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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’exécutif compte calculer le montant des aides au logement à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt.
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Le calcul des APL changera au premier semestre 2019

L’exécutif compte calculer le montant des aides au logement à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 16h36
   





                        



   


Le mode de calcul des aides au logement (APL) sera révisé au cours de la première moitié de 2019, afin de les faire correspondre de manière plus actualisée aux revenus des personnes concernées, a annoncé lundi 16 juillet le gouvernement.
La « contemporanéité » des APL, c’est-à-dire le fait de calculer leur montant à partir des revenus actuels du bénéficiaire, sera instaurée lors du « premier semestre 2019 », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) le ministère de la cohésion des territoires, réagissant à des informations du journal Les Echos.
Une économie d’un milliard d’euros
Selon le quotidien économique, l’exécutif comptait changer le calcul des APL, qui sont actuellement déterminées à partir des revenus enregistrés deux ans plus tôt, dès le tout début 2019, mais a finalement décidé d’attendre le mois d’avril. « Il n’y a pas de report, on ne s’était jamais engagé sur un calendrier », a par la suite assuré le ministère, liant le calendrier à l’entrée en vigueur au 1er janvier du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source :
« Il faut que le prélèvement à la source soit déjà installé pour avoir une visibilité sur les salaires de janvier, février… et que nous puissions mettre en place la “contemporanéité” des APL. »
D’après Les Echos, la réforme doit par ailleurs permettre d’économiser un milliard d’euros, dans l’idée que les revenus de début 2019 seront globalement plus élevés que ceux observés deux ans auparavant : cela réduirait mécaniquement le montant des aides leur étant conditionnées.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Les rassemblements festifs célébrant la victoire de la France en finale de la Coupe du monde ont été émaillés de violences, dimanche 15 juillet.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le monde ne s’est pas arrêté pour tout le monde le dimanche, entre 17 heures et 19 heures. Dans le 11e arrondissement, certains ont dû continuer à travailler, sans manquer de consulter l’écran de leur téléphone.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ A Saint-Ouen, les habitants de l’immeuble « Planète Z » suivent la finale de la Coupe du monde. La photographe Jeanne Frank les a suivis pendant toute cette soirée.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Refoulés à leur arrivée à New Delhi, ils assignent l’agence de voyage qui leur a vendu leur séjour, pour manquement à son obligation contractuelle d’information, ainsi que la compagnie aérienne qui les a acheminés.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’étendue des préjudices dus aux arnaques aux numéros surtaxés reste difficile à appréhender, tant leur traitement est éparpillé entre les services.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Numéros surtaxés : trois chiffres pour comprendre l’ampleur de la fraude

L’étendue des préjudices dus aux arnaques aux numéros surtaxés reste difficile à appréhender, tant leur traitement est éparpillé entre les services.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h54
    |

            Laura Motet








                        


Gendarmerie, police locale, office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et ses antennes locales… Pour signaler les fraudes aux numéros téléphoniques surtaxés, les victimes peuvent se tourner vers une foule d’acteurs publics, au risque de disperser les signalements.
Malgré la coopération mise en place entre certains d’entre eux (OCLCTIC et DGCCRF en particulier), l’ampleur de cette fraude reste difficile à chiffrer. Le préjudice dans l’Union européenne serait passé de moins de 2 milliards d’euros en 2013 à 11 milliards en 2017, selon une étude d’Europol.
Trois chiffres permettent d’en appréhender les contours.

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Près de 500 000 signalements sur Bloctel
La plateforme Bloctel a été mise en place par l’Etat pour lutter contre le démarchage téléphonique sauvage en créant une liste rouge sur laquelle les particuliers peuvent faire inscrire gratuitement leurs numéros (fixe et portable).
Ce service a également été massivement utilisé pour signaler des fraudes : depuis le 1er juin 2016, près de 500 000 signalements relatifs à des fraudes supposées aux numéros surtaxés ont été effectués sur la plate-forme.
Le numéro 33700, plate-forme de lutte contre les spams vocaux et SMS créée en 2008 à l’initiative du gouvernement, était quant à lui censé être utilisé pour signaler les arnaques potentielles. Il a vu le nombre de signalements diminuer, d’environ 90 000 en 2016 à 30 000 en 2017.
« La forte baisse observée des signalements est liée au fait que la nature des fraudes a évolué, des “ping calls” [appels ne laissant pas le temps à la victime de décrocher, la poussant à rappeler le numéro surtaxé] vers des appels avec des conversations de quelques minutes avec les consommateurs, explique la DGCCRF. Or, les victimes ne sont pas informées qu’elles peuvent signaler ces arnaques via le dispositif 33700, qui avait historiquement été créé afin de faire remonter les “ping calls”. »

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Plus de la moitié des entreprises contrôlées ont été poursuivies
Grâce aux signalements, la DGCCRF peut cibler ses contrôles sur les entreprises et initier, après enquête, des poursuites.
Sur les 69 entreprises contrôlées depuis 2013, cette direction générale de Bercy a dressé 36 procès-verbaux pour pratiques commerciales trompeuses et/ou agressives.
Les entreprises visées par ces procédures sont « dans la très grande majorité des cas implantées sur le territoire national », mais elles mettent « de plus en plus souvent à disposition leurs ressources au profit d’entreprises basées à l’étranger, hors du territoire de l’Union européenne » explique la DGCCRF.
Des escroqueries à plusieurs dizaines de millions d’euros
Pour échapper aux poursuites, les arnaqueurs multiplient les intermédiaires. Dont certains sont dans la confidence, ou, à tout le moins apparaissent « consentants ». A l’image des fournisseurs de numéros surtaxés.
« Les fournisseurs de numéros surtaxés, quand bien même ils ne sont pas les auteurs directs de l’infraction, mettent à disposition tous les moyens matériels permettant la commission de l’infraction, explique la DGCCRF. Cette mise à disposition leur apporte une rémunération pour chaque utilisation d’un de leur numéro surtaxé, même à des fins frauduleuses. C’est pourquoi le DGCCRF a déjà considéré dans certaines affaires que leur complicité était établie dans la commission du délit. »
L’OCLCTIC est sur la même ligne. Le 31 mai, quatre personnes gérant un intermédiaire, Viva Multimedia, ont été mises en examen, à la suite de l’enquête menée par cet office. En trois ans, ils avaient amassé 38 millions d’euros, avait révélé Le Parisien, jeudi 5 juillet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Jusqu’à sa libération, le sort de cet Algérien demeurait incertain. Paris attendait en effet l’aval d’Alger pour l’expulser.
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Sorti de prison, l’islamiste Djamel Beghal a été expulsé vers l’Algérie

