, déjà éliminés. Grands vainqueurs du jour, les Mexicains pouvaient remercier leurs nouveaux frères coréens. Au pays, des supporteurs ont même porté le consul général de Corée du Sud en triomphe. Qui a dit que le football ne rassemblait pas les peuples ?

That’s the Korean consul general to Mexico, Byoung-Jin Han, celebrating with grateful Mexican fans outside the Kore… https://t.co/vz8nOJlnDa— ByJamesWagner (@James Wagner)


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La touche-roulade iranienne à la 93e
Il y a des gestes complètement fous qui entrent immédiatement dans la légende du Mondial : la main de Maradona, la panenka de Zidane et la touche-roulade de Milad Mohammadi. Celui-ci ne le fera pas pour les mêmes raisons. Milad Mohammadi n’est pas allé au bout de son geste. On joue la 93e minute du match entre l’Espagne et l’Iran, qui perd 1-0. La dernière action iranienne est une touche. Mohammadi se saisit du ballon, fait une rapide prière, hésite un instant puis se lance dans un geste fou et le rate totalement. L’Iran est battu, et Mohamadi entre dans l’histoire en ayant raté ce que la Brésilienne Leah avait réussi.

lmao my man tried to go for the flip throw in the dying seconds of a world cup match absolute legend https://t.co/qqee6suvzJ— jackhaveitall (@jack)


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Les majeurs de Robbie Williams et de Diego Maradona

   


Avant le crochet de Cheryshev contre l’Arabie saoudite, c’était le geste de ce début de Coupe du monde : le doigt de Robbie Williams lors de la cérémonie d’ouverture. Un geste qui, bien sûr, n’était pas un bon gros doigt d’honneur, mais un « compte à rebours ». Diego Maradona, qui a fait ce qu’il voulait en tribune pendant une bonne partie du Mondial, a atteint le zénith après le but salvateur de Marcos Rojo contre le Nigeria avec deux majeurs levés avec hargne, accompagnés d’un « puto » venu du fond du cœur. Le tout filmé bien sûr en gros plan, en direct pour toute la planète.
Les menaces contre les joueurs sur les réseaux sociaux
Le gardien argentin Caballero, après sa boulette contre la Croatie, le Colombien Carlos Sanchez, exclu dès le début du match contre le Japon, le Suédois Jimmy Durmaz, coupable sur l’égalisation à la dernière minute de l’Allemagne…, ces joueurs ont reçu des menaces de mort pendant la compétition. Des gestes qui rappellent forcément le défenseur colombien Andres Escobar, tué à son retour au pays pour avoir mis un but contre son camp en 1994. Sauf que ces menaces modernes n’ont jamais donné lieu à de tels drames, se résumant souvent à des messages anonymes sur les réseaux sociaux.
Les Japonais nettoient derrière eux

   


Peu d’équipes ont connu une fin de Coupe du monde aussi brutale que le Japon. Eliminés à la dernière seconde sur un contre belge, les Japonais sont partis sur une belle image de Russie : un match plein, et côté coulisse un vestiaire laissé comme neuf et un petit « merci » laissé pour les organisateurs russes. Une petite attention qui a rapidement fait le tour du monde. Leurs supporteurs s’étaient déjà fait remarquer en nettoyant les stades après leur passage. Et ce même quand les larmes coulaient.
Le premier but de l’histoire du Panama
Il est des buts qui n’empêchent pas une défaite, mais dont la valeur est sans pareil. Comme le but panaméen de Felipe Baloy contre l’Angleterre. Menés 6-0, ce but panaméen n’allait pas enclencher une remontée extraordinaire. Et pourtant à en écouter les réactions panaméennes, on aurait presque pu croire au but de la victoire. Pour ce petit pays de moins de quatre millions d’habitants, qui participait là à sa première Coupe du monde, il s’agissait du premier but de son histoire dans la compétition.

¡SE DESCONTROLÓ EL ROMMEL!
— tvnpanama (@TVN Panamá)


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L’aigle d’Albanie et la guerre de l’ex-Yougoslavie dans les célébrations

   


Même si le président de la FIFA, Gianni Infantino, maintient que « la Coupe du monde n’est pas un événement politique et ne doit pas l’être », la politique n’est jamais loin du football. Comme lors de la victoire de la Suisse contre la Serbie (2-1). Les deux buteurs suisses, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, ont célébré en mimant l’aigle bicéphale, symbole de l’Albanie. Un geste de soutien au Kosovo, d’où ils sont originaires, et dont la Serbie n’a jamais reconnu l’indépendance. La FIFA a infligé des amendes de 8 660 euros aux joueurs impliqués. « Cela ne va pas se répéter dans l’avenir, parce qu’il n’y aura plus de match comme celui-là », a conclu, philosophe, Valon Behrami, autre joueur suisse d’origine kosovare.

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                Serbie-Suisse : la guerre de l’ex-Yougoslavie s’invite à la Coupe du monde



Les écoliers uruguayens et la souffrance dans le football

¿Es solo fútbol? 👕 https://t.co/6RumM6x0bb— decanocom (@decano)


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Cette courte vidéo a été diffusée quelques heures après la victoire à la dernière seconde de l’Uruguay contre l’Egypte. On voit, dans une salle de classe, de jeunes Uruguayens et Uruguayennes suivre les dernières minutes du match et devenir fous quand Jose Maria Gimenez marque à la toute fin. Elle a été vue plus de 4 millions de fois, et a mis les larmes aux yeux, on imagine, à autant de personnes. Le site uruguayen Decano, à l’origine de la diffusion, a tenté d’expliquer ce qu’elle symbolisait :
« Cette vidéo spontanée montre bien comment les Uruguayens vivent le football. Dès notre plus jeune âge, on sait qu’une telle action est peut-être la dernière occasion de gagner le match. C’est pour ça que les enfants étaient tous debout, à encourager. On ne sait pas pourquoi, nous Uruguayens aimons ce triomphe agonique, nous le préférons à une victoire 5-0. » Mais pas à une défaite sans appel face à la France en quarts.
Omar Da Fonseca, commentateur poétique
Le Mondial a été beau, mais même quand il ne l’était pas, les phrases déstructurées et poétiques du consultant de la chaîne BeIn Sports, Omar Da Fonseca, le rythmait. Il s’emporte, la voix cassée, s’énerve, perd le fil de sa pensée, se répète, pioche dans un dictionnaire imaginaire et juxtapose des mots pour inventer d’étranges expressions. Argentin de naissance et ancien joueur professionnel au PSG et à Monaco, Da Fonseca a conté en direct le naufrage de son équipe, l’a vécu avec les supporteurs, et nous l’a fait partager.

https://t.co/AJVLe3bxP8— Omar_daFonseca (@Omar da Fonseca)


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Ses détracteurs lui reprochent de prendre trop de place au détriment du match, de déborder de son poste de consultant, de ne pas être impartial. Mais que vaut l’impartialité si elle ne nous donne qu’une narration soporifique et prévisible, avec des variantes de « pour battre cette équipe, il faudra marquer un but » pendant quatre-vingt-dix minutes ? Il nous a résumé sa méthode ainsi :
« Dans ce métier, on commente beaucoup de matchs, et à un moment donné, la répétition des phrases m’ennuie. Je ne trouve pas intéressant de dire une fois, deux fois, cinq fois “il a frappé du plat du pied”. Notre ennemi est la banalité. »

        Lire aussi :
         

                Entre folie argentine et poésie française, le commentateur Omar Da Fonseca, « différent malgré (lui) »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’épopée réussie des Bleus s’est bien sûr déroulée dans les stades, mais elle s’est aussi vécue en quasi simultané sur les réseaux sociaux, à travers les moments de partage avec les fans.
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Les réseaux sociaux, l’autre terrain de jeu maîtrisé des Bleus

L’épopée réussie des Bleus s’est bien sûr déroulée dans les stades, mais elle s’est aussi vécue en quasi simultané sur les réseaux sociaux, à travers les moments de partage avec les fans.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 18h25
    |

            Damien Leloup et 
                                Brice Laemle








                        



   


Les entraînements à Clairefontaine. Les à-côtés des matchs. Les buts. Les célébrations. Jusqu’à leur retour glorieux sur les Champs-Elysées, les Français ont pu vibrer au quotidien, et en très léger différé, directement avec leurs héros, grâce aux réseaux sociaux. Sur Twitter, Facebook, Instagram ou Snapchat, chaque jour, les footballeurs de l’équipe de France ont partagé leurs moments de vie collective sur leurs comptes personnels. Et on doit bien convenir qu’il est difficile de ne pas trouver leur communication réussie et terriblement efficace (même si le goût de la victoire a sans nul doute contribué à faire de leurs posts des succès).
L’image de Kylian Mbappé embrassant le trophée, postée par le joueur bondynois sur son compte Twitter moins d’une heure après avoir décroché la seconde étoile, a été partagée plus de 180 000 fois en moins de vingt heures. Peu d’utilisateurs du réseau social peuvent se prévaloir d’atteindre régulièrement ce nombre impressionnant de likes et de partages, surtout avec une telle rapidité. Chez les Bleus, c’est pourtant une habitude.
Champion du monde en 1998, devenu chroniqueur pour le journal L’Equipe et commentateur sur TF1, Bixente Lizarazu totalise près de 310 000 abonnés, après six années passées sur le réseau de Jack Dorsey. Le Mâconnais Antoine Griezmann a, lui aussi, créé son compte Twitter en novembre 2012, mais est désormais suivi par plus de 5,3 millions de followers, soit dix-sept fois plus que son aîné… Et tout de même 2 millions de plus que le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.
Plus de 10 millions d’abonnés sur Instagram
Très influents sur le site de microblogging, les Bleus le sont encore davantage sur Instagram. Leurs photos, ainsi que leurs courtes vidéos, passionnent et les fans s’abonnent. Résultat : des chiffres qui donnent le tournis, même s’ils restent éloignés des 135 millions d’abonnés du Portugais Cristiano Ronaldo. Kylian Mbappé est suivi par plus de 13 millions de comptes, Antoine Griezmann par plus de 19 millions, et Paul Pogba par près de 26 millions. Même la starlette de téléréalité Nabilla Benattia ou encore le DJ David Guetta, deux Français influents sur le réseau, qui ont respectivement plus de 3 et 8 millions d’abonnés, font pâle figure à côté. Seul le capitaine de l’équipe de France, le réservé gardien Hugo Lloris, ne dépasse pas le million d’abonnés. En cause ? L’ouverture tardive de son compte, en février, sûrement provoquée par la perspective de la compétition, et le faible nombre de publications, moins d’une vingtaine en six mois.
Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la manière dont les joueurs ont su utiliser les réseaux sociaux pour montrer une ambiance bon enfant, amicale et soudée, qui a marqué les esprits. A la lecture des centaines de messages publiés par les joueurs de l’équipe de France, on ne trouve en effet aucun règlement de comptes – au contraire, les joueurs ont aussi utilisé leurs comptes pour désamorcer des rumeurs de tensions ou de blessures. Le 12 juin, quatre jours avant le premier match des Bleus face à l’Australie, lorsque Kylian Mbappé est touché par un tacle d’Adil Rami à l’entraînement laissant craindre une blessure, c’est sur Twitter que le prodige de 19 ans donne de ses nouvelles. « Je vais bien, c’est juste un coup donc ce n’est pas grave mais merci pour vos messages. PS : Et laissez mon ami [Adil Rami] c’était pas méchant », écrit-il en agrémentant son message d’émoticones.
Que ce soit Pogba et Mbappé moquant Griezmann à l’heure de la sieste, Presnel Kimpembe – seulement titularisé pour France-Danemark – mettant l’ambiance avec sa playlist et son enceinte portable dans le bus tricolore, ou encore Raphaël Varane embrassant la Coupe, avec son fils Ruben dans les bras, ces à-côtés précieux leur permettent d’apparaître profondément humains.