Jusqu’à sa libération, le sort de cet Algérien demeurait incertain. Paris attendait en effet l’aval d’Alger pour l’expulser.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 13h29
   





                        



   


Il est le symbole d’un islamisme mondialisé. Djamel Beghal, déchu de la nationalité française, a été expulsé vers l’Algérie après sa sortie d’une prison française lundi 16 juillet au matin. Les autorités françaises, qui souhaitaient le voir retourner en Algérie, discutaient depuis plusieurs semaines avec Alger des conditions de son retour dans son pays natal, qu’il avait quitté à l’âge de 21 ans pour venir en France.
L’Algérien, considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d’Amedy Coulibaly – deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris –, a quitté la prison de Vezin-le-Coquet, près de Rennes, « vers 5 h 30 en vue d’être reconduit à la frontière », selon une source syndicale, et a décollé peu après 10 h 30 de l’aéroport de Roissy en direction d’Alger, ont fait savoir des sources proches du dossier.
« Il a été libéré ce matin à 5 h 20, pris en charge par la [police aux frontières]. Il a adopté un comportement calme et n’a pas été surpris de l’heure de son départ », a rapporté l’administration pénitentiaire.

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Près de dix-sept ans passés dans les prisons françaises
Jusqu’à sa libération, le sort de cet Algérien demeurait incertain. Paris attendait en effet l’autorisation d’Alger pour l’expulser, évoquant, en attendant, un placement en centre de rétention ou une assignation à résidence.
Djamel Beghal, 52 ans, est dans le viseur des autorités françaises depuis le milieu des années 1990. Il a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à dix ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste. Lundi, il a terminé de purger une seconde peine de dix ans de prison pour un projet d’évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA) condamné à perpétuité pour l’attentat à la station RER Musée-d’Orsay en 1995 à Paris.
Il avait obtenu une réduction de peine exceptionnelle de vingt jours qui a avancé la date de sa libération, initialement prévue pour le 5 août. Djamel Beghal aura purgé près de dix-sept ans de détention dans les prisons françaises.
Une référence pour trois générations d’apprentis djihadistes
Djamel Beghal est devenu une référence pour trois générations d’apprentis djihadistes. Condamné en 2005, il avait reconnu, avant de se rétracter en expliquant avoir été torturé par les enquêteurs émiratis, avoir été mandaté par un proche de Ben Laden pour préparer un attentat contre l’ambassade et un centre culturel américains.
C’est à la prison de Fleury-Mérogis qu’il fait la connaissance des futurs auteurs des tueries de Charlie Hebdo et du magasin Hyper Cacher. Selon les enquêteurs, il devient leur « mentor », respecté pour sa « science religieuse ».
Libéré en 2009, il est assigné à résidence dans le Cantal, en attendant une possible expulsion – à laquelle s’oppose alors la Cour européenne des droit de l’homme. Des photos le montrent au côté d’Amedy Coulibaly, venu lui rendre visite. Il est à nouveau arrêté en 2010, et a passé une dizaine d’années à l’isolement.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ D’un montant de 200 à 1 000 euros, elle sera destinée aux bacheliers ayant saisi le rectorat faute d’obtenir une place dans le supérieur, et qui accepteront une mobilité géographique.
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Parcoursup 2018 : une aide à la mobilité pour « environ 10 000 jeunes »

D’un montant de 200 à 1 000 euros, elle sera destinée aux bacheliers ayant saisi le rectorat faute d’obtenir une place dans le supérieur, et qui accepteront une mobilité géographique.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 10h55
    |

                            Service Campus








                        



   


L’aide à la mobilité annoncée en octobre par le gouvernement se précise : d’un montant de 200 à 1 000 euros, elle pourra être attribuée aux bacheliers acceptant une place dans le supérieur éloignée de leur domicile, sur proposition du rectorat, selon une circulaire ministérielle publiée le 12 juillet.
Pour en bénéficier, il faut ainsi « ne pas avoir obtenu de proposition d’admission sur un vœu formulé dans le cadre de la phase principale ou de la phase complémentaire via la plate-forme Parcoursup ; avoir saisi la commission académique d’accès à l’enseignement supérieur ; avoir accepté d’effectuer une mobilité géographique, suite à la proposition d’inscription du recteur ».

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Montant fixé après examen du dossier
La ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal a estimé que la mesure concernerait « environ 10 000 jeunes », dans un entretien sur Europe 1, jeudi, et précisé avoir attribué une enveloppe de 7 millions d’euros. La ministre dit avoir eu cette idée après s’être entretenue avec une lycéenne reçue dans une formation très sélective, mais qui n’avait finalement pas pu s’y rendre faute de pouvoir payer les frais de transport pourtant modestes, rapporte l’agence spécialisée AEF.
Le CROUS de l’académie d’origine de l’étudiant doit l’informer « de la possibilité de déposer un dossier de demande d’aide » spécifique. Le montant est fixé par une commission, après examen du dossier. « L’aide est définitivement accordée à l’étudiant quand son inscription est validée par l’établissement », précise la circulaire : versée en une fois, en début d’année universitaire, elle sera « cumulable avec une bourse sur critères sociaux, une allocation annuelle, une aide ponctuelle, une aide à la mobilité internationale ou une aide au mérite ».