Encore une Victoire !!! 😍 #CelebreCommeDembouz https://t.co/2IXQrWfGXH— AntoGriezmann (@Antoine Griezmann)


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On a donc eu, durant toute la compétition, l’impression d’assister à une nouvelle édition du documentaire à succès Les Yeux dans les Bleus, en direct, cette fois. Des images de « coulisses » très avidement scrutées par… les médias, coincés entre la communication « officielle », très contrôlée et très cadrée, et ces instants de vie quotidienne. Les scènes de liesse dans les vestiaires après la victoire contre la Croatie, diffusées par les joueurs sur Snapchat ou Instagram, ont ainsi été reprises telles quelles par des télévisions nationales dimanche soir. Avec des moments particulièrement étonnants – on a ainsi pu voir Emmanuel Macron effectuer un dab (signe de victoire popularisé par des sportifs américains), à l’invitation de Benjamin Mendy, qui filmait la scène en direct.

Pogba avec Macron 😂😂😂il m'a tuée 😂
— Melusine78 (@✨TEAM A.D.C ✨💫)


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Changement d’époque
L’époque a bien changé depuis 2014 – quatre ans seulement après la débâcle de Knysna –, quand le sélectionneur déconseillait à ses joueurs de publier des messages sur Facebook ou Twitter. En 2018, les règles étaient simples : aucune interdiction, mais « pas de portable à table, ni dans le vestiaire lors des entraînements ou avant les matchs », détaillait Guy Stephan, l’entraîneur adjoint des Bleus, à France Télévisions.
L’âge des joueurs de cette sélection, qui ont grandi avec les réseaux sociaux et sont quasiment aussi à l’aise dans cet environnement que sur le terrain, semble avoir fait le reste. Pas parce que les jeunes joueurs seraient instinctivement doués pour les réseaux sociaux, mais parce qu’ils ont parlé à leurs supporteurs en utilisant les codes et les pratiques de réseaux qu’ils pratiquent réellement au quotidien.
Stickers, clins d’œil, jeux de mots, blagues potaches, photos marquantes, tout dans leurs messages respirait le naturel. A côté, les messages publiés par la Fédération française de football (FFF) et les comptes officiels de l’équipe de France étaient plus institutionnels… et complémentaires. Quand le compte de la FFF diffuse une interview classique de son président après la victoire, Paul Pogba publie une photo de lui faisant un dab, la coupe entre les mains.

Il manquais que ça 😜 had to dab 🤪 @equipedefrance #fiersdetrebleus #WorldCup2018 https://t.co/9oUmvexvMT— paulpogba (@Paul Pogba)


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Mais la généralisation des réseaux sociaux a aussi changé la vie quotidienne des joueurs durant la compétition. Quand, en 1998, l’équipe de France a vécu les phases finales du tournoi largement coupée du reste du pays, celle de 2018 avait accès, en temps réel, aux encouragements de ses supporteurs. L’équipe a ainsi pu entonner un chant à la gloire de Benjamin Pavard, imaginé par des supporteurs après le match contre l’Argentine, et qui est arrivé jusqu’aux Bleus via les réseaux sociaux. Ou encore prendre conscience de l’ampleur du rassemblement sur les Champs-Elysées dès le soir de la victoire face à la Belgique.
Résultat, l’équipe de France a donné, durant toute la compétition, l’impression de former un groupe sans faux-semblant, qui se comportait de la même manière en ligne et hors ligne. Une adéquation incarnée, d’une certaine manière, par Antoine Griezmann : après son penalty réussi contre l’Argentine, il a réalisé sur le terrain une petite danse de la victoire empruntée au jeu vidéo en ligne à succès Fortnite, dont il est passionné, et plébiscité par des millions d’adolescents et de jeunes adultes en France. Un clin d’œil générationnel, mais aussi le signal que le joueur (de l’équipe de France) est aussi un joueur (de jeux vidéo) comme les autres.

        Lire aussi :
         

                « “Fortnite”, c’est comme jouer avec des pistolets à eau, toute la famille peut s’amuser »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Au lendemain du sacre des Bleus, des images mal attribuées de violences urbaines circulent sur les réseaux sociaux.
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« 89 morts », « 13 000 voitures brûlées », photos d’émeutes : intox en série après la victoire de la France en Coupe du monde

Au lendemain du sacre des Bleus, des images mal attribuées de violences urbaines circulent sur les réseaux sociaux.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h20
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 18h07
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre








                        


La finale de la Coupe du monde de football aura été l’occasion de voir apparaître de nombreuses rumeurs et photos manipulées qui, de fils Twitter en pages Facebook, ont été abondamment relayées. Tour d’horizon des intox ayant vu le jour sur les réseaux sociaux au lendemain de la victoire de la France.
Les « 89 morts » et les photos de Nordpresse
Le site parodique Nordpresse — équivalent belge du Gorafi français — n’a pas perdu de temps. Dès le lendemain de la victoire de la France contre la Croatie, l’article est partagé près de 15 000 fois sur les réseaux sociaux : « Bilan meurtrier à Paris : 89 morts, 13 000 voitures brûlées, 123 tués légers », annonce le titre, accompagné d’une image d’incendie en milieu urbain. Si nombre d’utilisateurs le partagent au second degré, une partie prend « l’information » au sérieux.

   


Pourquoi c’est faux
Dans ses mentions légales, le site Nordpresse prévient que « certaines informations présentes sur ce site sont satiriques et/ou parodiques ». En l’occurrence, aucun mort n’a été à déplorer dans la capitale — et le chiffre des 13 000 voitures brûlées est totalement inventé.
Au-delà des faits mensongers présentés dans le titre, l’article est composé d’une série d’images censées illustrer les débordements consécutifs à la finale. Mais la plupart d’entre elles ont été sorties de leur contexte.

   


Ainsi, la première de ces trois photographies illustre des émeutes dans la capitale indonésienne, Jakarta, en 1998. La deuxième, représentant une voiture brûlée, a été prise lors des émeutes de Vancouver (Canada), en 2011. La troisième photographie provient, quant à elle, de Grèce, et a été prise à l’occasion des émeutes de décembre 2008.

   


Les deux photos suivantes ont également été sorties de leur contexte. La première, représentant des CRS en tenue antiémeute, a été prise à Paris le 19 septembre 2013. La seconde est plus ancienne encore, puisqu’elle illustre les événements du 5 octobre 1988 en Algérie.
Cela n’a pas empêché des milliers d’internautes de partager l’article, tout en vitupérant pêle-mêle contre le football ou le gouvernement. « 89 morts sur Paris, ça devait être un jour magique et à cause de certains il y aura des familles en deuil toute leur vie », peut-on lire, par exemple, sur Twitter.

   


Cela étant, la nuit de dimanche 15 juillet a bel et bien été le théâtre de quelques incidents et dégradations à Paris. Comme le rapportent nos confrères de 20 Minutes, trois gendarmes et un policier ont été très légèrement blessés dans la fan-zone, quelques magasins du secteur des Champs-Elysées ont été l’objet de dégradations, et un blessé grave a été à déplorer au cours d’une rixe.
Le site Nordpresse a déjà tenté de piéger des journalistes du Parisien. Plusieurs de ses articles ont par ailleurs été massivement repris au premier degré, notamment au cours de la campagne présidentielle.
Scènes de liesse de Croates… tournées en Espagne
Un tweet partagé 100 000 fois, où l’on voit une impressionnante foule tout de rouge vêtue, sur une place noire de monde. « Croatia right now » (« en Croatie en ce moment »), porte, pour toute légende, la personne qui a partagé la vidéo.

   


Pourquoi c’est faux
Ces images n’ont rien à voir avec la Croatie, pas plus qu’avec la Coupe du monde. Comme l’ont relevé nos confrères de l’AFP, elles ont été tournées à Pampelune, en Espagne, au cours des fêtes de San Fermin, le 6 juillet.
Les images de la chaîne de télévision Navarra, disponibles sur YouTube, relaient également le Chupinazo, le tir d’une fusée donnant le coup d’envoi des festivités. Quelques médias français se sont laissé berner par le tweet viral — à l’instar du Point, qui l’a intégré dans son live consacré à la Coupe du monde.

   


Les photos de dégradations datant de 2014
Des feux en pleine rue, d’importantes dégradations urbaines, des personnes masquées, un ciel voilé par les fumigènes : la série de photographies diffusées par un compte Twitter le 15 juillet au soir a atteint près de 300 partages.

   


Pourquoi c’est faux
Ces photos ont été prises lors de manifestations à Paris en faveur de la Palestine, le 19 juillet 2014, par un photographe de l’agence Reuters, Philippe Wojazer — la première est visible sur le site des Inrockuptibles, la deuxième sur celui de Vanity Fair. La troisième photographie a été prise, place de la Bastille à Paris, le 13 juillet 2014, par le photographe de l’AFP Kenzo Tribouillard. Elle est visible sur le site du Monde.