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Quatorze ans après le bombardement d’une base des troupes françaises, trois personnes pourraient être renvoyées devant la cour d’assises de Paris.
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Soldats français tués à Bouaké : vers l’ouverture d’un procès

Quatorze ans après le bombardement d’une base des troupes françaises, trois personnes pourraient être renvoyées devant la cour d’assises de Paris.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 15h56
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Pilote d’avion de combat russe devenu mercenaire biélorusse, Yury Sushkin loue ses services au plus offrant. C’est ainsi que, en novembre 2004, il débarque en Côte d’Ivoire plongée dans la guerre opposant les forces du président Laurent Gbagbo à celles de la rébellion occupant la partie nord du pays et avec laquelle il est décidé à en découdre. Les services de renseignement français surveillent ces « gens de l’Est » stationnés sur l’aéroport de Yamoussoukro, la capitale ivoirienne. Ils prennent en photo ce quinquagénaire trapu au visage fermé qui s’affaire en tenue militaire autour de deux avions de combat Sukhoï Su-25 livrés le mois précédent à l’armée ivoirienne. Il pilote l’un d’entre eux, à basse altitude, le 6 novembre 2004.
A 13 h 10, ce jour-là, ces deux appareils bombardent une base des troupes françaises de la force « Licorne » établies dans l’enceinte du lycée René-Descartes de Bouaké, ville située au centre du pays. Neuf soldats périssent, ainsi qu’un civil américain. Quatorze ans plus tard, Yury Sushkin et deux autres pilotes ivoiriens pourraient être renvoyés devant la cour d’assises de Paris pour « avoir, avec préméditation, volontairement donné la mort ».
L’implication de M. Sushkin ne fait « aucun doute », peut-on lire dans le réquisitoire daté du 25 juin dont Le Monde a pris connaissance. Mais il n’a pas pu être entendu et ne se présentera sans doute jamais devant la justice. Il ne se cache pas mais reste introuvable. Les autorités françaises n’ont pas cru bon de l’interroger lorsqu’elles l’ont pu. C’était au lendemain de cette opération meurtrière.
Sur ordre du président Jacques Chirac, la réplique française sera « des tirs de longue distance » anéantissant les deux avions de retour sur le tarmac de l’aéroport de Yamassoukro, rapporte un haut responsable de l’armée française. Ce dernier précise, devant les enquêteurs ne pas avoir reçu la consigne de « neutraliser les pilotes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’avocat Yann Padova, dans une tribune au « Monde », entend dissiper les craintes d’arbitraire et d’intrusion de la justice américaine qui entourent le « Cloud Act », la nouvelle loi sur l’accès judiciaire aux données informatiques votée aux Etats-Unis.
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La loi américaine sur les données n’est « ni extraterritoriale, ni extrajudiciaire »

L’avocat Yann Padova, dans une tribune au « Monde », entend dissiper les craintes d’arbitraire et d’intrusion de la justice américaine qui entourent le « Cloud Act », la nouvelle loi sur l’accès judiciaire aux données informatiques votée aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 06h45
    |

                            Yann Padova (Avocat au cabinet Baker McKenzie)








                        



                                


                            

Tribune. Adopté aux Etats-Unis sans véritable débat parlementaire le 23 mars, le « Cloud Act » a provoqué une avalanche de commentaires parfois circonstanciés, parfois outrés, mais bien souvent inexacts.
Le premier mythe à propos du Cloud Act serait son « champ d’application extraterritorial », qui permettrait aux autorités américaines d’avoir un accès illimité et inconditionnel aux données stockées dans le monde entier par tout opérateur ou intermédiaire technique. La réalité est plus subtile.
Le Cloud Act, acronyme de Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act (« loi clarifiant l’usage légal des données hébergées à l’étranger »), a pour premier objet de… « clarifier ». A cet effet, il clôt une controverse judiciaire qui opposait depuis de nombreuses années Microsoft au gouvernement américain et qui concernait les modalités d’accès aux données « sous le contrôle » de prestataires soumis au droit américain mais stockées dans d’autres pays. Ce contentieux a donné lieu à de nombreuses décisions judiciaires pas toujours cohérentes entre elles.
Dans le respect de la Constitution américaine
Désormais, le Cloud Act s’applique à toute société relevant de la juridiction des Etats-Unis et qui contrôle les données quel que soit le lieu où elles sont stockées. Les grands acteurs américains du cloud et leurs filiales étant dans cette situation, ils devront s’y conformer. Tout comme le devront les autres entreprises du secteur, y compris européennes, qui opèrent légalement sur le territoire américain.
Le Cloud Act n’est donc pas une loi extraterritoriale s’appliquant indifféremment à toutes les entreprises dans le monde entier, mais une loi qui s’applique à toute société relevant de la juridiction des Etats-Unis. C’est une différence qui a son importance. Notre propre droit pénal connaît d’ailleurs des dispositions comparables réprimant des faits commis par un Français hors du territoire national.

Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Analyse. La réforme constitutionnelle améliore les garanties de nomination des procureurs, mais oublie que 95,8 % des juges restent choisis par le gouvernement, explique le journaliste du « Monde », Jean-Baptiste Jacquin.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/07/2018
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Le débat escamoté sur l’indépendance de la justice

Analyse. La réforme constitutionnelle améliore les garanties de nomination des procureurs, mais oublie que 95,8 % des juges restent choisis par le gouvernement, explique le journaliste du « Monde », Jean-Baptiste Jacquin.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 06h23
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 09h57
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Analyse. Il est une disposition du projet de réforme constitutionnelle voulue par Emmanuel Macron qui fait consensus : l’article 12 renforçant l’indépendance de la justice. Il devrait être examiné et adopté en séance à l’Assemblée nationale dans la semaine du 16 au 21 juillet, sans modification ni bataille enflammée, contrairement à ce que l’on a pu voir depuis le 10 juillet sur les autres articles du projet de loi réformant, notamment, le fonctionnement du Parlement.
Pourtant, le véritable débat sur l’indépendance de la justice semble avoir été escamoté. Le projet de loi propose de modifier les conditions de nomination des magistrats du parquet. Le gouvernement ne pourra désormais nommer ces magistrats chargés des enquêtes, poursuites et réquisitions aux procès qu’avec un feu vert du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).
« Enfin ! », s’est félicitée la présidente de la commission des lois, Yaël Braun-Pivet, lors de l’examen du texte. De fait, c’est un vieux projet, alors que la nomination des procureurs de la République par le gouvernement a toujours alimenté les soupçons de connivence. En parallèle, la réforme confie au CSM un pouvoir disciplinaire sur les magistrats du parquet équivalent à celui qu’il détient sur ceux du siège, les juges.
« Une occasion manquée »
Le gouvernement Jospin (1997-2002) s’était le premier imposé de ne procéder à ces nominations qu’après « avis conforme » du CSM. Une pratique qui n’a pas résisté aux quinquennats de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Elle est redevenue la règle avec François Hollande, qui ne l’a pourtant pas constitutionnalisée, malgré sa promesse de 2012 et un accord en 2016 entre les deux assemblées parlementaires sur un même texte.
« On progresse doucement, mais on progresse », analyse Fabrice Hourquebie, professeur de droit public à l’université de Bordeaux, qui voit dans cette réforme « un vrai gain d’indépendance du parquet »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ En marge des rassemblements, des incidents ont été répertoriés un peu partout en France. La soirée a également été endeuillée par plusieurs morts accidentelles.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/07/2018
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Coupe du monde 2018 : les célébrations de la victoire en finale émaillées d’incidents

En marge des rassemblements, des incidents ont été répertoriés un peu partout en France. La soirée a également été endeuillée par plusieurs morts accidentelles.



Le Monde
 |    16.07.2018 à 01h27
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 11h52
    |

            Elise Vincent








                        



La soirée qui a suivi le sacre de l’équipe de France de football, dimanche 15 juillet, s’est globalement déroulée de manière très festive partout en France. Lundi matin, les autorités ne faisaient état d’aucune interpellation liée à la menace terroriste alors que celle-ci était particulièrement redoutée, notamment aux abords des 230 fan-zones. Un certain nombre d’incidents ont toutefois perturbé la fête à Paris, Lyon et Marseille.
Les forces de l’ordre ont été mobilisées au maximum de leur capacité. Plus de 63 500 policiers et 46 500 gendarmes étaient en service, dont 4 000 dans la capitale, auxquels se sont ajoutés 44 000 pompiers. Le ministère de l’intérieur a fait état de 292 gardes à vue dans toute la France.
A Paris, une trentaine d’individus ont pénétré par effraction avant 22 heures dans le Drugstore Publicis, avenue des Champs-Elysées où s’étaient massées des centaines de milliers de personnes. Ils ont pillé des bouteilles de vin et de champagne avant d’être dispersés par les forces de l’ordre.

Sur les Champs, tant qu’il a fait jour, ça n’a pas trop dégénéré. En fin de soirée, le bilan donnait plusieurs dégr… https://t.co/GrKKackGH8— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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Des échauffourées opposants forces de l’ordre et « casseurs » ont ensuite émaillé sporadiquement la soirée. Aux jets de bouteille et de chaise ont alors répondu les gaz lacrymogènes. Des engins lanceurs d’eau ont été utilisés pour disperser les fauteurs de troubles après 23 heures. Un peu plus tôt dans la soirée, dans le même secteur, une violente rixe a éclaté entre deux bandes pour un motif inconnu. Un homme a été gravement blessé après avoir reçu un coup de casque.
Cent deux personnes ont été interpellées et 90 d’entre elles ont été placées en garde à vue dans la capitale, a fait savoir la préfecture de police de Paris, ajoutant que 45 policiers et gendarmes avaient été blessés.
Ecrasée par un tracteur
D’autres incidents ont également éclaté à Lyon, place Bellecour, ou près de 20 000 personnes étaient venues regarder la finale sur un écran géant. Trente personnes ont été interpellées, dont 18 ont été placées en garde à vue, selon la préfecture. A Marseille, plusieurs incidents ont été relevés autour du Vieux-Port et de la fan-zone. Dix personnes ont été interpellées et deux membres des forces de l’ordre blessées. D’autres échauffourées ont été signalées à Ajaccio, à Strasbourg ou à Rouen. Là, sept personnes ont été interpellées après des échanges de projectiles et de gaz lacrymogènes, a rapporté la préfecture de Seine-Maritime.

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          le sacre de la jeunesse, de la discipline et de la hargne



La victoire des Bleus a également été endeuillée par plusieurs morts accidentelles. A Annecy, un homme de 42 ans s’est tué en plongeant dans le canal du Thiou au niveau de l’embarcadère, un endroit très touristique où l’eau est peu profonde. L’homme est tombé sur la nuque. A Saint-Félix (Oise), un homme s’est tué après avoir encastré sa voiture dans un platane alors qu’il fêtait la victoire des Bleus.
Parmi les blessés graves, on compte à Saint-Jeoire (Haute-Savoie), une jeune femme qui défilait juchée sur un tracteur avec des amis. Selon Le Dauphiné libéré, elle est tombée au sol et a été écrasée par le tracteur qui a poursuivi sa course. Elle a été transportée à l’hôpital dans un état d’urgence absolue. Trois enfants, âgés de 3 et 6 ans, ont également été gravement blessés après avoir été percutés par une moto à Frouard (Meurthe-et-Moselle).

Ferveur
Le ministère de l’intérieur a, par ailleurs, communiqué, dimanche soir, un premier bilan du nombre de voitures brûlées et d’interpellations qui ont eu lieu au début de ce week-end festif. Quelque 845 voitures ont ainsi été détruites et 508 personnes placées en garde à vue lors des soirées des 13 et 14 juillet. Un chiffre en baisse selon la Place Beauvau : en 2017, 897 véhicules étaient partis en fumée. Le nombre de gardés à vue a en revanche bondi de 368 en 2017 à 508 cette année, a précisé le porte-parole du ministère, Frédéric de Lanouvelle, tout en soulignant qu’« aucun incident majeur n’[avait] été à déplorer ».
Au vu de l’importance des foules et de la ferveur enregistrées dans tout le pays, ce bilan reste mesuré. Au soir de la précédente victoire de l’équipe de France à la Coupe du monde, en juillet 1998 au Stade de France, deux voitures folles avaient fauché des supporteurs sur l’avenue des Champs-Elysées. L’une d’elles était conduite par un homme en état d’ébriété, la seconde par une enseignante qui avait paniqué au milieu des fêtards. Une personne avait été tuée et plus de 140 blessées. Plusieurs dizaines d’interpellations avaient également eu lieu pour des vols, des dégradations diverses de magasins et des jets de projectiles contre les forces de l’ordre.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Fan-zones, routes, métro… une foule compacte a envahi les rues de Paris, avant même le coup d’envoi de la finale de la Coupe du monde opposant la France à la Croatie.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet a mobilisé plus de 4 000 militaires, 220 véhicules, 250 chevaux, 64 avions et 30 hélicoptères.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Les six premiers mois de l’année 2018 ont été les plus meurtriers pour les civils afghans, depuis le début des bilans établis par l’agence de l’ONU dans le pays.
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Afghanistan : 1 700 civils tués au cours du semestre le plus meurtrier depuis 2009

Les six premiers mois de l’année 2018 ont été les plus meurtriers pour les civils afghans, depuis le début des bilans établis par l’agence de l’ONU dans le pays.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 13h17
   





                        



   