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Les Bleus acclamés par les politiques

Les élus de tous bords ont rendu hommage à l’équipe de France de football, championne du monde pour la seconde fois dimanche.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 17h30
    |

                            Hugo Wintrebert








                        


Un simple « merci ». Le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi la sobriété sur Twitter pour saluer la victoire de l’équipe de France en finale de la Coupe du monde de football, dimanche 15 juillet. Mais dans le stade Loujniki de Moscou où il était présent, le chef de l’Etat a vécu la rencontre avec la Croatie avec passion et a exulté dès la fin du match sifflée.
Il a embrassé le crâne de Kylian Mbappé à l’instar de Jacques Chirac gratifiant Fabien Barthez d’un baiser présidentiel en 1998. Emmanuel Macron a ensuite été filmé dans les vestiaires des Bleus, glorifiant la performance de l’équipe de France : « Il y a 66 millions de Français qui vous ont regardé, vous êtes un exemple pour des tas de jeunes, et c’est pour toute votre vie, vous ne serez plus jamais les mêmes », a lancé le président aux vingt-trois joueurs et au sélectionneur, Didier Deschamps.
« Vous faites la fierté de votre pays, bravo », a renchéri le premier ministre, Edouard Philippe, qui s’est offert une déambulation à Paris à quelques encablures de Matignon après le match, prenant des selfies avec des supporters au visage grimé d’un drapeau tricolore.
Hollande fait un parallèle entre sa situation personnelle et les Bleus
L’ancien président François Hollande, qui a regardé la rencontre à Paris, a, lui, fait le tour des médias après le coup de sifflet final. « L’équipe de France donne un bonheur immense à notre pays, qui n’efface pas toutes les difficultés ni les disparités mais qui permet l’unité. Il faut utiliser ces moments, trop rares, pour assurer encore davantage de cohésion et ne pas seulement se satisfaire d’une fête de quelques jours », a déclaré l’ex-chef de l’Etat à l’AFP. Sur Franceinfo, François Hollande a même dressé un parallèle entre la victoire des Bleus, leur permettant de floquer une deuxième étoile sur leur maillot, et sa situation personnelle : « Ça montre qu’on peut gagner une deuxième fois », a ironisé l’ex-président.
Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, était lui sur place à Moscou. « Il n’y a pas assez de mots pour exprimer l’émotion que vous nous avez procurée. Celle de toute une nation ! Bravo et merci à l’équipe de France », a réagi l’ancien président en postant une photo de lui avec Kylian Mbappé.
Jean-Luc Mélenchon, président de La France insoumise, a choisi Facebook pour publier un long texte en hommage aux Bleus : « Méfiez-vous des pisse-vinaigre qui regardent de haut les grandes émotions collectives partagées sans limite visible, a écrit le député des Bouches-du-Rhône. Je suis reconnaissant à ceux qui nous permettent de vivre un moment de cette sorte. Je comprends que le foot indiffère et même qu’il insupporte. Mais j’ai plus de mal avec les militants politiques de la gauche traditionnelle quand ils montrent du doigt ceux qui s’en passionnent et se réjouissent d’une victoire sur le stade. »
Marine Le Pen évoque les « pillards professionnels »
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est quant à elle dite « très fière que la France gagne contre cette belle et courageuse équipe croate ! » Avant de s’indigner des débordements qui ont émaillé les célébrations de la victoire des Bleus. « Scènes de pillage : les Français en ont par-dessus la tête des émeutiers, casseurs, pillards professionnels qui utilisent toutes les occasions pour gâcher tout événement collectif. La plus grande sévérité doit maintenant devenir la règle contre ces actes anti-français », a tweeté la députée du Pas-de-Calais. Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains, a commenté la victoire sans revenir sur les incidents de la nuit. « Nous en avons rêvé. Nous avons tant vibré. Nous sommes fiers de vous ! Bravo les Bleus ! », a-t-il commenté après avoir assisté au match depuis le Puy-en-Vellay (Haute-Loire), ville dont il était maire.
L’actuel chef du Parti socialiste, Olivier Faure, a, lui, déclaré : « Une coupe du monde c’est une sélection mais c’est aussi tout un pays qui retrouve le goût de faire la fête ensemble et de partager une histoire ! » « Même le ciel russe pleure de joie », a réagi le fondateur de Génération. s, Benoît Hamon. « Ça fait du bien au pays, ça fait du bien à tous de voir tous ces sourires et toutes ces générations », a commenté la maire de Paris, Anne Hidalgo, sur RTL, évoquant la résilience des Français après les attentats de 2015.
La pluie d’hommages des politiques pour les Bleus doit continuer ce lundi. Les champions du monde seront reçus à l’Elysée à 18 heures 30 par Emmanuel Macron, qui ne manquera pas de rappeler l’objectif qu’il avait fixé aux joueurs avant le début du Mondial : « Une compétition est réussie quand elle est gagnée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ « Nous-Avron-Gagné », « Saint-Paul-Pogba », « Deschamps-Elysées-Clemenceau », la RATP a voulu rendre hommage lundi à l’équipe de France sacrée championne du monde en Russie.
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La RATP célèbre la victoire des Bleus en renommant des stations du métro parisien

« Nous-Avron-Gagné », « Saint-Paul-Pogba », « Deschamps-Elysées-Clemenceau », la RATP a voulu rendre hommage lundi à l’équipe de France sacrée championne du monde en Russie.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 15h07
   





                        



   


La RATP célébrait lundi 16 juillet la victoire de l’équipe de France, qui a remporté dimanche la Coupe du monde de football en Russie, en renommant plusieurs stations du métro parisien en hommage aux vainqueurs.
Ainsi, la station Avron (ligne 2) a pris le nom de « Nous-Avron-Gagné », Charles-de-Gaulle–Etoile (ligne 2) s’est transformée en « On-a-2-Etoiles », Victor-Hugo (ligne 2) est devenue « Victor-Hugo-Lloris », Bercy (lignes 6 et 14) est dite « Bercy-les-Bleus », Notre-Dame-des-Champs (ligne 12) est renommée « Notre-Didier-Deschamps », qui a droit à un autre hommage puisque Champs-Elysées–Clemenceau (ligne 13) s’est changée en « Deschamps-Elysées–Clemenceau ».

   


Ces nominations exceptionnelles représentent « autant de clins d’œil aux champions du monde français », a expliqué la RATP dans un communiqué. Dans la journée, la Régie des transports parisiens a également renommé d’autres stations, en ajoutant « Tolisso » à la station Corentin-Cariou, sur la ligne 7, « Raphaël » à la station Varenne (ligne 13) ou encore Pogba à la station Saint-Paul (ligne 1).

[#MerciLesBleus] Vous nous l’avez demandé, on vous livre d’autres stations en Bleu sur nos réseaux sociaux.. Voici… https://t.co/YIxp0wQRPB— Ligne1_RATP (@Ligne 1 RATP)


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Sur la ligne 11, Arts-et-métiers a emprunté le nom de Benjamin Pavard :

[#MerciLesBleus]  Vous nous l’avez demandé… On vient de la faire juste pour vous, pour nos réseaux sociaux et pour… https://t.co/aLuQW0f3uy— Ligne11_RATP (@Ligne 11 RATP)


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Les Bleus n’auront probablement pas l’occasion de prendre le métro puisqu’ils descendront les Champs-Elysées vers 17 heures à bord d’un autobus à impériale, comme les champions du monde de 1998, dont Didier Deschamps, qui avaient été acclamés alors par plus d’un million de personnes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les rassemblements festifs célébrant la victoire de la France en finale de la Coupe du monde ont été émaillés de violences, dimanche 15 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’équipe de France, victorieuse de la Coupe du monde 2018, descendra la célèbre avenue avec le trophée, vingt ans après le premier sacre de 1998. Leur avion a atterri à Roissy juste avant 17 heures.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Vingt ans après la victoire de 1998, l’équipe de France a remporté son deuxième titre mondial, dimanche, en battant la Croatie (4-2).
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34 victoires, 120 buts marqués…, 5 chiffres marquants de l’histoire de la France en Coupe du monde

Vingt ans après la victoire de 1998, l’équipe de France a remporté son deuxième titre mondial, dimanche, en battant la Croatie (4-2).



Le Monde
 |    16.07.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 14h44
    |

            Alexandre Pouchard et 
                                Maxime Mainguet








                        


Vingt ans après le sacre de 1998, l’équipe de France est de nouveau sur le toit du monde du football grâce à sa victoire en finale de la Coupe du monde, dimanche 15 juillet, contre la Croatie (4-2).
D’une nation aux résultats relativement médiocres dans les premières décennies suivant la création du Mondial — hormis une troisième place en 1958 —, la France s’est peu à peu imposée comme une grande nation du football. Une place qu’elle a renforcée depuis vingt ans avec trois finales, dont deux gagnées.
Passage en revue du bilan de l’équipe de France dans l’histoire de la Coupe du monde.
15 participations
L’équipe de France a joué quinze Coupes du monde sur vingt et une, et a été éliminée dès le premier tour lors de six d’entre elles.

   


2 Coupes du monde gagnées
Avec ce deuxième titre, la France reste loin du résultat du Brésil et ses cinq couronnes mondiales, ainsi que de l’Allemagne et de l’Italie, qui comptent quatre victoires chacune.
Mais les Bleus ont rejoint l’Argentine et l’Uruguay — deux équipes qu’ils ont éliminées lors de leur parcours cette année, en huitième de finale pour la première (4-3) et en quarts de finale pour la seconde (2-0).


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La France rejoint l'Argentine et l'Uruguay avec deux Coupes du monde gagnées
Nombre de compétitions remportées par chaque équipe depuis la première, en 1930.

Source : FIFA



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34 victoires en 66 matchs
L’équipe de France est restée invaincue lors de cette Coupe du monde 2018, comptant six victoires en sept matchs. Le bilan est seulement terni par un piteux 0-0 lors du troisième match du premier tour contre le Danemark. Pas de quoi plomber le tableau global puisque les Bleus comptent trente-quatre victoires à leur palmarès, contre dix-neuf défaites.

   


120 buts marqués
La France avait remporté la Coupe du monde 1998 grâce à son assise défensive, et il a également fallu une arrière-garde solide pour parvenir jusqu’au sacre mondial en 2018. Mais l’équipe de France s’est aussi illustrée par son potentiel offensif et totalise désormais cent vingt buts marqués contre soixante-dix-sept encaissés.

   


1,81 but par match
Avec quatorze buts inscrits en sept matchs cette année (moins que la Belgique et ses seize réalisations), la France a amélioré son ratio offensif. Elle compte désormais 1,81 but par match en moyenne en Coupe du monde (contre 1,79 avant la compétition).
C’est malgré tout beaucoup moins que la Hongrie et sa moyenne de 2,72 buts par match (sur quarante-huit rencontres disputées, notamment grâce une attaque prolifique dans les années 1950 et 1960), ou encore du Brésil et de l’Allemagne, avec une moyenne de 2 buts par match.
La Turquie apparaît également dans ce classement grâce à ses 20 buts inscrits en dix matchs et deux compétitions, dont le Mondial 2002 où elle avait terminé troisième.


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Avec ses 14 buts en 7 matchs, la France a amélioré son ratio offensif
Moyenne de buts par match lors d'une Coupe du monde de football.

Source : FIFA



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<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Coupe du monde 2018 : le titre des Bleus vu et fêté depuis les plateaux télé

« Arbitrage vidéo » épisode 7. Entre « dab » présidentiel, directs agités et intrusion des réseaux sociaux, les chaînes ont accompagné la victoire de la France en Coupe du monde. Notre chroniqueur Etienne Labrunie était devant son poste.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h49
    |

                            Etienne Labrunie








                        



   


Un déluge vient de s’abattre sur la pelouse de Moscou. Le match est terminé depuis plus de trente minutes et le cérémonial diffusé en mondovision prend un peu l’eau. Dans l’ordre des hommages, chacun a le droit à une poignée de main de Vladimir Poutine (sous un parapluie, lui), puis à la franche accolade d’Emmanuel Macron avant le câlin de Kolinda Grabar-Kitarovic, la présidente croate démonstrative et trempée. L’orage redouble. Les Bleus bissent et, sous des trombes de flotte, peuvent enfin lever le trophée.
A 3 000 km de Moscou, la France est déjà en transe. Les chaînes de télé ont toutes basculé en édition spéciale. Pour vivre la liesse aux quatre coins du pays. « Et si on allait voir ce qui se passe à Lille, Marseille, Lyon… » Un peu au rythme d’une soirée électorale. Sur les plateaux, les présentateurs ont enfilé le maillot tricolore. A TF1, on distribue le maillot floqué de la deuxième étoile. Une bouteille de champagne fait le tour du plateau. « Ça va faire un bien dingue cette victoire », lâche Denis Brogniart. A la chaîne aussi qui cumule les records d’audience et engrange les recettes pub. Et c’est loin d’être terminé. Un documentaire exclusif est annoncé pour mardi soir en prime time : « Les Bleus 2018, au cœur de l’épopée russe. »
Mais priorité au direct et on file sur les Champs-Elysées, où les supporteurs se rassemblent… comme prévu. Pour éviter de perdre leurs journalistes dans la foule, les télés ont pris de la hauteur et négocié les terrasses offrant les meilleures prises de vues. « La fête risque de durer toute la nuit », assure l’un des nombreux envoyés spéciaux de BFM-TV. Elle risque.

Deuxième étoile
« Quel bonheur, j’espère qu’on ne va pas attendre encore vingt ans pour revivre encore ça », lâche Youri Djorkaeff, ex-98 sur TF1. Impossible de sortir de l’emprise des pionniers. Normal, ils squattent les plateaux. « Bienvenue dans le cercle des gens qui donnent du bonheur », lâche Lionel Charbonnier (troisième gardien en 1998), consultant sur BFM-TV ; « Leur vie vient de basculer », enchaîne Franck Lebœuf, un autre ex-98 de BFM-TV qui pense à tous ces « jeunes qui ont enfin leur soirée et qu’on a bassinés avec 1998 ». Là, il parle des supporteurs. Christophe Dugarry, lui, rapporte la bonne parole. Celle d’Aimé Jacquet que Didier Deschamps surnomme « Dieu », apprend-on plus tard : « Aimé nous a dit quand on a fêté les 20 ans : ‟C’est bon, on a célébré, maintenant laissons les jeunes prendre le pouvoir.” »
Ainsi soit-il. Ils l’ont pris. Dans les travées du stade, les « jeunes » chahutent sans retenue. Ils bouleversent le protocole, interrompent dès qu’ils peuvent les interviews des uns, des autres, même celle de Didier Deschamps en pleine salle de presse qu’ils bombardent d’eau, de bière, de champagne. Paul Pogba prend le coach par l’épaule : « Il est champion du monde, vive la France, vive la République ! » Ils tiennent leur étoile. Ils viennent de prendre le contrôle. Celui de l’image. Les télés suivent, subissent le jeu. « On essaye d’être avec l’équipe de France de l’intérieur au plus près de nos champions », tente Denis Brogniart. Mais l’exclu n’en est plus une. Tout se passe sur les réseaux sociaux avec les images exclusives… des joueurs eux-mêmes.
On assiste alors à quelque chose de totalement inédit. Les chaînes se mettent à diffuser en boucle les vidéos postées sur les différents comptes Instagram par les héros, qui filment absolument tout. Dans l’intimité du vestiaire. Des images sans filtre, qui échappent à tout contrôle ou une possible censure. Pas même celle de l’Elysée, d’habitude si sensible sur le sujet. Pris de court, comme tout le monde. Cela donne notamment cette scène ahurissante où l’on voit Emmanuel Macron s’adresser aux joueurs qui lui font face, debout sur une table.
« Dab » présidentiel
Derrière le président, Vladimir Poutine et la chef d’Etat croate. « Je vais vous dire les enfants, entame le président, coupé constamment par les champions, le smartphone à bout de bras, un grand merci à vous. » (« Pour nos impôts », répond un joueur en écho). Il reprend : « Vous nous avez fait rêver et avez fait un magnifique football. Vous êtes un exemple pour un tas de jeunes. Vous ne serez plus jamais les mêmes et cet exemple, vous allez me le porter », conclut-il en haussant fort le ton (façon projet). Les joueurs abrègent le discours par un chant : « On va tout casser, hé ! » Poutine ne bronche pas. Le nom du président russe est bientôt scandé…

    On dab paaaas noooouuuus @emmanuelmacron ❤️🇫🇷😂 @paulpogba @equipedefrance Une publication partagée par  Benjamin Mendy (@benmendy23) le 15 Juil. 2018 à 12 :20 PDT 

La séquence est sous-titrée par BFM-TV, qui la passe en boucle. On jongle entre les comptes Instagram des uns et des autres. On ne rate rien. Micro ouvert. Du « dab » présidentiel avec Paul Pogba au défilé des invités, aux danses, aux chansons. Un joueur approche le trophée pour qu’on puisse l’embrasser sur son écran. Suivront une nouvelle visite du président, sans doute informé de la tendance, cette fois avec un vétéran blessé du Mali ou l’intimité de l’autocar. Les « followers » se régalent. Les télévisions relaient avec le nom du compte Instagram en guise de crédit. Priorité au Web. En direct et en continu. On regarde le Net à la télé.
Les Champs-Eysées passent désormais à l’arrière-plan. Quatre heures après la victoire, l’Arc de triomphe s’illumine pourtant, et on projette la deuxième étoile avant les 23 noms des héros. Il est 22 h 45, quelques incidents abrègent un peu la fête. Les télévisions écourtent leurs éditions spéciales. Les réseaux, eux, font le plein. Les vidéos des joueurs deviennent virales, partagées massivement, télé en tête. Les smartphones dans les Bleus. Les Champs-Elysées sont désormais déserts. L’Arc de triomphe s’éteint prématurément. Pas de Grizou ou autre président. Sur les réseaux sociaux, au même moment, un slogan s’impose : « Liberté, égalité, Mbappé. » Ils ont pris le pouvoir.

Et soudain... les joueurs de l' @equipedefrance de football, champions du monde 2018, sont apparus sur l'Arc de Tri… https://t.co/S6qt8jXg5Y— telefoot_TF1 (@Téléfoot)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Juste après leur victoire, dimanche 15 juillet, l’équipe de France a partagé l’ambiance survoltée du vestiaire sur les réseaux sociaux.
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<filnamedate="20180716"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180716"><AAMMJJHH="2018071618">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La Coupe du monde 2018 s’est achevée avec la victoire de l’équipe de France, dimanche 15 juillet. Résumé des records de cette compétition exceptionnelle.
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<filnamedate="20180716"><AAMM="201807"><AAMMJJ="20180716"><AAMMJJHH="2018071618">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’équipe de France a remporté la deuxième Coupe du monde de son histoire. On dresse le bilan de la compétition de chacun des 23 joueurs qui la compose.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Qui sont les Bleus champions du monde 2018 ?

L’équipe de France a remporté la deuxième Coupe du monde de son histoire. On dresse le bilan de la compétition de chacun des 23 joueurs qui la compose.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 11h58
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 15h11
    |

                            Corentin Lesueur, 
Luc Vinogradoff, 
                                Grégor Brandy, 
Clément Martel, 
                                Maxime Beaugrand et 
Pierre Breteau








                        



Ils ont décroché leur étoile. Un mois et demi après l’annonce de la liste des 23 par Didier Deschamps, les joueurs qu’il a choisi pour composer l’équipe de France ont remporté, dimanche 15 juillet, la deuxième Coupe du monde de l’histoire des Bleus. Portés par Paul Pogba, Antoine Griezmann, Hugo Lloris et le benjamin de la bande, Kylian Mbappé, les Français ont battu les Croates au terme d’une finale échevelée (4-2) et rejoignent, vingt ans après, l’équipe de leur entraîneur, sacrée en 1998.
Portée par une ossature solide, l’équipe de France a réalisé un Mondial de haut vol. Mais quel bilan pour chacun des vingt-trois joueurs qui la compose ?