Mille sept cents civils ont été tués en Afghanistan au cours des six premiers mois de l’année, pour la plupart dans des attentats du groupe djihadiste Etat islamique (EI), le pire bilan en dix ans, selon l’ONU. Au total 5 122 victimes, morts et blessés, ont été enregistrées sur ces six mois, dont la moitié (52 %) dans des attentats attribués à l’EI.
En dépit de trois jours de cessez-le-feu en juin entre talibans et forces gouvernementales, la période du 1er janvier au 30 juin s’avère la plus meurtrière depuis que la Mission d’assistance des Nations unies à l’Afghanistan (Manua) a commencé à compter les victimes civiles, en 2009, selon son bilan semestriel, publié dimanche 15 juillet.
La capitale, Kaboul, et la province du Nangarhar, dans l’Est, ont été les plus touchées. Dans le Nangarhar, le nombre de victimes civiles a pratiquement doublé en un an (304 morts, 607 blessés) du fait des attentats, y compris durant le cessez-le-feu, dont l’EI était exclu.
Le 30 avril avait été particulièrement meurtrier. Un double attentat-suicide au siège du renseignement afghan dans la capitale avait fait vingt-cinq morts, dont neuf journalistes accourus pour couvrir une première explosion. Parmi eux, le chef photographe de l’AFP Shah Marai.

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La préparation des élections législatives d’octobre, les premières depuis 2010, s’accompagne de violences supplémentaires, relève l’ONU : 117 personnes ont été tuées et 224 blessées dans des attentats contre les centres d’inscription sur les registres électoraux, ouverts le 14 avril.
Opérations aériennes
Les talibans, qui ont observé la trêve de l’Aïd-El-Fitr avec le gouvernement du 15 au 17 juin, sont responsables de 40 % des morts sur les six derniers mois. Dans ce conflit qui s’éternise — près de quarante ans au total, dont dix-sept depuis l’arrivée des Américains, en octobre 2001 —, les attentats constituent désormais le principal danger pour les civils. Les combats terrestres n’arrivent qu’au deuxième rang des causes de mortalité et de blessures dans la population, en baisse de 18 % sur la période.

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« Le bref cessez-le-feu a prouvé qu’il est possible d’arrêter les combats et que les civils afghans n’ont pas à subir plus longtemps les brûlures de la guerre », a déclaré Tadamichi Yamamoto, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, commentant le rapport.
Pour la Manua, l’expansion des opérations aériennes a également entraîné une très forte augmentation du nombre de victimes civiles dues aux bombardements aériens — en hausse de 52 % — comparé à la même période l’an dernier, avec 149 morts et 204 blessés civils. Plus de la moitié de ces victimes (52 %) sont attribuables aux forces aériennes afghanes et 45 % aux avions américains, les seuls de la coalition occidentale conduite par l’OTAN à mener des opérations.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans la capitale, une quinzaine de stations de métro et de RER seront fermées au fur et à mesure de la journée. Les lignes de bus et de tramway y seront suspendues à partir de 18 heures.
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Finale France - Croatie : des milliers de membres des forces de l’ordre mobilisés, les transports perturbés à Paris

Dans la capitale, une quinzaine de stations de métro et de RER seront fermées au fur et à mesure de la journée. Les lignes de bus et de tramway y seront suspendues à partir de 18 heures.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 07h33
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 16h54
   





                        



Ils risquent de ne pas voir grand-chose de la finale. Plusieurs milliers de policiers et de gendarmes seront sur le pont dans toute la France, dimanche 15 juillet, dont 4 000 à Paris afin d’assurer la sécurité des supporteurs qui afflueront par centaines de milliers sur les Champs-Elysées en cas de victoire des Bleus.
Au total, 63 500 policiers et 46 500 gendarmes ont été mobilisés tout le week-end pour les festivités du 14 Juillet et pour la finale de la Coupe du monde, qui oppose la France à la Croatie, à partir de 17 heures à Moscou. En outre, 143 unités de CRS et de gendarmes mobiles, dont 86 pour la seule région parisienne, ont également été déployées, ainsi que 44 000 pompiers. Plus discrètement, les unités d’intervention, BRI à Paris, RAID et GIGN, seront prêtes à intervenir partout sur le territoire, alors que la France vit toujours sous la menace terroriste.

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230 « fan-zones »
« On ne peut pas mobiliser plus que ce que nous mobilisons », a dit le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, sans que soient précisés les effectifs affectés spécifiquement à la journée de dimanche.
Quelque 230 « fan-zones » ont été recensées dans tout le pays, dont à Paris, où 90 000 personnes sont attendues sur le Champ-de-Mars. Elle sera entièrement protégée de barrières et dotée de six accès sécurisés, avec contrôles et fouilles. Dès l’ouverture des portes, à 13 heures, la circulation sera interdite dans un large périmètre alentour et ce jusqu’à 21 heures au moins. La tour Eiffel sera également fermée.
En cas de victoire des Bleus, l’interdiction se prolongera jusqu’à lundi 4 heures et dans une zone beaucoup plus large, de la porte Maillot aux jardins des Tuileries, en passant par les Invalides et les Champs-Elysées, où une marée de supporteurs est attendue si la France est sacrée championne.

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Transports compliqués à Paris
Une quinzaine de stations de métro et RER situées dans ce périmètre seront fermées au fur et à mesure de la journée :
A partir de 13 heures : seront fermées les stations Cambronne (ligne 6), Dupleix (ligne 6), Ecole-Militaire (ligne 8), La Motte-Picquet-Grenelle (lignes 6, 8 et 10) et Passy (Ligne 6).
A partir de 16 heures : La station Bir-Hakeim (ligne 6) sera également fermée.
A partir de 18 heures : Les lignes de bus de Paris et des départements 92, 93 et 94, les lignes de tramway T1, T2, T3b, T5 et T8 seront à leur tour interrompues, notamment pour éviter de voir se reproduire le scénario de la demi-finale, lors de laquelle des toits de bus avaient été pris d’assaut par des supporteurs.
A partir de 18 h 40 : Les stations George-V (ligne 1), Charles-de-Gaulle–Etoile (lignes 1, 2, 6, RER A), Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9), Miromesnil (lignes 9 et 13), Concorde (lignes 1, 8 et 12), Champs-Elysées–Clemenceau (lignes 1 et 13), Kléber (ligne 6), Boissière (ligne 6) et Tuileries (ligne 1) seront fermées.

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Sept interpellations
Dans la nuit de mardi à mercredi, plusieurs centaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées sur les Champs-Elysées pour fêter la victoire en demi-finale de la France contre la Belgique. Des CRS qui descendaient la célèbre avenue pour « relancer la circulation », peu après minuit, avaient répondu à des jets de bouteilles par des tirs de gaz lacrymogène. Sept personnes avaient été interpellées pour des délits mineurs (jets de projectiles sur les forces de l’ordre, vols, outrages, etc.).
« Oui, il y a des moyens exceptionnels qui sont mis en place mais j’en appelle surtout à la responsabilité de nos concitoyens. La sécurité, elle dépend aussi de comportements. Il y a des comportements simples à respecter », a déclaré samedi sur BFMTV Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, en marge du défilé du 14 Juillet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Encore un tiers des candidats sur Parcoursup espèrent une place ou une proposition plus conforme à leurs vœux. Témoignages d’une attente souvent lancinante.
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Parcoursup : en attendant une réponse…

Encore un tiers des candidats sur Parcoursup espèrent une place ou une proposition plus conforme à leurs vœux. Témoignages d’une attente souvent lancinante.



Le Monde
 |    15.07.2018 à 06h37
    |

            Soazig Le Nevé et 
Adrien de Tricornot








                        



   


Partir en vacances ou rester ? Déménager ou continuer d’espérer une place à côté de chez soi ? Conserver ses vœux « en attente de place » ou s’inscrire dans le privé, hors Parcoursup ? Cet été, l’attente sur la plate-forme qui a remplacé Admission post-bac pèse sur les aspirants étudiants et leurs familles, qui ont répondu à un appel à témoignages sur Le Monde.fr.
« J’ai eu mon bac S mention bien, j’ai candidaté pour cinq Paces [première année commune des études de santé] du Grand-Ouest et je suis toujours sur liste d’attente ! », se désole ainsi Mathéo* :
« Quelle est la logique ? L’équité ? Aujourd’hui, seuls les très très bons sont admis en Paces, alors que l’an dernier, la porte était ouverte à tous. Quelle est ma faute ? Etre né un an trop tard. »
Rien n’est encore définitif, puisque la phase normale de Parcoursup s’achève le 5 septembre, et la phase complémentaire, qui permettant de formuler de nouveaux vœux, dans des formations disposant encore de places –, le 20 septembre. Mais depuis l’ouverture de la procédure, le 22 mai, seulement 52,8 % des 812 000 candidats initiaux ont accepté définitivement une proposition. Une partie ont quitté la plate-forme, mais 33,5 % restent dans l’attente, parfois lancinante : plus de 160 000 candidats ont accepté une proposition sans la valider définitivement, espérant une réponse qui leur convienne davantage. Et la situation est encore plus incertaine pour les près de 110 000 candidats qui n’ont encore aucune place, et dont une partie ont demandé un accompagnement de leur rectorat d’académie.

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          Parcoursup 2018 : l’affichage du taux de remplissage inquiète les candidats



« Aujourd’hui, je ne sais pas encore ce que je vais faire en septembre, quels livres je dois lire pour me préparer à la prépa, si je dois trouver un logement ou même acheter une voiture », s’inquiète Juliette Le Provost, qui a décroché son bac ES avec une mention « Bien ».
« J’ai reçu une proposition de CPGE [classe préparatoire] économique ECE à côté de chez moi mais elle ne me plaît pas ! C’est mon vœu “au cas où”. »
Son véritable but : intégrer une des quinze classes préparatoires BL, c’est-à-dire littérature et sciences sociales où elle a postulé. Or, « avec un dossier à 15 de moyenne, j’ai été refusée à tous mes vœux de prépa hors de ma région (onze vœux) », regrette la jeune fille qui se donne jusqu’à fin juillet avant de chercher un logement dans la ville où elle est acceptée en prépa.
« Aucun adulte ne supporterait ce système »
« On est dans une procédure glissante sur toute la période de l’été. C’est très “sympa” aussi pour nous, profs principaux, car nous devons être joignables pour conseiller nos élèves. Cela nous demande donc une grande disponibilité, souligne Emilie Bathier, professeure principale d’une classe de terminale S. La difficulté étant que nous n’avons aucun recul en cette première année, et que nous n’avons pas grand-chose de factuel à leur répondre. » Dans la classe d’Emilie Bathier, sur 33 élèves devenus bacheliers, 8 attendent encore d’être fixés sur leur avenir.
La situation semble aussi délicate pour Lisa*, qui a obtenu avec la mention bien son bac S spécialité SVT (sciences de la vie et de la Terre). Cette Normande voudrait pouvoir déménager :
« J’ai formulé plusieurs vœux mais mon principal reste une licence de biologie à Toulouse, car j’avais des projets de vie là-bas : n’étant pas du secteur, j’étais 2572e le 22 mai, aujourd’hui je suis 294e. L’attente est interminable, avant, pendant et après le bac, on attend toujours… Cela veut dire que je ne sais même pas si je serai là où je veux en septembre ». 
« Chaque matin, c’est la même routine. Lancer la bouilloire et consulter Parcoursup », témoigne une maman d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-seine). « Personne ne comprend » que son fils, 5e de sa classe en terminale S, soit en liste d’attente dans plusieurs classes préparatoires scientifiques, et encore au 875e rang pour une licence scientifique à Paris. « Aucun adulte ne supporterait ce système. » Le salut est finalement venu d’un déblocage de liste d’attente inespéré, vendredi 13 juillet : le jeune homme ira à Dauphine, la seule université qui recrute hors Parcoursup.

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          Parcoursup 2018 : la création de 10 000 places suffira-t-elle à répondre aux demandes ?



« Pensez-vous qu’il ait une chance ? »
Comme le résume Emilie Bathier, « au final, Parcoursup est une procédure anxiogène et chronophage » :
« Pourtant, au début, elle avait offert une perspective rassurante. Les élèves s’étaient dit “chouette, on va avoir le choix”. Mais ils l’ont vécue comme un piège, car beaucoup n’ont eu aucun choix. Le pire, c’est que le piège est alimenté par les élèves eux-mêmes, car rien ne bouge s’ils ne se désistent pas. Certains m’ont dit “nous, on ne se désiste pas car si d’autres le font avant nous, on sera gagnants”. »
De colère, « il a pris une école privée hors Parcoursup »
Certains n’ont plus la patience ou la possibilité d’attendre. « Mon fils a démissionné de Parcoursup car il était “en attente” partout », explique Sandra : le bachelier S mention « Bien » guignait des classes prépas et des écoles d’ingénieurs post-bac. « On ne peut pas appeler indéfiniment les écoles pour leur demander une tendance, et avoir des réponses forcément évasives », relate sa mère. De colère, « il a pris une école privée hors Parcoursup ». Des établissements « qui demandent des décisions fermes et des arrhes pour début juillet », obligeant à renoncer à ses vœux sur Parcoursup.