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        "poste":"Gardien",
Le Niçois a abordé la phase de groupes comme une mise en jambes. Et il s'est illustré dès le premier match face à l'Australie, évitant un contre son camp de Tolisso qui filait dans les cages. Rebelote contre le Pérou, avec un arrêt du pied face à Guerrero, le capitaine de la Blanquirroja, qu'il avait soutenu dans son combat pour disputer le Mondial. S'il aura répondu présent face à l'Argentine – ce que l'on oublie dans la mesure où il a également encaissé trois buts –, il aura fallu attendre le quart de finale contre l'Uruguay pour voir le capitaine des Bleus s'établir parmi les meilleurs gardiens du tournoi. Juste après l'ouverture de la marque par la France, Lloris se détend et arrête à l'horizontale une tête surpuissante de Caceres. Depuis, le capitaine français a offert un but en finale, ce qui ne l'a pas empêché de soulever en premier le trophée de la Coupe du monde.",
        "plus":"Un parallélisme avec la pelouse et la transversale à nulle autre pareille.",
s'étant égarée dans sa bouche  lors d'Uruguay - France, et perdu à jamais l'occasion de rejoindre les Avengers en tant que Dragonflyman.",
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      {  
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        "nom":"Pavard",
        "prenom":"Benjamin",
        "baseline":"Tuche de balle",
        "poste":"Défenseur",
Mais le Mondial de Pavard ne s'est pas résumé à cet exploit. Solide défensivement, très utile dans les phases offensives en complément de Mbappé sur la droite, l'ancien Lillois a répondu présent à chaque rencontre, que ce soit contre des attaquants uruguayens qui frappaient plus ses protège-tibias que la balle ou face aux dribbles incessants d'Eden Hazard. L'ascension des Bleus jusqu'à l'Olympe du football aura aussi été celle de Pavard. A 22 ans et 12 sélections, il n'a jamais perdu le moindre match avec la France. Et consécration ultime, c'est un des rares joueurs qui a sa propre chanson.",
        "plus":"Une « frappe de bâtard » face à l'Argentine et son invincibilité. Si Pavard joue tous les matchs jusqu'en 2026, la France aura quatre étoiles.",
        "moins":"Pas trop de sens de l'humour par rapport à son surnom, « Jeff Tuche ».",
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        "nom":"Fekir",
        "prenom":"Nabil",
        "baseline":"Super-remplaçant",
        "poste":"Attaquant",
 s'il ne fallait pas le titulariser en l'absence de Blaise Matuidi, suspendu pour le quart de finale. C'est finalement son ancien coéquipier Corentin Tolisso, qui lui a été préféré.On retiendra également, un magnifique petit pont sur Lemar à l'entraînement. Si avec ça il ne prend pas 10 millions sur le marché des transferts, on n'y connaît rien.",
le Lyonnais a désormais leur soutien. Comme quoi, une Coupe du monde est capable de rassembler un pays.",
        "moins":"Après un faux départ vers Liverpool avant la Coupe du monde, Fekir pourrait bien finalement rejoindre les Reds. Ce n'est pas mal en termes de suspense, mais on compte sur Antoine Griezmann pour lui montrer comment faire ça correctement la prochaine fois.",
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        "nom":"Varane",
        "prenom":"Raphaël",
        "baseline":"Le futur Ballon d'or",
        "poste":"Défenseur",
Le Madrilène s'est même illustré de l'autre côté du terrain en inscrivant le premier but contre l'Uruguay, en quarts de finale. Absent de l'Euro 2016, à cause d'une blessure de dernière minute le défenseur central du Real Madrid tenait vraiment à être présent cette fois-ci, comme il l'expliquait à 20 Minutes : « Je n'avais pas pu être présent à l'Euro, je voulais vraiment revenir sur une grande compétition, prêt physiquement. Je me sens bien et en plus là je suis décisif. Ce sont toutes ces petites choses qui me font dire que je vis un bon moment. »Une Coupe du monde complète qui poussent certains à se demander si après un nouveau titre européen en club, il ne mériterait pas de remporter le Ballon d'or. Le dernier défenseur à avoir été distingué était un certain Fabio Cannavaro à l'issue de la Coupe du monde 2006.",
        "plus":"Il est devenu le onzième joueur à remporter Ligue des champions et Coupe du monde la même année. Pile de quoi monter une équipe.",
        "moins":"A part un Euro, on ne voit pas trop ce qui manque encore à son palmarès. Peut-être serait-il temps de recommencer la partie en mode « difficile ».",
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        "prenom":"Blaise",
        "baseline":"Vu à la télé, il a dansé sa choré",
        "poste":"Milieu",
Privé du quart de finale contre l'Uruguay pour une contestation et un deuxième carton en trois matchs, il est revenu en pleine forme contre la Belgique, pour limiter autant que possible les apports de Chadli et de De Bruyne. Et a tenu son rôle en finale face aux techniques joueurs du milieu croates. Deux ans après les larmes à l'issue de la finale perdue, Blaisou a retrouvé le sourire. Et on n'est pas près de le voir arrêter de zouker en compagnie de Benjamin Mendy et de Presnel Kimpembe.",
Des poses improbables qui continuent de faire le bonheur des supporteurs français.",
        "moins":"Bon courage à son retour à Turin pour expliquer qu'il est bien champion du monde. Dans ce pays pas qualifié pour la Coupe du monde, on a davantage parlé de l'arrivée de Cristiano Ronaldo que du parcours des Bleus.",
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        "nom":"Pogba",
        "prenom":"Paul",
        "baseline":"Accélérateur de particules",
        "poste":"Milieu",
Le principal reproche fait à Pogba est de parfois disparaître pendant des séquences entières, d'être un peu trop suffisant. Le joueur de 25 ans répond à ces critiques avec des tacles et des stats : sur toute la compétition, il a été le joueur qui a gagné le plus de duels sur la compétition (58), dont 14 dans le seul match contre l'Uruguay, ce qu'aucun Bleu n'avait jamais fait dans un Mondial. Et a parachevé son œuvre en finale, en inscrivant un but.",
        "plus":"L'ex-joueur le plus cher de l'histoire a prouvé qu'il savait se fondre dans le collectif quand le collectif lui laissait l'espace pour s'exprimer.",
        "moins":"La Pogbance.",
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        "nom":"Kimpembe",
        "prenom":"Presnel",
        "baseline":"Premier homme-enceinte",
        "poste":"Défenseur",
Le jeune défenseur du PSG est sur le banc pendant presque tous les matchs, mais en coulisses, c'est l'ambianceur en chef. Enceinte Bluetooth à la main, il danse et fait danser ses coéquipiers sur du rap, du R'n'B ou des sons congolais. Une sélection qui part à la conquête d'une Coupe du monde est une machine bien huilée où chacun a son rôle et sa place. C'est aussi une aventure humaine, qui ne peut pas aboutir si chacun ne se sent pas concerné. Le rôle que Kimpembe s'est donné n'est pas que celui d'ambianceur. Il renvoie cette image de bonheur et bien-vivre à l'extérieur, via ses propres canaux, pour qu'on puisse voir que « le groupe vit bien » parce qu'il s'amuse, profite, chante, même s'il ne joue pas.",
        "plus":"Une reconversion assurée dans l'animation de soirées, séminaires, séances de team-building et comme community manager.",
        "moins":"Peu de temps de jeu, donc peu de temps pour se montrer et espérer prendre une place dans la défense du PSG.",
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      {  
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        "nom":"Lemar",
        "prenom":"Thomas",
        "baseline":"Hors de rotation",
        "poste":"Attaquant",
Titulaire pour cinq matchs sur huit entre juin 2017 et mars 2018, il n'a ensuite joué que 22 minutes en 3 matchs. Et ensuite plus du tout. Blaise Matuidi, Corentin Tolisso, Nabil Fekir, voire même Florian Thauvin, lui sont passés devant dans la rotation. Les 70 millions d'euros qu'a payés l'Atlético Madrid pour le faire venir semblent démesurés à l'aune de ces chiffres, mais Lemar possède encore un des plus beaux pieds gauches d'Europe. Et il est, malgré tout, champion du monde.",
        "plus":"Un été sans trop d'effort lui permettra de commencer la saison en feu avec son nouveau club de l'Atlético Madrid.",
        "moins":"Un été sans trop d'efforts fait craindre à ses nouveaux patrons que la dernière saison avec Monaco n'était pas une anomalie.",
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      {  
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        "nom":"Mandanda",
        "prenom":"Steve",
        "baseline":"Le grand frère",
        "poste":"Gardien",
expliquait Didier Deschamps avant le dernier match de la phase de poules. Sa prestation contre le Danemark n'était pas exceptionnelle, mais elle a suffi pour assurer à son pays la première place du groupe.En interne, le doyen de la sélection française joue le rôle du grand frère : « Je pense être respecté au sein du groupe, donc je reste moi-même sans pour autant prendre trop de place car c'est Hugo [Lloris] le capitaine. Je veille à ce que tout se passe bien au sein du groupe », détaillait-il au début de la préparation. Il faut dire que ce serait vraiment dommage que ses petits frères en viennent à déserter les terrains de jeu.",
il avait déjà travaillé la combinaison pour offrir à Hugo Lloris le but de la victoire.",
        "moins":"A 33 ans, ce sera probablement là sa dernière colonie de vacances. On espère pour lui qu'il a pu suffisamment en profiter.",
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      {  
        "ordre":9,
        "nom":"Griezmann",
        "prenom":"Antoine",
        "baseline":"Le cœur du jeu",
        "poste":"Attaquant",
Placé derrière Olivier Giroud dans un 4-2-3-1 asymétrique, Griezmann assure plusieurs rôles entre les lignes adverses : meneur qui descend chercher le ballon et récupérateur qui assure les transmissions, créateur et gêneur pour la relance adverse. Quitte à brouiller la perception de son travail et essuyer des critiques ne le trouvant pas assez brillant dans une tâche et donc forcément médiocre dans toutes. Quand la poussière sera retombée, ses stats (4 buts, 2 passes décisives) et sa hargne défensive, tout droit importée de l'Atlético Madrid, rappelleront qu'il a été déterminant.",
        "plus":"L'école Simeone inculque la gagne et la hargne, et Griezmann est le vecteur de cet enseignement chez les Bleus.",
        "moins":"Faire une « Decision » en s'inspirant de LeBron James, mais sans le palmarès ou l'aura de LeBron James.",
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      {  
        "ordre":5,
        "nom":"Hernandez",
        "prenom":"Lucas",
        "baseline":"Le premier des « onze chiens »",
        "poste":"Défenseur",
à en croire le très sérieux Marca, son cœur penchait plus pour le sud des Pyrénées que le nord de cette frontière naturelle.Né à Marseille, mais élevé au pays de Federico García Lorca (ce qui s'entend quand il prend la parole), le défenseur de l'Atlético a finalement été appelé par Deschamps peu avant le Mondial. Et son déroulement ne doit pas lui faire regretter son choix.A la faveur de la blessure de Mendy, Hernandez s'est imposé comme l'un des hommes-clés de l'équipe de France. Un « guerrier » aux prestations de haut vol devenu symbole du nouvel état d'esprit des Bleus. « Lucas, c'est un joueur qui ne frappe pas à la porte, mais qui l'ouvre carrément », dit de lui son entraîneur à Madrid, Diego Simeone. Didier Deschamps peut désormais confirmer.",
        "plus":"Sa punchline à propos de Messi : « On a déjà éliminé le meilleur joueur du monde en huitièmes, et il n'a pas touché un ballon. »",
        "moins":"Même après avoir fait la fête avec le président de la République, il continue de « penser en espagnol ».",
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      {  
        "ordre":18,
        "nom":"Mendy",
        "prenom":"Benjamin",
        "baseline":"Remplaçant heureux malgré lui",
        "poste":"Défenseur",
déclarer forfait pour le huitième de finale contre l'Argentine. En revanche sa performance hors des terrains est remarquable.Toujours présent quand il s'agit de chambrer ses petits camarades, ou quand il faut « zouker » au beau milieu de l'aéroport, Benjamin Mendy est l'un des principaux responsables de la bonne ambiance qui semble régner au sein du groupe français.",
        "plus":"Sa réconciliation avec Jean-Michel Aulas nous prouve qu'aucune relation n'est vraiment irréparable.",
        "moins":"On regrettera pour lui sa blessure en début de saison, qui lui a probablement coûté une place de titulaire alors qu'il sortait d'une énorme saison à Monaco.",
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      {  
        "ordre":3,
        "nom":"Umtiti",
        "prenom":"Samuel",
        "baseline":"Le demi-Thuram",
        "poste":"Défenseur",
Et puis la machine s'est mise en route. A mesure que le système bricolé en plein tournoi par Deschamps se solidifiait, son arrière-garde se montrait aussi infranchissable dans sa moitié de terrain que redoutable aux avant-postes. Après l'ouverture du score de son binôme, Varane, en quarts contre l'Uruguay, Umtiti a inscrit l'unique but de la victoire contre la Belgique, au tour suivant. Poursuivant la légende des improbables sauveurs des Bleus dans les grandes compétitions (Domergue à l'Euro 1984, Thuram au Mondial 1998).",
        "plus":"Le Barcelonais a prouvé qu'il valait mieux que le rôle de lieutenant qui lui est souvent attaché, en sélection (avec Varane) comme en club (en soutien de Piqué).",
        "moins":"Plus consistant en phase finale, Umtiti aura parfois fait montre de nervosité et d'inattention, dans la lignée de sa deuxième partie de saison avec Barcelone.",
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      {  
        "ordre":6,
        "nom":"Kanté",
        "prenom":"N'Golo",
        "baseline":"Un héros très discret",
        "poste":"Milieu",
Une domination à la N'Golo Kanté : partout, tout le temps, mais sans se faire trop remarquer. Aux côtés de son acolyte Paul Pogba – qui pense qu'il a « quinze poumons » – le petit milieu bleu a formé l'un des meilleurs duos de la Coupe du monde. Et ni Messi, ni Hazard, ni Modric, à un degré moindre, ne sont parvenus à contourner le très discret ancien pensionnaire de Caen à la hargne inconmensurable. « Ce Kanté, il courait tellement que j'ai pensé qu'il avait un sac rempli de batteries caché dans son short », ironisait son entraîneur à Leicester, Claudio Ranieri. Vu ce qu'il a montré à la Coupe du monde 2018, on ne serait pas surpris outre mesure si N'Golo Kanté, après avoir répété n'avoir « que deux poumons, comme tout le monde », révélait être équipé de panneaux solaires.",
« Il est petit, il est gentil, il a bouffé Leo Messi. »",
        "moins":"Vu que cette pile n'a pas de côté moins mais est fort serviable, il est passé à côté de sa finale et a rapidement été remplacé.",
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      {  
        "ordre":10,
        "nom":"Mbappé",
        "prenom":"Kylian",
        "baseline":"Benjamin Button",
        "poste":"Attaquant",
Star en France, où des records de précocité battus à la pelle et un transfert vertigineux à l'été 2017 en ont fait l'une des têtes de gondole du championnat, le Parisien s'est définitivement posé en grand nom du foot mondial à l'occasion de la campagne russe. Ni le rafraîchissement avec les médias en début de compétition ni les tâches plus ingrates confiées par le sélectionneur à son benjamin ne l'ont empêché de multiplier les grandes chevauchées et de donner le tournis à ses vis-à-vis. Parfois jusqu'à l'agacement. Les Belges n'ont retenu de sa demi-finale que les dix petites secondes d'espiègleries pour gagner du temps. On mettra ça sur le compte de l'âge.",
        "plus":"L'attaquant ne subira plus les parallèles avec la génération 98.",
        "moins":"Le Parisien est bon pour quinze ans de questions insipides sur le Ballon d'or.",
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        "ordre":11,
        "nom":"Giroud",
        "prenom":"Olivier",
        "baseline":"Sans buts et sans reproches",
        "poste":"Attaquant",
De Giroud, son sélectionneur ne dit que du bien, vantant sa « générosité importante » et les bénéfices que tirent ses compères de l'attaque de son imposante présence. Apprécié de tous – « le groupe vit bien », on vous dit – l'un des rares trentenaires du groupe est le complément idéal de Mbappé et Griezmann, qui profitent de ses points de fixation pour embrasser l'espace. Bien sûr, un seul but vous manque, et tout semble dépeuplé, mais à l'heure de broder une seconde étoile sur la tunique bleue, Olivier Giroud n'en aura cure. Quitte à entendre jusqu'à son dernier souffle les comparaisons avec Stéphane Guivarc'h, l'attaquant bleu ne laisserait sa place pour rien au monde.",
        "plus":"Même sans avoir marqué lors de ce Mondial, Giroud est le quatrième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France. A égalité avec un certain Zidane.",
        "moins":"Les comparaisons avec Stéphane Guivarc'h sont reparties de plus belles.",
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        "ordre":12,
        "nom":"Tolisso",
        "prenom":"Corentin",
        "baseline":"Le finisseur",
        "poste":"Milieu",
Première victime du retour de Matuidi dans le onze de départ, Tolisso a profité de la suspension du Turinois en huitièmes de finale pour commencer la partie, contre l'Uruguay. Pour le reste de la compétition, l'ancien Lyonnais est passé maître dans l'art de solidifier l'entrejeu et sécuriser des fins de matchs au score étriqué. Voire plus ? Le natif de Tarare (Rhône) aurait pu doubler la mise en demi-finales contre la Belgique – et ouvrir son compteur personnel en sélection – sans un grand Courtois dans les cages.",
        "plus":"Le joueur formé à Lyon a définitivement passé un cap lors de sa première année à Munich, où il devra assumer un rôle croissant au cours des prochaines saisons.",
        "moins":"Le milieu devra se sublimer pour retrouver une place dans le onze de départ tricolore.",
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      {  
        "ordre":13,
        "nom":"Nzonzi",
        "prenom":"Steven",
        "baseline":"La sentinelle inconnue",
        "poste":"Milieu",
Titulaire – et l'un des rares Bleus à son niveau – lors du dernier match de groupes face au Danemark, et entré à plusieurs reprises colmater les brèches en fin de matchs (notamment en finale pour un Kanté à bout de souffle), celui qui est annoncé avec insistance en Angleterre a réalisé, à 28 ans, son rêve d'enfant.",
        "plus":"Quand il entre en jeu, les portes se ferment, et la France l'emporte. Gardien de nuit de l'escouade bleue.",
        "moins":"Au sortir du Mondial, le grand public se demande encore qui est ce joueur.",
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      },
      {  
        "ordre":15,
        "nom":"Dembélé",
        "prenom":"Ousmane",
        "baseline":"Manageur en herbe",
        "poste":"Attaquant",
Mais loin de se plaindre de son statut de remplaçant, celui qui a été blessé longuement au cours de la saison a endossé ce rôle. Et est devenu, grâce aux vidéos de promotions de la FFF, l'ambassadeur officieux du Winchester FC, club de septième division anglaise qu'il a choisi de faire monter sur Football Manager. Vers une possible reconversion ?",
        "plus":"Il a 21 ans, l'avenir devant lui, et un titre de champion du monde.",
        "moins":"Le « meilleur jeune du monde » (selon Mbappé) n'a pas démontré son statut lors du Mondial.",
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      },
      {  
        "ordre":17,
        "nom":"Sidibé",
        "prenom":"Djibril",
        "baseline":"La droite dure",
        "poste":"Défenseur",
Promis à une place de titulaire il y a quelques mois, Sidibé n'a pu que constater la montée en puissance des siens – et de Benjamin Pavard – depuis le banc. Incertain en début de Mondial, après un coup reçu lors du dernier match de préparation, face aux Etats-Unis, la question s'est même posée de son maintien dans le groupe en Russie. De quoi occasionner une certaine « frustration » : « Mais dans ce contexte-là, les états d'âme, il vaut mieux les mettre de côté et travailler. »Plus discret dans le vestiaire que d'autres remplaçants (Kimpembe, Rami, Mendy), le latéral aura quand même participé (un peu) à la fête, contre le Danemark, dans une partie sans enjeu.",
        "plus":"Son rôle de remplaçant n'a semble-t-il pas affecté sa cote auprès de l'Atlético Madrid.",
        "moins":"Pavard sera désormais très compliqué à déloger sur le côté droit.",
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      {  
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        "nom":"Thauvin",
        "prenom":"Florian",
        "baseline":"Doublure and « chill »",
        "poste":"Attaquant",
S'il s'est fait gentiment « troller » par Netflix, « partenaire non officiel des remplaçants de l'équipe de France en Russie », en raison du temps qu'il avait pour regarder des séries, Thauvin a eu le dernier mot. Pour récompenser le comportement « exemplaire » de son joueur, Didier Deschamps lui a « offert » cinq minutes de jeu en fin de rencontre face à l'Argentine.",
        "plus":"A accepté son rôle de doublure, loin de la lumière, et était prêt à répondre présent.",
        "moins":"Son entrée en jeu face à l'Argentine coïncide avec le retour de celle-ci aux basques des Bleus.",
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      },
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        "nom":"Rami",
        "prenom":"Adil",
        "baseline":"Big moustache",
        "poste":"Défenseur",
« Dans un pays de 66 millions d'habitants, il y en a 23 qui ont été sélectionnés et j'en fais partie, alors je profite de ça », a-t-il expliqué lors d'un de ses shows en conférence de presse. Toujours souriant, jamais avare d'un bon mot et désormais affublé de bacchantes auréolées d'un brin de superstition (« touchez ma moustache, monseigneur »), Adil Rami a traversé la Coupe du monde en Russie comme une comète. Ce qui nous a presque fait oublier qu'il était également un sacré footballeur.",
        "plus":"Au premier rang pour célébrer les exploits de ses coéquipiers, et jamais le dernier pour sprinter les féliciter.",
        "moins":"Vu le destin doré de sa moustache, on craint un peu de voir Katerine lui dédier une chanson.",
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        "ordre":23,
        "nom":"Areola",
        "prenom":"Alphonse",
        "baseline":"Le troisième larron",
        "poste":"Gardien",
Durant la Coupe du monde, Alphonse Areola a connu une autre déconvenue, celle-ci autrement sérieuse : l'arrivée au PSG de Gianluigi Buffon pour les deux prochaines saisons. Si l'Italien est désormais quadragénaire, difficile de l'imaginer s'offrir une dernière pige sur le banc. Depuis Istra, nul doute que le téléphone du Français a chauffé pour se dégoter un point de chute pour la rentrée.",
        "plus":"Le (nouveau) club d'Areola récupérera un gardien chaud et parfaitement entraîné.",
        "moins":"De retour au pays, le gardien devra se mettre en quête d'un employeur, sous peine de passer du banc bleu à celui du PSG.",
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      },
      {  
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        "nom":"Deschamps",
        "prenom":"Didier",
        "baseline":"Le parrain",
        "poste":"Entraîneur",
        "para":"Il avait eu du mal à digérer la perte de la finale de l'Euro 2016. Deux ans plus tard, Didier Deschamps a remis les choses en ordre, et devient le troisième homme à remporter la Coupe du monde à la fois comme joueur et entraîneur. Un sacre qui porte la patte de « Dédé », qui a su mobiliser son groupe et forger une équipe capable de l'emporter face à toutes les autres. Si le style des Bleus a été remis en cause à plusieurs reprises, l'inébranlable sentiment de force mentale qui s'est progressivement dégagé de l'équipe de France ressemble à son sélectionneur, qui avait choisi d'assumer ses choix tranchés. « On est parti de loin, cela n'a pas été toujours simple mais à force de travail, nous en sommes là, sur le toit du monde pour quatre ans », a déclaré l'entraîneur. Qui ne devrait pas quitter son poste de sitôt.",
        "plus":"Est parvenu à rendre Adil Rami et Steven Nzonzi champions du monde.",
        "moins":"A créé une équipe solide, mais dont le jeu peut sembler ennuyeux (selon les Belges, notamment).",
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      {  
        "ordre":25,
        "nom":"Rabiot",
        "prenom":"Adrien",
        "baseline":"Celui qui aurait pu…",
        "poste":"L'absent",
Bien sûr, aucun milieu de terrain ne s'est blessé, et cette fois-ci, la liste des 23 Bleus n'a pas été altérée avant l'entame du Mondial, mais au vu du parcours des Français dans cette Coupe du monde, celui qui défraie à nouveau la chronique avec ses vélléités de départ ne devrait pas revoir de sitôt la tunique bleue. Celle avec deux étoiles.",
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        "place":""
      }
    ];