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          Parcoursup 2018 : sans affectation, plus de 10 000 candidats ont saisi leur recteur d’académie



Cette famille n’est pas la seule à avoir finalement trouvé « une orientation sans l’aide de Parcoursup » : « Ma fille a demandé 10 BTS Management des unités commerciales. Elle a reçu deux refus, trois « en attente », et cinq en alternance – donc sous conditions de trouver un patron », explique une mère de la région lyonnaise. La jeune fille a fini par opter pour une formation privée « équivalente » de manager d’univers marchand, délivrant un « titre professionnel » sous l’égide du ministère du travail. « Donc, les études post-bac étant totalement bouchées, nous nous rabattons sur une formation qui est normalement plus du ressort de la formation continue et ce faisant, nous prenons la place de personnes en difficulté ou réinsertion ! Quel formidable système où chacun doit marcher sur l’autre pour trouver une place ! », regrette la maman.
* Le prénom a été modifié.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Placé en garde à vue jeudi, le policier avait été filmé en train de frapper un détenu dans l’enceinte du nouveau palais de justice de Paris.
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Violences au TGI de Paris : le policier mis en examen et libéré sous contrôle judiciaire

Placé en garde à vue jeudi, le policier avait été filmé en train de frapper un détenu dans l’enceinte du nouveau palais de justice de Paris.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
16.07.2018 à 09h17
    |

            Soren Seelow








                        



   


Un policier stagiaire, filmé en train de rouer de coups un détenu dans l’enceinte du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, a été mis en examen samedi 15 juillet pour « violences » et placé sous contrôle judiciaire. Les faits remontent au 9 juin, mais c’est une vidéo de la scène filmée par les caméras de surveillance, diffusée jeudi sur le site la-bas.org, qui a déclenché l’ouverture d’une enquête le jour même.
Sur ce film de cinq minutes, sans son, on aperçoit le policier demander au détenu de rejoindre sa cellule en sortant des toilettes. Ce dernier, un Marocain en attente de comparution pour des faits de vol, semble refuser d’obtempérer et désigne sa gorge. Le fonctionnaire perd son sang-froid, le projette violemment au sol et tente de l’immobiliser. Au terme de quarante-cinq secondes de corps-à-corps, il parvient à le menotter. Le détenu reste alors étendu au sol, sans bouger.
Visiblement exaspéré par son attitude, le policier le soulève et le jette sans ménagement dans sa cellule. Le détenu allonge alors ses jambes pour l’empêcher de fermer la porte, ce qui déclenche un nouvel accès de colère du fonctionnaire, qui le roue de coups de pieds. Deux autres policiers arrivent alors sur place, s’interposent et tentent de calmer leur collègue, qui essaye à plusieurs reprises de revenir s’en prendre au détenu.
« Comportement inadmissible »
« Ce jeune stagiaire était tout seul pour s’occuper de cinq détenus, explique au Monde une source policière pour essayer de replacer cette éruption de violence dans son contexte. Ce détenu a été pénible toute la journée : il s’est scarifié, a avalé des boutons de chemise pour être hospitalisé, une technique classique… Il a même fallu appeler les pompiers. Le jeune policier a fini par péter les plombs. »
Selon une source proche du dossier, la hiérarchie a eu très vite connaissance de l’incident et de la vidéo, et une enquête administrative a été ouverte rapidement. Mais le policier était toujours en fonction un mois après les faits, et il aura fallu attendre la diffusion de la vidéo, le 12 juillet, pour que la justice soit saisie de l’affaire. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, avait condamné le jour même « avec la plus grande fermeté ce comportement inadmissible qui vient nuire à l’image de l’ensemble des forces de sécurité » et suspendu le policier à titre conservatoire.
Après quarante-huit heures d’audition dans les locaux de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), le fonctionnaire a été mis en examen pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique » et interdit d’exercer au sein du tribunal et sur la voie publique. Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour les faits présumés de « faux ». Selon une source proche du dossier, cette dernière infraction concerne « le contenu d’un rapport d’incident » rédigé à la suite de cette scène musclée. « Il a présenté les faits un peu à sa manière », résume cette source.
« Cette vidéo a tourné parmi les agents »
Selon la-bas.org, créé en 2015 après l’arrêt de « Là-bas si j’y suis », célèbre émission de Daniel Mermet diffusée sur France Inter entre 1989 et 2014, c’est un gardien de la paix affecté au TGI de Paris qui aurait fait fuiter le film. Une seconde enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de l’extraction et de la diffusion de ces images de vidéosurveillance. « Cette vidéo a tourné parmi les agents, mais ce n’est pas l’auteur des faits qui l’a fait circuler », précise une source policière.
Selon le dernier rapport annuel de l’IGPN, publié le 27 juin, les enquêtes sur des violences volontaires imputées à des policiers ont augmenté de 6 % en 2017 (574 enquêtes ouvertes contre 543 au bilan en 2016). Dans le cadre professionnel, ces violences relèvent pour 19 % de faits commis dans les locaux de police, notamment lors du déroulement d’une garde à vue ou d’une rétention (10 %).

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Dans un exercice de transparence inédit, l’IGPN avait également, et pour la première fois, publié les chiffres provisoires des personnes tuées ou blessées lors d’interventions policières au cours des douze mois écoulés. Entre juillet 2017 et mai 2018, elle recense 14 décès et une centaine de blessés. Un chiffre à mettre en rapport avec une très forte hausse du recours aux armes à feu entre ces deux années (+ 54 %).