    /* fin de là où on remplace */

    /* variables et constantes */
    const url = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/spo/championsdumonde2018/";
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    /* on range pour être sûr */
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    });

    /* début du HTML */
Champions du monde 2018";
Le bilan d'un mois et demi de Coupe du monde";

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"
" + d.prenom + " " + d.nom + ""
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Afficher son bilan"
"
    });

    /* Fin de la boucle, on envoie le html */
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    /* l'événement au clic pour déplier ou replier */
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Diffusé à 17 heures, le match a permis à TF1 d’engranger une part d’audience de 82 %, un record pour la chaîne, toutes chaînes confondues, depuis le début de l’année.
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La finale France-Croatie a rassemblé sur TF1 plus de 19 millions de téléspectateurs

Diffusé à 17 heures, le match a permis à TF1 d’engranger une part d’audience de 82 %, un record pour la chaîne, toutes chaînes confondues, depuis le début de l’année.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 12h47
    |

            Mustapha Kessous








                        



   


Dimanche soir 19,3 millions de téléspectateurs ont suivi sur TF1 la finale du Mondial entre la France et la Croatie, qui a vu les Bleus remporter leur deuxième étoile, selon des données de Médiamétrie lundi 16 juillet.
Diffusé à 17 heures, le match a permis à la Une d’engranger une part d’audience de 82 %, un record pour la chaîne, toutes chaînes confondues, depuis le début de l’année. TF1 a également enregistré un pic d’audience à 22,3 millions de téléspectateurs.
C’est la nouvelle meilleure audience de l’année, battant les scores de la demi-finale contre la Belgique, qui avait été suivie par 19,1 millions de téléspectateurs mardi soir sur TF1, lui permettant d’enregistrer sa meilleure audience depuis 2016.
Sur la journée de dimanche, la part d’audience de la chaîne s’établit à 44 % en moyenne, un « record » selon TF1. La part d’audience de la finale est la meilleure pour un match de foot depuis 2002 « même si beaucoup de personnes étaient à l’extérieur, ce qui explique ce résultat », souligne-t-on du côté du diffuseur.
Pas un record absolu
Si l’audience de la finale est très élevée, ce n’est pas un record absolu pour la chaîne, qui avait à plusieurs reprises dépassé 20 millions de téléspectateurs lors de précédentes Coupes du monde, notamment en 1998 (20,6 millions pour France-Brésil) et 2006 (22,2 millions pour France-Portugal en demi-finales, plus forte audience de l’histoire de la télévision française).
Quant à BeIN Sports, qui retransmettait également l’ultime rencontre, elle devrait communiquer ses chiffres d’audience en milieu d’après-midi. Elle espère engranger au moins 1 million de téléspectateurs, ce qui représente, pour cette chaîne, la moyenne enregistrée depuis le début du tournoi pour un match des Bleus.
A cela s’ajoute l’audience additionnelle non comptabilisée générée par les bars et autres restaurants qui diffusaient la compétition. Selon des études de Publicis Media, cette audience avait oscillé entre 3 à 4 millions supplémentaires pour les grandes affiches. Et pour la finale, le résultat devrait être plus significatif encore.



                            


                        

                        


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Coupe du monde 2018 : en Croatie, « le football met tout à l’envers »

De Zagreb à Zadar, le pays entier, encore marqué par la guerre d’indépendance, s’est passionné pour ses joueurs qui jouaient leur première finale.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 12h22
    |

                            Allan Kaval (Zagreb, Zadar, envoyé spécial)








                        



   


Un grand cri d’encouragement, de reconnaissance – d’affection presque – s’abat sur le forum romain de Zadar. La foule rassemblée au milieu des vénérables vestiges d’édifices antiques acclame son héros tandis qu’à l’horizon, les lumières chaudes du soir descendent sur l’Adriatique et ses îles. La finale est terminée depuis un moment et la Croatie ne l’a pas gagnée. Mais sur les écrans, l’enfant du pays, Luka Modric, milieu de terrain de la sélection croate, vient d’être désigné meilleur joueur du tournoi et tient le trophée entre ses mains.
A Zadar, sur la côte dalmate, on l’acclame. C’est ici que sa famille, jetée sur les routes par la guerre contre les milices serbes, s’est réfugiée alors qu’il n’avait que 6 ans. Chacune de ses apparitions suscite l’enthousiasme d’une foule qui sourit, pleure et danse. On le voit à l’image, il pleut dru à Moscou. « Ce sont nos larmes qui tombent du ciel, dit le commentateur de la télévision croate. Mais il faut être fier ! »

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                Le Croate Luka Modric élu meilleur joueur et Kylian Mbappé meilleur jeune de la Coupe du monde 2018



Fiers, les supporteurs croates le sont à Zadar. Fiers de leur compatriote Modric, des autres joueurs venus des environs mais surtout d’une équipe qui a dépassé toutes leurs attentes. « Peu importe la Coupe du monde, ils ont été magnifiques. Nous, un petit pays de même pas 4,5 millions d’habitants, nous sommes deuxièmes au monde », sourit Ivana Becki.
De Zagreb, la capitale au charme très Mitteleuropa jusqu’à ce bord de mer aux airs d’Italie, les supporteurs ont suivi les exploits de leurs joueurs. Une épopée s’achève dans ce pays où les occasions de se réjouir ne sont pas si fréquentes : une économie à la traîne, qui pousse les jeunes diplômés à s’expatrier, une mémoire encore vive de la guerre et une vie politique émaillée de scandales.
« Les usines de la région ont fermé »
Samedi, dans la capitale, les drapeaux croates fleurissaient aux fenêtres des appartements, le long des augustes avenues héritées de la période austro-hongroise et jusqu’à la sortie de la ville, là où commence l’autoroute qui mène de la capitale à la mer. Parmi les véhicules de vacanciers norvégiens, danois et néerlandais lancés en direction du soleil de l’Adriatique, les voitures immatriculées en Croatie, roulaient drapeaux au vent. 288 kilomètres de route à parcourir avant Zadar et la côte.
A 75 km de la capitale, le petit village de Bosiliejo apparaît dans le paysage qui défile. La sortie numéro 5 mène à son église, à sa mairie et à la terrasse du bar du coin où Robert Biturajac boit une petite bière : « Bosiliejo, c’est une poignée de hameaux à moitié déserts, mille habitants et pas de travail. » L’homme parle haut et sourit volontiers au milieu d’une belle tablée qu’il partage avec deux vieux messieurs, sept gaillards d’âge mûr et une jeune femme.
Derrière l’établissement de son ami Ivitsa Spelic, on s’apprête à planter des troncs d’arbres taillés en pointe pour monter une tente. « On se prépare pour la finale ! Quel que soit le résultat, c’est déjà une victoire d’y être, ce sera une fête ! », se réjouit le patron. « Cette Coupe du monde, c’est la suite de notre qualification en demies en 1998, de l’indépendance en 1995, de notre victoire contre les forces serbes », reprend Robert Biturajac.
Comme souvent, la conversation sportive échoue sur les récifs d’une mémoire toujours en guerre et sur les difficultés du quotidien. « Après la guerre, les usines de la région ont fermé et beaucoup de gens qui travaillaient en Slovénie se sont trouvés coincés de ce côté-ci », raconte Robert Biturajac qui officie comme douanier à la frontière bosnienne, où, d’après lui, « la tension monte » en ce moment avec les migrants afghans et pakistanais qui tentent de la traverser.
« Passer à autre chose »
Bosiliejo et sa scierie, qui n’emploie plus que dix personnes, ne sont qu’un point dans le paysage pour les conducteurs qui passent sur l’autoroute toute proche et bifurquent vers le sud. Mais samedi, il y régnait malgré tout un petit air de fête.
En comparaison, 82 km plus loin, la petite ville d’Otocac s’ennuie. Les pas des rares passants résonnent entre les façades de la rue principale. De loin en loin, certaines portent encore les morsures cruelles d’une guerre que les quelques jeunes hommes, la vingtaine, qui se retrouvent sur des terrasses largement désertes n’ont pas connue. Le bar Igo a affiché sur sa vitrine un poster publicitaire d’une marque de bière. Modric y pose, souriant, sous le slogan de la marque : « Le football met tout à l’envers ! » Cela arrache un sourire à Zdravko Bunjevcevic, 58 ans : « Ah ça oui, tout est à l’envers. »
Trois années durant, M. Bunjevcevic a combattu les forces serbes dans les rangs croates. Blessé deux fois au combat, il se débrouille en enchaînant les petits boulots malgré une jambe boiteuse. « La Croatie d’aujourd’hui, ce n’est pas vraiment celle dont on rêvait, dit-il. Mais il fallait la faire, cette guerre. Et puis on est arrivé en finale, ça fait connaître le pays et ça attirera peut-être des touristes qui voudront voir autre chose que la côte. » A une dizaine de mètres, le restaurant le grand hôtel Zvonimir est bien vide. Et bien sombre.
La route qui mène à la mer laisse à l’est l’ancien territoire de la Krajina, zone dominée par les milices serbes avant de passer sous le contrôle de la Croatie indépendante en 1995. Le paysage montagneux s’assèche, pâlit, prend les atours plus cléments de la Méditerranée en descendant vers Zadar. Ancienne possession vénitienne, le port fleure bon l’Italie qui y a laissé une architecture et un art de vivre aimables, ainsi que de très mauvais souvenirs, ceux de l’occupation de l’ère mussolinienne.

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                Luka Modric, un perdant magnifique en finale de Coupe du monde



Sur une place dallée de pierre patinée, Bruno Skoblar, ancien joueur de l’équipe d’Aix-en-Provence 1972, frère du buteur légendaire de l’OM Josip Skoblar et ancien combattant du siège de Zadar par les forces serbes, prend le café. Il travaillait au NK Zadar dans les années 1990 quand le jeune Luka Modric y faisait ses premiers entraînements. « On n’avait rien à lui apprendre à ce garçon, il avait le football dans le sang », se souvient-il, à quelques heures du coup d’envoi de la finale.
« Luka appartient à une génération qui a grandi sous les bombes et maintenant il joue en finale à Moscou. Les politiques veulent faire entrer les succès de notre équipe dans l’histoire de nos guerres. Mais pour moi, ce tournoi, c’est une belle occasion de passer à autre chose », veut croire Bruno Skoblar. Après la défaite, le gamin de Zadar n’apportera pas la Coupe avec lui quand il sera de retour en ville mardi après un crochet par la capitale. Mais dimanche, la cité où il a fui la guerre, bien que déçue, était tout de même en fête.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’événement, dont la FIFA a salué la « magnifique » organisation, a été un ballon d’oxygène pour la population.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

La Russie tire profit du succès de « sa » Coupe du monde

L’événement, dont la FIFA a salué la « magnifique » organisation, a été un ballon d’oxygène pour la population.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h36
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 14h27
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


L’intrusion, à la 52e minute de la rencontre France-Croatie, n’a duré que quelques secondes lorsque deux femmes et un homme, portant des uniformes semblables à ceux de la police, sont parvenus à zigzaguer sur la pelouse du stade Loujniki de Moscou. Affilié aux Pussy Riot, un groupe punk anti-Poutine formé en 2011, le trio voulait attirer « l’attention sur les atteintes aux droits de l’homme en Russie ».
Ce fut le seul couac de ce Mondial 2018, organisé pour la première fois en Russie, qui s’est achevé dimanche 15 juillet avec la remise de la Coupe du monde à l’équipe de France de Didier Deschamps par Vladimir Poutine. Gianni Infantino, président de la FIFA, n’avait pas attendu la finale pour décerner au tournoi le titre de « meilleure Coupe du monde de tous les temps ». « La Russie a changé, a-t-il insisté dès vendredi depuis le stade Loujniki. Tout a été magnifique. »

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De fait, en un mois de compétition, la Russie est parvenue à gommer l’image déplorable qu’elle avait dans l’univers du football, notamment depuis l’Euro 2016, lorsque ses supporteurs s’étaient violemment accrochés avec leurs homologues anglais sur le Vieux-Port à Marseille. Interdits de stades, les hooligans russes sont restés invisibles, tout comme leurs bannières provocantes. Pas l’ombre d’une bagarre au cours des 64 matchs de la compétition. Pas de cris racistes non plus, ni d’onomatopées du même acabit.
Supporteurs chouchoutés
Les autorités ont même toléré l’ouverture d’une « Maison de la diversité » à Moscou, devenue, le temps du Mondial, un refuge pour les minorités sexuelles. Quoique régulièrement inspecté par des agents du FSB, les services de sécurité russes, le lieu, installé dans un théâtre à l’initiative du réseau Football Against Racism in Europe et de la FIFA sous la pression des défenseurs des droits humains, a accueilli des jeunes gays et lesbiennes venus regarder sur écran géant les matchs au milieu de drapeaux arc-en-ciel. Une première en Russie, où l’homophobie est ancrée et où une loi de 2013 punit toute manifestation homosexuelle pour « propagande auprès de mineurs ».
Les craintes formulées dans les médias étrangers avant le tournoi se sont dissipées. La consigne du Kremlin a été suivie à la lettre : montrer sous son meilleur jour le pays, plombé sur le plan international par le conflit ukrainien, l’ingérence dans les élections américaines ou l’affaire Skripal – du nom d’un ex-agent double empoisonné avec sa fille au Royaume-Uni. La Russie, il est vrai, n’a pas lésiné sur les moyens, avec plus de 9,5 milliards d’euros investis pour séduire la planète foot.
Partout, les quelque 750 000 supporteurs venus du monde entier ont été chouchoutés par un public chaleureux, des policiers polis et quelque 17 040 volontaires enthousiastes déployés dans les onze villes hôtes. « Je pense qu’il n’y a jamais eu autant d’étrangers dans notre pays », s’est réjoui Alexeï Sorokine, le patron du comité d’organisation russe.
En se propulsant en quarts de finale, la Sbornaïa, l’équipe nationale que personne n’attendait à ce niveau, a elle aussi rempli son contrat, entraînant d’inhabituelles manifestations de liesse chez les supporteurs russes gagnés par l’ambiance de carnaval. Dans les fan-zones officielles et spontanées, des milliers de personnes, toutes nationalités confondues, se sont retrouvées chaque soir. Une bouffée d’oxygène pour beaucoup de Russes – dont 68 % n’ont jamais voyagé à l’extérieur des frontières –, qui plus est dans un pays où les rassemblements sont soit interdits soit très encadrés.
« Vous êtes russe ? Alors ce sera interdit »
« Quand la Coupe du monde se terminera, on pourra boire de la bière comme ça [dans la rue] ? », s’est enquis un jeune homme auprès de deux policiers en faction dans la rue Nikolskaïa, devenue le lieu de rassemblement préféré à Moscou. « Vous êtes russe ? Alors ce sera interdit », lui ont répondu les deux fonctionnaires. La vidéo de l’échange s’est taillé un vif succès sur les réseaux sociaux.
La Russie peut également se targuer d’avoir testé avec succès la « fan ID », la carte d’identité des supporteurs pour la première fois dans un Mondial, qui a permis d’alléger les contraintes de visa et de voyager gratuitement dans les transports.
L’équipe d’Angleterre – seul pays dont les autorités avaient décidé de boycotter le Mondial en réaction à l’affaire Skripal – a été « très bien traitée », soulignait, samedi 14 juillet, le sélectionneur, Gareth Southgate, sans qu’il ait été besoin de lui poser la question. « On a beaucoup parlé des relations entre nos deux pays mais, d’un point de vue personnel, nous n’aurions pas pu recevoir meilleur accueil. »
Absent des stades, hormis lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, même pour soutenir l’équipe russe, le président Vladimir Poutine s’est offert une tournée mondiale d’entretiens en recevant plus d’une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Presqu’un Ballon d’or diplomatique.

        Lire notre éditorial :
         

          Le rêve en bleu






                            


                        

                        


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Coupe du monde : magie noire, irrationnel et baraka, par Olivier Guez

L’écrivain et envoyé spécial pour « Le Monde » en Russie narre sa finale, tendue, indécise, unique.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 16h04
    |

                            Olivier Guez (écrivain)








                        



                                


                            

En guise d’apothéose, je prévoyais un récit épique, une chanson de gestes exaltant le onze français en quête d’un deuxième titre mondial : Griezmann en Gilgamesh ; Varane puisant en lui une énergie surhumaine pour enrayer les offensives adverses. Après un quart d’heure de jeu, j’ai envie d’écrire sur les Croates et, puisqu’ils ont perdu, je rends hommage au valeureux Vida (dans une vie antérieure, il fut cosaque sur le Don, il en a le coffre et la queue-de-cheval), à l’excellent Perisic (quel but !) et à leurs milieux de terrain, emmenés par le maestro Modric, désigné meilleur joueur de la compétition à juste titre.
Ce petit homme à tête de rapace est la gloire du football. Il doit posséder un pinceau à l’extrémité de chaque pied. Vista, feintes ; intelligence du corps et de l’esprit, Modric ratisse, oriente, dévie, élastique et gracile, et à le regarder cabrioler sur un terrain, d’un camp l’autre, on se dit que le football est un art.
Il n’empêche, la Croatie a perdu et c’est tant mieux. L’après-midi passant, j’avais des nœuds dans le ventre, grandissants. Mais pourquoi m’inquiéter ? Comment oublier la chance de Deschamps ? Sans jamais tirer au but, ni même esquisser un mouvement, et alors que la Croatie a développé un jeu remarquable, la France mène 2-1 à la mi-temps
Cet avantage relève de la magie noire, et pendant que dans le vestiaire français Deschamps prononce une énième incantation satanique, je pense à la malédiction des équipes d’Europe centrale, à la Wunderteam autrichienne de l’entre-deux-guerres, à la Hongrie et à la Tchécoslovaquie, qui, bien que brillantissimes, n’ont jamais réussi à remporter la Coupe du monde.
Mandzukic signe un improbable doublé : un but pour, un but contre, du jamais-vu en finale de Coupe du monde
La finale bascule dans l’irrationnel lorsqu’un commando des Pussy Riot envahit la pelouse et que deux extraterrestres français assomment les Croates, pour toujours. L’équipe de France n’est pas seulement...




                        

                        


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Ce moment est d’autant plus précieux qu’il rassemble un pays traumatisé par les attentats

Editorial. De Paris à Marseille, tout un peuple, laissant pour un temps de côté ses querelles et ses divisions, a fait un rêve en bleu.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 14h51
   





                        



Editorial du « Monde ». Dès le coup de sifflet final, une fantastique liesse s’est emparée de la France entière. Une ribambelle de supporteurs, fraternels et joyeux, ont célébré la victoire des Bleus, qui ont remporté, dimanche 15 juillet au stade Loujniki de Moscou, une deuxième Coupe du monde en battant (4-2) l’équipe de Croatie. D’un bout à l’autre du pays, la fête a été totale. De Paris – avec des Champs-Elysées en folie – à Marseille, en passant par Lille, Nantes, Rennes, Strasbourg, Montpellier ou La Réunion, tout un peuple, laissant pour un temps de côté ses querelles et ses divisions, a fait un rêve en bleu. Ce moment est d’autant plus précieux qu’il rassemble, dans toute sa diversité, à coups de drapeaux tricolores et de Marseillaise, un pays traumatisé par la succession d’attentats commis sur son sol depuis janvier 2015 et l’attaque contre Charlie Hebdo.

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La France a ainsi exprimé sa fierté et sa reconnaissance à des Bleus venus de loin, qui, en retour, lui ont dédié leur victoire et ont même salué « la République ». Au début de ce Mondial en Russie, les Bleus de Didier Deschamps, jeunes (26 ans de moyenne d’âge) et relativement inexpérimentés, étaient loin d’être favoris. A ces joueurs, issus pour la plupart des banlieues populaires de la région parisienne, il a fallu beaucoup de sueur, de larmes et même de souffrance pour faire triompher leur sens du collectif et de la solidarité. La réussite de Didier Deschamps, le capitaine victorieux de 1998, s’est aussi appuyée sur un « ascenseur social » qui a bien fonctionné : le repérage, la formation et la promotion des jeunes talents du football français, grâce à un tissu de clubs et d’éducateurs que les masses d’argent qui pèsent sur ce sport n’a jamais fait craquer. La précoce éclosion de Kylian Mbappé, 19 ans, en est un brillant exemple.
Regonfler le moral
Ce moment de bonheur collectif apporte aussi un cinglant démenti aux théoriciens rances d’une obsession nationale fondée sur le nom de famille ou la couleur de peau. Pour ces Bleus, aux parcours et aux origines multiples, qui se sont drapés dans des drapeaux tricolores, l’appartenance à la communauté nationale va de soi. En même temps, le pays ne va pas être transfiguré par cette seconde étoile. L’histoire a montré la fugacité de ces instants d’union nationale. L’euphorie provoquée par la victoire de 1998 n’a pas empêché, en 2002, Jean-Marie Le Pen de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle. En 2005, l’explosion dans les banlieues a montré la persistance des fractures urbaines et sociales. Et l’esprit du 11 janvier 2015 s’est vite évanoui.

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La France ne va pas se métamorphoser comme par enchantement. Les inégalités sociales ne vont pas s’effacer, le chômage de masse et la précarité ne vont pas disparaître. Les querelles et les polémiques qui sont notre lot quotidien vont vite réapparaître. La magie d’une gloire sportive est fugitive et ne suffit pas, à elle seule, à rétablir la cohésion sociale. Mais, pour autant, la France aurait tort de bouder son plaisir. Dans un climat politiquement et socialement morose, la victoire de l’équipe de France est susceptible de regonfler le moral des Français. Elle est un signe de confiance en sa jeunesse et offre une salutaire bouffée d’optimisme.



                            


                        

                        