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Encouragés par la mairie, ils se démènent depuis quelques mois pour faire d’un site abandonné un nouveau lieu culturel et festif.
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A Dolus-d’Oléron, les habitants font revivre une ancienne colonie de vacances

Encouragés par la mairie, ils se démènent depuis quelques mois pour faire d’un site abandonné un nouveau lieu culturel et festif.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 06h33
    |

            Solène Cordier (envoyée spéciale à Dolus d’Oléron)








                        



                                


                            

Le vaste terrain est encore parsemé d’herbes hautes, et les travaux de rénovation des anciens dortoirs sont loin d’être achevés. Mais après des années d’abandon, la Cailletière, une ancienne colonie de vacances située en bordure de Dolus-d’Oléron (Charente-Maritime), revit. En moins de deux ans, quelques dizaines de bénévoles ont débroussaillé ses quatre hectares de terrain, arraché les ronces, réhabilité et sécurisé certains pavillons. Et si le lieu paraît encore sauvage, « il fallait voir ce que c’était il y a encore quelques mois », dit avec le sourire Nicolas, fondateur des Apéros bricolos, qui a aménagé, dans l’un des bâtiments, son atelier de recyclage de palettes.
La municipalité de Dolus, propriétaire du terrain, n’est pas étrangère à cette résurrection. A l’automne dernier, le maire, Grégory Gendre, ancien de Greenpeace élu à la surprise générale en 2014 à l’âge de 36 ans, organise une visite du site pour le faire découvrir aux habitants. A l’époque, les lieux accueillent seulement le chapiteau de la compagnie Aire de cirque, et les deux compères des Apéros bricolos.
« Copier les réussites de McDo »
Le moment choisi pour la visite ne doit rien au hasard. Depuis son arrivée à la mairie, Grégory Gendre lutte contre l’installation d’un McDonald’s sur un autre terrain de la commune, qui appartient à un conseiller municipal de l’opposition. Il juge le projet incompatible avec les principes de transition écologique dans laquelle est engagée l’île : accent mis sur le bio et les circuits courts, soutien à l’agriculture durable… De nombreux habitants, hostiles à l’enseigne de restauration rapide, s’engagent à ses côtés. Des collectifs anti-McDo se montent, sur les réseaux sociaux et dans la vraie vie. Mais en septembre, c’est la déconvenue. Le tribunal administratif de Poitiers, saisi par la marque et le propriétaire du terrain sur lequel McDo a jeté son dévolu, ordonne à la municipalité de signer le permis de construire.
« Un endroit...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a annoncé que la France et Malte étaient disposées à prendre chacune 50 des 450 migrants secourus et se trouvant à bord de deux navires dans les eaux italiennes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Migrants : l’Italie annonce que la France et Malte vont prendre leur part

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a annoncé que la France et Malte étaient disposées à prendre chacune 50 des 450 migrants secourus et se trouvant à bord de deux navires dans les eaux italiennes.



Le Monde
 |    14.07.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
15.07.2018 à 06h43
   





                        


Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a annoncé, samedi 14 juillet, que la France et Malte étaient disposées à prendre chacune 50 des 450 migrants secourus et se trouvant à bord de deux navires dans les eaux italiennes.
« La France et Malte prendront respectivement 50 des 450 migrants transbordés sur deux navires militaires. Très rapidement les acceptations d’autres pays européens arriveront », a écrit M. Conte sur sa page Facebook.
Le chef du gouvernement revendique ce succès « après une journée de contacts téléphoniques et écrits avec les vingt-sept leaders européens », affirmant qu’il leur avait rappelé « la logique et l’esprit de partage contenus dans les conclusions du Conseil européen de fin juin ».
M. Conte ajoute à ce commentaire une copie de la lettre adressé à Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, et à Donald Tusk, président du Conseil européen. « Dans ce contexte qui voit l’Italie toujours en première ligne face à l’urgence de sauver des vies humaines en mer, je te demande un signe clair de partage de la responsabilité de la gestion du phénomène migratoire et d’envisager la possibilité d’accueillir dans un port ou de prendre en charge une partie des quelque 450 personnes secourues », écrit M. Conte dans cette lettre également adressée aux autres leaders de l’Union européenne (UE).

   



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Nouveau bras de fer avec Malte
Une embarcation de bois partie depuis la Libye avait été repérée, vendredi à l’aube, dans les eaux internationales mais dans la zone d’intervention maltaise. Dans un échange de messages, e-mails et appels téléphoniques entre les autorités des deux pays, Rome avait tenté de faire prendre la responsabilité de ces migrants à Malte.
La Valette avait répliqué en affirmant que l’embarcation était bien plus proche de l’île italienne de Lampedusa que de son propre territoire, soulignant que les migrants ne voulaient pas d’aide maltaise mais souhaitaient poursuivre leur route vers l’Italie.
Malte a réitéré samedi avoir respecté « toutes les obligations prévues par les conventions internationales » en ce qui concerne les secours en mer. Dans la matinée, les migrants avaient été transbordés à bord de deux navires ; huit personnes, des femmes et des enfants, avaient été transportées pour des raisons médicales sur l’île de Lampedusa. Certains migrants se seraient jetés à l’eau en voyant les deux navires militaires, un italien et un anglais dans le cadre de la mission européenne Frontex, obligeant ainsi les secours à intervenir.

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Le ministre italien de l’intérieur Matteo Salvini a insisté auprès du chef du gouvernement Giuseppe Conte pour que les deux navires aient pour instruction de « faire route vers le Sud, la Libye ou Malte ». Cette situation rappelle celle du navire humanitaire allemand Lifeline avec ses 233 migrants à bord, obligé d’attendre une semaine en mer l’issue d’un bras de fer entre La Valette et Rome, avant d’être autorisé à accoster à Malte.
L’Espagne en première ligne
En poste depuis le 1er juin, M. Salvini, qui veut réduire à zéro le nombre de migrants arrivant sur les côtes italiennes, a décidé il y a un mois d’interdire l’accès aux ports italiens aux ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée, position qui marque la nouvelle ligne dure de son pays en matière migratoire.
Il souhaite désormais élargir cette interdiction aux navires des missions internationales en Méditerranée, la position de l’Italie étant de partager avec l’UE la gestion des flux migratoires.

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De leur côté, les services de secours espagnols ont annoncé avoir sauvé plus de 340 migrants en Méditerranée samedi, dont un qui tentait la traversée sur une chambre à air de camion. En juin, l’Espagne a accepté d’accueillir 630 migrants arrivés à bord de trois navires, dont le bateau Aquarius d’une ONG française, refusé par l’Italie et par Malte. Le 4 juillet, un bateau de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms a accosté à Barcelone avec soixante migrants arrivés de Libye à son bord, après que l’Italie avait refusé de les accueillir.



                            


                        

                        

